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Champ Electrique

etude et realisation de champ electriques

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WIKIPEDIA L’encyclopédie libre WIKIPEDIA Champ électrique En physique, le champ électrique est le champ vectoriel créé par des particules électriquement Champ électrique chargées. Plus précisément, des _particules chargées modifient les propriétés locales de Lo T'espace, ce que traduit justement la notion de champ. Si une autre charge se trouve dans ce champ, elle subira I'action de la force électrique exereée A distance par la particule : le champ - Glectrique est en quelque sorte le "médiateur" de cette action a distance. De facon plus détaillée, dans un référentiel . galiléen donné, une charge q donnée, de vecteur vitesse J, subit de la part des autres charges présentes (fixes ou mobiles) une force (dite de SO gduUooD aN eeos eel geeee eee ey yp Nt na Lorentz) qui se décompose en deux parties : Représentation du champ électrique en quelques points de Vespace di une charge élémentaire positive. f =4(B+0A8). Unités SI net ‘on dans laquelle B kh Dimension MULT Sit expression dans laquelle E est le champ p20 6) kame Act électrique, qui décrit donc la partie de la force de Lorentz indépendante de la vitesse de la charge, Nature 1,2,N 1 et Best le champ magnétique", qui décrit | Symbole usuel donc la partie de la force exercée sur la charge jen a d'autres qui dépend du déplacement de celle-ci dans le référentiel d’étude. Il convient de souligner que les champs électrique ect magnétique dépendent | Conjuguée du référentiel d’étude’. grandeurs Le champ électrique peut ainsi étre défini comme le vecteur traduisant I'action & distance subie par une charge électrique fixe dans un référentiel donné de la part de toutes les autres charges, que celles-ci soient fixes ou mobiles. Ce vecteur est porté par une ligne (appelée ligne de champ) et son sens est dirigé vers les potentiels décroissants. Par exemple si le champ est créé par une charge positive et une charge négative, le sens du vecteur champ électrique est dirigé vers la charge négative. II peut encore étre défini comme toute région de I'espace dans laquelle une charge est soumise & une force de Coulomb. Grandeur vectorielle intensive B=e.B Densité de charge Champ électrique associé a son Propagateur qu'est le photon. Dans le cas de charges fixes dans le référentiel d’étude, le champ électrique est appelé champ électrostatique®. Il est important de souligner que ce derni r champ ne se confond pas en général avec le champ électrique tel qu'il a été défini précédemment, en effet lorsque les charges sont en mouvement dans ce référentiel, il faut y ajouter un champ électrique induit dfi aux déplacements des charges pour obtenir le champ électrique complet’. Le champ électrique présente en réalité un caractére relatif, et n'existe pas indépendamment du champ magnétique’. En effet, la description correcte du champ électromagnétique fait intervenir le tenseur (quadridimensionnel) de champ électromagnétique F"”, dont les composantes temporelles correspondent A celle du champ électrique. Seul ce tenseur a un sens physique’, et lors d'un changement de référentiel il est possible de transformer le champ électrique en un champ magnétique et vice-versa. Description qualitative du champ électrique jael Faraday introduisit la notion hamp Mise en évidence expérimentale du champ électrique De nombreuses expériences simples permettent de mettre en évidence lexistence d'un champ lié A Yaction de particules chargées, ainsi que son caractére vectoriel. Il est notamment possible de citer : = Expériences d’électrisation de corps isolants ; il est facile d’électriser, c'est-a-dire de faire apparaitre des charges électriques, sur des corps isolants, en les frottant. Ainsi une tige de verre, ou la surface d'un disque compact frottés avec de la laine acquirent une charge électrique, ce qui se manifeste par le fait que des bouts de papier, ou de la poussiére, sont attirés distance par le corps ainsi