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Guide des Plantes Bulbeuses

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ET BULBES.

OGNS

2
83
CHAPITRE III.

Plantes bulbeuses et d Ognos .

ANÉMOE Anemone).
(

L'Anémone des Fleuristes et l'Anémone


étoilée ou des jardins, font l'un des plus
bril-

Jans du parterre, par la grande beauté


ornems

de leurs fleurs assez durables et par la variété


de leurs couleurs ou bleu céleste, ou bleu foncé,
ou nacrt . Ona recours au semis des plus belles
pour obtenir de nouvelles variétés ou du moins
des individus très purs : à cet effet on réserve
pour graine celles des Anémones simples dont
les fleurs sont à la fois amples et belles. C'est
en avril ou même en mai, à un demi-ombrage,
que l'on sème ces graines sur une terre très lé-
gère et un peu amendée de terreau consommé;
on recouvre de sept millimètres ( 3 lignes )
de terre de bruyère que l'on abrite d'un
peu de mousse pour maintenir l'humidité de
l'arosemnt qui sera rare et peu considérable
chaque fois qu'on le donnera. Même , pour -
ga
OGNS ET. BULBES.

184
ranti mieux ce semis délicat de l'ardeur du so-
leil, il est à propos d'étendre dessus, à la-hu
teur de soixante centimètres (près de pieds) des 2

rameaux en feuilles ou une toile tendue. Au bout


de deux mois environ, les jeunes plantes coin-
menct à paraître , et viendront bien on les
sarcle soigneusement et si on les préserve des
li maces. Quand les jeunes plants d'Anémones
ont acquis un an , au mois de juin on les dé-
plante et on les fait sécher pour les conserver
jusqu'au mois d'avril, dans le courant duquel on
les met en terre.
.
de moitié terre franche grasse;
compsé
Un

d'un quart de terreau provenant- de fumier de


cheval , d'un huitième de terreau de bouses de
vaches et d'un huitième de terre de bruyère ,
forme le terin le plus convenable pour la cul-
ture des Anémones. Ce mélange bien manié et
passé à la claie, forme une planche de seize cen-
timètres ( 6 pouces) de profondeur sur laquelle
soit en octobre, soit en avril, on établit au cor-
deau les à la distance de vingt centimètres
griles
( 8 pouces) les unes des autres , que l'on ne re-
couvre de terre qu'autant qu'il en faut pour
surpasser à peine de la plante. l'oei
Lorsque l'on fait cette plantation en octobre,
il est bon, à l'approche des gelées, de jeter dessus
un peu de litière sèche , ou de feuilles , ou de
()GNONS ET BULBES. 185
fougère. Au printemps , on sarcle , on bine et
on arrose fréquemment.
Pour jouir plus long-temps de la beauté de
ces fleurs, qui forment un riche et brillant tapis,
ou dispose et on fixe une bâche ou grosse toile
tendue à un au moins ( plus de 5 pieds )
mètre

au-dessus de la planche ou plate-bande où elles


sont établies.
Quand les Anémones sont défleuries , les
feuilles de la plante se dessèchent peu à peu. Dès
qu'elles sont parvenues à cet état,
compléten
il ne faut pas tarder retirer de terre les griffes
â

qu'on lave , qu'on sépare les unes des autres et


que l'on avec soin pour les faire aussitôt
nétoye

sécher à l'ombre ou à un demi-soleil sur du pa-


pier brouillard, afin qu'elles ne restent pas long-
temps humides : ce qui les disposerait à pourrir:
Bien sèches , on les renferme
compléten

dans des sacs de papier que l'on suspend au plan-'


cher jusqu'à ce qu'on les remette en terre.
Outre les deux variétés d'Anémones' que
nous avons signalées , il existe - encor
l'
Ané

mone oeil de Paon qui est de couleur cramoisi ,

et l'Anémone Hépatique à fleurs doubles soit


roses , soit bleues, petite plante charmante qui
fleurit dès la fin de l'hiver, conserve long-temps
sa fleur et contribue beaucoup à la première pa-
186 OGNS ET BULBES.
turc des parterres. La variété bleue est plus tar-
clive que la rose d'à peu près quinze jours.

Les RENOCULS cultivent comme les Ané-

se
mones. Les plus belles variétés , sont la Re-

1°.
noncule Asiatique ou Renoncule des ,

jardi.
soit jaune, suit rouge, °. la Renoncule

rfi-
2
caine , dont la fleur est plus ample et que l'un
désigne aussi sous le nom de Renoncule Pivoine ,
soit rouge vif, soit rouge panaché de jaune , soit
jaune doré , soit jaune jonquille.

( Hyacinthus

).
JAÇYNTHE

orientals

Cette plante réunit à la fois la beauté,


à
ogn

la précocité et le parfum : elle joint ces avan- à


tages le mérite de pouvoir être cultivée en pleine
terre. Elle offre une fouie de nuances toutes gra-
cieuses , soit bleues, soit bleu céleste , soit blan-
ches, soit jaunes , soit roses , soit couleur de
chair.
Le meilleur terin pour les
Jacynthes

èst

celui qui est composé d'un tiers de terre


fran-

, d'un tiers de terreau gras, et tiers de


l'un
che

terre de bruyère. Il est bon d'y mettre un peu


de sable et de coquilles d'huîtres calcinées. Cet
craint beaucoup l'humidité ainsi il
:
ogn
LIGNONS ET BULBES. 187
luit être placé en torein sain et même un
leu sec.
C'est la fin de septembre que l'on plante au
à
les , en planche ou en plate-
:ordeau

Jacynthes

bande comme les Anémones, à seize centimètres


6 pouces) les unes des autres. La terre

comp-
sée , où on les enfonce, doit avoir vingt centi-
mètres ( 8 pouces ) de profondeur et être assez
levée au-dessus du sol voisin, pour que l'humi-
lité ne se fixe pas nu pied des ognsqui ne
tarderaient pas à pourrir. On écarte les limaces
en saupoudrant le terin , soit avec de la suie
dont l'amertume leur déplaît. soit avec des écail-
les d'huître pulvérisées dont le tranchant et les
pointes les blessent. Quandl'hiver est rigoureux,
abrite avec de la paille sèche ou de la fou-
1u

;ère.
Les autres soins à donner à la sont
Jacynthe
mêmes que ceux que nous avons conseillés
'.es

les Anémones.
four

Comme les rameaux fleuris de la Jacynthe


ont tendres et peuvent se briser, il est bon de
avec un petit tuteur ceux qui seraient
outenir

xposé à cet inconvénient.


On peut multiplier la par le semis
Jacynthe

ui est toujours avantageux pour donner de


nou-

variétés ; mais on la propage plus facile-


elks

et on en jouit plus vite , en employant les


ten
188 OGNS ET BULBES.
caïeux qu'on sépare des ogns , lorsqu'on les
tire de terre après la des feuils .

Alors
desicaton
on les et les caïeux , on les sèche
nétoie

ogns
à un demi-soleil et on les conserve sainement
jusqu'au moment où on les remet en terre.

LIS ( uni

Li

).
Cet facile à briser à cause de ses écailles, •
ogn

produit une belle fleur, noble, , odorante: é;ev-


il n'a pas besoin d'être déplacé comme plusieurs
autres de cette espèce. Il suffit de le déplanter
tous les cinq ou six ans ,•et de lui donner du
terreau neuf.

s
Le Lis commun est d'un blanc éclatant et
fleurit en juin. Ses principales variétés sont
1 °. le Lis blanc â fleurs doubles, 2 le Lis :,
°
,

ensanglanté , flagellé de rouge ; 3°. le Lis de


Constantinople, plus petit; le Lis a feuilles 4.
panchPes °. le Lis orangé à fleurs rouge-
,"etc.;

aurores ; 6°. le ou Lis


Pompne à
turban
-Lis

fleurs rouge -ponceau ; 7.. lé Lis ,


Martgon

dont les fleurs rouge-pourpre sont ponctuées


de noir et qui produit beaucoup de belles varié-
tés; 8°. le Lis superbe dont les tiges sont suscep-
tibles de pouvoir s'élever à trois mètres ( pieds),
g

tient les fleurs sont rouge-orangé ponctuées de


ET BULBES. 189
OGNS

brun et qui exige la terre de bruyère; 9 . le Lis 0

du Kamschtkà fleurs jaune-doré , à odeur


de Jonquille; et ion. le Lis tigré à grandes fleurs
rouge-orangé : tous fleurissent dans le courant
de juillet.

LIS DES INCAS ( Aistroema ).


pelgrina

à fleurs tachées ou Lis des


L'Alstroemè

Incas, donne de juin à octobre de jolies fleurs


blanches rayées de rose carmin et marquées de
jaune et de pourpre. On le multiplie par les
graines et parla séparation des racines. C'est une
plante de serre qui est fort belle et dont il existe
une variété à fleurs rayées qui fleurit en serre
dès le mois de février.

TULIPE ( Tulipe ).

Il ne manque que l'odeur à cette fleur ma-


qui offre des couleurs et des nuances
gnifque

nombreuses et très belles. Son est plus


ogn

robuste que ceux des . On le met en


Jacynthes
terre au commencement d'octobre; on le couvre
mi peu de litière pendant les grands froids.
Lorsque la Tulipe est en fleur , on peut en pro-
190 OGNS ET BULBES.

longer la durée comme nous avons indiqué pour


les Anémones. C'est aussi après la desicaton
des feuilles de la Tulipe qu'il faut la retirer de
terre et la conserver sèche et saine.
Les Tulipes les plus remarquables sont

:
la Tulipe des fleuristes qui est la plus
1".
belle et la plus variée en couleurs ; u°, la Tu-
lipe sauvage; la Tulipe gallique, toutes
3°.

deux safranées ". la Tulipe de l' Ecluse 4 ,

à
;

fleur rose-violet borda de blanc 5°. la Tulipe

;
de à fleur jaune; la Tulipe oeil du 6°.
l'Ecuse

sole il à fleur d'un beau rouge; 7 . la Tulipe 0

odorante ou du Duc (le , à fleur rouge


Thot

bordée de jaune; la Tulipe û°. à fleur Bos«el


soit blanche, soit d'un beau jaune doré rayé de
rouge, et la Tulipe Turque à fleur soit
9°.

blanche, soit rouge laque , soit rouge vif basé


de jaune.

AUTRES PLANTES BULBEUSES.

Il est encore quelques plantes bulbeuses qui


méritent d'être cultivées. Ce sont les suivantes :

PLEINE TERRE. Les Asphodèles , les Colchi-


ques , les Crocus, le Cyclamen d'Europe , les
, le Galnth d'hiver ou Perce-neige,
Cyprièdes
OGNS ET BULBES. 191
les Glaïeuls , les IJémrocales , les Iris , la Jon-
quille , les , les Morées , les Muscaris ,
Chenols

les Narcisses, dont la Jonquille est la plus agréa-


ble à cause de son odeur , les Nivéoles , les
Orchis, les Ornithogales , les
Pancrties , et les
Scyles .

ORANGERIE. Les Fritillaires , les Tigrdes ,


les , et surtout les Tubéreuses.
Tritoma

SERRE. Les Amaryllis Antholyze , les Bana-


niers, les Crin olles, les Cyclamens, les ,
Cyrtanes
la Ferai ondulée, les Mélanthes , les
Méthoni-

ques , et les Sparoxides.


Toutes ces plantes exigent une terre légère
comme celle que nous avons conseillée pour
les Anémones. Les caïeux qu'elles produi-
sent servent à les multiplier. Quant à celles des
plantes bulbeuses qui ne donnent pas de caïeux,
on en sépare printemps les tiges
proemntli

enracinées au moyen desquelles on les pro-


bie'n

page.
Ce n'est qua la fin de l'hiver, ou même au
commencement du printemps , que l'on met les
Tubéreuses en pots pour les établir sous cloches
ou sous châssis que l'on couvre pendant les
nuits froides. Cette belle plante , d'une odeur si
délicieuse, ne veut d'abord que très peu -
d'aro
192 OGNS ET BULBES.
semu ; peu à peu, quand le temps est devenu
doux, on l'accoutume au grand air; et enfin
vers le mois de juin , on la place à l'air libre
dans le parterre, dont elle est un des principaux
.
ornemus

^
COUIiES .

195
CHAPITRE IV.

Couches , Serres , Orangerie.

COUCHES.
^

A l'article de la culture du Melon , nous


avons indiqué ( ci-dessus page ) la ma-
io8

nière de faire une bonne Couche qui peut servir


non-seulement pour ce fruit , mais toute espèce
de culture précoce qui a besoin d'une chaleur
artificielle suppléant à celle que refuse l'atmos-
phère.
En général on forme les Couches d'un mélange
de substances végétales, mises en fermentation
par l'humidité avec dos substances animales,
telles surtout que l'urine des chevaux , des
et des autres bestiaux. La concentration
bœufs

de ces matières sous terre les dispose à subir le


fermentescible qui leur fait dévelop-
mouvent

per une chaleur plus ou moins forte, très pro-


pre à accélérer la végétation. C'est principale,
mentd litière fraîche, puis de fumier , et
mêe
vannures de grains, de feuilles sèches, de
de

6
9
194 - COUCHES.
marc de raisin, de végétaux en pleine floraison
pie doit se servir pour garnir le fond des
l'ou
Couches au-dessous du terreau. Quelquefois on
emploie le tan , niais il ne fermente guère et sa
chaleur est peu vive.
Une Couche est chaude lorsque , furm4.
comme celle du Melon, elle est parvenue à dé-
velopper sa chaleur; elle devient tiède quand le
mouvement de fermentation ralenti subsiste en-
core ; on appelle Couche sourde , celle qui a
moins de chaleur que les deux précédentes

,
parce que, moins étendue et moins bien garnie
les matières amoncelées son fund ne sont sus-
â
ceptibles de produire qu'un faible degré de fer-
mentation.
On ajoute à la chaleur des Couches au moyen
de châssis qui la conservent d'autant mieux et
d'autant plus long-temps qu'elle est plus isolée
du sol voisin et mieux protégée contre l'humi-
dité, le froid et le vent.

SERRE.

Comme la Serre a pour objet de procurer aux


plantes qu'on y établit, une température douce
et chaude, assez régulière et constante, il faut,
autant qu'on le peut, se faire seconder par L,
SERRE. 195

nature , qui, lorsque le soleil luit , procure de


la chaleur à laquelle on peut, en certains cas,
joindre le bienfait de l'air extérieur qu'on intro-
duit par un ou plusieurs guichets pratiqués dans
le vitrage.
L'exposition la plus favorable des Serres est
celle qui principalement tournée au midi , le
,
serait aussi un peu à l'est et à l'ouest. Ainsi cette
disposition réunirait la chaleur du soleil pendant
la presque totalité de sa durée , depuis son lever
jusq'a son coucher.
La Serre sera construite en bonnes pierres
dans ses fondations; puis, à partir du niveau du
sol, en briques bien cuites et . bien cimentées.
La brique, quand elle est de bonne qualité, est
préférable à la plupart des pierres qui sont expo-
sées à donner de l'humidité et à la conserver
long-temps. Ce sont de graves incovées dont
il importe d'autant plus de préserver les Serres
et même les orangeries, que l'humidité pourrit
les plantes et occasionne du froid qui arrête leur
végétation et l'altère. Une antichambre est néces-
saire à la Serre, afin que les personnes qui y en-
trenne fassent pas pénétrer trop abondamment et
subitement l'air extérieur. Elle doit être fermée,
du côté oit elle reçoit le soleil , avec des châssis
dont les verres sont exactement enchâssés
vitrés

dans de petites lames de fer, plus solides et plus


6 .• stRE

r
minces que ne le seraient les panneaux de bôlsn
qui, d'ailleurs, intercepteraient plus de lumière et
de soleil. En effet, plus les verres sont nu à

,
plus la chaleur du soleil pénètre librement dais
l'intérieur de la Serre. On donne au chassis vi-
tré une inclinaison proportionnée au degré de
-

chaleur qu'on veut se procurer. Comme On peut


craindre que la grêle ne brise ces vitrages, pour
éviter aussi (lue le froid ne s'introduise dans la
Serre, quelquefois même pour amortir la viva-
cité de la chaleur, on fait les dispositions né-
cessaires pour étendre sans difficulté sur les châs-
sis vitrés soit des rideaux de grosse toile, soit
des paillassons, soit des auvents en bois.
Des conduits de chaleur, construits en briques
minces avec quelques bouches ou orifices que
l'on ouvre et ferme à volonté, servent pour dis-
tribueà un degré convenable (de 8 à 20 degrés)
le calorique entretenu par le moyen d'un four-

neau dont l'ouverture est en dehors de la Serre


proprement dite et que l'on peut établir dans
l'antichambre dont nous avons parlé. Un ther-
, établi dans l'intérieur, sert à faire
moètre

le degré de chaleur que l'on augmente


recomialt
ou diminue selon le besoin. Deux petites fenê-
tres à l'est et à l'ouest, fermant
hermétiqu-

, facilitent le moyen d'aérer • et même de


ment
ménager un courant d'air de temps en. temps;
SERRE. • %

79
il ne fait pas froid, afin que les plantes ne
quand
s'étiolent pas. On conserve dans l'antichambre
un 'baquet plein d'eau pour les arosemn qui
doivent se faire presque toujours avec le goulot
et non la gerbe de l'arrosoir , pour ne erses
l'eau qu'au pied de la plante où elle est néces-
saire. Les pots, les caisses, les vases doivent être
placés de manière à ne pas se gêner et à pouvoir
être visités . pour le serfouissage et l'enlèvement
des mauvaises feuilles. On les dispose en amphi-
, autant qu'il est possible, afin de pou-
thrùe

.coup
voird'unvoir toute la collection ;
am
d'ceil

y place eu rayons ou lignes, afin de les abor-


1{gis
der plus facilemnt soit pour les arroser et les
nétoyer , soit pour tourner et retourner les plan-
tes vers le soleil tous les huit ou dix jours. Si on
négligeait cette dernière opération, les plantes se
déformeraient, parce qu'elles se penchent et s'a-
vancent vers le soleil et la lumière.

ORANGERIE.

A proprement parler , l'Orangerie est une


Serre qui n'a pas besoin d'être chauffée. Il faut
aussi qu'on puisse lui procurer de l'air dans le
beau afin d'assainir la pièce, de l'échauffer
tems

un peu et de dissiper l'humidité froide qui fait


1 ORANGERIE.


tant de tort aux végtaux . L'exposition à l'est,
ou
mie à l'ouest, lui suffit quand on ne peut
pas lui procurer le midi. Si elle est tournée vers
ce point, il est quelquefois utile de tirer un ri-
deau pour diminuer un peu la vivacité de la
chaleur que e soleil y introduirait en frappant
les verres des châssis , et qui , par un grand pre-
, exposerait mal à propos, surtout pen-
judice

uat l'hiver , les plantes à passer de la chaleur du


jour à la froidure des nuits. Ces alternatives, qui
se font sentir
me: dans les fermés,
aprtenls

lorsque le soleil peut les clans les jours


échaufer

non ténébreux, sont préjudiciables à la .


végta
tiou et à la santé des végétaux.
mLe

I
CY)NSIDi?RATOV PIthLl\ . 99

AIr.S
W.a e.van , 1
we,0sna.ri W

wv. 1
.enawcv
+ne

.iec

LIVRE III.

rL:c PAYSGER .
a

PREMI .
CIAPTtE

GonlidembD,s praimnes .

L E Jardin Paysager, ou jardin Anglais, comme


on 1'apl.ec communément , quoiqu'il ne soit
point originaire de l'Angleterre, mais bien de la
Chine, est fort recherché, et mé- .
aujord

hui

rite de l'être , parce qu'il est plus en rapport


avec la nature qui est variée, qu'avec l'art qui
est régulier, et par conséquent toujours un putt
monotone. Ce n'est pas toutefois que le Jardin
Paysager soit sans rigle sans principes il doit
et

tirer parti , pour le coup d'oeil , et du gisement


du sol et des aspects du pays; il présentera de
la variété sans bizarrerie, du naturel sans dé-
sordre, et une parure sans affectation. légre
On peut l'établir partout, mais surtout dans s
30 CONSIDÉRATIONS PRÉLIMINAIRES.
lieux où le mouvement du sol se prête dis-

à
dcs
positions diverses', en mêe temps que sa nature
admet diférents cultures. Comme un tel Jardin
est nécessairement pittoresque, il est indispen-
sable que ses massifs soient variés, que ses arbres
se groupent ou s'isolent avec grâce, que les sen-
tiers ne soient ni trop droits ni trop tortueux.
Ainsi , pour qu'il plaise, pour qu'il soit réelle-
ment agréable , le Jardin Paysager présentera
nue harmonie qui ne sera pas monotone , des
oppositions qui ne seront pas heurtées , et des
contrastes qui n'auront rien de choquant. En
un mot , c'est la nature qu'il faut , la na-
imter
ture élégante et gracieuse, non parée , la
mais

nature telle qu'on est à portée de l'observer


dans les où la main de l'homme et les
terins

travaux de l'art ne Pont pas défigurée.


- On sera parvenu à un point désirable , si le
Jardin Paysager offre des eaux , des
courantes

cascades, des pièces d'eau ; des pelouses, des


gazons; (les vallons, des coteaux et des pentes ;
des rochers, des ravins ; des bosquets, des mas-
sif '; de grands arbres, les uns groupés, les au-
tres isolés, donnant des fleurs et des fruits écla-
tans , à feuilles annuelles et à feuilles persistantes,
variés dans leur port et leur feuillage. Des sur-
prises et des aspects inattendus, les uns austères,
les autres gracieux , ajouteront beaucoup de
CONSIDÉRATIONS PRÉLIMINAIRES. 201
.

charme ce genre de Jardin, où l'on masquera


à

propos certaines vues ,


-
pour les 'montre

-
ne
qu'avec convenance et lorsqu'elles sont suscep-
tibles de produire leur effet le phis avantageux.
Nous allons faire connaître peu de mots
,en
quels sont les arbres de première et de' seconde
grandeurs , les arbres verts ou r é sineux , ainsi
pie les arbrisseaux et arbustes, propres à entrer
dàns la composition et l'ornement des Jardins
Paysagers.

Î ti


1
202 ARBRES DE PJIEMrR CRANDEUI .

II.

CHANTRE
Arbres de prenaiè. grandeur.

Nous avons parlé, avec quelques détails, dans


notre tome III (page 156 et suivantes) de cette
sorte d'arbres. Ainsi nous nous bornerons à les
rappeler ici afin de ne pas répéter ce qui a été
décrit.
sufiament

I. ACACIA COMMUN, ou Robinier faux acacia :


Hauteur de vingt (Go à 7o pieds); épi-
mitres

neux ; beau feuillage; belles fleurs blanches odo-


rantes à la fin de niai; terin frais et substantiel.

2. ACACIA DE CONSTAIPLE , ou Julibr-


: Hauteur de dix mètres (3o pieds ); belle
in

forme arrondie; fleurs blanches-rosées qui parais-


sent en août et septembre; terre fraîche légère.
Dans les parties les moins chaudes de la France,
il a besoin d'abri, et de l'orangerie.
mce

3. ALISIER TERMINAL. Hauteur de sept mè-


tres ( plus de 20 pieds.) fleurs à fin de mai,
la

et dans l'automne jolis fruits rouges. L'Alisier de


Fontainebleau s'élève un peu plus, et done
- -

r
.1PW

ARBRES Dr. GRANDEUR. , ,


5

2
PfE%t1

RE
des fruits de couleur ponceau ou rouge orangé
. L'Alisier blanc ou Alouceir monte a
i1

jusq
dix mètres (3o pieds). ou u - L'Aliscrép An
du Canada ne forme qu'un buisson
l:uzchier

dont la hauteur est d'environ trois mètres ( 9


pieds). Tous ces arbres produisent un bon effet
pendant les la beauté et le nombre
automnes.pr

leurs fruits.
de

4. AUNE. Hauteur : vingt-cinq de


metrs'(pè

8o pieds écorce et feuillage noirtes propres


);

contraster avec les arbres dont les sont feuilcs


d'un vert clair ; humide, marécageux
torein

mie : c'est de ions les arbres celui qui croît


k l,us . I1 en existe deux
promteh , variétf's
l'une feuilles panaches, l'autre à feuilles d1,—
â

.
cru
pécs

5. GLANDULEUX Ou Vernis du
lCYL:\NT1E
Japon. Ilaiutcr : dix—huit mètres ( 5o pieds au
moins). Belle tète étalée; feuillage vert ;
jan(Ure

torrein frais et léger.

6. ou Chicot du Canada. Hauteur en


BONDUC

France seulement six mètres (►8 pieds),


:

fouilas amples; fleurs blanches; terre fraîche,


1
4re et substantielle.

BOULEAU. Hauteur vingt mètres ( 6n


:
o ARBRES .DE PREMIÈRE GRANDEUR. oe

2.;
4
pieds). port élégant; feuillage précoce et

gra-
i ; écorce blanchâtre. Ses principales varié-
eltx
tés sont le , à rameaux tom-
:.
Boulea.pr
bans ; le Bouleau de Virginie ou Bouleau.
; le Bouleau noir; et le Bouleau nain
Meris

de Laponie.

. CAROUBIER. Cet arbre n'est susceptible


8
de croître eu pleine terre que dans les contrées
méridionales de la France.
. CATALPA. Hauteur : dix mètres (3o pieds).
g

Beau feuillage; grandes et belles fleurs blanches,


tiquetées de jaune et de rouge, qui ressemblent
à celles du Marronnier d'Inde mais qui, sont ,

beaucoup plus belles et plus amples; terre légère


et un peu fraîche.

Io . CERISIER à fleurs doubles. Hauteur


:

vingt mètres ( 6o pieds ). Jolies fleurs blanches ,


d'un effet charmant. est toutefois moins beau
I

que le fleurs doubles ou Renazculir


Merisâ ,
parce que les fleurs de ce dernier sont plus
grandes, et pendent à un plus long pédoncule.
On cultive encore dans le Jardin Paysager le
Merisier ; le Cerisier odorant ou Ma•
àgrapes

, ou Arbre de Sainte-Lucie; le Cerisier


haleb
feuilles de Pêcher, fruit d'un rouge vif; le
â
et

Cerisier Laurier de Portugal toujours vert et


ARBRES DE PREMIERE GRANDEUR. 205
donnant de jolies fleurs blanches; k Ceris-
Laurie-Cs, qui offre les mêmes avantages;
le Cerisier Laurier de Il , toujours

isp
vert, s'élevant à treize mètres (environ 4o pieds) ;
et le Cerisier de Virginie, plus haut encore,
et très beau.

u i. CHARME. Hauteur : douze mètres au


moins (4o pieds à peu près). On admet aussi
dans le Jardin Paysager le Charme feuilles pa- â
nachées, le êc feuilles découpées, le
Chacune

d'Italie, et le Charme de Virginie.


Chane

12. CHINE. Le plus grand, le plus robuste


'et

k plus important de nos arbres forestiers. Voici


les principales variétés , de petite dimension, qui
peuvent être cultivées pour l'agrément : le Chêne
vert ou yeuse qui garde toujours ses feuilles,
buisone agréablement, mais ne convient qu'ax
pays chauds où il s'élève à dix mètres (3o pieds);
le Chêne étoilé, de même hauteur; le Chêne
noir, plus petit que les ; et le Chérie
précdens
Saule propre aux terins humides.
13. CORMIER ou SORBIER; Sorbier des oise-
leurs ou Cochêne . Hauteur : sept à huit mètres
(25 pieds au est charmant pendant l'au-
plus).
Il

tomne cause des jolis bouquets de fruits rouges


à
dont il se couvre. Ses plus agréables variétés
206 Mutins DE PREMIir

sont le Sorbier domestique, beaucoup

p'us
, à fruits jaunes rougeâtres; le Suri by-
élev

bride , L gros fruits rouges; et le . Soi bir

a'.diné
, à fruits gros et rouges de vermillon.
riyue

14 . Hauteur : dix mètres (3o


ERIBL .
pieds). Ses sont •nombreuses, et toutes
variéts
sont agréables , savoir : Sycomore qui l
Erable
s'élève à vingt mètres ( 6o pieds ); d Erable l'
feuille de Platane ou de ; E-
Erable

Noru'eg

l'
rable ou pate d'oie; Erable l'
jr.ifJoz

.Erczile

de T marie, arbrisseau dont le calice des fleurs


et les graines sont rouges; l' de.1lon/p-
Erable

, arbrisseau plus fort; Eruble de ;


lier

I'

Virgne

1' Erable rouge, grands arbres; jaspé, l'.


Erable

ainsi de son écorce changeante;


nomé

Era-
l'

ble Negundo ou à de Fritte, Erable


feuils

arbre de grande dimension ; hybride ; Erable


l'

l' Erable de Crète; opale ; Erable de l'


l'
Erable

; et Erable sucre très grand


t
l'
Pen.sylvai

arbre ( tou la sève est sucrée.

. Hauteur : mètres (6o pieds).


