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Chapitre 1

Applications

Applications

47
Applications Résumé

Application
Soient E et F deux ensembles non vides. On appelle une application toute relation f liant tout élément x de E avec un unique
élément y de F et on écrit :

f :E →F
x 7→ y

• E est l’ensemble de départ de f .


• F est l’ensemble d’arrivée de f .
• y est l’image de l’élément x par l’application f et on écrit : f (x) = y.
• x est l’antécédent de l’élément y par l’application f .

• L’ensemble (x, y) ∈ E × F | y = f (x) s’appelle la représentation cartésienne de
l’application f qu’on note G f ou C f .

Égalité de deux applications


Soient f et g deux applications de E vers F. On dit que f et g sont égales et on écrit : f = g, si elles ont :
• Le même ensemble de départ.
• Le même ensemble d’arrivée.
• (∀x ∈ E) f (x) = g(x).

Image directe d’une partie par une application



Soit f une application de E dans F. Pour toute partie A de E l’image directe de A par f est le sous ensemble de F noté f A
et défini par :  
f A = f (x) ∈ F | x ∈ A .
On a donc, pour tout y ∈ F  
y ∈ f A ⇔ ∃ x ∈ A : y = f (x).

Image réciproque d’une partie par une application

Soit B ⊂ F, l’image réciproque de B par f est le sous ensemble de E noté f −1 B et défini par :


f −1 B = x ∈ E | f (x) ∈ B .
 

On a donc, pour tout x ∈ E


x ∈ f −1 B ⇔ f (x) ∈ B.


L’ensemble f E est appelé l’image de f .

Application injective-Application surjective-Application bijective


Soit f une application de E vers F. On dit que f est une application :
• Injective, si chaque élément y de F admet au plus un antécédent x de E,

∀(x, y) ∈ E 2 , f (x) = f (y) ⇒ x = y.

• Surjective, si chaque élément y de F admet au moins un antécédent x de E,


 
∀y ∈ F ∃ x ∈ E , y = f (x).

• Bijective, si chaque élément y de F admet un unique antécédent x de E,


 
∀y ∈ F ∃! x ∈ E , y = f (x).

48
Applications Résumé

Propriétés

• f est surjective de E vers F si et seulement si f E = F.
• f est bijective de E vers F si et seulement si f est surjective et f est injective.

Réciproque d’une application


Soit f une application bijective de E vers F. L’application liant chaque élément y de F par l’unique élément x de E tel que
y = f (x) est une application bijective de F vers E qu’on appelle l’application réciproque de f . On la note par f −1 et on a :
  −1
f (x) = y f (y) = x

x∈E y∈F

La composée de deux applications


Soient f une application de E vers F et g une application de F vers G. La composée de f par g est l’application notée g ◦ f et
définie par :   
g ◦ f (x) = g f (x) , ∀ x ∈ E .
Ce qui peut se schématiser par :
f g
E ⇒ F ⇒ G 
x 7→ f (x) 7→ g f (x)

Propriétés
• La composée de deux applications injectives est injective.
• La composée de deux applications surjectives est surjective.
• La composée de deux applications bijectives est bijective.
• Si f est bijective de E vers F alors :

f −1 ◦ f (x) = x.

(∀ x ∈ E)
(∀ x ∈ F) f ◦ f −1 (x) = x.

49
Application Exercices

1 Soit f l’application définie de R vers R par : f (x) =


x
2 + |x|
.

x
1. (a) Résoudre dans R l’équation : = 2.
2 + |x|
(b) L’application f est-elle surjective ?
2. Montrer que l’application f est injective.

Solution : que x = x0 .
x on a
1. (a) On résout dans R l’équation : = 2.
2 + |x|
x x0
 
= 2 ⇔ x = 4 + 2|x| ⇔ 2|x| − x = −4 0 x 0
2 +|x| f (x) = f (x ) ⇔ = et xx ≥ 0
  2 + |x| 2 + |x0 |
x≥0 x<0  0

⇔ ou ⇔ 2x + x|x0 | = 2x0 + x0 |x| et xx ≥ 0
x = −4 −3x = −4
( !  0


x≥0 x<0 ⇔ 2(x − x0 ) = |x|x0 − x|x0 | et xx ≥ 0
⇔ ou 4 ,
x = −4 x=
3
ce qui est impossible. Donc l’ensemble des solutions
0
de l’équation proposée est : S = ∅. Or si xx ≥ 0,on a : |x|x0 = x|x0 | ;
(b) Puisque l’équation f (x) = 2 n’a pas de solution dans par suite :
R, alors le nombre 2 n’a pas d’antécédent par l’appli-
cation f , d’où l’application f n’est pas surjective. f (x) = f (x0 ) ⇔ x − x0 = 0 ⇔ x = x0
2. Montrons que f est une application injective.
Soient x et x0 deux réels tels que : f (x) = f (x0 ), montrons Donc l’application f est injective.

2 On considère l’application f définie de R vers R par : f (x) = (x − 2)1 + 2 1


2

1. (a) Monter que pour tout x de R : 0 < f (x) ≤ 2. 2. (a) Montrer que pour tout x de R : f (4 − x) = f (x).
(b) L’application f est-elle surjective ? (b) L’application f est-elle surjective ?

Solution : 2. (a) Soit x un réel, on a


1. (a) Soit x un réel, on a 1
f (x − 4) =
1
(x − 2)2 ≥ 0 [(4 − x) − 2]2 +
2
1 1 1
(x − 2)2 + ≥ =
2 2 1
1 (2 − x)2 +
0< ≤ 2. 2
1 1
(x − 2)2 + = .
2 1
(x − 2)2 +
Donc 0 < f (x) ≤ 2. 2
(b) Puisque 0 < f (x) ≤ 2 (∀x ∈ R), alors l’équation D’où f (4 − x) = f (x).
f (x) = −3 n’a pas de solution dans R, d’où f n’est (b) On a (∀x ∈ R) f (4 − x) = f (x).
pas surjective. On considère que x = 0, alors f (4) = f (0), et 4 6= 0,
d’où f n’est pas injective.

3 Soit l’application : f : (x;R y) 7→→2xR + y .


2

50
Applications Exercices

1. Montrer que l’application f n’est pas injective. (b) Déduire que l’application f est surjective.
3. Soit l’ensemble A= {−1; 2}.
Déterminer f A2 A2 est le produit cartésien A × A .

2. (a) Soit Z un réel, vérifier que : f (Z; −Z) = Z.

Solution :
1. Montrons que f n’est pas injective. Donc f est surjective.
On a f (1; 1) = 3 et f (0; 3) = 3, donc f (1; 1) = f (0; 3) et 3. On a A = {−1; 2}, donc
(1; 1) 6= (0; 3), A2 = {(−1; −1); (−1; 2); (2; −1); (2; 2)} .
d’où f n’est pas injective. f (−1; −1) = −2 − 1 = −3, f (−1; 2) = −2 + 2 = 0,
2. (a) Soit Z un réel, on a f (Z, −Z) = 2(Z) + (−Z) = Z. f (−1; −1) = 4 − 1 = 3, f (2; 2) = 4 + 2 = 6.
(b) D’après la question précédente, on a : D’où f A2 = {−3; 0; 3; 62} .

(∀Z ∈ R)(∃(Z; −Z) ∈ R2 ); Z = f (Z, −Z).

4 Soit α un nombre non rationnel, on considère l’application f de Z vers R définie par :


f (x) = αx − E(αx).

Montrer que f est une application injective.

Solution : Soient x1 et x2 deux éléments de Z tels que : E(αx1 ) − E(αx2 )


Supposons que x1 6= x2 , alors α = , et cela
f (x1 ) = f (x2 ). Montrons que x1 = x2 . On a : x1 − x2
contredit le fait que α est un nombre non rationnel, donc la sup-
f (x1 ) = f (x2 ) ⇔ αx1 − E(αx1 ) = αx2 − E(αx2 ) position est fausse, d’où x1 = x2 . Par suite, f est une application
⇔ α(x1 − x2 ) = E(αx1 ) − E(αx2 ). injective.

5 On considère l’application f définie de [1; +∞[ vers [2; +∞[ par : f (x) = x + 1x .
1. Calculer f (1) et f (2).
2. Montrer que f est une application injective.
3. Montrer que f est une application surjective.
4. Déduire que f est une bijection en déterminant sa réciproque f −1 .

Solution : Donc f est une application injective.


