Guide des Plantes Bulbeuses
Guide des Plantes Bulbeuses
OGNS
2
83
CHAPITRE III.
ANÉMOE Anemone).
(
184
ranti mieux ce semis délicat de l'ardeur du so-
leil, il est à propos d'étendre dessus, à la-hu
teur de soixante centimètres (près de pieds) des 2
se
mones. Les plus belles variétés , sont la Re-
1°.
noncule Asiatique ou Renoncule des ,
jardi.
soit jaune, suit rouge, °. la Renoncule
rfi-
2
caine , dont la fleur est plus ample et que l'un
désigne aussi sous le nom de Renoncule Pivoine ,
soit rouge vif, soit rouge panaché de jaune , soit
jaune doré , soit jaune jonquille.
( Hyacinthus
).
JAÇYNTHE
orientals
èst
Jacynthes
comp-
sée , où on les enfonce, doit avoir vingt centi-
mètres ( 8 pouces ) de profondeur et être assez
levée au-dessus du sol voisin, pour que l'humi-
lité ne se fixe pas nu pied des ognsqui ne
tarderaient pas à pourrir. On écarte les limaces
en saupoudrant le terin , soit avec de la suie
dont l'amertume leur déplaît. soit avec des écail-
les d'huître pulvérisées dont le tranchant et les
pointes les blessent. Quandl'hiver est rigoureux,
abrite avec de la paille sèche ou de la fou-
1u
;ère.
Les autres soins à donner à la sont
Jacynthe
mêmes que ceux que nous avons conseillés
'.es
les Anémones.
four
Alors
desicaton
on les et les caïeux , on les sèche
nétoie
ogns
à un demi-soleil et on les conserve sainement
jusqu'au moment où on les remet en terre.
LIS ( uni
Li
).
Cet facile à briser à cause de ses écailles, •
ogn
s
Le Lis commun est d'un blanc éclatant et
fleurit en juin. Ses principales variétés sont
1 °. le Lis blanc â fleurs doubles, 2 le Lis :,
°
,
TULIPE ( Tulipe ).
:
la Tulipe des fleuristes qui est la plus
1".
belle et la plus variée en couleurs ; u°, la Tu-
lipe sauvage; la Tulipe gallique, toutes
3°.
à
;
;
de à fleur jaune; la Tulipe oeil du 6°.
l'Ecuse
page.
Ce n'est qua la fin de l'hiver, ou même au
commencement du printemps , que l'on met les
Tubéreuses en pots pour les établir sous cloches
ou sous châssis que l'on couvre pendant les
nuits froides. Cette belle plante , d'une odeur si
délicieuse, ne veut d'abord que très peu -
d'aro
192 OGNS ET BULBES.
semu ; peu à peu, quand le temps est devenu
doux, on l'accoutume au grand air; et enfin
vers le mois de juin , on la place à l'air libre
dans le parterre, dont elle est un des principaux
.
ornemus
^
COUIiES .
195
CHAPITRE IV.
COUCHES.
^
6
9
194 - COUCHES.
marc de raisin, de végétaux en pleine floraison
pie doit se servir pour garnir le fond des
l'ou
Couches au-dessous du terreau. Quelquefois on
emploie le tan , niais il ne fermente guère et sa
chaleur est peu vive.
Une Couche est chaude lorsque , furm4.
comme celle du Melon, elle est parvenue à dé-
velopper sa chaleur; elle devient tiède quand le
mouvement de fermentation ralenti subsiste en-
core ; on appelle Couche sourde , celle qui a
moins de chaleur que les deux précédentes
,
parce que, moins étendue et moins bien garnie
les matières amoncelées son fund ne sont sus-
â
ceptibles de produire qu'un faible degré de fer-
mentation.
On ajoute à la chaleur des Couches au moyen
de châssis qui la conservent d'autant mieux et
d'autant plus long-temps qu'elle est plus isolée
du sol voisin et mieux protégée contre l'humi-
dité, le froid et le vent.
SERRE.
r
minces que ne le seraient les panneaux de bôlsn
qui, d'ailleurs, intercepteraient plus de lumière et
de soleil. En effet, plus les verres sont nu à
,
plus la chaleur du soleil pénètre librement dais
l'intérieur de la Serre. On donne au chassis vi-
tré une inclinaison proportionnée au degré de
-
79
il ne fait pas froid, afin que les plantes ne
quand
s'étiolent pas. On conserve dans l'antichambre
un 'baquet plein d'eau pour les arosemn qui
doivent se faire presque toujours avec le goulot
et non la gerbe de l'arrosoir , pour ne erses
l'eau qu'au pied de la plante où elle est néces-
saire. Les pots, les caisses, les vases doivent être
placés de manière à ne pas se gêner et à pouvoir
être visités . pour le serfouissage et l'enlèvement
des mauvaises feuilles. On les dispose en amphi-
, autant qu'il est possible, afin de pou-
thrùe
.coup
voird'unvoir toute la collection ;
am
d'ceil
ORANGERIE.
gÖ
tant de tort aux végtaux . L'exposition à l'est,
ou
mie à l'ouest, lui suffit quand on ne peut
pas lui procurer le midi. Si elle est tournée vers
ce point, il est quelquefois utile de tirer un ri-
deau pour diminuer un peu la vivacité de la
chaleur que e soleil y introduirait en frappant
les verres des châssis , et qui , par un grand pre-
, exposerait mal à propos, surtout pen-
judice
I
CY)NSIDi?RATOV PIthLl\ . 99
AIr.S
W.a e.van , 1
we,0sna.ri W
wv. 1
.enawcv
+ne
.iec
LIVRE III.
rL:c PAYSGER .
a
PREMI .
CIAPTtE
GonlidembD,s praimnes .
hui
à
dcs
positions diverses', en mêe temps que sa nature
admet diférents cultures. Comme un tel Jardin
est nécessairement pittoresque, il est indispen-
sable que ses massifs soient variés, que ses arbres
se groupent ou s'isolent avec grâce, que les sen-
tiers ne soient ni trop droits ni trop tortueux.
Ainsi , pour qu'il plaise, pour qu'il soit réelle-
ment agréable , le Jardin Paysager présentera
nue harmonie qui ne sera pas monotone , des
oppositions qui ne seront pas heurtées , et des
contrastes qui n'auront rien de choquant. En
un mot , c'est la nature qu'il faut , la na-
imter
ture élégante et gracieuse, non parée , la
mais
-
ne
qu'avec convenance et lorsqu'elles sont suscep-
tibles de produire leur effet le phis avantageux.
Nous allons faire connaître peu de mots
,en
quels sont les arbres de première et de' seconde
grandeurs , les arbres verts ou r é sineux , ainsi
pie les arbrisseaux et arbustes, propres à entrer
dàns la composition et l'ornement des Jardins
Paysagers.
Î ti
•
1
202 ARBRES DE PJIEMrR CRANDEUI .
II.
CHANTRE
Arbres de prenaiè. grandeur.
r
.1PW
2
PfE%t1
RE
des fruits de couleur ponceau ou rouge orangé
. L'Alisier blanc ou Alouceir monte a
i1
jusq
dix mètres (3o pieds). ou u - L'Aliscrép An
du Canada ne forme qu'un buisson
l:uzchier
leurs fruits.
de
.
cru
pécs
5. GLANDULEUX Ou Vernis du
lCYL:\NT1E
Japon. Ilaiutcr : dix—huit mètres ( 5o pieds au
moins). Belle tète étalée; feuillage vert ;
jan(Ure
2.;
4
pieds). port élégant; feuillage précoce et
gra-
i ; écorce blanchâtre. Ses principales varié-
eltx
tés sont le , à rameaux tom-
:.
Boulea.pr
bans ; le Bouleau de Virginie ou Bouleau.
; le Bouleau noir; et le Bouleau nain
Meris
de Laponie.
isp
vert, s'élevant à treize mètres (environ 4o pieds) ;
et le Cerisier de Virginie, plus haut encore,
et très beau.
p'us
, à fruits jaunes rougeâtres; le Suri by-
élev
a'.diné
, à fruits gros et rouges de vermillon.
riyue
Noru'eg
l'
rable ou pate d'oie; Erable l'
jr.ifJoz
.Erczile
I'
Virgne
Era-
l'
le
e
rê
â
pâle, très grand arbre; le Frêne quadrangu-
laire, ainsi nommé cause de la forme de ses jeu-
nes rameaux; le Frêne tomenteux ou Frêne
-
rouge qui tire son nom du duvet rougeâtre qui
le revêt la fin (le l'été; le Frêne d feuilles de
â
le
_
MIre ferrugineux.
PREM1k
GRANDEUI
gnolier parasol, beaucoup plus petit ainsi que
le Magnolier à grandes f ailles ; le
Magno-
; et le Magnolier Glauque qui
lier
diurclé
ne s'élève qu'à cinq mètres tout au plus ( 12 15 â
pieds
).
àfleurs
de Provence,
ou à vertes , soit .à
sait
feuils
PREMi.B
Blanc (le Hollande ou Ypréau, dont les feuil-
les revêtues d'un duvetblanc produisent un bel
effet; le Peuplier tremble, remarquable par sa
belle écorce verte et par la mobilité de son feuil-
lage; le Peuplier d'Athènes; le Peuplier d'I-
talie le Peuplier noir, dont les bourgeons sont
.
io
des dents.
Hauteur : vingt
. PLATANE. 6o métres
1
(
2
t
Saule; le Poirier
,
feuilles panachées; le
Cresan
il ;
i
l'Inde feuilles persistantes.
â
,
sont le Pommier aleu s doubles; le Pommier ,
:
Saulepot pre ou Osier rouge, ou Osier franc;
Saule jaune on Osier doré; Saule ou vitncl
Osier vert,soi à écorce verte, soit à écorce noire;
Saule odorant; Saule , soit à feuilles
Marsult
d'Orme , soit à feuilles panachées; et surtout le
Saule de Babylone, ou Saule pleureur,
dé-
signé aussi sous les noms de Saule du
Granil-
et de Saule parasol.
Seignur
-
restiblan
dis
l'A,
cai , mais plus petit et plus joli.
1
30. SUREAU. Hauteur : huit à dix
métres
( 25 4 56 pieds). humide, ou ira mo
Terin
dü
,
frais
')15
31. TILLEUL. Hauteur vingt mètres (6o
:
pieds). Beau port, ample feuillage. On recherche
les suivantes : le Tilleul larges feuil-
variéts
â
les; le Tilleul à rameaux rouges; le Tilleul
du C'and ; et le Tilleul argenté dont les
d'un duvet blanc produisent un
üquiles
re.vctns
effet admirable.
