Chapitre 2
Chapitre 2
Méthode développée durant les années 40 par Von Neuman, Vlan et Fermi pour résoudre
certains problèmes de design d'écrans anti-rayonnement. Elle est coûteuse expérimentalement et
difficile à résoudre analytiquement.
Elle consiste à représenter un problème déterministe par un processus stochastique dont les
distributions de probabilité satisfont les relations mathématiques du problème déterministe
complexe. La première étape consiste à construire un modèle analytique qui représente
l'investissement considéré (exemple: une équation pour la valeur présente).
Dans la deuxième étape, l'analyste développe une distribution de probabilité pour chaque
facteur qui est sujet à l’incertitude dans le modèle. Il peut utiliser des données historiques ou une
approche subjective.
À partir des distributions de probabilités pour chaque facteur dans le modèle. Il génère au hasard
une réponse tentative. La répétition de ce mode d'échantillonnage un nombre important de fois,
permet de générer une distribution de fréquence pour la réponse. On peut utiliser n'importe laquelle
des méthodes de mesure de rentabilité. La distribution de fréquence résultant peut être utilisée pour
obtenir des données probabilistiques sur le problème original.
Si on met aléatoirement un certain nombre de points (n) dans le carré, un certain nombre de
points appartiendront au cercle et d'autres non.
- Quand n est grand, la surface du carré sera couverte.
Comme exemple, nous avons généré 30 points dont 24 appartiennent au cercle. Alors :
24
π = 4* = 3.2
30
Si n :DORUV
Supposons que l'on vous propose de jouer au jeu suivant: pour une mise de 20 dollars, on
vous permet de jouer à pile ou face avec une pièce bien équilibrée et de gagner 2x; x étant le nombre
de lancés nécessaires pour avoir pile. Accepterez-vous de faire la mise pour jouer? Quel est le
montant maximum (supérieur ou inférieur à 20 $) que vous accepterez de risquer pour jouer? Votre
réponse dépendra de votre goût pour ce type de risque. Je n'ai encore jamais rencontré quelqu'un qui
dit accepter de miser jusqu'à 100 $. Pourtant...
n i 1 i −1 1 ∞
E (gain) = ∑ 2 2
⋅ ⋅ ; si n → ∞ , alors E (gain) = ∑1 = ∞
i =1 2 i =1
Une approche de simulation est facile à concevoir et à mettre en oeuvre: essayez sans frais, avec une
pièce de monnaie, de jouer à pile ou face et déterminez ce qu'auraient été vos revenus si vous aviez
réellement joué.
Chaque essai est bien terminé avec une sortie de pile et les montants gagnés sont de 2 à une
puissance égale au nombre de fois qu'il a fallu lancer la pièce pour avoir pile.
À la vue de ces résultats on va être frappé par le gros gain comme 32 ou le petit 2 selon
qu'on a le tempérament de joueur ou non. En faisant la moyenne des gains on trouve 56/5, soit
environ 11. Même si ces résultats ne sont pas très significatifs (échantillon trop petit et
probablement biaisé par la manipulation), ils livrent néanmoins un message intéressant: au delà de
30 la mise est trop risquée.
La simulation ne nous donne pas LA solution; elle nous donne des indications nous
permettant de prendre une décision selon notre tempérament. Cette situation est confortable pour le
décideur car on ne lui impose pas une solution fut-elle optimale.
La simulation Monte Carlo permet d'arriver au même résultat que la simulation manuelle du jet de
la pièce de monnaie. En faisant la correspondance suivante :
pile = {0, 1, 2, 3, 4}
face = {5, 6, 7, 8, 9}
et en supposant que lors d'un tirage au sort parmi ces nombres équiprobables la sortie d'un chiffre
traduit le fait que la pièce de monnaie a montré le côté (pile ou face ) correspondant. Par exemple, si
le nombre tiré est 2, c'est pile; 8 c'est face, etc. Il ne restera plus alors qu'à trouver un système de
génération de nombres aléatoires pour simuler le jet de la pièce de monnaie.