1 5
1. On a f (x) = x + , alors f (1) = 2 et f (2) = .
x 2
2. Montrons que f est une application injective. 3. Montrons que f est une application surjective.
Soient x1 et x2 deux éléments de [1; +∞[ tels que : Soit y un élément de l’intervalle [2; +∞[, montrons qu’il
f (x1 ) = f (x2 ), et montrons que x1 = x2 . existe un x de [1; +∞[ tel que y = f (x).
On a On a
1 1
f (x1 ) = f (x2 ) ⇔ x1 + = x2 +
x1 x2
(x1 − x2 )(x1 x2 − 1)
⇔ =0 1
x1 x2 y = f (x) ⇔ y = x+
⇔ x1 − x2 = 0 ou x1 x2 − 1 = 0  x
1
⇔ x1 = x2 ou x1 x2 = 1 x+ = y


⇔ x
 x2 + 1 = y2 − 2

1

1
 x2
⇔ x1 = x2 ou x2 = ≤1  1
x1 x1  x+ = y
x

⇔ x1 = x2 ou x1 = x2 = 1 ⇔ 
1 2
⇔ x1 = x2 .
 x−
 = y2 − 4
x

51
Application Exercices

p
y+ y2 − 4
puisque x ≥ 1, alors x = , d’où f est une ap-

1 2

 x+ = y plication surjective.
⇔ x
1 p
 x − = y2 − 4

4. Puisque f est une application injective et surjective, alors
x
p f est une bijection de [1; +∞[ vers [2; +∞[ et admet un
⇔ 2x = y + y2 − 4
p bijection réciproque f −1 définie de [2; +∞[ vers [1; +∞[
y + y2 − 4 1 √ 
⇔ x= , par : (∀x ∈ [2; +∞) f −1 (x) = x + x2 − 4 .
2 2

6 Posons : I =]0; +∞[, on considère l’application f définie de I × I vers I × I par : f (x; y) =


 
x
xy; .
y
1. Montrer que f est une application injective et surjective.
2. Déterminer l’application réciproque f −1 de la bijection f .

Solution : un (x; y) de I × I tel que (X;Y ) = f (x; y).


1. • Montrons que f est une application injective. On a
Soient (x1 ; y1 ) et (x2 ; y2 ) deux éléments de I × I tels  
que : f (x1 ; y1 ) = f (x2 ; y2 ), et montrons que x
(X;Y ) = f (x; y) ⇔ (X;Y ) = xy;
(x1 ; y1 ) = (x2 ; y2 ). y
 
On a : f (x1 ; y1 ) = f (x2 ; y2 ) x
⇔ X = xy et Y =

x1
 
x2
 y
⇔ x1 y1 ; = x2 y2 ; 
X

y1 y2 ⇔ 2
y = 2
et x = XY

x y = x y Y
 1 1
 2 2 !

r
⇔ X
x1 x2 ⇔ y= et x = XY

 = Y
y1 y2 r !

x1 y1 = x2 y2 √ X
⇔ ⇔ (x; y) = XY ; ,
x1 y2 = x2 y1 Y
x1 y1 x2 y2
Alors on a = , c’est-à-dire y21 = y22 . d’où f est une application surjective.
x1 y2 x2 y1
Puisque y1 > 0 et y2 > 0, alors y1 = y2 , d’où x1 = x2 . 2. Puisque f est une application injective et surjective, alors
Donc (x1 ; y1 ) = (x2 ; y2 ). Par suite f est une applica- f est une bijection de I × I vers I × I et admet un bi-
tion injective. jection réciproque f −1 définie  de Ir× Ivers I × I par :
• Montrons que f est une application surjective. √ x
(∀(x; y) ∈ I × I) f −1 (x; y) = xy; .
Soit (X;Y ) un élément de I × I, montrons qu’il existe y

7 Soit E un ensemble non vide, on considère l’application f définie de P(E) vers P(E) par :
(∀A ∈ P(E)) f (A) = {AE = A.

1. Montrer que f est une application injective.


2. Montrer que f est une application surjective.
3. Déduire que f est une bijection en déterminant sa bijection réciproque f −1 .

Solution :
1. Montrons que f est une application injective. On a
Soient A et B deux éléments de P(E) tels que :
f (A) = f (B) ⇔ A=B
f (A) = f (B), ⇔ (A) = (B)
et montrons que ⇔ A = B.
A = B.

52
Applications Exercices

Donc f est une application injective. d’où f est une application surjective.
2. Montrons que f est une application surjective. 3. Puisque f est une application injective et surjective, alors
Soit B un élément de P(E), montrons qu’il existe un A f est une bijection de P(E) vers P(E) et sa bijection
de P(E) tel que B = f (A). réciproque f −1 est définie de P(E) vers P(E) par :
On a (∀A ∈ A) f −1 (A) = A, c’est-à-dire f −1 = f .
B = f (A) ⇔ B=A
⇔ B = (A)
⇔ A = B,

8 On considère l’application f définie de N vers N par :


f (x) = x + (−1)x

Montrer que f est une bijection et calculer f −1 (x).

Solution : On a (∀x ∈ N) f (x) = x + (−1)x , alors • Si y est impair, alors y = 2p + 1, donc x = y − 1 (une so-
lution unique paire.)
(∀p ∈ N) f (2p) = 2p + 1 et f (2p + 1) = 2p
• Si y est pair, alors y = 2p, donc x = y + 1 (une solution
Montrons que (∀y ∈ N)(∃!x ∈ N) y = f (x). unique impaire.)
Soit y un élément de N tel que : y = f (x).
D’où f est une bijection de N vers N et f −1 (x) = x + (−1)x .

9 Soit f l’application définie de R − {3} vers B par : f (x) =


2x − 1
x+3
.

1. Déterminer l’ensemble B pour que l’application B soit bijective.


2. Déterminer f −1 (x) pour tout x de B.
 
1 1
3. Déterminer f ([0; 1]) et f −1 [− ; ] .
3 4

Solution : 3. Déterminons f ([0; 1]) .


7
1. f est une application bijective de R − {3} vers B, c’est-à- Soit x un élément de ([0; 1], on a f (x) = 2 − .
dire (∀y ∈ B)(∃!x ∈ R − {3}) y = f (x). x+3
On a
On a
2x − 1 0≤x≤1 ⇔ 3 ≤ x+3 ≤ 4
y = f (x) ⇔ y = 1 1 1
x+3 ⇔ ≤ ≤
⇔ 2x − 1 = y(x + 3) 4 x+3 3
−7 −7 −7
⇔ x(2 − y) = 1 + 3y. ⇔ ≤ ≤
3 x+3 4
1 + 3y −1 −7 1
• Si y 6= 2, alors x = . ⇔ ≤ 2− ≤
2−y 3 x+3 4
• Si y = 2, alors 0 = 7 impossible. −1 1
Donc B = R − {2}, d’où f est une bijection de R − {3} ⇔ ≤ f (x) ≤ ,
3 4
vers R − {2}.  
−1 1
2. la bijection réciproque f −1 de la bijection f est définie de donc f ([0; 1]) = ; .
R − {2} vers R − {3} par : 3 4
Puisque  bijection de R−{3} vers R−{2}, alors
 f est une
1 + 3x −1 1
(∀x ∈ R − {2}) : f −1 (x) = . f −1 ; = [0; 1].
2−x 3 4

10 Soit f une application définie de E vers F. A et B sont deux parties de E et C une partie de F.

53
Application Exercices

1. Montrer que f (A ∪ B) = f (A) ∪ f (B) .


2. Montrer que f (A ∩ B) ⊂ f (A) ∩ f (B) .
3. Montrer que A ⊂ f −1 ( f (A)) .
4. Montrer que f f −1 (C) ⊂ C.


Solution : par exemple : E = F = R, et f (0) = f (1) = 0.


1. On a Soit A = {0} et B = {1}.
On a f (A ∩ B) = f (∅) = ∅ et f (A) ∩ f (B) = {0}.
y ∈ f (A ∪ B) ⇔ (∃x ∈ A ∪ B /y = f (x)) Donc f (A ∩ B) 6= f (A) ∩ f (B).
⇔ ((∃x ∈ A /y = f (x)) ou (∃x ∈ B /y = f (x))) 3. Montrons que A ⊂ f −1 ( f (A)) .
⇔ (y ∈ f (A) ou y ∈ f (B)) On a
⇔ y ∈ f (A) ∪ f (B)
x∈A ⇒ f (x) ∈ f (A)
Donc f (A ∪ B) = f (A) ∪ f (B) ⇒ x ∈ f −1 ( f (A)) .
2. On a
Donc A ⊂ f −1 ( f (A)) .
y ∈ f (A ∩ B) ⇔ (∃x ∈ A ∩ B /y = f (x)) 4. montrons que f f −1 (C) ⊂ C. On a


⇒ ((∃x ∈ A /y = f (x)) et (∃x ∈ B /y = f (x)))


y ∈ f f −1 (C) ⇒ (∃t ∈ E);t ∈ f −1 (C) et y = f (t)

⇒ (y ∈ f (A) et y ∈ f (B))
⇒ y ∈ f (A) ∩ f (B) ⇒ (∃t ∈ E); f (t) ∈ C et y = f (t)
⇒ y ∈ C.
Donc f (A ∩ B) ⊂ f (A) ∩ f (B).
Donc f f −1 (C) ⊂ C.

l’inverse n’est pas vrai,

11 Soient A et B deux ensembles et f une application de A vers B.


Montrer l’équivalence suivante :

(∀X ∈ P(A)) f −1 ( f (X)) = X ⇔ f est injective.