TULIPIER DE VIRGINIE. Très bel arbre
dont la hauteur peut s'élever à plus de trente
mètres ( pieds ). Feuillage agréable et dé-
io
AMIBES
'SECOND
GA!LVDEUft
CHAPITRE III.
i
A rbres de seconde grandeur.
•
t. ARBRE DEou Gainier. Hauteur : JUDÉE ,
cinq à huit mètres (i5 à pieds). Cet arbre
charmant donne au commencement du prin- 25
temps, avant l'apparition de ses feuilles, de fort
belles fleurs rouges. Terre légère et profonde;
exposition au midi. La variété fleur blanche
â
odorantes.
DE SECONDE GR '215 5
\N
DEUR.
URIS
Ebénier
rant, soit inodore; le Cytise ou épis; noirdle
à
le Cytise à pliées; le Cytise à feuilles
fèailes
g
15 pieds). Jolis fruits roses en automne. On cul-
tive les variétés suivantes : Fusain à larges
feuilles; Fusain galeux ,dont l'écorce est cou-
verte de verrues; Fusain toujours vert; et Fu-
sain noir pourpré.
5. , ou Acacia
GLEDITZA
Triacnthos
^"_-
216 ARBRES DE SECONDE GRANDEUR.
filesincarnat, nommé fort mal à propos Gre-
nadier prolifère; Grenadier à fleurs blanches;
Grenadier des Antilles on Grenadier nain à
fleurs simples, soit rouges, soit blanches.
va-
riéts suivantes: le ; le
Laurie/x-Bnjô
Laurier Sassafras.
; le
eflirpt Corail eu royale,
Epine
!
pa$ne
Li-
dfeuils
tachier .
Lentisqu
àfleurs
épi; le Protée à feuilles de Pin; le Protée à
grandes /leurs, qui est beau; le Protée
trés
Cordé. Ces végétaux sont trop délicats pour pas-.
l'hiver en pleine terre; on est obligé de les
ser
CHAPITRE 1 .
V
Arbes toujours verts.
I
Thuya ou Cèdre blanc qui s'élève à vingt-cinq
mètres ( près de 8o pieds) et dont le bois est in-
corruptible.
2t
; le de Suède ; le Genvri Sa-
Genvri
nes
Tam-
risc ( ce qui désigne la femelle ) le ; Genvri
Cèdre Virgne ou Cèdre rouge, qui s'élève
de
nucifer
lon-
feuilles; et l'If à feuilles dentées en scie.
gues
PiN
S VERTE. 235
ARBI
maritime ou Pinson, arbre mayen; Pin mari-
de 1athiole , plus droit que le grand Pin
time
Larico
très grand et fort beau ; Pin Pignon formant une
tête en parasol et produisant des amandes bonnes
manger; Pin de à feuilles larges ; Pi,,
Roniae
â
à
( environ Bo pieds ).
^
r _.
ARHI;STr.s . 25
2
CHAPITRE V.
préférable. , ou Satiné,
L'Amandier Argent
est beaucoup plus grand que le précédent : il
monte à plus de trois mètres (t o pieds ). Le du-
vet blanc qui tapisse le dessous sie ses feuilles
leur donne une apparence argentée qui produit
un bon effet. Ces Amandiers fleurissent en avril.
meuble et bon.
Terin
5. ARGOUSIER. ou , ou Hipclmé
Rham-
clu
nada ne produit guère plus d'effet, quoique ses
feuilles soient moins étroites.
ik
NUDIFLORE
38
et forme un buisson agréable. Il offre plusieurs
variétés qui tirent leur nom de la couleur de
leurs fleurs, savoir l'Azalée Bicolore, rouge et
:
blanche; l'Azalée Blanche; l'Azalée Carnée;
; l'Azalée Eclatne , dont
l
Aazlée
Ecarle
le tube fleuri est rouge vif, le calice brun , et
les boutons gris; l'Azalée papilionacée, dont
les fleurs rouges ont la division inférieure du ca-
lice foliacée. L'Azalée Visqueuse offre en juin
ses fleurs très odorantes. On en cultive plusieurs
jolies variétés , telles que l'Azalée cotonneuse;
l'Azalée couchée; l' ; l'Azalée
AzQliegauq
o.
i ou Oreille de Lièvre. C'est un
BUPLIWRE
à
(3 pieds), forme un buisson agréable, et se cou-
vre de fleurs pendant tout l'été et produit un
fruit rouge.
12. . Cet arbuste ne s'élève guère
CÉA\OTIE
s
guère au - dessus de deux à trois mètres ( 6
lève
mè-
tres(8 à pieds) , qui forme un joli buisson et
g
se couvre au mois de juin de fleurs d'un beau
blanc. Il craint le grand soleil et recherche un
terin frais.
flc
belles que celles du précédent, et se renouvellent
jusqu'aux gelées.
18. HORTENSIA. Ce bel arbuste qui s'élève
à
un mètre environ (3 pieds) , conserve , lors-
qu'elles ne gèlent pas , toutes ses feuilles pendant
l'hiver a l'approche duquel elles prennent une
teinte rougeâtre. Il se couvre pendant l'été de
belles et grosses boules très élégantes, de cou-
leur de chair un peu vif et qui ont une longue
durée.
fleurit eu mai.
tremiès
variétés sont agréables par leurs fleurs les unes
simples, les autres doubles et de diverses couleurs,
quelques - unes panachées, rouges, violettes,
blanches, etc.
cneorum
dect
brisseau d'un h deux mètres tout au plus (3 à 6
pieds), veulent un léger et frais, subs-
terni/1
tantiel, peu humide pendant l'hiver, et une
exposition chaude. Voici ses variétés :
l'
Arno-
, Cerist ou Faux-Piment, fleurs à
mu
Buénos-Ayre
25. , ou
PbrMADOUR . Cet arbris-
Calycnth
un
mult
réussit bien qu'a l'abri du grand froid; le Rosier
de Bengale qui fleurit toute l'année, mais qui
est inodore, et qui se multiplie de boutures ou de
greffes; et surtout la Rose cent-feuilles , la plus
belle de toutes , et dont il existe plusieurs char-
mantes sous-variétés connues sous les noms de
Rose mousseuse , de Rose , Rose
Yilmorn
déji
pArlé
),
23 ARBUSTES.
8
C'est un arbuste plus utile qu'agréable, à fleurs
bleues eu épi, fort odorantes. Il présente quel-
ques variétés, telles que la Sauge de Crète 'a
fleurs rouges; la Sauge cardinale grandes fleurs
à
éclatantes : la Sauge élégante de même cou-
leur; la Sauge citronnée 'a fleurs bleues et 'a
feuilles exhalant l'odeur du citron; la Sauge
d'Afrique beaucoup plus grande et 'a fleurs
violettes, etc.
29. E. Les variétés les plus jolies de cet
SPIrt
de
boeuf
distingue le Sumac de ou Sumac ama-
I/i,gne
rante, plus beau et plus facile à multiplier , et
dont il existe une variété d feuilles panachées;
le Sumac du Canada; le Sumac d feuilles
d'orme; le Sumac glabre ou Vinaigrier dont
les panicules d'abord jaunes deviennent d'un
beau rouge ; le Sumac , etc.
fuste
inodores, etc.
52. . Les feuilles de cet arbuste
1'ANRISU
-- _ —^_
-
-
-^
-
-
240 ARBUSTES.
seau sont recherchées , entre autres la
Viorne-
Laurie-Thn , toujours verte, formant un buis-
son de deux ou trois mètres (6 à 8 pieds), don-
nant en février, mars et avril, de jolies fleurs
blanches dont le dessous est rosa. Voici quelques
autres Viornes qui ne sont pas dédaigner et
â
qui sont plus robustes que le Laurier- Thin :
Viorne commune , ou , ou Coudre,
Mancie
qui produit en juin des ombelles blanches , et en
automne des fruits rouges d'abord , puis noirâ-
tres; la Viorne à manchettes; la Viorne d
feuilles de Prunier ; la Viorne-Obier ou Su-
reau d'eau à ombelles blanc-soufre 'et à fruits
rouges, dont la plus belle, connue sous les
noms de Boule de neige , d'Obier d fleurs dou-
bles, de Rose de Gueldre, etc., est fort re-
marquée au printemps par ses belles boules
blanches.
. YUCCA
31 . Quoique cet arbrisseau,
N?4I
R L IV.
CHAPIT
2. DU CANADA , eu Bourreau
C:LASTRE
:
c'est le Chèvrefeuille d'Italie ou Chèvrefeuille
Romain, à fleurs rouges et prenant par la tonte
forme d'une boule ou d'une coupe. Les autres
la
Chèvrefuil
Chèvrefeuille commun; le Chèvrefeuille Glau-
que; le Chèvrefeuille à feuilles de Chêne; le
toujours vert de Virginie, et le
Chèvrefuil
Chèvrefeuille de Minorque .
i
jours verte, à fleurs blanc-verdâtre ; la
Cléma-
'45
sable odeur (le ses fleurs, qui , l'in- u'ont .,que
eouvénit d'être peu apparentes ,ot peu dura-
bics. Le Jasmin ordinaire est propre , par ;
Ses
longs , ,a fl£s mugs et , —
s41
saFmep
garni
ries
r
106 de verdure. S'es 'fleurs blanches .et ,
d'une
odeur suave sont d'autant plus abondtes, qu'il
est plus fréquemment arrosé. Lcs plus agréables
Jasmioutle feuil-
Jas,miujne
,à
variéts.du
d'Ita{ie
.
inodres
reusmnt.o
le de la Chine, et le d'Afrique,
Lyciet
Lyciet
ARBUSTE
du Canada non épineux, à tiges droites
boiser
de plus de deux mètres (6 à 7 pieds) et à fleurs
roses ; la Ronce du nord qui est plutôt une
plante herbacée qu'un arbuste , et qui fleurit
rose-vif; la Ronce de à fleurs doubles
Clion
roses.
belés
bien fournies, et de vert-luisant deviennent rou-
ges en automne.
_.^nrG t
_
•
.
vw.caoe^<
+^waovs
LIVRE IV.
VERGER.
CHAPITRE PREMIER.
si
Fria%
RAT10
ltF.S
N
1i
de posséder de beaux murs , que l'on ne manque
pas d employer.
Les Arbres de plein vent que l'on élève dans
le verger , tout le développement
acgliè•ert
dont ils sont susceptibles , durent très long-
temps, et finissent par produire d'immenses
quantités de fruits qui n'ont coûté aucun soin.
A la vérité dans certaines _années quelques-uns
de ces fruits sont un peu moins beaux ; mais
alors combien la quantité dédommage amplement
de ce petit inconvénient!
