0% ont trouvé ce document utile (1 vote)
123 vues30 pages

Dieux Gaulois Anciens et Symboles

Le document décrit plusieurs dieux gaulois anciens tels que Belenos, Cernunnos et Dagodeuos ainsi que leurs symboles. Il contient également des informations sur les symboles celtiques et la représentation des dieux.

Transféré par

z74h80st2
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (1 vote)
123 vues30 pages

Dieux Gaulois Anciens et Symboles

Le document décrit plusieurs dieux gaulois anciens tels que Belenos, Cernunnos et Dagodeuos ainsi que leurs symboles. Il contient également des informations sur les symboles celtiques et la représentation des dieux.

Transféré par

z74h80st2
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Cinquième lune: La lune fleuries

La joie de la lumière

Découvrir les Dieux anciens

Par Morgane Lafey

1/30
Table des matières
1. Introduction............................................................................................ 3
2. Les Dieux Gaulois anciens ...................................................................... 3
Belenos ................................................................................................... 3
Cernunnos .............................................................................................. 4
Dagodeuos .............................................................................................. 6
Les symboles du Dieu Dagodeuos.......................................................................... 7
Dis-(p)ater ............................................................................................... 9
Esus ...................................................................................................... 9
Lugos ou Lug .........................................................................................10
Les symboles liés à Lugus......................................................................................11
Ogmios...................................................................................................14
Sucellos .................................................................................................15
Taranis ..................................................................................................16
Teutatès ou Toutatis ..............................................................................17
3 .Les symboles gaulois et celtiques ...........................................................18
4. La représentation des Dieux...................................................................21
[Link] relation avec les dieux ........................................................................22
6. Les mains dans la Terre .........................................................................25
Expérience A : Votre temple....................................................................25
Expérience B : Mieux connaître les Dieux et les déesses .........................25
Expérience C : Méditation sur les Dieux et les Déesses ...........................25
Expérience D : A la rencontre de vos racines...........................................28
8. Bibliographie..........................................................................................29
1. INTRODUCTION
Les religions païennes actuelles mettent souvent évidence la Déesse et les Déesses.
C'est un travail important à mon avis. Cependant, la Tradition celtique a un panthéon
riche et pour cause: la vie humaine comprend de nombreux aspects que nous
rangeons par simplification dans un domaine féminin ou masculin. Les Dieux et
Déesses sont des aspects de la Source Primordiale, tous fils et filles de Dana, Ana ou
Danu (selon ses appellations). L'aspect masculin du Divin souvent prié en tant
qu'unique principe dans les religions du livre, est également fondamental dans la
Tradition celtique. Elle représente diverses facettes de l'homme archétypal dans ce
qu'il peut avoir de fort, de bestial, de courageux, mais aussi de fin, d'intellectuel, de
sensitif, de créatif et j'en passe...
L'homme celte c'est le guerrier, le héros, le paysan, le forgeron, mais aussi le Roi, le
Druide, Taliesin. En lui, se mélangent avec subtilité le pire et le meilleur comme en
chaque femme.
Pour trouver l'harmonie en nous, nous devrons travailler avec ses souffles Divins,
avec leurs forces qu'il nous faudra faire nôtres au cours de notre parcours spirituel.
L'alchimie de l'humain est sacrée en elle-même. Nous le découvrons en faisant la
connaissances des Dieux en nous et dans le Cosmos.

2. LES DIEUX GAULOIS ANCIENS


Belenos

Son nom signifie le « Brillant ». Il semblerait que ce soit un dieu solaire associé au feu
et à la guérison des maladies. On dit que c'est le fils de Taranis.
Souvent assimilé à Apollon, c'est un jeune Dieu lumineux. « Il est souvent représenté
avec des éléments qui ont trait à la lumière, ou au cheval et à la navigation,
représentations récurrentes de la course du soleil dans le ciel. On le trouve sous les
noms de Belenos ou Belinus, soit «le brillant», ou encore de Grannus, «le
Rayonnant». » Thierry Luginbühl
Ce rapport avec la lumière peut expliquer que Beltane, la fête celtique du 1er mai,
signifie les feux de Bel. En effet, c'est une fête qui marque la saison claire en pleine
croissance. La nature explose de tous les côtés. Ainsi, il serait peut-être intéressant de
faire plus participer Belenos à cette fête qui est de nos jours célébrée par toute sorte
de païens. Je pense que la Wicca l'a fait dévier de sa symbolique originelle même si
son sens est gardé.
Il est aussi représenté sur les monuments antiques avec la tête rayonnante et la
bouche ouverte comme rendant des oracles.
On a retrouvé des objets et inscriptions liés à Belenos dans toute Gaule et
énormement en Italie.
Il est probable que Maponos et Belenos ne fasse qu'un...Il pourrait être le fils de la
Déesse Mère, car Maponos incarne l'aspect jeune du Dieu Belenos.
On dit que le genêt est dédié à Belenos.

Visage en pierre de Belenos

Cernunnos

Le nom du vieux dieu « cornu » aux bois de cerf, Cernunnos n'est connu que par 4
inscriptions : celle du célèbre pillier des Nautes à Paris, une en écriture grecque de
Gaule méridionale (Carnonos), et deux du pays de Trévire (Cernunicus), sur des
tabulae ansatae.
On retrouve pourtant ses représentations chez plusieurs peuples Gaulois. Il était
considéré par les celtes comme le maître des domaines souterrains, et de leurs
richesses minérales.
Parfois des torques sont accrochés à ses bois; il est assis en tailleur, à la manière des
fameux « guerriers » accroupis (je ne comprends pas pourquoi des guerriers seraient
représentés en tailleur) que l'on retrouve sur toute la Gaule. C'est une position chère
aux celtes et position du chaman, du sage. La spiritualité païenne et le chamanisme
peuvent nous en donner quelques raisons mais les archéologues se gardent de
conjecturer...
Il tient un sac de pièces qu’il répand ou un panier plein de nourritures, deux
représentations de l’abondance. Il est parfois tricéphale ou a trois visages. On
pourrait l'interpréter comme dieu des morts et de la richesse. Les bois peuvent
symboliser la puissance fécondante et les renouvellements cycliques, ils repoussent
pendant la saison claire de l’année celtique ; il est parfois entouré d’animaux, ce qui
en ferait un Maître du règne animal. Le serpent à tête de bélier lui est associé.
« Sous le vocable Cernunnos (le Cornu), Dagodeuos représente le Principe-de-vie, le
Seigneur-de-la-terre, qui au moyen des rênes que sont les énergies vitales, dirige
l’immense troupeau des créatures.
Cernunnos est le souverain de la terre, l’ami de la vie, le guide de chaque espèce dans
son développement. Régent sur les animaux sauvages et le bétail, il erre nu à travers
montagnes et forêts, lubrique et vigoureux. Il enseigne les secrets du plus haut savoir
aux plus humbles. Il apporta sur la terre les arts de la musique et de la danse. Il est
considéré comme le guide du monde naturel.
C'est lui qui attribue le torque à chaque celte qui le portera pendant les douze jours
sacrés de l'année (3 jours pour 4 fêtes sacrées).
On peut parfois le rencontrer dans la forêt sous l’apparence d’un cerf majestueux. »
Auetos
La Wicca et le paganisme contemporain en général lui donnent tellement
d'attribution qu'il est difficile de s'y retrouver. C'est certainement cet aspect cyclique
que lui donnent ses bois, qui est à l'origine de l'assimilation avec le jeune Dieu qui
naît au solstice d'hiver, s'accouple avec la Déesse à Beltane, est à l'apogée de sa force
le premier Août et meurt pour Samonios. Pourtant même si cette définition du dieu
peut être pertinente dans un cadre mythologique, elle n'est pas ancienne, et ne colle
pas avec le cycle du cerf qui se reproduit vers le mois d'Octobre (brâme du cerf).
Personnellement, je souhaite redécouvrir Cernunnos, comme il était à l'origine, et
réinterpréter en fonction de mes expériences et ressentis. Je vous conseille de repartir
à zéro aussi pas en adoptant mes points de vue mais en développant votre relation
avec lui.
Je pense que Cernunnos est un Dieu chaman lié à la mort et par conséquent à la vie.
Seigneur des forêts, des animaux, il les connaît sans les dominer, se sont eux qui
viennent vers lui. Il sait faire UN avec la forêt, sa posture méditative et ses yeux
fermés rappelle le chaman, celui qui sait. Et pourtant, c'est aussi le chasseur, que
chasse-t-il ?
Les éléments donnés ici permettent de partir sur quelques bases, à vous
d'expérimenter, encore une fois...
Autel de Cernunnos de Reims, Ier-IIe siècles ap. J.-C, entouré d'Apollon et Mercure

