FILIERE SCIENCES DE LA VIE
MODULE : GENETIQUE
SVI5
RAPPORT DE GENETIQUE DES POPULATION
Moukhach Khadija G5-2 professeur
Miyara Nabiha G5-2 Fatima Zahra
EL Kourti hemmadi G2-2 ANAIBAR
Année universitaire : 2023-2024
1
Table des matières
INTRODUCTION .......................................................................................................................................1
LA SELECTION NATURELLE ...................................................................................................................2
Les traitements expérimentales :
Cas 1 :
Génération 1
Génération 2
Génération 3
Cas 2 :
Génération 1
Génération 2
Génération 3
Cas 3 :
Génération 1
Génération 2
LA DERIVE GENETIQUE ......................................................................................................................3
Les traitements expérimentales sur :
la fréquence de l'allèle A1 sur 0,1.
la fréquence de l'allèle A1 sur 0.2.
la fréquence de l'allèle A1 sur 0.5.
la fréquence de l'allèle A1 sur 0.8.
la fréquence de l'allèle A1 sur 0,9.
LA MUTATION NATURELLE ....................................................................................................................4
COCLUSION…………………………………………………………………………………………………………………………………5
2
Introduction :
La loi de Hardy Weinberg est la base de la génétique des populations .Elle postule
qu’au sein d’une population panmictique, il existe un équilibre des fréquences
alléliques et génotypiques d’une génération à l’autre, Pour lesquelles les
hypothèses de croisement au hasard, d’absence de sélection naturelle, de dérive
génétique, de mutation et de migration sont valables. Dans la nature, il est difficile
de trouver des populations pour lesquelles toutes ces hypothèses soient valables
pour l’ensemble des gènes. En effet, les populations sont dynamiques et les
changements d’effectifs et de pool de gènes sont fréquents. La loi de Hardy
Weinberg permet d’analyse les populations qui diffèrent de la population idéale.
Pour étudier l’évolution de la fréquence allélique, on utilise logiciel Web
PobGen. Il s'agit d'un programme qui suppose un seul gène et deux allèles, et
permet la simulation des changements de fréquence allélique. L'utilisateur
peut faire varier la fréquence des allèles de départ, la taille de la population, la
valeur sélective, les taux de mutation et de migration et la taille de la population
des goulots d'étranglement
3
La Sélection naturelle :
La sélection naturelle est la principale force qui fait varier les fréquences alléliques
dans les populations à grand effectif, elle est aussi l'une des plus importants facteurs de
changements évolutifs. La sélection naturelle se produit lorsque des individus avec un génotype
particulier acquièrent un certain avantage dans la survie ou la fécondité par rapport aux autres
génotypes.
4
Le traitement experimental
CAS N0 1 : A1 = 0,2
Supposant que les individus du génotype hétérozygote et récessif ont un moyen taux de
survie de 40%, et de 36% pour le génotype dominant et produisent tous en moyenne 10
petits par individus.
Vérification par calcul :
Generation 1:
F (A1) = 0.2 = q F (A2) = 0.8 = p
F(A1A1) = q2 = 0.04 4 F(A1A1) = q2 = 0.04 x 100% 4
F(A1A2) = 2pq = 0.32 32 F(A1A2) = 2pq = 0.32 x 100% 32
F(A2A2) = p2 = 0.64 64 F(A2A2) = p2 = 0.64 x 90% 58
NG (nombre de gamètes) = 4 × 2 + 32 ×2 + 58×2 = 188
Generation 2:
F (A1) = 0.213 = q F (A2) = 0.787 = p
F(A1A1) = q2 = 0.044 4 F(A1A1) = q2 = 0.044 x 100% 4
F(A1A2) = 2pq = 0.335 33 F(A1A2) = 2pq = 0.335 x 100% 34
F(A2A2) = p2 = 0.619 61 F(A2A2) = p2 = 0.619 x 90% 56
NG (nombre de gamètes) = 4 × 2 + 34 ×2 + 56×2 = 188
5
Conclusion :
La fréquence de l’allèle A2 diminue dans la population et la fréquence d’A1 augmente
Generation 3:
F (A1) = 0.226 = q F (A2) = 0.774 = p
F(A1A1) = q2 = 0.049 5 F(A1A1) = q2 = 0.049 x 100% 5
F(A1A2) = 2pq = 0.346 35 F(A1A2) = 2pq = 0.346 x 100 % 35
F(A2A2) = p2 = 0.602 60 F(A2A2) =p2 = 0.602 x 90% 54
Nombre de gamètes = 5× 2 + 35×2 + 53× 2 = 188
Conclusion :
La fréquence de l’allèle A2 continue a diminué dans la population et la fréquence d’A1
augmente
Interprétations des résultats :
D’après le graphe et la vérification de calcule on remarque l’augmentation de la valeur de
f(A1) et la diminution de la valeur de f(A2) au cours des générations.