électrisé (cf. figure ci-contre). De méme, deux tiges isolantgs,électrisées s'attirent ou se repoussent, selon leur nature Attraction de petits morceaux de papier par la surface d'un CD . lectrisé par frottement action a distance causée par les charges électriques peut s‘expliquer qualitativement par le fait que celles-ci modifient les propriétés locales de l'espace en créant un champ, lequel est « ressenti » par les charges électriques microscopiques présentes dans les morceaux de papier, ou par un autre corps électrisé, En retour, les charges électriques présentes sur l'autre corps électrisé «ressentent » ce champ électrique et subissent en retour une force, attractive ou répulsive selon que les charges sur les deux corps sont de signes opposés ou égaux. En ce qui concerne l'attraction des morceaux de papier, initialement non chargés, celle-ci s'explique par le fait qu’en présence du champ électrique externe créé par lisolant électrisé, les charges électriques microscopiques au sein d'un morceau donné voient leur répartition modifiée. |! apparait ainsi une extrémité du morceau de papier une accumulation de charges électriques (de signe opposé a celui de lisolant), une accumulation de charges de signes opposé a la précédente apparaissant a l'autre extrémité (phénoméne de polarisation). La présence d'une charge de polarisation a une extrémité conduit a attraction du morceau de papier par lisolant électrisé. = Visualisation du champ électrique entre les armatures d'un condensateur plan : en placant entre deux plaques métalliques planes, disposées en regard 'une de l'autre, des corps isolants polarisables tels que des graines de gazon, il est facile de voir que celles-ci s‘orientent perpendiculairement aux plaques si une différence de potentiel est appliquée entre les plaques a l'aide d'un générateur de tension continue. La encore, le résultat de cette expérience montre que le fait d'appliquer une différence de potentiel entre les deux plaques conduit a I'existence d'un champ entre celles-ci, dont le caractére vectoriel apparait aisément, les graines de gazon permettant de visualiser les lignes de champ de celui-ci. Il est également possible de considérer Veffet sur un faisceau d’électrons passant entre les plaques lorsqu'une tension est appliquée entre elles : le faisceau est alors défléchi vers la plaque reliée a la borne positive (anode) du générateur. La encore, ceci s‘interpréte aisément comme le résultat de la présence d'un champ électrique entre les plaques, modifiant la encore les propriétés locales de espace, ce qui conduit 4 existence d'une force sur les électrons du faisceau (ceci est utilisé dans les oscilloscopes analogiques et les téléviseurs a tube cathodique). Définition qualitative du champ électrique Le champ électrique est le champ vectoriel # qui résulterait de I'action A distance de particules électriquement chargées sur une particule test de charge unité au repos dans le référentiel d’étude (galiléen). C'est donc la force subie par la particule au repos divisée par la charge de cette particule. Il s'agit d'un champ vectoriel qui a tout point de l'espace associe une direction, un sens, et une grandeur (amplitude). L’équation aux dimensions du champ électrique es [EJ=MxLxitxT3 Les normes de ce vecteur s'expriment en volts par métre (V/m) ou en newtons par coulomb (N/C) dans le Systéme international d'unités. La valeur en un point donné du champ électrique dépend de la distribution de charges ou de la nature des matériaux remplissant l'espace. Historiquement il fut introduit au milieu du xix" sigcle par Michael Faraday pour expliquer dans ses expériences certaines actions & distance ; cette interaction est aujourd'hui reconnue comme portée par le photon. Associé au champ magnétique, il forme le champ électromagnétique qui permet notamment de décrire l'une des quatre interactions fondamentales de l'univers : linteraction électromagnétique. Champ électrostatique Lorsque les charges qui créent le champ sont au repos dans le référentiel d'étude on parle de champ électrostatique. Ce