 

Solution : Puisque (∃(x; y) ∈ A2 ) : x ∈ X et y 6∈ X, alors x 6= y.


On considère les deux propositions : P : ” f est injective” et Donc (∃(x; y) ∈ A2 ) : x 6= y et f (x) = f (y), d’où f n’est pas une
Q : ” (∀X ∈ P(A)) : f −1 ( f (X)) = X”. injection. Par suite (Q) ⇒ (P).
montrons que (P) ⇔ (Q), c’est-à-dire (P) ⇔ (Q). (⇐) Supposons que f n’est pas une injection, c’est-à-dire
(⇒) Supposons que (∃X ∈ P(A)) : f −1 ( f (X)) 6= X, ∃(a; b) ∈ A2 ; a 6= b et f (a) = f (b).


c’est-à-dire ∃y ∈ f −1 ( f (X)) et y 6∈ X. On pose X = {a}, on a f (X) = { f (a)} et {a; b} ⊂ f −1 ( f (X)) ,


On a donc (∃X ∈ P(A)) ; X 6= f −1 ( f (X)) , d’où (P) ⇒ (Q).
y ∈ f −1 ( f (X)) ⇔ f (y) ∈ f (X) Par suite, Par suite (Q) ⇔ (P), c’est-à-dire (P) ⇔ (Q).
⇔ [(∃x ∈ X) ; f (x) = f (y)] .

12 Soient A et B deux ensembles et f une application de A vers B. Montrer que

(∀Y ∈ P (B)) f f −1 (Y ) = Y ⇔ f est surjective.


 

Solution : (⇐) On suppose que la proposition (Q) est  vraie.


On considère les deux propositions Soit Y ∈ P (B), on sait que f f −1 (Y ) ⊂ Y

(P) : ” (∀Y ∈ P (B)) , f f −1 (Y ) = Y ” et



(voir l’exercice précédent).
Montrons que Y ⊂ f f −1 (Y ) , soit y ∈ Y puisque f

(Q) : ” f est surjective”, montrons que P ⇔ Q.
(⇒) On suppose que la proposition (P) est  vraie, est surjective, il existe un x ∈ A tel que  f (x) = y donc
on a B ∈ P (B), donc, f f −1 (B) = B est puisque x ∈ f −1 (Y ) alors y = f (x) ∈ f f −1 (Y ) , d’où

f −1 (B) = A (car f est une application de A à B), alors, Y ⊂ f f −1 (Y ) , ainsi (∀Y ∈ P (B)) , f f −1 (Y ) = Y .
 

f (A) = B. Conclusion : (P) ⇔ (Q) .

54
Applications Exercices

13 Soient E un ensemble non vide et f une applications de E vers P (E), on pose A = {x ∈ E/x ∈
/ f (x)}.
1. Montrer qu’il n’existe aucun élément a de E tel que A = f (a).
2. Déduire qu’il n’existe aucune application surjective de E vers P (E).

Solution : Donc, g (E) = P (E), ainsi, pour tout A de P (E) il existe


1. Supposons qu’il existe un élément a de E tel que un élément a ∈ E tel que g (a) = A, en particulier pour
A = f (a). On a E = CEA ∪ A alors a ∈ CEA ou a ∈ A.
A = {x ∈ E/x ∈
/ g (a)}
• Si a ∈ A alors a ∈
/ f (a) d’où a ∈
/ A, absurde.
on a A ∈ P (E) et d’après la question précédente il
• Si a ∈
/ A alors a ∈
/ f (a) d’où a ∈ A, absurde.
n’existe aucun élément a de E tel que A = g (a), alors g
Donc il n’existe aucun élément a de E tel que f (a) = A. n’est pas surjective.
2. On suppose que qu’il existe une application surjective g Alors il n’existe aucune application surjective de E vers
de E vers P (E). P (E).

14 Soient E un ensemble non vide et µ une application de P (E) vers R+ vérifiant les deux conditions suivantes :
• µ (E) = 1
• Si A et B deux ensembles disjoints de E alors µ (A ∪ B) = µ (A) + µ (B).

Montrer les propriétés suivantes :

1. µ (∅) = 0. 2. Si A ⊂ B alors µ (A) ≤ µ (B).


3. Pour tous A et B de P (E) :
4. Pour tout A ∈ P (E) : µ (A) + µ A = 1 où A = CEA .

µ (A ∪ B) = µ (A) + µ (B) − µ (A ∩ B)

Solution : Soient A et B deux éléments de P (E), donc :


3. (
1. Pour tous A et B de P (E) tels que A ∩ B = ∅, A ∪ B = A ∪ (B \ A) et A ∩ (B \ A) = ∅
on a µ (A ∪ B) = µ (A) + µ (B), B = (B \ A) ∪ (A ∩ B) et (B \ A) ∩ (A ∩ B) = ∅
en particulier pour A = B = ∅, (
µ (A ∪ B) = µ (A) + µ (B \ A)
on a µ (∅) = 2µ (∅) , donc donc,
mu (∅) = 0. µ (B) = µ (B \ A) + µ (A ∩ B)
2. Soient A et B deux éléments de P (E) tels que A ⊂ B, d’où, µ (A ∪ B) = µ (A) + µ (B) − µ (A ∩ B).
on a A ∩CBA = ∅ et B = A ∪CBA , 4. Soit A ∈ P (E), on a A ∩ A = ∅ et A ∪ A= E,
= µ A ∪CBA = µ (A) + µ CBA ,

alors, µ (B) alors, µ (E) = µ A ∪ A = µ (A) + µ A
or µ CBA ≥ 0 donc, µ (A) ≤ µ (B) .
 
et puisque µ (E) = 1 on obtient, µ (A) + µ A = 1.

15 Soit E un ensemble non vide. On considère l’application f définie de P (E) vers P (E) par

(∀A ∈ P (E)) f (A) = CEA .

1. (a) Déterminer f (∅) et f (E) et f A où A est un élément de P (E).




(b) Soient A et B de P (E), déterminer f (A ∪ B) et f (A ∩ B).


2. Ici on prend E = R.
(a) Déterminer f ({1}) et f (]1; +∞[) et f (]−1; 3]).
(b) Déterminer l’image réciproque par l’application f des parties {1} et [0; +∞[ et ]−∞; −10π[ ∪ {kπ/k ∈ Z} ∪
]10π; +∞[.

55
Application Exercices

]1;+∞[
Solution : ii. f (]1; +∞[) = CR = ]−∞; 1].
1. (a) On a : iii. f (]−1; 3]) = ]−∞; −1] ∪ ]3; +∞[
i. f (∅) = CE∅ = E. (b) Soient X et Y deux éléments de P (E) tels que
ii. f (E) = CEE = ∅. f (X) = Y . On a,
 CA  
iii. f A = CE E = A = A. f (X) = Y ⇔ Y = X ⇔ Y = X = X
(b) On a : d’où Y = f (X) ⇔ X = f (Y ), ainsi, f −1 = f .
i. f (A ∩ B) = CEA∩B = A ∩ B = A ∪ B.
ii. f (A ∪ B) = (A ∪ B) = A ∩ B. (Lois de MORGAN) i. f −1 ({1}) = ]−∞; 1[ ∪ ]1; +∞[.
ii. f −1 ([0; +∞[) = R∗−
2. (a) On a :
iii. f −1 (]−∞; −10π[ ∪ {kπ/k ∈ Z} ∪ ]10π; +∞[)
{1}
i. f ({1}) = CR = {x ∈ R/x ∈ / {1}} 9
S
= ]kπ; (k + 1) π[.
f ({1}) = ]−∞; 1[ ∪ ]1; +∞[ k=−10

16 Soit f l’application définie de R vers R par :

f (x) = xn + axn−1 + axn−1 + axn−2 + · · · + ax + a

où a un nombre réel et n un entier naturel non nul. Calculer f (1 − a).