Ce procédé a l'avantage d'être plus neutre. En plus, il permet de faire face au cas où il y a
plus de deux événements. Si nous avons trois événements par exemple, il suffit de connaître la
probabilité attachée à chacun de ces événements et de faire la correspondance des chiffres
conséquemment.
On a estimé que les ventes annuelles d'un produit d'entretien ménager ont 60% de chance
d'atteindre 200,000 dollars, 30% de chance d'atteindre 300, 000 dollars et 10% de chance d'atteindre
400,000 dollars.
Pour simuler le comportement des ventes annuelles, on fera les correspondances suivantes
sur la base de 10 :
Il ne restera plus qu'à tirer les nombres aléatoires pour simuler le comportement des ventes
annuelles. Si les pourcentages n'étaient pas arrondis, il aurait fallu faire la correspondance sur la
base de 100 nombres. Essayez pour l'exemple précédent : 61%, 29% et 10% respectivement.
Essayez ensuite 61.5%, 28.5% et 10%.
Exemple 2.4 : Planification des besoins en ressources « infirmières »
Il y a 3 infirmières réservistes qui peuvent être appelées pour remplacer celles qui
s'absenteraient.
JOUR 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14
NIA
NRU
NJCF
JOUR 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25
NIA
NRU
NJCF
Disque d'échantillonnage pour le cas des infirmières :
D NIA(j) =0
I NIA (j) =1
S
72O
Q 90o
U
72o 36o
E NIA (j) =5
NIA (j) =2
o
54 36o
NIA (j) =4
NIA (j) = 3
DÉBUT
INITIALISATION
NRU = NJFC = 0
NIA = 0
DO J = 1,25
>3
NIA (j)
UIR = NRU / 75
PCF = NJCF / 25
GLOSSAIRE
FIN
Analytiquement
Expérience de simulation
- Les situations dans lesquelles des méthodes de résolution analytique n'ont pas encore été
trouvées;
- Des cas où les modèles analytiques sont très complexes à résoudre;
- Ne pas perturber le fonctionnement de la compagnie;
- Des situations pour lesquelles il est très difficile ou dangereux de créer les mêmes conditions
d'opération pour chaque expérience;
- Faciliter l'expérimentation de plusieurs possibilités qui ne peuvent être réalisée en vraie vie;
- Des situations qui peuvent coûter chères et/ou prennent beaucoup de temps pour générer le
résultat voulu.
Pour simuler adéquatement la réalisation des événements dont on connaît les probabilités de
réalisation, il ne suffit pas de faire les correspondances que nous venons de voir. Il faut avoir aussi
un système de génération de nombres équiprobables (ou aléatoires). Malgré l'abondance des séries
de chiffre dans notre entourage: bottin de téléphone, numéro de rue, etc., on ne compte que deux
sources fiables de nombres aléatoires: les tables de nombres aléatoires publiées (on en trouve dans
les annexes de la plupart des manuels de statistiques et de simulation) et les générateurs de nombres
aléatoires des ordinateurs.
Les tables se prêtent à l'utilisation manuelle. Les nombres contenus dans ces tables ont été
soumis à divers tests statistiques pour s'assurer de leur caractère aléatoire dans toutes les directions:
horizontale, verticale et oblique. Tous les chiffres sont équiprobables; il en est de même des
nombres de deux chiffres, de trois chiffres. Lorsque l'on veut utiliser ces tables, il est conseillé de
fixer la direction de lecture de nombres et la position de départ et de ne pas revenir sur ses pas. Voir
la table de nombres aléatoires, à la page 2-11.
2) Chacun des nombre est complétement indépendant de tous les autres déjà générés.
2.3.1.2 Tables
Pris dans n'importe quelle direction prédéterminée, à partir de n'importe quel point.
