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Consolidation des comptes et IFRS 3

La consolidation des comptes est le processus de regroupement des états financiers de plusieurs entités d'une entreprise pour présenter une image financière globale. L'IFRS 3 définit les règles comptables pour les regroupements d'entreprises comme les acquisitions, avec des exigences telles que l'évaluation des actifs et passifs à la juste valeur.

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Consolidation des comptes et IFRS 3

La consolidation des comptes est le processus de regroupement des états financiers de plusieurs entités d'une entreprise pour présenter une image financière globale. L'IFRS 3 définit les règles comptables pour les regroupements d'entreprises comme les acquisitions, avec des exigences telles que l'évaluation des actifs et passifs à la juste valeur.

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Comprehension :

 La consolidation des comptes est un processus comptable qui consiste à


regrouper les états financiers de plusieurs entités ou filiales d'une
entreprise pour présenter une image financière globale de l'ensemble de
l'entreprise, comme si elle était une seule entité. C'est principalement
utilisé par les entreprises qui ont des filiales, des succursales ou des
participations dans d'autres entreprises.
Voici les étapes clés du processus de consolidation des comptes :
1. Collecte des données : Tout d'abord, les comptes financiers individuels de
chaque entité, tels que le bilan, le compte de résultat et le tableau des flux de
trésorerie, sont collectés.
2. Ajustements comptables : Des ajustements comptables sont effectués pour
éliminer les transactions et les soldes internes entre les entités consolidées,
tels que les ventes entre filiales. Cela permet d'éviter la double
comptabilisation.
3. Conversion des devises : Si les entités consolidées utilisent différentes
devises, il peut être nécessaire de convertir les chiffres dans une devise de
référence. Cela garantit que tous les chiffres sont cohérents.
4. Consolidation proprement dite : Les comptes consolidés sont ensuite établis
en additionnant les comptes de chaque entité. Cela comprend le
regroupement des actifs, passifs, produits, charges, et capitaux propres.
5. Élimination des participations réciproques : Si une entité détient une
participation dans une autre, les actions en circulation de l'entité détenue sont
éliminées des comptes consolidés.
6. Présentation des états financiers consolidés : Une fois que toutes les étapes
de consolidation sont terminées, les états financiers consolidés, tels que le
bilan consolidé, le compte de résultat consolidé, et le tableau des flux de
trésorerie consolidé, sont présentés. Ces états financiers fournissent une vue
d'ensemble de la santé financière de l'ensemble de l'entreprise.
La consolidation des comptes est importante pour les investisseurs, les
créanciers et les régulateurs, car elle offre une image complète et transparente
de la situation financière de l'entreprise, en incluant toutes ses entités affiliées.
Cela permet de prendre des décisions éclairées sur l'entreprise, d'évaluer les
performances et la solvabilité, et de se conformer aux normes comptables
internationales ou nationales.
Le processus de consolidation des comptes peut être complexe, en particulier
pour les grandes entreprises avec de nombreuses filiales, et il nécessite une
compréhension approfondie des normes comptables et des réglementations
financières applicables. C'est pourquoi de nombreuses entreprises font appel à
des experts en comptabilité pour réaliser ce processus.
 L'IFRS 3 est une norme comptable internationale publiée par
l'International Financial Reporting Standards (IFRS) Foundation. Elle
porte sur la comptabilisation des regroupements d'entreprises, ce qui
signifie qu'elle établit des règles comptables pour les entreprises qui
acquièrent d'autres entreprises (fusion ou acquisition) ou qui sont
acquises. L'objectif principal de l'IFRS 3 est de garantir que les
transactions de regroupement d'entreprises sont comptabilisées de
manière cohérente et transparente dans les états financiers des
entreprises.