De même que le jardin, le Verger sera , au-
tant que possible , entouré de bonnes clôtures .
afin qu'il ne soit pas exposé à être dévasté par
les animaux et les voleurs. Lé sol sera en pente
vers le sud, et le sud-ouest; il
le . sera
sücī-et
-
CONSIDÉRAT .
7
a4
PR1'LMNAIiËS
plus grands, de manière ii établir en avant au
midi les plus petits, tels que les Pruniers, les PA.-
chers, les Ceri s iers, les Néfliers, etc. Il résulte
de ce mode très avantageux que les grands ar-
bres n'ombragent pas les inférieurs et que par
l'élévation et l'ampleur de leur cime, ils les
pro-
tégen contre les mauvais vents. Ainsi la ligne du
nord sera plantée de Châtaigniers de Noyers
,
,
de Poiriers, puis de Pommiers.,
fsuign4cr
de
et ainsi de suite.
Dès le commencement de l'été , ou au m'oins
de l'automne, on ouvrira et défoncera les fosses
on la plantation devra avoir lieu en novembre
ou au plus tard en février , selon que le
terin
,
tort. Toutefois il serait fâcheux d'accoutumer les
arbres du Verger au labourage ou au bêchage,
répétés annuellement. Ces travaux feraient un
grand bien aux arbres, puisqu'ils seraient
ux
serfouissage en grand; mais comme il faudrait y
renoncer quand les arbres , devenus grands ,
donneraient trop d'ombrage , la cessation de l'o-
pération leur deviendrait funeste. Ainsi, il vaut
mieux tirer seulement de l'herbe des Vergers, et
se borner 'a serfouir le tour du pied des arbres.
On ne taille pas les arbres du Verger : il
sufit
de leur enlever proprement les bois morts, de
nétoyer de mousses, de lichens, de chicots et de
gui les tiges et les rameaux, d'écheniller soigneu-
sement, et de donner, dans les premières an-
nées, une bonne direction aux branches , afin
qu'elles ne s'enchevêtrent pas et qu'elles ne
tombent pas trop vers la terre.
C'est avec l'échelle double qu'il est à propos
de cueillir les fruits; en secouant légèrement les
rameaux, on peut aussi les faire tomber sur des
draps. Avec ces précautions, on ménage à la fois
et les branches et les fruits.
C'est en quatre divisions que nous allons
/CONS I>ÉRATONS . 249
PRÉLIMNAES
classer les arbres fruitiers susceptibles d'être cul-
tivés avec succès dans un Verger bien entretenu
et bien productif. Nous ferons connaître les
meilleures variétés de chacun d'eux , savoir
Fruits ; 2 ° . Fruits à noyau; 3° Fruits
à
pein
i°.
11.
POIRIER.
:'5o
CHAPITRE II.
Fruits ci pein .
POIRIER (
).
Pyru8
Cet arbre est susceptible d'être greffé, soit eu
écusson sur Cognassier, pour les Espaliers, soit
en fente sur franc, âgé de six à huit ans, pour
le Verger. Grand, vigoureux et durable, le Poi-
rier peut vivre deux siècles et plus, s'élever à
plus de vingt mètres (6o à 8o pieds), et couvrir
de ses vastes branches une étendue à peu près
égale à sa hauteur. Nous allons indiquer quelles
sont les variétés qui ne peuvent réussir que sur i
Cognassier, et qui par conséquent , devenant
peu volumineux , conviennent mieux à l'espalier
qu'au verger. Quelques variétés de Poires ne
mûrissent pas en plein air il faut donc aussi les
:
dresser le long des murs. Nous allons les dési-
gner. L'époque de la maturité des fruits sera
fixée, année commune, pour Paris et ses
envi-
i
VOtRlE
l:
t . .d urina - - , ou Petit-Saint-1 ,
Joanct
uzet
ja
Jean. Fruit petit et . Fin de juin.
tnédiocre
2. Sept en Gueule, ou Petit-Muscat. Petit,
- -
Cuisse-Madame commune.
7. Rouselt hdl f Sucrée, demi - cassante,
très parfumée. Commencement d'août.
Le de Reims, ou Peti
Rouselt
-
Rouselt
2
.2
g. Blanquette longue queue. Sucrée et
ci
parfumée. Moitié d'août. Réussit mieux sur franc
que sur Cognassier.
t . , Archiducd'Eté , ou
o
Ognoet
Amiré
roux. Demi-cassante, sucrée, goût rosat. Com-
menct de septembre.
t. Salviati. Demi-cassante, sucrée, parfu-
t
-
Michel
al
21. Messire-Jean. Cassante, sucrée, très
bonne. Commencement de novembre.
22. Beurré . Sucré , fondant ,
d'Arenzbg
excellent. Novembre.
23. Saint-Germain. Fondante, sucrée, vi-
neuse, parfumée, excellente. Novembre jan-
à
vier.
24. Martin-Sec, ou d'hiver. Sucré, Rouselt
cassant. Très bon, soit cru, soit cuit. Très
pro-
. Novembre à janvier.
ductif
25. Marquise. Fondante, sucrée. .
Décembr
De novembre à .
févrie
256
POMIER.
mais excellente , ferme , sucrée. Octobre à
juillet.
1o. Reinette de Hollande. Grosse et très
bonne. Octobre et novembre.
1 t. Reinette de Bretagne. Grosse , ferme,
sucrée et bonne quand elle est suffisamment
mûre. C'est après les Reinettes franche et dorée,
la meilleure g manger cuite. Octobre à juillet.
12. Reinette de Canada. Très grosse , ten-
dre , sucrée ,acidule , excellente. Octobre à
juillet.
13.. Reinette d'Espagne. Grosse , et fort
bonne, ayant des côtes. Octobre juin.
à
14. Reinette grise, ou Haute-Bonté. Grosse,
sucrée, acidule , excellente. Octobre à juillet.
15. , ouCer de Pigeon, soit rose,
Pieont
let, le , le Long-Bois,
car-El'
Doux-aVêpes
COGNASSIER ( Cydonia
).
Le terin qui :convient le mieux au Cognas-
sier est celui qui est profond , léger, bien ex-
posé au soleil et toutefois frais ou même un peu
humide. Partout ailleurs les fruits manquent de
couleur et de saveur, et parviennent rarement
it
et-
d'ail
placer dans les points du Verger où il est le
moins en vue, après avoir eu égard toutefois
l'exposition.
On ne compte , à proprement parler, que
deux variétés du Cognassier : le cognas-
i".
sier de Portugal , dont la feuille est ample
et très verte , le fruit très gros , très jaune
et très bon ; mais l'arbre est peu fécond
2 ^. le Cognassier commun , au précé-
dent en tout excpté inféreu
en fécondité. Ce dernier
offre deux sou-variét le Cognassier fruits
:
i
ronds on Coings-Pommes , et le Cognassier h
fruits longs ou Coings-Poires.
On greffe sur Cognassier, surtout sur celui
de Portugal , les Poiriers dont les fruits sont
fondas et que l'on destine aux Espaliers et aux
quenouilles. On peut greffer aussi le Néflier sur
Cognassier; il y réussit bien.
C'est à tort que Forsyth conseille d'éloigner
le Cognassier du Pommier et du Poirier, poux
éviter le mélange de leurs étamines; puisque ce
mélange ne pourrait influer que sur le et
peiu
).
Germanic
NÉcr.n,
gref
vage, l'Aubépine, le Poirier, le Cognassier, etc.
Excepté les fonds humides , tout terin con-
vient au Néflier. Cependant il réussit ' dans
niet
les terres humides, quand il est greffé sur Co-
gnassier ; mais pour les terins secs , la greffe
sur Aubépine est la meilleure. 11 ne doit pas
être taillé , puce que c'est précisément à l'extré-.
flo
u
Néflier
le
Néflier
; le Néflier d ; et 5°. le
lon Ne'
4°.
coe
frz.it
?-
mr;-
. •
diocre
CHAPITRE III.
Fruits à Noyau.
ABRICOTIER ( Vulgaris ).
i
Armeniac
Une exposition abritée et chaude, une terre
substantielle, et saine et profonde , est ce ,
qui
convient le mieux l'Abricotier. L'abri lui est
â
s'épuierat
et d'ailleurs les fruits seraient chétifs et auraient
peu de saveur.
Les Abricotiers de plein vent donnent moins
de fruits, ils les produisent moins gros, mais ils
sont , surtout dans les années où la cha-
exclns
— -
^-_
252 A BRJCOTIE .
â
époque;
9. L'Abricot royal, variété exclnt pré_ tin
célent , un peu plus hâtif;
o. l'Alberge ou Abricot Alberge , le moins
1
bon des Abricots, dont la saveur en diffère lteau-
; meilleur plein vent qu'en espalier,
coup
en,
ve-
nat très bien de semis. Celui de Tours est
préféré à celui de Mont-Gamet mûr la fin
à
^
:
d'août.
PÊCHER ( ).
Amygdalus
,-
,est
-
PLCHER
n63
bois et de le bien dresser; mais , en plein air ,
on l'abandonne à lui-même, en lui enlevant seu-
lement au printemps ses mousses et son bois
mort.
-
La plupart des Pêchers qu'on élève dans le
Verger sont provenus de noyaux. Les meilleures
Pêches de plein veut sont : la Madelèn la
,
Pêche de Malte et la Bourdine , la grosse Mi-
gnonne, l'Admirable ou Belle de . On greffe Vitr
les autres espèces sur l'Amandier-Pêche, quand
le ternit' a de la profondeur; mais quand il en
manque, sur le Prunier, qui naturellement aime
à tracer. Les meilleurs Pruniers pour cet arbre,
comme pour l'Abricotier, sont le Prunier de :
Damas noir et ceux de Saint-Julien et de Ce-
risette.
Comme le Pêcher ne dure guère que de dix i -
réus
exposition.
26 4 PÉCHER.
. 2 65
MICER
Paysanne. Grosse, ferme, vineuse, très bonne.
Arbre vigoureux. Commencement de septembre.
5. La de Malle, ou Belle de Paris.
Pèche
Vitr
ferme , vineuse, sucrée, excellente. Arbre vigou-
reux et grand. Mi-septembre.
La Royale en est une variété très bonne , nuis
plus tardive.
7. La Chevreuse-Chancelière. Fondante, très
sucrée, très bonne. Mi-septembre.
La Chevreuse hâtive, qui est presque aussi
bonne et qui est une de ses variétés , mûrit
quinze jours phis tôt. La Chevreuse tardive
n'est mûre qu'à la fin de septembre.
8. La â moyennes fleurs. Moyenne
Madelèn
grosseur. Vineuse, excellente. Fin de septembre.
9. La ou . Fruit robuste
Galnde
Belgard
6
19
166 PtCHER .
13. La Violette luitve . Arbre fécond. Fruit
moyen. Sucrée, vineuse, bonne. Mi-septembre.