FRÊNE
20
ist

Belle écorce; feuillage élégant. Sol frais et même


un peu &roide. Il offre quelques variétés qui ne
sont indignes des amateurs , et parmi les-
las
quelles on distingue le jaspé dont l'écorce
Fi'éne

est rayée; le Fritte pleureur dont les rameaux


ARBRES DE PREM1i GR_\NDTCß . ' 2.07
se recourbent vers la terre, mais d'une manière
trop heurtée; le doré dont l'écorce est
Frêne
jaune; le Frêne d feuilles panachées; le Frêne
noir dont les feuilles paraissent bronzées; k
F d la manne; le
n a une feuille; F'réne

le
e

Frêne à fleurs , qui fleurit blanc à la fin du


printemps; le Frêne blanc d'Amérique écore

â
pâle, très grand arbre; le Frêne quadrangu-
laire, ainsi nommé cause de la forme de ses jeu-
nes rameaux; le Frêne tomenteux ou Frêne

-
rouge qui tire son nom du duvet rougeâtre qui
le revêt la fin (le l'été; le Frêne d feuilles de
â

Noyer; le Fiéne à s de Sumac, etc.


feurlh

16. HI rRE . Hauteur : trente mètres (près


de pieds). Beau port , belle écorce , joli
io

feuillage. see et pierreux. Ses principales


Terin

variétés sont k hêtre pleureur; le Hêtre


d

de pourpre; Hêtre à feuilles cui-


feuils

le

vreuses; à feuilles panachées; et le


VHêtre

_
MIre ferrugineux.

17. A GRANDES FLEURS Ou Lau-


MAGNOLIER

Tulipier. Susceptible de s'élever trente mé-


â
rie

tres( plus de go pieds), il fleurit blanc pendant


l'été et l'automne; sec, à l'abri des vents
terin

froids. On cite parmi ses variétés le Magnolier


miné dont la fleur est bleu-verdâtre; le Ma-
car
908 ARBRES DE ,

PREM1k

GRANDEUI
gnolier parasol, beaucoup plus petit ainsi que
le Magnolier à grandes f ailles ; le

Magno-
; et le Magnolier Glauque qui
lier
diurclé
ne s'élève qu'à cinq mètres tout au plus ( 12 15 â
pieds
).

Quant au de la Chine , et au Magnolier


nain , ils sont d'orangerie.
Magnolier

1 8. MARRONNIER D'INDE. Bel arbre d'un


port majestueux étendant au loin ses vastes
,

branches et son épais feuillage; il se couvre au


printemps de belles grappes de blanches fleurs
tachées de rouge. On recherche avec raison la
variété fleurs rouges et celle qui est à feuilles
a
panachées.
Les Paviers qui ont tant de rapport avec le
Marronnier d'Inde, présentent les variétés sui-
vantes : à fleurs rougis;Pave .
Pav
ier

àfleurs

jaunes; Pavies à grands épis; les fleurs


blau-

de ce dernier produisent de petits marrons


ehs
comestibles.

. 19. MICOCOULIER. hauteur quinze a ^1 mètres


:

moins (40 à 5o pieds). Terre profonde, légère


et fraîche. Bel arbre d'un aspect agréable. Ses
.principales variétés sont :le Micocoulier
Aastrl

de Provence,
ou à vertes , soit .à
sait

feuils

feuilles panachées ;le Micocoulier occidental ou


ARBRES DE GRANDEITit . 209
de Virginie; le Micocoulier oriental; et le _Mi- PREMI
cocoulier ci en catir.
fèuiles

Hauteur : vingt mètres (6o pieds)'.


20. NOYER.
Terin frais et substantiel. On préfère, entre
beaucoup de variétés, les suivantes : le Noyer
plus grand de tous; le Noyer blanc; le
noir,le

Noyer cendré ; le .Noyer et feuilles de Frêne ,


et le Noyer Patenier , qui rie réussit que dans
le Midi de la France.

21. OLIVIER DE , ou Chalef fèuil -


BOIÉME

les étroites. Terre légère; exposition au midi..


Bel arbre dont le feuillage et les rameaux se cou-
vrent d'un duvet tre . Ses fleurs jaunes ,
blanchL

qui sont odorantes, paraissent en juin.

22. ORME. Bel arbre de très grande


cléva-

tion mais qui de tracer beaucoup,


al'incovéeut

etparconséquet de pousser partout des rejetons.


Son feuillage a peu d'effet. Les variétés préféra-
bles sont : l' Orme Tilleul , dont les feuilles sont
larges; l'Orme Pédonculé on de .Hollande;
l'Orme rougedt ; et l'Orme feuilles . it crêpues

23. PEUPLIER. Arbre élégant, susceptible de


s'élever très haut et rapidement. Le sol frais et
humide est celui qui lui convient le plus. Ses plus
agréables variétés sont le Peuplier : blanc;
210 ARBRES DE GRANDEUR.

PREMi.B
Blanc (le Hollande ou Ypréau, dont les feuil-
les revêtues d'un duvetblanc produisent un bel
effet; le Peuplier tremble, remarquable par sa
belle écorce verte et par la mobilité de son feuil-
lage; le Peuplier d'Athènes; le Peuplier d'I-
talie le Peuplier noir, dont les bourgeons sont
.

en avril; le Peuplier lde la Caroline;


odrans

le Peuplier de Virginie ou Peuplier Suisse; le


Peuplier du Canada, à branches écartées et à
larges feuilles; le Peuplier argenté d'nzériyue
à feuilles amples et soyeuses; le grand Peuplier
Baumier ou Peuplier liard, dont les Bour-
geons sont toujours très ; le Peuplier
odrans
Baumier ou , très odorant à pe-
Tacmlz

tites feuilles, et ne s'élevant qu'à trois mètres


environ ( ou pieds); et le Peuplier à gran-
g

io

des dents.

Hauteur : vingt
. PLATANE. 6o métres
1

(
2
t

pieds). Fonds humides. Ses plus belles variétés


sont le Platane d'Orient commun; le Pla-
:
tane d'Orient â feuilles d'EL able; le Platane
d'Occident ou le Platane de Virginie; le -
Pla

tne ondulé, et le Platane étoilé.

25. POIRIER. Considéré ainsi que les %


deu

suivan , comme simple arbre d'ornement, le


Poirier offre un petit nombre de variétés cu-
ARBRES DE PREMIERE GRANDEUR. 2I I

rieuses telles que le Poirier fleurs doubles;


k Poirier
Poirier biflore

Saule; le Poirier
,
feuilles panachées; le
Cresan

, qui donne ses fleurs au prin-


temps et en automne ; le Poirier d feuilles de
et le Poirier de
Cotneux
ïi

il ;
i
l'Inde feuilles persistantes.
â

26. POMMIER. Les variéts ment de cet d'agrt


arbre, qui veut un substantiel et frais
terin

,
sont le Pommier aleu s doubles; le Pommier ,

d bouquets ou de la Chine, à fleurs semi-dou-


bles rose carmin; le Pommier odorant;
le
Pom-

toujours vert; le Pommier de Sibérie; et


mier

le Pommier ci petits fruits, dont les fleurs


blanches sont très odorantes.

27. PRUNIER. Le Prunier d fleurs doubles;


le Prunier Perdigon d panachées;
fèuiles

et le Prunier , arbrisseau dont le


myroblan

fruit rouge ressemble un peu h la cerise, sont les


trois de pur agrément de cet arbre qui
variéts

se plaît dans les terres un peu et saines. légères


28. SAULE. Hauteur : douze mètres (36
pieds environ). Fonds humides. Son port, son -

feuillage plus ou moins ses chatons


argenté:,

cotonneux, soit blanc, soit gris, soit jaune, le ren-


dent très prdcieux pour le bord des eaux où il
produit un bon effet. On donne gdnlaemt la
219 ARBRES DE PREMIERE GRANDEUR.

préférence aux variétés suivantes : Saule blanc

:
Saulepot pre ou Osier rouge, ou Osier franc;
Saule jaune on Osier doré; Saule ou vitncl
Osier vert,soi à écorce verte, soit à écorce noire;
Saule odorant; Saule , soit à feuilles

Marsult
d'Orme , soit à feuilles panachées; et surtout le
Saule de Babylone, ou Saule pleureur,

dé-
signé aussi sous les noms de Saule du

Granil-
et de Saule parasol.
Seignur

29. SOPHORA da Japon. frais Teru t=ç


substantiel; exposition au . Agréable par sou
sglei

beau feuillage , assez à celui ,

-
restiblan

dis
l'A,
cai , mais plus petit et plus joli.
1
30. SUREAU. Hauteur : huit à dix
métres
( 25 4 56 pieds). humide, ou ira mo
Terin

et gras. Belles fleurs en ombelles ,blanc jan :

,
frais

nâtre , auxquelles succèdent des fruits rouges


-
otl,

noirs. Il est susceptible de s'élever bien, s'il est


éloigné, ou de former de beaux buissons quand
il est abandonné àlui-mèe . Ses variétés, toutes
très agréables, sont le Sureau c't fruit ; le
bīlanc
:

Sureau à fruit vert; le sureau feuilles =


panes

chées ; le Sureau ci feuilles très découpées; le


Sureau du Canada, qui fleurit plusieurs fois
dans l'année; et le Sureau d grappes , dont les
fruits disposés en grappes sont d'un beau rouge.
ARBRES DE PREMIÈRE GRANDEUR.

')15
31. TILLEUL. Hauteur vingt mètres (6o

:
pieds). Beau port, ample feuillage. On recherche
les suivantes : le Tilleul larges feuil-
variéts

â
les; le Tilleul à rameaux rouges; le Tilleul
du C'and ; et le Tilleul argenté dont les
d'un duvet blanc produisent un
üquiles

re.vctns

effet admirable.
TULIPIER DE VIRGINIE. Très bel arbre
dont la hauteur peut s'élever à plus de trente
mètres ( pieds ). Feuillage agréable et dé-
io

d'une manière particulière. Ses fleurs res-


roupé

semblent à des Tulipes; leur couleur est n


jau
â-

, et d'une tache rouge. On recher-


marquée
te

che le Tulipier à fleurs jaunes; le Tulipier à


lobe obtus et le Tulipier à feuilles entières.
:
41 DE .

AMIBES

'SECOND

GA!LVDEUft
CHAPITRE III.

i
A rbres de seconde grandeur.


t. ARBRE DEou Gainier. Hauteur : JUDÉE ,
cinq à huit mètres (i5 à pieds). Cet arbre
charmant donne au commencement du prin- 25
temps, avant l'apparition de ses feuilles, de fort
belles fleurs rouges. Terre légère et profonde;
exposition au midi. La variété fleur blanche
â

est moins agréable.

Y. AlB(PI blanche. Hauteur


\E , Ott
Epine

dix mètres (5o pieds). , et très propre


Epineux

aux clôtures; supportant bien la taille. Ses plus


jolies variétés sont : fruit rouge; Aubrpine l'
ée

l' une toutes cieux à fleurs fiztja ,


â
Aub:pine

blanches; de Mahon , à fleurs roses,


Aubpine
l'

soit simple, soit double; l' Aubépine de Mahon,


soit feuilles panachées , soit à grandes fleurs; et
à

l '. Aubépine de Grimée, dont les fleurs sont très


<

odorantes.

. CYTISE. Terre légère et fraîche; joli feuil-


ā

lage et fleurs charmantes. Les plus agréables sont


••■70,
AI.01•

DE SECONDE GR '215 5

\N
DEUR.
URIS

le cytise des Alpes, ou faux , soit - od

Ebénier
rant, soit inodore; le Cytise ou épis; noirdle

à
le Cytise à pliées; le Cytise à feuilles
fèailes

sessiles ou à feuilles de treffe; tous à fleurs jau-


nes le Cytise velu; le Cytise argenté; et le Cy-
tise pourpré , dont les fleurs sont rouges.

Hauteur trois à cinq mètres (


4 FUSAIN.

g
15 pieds). Jolis fruits roses en automne. On cul-
tive les variétés suivantes : Fusain à larges
feuilles; Fusain galeux ,dont l'écorce est cou-
verte de verrues; Fusain toujours vert; et Fu-
sain noir pourpré.

5. , ou Acacia
GLEDITZA

Triacnthos

, ou Févier. Beau feuillage; très


!'riacnthos

longues et belles épines. Ses variétés sont : le


Févier sans épines; le Févier Monosperme; le
Févier de la Chine; le l'évier à grosses épines;
et le Févier de la Caspienne.

6. est d'Orangerie. On l'élève


GRENADI.l1
en caisse dans un terreau bien amendé et mélangé
avec de la terre de bruyère. On le recherche
beaucoup à cause de la beauté et de l'éclat de ses
fleurs rouge-incarnat. Il gourait être compté au
nombre des arbres fruitiers, puisque la Grenade
est un fruit agréable à manger. On remarque
tes variétés suivantes G renadier d fleurs don-
:

^"_-
216 ARBRES DE SECONDE GRANDEUR.
filesincarnat, nommé fort mal à propos Gre-
nadier prolifère; Grenadier à fleurs blanches;
Grenadier des Antilles on Grenadier nain à
fleurs simples, soit rouges, soit blanches.

7. JUJUBIER. Hauteur : cinq mètres (15 .

pieds). Epineux et produisant des fruits rouges.


Exposition chaude, et même dans le nord de la
France, l'abri de l'Orangerie.
8. LAURIER NOBLE on Laurier d'Apollon: ,

ou Laurier franc , ou Laurier sauce. Hauteur:


huit à dix mètres (25 à 20 pieds). Port élégant;
feuilles persistantes; odorant. Il a besoin d'abri
dans les hivers rigoureux. On recherche les

va-
riéts suivantes: le ; le
Laurie/x-Bnjô

Laurier Sassafras.

9. NÉFLIER . Indépendamment de la variété


qui donne des fruits comestibles et dont il sera
question l'article dû verger , on cultive , dans
à

les Jardins-Paysagers , les Néfliers :


A- l'
suivan

zeroli ou Néflier de /Naples ou Epine


d'Es-

; le
eflirpt Corail eu royale,
Epine
!
pa$ne

à helles fleurs blanches, et à petites pommes d'un


beau rouge ; le Pyracnthe ou Buisson
Neflir

ardent , à grosses touffes de beaux fruits rouge-


Pone eau ; le cotonneux; et le Neflir â
Neflir

feuils soit de Poirier, soit de Prunier, etc.


ARBRES DE SECONDE GRANDEUR. 217

ou Alatern . Hauteur : trois à


10. NERPRUN
cinq métres ( à 15 pieds). Ses plus jolies varié-
g

tés sont : la Bourdaine ou Bois de fer (ainsi


nommé de la couleur de son écorce, et non de la
nature de son bois qui est léger et tendre) ; l' A-
toujours vert ;1 ' d feuilles pa-
Alatern
latern

rzachées ; le Nerprun de Mahon; le Nerprun


hybride, etc.

11. ORANGER. Feuillage persistant, forme ar-


rondie, fleurs d'un parfum exquis, beau fruit de
saveur délicieuse ; malheureusement cet arbre
précieux ne vient, excepté dans les points les
plus chauds de la France , qu'au moyen de beau-
coup de soin : caisse et orangerie comme le Gre-
nadier. Le nombre de ses variétés est considéra-
ble, telles que l' Oranger de Portugal; l'Oranger
de Nointel; ' Oranger Poire du Commandeur;
l' Oranger de la Chine; l'Oranger Turc, à
feuilles liserées de blanc; l' Oranger de Curaçao;
l' Oranger Riche-Dépouille; l'Oranger
bigar-

; l' Oranger Bergamot;l'Oranger Pam-


rade

plemousse, à larges feuilles; l' Oranger ei feuil-


les de Saule; l'Oranger hermaphrodite; O- l'
ranbe ci trois feuilles ; l'Oranger des Manda-
rins; et l' Oranger de Florence , variété sin-
gulière qui produit un fruit dont une moitié est
G lo
2 i 8 ARBRES DE SECONDE GRANDEUR.
de la nature de l'orange et l'autre de celle du
citron.
Le citronnier ne difler de l'Oranger que par
S0.11 port. est d'ailleurs épineux. Ses variétés les
I
plus belles sont : le Citronnier de la Chine, à
feuilles soit pâles, soit panachées ; le Citronnier
d'Italie; le Citronnier d'Espagne; le Citron-
nier , à feuilles odeur de roses; le Ci-
1learos
tronnier à fleurs serai-doubles; et le Citron-
nier Poncire .
Le Limonier est un citronnier dont les fruits
sont moins , et dont le bout est mame-
alongés

lonné. Voici le nom de ses : Limonier variéts


gros fruits; Limonier longues;
à,

Li-
dfeuils

mcnier à feuilles longues; Limonier ci fruits


en grappes; et le Limonier soit de Flo- Cedrat
rence, soit ; soit à fruit rouge, soit16learos
du Liban.

12. PISTACHIER. Hauteur : six à sept mètres


20 pieds). Terre légère. Il ne vient bien que
(

dans les parties les plus méridionales de la France,


ainsi que le Pistachier , et le Pis-
Téreb:nt1i

tachier .
Lentisqu

1 3. PROTLE . Hauteur : trois à quatre mètres


.( 'a 12 pieds). Feuillage persistant et jolies
g

fleurs. Les plus agréables variétés de cet arbre


ARBRES DE SECONDE GRANDEUR. 219
sont : le Protée argenté; le Protée élégant; le
Protée à grandes feuilles; le Protée en

àfleurs
épi; le Protée à feuilles de Pin; le Protée à
grandes /leurs, qui est beau; le Protée

trés
Cordé. Ces végétaux sont trop délicats pour pas-.
l'hiver en pleine terre; on est obligé de les
ser

rentrer en serre 'a la fin de l'automne.


3Q ARBRES VERTS.

CHAPITRE 1 .

V
Arbes toujours verts.

t. Buis. Hauteur deux à quatre mètres ( 6 :


â 12 pieds ). agréablement et n'a buisone
Il

d'inconvénient que son odeur qui de près est


désagréable. On cultive les variétés soit à feuilles
panachées, soit à je , soit à feuil- ailesétro
les en fer de lance. Il prend la taille tontes
à

les formes qu'on veut lui faire adopter.

2. . Hauteur dix à douze mètres


:
CYPRES

(3o à 4o pieds ). Beau , fort , en pyramide ,


rameaux , aspect noble et gracieux, ter-
élgans

rein substantiel, exposition au midi. Inclépe-


du Cyprès Pyramidal ou commun,
dament

on cultive le Cyprès horizontal, le Cyprès faux-

I
Thuya ou Cèdre blanc qui s'élève à vingt-cinq
mètres ( près de 8o pieds) et dont le bois est in-
corruptible.

3. . On recherche les variétés


GENVRI

suivantes le Genvri commun à feuilles


:

vertes ; le Genvri à feuilles ' bru


conzu -
ARBRES VERTS.

2t
; le de Suède ; le Genvri Sa-
Genvri
nes

bine ou Saviner , soit 'a feuilles d& Cyprès ( c+z


qui annonce le mâle) , soit à feuilles de

Tam-
risc ( ce qui désigne la femelle ) le ; Genvri
Cèdre Virgne ou Cèdre rouge, qui s'élève
de

à seize mètres ( environ 5o pieds ); le Genvri


d'Espagne à gros fruit; le Genvri de Phé-
nice ; le du Cap ; et le
Genvri Genvri
des Bermudes, qui est susceptible de monter de
dix à seize mètres (30 à 5o pieds ).

Houx. Hauteur: six à sept mètres( 20 pieds )


et même plus dans les parties occidentales de
la France , beau , élégant , feuillage luisant
d'un beau vert, et devenant moins épineux à
mesure que l'arbre s'élève ; jolis fruits d'un beau
rouge. Ses plus curieuses variétés sont le Houx
panaché ; le Houx liérson ; le Houx àruil-
sans épines; le Houx d'Amérique qui monte
les

à plus de douze mètres ( près de 4o pieds ) ; le


Houx de Mahon ou de Minorque; et le Houx
du Canada.

IF. Hauteur : treize mètres ( 4o pieds ).


Arbre très beau , très élégant et suscepti-
ble de prendre toutes les formes qu'on veut lui
donner. Ses variétés sont : l'If verticillé qui res-
semble au Cyprès pyramidal ; et trois autres qui
222 ARBRES VERTS.

l'inconvénient d'avoir besoin de l'orange-


out

rie : ce sont l'If du Japon; l'Ifà

nucifer

lon-
feuilles; et l'If à feuilles dentées en scie.
gues

. Cet arbre résineux perd ses feuils


MÉLZE

à la fin de l'automne, et ne se trouve ici placé


que parce que, à cela près, il a les plus grands
r apports avec les arbres verts. Grand et superbe
arbre qui offre l'aspect d'une belle pyramide.
Parmi ses variétés, ou cultive de préférence le
Mélèze d'Amérique, le Mélèze toujours vert
ou Cèdre du Liban; et le Mélèze d'Europe.
frais et profond.
Terin

PIN. 11 existe de cet arbre grand et superbe


trois divisions que l'un distingue ainsi qu'il suit
:
Pins à deux feuilles; Pins à trois feuilles, et Pins
à cinq feuilles. Telles principales: variéts
sontle

Pin sauvage à feuilles d'un vert ; Pin


blancàtre

de à feuilles plus foncées; Pin drEcose


Gcnève

feuilles plus longues, à boutons plus rouges; Pin


à
de Riga ou de Russie, très grand, à longues
feuilles (les , Pin de
gi ; Pin
[1!uk,'hn
Tartie

ou Pin de montagne; Pin de Banks à feuilles


divergentes; Pinde , arbre nain de deux
.Brianço
à 3 mètres ( 5 à pieds ) ; Pin Bordeaux
dei
g

ou grand Pin maritime, un peu sensible au froid


et propre aux coteaux exposés au midi;
peGh

PiN
S VERTE. 235

ARBI
maritime ou Pinson, arbre mayen; Pin mari-
de 1athiole , plus droit que le grand Pin
time

maritime; Pin h troches dont les cônes sont


réunis en bouquets; Pin de Corse ou

Larico
très grand et fort beau ; Pin Pignon formant une
tête en parasol et produisant des amandes bonnes
manger; Pin de à feuilles larges ; Pi,,
Roniae
â

cônes ovales; Pin doux à feuilles cru -


résineuxà

; Pin de Virginie d'un tronc peu droit; Pin


sée

d'Alep ou de Jérusalem, formant une sorte de


buisson ; Fin d'encens; Pin rude à écailles
épineuses, et le seul qui produise de nouvelles
pousses; Pin Cembro ; Pin du lord
LVeymourth

écorce argentée et lisse , à feuillage élégant.

SAPIN. Très bel arbre et l'un des plus pro-


pres à décorer les jardins paysagers. On en
compte plusieurs variétés; ce sont le Sapin de
Normandie commun ou Sapin feuilles
â

rameaux blancs d'argent ; le Sapin du Ca-


nada à feuilles clair, souffrant la taille;
d'unvert

le Sapin blanc du Canada ou Sapinette blan-


che, dont le feuillage est bleuâtre et dispersé au-
tour des branches ; le Sapin Epicea à feuilles
rangées sur deux côtés, ( ces deux variétés peu-
vent se propager de boutures); le Sapin noir à
feuilles placées autour des rameaux , et le Sapin
Baumier ou Baumier de ne s'élevant
Giléad
2 24 ARBRES VERTS.
que de six à douze mètres(au plus 4o pieds); tandis
que les précdens montent vingt- cinq mètres

à
( environ Bo pieds ).

THUYA ORIENTAL, Thuya du Canada, ou


Arbre de vie bel arbre pyramidal de quinze â
:
dix-huit mètres ( environ 45 pieds ). On en
connaît une Panachée. Le Thuya de la
variét

Chine et le Thuya articulé méritent aussi d'être


cultivés.

^
r _.

ARHI;STr.s . 25

2
CHAPITRE V.

Arbustes et Arbrisseaux bois droit.


ü
1. de Farnèse. Cet arbrisseau , de
AUCI

trois mètres de hauteur (15 à 16 pieds), est beau


par son port et son feuillage. 11 fleurit vers le
mois de septembre. Ses fleurs sont petites, mais
rouges et odorantes.
2. AIRELLE, Myrtile on . Ce petit ar-
Moret

buste ne s'élève qu'à cinquante centimètres ( i 8


pouces ); il a peu d'effet, quoique ses feuilles
soient jolies. Son fruit est noir; il est mangeable ,
et mûrit dès le mois de juillet. Cette Airelle et
ses variétés out besoin, pour prospérer, d'une
terre légère et humide, et même un peu tour-
beuse. On recherche l' Airelle Veinée, dont
les feuilles ont de l'effet, et dont les fleurs , pe-
tites à la vérité , sont d'un rose blanc; l'Airelle
Ponctuée , dont les fruits sont rouges et les
feuilles ponctuées de noir par dessous; l'Airelle
en arbre, qui a plus de cinq mètres de hau-
teur ( 15 pieds ); et l'Airelle du Canada , dont
on peut confire les fruits.
1 0.
226 ARBUSTES'.
5. AMANDIER A FLEURS DOUBLES. Ses fleurs
sont , et paraissent en mai, quelquefois
rose•pâl
aussi en septembre, lorsque l'été a été d'abord
pluvieux. nain, ou de Perse, ne
I:,2inader
s'élève guère qu'à cinq décimètres ( un peu plus
d'un pied ); il se multiplie de rejetons. Ses fleurs
nombreuses sont d'un beau rouge carmin avant
d'éclore, puis d'un rose vif après qu'elles sont
ouvertes. La variété fleurs doubles n'est pas
à

préférable. , ou Satiné,
L'Amandier Argent
est beaucoup plus grand que le précédent : il
monte à plus de trois mètres (t o pieds ). Le du-
vet blanc qui tapisse le dessous sie ses feuilles
leur donne une apparence argentée qui produit
un bon effet. Ces Amandiers fleurissent en avril.
meuble et bon.
Terin

4. ARBOUSIER, ou Fraisier en arbre. Il peut


s'élever quatre mètres ( ia pieds ) , mais or-
â
dinairement il ne va guère qu'à deux ou trois.
Ses rameaux sont . Ses fleurs
bruns-ogeât

n'ont pas d'éclat mais ses fruits, gros comme


;-

une grosse fraise, en ont tout-à-fait la forme et


même la couleur, ainsi que l'apparence. Cet ar-
brisseau toujours vert agr éablement. buisone

5. ARGOUSIER. ou , ou Hipclmé
Rham-

oïden . Arbrisseau d'uai feuillage peu agréable :


ARBUSTES. 2%27
sa feuille est petite et pâle; sun écorce est brune-
, ses rameaux peu garnis sont hérissés
grisâte
d'épines; il n'est guère bon que pour garnir les
haies , ou pour ressortir par son voisinage
flaire

les autres arbrisseaux. Il ne s'élève qu'à deux mè-


6 pieds environ ). L'Argousier
( Ca-
tres

clu
nada ne produit guère plus d'effet, quoique ses
feuilles soient moins étroites.

6. ARMOISE AURONE , ou Citronelle. Il


n'a pas plus de cinquante centimètres à un mè-
tre de hauteur ( 18 pouces à 3 pieds). Son feuil-
lagest agréable, mais effilé, et les rameaux tou-
jours un peu dégarnis. ' e en arbre s'é-
L'Ar,nom

lève un peu plus ; ses fleurs sont plus apparen-


tes et son feuillage plus blanchâtre.

; du Japon. Ses feuilles


Aucba
AUCBX

persistantes ont la forme de celles du Lau -

- cerise. 1I ne s'élève que de cinquante


rie

centimètres cent trente ( de 18 pouces 4


:a

ik

pieds) ; il préfère à toute autre terre celle qui


est légère, mais substantielle, fraîche, mais non
humide.

r . Cet arbrisseau qui


Az.i

NUDIFLORE

donne au mois de mai ses jolies fleurs odorantes


Ln peu semblables à celles du . cbevr,`uil
s'é-

de treize à dix-huit décimètres (4 à 5 piec'. ) ․


lève
ARBUSTES.

38
et forme un buisson agréable. Il offre plusieurs
variétés qui tirent leur nom de la couleur de
leurs fleurs, savoir l'Azalée Bicolore, rouge et

:
blanche; l'Azalée Blanche; l'Azalée Carnée;
; l'Azalée Eclatne , dont
l
Aazlée

Ecarle
le tube fleuri est rouge vif, le calice brun , et
les boutons gris; l'Azalée papilionacée, dont
les fleurs rouges ont la division inférieure du ca-
lice foliacée. L'Azalée Visqueuse offre en juin
ses fleurs très odorantes. On en cultive plusieurs
jolies variétés , telles que l'Azalée cotonneuse;
l'Azalée couchée; l' ; l'Azalée
AzQliegauq

luisante; l'Azalée multiflore ; 'Azalée pour-


I

prée, l'Azalée tardive.


