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Mathématiques Prépa : Suites et Limites

Ce document contient la résolution d'un exercice de mathématiques sur les suites. Il démontre une relation entre les termes In+2 et In d'une suite, puis en déduit des formules pour I2p et I2p+1 en fonction de p. Il montre ensuite que la suite est décroissante et convergente.

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Mathématiques Prépa : Suites et Limites

Ce document contient la résolution d'un exercice de mathématiques sur les suites. Il démontre une relation entre les termes In+2 et In d'une suite, puis en déduit des formules pour I2p et I2p+1 en fonction de p. Il montre ensuite que la suite est décroissante et convergente.

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PCSI - Mathématiques DM N°22 correction Prépa St Denis 2020-2021

Z π
2
1. Soit (In )n∈N la suite définie par : ∀n ∈ N, In = sinn (t)dt.
0
(a) Déterminer, ∀n ∈ N , une relation entre In+2 et In .
Z π Z π
2 2
n+2
In+2 = sin (t)dt = sinn+1 (t) sin(t)dt
0 0

v 0 (t) = sin(t)
( (
u(t) = sinn+1 (t), π
 
1
On pose , u et v sont bien C sur 0, donc
u0 (t) = (n + 1) cos(t) sinn (t), v(t) = − cos(t). 2
par intégration par parties :
h iπ Z π
2
In+2 = − sinn+1 (t) cos(t) 2
− (n + 1) cos(t) sinn (t)(− cos(t))dt
0 0
Z π
2
= 0 − 0 + (n + 1) cos2 (t) sinn (t)dt
0
Z π  
2
= (n + 1) 1 − sin2 (t) sinn (t)dt
0
π π
Z Z !
2 2
n 2 n
= (n + 1) 1 sin (t)dt − sin (t) sin (t)dt
0 0
Z π Z π
2 2
n
= (n + 1) 1 sin (t)dt − (n + 1) sinn+2 (t)dt program
0 0
= (n + 1)In − (n + 1)In+2

D’où,

In+2 (1 + n + 1) = (n + 1)In

n+1
Donc, In+2 = In .
n+2
(b) En déduire, pour tout entier n, la valeur de I2p et I2p+1 en fonction de p. En décalant la relation précé-
n−1
dente, on a : In = In−2
n

2p − 1 2p
I2p = I2p−2 I2p+1 = I2p−1
2p 2p + 1
2p − 1 2p − 3 2p 2p − 2
= . I2p−4 = . I2p−3
2p 2p − 2 2p + 1 2p − 1
2p − 1 2p − 3 2p − 5 2p 2p − 2 2p − 4
= . . I2p−6 = . . I2p−5
2p 2p − 2 2p − 4 2p + 1 2p − 1 2p − 3
2p − 1 2p − 3 2p − 5 1 2p 2p − 2 2p − 4 2
= ... = . . . . . I0 = ... = . . . . . I1
2p 2p − 2 2p − 4 2 2p + 1 2p − 1 2p − 3 1

π π π
π π
Z Z Z
2 2 2
0
Or, I0 = sin (t)dt = 1dt = et I1 = sin1 (t)dt = − cos(t)02 = −0 − (−1) = 1. De plus,
0 0 2 0

1
2p − 1 2p − 3 2p − 5 1 (2p)(2p − 1) (2p − 2)(2p − 3) (2p − 4)(2p − 5) 2.1
. . ... = . . ...
2p 2p − 2 2p − 4 2 (2p)(2p − 2) (2p − 2))(2p − 2) (2p − 4)(2p − 4) 2.2
(2p)!
=
2p.2p.2(p − 1).2(p − 1).2(p − 2).2(p − 2) . . . 2.2
(2p)!
= 2p
2 (p!)2

Et, en prenant l’inverse, et en divisant par 2p + 1 :

2p 2p − 2 2p − 4 2 22p (p!)2 1
. . ... =
2p + 1 2p − 1 2p − 3 1 (2p)! 2p + 1

(2p)! π 22p (p!)2 1


Donc, I2p = et I2p+1 =
22p (p!)2 2 (2p)! 2p + 1
2. (a) Montrer que la suite (In )n∈N est décroissante, puis convergente. En déduire que :

n+1 In+1
∀n ∈ N∗ , ≤ ≤ 1.
n+2 In
In+1
Calculer alors la limite de la suite lorsque n tend vers +∞ .
In
π
Pour 0 ≤ t ≤ , on a 0 ≤ sin(t) ≤ 1.
2
On multiplie cette inégalité par sinn (t) qui est bien positif : 0 ≤ sinn+1 (t) ≤ sinn (t).
Z π Z π Z π
π 2 2
n+1 2
Par croissance de l’intégrale (on a bien 0 ≤ ) : 0dt ≤ sin (t)dt ≤ sinn (t)dt. c’est-à-
2 0 0 0
dire0 ≤ In+1 ≤ In (*).
La suite (In ) est donc décroissante et minorée par 0. D’après le Théorème des suites monotones bornées,
la suite (In ) est convergente vers une limite l ≥ 0.
La suite (In ) étant décroissante, on a In+2 ≤ In+1 ≤ In .
In+2 In+1
On divise cette inégalité par In : ≤ ≤ 1.
In In
In+2 n+1
D’après le 1. (a), = . D’où,
In n+2

n+1 In+1
≤ ≤1
n+2 In

n+1 In+1
 
Or, −→ 1 donc, d’après le Théorème des gendarmes, la suite converge vers 1 .
n + 2 n→+∞ In
(b) Soit (Sn )n∈N∗ la suite définie par : ∀n ∈ N∗ , Sn = [Link] .In−1 .
Etudier le sens de variations de (Sn )n∈N∗ , puis en déduire un équivalent de In .

