Cours CH5
Cours CH5
Jamel-Eddine BELGAIED
Chimie Analytique ?
o Identification, quantification d’un composé, d’une espèce chimique dans un échantillon.
o C’est-à-dire, répondre à des questions comme:
i. Dans le domaine des matériaux:
Combien de carbone, de chrome dans un acier?
Combien de silicium dans un semi-conducteur?
ii. En géologie
Combien de soufre dans un gaz naturel?
Combien d’uranium dans un phosphate naturel?
iii. En agronomie
Combien de carbone organique dans un sol?
Combien d’azote dans un engrais?
iv. Dans le domaine agro-alimentaire
Combien d’azote protéique dans une farine?
v. Dans le domaine de l’environnement
Combien de plomb, d’aluminium dans une eau?
Combien de chrome dans le sol d’une friche industrielle?
vi. En Médecine, en histoire, en archéologie
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Identification, quantification
Jamel-Eddine BELGAIED
Identification…jusqu’où?
Jamel-Eddine BELGAIED
Quantification…jusqu’où?
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Identification, quantification?
pas seulement
- une action est généralement prévue (dépollution,
détoxication, valorisation);
- ce qui nécessite le choix des réactifs convenables et des
milieux réactionnels les plus adaptés.
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Milieux réactionnels
Milieux aqueux très dilués.
Milieux aqueux à forces ioniques élevée.
o eau naturelle, eau de mer…
Milieux à concentration imposée (milieux tampons)
o en proton
o en ligand
o milieux à potentiel fixé
milieux très concentrés en acide ou en base qui ne se comportent plus comme
des milieux aqueux:
o solutions industrielles d’acide phosphorique (5; 11,5 M)
milieux eau-solvant organique
o mélange eau-méthanol….)
milieux organiques
o méthanol, tetrahydrofurane…
sels fondus
o chlorure de lithium 59% + chlorure de potassium 41% à 450°C.
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Analyse de la réactivité des espèces
Les réactifs A et B donnent lieu à la formation des produits C et D:
C
a g i
C
i
Avec: 0
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Coefficient d’activité g
traduisent l’interaction des espèces entre-elles
traduisent l’interaction des espèces avec celles du solvant.
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Equations pour le calcul des coefficient d’activité
Debye Hückel:
log g Az I i
2
i
12
I 10 2.3
Güntelberg: 1 BaI
i i 12
I 12
log g Az 2
I 10 1
i
1 I
i 12
o équivalente à la loi de Debye Hückel étendue avec une valeur de a = 3
Davies: I 12
log g Az
2
0.2 I 1
I 10
1 I
i i 12
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Comparaison de valeurs de coefficients d’activité
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Constante thermodynamique K
Expression – Ordre de Grandeur
Si à l’équilibre:
- C et D sont majoritaire: C et D forment un mélange chimiquement stable;
- A et B ne sont plus présents qu’à des faibles concentrations par rapport
aux concentrations initiales.
• La réaction est quantitative: sa constante thermodynamique est >> 1
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Constante thermodynamique K
Expression – Ordre de Grandeur
Si à l’équilibre:
- C et D restent majoritaires
- A et B ne sont formés qu’à des faibles concentrations.
• La réaction est peu quantitative: K << 1
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Limites du cours
• Réactivités des espèces engagées dans les réactions:
Echange de protons Réaction acide base
Echange de ligand Réaction de complexation
Echange d’électrons Réaction d’oxydo-réduction (rédox)
Précipitation, solubilisation
• Milieux aqueux:
faiblement concentrés: g très voisin de 1
homogènes ou hétérogènes
pL fixé
évolution des propriétés rédox en fonction du pH;
évolution des propriétés complexantes en fonction du pH
pH fixé
évolution des propriétés rédox en fonction de pL.