14. Le Paie de Pomponne, Pavie Mons-
trueux, Gros - Persèqu rouge, ou •
Gros-
Mrlé-
. Chair ferme. Très bonne cuite. Fin d'oc-
cotn
tobre.
15. La Pêche Alberge jaune , Saint-Laurent
jaune , ou . Chair jaune , mais
Peti-Rousan
Chaie
jaune, musquée, vineuse, surtout quand il a
passé quelques jours à la fruiterie.
PRUNIER ( Prunus ).
â
•
267
de soleil et plus de coups de vent. On le multi-
plie de noyaux , ce qui produit les meilleurs
arbres, ou de rejetons, ce qui en donne plus tôt,
bien on le greffe pour propager les espèces
.ou
,parfumée, excellente.
Les Perdigons, soit rouge, soit violet, sont
très bons aussi , et le dernier surtout , est un
beau fruit, un peu plus gros que les
Perdigons
ou blanc ou rouge.
5. . Ferme, sucrée, mediocre dans
Brignole
rt
o. Dame-Aubert. C'est la plus grosse des
i
CERISIER (
Cerasu.')
et le Cerisier.
,
,
glabres.
Le Merisier offre, en fruits charnus, la Me-
rise noire très sucrée, et la Merise rouge qui l'est
un peu moins. La première est celle que l'on
emploie pour ratafia. Elles viennent très bien de
noyaux, et n'ont pas besoin de la greffe.
La meilleure méthode de greffer ces arbres est
l'écusson à dormant, à moins que l'arbre sur
oeil
lequel on opère ne soit très gros et destiné au
plein vent. Dans ces derniers cas, on peut ré-
courir la greffe en fente.
A
gare u tiers.
Montmreci
Acide-sucrée; excellente. Peu productif. Juillet.
5. Le de . Un peu .1lontmreci
Gros-bet
préc-
. Juillet.
dent
Juillet.
8. Griotte de la , ou Belle ,
Palembr
de
excellente. Août. •
11. G, jolie Cherz y-Duck. Très bonne. Août..
12. Cerise du Nord. Belle, bonne, propre
confitures et aux ratafias. Fin d'août.
aux
fou
( , très bonne. Juillet..
laide
hdtif
â
Sucré, fort bon. Mi-juillet.
La variété à gros fruit rouge est meilleure,
mais un peu plus tardive ; celle qui est à fruit
blanc a la chair fondante et sucrée.
2. Le Bigarreau de , on Belle
Roquemnt
de Hoquemnt , ou Coeur-de-Pigeon. Fort bon.
Mi-juillet.
Il en existe une variété aussi bonne, qui est
de couleur de chair.
5. Le gros . Fruit excellent. Août.
Cceurt
1
1'
. 27 3
DIER
AM.,N
CHAPITRE XI.
Î à enveloppe.
ruils
r, AMANDIER ( Amygdalus
).
Comme cet arbre fleurit de très bonne heure
et qu'il est naturellement , on doit lui
délicat
NOYER (Jugions).
,
parce qu'il ne revêt ses feuilles qu'eu mai et ne
fleurit qu'à la fin de juin.
". Le Noyer de Jauge. Son fruit très gros
4
Montbr
NOISETIER
(
Cotylus
).
176
Il réussit principalement dans les terres grasses,
légères et fraîches , où il se trouve du caillou.
Voici le nom des meilleures variétés du fruit de
cet arbrisseau
:
°. La Noisette franche, A coque tendre, à
1
fruit soit rouge, soit brun.
°
a . La Noisette franche , à fruit blanc ou
gris.
L'Aveline. Gros fruit rond.
3°.
°. La Noisette ovale.
4
CHATIGNER ( ).
Ca.stne
CIATGNER
t. La Châtaigne ; bien sucrée,
Pourtalne
grosse et bonne.
tris
2. La Châtaigne _verte du Limousin, grosse ,
très sucrée et de longue garde.
5. La Châtaigne ; excellente. Arbre
exald
productif.
4. La Châtaigne hâtive noire.
Il en existe une bonne variété qui est rousse.
5. La Châtaigne hâtive de mai.
6. La .
Carive
7. La .
1lastrone
am CIAPTiE V..
Fruits d baies..
• AIURE . Morus).
(
Nous ne parlerons pas ici du Mûrier fruit
à
blanc, dont la feuille est spécialement destinée
à la nourriture du ver à soie. On trouvera ce qui-
concerne cet arbre dans notre second volume,
page 52o.
Le Mûrier dont le fruit paraît sur les tables
est celui qui est noir.
En général le Mûrier est assez difficile à faire
reprendre la transplantation. lui faut une
li
'
27g
Une fois dirigé de manière faire sa
tèes
une hauteur convenable , le Mûrier n'exige au-
cuns soins de culture périodique.
FIGUIER Ficus
1 ).
(
Ecore
3. La violette. violace, chair
Fitue
Ecore
rougeâtre. Très sucrée, excellente.
4. La Figue jaune Angélique' Mélitte.
Ecore jaunâtre et tiquetée de vert. Douce, su-
crée. Arbre très productif.
5. La Figue de Bordeaux, ou Fig .
ue-Poir
Ecore brune. Chair fauve un peu rougeâtre.
Très sucrée.
VIGNE ( Fits
vinfera
).
,
l'ameublir par un bon mélange , et même tâcher
de s'arranger de manière à pouvoir la planter à
un ou deux mètres et même plus (3 à 6 pieds au
moins) du lieu où elle devra s'élever. Plantée,
et pourvue d'assez de bois pour pouvoir être
couchée en terre , on la conduit au point d'où
elle doit monter. Pour cet effet, on la couche
dans une rigole défoncée, et dans laquelle on
l'enfonce de quinze trente centimètres tout au
â
r4é-
toyer et de la tailler tous les ans c'est une opé-
:
ration que l'on fera dès le mois de février, afin
de ne pas l'exposer à s'affaiblir par la perte
cons
sidérable qu'elle fait, dès l'époque où elle
corn-.
mente à végéter, d'une-parti de sa sève qui coula
comme de l'eau pendant plusieurs jours.
Le nombre des variétés de la Vigne est
consi-
dérable . Nous allons indiquer celles qui
con-
vient le mieux pour la culture du verger et
de l'espalier, c'est-à-dire celles des raisins des-
tinés la table.
à
Perdal
délicat.
5. Le Verjus, soit violet, soit rouge, soit
jaune. Grosse grappe. Bon raisin, mais qui mû-
rit difficilement. On s'en sert principalement
,
avant sa maturité , pour faire le verjus. Ainsi on
peut lui donner une moins bonne exposition
qu'aux autres variétés qui ont besoin de parve-
nir 'a la maturité complète.
6. Le Chasselas noir. Très sucré, très bon.
. Le Saint - Pierre de l'Allier. Grosse
grappe, beau fruit. Sucré, très bon. Blanc.
8. Le Muscat, soit noir, soit blanc, du Pó
et
der .Tura. Sucré, très bon et surtout très
précoce.
9. La Malvoisie blanche du Pd. Très sucré,
délicieux, eau très fine.
Io. La Panse musquée des
Bouches-d
pépinière du Luxembourg. »
]84 .
CONSIDLRAT1
PRLIMN
AIRES
sn,a.vlerocw w , vonwesa
Nt
+vNw
un,
ces
LIVRE V.
ESPALIERS , ET TAILLE.
1
CHAPITR E PREMIER.
Considérations préliminaires.
moin
-'dG :RAT1ONS PRJL1MINAT?s .
CONSiD
'dre de vingt-quatre ou vingt-cinq mètres (
pieds au moins ) surtout si la pente est du nord
,
au sud. Cette largeur peut être un peu moins
considérable si la surface sol est droite, et
,du
moins encore si l'inclinaison du se diri-
terin
geait vers l'est ou l'ouest. Ces dernières positions
'ne sont pas bonnes assurément , mais on n'est
pas toujours maitre de disposer d'un terin
convenable : dans ce cas, tout fâcheux qu'il est,
il est à propos de tirer de son fonds le parti le
moins désavantageux.
C'est au sud et au sud-est, et en général aux
meilleures expositions reconnues, selon les con-
trées où l'on se trouve, que l'on établit les Es-
paliers dont on le plus de cas, tels que les
Lit
jardin fruitier , on
délbnce
PRÉLIMINAIRES. 287
soin de défoncer de nouveau et de rapporter de
bonne terre.
,Quand on a fait choix de l'emplacement du
à la pioche, on
ameublit par des mélanges le sol , s'il n'est pas
sufiament bon, on le rend sain et léger et
1
,
quand on a rétabli les choses en état, on fait bâ-
tir le mur qui sera toujours plus solide que si
on défonçait après sa construction. La planta-
tion des espaliers est au reste soumise aux règles
générales que nous avons prescrites surtout dans
notre tome IV, page , pour les grands ar-
1,26
2
b3
vents font peu de ravages dans un jardin bien
emmuré et bien abrité.
Lors même qu'on laisserait en gazon ou
qu'en
mettrait en prairie artificielle l'intérieur du
Jar-'.
din Fruitier, on conserve et bêche soigneu-
ment les plates-bandes , afin de tenir au pied
des arbres la terre meuble, poreuse et bien né
toyée par des serfouissages convenables.
Indépendamment de la taille, qui sera l'ob-
jet d'un chapitre spécial , les travaux faire
â
aux arbres des Jardins Fruitiers consistent â
couper au printemps , les bois morts , assez
,
] Pfl 1 1
. 289
1N:.IRES
CONSID
RATIONS
meuble, on peut toutefois y semer quelques sa-
lades, quelques petits cordons de haricots nains;
mais de manière à ne pas trop la couvrir ni à
intercepter l'action du soleil. Il est pourtant des
expositions très chaudes, des terres très poreuses
et très arides; il peut survenir des années sèches : I
alors les arbres gagnent à ce que le torein qui
entoure leurs racines soit un peu couvert , afin
d'y maintenir quelque humidité et d'y diminuer
la trop forte action du hâle.
D'après ces considérations, c'est au cultiva-
teur intelligent à travailler comme il est profi-
table pour lui, eu égard aux circonstances aux-
quelles il est soumis,
i 1 5
290 TAILLE DES ESPALIERS.
CHAPITR E IL
â
par conséquent de donner l'arbre un coup
â
ESPALIR
1
propres à se bien dresser à plat. Toutefois si les
yeux ne poussaient pas vigoureusement, il fau-
drait laisser croître les survena , parce que
leurs feuilles contribueraient , avec celles des
yeux utiles , à nourrir et à fortifier es racines.