Ifrs3
Voici quelques points clés de l'IFRS 3 :
1. Identification du regroupement d'entreprises : La norme définit les critères
pour déterminer si une transaction est un regroupement d'entreprises. En
général, un regroupement d'entreprises est considéré lorsque le contrôle sur
une autre entité est acquis.
2. Comptabilisation des actifs et passifs acquis : L'IFRS 3 exige que les actifs
identifiables et les passifs assumés soient comptabilisés à la juste valeur à la
date de l'acquisition. La juste valeur est le montant pour lequel un actif
pourrait être échangé ou un passif éteint entre des parties bien informées et
consentantes.
3. Goodwill : Lorsqu'une entreprise acquiert une autre entreprise, le goodwill
est généralement généré. Le goodwill est la différence entre le coût
d'acquisition et la juste valeur des actifs identifiables et des passifs assumés.
L'IFRS 3 exige que le goodwill soit comptabilisé et évalué régulièrement. Les
pertes de valeur du goodwill doivent également être évaluées et constatées si
nécessaire.
4. Information à fournir : L'IFRS 3 exige que les entreprises fournissent des
informations détaillées dans leurs états financiers concernant les
regroupements d'entreprises, y compris des informations sur les actifs et
passifs acquis, le goodwill, et les coûts liés au regroupement
5. Méthodes de comptabilisation : La norme offre des directives sur la manière
dont les entreprises doivent comptabiliser les regroupements d'entreprises, y
compris l'approche dite de l'acquisition par étapes et l'approche de
l'acquisition par le contrôle. Les entreprises doivent choisir la méthode
appropriée en fonction des circonstances de l'opération.
L'IFRS 3 vise à harmoniser la comptabilisation des regroupements d'entreprises
à l'échelle internationale, ce qui facilite la comparaison des états financiers des
entreprises opérant dans différents pays. Cela est important pour les
investisseurs, les analystes financiers et les parties prenantes qui souhaitent
évaluer la performance et la situation financière des entreprises
internationales.
Les entreprises qui réalisent des regroupements d'entreprises doivent se
conformer à l'IFRS 3, en veillant à appliquer correctement les principes de cette
norme dans leurs états financiers.

Developpement

L'IASB (International Accounting Standard Board) a publié en mars 2004 la


nouvelle norme
IFRS 3 "Regroupements d'Entreprises" qui remplace la norme IAS 22
(également dénommée
« Regroupements d'Entreprises ») ainsi que les interprétations SIC 9 et SIC 28.
IFRS 3 apporte également des modifications importantes à deux normes
existantes, à savoir IAS 36 «
Dépréciation d'Actifs » et IAS 38 « Actifs incorporels ».
Ces évolutions majeures, dont les effets les plus importants sont détaillés ci-
après, auront des conséquences significatives sur la présentation financière des
entreprises.
• L'objet de la norme IFS 3 est de définir les modalités de comptabilisation des
regroupements d'entreprises antérieurement séparées. IFS 3 requiert que tous les
regroupements rentrant dans son périmètre d'application soient comptabilisés
comme des acquisitions et exclut la méthode de « mise en commun d'intérêts »
(« pooling of interests ») qui était antérieurement préconisée par IAS 22 lorsque
l'identification d'un acquéreur était impossible. La norme détaille les moyens
d'identification de l'acquéreur .
IFRS 3 tend à faciliter la reconnaissance des actifs incorporels, ceci en
supprimant l'exigence de justification de la probabilité que les avantages
économiques futurs se rapportant à l'actif incorporel iront à l'entreprise, et en
apportant des précisions et exemples pratiques. Enfin, dans la mesure où leur
juste valeur peut être déterminée avec fiabilité, IFRS 3 exige de reconnaître les
passifs éventuels, qui n'étaient donc pas reconnus par l'entreprise acquise,
séparément du Good-will ; ces passifs éventuels n'étaient pas reconnus
séparément du good-will dans le cadre d'IAS 22.
- IAS 22 prévoyait deux méthodes possibles pour la valorisation des intérêts
minoritaires à la date d'acquisition. IFS 3 ne retient que la méthode alternative
d'IAS 22 et impose donc que les intérêts minoritaires correspondent à la
proportion des minoritaires dans la juste valeur des actifs et passifs identifiables
à la date d'acquisition.
IAS 22 prévoyait que le good-will négatif qui en ressortait devait être,
dépendamment des circonstances, soit maintenu provisoirement au passif du
bilan, soit reconnu directement en produit dans le compte de Profits et Pertes.
IFRS 3 supprime la notion de good-will négatif et exige que dans de telles
circonstances, la société confirme la correcte évaluation des actifs acquis et que
si l'excès de juste valeur par rapport au coût d'acquisition se confirme, celui-ci
soit reconnu directement en produit dans le compte de Profits et Pertes.
• Selon IFRS 3, le good-will doit être maintenu au coût d'acquisition déduction
faite des pertes de valeurs. Ainsi le good-will n'est plus amorti mais il doit faire
l'objet d'un test de perte de valeur au moins une fois par an ou plus fréquemment
si des événements ou changements de circonstances indiquent qu'une perte de
valeur pourrait exister.
Nb: Le goodwill est un écart d'acquisition positif, appelé également survaleur. Un
écart d'acquisition nait de la différence entre le prix d'acquisition et la juste valeur
de la société acquise