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Méthode de travail
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Réaction d’échange de Ligand L
• entre 2 couples: donneur accepteur de L
Complexe accepteur conjugué
ML M
o ou l’équilibre de formation: M + L ML
b = 1/Kc
• la constante de la réaction d’échange du ligand L: réaction de complexation ou
de coordination dépend des valeurs de Kc (ou b) des 2 couples mis en jeu.
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Quelques définitions
• complexes (ou composé de coordination):
o édifice polyatomique constitué par un ion ou un atome central autour
duquel sont coordinés des ligands, la structure ainsi formée pouvant être
neutre ou chargée.
• Ligand:
o ion ou molécule qui forme une (des) liaison(s) covalente(s) avec un cation
ou un atome de métal neutre en donnant une (des) paire(s) d’électrons qui
est (sont) mise(s) en commun.
Ligand unidentate: ligand possédant 1 groupe donneur
Ligand bidentate: ligand possédant 2 groupes donneurs
……
Ligand hexadentate: Ligand possédant 6 groupes donneurs.
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Quelques définitions suite)
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Particules ligand L
Ligand Accepteur M Complexe ML
F- Fe3+ FeF2+
Cl- Cu2+ CuCl+, CuCl2
NH3 Cu2+ Cu(NH3)62+
RCOO- M+ RCOOM
NH2-CH2-CH2-NH2 Ag+ Ag(en)2+, Ag(en)3+
EDTA (Y4-) Ni2+ NiY2-
Fe3+ FeY-
…
…
…
NTA
…
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Réaction d’échange de ligand L
• couple ML/M:
- caractérisation thermodynamique:
o constante de dissociation: Kc pKc
o constante de formation b1 logb1
o échelle pL et pM
o concentration des espèces à l’équilibre en solution aqueuse:
diagramme de Flood pL = f(-logC0)
diagramme de Sillén log[ ] = f(pL)
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Echelle pL
L ML M + L
Donneur fort Kc = [M]*[L]/[ML] dissociation
Complexe peu stable pKc = logb1
M + L ML
b1 = [ML]/[M]*[L]
ML M
pKc = log b1
Donneur Accepteur
Complexe peu stable:
Kc grand pKc: petit
b1 petit log b1 petit
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Echelle pL et pM
ML donneur de L ML donneur de M
L M
Donneur fort
pKc = logb1
Complexe peu stable
ML M ML L
Donneur Accepteur
Donneur Accepteur
Donneur faible
Complexe stable pM
pL
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Complexation multiples: complexes MLn
• constantes de dissociation successives partielles: k1, k2, ……, kn
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Relation pk1, …pkn, log b1…logbn
• b1 = 1/k1 log b1 = pk1
• b2 = [ML2]/[M][L]2
= [ML2]*[ML1]/[ML1] [L] [M] [L]
= (1/k2)*(1/k1) log b2 = pk2 + pk1
• b3 = [ML3]/[M][L]3
= [ML3]*[ML2]/[ML2] [L] [M][L]2
= (1/k3)* b2 log b3 = pk3 + pk2 + pk1
• ….
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Exemple 1: complexes de Cd2+ avec C2O42-
• les données log b1 = 6.2 et log b2 = 9.4 signifient qu’il y a 2 complexes stables:
CdC2O4 et Cd(C2O4)22-
Log(C2O4)2-
-logb1 -(logb2-logb1)
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Exemple 1: complexes de Cd2+ avec C2O42-
• les données log b1 = 6.2 et log b2 = 9.4 signifient qu’il y a 2 complexes stables:
CdC2O4 et Cd(C2O4)22-
p(C2O4)2-
pk2 pk1
logb2-logb1 logb1
Concentration faible en (C2O4) 2- Concentration élevée en (C2O4) 2-
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Exemple 2: complexes de Ag+ avec Cl-
• La donnée log b2 = 5.2 signifie qu’il y a un complexe stable AgCl2-
AgCl2- Ag+
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Exemple 3: complexes de Ag+ avec (en)
en = Ethylène diamine
• La donnée log b2 = 7.7 et log b3 = 9.7 signifie qu’il y a deux complexes stables :
Ag(en)2+ et Ag(en)3+
2.0 3.85
Log b3 – log b2 log b2 / 2
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Diagramme de Flood
• Donne, pour un complexe ML caractérisé par pKc (ou log b1) , pL (= - log L) en
fonction de la concentration initiale C0 de ML: diagramme pL = f(logC0)
• Analogie avec l’échange de proton: diagramme pH = f(logC0)
lecture de pL caractérisant l’équilibre dans l’eau pure
même informations concernant le type de comportement:
ML donneur faible, donneur moyen, donneur fort de L
le diagramme de Flood n’est pas nécessaire lorsque le complexe
envisagé est caractérisé par une valeur log b1 élevée : complexe très stable
se comporte comme un donneur faible de L, quelle que soit sa
concentration initiale.