Alors on ne supprimerait les petites branches
mal placées qu'au mois de février suivant, lorsque
l'on soumettrait l'espalier à sa première taille.
Cette première année, tout le travail 'a donner
aux arbres fruitiers se borne à enlever les yeux
qui naîtraient le long du tronc, à serfouir plu-
sieurs fois le pied, et même à arroser, si le prin-
temps et l'été amenaient trop d'aridité.
La seconde année, à la fin de l'hiver, si l'on
veut, pour les arbres pein , mais seulement
a
s'en-
cbevêtraln et nuiraient au développement
comme à la maturité des fruits. Indépendam-
ment de cette suppression qui est. de rigueur, on
procède à celle des pousses mal faites, des jeu
gommeux , et de ce qui embarrasserait le pa-
lissage. On ne néglige pas non plus de couper
les branches latérales de la pointe des gour-
mands, qui, en attirant à elles trop de sève,
affameraient les bonnes branches.
Quoi qu'il en soit, il faut travailler de manière
à bien garnir le mur; mais à ne pas laisser trop
de bois qui , en grossissant , se nuirait et
s'é-
.
toußèrai
t
de ces premières branches ne sont pas non plus
sans intérè , puisqu'ils garnissent le mur et
doivent produire beaucoup de fruits.
Ce que l'on appelle gourmand , est en général
un rameau vigoureux qui part d'un point où on
ne l'attendait pas. Si ce gourmand est trop
per-
pcndiulare , et qu'il soit disposé de manière à
attirer à lui trop de sève, et par conséquent à
affamer les rameaux de son voisinage, ce qui
en définitive dégarnirait une grande partie de
l'espalier, il faut le supprimer tout-à-fait , à
moins pourtant qu'on ne puisse le courber. Alors
on le coupe à deux ou trois yeux, et il finit par
doner de bonnes productions. Il ne faut donc
pas toujours le supprimer .
tou-àfri
pose
ESPALIR.
dans la forme d'un V ouvert; ( Voyez planche I,
fig. ". )
I
dispotn
l'arbre entier;
« °. S'arranger de que toutes les
5
manière
parties intérieures de l'arbre soient garnies, ainsi
que sa base et ses côtés;
4 °. Faire eu sorte que toutes les ramifc-
«
toute leur
étendu . » ( Voyez planche I, fig. )
Il est évident, d'après ces principes incontes-
tables, comme d'après un bon raisonnement
résultant d'une judicieuse observation des choses,
qu'il ne faut pas trop couder les rameaux, ni les
croiser les uns sur les antres, ni les courber, à
moins qu'on ne veuille les affaiblir quand ils
s'emportent trop, ni les placer provisoirement
-
E9PALIT
in
les bourgeons à fleur de ceux qui ne donert
que des feuilles et du bois, on ne conserve de
chacun que la quantité qui paraît suffisante,
En général on coupe les rameaux fruit de-
â
puis trois yeux jusqu'à huit au plus., suivant la
vigueur du bois sur lequel on opère : si taille
l'on
trol court, on n'obtient que des gourtailds ou
branches parasites qui fatiguent l'arbre ,
rangent sa bonne distribution l'epuiîdnt pins
,
et
ou moins; on la isse trop de bois , on ra-
nd
qT1
,
qu'us peuvent servir à regarnir un espalier vide
et nu.
le même agronome que nous venons
n'après
Ica
i
â
pein
13.
298 TAILLE DES ESPALIERS.
ou des gourmands que l'on taille un peu longs,
pouvoir supprimer la grosse branche la
Fur
plus voisine à laquelle ils succéderont avanta-
geusement : ce qui fournit un moyen et
efica
facile de rajeunir par degrés les arbres devenus
vieux.
Le PÉCHER qui n'a que peu d'années d'exis-
tence, mais qui de bonne heure se met à
pro-
, et qui produit considérablement tant
-duire
its
bourgeons qui se placent mal et qui donne-
raient naissance à un bois inutile qu'il
faudroit
couper plus tard. Dans le palissage de cet arbre
important, on dispose les jeunes pousses latéra-
les suivant leur force, c'est-à-dire que l'on
courbe les fortes vers la terre et qu'on laisse mon-
ter les faibles, après avoir supprimé soit en les
pinçant d'abord, soit en les coupant , les jets
qui se placent en avant ou en arrière. Dès le
mois de juin, il ne faut pas négliger de rabattre
les branches qui s'emportent et de réduire le
nombre des fruits s'il est trop considérable.
C'est sans peine qu'on reconnaît dans le Pêcher
la différence qui existe entre les branches bois
à
vert.
de rougeâtre.
C'est une précaution indispensable de couper
les jeunes branches, que l'on est obligé de ra-
battre ou de raccourcir, d'un bouton
au-tes
à feuilles et non d'un bourgeon fruit, parce que
a
les feuilles sont nécessaires à la vie et à la'prosé-
rité des fruits qui viendraient mal ou même ne
viendraient pas du tout , s'ils se trouvaient au
bout d'une branche dépourvue de feuilles qui les
nourrissent d'air et les abritent.
Les branches qui ont donné du fruit doivent
être coupées pour faire place à de jeune bois
qui en produira à son tour.
Il faut toujours avoir le soin de ménager des
branches à bois afin de tenir k Pêcher bien gar-
ni , sans vide ni éclaircis inutiles. Ces branches
doivent être choisies parmi celles qui naissent au
plus bas et plus près de l'origine des branches
principales.
Schabol remarque que des gourmands courbés
à la fin de juillet s'étaient couverts d'yeux propres
à donner des lambourdes , et qui produisirent
des fruits abondamment : c'est ce qui l'amena
proposer la méthode des courbures, si utile datas
plusieurs circonstances pour tempérer la fougue
stérile des rameaux trop vigoureux : méthode
très . depuis Schabol ,
matis qu'on ne
prconisée
5o TAL.ß DES ESPALIERS.
doit pas gc'néralis affaiblirait en-
puisq'el
core les rameaux faibles que l'on voudrait
déja
c .
lifher
ralenti.
Il suffit quelquefois de tordre un peu une
branche parasite pour la mettre A , de
pin-
fint
le jet ou même de le casser en juillet, quand
cr
^-_
—
-
TAILLE DES ESPALIf . 3o t
sieurs dont les plus fâcheux sont les
acidens
une-
afin qu'ils soient moins abondamment nourris
;
dans le second cas, on enlève la terre au pied
de l'arbre et un peu au loin, de manière à ne
pas endommager les racines , et on remplace
lt
mauvais par de bonnes cures consom-
terin
5o3
jeunes pousses ou sarmen qui s'enchevêtre-
raient , gâteraient la vigne , et empêcheraient
les grappes de grossir, en attirant eux la plus
â
grande partie de la sève qui dot servir les
â
nourrir. On enlève même les qui n'ont
sarmen
pas de fruit et qui par conséquent sont inutiles.
Lorsque les grappes sont parvenues aux deux
tiers de leur accroissement, on coupe de nou-
veau les petites branches inutiles qui ont poussé
depuis la floraison, et on rabat celles qui sont
chargées de fruit.
Afin de ne pas revenir sur le même sujet, en
traitant plusieurs fois ce dont nous avons
déjh
CONSERVATI
a VvI
•
/H W\ N
t
•
ladNUw
V
-
A
uM»lN7TiY.
LIVRE VI.
CONSERVATION DES GRAINES ,
✓ DESTRUCTION DIS ANIMUX NUISIBLES.
T
I
(:I -
IAPTRE PREMIER.
Conservation des Graines.
— - ^
-
^ -
^
CONSERVATION DES GRAINES. 3o5
quelque cultivateur, cc qui offrirait tous les avan-
tages qu'on peut attendre d'un échange.
Pour les plantes qui ont entre elles des ana-
logies, il faut placer, à la plus grande distance
que l'on peut mettre , ces •gétaux , qui , â ré-
pugne de leur floraison, confondant leurs éta-
mines, altéreraient les qualités et dépraveraient
les espèc. Ainsi les diverses Laitues, les Radis,
les Citrouilles et les Melons, ne seront pas établis
assez près les uns des autres pour que le mélange
des étamines avoir lien .
puise
mûres.
complèten
s_. _
.
—
CONSERVATION DES .
GRA.1NES
bof
ter dans un lieu sec, suffisamment aéré, et les y
étendre sur des toiles ou stir du papier gris, à
moins qu'elles ne soient assez fortes et robustes
pour n'avoir pas besoin de ces précautions.
Autant qu'on le pourra , on les laissera corn-
piéter leur maturité, en les exposant au soleil,
l'air sec , et en les remuant de temps en temps.
Si la quantité qui est nécessaire n'est pas trop
considérable , on laissera jusqu'à l'ensemence- ,
• boites .
Pour quelques semences , cette précaution
ne saurait être employée. Les (les
peins
Cu-
doivent être extraits du fruit ou
curbitaées
lumière
de l'humidité et des insectes, jusqu'à ce qu'on
juge à propos de s'en servir. La température du
lieu où l'on conservera les Graines doit être
plu-
tô froide que , parce que cette chaleur
obaudc
d'octbre
avril, eu ayant soin de ménager les germes, les
racines et les cotylédons qui se seraient déve-
loppés. Cette stratification doit ètre mise à l'abri
de la voracité des rats et souris, et ne sera des
visitée qu'avec beaucoup de prodautins , afin
de no rien . bri o
Si l'on voulait conserver plusieurs ,
anes
ou envoyer fort loin quelques Graines dont la
plupart sont délicates au point de craindre los
diverses variations , il serait å
atin
spheriquc
propos de les renfermer bien sèches, par petits
paquets soigneusement avec du pa-
envlop's
pier gris, bien ficelés, bien clos, et enfermés
dans de bonnes boites très saines , et même
rembourrées de colon ou de mousse.
Les bonnes Graines se reconnaissent â leur
poids, quelques-unes à leur odeur, et toutes
leur grosseur et â leur belle apparence. C'est de
ces Grailles qu'il faut nécessairement faire un
choix sévère, si l'on veut avoir des productions
qui réunissent la beauté à la bonté.
Les Graines nettoyées seront enveloppées et
, afin de pouvoir reconnaître, par l'é-
éti
uets
q
à
moins que la mauvaise ne les ait empê-
sai/Ph
chées de parvenir à une maturité parfaite, ou
que quelque circonstance ne les ait altérées.
Nous donnerons, dans le chapitre suivant,
l'état de la durée des semences , pendant laquelle
^
on peut, sans inconvénient , en faire usage. Il
est inutile de faire observer que ces données ne
peuvent être qu'approximatives, puisque la du-
rée de la force végétative des Graines dépend de
leur bonne constitution , de leur maturité par-
faite, de leur récolte soignée, et d'une conserva-
tion telle qu'elles n'aient rien redouter de l'air,
<à
de la lumière, de la chaleur et de l'humidité. On
a souvent vu lever parfaitement , au bout de
,
favo=
rabies; et pour la durée des graines, nous fixons
un terme ordinaire dépendant des soins de con-
servation que nous avons prescrits.