Solution : On a : f (x) = xn + axn−1 + axn−1 + axn−2 + · · · + ax + a, si on pose b = 1 − a on obtient a = 1 − b donc


f (x) = xn + (1 − b) xn−1 + (1 − b) xn−1 + (1 − b) xn−2 + · · · + (1 − b) x + (1 − b)

or

f (1 − a) = f (b) = bn + (1 − b) bn−1 + (1 − b) bn−1 + (1 − b) bn−2 + · · · + (1 − b) b + (1 − b)


= bn + bn−1 − bn + bn−1 − bn−2 + · · · + b − b2 + 1 − b

donc, f (1 − a) = 1.

17 Soit f l’application de R vers R telle que (∀x ∈ R) ( f ◦ f ◦ f ) (x) = 2x − 1, calculer f (1).

Solution : Soit x un nombre réel, on a : et ( f ◦ f ◦ f ◦ f ) (x) = f (( f ◦ f ◦ f ) (x)) = f (2x − 1)


( f ◦ f ◦ f ) (x) = 2x − 1
donc f (2x − 1) = 2 f (x) − 1, on prend x = 1 alors on obtient
alors ( f ◦ f ◦ f ◦ f ) (x) = ( f ◦ f ◦ f ) ( f (x)) = 2 f (x) − 1 f (1) = 2 f (1) − 1, ce qui implique que f (1) = 1.

18 Soit f l’application définie de R vers R vérifiant

(∀x ∈ R) 5 f (x) + f (1 − x) = 2 − x (*)

1. Montrer que 5 f (1 − x) + f (x) = 1 + x pour tout x ∈ R.


2. Déduire f (x) en fonction de x.

Solution : en remplaçant x par 1 − x dans la relation (*) on obtient,

1. Soit x un nombre réel on a 5 f (1 − x) + f (1 − 1 + x) = 2 − 1 + x

5 f (x) + f (1 − x) = 2 − x (*) c’est à dire, 5 f (1 − x) + f (x) = 1 + x.

56
Applications Exercices

(
2. Soit x un nombre réel, on a 25 f (x) + 5 f (1 − x) = 10 − 5x (1)
−5 f (1 − x) − f (x) = −1 − x (2)
en sommant les deux égalités (1) et (2) on obtient,
( 24 f (x) = 9 − 6x,
5 f (x) + f (1 − x) = 2 − x
3 1
5 f (1 − x) + f (x) = 1 + x donc f (x) = − x.
8 4

19 Trouver toutes les applications f définies de R vers R et qui vérifient

∀ (x; y) ∈ R2

f (x) f (y) = x + y + f (xy)

Solution : On a f (x) f (y) = x + y + f (xy) pour tout Alors, f (0) = 0 ou f (0) = 1.


(x; y) ∈ R2 ,
• Si f (0) = 0, d’après la relation (**) on a x = 0 pour tout
si on prend y = 0 on a
x ∈ R ce qui est absurde.
f (x) f (0) = x + f (0) (**) • Si f (0) = 1 alors f (x) = x + 1 pour tout x ∈ R.
et si on prend x = 0 on obtient ( f (0))2 = f (0). Alors, f (x) = x + 1 pour tout x ∈ R.

20 Soit f l’application de R∗ \ {1} vers R vérifiant la relation :


 
x−1 1
(∀x ∈ R \ {0; 1}) : f + f (x) = − x + 1 (*)
x x

x−1
et on considère l’application g définie sur R∗ par g (x) = .
x
1. Calculer (g ◦ g) (x) et (g ◦ g ◦ g) (x).
1
2. Montrer que pour tout x ∈ R∗ \ {1} : f (x) + f ((g ◦ g) (x)) = − (g ◦ g) (x) + 1.
(g ◦ g) (x)
3. Déduire toutes les applications f vérifiant la relation (*).

 
Solution : x−1 1
2. Soit x ∈ R∗ \ {1} tel que f + f (x) = − x + 1
x−1 x x
1. Soit x un élément de R∗ \ {1} : g (x) = alors 1
x c’est à dire, f (g (x)) + f (x) = − x + 1, d’où,
x
g (x) − 1
(g ◦ g) (x) = g (g (x)) =
g (x)
x−1 1
−1 x−1−x f ((g ◦ g ◦ g) (x)) + f ((g ◦ g) (x)) =
x (g ◦ g) (x)
= x = ×
x−1 x x−1 − (g ◦ g) (x) + 1
x
1 1
donc, (g ◦ g) (x) = − . donc f (x) + f ((g ◦ g) (x)) = − (g ◦ g) (x) + 1.
x−1 (g ◦ g) (x)
On a,

1 3. Soit x un élément de R∗ \ {1}


(g ◦ g ◦ g) (x) = (g ◦ g) (g (x)) = −
g (x) − 1 1
on a : f (x) + f ((g ◦ g) (x)) = − (g ◦ g) (x) + 1
(g ◦ g) (x)
1
1 x donc, f (x) = − (g ◦ g) (x) + 1 − f ((g ◦ g) (x))
(g ◦ g ◦ g) (x) = − =− (g ◦ g) (x)
x−1 x−1−x 1
−1 et puisque, f (g (x)) = − x + 1 − f (x), on obtient,
x x
1 1
alors, (g ◦ g ◦ g) (x) = x. f ((g ◦ g) (x)) = − g (x) + 1 − + x − 1 + f (x)
g (x) x

57
Application Exercices

1
2 f (x) = − (g ◦ g) (x) + 1
(g ◦ g) (x)
1 1
− + g (x) − 1 + − x + 1
g (x) x
1
alors, f (x) = − (g ◦ g) (x) + 1 1 x x−1 1
(g ◦ g) (x) donc, 2 f (x) = 1 − x + − + −x+ +1
x−1 x−1 x x
1 1 ainsi, 2 f (x) = 1 − x − 1 + 1 − x + 1 = 2 − 2x
− + g (x) − 1 + − x + 1 − f (x)
g (x) x par conséquent, f (x) = 1 − x (∀x ∈ R∗ \ {1}).

21 √
   
1 1
On considère l’application f définie de 0; vers − ; 0 par f (x) = x − x. Montrer que f est une bijection et
4 4
déterminer sa bijection réciproque.

r
1 1 √
 
Solution : Montrons que  f est une applica- 1
   y = f (x) ⇔ = − x
y+ 0≤x≤
1 1 4 2 4
tion bijective de 0; vers − ;0 , c’est à dire !2
4 4
r
1 1
⇔ x= − y+
     
1 1
∀y ∈ − ; 0 ∃!x ∈ 0; ; y = f (x). 2 4
4  4  
1 1
 
1
Soit y un élément de − ; 0 et on résout dans 0; l’équa- alors l’équation y = f (x) admet une unique solution dans 0; .
4 4
4
tion y = f (x) .
  
1 1
Par conséquent, f est une bijection de 0; vers − ; 0 et

y = f (x) ⇔ y = x − x  4   4 
2 1 1
√ sa bijection réciproque f −1 définie de − ; 0 vers 0;

1 1 par
⇔ y+ = x− 4 4
4 2 r ! 2
1 1
r

 
1 1 1 f −1 (x) = − x+ .
⇔ y+ = x− y≥− 2 4
4 2 4

22 Soient f et g les deux applications définies de N vers N par :


 x
g (x) = si x est pair
2
g (x) = x + 1 si x est impair
2
et f (x) = 2x.
1. f et g sont-elles injectives ? surjectives ? bijectives ?
2. Déterminer les deux applications f ◦ g et g ◦ f .
3. Résoudre dans N l’équation ( f ◦ g) (x) = (g ◦ f ) (x).

Solution : Soit y un entier naturel, est ce que l’équation y = g (x)


1. (a) On a f (x) = 2x pour tout x ∈ N. Soient x1 et x2 deux admet au moins une solution dans N ?
éléments de N tels que x1 6= x2 , alors  
x x+1
y = g (x) ⇔ = y ou =y
x1 6= x2 ⇒ 2x1 6= 2x1 2 2
⇒ f (x1 ) 6= f (x2 ) ⇔ (x = 2y ou x = 2y − 1)
donc l’équation y = g (x) admet au moins une solu-
alors f est une application injective. tion, ainsi g est une surjection.
Puisqu’il n’existe aucun entier naturel x tel que 2x = 1
(c’est à dire 1 n’admet pas d’antécédent par f ), on dé- 2. Soit x ∈ N,
duit que f n’est pas surjective, donc n’est pas bijec- (a) on a ( f ◦ g) (x) = f (g (x)) = 2g (x) alors :
tive. (
(b) Puisque g (3) = g (4) = 2 et 3 6= 4 donc g n’est pas ( f ◦ g) (x) = x si x est pair
injective et donc n’est pas bijective. ( f ◦ g) (x) = x + 1 si x est impair

58
Applications Exercices

2x • Si x est impair, alors


(b) on a (g ◦ f ) (x) = g ( f (x)) = g (2x) = = x puisque
x
2x est pair. (Noter ici que g ◦ f = IdN l’application
identité). (g ◦ f ) (x) = ( f ◦ g) (x) ⇔ x = x + 1 ⇔ 1 = 0

3. On résout dans N l’équation (g ◦ f ) (x) = ( f ◦ g) (x) . ce qui impossible.


• Si x est pair, alors (g ◦ f ) (x) = ( f ◦ g) (x) ⇔ x = x ce
qui est vraie pour tout entier pair. Donc l’ensemble des solutions est : S = {2n/n ∈ N}.