champ est alors directement déduit de I'expression de la loi de Coulomb Premiére approche : loi de Coulomb Cest en utilisant un dispositif (balance de Coulomb, cf. figure ci-contre) comprenant un fil de torsion en argenf sur lequel étaient fixés des matériaux chargés que le physicien frangais Coulomb a établi en 1785" que le champ doit varier comme le carré inverse de la distance entre les charges, A une précision de 0,02 sur l'exposant. La loi d’attraction entre deux charges ponctuelles q, et qo, fixes dans le référentiel d'étude et situées 4 une distance r l'une de l'autre : = la force est dirigée selon la droite reliant les deux charges ; * elle est attractive si les charges sont de signes opposés, sinon elle est répulsive ; = son intensité est proportionnelle aux valeurs de q; et q2, et varie en raison inverse du carré de la distance r. Mathématiquement, il est possible de résumer ces résultats en écrivant I'expression de la force exercée par q, sur qy sous la forme : z 1 2 ae Ff. = —— Bz, ov, este vecteur unitaire de la Grey 72 droite reliant qy et qo, clrigée selon le sens 1 > 2, €0 6tant la permittivité diélectrique du vide. La difficulté conceptuelle de la notion de force a distance est liée notamment au fait qu'il est difficile de concevoir comment la charge q, peut « savoir » qu'une autre charge ponctuelle q,__84lance de Coulomb. se trouve A une certaine distance, et « exercer une force » sur cette charge. De la méme facon que pour le champ gravitationnel, il est utile de séparer dans la loi de force ce qui dépend de la charge subissant la force en remarquant quil est possible d’écrire : = la. . scisémont & cue) eréé avee B= 7 4G, champ électrique (plus précisément électrostatique) cx6é par la charge q, au ¥ point od se trouve I'autre charge. Avec cette écriture lexistence de la force A distance peut s‘interpréter d'une facon nettement plus satisfaisante : la charge « source » q, crée en tout point de Yespace un champ électrique dont la forme est donnée par l'expression précédente, et une charge « test » quelconque subira leffet de ce champ sous la forme d'une force égale au produit de cette charge par B. Ainsi le champ électrostatique apparait-il comme la force entre deux particules ponetuelles fixes par unité de charge. Généralisation : équations locales du champ électrostatique En régime statiqne, les quatre équations de Maxwell se découplent en deux paires d'équations indépendantes, l'une relative au champ magnétostatique, l'autre au champ électrostatique. Cette derniére paire est constituée d'une équation de structure du champ électrostatique et d'une équation reliant celui-ci a la distribution volumique des charges électrostatiques p = p(7) ae rot = 6 (équation de Maxwell-Faraday en régime statique), divE= 2 (équation de Maxwell-Gauss). 0 Structure du champ électrostatique : potentiel scalaire La premiére de ces équations implique que le champ électrostatique dérive d'un potentiel scalaire V=V¢@): ~ 3 B= -gradv; elle donne done une condition sur la structure du champ B. Le potentiel scalaire est défini a une constante additive prés, ce qui implique de choisir une origine pour le potentiel, c'est-A-dire de fixer sa valeur en un point donné (au besoin linfini). Par suite, il n'est pas en soi une grandeur physique, mais plutét un intermédiaire de calcul. En revanche, la différence entre les valeurs du potentiel électrostatique entre deux points distincts a une valeur bien définie quelle que soit lorigine choisie pour le potentiel, qui peut étre mesurée dans certaines conditions (différence de potentiel, qui se confond avec la tension électrique entre deux points pour le seul régime stationnaire). Représentations du champ électrostatique : surfaces équipotentielles et lignes de champ Lignes de champ électrique autour de deux particules Illustration des équipotentielles dans de méme charges (gauche) et de charges opposées le plan signes opposés. enant deux charges de (droite} Pour un potentiel scalaire donné V(F), d'origine fixé, les surfaces d'équations V(#) = cte, ou