Méthode d'acquisition :

1-Identification de l acquéreur :
L'identification de l'acquéreur est essentielle pour la mise en œuvre de la méthode de l'acquisition. En effet,
l'évaluation des actifs et des passifs à leur juste valeur s'applique dans les seuls comptes de l'acquéreur et aux seuls
actifs et passifs de l'entreprise acquise.
Si l'identification de l'acquéreur ne soulève pas de difficulté majeure lorsqu'il est évident que l'une des parties se
regroupant a obtenu le contrôle de l'autre (et notamment la majorité de droits de vote), il n'en est pas toujours ainsi.
Les IFRS sont alors beaucoup plus précises que les principes français sur les critères à retenir pour identifier
l'acquéreur dans un certain nombre de cas particuliers :
 Lorsque la juste valeur de l'une des parties au regroupement est d'un montant ignificativement plus élevée
que celle des autres parties au regroupement, l'entité ayant la juste valeur la plus élevée est probablement
l'acquéreur.
 Lorsque le regroupement est rémunéré en cash, en autres actifs ou par échange
d'instrument de capitaux propres, l'entité qui remet ces éléments de rémunération est probablement l'acquéreur.
 L'entité qui a le pouvoir de nommer l'équipe dirigeante de l'entité combinée est
probablement l'acquéreur.

Application à des cas particuliers :

 Les regroupements rémunérés en numéraire ou autres actifs : c'est l'entité qui remet le numéraire ou les
autres actifs qui est probablement l'acquéreur.
 Les regroupements opérés par échange d'actions: l'entité qui émet les actions est généralement l'acquéreur,
c'est-à-dire l'entité qui obtient le contrôle de l'autre (ou des autres) entité (s) e regroupant ou de l'entité issue
du regroupement.
 Cas des acquisitions inversées: dans certains cas, une entreprise obtient le contrôle légal d'une autre
entreprise mais met en rémunération de cette prise de contrôle suffisamment de ses propres actions pour
permettre aux anciens actionnaires de sa nouvelle filiale de prendre le contrôle de son propre capital. C'est
l'entreprise juridiquement contrôlée qui doit être considérée comme l'acquéreur à condition que ce soit cette
dernière qui ait le pouvoir de diriger les politiques opérationnelles et financières de la mère juridique afin
d'obtenir les avantages de ses activités.
 Regroupements opérés par création d'une entité nouvelle qui émet des actions: L'IASB a en effet indiqué
que le fait de considérer l'entité nouvelle créée comme acquéreuse aboutirait à traiter l'opération sur la base
de sa forme juridique, et non de sa substance. La création de telles entités nouvelles étant, le plus souvent,
liée à des considérations juridiques, fiscales ou autres qui n'ont aucun lien avec l'identification de
l'acquéreur.

2-determination de la date d acquisition :


Date à laquelle le contrôle est transféré à l'acquéreur. L'existence d'une clause contractuelle de rétroactivité ne suffit
pas à placer la date d'acquisition à une date antérieure à celle du transfert effectif du contrôle.

3-comptabilisation des actifs et des passifs :


4-comptabilisation des good-will :

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