1
DURÉE DES GRAINES,
CHAPITRE Ih
% rage.
01
DUR1
1
Prunier, et même du Châtaignier qui ne lèvent
qu'au bout d'un an quinze mois; et celles du
à
l'Aubépine, du Neflir , du Noisetier, de l'Ave-
linier, du Cornouiller et du Rosier qui ne sortent
de terre qu'au bout de deux ans. Au moyen de
la stratification, on les force â lever dès le pre-
mier printemps.
On accélère la germination des Graines un
peu volumineuses en les fusant macérer dans
l'eau, pendant un a trois jours, une
tempéra_
tore de douze à quinze degrés du e
tbermoè
de R:"aumr . Elles doivent être mises en terr e
et bien arrosées, en évitant de les laisser se dei-
ou même se .
resuy
sécher
12 DES .
DUR1E
GRAINtS
Prunier, et mêe du Châtaignier qui ne
lèvent
qu'au bout d'un an quinze mois; et celles do
à
l'Aubépine, du , du Noisetier, de l'Ave-
Neflir
linier, du Cornouiller et du Rosier qui ne sortent
de terre qu'au bout de deux ans. Au moyeu de
la stratification, on les force à lever dès le pre-
mier printemps.
Ou accélère la germination des un
Draines
peu volumineuses eu les fusant macérer
dans
l'eau, pendant un à trois jours, à une tempéra-
ture de douze à quinze degrés du thermomètre
. Elles doivent être mises en terre
R:'aumr
de
DUIla;
DITS
de la dure Graines , et de
ales
"PABLE.1tr
j
NOMS DURÉE
I
H
VIL. de leurs
DES ES.
PL.AIT
SEMENCES.
W (.5
Jour.
Fève. a
u.
1
Annuelle. 3 's 6
ßaricot . Idem. 3 2 4
Pois. Idem. 3 ' 5
idem.
2
Lentille. s 3 3 4
Pomme-de-terré. Idem. 10 u
u
Topinambour. Vivace. 15
»
»
Carotte. Bisannuelle. 5 2 3
Navet. Idem. 3 2 3
Salsifis. Idem.
l
8 1 2
. Vivace. 12 1 3
'ueorsné
. Idem. » 3 4
Chervis
. Bisannuelle. 6 4
Betrav
r
Panais. idem. 8 2 3
Rave et Radis. Annuelle. 3 5 10
Raifort. Bisannuelle. 6 5 6
Chou. Idem. 6 10
10
Céleri. Idem. 10 2
!p
. Annuelle. 3 5
Epinard
Cardon. Bisannuelle. 10 7 10
Ognon. Annuelle. 6 2 3
Ad. Vivace.
»
. Idem. »
»
»
Echalote
Ciboule. Idem.
»
n
. Bisannuelle. 6 3 4
Poreau
Asperge. Vivace. 15 6
Artichaut. Idem. 10
10
3 5
Melon. Annuelle. 5 6
Concombre. Idem. 6
15
5 8
Citrouille. Idem. 6 4 6
Melongè . Idem. 8 4 5
Mache. Idem. 10 6 7
6
^t I
5 t t DES GRAINES.
DURkE
z
NOMS 3 DURÉE
VIE. de leurs
ti
DES PLANTES.
G SEMENCES.
e
W
J.0
Raiponce. Vivace. 4 6
ö
ro
.
â
Cresson d'eau. n »
Idenz
»
Cresson alénois. Annuelle. 5 4 5
Pourpier. Idem. 9 8
Idem.
ro
Laitue. 4 2 5
Chicon. Idem. 4 a 3
Ch ieord . Idem. » 6 10
Oseille Vivace. 8 3 4
Arroche. Ann uelle. 1 2 4
8
Bc }te . Bisannuelle. 6 8 co
l'ef s il. Trisannuelle. 45 3 5
. Annuelle. 5 3 4
CĒrfeuil
Ache. Viace . 10 5
Bourrache. Annuelle. 8 3
2 3
Estiagon . Vivace. 3 4
»
! . Idem. co 3 4
Pimprenl
Fenouil. Bisannuelle. 4 3 5
8
'
Sarriette. Annuelle. 4 5
Angélique. Bisannuelle. 15 1 2
Coriandre. Annuelle. 10 2 3
Capucine. Ideny , 2 3 6
1
Sénevé. Idem. 3 - 3
.
a
Corne-de-Cerf. Idem. 8 2 3
Piment. Idem. e 6 8
Tomate. Idem. 8 3 4
Basilic. Annuelle. 5 2 5
Absinthe. Vivace, 8 , 3
Thym. Idem.
»
»
Lavande. Idem. »
»
»
•
Romarin. Idem, » »
»
Rue. Vivace, 25 3 8
Hysopc . - 4 6
Idem,
30
. Idem. 30 7
10
Ide nt. 30 7
Groseil
Framboi1e . JO
Fraisier. Idem. 10 1 3
DESTRUCTION DES ANIMAUX. 55
CHAPITRE 1I .
à
leur succès , et tant d'utilité doit résulter de
leur état prospère! Il fout donc veiller
efica-
UJX
la fait périr sans ressource. On détruit , ou au
moins on écarte cet insecte, en arrosant le plant
plusieurs reprises dans la journée, en coni-
à
un
nisetpar•dém on ces odeurs tercin
it s importunent.
± . . Le meilleur moyen de se -
i
CHENIL
prése
ET DES INSECTES.
517'
de ces hideux animaux est de recourir
cr l'é-
â
: il faut, avant qu'elles éclosent en-
.
ebcnilag
,
arbes
lebranchs
et les bourses qui renferment d'antres oeufs ou
cocons. On doit s'empresser de les jeter au feu.
Quelque soin qu'on apporte à cette facile des-
truction, il peut échapper quelques petits dé-
, quelquefois placés dans de vieilles écorces;
pôts
RTILF:E
secte se retire sous terre, où il déplace les raci-
nes et bouleverses parfois le des cultures terin
nouvelles. On emploie l'eau de savon noir, ou
l'eau mélangée avec un peu d'huile commune,
que l'on verse avec l'arrosoir à bec dans le trou
où se retire l'insecte. Cette retraite se reconnaît
à la forme arrondie de terre remuée qu'il a pous-
sée dehors, la manière de la Taupe. La Cour-
â
corps gras.
1
9
est très , et vaut mieux que les arosetn
d'eau efica
de chanvre dont nous avons parlé plus
haut, et qui seraient ici peu près inutiles,
puisqu'ils ne feraient que d4 acer le mal. L'huile
dont on arroserait les Fourmis , les ferait aussi
périr. La grosse Fourmi, dont on se débarrasse
ensuite, introduite clans le jardin, y détruit
promptement la petite espèce. On empêche en-
core ces insectes d'attaquer les vases de fleurs, en
plaçant dessous un plateau de terre cuite rempli
d'eau qu'elles n'osent traverser. Un anneau de
laine et de crin roulé autour du tronc d'un arbre;
une bande de cuir circulaire enduite de glu ou
d'une peinture entretenue humide, ne
â
l'huie
GLiâPES
ET . On en prend beaucoup
FRELONS
au moyen, soit de petits filets dont on se sert
pour attraper les Papillons, soit de carfes rem-
plies au tiers avec de l'eau miellée; mais le plus
sûr moyen est de chercher leur retraite , qui est
ordinairement dans la terre, dans un trou de
mur, ou de quelque vieil arbre. Dès que cette
retraite est découverte, on vient la nuit, le plus
tard que peut, avec une pelot d'argile ou
l'ou
Hanetos
que cet insecte est redoutable aux jardins, où
l'on peut facilement l'écraser après avoir secoué
les rameaux des arbres qu'il attaque ; c'est lors-
n'est encore que man ou turc, et vivant
l
qu
'i
dévo'-
rat les racines des jeunes plantes , et mère des
arbres les plus forts. Il faut le chercher avec soin
en péchant, pour le tuer, et lorsqu'on s'aper-
çoit qu'une jeune plante, pourtant vigoureuse,
vient tout à coup à se flétrir, on doit en décou-
vrir les racines où il est facile de trouver l'in-
secte ; ou l'écrase avec facilité , parce qu'il n'est
pas du tout agile, C'est principalement aux ra-
cines charnues de la Laitue et du Fraisier qu'il
s'attache de préférence , et c'est par lh qu'il tan
toujours commencer ses recherches.
.s'engourdit
ll
est facile de les y tuer. Pendant la 'belle saison
qui est l'époque de leur dévastion , on doit
,
dès le matin et vers le soir, surtout Ot
lorsqu'ia
plu , les chercher sur le sol et les jeunes plantes.
On les enlève dans des pots, pour les livrer aux
volailles ou écraser. Quand il ne s'agit que
pairles
4 .
a
522 DESTRUCTION DES ANIMAUX
puissent atteindre. Le Rat est plus it
difcle
prendre: c'est de la ratière et du quatre-de-chiffre
qu'il faut se servir contre lui. Le à bas-
piége
cule, placé sur un petit cuvier à demi-rempli
d'eau , est encore un très bon moyen pour dé-
truire beaucoup de Rats et de Mulots. Pour cet
effet , on établit sur le cuvier line petite plan-
chet , formant bascule. Au moyen fil de
d't.in
ter recourbé , fixé à l'un des bords du cuvier
,
on suspend un appât quelconque vers lequel
,
l'animal ne manque pas de se rendre. Aussitôt
qu'il en approche , la bascule joue , l'animal
tombe clans l'eau , et la bascule se rétablit pour
former le mèe tous ceux qui viendront
piégea
se présenter.
A
r
TI--
• - ET DES INSECTES. 323
n'ot nt pas le temps de faire beaucoup de ravage
avant qu'on s'aperçoiv de leur mon -
incurso.De
ou taupinières indiquent promptement
ticules
qni
au commencement, au milieu et à la fin du jour,
on est certain de les surprendre; il ne s'agit que
d'ouvrir le à l'endroit même de la taupi
terin -
la plus récente. L'animal cherche à boucher
nière
Guines
les graines qui commencent à mûrir des Salsifis,
et de plusieurs autres légumes. Quelquefois on
se contente de les épouvanter avec de vieux vcte-
mens de couleur prononcée, avec des animaux
empaillés, avec des moulinets tournant
bruyans
au moindre vent; on en prend aussi av ec la glu;
on les effraie h coups de fusil. Tous ces moyens
sont fort peu efficaces malheureusement. 11 faut
les employer tous à la fois et ne pas se rebuter.