Avantage : reproductibilité
Avantage : Possibilité de connection directe avec un ordinateur (au début de l'ère des
ordinateurs).
Chaque nombre aléatoire composé de n chiffres est formé des n chiffres du centre du carré
du nombre précédent.
Nombre Source = 12
x0 = 12 x02 = 144
x1 = 44 x12 = 1936
x2 = 93 x22 = 8649
x3 = 64
(N.B. On pourrait aussi alterner)
Chaque nombre aléatoire xi composé de n chiffre est formé des n chiffres du centre de
Xn-1*Xn ou de KXn-1 où K est une constante :
x1 = 8
x2 = 82
x3 = 56
x4 = 59
x1x2 = 656
x2x3 = 4592
Exemple : a = 2; m = 11; xo = 4; c = 0.
x1 = (2*4) mod 11 = 8
x2 = (2*8) mod 11 = 5
x3 = (2*5) mod 11 = 10 ...
Il existe des tests pour vérifier l'uniformité et l'auto-corrélation des séries (pas dans le cadre du
cours).
An Probabilité
3 .20
5 3
7 .25
10 .15
Pour simuler la vie utile on assigne un nombre pris au hasard à chaque valeur de façon à ce qu'il soit
proportionnel aux probabilités respectives. On prend le même nombre de chiffres significatifs que
pour les probabilités.
A Nombres
3 00-19
5 20-59
7 60-84
10 85-99
On simule une durée de vie utile en prenant un nombre au hasard dans une table à cet effet.
Si on obtient un nombre entre 00 et 19 la vie utile serait de 3 ans.
Exemple 2.6 : Prévision de la demande
La compagnie SOW Inc. cherche à se faire une idée plus précise de ce que sera la demande
pour son nouveau modèle d'ordinateur. Ce type de produit informatique étant vite désuet, la
compagnie ne veut pas se retrouver avec des invendus à la fin de la période de planification de trois
mois.
Utilisons des données historiques pour simuler la demande trimestrielle.
Total = 11
Correspondances : 0 = {00, 01, 02, 03, 04, 05, 06, 07, 08} (9)
1 = {09, 10, 11, 12, 13, 14, ... , 35} (27)
2 = {36, 37, 38, 39, 40, 41, ... , 72} (37)
3 = {73, 74, 75, 76, 77, 78, ... , 90} (18)
4 = {91, 92, 93, 94, 95, 96, 97, 98, 99} (9)
Tirage de nombres aléatoires:
Dans la table des nombres aléatoires, prenons la colonne formée par les chiffres à
l'extrême droite et associons chaque nombre trouvé avec sa demande correspondante. Simulons
20 semaines.
Le problème de la gestion des stocks est bien classique: minimiser le coût total de cette
gestion en faisant le trade-off entre le coût occasionné par les lancements de commandes
d'approvisionnement et le coût de conserver des niveaux élevés d'inventaire. Un modèle très
simple a été mis au point par l'approche analytique sur la base de quelques hypothèses
simplificatrices.
Soient :
D la demande annuelle
A le coût de lancement d'une commande
H le coût unitaire de maintient des inventaires
L le délais de livraison
R le niveau de stocks à partir duquel on doit commander
Q la quantité à commander à chaque fois qu'il faut le faire
Q* = (2 AD H )
et
R = dL (d étant la demande durant le délais de livraison R)
Exemple :
Modèle de simulation
Ici on va supposer que la demande varie à la semaine, que les délais de livraison sont
susceptibles de changer; que des ruptures de stocks peuvent survenir et que cela comporte un
coût estimé à 30 dollars par unité manquante. Le lancement d'une commande coûte comme
précédemment 20 $; on suppose que l'on commence avec 40 unités en inventaire; le coût de
maintient des inventaires est de 4 $ par unité par semaine.
Par ailleurs on a obtenu les données suivantes sur les demandes hebdomadaires et les délais
de livraison observés par le passé.
Combien commander (Q = ?)