de facon équivalente telles que dV = 0, sont appelées surfaces équipotentielles (cf. figure ci-contre A gauche). Les courbes telles qu'en tout point la direction du champ électrostatique y soit tangente sont appelées les lignes de champ du champ électrostatique (ef. figure ci-contre a droite). Elles sont = se définies par la condition qu'un élément dé d'une ligne de champ donné soit tel que dé A # = 0. Les surfaces équipotentielles et les lignes de champ permettent de visualiser l'allure du champ électrostatique généré par une distribution de charge donnée (ef. figures ci-contre). Il existe bien stir une relation entre ces deux familles de courbes et de surfaces. . _ En effet, la relation B =—gradV implique que dV =—B-dr pour tout « déplacement » > infinitésimal dr. Les surfaces équipotentielles étant définies par la condition dV =0, ceci implique que les lignes de champs sont normales aux surfaces équipotentielles. Equations de Poisson et de Laplace Llexpression précédente de # en fonction du potentiel scalaire V donne par substitution dans la seconde équation I'équation de Poisson, qui permet en théorie de calculer le potentiel scalaire pour toute distribution volumique de charges : av+£ £0 Dans le vide de charge (p = 0) cette équation devient celle de Laplace : AV=0. De facon générale en théorie des équations aux dérivées partielles les solutions de l’équation de Laplace sont appelées fonctions harmoniques. L’équation de Poisson (et done celle de Laplace) est insensible A l'ajout d'une fonction ¢ = $(7) qui satisfait !'équation de Laplace, c'est-a-dire par l'ajout d'une fonction harmonique quelconque. Ceci pose bien sir une difficulté sur le plan physique, le potentiel devant étre défini de fagon unique pour une distribution de charges donnée, A une constante additive prés. Il est possible de démontrer que les équations de Poisson ou de Laplace ont une solution unique si les conditions aux limites sont fixées sur une surface donnée contenant la distribution de charges. Cette propriété est particulitrement utile pour générer un potentiel (et donc un champ Aectrostatique) de nature donnée. Un potentiel électrostatique particulier, et done le champ électrostatique correspondant, est déterminé par la forme de ses surfaces équipotentielles (une fois Yorigine fixée). Il suffit de fixer la (ou les) valeur(s) du potentiel par des électrodes ayant la forme des surfaces équipotentielles délimitant un volume donné. L'unicité de la solution de I'équation de Poisson ou de Laplace implique que le potenticl généré par ces électrodes sera exactement le potentiel désiré. Par exemple, pour fabriquer un piége de Penning il est nécessaire de générer un champ électrostatique quadripolaire. Le potentiel correspondant est tel que ses surfaces de révolution sont des hyperboloides de révolution & une nappe (valeur positive du potentiel) ou & deux nappes (valeur négative du potentiel). II suffit alors d'utiliser des électrodes ayant respectivement la forme d'un hyperboloide de révolution & deux nappes, pour 'électrode négatiye, et & une nappe, pour I'électrode positive, pour générer un champ électrostatique quadripolaire ~*. Effets Le champ électrique peut ainsi mettre en mouvement des Me particules chargées. A la différence du champ magnétique, il est capable de les accélérer. Bien que négligeable A une grande échelle devant l'interaction gravitationnelle car la matiére est globalement neutre électriquement, le champ électrique a un effet prépondérant & des échelles microscopiques, et est utilisé | - - > pour l'étude de la matigre dans les accélérateurs de particules. __llustration des vect at rs de champ électrique (en bleu) entre une Un champ électrique peut étre créé relativement facilement charge positive (en rouge) et une entre deux plaques de condensateur, c'est-d-dire deux plaques charge négative (en vert) dont la tension entre les deux est non nulle. Voir plus bas pour un calcul détaillé. Analogie avec le champ gravitationnel Il existe une analogie forte entre le champ électrique et le champ gravitationnel : l'expression du champ et du potentiel ne différent que d'une constante, et les principaux théorémes de calcul (comme celui de superposition ou de Gauss) s'appliquent. La principale différence tient au fait que le champ électrique peut étre attractif (entre deux charges de signe opposé) ou répulsif (entre deux charges de méme signe) alors que le champ gravitationnel est purement attractif. Généralisation - Caractére relatif du champ électrique Cas des particules en mouvement Lorsque les particules chargées qui eréent le champ sont en mouvement dans le référentiel d’étude, il convient d'ajouter au champ électrostatique un champ électrique induit E; di au mouvement de ces charges. Ce champ électrique induit est directement relié au champ magnétique B eréé par ces charges en mouvement par l'intermédiaire du potentiel vecteur A : 0A 5 >> Cest ce champ qu'il faut prendre en compte dans le cas général pour exprimer la force de Lorentz. Relativité du champ électrique = Tenseur de champ électromagnétique La formulation covariante (relativiste) de l'électromagnétisme, qui est en toute rigueur la seule correcte, introduit une grandeur regroupant les champs électrique et magnétique: le tenseur de champ électromagnétique F#”®, Celui-ci est défini a partir du (quadri)potentiel de champ A= (7 4), qui regroupe potentiels scalaire Uet vecteur A, par™®: FW = 0H AY — 8 AP. Fe, Hest évident qu'il s‘agit d'un tenseur antisymétrique: F#” = lest facile de vérifier en utilisant les expressions tridimensionnelles des champs électrique et stione Bik cemations di N6 véenit™ magnétique B issue des équations dites de structure de Maxwell ~° que ce tenseur s‘écrit™”: 0 -i8, -iE, -28, 1 - pu _| 22 0 -B By 1E, B, 0 -B, iB, —By 0 Autrement dit, au facteur multiplicatif en 1/e prés, les composantes du champ électrique correspondent aux composantes temporelles de F¥”, et celles du champ magnétique aux composantes spatiales. ‘Toutefois, il s'agit purement d'une convention d'appellation, plus qu'une différence conceptuelle fondamentale sur le plan physique: la seule quantité qui a du sens est bien le tenseur de champ lectromagnétique, et il est possible de dire finalement qu'en réalité le champ électrique "n'existe pas"*, Plus précisément cela implique que le champ électrique (tout comme le champ magnétique) & un caractére relatif: il dépend en fait du référentiel considéré. Dans un changement de référentiel galiléen, les composantes du tenseur F#” se transforment selon la transformation de Lorentz, et jl est possible de trouver dans certains cas un référentiel dans lequel le champ électrique s'annule’. Dailleurs si dans un référentiel donné les champs électrique et magnétique sont orthogonaux, il sera toujours possible de trouver un tel référentiel”. Approfondissements Particules créant un champ . Ne slectrs , Dans la vie courante™ ®, ces sources du champ électrique sont la plupart du temps des électrons, chargés négativement, ou des protons, chargés positivement. Moment dipolaire Définition On appelle généralement dipéle électrique un ensemble constitué de deux charges de méme valeur, de signes opposées, et placées proches I'une de T'autre (du point de vue de Yobservateur). Le moment dipolaire est alors le vecteur P 5 NP le vecteur allant de la charge négative a la charge positive. S NP, ot q est la valeur de l'une des charges (positive) et Application aux noyaux atomiques Lignes de champ électrique d'un dipdte. Lorsque la matiére se présente sous forme d’atomes, la charge Glectrique des électrons compense celle des protons qui en constituent le noyau. Si on se place a une distance importante d'un atome par rapport A sa taille, on parle d'échelle macroscopique : ce dernier est donc assimilable A un corps neutre électriquement. Le champ électrique qu'il créé est donc relativement trés faible. En astrophysique par exemple, le champ électrique créé par la matigre ordinaire qui constitue les planétes est négligeable devant Vinfluence exereée par cette méme matiére par lintermédiaire de la gravitation. Mais bien