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Chap 1 Transmission Numérique

Ce document présente les principes de base de la transmission numérique. Il décrit les différentes étapes d'une chaîne de transmission numérique, notamment la conversion analogique-numérique, le codage source, le codage canal et la modulation. Le document contient également des définitions de concepts et paramètres clés comme le débit binaire et l'encombrement spectral.

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Guy Kennet Mankou
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Chap 1 Transmission Numérique

Ce document présente les principes de base de la transmission numérique. Il décrit les différentes étapes d'une chaîne de transmission numérique, notamment la conversion analogique-numérique, le codage source, le codage canal et la modulation. Le document contient également des définitions de concepts et paramètres clés comme le débit binaire et l'encombrement spectral.

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Ecole Supérieure de Télécommunications et de Management

Transmission Numérique

Dr Lamine SANE
[email protected]
Dr L. SANE – Cours Transmission Numérique – L3 ESTM @ESTM 2023 – 2024
PLAN DU COURS
Chapitre 1 : Principes de la Transmission Numérique
I. Introduction
II. Chaine de transmission numérique
III. Conversion Analogique Numérique
IV. Conversion Numérique Analogique
V. Conclusion

Chapitre 2 : Codage source


I. Introduction
II. Concepts de base
III. Classification et Evaluation des algorithmes de compression Chapitre 5 : Modulations Numériques
IV. Codage des sources discrètes
I. Introduction
V. Compression sans perte
II. Concepts de base
VI. Compression avec perte
III. Modulation par déplacement d’amplitude (ASK)
VII. Conclusion
IV. Modulation par déplacement de fréquence (FSK)
Chapitre 3 : Transmission en bande de base V. Modulation par déplacement de phase (PSK)
VI. Les modulations M-Aires (QPSK, MPSK, QAM)
I. Introduction
VII. Modulations et applications
II. Principe
VIII. Structure émetteur et récepteur numérique
III. Codage en ligne
IV. Codes correcteurs d’erreurs IX. Conclusion
V. Conclusion

Chapitre 4 : Modulations Analogiques


I. Introduction
II. Principe et Intérêts de la modulation
III. Modulation d’amplitude (avec porteuse, sans porteuse, BLU)
IV. Démodulation d’amplitude
V. Modulation de fréquence
VI. Modulation de Phase
VII. Conclusion

Dr L. SANE – Cours Transmission Numérique – L2 ESTM


Chapitre 1 : Principes de la Transmission Numérique
I. INTRODUCTION
De nos jours, les systèmes de communication de sont numériques et permettent l’échange de grandes quantités
d’informations à des temps record : c’est l’ère du haut débit.
Naturellement, les informations échangées sont analogiques et de diverses natures (voix, textes, images, vidéos…).
Par conséquent, pour utiliser ces informations dans les systèmes numériques, on procède à la conversion des signaux
analogiques en signaux numériques : c’est la numérisation du signal.
La transmission numérique consiste à faire transiter les informations sur le support physique de communication
sous forme de signaux numériques. Ainsi, des données analogiques devront préalablement être numérisées avant
d'être transmises.
Un signal analogique est un signal continu qui peut prendre une infinité de valeurs, alors que le signal numérique
est un signal discret (discontinu), qui se résume en une succession de « 0 » et de « 1 ».

Dr L. SANE – Cours Transmission Numérique – L2 ESTM


Chapitre 1 : Principes de la Transmission Numérique
I. INTRODUCTION
L’objectif de la numérisation est de transformer le signal
analogique qui contient une quantité infinie d'amplitudes en un
signal numérique contenant lui une quantité finie de valeurs.
La conversion analogique – numérique est assurée par un
Convertisseur Analogique-Numérique appelé CAN ou ADC
en anglais. L’opération inverse c.-à-d. le passage de la forme
numérique à la forme analogique est effectuée par un
Convertisseur Numérique-Analogique appelé CNA ou DAC.