L'Azalée , un peu plus haute que les
pontique

précédentes, donne en mai et en juin ses jolies


fleurs jaunes, odorantes et disposées en bou-
quets.
L'Azalée safranée est remarquable par l'am-
pleur de ses fleurs de couleur de safran.
8. BAGUENDIR , ou Faux Séné. Cet arbris-
seau forme un charmant buisson de deux trois
â

mètres (6 à I o pieds ). Ses fleurs forment de jolis


groupes jaunes avec quelques petites raies rou-
ges , auxquelles succèdent des vessies verdâtres
ou rougeâtres suivant la variété, qui contien-
nent les graines.
Le Baguenaudier d'Alep est plus petit.
ARBUSTES. 229
g. BRUYÉE , Ce joli arbuste offre de nom-
breuses variétés qui conservent long-temps leurs
fleurs dans toute leur beauté. Quelques variétés
ont des fleurs rouges, d'autres en présentent de
roses, de pourpres, de grises, etc. Celles qu'il faut
préférer sont la Bruyère bicolore en coupe, la
:
ère à godets roses, la Bruyère vernissée
Brut'

à fleurs jaunes, la Bruyère forme à pédon-


bac
cules roses, la Bruyère d tiges nombreuses, la
Bruyère Malléolaire, la Bruyère d fleurs pres-
sées, la Bruyère à globules blancs
Lambertin

sur calice rouge carmin, la Bruyère pyrami-


dale, la Bruyère agréable tant la jaune que la
rouge, la Bruyère de Séba soit rouge, soit écar-
late, soit jaune orangé; la Bruyère folliculaire à
fleurs jaunes; la Bruyère cendrée 'a fleurs dou-
bles; la Bruyère superbe, brune rouge; la Bru-
yère , à corolle éclatante ; la Bruyère
vermicol

grandifloe , d'un beau rouge; la Bruyère


^c

fleurs radiées rouge-pourpre; la Bruyère Pri-


Bruyère en robe, etc.
mulide;a

o.
i ou Oreille de Lièvre. C'est un
BUPLIWRE

arbrisseau d'un mètre et demi (4 à 5 pieds ),


feuilles persistantes et dont les fleurs jaunes, dis-
posées en ombelles, paraissent de juin à août.
M'er légère et fraîche, humide
mée

r i. CA ,jRL E A TROIS COQUES. C'est la plus


'250 ARBUSTES.
jolie variété de cet arbuste qui s'élève un mètre

à
(3 pieds), forme un buisson agréable, et se cou-
vre de fleurs pendant tout l'été et produit un
fruit rouge.
12. . Cet arbuste ne s'élève guère
CÉA\OTIE

que d'un mètre à un mètre trente centimètres


(3 à 4 pieds). Le d'Amérique est le Céanothe
seul qui prospère en pleine terre. Ses fleurs
blanches, petites à la vérité, mais multipliées et
formant de jolies grappes, ont de l'élégance.
Terre légère et substantielle.
53. CnANa]cER1SI . Cet arbrisseau ne '
é -

s
guère au - dessus de deux à trois mètres ( 6
lève

à 9 pieds). et forme un joli buisson ou une tête


agréable. Ses fleurs ressemblent un peu celles â
du chèvrefeuille, ses petits fruits ronges sont en
forme de cerises. Ou recherche les variétés sui-
vantes : le de 'czrtaie ou Ce-
Chaméceris

risier nain à fleurs roses qui paraissent en


avril, et à fruits d'un beau rouge : il en existe
une variété fleurs blanches; le ceri- Charn
à

sier des Pyrénées à fleurs couleur de chair, qui


fleurit en mai; le de la Caroline C/eanzécris
ou dont la floraison a lieu en
Symphoricas

et le qui forme Xylosén


Charnécesi
aoîrt.,

un buisson très rameux et donne ses fleurs jau-


nes très pâles dans le courant de mai.
ARBUSTES. ,
251
Toi . DE VIRGINIE, ou Arbre de
CIONATE

Neige. C'est un arbrisseau de près de trois

mè-
tres(8 à pieds) , qui forme un joli buisson et
g
se couvre au mois de juin de fleurs d'un beau
blanc. Il craint le grand soleil et recherche un
terin frais.

15. CORIUS du Japon. Cet


ou Corète
arbuste qui monte d'un à deux mètres (5 à 6
pieds) , vient bien et se multiplie de drageons
en pleine terre où il donne de février en juin de
jolies fleurs doubles de couleur jaune orangé.

16. CORNOUILLER. On distingue de cet ar-


brisseau plusieurs variétés qui buissonnant agréa-
blement. Telles sont : le Cornouiller sanguin,
dont l'écorce est d'un vif; le Cornouiller
ronge

mâle , dont il existe une variété à feuilles pan-


ehés , ainsi que du Cornouiller blanc
ça
fi
uits

blancs; le Cornouiller fruits bleus; le Cor- et


nouiller à feuilles alternes; le Cornouiller
a

grandes fleurs jaunes; et le Cornouiller du


Canst à fleurs roses.

17. GENET. Des diverses variétés de cet ar-


buste on préfèe le Genet balais qui s'élève 'a
à

trois mètres ( pieds) , et se couvre au prin-


g
temps de belles fleurs jaune vif; et surtout le
Genet d'Espagne qui monte un peu moins
232 ARBUSTES.
haut, mais do t les odorantes sont aussiurs

flc
belles que celles du précédent, et se renouvellent
jusqu'aux gelées.
18. HORTENSIA. Ce bel arbuste qui s'élève

à
un mètre environ (3 pieds) , conserve , lors-
qu'elles ne gèlent pas , toutes ses feuilles pendant
l'hiver a l'approche duquel elles prennent une
teinte rougeâtre. Il se couvre pendant l'été de
belles et grosses boules très élégantes, de cou-
leur de chair un peu vif et qui ont une longue
durée.

19. A LARGES FEUILLES. Cet - ar


KALMIER

ne s'élève guère qu'à deux mètres (6 a


briseau

7 pieds et forme un beau buisson qui, dans le


courant de juin, se couvre de jolies fleurs cou-
leur de chair. 11 préfère l'exposition du sud-est
a
toute autre; il exige la terre de bruyère et un
peu i. A trois ou quatre aus, il peut suppor-
d'abi

ter la pleine terre. On recherche encore parmi ses


variétés le d étroites dont les
feuils
Kalnier

fleurs sont petites, et le qui


Kalniergu'

fleurit eu mai.

20. DES JARDINS ou Althéa . For-


- KETMI

un large buisson peu garni , cet arbrisseau


mant

n'a pas plus de deux mètres (6 pieds) de hauteur,


et fleurit en août et septembre. Ses fleurs res-
ARBUSTES. 233
semblent aux passeroses ou roses . Ses

tremiès
variétés sont agréables par leurs fleurs les unes
simples, les autres doubles et de diverses couleurs,
quelques - unes panachées, rouges, violettes,
blanches, etc.

2 I. ', . On cultive plusieurs variété


AURÉOLE

de cet arbuste élégant, dont le commun, haut


d'un mètre au plus (2 à 3 pieds), est remarqua-
ble par la beauté de son feuillage qui ressemble
au Laurier-Cerise. Le Lau , Ilézron
réole

Bois gentil ou Bois joli, se couvre souvent dès


février d'une grande quantité de jolies fleurs ,
soit roses, soit blanches, auxquelles succèdent
des fruits nombreux ou rouges ou jaunes, vers la
fin de l'été. Le ou
Thymé-
Lauréole

cneorum

1ée des Alpes, produit des fleurs roses, ou blan-


ches , ou panachées , au printemps et souvent
même en . On recherche encore le
,automne

Lauréole de la Chine à fleurs soit rouges , soit


blanches.

22. LILAS. Le commun fournit un arbre de


cinq à sept mètres (15 'a 20 pieds) , dont les
belles fleurs, d'un violet pâle, paraissent en mai
et exhalent une agréable odeur. existe des va- +Il
riétés ci fleurs blanched, ci fleurs
violet-pur

, ci feuilles panachées etc. Le Lilas de,


pre
254 ARBUSTES.

Marli est plus petit, mais ses fleurs sont plus


amples ; le Lilas de Perse est aussi très agréa-
ble, ainsi que le Lilas Paria dont les fleurs sont
plus grandes et d'une couleur plus vive.

23. MORELLE. Les diverses variétés ar-

dect
brisseau d'un h deux mètres tout au plus (3 à 6
pieds), veulent un léger et frais, subs-
terni/1
tantiel, peu humide pendant l'hiver, et une
exposition chaude. Voici ses variétés :

l'
Arno-
, Cerist ou Faux-Piment, fleurs à
mu

blanches pendant l'été, auxquelles succèdent des


fruits rouges ou jaunes, ronds et lisses comme
des Cerises; le Faux , qui produit d'a-
Lyciet

vril en juin de jolies fleurs blanches; la Douce-


Amère, ou Pigne (le Judée , sarmenteuse, 'a
fleurs violettes qui produisent des rouges; baies
la de , à belles fleurs
Morel

Buénos-Ayre

blanches et fruits jaunes; et la Morelle n


à

feuilles de à fleurs violettes dont les -


an
Chéne

thères sont jaune-doré.

24. POLYGALA h feuilles de buis. Cet arbuste


fort petit donne (le ruai 'a octobre de grandes
fleurs jaunes. On estime encore les variétés sui-
vantes: PolyRa feuilles opposées, haut d'un
mètre ( 3 pieds), fleurs rouges; à
Polya
à

ouiles lancéolées, lx fleurs pourpres dont l'in é-


ARBUSTES. 255
rieur est violet; Polygala c feuilles de Bruyère;
Polygala bractées, dont les fleurs sont pour-
â

pres; Polygala de Virginie fleurs . â blanchâtre.F

25. , ou
PbrMADOUR . Cet arbris-
Calycnth

seau qui ne s'élève guère qu'a deux mètres (6


pieds), forme un joli buisson d'un vert pâle,

niais dont le bois est odorant. Ses fleurs sont


d'un brun rougeâtre et paraissent en mai. L'o-
deur en est agréable et rappelle celle du melon
et de la pomme de reinette. Terre légère, frai-
die et substantielle. On en connaît deux variétés :
le PompadurNain , qui est un peu plus petit
que la grande espèce, et le Pompadur fertile
dont les fleurs sont plus grandes et plus belles.

26. RHODODENDRON. Toujours vert et


pro-

duisant de jolies fleurs, cet arbrisseau s'élève au


plus 'a deux mètres (5 'a 6 pieds). Ses grandes et
belles fleurs , soit blanches, soit roses , soit rou-
ges , selon les variétés 'a laquelle il appartient ,
paraissent en juin et en juillet. Ou cultive
encore les suivantes : le variéts
Rhoden-

pontique à fleurs violettes, peu plus


dron

un

grand que le précédent et fleurissant en mai; le


Rhododendron fervuginx ou laurier
peti

rose des , ne s'élevant guère qu'a cinq dé-


1lpes
cimètres ( 2 pieds), et donnant en juin ses
r
'a
236 ARBUSTES.

fleurs rouges ou roses ; le Rhododendron velu ,


plus petit encore, produisant dans l'été ses jolies
fleurs rouges et ponctuées de blanc à l'extérieur;
le Rhododendron ci fleurs jaunes; le Rhododen-
dron petites feuilles, très petit, charmant et se
â
couvrant en juin de jolies fleurs rouges avec éta-
mines blanches et anthères de couleur de pourpre;
le Rhododendron du Caucase h fleurs blan-
ches ; le Rhododendron de Catesby , produi-
sant en mai ses fleurs roses ,.plus belles et plus
grandes que celles des autres variétés.

27. ROSIER. On connaît maintenant de ce


charmant arbuste, plusieurs centaines de varié-
tés dont le nombre s'accroîtra encore par le se-
mis. Les rosiers se multiplient en outre, et sans
variation , par rejetons , et par greffe en écusson.
Les terres qui leur conviennent le mieux sont
celles qui sont substantielles , légères, profondes,
et fraîches sans humidité. Parmi les variétés du
rosier, on peut choisir les suivantes qui sont à
fleurs rouges : le Rosier de mai h odeur de
ca-

nel ; le Rosier feuilles de pimprenelle,


re

simple ; le Rosier de Provins dont il existe plu-


sieurs sous-variétés, à fleurs de couleur soit rose,
soit pourpre, soit violette, soit veloutée; le Ro-
sier des Alpes sans épines ; le Rosier pompon;
le Rosier de Damas ou des quatre-saisons; le
ARBUSTES. 237

Rosier de deux saisons dont les fleurs forment


des bouquets; le Rosier (flore , qui ne

mult
réussit bien qu'a l'abri du grand froid; le Rosier
de Bengale qui fleurit toute l'année, mais qui
est inodore, et qui se multiplie de boutures ou de
greffes; et surtout la Rose cent-feuilles , la plus
belle de toutes , et dont il existe plusieurs char-
mantes sous-variétés connues sous les noms de
Rose mousseuse , de Rose , Rose
Yilmorn

cent feuilles des peintres, Rose de Bourgogne


ei

d grandes fleurs, Rose Kingston, Rose Cons-


tance, etc. Les principaux rosiers 'a fleurs blan-
ches sont le Rosier dfeuils de pimprenelle ;
le Rosier d fleurs doubles, plus ou moins rosé ,
ou cuisse de nymphe, dont il existe plusieurs
belles sous-variétés; le Rosier Noisette, le Ro-
sier mousseux, le Rosier unique dont les bou-
tons sont tachetés de rouge 'a l'extérieur. Parmi
les variétés du Rosier , il faut citer le Rosier
jaune dont les fleurs sont inodores, ainsi que
celles du Rosier capucine, le Rosier
jaune

soufre, le Rosier double jaune qui ne fleurit


qu'a l'abri des pluies et du grand soleil; le Rosier
pourpre simple, 'a étamines dorées d'un bel effet,
le Rosier panaché de rouge et de blanc, etc.

SAUGE. avons di la Sauge


1\'ous

déji
pArlé

dans • volume (Liv. , chap. XI, p. 154


1
e

),
23 ARBUSTES.

8
C'est un arbuste plus utile qu'agréable, à fleurs
bleues eu épi, fort odorantes. Il présente quel-
ques variétés, telles que la Sauge de Crète 'a
fleurs rouges; la Sauge cardinale grandes fleurs

à
éclatantes : la Sauge élégante de même cou-
leur; la Sauge citronnée 'a fleurs bleues et 'a
feuilles exhalant l'odeur du citron; la Sauge
d'Afrique beaucoup plus grande et 'a fleurs
violettes, etc.
29. E. Les variétés les plus jolies de cet
SPIrt

élégant arbrisseau buissonneux , sont : la Spirée


â feuilles de Millepertuis, h fleurs blanches
disposées le long des rameaux et qui paraissent
vers la fin d'avril la Spirée cotonneuse à fleurs
;

roses en août : la Spiréec feuilles de chamédris


et la Spirée à feuilles lisses, toutes deux à fleurs
blanches eu avril; la Spirée à feuilles crénelées,
à fleurs blanches en mai : la Spirée ci feuilles
d'orme, la Spirée ci feuilles d'obier, et la Spi-
rée à feuilles de sorbier donnant en juin leurs
fleurs de couleur blanche; enfin la Spirée à
feuilles de saule dont les fleurs soit blanches,
soit couleur de chair, paraissent à la fin de juin
et en juillet.
3o. SUMAC. Cet arbrisseau, dont le bois est
cassant et assez mal disposé , est toutefois re-
cherché 'a cause de son feuillage qui devient
ARBUSTES. 239
rouge en automne, et de ses belles aigrettes
amarante-pourpre ou rouge sang . On

de
boeuf
distingue le Sumac de ou Sumac ama-

I/i,gne
rante, plus beau et plus facile à multiplier , et
dont il existe une variété d feuilles panachées;
le Sumac du Canada; le Sumac d feuilles
d'orme; le Sumac glabre ou Vinaigrier dont
les panicules d'abord jaunes deviennent d'un
beau rouge ; le Sumac , etc.
fuste

51. odorant. Montant 'a trois mé-


SVRINGA
tres au plus (8 ou g pieds) il forme un buisson
peu agréable; mais ses fleurs jaune-soufre pâle
exhalent une odeur très suave quoique un peu
forte: elles paraissent en juin. Il en existe une
d feuilles es, une autre d fleurs
panc1u
variét

inodores, etc.
52. . Les feuilles de cet arbuste
1'ANRISU

sont effilées comme celles du cypr è s; ses rameaux


s'élancent avec assez de grâce. Il est
gréles

exposé dans les hivers rigoureux à périr jusqu'au


niveau du sol; mais les racines repoussent de
1

nouveaux jets au printemps. Le d'Al-


Tamrisc

lemagn est un peu plus petit, il ne s'élève qui


deux métres (6 pieds), et donne des fleurs pour-
pres plus apparentes que celles du Tamrisc
commun.
24. VIORNE. Plusieurs variétés de cet arbis -

-- _ —^_
-

-
-^
-
-
240 ARBUSTES.
seau sont recherchées , entre autres la

Viorne-
Laurie-Thn , toujours verte, formant un buis-
son de deux ou trois mètres (6 à 8 pieds), don-
nant en février, mars et avril, de jolies fleurs
blanches dont le dessous est rosa. Voici quelques
autres Viornes qui ne sont pas dédaigner et

â
qui sont plus robustes que le Laurier- Thin :
Viorne commune , ou , ou Coudre,
Mancie
qui produit en juin des ombelles blanches , et en
automne des fruits rouges d'abord , puis noirâ-
tres; la Viorne à manchettes; la Viorne d
feuilles de Prunier ; la Viorne-Obier ou Su-
reau d'eau à ombelles blanc-soufre 'et à fruits
rouges, dont la plus belle, connue sous les
noms de Boule de neige , d'Obier d fleurs dou-
bles, de Rose de Gueldre, etc., est fort re-
marquée au printemps par ses belles boules
blanches.
. YUCCA
31 . Quoique cet arbrisseau,
N?4I

toujours vert, ne qu'à un mètre au plus


s'élève
(3 pieds), il donne en juillet et août une immense
quantité de jolies fleurs blanches en forme de
Tulipes renversées et qui forment une belle py-
ramide. On donne 'a Yuca une bonne exposi-
l'

tion et un terinléger 'a l'abri des vents du nord


et de l'est.
ARBUSTES. 24i

R L IV.
CHAPIT

Arbustes et Arbrisseaux sarmenteux.

1. ARISTOLOCHE Siphon. Cet arbrisseau sar-


menteux pousse des tiges de dix mètres ( 3o
pieds ), qui conviennent bien pour tapisser les
salles de verdure et les berceaux , à cause de la
beauté et de l'ampleur de ses feuilles. II produit
A la fin de mai des fleurs nombreuses d'un brun
pourpre, et recherche le soleil et les terres fran-
ches qui sont légères et substantielles.

2. DU CANADA , eu Bourreau
C:LASTRE

des Arbres. Il monte jusqu'à quatre mètres ( plus


de 12 pieds Il fait des salles de verdure, et
- ).
s'entortille autour des branches qu'on met à sa
disposition. Il est dangereux pour les arbres qu'il
étouffe. Ses fleurs ont peu d'apparence, mais
ses fruit rouges produisent un bon effet.

3. CHÈVREFEUILLE. Ce joli arbuste est


d'un beau feuillage et d'une fleur fort agréable
en même temps qu'elle exhale une odeur très
.

suave. On en cultive en pleine terre plusieurs


6
IL
242 ARBUSTES.

variétés dont la plus éclatante n'a pas d'odeur

:
c'est le Chèvrefeuille d'Italie ou Chèvrefeuille
Romain, à fleurs rouges et prenant par la tonte
forme d'une boule ou d'une coupe. Les autres
la

variétés sont le toujours vert; le

Chèvrefuil
Chèvrefeuille commun; le Chèvrefeuille Glau-
que; le Chèvrefeuille à feuilles de Chêne; le
toujours vert de Virginie, et le
Chèvrefuil

Chèvrefeuille de Minorque .

4. CLÉMATITE. On connaît plusieurs variétés


toutes agréables de cet arbuste qui est très pro-
'pre pour les tonnelles et les bosquets. Onrech-
surtout la Clématite d fleurs bleues de
clre

trois à quatre mètres ( 9 à 12 pieds) , dont les


fleurs nombreuses paraissent de juin septem- à
bre; la Clématite odorante, à fleurs blanches
en juillet et août; la Clématite de Virginie qui
fleurit de juin eu août et donne des fleurs blan-
ches; la de la Caroline, è fleurs
Clématie-Yorn

violettes de juin à septembre; la Clématite tou-

i
jours verte, à fleurs blanc-verdâtre ; la
Cléma-

tie à feuilles entières , dont les fleurs bleues


paraissent de juin à août; et la Clématite droite
fleurs blanches.
:i

. beaucoupIl.exist -de variétés de


5.JAsMIN

cet arbuste élégant :et fort reché pour Pa-


ARBUSTES.

'45
sable odeur (le ses fleurs, qui , l'in- u'ont .,que
eouvénit d'être peu apparentes ,ot peu dura-
bics. Le Jasmin ordinaire est propre , par ;

Ses
longs , ,a fl£s mugs et , —

s41
saFmep

garni

ries
r
106 de verdure. S'es 'fleurs blanches .et ,

d'une
odeur suave sont d'autant plus abondtes, qu'il
est plus fréquemment arrosé. Lcs plus agréables
Jasmioutle feuil-
Jas,miujne


variéts.du

de Cytise et le jasmin , qui malheu-


les

d'Ita{ie
.
inodres
reusmnt.o

G . LYCIBT . On distingue parmi ces arbris-


seaux la Jasnziode ou feuilles lan-
Lyciet

sont les fleurs sont d'un blanc pourpre ;


céolres

le de la Chine, et le d'Afrique,
Lyciet
Lyciet

tous deux h fleurs violettes. Ces arbrisseaux


dont la fleur a la forme de celle du Jasmin , sont
propres par leurs rameaux flexibles et prolongés
h garnir des treillages et des salles de verdure:
La terre légère et fraîche leur convient.

7. RONCE. Cet arbuste rampant et qu'il faut


tailler et appuyer soit à un mur, soit à des tu-
teurs , quelques variétés agréables : ce sont
ofre,

la Ronce d fruits blancs, la Ronce sans épines;


ia Ronce panachée, et surtout la Ronce
d fleurs

doubles blanches; la Ronce feuilles , d


découpes

à fleurs roses; la Ronce du ou - Cdna Fram


2 44 .

ARBUSTE
du Canada non épineux, à tiges droites
boiser
de plus de deux mètres (6 à 7 pieds) et à fleurs
roses ; la Ronce du nord qui est plutôt une
plante herbacée qu'un arbuste , et qui fleurit
rose-vif; la Ronce de à fleurs doubles

Clion
roses.

8. VIGNE VIERGE. Cet arbrisseau fort agréa-


ble est très propre à garnir les treillages et
les rochers sur lesquels il s'attache par ses
.

vrilles et s'implante par les racines qu'il pousse


le long de ses rameaux. Ses feuilles sont

belés
bien fournies, et de vert-luisant deviennent rou-
ges en automne.
_.^nrG t

_

.
vw.caoe^<
+^waovs

LIVRE IV.

VERGER.

CHAPITRE PREMIER.

Considérations prlimna ires.

IL est bien à regretter ne multiplie pas,


citron
au lieu de les détruire, les Vergers dont on peut
et de Les Espaliers et
bons .
-
tirez'an

si

Fria%

les Quenouilles en rapportent assurément beau-


coup ; quelques variétés même ne réussissent
bien qu'en Espaliers. Mais cette forme d'arbres
n'est jamais susceptible d'acquérir une très grande
étendue ; la taille est un travail qu'il faut répé-
ter deux fois par an et payer , et la
chèremut

construction comme l'entretien des murs est


très coûteuse. Il y a même des pays où on n'en
peut élever sans des frais qui sont au-dessus des
petites fortunes. Il faut donc recommander le
Verger, meure aux personnes qui ont l'avantage
ī C6ivâ13 Ns .
PHr:LIM -

RAT10

ltF.S
N
1i
de posséder de beaux murs , que l'on ne manque
pas d employer.
Les Arbres de plein vent que l'on élève dans
le verger , tout le développement

acgliè•ert
dont ils sont susceptibles , durent très long-
temps, et finissent par produire d'immenses
quantités de fruits qui n'ont coûté aucun soin.
A la vérité dans certaines _années quelques-uns
de ces fruits sont un peu moins beaux ; mais
alors combien la quantité dédommage amplement
de ce petit inconvénient!
De même que le jardin, le Verger sera , au-
tant que possible , entouré de bonnes clôtures .
afin qu'il ne soit pas exposé à être dévasté par
les animaux et les voleurs. Lé sol sera en pente
vers le sud, et le sud-ouest; il
le . sera
sücī-et

protégé contre les vents de ī'ouest• f de et du


est
ī'

nord qui font un grand la floraison et lors- â


idrt

que les fruits sont volumineux les ébranlent et


en accélèrent la chute. Ce dernier accident est
surtout le résultat du vent d'ouest ordinaire- ,
ment fort impétueux et assez fréquent pendant
les automnes .
Un terin profond , un peu pierreux , sain
et meuble , est celui qui convient le mieux à la
plupart des arbres fruitiers du Verger.
Les Arbres seront plantés en quinconce; on
avancera du nord au sud eh plaçant d'abord le4

-
CONSIDÉRAT .

7
a4
PR1'LMNAIiËS
plus grands, de manière ii établir en avant au
midi les plus petits, tels que les Pruniers, les PA.-
chers, les Ceri s iers, les Néfliers, etc. Il résulte
de ce mode très avantageux que les grands ar-
bres n'ombragent pas les inférieurs et que par
l'élévation et l'ampleur de leur cime, ils les

pro-
tégen contre les mauvais vents. Ainsi la ligne du
nord sera plantée de Châtaigniers de Noyers
,

,
de Poiriers, puis de Pommiers.,
fsuign4cr
de
et ainsi de suite.
Dès le commencement de l'été , ou au m'oins
de l'automne, on ouvrira et défoncera les fosses
on la plantation devra avoir lieu en novembre
ou au plus tard en février , selon que le
terin

garde plus ou moins l'eau et l'humidité. •


Quoique le Verger n'ait pas besoin de culture.
cependant arbres y pousseront plus vigou-
ies

reusement, si tous les ans, en novembre et en


avril, le pied en est serfoui dans un rayon de
cinquante centimètres un mètre ( 18 pouces A
â

3 pieds), selon leur grosseur.


Si le Verger est livré au pâturage, il n'aura
pas besoin d'engrais, pour peu que la terre' en
soit bonne ; mais si on le fait faucher, il sera né-
cessaire d'étendre, tous les deux ou trois ans, soit
des cures , soit du terreau, soit de la marne;
au pied de chacun des arbres , surtout de éc
nx

qui sont le moins vigoureux.


248 CONSIDÉRATIONS PRÉLIMINAIRES.
Au surplus , toute sorte de culture réussira
bien dans le Verger , tant que les arbres ne
donnent pas trop d'ombrage. Les prairies arti-
ficielles , même la Luzerne n'y feront aucun

,
tort. Toutefois il serait fâcheux d'accoutumer les
arbres du Verger au labourage ou au bêchage,
répétés annuellement. Ces travaux feraient un
grand bien aux arbres, puisqu'ils seraient

ux
serfouissage en grand; mais comme il faudrait y
renoncer quand les arbres , devenus grands ,
donneraient trop d'ombrage , la cessation de l'o-
pération leur deviendrait funeste. Ainsi, il vaut
mieux tirer seulement de l'herbe des Vergers, et
se borner 'a serfouir le tour du pied des arbres.
On ne taille pas les arbres du Verger : il

sufit
de leur enlever proprement les bois morts, de
nétoyer de mousses, de lichens, de chicots et de
gui les tiges et les rameaux, d'écheniller soigneu-
sement, et de donner, dans les premières an-
nées, une bonne direction aux branches , afin
qu'elles ne s'enchevêtrent pas et qu'elles ne
tombent pas trop vers la terre.
C'est avec l'échelle double qu'il est à propos
de cueillir les fruits; en secouant légèrement les
rameaux, on peut aussi les faire tomber sur des
draps. Avec ces précautions, on ménage à la fois
et les branches et les fruits.
C'est en quatre divisions que nous allons
/CONS I>ÉRATONS . 249

PRÉLIMNAES
classer les arbres fruitiers susceptibles d'être cul-
tivés avec succès dans un Verger bien entretenu
et bien productif. Nous ferons connaître les
meilleures variétés de chacun d'eux , savoir
Fruits ; 2 ° . Fruits à noyau; 3° Fruits
à
pein
i°.

à et 4°. Fruits délicats.


,
.envlop

11.
POIRIER.
:'5o

CHAPITRE II.

Fruits ci pein .

POIRIER (
).
Pyru8
Cet arbre est susceptible d'être greffé, soit eu
écusson sur Cognassier, pour les Espaliers, soit
en fente sur franc, âgé de six à huit ans, pour
le Verger. Grand, vigoureux et durable, le Poi-
rier peut vivre deux siècles et plus, s'élever à
plus de vingt mètres (6o à 8o pieds), et couvrir
de ses vastes branches une étendue à peu près
égale à sa hauteur. Nous allons indiquer quelles
sont les variétés qui ne peuvent réussir que sur i
Cognassier, et qui par conséquent , devenant
peu volumineux , conviennent mieux à l'espalier
qu'au verger. Quelques variétés de Poires ne
mûrissent pas en plein air il faut donc aussi les
:
dresser le long des murs. Nous allons les dési-
gner. L'époque de la maturité des fruits sera
fixée, année commune, pour Paris et ses
envi-

rons . Voici les principales variétés du Poirier,


qui en offre maintenant plus de quatre cents.
.

i
VOtRlE

l:
t . .d urina - - , ou Petit-Saint-1 ,

Joanct
uzet
ja
Jean. Fruit petit et . Fin de juin.
tnédiocre
2. Sept en Gueule, ou Petit-Muscat. Petit,
- -

agréable. Commencement de juillet.


3. Muscat Robert, Gros-Saint-Jean-Musqué,
-

Poire d'Ambre , ou Poire à la Reine. Sucrée.


