2013 Torres
2013 Torres
Arnaud TORRES
ISEOR, Magellan, IAE Lyon, Université Jean Moulin
France
Résumé
De plus en plus, les managers de proximité sont sollicités par leurs Directions et leurs
collaborateurs pour assumer un rôle de gestionnaire des ressources humaines. Dans cette
communication, suite à notre recherche-intervention dans une organisation industrielle, nous
analysons les apports d’un outil de gestion des ressources humaines, la grille de compétences
et d’analyser en quoi elle aide le manager de proximité à piloter le potentiel humain de son
équipe, et quelles influences elle a sur son rôle de pilote d’équipe.
Mots-Clés
1
APPORTS D’UN OUTIL DE GESTION DES RESSOURCES HUMAINES ET DE PILOTAGE
POUR LE MANAGER DE PROXIMITE
INTRODUCTION
Nous recourons par ailleurs à la théorie socio-économique (Savall, 1974) qui met en
avant le rôle tenu par le manager en tant que chef d’orchestre de son équipe. À cette notion
sont associées la question et l’importance de son rôle dans le pilotage de son équipe et des
activités de celle-ci. Cette théorie, s’appuyant sur le concept de potentiel humain que chaque
individu représente, met en relation le développement des compétences des collaborateurs et
celui des performances de son équipe.
1. CADRES THEORIQUES
2
l’organisation du travail (répartition des tâches, des missions et des fonctions, autonomie dans
le travail, charge de travail, etc…), à la communication-coordination-concertation (dispositifs,
transmission des informations, etc…), à la gestion du temps (respect des délais, tâches mal
assumées, etc…), à la formation intégrée (besoins de formation, compétences disponibles,
etc…) et à la mise en œuvre stratégique (orientations stratégiques, gestion du personnel, mode
de management, etc…).
Cette théorie met en exergue les différentes interactions entre les structures de
l’organisation, aussi bien mentales que physiques, et les comportements des salariés, qui sont
à l’origine des dysfonctionnements et peuvent être « regroupés dans cinq indicateurs
considérés comme des familles de dysfonctionnements à savoir : l’absentéisme, les accidents
du travail, la rotation du personnel, la non-qualité ou défaut de qualité et les écarts de
productivité directe ou sous-productivité directe » (Savall, 1974, 1979 ; Savall & Zardet,
1987, 2007). Parmi ces cinq indicateurs, trois sont à dominante sociale et deux à dominante
économique. Ainsi, les dysfonctionnements générés par ces interactions engendrent des coûts
cachés, synonymes de détérioration de la performance économique de l’organisation.
Nous retenons deux aspects fondamentaux de cette théorie : le rôle du manager dans
l’organisation et le concept de potentiel humain. Le rôle du manager est considéré ici comme
le chef d’orchestre de son équipe et à cette notion, sont associées la question et l’importance
de son rôle dans le pilotage de son équipe et des activités de celle-ci. Il peut donc être
considéré comme « le manager premier RH » de son équipe puisqu’il tient un rôle majeur
dans le développement de ses collaborateurs (Galambert, 2007, p. 62). Selon (Drevet, 2002),
« le rôle du cadre de proximité s’élargit car il devient gestionnaire, en charge du bon
fonctionnement du service sur les plans qualitatifs et quantitatifs et se préoccupe de la
rationalisation des coûts. Ainsi, l’évaluation des compétences participe à cette rationalisation
». C’est donc un activateur du potentiel humain que chaque personne représente, dans la
mesure où elle apprend, évolue et est sans frontières (Cristallini, 2012). C’est à la suite
notamment des travaux de (Lepak & Snell, 1999), (Galunic & Anderson, 2000) & (Hitt,
Bierman, & Kochkar, 2001), que le concept de capital humain a alimenté les sciences de
gestion. « Le capital humain dans la perspective gestionnaire, représente un stock que l’on
peut créer, développer, accumuler et utiliser » (Autier, 2005). Il représente donc l’expression
de la capacité créatrice d’une personne (Perroux, 1975) puisque selon (Guillard & Roussel,
2010)1, « le capital humain d’un individu se définit donc surtout par les connaissances et
compétences que ce dernier maîtrise ». Ainsi, le manager de proximité, par son pilotage, tend
à « développer la mise en œuvre des compétences humaines, au lieu d’accumuler des
compétences volatiles » (Savall & Zardet, 1987, 2007).
1
Guillard, A., & Roussel, J. (2010, Janvier). Le capital humain en gestion des ressources humaines : éclairages sur le succès
d'un concept. Management & Avenir, Issue 31, pp. 160-181.
3
1.2.L’apprentissage organisationnel
Selon (Fiol & Lyles, 1985), « bien qu’il y ait une reconnaissance généralisée de la
notion d’apprentissage organisationnel et de son importance stratégique vis-à-vis des
performances, aucun modèle d’apprentissage organisationnel n’est largement accepté ».