Chaudron de Gunderstrup, Ier siècle av. J.-C

Dagodeuos

On entend parler de ce dieu en France actuellement mais il est difficile de savoir s'il a
été prié autrement qu'en comparant avec l'Irlande où ce Dieu portait le nom de
Dagda.
Son nom signifie Bon Dieu.
« Le Dagda dit : le pouvoir dont vous vous vantez, je l’aurai entièrement rien qu’à moi
seul. C’est toi qui est le bon-dieu, dirent-ils tous, et désormais le nom de Dagda lui
resta. » (Cath Maige Turedh)
Il est proclamé « Bon-dieu », c’est-à-dire efficace, doté de toutes les qualités
convenables à son état. Mais il n’en reste pas moins que ce qualificatif s’applique aux
aspects paisibles de Dis-ater.
Il est le principe de la désintégration, la source d’un univers qui s’étend (se
désintègre), est le principe du temps, le destructeur, et est en même temps le principe
de l’expérience, de la jouissance, dont le symbole est la source de vie, la source du
plaisir, le phallus. La jouissance qui est la vie, et le temps qui est la mort, apparaissent
donc comme les deux aspects d’une même entité. La source de la vie et de
l’immortalité est la même que celle de la mort, un symbole qui s’exprime dans toutes
les traditions par l’union de l’amour et de la mort. (...)
Dagodeuos est la personnification de la tendance vers la dispersion, la désintégration,
la destruction. Rien de ce qui existe ne peut échapper à ce processus. C’est de la
destruction que l’existence renaît à nouveau. C’est pourquoi la destruction est la
cause ultime, l’origine première de toute création. Seul Dagodeuos, le pouvoir de
destruction, demeure à la fin et au commencement. Il est donc le moyen terme qui
relie l’Immensité, Bitumon, le substrat neutre, impersonnel à la divinité personnelle,
l’âme.
Le principal rôle du Dagodeuos en tant que Carantinos (l’Ami) est de forcer les
hommes à tenir leurs promesses et à s’associer. Carantinos leur montre les mérites de
la camaraderie, de la sincérité, de l’honnêteté, le respect de la parole donnée, le code
de droiture qui rend possible l’association des hommes en tribus et en nations.
Carantinos est le dieu des contrats et des serments. Il est bienveillant et réconfortant,
il protège les rapports directs et ordonnés qui rendent la vie sociale possible. Il est
l’ennemi des querelles, de la violence. Il induit les hommes à bien agir les uns envers
les autres.

Les symboles du Dieu Dagodeuos


1) La couleur brune :

Le brun est un substitut du noir, dont il a tout le symbolisme. Le noir est, de façon
générale, la couleur de la Substance universelle, de la materia prima, de
l’indifférenciation primordiale, du chaos originel, des eaux inférieures, du nord, de la
mort. Le noir possède incontestablement en ce sens un aspect d’obscurité. Mais
inversement il est le symbole supérieur de la non manifestation et de la virginité
primordiale : à ce sens se rattache le symbolisme des déesses mères souvent noires en
vertu de leur origine chtonienne. Il est noir parce qu’il réintègre dans l’informel la
dispersion des formes.
2) La couleur rouge :

Le rouge est considéré comme le symbole du principe de vie, avec sa force, sa


puissance et son éclat. Incarnant la fouge et l’ardeur de la jeunesse, le rouge est aussi
par excellence la couleur de la caste des guerriers. Ce qui est une référence à l’aspect
destructeur et agressif du Dagodeuos.
3) Les braies en peau de cheval :
Le cheval ou plutôt la jument est la représentation de la déesse Epona, symbole du
pouvoir de la Nature. Le Dagodeuos étant hors d’atteinte du pouvoir de la Nature
porte ses braies comme un trophée.
4) La massue :

Le Membre-frappant, massue qui donne la mort par une extrémité et la vie par
l’autre, nous montre toute la puissance du Dagodeuos sur ces deux principes.
5) Le chaudron :

C’est un chaudron d’abondance dispensant une nourriture inépuisable, symbole


d’une connaissance sans limite. Mais c’est aussi l’image de l’organe féminin, symbole
de l’Energie qui est la nature du monde, génératrice de tout ce qui existe, le chaudron
de résurrection.

6) La harpe :

La harpe relie le ciel et la terre. Les héros des Eddas veulent être brûlés avec une
harpe à leur côté sur leur bûcher funèbre : elle les conduira vers l’autre monde. Ce
rôle de psychagogue, la harpe ne le remplit pas seulement après la mort ; durant la
vie terrestre, elle symbolise les tensions entre instincts matériels représentés par son
cadre de bois et par les cordes de lynx, et les aspirations spirituelles, figurées par les
vibrations de ces cordes.

7) Le monticule de crânes :

A l’heure de la destruction universelle, il ne reste aucun être vivant, le Dagodeuos


demeure seul. L’Univers ressemble aux vestiges d’un bûcher, un tas d’ossements
calcinés.
Les têtes de morts représentent également les cycles sans fin des âges, ainsi que
l’apparition et la disparition des diverses races humaines qui se sont succédé sur la
terre.

8 ) Le phallus :

Source de vie, le phallus est le signe, l’emblème du Père, créateur de toutes choses,
symbole de la puissance génératrice, source et canal de la semence, en tant que
principe actif. » Auetos
Dis-(p)ater

« Dagodeuos est le nom donné à l’aspect paisible, transcendant de la tendance


désintégrante, tandis que Dis-ater, « le Père-destructeur », représente l’aspect
agressif, actif, visible de la destruction. C’est donc Dis-ater qui symbolise directement
l’action centrifuge, la dispersion, l’obscurité. Dis-ater est un dieu puissant et
dangereux. Il faut se méfier de lui. Son nom ne doit pas être prononcé. Monté sur son
char il est dangereux comme un loup. Il est destructeur et violent. Dis-ater est « le
Père-destructeur ». Les hommes parlent de lui avec terreur. Il est la mort… Le
démon… La cause des larmes.
« Ce n’est pas difficile, dit le Dagda : je serai le flanc de l’armée des hommes
d’Irlande, soit par massacre, soit par destruction ou magie. Aussi nombreux que les
grêlons sous les pieds des chevaux seront leurs os sous ma massue. » (Cath Maige
Turedh)

Dis-ater est la Grande-Peur, la Foudre-qui-menace. Celui dont les dieux mêmes


craignent la rage dans les combats. Comme souverain suprême, Dis-ater incarne tout
ce qui effraie. Le pouvoir de détruire, le pouvoir de Dis-ater, se manifeste à travers
tous les éléments, toutes les formes de la Nature. Dis-ater est le feu qui brûle, l’eau
qui noie, le vent qui détruit, l’homme qui tue. Il est le Furieux, Uictolanos, la Rage,
Condaris, le Terrifiant, Ecritumaros.
Dis-ater est la personnification du soleil, la forme céleste du feu, qui fait naître et
dessèche la vie.
Sous son aspect le plus effrayant Dis-ater est appelé Ecritumaros, « Terrifiant ». Il est
le destructeur malfaisant qui se plait à détruire. L’Eclair, « Leucetos », autre nom
d’Ecritumaros est l’étincelle du feu qui détruira le monde.
Comme le pouvoir dévastateur qui balaie et détruit toutes choses, le Dagodeuos est
appelé Dilediutios, « l’Effaceur ». Il est identifié à la maladie, à la mort, ainsi qu’à la
puissance destructrice qui, à la fin des temps, efface l’Univers. » Auetos