Mi-juillet.
4. Aurate , ou Muscat de . Musqué;
:`,anci

demi-bura . Fin de juillet.


5. , ou Citron (les . Fon- Carmes
Madelèn

dante; sucrée. Commencement d'août. ( -


Even
tail ou Espalier.)
6.
Cuise iadnze . Sucrée, demi-cassante.
-

Commencement d'août. Elle -ne réussit guère


sur Cognassier.
L'Epargnc ou Grosc-CuieMadm mûrit
à la même époque, est un peu plus grosse, et
réunit les 'mêmes à peu près que la
dualités

Cuisse-Madame commune.
7. Rouselt hdl f Sucrée, demi - cassante,
très parfumée. Commencement d'août.
Le de Reims, ou Peti
Rouselt

-
Rouselt

tneilur encore , mûrit un peu plus tard. Le


Gros Rouselt ou , fruit gros, aigre-
Roi-d'Eté
-

let, très agréable, ne mûrit que dans les pre-


miers jours de septembre.
3. Blanquette, ou . Cassante, Gros-Blanquct
. Commencement d'août.
,-arme
5 POIRIER.

2
.2
g. Blanquette longue queue. Sucrée et
ci
parfumée. Moitié d'août. Réussit mieux sur franc
que sur Cognassier.
t . , Archiducd'Eté , ou
o
Ognoet

Amiré
roux. Demi-cassante, sucrée, goût rosat. Com-
menct de septembre.
t. Salviati. Demi-cassante, sucrée, parfu-
t

, excellente. Commencement de septembre.


utée

12. Orange rouge , ou Orange d'Autonmc .


Cassante, musquée, sucrée. Septembre.
. Cassolette , Muscat vert , Friolet , ou
15

Lèchefriand . Cassante, sucrée, musquée. Sep-


tembre.
14. Bon-Chrétien-d , ou Graciol . Su-
Eté

crée, Demi-cassante. Commencement de sep-


tembre. Arbre très productif.
Le Bon-Chrétien d'Espagne, très gros , et qui
n'est agréable que dans les légers, bien
terins

exposé,.n mûrit qu'à la fruiterie, en décembre.


15. Beurré d'Angleterre, ou Poire d'Angle-
terre. Très fondante , sucrée , très bonne. Sep-
tembre.
i6. Doyenné, Beurré blanc, .,
Saiul

-
Michel

ou bonne Ente. Fondante, très sucrée, mais de


peu de durée. Septembre. Le Doyenné crasseux
ou un peu roux , est le meilleur.
17. Beurré gris, Beurré proprement dit, ou
. Fondante, sucrée, excellente. Octobre.
lsambert
POIRIER. 253

18. d'Automne , Vermillon, Su-


Belism

prème , ou Petit - Certcau . Cassante, relevée,


agréable. Octobre.
19. Verte-longue , ou Mouille-Bouche. Très
fondante, parfumée et sucrée. Commencement
(l'octobre.
La Culotte-de-Suisse en est une variét de la
époque. mèe
20. Crassane, ou Crassane. Fon-
Bergamot

dante , sucrée , parfumée ; légère âpreté fort


agréable. De la mi-octobre au mois de janvier.

al
21. Messire-Jean. Cassante, sucrée, très
bonne. Commencement de novembre.
22. Beurré . Sucré , fondant ,
d'Arenzbg

excellent. Novembre.
23. Saint-Germain. Fondante, sucrée, vi-
neuse, parfumée, excellente. Novembre jan-
à

vier.
24. Martin-Sec, ou d'hiver. Sucré, Rouselt
cassant. Très bon, soit cru, soit cuit. Très
pro-

. Novembre à janvier.
ductif
25. Marquise. Fondante, sucrée. .
Décembr

26. . Fondante, sucrée , excel-


Virgoules
lente. Se met tard à fruit , mais très productif:
27. Colmar ou Poire-Magne. Beurrée, sucrée,
excellente. De janvier à avril.
28. ou gros , excellent cuit.
F'ranc-.Rél
MVlicet

De novembre à .
févrie
256

POMIER.
mais excellente , ferme , sucrée. Octobre à
juillet.
1o. Reinette de Hollande. Grosse et très
bonne. Octobre et novembre.
1 t. Reinette de Bretagne. Grosse , ferme,
sucrée et bonne quand elle est suffisamment
mûre. C'est après les Reinettes franche et dorée,
la meilleure g manger cuite. Octobre à juillet.
12. Reinette de Canada. Très grosse , ten-
dre , sucrée ,acidule , excellente. Octobre à
juillet.
13.. Reinette d'Espagne. Grosse , et fort
bonne, ayant des côtes. Octobre juin.
à
14. Reinette grise, ou Haute-Bonté. Grosse,
sucrée, acidule , excellente. Octobre à juillet.
15. , ouCer de Pigeon, soit rose,
Pieont

soit blanc. Chair très belle , très fine , et déli-


cate; légèrement acide. Bonne à manger dès le
moment où on la cueille, et se conservant d'oc-
tobre janvier. Elle n'est pas bonne cuite.

16. Api, soit rose , soit noir , soit blanc.


Petit fruit fort joli , peu acide, mais très agréa-
ble. Octobre à mai.
Indépendamment de ces variétés d'élite, on
peut cultiver pour la table, ou du moins con-
serv après les avoir choisies lors du gaulage des
fruits à pressurer, les pommes suivantes qui sont
bonnes à cuire et à manger crues le -
Renouv
:
^-
POMMIER. 257

let, le , le Long-Bois,

car-El'
Doux-aVêpes

, la Peau de Vache , le Pépin doré, le Mus-


late
cadet, la Rousse , le , la Peau-d
, et la Perml Marin-Ofo
, dont nous avons parlé
Vache

dans le Tome , page 1V à r 16. Io6

COGNASSIER ( Cydonia
).
Le terin qui :convient le mieux au Cognas-
sier est celui qui est profond , léger, bien ex-
posé au soleil et toutefois frais ou même un peu
humide. Partout ailleurs les fruits manquent de
couleur et de saveur, et parviennent rarement
it

une maturité complète. Cette maturité est indis-


pensable, parce que les C oings, mis dans la
fruiterie-, ne tardent pas y pourrir, que ,
â

et-

pour les employer en compotes , en gelées, en


liqueurs, il faut qu'ils aient acquis toutes leurs
qualités.
Si l'ensemencement des peins ne donnait pas
trop lentement des avantageux, il vau-
rt'•sula

drait mieux que le mode des boutures , parce


qu'il en résulterait des arbres plus beaux et plus
robustes, et peut-être un perfectionnement dans
la qualité des fruits.
Le Cognassier pousse lentement, dure long-
temps, mais dresse mal son bois. Comme le
253 COGNASSIER.
coup n'en est jamais agréable , il faut le

d'ail
placer dans les points du Verger où il est le
moins en vue, après avoir eu égard toutefois
l'exposition.
On ne compte , à proprement parler, que
deux variétés du Cognassier : le cognas-
i".
sier de Portugal , dont la feuille est ample
et très verte , le fruit très gros , très jaune
et très bon ; mais l'arbre est peu fécond
2 ^. le Cognassier commun , au précé-
dent en tout excpté inféreu
en fécondité. Ce dernier
offre deux sou-variét le Cognassier fruits
:

i
ronds on Coings-Pommes , et le Cognassier h
fruits longs ou Coings-Poires.
On greffe sur Cognassier, surtout sur celui
de Portugal , les Poiriers dont les fruits sont
fondas et que l'on destine aux Espaliers et aux
quenouilles. On peut greffer aussi le Néflier sur
Cognassier; il y réussit bien.
C'est à tort que Forsyth conseille d'éloigner
le Cognassier du Pommier et du Poirier, poux
éviter le mélange de leurs étamines; puisque ce
mélange ne pourrait influer que sur le et
peiu

les sujets qu'il produirait.

).
Germanic
NÉcr.n,

Plus petit encore et plus mal fait que Ie Co-


NÉFLIER. 259
finassier, le Néflier Sc sur le Néflier sau-

gref
vage, l'Aubépine, le Poirier, le Cognassier, etc.
Excepté les fonds humides , tout terin con-
vient au Néflier. Cependant il réussit ' dans

niet
les terres humides, quand il est greffé sur Co-
gnassier ; mais pour les terins secs , la greffe
sur Aubépine est la meilleure. 11 ne doit pas
être taillé , puce que c'est précisément à l'extré-.

mité de ses branches que viennent ses fleurs.


Ses variétés principales sont ; le Néflier
1°.

coüzmir , qu'on trouve dans les bois et les


haies, dont le fruit est très petit, mais dont la
saveur est plus gcidul que celle autres ; des
le °. de u , ou gros
Néflier

flo
u

Néflier
le

rond, le meilleur de tous, peu acide, sucré,


fruit

beurré, et très bon ; le d fruit pré-


3°.

Néflier

; le Néflier d ; et 5°. le
lon Ne'
4°.
coe

frz.it

?-

filer ci fruit sans noyau. Le fruit de ce dernier


n'offre que l'avantage d'être mangé plus
cona-

; car il est petit , et d'une saveur


inbdémet

mr;-

. •
diocre

• On cueille les Nèfles en octobre, dès qu'elles


sont devenues jaunâtres-rouges, et avant que les
gelées ne surviennent. C'est sur des tablettes ou
sur de la paille qu'on les étend pour les faire
mollir ou .
blosir
260 ABRICOTIER.

CHAPITRE III.

Fruits à Noyau.

ABRICOTIER ( Vulgaris ).
i
Armeniac
Une exposition abritée et chaude, une terre
substantielle, et saine et profonde , est ce ,

qui
convient le mieux l'Abricotier. L'abri lui est
â

d'autant plus utile , que non seulement il fleurit


dés le mois de mars, quelquefois même dans le
mois de février, et que la fleur paraît avant les
feuilles.
C'est sur l'Amandier, et mieux encore sur des
Abricotiers de semis , ou sur les Pruniers soit de
Damas noir, soit de , soit de Saint-Ju-
Cerist

lien, qu'on écussonne l'Abricotier à ceil dormant.


Pour que l'arbre soit moins sujet à la gomme
il est nécessaire que les Pruniers proviennent de
noyau et non de rejetons.
Même en plein vent, l'Abricotier exige la taille
qui le met mieux à fruit et l'empêche de se dé-
garnir par le bas.
Dans les années où les Abricotiers sont char-
gés d'une trop grande quantité de fruits, il
ABRICOTIER. 2 61

faut en supprimer une partie aussitôt qu'ils sont


gros comme le bout du petit doigt : sans cette
précaution , l'arbre souffrirait et .

s'épuierat
et d'ailleurs les fruits seraient chétifs et auraient
peu de saveur.
Les Abricotiers de plein vent donnent moins
de fruits, ils les produisent moins gros, mais ils
sont , surtout dans les années où la cha-
exclns

leur a été très vive..


Les meilleures variétés de l'Abricot sont :
1. L'Abricotn ou Petit Abricot précoce qui
mûrit au commencement de juillet;
2. L'Abricot blanc, un peu plus gros et
presque aussi hâtif : tous deux peu savoureux;
5. L'Abricot Angoumois, bien supérieur
aux précdens , , parfumé, agréable, mûr
acidule
'a la fin de juillet;
4. L'Abricot commun, gros, très bon;
5. L'Abricot de , qui a quelque
Pruvenc

rapport avec l'Abricot Angoumois, petit, sec,


sucré ;
6. L'Abricot de Hollande , ou Abricot
Amande Aveline, ainsi nommé de la saveur
de son amande ; petit et de bon goût : tous trois
mûrs dans les premiers jours d'août;
7. L'Abricot de Portugal , petit, délicat .
parfumé, vers le 15 d'août ;
8. L'Abricot-Pêche, très gros, fondant, très
-

— -
^-_
252 A BRJCOTIE .

parfumé, très sucré, excellent mûr la 'même

â
époque;
9. L'Abricot royal, variété exclnt pré_ tin
célent , un peu plus hâtif;
o. l'Alberge ou Abricot Alberge , le moins
1
bon des Abricots, dont la saveur en diffère lteau-
; meilleur plein vent qu'en espalier,
coup

en,

ve-
nat très bien de semis. Celui de Tours est
préféré à celui de Mont-Gamet mûr la fin

à
^

:
d'août.

PÊCHER ( ).
Amygdalus

l'arbre qui donne les fruits les persica


Le
Pêcherst

plus savoureux , mais malheureusement il est


peu robuste (I) et sa durée est bornée. Jeune, tres
il a besoin d'être soutenu par un tuteur,
nétoy
des bourgeons et des rejets qui s'élèvent sans cesse
sur son pied et son tronc sans ces précautions,
;

il se tourmente et s'épuise. Quand il est greffé,


ces incovées ne se font pas sentir, du moins
au degré. ,La taille de l'espalier a l'avn-
mêe,

tsge en outre de , tire parti de son de ;


le.nétoyr

i;}. nous désignerons ci-aprds -


N-
quels
Lorsque

vigoureux l évident que cette


qwa-
chersom

,-
,est

n'est que relative.


iCtcaon
.

-
PLCHER

n63
bois et de le bien dresser; mais , en plein air ,
on l'abandonne à lui-même, en lui enlevant seu-
lement au printemps ses mousses et son bois
mort.
-
La plupart des Pêchers qu'on élève dans le
Verger sont provenus de noyaux. Les meilleures
Pêches de plein veut sont : la Madelèn la

,
Pêche de Malte et la Bourdine , la grosse Mi-
gnonne, l'Admirable ou Belle de . On greffe Vitr
les autres espèces sur l'Amandier-Pêche, quand
le ternit' a de la profondeur; mais quand il en
manque, sur le Prunier, qui naturellement aime
à tracer. Les meilleurs Pruniers pour cet arbre,
comme pour l'Abricotier, sont le Prunier de :
Damas noir et ceux de Saint-Julien et de Ce-
risette.
Comme le Pêcher ne dure guère que de dix i -

täu , il en semer tous les ans, afin d'en


vingtas

avoir de beaux en réserve, remplacer ceux


:
pour

qui viennent à périr. Les meilleures variétés


semer sont : la
Pêche-Abrioté , la Pêche de
Malte, la Bourdine , la grosse Mignonne, la 1ta-
deln et l'Admirable.
.C'est surtout dans les terres légères, un peu
4uhstaniel , plus
saine.qu'hmd,-

réus

ait.Ie Pêcher,, et que les Pêches sont plus par-


faites, surtout si l'arbre est placé une bonne

exposition.
26 4 PÉCHER.

Les fortes gelées , la prolongation des grandes


chaleurs et d'un soleil ardent sur le tronc des
arbres gommeux, comme l'Abricotier et le Pru-
nier, et surtout le Pêcher, ocasinet un épan-
chement de gomme qui se fait jour par l'écorce,
l'altère , et parfois y fait naître des ulcères. On
prévient ces acidens , en entourant le tronc de
l'arbre d'une torsade de paille , pendant les
grandes chaleurs et les grands froids , c'est-à-
dire depuis le mois de juin jusqu'au mois de sep
tembr , et depuis le mois de décembre jusqu'en
mars. Trois ou quatre planches debout, asujé-
ties et encaissant le tronc de l'arbre, produisent
le même effet.
Les variéts de la Pêche sont nombreuses;
nous n'indiquerons ici que les meilleures, soit
pour le plein vent , soit pour l'espalier.
i. La Vineuse de Fromentin, variété très
bonne de la Mignonne hâtive. Vineuse, sucrée.
Mûre vers le i 5 août.
2. La Grosse-Mignonne. Grosse, fondante,
sucrée, excellente. Arbre robuste et fécond. Fin
d'août.
3. La Pêche Abricotée, Admirable jaune,
Pêche d'Orange ou Pêche de Burai . Très grosse,
fort bonne , ferme, et ayant un peu la saveur de
l'Abricot. Octobre.
4. La Mcadelèrz de Courson , ou Rouge-
-1

. 2 65

MICER
Paysanne. Grosse, ferme, vineuse, très bonne.
Arbre vigoureux. Commencement de septembre.
5. La de Malle, ou Belle de Paris.
Pèche

Moyenne , mais sucrée , vineuse , excellente.


Commencement de septembre.
6. L'Admirable ou Belle de . Grosse

Vitr
ferme , vineuse, sucrée, excellente. Arbre vigou-
reux et grand. Mi-septembre.
La Royale en est une variété très bonne , nuis
plus tardive.
7. La Chevreuse-Chancelière. Fondante, très
sucrée, très bonne. Mi-septembre.
La Chevreuse hâtive, qui est presque aussi
bonne et qui est une de ses variétés , mûrit
quinze jours phis tôt. La Chevreuse tardive
n'est mûre qu'à la fin de septembre.
8. La â moyennes fleurs. Moyenne
Madelèn
grosseur. Vineuse, excellente. Fin de septembre.
9. La ou . Fruit robuste
Galnde

Belgard

et de couleur pourpre foncé. Sucrée, v ineuse,


excellente. de septembre.
Comenct

. La . tondante, sucrée, vineuse.


Bourdine
to

Arbre productif et robuste. Mi-septembre.


i. Le de . Gros fruit. Chair
Téton
Yènus
x

délicate, sucrée, excellente. Fin de septembre.


x2. La Nivelle , ou Veloutée tardive. Gros
fruit. Chair ferme et sucrée. Très bonne. Cozn-
d'octobre.
znecmt

6
19
166 PtCHER .
13. La Violette luitve . Arbre fécond. Fruit
moyen. Sucrée, vineuse, bonne. Mi-septembre.
14. Le Paie de Pomponne, Pavie Mons-
trueux, Gros - Persèqu rouge, ou •

Gros-

Mrlé-
. Chair ferme. Très bonne cuite. Fin d'oc-
cotn

tobre.
15. La Pêche Alberge jaune , Saint-Laurent
jaune , ou . Chair jaune , mais
Peti-Rousan

très rouge auprès du noyau ; ferme , sucrée ,


vineuse. Commencement de septembre.
16. Le Brugnon musqué. Gros fruit.

Chaie
jaune, musquée, vineuse, surtout quand il a
passé quelques jours à la fruiterie.

PRUNIER ( Prunus ).

Cet arbre, qui ne devient jamais très grand,


pousse assez promptement se met de 'bonne
;

heure à fruit , rapporte beaucoup , dure plus


long-temps que le Pêcher, et, comme lui, est
.sujet à la gomme. Toutes ses variétés ont l'avan-
tage de se passer de la taille, d'être peu difficiles
sur le choix du , et de bien croître tontes
terin

â

les expositions. Cependant une terré subtan-


tiel , légère et profonde est celle qu'il préfère,
,
comme il s'accommode mieux da sud et• de l'est
que de toute autre q où il aurait moins
expositn
PRUNIER.

267
de soleil et plus de coups de vent. On le multi-
plie de noyaux , ce qui produit les meilleurs
arbres, ou de rejetons, ce qui en donne plus tôt,
bien on le greffe pour propager les espèces
.ou

que l'on désire.


Ce fruit très bon a produit un assez grand
nombre de variéts , dont les meilleures sont les
suivantes :
i. Prune de . Grosse, vio-
luitve
Monsieur

lette , fondante ; très bonne. Mi-juillet.


2. Surpasse-Monsieur. Plus grosse et plus
parfumée que la précdent . Fin d'août.
3. Royale de Tours. Grosse, sucrée, excel-
lente. Commencement d'août.
4. blanc. Très sucrée, fondante,
Perdigon

,parfumée, excellente.
Les Perdigons, soit rouge, soit violet, sont
très bons aussi , et le dernier surtout , est un
beau fruit, un peu plus gros que les
Perdigons

ou blanc ou rouge.
5. . Ferme, sucrée, mediocre dans
Brignole

son état naturel, mais très bonne en pruneau.


6. Reine-Claude, ou Abricot vert, ou Verte-
bonne. Arbre plus grand que la plupart des Pru-
. Fruit excellent, très sucre, tacheté de gris
niers

et de violet. Cette Prune est la meilleure de


toutes. Août.
268 PRUNIER.

7. Reine-Claude violette. Inférieure à la pré-


cédente et mûrissant plus tard.
8. Mirabel . La petite Mirabelle est un petit
fruit jaune , ambré, tiqueté de rouge, ferme,
sucré. 15 août. La grosse Mirabelle est plus fon-
dante que la précédente.
9. Impériale violette ou Prune-OEf . Très
gros fruit violet clair ; ferme, sucré , fi bon.

rt
o. Dame-Aubert. C'est la plus grosse des
i

Prunes; elle est médiocre.


i t. Sainte - Caillez ine . Jaune , sucrée , très
bonne. Très propre à faire des pruneaux. Sep-
tembre et octobre.
12. Saint-Martin. De la couleur et de la
grosseur de la Reine-Claude violette. Bon fruit
très tardif. Octobre jusqu'à la fin.

CERISIER (
Cerasu.')

Cette espèce d'arbres fruitiers produit trois


variétés importantes le Merisier, le Guignier,
;

et le Cerisier.
,

Le Merisier et le Guignier diffèrent du Ceri-


sier en ce que les fleurs des premiers se déve-
loppent sur le bois de deux ans, que les bouquets
sont sessiles, et les feuilles velues eu dessous,
tandis que, dans le Cerisier , les fleurs qui se
CERISIER. 269
présentent en bouquets légèrement pédonculés
au point de réunion naissent sur le bois de
l'année précédente et que les feuilles sont

,
glabres.
Le Merisier offre, en fruits charnus, la Me-
rise noire très sucrée, et la Merise rouge qui l'est
un peu moins. La première est celle que l'on
emploie pour ratafia. Elles viennent très bien de
noyaux, et n'ont pas besoin de la greffe.
La meilleure méthode de greffer ces arbres est
l'écusson à dormant, à moins que l'arbre sur
oeil
lequel on opère ne soit très gros et destiné au
plein vent. Dans ces derniers cas, on peut ré-
courir la greffe en fente.
A

Le Cerisier se greffe avec succ ès sur le Mab-


ou Bois de Sainte-Lucie. en résulte des
leb

arbres qui entrent plus en sève, dont le fruit


t6
mûrit plus promptement , et qui prospèrent
dans les terres crayeuses où le Merisier viendrait
mal.
Indépendamment du Merisier proprement
dit, on divise cette espèce d'Arbres de Verger,
°. en Cerisiers, 2 ° . en Guigniers,
1 en
Bi-
3°.

gare u tiers.

CERISIERS. Les meilleures variétés de Cerises


sont :
1. La Cerise Anglaise ou Royale'- .
hitve
2 yO CERISIER.
Grosse, douce, très bonne. Commencement de
juin.
2. La Cerise . Délicate, un peu
ci troches
acide. Juin.
3. La Cerise-Guigne. Très délicate. Fin de
juin.
4. La Cerise de gros fruit. à

Montmreci
Acide-sucrée; excellente. Peu productif. Juillet.
5. Le de . Un peu .1lontmreci
Gros-bet

moins grosse , mais aussi bonne que la

préc-
. Juillet.
dent

6. Griotte de T/ilènes , ou Griotte à fruit


rouge pâle. Très bonne. Arbre peu productif.
Juillet.
La M
variét est un peu plus tardive.
mbrée
7. Cerise Anglaise tardive, ou Royale tar-
. Grosse, brune, excellente. Arbre fécond.
dive

Juillet.
8. Griotte de la , ou Belle ,
Palembr

de

Choisi. Très grosse , exquise. Peu productive.


Juillet.
g. Griotte de . Très bonne. Août. .
Tlarens

. Griotte à gros fruit blanc. Très sucrée,


io

excellente. Août. •
11. G, jolie Cherz y-Duck. Très bonne. Août..
12. Cerise du Nord. Belle, bonne, propre
confitures et aux ratafias. Fin d'août.
aux

. Cerise de Sibérie. Grosse, brune , fort


13
CERISIER. 27 1
bonne. Fin d'août et commencement de sep-
tembre.
Cette variété est à fruit ovale la variété à fruit
:
rond est plus précoce.
14 . Cerise d' Allemagne. Chair rouge, -

fou
( , très bonne. Juillet..
laide

5. Cerise de Portugal. Chair rouge , ferme.


Très bonne. Août.
G. Cerise de la Toussaint. Médiocre, mais
très tardive. Septembre et octobre.

GUIGNIERS. Parmi leurs variétés, les meil-


leures sont les suivantes
:

. Guigne noire. Gros fruit; très douce. Juin:


I
2. Guigne blanche. Rose du côté du soleil.
Chair ferme, sucrée, très agréable. Juin.
Il en existe une variété â fruit plus gros, mais
dont le noyau est considérable. Elle est moins
bonne que la précédente.
. Guigne noire à fruit luisant. Chair
i

rouge, très sucrée.


4. Guigne tardive. Les rameaux de cet arbre
sont . Bonne, sucrée. Juillet.
pendas

. Le fruit de cet arbre a


BIGARE4UTS

beaucoup de rapports avec la Guigne. Sa chair


est plus ferme et sa couleur un peu plus bigarrée.
Voici ses variétés préférables
+R
272 CERISIER.
1. Le Bigarreau petit fruit rouge. .

hdtif

â
Sucré, fort bon. Mi-juillet.
La variété à gros fruit rouge est meilleure,
mais un peu plus tardive ; celle qui est à fruit
blanc a la chair fondante et sucrée.
2. Le Bigarreau de , on Belle

Roquemnt
de Hoquemnt , ou Coeur-de-Pigeon. Fort bon.
Mi-juillet.
Il en existe une variété aussi bonne, qui est
de couleur de chair.
5. Le gros . Fruit excellent. Août.
Cceurt

4. Le Bigarreau jaune. Petit , mais tris


sucré. Août.

1
1'
. 27 3

DIER
AM.,N
CHAPITRE XI.

Î à enveloppe.
ruils

r, AMANDIER ( Amygdalus

).
Comme cet arbre fleurit de très bonne heure
et qu'il est naturellement , on doit lui
délicat

donner une terre légère et substantielle en


temps qu'on le met à labri des vents du nord et mune
de l'est. On le sème, ou bien on le g re ffe soit sur
lui-mêe , soit sur prunier. On a recours à ce
moyen pour les terres humides et froides.
Parmi les variétés de ses fruits, on distingue
celles qui suivent
:

L'Amande ia coque dure et fruit doux;


1".

plus ou moins tardive, plus ou moins grosse et


allongée.
2°. L'Amande tendre et fruit doux;
àcoque
très grosse.
5 L'Amande Princesse.
4 °. L'Amande Sultane.
L'Amande Pistache. Toutes trois co-
à
5°.

que tendre; toutes trois excellentes et bonnes à


manger soit vertes, soit sèches.
12.
24 AMANDIER.
6°. L'Amande amère , soit à coque tendre,
soit à coque dure.
°. L'Amande Pèche. Amande douce recou-
7
verte d'une partie charnue et succulente qui est
une véritable , mais fort médiocre. C'est
pêche
la fois une Pêche et une Amande.

NOYER (Jugions).

Très grand arbre dont le bois et les fruits


sont d'une importance majeure, le Noyer est,
avec le Châtaignier ou , l'arbre
Maronie

le plus élevé et le plus vaste de nos ver-


gers. Dans les , il est assez
comens

difficile, non pas sur l'exposition, mais sur la


nature du terinoù il est planté. Le sol qui lui
convient le mieux est celui qui est profond .
substantiel , léger et frais. S'il était possible
de le semer à demeure, il en viendrait mieux;
mais du moins il faut le planter avec toutes ses
racines dans une fosse ben défoncée où il puisse
se développer à son aise. On mange les noix soit
en cerneaux , vertes, soit sèches; on en tire
soit
aussi de l'huile qui a beaucoup de valeur, et dont
nous avons parlé dans notre tome IV, page 29 .
1.

Plusieurs variétés du Noyer, nouvellement in-


troduites en France , seront très propres être
à
NOYER. 27S
cultivées comme arbres forestiers et doivent être
principalement considérées sous le rapport de
leur bois,
Envisagé comme arbre de verger, le Noyer-
donne les variétés suivantes :
i °. Le Noyer ; très productif,
coinuz

Le Noyer à. co q ue .tendre.. Fruit. peu vo-


°.

lumineux, mais très bon. •


Le Noyer tardif. Très convenable dans
3°.

les températures et aux expositions froides

,
parce qu'il ne revêt ses feuilles qu'eu mai et ne
fleurit qu'à la fin de juin.
". Le Noyer de Jauge. Son fruit très gros
4

en apparence mais peu garni, n'est bon qu'eu


vert. Arbre peu productif.
°. Le Noyer d gros fruit long. La coque
5

est tendre , et le fruit est très bon- vert comme


sec. Arbre fécond.
Le Noyer de . Fleur tardive ;
6°.

Montbr

très bon fruit ; coque très tendre.

NOISETIER
(
Cotylus

).

Arbrisseau qui vient naturellement en buis-


son, mais auquel on peut facilement donner l'as-
pect d'un arbre de troisième grandeur. Pour cet
, ou l'é4gue et pu le dispose à former sa _ t .
t;
e
ent
NOISETIER.

176
Il réussit principalement dans les terres grasses,
légères et fraîches , où il se trouve du caillou.
Voici le nom des meilleures variétés du fruit de
cet arbrisseau

:
°. La Noisette franche, A coque tendre, à
1
fruit soit rouge, soit brun.
°
a . La Noisette franche , à fruit blanc ou
gris.
L'Aveline. Gros fruit rond.
3°.