Ainsi, « les théoriciens ont mentionné que l’apprentissage peut être perçu comme une idée ou
une connaissance (Argyris & Schön, 1978 ; Hedberg, 1981), comme de nouvelles structures
(Chandler, 1962), de nouveaux systèmes (Jelinek, 1979 ; Miles, 1982), de simples actions
(Cyert & March, 1963 ; Miller & Friesen, 1980) ou encore, des combinaisons (Bartunek,
1984 ; Shrivastaya & Mitroff, 1982) ». C’est pourquoi, quand certaines personnes définissent
l’apprentissage comme étant simplement la résolution de problèmes (Argyris, 1991) ou
comme n phénomène collectif d’acquisition et d’élaboration de compétences qui, plus ou
moins profondément, plus ou moins durablement, modifide la gestion des situations et les
situations elles-mêmes » (Koenig, 1994), nous proposons de définir l’apprentissage
organisationnel par : « un procédé d’actions d’amélioration à travers de meilleures
connaissances et une meilleure compréhension » (Fiol & Lyles, 1985).
Selon (Nonaka, 1994), l’innovation joue un rôle majeur dans la place prise par les
connaissances pour les grandes organisations et leur développement. Cela implique donc des
réflexions sur le traitement des connaissances et sur les manières de créer de nouvelles
connaissances. Ainsi, le manager de proximité se retrouve dans une position stratégique pour
piloter ce traitement et cette création de connaissances au sein de son équipe. Tenant compte
du rôle tenu par les acteurs immergés dans l’organisation, (Argyris & Schön, 1996, 2002)
estiment que « si les théoriciens de l’apprentissage organisationnel se fixent pour objectif
d’aider les hommes de terrain, ils se doivent de relier l’apprentissage organisationnel à la
pensée et au mode d’action de ceux-ci d’une façon ou d’une autre ».
Les liens entre ces deux cadres théoriques portent sur l’importance du rôle du manager
de proximité puisqu’à travers lui, dans ce processus d’échange de connaissances,
l’organisation tient un rôle important pour les transmettre avec succès d’un émetteur à un
récepteur (Cummings & Bing-Shen, Summer 2006). Ce même manager tient un rôle majeur
car à travers le pilotage de l’accroissement des compétences des acteurs de son équipe, il
contribue au développement du potentiel humain, ce que soulignent (Guillard & Roussel,
2010) puisqu’à partir de la formation, les salariés augmentent leur capital humain à travers le
développement de leurs aptitudes et leurs connaissances. Il est donc un élément clé puisqu’il
4
« il s’agit de mettre les hommes, par un effort commun, en situation de pouvoir se nourrir, se
former et opérer leur propre libération… » (F.PERROUX).
2. METHODOLOGIE DE RECHERCHE
2.1.Recherche-Intervention socio-économique
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2.2.Présentation du terrain de recherche
L’organisation Mt dans laquelle nous sommes intervenu, qui constitue notre terrain de
recherche, a été créée en 1951 par Mr M. L’entreprise Me initialement développé son savoir-
faire dans le marché des tissus industriels afin d’effectuer de l’habillage mural, des stores
solaires et de l’acoustique. Après environ 50 ans d’exploitation et de développement, elle a
été reprise par les trois fils du fondateur, qui l’ont cédée en 2005 à un groupe international. En
2007, elle a encore changé de mains et fut cédée à un autre groupe international, que nous
appellerons H. Le regroupement de Me et de H en 2011 a donné le nom de Mt à cette
nouvelle entité, qui compte environ 220 salariés pour un chiffre d’affaires annuel d’environ
30 millions d’euros. C’est en 2010, en pleine crise économique, que cette entreprise a fait
appel à notre équipe de recherche avec la volonté d’implanter une démarche de changement
global pour réussir la passation de la gouvernance, suite au départ annoncé en août 2011 du
dernier frère encore en activité. Par ailleurs, Mt comptait sur cette recherche-intervention pour
développer une culture globale d’entreprise auprès de ses salariés, et pour affiner et
développer des méthodes de travail communes tout en respectant les pratiques des
collaborateurs.
2.3.Présentation de la recherche-intervention
6
Une démarche dite « HoriVert » articulée à partir de l’architecture suivante a été
conduite (Figure 1). Les triangles, ou grappes, représentent un périmètre avec son responsable
et ses managers. Par ailleurs, un diagnostic (DIAG.) et un groupe de projet (GP) ont été
réalisés sur chaque grappe.