Le Manuel du Chasseur (i) forme un gros
volume , et c'est le cas d'y chercher les re-
que cet utile ouvrage contient.
cets
Anahé , ° 13. -
u
^s.
t •
./^
52:
' RÉLIMN,igs
CONS1Di:R.T
, ,
.^-,
u.^ad
.q
^
^.,mda
d+o,^.•a
LIVRE VII.
ANNÉE DU JARDINIER.
PREMIER.
CHAPITRE
Cat .
prélimnaes
sicléraon
fait
em-
arosemn
et en font même périr un grand nombre.
32^
^dYS
1.0•d
. 4d
.0e,4-1
A
^do.,
.4a1,d0
LIVRE VII.
kNI]E DU .
7ARDIN
.
PREMI
CHAPITRE
préliminaires.
Considéra
,
326
CONSIDERAT1 PRELIMNAt .
les récoltes, les divers travaux de l'agriculture et
du jardinage. Un beau temps, un jour favorable,
une température propice, bien saisi
l'h-pros
de l'époque de l'année, déterminent une bonne
opération. Ainsi il est important de ne pas né-
gliger de ia temps ces divers travaux. C'est
faire
PBhLIMNARES
telle graine qui , pour lever et croître, a besoin
d'autant de chaleur que la fleur dont il s'agit en
a réclamé pour épanouir.
Voici le tableau d'Aanso : il détermine
combien de degrés de chaleur sont nécessaires
pour que certaines plantes développent leur
feuillaison, et, par suite, h quelle époque de
l'année les feuilles viennent généralement pa- 'a
raître. Cc tableau est le terme moyen de dix an-
nées d'observations comparatives.
Sureau. Chèvrefeuille, Tu-
lipe jaune, Safran. ............. 145 d. 16 février.
Groseilc épineux, Lilas,
Aubépine. ........................... 27 2 1 mars.
Groseil grappes, Fu-
sain, Troëne , Rosier. ......... 5
302
kIRES
de la chaleur, l'humidité
dépenamt
aceC-
lère la végétation. Ainsi , à chaleur égale, la
plante poussera plus tôt et plus fortement si
elle se trouve dans un terin que les pluies aient
pénétré. Cette végétation sera plus précoce aussi
si la terre est dés long- temps préparée par une
t favorable.
empératu
II.
CHA
PITR's
Anne jardinier.
du.
§ er
. JANVIER :
I
Pied de Griffon.) du
quenouille.
On -
déjà la fève et les pois, pour avoir
sème
ANÉE
per, la chicorée hâtive, les choux-fleurs et les
choux hâtifs. Quand l'hiver a déjà exercé ses ri-
, et qu'on présume qu'il va cesser, on
guers
nettoie le de ; on recharge
l'aspergi
tcrein
de fumier et de terreau, et on abrite , pour
échauffer le sol et tâcher d'avancer l'apparition
des turions de l'asperge; on place , pour
me
plus sûr d'obtenir des primeurs de ce lé-
tire
et des arbustes.
1
DU A . 531
üI\1TA
J
ANi:E II.
§
FPNItEr,.
( Les chatons du Noisetier paraissent , ainsi que ceux de
quelques Saules; le Sureau et le épineux poussent
Groseilt
quelques feuilles. Floraison du des Neiges, du
Galnth
déjl
•
Dans les années précoces, sur les terres légè-
res, sablonneuses et bien exposées, la végéta-
lion commence s'annoncer. Aussi sème-ton
à
cl►ûsi
, sous cloches , quelques Melons, des
Concombres ; ou transplante déjà les semis de
janvier qui ont ; on remplace par de
prosé
nouvelles graines celles qui n'ont pas levé. On
repique déjà des Salades et des choux . histf
Un dresse les plates-bandes, on nettoie les bot-.
dures; ou commence à bêcher les terres légères
pour les de mars. On remue et
ensmc
ANVFE
r'.(: 'Tulipes, que les griffes d'Anémones
ain.
et
et de Renoncules.
I . Di .
I I
u
§
ts
Floraison du Narcisse jaune , du Muscari , du
Daphnr.'
(
,
du Tussilage , de la Pervenche , de la , de la
P3quer
Violette canine ou inodore. — Feuillaison du Bouleau , du
Croseil de quelques Saules, du Mélèze et d.:
rpineux;
quels Lilas.)
Cou-
conmbres, les Pimens , les Basilics , et quelques
semis que l'on continue. On plante les
Pomes-
de-tr , les . On éclaircit les Carottes
Chervis
et les autres légumes semés en février. On bine
et serfoui!.
On plante pour graine des Ognous , des Bet-
teraves , des Salsifis ; des Carottes , et tous les
légumes conservés avec soin pendant l'hiver
pour être employés à la multiplication.
On met en place les boutures reprises , les
marcottes, les drageons enracinés, et les légumes
conservés en pépinière, tels que les Choux, les
Choux-fleurs.
On sème sous chassis , et , à la fin du
mcre
c-
, soit remplacer les pieds que l'hiver ou
tobre
â
des auraient fait périr.
acidens
Bel-
de-Jour , les Crépis , les Chrysanthèmes , les
Giroflées de Mahon, la Nigelle de Damas, et les
fleurs qu'on a hasardées en février.
mêes
On peut continuer , si on n'a pas eu le temps
de la terminer plus t6 , la taille des arbres
fruitiers.
Il est temps de greffer en fente.
On fait les semis d'arbres verts et des arbres
dont on n'a pas besoin de stratifier les semences,
que celles de l'Acacia , du faux Ebénier , de
tels
1V. A VRIL.
§
indquées
pour les châssis et les couches.
Dans les froids . peu exposés au so-
terins
seil, on sème et met en terre les et les
légumes
plantes désignés pour n sol plus
précdemnt
avantageux.
On sarcle, repique, on arrose même
o
quel-
quefois quand la sécltire se sentir; fait.déjà
mais on arrose après le lever du- soleil, et avec
de l'eau qui ne soit pas crue.
II est temps de semer la Betterave , les di-
verses espèces de Choux, .les Pois, quelques
Fèves, les Cardons, le Céleri, le Céleri-navet,
Concombres Cornichon; des Citrouilles, â
de$
,
Pines
A_Y.ÉE
_ Dans les pays un peu froids; on sème,' seule-
ment , pendant ce mois, les Arbres verts , les
Acacias et les autres que nous avons désigut s
dans le mois précédent.
Quand l'année est retardée, et que la sève n'a
pas encore été mise en mouvement , on peut
greffer en avril des Poiriers et des Pommiers.
Il est temps de semer les Capucines, les Lise-
rons, les Belles-de-Nuit, les Dahlias.
On plante en pleine terre quelques pieds de
Melons ; lès Cardons d'Espagne. On sème le Maïs,
k Céleri-Navet, la Chicorée sauvage; destinée à
blanchir d'octobre à décembre; le Pourpier, la
Sarriette, le Persil, le Cerfeuil.
On hasarde quelques haricots_ qui ne réussi-
ront que si le temps reste doux.
On réchauffe de vieilles couches ; on fiait
en
§ V. MAI.
à
à transplanter , à mettre en place , qu'on ne
l'est à seiner , excepté les Haricots , quelques
Pois , et quelques autres légumes et fournitures
pour l'arrière-saison , les Aubergines , les To-
mates , les , Alkeang , la Capucine
l'
Pintes
,
et quelques fleurs, la Scabieuse,
come la Ni-
gel , le , la Giroflée de Mahon , le
Thlaspi
Souci, etc.
Dans les terres tardives , et lorsqu'on n'a pas
été libre de faire ses travaux plus tôt, on peut
encore faire les ensmc prescrits pour
le mois d'avril , tels que les Melons , les Con-
combres , les Cornichons, les Cardons, le Céleri,
la Scarole, la Chicorée, les Raves et les Radis,
les Choux, les Choux-fleurs.
DU JARDINIER. 559
ANE
On sème encore quelques graines de fleurs
et d'arbres d'agrément , tels que l'Arbre
-
tardives
T
.
tuais avec pr é caution , au grand air , auquel on
les a accoutumés par degrés , en ouvrant de
temps en temps le jour, puis enfin jour et nuit,
l'appartement qui les renfermait. C'est ordinai-
rement après le 15 mai , quand le temps est beau,
qu'on met les Orangers en plein air.
On replante des Bettes, des Potirons; du Fe-
nouil , propre faire blanchir , comme la Chi -
â
É
E
§ VI. JUIN.
Troënc
de
Chèvrefeuille, du Sureau', des Lis, des , des Rosiers, (Eilets
des Orchis , des Mauves, du Pavot, du Coquelicot, etc., etc.)
Ogno
l'
raves, les Salsifis, les Scorsnèe .
On repique des fleurs pour l'automne.
On sème en plusieurs variétés de
péiaerc
Choux dans les terres froides et mal exposées au
soleil.
On les Artichauts qui ont rapporté,
oeiltn
et on les serfouit; on les Fraisiers. efil
On tond les huis et les haies.
Ou recueille déjà beaucoup de graines , celles
Renoncules, des Oreilles d'ours, des Tulipes.
des.
VII. JUILLET.
§
l'
Hysope
J4RDINLE
on écussonne à oeil dormant sur , sur Eglantier
Prunier, sur Epine et sur Poirier.
On commence à marcotter les , on
OEilets
'.
finit de recueillir les à fleurs et les bulbes.
Ognos
Si les semis du mois précédent ont été retar-
dés, ou n'ont pas réussi , on les renouvelle.
Beaucoup de graines sont mûres on en fait
:
la récolte, ainsi que de repiqué en mars,
l'
Ogno
des Echalotes , etc.
On sème des Radis noirs, des , des Epinards
Mâches, des Ognos blancs, pour passer l'hiver
et pour être repiqués au printemps; quelques
Salades et des Fournitures.
On remet en terre lcs de Lis , de
Oguons
§ I . AOUT .
T
de Capucine.
On découvre un peu, pour leur faire prendre
couleur et saveur, les fruits qui sont trop cou-
verts de feuilles.
On fait déjà des plants de Fraisiers , qui rap-
porteront l'année suivante.
On marcotte des . On plante quelques
OEilets
A!tNE
en hiver. On met en place des drageons ou oeil
de Roses de Noël et d'Elébore . On met-letons
eu terre les de Crocus, de Perce ,
Ognos
eigN•
de Couronne impériale, et même de Tulipes.
C'est le - temps d'écussonner â dormant
œil
sur le Coignaser , le Poirier , le Doucin et
le Paradis, l'Amandier, le Cerisier,
D'Icris,le
le Mahleb ou Sainte-Lucie.