°. La Noisette ovale.
4

5°. La Noisette cri grappes. Toutes deux


fort bonnes.

CHATIGNER ( ).
Ca.stne

Comme nous nous sommes étendus suffisam-


ment sur cet arbre et sa culture dans le tome Ut
41e cet ouvrage, (page 169 ) nous nous
à
t76

bornerons ici à indiquer quelles sont les variétés


'a préférer sous le rapport des fruits.
Le Marronnier n'est autre chose que le Châtai-
gnier à gros fruit. On l'obtient soit de semis soit en
le greffant sur le Châtaignier commun. Les gref-
fes les plus convenables pour cette espèce d'arbres
sont la greffe en flûte , ou la bague, ou l'écusson
à oeil poussant.
Les meilleurs de ces fruits sont les ans suiv
:
. 277

CIATGNER
t. La Châtaigne ; bien sucrée,

Pourtalne
grosse et bonne.
tris
2. La Châtaigne _verte du Limousin, grosse ,
très sucrée et de longue garde.
5. La Châtaigne ; excellente. Arbre
exald
productif.
4. La Châtaigne hâtive noire.
Il en existe une bonne variété qui est rousse.
5. La Châtaigne hâtive de mai.
6. La .
Carive

7. La .
1lastrone

3. Les , soit communs, soit roux.


Huzniax

Ces cinq derniers numéros sont préférés aux au -


Ires variétés dans les parties du département de
la Corez (Limousin) où l'on fait le plus grand
usage des .
Chatigucs
8 MUR TER.

am CIAPTiE V..

Fruits d baies..

• AIURE . Morus).

(
Nous ne parlerons pas ici du Mûrier fruit

à
blanc, dont la feuille est spécialement destinée
à la nourriture du ver à soie. On trouvera ce qui-
concerne cet arbre dans notre second volume,
page 52o.
Le Mûrier dont le fruit paraît sur les tables
est celui qui est noir.
En général le Mûrier est assez difficile à faire
reprendre la transplantation. lui faut une
li
'

terre légère et substantielle, une exposition chau-


de, et pourtant il. est nécessaire que son pied soit
tenu frais jusqu'à ce qu'il soit bien enraciné. Eu-
suite il pousse très bien et rapporte beaucoup
quand il est parvenu 'a un certain âge.
La Mûre est un fruit acide , sucra , très agréa-
ble, que l'on mange comme le Melon au com-
mencement du repas , parce qu'il est ,
considér

comme très froid , quoiqu'il ne soit que - rafî


.
chisant .
FIGUIER.

27g
Une fois dirigé de manière faire sa

tèes
une hauteur convenable , le Mûrier n'exige au-
cuns soins de culture périodique.

FIGUIER Ficus

1 ).
(

C'est de rejetons ou au moins de marcottes


que l'on multiplie le Figuier. Il se plait , et même
plans les contrées froides de la France, il réussit
seulement à l'exposition du midi, au pied d'un
mur ou d'un rocher , dans une terre légère ,
mêle de cailloux et de gravier. Lorsque l'on
craint qu'il n'ait à souffrir de la rigueur des hi-
vers, il est indispensable de l'empailler soigneu-
sement, depuis le mois de novembre jusqu'aux
premiers jours d'avril , ou même de courber ,
se

rameaux et de les enterrer dans le sable où on


les abrite avec de la litière.
Le Figuier n'aime pas la serpette: il faut se
borner à enlever son bois sec et à le diriger un
peu. Cet arbre se en flûte, quand on n'est
gref

pas satisfait des variétés que l'on possède.


On peut accélérer la maturité des
,
l^igu_es

soit en les piquant à la tête avec une epingl


trempée dans de l'huile d'olive, soit en ,
fesant

avec un canif, un petit cerne l'extrémité de


à

la tête, où sont les fleurs mâles que l'on extirpe.


280 FIGUTEt .
Cette dernière opération se pratique lorsque le
fruit est parvenu au tiers de sa grosseur.
Les variétés que l'on peut cultiver au centre
et au nord de la France sont celles qui suivent :
. La Figue printa ou Figue longue. re è
Très douce et agréable.
2. La Figue d'automne grosse blanche, ou
Figue blanche ronde. verte. Chair sucrée.

Ecore
3. La violette. violace, chair
Fitue

Ecore
rougeâtre. Très sucrée, excellente.
4. La Figue jaune Angélique' Mélitte.
Ecore jaunâtre et tiquetée de vert. Douce, su-
crée. Arbre très productif.
5. La Figue de Bordeaux, ou Fig .
ue-Poir
Ecore brune. Chair fauve un peu rougeâtre.
Très sucrée.

VIGNE ( Fits
vinfera

).

Nous avons donné , dans le tome IV de ce


Cours, page 25 tous les détails nécessaires pour
,
la culture de la Vigne. Nous invitons nos lecteurs
à se reporter à ce chapitre. Nous nous bornerons
ici à dire qu'il lui faut un léger et pro-
terin

fond , pierreux et substantiel, plutôt sec qu'hu-


mide.
Comme elle a besoin d'étendre au loin ses -
ra
VIGNE. 28 1
eines pour nourrir le bois souvent considérable
qu'on lui laisse , surtout quand on la cultive en
espalier, il faut défoncer le sol où on l'établit

,
l'ameublir par un bon mélange , et même tâcher
de s'arranger de manière à pouvoir la planter à
un ou deux mètres et même plus (3 à 6 pieds au
moins) du lieu où elle devra s'élever. Plantée,
et pourvue d'assez de bois pour pouvoir être
couchée en terre , on la conduit au point d'où
elle doit monter. Pour cet effet, on la couche
dans une rigole défoncée, et dans laquelle on
l'enfonce de quinze trente centimètres tout au
â

plus (6 à Io pouces). On recouvre de terre lé-


. un peu amendée et mêlée de gravier. Dans
gère

cet état, toute la partie enterrée ne tarde pas


former des racines qui, ajoutées aux premières,
ù

nourrissent abondamment la plante , et même


lui fournissent des sucs bien élaborés par le voi-
sinage de la surface du sol où le soleil et l'air pé-
nètrent sans difficulté. L'exposition la plus favo-
rable à la Vigne est celle du sud, ou du sud-est,
ou même de l'est. Quand on n'a pas de murs à
sa disposition , ou bien que l'on en a trop peu
pour y placer assez de vignes, on peut pourtant
les cultiver encore, soit en treilles, soit en cor-
don, soit en berceaux, soit à l'échalas. Dans ce
dernier cas, on les place dans une pente abritée,
coutre les mauvais vents, et on les élève d'autant
282 VIGNE.

moins que le climat est plus froid. De quelque


manière que l'on cultive la Vigne, en quelque
lieu qu'on la place , il est nécessaire de la

r4é-
toyer et de la tailler tous les ans c'est une opé-

:
ration que l'on fera dès le mois de février, afin
de ne pas l'exposer à s'affaiblir par la perte

cons
sidérable qu'elle fait, dès l'époque où elle

corn-.
mente à végéter, d'une-parti de sa sève qui coula
comme de l'eau pendant plusieurs jours.
Le nombre des variétés de la Vigne est

consi-
dérable . Nous allons indiquer celles qui

con-
vient le mieux pour la culture du verger et
de l'espalier, c'est-à-dire celles des raisins des-
tinés la table.
à

i. Le Morillon , soit gros, soit Peti , tlr^


et du Jura. Précoce. Très bon,
Doubs

e u excellente. Noir. sucré;


2. Le Chasselas de Fontainebleau. Excel-
lent, gros, tendre, eau délicieuse. C'est la meil-
leure variété à cultiver dans le nord de la France
et même dans une grande partie du centre et de
l'ouest.
3. Le . E xcellent, très sucré,
Ciouta

Perdal

très délicat; mais mûrissant


difclemnt . Blanc-
vert.
4. Le
uscat blanc de Frontignan. Grosse
M

grappe, niais grains très serrés, exposés pour--


VIGNE. 283

dans les années humides. Très sucré, très


ri

délicat.
5. Le Verjus, soit violet, soit rouge, soit
jaune. Grosse grappe. Bon raisin, mais qui mû-
rit difficilement. On s'en sert principalement

,
avant sa maturité , pour faire le verjus. Ainsi on
peut lui donner une moins bonne exposition
qu'aux autres variétés qui ont besoin de parve-
nir 'a la maturité complète.
6. Le Chasselas noir. Très sucré, très bon.
. Le Saint - Pierre de l'Allier. Grosse
grappe, beau fruit. Sucré, très bon. Blanc.
8. Le Muscat, soit noir, soit blanc, du Pó
et
der .Tura. Sucré, très bon et surtout très
précoce.
9. La Malvoisie blanche du Pd. Très sucré,
délicieux, eau très fine.
Io. La Panse musquée des
Bouches-d

RhMe . Variété excellente, trop peu cultivée.


. Le Cailebs des Hautes-Pyrénées, que
Ir

M. Bose regarde « comme le meilleur, lorsqu'il


est pris point, de tous les raisins cultivés 4 la
â

pépinière du Luxembourg. »
]84 .

CONSIDLRAT1

PRLIMN

AIRES
sn,a.vlerocw w , vonwesa

Nt
+vNw

un,

ces
LIVRE V.
ESPALIERS , ET TAILLE.

1
CHAPITR E PREMIER.

Considérations préliminaires.

LE Jardin Fruitier diffère du Verger en ce g


celui-ci n'admet que des arbres d'une haute -' pro
portion que l'on abandonne à eux-mêmes et aux-
quels il y a peu de soins à donner, tandis que le
premier n'est planté que d'espaliers sur ses
murs , d'éventails , de quenouilles , de treilles
et de nains que l'on cultive et taille annuel-
lement.
Pour obtenir une grande abondance de fruits
qui soient beaux , précoces et savoureux , on
donne au fruitier non pas seulement de bons
abris et une bonne exposition, mais encore des
murs solides, élevés et bien recrépis. Autant
PBÉLI\lN:1RES . 235
CONSIDLR1T

qu'il est possible, il faut que le fruitier soit légè-


rement incliné du nord au sud, disposé à rece-
voir tout le soleil du sud-est, du sud, et du sud-
ouest, que le sol ait de la profondeur et de la
légèreté, qu'il soit substantiel mais non humide
ni gras; et qu'il n'ait rien redouter des vents
â

du nord et de l'est qui, à l'époque de la floraison,


gèlent les étamines, ni des vents d'ouest qui les
dispersent et brisent les jeunes pousses fleuries.
C'est avec beaucoup de raison qu'un savant
agronome a proposé de substituer, à la forme car-
rée que l'on donne ordinairement aux jardins
fruitiers, la forme plus avantageuse du trapeze
dont on place au sud le plus grand des côtés pa-
rallèles et dont les côtés sont les plus
divergns

Jougs. Il en résulte que ces deux côtés procurent


aux espaliers l'aspect du soleil pendant une plus
grande partie de la journée.
Les Jardiniers de Montreuil, près de Paris, qui
ont porté fort loin la taille et la culture du Pê-
cher, et par conséquent le bon entretien des
Espaliers , ont multiplié dans l'intérieur de leurs
jardins, des murs hauts de trois mètres ( 9 à Io
pieds) , propres à recevoir des espaliers nom-
Mais l'air ne circulerait pas suffisamment
breux.

entre ces murailles répétées, et dans l'été le so-


leil aurait quelquefois trop de force . si on don-
nait ces divisions intérieures une largeur -
à

moin
-'dG :RAT1ONS PRJL1MINAT?s .

CONSiD
'dre de vingt-quatre ou vingt-cinq mètres (
pieds au moins ) surtout si la pente est du nord

,
au sud. Cette largeur peut être un peu moins
considérable si la surface sol est droite, et

,du
moins encore si l'inclinaison du se diri-

terin
geait vers l'est ou l'ouest. Ces dernières positions
'ne sont pas bonnes assurément , mais on n'est
pas toujours maitre de disposer d'un terin
convenable : dans ce cas, tout fâcheux qu'il est,
il est à propos de tirer de son fonds le parti le
moins désavantageux.
C'est au sud et au sud-est, et en général aux
meilleures expositions reconnues, selon les con-
trées où l'on se trouve, que l'on établit les Es-
paliers dont on le plus de cas, tels que les
Lit

Pêchers, les Abricotiers et les bonnes variétés de


Poiriers. Si la muraille est assez haute on plante
des basses tiges pour garnir les bas, des demi-
tiges ou des hautes-tiges pour la principale éten-
due du mur, et l'on fait régner au haut un cor-
don de vignes. Comme le Pêcher a peu de durée,
on peut le mettre entre deux poiriers qui , vi-
vant long-temps et venant s'étendre beaucoup,
'

prendront peu à peu sa place. Au surplus, il est


très convenable de s'arranger de manière h ré-
server les Poiriers et les Abricotiers pour hautes-
tiges et les Pêchers , pour basses-tiges, que l'on
renouvelle mesure qu'ils dépérissent, en ayant
à
CONS1DÎ:.RATI

jardin fruitier , on
délbnce
PRÉLIMINAIRES. 287
soin de défoncer de nouveau et de rapporter de
bonne terre.
,Quand on a fait choix de l'emplacement du
à la pioche, on
ameublit par des mélanges le sol , s'il n'est pas
sufiament bon, on le rend sain et léger et
1
,
quand on a rétabli les choses en état, on fait bâ-
tir le mur qui sera toujours plus solide que si
on défonçait après sa construction. La planta-
tion des espaliers est au reste soumise aux règles
générales que nous avons prescrites surtout dans
notre tome IV, page , pour les grands ar-
1,26

bres, et page 26 pour les Vignes.


Les murs les plus solides sont ceux que l'on
construit en pierre de taille , ou du moins en
brique; ceux sur lesquels, les fruits mûrissent
plus tôt sont les murs de pisé ou de bauge. A la
vérité , ont souvent besoin de réparations ,
ils
mais ils n'exigent pas de treillage , puisque l'on
l'on peut commodément, et sur toute leur sur-
face, établir les branches de l'espalier et les fixer
avec un clou et une loque , ou une attache de
jonc, ou même de petit osier.
La plate-bande le long des murs est plantée
de contre - espaliers qui profiten du voisinage
des murs; les autres plates-bandes reçoivent des
quenouilles, des éventails . des buissons, tous
arbres de bon rapport, parce que les mauvais
CONSIDÉRATIONS PIt LIMINAIRES.

2
b3
vents font peu de ravages dans un jardin bien
emmuré et bien abrité.
Lors même qu'on laisserait en gazon ou

qu'en
mettrait en prairie artificielle l'intérieur du

Jar-'.
din Fruitier, on conserve et bêche soigneu-
ment les plates-bandes , afin de tenir au pied
des arbres la terre meuble, poreuse et bien né
toyée par des serfouissages convenables.
Indépendamment de la taille, qui sera l'ob-
jet d'un chapitre spécial , les travaux faire

â
aux arbres des Jardins Fruitiers consistent â
couper au printemps , les bois morts , assez
,

proprement pour que la sève recouvre l'aire-4


des amputations; enlever, par un frottement
â

doux, les mousses et les lichens, lorsque la pluie


les amollit; écheniller, au mois de mars, avant
,
que les feuilles cachent les bourses où se trouvent
réunis les insectes; à bêcher une ou deux fois
par an , en février et en octobre , et à biner ou
serfouir assez pour empêcher le sol de se couvrir
d'herbes. Comme la terre a besoin d'être renou-
velée , on aura soin, lors du bêchage de février,
de jeter un peu de marne, ou de cures consm-
mées , ou même de sable , si leterin est trop
compact, ou, dans le cas contraire, du terreau
de bouses de vaches.
Quoiqu'il soit désirer que la terre, au pied
â

des arbres fruitiers, soit tenue découverte et


^—

] Pfl 1 1
. 289

1N:.IRES
CONSID

RATIONS
meuble, on peut toutefois y semer quelques sa-
lades, quelques petits cordons de haricots nains;
mais de manière à ne pas trop la couvrir ni à
intercepter l'action du soleil. Il est pourtant des
expositions très chaudes, des terres très poreuses
et très arides; il peut survenir des années sèches : I
alors les arbres gagnent à ce que le torein qui
entoure leurs racines soit un peu couvert , afin
d'y maintenir quelque humidité et d'y diminuer
la trop forte action du hâle.
D'après ces considérations, c'est au cultiva-
teur intelligent à travailler comme il est profi-
table pour lui, eu égard aux circonstances aux-
quelles il est soumis,

i 1 5
290 TAILLE DES ESPALIERS.

CHAPITR E IL

Taille des Espaliers.

L'objet important de toute taire bien enten-


due est de bien dresser l'espalier sur le mur ou
sur le treillage de gros fil de fer ou de bois qui le
supporte de réduire avec intelligence les ra-
,

meaux , afin de ne conserver que ceux qui sont


productifs, de bien exposer les fruits au soleil,
sans toutefois qu'ils y trop nu, et I
soienrm

â
par conséquent de donner l'arbre un coup
â

agréable en même temps qu'on favorise le


d'œil

développement et la maturité de ses produits.


L'arbre a dû être planté à environ trente à
quarante centimètres (i à t5 pouces) du mur,
t.
afin qu'il puisse prendre son accroissement sans
être gêné , et pour -
suit mieux nourri par
qu'il

ses racines; on l'étête au mois de février, avant


qu'il soit entré en sève on ne laisse que quatre -
:
ou cinq yeux au-dessus de la greffe, et, pendant
l'été, on supprime ceux qui surviendraient, sur-
tout ceux qui naissent en avant et en arrière.
Comme l'espalier doit former l'éventail, il est
nécessaire qu'il ne soit pourvu que de branchei
t
TAILLE DES .' X9

ESPALIR

1
propres à se bien dresser à plat. Toutefois si les
yeux ne poussaient pas vigoureusement, il fau-
drait laisser croître les survena , parce que
leurs feuilles contribueraient , avec celles des
yeux utiles , à nourrir et à fortifier es racines.
Alors on ne supprimerait les petites branches
mal placées qu'au mois de février suivant, lorsque
l'on soumettrait l'espalier à sa première taille.
Cette première année, tout le travail 'a donner
aux arbres fruitiers se borne à enlever les yeux
qui naîtraient le long du tronc, à serfouir plu-
sieurs fois le pied, et même à arroser, si le prin-
temps et l'été amenaient trop d'aridité.
La seconde année, à la fin de l'hiver, si l'on
veut, pour les arbres pein , mais seulement
a

au premier retour de la sève pour lés arbres à


noyau, on procède à la première taille et au
premier palissage. On choisit sur chaque arbre
les deux plus beaux bourgeons ou jeunes ra-
meaux, les plus latéraux , les mieux disposés à
s'étendre le long du mur, sans courbure et sans
effort. Ce choix n'est pas indifférent, puisque de
lui dépend la destinée bonne ou mauvaise de ,

l'espalier, qui commence pour parcourir toute


lb

sa carrière. On coupe tous les autres bourgeons


proprement et très près, afin que la sève puisse
recouvrir la plaie. Les deux rameaux conservés
seront, selon leur vigueur, réduits de deux 4
292 TAILLE DES ESPALIERS.

yeux : ce dernier nombre est seulement pour


si
les jets très forts.
Les amputations se font toujours sur les yeux
latéraux , afin que les pousses à venir partent
bien disposées à se dresser au mur.
Si des deux rameaux conservés et taillés pour
la première fois, l'un a plus de force que l'autre,
on les réduit inégalement d'après leur vigueur :
c'est le moyen de les ramener à des proportions
convenables , puisque le plus court repoussera
plus vivement que celui qui a été rabattu plus
long.
Comme le mur est garni de treillages, soit de
gros fil de fier, soit de bois de chêne scié et de
coeur sans aubier, on y trouve pour long-temps
la facilité d'y attacher l'espalier. Si ce mur était
de bauge ou de pisé, on se passerait du treillage
,
parce que l'on fiche des clous auxquels on lie les
branches de l'arbre.
La direction qu'il est convenable de donner
aux rameaux, pour les bien disposer à se placer,
est dans la proportion d'un angle de quarante-
cinq degrés. Si ces rameaux ne se prêtaient pas
à cet arrangement , on s'en rapprocherait le plus
que l'on pourrait, en y tendant de plus en plus
les années suivantes.
8n procédera à l'ébourgeonnement ou sup-
pression des jets inutiles aussitôt que la sève du
1
TAILLE IDES ESPALIERS. 295 ^

printemps a cessé , lorsque les bourgeons sont


parvenus au ternie de leur accroissement. C'est
ordinairement au mois d'août, et lorsque l'arbre
semble se reposer pour recommencer à végéter
à la sève d'automne.
Cet ébour g eonnement est la , faite
supreon
à ln serpette, des bourgeons qui out poussé sur
le derrière et le devant de l'arbre , impropres
par conséquent à se bien diriger le long du
. Ils se nourriraient aux dépens des rameaux
mur

utiles, gâteraient la symétrie de l'espalier,

s'en-
cbevêtraln et nuiraient au développement
comme à la maturité des fruits. Indépendam-
ment de cette suppression qui est. de rigueur, on
procède à celle des pousses mal faites, des jeu
gommeux , et de ce qui embarrasserait le pa-
lissage. On ne néglige pas non plus de couper
les branches latérales de la pointe des gour-
mands, qui, en attirant à elles trop de sève,
affameraient les bonnes branches.
Quoi qu'il en soit, il faut travailler de manière
à bien garnir le mur; mais à ne pas laisser trop
de bois qui , en grossissant , se nuirait et
s'é-

.
toußèrai

Les bourgeons qui croissent au bout des


mères branches sont très i , puisque
mportans

d'eux dépend la plus ou moins grande étendue


de l'espalier; les bourgeons qui naissent le long
29 TAILLE DES ESPALIERS.

t
de ces premières branches ne sont pas non plus
sans intérè , puisqu'ils garnissent le mur et
doivent produire beaucoup de fruits.
Ce que l'on appelle gourmand , est en général
un rameau vigoureux qui part d'un point où on
ne l'attendait pas. Si ce gourmand est trop

per-
pcndiulare , et qu'il soit disposé de manière à
attirer à lui trop de sève, et par conséquent à
affamer les rameaux de son voisinage, ce qui
en définitive dégarnirait une grande partie de
l'espalier, il faut le supprimer tout-à-fait , à
moins pourtant qu'on ne puisse le courber. Alors
on le coupe à deux ou trois yeux, et il finit par
doner de bonnes productions. Il ne faut donc
pas toujours le supprimer .
tou-àfri

à cette seconde année, un des deux côtés


Si',

de l'espalier est plus étendu que l'autre, il


fut ,
à l'inverse de l'année précédente, tailler court le
côté le plus vigoureux , et laisser au côté le plus
faible le plus de bourgeons, afin d'y appeler plus
de sève et par suite plus de force.
M. a à ce sujet quelques prin-
Thouin

pose

cipes que nous allons citer, ainsi que l'ont fait


quelques agronomes empressés aussi de rendre
un juste hommage à cc savant distingué.
ro. Disposer sans efforts, sans ocasiner
li-
des coudes aigus, les branches et les rameaux,
et leur faire occuper le plus d'étendue possible
TAILLE DES 295

ESPALIR.
dans la forme d'un V ouvert; ( Voyez planche I,
fig. ". )
I

« 2 °. Faire en sorte que chaque branche ,


avec ses rameaux , ait la mie que

dispotn
l'arbre entier;
« °. S'arranger de que toutes les
5

manière
parties intérieures de l'arbre soient garnies, ainsi
que sa base et ses côtés;
4 °. Faire eu sorte que toutes les ramifc-
«

de l'arbre soient également espacées , à


tions

raison de leur grosseur, sans confusion , ni en-


chevêtrement, et que puisse les suivre dans
l'oei

toute leur
étendu . » ( Voyez planche I, fig. )
Il est évident, d'après ces principes incontes-
tables, comme d'après un bon raisonnement
résultant d'une judicieuse observation des choses,
qu'il ne faut pas trop couder les rameaux, ni les
croiser les uns sur les antres, ni les courber, à
moins qu'on ne veuille les affaiblir quand ils
s'emportent trop, ni les placer provisoirement
-

pour les retirer ensuite quand ils seraient


moiras flexibles, ni poser les ligatures sur des
feuils ou trop près des yeux , ni enfin
supri-

mer des feuilles, à moins que l'on ne puisse faire


autrement.
La taille commence par le bas de l'arbre , dont
on gagne graduellement la cime. Comme 14 taille
se fait une époque où l'on distingue facilement
â
296 TAILLE DES .

E9PALIT

in
les bourgeons à fleur de ceux qui ne donert
que des feuilles et du bois, on ne conserve de
chacun que la quantité qui paraît suffisante,
En général on coupe les rameaux fruit de-

â
puis trois yeux jusqu'à huit au plus., suivant la
vigueur du bois sur lequel on opère : si taille

l'on
trol court, on n'obtient que des gourtailds ou
branches parasites qui fatiguent l'arbre ,
rangent sa bonne distribution l'epuiîdnt pins

,
et
ou moins; on la isse trop de bois , on ra-
nd
qT1

lentit la force de l'arbre , dont on ne tire plus


par la suite que des branches chiffonnes sans ,
produit et sans . durCe
prescrit dé laisser pousser les gour-
SclLabo

mands jusqu'à l'ébourgeonnement de juillet, en


les palissant et les contenant le mieux qu'il est
possible, de les rabattre à cette époque de deux
à quatre yeux, et même, s'ils sont trop forts, ale
les réduire au bourgeon latéral le plus bas.
L'ef-

fet de ce ravalement est de faciliter l'ouverture


des yeux par la partie inférieure, et de produire
ainsi plusieurs crochets ou branches à fruit ,
dont les yeux ont tout le temps nécessaire pour
acquérir un entier développement et pour
don-

ner , suivante, chaque rameau ainsi


l'anje
â

arrêté, des fruits de beauté supérieure. Au prin-


temps qui suit cc ravalement , on coupe ces
branche à un ou deux ou trois yeux au plus,
TAILLE DES ESPALIERS. 99 7

selon leur degré de vigueur. Il est donc A. propos


de ne supprimer les gourmands que lorsqu'ils
sont mal placés on qu'ils pourraient devenir
funestes â l'arbre , en attirant I eux trop de
sève. Quelques gourmands sont même, dans
certains cas , d'autant plus utiles •à conserver

,
qu'us peuvent servir à regarnir un espalier vide
et nu.
le même agronome que nous venons
n'après

de citer , on distingue dans un espalier cinq es-


pèces de branches : °. les gourmands ou

Ica
i

foin bois, jets droits, parce qu'ils sont très


ires

vigoureux ; 2°. les branches bois, qui pro-


à
. vieunt des yeux des branches taillées
anuel-

; ". les lambourdes, qui sortent partout.