Quand (R = ?)
Dans cet exemple manuel, on se contentera de faire la simulation pour la politique qui
consiste à prendre Q = 40, R = 10.
Puisqu'on veut obtenir des valeurs successives de x qui correspondent à fX(x), il suffit de
générer un nombre aléatoire uniforme entre 0 et 1, U(0,1) et de l'égaler à FX(x). La
transformation inverse nous donnera x selon la distribution fX(x).
à noter ci-dessous:
(rc - r b )=(r b-ra )
<
xa xb xc x
1 Fx (x)
r c =Fx (x c )
-1
x= fx (r)
r b = Fx (x 0 )
r a = Fx (xa )
1
0 <
xa xb xc x
Figure 2.2 : Génération des n.a. xa et xb à partir de ra et rb ~ N (0,1)
Mathématiquement,
générer r ~U(0,1)
fixer r =FX(x)
ainsi x =FX-1(r)
X ~ Exp (λ )
ainsi
f x (x) = λ e
-λ x
, pour 0<x<∞
0 autrement
x
et Fx (x) = ∫ f x (t) d t = 1 - e- λ x
0
fixons r = 1 - e- λ x ou r - U (0,1)
1 - r = e- λ x
1 n (1 - r) = λ x
- 1 n (1 - r )
=x
λ
- 1 n (1 - r)
donc x = = F-x1 (r)
λ
Ainsi pour obtenir un échantillon d'une distribution exponentielle ayant une moyenne égale à 1
il suffit de générer R~U(0,1) et d'effectuer la transformation inverse.
La génération de nombres aléatoires normalement distribués n'est pas aussi simple que
pour la distribution exponentielle, car il est plus difficile d'obtenir la fonction inverse de FX(x).
3RXUREWHQLU<a112). Notons que cette transformation est basée sur l'identité
Il est habituellement utile de pouvoir générer des nombres entiers selon une distribution
empirique (données expérimentales par exemple) non-exprimée sous forme analytique.
b1 P1 P1
b2 P2 P 1 + P2
b3 P3 P 1 + P2 + P3
: : :
bn Pn P1 + P2 + P3 + ... + Pn = 1
1 - Pn
P1 + P2 +P3
P1 + P2
P1
b1 b2 b3 bn-1 bn bi
2.4 RÉGIME TRANSITOIRE ET PERMANENT
1- Les conditions initiales du modèle sont généralement vides (inoccupé, zéro). Ces
conditions peuvent être assez différentes des conditions normales de fonctionnement de
système réel:
2- Simuler consiste à générer des N.A. et les faire interagir : ce processus nécessite un
certain nombre de valeur avant d'obtenir des états significatifs.
Notons qu'il y a des systèmes qui n'entrent jamais en régime permanent ex.: économie
nationale et industrielle, un régime permanent peut consister en une oscillation.
Tableau d'une expérience
- - - - -
# ϑ ) # ϑ ) # ϑ ) # ) ϑ )
- (min)
7.5
6.5
6
Transitoire Permanent
5.5 Permanent
200 400 600 800 1000
Stabilité croissante à partir de 400 à 500 min x ≈ 6.8 min. On sait qu’à la longue ça tend vers 7
min. = (0.5 x 4 + 0.5 x 10)
Le régime transitoire n?est pas très représentatif de la réalité 6 minimiser l’effet de l'état
transitoire.
1. Utiliser des expériences très longues; pour négliger l’effet des résultats transitoires sur
le total. Ceci peut être très coûteux en temps d’ordinateur.
2. Rejeter les résultats des premiers moments, ex. : ne pas compiler les premiers 50 jours,
on compte lorsque 1 000 commande sont traitées...
3. Utiliser des conditions initiales très proches de celles attendues en régime permanent.
Ca peut biaiser si le régime permanent n’est pas atteint.
A quel moment le régime transitoire se termine-t-il?