→ Cette augmentation et diminution est due à la sélection naturelle.
CAS 2 : A1 = 0,2
Supposant que les individus du génotype dominant et hétérozygote ont un moyen taux de
survie de 40%, et de 36% pour le génotype récessif et produisent tous en moyenne to petits
par individu.
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Vérification par calcul :
Génération 1 :
F (A1) = 0.2 = q F (A2) = 0.8 = p
F(A1A1) = q2 = 0.04 4 F (A1A1) = q2 = 0. 04 x 90% 3
F(A1A2) = 2pq = 0.32 35 F(A1A2) = 2pq = 0.32 x 100% 32
F(A2A2) = p2 = 0.64 64 F(A2A2) =p2 = 0.64 x 100% 64
Nombre de gamètes = 3 × 2 + 32× 2 + 64 × 2 = 198
Génération 2 :
F (A1) = 0.19 = q F (A2) = 0.81 = p
F(A1A1) = q2 = 0.036 4 F (A1A1) = q2 = 0. 036 x 90 3
F(A1A2) = 2pq = 0.308 31 F(A1A2) = 2pq = 0.308 x 100 31
F(A2A2) = p2 = 0.656 65 F(A2A2) =p2 = 0.656 x 100 65
Nombre de gamètes = 3× 2+ 31 × 2 + 65× 2 = 198
Conclusion :
La fréquence de l’allèle A1 diminue dans la population et la fréquence d’A2 augmente
Génération 3 :
F (A1) = 0.187 = q F (A2) = 0.813 = p
F(A1A1) = q2 = 0.035 4 F (A1A1) = q2 = 0. 035 x 90 3
F(A1A2) = 2pq = 0.304 30 F(A1A2) = 2pq = 0.304 x 100 30
F(A2A2) = p2 = 0.661 66 F(A2A2) = p2 = 0.661 x 100 66
Nombre de gamètes = 3 × 2 + 30× 2 + 66× 2 = 198
Conclusion :
La fréquence de l’allèle A1 continue a diminué dans la population et la fréquence d’A2
augmente
Interprétations des résultats :
D’après le graphe et la vérification de calcule on remarque la diminution de la valeur de f(A1)
et l’augmentation de la valeur de f(A2) au cours des générations.
→ Cette augmentation et diminution est due à la sélection naturelle
CAS N03 : A1 = 0,2
Supposant que les individus du génotype dominant et hétérozygote ont un moyen taux de
survie de 40% et produisent tous en moyenne 10 petits par individu, et que le taux de
survie pour le génotype récessif est nul. 7
Vérification par calcul :
Génération 1 :
F(A1) = 0.2 = q F(A2) = 0.8 = p
F(A1A1) = q2 = 0.04 4 F(A1A1) = q2 = 0. 04 x0 0
F(A1A2) = 2pq = 0.32 32 F(A1A2) = 2pq = 0.32 x 100 32
F(A2A2) = p2 = 0.64 64 F(A2A2) =p 2 = 0.64 x 100 64
Nombre de gamètes = 0× 2 + 32 × 2 + 64 × 2 = 192
Génération 2 :
F (A1) = 0,167 = q F (A2) = 0.833 = p
F(A1A1) = q2 = 0.028 3 F(A1A1) = q2 = 0.028 x0 0
F(A1A2) = 2pq = 0.278 27 F(A1A2) = 2pq = 0.278 x 100 27
F(A2A2) = p2 = 0.694 69 F(A2A2) =p2 = 0.694 x 100 69
Nombre de gamètes = 0× 2 + 27 × 2 + 69 × 2 = 192
Conclusion :
La fréquence de l’allèle A1 diminué dans la population et la fréquence d’A2 augmente
Interprétations des résultats :
D’après le graphe et la vérification de calcule on remarque la diminution de la valeur de f(A1) et
l’augmentation de la valeur de f(A2) au cours des générations. → Cette augmentation et diminution
est due à la sélection naturelle
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La dérive génétique :
Dérive génétique processus par lequel les fréquences alléliques changent dans les
populations à cause de biais aléatoires d’échantillonnage dans la transmission des allèles d'une
génération à l'autre.