Esus

Il fait partie de la triade guerrière et protectrice Taranis, Teutatès, Esus. Pourtant


nous avons très peu d'informations fiables concernant ce Dieu. Il est mentionné par
les sources littéraires (Lucain) mais on ne le connaît en épigraphie que grâce à une
inscription du pilier des nautes parisiens. «Sa représentation sous la forme d'un
bûcheron, qui trouve un parallèle proche à Trèves, laisse imaginer qu'il s'agit d'une
divinité particulière, probablement ancienne et liée à la forêt, mais ses attributions
précises et son assise géographique ne peuvent être clairement définies. Son nom [a]
une signification est incertaine : bon, bon maître.» Répertoire des Dieux Gaulois, N.
Jufer et Thierry Luginbûhl.
Les textes de Lucain le décrivent comme un dieu sanguinaire.
Esus, Pilier des Nautes,Ier siècle ap. J.-C, Paris

Lugos ou Lug

Lug est un Dieu panceltique, ce qui signifie qu'on le retrouve chez le plupart des
peuples celtes (irlandais, celtes gaulois etc.).
L'importance de Lugus en Gaule est notamment attestée par un certain nombre de
toponymes dont le plus connu est Lugdunum (« dunon » en gaulois, qui signifie
foteresse et colline - voir article dun)- la ville de Lyon- et aussi celle de Laon. On le
trouve aussi attesté dans le Gard à Alès.
Son nom signifie « le lumineux », dans les épopées irlandaises, on le présente comme
une héro solaire, rayonnant. L'homme ne peut supporter sa vue. On le retrouve
souvent associé au corbeau comme Odhin, d'ailleurs ces deux Dieux ont beaucoup de
points communs.
César dit de lui que c'est le plus grand des Dieux Gaulois et l'assimile volontiers à
Mercure. Il en a, en effet, certains attributs mais Mercure se retrouve chez plusieurs
autres Dieux.
On peut donc dire que Lugos est un Dieu solaire, du commerce, maître des arts. Il
appartient aux trois classes sociales. Comme garant de la fonction sacerdotale, il
apparaît en barde ou en druide. Par ailleurs, il a le rôle de chef de l'armée (en Irlande,
son arme est la lance). Enfin il est forgeron et charpentier (classe laborieuse). Il
préside aussi aux moissons et sa fête se situe alors le 1er août : Lugnasad. Il joue aussi
de la harpe.
Il est assez difficile de trouver les attributs strictement gaulois de Lug tant son
histoire est mélangée entre toutes les traditions qui l'ont dans leur panthéon.
C'est un « jeune dieu tri-fonctionnel placé en tête du panthéon gaulois par les
druides. Ce fort lien avec le druidisme, totalement interdit dès le règne de Claude, est
très probablement à l'origine de la grande rareté du nom Lug en épigraphie et de son
remplacement par des épithètes moins dérangeantes pour Rome. Ses surnoms
indigènes, [sont]souvent liés à la symboliques de l'ours (Artaios, Matutinus) ou à
l' « excellence » (Visucius)... » Nicole Jufer et Thierry Luginbühl, Répertoire des
Dieux gaulois.
En Irlande, Lug n'appartient à aucune classe en particulier, mais à toutes, il est au-
dessus de la divisions sociale (la société celtique était divisée en trois classes :
sacerdotale, guerrière, artisanale) car il peut en assumer toutes les fonctions. L'un de
ses surnoms est Samildanach, le « polytechnicien » en ce sens qu'il maîtrise tous les
arts, toutes les sciences.
Lugus a un côté Un, rassemblant de nombreux Dieux en un seul mais sans que
l'importance des autres soient négligée. Cela fait partie des nombreuses dichotomies
de la spiritualité dans la plupart des religions. L'éternel Un dans la multiplicité...très
proche des visions de la Grande Déesse.
« Etnia est un des noms de la Déesse-mère. Mais ce n’est pas elle qui élève son enfant,
c’est la déesse tellurique Talantio (Terre), personnification de l’Irlande c’est-à-dire de
l’univers créé. Cette seconde mère, fille de Magomaros, roi de Maromagos, et
d’Iuocatuos Garbos, fils de Dumacos Dallos, est l’épouse du roi des Uiri-Belgites, ce
qui rattache Lugus à l’autre race dont les dieux triomphent dans les combats de
Magosian Turronebo. Ainsi procède-t-il de la totalité des trois mondes. C’est
pourquoi Lugus, la tendance centripète, tient assemblés les éléments de l’Univers.
C’est lui qui est la cause de toute concentration, donc de la lumière, de la matière, de
la vie. Il pénètre toutes choses, est en toutes choses, est la nature immanente de tout.
Selon la conception druidique, le monde est divisé en trois sphères : la Terre, l’Espace
et le Ciel. Respectivement habités par les hommes, les esprits et les [Link] la
nature de toutes choses, il est donc inéluctable de trouver un Lugus dans chacun de
ces mondes.

Les symboles liés à Lugus


1) Le manteau vert :

Dans notre tradition, créée au-dessus de l’immensité gelée du Pays du nord du


monde, le vert est la couleur de l’éveil. L’éveil des eaux primordiales, l’éveil de la vie,
l’éveil vers la spiritualité. Cette couleur constitue l’emblème du salut et le symbole de
toutes les plus hautes richesses ; matérielles et spirituelles.

2) Le joyau :

Sur sa poitrine, retenant son manteau, repose un joyau.


« Ce joyau représente la Conscience qui se manifeste dans tout ce qui brille : le soleil,
la lune, le feu, la parole. » (Gopâla-Uttara-Tâpini Upanishad)
La conscience universelle qui est « l’âme du monde, sans défaut, subtile et pure, est le
joyau. » (Vishnu Purâna)
3) La cuirasse d’or :

Symbole d’invulnérabilité et de puissance, elle est faite en métal parfait. L’or est la
lumière minérale. Il a le caractère igné, solaire et royal, signe de l’illumination et de
l’absolue perfection.

4) La lance à cinq pointes :

Elle représente les cinq sens et les cinq formes sensibles de la matière ; la totalité du
monde sensible.

5) Le javelot dentelé :

Symbole axial, igné ou solaire, telle apparaît le javelot.

6) L’épée et le fourreau :

L’épée c’est la lumière et l’éclair. L’épée de Lugus, qui est une épée flamboyante, est le
symbole de la connaissance pure et de la destruction de l’ignorance.
« Le fourreau qui masque l’épée de la connaissance est le non-savoir. » (Vishnu
Purâna)
« Il représente l’obscurité qui est aussi la forme du divin. » (Karapâtri, Shrî Vishnu
tattva)

7) La pierre de fronde :

Elle symbolise l’aspect destructeur de la notion d’existence individuelle, associé à la


tendance désintégrante qui est l’origine des sens.

8 ) La massue de bataille :

« La massue est la puissance de connaître. » (Vishnu Purâna)


Ce pouvoir de connaître peut conquérir le temps et devenir lui-même la puissance du
temps.

9) Le bouclier :
Symbole de l’arme passive, défensive, protectrice, bien qu’il soit parfois lui-même
meurtrier, le bouclier associe magiquement des forces figurées. Le bouclier est une
représentation de l’Univers. Lugus oppose ainsi le cosmos contre son adversaire.

10) Le char :

Le char de Lugus « représente le mental et son pouvoir d’action. C’est en partant du


mental que se développent les cinq sphères de perception objet des cinq sens. L’être
divin, chevauchant le mental dans lequel réside le pouvoir d’action, place ses flèches
des sens sur l’arc du Temps et les dirige vers leurs objets. » (Karapâtri, Shrî Vishnu
tattva)
« Ce char se meut à volonté, rapide comme la pensée. » (Mahâbhârata)

11) Les corbeaux :

Deux corbeaux sont perchés sur les épaules de Lugus, l’un est Menmen, l’Esprit,
l’autre Commen, la Mémoire. Ces deux oiseaux représentent les paroles hermétiques
du Savoir, les mots magiques sur les ailes desquels l’homme peut être transporté d’un
monde dans un autre avec une force égale à celle de l’éclair, à une vitesse pareille à
celle de la lumière. Le noir des corbeaux est la couleur de l’éther, la substance
informelle de l’univers spatial. Cette couleur est donc celle de Lugus, l’Immanent. »
Auetos

Lugus aux trois visages


Ogmios

On peut le considérer comme un dieu pan-celtique de l'éloquence (Ogma en irlande).