Il n'y a pas de règle satisfaisante pour déterminer avec certitude et précision l’entrée en
régime permanent.
1. Effectuer des expériences pilotes
2. Observer le comportement du système
3. Décider quoi rejeter
2. Observer une séquence de résultats : si les nombres d'obs où le résultat est > à µ est ≈
le nombre où le résultat est <µ alors le R.P. est probablement atteint (Emshoff, Sisson).
3. Calculer la période K la plus longue (durant une expérience pilote) pour laquelle les
résultats ont une auto-corrélation significative; rejeter une période initiale de même longueur
pour les expériences suivantes (Fishman).
4. Le plus long cycle du modèle doit avoir été exécuté au moins 3 à 4 fois avant que les
effets transitoires soient disparus (Tocher).
5. Calculer en moyenne mobile des résultats et supposer que le régime permanent est
atteint lorsque cette moyenne ne change pas de façon significative avec le temps.
Exemple :
# source 197 369 297 1561 2657
xi (1 000 jours) 288 277 264 256 294
xi (1 500 jours) 254 265 296 284 275
Si on veut vérifier que les 2 échantillons proviennent d’une même population (même
distribution), ou si on désire vérifier si le R x P est atteint à 1 000 jours, étant certain qu’il l’est à
1 500 jours (observation visuelle).
x1 − x 2
t =
(n1 (
− 1) S12 + n 2 − 1 S 22 ) 1 1
+
n1 + n2 − 2 n1 n2
275.8 − 274.8
t = = 0.06
1012.8 + 1051,4
8
n
x
ou x =∑ ij
1 j =1
n
n = 5 = n1 = n 2
n (x )
− xi 2
∑
2
ij
S =
1 ni − 1
j = 1
8 = n1 + n2 –2 degrés de liberté
t = 0.04 < 1 très petit, on aurait pu déduire le non rejet de H0 immédiatement sans
recourir aux tables.
2.5 Simulation à événements discrets versus simulation continue
Les systèmes peuvent être classifiés comme étant discrets ou continus. Law et Kelton (1991)
mentionnent que peu de systèmes pratiques sont totalement discrets ou continus, mais puisqu'un
seul type de changement prédomine pour la majorité des systèmes, il sera souvent possible de
classifier un système comme étant soit continu ou discret.
La simulation à événements discrets modélise les systèmes dont les états changent seulement à
des instants discrets comme résultat d'événements spécifiques (Fig.2.3).
temps
Début Évén. Évén. . . . . . . Évén.
Figure 2.3 : Progression de la simulation d'un événement à l'autre
La majorité des systèmes manufacturiers et de Nbre de clients
service sont des systèmes à événements discrets. Par dans la banque
La simulation continue modélise les systèmes dont les variables d'état changent continuellement
avec le temps. Le changement que subit les variables d'état est décrit par des équations
différentielles qui sont souvent résolues à chaque petit incrément du temps pour déterminer les
valeurs courantes des variables d'état jusqu'à une valeur limite qui déclenche une certaine action.
Exemple : ÉVÉNEMENT "le client finit de se faire servir" (file non vide)
Début
+ contrôle du temps
Do
Génération d'événement
Calcul et enregistrement
de statistiques
Résultats
Fin
Supposons qu'un ensemble d'événements e1, e2, e3, ..., e6 se produisant lors d'une
simulation ils ne sont pas nécessairement exécutés au même temps d'horloge, avec les 2
mécanismes de contrôle de temps.
.
Ti = temps vue à l’horloge, dans le modèle.
Avance variable
e5
e1 e2 e3 e4 e6
T1 T2 T3 T4 T6
Avance fixe
e5
e1 e2 e3 e4 e6
© t © t ©
T1 T2 T3 T4
Le choix de ∆ t avec le contrôle à avance fixe est critique. C’est ce qui déterminera la précision
des résultats. De façon générale le modèle à intervalle fixe devrait être choisi lorsque :
Une file d'attente est un ensemble ordonné d'entités (clients) qui attendent un changement
de statut (qu'un serveur se libère). On trouve le phénomène d'attente aussi bien dans les systèmes
manufacturiers que dans les banques, coiffeurs, postes, etc. Tous ces systèmes impliquent des
situations dans lesquelles des entités (clients) doivent attendre en file pour un service. Quand
une file d'attente se vide, le serveur devient libre.