5
lemnt

naine du tronc, petites branches menues,


lou-

, garnies de plusieurs yeux ronds très rap-


.ges

prochés, et donnant du fruit dès leur première


année dans les arbres à noyau, niais seulement
bout de trois ans dans les arbres ;
an

â
pein

4 les brindilles , qui croissent comme les


lam-

b , mais qui sont moins longues et plus


:rdes
u

nourries , et ne produisent de fruit qu'à leur


troisième année ; et °. les branches chiffonnes
5
ou branches folles.
Les brindilles importantes dans les jeunes ar-
bres doivent être enlevées sur les vieux, afin
de d'obtenir des pousses plus vigoureuses
tàcher

13.
298 TAILLE DES ESPALIERS.
ou des gourmands que l'on taille un peu longs,
pouvoir supprimer la grosse branche la
Fur
plus voisine à laquelle ils succéderont avanta-
geusement : ce qui fournit un moyen et

efica
facile de rajeunir par degrés les arbres devenus
vieux.
Le PÉCHER qui n'a que peu d'années d'exis-
tence, mais qui de bonne heure se met à

pro-
, et qui produit considérablement tant
-duire

que les météores ne lui apportent pas de dom-


mage; le Pêcher surtout veut des soins particu-
liers et beaucoup de ménages . Pendant le
printemps, il est utile de pincer et d'étouffer

its
bourgeons qui se placent mal et qui donne-
raient naissance à un bois inutile qu'il
faudroit
couper plus tard. Dans le palissage de cet arbre
important, on dispose les jeunes pousses latéra-
les suivant leur force, c'est-à-dire que l'on
courbe les fortes vers la terre et qu'on laisse mon-
ter les faibles, après avoir supprimé soit en les
pinçant d'abord, soit en les coupant , les jets
qui se placent en avant ou en arrière. Dès le
mois de juin, il ne faut pas négliger de rabattre
les branches qui s'emportent et de réduire le
nombre des fruits s'il est trop considérable.
C'est sans peine qu'on reconnaît dans le Pêcher
la différence qui existe entre les branches bois
à

et les es à les premiès son! de


fruits
brinc
TAILLE DES ESPALIERS. 299
couleur grise, les secondes sont mêlées de et

vert.
de rougeâtre.
C'est une précaution indispensable de couper
les jeunes branches, que l'on est obligé de ra-
battre ou de raccourcir, d'un bouton

au-tes
à feuilles et non d'un bourgeon fruit, parce que

a
les feuilles sont nécessaires à la vie et à la'prosé-
rité des fruits qui viendraient mal ou même ne
viendraient pas du tout , s'ils se trouvaient au
bout d'une branche dépourvue de feuilles qui les
nourrissent d'air et les abritent.
Les branches qui ont donné du fruit doivent
être coupées pour faire place à de jeune bois
qui en produira à son tour.
Il faut toujours avoir le soin de ménager des
branches à bois afin de tenir k Pêcher bien gar-
ni , sans vide ni éclaircis inutiles. Ces branches
doivent être choisies parmi celles qui naissent au
plus bas et plus près de l'origine des branches
principales.
Schabol remarque que des gourmands courbés
à la fin de juillet s'étaient couverts d'yeux propres
à donner des lambourdes , et qui produisirent
des fruits abondamment : c'est ce qui l'amena
proposer la méthode des courbures, si utile datas
plusieurs circonstances pour tempérer la fougue
stérile des rameaux trop vigoureux : méthode
très . depuis Schabol ,
matis qu'on ne
prconisée
5o TAL.ß DES ESPALIERS.
doit pas gc'néralis affaiblirait en-

puisq'el
core les rameaux faibles que l'on voudrait

déja
c .
lifher

Si une branche est trop vigoureuse et que l'on


ne puisse pas la soumettre A la courbure, on
peut la navrer par une entaille faite proprement
à mi-bois, c'est-àdir qui pénètre jusque vers le
milieu du rameau. On recouvre la blessure avec
de l'onguent de Saint-Fiacre; elle tarde pas ue
A se , et le mouvement de la sève s'y trouve.
guéri

ralenti.
Il suffit quelquefois de tordre un peu une
branche parasite pour la mettre A , de

pin-
fint
le jet ou même de le casser en juillet, quand
cr

il annonce par son volume et sa vigueur qu'il


absorbera trop de sève.
Revenons à la taille n érale des espaliers.
A la taille de la troisième , on tire des
aunée

deux branches mères les membres de l'espalier,


qui sont des rameaux destins, les uns A monter,
les autres h descendre.
On continue tous les h bien distribuer
ans

les branches, A l'équilibre entre toutes


mainter

les parties de l'espalier, ce qui n'est pas moins


nécessaire pour sa bonne économie •que pour le
coup d'oeil .
Quoique par les murs, les arbres d'es-
al-ités

palier sont exprfsé , sont fleuris, à plu-.


lorsqu'i

^-_

-
TAILLE DES ESPALIf . 3o t
sieurs dont les plus fâcheux sont les
acidens

gelées, la grêle et les fortes pluies. Il est bon


(l'avoir de grosses toiles d'emballage que l'on
tend au moyen de cordeaux en forme de
rideaux ou de tentes pour préserver les fleurs ,
et même plus tard les jeunes fruits, s'il est né-
cessaire.
Quand l'arbre est trop chargé de fruits, il
s'épuise et le fruit n'est d'ailleurs ni beau ni bon.
Il est prudent d'en enlever une partie, peu de
temps après qu'ils sont noués, quand
c'est-àdir

ils sont parvenus h un quart de leur grosseur.


Si les arbres sont vieux, rabougris, et qu'ils
ne produisent plus de fruits , ou bien s'ils n'en
rapportent plus que ,de chétif., , tels sont sur-
tout les vieux Poiriers, on les coupe proprement
pen de distance de l'écusson, de manière ne â
leur laisser que cinq h six tètes, d'où partiront
de nouveaux jets propres regarnir l'espalier.
à

Cette amputation se fait avec une petite scie; on


polit ensuite l'aire de la coupe avec une serpette,
et l'on met sur la plaie assez d'onguent Saint-
de
Fiacre pour la recouvrir en entier. C'est au mois
de mars, avant k mouvement de la sève, que
l'on rait cette opération.
Quelquefois les espaliers ne donnent pas de
fruit, parce qu'ils sont ou trop vigoureux, ou
trou épuisés, sans être cependant trop vieux
:
502 TAILLE DES ESPALIERS . *

dans le premier cas, on les déchausse propre


ment, et on leur coupe ou plusieurs racines,

une-
afin qu'ils soient moins abondamment nourris

;
dans le second cas, on enlève la terre au pied
de l'arbre et un peu au loin, de manière à ne
pas endommager les racines , et on remplace

lt
mauvais par de bonnes cures consom-
terin

mées , du terreau de gazon , ou de celui due l'on


recueille au pied des haies et dans les bois.
Les arbres en buisson , les arbres nains , les
pyramides ou quenouilles, ont besoin d'être di-
rigés pour qu'ils puissent conserver la forme
qu'on leur destine ou qu'on leur a donnée. Cette
taille se fait aussi à la serpette et d'après les prin-
cipes généraux appliqués aux espaliers.
La Taille de la VIGNE admet quelques règles
particulières. On taille entre deux yeux et non
pas tout auprès d'un oeil , parce que la sève qui
s'écoule de la coupure, même en temps froid,
ocasinert à cet œil un grand dommage, et
parce que la sève ne recouvre pas la plaie par
un bourrelet au voisinage de l'amputation. Les
sarmen sont rabattus à deux ou trois yeux ,
puis supprimés les années suivantes, afin de
tenir courts les chicots ou coursons que l'on rac-
courcit; en les rabattant sur
l'cei le plus proche.
Indépe*mt de cette taille qui s'opère en
février, on rabat, dès que le fruit est noué, les
TAILLE DES ESPALIERS.

5o3
jeunes pousses ou sarmen qui s'enchevêtre-
raient , gâteraient la vigne , et empêcheraient
les grappes de grossir, en attirant eux la plus

â
grande partie de la sève qui dot servir les

â
nourrir. On enlève même les qui n'ont
sarmen
pas de fruit et qui par conséquent sont inutiles.
Lorsque les grappes sont parvenues aux deux
tiers de leur accroissement, on coupe de nou-
veau les petites branches inutiles qui ont poussé
depuis la floraison, et on rabat celles qui sont
chargées de fruit.
Afin de ne pas revenir sur le même sujet, en
traitant plusieurs fois ce dont nous avons
déjh

entretenu nos lecteurs , nous renverrons sur la


taille de la vigne notre tome IV, dans lequel
â

nous parlons de la culture et de la taille de la


vigne , soit en échalas, soit en hautains, soit en
treilles.
Soi ors GRAINES .

CONSERVATI
a VvI

/H W\ N
t


ladNUw

V
-
A

uM»lN7TiY.
LIVRE VI.
CONSERVATION DES GRAINES ,
✓ DESTRUCTION DIS ANIMUX NUISIBLES.
T
I

(:I -
IAPTRE PREMIER.
Conservation des Graines.

Q UOIQU'IL soit généralement très avantageux


de dépayser les semences, pour prévenir la dé -
génratio des plantes : comme il arrive trop
souvent que est trompé sur la qualité, l'âge
l'ou

et nic les variéts


' , quand on achète des
mu

graines, il est utile alors et il est toujours éco-


nomique de les recueillir chez soi. Ainsi on est
certain de ce que l'on sème ; on connaît l'âge de
la graine que l'on emploie , et on l'a sous sa main
au besoin.
D'après ces considérations, il est propos de
â

conserver dans lc de bons portes-graines,


Yrdin

ne fût-ce que pour en échanger les produits avec

— - ^
-

^ -
^
CONSERVATION DES GRAINES. 3o5
quelque cultivateur, cc qui offrirait tous les avan-
tages qu'on peut attendre d'un échange.
Pour les plantes qui ont entre elles des ana-
logies, il faut placer, à la plus grande distance
que l'on peut mettre , ces •gétaux , qui , â ré-
pugne de leur floraison, confondant leurs éta-
mines, altéreraient les qualités et dépraveraient
les espèc. Ainsi les diverses Laitues, les Radis,
les Citrouilles et les Melons, ne seront pas établis
assez près les uns des autres pour que le mélange
des étamines avoir lien .
puise

C'est des plus beaux individus de chaque


qu'il faut faire choix pour s'assurer de
espc

lionnes Graines. Ces plantes, en réserve,


misr

arrosées, sarclées et serfouies à propos, seront


surveillées avec exactitude. Il en est quel-
rnem

ques-unes qu'à l'approche de la maturité des


semences . il sera prudent de mettre , au moyen
(l'un filet, à l'abri de la voracité des oiseaux , tels
que les , les les Salsifis , les
Poreaux ,
Ognos

Scorsnèe . Ces dernières , et quel-


mîes

ques autres , dont les graines pourvues d'ailes


sont exposées à clr dispersées par le vent ,
doi-

cueillies un peu avant qu'elles soient


rent
î;tre

mûres.
complèten

Aussitôt que les Graines sont en état d'être


récoltées, on doit, par un beau temps, et quel-
ques heures avant le coucher du soleil , les --
pur

s_. _
.


CONSERVATION DES .

GRA.1NES
bof
ter dans un lieu sec, suffisamment aéré, et les y
étendre sur des toiles ou stir du papier gris, à
moins qu'elles ne soient assez fortes et robustes
pour n'avoir pas besoin de ces précautions.
Autant qu'on le pourra , on les laissera corn-
piéter leur maturité, en les exposant au soleil,
l'air sec , et en les remuant de temps en temps.
Si la quantité qui est nécessaire n'est pas trop
considérable , on laissera jusqu'à l'ensemence- ,

ment toutes ces Graines dans leurs gousses ou


leurs balles ; elles s'y conserveront beaucoup
mieux que mises à nu dans des sacs ou des
.

• boites .
Pour quelques semences , cette précaution
ne saurait être employée. Les (les
peins

Cu-
doivent être extraits du fruit ou
curbitaées

pulpe qui les contient. On le laisse mûrir par=


, et même commencer à pourrir ,
faitemn

afin que les Graines en soient meilleures ; on


les fait sécher â un soleil modéré et à l'air libre,
avant de les enfermer dans des sacs de papier
gris. Il ne faut pas les laver; l'enduit gommeux
qui tapissera leur enveloppe sert à les mieux
conserver.
Toutes les semences, soit dans leurs gousses,
soit dans leurs balles , soit dépouillées et net-
toyées , seront placées
sêclremnt et sainement
dans des sacs, < s cornets ou des boîtes bien
CONSERVATION DES GRAINES. 307
fermées , mises à l'abri de l'air , de la ,

lumière
de l'humidité et des insectes, jusqu'à ce qu'on
juge à propos de s'en servir. La température du
lieu où l'on conservera les Graines doit être

plu-
tô froide que , parce que cette chaleur
obaudc

accélérant un commencement de végétation, en


fermenter les principes huileux de quel-
fesant

ques-unes d'entre elles, altérerait considérable-


ment leurs germes.
Quoi que l'on fasse , ces précautions ne sont
pas toujours suffisantes quelquefois il arrive
:

que de petits insectes, d'abord inaperçus, vien-


nent se développer, et se multiplient même
à

an point de dévorer des sacs entiers de graines.


Pour prévenir ce grave inconvénient , il sera
propos de les visiter de temps en temps , et de
les vanner pour les nettoyer.
Les Pomcs-detr exigent des soins par-
ticuliers. Elles seront mises à l'abri de l'humidité
qui les ferait pourrir, de la chaleur qui -
aceél
reait trop leur germination , et de la gelée qui
les réduirait en une eau corrompue, qui ôte à
ces tubercules la faculté de la reproduction.
Les semences dures, telles que les Noyaux,
les Noix , les Amandes , et toutes celles qui
tarderaient trop à lever si on se bornait h les
mettre en terre au printemps , seront strati-
fiées dans une cave au moyen de sable légère-
503 CONSERVATION DES GRAINÉS :
nient humide , dont on les recouvrira aile
mois et jusqu'à ce qu'on les sème eu

d'octbre
avril, eu ayant soin de ménager les germes, les
racines et les cotylédons qui se seraient déve-
loppés. Cette stratification doit ètre mise à l'abri
de la voracité des rats et souris, et ne sera des
visitée qu'avec beaucoup de prodautins , afin
de no rien . bri o
Si l'on voulait conserver plusieurs ,

anes
ou envoyer fort loin quelques Graines dont la
plupart sont délicates au point de craindre los
diverses variations , il serait å
atin
spheriquc
propos de les renfermer bien sèches, par petits
paquets soigneusement avec du pa-
envlop's
pier gris, bien ficelés, bien clos, et enfermés
dans de bonnes boites très saines , et même
rembourrées de colon ou de mousse.
Les bonnes Graines se reconnaissent â leur
poids, quelques-unes à leur odeur, et toutes
leur grosseur et â leur belle apparence. C'est de
ces Grailles qu'il faut nécessairement faire un
choix sévère, si l'on veut avoir des productions
qui réunissent la beauté à la bonté.
Les Graines nettoyées seront enveloppées et
, afin de pouvoir reconnaître, par l'é-
éti
uets
q

poque de leur récolte , l'age qu'elles ont lors-


qu'on les sème. On sait que plusieurs de ces •
Graines sont plus au bout de quel-
rechés
'
MW

CONSERVATION DES GRAINES. 509


gares années , que dans celle où elles ont été
recueillies. Quoi qu'il eu soit, les graines les
plus récentes sont en général les meilleures,

à
moins que la mauvaise ne les ait empê-
sai/Ph
chées de parvenir à une maturité parfaite, ou
que quelque circonstance ne les ait altérées.
Nous donnerons, dans le chapitre suivant,
l'état de la durée des semences , pendant laquelle
^
on peut, sans inconvénient , en faire usage. Il
est inutile de faire observer que ces données ne
peuvent être qu'approximatives, puisque la du-
rée de la force végétative des Graines dépend de
leur bonne constitution , de leur maturité par-
faite, de leur récolte soignée, et d'une conserva-
tion telle qu'elles n'aient rien redouter de l'air,

de la lumière, de la chaleur et de l'humidité. On
a souvent vu lever parfaitement , au bout de
,

nombreuses années , des semences retrouvées


dans la terre une grande profondeur, où elles
â

s'étaient conservées à l'abri des influences mé-


téoriques qui les auraient altérées.
La germination, aussi, dépend de beaucoup
de circonstances. Telle graine qui lève en trois i
jours dans un bon terin , grâce à une chaleur
et à une humidité convenables , emploiera ,
lorsque ces avantages lui manquent , quelquefois
jusqu'à huit ou dix jours avant de développer ses
racines et ses feuilles.
316 CONSERVATI DES GRAINES.
Ainsi , quand nous parlons de la germination,
nous supposons les circonstances les plus

favo=
rabies; et pour la durée des graines, nous fixons
un terme ordinaire dépendant des soins de con-
servation que nous avons prescrits.

1
DURÉE DES GRAINES,

CHAPITRE Ih

Durée des Graines.

Le tableau que nous allons donner ne saurait


ètre qu'approximatif, puisque la durée plus ou
moins prolongée des Graines dépend de leur
bonne nature, de leur complète maturité, et que
t

leur conservation dans un lieu sec et sain 'a l'abri


de la chaleur, de la lumière, de la poussière et
de l'humidité, peut contribuer A leur maintenir
plus long-temps leur faculté germinative.
Nous avons fixé la durée de la faculté germi-
native d'après un terme moyen. Nous conseillons
d'employer plutôt jeunes que vieilles la plupart
des Graines, excepté dans les cas dont nous avons
parlé spécialement pour quelques légumes et
quelques autres plantes leur article dans cet
â

% rage.
01

11 est quelques semences dont on peut avancer


beaucoup la germination, en les stratifiant dans le
sable légèrement humide peu après leur récolte,
et en les y conservant tout l'hiver l'abri des fortes
â
. Ces semences sont celles de l'Amandier
Gelés
à coque dure, du Pêcher, de , du
l'Abrcotie
^i 2 E DES GR .IN S.

DUR1
1
Prunier, et même du Châtaignier qui ne lèvent
qu'au bout d'un an quinze mois; et celles du

à
l'Aubépine, du Neflir , du Noisetier, de l'Ave-
linier, du Cornouiller et du Rosier qui ne sortent
de terre qu'au bout de deux ans. Au moyen de
la stratification, on les force â lever dès le pre-
mier printemps.
On accélère la germination des Graines un
peu volumineuses en les fusant macérer dans
l'eau, pendant un a trois jours, une

tempéra_
tore de douze à quinze degrés du e

tbermoè
de R:"aumr . Elles doivent être mises en terr e
et bien arrosées, en évitant de les laisser se dei-
ou même se .
resuy
sécher
12 DES .

DUR1E

GRAINtS
Prunier, et mêe du Châtaignier qui ne

lèvent
qu'au bout d'un an quinze mois; et celles do

à
l'Aubépine, du , du Noisetier, de l'Ave-

Neflir
linier, du Cornouiller et du Rosier qui ne sortent
de terre qu'au bout de deux ans. Au moyeu de
la stratification, on les force à lever dès le pre-
mier printemps.
Ou accélère la germination des un
Draines
peu volumineuses eu les fusant macérer

dans
l'eau, pendant un à trois jours, à une tempéra-
ture de douze à quinze degrés du thermomètre
. Elles doivent être mises en terre
R:'aumr
de

et bien arrosées, en évitant de les laisser se des-


sécher ou même se er,
resui
a
GRAINES. 31

DUIla;

DITS
de la dure Graines , et de
ales
"PABLE.1tr

l'époque de leur germination.

j
NOMS DURÉE
I

H
VIL. de leurs
DES ES.
PL.AIT

SEMENCES.

W (.5
Jour.
Fève. a

u.
1
Annuelle. 3 's 6
ßaricot . Idem. 3 2 4
Pois. Idem. 3 ' 5
idem.
2
Lentille. s 3 3 4
Pomme-de-terré. Idem. 10 u

u
Topinambour. Vivace. 15
»

»
Carotte. Bisannuelle. 5 2 3
Navet. Idem. 3 2 3
Salsifis. Idem.
l

8 1 2
. Vivace. 12 1 3
'ueorsné

. Idem. » 3 4
Chervis

. Bisannuelle. 6 4
Betrav

r
Panais. idem. 8 2 3
Rave et Radis. Annuelle. 3 5 10
Raifort. Bisannuelle. 6 5 6
Chou. Idem. 6 10
10

Céleri. Idem. 10 2
!p

. Annuelle. 3 5
Epinard

Cardon. Bisannuelle. 10 7 10
Ognon. Annuelle. 6 2 3
Ad. Vivace.
»

. Idem. »
»

»
Echalote

Ciboule. Idem.
»
n

. Bisannuelle. 6 3 4
Poreau

Asperge. Vivace. 15 6
Artichaut. Idem. 10
10

3 5
Melon. Annuelle. 5 6
Concombre. Idem. 6
15

5 8
Citrouille. Idem. 6 4 6
Melongè . Idem. 8 4 5
Mache. Idem. 10 6 7
6
^t I
5 t t DES GRAINES.

DURkE
z
NOMS 3 DURÉE
VIE. de leurs

ti
DES PLANTES.
G SEMENCES.
e

W
J.0

Raiponce. Vivace. 4 6

ö
ro
.

â
Cresson d'eau. n »

Idenz

»
Cresson alénois. Annuelle. 5 4 5
Pourpier. Idem. 9 8
Idem.

ro
Laitue. 4 2 5
Chicon. Idem. 4 a 3
Ch ieord . Idem. » 6 10
Oseille Vivace. 8 3 4
Arroche. Ann uelle. 1 2 4

8
Bc }te . Bisannuelle. 6 8 co
l'ef s il. Trisannuelle. 45 3 5
. Annuelle. 5 3 4
CĒrfeuil

Ache. Viace . 10 5
Bourrache. Annuelle. 8 3
2 3
Estiagon . Vivace. 3 4
»

! . Idem. co 3 4
Pimprenl

Fenouil. Bisannuelle. 4 3 5
8
'

Sarriette. Annuelle. 4 5
Angélique. Bisannuelle. 15 1 2
Coriandre. Annuelle. 10 2 3
Capucine. Ideny , 2 3 6
1

Sénevé. Idem. 3 - 3
.
a

Corne-de-Cerf. Idem. 8 2 3
Piment. Idem. e 6 8
Tomate. Idem. 8 3 4
Basilic. Annuelle. 5 2 5
Absinthe. Vivace, 8 , 3
Thym. Idem.
»
»

Lavande. Idem. »
»

»

Romarin. Idem, » »
»

Rue. Vivace, 25 3 8
Hysopc . - 4 6
Idem,

30

. Idem. 30 7
10
Ide nt. 30 7
Groseil

Framboi1e . JO

Fraisier. Idem. 10 1 3
DESTRUCTION DES ANIMAUX. 55

CHAPITRE 1I .

De la Destruction des Animaux et des


Insectes nuisibles au jardinage.

1l importe de surveiller avec diligence les cul-


tures, qui ont coûté beaucoup d'argent, de tra-
vail et de soins. Tant d'espérances s'attachent

à
leur succès , et tant d'utilité doit résulter de
leur état prospère! Il fout donc veiller
efica-

ment leur conservation.


à

AU moyen de bonnes clôtures, les animaux


un peu forts n'entreront pas dans le jardin. Il
ne s'agit donc de le préserver de la voracité
due
et des ravages des petits animaux, d'autant plus
redoutables qu'ils sont découvrir
,difcles
à

qu'ils sont nombreux, et qu'ils se multiplient


souvent par myriades.

ARIGNE.Il est une variété de cet insecte


vorace qui ne se borne pas à la destruction des
Mouches et des Moucherons, ce qui seroit fort
utile. La variété dont nous provoquons ici la
perte, s'attache aux jeunes semis de Carottes, et
y occasionne quelquefois les plus grands ravages.
Elle pique la plante lorsqu'elle vient à lever, et
5 V DEST1:UCION DES ANIM

UJX
la fait périr sans ressource. On détruit , ou au
moins on écarte cet insecte, en arrosant le plant
plusieurs reprises dans la journée, en coni-
à

le matin, par une aspersion de suie


nucat

écrasée très fin et délayée dans un volume d'eau


assez considérable pour qu'elle ne fasse que la
noircir. Il paraît que l'amertume de la suie suffit
Offenser les Araignées : j'ai d'autant plus
_pour

]feu de le que j'ai obtenu le même


présume,

avantage d'une infusion à froid de feuilles d'ab-


.sinthe broyées dans l'eau.

. Cet insecte, si préjudiciable


C[IARVÇOxs

Clans les champs à nos Blés, ne l'est guère moins


à la Vigne et à quelques plantes, dont il roule et
détruit lés feuilles . si nécessaires à la prospérité
végétaux de toute espèce. On écrase ces in-
.des

sectes, lorsqu'on les découvre ce moyen est .


:

toujours efficace mai lent et difficile. Il i


il-est

fait avoir recours des remèdes praticables. L'o-


'a

deur du Chanvre et du Sureau broyés dans l'eau ,


contribue beaucoup à les écarter; des frictions
d'ail écrasé sur les tiges des plantes attaquées,
de mettre en fuite ces insectes, qui fi-
rchèvent

un
nisetpar•dém on ces odeurs tercin
it s importunent.

± . . Le meilleur moyen de se -
i
CHENIL

prése
ET DES INSECTES.

517'
de ces hideux animaux est de recourir
cr l'é-

â
: il faut, avant qu'elles éclosent en-

.
ebcnilag

lever tous les anneaux ou bourrelets de petits murs


fort durs qui entourent -
des

,
arbes
lebranchs
et les bourses qui renferment d'antres oeufs ou
cocons. On doit s'empresser de les jeter au feu.
Quelque soin qu'on apporte à cette facile des-
truction, il peut échapper quelques petits dé-
, quelquefois placés dans de vieilles écorces;
pôts

il peut aussi venir des Chenilles du voisinage où


l'on pas mis le soin à leur pour-
mêe
n'auroit

suite. Alors avant le lever du soleil , on enlév


ces insectes réunis et tapis sur quelques feuillages
Où le froid de la nuit les force de se retirer; oit
peut aussi placer un réchaud garni de charbon
allumé sous les plantes attaquées un peu de
:

fleur de soufre jetée sur ce charbon vient


â
s'en-

flamer , et par son odeur asphixe l'instant


â

reni les Chenilles, qui tombent sans force.


Ce moyen exige beaucoup de précaution, car il
fuit soigneusement éviter de brûler ou de
mêe

chauffer trop fortement les rameaux et les fcr.il-


la qui cette époque sont fort tendres. On
es

fait aussi périr les Chenilles par des aspersions,


soit d'eau dans laquelle on a fait foudre du
savon noir, soit de jus de fumier. L'odeur-du
tabac les écarte aussi , mais ce moyen est peu
praticb'e .
518 DESTRUCTION DES ANIMAUX
COU Ou TAUPE-GRILLON. Cet in-

RTILF:E
secte se retire sous terre, où il déplace les raci-
nes et bouleverses parfois le des cultures terin
nouvelles. On emploie l'eau de savon noir, ou
l'eau mélangée avec un peu d'huile commune,
que l'on verse avec l'arrosoir à bec dans le trou
où se retire l'insecte. Cette retraite se reconnaît
à la forme arrondie de terre remuée qu'il a pous-
sée dehors, la manière de la Taupe. La Cour-
â

, comme beaucoup d'insectes, périt dès


tilère

qu'elle a atteinte par l'huile ou tout autre


ét

corps gras.

FOURMIS. s'est assuré du lieu où


Lorsqu'c

elles se retirent, il faut le cerner et jeter assez


d'eau bouillante pour anéantir la . Si fourmilèe
par hasrd•el se trouvait trop près d'une plante
importante, ou attirerait les Fourmis à quelque
de là , en bouleversant leur travail; eu
distance

les inquiétant pour les forcer à s'enfuir vers le


point où il est facile de les attirer, en enduisant
d'un peu de miel un pot que l'on renverse , et
sous lequel on ménage un passage. Aussitôt
qu'elles s'y sont établies,on l'emplit d'eau bouil-
lante. Quand on peut craindre que cette eau n'at-
teigne des plantes ou des racines utiles, il suffit
de jeter sur la un peu de chaux vive,
fourmilèe

sur laquelle on verse de l'eau froide. Cc moyeu


1
ET DES INSECTES. 5

1
9
est très , et vaut mieux que les arosetn
d'eau efica
de chanvre dont nous avons parlé plus
haut, et qui seraient ici peu près inutiles,
puisqu'ils ne feraient que d4 acer le mal. L'huile
dont on arroserait les Fourmis , les ferait aussi
périr. La grosse Fourmi, dont on se débarrasse
ensuite, introduite clans le jardin, y détruit
promptement la petite espèce. On empêche en-
core ces insectes d'attaquer les vases de fleurs, en
plaçant dessous un plateau de terre cuite rempli
d'eau qu'elles n'osent traverser. Un anneau de
laine et de crin roulé autour du tronc d'un arbre;
une bande de cuir circulaire enduite de glu ou
d'une peinture entretenue humide, ne
â
l'huie

leur permet pas de parvenir aux branches et


d'en dévaster les feuillages et les fruits .

GLiâPES
ET . On en prend beaucoup
FRELONS
au moyen, soit de petits filets dont on se sert
pour attraper les Papillons, soit de carfes rem-
plies au tiers avec de l'eau miellée; mais le plus
sûr moyen est de chercher leur retraite , qui est
ordinairement dans la terre, dans un trou de
mur, ou de quelque vieil arbre. Dès que cette
retraite est découverte, on vient la nuit, le plus
tard que peut, avec une pelot d'argile ou
l'ou

de mastic de vitrier : et l'on bouche exactement


l'ouverture du guêpier. l suffit ensuite - d'y.ré
5'10 DESTRUCTION DES ANIMAUX
pandre , au moyen d'un petit entonnoir, rite
quantité d'eau bouillante suffisante pour détruire
tous ces insectes.

HANNETONS. Ce n'est pas comme

Hanetos
que cet insecte est redoutable aux jardins, où
l'on peut facilement l'écraser après avoir secoué
les rameaux des arbres qu'il attaque ; c'est lors-
n'est encore que man ou turc, et vivant
l
qu
'i

sous terre, qu'il fait le de ravages, en


pins

dévo'-
rat les racines des jeunes plantes , et mère des
arbres les plus forts. Il faut le chercher avec soin
en péchant, pour le tuer, et lorsqu'on s'aper-
çoit qu'une jeune plante, pourtant vigoureuse,
vient tout à coup à se flétrir, on doit en décou-
vrir les racines où il est facile de trouver l'in-
secte ; ou l'écrase avec facilité , parce qu'il n'est
pas du tout agile, C'est principalement aux ra-
cines charnues de la Laitue et du Fraisier qu'il
s'attache de préférence , et c'est par lh qu'il tan
toujours commencer ses recherches.

LIMACES ; LIMAÇONS ; ESCARGOTS. Il est


bien de parvenir à la destruction de ces
difcle
insectes , dont on peut pourtant prévenir une
partie des ravages , en les poursuivant , vers la
fin de février, dans les monceaux de cailloux et
les gerçures de murailles, où ils trouvent pour
w
ET DES INSECTES. • 52
l'hiver un abri dans lequel ils .