Il est attesté dans deux inscriptions gallo-romaines à Reims et Salins, ainsi que par
deux tablettes d'exécration de Bregenz.
C'est le guide par excellence.
Lucien de Samosate (IIe siècle) le rapproche d’Héraclès. « C’est Héraclès que les
Celtes appellent Ogmios dans la langue du pays mais l’image qu’ils peignent du dieu
est tout à fait étrange. Pour eux, c’est un vieillard sur la fin de sa vie, chauve sur le
devant de la tête, tout blanc de cheveux pour ce qu’il en reste, de peau rugueuse et
brûlée par le soleil au point d’en être noircie comme celle des vieux marins. On le
prendrait pour Charon ou Japet du Tartare souterrain, pour tout enfin plutôt
qu’Héraclès. Tel qu’il est cependant, il a l’équipement d’Héraclès car il porte la
dépouille du lion, tient de la main droite la massue, a le carquois à l’épaule et de la
main gauche présente un arc tendu : et c’est tout Héraclès, que cela. »
Ce qui est intéressant chez ce Dieu d'après cet auteur c'est qu'en dépit de leurs faibles
liens (reliés à Ogmios par les oreilles), les hommes, qui le suivent, n'essaient pas de
fuir. Ils sont attachés à lui par sa langue transpercée, sa parole, son éloquence donc...
Ogmios est un dieu lieur, civilisateur, celui qui enseigne le bien-parler. En Irlande,
c'est le Druide, le Sage, l'inventeur des Oghams, l'alphabet magique celtique irlandais.

Ogmios, Musee Granet, Aix-en-Provence


Sucellos

Dieu lié à la forêt mystérieuse, l'artisanat et à l'agriculture, tout en étant un Dieu de


la Terre, du monde d'en bas, Dieu chtonien « qui tue et ressuscite avec son maillet, et
qui assure la prospérité, symbolisée par une vase -Olla- de forme sphérique ». Pierre-
Yves Lambert, directeur de recherche au CNRS. Il tient le vase (symbole proche du
chaudron du Dagda irlandais) à droite et le maillet dans sa main gauche. On peut
l'associer au Dis Pater romain qui règne sur le sous-sol. D'ailleurs César parle d'une
Divinité Gauloise qui n'a pas de nom mais qui semble pourtant son équivalent...
Ce maillet n'est pas sans rappeler le Dieu scandinave Thor avec son marteau, en effet
sur certaines représentations exposées au musée archéologique de Nîmes on peut
voir un maillet dont la forme est très proche de celui de Thor. Le maillet est en
quelques sorte un instrument assurant les « passages » .
« En Irlande la fonction du « bâton » du Dagda, une massue à deux bouts, est
clairement attestée par les textes : « Le bâton que tu vois a un côté doux et un côté
dur. Le premier ressuscite les morts et le second tue les vivants ». Le dieu joue « le
rôle majeur de régulateur du cycle vital universel, contrôlant et assurant les passages
du Non-Être à l’Être et de l’Être au Non-Être ».
Même l'Hermès grec utilise son bâton pour son activité de psychopompe (voir
passages de Virgile Enéide).
Sucellos comme le Dagda est un dieu lié au cycle vital universel de la vie et de la mort
pendant que sa compagne, en couple divin bien équilibré, assure la fécondité et peut-
être le voyage à travers les eaux qui mènent au royaume des morts...
Si le sujet des maillets et autres bâtons dans la mythologie, vous intéresse vous
trouverez un travail passionant sur cette page ( si la page ne fonctionne pas demandez
moi le texte ) : [Link]
On voit parfois que Sucellos est un dieu de la fécondité, comme sa femme. Il est vrai
que les attributs qu'on lui donne sont souvent ceux des divinités de la fécondité.

Succellos, IIe siècle ap J.-C Crêpey (Côte d'Or)


Taranis

Son nom est formé à partir du radical taran- « tonnerre ». Assimilé à Jupiter, il a
certainement disparu à cause du culte de ce dernier. Lucain dira qu'on lui sacrifiait
des hommes en les brûlant dans un baquet en bois.
Citation du site Wikipédia :
« Dans la mythologie celtique gauloise, Taranis est, avec Esus et Teutatès, un des
Dieux d'une prétendue triade celtique attestée par le poète latin Lucain. C'est un dieu
des plus importants du panthéon gaulois. Son nom signifie « le tonnant » (tarann en
breton et gallois).
Taranis serait principalement le dieu du ciel, de la foudre et du tonnerre.
« Dieu de la sphère de l’espace, Taranis, réside dans les nuages. Il est le dispensateur
des pluies. Craint, en tant que Seigneur des tempêtes et lanceur d’éclairs, il est aussi
source de toute fécondité.
En tant que roi des dieux, Taranis est une divinité importante. Il incarne les qualités
de tous les dieux. Il est fait de tous les autres dieux réunis. C’est pourquoi il est le plus
grand. Ses formes sont multiples et il prend tous les aspects qu’il veut.
Taranis aime le plaisir et l’ivresse. Il boit l’hydromel qui l’emplit de force, et se lance
ensuite contre ses ennemis. Debout sur son char d’or appelé victorieux, Cubios, tiré
par mille chevaux bais plus rapide que le vent, Taranis, le seigneur des tempêtes, le
lanceurs d’éclairs, traverse le ciel, remplissant l’espace d’un roulement de tonnerre.
Accomplissant de haut faits fabuleux et détruisant les anti-dieux.
Taranis est un jeune dieu, puissant, héroïque, généreux, exubérant, aimant l’action,
l’usage de la force qui mène à la victoire, au butin, au pouvoir. Monté sur son cheval
blanc, Hennissement-bruyant, Uergiriuaedios, portant dans sa main droite le foudre
qui fut façonné par l’artisan du ciel, Gobannos (elle a la forme d’une massue et est
supérieure à toutes les autres armes), sa fronde et son épée nommée conquête, Bogia,
il conduit les guerriers et les protège de son foudre.
Taranis représente la puissance. Il est le chef des Marutiioi, les dieux de la tempête.
Son compagnon, Lugus, est la personnification de la Loi-cosmique et de la Sagesse. »
Auetos
Son culte est attesté en Grande-Bretagne, en Rhénanie, en Dalmatie, en Provence, en
Auvergne, en Bretagne et en Hongrie. Ses premières représentations prennent forme
peu avant la conquête romaine. Époque mouvementée alors que, sous l'influence de
ses voisins, la Gaule commence à représenter ses Dieux sous formes de statues et leur
élève des autels et des lieux de cultes plus importants que jadis. On a retrouvé sept
autels consacrés à Taranis, tous portants des inscriptions en grec ou en latin à travers
l'Europe continentale. On peut aussi mentionner le magnifique chaudron de
Gundestrup (200 ou 100 avant Jésus Christ) retrouvé au Danemark. Ce chaudron est
une des plus belles pièces que nous possédons illustrant, entre autres, le grand
Taranis.
Ce Dieu serait le plus souvent représenté comme un homme d'âge mûr, barbu et viril
dont les attributs distinctifs sont la roue solaire, un sceptre et des esses (éclairs). Il est
parfois accompagné d'animaux : cheval (animal au rôle psychopompe), aigle ou

serpent. » Auetos

Taranis sur le chaudron de Gundestrup, Ier siècle av. J.-C.