23 On considère les deux applications suivantes :

f : R+ → [0; 1[ +
g : [1; +∞[ → R√
x2 et
x 7→ x 7→ x−1
2
x +1
1. Déterminer l’application f ◦ g.
2. Montrer que f est une bijection et déterminer sa bijection réciproque f −1 .

Solution : (∀y ∈ [0; 1[) (∃!x ∈ IR+ ) : y = f (x)


1. • On détermine l’application f ◦ g. √ Soit y un élément de [0; 1[. Résolvons dans R+ l’équation
Puisque pour tout x de [1, +∞[ : x − 1 ∈ IR+ alors f (x) = y
l’application f ◦ g est définie sur [1, +∞[.
• Soit x un élément de [1, +∞[, on a x2
f (x) = y ⇔ y= ⇔ (x2 + 1)y = x2
  x2 + 1
f ◦ g (x) = f g(x) ⇔ x2 (y − 1) = −y
√ 2 y
√ x−1 ⇔ x2 = (car y 6= 1)
= f ( x − 1) = √ 2 r1 − y
x−1 +1 y y
x−1 ⇔ x= (car x ≥ 0 et ≥ 0)
= 1−y 1−y
x
d’où donc l’équation y = f (x) admet une seule solution x dans
f ◦ g : [1, +∞[ → [0; 1[ IR+ . De là, f est une application bijective de IR+ dans
x−1
x 7→ f −1 est définie de [0; 1[
[0; 1[, et sa bijection réciproque r
x x
2. On montre que f est une bijection, c’est-à-dire : dans IR+ comme suit : f −1 (x) =
1−x

24 On considère les deux applications suivantes :

f : [−1; +∞[ → R+
I√ g : IR+ → [−1; 1[
et x−2
x 7→ x+1 x 7→
x+2

1. Montrer que f est une bijection et déterminer sa bijection réciproque f −1 .


2. Montrer que g est une bijection et déterminer sa bijection réciproque g−1 .
3. On considère l’application :
h : [−1; +∞[ → [−1;
√ 1[
x+1−1
x 7→ √
x+1+2
(a) Vérifier que h = g ◦ f .
(b) Déduire que h est bijective.
4. (a) Déterminer la bijection réciproque de l’application h.
(b) vérifier que h−1 = f −1 ◦ g−1 .

59
Application Exercices

Solution : (b) Puisque f est une bijection de [−1; +∞[ dans IR+ et g
1. On montre que f est une bijection de [−1; +∞[ dans IR+ . est une bijection de IR+ dans [−1; 1[. Alors
Soit y un élément de IR+ . Est ce que l’équation y = f (x) h = g ◦ f est une bijection de [−1; +∞[ dans [−1; 1[, et
admet une solution unique x dans [−1; +∞[ ? sa bijection réciproque h−1 est définie de [−1; 1[ dans
On a : y = f (x) [−1; +∞[.

⇔ y = x+1 4. (a) On détermine la bijection h−1 .
⇔ y2 = x + 1 On a
⇔ x = y2 − 1
y = h−1 (x)
 
(x est une solution unique dans [−1; +∞[) x = h(y)

x ∈ [−1; +∞[ y ∈ [−1; +∞[
De là, l’application f est une bijection de [−1; +∞[ dans
IR+ , et sa bijection réciproque f −1 est définie de IR+ dans
[−1; +∞[ comme suit : On a : x = h(y)

f −1 (x) = x2 − 1. √
y+1−2
2. On montre que g est une bijection de IR+
dans [−1; 1[. ⇔ x= √
√ y+1+2 √
Soit y un élément de [−1; 1[. Est ce que l’équation ⇔ √ y + 1 + 2) = y + 1 − 2
x(
y = g(x) admet une solution unique x dans IR+ ? ⇔ y + 1(x − 1) = −2x − 2
On a : y = g(x) √ 2 + 2x
⇔ y+1 =
x−2  1 − x 2
⇔ y= 2 + 2x 4x2 + 8x + 4
x+2 ⇔ y+1 = = 2
⇔ y(x + 2) = x − 2 1−x x − 2x + 1
⇔ x(y − 1) = −2y − 2 4x2 + 8x + 4 − x2 + 2x − 1
⇔ y=
2 + 2y x2 − 2x + 1
⇔ x= . (car −1 ≤ y < 1, y 6= 1)
1−y
De là, l’équation y = g(x) admet une solution unique x 3x2 + 10x + 3
d’où h−1 (x) =
dans IR+ . (x − 1)2
Donc l’application g est une bijection de IR+ dans [−1; 1[,
et sa bijection réciproque est définie de [−1; 1[ dans IR+ (b) On vérifie que h−1 = f −1 ◦ g−1
comme suit : Soit x un élément de [−1; 1[
2 + 2x On a : ( f −1 ◦ g−1 )(x)
g−1 (x) =
1−x
3. (a) On vérifie que h = g ◦ f
 
Soit x un élément de [−1; 1[ = f −1 −1
g (x)
2
On a 2 + 2x 2
  
  = g−1 (x) − 1 = −1
g ◦ f (x) = g f (x) √ 1−x
f (x) − 2 x+1−2 3x2 + 10x + 3
= h−1 (x)

g ◦ f (x) = =√ = h(x) =
f (x) + 2 x+1+2 (x − 1)2
d’où
h = g◦ f d’où h−1 = f −1 ◦ g−1 .

25 On considère deux applications :

g : IN → IN
f : IN → IN
et 0 ;x = 0
x 7 → x+1 x 7 →
x−1 ;x ≥ 1

1. Montrer que f est une injection mais elle n’est pas une surjection.
2. Montrer que g n’est pas une injection mais elle est une surjection.
3. Montrer que g ◦ f est une bijection.

4. (a) Déterminer l’application f ◦ g. (b) Est ce que l’application f ◦ g est bijective ?

60
Applications Exercices

Solution : Une erreur qu’il faut éviter.


1. - Soient x1 et x2 deux éléments de IN. 
On a f n’est pas une bijection
g n’est pas une bijection
f (x1 ) = f (x2 ) ⇔ x1 + 1 = x2 + 1
⇒ x1 = x2 ; g ◦ f n’est pas une bijection

d’où f est une application injective.


- Soit x de IN, on a f (x) 6= 0 alors le nombre 0 n’a pas 4. (a) On détermine l’application f ◦ g.
d’antécédent par l’application f et donc f n’est pas une Soit x un élément de IN.
surjection.
• 1er cas : si x = 0 alors ( f ◦ g)(0) = f (g(0)) =
2. - On a g(0) = g(1) et 0 6= 1, d’où g n’est pas une injection. f (0) = 1
- Soit y un élément de IN ; on résout l’équation g(x) = y • 2ème cas : si x 6= 0 (d’où x ≥ 1) alors
d’inconnue x de IN.
( f ◦ g)(x) = f (x − 1) = (x − 1) = x
• 1er cas : si y = 0 alors g(x) = 0 ⇔ (x = 0 ou x = 1)
• 2ème cas : si y ≥ 1 alors Donc

g(x) = y ⇔ x − 1 = y ⇔ x = 1 + y (x ≥ 2 ⇔ y ≥ 1)
 1; x = 0
f ◦ g (x) =
x; x ≥ 1
d’où l’équation y = g(x) admet au moins une solution (b)
dans IN.  
Donc l’application g est surjective.  f ◦ g(0) = 0
3. On détermine l’application g ◦ f . f ◦ g (1) = 1 ⇒ f ◦ g n’est pas une injection
0 6= 1

Soit x un élément de IN, on a :

d’où f ◦ g n’est pas une surjection.



g◦ f (x) = g( f (x)) = g(x+1) = (x+1)−1 (car x+1 ≥ 1)

d’où (∀x ∈ IN) g ◦ f (x) = x
Il se peut que f ◦ g est une bijection mais g ◦ f n’est pas une
l’application g ◦ f = IdIN (l’application identité)
bijection.
donc g ◦ f est une bijection de IN vers IN.