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Diagramme de Sillèn
• Donne, en fonction du pL imposé au milieu réactionnel, pour une concentration
totale CT en espèces M et ML:
o [M] et [ML]
o log [M] et log [ML] diagramme log - log
• relations:
o CT = [M] + [ML]
o KC = [M] [L] / [ML] = 1 / b1
• équations permettant la construction des diagrammes
o CT = [ML] { 1 + (KC/L)} = [ML] { 1 + (1 / (b1 * [L])}
[ML] = f(pL)
log [ML] = f(pL)
• équations permettant la construction des diagrammes
o CT = [M] { 1 + (L/KC)} = [M] { 1 + ( (b1 * [L])}
[M] = f(pL)
log [M] = f(pL)
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Diagramme de Sillèn [ML] et [M] = f(pL)
[] ML M
M ML
pL
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Diagramme de Sillèn log[ML] et log[M] = pL
Log [ ]
ML M
ML
pL
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Diagramme de Sillèn
• log [M] = f(pL) Construction rapide
•[M] = CT / (1 + [L]/KC)
Si [L]/KC <<<1 donc pL >>>pKC
- [M] = CT
- log [M] = log CT
- droite horizontale ordonnée à l’origine = log CT
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Diagramme de Sillèn
• log [ML] = f(pL) Construction rapide
•[ML] = CT / (1 + KC / [L])
Si KC / [L]<<<1 donc pL <<<pKC
- [ML] = CT
- log [ML] = log CT
- droite horizontale ordonnée à l’origine = log CT
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Diagramme de Sillèn: construction rapide
pKc
ML M
Pente = +1 Pente = -1
M
Ordonnée à l’origine
ML
Log CT - pKC
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Diagramme de Sillèn
• donnent, en fonction du pL imposé au milieu réactionnel, pour une construction
totale CT des espèces M(I),
-[ML2], [ML1] et [M] diagramme [ ] = f(pL)
- log[ML2], log[ML1] et log[M] diagramme log [ ] = f(pL)
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Diagramme de Sillèn
Diagramme de répartition des espèces ML2/ML1/M. logb1 = 10.0, logb2 = 15.0, CT =
10-2 mol/L
0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14
LogCT = -2.0 -2
ML2
-4
-6
-10
-14
-16
LogCT-(pk1+pk2) = -17.0
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Lecture du diagramme de Sillén (log-log)
• Lecture 1:
pour une valeur de pL donnée: Lecture de log[ML] et Log[M].