Si les premiers travaux sur le sujet, à commencer par ceux de Darwin, proposaient que le tri
entre les variant soit l'œuvre des sélections naturelle et sexuelle, il a depuis été établi que le
hasard joue également un rôle très important dans l'évolution des fréquences alléliques. En
1968, Motoo Kimura introduisit la théorie neutraliste de l’évolution : de nombreux allèles ne
sont ni avantageux, ni désavantageux, et donc ne sont pas ou peu soumis à la sélection (allèles
neutres : par exemple les allèles résultant de mutation synonymes). Leur devenir ne dépend que
du taux de mutation et de ce qui a été appelé la dérive génétique.
Expérience1 :
Nous allons mener une expérience pour évaluer l'effet de la dérive génétique sur le changement
des fréquences alléliques chez une population de 20 individus. En changeant à chaque fois la
fréquence de l'allèle A1
• Réglez la fréquence de l'allèle A1 sur 0,1.
• Réglez la fréquence de l'allèle A1 sur 0.2.
• Réglez la fréquence de l'allèle A1 sur 0.5.
• Réglez la fréquence de l'allèle A1 sur 0.8.
• Réglez la fréquence de l'allèle A1 sur 0,9.
Solution :
Pour le nombre d’individus de la population = 20:
9
Interprétation :
Dans le cas où la fréquence de l'allèle A1 est de 0,1 dans une population de taille 20, on constate
que sa fréquence dans une population hypothétiquement infinie reste basse et stable à 0,1.
Cependant, il est observé que la fréquence de l'allèle A1 diminue rapidement vers zéro dans
cette population, un phénomène qui peut s'expliquer par sa présence dans le génotype
hétérozygote. Simultanément, la fréquence de l'allèle A2 s'établit rapidement dans la
population, atteignant sa valeur maximale de 1, soulignant ainsi la prédominance de l'allèle A2
dans la population.
POUR F1 (A1)= 0,1
Nombre de fois A1 0 0 1 0 0
a été fixé
Temps moyen - - G56 - -
jusqu’à la fixation
de l’allèle A1
Temps moyen G18 G13 - G133 G9
jusqu’à la fixation
de l’allèle A2
10
Interprétation :
Après l'analyse de ce graphique, il est observé que la fréquence de l'allèle A1 dans la population
totale demeure constante à 0,2. Initialement, la fréquence de l'allèle A2 était de 0,8, mais une
diminution suivie d'une augmentation est constatée jusqu'à la génération 55, où elle se stabilise
à une fréquence de 1. En revanche, la fréquence de l'allèle A1 tend vers zéro lorsque la
fréquence d’A2 atteint son maximum de 1.
POUR F(A1)= 0,2
Nombre de fois 0 0 1 0 1
A1 a été fixé
Temps moyen - - G143 - G65
jusqu’à la fixation
de l’allèle A1
Temps moyen G55 G236 - G45 -
jusqu’à la fixation
de l’allèle A2
Interprétation :
Dans ce contexte, on observe que la fréquence de l'allèle A1, dans une population
hypothétiquement infinie, se stabilise à la moitié de sa valeur initiale, soit 0,5. Bien que l'allèle
11
A1 commence avec une fréquence de 0,5, une variation rapide se produit au fil des générations,
entraînant un déclin progressif jusqu'à son élimination totale vers la génération 60. En revanche,
la dynamique est inverse pour l'allèle A2, qui s'établit dans la population avec une fréquence de
1.
Pour F(A1)= 0,5 :
Nombre de fois 1 1 1 0 0
A1 a été fixé
Temps moyen G11 G12 G14 - -
jusqu’à la fixation
de l’allèle A1
Temps moyen - - - G35 G39
jusqu’à la fixation
de l’allèle A2
Interprétation :
Dans cette situation, la fréquence de l'allèle A1 dans l'ensemble de la population est de 0,8.
Initialement, la fréquence de l'allèle A2 était maximale, fixée à 0,8. Au fil des générations, on
observe son intégration progressive dans la population, atteignant une fréquence de 1 vers la
génération 16. En revanche, pour l'allèle A1, dont la fréquence initiale était minimale à 0,2, on
constate une diminution au fil des générations. En d'autres termes, l'allèle A2 commence à être
éliminé de la population, atteignant finalement une fréquence de 0.