HiFiBerry DAC+ ADC


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Chapitre 1 : Principes de la Transmission Numérique
II. CHAINE DE TRANSMISSION NUMERIQUE
La chaîne de communication numérique représente les différentes étapes de traitement de l’information. Elle relie
l’émetteur au récepteur par l’intermédiaire d’un canal de transmission (channel). Le canal est le milieu dans lequel est
transmis ou stocké l’information du message (comme un câble électrique ou une fibre optique).

Ainsi, comme indiqué dans la figure précédente, le message 𝑚, qu’il soit analogique 𝑚(𝑡) ou déjà sous forme numérique 𝑚[𝑛], est transformé via
les différents blocs de l’émetteur pour finalement devenir un signal analogique 𝒙(𝒕) qui est émis. Le récepteur reçoit quant à lui un signal
analogique 𝒚(𝒕) qui diffère de 𝒙(𝒕) à cause des perturbations sur le canal de transmission. Les opérations inverses de l’émetteur permettent
d’obtenir un message reçu 𝑚(𝑡),
ෝ qu’on espère être exactement le message émis.
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Chapitre 1 : Principes de la Transmission Numérique
II. CHAINE DE TRANSMISSION NUMERIQUE Fonctions
• Le CAN transforme le message analogique en message numérique. Il effectue la numérisation du message analogique. Le CAN n’est
bien sûr pas utile si le message est déjà sous forme numérique (comme c’est le cas d’un texte par exemple).
• Le codage source effectue une mise en correspondance entre l’alphabet du message et celui du canal. Par exemple, un texte dont les
symboles sont les lettres et les signes de ponctuation est transformé en message binaire [0, 1]. Le codage source peut également
effectuer une compression des données, c’est-à-dire réduire le plus possible la taille du message qui sera effectivement transmis.
• Le chiffrement (parfois appelé, à tort, « cryptage ») consiste à modifier le message selon une certaine règle pour garantir son
authentification ou pour le rendre incompréhensible si on ne possède pas la règle.
• Le codage canal ajoute de la redondance dans le message ; le message est donc rallongé. L’objectif est de protéger le message des
erreurs de transmission. Les codes utilisés permettent de détecter la présence d’erreurs dans le message reçu, et parfois même de les
corriger.
• Le multiplexage regroupe plusieurs messages différents pour qu’il puissent être transmis sur le même canal. Ce bloc peut être situé à
d’autres endroits sur la chaîne.
• Enfin, la modulation convertit le message numérique en message analogique pour qu’il puisse être transmis via le canal, qui est un
support physique et donc forcément analogique.
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Chapitre 1 : Principes de la Transmission Numérique
II. CHAINE DE TRANSMISSION NUMERIQUE Paramètres

 La taille d’un alphabet, noté ici M, est le nombre de représentations différentes qui le compose.
 Un symbole est un élément d'un alphabet. Il est dit M – aire en correspondance à la taille de l’alphabet. Pour M =
2 par exemple, le symbole est dit binaire. Un symbole M – aire véhicule l'équivalent de 𝒏 = 𝒍𝒐𝒈𝟐 𝑴 bits
 La rapidité de modulation R se définit comme étant le nombre de changements d'états par seconde d'un ou de
plusieurs paramètres modifiés simultanément. Il correspond au débit en bauds (nombre de changements d'états par
seconde). Un changement d'état peut correspondre à un changement de phase du signal porteur, une excursion de
fréquence ou une variation d'amplitude. La rapidité de modulation R s'exprime en "bauds" et est donnée par :

𝟏
𝑹= 𝑻𝑺 = 𝒏 ∗ 𝑻𝒃
𝑻𝑺
 On appelle débit binaire D le nombre de bits transmis par seconde. Il sera égal ou supérieur a la rapidité de
modulation selon qu'un changement d'état représentera un bit ou un groupement de bits.
𝟏
Le débit binaire s'exprime en "bits par seconde" et est donné par : 𝑫 =
𝑻𝒃
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Chapitre 1 : Principes de la Transmission Numérique
II. CHAINE DE TRANSMISSION NUMERIQUE Paramètres