• Lecture 2:
pour une solution ML ou ML + M dans l’eau: lecture de log[ML], log[M] et de
pL
• Exemple:
FeF2+: logb1 = 5.5
FeFX2: CT = 10-2 mol/L
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Lecture du diagramme de Sillén (log-log)
Log[FeF2+], Log[Fe3+] en fonction de pF. FeF2+ logb1 = 5.5 et CT = 0.01 Mol/L
0
pF
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
-1
FeF2+
Fe3+
-2
-3
log[ ]
Série1
Série2
-4
-5
-6
-7
Jamel-Eddine BELGAIED
Lecture du diagramme de Sillén (log-log)
[FeF2+] dans l’eau. FeF2+ logb1 = 5.5 et CT = 0.01 Mol/L
• Conservation de la masse:
[FeF2+] + [Fe3+] = [X-]/2 = 10-2 mol.L-1
• Electroneutralité:
2* [FeF2+] + 3 [Fe3+] = [X-] + [F-]
• Par différence:
[Fe3+] = [F-]
pF = 3.75
0
pF
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Log [FeF2+] = -2 -2
-6
Série2
Série3
-8
-10
-12
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Lecture du diagramme de Sillén (log-log)
FeFX2 C0 = 10-2 mol.L-1 dans H2O; FeF2+: logb1 = 5.5
• ces résultats sont les mêmes que ceux qui peuvent être obtenus à partir du
diagramme de Flood .
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Réaction d’échange de ligand L
Entre le donneur M1L et l’accepteur M2
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Réaction d’échange de ligand L
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Réaction d’échange de ligand L: quantitativité
• Réaction à 4 termes M1L + M2 M1 + M2L
• K = 10(pKc2 – pKc1)
• réaction à 4 termes
• réaction quantitative à 1% près:
cela signifie qu’à l’équilibre,
x = 0.99
(1-x) = 10-2
donc K ~ 104 et pKc2 – pKc1 = 4
x est indépendant de K;
x est dépendant de C0x
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Réaction d’échange de ligand L: quantitativité
• réaction à 3 termes
• réaction quantitative à 1% près:
cela signifie qu’à l’équilibre,
x = 0.99
(1-x) = 10-2
donc KC0 ~ 104
• préparation
-Mélange d’un donneur ML et de l’accepteur conjugué M
en concentrations égales: on a alors pL = pKc
en concentrations du même ordre de grandeur on a alors:
pL = pKc + log[M]/[ML]
• exemple
Milieu tampon de Fe3+:
mélange FeF2+ F-
- 10-2 mol.L-1 10-2 mol.L-1 pFe3+ = 5.5
- 10-2 mol.L-1 4 10-2 mol.L-1 pFe3+ = 5.5 + log4 = 6.1
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Obtention de l’or
Les mines et le minerais contenant de l’or
Dans les minerais, l’or est très souvent présent à l’état natif (forme métallique),
allié au cuivre ou parfois au bismuth.
Les minerais sont classés en fonction des autres composés associés à l’or, la
présence de ces composés pouvant se révéler délicate dans une politique
d’extraction.
On distingue ainsi l’or libre de l’or associé à des sulfures de fer (pyrite FeS ou
pyrrhotite Fe1−xS), de l’or associé à des sulfures d’arsenic (arsénopyrite ou
mispickel FeAsS) ou encore de l’or associé à des sulfures d’antimoine (Sb2 S3).
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Obtention de l’or (suite)
Traitements mécaniques et physiques
• gravimétrie dans 10 % des cas (ceci concerne l’or
alluvial (les placers) dont les particules ont une taille supérieure à 75 μm).
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Obtention de l’or (suite)
La voie hydrométallurgique
• représente 80% de la production mondiale
Broyage du minerai et flottation: La flottation permet une élimination de
sulfures métalliques par injection du minerai en solution aqueuse en présence
d’agents tensio-actifs
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Obtention de l’or (suite)
Le potentiel relatif au couple O2/H2O
pour un pH voisin de 10 et pour une
pression partielle en dioxygène égale à
0,2 bar est donnée par :
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Obtention de l’or (suite)
Cémentation
Le complexe aurocyanure est traité lors d’une étape de cémentation (procédé
MERRILL-CROWE qui représente 40 % de la production mondiale) par du zinc
en poudre. Au cours de cette réaction, le zinc est oxydé au nombre
d’oxydation +II sous la forme de complexe [Zn(CN)4]2−. La réaction envisagée
s’écrit :
2 AuCN 2 2Zn( s) 4CN 2 H 2 O 2 ZnCN 24 2 Au ( s ) H 2 2OH
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Complexation et oxydoréduction
La formation de complexes agit sur les propriétés oxydo-réductrices. En général, il y
a une diminution du pouvoir oxydant en relation avec la stabilisation du complexe.