26 On considère les deux applications f et g définies comme suit :

f: E → F g: F → G
et
x 7→ f (x) x 7 → g(x)

1. Montrer que g ◦ f est une injection ⇒ f est une injection.


2. Montrer que g ◦ f est une surjection ⇒ g est une surjection.

Solution : 2. On suppose que g ◦ f est une surjection et on montre que


1. On suppose que g ◦ f est une injection et on montre que f f est une surjection.
est une injection. g ◦ f est une surjection
Soit x1 et x2 deux éléments de E.
On a : f (x1 ) = f (x2 ) ⇔ (∀Z ∈ G)(∃x ∈ E); (g ◦ f )(x)
 =Z
⇒ g( f (x1 )) = g( f (x2 )) ⇔ (∀Z ∈ G)(∃x ∈ E); g f (x) = Z
⇒ (g ◦ f )(x1 ) = (g ◦ f )(x2 ) ⇒ (∀Z ∈ G)(∃X ∈ E); g(X) = Z (X = f (x))
⇒ x1 = x2 (car g ◦ f est une injection)
d’où f est une injection. d’où g est une surjection.

61
Application Exercices

27 On considère trois applications :

f : IR → IR g : IR → IR h : IR → IR
x 7→ f (x) x 7 → g(x) x 7 → h(x)

On suppose que : g ◦ f et h ◦ g des bijections.

1. Montrer que : g est une bijection, f est une injection et h est une surjection.
2. Déduire que : f et h sont deux bijections.

Solution :
1. D’après l’exercice précèdent, on a

g◦ f bijective ⇒ g◦ f injective ⇒ f injective


g◦ f bijective ⇒ g◦ f surjective ⇒ g surjective
h◦g bijective ⇒ h◦g injective ⇒ g injective
h◦g bijective ⇒ h◦g surjective ⇒ h surjective

Puisque g est une injection et une surjection, alors g est une bijection.
Par ailleurs f est injective et h est surjective.
2. Soit x de IR, on a (g ◦ g−1
)(x) = x et (g−1 ◦ g)(x) = x
d’où (∀x ∈ IR) f (x) = g−1 ◦ (g ◦ f ) x)), donc f = g−1 ◦ (g ◦ f )
On a 
g ◦ f est une bijection
⇒ f = g−1 ◦ (g ◦ f ) est une bijection.
g−1 est une bijection
Et de la même façon, on montre que h = (h ◦ g) ◦ g−1 .
On a 
h ◦ g est une bijection
⇒ h = (h ◦ g) ◦ g−1 est une bijection.
g−1 est une bijection

28 Soit f une application définie de E vers E ; on suppose que f ◦ f ◦ f = f .

1. (a) Montrer que f est une injection ⇒ ∀x ∈ E : ( f ◦ f )(x) = x).


(b) Déduire que f est une injection ⇔ f est une bijection.
2. (a) Montrer que (( f est une surjection) ⇒ (∀x ∈ E : ( f ◦ f )(x) = x))) .
(b) (( f est une surjection) ⇔ f est une bijection) .
3. Déduire que (( f est une injection) ⇔ ( f est une surjection)) .

Solution : Réciproquement si f est une bijection alors f est une


1. (a) On suppose que f est une injection. injection.
Soit x un élément de E. On a Et de là, on a

( f ◦ f ◦ f )(x) = f ( f ◦ f )(x) = f (x)
( f est une injection) ⇔ ( f est une bijection) .
Puisque f est une application injective alors
( f ◦ f )(x) = x. 2. (a) On suppose que f est une surjection.
On a (∀x ∈ E)(∃α ∈ E) : y = f (α)
(b) On suppose que f est une injection ; d’après la ques- d’où
tion (a) on a (∀x ∈ E) ( f ◦ f )(x) = x
donc f ◦ f est une bijection et d’après l’exercice pré- ( f ◦ f )(x) = ( f ◦ f )( f (α))
cèdent ; on trouve que f est surjective d’où f est bi- = ( f ◦ f ◦ f )(α)
jective. = f (α) = x (car( f ◦ f ◦ f )(X) = f (X))

62
Applications Exercices

(b) • On a ( f est une surjection) 3. D’après la question (1 − b), on a


⇒ ((∀x ∈ E) ( f ◦ f )(x) = x)
⇒ (f ◦ f est une bijection) ( f est une bijection) ⇔ ( f est une injection)
⇒ (f est une injection)
⇒ (f est une bijection) D’après la question (2 − b), on a
• On a ( f est une bijection) ⇒ ( f est une surjection)
d’où ( f est une bijection) ⇔ ( f est une surjection) est une injection ⇔ ( f est une surjection)

29 Soit f une application définie de E vers E tel que :

(∀x ∈ E) ( f ◦ f )(x) = f (x)

1. Montrer que ( f injective) ⇒ (∀x ∈ E) f (x) = x


2. Montrer que ( f surjective) ⇒ (∀x ∈ E) f (x) = x

Solution : 2. On suppose que f est une application surjective.


1. On suppose que f est une application injective. Soit x ∈ E. (∃t ∈ E) ; x = f (t)
On a : on a ( f ◦ f )(t) = f (t) ⇔ f ( f (t)) = f (t)
((∀x ∈ E) ( f ◦ f )(x) donc (∀x ∈ E) f (x) = x.
 = f (x))
⇔ (∀x ∈ E) f f (x) = f (x)
⇒ (∀x ∈ E) f (x) = x (car f est une injection.)

30 Soit E un ensemble non vide et A un sous-ensemble de E.


On considère l’application ϕA définie de P(E) dans P(E) comme suit :

(∀X ∈ P(E)) ϕA (X) = X ∩ A.


1. Montrer que (ϕA injective) ⇒ A=E
2. Montrer que (ϕA surjective) ⇒ A=E

Solution : 2. On suppose que ϕA est une surjection.


On a E ∈ P(E) ∃X ∈ P(E) :

1. On suppose que ϕA est une injection. ϕA (X) = E
On a ϕA (A) = A ∩ A = A et ϕA (E) = E ∩ A = A alors ϕA (X) = E ⇔ A ∩ X = E ⇒ A = E.
alors ϕA (A) = ϕA (E) ⇒ A=E

31 Soit E un ensemble non vide. A et B sont deux sous-ensembles de E tels que :

A∪B = E et A ∩ B = ∅.

On considère l’application :
F : P(E) → P(A) × P(B)
X 7→ (X ∩ A; X ∩ B)
1. Montrer que F est bijection.
2. Déterminer l’application réciproque F −1 .

Solution : On a F(X) = F(Y )


⇔ (X ∩ A; X ∩ B) = (Y ∩ A,Y ∩ B)

X ∩A = Y ∩A
1. • On montre que F est une application injective. ⇔
X ∩B = Y ∩B
Soit X et Y deux éléments de P(E).
⇒ (X ∩ A) ∪ (X ∩ B) = (Y ∩ A) ∪ (Y ∩ B)
⇒ X ∩ (A ∪ B) = Y ∩ (A ∪ B)
63
⇒ X ∩E =Y ∩E
Application Exercices

0 0
donc F est une application injective. réciproquement, on a F(X ∪Y )
0 0 0 0 
• On montre que F est une application surjective. = (X ∪Y ) ∩ A; (X ∪Y ) ∩ B
0 0 0 0 0 0
Soit (X ;Y ) un élément de P(A) × P(B) et X élé-

= (X ∩ A) ∪ (Y ∩ A); (X ∩ B) ∪ (Y ∩ B)
ment de P(E). 0 0 
= (X ∩ A) ∪ ∅; (X ∩ B) ∪ ∅
0 0 0 0 0 0
On a : F(X) = (X ;Y ) = (X ;Y ) (car X ⊂ A et Y ⊂ B et A ∩ B = ∅)

0 0 d’où F est une application surjective ; et de là F est


⇔ (X ∩ A; X ∩ B) = (X ;Y ) bijective.
0 0
⇔ X = X ∩A et Y = X ∩B
0 0 2. La bijection réciproque de l’application F.
⇒ X ∪Y = (X ∩ A) ∪ (X ∩ B)
0 0
⇒ X ∪Y = X ∩ (A ∪ B) = X ∩ E F −1 : P(A) × P(B) → P(E)
0 0
⇒ X ∪Y = X (car X ⊂ E) (X;Y ) 7→ X ∪Y

32 On considère l’application :

f : N × N −→ N
(x; y) 7−→ 2x (2y + 1) − 1

1. Vérifier que f est une application.


2. Montrer que f est une injection.
3. On considère l’ensemble : (n ∈ N) An = x ∈ N 2x /n + 1 . 2x /n + 1 veux dire que 2x divise le nombre n + 1 .
 