que les s soient neutres vus de loin, les charges positives et négatives ne sont pas ées au méme endroit~”. Si on se pla une distance de I'ordre de la taille de l'atome ou de la molécule, c'est ce qu'on appelle I’échelle microscopique, on s'apergoit que cette disgymétrie de disposition des charges engendre ce qu'on appelle un moment dipolaire électrique”. Un tel dipéle électrique engendre lui aussi un champ électrique mais d'intensité beaucoup plus faible que celle d'une charge électrique. On appelle forces de van der Waals les forces exereées entre les atomes et molécules du fait des champs électriques créés par tous ces dipéles microscopiques. Champ et localité La notion de champ électrique, bien que naturelle aujourd'hui, est en réalité assez subtile et est 6troitement liée A la notion de localité en physique. Si on considére une charge électrique source gy et une charge test qe placée en un point P de Yespace alors la seule quantité effectivement mesurable expérimentalement est la force électrique F,_,4 de la premiere sur la seconde. I] est important de réaliser qu'a priori la force électrique est done définie comme une action a distance d'une charge sur une autre. L'avancée conceptuelle de la notion de champ est la suivante : il est possible de remplacer cette action a distance de q, par Yexistence en tout point de l'espace d'une nouvelle quantité, de nature mathématiquement vectorielle, appelée champ électrique et dont la valeur Z(P) résume I'influence de g, en chaque point de l'espace. Pour déterminer I'évolution de la charge test q: il n'est done plus besoin de se référer constamment & la charge source située au loin mais seulement de lire l'information contenue localement dans le champ électrique & I'emplacement de q. La force est alors obtenue selon l'équation Pye = 4E(P) Ce principe de localité n'est absolument pas anodin. En particulier une conséquence non triviale de celui-ci est que si on considére deux configurations de sources électriques et que par ailleurs on peut montrer qu'en un certain point de espace les champs électriques créés par ces deux distributions sont les mémes alors nécessairement l'effet de ces deux jeux de source en ce point sont absolument indistinguables. Un exemple de situation oi la notion de champ, ou de fagon équivalente la localité de la théorie électromagnétique, prend toute son ampleur apparait lorsque se pose la question de détermingt les propriétés de transformation d'un champ électrostatique sous les transformations de Lorentz considérons un boost de Lorentz donné par un vecteur vitesse @ et la décomposition du champ électrique E(Py) = E\ (Pp) + E1 (Pp). Ce champ est créé par une distribution arbitraire de sources. Par localité, en se limitant au point Pp on peut remplacer la distribution de charges par un condensateur plan contenant Po et créant un champ électrique uniforme égal 4 E(Pp) en tout point P intéricur a son enceinte(on note g la densité surfacique de charge associée), Supposons d'abord que % se trouve dans le plan de cette distribution surfacique fictive (ce qui est le cas si le champ électrique est transverse au mouvement) on en déduit que dans le nouveau référentiel, o' = po ey? par contraction des longueurs, avec 6 = (0 -3 yet doneS é #(P)) = BE(P). Si par contre le champ est longitudinal, alors la distribution surfacique des charges fictives est transverse et done inaffectée par le changement de référentiel et alors E (Po) = E(Po). Dans le cas le plus général d'une direction queleonque on a alors par principe de superposition BYP) = By(Pa) Hi (Py) = BEL (Po) On a done déduit trés simplement le champ électrique dans le nouveau référentiel sans jamais se poser la question de la distribution des sources réelles dans le nouveau référentiel (si la distribution d'origine était compliquée alors reproduire ce résultat de fagon directe serait trés difficile en général). Insistons enfin encore une fois sur I'absence de champ magnétique dans le référentiel original pour dériver ce résultat. Exemples simples de calcul du champ électrique