Pour F(A1)= 0,8 :
Nombre de fois 1 1 1 0 0
A1 a été fixé
Temps moyen G11 G12 G14 - -
jusqu’à la fixation
de l’allèle A1
Temps moyen - - - G35 G39
jusqu’à la fixation
de l’allèle A2
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Interprétation :
Suite à l'analyse de ce graphique, il est observable que la fréquence initiale de l'allèle A1 dans
la population est de 0,9. Après une baisse temporaire, sa fréquence a augmenté, témoignant
d'une prédominance de l'allèle A1 dans la population, atteignant finalement une fréquence de
1. En revanche, pour l'allèle A2, bien qu'il ait connu une légère augmentation, sa fréquence a
progressivement décliné, atteignant une valeur proche de zéro vers la génération 20
Pour F(A1)= 0,9 :
Nombre de fois 1 1 1 0 1
A1 a été fixé
Temps moyen G5 G17 G44 - G276
jusqu’à la fixation
de l’allèle A1
Temps moyen - - - G241 -
jusqu’à la fixation
de l’allèle A2
Pour le nombre d’individus de la population = 20000 :
Interprétation :
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Au sein de cette population ayant un effectif de N = 20 000 et soumise aux mêmes conditions,
l'allèle A1 présente une fréquence maximale de 0,9 et une fréquence minimale de 0,1 au cours
des générations.
Interprétation :
Après l'exécution de ce cas, avec une fréquence initiale de l'allèle A1 égale à 0,2, on observe
une augmentation graduelle au fil des générations, bien que la croissance soit modérée mais
significative. Simultanément, on constate une diminution légère de l'allèle A2 au sein de la
population au cours des générations.
14
Interprétation :
Lorsque la fréquence initiale de l'allèle A1 est de 0,5, on observe que les fréquences des deux
allèles restent fondamentalement constantes autour de 0,5au cours des générations.
Interprétation :
Lorsque la fréquence de l'allèle A1 atteint 0,8, on note une augmentation progressive au cours
des générations, simultanément à une diminution de la fréquence de l'autre allèle. Ainsi,
l'allèle A1 s'intègre graduellement dans la population, tandis que la fréquence de l'autre allèle
décroît.
Interprétation :
Dans cette situation, où la fréquence de l'allèle A1 est de 0,9, on constate que sa fréquence
demeure constante autour de cette valeur. De même, pour l'allèle A2, dont la fréquence est de
0,1, elle reste pratiquement inchangée au fil des générations.
Conclusion générale :
En comparant deux cas de population, l'un comprenant 20 individus et l'autre 20 000, on
remarque que des variations significatives dans les fréquences alléliques surviennent lorsque
l'effectif est restreint. À l'inverse, dans le cas d'un effectif plus élevé, les fréquences des deux
allèles demeurent principalement constantes, mettant en évidence l'influence de la taille de
la population sur la stabilité des fréquences alléliques et la dérive génétique.
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MUTATION GÉNÉTIQUE
La mutation dans une population, le pool de gènes est brassé à chaque génération
pour produire de nouveaux génotypes dans la descendance. L`énorme réserve génétique
présente dans le pool de gènes permet aux croisements mendéliens et à la recombinaison de
produire en permanence de nouvelles combinaisons génotypiques, mais ces croisements t ces
recombinaisons ne produisent pas de nouveaux allèles. Seule la mutation qui permet la
création de nouveaux allèles, et l'évènement mutationnel se produit au hasard.
En analysant l'évolution de cette situation, on observe une diminution de la fréquence de
l'allèle A1 consécutive à la mutation, manifestant une tendance à décroître au fil des
générations. Initialement établie à 0,7 à la génération 0, la fréquence de l'allèle A1 décline
progressivement, tandis que l'autre allèle connaît une augmentation, aboutissant à une
prédominance de l'allèle A2 vers la génération 340. Ainsi, il apparaît que la mutation exerce
un impact significatif sur les fréquences alléliques au sein de la population étudiée.
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Conclusion
L’adaptation d’une population représente donc un changement de la composition génétique.
Bien entendu, une population peut disparaître, si parmi ses individus, aucun ne possède les
caractéristiques génétiques lui permettant de vivre et de se multiplier dans un nouveau milieu.
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