 L’encombrement spectral BW du signal modulé est définit comme étant le double de la fréquence modulante.
Elle s’exprime en Hertz (Hz) est donnée par la relation suivante :
𝑩𝑾 = 𝟐. 𝒇𝒎
On évalue une technique de modulation numérique en tenant compte principalement de deux paramètres que sont
l’efficacité spectrale η et le taux d'erreur binaire TEB (BER en anglais).
 L'efficacité spectrale d'une modulation est fonction du débit binaire D et de l’encombrement spectral BW du
𝑫
signal modulé. Il est donné par : η =
𝑩𝑾

 La dégradation de la porteuse modulée due aux perturbations du milieu de propagation entraine l’apparition d'un
certain taux d'erreurs binaires donné par :
𝑵𝒐𝒎𝒃𝒓𝒆 𝒅𝒆 𝒃𝒊𝒕𝒔 𝒆𝒓𝒓𝒐𝒏é𝒔
𝑻𝑬𝑩 = 𝑩𝑬𝑹 =
𝑵𝒐𝒎𝒃𝒓𝒆 𝒅𝒆 𝒃𝒊𝒕𝒔 𝒕𝒓𝒂𝒏𝒔𝒎𝒊𝒔

Notons que pour chaque système de communication, un taux d’erreurs binaires est exigé. Pour la TV numérique, on exige un BER < 10−6 et pour le GSM on exige un
taux TEB de l’ordre de 10−3 à 10−4.
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Chapitre 1 : Principes de la Transmission Numérique
II. CHAINE DE TRANSMISSION NUMERIQUE Paramètres

Les signaux transmis sur un canal peuvent être perturbés par des phénomènes électriques ou électromagnétiques
désignés sous le terme générique de bruit. On distingue essentiellement 2 types de bruit :
 bruit blanc provient de l’agitation thermique des électrons. D’amplitude généralement faible, il est peu gênant
pour les transmissions.
 bruit impulsionnel est une perturbation brève qui a pour origine l’environnement physique du canal de
transmission (parasite d’origine électromagnétique). D’intensité élevée et d’apparition erratique, il provoque des
erreurs portant sur un ensemble de bits.
Le rapport signal sur bruit SNR (Signal to Noise Ratio), rapport entre la puissance du signal transmis et celle du
signal de bruit s’exprime en dB et vaut : 𝑆𝑁𝑅 = 𝑆Τ𝑁

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Chapitre 1 : Principes de la Transmission Numérique
III. CONVERSION ANALOGIQUE – NUMERIQUE (CAN)
La conversion Analogique-Numérique est le passage de la forme analogique d’un signal à sa forme numérique. Elle
consiste à transformer la tension analogique (issue du capteur) en un code binaire (numérique) adapté à son
exploitation dans un processus de régulation, de contrôle, de calculs ou encore de stockage. La conversion
Analogique-Numérique s’effectue en 3 étapes :
• Echantillonnage
• Quantification
• Codage

011 101 110 111 101 010 001 010 011 100 011 011

Signal codé

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Chapitre 1 : Principes de la Transmission Numérique
III. CONVERSION ANALOGIQUE – NUMERIQUE (CAN) Echantillonnage

L’échantillonnage est l’opération de prélèvements


d’échantillons en des périodes régulières. On appelle
période d’échantillonnage (𝑻𝒆 ) l’intervalle de temps qu’il
faut pour prélever un échantillon du signal.
L’échantillonnage est effectué par un échantillonneur. Il
est généralement associé à un bloqueur. Le bloqueur
permet de maintenir constant le niveau de l’échantillon
durant le temps nécessaire à la conversion. Ainsi durant la
phase de numérisation, la valeur de la tension de
l’échantillon reste constante assurant une conversion aussi
juste que possible.
On parle d’échantillonneur-bloqueur.
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Chapitre 1 : Principes de la Transmission Numérique
III. CONVERSION ANALOGIQUE – NUMERIQUE (CAN) Echantillonnage