Les quelques exemples qui suivent sont des applications simples du théoréme de Gauss. Champ créé par une charge ponctuelle Soit une charge ponetuelle q située en un point O. Soit M un point de l'espace. La force induit Te champ électrique provoqué par q en M vaut : par OM z q E= (cow) OM avec: €0 la permittivité du vide qui vaut 8,85 x 10712 c2.N71 m2 Ireg = Le module du champ électrique décroit proportionnellement au carré de la distance d. Sa direction passe par le point O (champ radial). L'expression de son module a une distance d est E q © dre gd? = L'atténuation de l'effet d'une charge ponctuelle dépend du carré de la distance. L'effet de la charge devant se répartir sur la surface d'une sphére 4rd” qui est d'autant plus étendue £0 que l'on s’éloigne de la charge. = Sil'on considére la charge créée par une sphére uniformément chargée en un point qui ne lui est pas intérieur (c'est-a-dire que la distance du point au centre O de la sphere est supérieur au rayon de la sphére), le champ créé par cette sphére est alors identique au champ créé par une charge ponctuelle placée en O et de valeur la charge totale de la sphere. Champ créé par un fil infiniment long et uniformément chargé = On définit la charge linéique par a g enc.m™" Q étant la charge d'une portion (élément de longueur) du filet L est la longueur de cette portion = Le module champ électrique décroit proportionnellement avec la distance d. Sa direction est perpendiculaire au fil et passe par le fil (champ radial). L'expression de son module a une distance d est » 2ned x = L’atténuation de effet d'un fil infiniment long dépend de la distance. L'effet de la charge — € devant se répartir sur le périmétre d'un cercle 27rd qui est d'autant plus étendu que l'on s'éloigne de la charge. Champ créé par une plaque plane infinie, uniformément chargée = On définit la charge surfacique par Q 2 o=enCm Q étant la charge d'une région (élément de surface) de la plaque et A est la superficie de cette région. = Le champ électrique créé est uniforme : sa direction est une perpendiculaire au plan et expression de son module est la méme en tout point de l'espace et elle est indépendante de la position o E=2 2e Champ créé par un condensateur plan dont I'aire des plaques est infinie = L'association de deux plaques planes identiques, paralléles et séparées par une distance d constitue un condensateur plan de capacité : Se oo + en farads (F). + Le champ électrique a lintérieur vérifie ao B= 2% é avec a la charge surfacique portée par les armatures et ti un vecteur unitaire perpendiculaire aux plaques dans le sens des potentiels décroissants. Pour un condensateur réel, ces relations restent valables si la distance entre les plaques est petite au regard de leur aire. Notes et références Notes 1. En toute rigueur, il s'agit de induction magnétique, le champ magnétique étant Hf qui dans le vide est lié au champ B par la relation B = oH, cf. article « Champ magnétique ». 2. Ainsi une tige de verre et une tige d'ébonite frottés avec de /a laine s‘attireront, tandis qu'un morceau de bois électrisé de la méme facon repoussera la tige en ébonite. 3. Comme le souligne Jackson dans son ouvrage Classical electrodynamics (2nd edition, Wiley, New York, 1975) la loi d'attraction en 1/r? a été en fait découverte avant Coulomb par le scientifique anglais Henry Cavendish en 1772 @ 'aide d'une expérience élégante utilisant deux sphéres isolantes concentriques, la sphére externe étant initialement électriquement chargée. Les deux sphéres sont mises en communication par un fil conducteur, et Cavendish essaie de déterminer si la sphere interne porte une charge électrique non nulle aprés cette mise en communication. Si la force varie comme I'inverse du carré de la distance, il ne doit y avoir aucune charge sur la sphére interne.C’est ce que Cavendish obtient l'aide de ces mesures, 1 en indiquant que si la loi de force est en —— le résultat de ces expériences implique que pate \e| < 0,02, et donc la force varie bien comme I'inverse du carré de la distance avec une grande précision. Cr. le texte original, disponible ici ([Link] oft#page/n11/mode/2up), notamment pages 118 et suivantes. 