L’action horizontale nous a permis de recueillir les paroles des membres de la Direction et des
membres de l’encadrement sur les dysfonctionnements de l’entreprise, à partir d’entretiens
semi-directifs individuels d’une heure conduits sur la base d’un guide d’entretien composant
six thèmes de dysfonctionnements : conditions de travail, organisation du travail,
communication-coordination-concertation, gestion du temps, formation intégrée et mise en
œuvre stratégique. Après la retranscription de ces discours et à partir du dépouillement des
entretiens semi-directifs permettant d’identifier des dysfonctionnements, ces derniers sont mis
à jour par le biais de phrase choc dites des « phrases-témoins ». Celles-ci, sont ensuite
imputées sous un système-expert SEGESE (Zardet & Harbi, 2007 dans Buono & Savall,
2007), dans des idées-clés dans l’un des six thèmes de dysfonctionnement socio-économique.
7
constitué d’une synthèse des dysfonctionnements, et d’une analyse par les chercheurs de
phénomènes non exprimés par les acteurs (ou non-dits).
Ces quatre diagnostics ont été réalisés dans les secteurs suivants :
- Grappe Industrielle = Entité S. et Entité T.O.
- Grappe Commerciale
- Grappe Services Support
À la suite de chaque diagnostic vertical, un avis d’expert a été élaboré servant de point
de départ des groupes de projet verticaux pour la recherche de solutions aux
dysfonctionnements : mise en œuvre d’outils (fiche de résolutions, planning de mise en
œuvre, cahier des charges des groupes de travail…). Pour cette communication, nous nous
sommes concentrés sur l’entité S. de la grappe industrielle. Le tableau N°1, récapitule la
méthodologie suivie.
2
L’équipe de recherche-intervention dans cette entreprise était constituée de : H.Savall, V.Cristallini, F.Goter,
M.Daclin, F.Sadoun et A.Torres que nous remercions ici chaleureusement pour leur contribution
8
2.4.Positionnement du manager de proximité
2.4.1. Définition du manager de proximité
3. RESULTATS DE LA RECHERCHE
3.1.DEFICITS DE PILOTAGE DES ACTIVITES ET DU POTENTIEL HUMAIN
9
Elles mettent en avant l’importance de la communication-coordination-
concertation sur le pilotage des transferts de compétences :
Au Tissage, on n’écoute plus la base. Les personnes se fatiguent et l’encadrement
intermédiaire est un peu perdu. (E)
Les personnes les plus expérimentées ne transmettent pas leur savoir, car nous ne créons pas
les conditions pour ce partage. (PSRH)
Bien que nous ayons des connaissances sur notre métier ou notre poste de travail, notre avis
n’est pas pris en compte, car les chefs n’acceptent pas les avis des personnes en dessous
d’eux. (PSRH)
Comme les cadres ne sont jamais sur le terrain, le savoir-faire se perd. (PSRH)
Des difficultés de gestion du temps et des activités sont exprimées par manque
de connaissance du potentiel humain disponible pour le manager de proximité :
L’atelier Enduction n’est pas fermé pendant les trois semaines de congés d’été, alors le
service est perturbé pendant deux mois par les congés des uns et des autres. (PSRH)
Les nouveaux arrivants ne sont pas assez formés. Ils ne sont donc pas capables d’assurer
leur travail. (PSRH)
Quand je fais un métrage, je dois mettre de côté les pièces qui ont des défauts mais je n’ai
reçu aucune formation pour les identifier. (PSRH)
Les responsables délèguent l’organisation des formations à des personnes qui n’ont ni le
temps ni les compétences pour les réaliser. (PSRH)
10
Enfin, des dysfonctionnements sont signalés quant à la prise de décision et aux
pratiques managériales du manager de proximité :
On a une gestion du personnel totalement déficiente à l’atelier de fil enduit. On tourne avec
la moitié de l’effectif à cause des absences et de la rotation du personnel. Les personnes ne
sont pas correctement accompagnées. (E)
Notre chef d’atelier ne fait pas toujours les bons choix pour la bonne marche de l’atelier
Enduction et cela nous énerve. (PSRH)
Quand nous avons des idées, nous n’en bénéficions pas car nos responsables se les
approprient et ne nous remercient même pas. (E)
Il y a un manque de prise de décisions par les cadres, qui attendent que nous les prenions à
leur place. (E)
Par ailleurs, nous avons mis en exergue les coûts cachés liés aux défauts de pilotage
des transferts de compétences et du potentiel humain (Tableau N°2).
Tableau N°2) Coûts cachés de l’entité S. liés aux défauts de pilotage des transferts de
compétences et du potentiel humain
Ces coûts cachés représentent environ 296 000 € pour 112 personnes dans cette entité,
soit près de 2 600 € de coûts cachés par personne et par an liés à cette problématique. À noter
que les coûts cachés totaux de cette entité sont de 4 043 000 €, soit près de 36 100 € par
11
personne et par an. Ainsi, les 2 600 € représentent une proportion de 7,2% des coûts cachés
totaux.