Teutatès ou Toutatis

Teutatès est un théonyme gaulois que l’on ne connaît que par l’épopée La Pharsale de
Lucain, un récit de la guerre civile qui opposa Jules César et Pompée ; il est
mentionné avec Ésus et Taranis. C'est une forme archaïque de Toutatis qui signifie
exactement : (le Dieu) qui habite dans cette citée.
Ainsi, on le considère souvent comme le Dieu de la tribu, le Père d'une communauté
qui la protège. On dit que c'est un Dieu de la Guerre.
D'après Lucain, on sacrifie des hommes pour Teutatès, « un homme est précipité
dans un tonneau tête en avant dans un tonneau plein afin qui suffoque ».
« Les héros irlandais prêtent serment... en disant : « je jure par le dieu que jure ma
tribu. ». Marie -Louise SJOESTEDT en a proposé une analyse lumineuse : la
périphrase irlandaise qui revient à dire « le dieu de ma tribu » est tout simplement la
paraphrase du théonyme gaulois Toutatis (ou, plus anciennement Teutatès), nom qui
signifie précisément « le (dieu) qui habite dans cette cité ». C'est le serment du
guerrier, une formule qui évite de nommer par son nom propre le dieu protecteur de
la cité, pour des raisons probablement religieuses et stratégiques : les guerriers sont
amenés à circuler chez les ennemis, et il serait dangereux de leur faire connaître le
nom du dieu protecteur de la cité, car ils pourraient l'invoquer eux aussi, selon un
rituel qu'on appelait en latin l'euocatio. »
Je pense que de nos jours on pourrait l'assimiler au gardien d'un Clan, d'une
communauté, chaque communauté pourrait avoir son Teutatès si seulement nous
réapprenions à vivre ensemble et à l'invoquer. Il peut être celui qui nous soutient en
cas de conflit et nous aide à trouver la force. Je déconseille de l'invoquer pour de
sombres desseins... Il faut garder à l'esprit que c'est un Dieu à la violence latente.
Détail du chaudron de Gundestrup, Ier siècle av. J.-C

3 .LES SYMBOLES GAULOIS ET CELTIQUES


Il existe de nombreux symboles celtiques que l'on connaît, le triskel etc., ici je vais
m'attacher à ceux de notre sol gaulois dans un premier temps.
On a retrouvé des symboles sur des oppida Gaulois celtes (ville souvent fortifiées en
haut de collines). Ces symboles tournent autour du cercle, des cercles concentriques
(2, 3 souvent, 5 aussi etc.), des roues ou rouelles à 4, 8 ou dix branches, de la spirale.
Les rouelles auraient été utilisées vers le IIème siècle avant notre ère lors de pratiques
cultuelles liées aux arbres aux branches desquels elles étaient accrochées.
Leur signification reste dans le domaine de l’interprétation. Pour moi, je travaille
avec les nombres suivants :
Le 2, nombre de l’union, avec le 2 tout est possible, la Création du troisième, la
dualité, l’antagonisme mais surtout ce qui se complète. C’est l’élément fixateur, le
féminin.
Le 3, nombre magique par excellence, c’est le passage de virginité à la créativité,
l’expansion, l’accroissement, la trinité, la Triple Déesse etc.
Le 4 comme symbole des 4 éléments, du matériel, de la réalisation des idées sur
Terre, de la stabilité et de la force.
Le 5 comme symbole de la quintessence, les 4 éléments et le cinquième, l’homme
l’esprit gérant la matière, c’est le sensible qui entre sur le matériel.
Le 8, symbole de la perfection, stabilité dans le monde matériel et dans le monde
spirituel. C’est aussi le chiffre de la loi universelle. L’homme doit savoir établir
l’équilibre entre les forces qu’il a propulsées. Si vous fêtez huit fêtes dans l’année c’est
aussi le nombre du cycle de l’année païenne, celui qui marque notre intégration dans
ce mouvement cyclique.
Le 10, nombre universel et absolu, fin d’un cycle et germe du second.
Il est peu probable que les Celtes travaillent avec les mêmes symboliques, mais il peut
y avoir des points communs. Quoi qu’il en soit si cette symbolique, traditionnelle tout
de même, vous parle, alors pourquoi pas…
Les celtes utilisaient beaucoup d’animaux si les représentations qu’on leur connaît. Le
sanglier (classe sacerdotale), le cerf (chef de la forêt), l’ours (classe guerrière et
pourtant plus féminine) etc. En somme , les animaux de chez nous peuvent faire
d’excellents symboles.
En Galice, on trouve une coquille autrefois appelée conque et de nos jours : la coquille
Saint Jacques en raison de son utilisation par les pélerins chrétiens de St jacques de
Compostelle. Cette coquille en Terre celtique devait être un symbole usité par les
celtes. En effet, elle possède un rayonnement par onde de forme très fort qui permet
de purifier ce qu'on y met dedans et de le recharger également (bijoux, pierres). Ceci
est très utile pour ces bijoux que nous portons constamment et qui se chargent de nos
tensions avec le temps. Il faut orienter l'éventail de la coquille vers le Nord.
Dans les coquillages on retrouve le nombre d'or, une proportion qui existe dans toute
la nature.
Les symboles que l'on retrouve sur des diagrammes symboliques (mieux connus sous
le nom de madalas) :
« 1) Le point :

Cet élément représente la localisation du point de départ de toute manifestation.


L’instant premier, dans lequel une chose n’existe pas et pourtant va exister.

2) La ligne droite :

Lorsqu’un point se met en mouvement, il trace une ligne droite. Celle-ci représente le
mouvement sans obstacle, c’est-à-dire le principe du développement.

3) Le triangle igné, la pointe de flèche et la flamme :

Ces trois formes sont des symboles du feu, identifié au principe mâle et au phallus,
image de Dagodeuos, le Procréateur. Tout mouvement ascendant, représenté par la
pointe de flèche, la flamme ou le triangle avec son sommet vers le haut, est
caractéristique de l’élément igné dont l’activité est la forme.
Son symbole numérique est le nombre 3.

4) Le triangle aqueux, l’arc de cercle, le croissant et l’onde :


Le triangle dont le sommet pointe vers le bas est associé avec l’élément aqueux qui
cherche toujours à descendre, à s’aplanir, à égaliser son niveau. Aspect passif de la
création, on l’identifie à l’organe femelle symbole de l’énergie de la Déesse. Les autres
symboles de l’élément aqueux sont l’onde, l’arc de cercle et le croissant.
Son symbole numérique est le nombre 2.

5) L’hexagone :

L’hexagone est la représentation de l’élément air dont le mouvement versatile et


désordonné est la caractéristique.
Son symbole numérique correspond aux multiples de 2 et de 3 qui sont les nombres
de la nature animée.
6) Le carré :

La terre est appelée l’étendue et son symbole est le carré. Le nombre 4, le plus simple
des nombres représentant une surface est son symbole numérique.
7) Le cercle :

Naît des révolutions des astres, le cercle est le symbole de tout ce qui revient à son
point de départ, de tous les cycles, de tous les rythmes qui rendent possible
l’existence.

8 ) Le pentagone :

Le pentagone symbolise le produit, l’apparition de la vie, dût à l’union du nombre


femelle 2 et du nombre mâle 3. C’est pourquoi son nombre représentatif est le 5, soit
2 + 3. Il est le nombre de Dagodeuos la source de la vie et de la mort.

9) La croix :

La croix est le symbole de l’extension ainsi que de la réduction. Elle sert également à
montrer la domination du 1 sur le multiple.

10) Le svastika :

Le svastika indique par ses branches tordues que la divinités transcendante, qui ne
peut-être ramenée à l’unité, bien qu’elle soit aussi relié au centre, n’y ramène pas et se
perd dans l’immensité indéterminée de l’espace.
Il nous indique que la connaissance des aspects transcendant du divin ne peut être
atteint que par des voies détournées.
Symbole d’heureux augure, le svastika nous rappelle que la réalité suprême reste
incontrôlable et inaccessible à l’esprit humain.

11) L’hexagone étoilé :

Formé d’un triangle igné pénétrant dans un triangle aqueux, le dodécagone est l’un
des éléments les plus employés dans les diagrammes-symboliques. Il représente
l’union, la coïtion, l’équilibre du principe mâle, le phallus, et du principe femelle, la
vulve, qui manifeste l’univers.

12) Les fleurs :

Tous les nombres symboliques correspondant à des entités particulières sont


représentés sous la forme de fleurs au nombre de pétales variable.