n
Sn+1 = (n + 1)In+1 In = (n + 1) In−1 In d’après 1. (a) pour In+1
n+1
= nIn In−1 = Sn

π π
On a ∀n ∈ N∗ , Sn = .
La suite (Sn ) est donc constante. Or, S1 = 1.I1 .I0 =
2 2
In+1 In
   
On a vu à la question précédente que −→ 1, donc, −→ 1, donc In ∼ In−1 . Or,
In n→+∞ In−1 n→+∞

2
π π
Sn ∼ ∼ nIn2 . Donc In2 ∼ . Il est interdit de composer les équivalents, (on a envie de composer par
2 2n !  
√ In2 In
). On revient donc à la définition : π −→ 1. On prend la racine carrée :  q  −→ 1.
n→+∞ π n→+∞
2n 2n
Donc r
π
In ∼
2n
(c) A l’aide des résultats précédents, établir que :

24n (n!)4
lim =π
n→∞ n((2n!))2

π
r
D’après le résultat précédent, I2p ∼ .
2.2p
s √ I2p par sa valeur trouvée au 1. (b) et en simplifiant
Donc, en remplaçant

le terme de droite :
(2p)! π π √ √ (2p)! π π
2p 2
∼ . On mutiplie par p : p 2p 2
∼ .
2 (p!) 2 2p √ 2 (p!) 2 2
√ (2p)! π π
Donc p 2p 2
−→ .
2 (p!) 2 n→+∞ 2
22p (p!)2 2 2
On prend l’inverse : √ −→ √ .
p(2p)! π n→+∞ π
π 22p (p!)2 √
On multiplie par : √ −→ π.
2 p(2p)! n→+∞
24p (p!)4
On élève au carré : −→ π .
p((2p)!)2 n→+∞
n!
3. Soit à présent la suite (Un )n∈N définie par : ∀n ∈ N∗ , Un =  n .
n √
n
e
On note alors (Vn )n∈N∗ et (Wn )n≥2 les suites définies par : ∀ ∈ N∗ , Vn = ln(Un ) et ∀n ≥ 2, Wn =
Vn − Vn−1
1 1
 
(a) Montrer que Wn = 1 + (n − ) ln 1 − .
2 n
Un
 
Wn = Vn − Vn−1 = ln(Un ) − ln(Un−1 ) = ln
Un−1

Un
On calcule d’abord :
Un−1
n!
(n − 1) n−1 √
 n
n √
 
n n! n−1
Un e e  
= =
Un−1 (n − 1)! n n√
n−1 (n − 1)! n

(n − 1) √ e
n−1
e
(n − 1)n−1 √ √
n! n−1
n−1 n!(n − 1)n−1 n − 1en
= e = √
nn √ (n − 1)!nn nen−1
(n − 1)! n n
e
√ 1
n(n − 1) n−1 n − 1e n(n − 1)n−1+ 2 e
= √ = 1
nn n nn+ 2
1 n−1+ 1
(n − 1)n−1+ 2 e n−1

2
= =e
n−1+ 12 n
n

3
Donc,

n−1+ 1 !
Un n−1
  
2
Wn = ln = ln e
Un−1 n
n−1+ 1 !
n−1 1 n−1
    
2
= ln(e) + ln =1+ n−1+ ln
n 2 n
1 1
   
=1+ n− ln 1 −
2 n

1
(b) Déterminer un équivalent de Wn . (on trouve − )
12n2
1 1
   
Wn = 1 + n − ln 1 −
2 n
1 1 1 1 1 −1 −1
   
=1+ n− − − . 2 + . 3 +o
0 2 n 2 n 3 n n3
1 1 1 1 1
   
=1+ n− − − 2 − 3 +o 3
0 2 n 2n 3n n
1 1 1 1 1
 
=1−1+ − + 2 − 2 +o 2
0 2n 2n 4n 3n n
1 1
 
=− + o
0 12n2 n2
1
∼−
0 12n2

Donc la suite (Wn ) tend vers 0 et est négative à partir d’un certain rang.
(c) En déduire que la suite (Un )n∈N converge vers une limite non nulle que l’on notera λ . Donner alors
Un+1 eVn+1
un équivalent de n! en fonction de λ. Un = eVn . Donc = Vn = eVn+1 −Vn = eW n+1 . Or
Un e
Un+1
(Wn+1 ) tend vers 0 et est négative à partir d’un certain rang, donc = eW n+1 tend vers 1− :
Un
Un+1
< 1 à partir d’un certain rang. La suite (Un ) est donc décroissante à partir d’un certain rang. Elle
Un
est aussi minorée par 0 (produit de positifs). D’après le Théorème des suites monotones bornées, la suite
n!
(Un ) est donc convergente vers une limite λ ≥ 0. si λ 6= 0 Un ∼ λ, c’est-à-dire  n ∼ λ, d’où
n √
n
 n e
n √
n! ∼ λ n.
e

(d) Montrer que λ = 2π. On injecte le résultat du 3. (c) dans le résultat obtenu au 2. (c) qui est :

4
24n (n!)4
−→ π :
n((2n)!)2 n→+∞
 n
n √
24n (λ n)4
e
−→ π
2n
 2n
√ n→+∞
n(λ 2n)2
e
!
n4n 2
24n λ4 n
e4n
! −→ π
24n n4n n→+∞
nλ2 2n
e4n
24n λ4 n4n n2 e4n
−→ π
nλ2 24n n4n 2ne4n n→+∞
λ2
−→ π
2 n→+∞


Donc λ = 2π, puisque λ ≥ 0.
(e) A l’aide des résultats précédents, en déduire la formule de Stirling :
 n √
n
n! ∼ 2πn
n→+∞ e

Il suffit de remplacer λ par 2π dans la formule du 3. (c).

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