4, En pratique, la forme de ces électrodes est approchée dans un piége de Penning « réel ». 5. Ici, ce sont les composantes contravariantes du tenseur de champ électromagnétique qui sont considérées, ce qui ne change pas la généralité du raisonnement, puisque le passage aux composantes mixtes Fy’ ou covariantes F,,, se fait en utilisant le tenseur métrique gy, ce qui en relativité restreinte ne correspond qu'a des changements de signe des composantes. 6. II s'agit des deux équations de Maxwell qui ne font pas intervenir les sources, autrement les distributions de charges et de courants, soient I'équation dite de Maxwell-Faraday = os OB 3 V x B= —- et colle dites parfois de "Maxwell-fux’ V - B = 0. 7. La signature (+, —, —, —) a été utilisée pour la métrique. 8. Le modéle standard de la physique des particules nous informe toutefois quill existe d'autres particules chargées électriquement. Plus précisément, le proton n'est en fait pas une particule élémentaire mais est constitué de trois quarks qui sont, eux, de véritables particules élémentaires. Tous les types de quarks sont ainsi chargés électriquement. 9. Cette fagon de voir les choses est issue d'une représentation classique de 'atome. Néanmoins les résultats sont ici qualitativement les mémes que si 'on faisait usage de la mécanique quantique. 10. Certains atomes sont toutefois tellement symétriques que leur moment dipolaire électrique est nul. C'est le cas par exemple de I'atome d'hydrogéne. Cependant, lorsqu'on les soumet a un champ électrique extérieur, les charges positives et négatives réagissent de fagon opposée a ce champ. Il en résulte alors un moment dipolaire électrique induit 11. En présence d'un champ magnétique et de courants, la loi de transformation est un peu plus compliquée. 12. Dans le nouveau référentiel, méme si les charges sont en mouvement et qu'on sort du cadre de 'électrostatique la loi de Gauss s'applique encore. C'est un résultat issu de l'expérience. Références 1, Pérez et al. 1997, chap. 11 2. Landau et Lifchitz 1994, chapitre II, §16 3. Elie Lévy, Dictionnaire de Physique, Presses universitaires de France, Paris, 1988, page 141. 4, Barrau et al. 2016, p. 24-27 5. Landau et Lifchitz 1994, chap. Ill, §23. 6. Landau et Lifchitz 1994, chap. Ill, §24. Voir aussi Sur les autres projets Wikimedia : Champ électrostatique, potentiel, sur Wikiversity Bibliographie = Landau, L. et Lifchitz, E. (trad. du russe), Physique théorique : Théorie des champs [« Téorétitcheskia fizika v 10 tomakh Tom II Técria polia »], t. Il, Moscou, Paris, Mir - Ellipses, coll. « Physique théorique », 1994, 5° éd. (1"° éd. 1964), 528 p., broché (ISBN 978-2-7298-9403-0) = Pérez, J. Ph., Carles, R. et Fleckinger, R., Electromagnétisme : Fondements et applications, Paris, Masson, coll. « Enseignement de la physique », 1° décembre 1997, 3° éd. (1"° éd. 1990), 776 p., broché (ISBN 978-2-225-83037-2) = Barrau, A. et Grain, J., Relativité générale, Paris, Dunod, coll. « Sciences Sup », 2016, 2° éd. (1° éd. 2011), 231 p., broché (ISBN 978-2-10-074737-5) = Jacques Boutigny, Le Champ électrique dans les milieux matériels, Vuibert, 1997 (ISBN 978-2-7117-4092-5) = Jacques Boutigny, Le Champ électrique dans le vide, Vuibert, 1997 (ISBN 978-2-7117-4095-6) Articles connexes = Champ électromagnétique = Condensateur = Electrostatique = Loi de Coulomb = Diffusion ambipolaire = Papier teledeltos, un papier résistif utilisé autrefois pour des calculs de champ électrique = Elements finis, la méthode la plus utilisée de calcul du champ électrique Liens externes = Topographie du champ électrostatique (animation Flash) (http:/[Link]/ physique/perso/gtulloue/Elec/Champs/[Link]) = Tracé de lignes de champ et d'’équipotentielles (animation Flash) ([Link] [Link]/physique/perso/gtulloue/Elec/Champsilignes_champe.html) Ce document provient de « https:/ift. wikipedia [Link]?title=Champ_électrique8old

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