A partir des éléments linéaires que l’on vient d’analyser, il est possible de
confectionner des modèles énergétiques, des diagrammes de forces que sont les
drectate.
Qu’il soit dessiné ou gravé, le diagramme-symbolique a pour but d’aider le méditant,
de lui offrir un support visible, tangible pour intégrer un aspect particulier du divin. »
Auetos

4. LA REPRESENTATION DES DIEUX

On sait que les Celtes ne représentaient pas leurs Dieux ou bien peu.
« Les auteurs de l'antiquité qui rapportent les us et coutumes des gaulois insistent
bien sur l’état fruste et informe des « statues » et emploient, d’ailleurs, le mot
simulacra et non pas statuae ou signa. Or, le sens premier de simulacrum est :
représentation, imitation, image, apparence, simulacre, image de consistance. Ce mot
désigne donc toutes représentations symboliques fixées dans la pierre ou le bois, mais
n’a aucune connotation artistique.
Quant aux autres, les druides orthodoxes, conformément à la tradition proscrivent
comme idolâtre la représentation, la vénération et le culte des images des dieux, car
les Celtes répugnaient de croire que les dieux, infiniment supérieurs aux hommes,
pussent avoir les mêmes traits qu’eux.
« Brennus, le roi des Galates, quand il entra dans le temple ne vit aucune offrande
d’or ou d’argent, mais se saisissant des statues de bois et de pierres, il se prit à rire de
ce que les dieux soient montrés avec une forme humaine et soient dressés là en bois
ou en pierre. » (Diodore de Sicile)
« … enfermer les dieux entre des murs ou les représenter sous quelque apparence
humaine semble peu convenable à la grandeur des habitants du ciel. » (Tacite)

« Ne faites pas de statues, ne laissez pas de traces ; mais voyez tout comme Traces et
statues de nos Dieux. Alors, en tous territoires et tribus traversés, vous saurez les re-
trouver, vos Dieux, partout et toujours.
« Honorez les Dieux ! Ne point adorer les Simulacres, les Imageries ! Adorez les
Dieux comme Ils l’entendent ! Adorez les Dieux comme tu l’entends : c’est adorer tes
Images des Dieux, adorer les Images de Semblance.
« Ainsi va l’Errant sans s’accrocher à des Images et libre ainsi d’honorer les Dieux
comme Ils l’entendent. » (Le Manuscrit des Paroles du druide…)

L’absence de figuration humaine avant la conquête romaine ne signifie pas, il est vrai,
l’absence complète de toute représentation. Les images sacrées, même si elles ne
représentaient pas forcément des divinités mais des grands principes, comme le
masculin et le féminin, sont apparues dès le Paléolithique. Mais ce furent surtout des
symboles, des objets considérés comme attributs du dieu qui semblent avoir mieux
convenu que l’image ; roue, char, barque et cygne solaire, tête de taureau, cornes, etc.
Même les célèbres Vénus aurignaciennes semblent être plus la symbolisation sous
forme féminine de la fécondité que l’image de véritables déesses.
Quoi qu’il en soit, chez les Celtes, la figuration divine a été retardée par les collèges
sacerdotaux, car ils craignaient l’idolâtrie qui détourne le fidèle de la véritable nature
des dieux.
« Ne laissez pas de traces qui, en divulguant, diminuent, localisent et faussent ainsi le
Véridique des Dieux ! » (Le Manuscrit des Paroles du druide…)

Nous pouvons donc dire que si l’iconoclasme apparaît dans l’enseignement druidique,
c’est à l’encontre des images humaines qui ne sauraient être qu’objet d’idolâtrie et de
superstition, et non contre les véhicules d’influence spirituelle. » Auetos
Il peut être intéressant cependant d'utiliser des images ou statuettes comme support
de méditation, de rituel etc. A nous de ne pas nous attacher à ces images et à
considérer qu'elles ne seront toujours que quelques aspects d'une réalité bien plus
dense.

[Link] RELATION AVEC LES DIEUX


Votre relationnel avec les Dieux va se créer à mesure que votre spiritualité va faire
partie de votre vie. Très vite, vous vous adresserez à eux tous les jours de manière
spontanée, pour remercier face à un bonheur inhabituel, pour leur demander de
l’aide, pour faire une petite prière impromptue…
Afin de parvenir à ce que pas un jour ne passe sans que vous pensiez à eux, il va
falloir commencer par définir quelques habitudes, écrire vos prières, fêter
régulièrement les saisons païennes (que nous étudierons dans un prochain cours) etc.
En s’efforçant, aussi, d’agir en fonction des valeurs que vous leur accordez, vous serez
de plus en harmonie avec eux, même si ce n’est pas toujours facile.
Lorsque vous aurez créé votre temple personnel (voir Expériences plus bas), ce lieu
sera votre refuge, votre moyen de vous souvenir d’eux. Le bijou que aurez décidé de
porter aussi vous rappellera à vos promesses et vos vœux.
J’espère que chaque étape de ces cours vous aideront à trouver votre propre manière
d’entrer en contact avec eux. Si vous n’abandonnez pas et êtes sincère, alors vous
vous rapprocherez d’eux.
Les débuts risquent d’être grisants, vous allez certainement tout trouver merveilleux,
facile peut-être, vous aurez l’impression que tout s’ouvre devant vous. Profitez au
maximum de ces instants, utilisez-les pour avancer, pour changer, pour devenir ce à
quoi vous aspirez.
Car ensuite, les épreuves vont arriver et là ce seront vos forces, vos capacités, votre
relationnel qui vous aideront à tenir. La vie n’est qu’une succession de moments
agréables et difficiles mais lorsqu’on est prêtre ou prêtresse on place la barre très
haut ! Je pense que les Dieux attendent plus de nous.
Concernant les prières, faites très attention à ce que vous demandez, cela risquerait
de vous être accordé…et pas toujours comme vous l’imaginez.
Lorsqu’on demande la sagesse, les Dieux nous mettent en face de tous les défauts qui
y font obstacle, non sans nous présenter les situations qui les font ressortir… si on ne
réagit pas de manière évolutive, c’est à dire en essayant de gérer le conflit ou le
problème de manière sereine, juste et intelligente, le problème se représentera, ne
vous inquiétez pas ! Si certaines choses vous arrivent sans cesse, essayez de les gérer
autrement, de tirer leçon de ce que vous vivez. Par exemple lors d’un conflit
relationnel, essayez de considérer la personne d’en face avec respect (ce n’est pas
simple parfois !) ne soyez pas ironique, blessant, vexant etc., le but n’est pas
d’humilier l’autre mais bien de trouver un terrain d’entente. N’est-ce pas plus
agréable pour tous ? Si vous voyez que c’est impossible car la personne ne veut pas
coopérer alors essayez d’être ferme et juste. Peut-être alors que cette situation se
présentera sous une autre forme, forme qui vous fera évoluer.
La prière doit demeurer un acte de communion avec les Dieux pas une récitation bien
apprise que l’on dit tous les soirs. Il vaut mieux prier irrégulièrement avec le cœur
que tous les jours en pensant à autre chose.
Ecrivez vos prières selon l’inspiration du moment, apprenez-les pour vous libérer de
la forme puis mettez-y tout votre cœur…
Cette partie est d'autant plus importante que la prêtresse et le prêtre doivent cultiver
la faculté d'entrer en résonance avec le Divin. On parle parfois de relieurs selon l'une
des étymologies du mot religion (religare) ou de rassembleurs (religere : relire, revoir
avec soin, rassembler), collecteurs d'informations. Je ne sais qui a raison sur la forme
mais dans le fond, la prêtresse doit servir de lien entre le Divin et l'humanité. Tout le
monde n'en a pas forcément besoin (et nous allons devoir apprendre à reconnaître les
personnes qui ont besoin de nous et celles qui se débrouillent parfaitement seules !),
mais cette aide que la prêtresse va donner, peut permettre à d'autres d'entrer en
résonance avec le Divin.
La résonance

La résonance est la faculté de réponse, voire d'amplification d'une vibration suite au


contact et à la stimulation par une autre vibration similaire en structure et en
fréquence. Deux champs électroniques dotées de potentiels électriques différents
vont entrer en résonance harmonique après quelques secondes de contacts. Ceci
conformément à la tendance qui veut que les champs s'harmonisent.
Il faut trouver ce point de résonance qui ne survient qu'à un moment précis et lorsque
l'harmonie se créé. Les champs d'énergie humains interagissent en résonance
pendant de courtes périodes. L'information est le véhicule de l'énergie circulant entre
deux agents. La résonance est en en elle-même une information.
C'est pourquoi il est important de sentir par ses sens physiques et spirituels, en effet
cela permet d'établir une résonance avec les fréquences divines. Ainsi, sentir la
résonance de l'information qui entre en nous, permet de créer avec l'émetteur un
champ résonant, une harmonie. Mais attention, si vous essayez de conceptualiser
l'expérience avant d'entrer en réelle résonance, le champ est souvent rompu ou
perdu.
Pour le dire simplement, c'est la première fonction de la prêtresse et du prêtre, d'être
une sorte de station à travers laquelle les fréquences divines vont pouvoir passer.
C'est une réel challenge pour nous, il faut alors abandonner ce que l'on sait
mentalement au bénéfice de la Vérité Divine.
Mais attention, ceci ne peut s'effectuer réellement qu'une fois que les sensations sont
bien claires, reconnaissables et après un solide entraînement. La prêtresse ne doit pas
être vide, mais doit pouvoir réserver une partie d'elle-même à la réception de l'influx
Divin pour le répartir (relier) entre les personnes présentes.
Si vous devenez ce qu'on appelle communément un « canal », vous serez ouvert à tout
et n'importe quoi : égrégores, entités basses etc. , qui peuvent se faire passer pour la
Grande Déesse pour mieux vous « endormir » et se nourrir de votre énergie.
Ainsi, je vous conseille de ne pas vous y essayer pour commencer mais de garder cela
comme but. Petit à petit les choses se mettent en place à notre insu et un jour on
réalise...
6. LES MAINS DANS LA TERRE
Expérience A : Votre temple