On traduit l’évolution du potentiel par un diagramme E’0 = f(pX).
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Complexation et oxydoréduction
Complexation de Fe3+ par les ions Fluorures (F-) (suite)
0 Fe 3
Fe
3
CFe3
totale
E EFe 3
/ Fe 2
0,059 log
Fe 2
avec
1
F
KD
Soit:
CFe3
0 totale
E 0,059 log
EFe 3
/ Fe 2
1
F 2
Fe
K D
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Complexation et oxydoréduction
Complexation de Fe3+ par les ions Fluorures (F-) (suite)
0 1 CFe 3 totale
Soit: E EFe 3
/ Fe 2
0,059 log
1 F
0,059 log
C
Fe 2
K D
'0
EFe 3
/ Fe 2
'0
CFe3
E EFe 3
/ Fe 2
0,059 log totale
CFe 2
'0 1
0,77 0,059 log
Donc EFe 3
/ Fe 2
1
F
KD
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Complexation et oxydoréduction
Complexation de Fe3+ par les ions Fluorures (F-) (suite)
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Complexation et oxydoréduction
Complexation de Fe3+ par les ions Fluorures (F-) (suite)
'0
EFeF 2
est le potentiel normal apparent pour pF- < 5,2
/ Fe
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Complexation et oxydoréduction
Cas du cobalt +III
0
Le potentiel standard du couple Co 3 / Co 2 1,83 V est
E très élevé; en
conséquence, les ions Co3+ ne sont pas stables dans l’eau: ils oxydent l’eau avec
dégagement d’oxygène selon:
2Co3 H 2O 2Co 2 2 H
Cependant, dans l’exemple qui suit on pourra vérifier que la complexation des ions
Co3+ provoquant une diminution du potentiel; celui-ci n’est plus oxydant vis-à-vis
de l’eau et les complexes du Co3+ deviennent très stables dans l’eau.
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Complexation et oxydoréduction
Cas du cobalt +III
Co3 e Co 2 0
ECo 3 / Co 2 1,83 Volt 1
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Complexation et oxydoréduction
Cas du cobalt +III (suite)
0 Co 3
De (1) on écrit: E ECo 3
/ Co 2
0,059 log
Co 2
On présence d’EDTA on a:
CoY Co
4
3 3 1 CoY Co3 1 Y
CCo 3
total
Co
Co3
K D2
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Complexation et oxydoréduction
Cas du cobalt +III (suite)
Y 4
1
KD CCo 3 total
0
E ECo 0,059 log 1
0,059 log
3
/ Co 2 4 CCo 2 total
Y
1
K
D2
'0
ECo 3
/ Co 2
Y 4 Y 4
'0
ECo 0
ECo 0,059 log1 0,059 log1
3
/ Co 2 3
/ Co 2 KD KD
1 2
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Complexation et oxydoréduction
Cas du cobalt +III (suite)
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Complexation et oxydoréduction
Cas du cobalt +III (suite)
1
Y 4
mais 1
Y
4
K D1 KD2
'0 0 4
ECo 3 2
total / Co total
E 3
Co / Co 2 0,059 pK D2 0,059 pY
'0 4
ECo 3 2
total / Co total
0, 294 0,059 pK D2
0, 059 pY
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Complexation et oxydoréduction
Cas du cobalt +III (suite)
Pour pY4- << pKD2:
1
Y
4
et 1
Y 4
KD2 K D1
'0
ECo 3 2
total / Co total
E 0
Co 3 / Co 2
0,059 pK D1 pK D2
On peut constater qu’une faible quantité d’EDTA (10-16,3 mol.L-1) est suffisante pour
faire descendre le potentiel du couple dans la zone de stabilité de l’eau (à pH > 11:
-0,9 Volt < zone de stabilité de l’eau < 1 Volt)
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