(a) Montrer que An 6= ∅.


(b) Montrer que l’ensemble An est majoré par n + 1.
(c) Déduire qu’il existe x0 de An tel que 2x0 +1 ne divise pas n + 1.
(d) Soit Z un élément de N tel que : n + 1 = 2x0 × Z. Montrer que Z est impair.
(e) Déduire que f est une surjection.
4. Déterminer f −1 (n) pour tout n ∈ N.

Solution : (a) Pour tout n de N, 20 /n + 1, donc 0 ∈ An , d’où :


1. Montrons que f est une application de N × N vers N. An 6= ∅.
Soit x et y deux élément de N. On a 2x (2y+1) ≥ y+1 ≥ 1, (b) Montrons que An est majoré par n + 1.
donc 2x (2y + 1) − 1 ≥ 0. D’où D’après un exercice précédent on a :
(∀α > 0)(∀ ∈ N) (1 + α)n ≥ 1 + nα. Donc
∀(x; y) ∈ N × N 2x (2y + 1) − 1 ∈ N.


(∀x ∈ N) 2x = (1 + 1)x ≥ 1 + xα > x.


Par suite, f est une application de N × N vers N.
2. Montrons que f est injection. On a :
0 0
Soient (x; y) et (x ; y ) deux élément de N × N tels que :
0 0
f (x; y) = f (x ; y ) (∀n ∈ An ) 2x /n + 1 ⇒ (∀n ∈ An ) 2x ≤ n + 1
⇒ (∀n ∈ An ) x ≤ n + 1
0 0 0 0
f (x; y) = f (x ; y ) ⇔ 2x (2y + 1) − 1 = 2x (2y + 1) − 1
0 0 D’où l’ensemble An est majoré par le nombre n + 1.
⇔ 2x (2y + 1) = 2x (2y + 1)
(c) Puisque An 6= ∅, An ⊂ N et An est majoré, alors An
0
0
On suppose que x > x ; on a2x−x (2y + 1) = 2y + 1.
0 admet un élément maximal c’est à dire il existe x0 de
0 0 N tel que :
Puisque x − x > 0, alors 2x−x (2y + 1) est un nombre
0
pair. Par suite 2y + 1 est un nombre pair, ce qui est ab- x0 ∈ An et (∀x ∈ An ) x ≤ x0
0 0
surde car 2y + 1 est un nombre impair. Donc x = x d’où
0 0
2y + 1 = 2y + 1 c’est à dire y = y . Donc, .
0 0 0 0
f (x; y) = f (x ; y ) ⇒ (x; y) = (x ; y ) x0 = max(An ) ⇒ x0 + 1 6∈ An
⇒ 2x0 +1 ne divise pas n + 1
Par suite, f est une injection.
3. On a :An = x ∈ N 2x /n + 1 . Par suite : (∃x0 ∈ An ); 2x0 +1 ne divise pas n + 1.


64
Applications Exercices

(d) Supposons que Z est pair c’est-à-dire D’où :


(∃p ∈ N) Z = 2p. Donc 
x0 x0 +1
(∀n ∈ N) ∃(x0 ; y0 ) ∈ N × N : n + 1 = f (x0 ; y0 )
n + 1 = 2 × 2p = 2 ×p
Par suite, f est une surjection.
D’où : 2x0 +1 divise n + 1 c’est à dire x0 + 1 ∈ An ce qui
est absurde tant que x0 + 1 6∈ An (car x0 = max(An )). 4. Puisque f est une injection et une surjection alors elle est
Par suite Z est un nombre impair. une bijection. Et sa bijection réciproque f −1 est définie
(e) Montrons que f est une surjection. par :
Soit n un élément de N. d’après la question précé-
dente : (∃x0 ∈ An ) n + 1 = 2x0 × Z tel que Z est impair. N ⇒  ×N
N 
Alors : 1 n+1 
n 7−→ max(An ); − 1
(∃x0 ∈ An ) Z = 2y0 + 1 2 2max(An )
Donc :
où :
(∀n ∈ N) ∃(x0 ; y0 ) ∈ N × N : n+1 = 2x0 ×(2y0 +1) An = x ∈ N : 2x /n + 1 .
 

33 On considère l’application définie de R vers R par :

x(1 − x)2
f (x) =
(1 + x2 )2

1 1
1. Vérifier que pour tout x de R∗ : f ( ) = f (x). 3. Montrer que pour tout x de R : f (x) ≤ .
x 4
2. Est-ce que f est une injection ? 4. Est-ce que f est une surjection ?

Solution : La dernière proposition est vraie pour tout x de R∗ . D’où


1. Soit x un élément de R∗ . On a :
1
1 1 2 1 (∀x ∈ R∗ ) f (x) ≤
1 (1 − ) 3
(x − 1)2 x(x − 1)2 4
f( ) = x x = x =
x 1 2 1 (x + 1)2 1
1 + ( )2 4
(x + 1)2 On a de plus : f (0) = 0 ≤ . Par suite :
x x 4
1
D’où : (∀x ∈ R∗ ) f ( ) = f (x). 1
x (∀x ∈ R) f (x) ≤ .
1 4

2. On a : (∀x ∈ R ) f ( ) = f (x).
x 1
1 1 4. On a : (∀x ∈ R) f (x) ≤ . Donc :
On considère x = 2, donc f ( ) = f (2) et 6= 2. D’où f 4
2 2
n’est pas injective. (∀x ∈ R) f (x) 6= 1.
3. Soit x un élément de R∗ . On a :
1 Par suite le nombre 1 n’a pas un antecedent par l’applica-
f (x) ≤ ⇔ 4x(x2 − 2x + 1) ≤ x4 + 2x2 + 1
4 tion f , d’où f n’est pas une surjection.
⇔ x4 − 4x3 + 10x2 − 4x + 1 ≥ 0
1 1
⇔ x2 x2 + 2 − 4(x + ) + 10 ≥ 0
 
x x
1 1
⇔ x2 (x + )2 − 4(x + ) + 8 ≥ 0
 
x x
1
⇔ x2 (x + − 2)2 + 4 ≥ 0
 
x

34 On considère l’application :
f: Z × [0; 1[ −→ R
(n; x) 7−→ n+x

65
Application Exercices

1. Montrer que f est une injection. 3. Déterminer f −1 (x) pour tout x de R .


2. Montrer que f est une surjection.

Solution :
1. Montrons que f est une injection. Donc : ([y]; y − [y]) est un antécédent de y par l’applica-
0 0
Soit (n; x) et (n ; x ) deux éléments de Z × [0; 1[. On a tion f .
0 0 0 0 Réciproquement on a :
f (n; x) = f (n ; x ) ⇔ n+x = n +x
0 0 ([y]; y − [y]) ∈ Z × [0; 1[ et f ([y]; y − [y]) = y.
⇒ [n + x] = [n + x ] Donc (∀y ∈ R)(∃(n; x) ∈ Z×[0; 1[); y = f (n; x). Par suite
0 0
⇒ n + [x] = n + [x ] f est une surjection.
0 0
⇒ n = n (car [x] = [x ] = 0)
0 0 0 0 3. Puisque f est une injection et une surjection, alors elle est
Donc f (n; x) = f (n ; x ) ⇒ (n = n et x = x ) une bijection. Et sa bijection réciproque est :
Donc :
0 0 0 0 f −1 R −→ Z × [0; 1[
f (n; x) = f (n ; x ) ⇒ (n; x) = (n ; x )
x 7−→ ([x]; x − [x])
D’où f est une injection.
2. Montrons que f est une surjection. Soit y un élément de où : [x] est la partie entière du réel x.
R et (n; x) un élément de Z × [0; 1[. On a :
y = f (n; x) ⇔ y = n+x
⇒ n ≤ y < n + 1 (car x ∈ [0; 1[)
⇒ n = [y] et x = y − [y]
Donc y = f (n; x) ⇒ (n; x) = ([y]; y − [y])

35 Soient A et B deux sous-ensembles non vide de E.

f : P(E) −→ P(A) × P(A) g : P(A) × P(A) −→ P(E)


X 7−→ (A\X; A\X) (X;Y ) 7−→ X ∪Y

h : P(E) ⇒ P(E)
X 7−→ X

1. Montrer que h est une bijection et que : h−1 = h. 3. Montrer que g est une bijection.
4. Déduire que f est une bijection et déterminer sa bijec-
2. Montrer que g ◦ f = h. tion réciproque f −1 .