§ IX. SEPTËiCdR .
\y
345 DU JARDINIER.
ANIE
On palisse les espaliers. On continue de mar-
cotter les OEilets .
A la fin de ce mois , comme en avril , la terre
du jardin doit être entièrement couverte de
lé-
gumes , ou semé , ou repiqués .
X. OCTOBRE.
§
Nar-
d'automne. — Apparition et végétation plus active des
rise
de feuilles de Merisier.)
temps.
est bon de semer l'abri, des Raves et dcs
â
l
Episrad
546
quilles et de Narcisses , ainsi que les griffes d'A-
némones et de Renoncules; et établir à demeure;
dans la plate-bande , pour qu'elles fleurissent
bien l'année suivante, les plantes vivaces, comme
Julienne, Croix de Jérusalem, etc.
C'est le moment de repiquer les Choux d'York
et les autres Choux pommés d'hiver, les
Ognos
blancs.
Les Plantes annuelles qui peuvent passer les
hivers dehors , doivent être semées à celle
époque, sauf à faire au printemps un nouveau
semis , dans le cas où la rigueur de la mau-
vaise saison aurait été excessive ces plantes
:
sont le Réséda, les Pois de senteur, le Pavot, le
Coquelicot, etc.
On ouvre déjà les fosses et les tranchées pour
les plantations d'arbres; mais on ne met en terre
à cette époque, et jusqu'en Janvier, que dans les
secs. Ce n'est qu'en février, et même eu
terins
XL NOVEMBRE.
Laurie-Tm.—
plus prononcée des Conferves et des Vesses de Loup. —
Effeuillaison presque générale.)
terins
fois, si le temps le permet, on sèmera quelques
Pois Michaud; on repiquera quelques Laitues
d'hiver. On couvre soigneusement les Artichauts
et les pieds des Cardons réservés pour graine;
on empaille sainement les. Figuiers pour les
,
préserver de la gelée. On émousse les arbres,
après un jour de pluie, qui permet de les net-
toyer plus facilement.
On plante dans la Serre les Betteraves , les
Cardons les Scorsnè res , les Salsifis , les
,
DU JARDINIER. 349
AVINER
mois précédent a chaud et beau , les Ognos
ét
A fleurs et les griffes.
C'est le moment, ainsi que dans le mois sui-
vant, si l'on n'a pas le temps en novembre, de
lever la terre des parties du jardin qui ne sont
pas occupées , pour en former cordons et
Iles
faire mûrir le pendant l'hiver.
terin
§ XII. DI .
CEMBR
PLANCHE P RENIER E.
it
mer espalier, et dont les deux branches-mères
ne sont ouvertes encore qu'A l'angle de 45 degrés,
et qui, à chacune des années suivantes, devront
ouvertes successivement, et de manière à
étre
PLANCHE .
DEUXIA
Fig. °
. Serre chaude, avec l'auvent placé
i'
EXPLICATION DES PLANCHES. 351
en haut , et qui sert à couvrir le vitrage , ce qui
est plus commode et plus expéditif que les pail-
lassons et les toiles que l'on emploie quelque-
fois. Cet auvent , en recouvrant au besoin les
panneaux vitrés, met la serre à l'abri des fortes
gelées , des coups de grêle et du soleil trop
ardent.
Fig. 2. Crémaillère que l'on enfonce en terre
et qui sert à élever, autant qu'il convient , les
cloches ou les verrières , ou la porte des châssis.
Fig. 3. Verrière ou cloche en vitrage.
Fig. 4. Châssis à trois panneaux que l'on
ouvre tous ou que l'on volonté, en tout
â
firme
PLANCHEJ
et les ordures qui obstruent les pores des
sière
feuillages et des écorces.
Fig. 9. Pompe propre au même usage, et
qui sert h lancer l'eau plus haut et plus .
loiu
PLANCI+ .
TROISFME
Fig. Pelle (le bois de hêtre.
1".
. . Fourche de fer. 1
T0
Fg
Fig. 2. , ou Binette.
Serfouis
deux dents.
. 4. Trident , ou Bêche en fourche.
Fig
Fig. 5, , ou grande Houe.
Ecobue
■
.-0■1
EXPLICATION DES PLANCHES. 353
Fig. 6. Bêche-transplantoir, concave, et par
conséquent propre à déplacer, pour la trans-
plantation, certaines plantes qu'il faut lever en
moite. Comme sa concavité est plus ou moins
considérable, sert à porter à de courtes dis-
el
rn
place les choux , les rejetons d'artichauts, les
poreaux , etc.
Fig. y. Manche à vis, pour recevoir au be-
soin divers ustensiles, et principalement le cris-
sant de la figure 2 ci-après.
1
devant soi.
Fig. 14. attirer soi.
ßatisor'
il
TABLE
DES MATIÈRES.
LIVRE PREMIER.
Potager.
,
Pois ..................................................... 24
— écosser.. .................................. 26
â
56
'
Scorsnèe . ............................. 53
. ...................................
Chervis 54
Betterave ................................... 55
Panais ....................................... 57
R aves. ....................................... 58
Radis......................................... ici.
Raifort....................................... 59
AP . IV. Légumes herbacés ....................... 61
Cu
Chou ......................................... ic
Chou-fleur................................. 67
— brocoli ................................. 7o
— marin. ................................. 71
Céleri. ....................................... 72
Céleri-Navet ............................. 76
nard ..................................... 77
Epi
Cardon. ..................................... 78
P. V. Légumes turbinés. ..................... 82
ClIA
Ciboule. ................................... 88
Ciboulette. ............................... 89
..................................... 90
Poreau
id
Citrouil les ................................
. 20 1
Melongé ................................ 1 22
. Salades. ........................................ 124
Cner.VIl
Mâche ..........................................
a.
Raiponce ...................................... 1 A
Cresson d'eau. ........................... ,
id
— alénois.................................... 128
— de terre ................................ .
ia.
— des prés .................................. 129
Pourpier.. .................................. id.
Laitue........................................... id.
Chicon ou Romaine .................... 132
Chicorée. .................................... 133
Cils . I X. Herbages potagers. ....................... 135
Oseille. id.
Arroche
138
MATLEfS
.. ................................. 145
Sariet
Angélique. ............................... 46
Coriandre. ............................... id.
Capucine ................................... 147
....................................... 148
Senvé
Corne-de-Cerf id.
Piment. ................................... id.
Tomate ..................................... 149
Cu.Ar . XI. Plantes aromatiques .................... 151
Basilic id.
Absinthe. ................................. 159
Thym . ..................................... id.
: ........................................... 153
Lavàndé
LIVRE II.
Parterre, et Fleurs.
OEiletn.
— de Poëte . .................................... id.
— d'Espagne .................................. id.
— de Chine .................................... id.
Primevère. ...................................... 77
'
— commune. ............................... id
— Auricule ou Oreille d'Ours .. 1 7 8
— à feuilles de Cortuse . ............ id
Plantes vivaces. ............................. 179
Pleine terre. ............................. id.
Orangerie. ................................. 18o
Serre. ........................................... 18t
Plantes bisannuelles et trisan -
nuels ...................................... id.
Pleine terre. ............................... id.
Orangerie. .................................. il.
Plantes annuelles. id.
Pleine terre. ............................... id,
III. Plantes bulbeuses, et ....... 183
CHAY.
Ognos
MATIERS
Jacinthe. ................................. 186
Lis... ..................................... 188
— des Incas ............................. 189
Tulipe ....................................... id.
' Autres Plantes bulbeuses .......... 190
Pleine terre. .......................... id.
Orangerie. ........................... 191
Serre ..................................... id.
. 1 V. Couches, Serres, Orangerie. ........ 193
Ces
LIVRE III.
Jardin Paysager.
commun id ,
Acai
— de Constantinople................ id.
Alisier terminal ........................ id.
Aune......................................... 2o3
glanduleux .................. id.
Aylante
. ................................... id.
Bonduc
.......................................
Acai
Airelle .....................................
Amandier â fleurs doubles ........ 226
Arbousier. ............................... ici.
Argousier. ............................... ici,
Armoise aurone 227
Aucba ici.
Azalée ........................ ici.
nudiflore
G 16 J
5 : TABLE
Carrelée à trois coques. ........... 229
................................... 230
Céanothe
Chaméceris.
-
de Virginie - ..........
Chionate
231
Corchus ou Corète du Japon . id.
Cornouiller ............................... id.
Genet. .....................................
Hortensia...................................
^2
2
à larges feuilles ..........
Kalmier id.
des jardins................... ici.
etmi
K
Lauréole. . .................................. 2 33
Lilas .
.
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Morelle ...................................... 2 3 i
Polygala à feuilles de buis ........ .
d i
ou Calvcnthe ...... 235
Pompadur
Rhododendron. ....................... id.
Rosier. .................................... 236
Sauge. ...................................... 237 _
Spirée. ...................................... 238
Sumac ...................................... ici.
..................................... 239
Syringa
.................................. ici.
Tamrisc
LIVRE 1V.
Verger.
TIBLE
. V. Fruits haies. ................................ 278
Cali
i
Mûrier. ......................................... id.
Figuier. ..................................... 279
Vigne. ......................................... 280
LIVRE V.
Espaliers , et Taille.
Cis
I
ego
LIVRE VI.
. nicazx .
nuis.LGe
Char
I
MATLRES
Taupes.
'_,
–
329
, Vers de terre. ............. 323
Tiquet
LIVRE VII.
Année du Jardinier.
°r
CHAP. . Considérations prélimnaes. 325
I
IT. Février. 3
1
§
§ III. Mars 3
§ IV. Avril. .......... 335
§ V. Mai. ............ 338
§ VI. Juin. ............ ...............
340
FIN DE LA TABLE.
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p.wvC6V
DE L'ART VÉTÉRINAIRE,
ABRÉGE
Première Partie , contenant la Description rai-
sonnée des Maladies du cheval et de leur -. Trai
temn ; suivie dé l'Anatomie et de la Physio-
logie du pied; et des Principes de la Ferrure
;
avec des Observations sur le régime, nourri- lâ
ture et l'exercice du cheval, et sur les moyens
particuliers d'entretenir en bon état les chevaux
de poste. .et de course ; par J. WHITE , ex-
médecin des dragons-royaux d'Angleterre. On-
zième édition. Traduit de l'anglais et annoté par
M. Delagut , vétérinaire des gardes-du-corps
du Roi. i vol. . Prix : 3 fr. 5o c. et 4 fr.
in-12
25 c. par la poste.
SOUS PRESSE.
ABRÉGÉ DE L'ART ,
VETÉRINA
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Alençon, , oral.
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Argentan, . Flo •' e. .
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