L’échantillonnage repose sur le théorème de Shannon-Nyquist. Il permet de déterminer la fréquence


d’échantillonnage (𝒇𝒆 ) d’un signal donné.
𝒇𝒆 ≥ 2 × 𝒇𝒎𝒂𝒙
Il énonce que la reconstruction d’un signal de sortie fidèle au signal d’entrée, requiert de choisir une fréquence
d’échantillonnage 𝑓𝑒 qui soit au moins deux fois supérieure à la fréquence maximale 𝑓𝑚𝑎𝑥 contenue dans le signal
d’entrée. Dans la pratique on utilise 𝒇𝒆 ≥ 10×𝒇𝒎𝒂𝒙 .

Dans ce cas on note le phénomène


de repliement spectral (Aliasing
en anglais) correspondant à
l’apparition de fréquences
parasites qui n'appartiennent pas
au signal de départ.

Cas où 𝒇𝒆 ≥ 10×𝒇𝒎𝒂𝒙 Cas où 𝒇𝒆 ≥ 20×𝒇𝒎𝒂𝒙


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Chapitre 1 : Principes de la Transmission Numérique
III. CONVERSION ANALOGIQUE – NUMERIQUE (CAN) Quantification

La quantification est le procédé qui permet d'approcher un signal continu par les valeurs d'un ensemble discret
d'assez petite taille. La précision ou résolution du signal obtenu en sortie va dépendre du convertisseur utilisé,
autrement dit de l'électronique mise en œuvre. La limite théorique de la résolution est définie par le nombre de bits du
convertisseur analogique numérique.

Quelques valeurs normalisées

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Chapitre 1 : Principes de la Transmission Numérique
III. CONVERSION ANALOGIQUE – NUMERIQUE (CAN) Codage

Le codage est la représentation en binaire de chaque valeur quantifiée. La figure ci-dessous montre un codage sur 2
bits. La précision est alors moindre et ne permet pas un résultat trop satisfaisant.

En effet, dans cet exemple, le signal a une


amplitude de 10 volts :
 0 à 2,5 V, le code sera « 00 »
 2,5 V à 5 V, le code sera « 01 »
 5 V à 7,5 V, le code sera « 10 »
 7,5 V à 10 V, le code sera « 11 »

Plus le nombre de bits sera important et meilleure sera la précision, mais plus le signal occupera de
mémoire !
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Chapitre 1 : Principes de la Transmission Numérique
III. CONVERSION ANALOGIQUE – NUMERIQUE (CAN) Caractéristiques

Un CAN est principalement utilisé pour l’interface entre un capteur et microcontrôleur. Les signaux traités peuvent
varier très lentement (température) ou très rapidement (signal audio). Un CAN est caractérisé par :
• Sa fonction de transfert : courbe représentant la grandeur de sortie en fonction de la grandeur d'entrée
• Sa résolution = 𝒏 : nombre de bits de sortie du CAN. Par exemple on parle d'un CAN 8 bits ou 14 bits. Cette valeur définit le
nombre de codes différents possible en sortie. Un CAN 10 bits permet d'obtenir 1024 codes de sortie différents.
• Son quantum q : rapport entre l’entrée maximale (PE ou FS) et la résolution. Il représente la variation de la tension à l’entrée
qui fera varier la sortie de 1 bit.
𝑼𝑷𝑬 𝑽𝒎𝒂𝒙 − 𝑽𝒎𝒊𝒏
𝒒= 𝒏 =
𝟐 𝟐𝒏

• La Pleine Echelle ou 𝑼𝑷𝑬 (FS pour Full Scale en anglais) est la plage de variation acceptable de la tension analogique
d’entrée. 𝑼𝑷𝑬 est divisée en autant de plages d’égale dimension (cas de la quantification uniforme) qu’il y a d’états possibles
de la sortie numérique.
• Chaque plage est associée à un code numérique représentant la tension analogique d’entrée
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Chapitre 1 : Principes de la Transmission Numérique
III. CONVERSION ANALOGIQUE – NUMERIQUE (CAN) Caractéristiques

• Le temps de conversion : temps minimum nécessaire au convertisseur pour stabiliser la donnée numérique en
sortie après qu'une tension analogique stable ait été appliquée à l'entrée du CAN.
• L’erreur de quantification : différence entre la valeur du signal
échantillonné et la valeur analogique d’entrée correspondant au
code de sortie (correspondance donnée par la droite de transfert
idéale). Cette erreur, systématique, est due à la discrétisation du
signal d'entrée sur les CAN. Elle est exprimée en LSB et est en
générale de + ou - 1LSB ou +/- 1/2 LSB.
• L’erreur de décalage caractérise le fait qu'une tension nulle à
l'entrée du convertisseur provoque un code différent de 00..00

Notons que plus la résolution (le nombre de bits) d’un CAN est élevée plus l’erreur de quantification est réduite.
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Chapitre 1 : Principes de la Transmission Numérique
III. CONVERSION ANALOGIQUE – NUMERIQUE (CAN) Caractéristiques

L’entrée qui provoque une sortie où tous les bits sont 1 est 𝑽𝒊𝒇𝒔 tel que : 𝑽𝒊𝒇𝒔 = 𝑭𝑬 − 𝒒
On distingue deux grandes familles de CAN basées sur deux approches différentes de l’échantillonnage :
 Les CAN classiques dont la fréquence d’échantillonnage est telle que le spectre du signal converti occupe quasiment toute la
bande de Nyquist (Nyquist Rate ADC)
 Les CAN à sur échantillonnage (Oversampling ADC) dont seule une partie réduite du bruit de quantification affecte le signal
converti.
 Il existe plusieurs sortes de convertisseurs à intégration basés sur un principe similaire, le
décompte du temps écoulé lors de la charge d’une capacité. La figure ci-dessus montre l’architecture d’un CAN double rampe
(dual slope ADC) qui est la variété la plus répandue.
 Un convertisseur est dit unipolaire lorsque sa tension varie entre 0V et une tension maximale 𝑉𝑚𝑎𝑥 ou entre −𝑉𝑚𝑎𝑥 et 0V.
• Dans ce cas, sa tension pleine échelle est égale à 𝑉𝑚𝑎𝑥
 Un convertisseur est dit bipolaire lorsque sa tension varie entre −𝑉𝑚𝑎𝑥 et 𝑉𝑚𝑎𝑥 .
• Dans ce cas, sa tension pleine échelle est égale à 2 ∗ 𝑉𝑚𝑎𝑥
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Chapitre 1 : Principes de la Transmission Numérique
III. CONVERSION ANALOGIQUE – NUMERIQUE (CAN) Structures

(Dual slope ADC) Trainer Kit Dual Slope ADC Transceiver Interface Module, For
Educational

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Chapitre 1 : Principes de la Transmission Numérique
III. CONVERSION ANALOGIQUE – NUMERIQUE (CAN) Cas de la voix
 Echantillonnage : Il consiste à prendre en compte seulement l’amplitude du signal à des intervalles de temps régulier 𝑻𝒆 . Pour un signal de la
parole où l'information est contenue dans une bande de 4000 Hz (0-4000), soit 𝒇𝒎𝒂𝒙 = 𝟒𝟎𝟎𝟎 𝑯𝒛. Par application du théorème de Shannon-
Nyquist on a 𝒇𝒆 ≥ 2 × 𝒇𝒎𝒂𝒙 d’où 𝒇𝒆 ≥ 2 ×4000. Une égalité du théorème de Shannon est alors 𝒇𝒆 = 8000 Hz. La période d’échantillonnage
𝟏
est alors égale à 𝑻𝒆 = = 𝟏𝟐𝟓 𝝁𝒔.
𝒇𝒆