Pour devenir prêtresse, il me semble primordial d’avoir un petit endroit à soi où prier
les Dieux, où poser des offrandes, prier etc. Ce lieu peut être en intérieur dans une
pièce où tout le monde ne passe pas forcément (votre chambre par ex), en extérieur si
vous le pouvez, c’est encore mieux!
A chacun de voir de qu’il souhaite y mettre pour lui rappeler les Dieux. Ce peut être
un autel mais pour moi ce sera votre Temple.
A vous de faire de ce Temple, un lieu qui vous ressource et vous donne de la force
pour avancer.
J’ai un petit autel dans un mur de pierres sèches, avec deux statuettes représentant la
Déesse à gauche et Cernunnos, à Droite, il représente le principe masculin, mais si je
trouvais d’autres statuettes qui me plaisaient je pourrais les mettre aussi.
L’autel peut être très simple: un représentant des 4 éléments: un bol en bois d’eau, un
bol en bois de Terre, une bougie et un petit porte encens. On peut ajouter des
statuettes, des plantes etc.
Je pense qu’il n’y a pas de règles dans ce domaine, l’essentiel étant d’être inspiré et de
ne pas dépenser trop si on en a pas les moyens. Ce que vous fabriquerez aura toujours
plus de valeur.
Décrivez votre Temple pour le mémoire et notez ce que cela vous a apporté.
Vous pouvez bien sûr écrire ce que vous souhaitez dans votre journal.

Expérience B : Mieux connaître les Dieux et les déesses

Gardez l’approche du cours sur les Déesses, le principe est le même pour les Dieux.
Vous verrez leurs énergies sont très différentes.

Expérience C : Méditation sur les Dieux et les Déesses

Il sera toujours plus pertinent de travailler avec le ressenti venant de votre ventre
mais dans un premier temps, le travail intellectuel et culturel concernant les Dieux et
Déesses est un passage obligé, je crois.
Faites des recherches sur les Dieux que je cite mais aussi sur ceux qui ont été priés
sur votre sol ou à côté. J'ai présenté ici quelques Dieux mais certaines autres sont
importantes dans certains lieux: Borvo par exemple dans le Bourbonnais etc.
Dans la mythologie, on trouve souvent les attributions principales mais aussi des
mises en situation avec les réactions des Dieux. Voilà pourquoi, il va falloir vous
familiariser avec les textes irlandais, seules sources mythologiques celtiques pouvant
nous fournir des informations sur la mythologie gauloise, perdue.
Dans un premier temps, je vous invite à lire le livre des Conquêtes ou Lebor Gabála
Érenn.
Le livre des conquêtes de l'Irlande
Issu de: [Link]
[Link]
Titre Original:
Lebor Gabal Erenn
Le livre des conquêtes de l'Irlande (Lebor Gabal Erenn) - Ce texte comporte cinq
versions différentes, présentes dans dix-huit manuscrits, dont les principaux sont le
Livre de Leinster, le Livre de Ballymote, le Livre de Fermoy, le Livre de Lecan et le
manuscrit Rawlinson B 512. Il a été édité intégralement par R.A.S. Macalister en cinq
volumes sous le titre Lebor Gabala Erenn, The Book of the Taking of Ireland, entre
1938 et 1956, sous l'égide de la Irish Texts Society (Dublin). La seule traduction
française existante est partielle. Elle est le fait du Pr. Guyonvarc'h, dans ses Textes
Mythologiques Irlandais, éd. Ogam-Celticum, Rennes, 1980.