Un système de file d'attente est représenté à la Figure 2.3.
client servi
Population file service
d'attente phase
- La population représente les clients qui vont aller au système de file d'attente. Elle
peut être finie ou infinie. Elle est caractérisée par le taux d'inter-arrivée des clients
dans le système.
- La file d'attente est l'endroit où les clients attendent pour le service. Elle est carac-
térisée par la capacité (ex.: espace d'entreposage devant un poste de travail) qui peut
être finie ou infinie et la gestion de la file (règle d'ordonnancement qui détermine quel
client dans la file sera le prochain à être servi. Ex.: premier arrivé, premier servi).
ËdËdËdËd
ËdËdËdËd
ËdËdËdËd
file d’attente serveurs
ËdËdËdËd
Un système de file d'attente peut être représenté comme suit (Banks et Carson 1984):
A/B/S/N/K/D
µ : taux de service
λ
Taux d'occupation du poste : Φ =
µ
1
Temps moyen dans système : T s =
µ − λ
λ
Nombre dans système : N s =
µ − λ
λ
Temps moyen dans file : T f =
µ (µ − λ )
λ2
Nombre moyen dans file : N f=
µ (µ − λ )
Illustration :
Supposons un chantier de construction où les ouvriers arrivent, pointent leur présence et vont
chercher leurs outils de travail auprès d'un magasinier chargé de la conservation des outils.
Dans la situation de départ, les ouvriers arrivent au rythme moyen de 15 personnes par
heure (une arrivée toutes les quatre minutes). Le magasinier sert en moyenne 18 personnes à
l'heure. Si un magasinier est payé 10 dollars de l'heure et chaque ouvrier 15 dollars de l'heure, on
veut savoir s'il est opportun d'engager un deuxième magasinier pour accélérer la remise des
outils.
On utilisera la formule du temps d'attente dans la file pour comparer les coûts totaux de l'attente
et des salaires de magasinier selon que l'on a un ou deux magasiniers. Dans cette
illustration on supposera que le service de délivrer les outils est deux fois plus rapide avec deux
magasiniers qu'avec un seul.
Pour la représentation d'autres cas de système de file d'attente, voir Banks et Carson
(1984).
Un réseau de file d'attente est composé d'un ensemble (souvent fini) de postes de service
(file + serveur) et d'un ensemble généralement infini de clients (population).
Il est caractérisé par un processus stochastique représentant l'arrivée des clients au réseau,
les temps de service aléatoires des clients aux postes, le processus stochastique représentant le
cheminement des clients d'un poste à l'autre et les disciplines de service des clients à chaque
poste (ex.: premier arrivé, premier servi). On peut avoir des limites de la longueur des files
d'attente aux postes, ce qui entraîne des pertes de clients arrivant à une file déjà pleine ou le
blocage d'un poste ne pouvant acheminer les clients vers une file pleine. Il y a 2 types de réseaux
de file d'attente :
Si , µ i
αni
Sn , µ n
αn1
Figure 2.6 : Réseaux de files d'attente fermés
QNA usage fermé approx. PAPS pas limité à pas limitée à infinie
(1983) général ouvert exponentielle Poisson
A
Note : TS, TF : client I
Intervalle de temps de TA : client I + 1
GÉNÉRER
la nouvelle arrivée TA
TA= TA- TF
GÉNÉRER
TS
Nouveau client arrivé avant Nouveau client arrivé
Que le service soit complété après la fin du service
TS > TA TS > TA
TS TA
TS TA
TL = 0 TF = 0 TF = 0
TL = 0
TF = TS - TA TL = TA = TS
TLT = TLT + TL
TAT = TAT = + TF
TF = Intervalle de temps que le client doit passer en file d’attente avant d’être servi.