.s'engourdit

ll
est facile de les y tuer. Pendant la 'belle saison
qui est l'époque de leur dévastion , on doit

,
dès le matin et vers le soir, surtout Ot

lorsqu'ia
plu , les chercher sur le sol et les jeunes plantes.
On les enlève dans des pots, pour les livrer aux
volailles ou écraser. Quand il ne s'agit que
pairles

de préserver un petit nombre de plantes • ou un


jeune semis , ou jette et là de la suie en pou- ç'a
dre, dont l'excessive amertume chasse tous les
insectes.

ituLoTS ; RATS; . De l'arsenic pu l-


Souris

et mêlé avec de la farine , est un bon


-
"risé

moyen pour empoisonner ces animaux ; mais


il en peut résulter des quoique pour-
acidens,

tant les Chats aie mangent guère la finisse , non


p lus que les autres animaux domestiques, parce
que, .sous la forme pulvérulente , elle a peu
d'attrait pour eux. C'est aux ratières, aux quatre-
de -chiffre, qu'il faut avoir recours, et ne pas
craindre de les multiplier après les avoir couve-
nablemt amorcés. Le poison dont nous avons
parlé peut s'employer sans aucun inconvénient,
en ayant .soin de le placer au fond des trous
.

d'une petite pièce de bois percée par une forte


Carrière. Le Mulot seul peut s'y introduire, et il
ai est pas à craindre animt rj,ac yI:es
Il
déa

4 .
a
522 DESTRUCTION DES ANIMAUX
puissent atteindre. Le Rat est plus it

difcle
prendre: c'est de la ratière et du quatre-de-chiffre
qu'il faut se servir contre lui. Le à bas-

piége
cule, placé sur un petit cuvier à demi-rempli
d'eau , est encore un très bon moyen pour dé-
truire beaucoup de Rats et de Mulots. Pour cet
effet , on établit sur le cuvier line petite plan-
chet , formant bascule. Au moyen fil de

d't.in
ter recourbé , fixé à l'un des bords du cuvier

,
on suspend un appât quelconque vers lequel

,
l'animal ne manque pas de se rendre. Aussitôt
qu'il en approche , la bascule joue , l'animal
tombe clans l'eau , et la bascule se rétablit pour
former le mèe tous ceux qui viendront
piégea

se présenter.
A

PUCERONS. Quelques plantes sont parfois


par une grande quantité de ces petits
ifectés

iascte , que leur couleur d'apercevoir


empèch
.de loin , et 'que leur nombre rend très fâcheux
feuilles et aux jeunes tiges qu'ils attaquent.
-
ait

Des injections d'eau de suie et d'eau de savon


noir , des fumigations faites avec du tabac ou de
la fleur de soufre, sont les remèdes les plus efi-
caes pour détruire les Pucerons.
TAUPES. (I ) Heureusement ces animaux

(i) On trouve, de cet ouvrage, l'


dri
l'éditeur
cluz

r
TI--
• - ET DES INSECTES. 323
n'ot nt pas le temps de faire beaucoup de ravage
avant qu'on s'aperçoiv de leur mon -

incurso.De
ou taupinières indiquent promptement
ticules

leur présence. Quand on a la patience de lus


épier dans leur travail, se fait ordinairement

qni
au commencement, au milieu et à la fin du jour,
on est certain de les surprendre; il ne s'agit que
d'ouvrir le à l'endroit même de la taupi
terin -
la plus récente. L'animal cherche à boucher
nière

cette ouverture importune ; il y vient travailler.


Alors,avecbêh ou une houe on l'enlève et on le
tue. On peut aussi se servir des deux piéges de
fer, que l'on adosse, ou bien du , autre buhot
piége en bois, que l'on place de même. Comme
la Taupe est du nombre des animaux que l'on
peut empoisonner avec la noix vomique, on la
fait périr en jetant dans ses galeries , que l'on re-
couvre soigneusement , quelques appâts , tels
que des noix, des marrons, des vers, cuits avec
le poison indiqué.
VERS DE TERRE , etc. C'est avec
TIQUE
infusion de substances amères, telles que la
un e
suie , le brou de noix , les feuilles du noyer
,

celles de l'absinthe , celles de la rue, que l'on



tluTaupier, ou méthode amusante pour prendre les
Taupes , par ; brochure r 2; prix i Fr. et
in—
DRALET

fr. 9.5 c. la poste.


pir
54 DESTRUCTION DES ANIMAUX.
doit arroser la terre où l'on voit ces insectes
nuire aux plantes. Ces arosemn les chassent,
et en font périr un grand nombre.
mêe

Nous ne parlerons pas des Oiseaux qui font


quelquefois une guerre si dévastatrice aux fruits
et aux . Le Geai, le Merle, les Moineaux,
l
gumes

les Mésanges , et une foule d'autres oiseaux, at-


taquent les Cerises, les , les petits Pois,

Guines
les graines qui commencent à mûrir des Salsifis,
et de plusieurs autres légumes. Quelquefois on
se contente de les épouvanter avec de vieux vcte-
mens de couleur prononcée, avec des animaux
empaillés, avec des moulinets tournant
bruyans
au moindre vent; on en prend aussi av ec la glu;
on les effraie h coups de fusil. Tous ces moyens
sont fort peu efficaces malheureusement. 11 faut
les employer tous à la fois et ne pas se rebuter.
Le Manuel du Chasseur (i) forme un gros
volume , et c'est le cas d'y chercher les re-
que cet utile ouvrage contient.
cets

(I) Ilanue du Chasseur et des Gardes-Chasses , etc.,


par M. DE MEnsAN , vol. in-18 , avec fi g.: prix 3 fr.
1

A Paris , chez R!IYNAL , Libraire, rue Pavée -


-Saint

Anahé , ° 13. -
u

^s.
t •

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52:
' RÉLIMN,igs
CONS1Di:R.T

, ,
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^

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d+o,^.•a

LIVRE VII.

ANNÉE DU JARDINIER.

PREMIER.
CHAPITRE

Cat .
prélimnaes
sicléraon

ON ne réfléchit pas assez à l'avantage que


Fou trouve à semer chaque plante à l'époque
convenable. Si l'on trop tôt, il me
si'

fait

em-

ployer plus de semence, elle lève niai, elle pour-


rit en terre, et dans tous les cas peut
mc

.exigr un second ensemencement si les planches


ne sont pas sufiament garnies, ou si elles no
sont couvertes que de plantes chétives. En se-
mant trop tard, on s'expose à perdre du temps,
b voir les graines périr ou languir sons une
terre durcie par k bide, et certainement à obte-
nir tard ce que l'on eût dû recueillir plus tot.
Il est donc bien essentiel de faire en temps
convenable les plantations, les euscmn
,
524 DESTRUCTION DES ANiMUX .
doit arroser la terre où l'on voit ces insectes
nuire aux plantes. Ces les chassent,

arosemn
et en font même périr un grand nombre.

Nous ne parlerons pas des Oiseaux qui font


quelquefois une guerre si dévastatrice aux fruits
et aux légumes. Le Geai , le Merle, les Moineaux,
les Mésanges , et une foule d'autres oiseaux , at-
taquent les Cerises, les , les petits Pois,
Guines
les graines qui commencent à mûrir (les Salsifis,
et de plusieurs autres légumes. Quelquefois on
se contente de les épouvanter avec de vieux vête-
mens de couleur prononcée , avec des animaux
empailés , avec des moulinets tournant
hruyans

au moindre vent; on en prend aussi avec la glu;


on les effraie coups de fusil. Tous ces moyens
sont fort peu efficaces malheureusement. 11 faut
les employer tous à la fois et ne pas se rebuter.
Le Manuel du Chasseur ( ) forme un gros
t

volume , et c'est le cas d'y chercher les rc-


.cets que cet utile ouvrage contient.

(r ) du Chasseur et des Gardes—Chasses etc. ,


Dlanue

par M. DE , r vol. in-, 8 , avec fig.: prix : 3 fr.


MERSAN

A. Paris , chez RAYNL , Libraire, rue Pavée- Saiut-


, u ° i3. •
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CONSIDFRA 'R^LIM _ ^IR .

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LIVRE VII.

kNI]E DU .
7ARDIN

.
PREMI
CHAPITRE

préliminaires.
Considéra

v ne réfléchit pas assez à l'avantage que


O

l'on trouve à semer chaque plante à l' é poque


convenable. Si l'on scm trop tôt, il faut
em-

ployer plus lève mal, elle pour-


desmnc,l

rit même en terre, et dans tous les cas peut


exiger un second ensemencement si les planches
sont pas sufiament
ne garnies, ou si elles no
sont couvertes que de plantes chétives. En se-
mant trop tard, on s'expose à perdre du temps,
b voir les graines périr ou languir sons une
terre durcie par le hâle, et certainement à obte-
nir tard ce que l'on eût dû recueillir plus tôt.
est donc bien essentiel (le faire en temps
Il

convenable les plantations, les


clorameHs

,
326
CONSIDERAT1 PRELIMNAt .
les récoltes, les divers travaux de l'agriculture et
du jardinage. Un beau temps, un jour favorable,
une température propice, bien saisi
l'h-pros
de l'époque de l'année, déterminent une bonne
opération. Ainsi il est important de ne pas né-
gliger de ia temps ces divers travaux. C'est
faire

mi soin dont on est amplement récompensé par


le succès des cultures et par l'abondance comme
par la qualité avantageuse des récoltes.
Malheureusement on ne peut fixer positive-
ment aucune époque, parce que les saisons et les
températures convenables n'arrivent pas un à
moment , ne se reproduisent pas A un
pra'cis

instant invariable et certain. La végétation est


quelquefois en mouvement dès le mois de fé-
vrier; souvent dans le mée pays elle ne s'y
met qu'en avril.
Urinée et eurent l'idée, très ingé-
Adanso
nieuse assurément et dont le développement
peut conduire 'a d'utiles résultats, de fixer quel-
ques époques de la végétation par la feuillaison
et la floraison de certaines plantes. En effet on
peut induire de cette période de l'existence vé-
gétale que la chaleur est assez forte et la
végta-

tion assez prompte, pour faire pousser des


plantes qui plus tôt fussent restées dans l'état
d'inertie. Par conséquent lorsque telle ou telle
fleur vient h paraître, il est temps de semer
CONSIDÉRATIONS . 527

PBhLIMNARES
telle graine qui , pour lever et croître, a besoin
d'autant de chaleur que la fleur dont il s'agit en
a réclamé pour épanouir.
Voici le tableau d'Aanso : il détermine
combien de degrés de chaleur sont nécessaires
pour que certaines plantes développent leur
feuillaison, et, par suite, h quelle époque de
l'année les feuilles viennent généralement pa- 'a
raître. Cc tableau est le terme moyen de dix an-
nées d'observations comparatives.
Sureau. Chèvrefeuille, Tu-
lipe jaune, Safran. ............. 145 d. 16 février.
Groseilc épineux, Lilas,
Aubépine. ........................... 27 2 1 mars.
Groseil grappes, Fu-
sain, Troëne , Rosier. ......... 5
302

Saule, Aune, Obier, Cou-


drier, Pommier précoce ...... 7
327

Tilleul, Marronnier d'Inde. 542 10


Poirier, Prunier, Pêcher .. 407...... 20
Nerprun, Bourdime , Pru -
nelir . ................................... 5o4 i avril.
i
Hêtre, Tremble, Platane. 558 5
Charme, Orme, Vigne, Fi-
, Noyer, Frêne. ........... 750 20
guier

Chêne ................................ 9o8 1 mai.


On sent parfaitement que ces aperçus ne
sauraient être coin piétement exacts, puisque, -
in
5 8 CONSIDÉRATIONS PRÉLIMN .

kIRES
de la chaleur, l'humidité
dépenamt

aceC-
lère la végétation. Ainsi , à chaleur égale, la
plante poussera plus tôt et plus fortement si
elle se trouve dans un terin que les pluies aient
pénétré. Cette végétation sera plus précoce aussi
si la terre est dés long- temps préparée par une
t favorable.
empératu

Quoi qu'il en soit, il serait bien à désirer qua


l'on possédât , pour les diférens ,
départemus
calendrier de Flore, tel que l'avait fait pour
un

la France entière cumulativement le Comité


(l'instruction publique de. la Convention natio-
nale, quand il fit décréter l'Annuaire appelé
Républicain. En effet,. lorsque tel oiseau de
passage est de retour dans nos climats, ou les
quitte ; que telle fleur s'épanouit , que tel ar-
bre revêt ou perd son feuillage , une époque
agronomique est déterminée, et. la saison est. à
peu i ndiquée. Au surplus, c'est au jardinier
près.
prudent et éclairé à choisir le temps convenable,
et à ne pas laisser passer les propices à
insta

ses divers travaux.. Nous allons , toutefois en


prenant un moyen terme, faire mois
conaître

mois quelles sont les productions de la na-


par

ture qui annoncent sa marche et son développe-


ment : elles indiquent beaucoup plus sûrement
que les dates des mois, les époques naturelles, les
seules qui soient importantes pour .
l'agricute
AVNLS DU JARDINIER. 529

II.
CHA

PITR's

Anne jardinier.
du.

§ er
. JANVIER :
I

( Floraison de la dye Noël , ou Elhbore noir, et


Ptose

Pied de Griffon.) du

On continue de planter les arbres dans les


secs; on transporte les terres; on
terins

transplante quelques plantes vivaces; on


com-

tailler les arbres en espalier et en


<
inec

quenouille.
On -
déjà la fève et les pois, pour avoir
sème

des primeurs; on nettoie, et on éclate pour re-


planter, l'oseille, dont ou rajeunit les racines.
On peut hasarder , dans les terres légères et bien
exposées, Pognon, qui, comme tous les case -
de cette 'époque, ne prospère que
mencs

lorsque n'est pas rude.


l'hiver

Dans les serres et les châssis vitrés, on sème


avec avantage la laitue recouper, le cerfeuil,
â

et les autres fourni turcs, le petit céleri, les ra-


ves, les radis, la chicorée pour recou -
sauvge
53o DU JARDINIER.

ANÉE
per, la chicorée hâtive, les choux-fleurs et les
choux hâtifs. Quand l'hiver a déjà exercé ses ri-
, et qu'on présume qu'il va cesser, on
guers

nettoie le de ; on recharge
l'aspergi
tcrein
de fumier et de terreau, et on abrite , pour
échauffer le sol et tâcher d'avancer l'apparition
des turions de l'asperge; on place , pour

me
plus sûr d'obtenir des primeurs de ce lé-
tire

gume précieux , un châssis vitré sur une partie


de . Ou visite, pour relever la litière
l'aspergi
s'il est utile, et pour réparer les avaries de l'hi-
ver, s'il y en a eu, les carrés d'artichauts et les
autres végétaux empaillés, ou seulement garnis de
balles de blé. On répare les .
clotures

On attend la fin du mois pour semer, sur


couche , des Melons , des Concombres, et quel-
ques variétés de fleurs annuelles.
est encore temps de mettre en terre les
l

Oguons des Tulipes , des Jacinthes, ainsi que


-

les griffes des Anémones et des Renoncules.


C'est ordinairement ce mois que l'on choisit
(vu le peu de travaux qui se font à cette époque)
pour les distributions de , les défonce-
terins
mens, l'élévation de la terre en tombe; le trans-
port (les et des marnes; la formation des
cures
fossés et des rigoles, et la plantation des arbres

et des arbustes.
1
DU A . 531

üI\1TA
J
ANi:E II.
§

FPNItEr,.
( Les chatons du Noisetier paraissent , ainsi que ceux de
quelques Saules; le Sureau et le épineux poussent
Groseilt
quelques feuilles. Floraison du des Neiges, du
Galnth
déjl

Lauréole de , la Violette et de quelques primevères.)


Dans les années précoces, sur les terres légè-
res, sablonneuses et bien exposées, la végéta-
lion commence s'annoncer. Aussi sème-ton
à

défia avec succès des Fèves, des Pois, des Navels,


des Carottes, de non , des Poreaux , des
l'
Og

Choux , des Topinambours, des Panais , des


Epinalds , du Persil, du Cerfeuil, du Céleri,
des Laitues , des Asperges. On plante l'Ail , la
Ciboule, l'Echaote , les petits de l'an-
Ognos

née précédente, et qui achèvent de grossir en


Deu-d mois , ou sépare les vieux pieds d'Estra-
gon, de Lavande, et des autres plantes vivaces
de bordures et de plates bandes. On serfouit et
nettoie l'Oseille; on donne un peu d'air aux
pieds d'Artichauts, sauf a recouvrir soigneuse-
ment si le froid reparaît. On bine les Fèves et
les petits pois d'hiver , pour ameublir le ter-
rein battu et durci par les pluies.
On continue de faire des couches de
pri-

meur ; on sème sous ch assis ou, â défaut de


353 ANNE DU JARD]NiE .

cl►ûsi
, sous cloches , quelques Melons, des
Concombres ; ou transplante déjà les semis de
janvier qui ont ; on remplace par de

prosé
nouvelles graines celles qui n'ont pas levé. On
repique déjà des Salades et des choux . histf
Un dresse les plates-bandes, on nettoie les bot-.
dures; ou commence à bêcher les terres légères
pour les de mars. On remue et
ensmc

les terreaux et les engrais dont on aura


manie

bientôt besoin. On enlève , les mauvais les'fit


-
pieds et les vieilles feuilles des Fraisiers, g<lées
que l'on serfouit et amende.
Il est temps de faire les plantations d'arbres
dans les terres naturellement humides; de tail-
ler le , le Prunier, le Ce-
Pêcher,•l'Abiot

risier , la Vigne et les arbustes ; de. faire les


boutures des arbres qu'on veut multiplier ; et
de mettre en terre les graines •et les noyaux que
l'on a dans le sable pendant l'hiver.
straifé

Vers la fin du mois, on plante les arbres verts.


On sème' en place le Pied - d'Alouette , le
Pois à fleur le le
, , le Pavot
Résda , Tblaspi ,
le•Coquiôt . On sème sur couche, pour re-
planter plus tard , de la Chine les ,
l'OEilct

Amarantes, la Sensitive, la Pervenche de Ma-


dagscr , le Saint-Jacques , le
Datur,
Lotier

Fastueux, les Giroflées tes ; on peut, Ambrets


encore mettre en terre les Ognos de Jacintr.
DU JARDINIER. 355

ANVFE
r'.(: 'Tulipes, que les griffes d'Anémones

ain.
et

et de Renoncules.

I . Di .
I I

u
§

ts
Floraison du Narcisse jaune , du Muscari , du

Daphnr.'
(

ou Bois Gentil , du Bêcher et de l'Abricotier


>,14;zéron

,
du Tussilage , de la Pervenche , de la , de la
P3quer
Violette canine ou inodore. — Feuillaison du Bouleau , du
Croseil de quelques Saules, du Mélèze et d.:
rpineux;

quels Lilas.)

On forme les nouvelles Aspergi , et on


travaille les anciennes ; on continue les opéra-
tions, et on fait les travaux de février , que le
mauvais temps n'aurait pas permis d'exécuter.
Ou sème encore des Fèves et des Pois, et il est
temps de semer tous les légumes et la plupart
des fleurs. Il est déjà bien tard pour planter les
arbres , à moins que ce ne soient des arbres
, ou que le sol ne soit très humide. Vers la
vt:rs

fin du mois s'il fait beau , on enlève les dra- ,


geons de l'Artichaut pour les mettre en place :
on découvre, on nettoie et on serfouit les vieux
pieds. Ou sème des Salsifis , des ,
Scorsnèe

des Betteraves , des Cardons , Artichauts„


dhs

des , des Laitues, des Chicorées, du


Epinards
Céleri, des Bettes, des Poreaux , des Arroches,
du Cresson Alénois , du Persil , Cerfeuil,, dü
534 ANNÉE DU JARDINIER.
des Raves et des Radis , du Pourpier. On fait
des couches nouvelles pour les Melons, les

Cou-
conmbres, les Pimens , les Basilics , et quelques
semis que l'on continue. On plante les

Pomes-
de-tr , les . On éclaircit les Carottes
Chervis
et les autres légumes semés en février. On bine
et serfoui!.
On plante pour graine des Ognous , des Bet-
teraves , des Salsifis ; des Carottes , et tous les
légumes conservés avec soin pendant l'hiver
pour être employés à la multiplication.
On met en place les boutures reprises , les
marcottes, les drageons enracinés, et les légumes
conservés en pépinière, tels que les Choux, les
Choux-fleurs.
On sème sous chassis , et , à la fin du
mcre

mois, le temps est devenu doux, seulement


-
si

sur couche, les Balsamines, les Giroflées, les


Reines-Marguerites, les Roses d'Inde, les OEil-
d'Inde , les Belles-de-Nuit , le Senco des
lets

Indes, les Passeroses (le la Chine, et cette e l u o f


de fleurs qui sont destinées à faire l'ornement
des parterres.
On met en place les marcottes d'OEilets et
les OEilets du semis que l'on veut conserver et
multiplier , ainsi que les Juliennes, les Hépa-
tiques, les Oreilles d'ours et les Primevères, qui
sont destinés , soit à donner leurs fleurs plus
ANNÉE DU JARDINE. - 3
tard que. les mêmes espèces replantées en

c-
, soit remplacer les pieds que l'hiver ou
tobre

â
des auraient fait périr.
acidens

On sème en place k Pied-d'Alouette, la

Bel-
de-Jour , les Crépis , les Chrysanthèmes , les
Giroflées de Mahon, la Nigelle de Damas, et les
fleurs qu'on a hasardées en février.
mêes
On peut continuer , si on n'a pas eu le temps
de la terminer plus t6 , la taille des arbres
fruitiers.
Il est temps de greffer en fente.
On fait les semis d'arbres verts et des arbres
dont on n'a pas besoin de stratifier les semences,
que celles de l'Acacia , du faux Ebénier , de
tels

l'Arbre de Judée, du Baguenaudier, etc.


On réserve, pour les laisser grainer, quelques
Choux, des Mâches, des Raiponces.

1V. A VRIL.
§

(Feuillaison du Lilas, du Troène, du t grappe,


Groseil

du Merisier , de l'Aubépine. Floraison du Pruneli),


— du
Poirier, du Pêcher, du Prunier, du Cerisier, des —
Groseil

tees, des Cassis , des Primevères , des Oreilles d'ours , des


Jonquilles , des Jacinthes , du Cresson des près. — Apparition
dei Morilles. )

On sème en plates-bandes, lorsqu'on n'a pas


de couches ni de châssis, toutes les Fleurs et
556 /►Ni:E DU I ARDH I R.
les Plantes dans les mois prée&lm

indquées
pour les châssis et les couches.
Dans les froids . peu exposés au so-
terins
seil, on sème et met en terre les et les

légumes
plantes désignés pour n sol plus

précdemnt
avantageux.
On sarcle, repique, on arrose même
o

quel-
quefois quand la sécltire se sentir; fait.déjà
mais on arrose après le lever du- soleil, et avec
de l'eau qui ne soit pas crue.
II est temps de semer la Betterave , les di-
verses espèces de Choux, .les Pois, quelques
Fèves, les Cardons, le Céleri, le Céleri-navet,
Concombres Cornichon; des Citrouilles, â
de$

des Gitaumos , des Pommes d'Amour ... des


, des Raves et des Radis, des Lentilles

,
Pines

des Laitues, des Chicorées,


Ou plante les arbres verts , Pins , Sapins
, Cèdres , , Ifs , etc. , surtout
Epicéas
!Ilézes

les arbres , qui ne prospèrent pas quand


résineux

ils sont plantés plus tôt.


On met tout-à-fait à l'air, après les avoir dé-
par degrés , les plants d'Artichauts que
couverts

l'on oeiltn , bêche et l'unie.


On plante le Fraisier des quatre saisons. On
peut encore faire des plantations d'Asperges.
: On plante sur couche les de Tubé- Ognos
.reus .
DU JARDIVEi . 557

A_Y.ÉE
_ Dans les pays un peu froids; on sème,' seule-
ment , pendant ce mois, les Arbres verts , les
Acacias et les autres que nous avons désigut s
dans le mois précédent.
Quand l'année est retardée, et que la sève n'a
pas encore été mise en mouvement , on peut
greffer en avril des Poiriers et des Pommiers.
Il est temps de semer les Capucines, les Lise-
rons, les Belles-de-Nuit, les Dahlias.
On plante en pleine terre quelques pieds de
Melons ; lès Cardons d'Espagne. On sème le Maïs,
k Céleri-Navet, la Chicorée sauvage; destinée à
blanchir d'octobre à décembre; le Pourpier, la
Sarriette, le Persil, le Cerfeuil.
On hasarde quelques haricots_ qui ne réussi-
ront que si le temps reste doux.
On réchauffe de vieilles couches ; on fiait
en

encore de neuves pour les Melons.


On découvre peu peu les Figuiers;
â
on
er-

rct les Fraisiers. On fait des boutures de


Giro.

fiée jaune et d'arbustes. On transplante déjà plu-


sieur sur couche.'
des'flurmé

La Greffe en couronne , la Greffe en flûte


l'Ecuson , se pratiquent alors avec des rameaux
coupés en février conservés
fraîcliemut en
,et

terre, à l'ombre, dans un lieu sain. On fait des


marcottes d'arbustes. On lire de l'orangerie les
plantes qui peuvent supporter la température de
6
15
5 3 ANNÉE DU JARDINIER.
ce mois toutefois il est prudent de les rentrer,
:
ou de les couvrir la nuit, surtout si l'on craint
qu'il ne gèle.

§ V. MAI.

Feuillaison de presque tous les arbres. — Floraison de la


(

Mâche , de l'iris, du Lilas , de la grande Consoude , de la


Boule de Neige , du Cerfeuil , de la Tulipe , du Muguet, de
l'Arbre de Judée, de l'Aubépine , du Néflier, de Coiguaser ,
du Pommier, du , de la Fève de marais.)
Genèt

Pendant ce mois , on est déjà plus occupé


sarcler, à serfouir, quelquefois même arroser,

à
à transplanter , à mettre en place , qu'on ne
l'est à seiner , excepté les Haricots , quelques
Pois , et quelques autres légumes et fournitures
pour l'arrière-saison , les Aubergines , les To-
mates , les , Alkeang , la Capucine
l'
Pintes

,
et quelques fleurs, la Scabieuse,
come la Ni-
gel , le , la Giroflée de Mahon , le
Thlaspi

Souci, etc.
Dans les terres tardives , et lorsqu'on n'a pas
été libre de faire ses travaux plus tôt, on peut
encore faire les ensmc prescrits pour
le mois d'avril , tels que les Melons , les Con-
combres , les Cornichons, les Cardons, le Céleri,
la Scarole, la Chicorée, les Raves et les Radis,
les Choux, les Choux-fleurs.
DU JARDINIER. 559

ANE
On sème encore quelques graines de fleurs
et d'arbres d'agrément , tels que l'Arbre
-

tardives
T

de Judée, l'Acacia blanc, le Sophora.


On rame les Pois et les Haricots. On recueille
déjà, pour les confire au vinaigre, quelques
Cornichons hâtifs , et quelques Melons ( ceux
qui sont de trop et nuiraient aux plus beaux).
On multiplie, par drageons enracinés , les
Oreilles d'ours et les Primevères.
Les Arbres d'orangerie sont enfin exposés

.
tuais avec pr é caution , au grand air , auquel on
les a accoutumés par degrés , en ouvrant de
temps en temps le jour, puis enfin jour et nuit,
l'appartement qui les renfermait. C'est ordinai-
rement après le 15 mai , quand le temps est beau,
qu'on met les Orangers en plein air.
On replante des Bettes, des Potirons; du Fe-
nouil , propre faire blanchir , comme la Chi -
â

.Corée ; des Choux panachés et des Choux-fleurs.


On greffe en flûte le Châtaignier et le Figuier.
Ou éclaircit les qui sont trop
ensmc

drus, tels que les , les Salsifis, les Ca-


Ognos

rottes : on coupe les filets des Fraisiers on fait


;

sur couche des boutures de Géranium , d'Hé-


liotrope, et d'autres Fleurs ou Arbustes de serre
et d'orangerie.
54o AN DU JARDINIER.

É
E
§ VI. JUIN.

(Floraison du , dc quelques Pommiers tardifs,

Troënc

de
Chèvrefeuille, du Sureau', des Lis, des , des Rosiers, (Eilets
des Orchis , des Mauves, du Pavot, du Coquelicot, etc., etc.)

On sarcle, on arrose, on éclaircit les plants trop


serrés. On bourgeonne la Vigne et les Arbres
fruitiers dont on palisse les nouveaux jets.
On continue les boutures sur couche des Gé-
ranium , des Hortensia, des Cléroden , des
Héliotropes.
On encore des Fournitures, des Choux-
sent

fleurs, des Cardes-Poirées, des Choux-Navets,


des Chicorées, des Scaroles, des Laitues, des
Laitues-Romaines, des Haricots suisses , le Pois
de Clamart, Raifort, la Rave ,
d'Augsbor
le

le Cresoa, , le Pourpier , de la Raiponce , de


la Chicorée sauvage , des Radis , des Fpinauds .
Ces semis ont besoin d'abri et .
d'arosemnt

On greffe en écusson à la pousse les arbres


qui produisent des fruits à noyau.
On met place le Céleri , la Laitue , le
en

Poireau , les , la Chicorée , la


Cardes-Poié
Scarole.
On réserve, pour graines, les Fèves, les Pois,
les Choux-fleurs , et quelques autres légumes
destinés à la multiplication.
ANNE DU JARDINIER. 34
On éclaircit , les Carottes, les Bette-

Ogno
l'
raves, les Salsifis, les Scorsnèe .
On repique des fleurs pour l'automne.
On sème en plusieurs variétés de
péiaerc
Choux dans les terres froides et mal exposées au
soleil.
On les Artichauts qui ont rapporté,
oeiltn
et on les serfouit; on les Fraisiers. efil
On tond les huis et les haies.
Ou recueille déjà beaucoup de graines , celles
Renoncules, des Oreilles d'ours, des Tulipes.
des.

tire de terre, on fait sécher au soleil, et


Ot

on serre dans un endroit bien sain les , Ognos


les bulbes et les griffes des Tulipes, des Jacin-
thes, des Anémones, mesure que les feuilles
à

ou fartes se sont desséchées.


compléten

VII. JUILLET.
§

(Floraison du Jasmin, du Romarin, de la Scabieuse, do


Liseron , de la Molainc , du Céleri , de la , du
Tubéres

Martagon, du Pourpier, d'Alouette, de ,


du_Pie

l'
Hysope

de la Lavande, de la Sarriette, du Basilic, (le la Marjolaine


de la Citrouille , du Thlaspi , du Géranium , de la
Chicorée

sauvage , la Scarole , de l'Artichaut , de l'Estragon, de


ds,

d'Inde, de la Rose d'Inde, de la Balsamine, du


l'(Fiet

Souci, du Maïs, du , des Cucurbitacées, tes


Chztaigncr

Amarantes, de l'Arroche, du Figuier, etc.)