Résumé:
1. Définition de l'ouvrage, description de l'Irlande, généalogie biblique :
Le livre est une " explication des prises de l'Irlande et de son histoire ", un "
témoignage clair de ce qui s'est passé avant nous depuis le commencement du monde
jusqu'à maintenant ". L'Irlande est comparable au paradis terrestre. On n'y trouve
aucune bête nuisible, sauf le loup. Les tribus qui s'emparèrent de l'Irlande avant les
Goidels descendent de Magog, fils de Japhet, fils de Noé.
2. La Première Conquête de l'Irlande :
Le premier à s'emparer de l'Irlande fut une femme nommée Cessair, ou Banba, venue
avec cinquante jeunes filles et trois hommes. Les trois hommes étaient Bith, fils de
Noé, Ladra le pilote, et Fintan, fils de Labraid. Ils moururent après quarante ans,
d'une maladie qui les tua en une semaine. Après une longue période, Partholon arriva
de " Petite Grèce ", avec ses trois fils (Laiglinne, Slaine, Rudraige). Énumération des
chefs de Partholon (ses fils), de leurs femmes (Delgnat, Nerbha, Ciochbha, Cerbnad),
des agriculteurs (Aitechbel, Cuil, Damh, Dorchu, Imus, Torba, Tothach), de
l'intendant (Beoil), du premier brasseur (Malaliach), des trois druides (Fis,
Fochmarc, Tath), des trois champions (Meran, Miolchu, Muinechan), des dix filles
(Ablach, Aidne, Aife, Aine, Fochain, Glas, Grennach, Gribendach, Melephard,
Muchos), et de leurs dix maris (Athcosan, Ban, Boan, Brea, Carthend, Ecnach,
Greber, Liger, Lucraidh, Lughair). A la bataille de Mag Itha, Partholon défait les
Fomoire, qui sont des monstres et des démons. Défrichage de quatre plaines,
jaillissement de sept lacs. Partholon meurt au bout de trente ans. Ses quatre ( ?) fils
se partagent l'Irlande.
3. Adultère de la femme de Partholon :
Pendant que Partholon était à la chasse, sa femme (Delgnat) le trompa avec un
serviteur (Topa). Partholon s'en aperçut parce que sa femme et le serviteur avaient bu
à la même coupe, et il " sentit dans le récipient le goût de leur bouche ". Il tua le petit
chien de sa femme. Après la mort de Partholon, il y eut une grande peste. Tous
moururent en une semaine, sauf Tuan, fils de Sdarn. " Dieu le forma sous plusieurs
apparences jusqu'au temps de Colum Cille ". " Les érudits disent que c'est Fintan
Fineolach ".
4. La Deuxième Conquête de l'Irlande :
Après trente ans, vint Nemed, fils d'Agnoman, avec ses quatre fils. Jaillissement de
quatre lacs, défrichage de douze plaines. Bataille de Ros Freachain contre des rois
Fomoire. Construction de deux forteresses, puis trois batailles contre les Fomoire. A
la mort de Nemed, d'une peste qui tua deux mille personnes, les Fomoire oppriment
le peuple de Nemed. Menés par trois chefs, Semul, Erglan et Fergus au Côté Rouge,
les fils de Nemed se révoltent et abattent la tour de Conann. Mais ils finissent par
quitter l'Irlande, séparés en trois groupes : Ibath et Baath vont au nord du monde, les
trois fils de Beoan vont en Ecosse, et Semeon alla au pays des Grecs où ils furent
réduits en esclavage. Quant à Fergus au Côté Rouge et à son fils Britain Mael, ils sont
les ancêtres des Bretons.
5. La Troisième Conquête de l'Irlande :
Deux cent soixante ans après la prise de la tour de Conann, arrivent les descendants
de Semeon. Réduits en esclavage par les Grecs, ils fabriquent des bateaux avec leurs
sacs (Fir Bolg = Hommes-Sacs) et retournent en Irlande, menés par les cinq fils de
Dela : Gann(2), Sengann, Slanga(2) (ou Slaine), Genann et Rudraige(2). Ils partagent
l'Irlande en cinq. Ce sont les Fir Bolg, les Fir Domnann et les Gaileoin. Les cinq fils de
Dela se succèdent dans la souveraineté sur l'Irlande. Puis leurs enfants se disputent la
souveraineté jusqu'à Eochu fils d'Erc, qui est tué par les trois fils de Nemed, fils de
Badra. Puis les Fir Bolg sont vaincus à la bataille de Mag Tured par les Túatha Dé
Danann. Ils se réfugient dans des îles, avant d'en être chassés par les Cruithne. Ils se
mettent au service de Cairpre Nia Fer, mais le tribut est trop fort et se mettent sous la
protection d'Ailill et de Medb, qui leur donnent des terres. Les Gabraide de Suc, en
Connaught, ainsi que les Ui Tairsig et les Gaileoin, en Leinster, sont leurs
descendants.
6. La quatrième Conquête de l'Irlande :
Les enfants de Bethach, fils de Iarbonel le Devin, fils de Nemed, étaient allés au nord
du monde. Ils y apprennent le druidisme, la science et la magie. Ce sont les Túatha Dé
Danann. Ils viennent en Irlande sur des nuages sombres, apportant les quatre
talismans : la Pierre de Fal, l'Epée de Nuada, la Lance de Lug et le Chaudron du
Dagda. Ils répandent de l'obscurité devant le soleil pendant trois jours et trois nuits.
Les Túatha Dé Danann défient les Fir Bolg qu'ils vainquent à la première bataille de
Mag Tured. Nuada, roi des Túatha Dé Danann, a le bras coupé. Il est remplacé dans la
royauté par Bres, fils d'Elatha, pendant sept ans, jusqu'à ce que son bras soit guéri.
Diancecht le médecin lui fit un bras d'argent, mais Miach, fils de Diancecht, lui remit
un vrai bras, " jointure sur jointure, veine sur veine ". Tailtiu, reine des Fir Bolg, est la
mère adoptive de Lug, fils de Cian, fils de Diancecht. Eithne, fille de Balor le fort
frappeur, est la mère de Lug. Tailtiu meurt et Lug institue l'assemblée de Lug
(Lugnasad). A l'endroit de sa mort, nommé Tailtiu. Les Túatha Dé Danann affrontent
les Fomoire dans la Seconde Bataille de Mag Tured. Nuada meurt, ainsi que Ogme et
Macha. La royauté est donnée à Lug, qui tue son grand-père Balor, roi des Fomoire,
d'une pierre de sa fronde. Suit une liste des Túatha Dé Danann. Après Lug, c'est le
grand Dagda qui a la royauté d'Irlande, puis Fiachna, puis les petits-fils du Dagda, à
savoir Mac Cuill, Mac Cecht et Mac Greine. Suit une généalogie incompréhensible des
enfants de Delbaeth, de Mac Cuill, Mac Cecht et Mac Greine et de leurs trois femmes
Fotla, Banba et Eriu (trois noms de l'Irlande). Mac Cuill, Mac Cecht et Mac Greine
sont vaincus par les Goidels.
7. La Cinquième Conquête de l'Irlande :
Les Goidels viennent d'Egypte, puis d'Espagne arrivent en Irlande. Ith, fils de
Breogan, arrive le premier dans l'île. Mac Cuill, Mac Cecht et Mac Greine se
disputaient des trésors. Ith leur dit d'être contents parce que l'Irlande est une bonne
terre. Les Túatha Dé Danann tuent Ith, qu'ils suspectent de les jalouser. Ses gens
transportent son corps en Espagne, et les fils de Mil viennent en Irlande pour le
venger. Parmi les huit fils de Mil il y a : Ir, Erannan, Eber Donn, Eber Finn, Eremon
et Amorgen. Erannan meurt en mer en tombant du mât. Ir meurt par la faute d'Eber
Donn (" le sombre "), qui est condamné par ses autres frères à n'avoir aucune part du
pays. Les Fils de Mil débarquent et livrent la bataille de Sliab Mis contre les Túatha
Dé Danann et les Fomoire. Ils rencontrent successivement les trois femmes des rois
Túatha Dé Danann, à savoir Banba, Fotla et Eriu, qui leur demandent de donner leur
nom à l'île. La dernière, Eriu, leur souhaite la bienvenue et leur promet l'île à tout
jamais. Eriu sera le nom principal de l'île. Aux termes d'un jugement, les druides des
Túatha Dé Danann condamnent les Fils de Mil à rester à " neuf vagues " des côtes de
l'Irlande, mais ceux-ci contournent juridiquement l'interdit et s'emparent de l'île.

Expérience D : A la rencontre de vos racines

Il est possible que vous ayez dans votre région, un musée archéologique et une
bibliothèque reliée. Il serait très intéressant d'aller faire quelques recherches sur les
habitudes de vie et les anciens rites pratiqués sur le sol où vous vivez. Ils restent
souvent des informations sur les rites funéraires par exemple. Les conservateurs de
musée sont souvent très heureux que l'on s'intéresse à cette partie de l'histoire, ils
partageront certainement avec joie leurs connaissances.
Préparez, pour vous, un travail complet et riche qui vous permettra d'entrer en
contact avec les anciennes énergies de chez vous, essayez d'aller travailler sur les
anciens lieux de culte reconnus, avec les Dieux et Déesses des Sources par exemple.
Peut-être pourriez-vous les associer à ceux que je propose ici.
C'est ainsi que vous allez construire votre système païen, essayez de retrouver, de
demander au passé de vous éclairer. Puis adaptez cet enseignement à votre vie
moderne.
Ce travail sera certainement très intéressant pour les prochaines personnes qui
suivront ces cours et qui vivront peut-être pas très loin de chez vous.
Il est important de partager vos recherches sur le sol avec la communauté virtuelle
des 13 lunes, je le mettrai en ligne sur notre forum. Merci d’avance, de montrer que
vous savez donner et pas seulement, prendre…
8. BIBLIOGRAPHIE

Répertoire des dieux Gaulois


de Nicole Jufer et Thierry Luginbühl, Errance
C’est le seul répertoire existant à ma connnaissance, il traite de manière assez
sommaire, les principaux Dieux et Déesses, à la méthode scientifique pure, et donne
ensuite tous les noms de Dieux et Déesses dont on a retrouvés des traces, la ville et le
pays sont mentionnés. C’est un outil de travail et de vérification remarquable.
Religion et histoire numéro 10 Sept-Oct 2006
Croyances et rites des anciens celtes
Un numéro passionnant avec des photos que l’on ne trouve pas ailleurs. Les dernières
recherches sont ici exposées, avec des éclairages récents sur les Dieux. Articles de
Vanceslas Kruta, Claude Sterckx et Pierre-Yves Lambert. Je l’ai abondamment cité
dans ce cours.

 Des Dieux Gaulois, Petits essais de mythologie


de Patrice Lajoye, Archaelingua

Je vous conseille cet ouvrage que je trouve vraiment révolutionnaire sur le panthéon
gaulois et sa mythologie. L'auteur un chercheur du CNRS a fait un travail
remarquable en se risquant à l'interprétation, fait rare dans le milieu scientifique.
On entre dans le monde des Dieux gaulois comme dans un aucun ouvrage de ma
connaissance.
Vous pourrez l'acheter à cette adresse (en France il coûte plus cher car l'éditeur ne fait
pas de remise libraire intéressante:
[Link] ou
[Link] )

 Mythologie du monde celte


de Claude Sterckx, Marabout

Un livre qui va rapidement devenir le classique que tout le monde devra posséder,
très riche et pas cher.

 Textes Mythologiques Irlandais


de Guyonvarc'H, Christian-J, Ogam Celticum
Un livre que l’on trouve difficilement mais c’est la meilleure traduction en
français. Un investissement capital si vous ne lisez pas l’anglais.
En anglais vous trouverez un excellent travail, très très complet par The Irish
Texts Society :
[Link]

Vous aimerez peut-être aussi