12
La grille de compétences (Tableau N°3) recense les compétences collectives et les
savoir-faire particuliers à un instant T et ce, par acteurs et activités. Grâce à la cotation
effectuée par les encadrants, il est possible d’en faire une double lecture, verticale et
horizontale. Les vulnérabilités ou les carences en compétences par activité de l’équipe (lecture
verticale) ainsi que le degré de polyvalence des acteurs sont mis en exergue (lecture
horizontale). De par sa position et grâce à cet outil, l’encadrant peut mieux aider ses
collaborateurs à évoluer (Mintzberg, Simons, & Basu, 2002). En effet, le manager de
proximité visualise s’il s’occupe suffisamment des membres de son équipe puisqu’une
personne peu polyvalente ou surchargée d’activités, est un indicateur d’alerte. Nous ajoutons
aussi, que les degrés de cotation de cet outil diffèrent par le fort ancrage de la notion de
pratique. Ainsi, une personne cotée avec un carré noir (Cf figure █) représente un acteur
maîtrisant l’activité en termes de qualité, d’autonomie, de respect des budgets et/ou des délais,
mais aussi, pratique régulièrement cette activité. Par ailleurs, une personne avec cette cotation
représente aussi un formateur interne potentiel, capable d’être responsabilisé, enrichi et nourri
par l’élargissement de son périmètre d’activité, comme l’ont bien mis en évidence les
managers de l’atelier (Cf ci-après dans le Tableau N°5)
13
Tableau N°4) Recensement des formations réalisé par les managers de proximité à l’aide
des grilles de compétences de l’atelier
RECENSEMENT DE FORMATIONS
Encollage Ourdissage
Fabrication colle et reconnaissance Reconnaissance système et identification
Recyclage machine Lecture et compréhension des Ordre de
Fabrication Ourdissage
Standards
Lecture et compréhension d’un Ordre de Standard machine
Fabrication Réglage machine + fonctionnement
Sections Recyclages et chargements Réparation fils
Contrôle Peignière Analyse défaut
Contrôle des flasques Conversion masse / longueur
Contrôle Dureté Changement de peigne
Contrôle Spectro Exemple de calcul pour nouvelles références
Ourdissage en sous-traitance
Calcul de production
Déclaration de production
Analyse des défauts
Réparation des fils
Fils perdus
Déclaration de production
4. DISCUSSION
4.1.ANALYSE DES RESULTATS
14
Notons aussi que 16 formateurs internes potentiels ont été identifiés. Le recensement
des formations nécessaires est le reflet des urgences sur 24 d’entre elles, et constitue un
premier pas vers la formalisation d’un plan de formations. Par conséquent, même si selon
(Dietrich, 2009), « le manager de proximité aborde les ressources humaines en termes
d’efficacité plutôt qu’en termes de développement de potentiel », nous avons observé que ce
dernier prend en charge aussi la problématique du potentiel humain, sans pour autant oublier
l’efficacité de la production.
Par ailleurs, l’utilisation de ces grilles de compétences ont permis aux managers de
proximité de faire l’inventaire des vulnérabilités de leurs équipes. Leur prise de décision s’en
est trouvée confortée et stimulée en particuliers lors de remplacements ou de départs. Par
conséquent, leurs pratiques managériales et leur responsabilisation elles aussi, ont été
développées.
15
Tableau N°5) Synthèse des réalisations marquantes et de leurs effets
RÉALISATIONS MARQUANTES ET LEURS EFFETS
16
4.2.LIMITES ET PERSPECTIVES
Enfin, il serait été intéressant de pouvoir quantifier financièrement les apports sur les
pratiques managériales des managers de proximité ainsi que sur les gains de productivité liés
aux développements des collaborateurs. Cela constitue donc une piste à explorer pour l’avenir
afin de mettre aussi en avant, les impacts d’une approche longitudinale mais aussi, permettrait
de constater la pertinence ou non du choix du cadre théorique de la socio-économie des
organisations. En effet, l’évolution des dysfonctionnements quantifiés et des coûts cachés liés
à ces derniers nous permettrait d’évaluer financièrement les impacts des outils et dispositifs
mobilisés. Par ailleurs, à partir du tableau N°5, bien que nous observons des baisses de
vulnérabilités ou des enrichissements de tâches, nous n’avons pas quantifié combien de
connaissances ont été créées ni formalisées ces dernières. Ce qui constitue un frein à
l’optimisation de l’utilisation de l’apprentissage organisationnel.
CONCLUSION
17
impact sur la gestion des ressources humaines, dans la mesure où il a été utilisé pour
l’élaboration d’un futur plan de formation interne et la création d’un espace de
communication entre les acteurs.
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