 Quantification : Pour 8 bits, la quantification peut se faire sur 28 niveaux soit 256 niveaux.
 Codage : Dans ce cas, chaque niveau sera codé sur un octet (8 bits)
La numérisation d’un signal vocal produit donc un flux régulier d’informations numériques de 1 octet toutes les 1/8 ms, soit un débit de 64 kbit/s.
Cette technique, appelée MIC (Modulation par Impulsion et Codage), est utilisée dans le réseau téléphonique.
Une étude approfondie des caractéristiques de la parole montre qu’il est possible de la numériser à beaucoup plus faible débit. Dans les réseaux de
téléphonie mobile GSM, la voix est ainsi transmise sur 13 kbit/s.
Des codeurs récents atteignent 8 kbit/s avec une bonne qualité de restitution, voire 2400 bit/s pour des applications militaires où les contraintes de qualité sont moindres.
De plus, au cours d’une conversation, un interlocuteur parle statistiquement la moitié du temps. Les pauses au sein des phrases, le détachement des syllabes (voir
schéma de l’échantillon de parole) montrent que le signal vocal est fréquemment réduit à un silence. La voix n’est donc plus numérisée comme un flux continu
d’informations mais comme un flux sporadique : des périodes d’activités durant en moyenne 1,4s suivies de silence de 1,75 s en moyenne. Avec un codage à 8 kbit/s, le
flux obtenu a ainsi un débit moyen d’environ 4 kbit/s.
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Chapitre 1 : Principes de la Transmission Numérique
III. CONVERSION ANALOGIQUE – NUMERIQUE (CAN) Cas des donnés alphanumériques

La transmission de données alphanumériques répond à de multiples besoins. Dans le cadre du courrier électronique,
on cherche à transmettre le plus souvent de courts textes constitués de caractères. La méthode la plus simple pour le
codage associe à chaque caractère un mot de 7 ou 8 bits comme avec le code ASCII.
Si un caractère est codé par un octet, un courrier électronique de 40 lignes de 40 caractères tient en 1600 octets, soit
12,8 kbit. Une page de textes d’un livre imprimé fait typiquement 2400 octets.
Un chapitre de livre d’une trentaine de pages est codé en environ 600 kbit sans considérer la mise en forme.
Le roman Les misérables comprend de l’ordre de 3 millions de caractères, soit 24 Mbit.

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Chapitre 1 : Principes de la Transmission Numérique
III. CONVERSION ANALOGIQUE – NUMERIQUE (CAN) Cas des images fixes

Une image est une information de type analogique facilement numérisable par découpage en pixels, (contraction de “
picture element ”) puis association d’un niveau de gris ou d’une couleur à chaque pixel.
La taille d’un pixel est de 21x21 mm2 pour rendre la numérisation non détectable (résolution utilisée par les
journaux). Une photographie de 15x10 cm2 contient donc 7000x4700 pixels environ.
La représentation la plus simple, appelé bit-map, associe à chaque pixel un niveau de gris ou une couleur. En
supposant la couleur codée sur 8 bits, notre photographie tient sur 260 Mbit environ ! Si une qualité moyenne est
acceptée (taille du pixel plus importante), le codage est réduit à 1 Mbit.