On continue d'ébourgeonner et de palisser;


342 ANNÉE DU .

J4RDINLE
on écussonne à oeil dormant sur , sur Eglantier
Prunier, sur Epine et sur Poirier.
On commence à marcotter les , on

OEilets

'.
finit de recueillir les à fleurs et les bulbes.

Ognos
Si les semis du mois précédent ont été retar-
dés, ou n'ont pas réussi , on les renouvelle.
Beaucoup de graines sont mûres on en fait

:
la récolte, ainsi que de repiqué en mars,

l'
Ogno
des Echalotes , etc.
On sème des Radis noirs, des , des Epinards
Mâches, des Ognos blancs, pour passer l'hiver
et pour être repiqués au printemps; quelques
Salades et des Fournitures.
On remet en terre lcs de Lis , de
Oguons

Couronne impériale, et les autres qui n'ont be-


soin que d'être débarrassés de leurs caïeux.
On recueille la fleur d'Oranger le soir et le
matin.
On sarcle , on bine, on serfouit, on arrose,
si le temps est sec.

§ I . AOUT .
T

( Floraison de l'Héliotrope , des Phlox , du Laurier—Rose


,

de la Belladone, des Aloès , de la Glaciale , de l'Aconit—


Napel , de la Bardane , du Carthame , du Topinambour , - de
violette , etc., etc.
l'Imorte

On sème, pour fleurir l'année suivante , et


ANNÉE DU JARDINIER. 343
pour que les pieds soient plus beaux et plus vi-
goureux, des Pois à fleur, du Pied-d'Alouette,
du Réséda , du Sainfoin d'Espagne, du Thlaspi
des Pavots.
On écussonne les Amandiers, les Abricotiers
et les autres Arbres , oeil dormant , si la sève
à
est en bonne activité.
On sème quelques Légumes et des Fourni-
tures , des Salades , des Carottes d'hiver , des
Salsifis , des Epinards , des Mâches , quelques
Raves et Radis , des Choux-fleurs.
On butte le Céleri.
On lie les Chicorées et les plants de même
nature, dont on mange les feuilles.
On continue de biner, de serfouir, d'éclaircir
et d'effiler. On coupe rez-t les montas des
Artichauts, dont on a recueilli les têtes.
On recueille la graine de Cerfeuil , de .Persil .
de Laitues , de Raves, de Radis, de Ciboules ,
, de Carottes , de Betterave et même5
d'Ogno

de Capucine.
On découvre un peu, pour leur faire prendre
couleur et saveur, les fruits qui sont trop cou-
verts de feuilles.
On fait déjà des plants de Fraisiers , qui rap-
porteront l'année suivante.
On marcotte des . On plante quelques
OEilets

griffes d'Anémones pour fleurir en automne et


S4 DU JARDINIER.

A!tNE
en hiver. On met en place des drageons ou oeil
de Roses de Noël et d'Elébore . On met-letons
eu terre les de Crocus, de Perce ,

Ognos

eigN•
de Couronne impériale, et même de Tulipes.
C'est le - temps d'écussonner â dormant

œil
sur le Coignaser , le Poirier , le Doucin et
le Paradis, l'Amandier, le Cerisier,

D'Icris,le
le Mahleb ou Sainte-Lucie.

§ IX. SEPTËiCdR .

( Floraison des Jasmins , du Colchique , de l' Arbousier, de


la Reine—Marguerite, du Safran, de . )' Amarnthie l'

On sème des Choux; on plante des Fraisiers;


on met en terre les de Jonquilles, de'
oguns

Tulipes, de Jacinthes, dans les terins froids.


On sème en place des Pieds-d'Alouette, du
Pavot, et diverses Fleurs qui deviennent plus
fortes que celles qu'on ne qu'au printemps.
sanie

Les , quand ils sont •nécessaires


,'
arosemn

ne se font plus que le matin , cause des nuits à


prolongées et par froides.
conséquet
On sème encore quelques Fournitures , des
Fpinards , des Panais et des Carottes. On repique
des Chicorées.
On lie le , on continue de le butter. On
Céleri
lie aussi et on empaille les cardes d'Artichaut. I
f

\y
345 DU JARDINIER.

ANIE
On palisse les espaliers. On continue de mar-
cotter les OEilets .
A la fin de ce mois , comme en avril , la terre
du jardin doit être entièrement couverte de

lé-
gumes , ou semé , ou repiqués .

X. OCTOBRE.
§

(Floraison de la Reine—Marguerite, des Asters, du

Nar-
d'automne. — Apparition et végétation plus active des
rise

Agarics, des Effeuillaison du ' fileu ; p4019


Bolets.-

de feuilles de Merisier.)

Si le temps est resté beau, on peut continuer


quelques-unes des cultures de septembre , et
t erne celles que l'on n'aurait pu effectuer, soit
par mauvaise , soit par
tempérau de
défaut

temps.
est bon de semer l'abri, des Raves et dcs
â
l

Radis, du Cerfeuil, quelques Pois d'hiver, les


Pois , des , des , de la mâches
Michaud

Episrad

Laitue crêpe, du Chicon , des Choux-flers. .

Otr plante en pépinière, pour les trouver au


besoin après l'hiver , des d'Artichauts,
oeiltns

des Fraisiers, des Choux, des Laitues, des mar-


cottes .
d'OEilets
Si le froid est précoce, il faut mettre en terre
les Ouorts de Jacinthes , de Tulipes , de - Jon
.
^5
ANNÉE DE JARDINIER.

546
quilles et de Narcisses , ainsi que les griffes d'A-
némones et de Renoncules; et établir à demeure;
dans la plate-bande , pour qu'elles fleurissent
bien l'année suivante, les plantes vivaces, comme
Julienne, Croix de Jérusalem, etc.
C'est le moment de repiquer les Choux d'York
et les autres Choux pommés d'hiver, les

Ognos
blancs.
Les Plantes annuelles qui peuvent passer les
hivers dehors , doivent être semées à celle
époque, sauf à faire au printemps un nouveau
semis , dans le cas où la rigueur de la mau-
vaise saison aurait été excessive ces plantes
:
sont le Réséda, les Pois de senteur, le Pavot, le
Coquelicot, etc.
On ouvre déjà les fosses et les tranchées pour
les plantations d'arbres; mais on ne met en terre
à cette époque, et jusqu'en Janvier, que dans les
secs. Ce n'est qu'en février, et même eu
terins

mars, qu'on peut planter dans un sol humide.


Il faut défaire les couches, et mettre à part
le terreau et le fumier consommé.
Les cardes l'Artichaut , qui ont été liées
de,
en septembre, sont bonnes à cueillir en octobre.
11 leur suffit, en général, pour qu'elles soient
blanches et tendres , d'avoir été liées pendant
quinze à vingt jours. On peut encore en lier au
commencement d'octobre, si le temps est beau.
Torm .

ANNÉE DU JARDINIER. 547


Ou empaille les Cardons d'Espagne; on continue
de lier le Céleri.
On coupe les rameaux d'Asperges, et on les
étend sur l'Aspergci , que l'on couvrira d'une
couche de feuilles d'Ormeau ou de Pommier , de
préférence toutes autres, aussitôt qu'il en sera
'a

tombé suffisamment. Ces feuilles sont celles qui


donnent le meilleur terreau , aussitôt qu'elles
sont pourries.
A la fin du mois , on met dans le sable , pour
l'hiver, après les avoir archés par un beau
jour, les Carottes , les Navets , les Salsifis et la
Chicorée sauvage. On dispose la Barbe de Ca-
pucin. On cueille les fruits à mesure de leur
maturité , et on ne les établit dans la fruiterie
que lorsqu'ils sont bien secs et qu'ils ont pasé
huit jours exposés à l'abri de l'air extérieur ,
des courans d'air, dans des aprtemns que l'on
ouvre seulement de jour et par une température
sèche.
Il est temps de rentrer dans la Serre , et
même dans l'Orangerie , les Arbres , les Ar-
bustes et les Plantes qui craignent la gelée ut
le froid.
343 ANJE DU JARDINIER. ^

XL NOVEMBRE.

( Floraison du Capillaire, du Végtaion

Laurie-Tm.—
plus prononcée des Conferves et des Vesses de Loup. —
Effeuillaison presque générale.)

On ne sème plus guère en ce mois ; mais on


continue de planter dans les secs. Toute-

terins
fois, si le temps le permet, on sèmera quelques
Pois Michaud; on repiquera quelques Laitues
d'hiver. On couvre soigneusement les Artichauts
et les pieds des Cardons réservés pour graine;
on empaille sainement les. Figuiers pour les
,
préserver de la gelée. On émousse les arbres,
après un jour de pluie, qui permet de les net-
toyer plus facilement.
On plante dans la Serre les Betteraves , les
Cardons les Scorsnè res , les Salsifis , les
,

Choux-fleurs, les pieds d'Artichauts chargés de


leurs fruits ou têtes, le Persil e grosses racines,
le Céleri-Navet , etc.
Il est convenable de semer les graines
d'As-

pergos , qui produiront des pieds plus beaux que


celles qu'on mettrait en terre au printemps , et
celles des semences d'arbres qu'on ne stratifie
pas, excepté celles des arbres verts, qu'il ne faut
semer qu'en avril.
Ou met en terre à cette époque , quand le
t‘
irmage

DU JARDINIER. 349

AVINER
mois précédent a chaud et beau , les Ognos

ét
A fleurs et les griffes.
C'est le moment, ainsi que dans le mois sui-
vant, si l'on n'a pas le temps en novembre, de
lever la terre des parties du jardin qui ne sont
pas occupées , pour en former cordons et

Iles
faire mûrir le pendant l'hiver.
terin

§ XII. DI .
CEMBR

( Floraison de la agreste , du Laurier — Tim .


Véronique

Végtaion plus active des Bisses et de la .)


Mnie

On continue de planter; on peut tailler


déji'<
les Pommiers, surtout ceux qui sont en buisson,
en quenouille.
On sème encore, si le temps est favorable, des
Pois d'hiver et des Fèves de marais , que l'on
couvre légèrement avec de la paille , des chen-
tes , et surtout de la paille de pois, qui s'en-
vol

chevétr , et par conséquent est plus facile ü


contenir sur les plantes.
Dès le commencement du mois, on coupe l'O-
seille, on la serfouit, et on la couvre légèrement
avec du fumier de poulailler et de vacherie.
3 o EXPLICATION DES PLANCHES.

EXPLICATION DES PLANCHES.

PLANCHE P RENIER E.

Fig. I10 . Arbre de deux ans, destiné for-

it
mer espalier, et dont les deux branches-mères
ne sont ouvertes encore qu'A l'angle de 45 degrés,
et qui, à chacune des années suivantes, devront
ouvertes successivement, et de manière à
étre

tendre tous les ans à la direction presque hori-


zontale. ( Voyez page 295.)
Fig. 2. Espalier de quatre ans , déjà plus
ouvert , garni dans son intérieur qui a produit
plusieurs membres sur les deux branches-mères.
Ces divers membres seront successivement re-
jetés sur les côtés, et distribués de manière h
bien garnir le mur , à mesure que les" deux
branches - mères , abaissées graduellement se ,

rapprocheront de la direction presque horizon-


tale à laquelle ou doit tendre, ( Voyez page 295.)

PLANCHE .
DEUXIA

Fig. °
. Serre chaude, avec l'auvent placé
i'
EXPLICATION DES PLANCHES. 351
en haut , et qui sert à couvrir le vitrage , ce qui
est plus commode et plus expéditif que les pail-
lassons et les toiles que l'on emploie quelque-
fois. Cet auvent , en recouvrant au besoin les
panneaux vitrés, met la serre à l'abri des fortes
gelées , des coups de grêle et du soleil trop
ardent.
Fig. 2. Crémaillère que l'on enfonce en terre
et qui sert à élever, autant qu'il convient , les
cloches ou les verrières , ou la porte des châssis.
Fig. 3. Verrière ou cloche en vitrage.
Fig. 4. Châssis à trois panneaux que l'on
ouvre tous ou que l'on volonté, en tout
â
firme

ou en partie. Construction en planches de chêne,


peintes à l'huile appuyées sur maçoneri
, de
briques bien cimentées.
Fig. 5. Socle en terre cuite ou en bois de
chêne, que l'on établit sous les pieds des caisses,
et qui, rempli d'eau, empêche les fourmis de les
gagner et de les ravager.
Fig. G. Arrosoir bec , sur lequel on peut
â

fixer la gerbe pour faire les arosemnen pluie.


Fig. 7. panneaux mobiles , afin de
Caise

faciliter le décaissement des orangers et des gre-


nadiers de forte dimension.
Fig. 8. Seringue pour humecter et laver les
branches et les troncs des arbres en même temps
qu'o arrose les racines, et pour enlever la pous -
552 EXPLICATON DES .

PLANCHEJ
et les ordures qui obstruent les pores des
sière
feuillages et des écorces.
Fig. 9. Pompe propre au même usage, et
qui sert h lancer l'eau plus haut et plus .

loiu
PLANCI+ .

TROISFME
Fig. Pelle (le bois de hêtre.
1".

Fig. 2. Pelle anglaise.


Fig. 3. Bêche 'a fer-plein , ou Louchet de
Normandie. • -
Fig . 4. Pelle ferrée, ou Louchet de Paris.
Fig. 5. Forces, ou Ciseaux 'a tondre.
Fig. 6. Serpe.
Fig. 7. . Egohine
Fig. 3. , ou Couteau-Scie.
Sciot

Fig. 9. Hachette de Forsyth.


Fig. Io. Cordeau de Cordelettes es ,
tres

atché à ses deux piquets.

PLANCHE QUATRH ME.

. . Fourche de fer. 1
T0

Fg
Fig. 2. , ou Binette.
Serfouis

Fig. 3. Houe dents, Bident , ou Binette 'a


à

deux dents.
. 4. Trident , ou Bêche en fourche.
Fig
Fig. 5, , ou grande Houe.
Ecobue


.-0■1
EXPLICATION DES PLANCHES. 353
Fig. 6. Bêche-transplantoir, concave, et par
conséquent propre à déplacer, pour la trans-
plantation, certaines plantes qu'il faut lever en
moite. Comme sa concavité est plus ou moins
considérable, sert à porter à de courtes dis-
el

tances le terreau dont ou a besoin.


Fig. 7. La Bêche- transplantoir, vue de pro-
fil, et sans son manche.
Fig. 8. Plantoir, ou Piquet pour mettre

rn
place les choux , les rejetons d'artichauts, les
poreaux , etc.
Fig. y. Manche à vis, pour recevoir au be-
soin divers ustensiles, et principalement le cris-
sant de la figure 2 ci-après.
1

Fig. 1 o. Pioche propre à pénétrer dans le


caillou, pour les .
défucemns
Fig. 11. Transplantoir à charnières, de plus
ou moins
grande-imso .
Fig. 12. Croissant pour l'élagage.
Fig. 13. ou Ratisore pousser â
Ilatisor

devant soi.
Fig. 14. attirer soi.
ßatisor'

il

FIN DU TOME . ET T7ERNI


SIXÈME
r.,- >,.

TABLE
DES MATIÈRES.

LIVRE PREMIER.

Potager.

Cnar . I. Considérations préliminaires. page 1


CELAI ,
. II. Graines légumineuses. ................... 1I

Fève.. ................................................ id.


Haricots ............................................. 1G
— â rames ...................................... 2I
— nains 22

,
Pois ..................................................... 24
— écosser.. .................................. 26
â

— sans parchemin. ..................... 27


Lentilles 28
Cuer . . Tubercules et Racines. ................... 31
I

Pommes-de-terre ........................... id.


Patate. .............................................. 42
Topinambour. ............................... 43
Carotte. .............................................. 45
Navet ................................................... 49
Salsifis ................................................
5[
TABLE DES MATIÉRES .

56
'
Scorsnèe . ............................. 53
. ...................................
Chervis 54
Betterave ................................... 55
Panais ....................................... 57
R aves. ....................................... 58
Radis......................................... ici.
Raifort....................................... 59
AP . IV. Légumes herbacés ....................... 61
Cu

Chou ......................................... ic
Chou-fleur................................. 67
— brocoli ................................. 7o
— marin. ................................. 71
Céleri. ....................................... 72
Céleri-Navet ............................. 76
nard ..................................... 77
Epi

Cardon. ..................................... 78
P. V. Légumes turbinés. ..................... 82
ClIA

Ognon ....................................... id.


Ail 86
.................................. 87
Echalote

Ciboule. ................................... 88
Ciboulette. ............................... 89
..................................... 90
Poreau

CHAI . VI. Légumes vivaces ..........................


,
92
Asperges id.
Artichaut................................... Io!
Cn AP . VII. Légumes curbitaés .................. 107
Melons. ..................................... id.
— maraîchers. ......................... 117
556 TABLE
Melons Cantaloups .................... t t 1
— orientaux............................... n8
— d'hiver ,. 19
Concombre .................................. ,

id
Citrouil les ................................
. 20 1
Melongé ................................ 1 22
. Salades. ........................................ 124
Cner.VIl

Mâche ..........................................

a.
Raiponce ...................................... 1 A
Cresson d'eau. ........................... ,

id
— alénois.................................... 128
— de terre ................................ .

ia.
— des prés .................................. 129
Pourpier.. .................................. id.
Laitue........................................... id.
Chicon ou Romaine .................... 132
Chicorée. .................................... 133
Cils . I X. Herbages potagers. ....................... 135
Oseille. id.
Arroche
138

Bette ........................................... id. .


Persil. 140
Cerfeuil ......................................... 141
Ache. .......................................... 142
Bourrache. .................................. id.
Estragon. ...................................... 143
. X. Fournitures. .................................... 144
Casr

Pimprenelle. ........ id.


Fenouil ........................................ id.
^=
DES . 557

MATLEfS
.. ................................. 145
Sariet
Angélique. ............................... 46
Coriandre. ............................... id.
Capucine ................................... 147
....................................... 148
Senvé
Corne-de-Cerf id.
Piment. ................................... id.
Tomate ..................................... 149
Cu.Ar . XI. Plantes aromatiques .................... 151
Basilic id.
Absinthe. ................................. 159
Thym . ..................................... id.
: ........................................... 153
Lavàndé

Romarin ................................... id.


Sauge......................................... 154
Rue ........................................... id.
H . ................................. id.
ysope

Laurier noble ou sauce. .......... id


— Cerise.................................. 155
Cam ,
XII. Petits Fruits. ............................... 156
.

Groseilles grappes .................. id.


à

Cassis. ....................................... 158


Groseil épineux ................... ici.
ivette. ......................... 159
Epine-V

Framboisier. ............................. t6o


Fraisier ..................................... 16 t
558 TABLE

LIVRE II.

Parterre, et Fleurs.

CHAP. le'. Considérations préliminaires. 66


CHAP. Il. Fleurs à simples racines .................. 172
ilet
Ol . . ....... id.
— Mignardise ou 1 6
7

OEiletn.
— de Poëte . .................................... id.
— d'Espagne .................................. id.
— de Chine .................................... id.
Primevère. ...................................... 77

'
— commune. ............................... id
— Auricule ou Oreille d'Ours .. 1 7 8
— à feuilles de Cortuse . ............ id
Plantes vivaces. ............................. 179
Pleine terre. ............................. id.
Orangerie. ................................. 18o
Serre. ........................................... 18t
Plantes bisannuelles et trisan -
nuels ...................................... id.
Pleine terre. ............................... id.
Orangerie. .................................. il.
Plantes annuelles. id.
Pleine terre. ............................... id,
III. Plantes bulbeuses, et ....... 183
CHAY.

Ognos

Anémone. ....................................... id.


Renoncules ...................................... 186
DES . 35q

MATIERS
Jacinthe. ................................. 186
Lis... ..................................... 188
— des Incas ............................. 189
Tulipe ....................................... id.
' Autres Plantes bulbeuses .......... 190
Pleine terre. .......................... id.
Orangerie. ........................... 191
Serre ..................................... id.
. 1 V. Couches, Serres, Orangerie. ........ 193
Ces

Couches. ................................... id.


Serre. ....................................... 194
Orangerie. ............................... 197

LIVRE III.

Jardin Paysager.

CHAP. Considérations préliminaires..... 199


l l. Arbres de première grandeur.. . 702 .
CHAP.

commun id ,
Acai

— de Constantinople................ id.
Alisier terminal ........................ id.
Aune......................................... 2o3
glanduleux .................. id.
Aylante

. ................................... id.
Bonduc

Bouleau ..................................... id.


Caroubier.................................. 2o4
Catalpa.. ................................... id.
Cerisier. ...................................
56o TABLE
Charale. .................................. 205
Chêne . id.
Cormier ou Sorbier. ................. id.
Erable .. .................................. 206
Frêne. ..................................... id.
Hêtre . ...................................... 207
Magnolier à grandes fleurs....... id.
Marronnier d'Inde.. ............... 208
Micocoulier. .................................. id.
Noyer ........................................ 209
Olivier de Bohême ................... id.
Orme ........................................ id.
Peuplier. ................................. ici.
Platane. ................................... 210
Poirier. ......................................... id.
Pommier. ................................. 211
Prunier .................................... id!
Sau t e .......................................
-
id.
Saphor ..................................... 212
Sureau . .............................................. id.
Tilleul 213
Tulipier de Virginie. ............. id.
Guar . III. Arbres de seconde grandeur ........ 214
Arbre de Judée. ....................... id.
Aubépine. ............................... ici.
Cytise ....................................... id.
Fusain 215
.

Gladitz ................................... id.


Grenadier ........ . id.
..........................................................
DES MATIÈRES. 361
Jujubier. ................................. 216
Laurier noble. ......................... ici.
Néflier....................................... ici.
Nerprun. ................................... 217
Oranger. ................................... id.
Pistachier. ............................... 918
Protée ici.
CHAP IV. Arbres toujours verts 220

Buis. .... ici.


Cyprès. ................................. ici.
.
.................................
Genvri

Houx. ........................................ 221


If............................................... id .
Mélèze ....................................... 222
Pin. ......................................... ic
Sapin ......................................... 223
Thuya oriental. ........................ 224
Cu AP. Y. Arbustes et Arbrisseaux bois droit. 225

.......................................
Acai

Airelle .....................................
Amandier â fleurs doubles ........ 226
Arbousier. ............................... ici.
Argousier. ............................... ici,
Armoise aurone 227
Aucba ici.
Azalée ........................ ici.
nudiflore

Baguenaudier. .......................... 228


Bruyère..................................... 229
ou Oreille de Lièvre .. ici.
.
Buplèvre

G 16 J
5 : TABLE
Carrelée à trois coques. ........... 229
................................... 230
Céanothe

Chaméceris.
-
de Virginie - ..........
Chionate

231
Corchus ou Corète du Japon . id.
Cornouiller ............................... id.
Genet. .....................................
Hortensia...................................

^2
2
à larges feuilles ..........
Kalmier id.
des jardins................... ici.
etmi
K

Lauréole. . .................................. 2 33
Lilas .
.

ic
Morelle ...................................... 2 3 i
Polygala à feuilles de buis ........ .

d i
ou Calvcnthe ...... 235
Pompadur
Rhododendron. ....................... id.
Rosier. .................................... 236
Sauge. ...................................... 237 _
Spirée. ...................................... 238
Sumac ...................................... ici.
..................................... 239
Syringa

.................................. ici.
Tamrisc

Viorne ...................................... id.


Yucca nain 24o
CHAP. VI (coté IV par erreur). Arbustes et
Arbrisseaux sarmenteux..... 4i2
Aristoloche Siphon ................... . id.
Célastre du Canada ..................... ici.
Chèvrefeuille. ......................... id.
at

DES MAT1ÙRES . 565


Clématite................................. 242
Jasmin: ..................................... id.
.. ..................................... 243
Lyciet

Ronce. ..................................... id.


V igne Vierge.. ........................ 244

LIVRE 1V.

Verger.

CHAP. . Considérations préliminaires ........ 245


t er

CHAP. II. Fruits à pein .. ......................... 25o


Poirier....................................... id.
Pommier... . ................... 254
Cognassier................................. 257
Néflier ....................................... 258
CHAP. III. Fruits à noyau. ........................... 260
Abricotier................................. id.
Pêcher....................................... 262
Prunier. ................................... 266
Ceris. ................................... 268
Guignier. ................................. 271
I3igareut .... .... id.
.

CHAP. 1V (coté XI par erreur). Fruits à env -


............................... 273
.
velop

Amandier ................................. id.


Noyer. ....................................... 274
Noisetier 275
Châtaignier ............................... 276
364

TIBLE
. V. Fruits haies. ................................ 278
Cali

i
Mûrier. ......................................... id.
Figuier. ..................................... 279
Vigne. ......................................... 280

LIVRE V.

Espaliers , et Taille.

^r . . Considérations préliminaires ......... 284


er

Cis
I

CHAP . II. Taille des Espaliers .....................

ego
LIVRE VI.

Conservation des Graines et Destruction des


,

. nicazx .
nuis.LGe

. . Conservation des Graines ................ 3o4


er

Char
I

CHAP . II. Durée des Graines .............................. t


3i

Cn^r . III. Destruction des Animaux nuisibles. 315


Araignée ....................................... id.
Charançons ..............................316
Chenilles ....................................... id.
Courtilère ................................... 318
Fourmis. ..................................... id.
Guêpes et Frêlons .. ................... 319
Hannetons .....................................
3ao

Limaces, Limaçons, Escargots id.


Mulots , Rats, Souris ................. 321
Pucerons. ................................... 322
DES . 565

MATLRES
Taupes.

'_,

329
, Vers de terre. ............. 323
Tiquet

LIVRE VII.

Année du Jardinier.
°r
CHAP. . Considérations prélimnaes. 325
I

Cam . II. Année du Jardinier ......................... 329


,

. Janvier .............................. id.


§ e1
I

IT. Février. 3

1
§

§ III. Mars 3
§ IV. Avril. .......... 335
§ V. Mai. ............ 338
§ VI. Juin. ............ ...............
340

§ VII. Juillet ........


341

§ VIII. Août . ............. 342


§ IX. — 344
Septmbr.-

§ X. Octobre ........ 345


§ XI. Novembre . ... 348
§ XII. Décembre. 349
Explication des Planches ........... 35°
Table générale alphabétique du
Cours complet et simplifié
d'Agriculture ............................ 367

FIN DE LA TABLE.

PARIS , DE L'IMPRIMERIE D'ARIE•N EGRON


rue des Noyers, no 37.
,
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DE L'ART VÉTÉRINAIRE,
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Première Partie , contenant la Description rai-
sonnée des Maladies du cheval et de leur -. Trai
temn ; suivie dé l'Anatomie et de la Physio-
logie du pied; et des Principes de la Ferrure

;
avec des Observations sur le régime, nourri- lâ
ture et l'exercice du cheval, et sur les moyens
particuliers d'entretenir en bon état les chevaux
de poste. .et de course ; par J. WHITE , ex-
médecin des dragons-royaux d'Angleterre. On-
zième édition. Traduit de l'anglais et annoté par
M. Delagut , vétérinaire des gardes-du-corps
du Roi. i vol. . Prix : 3 fr. 5o c. et 4 fr.
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SOUS PRESSE.

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Seconde Partie, contenant la Description raisonnée


et le Traitement des maladies des boeufs, des
vaches, des veaux, des moutons, des cochons ,
des chiens, et des oiseaux de basse-cour; pré-
cédé d'un Traité sur les Laiteries, et suivi d'un
Essai sur les Maladies des animaux domestiques;
par J. . Traduit de l'anglais et annoté
WHITE

par M. Delagut . vol. in-i 2.


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Agen, . Lyon, , Pitre?, 1G-sand .

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Le M n,. Doreen, Belon.
Nouhel

Alençon, , oral.

Cnvigr
veuve Bousquet.
Bonv;ist

Arnicas, veuve Dars . . : , rmande


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Matver
Argentan, . Flo •' e. .

Roulis
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Met., Jevily,
Ç Bayeux, Gi null.

Theil
Beauvais, Desjardins. Montauban, Forestier.
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Besançon, Girard. , Glaçon.

Mortnge
S Bordeaux, mad. , Bergut Moulins, Desrosiers.
Cacsiot
Natter, Senf .
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Bourg, Dufour, . Manies, seuiI

bfalsiv,Bu
Melint
Bonier

Bourges, . Gitles madāitre Buseil , Forest.


Brest, Auger, , , Robin.

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Caen
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