TL = Intervalle de temps pendant lequel le serveur est libre et attend pour la prochaine
Logigramme du modèle de file d’attente à 1 serveur : avance de temps fixe.
Générer temps prochaine arrivée GÉNÉRER TA TLT = Temps total libre du serveur
TPA = TPA + TA
Serveur
(occupé)
Serveur
(libre) non
oui
TS>0
GÉNÉRER TS
Temps de service
NON OUI
TS>0
TS = TS - 1
OUI NON
A
TEMPS = TPA B
2.8 NOTIONS DE MODÈLES ET SIMULATIONS
1. Définitions :
- Un modèle est défini comme une représentation d’un système dans le but d’étudier le
système en question.
- Toutefois, le modèle doit contenir assez de détails pour tirer des conclusions valables
sur le système réel.
Remarque :
Jusqu’où peuvent aller les détails? C’est une tâche difficile dans l’étape de modélisation ...
ART !!!
a) Physique ou abstrait
b) Statique ou dynamique
MODÈLE
ABSTRAIT PHYSIQUE
Équation mathématique décrivant = (prod. Abstraite dynamique) le déplacement d’un corps dans
l’espace. Modèles d’entreprises industrielles seront tous dynamiques.
c) Linéaire, non-linéaire :
Utilisé dans l’industrie, mais n’a pas toujours une bonne approximation.
d) Stable ou instable :
Instable : Système dans lequel une perturbation sera amplifiée quand les changements
augmentent continuellement.
ex. : Un système de production non-linéaire instable réagira de la sorte jusqu’à ce que
des influences non-linéaires limitent la perturbation (manque d’ouvriers, capacité
limitée).
e) Stochastique ou déterministe :
Remarque : Les systèmes de production seraient mieux représentés par des modèles :
abstraits, dynamiques, non-linéaires et stables.
Mais très complexes souvent approximés par des modèles abstraits dynamiques, linéaires
et stables.
3. Modèles de simulation :
MODÈLES DE SIMULATION
Contient une ou
plusieurs V.A.,
plusieurs output
estimation
DETERMINISTE Ex : temps inter-arrivée des clients
DYNAMIQUE
STATIQUE
État : Collection de variables nécessaire pour décrire le système à tout moment par rapport
aux objectifs de l’étude.
Endogène : Description des activités et événements qui sont dans le système (dépendante).
Relations fonctionnelles : Décrivent les interactions entre les variables et les composants du
système.
Début
+ contrôle du temps
Do
Génération d’événement
Calcul et enregistrement
de statistiques
Résultats
Fin
Exemple : ÉVÉNEMENT «le client finit de se faire servir» (file non vide)
Notons que celles-ci seront utilisées implicitement dans l’organigramme que nous
suggérons.
c) Relations fonctionnelles
1. Lorsqu’un client arrive, il se fait servir immédiatement si la file d’attente est vide
(serveur inoccupé), sinon il entre en file d’attente selon la discipline suggérée.
• • •
arrivée
serveur sortie
FILE D’ATTENTE
SYSTÈME
Si un client arrive et que le serveur est inoccupé, il y va directement; s’il y a une file
d’attente ou que le serveur est occupé, le client entre en attente, se plaçant dans la file à une
position déterminée par la discipline. Quand un client arrive à la station de service, il est servi
en un temps déterminé par le taux de service; le service terminé, le client sort et un nouveau
client vient s’il reste en attente, sinon le serveur devient inoccupé.
a) Composantes
b) Variables
?> ⇒
Arrivée des clients File d’attente Service Client quitte le système
N
Temps total dans le système de tous les clients = ∑ wi
i=l
T
= ∫ L (T ) dt
0
occupé
libre