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Chapitre 1 : Principes de la Transmission Numérique
II. CONVERSION ANALOGIQUE – NUMERIQUE (CAN) Cas des images fixes
Un écran d’ordinateur 800×600 contient 480000 pixels ; si chaque pixel est codé sur 24 bits (8 bits pour chaque couleur rouge, vert et bleu), une
image sur tout l’écran est numérisée en 11,5 Mbit. On imagine alors l’importance de la capacité d’une carte graphique dans des applications vidéo,
voire des jeux.
Nous voyons que la taille des données peut être considérable, mais, de même que pour la voix, des techniques de compression sont possibles. En
général, la couleur d’un pixel est corrélée avec la couleur du pixel voisin. De façon très simplifiée, il est plus économique de coder la différence de
couleur entre un pixel et son voisin plutôt que la couleur de celui-ci. La norme JPEG (Joint Photographic Experts Group) représente des images
fixes de qualité photographique en réduisant la taille de l’image d’un facteur 20 par rapport à une représentation bit-map.
 Cas des images animées
Les séquences animées sont obtenues par une succession d’images fixes à un rythme typique de 25 images par seconde. Celui-ci est suffisamment
rapide pour donner à l’œil une impression de variation continue (ce rythme fournit un mouvement sans saccades, par opposition aux premiers
films tournés à 12 images/s, à la création du cinéma). En prenant une image non compressée à 11,5 Mbit, la séquence animée produit alors
25x11,5=288 Mbit/s. Le débit nécessaire est considérable.
En utilisant les techniques de compression de type JPEG combinés avec l’exploitation des corrélations temporelles, la norme MPEG-1 (Motion
Picture Experts Group) réduit le débit produit à 1,2 Mbit/s. Si les images varient rapidement, le flux d’information est plus important ; si les
images sont quasiment fixes, le flux est moins important.
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Chapitre 1 : Principes de la Transmission Numérique
IV. CONVERSION NUMERIQUE – ANALOGIQUE (CNA) Caractéristiques

Un CNA permet de convertir un signal numérique en un signal analogique. Il est caractérisé par :
• Sa résolution = 𝒏
• Son quantum q : plus petite variation qui se répercute sur la sortie analogique à la suite d’un changement d'une
unité sur le signal numérique d'entrée 𝑼𝑷𝑬 𝑽𝒎𝒂𝒙 − 𝑽𝒎𝒊𝒏
𝒒= =
𝟐𝒏 − 𝟏 𝟐𝒏 − 𝟏

• Le temps de conversion : temps minimum nécessaire à la stabilisation de 𝑽𝒔 après une transition du mot
numérique appliqué à l'entrée du CNA.

Exemple de CNA d’une série de mots binaires avec pour N = 3


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Chapitre 1 : Principes de la Transmission Numérique
IV. CONVERSION NUMERIQUE – ANALOGIQUE (CNA) Caractéristiques

• L’erreur de quantification est la même que pour un CAN.


• L’erreur de décalage caractérise l'écart entre la tension nulle
correspondant au code 00…00 et la tension de sortie réelle.

• L’erreur de linéarité caractérise la variation autour de la sortie


théorique et de la sortie réelle aussi bien pour un CNA que pour un
CAN. L’erreur de gain caractérise une pente différente entre la
caractéristique de transfert

On distingue deux types de technologie des CNA :


• Les CNA en parallèle
• Les CNA en série.
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Chapitre 1 : Principes de la Transmission Numérique
IV. CONVERSION NUMERIQUE – ANALOGIQUE (CNA) Caractéristiques

Les CNA sont dits parallèles lorsque la valeur analogique de sortie est obtenue directement. On subdivise les CNA en
parallèles en deux sous catégories : les CNA uniformes et les CNA pondérés (pondération binaire).

Architecture d’un CNA avec réseau de résistances pondérées de 3 bits Circuit intégré d’un CNA avec réseau de résistances pondérées de 3 bits

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Chapitre 1 : Principes de la Transmission Numérique

Structure d’un émetteur numérique Structure d’un récepteur numérique

V. CONCLUSION
Ce chapitre a porté sur les principes de la transmission numérique notamment la numérisation du signal. Il a présenté
les principes de la conversion analogique numérique et de la conversion numérique analogique.

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