Solution : 3. Montrons d’abord que g est une injection.


0 0
1. Montrons que h est une bijection. Soient (X;Y ) et (X ;Y ) deux éléments de P(A) × P(A).
Soient X et Y deux éléments de P(E). On a : On a :
0 0 0 0
Y = h(X) ⇔ Y = X ⇔ Y = X ⇔ Y = X g(X,Y ) = g(X ;Y ) ⇔ X ∪Y = X ∪Y

D’où : (∀Y ∈ P(E))(∃X ∈ P(E)) : y = h(X). Par suite On a :


0 0
f est une bijection et sa bijection réciproque (X ∪Y ) ∩ A = (X ∪Y ) ∩ A
h−1 : P(E) ⇒ P(E) 0 0
(X ∩ A) ∪ (Y ∩ A) = (X ∩ A) ∪ (Y ∩ A)
X 7−→ X
0 0 0
Comme X ∩ A = X , X ∩ A = X et Y ∩ A = ∅ , Y ∩ A = ∅
D’où : h−1 = h. 0 0
(car Y ⊂ A et Y ⊂ A), alors X = X . De la même façon
2. Montrons que g ◦ f = h. Soit X un élément de P(E). On 0 0 0
on peux montrer que Y = Y . D’où (X;Y ) = (X ;Y ). Par
a: suite g est une injection.
 Montrons que g est une surjection.
(g ◦ f )(X) = g f (X)  Soit Z un élément de P(E). On a :
= g A\X; A\X = (A\X) ∪ (A\X)
= (A ∩ X) ∪ (A ∩ X) = (A ∪ A) ∩ X g(Z ∩ A; Z ∩ A) = (Z ∩ A) ∪ (Z ∩ A)
(g ◦ f )(X) = E ∩ X = X = h(X) = Z ∩ (A ∪ A) = Z ∩ E
0
D’où : g ◦ f = h. = Z /(Z ∩ A; Z ∩ A) ∈ P(A) × P(A )

66
Applications Exercices

D’où : g est une surjection. Et puisque g est une injection Soit (X;Y ) un élément de P(A) × P(A). On a :
alors elle une bijection et sa bijection réciproque est :
g−1 : P(E) −→ P(A) × P(A) f −1 (X;Y ) = (h−1 ◦ g)(X;Y )
X 7−→ (X ∩ A; X ∩ A) f −1 (X;Y ) = h−1 (g(X;Y ))
4. On a : g ◦ f = h ⇔ f = g−1 ◦ h. f −1 (X;Y ) = h−1 (X ∪Y ) = X ∪Y = X ∩Y
Puisque h et g−1 sont des bijections alors f = g−1 ◦ h est
une bijection et sa bijection réciproque est :
Par suite :
f −1 = (g−1 ◦ h)−1
f −1 = h−1 ◦ (g−1 )−1
f −1 = h−1 ◦ g ∀(X;Y ) ∈ P(A) × P(A) f (X;Y ) = X ∩Y .

36 On considère une application f définie de R vers R qui vérifie :

i) f est une injection. 1. Montrer que pour tout x de R : f3 (x) = −x.


ii) f est impaire.
2. Déduire que pour tout x de R : f1998 (x) = x.
iii) (∀x ∈ R) ( f ◦ f ◦ f )(x) = ( f ◦ f )(x) − f (x).
On note fn l’application définie par : 3. Montrer que f est une bijection.

fn = f ◦ f ◦ ... ◦ f . 4. Soit f −1 la bijection réciproque de f . Montrer que


pour tout x de R : f (x) + f −1 (x) = x.
| {z }
n fois

Solution : 3. Montrons que f est une bijection. Puisque f est une in-
1. Soit x un élément de R. On a d’après iii) : jection, il suffit de montrer que f est une surjection.
Pour tout x de R On a : f6 (x) = f ( f5 (x)) = x. Et puisque
( f ◦ f ◦ f )(x) = ( f ◦ f )(x) − f (x) (1) f6 : x 7−→ x est une bijection alors :
En remplaçant x par f (x) dans la relation (1) on déduit (∀y ∈ R)(∃x ∈ R) ; f ( f5 (x)) = y
que :
En prenant x0 = f5 (x) on a :
f ( f ( f ( f (x)))) = f ( f ( f (x))) − f ( f (x)
= f ( f (x)) − f (x) − f ( f (x))
(∀y ∈ R)(∃x0 ∈ R) ; f (x0 ) = y
= − f (x) = f (−x) (d’après iii))

Et puisque f est une injection alors ( f ◦ f ◦ f )(x) = −x. D’où f est une surjection.
D’où f3 (x) = −x. 4. Soit x un élément de R. On a :
2. Soit x un élément de R. On a :
f3 (x) = f ( f (x)) − f (x) = −x
f6 (x) = ( f3 ◦ f3 )(x)
= f3 ( f3 (x)) = f3 (−x) = x C’est à dire ( f ◦ f )(x) + x = f (x) (2).
Et puisque En remplaçant x par f −1 (x) dans la relation (2) on ob-
tient :
f1998 (x) = ( f6 ◦ f6 ◦ ... ◦ f6 )(x),
| {z } ( f ◦ f ◦ f −1 )(x) + f −1 (x) = ( f ◦ f −1 )(x)
333 fois

alors f1998 (x) = x. D’où : (∀x ∈ R) f (x) + f −1 (x) = x.

37 Soit f une application définie de R vers R telle que :



f (xy) = f (x) f (y)
(∀(x; y) ∈ R2 ) :
f (x + y) = f (x) + f (y)

67
Application Exercices

1. Déterminer les valeurs possibles des nombres f (0) et Calculer f (x) en fonction de x.
f (1).
4. (a) Montrer que la fonction f est croissante dans R.
On suppose dans ce qui suit : f (1) = 1.
2. Montrer que : (∀x ∈ Z) f (x) = x. (b) On admet que Q dense dans R, c’est à dire que
p entre deux réels distincts il existe un rationnel.
3. Soit x un rationnel tel que : x = et (p; q) ∈ Z × N∗ . Montrer que : (∀x ∈ R) f (x) = x.
q

Solution : Donc f (qx) = q f (x) = f (p) et f (p) = p (car p ∈ Z).


p
1. En prenant x = y = 0 on a : f (0) = f (0) + f (0) d’où D’où : f (x) = c’est-à-dire f (x) = x. Par suite :
q
f (0) = 0.
En prenant x = y = 1 on a : f (1) = f (1)2 d’où f (1) = 1
ou f (1) = −1 . (∀x ∈ Q) f (x) = x.

2. Montrons par récurrence que : (∀x ∈ N) f (x) = x. 4. (a) Montrons que la fonction f est croissante dans R.
• Pour n = 0 on a : f (0) = 0 est une relation vraie. Soient x et y deux réels tel que : x ≤ y. Montrons que
• On suppose que f (x) = x et on montre que f (x) ≤ f (y).
Puisque x ≤ y alors (∃t ∈ R; y − x = t 2 . Donc
f (x + 1) = x + 1.
On a f (x + 1) = f (x) + f (1) tel que f (1) = 1. Alors : f (y − x) = f (t 2 ) = ( f (t))2 ≥ 0
f (x + 1) = x + 1. Par suite : et
f (y − x) = f (y) − f (x) ≥ 0
(∀x ∈ N) f (x) = x.
Soit x un élément de Z− . Donc −x ∈ N. Donc f (x) ≤ f (y). D’où f est croissante dans R.
D’où : f (−x) = −x. On a (b) Montrons que : (∀x ∈ R) f (x) = x.
0 = f (0) = f (x + (−x)) = f (x) + f (−x) Supposons qu’il existe un réel x0 tel que : f (x0 ) 6= x0 .
On prend par exemple : f (x0 ) < x0 .
Donc f (x) = − f (−x) = −(−x) = x. D’où Puisque Q dense dans R alors il existe un rationnel
r tels que : f (x0 ) < r < x0 , f est croissante dans R
(∀x ∈ Z) f (x) = x.
et r < x0 . Alors f (r) ≤ f (x0 ). D’où r ≤ f (x0 ) (car
p r ∈ Q). Et puisque f (x0 ) < r alors f (x0 ) < f (x0 ) ce
3. Soit x = tel que (p; q) ∈ Z × N∗ . Donc p = qx. On a
q qui est absurde. Donc la supposition est fausse. Par
f (qx) = f (x + x + ... + x) = f (x) + f (x) + ... + f (x) suite :
| {z } | {z }
q fois q fois (∀x ∈ R) f (x) = x.

68

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