Aimie, Adèle D.
, Eléa, Anna
TP n°4
Disparition d'un océan: des indices de la présence et de la disparition d'une
ancienne lithosphère océanique dans les chaînes de montagnes
Etape 1:
1. Basalte
Pour déterminer la densité de la roche, nous avons rempli une éprouvette d’eau puis nous
avons ensuite attaché la roche à l’aide d’une ficelle puis plongé dans l’éprouvette graduée
afin de voir la variation du niveau de l’eau avant et après l’immersion de la pierre puis nous
faisons les calculs suivants :
Masse roche : 49g
masse volumique = m/V
= 49/15
= 3.27 [Link]-1
densité = ρcorps/ρeau
= 3.27/1
= 3.27
Observation macroscopique Observation microscopique (en LPA)
Les minéraux bruns/ orangés sont du
pyroxène. Les petits cristaux blancs sont
des microlites. Et ce qui est noir
correspond à des “trous” sûrement dû au
dégazage du magma.=> bulles de gaz
mais pas franchement visibles sur la
photo. Indiquez la présence d’une pâte
Nous pouvons observer du pyroxène car vitreuse (partie non cristallisée de la
sa couleur est foncée et des feldspaths roche qui témoigne d’un refroidissement
plagioclases reconnaissables à leur rapide => roche volcanique).
couleur blanc mat.
2. Gabbro
Masse roche : 58g
masse volumique = m/V
= 58/20
= 2.9 [Link]-1
densité = ρcorps/ρeau
= 2.9/1
= 2.9
Observation macroscopique Observation microscopique (en LPA)
Le minéral de forme rectangulaire et de
couleur gris/blanc correspond à du
feldspath (plagioclase)
Nous pouvons observer du pyroxène car Et le minéral de couleur brune
sa couleur est foncée et des feldspaths correspond à du pyroxène
plagioclases reconnaissables à leur
couleur blanc mat. La roche est (Le minéral vert correspond à de
entièrement cristallisée ce qui témoigne l’amphibole (hornblende).
d’un refroidissement lent => roche
plutonique.
Conclusion: Basalte et gabbro sont les deux roches caractéristiques de la croûte
océanique. Ces deux roches ont la même composition minéralogique, feldspath
plagioclase et pyroxène mais des structures différentes. Le gabbro a une structure
grenue jholocristalline témoignant d'un refroidissement lent, il s'agit d'une roche
magmatique plutonique. Le basalte a une structure microlithique avec pâte vitreuse
(ou verre) témoignant d'un refroidissement rapide, il s'agit d'une roche magmatique
volcanique.
3. Métagabbro à hornblende
Masse roche : 95g densité = ρcorps/ρeau
masse volumique = m/V = 3.17/1
= 95/30 = 3.17
= 3.17 [Link]-1
Observation macroscopique Observation microscopique (en LPA)
Nous pouvons observer du pyroxène
car nous voyons des “points” noirs,
des feldspaths plagioclases
reconnaissables à leur couleur blanc
mat et les auréoles de réaction
Le minéral strié noir et blanc à droite
autour du pyroxène correspondent à
correspond à du plagioclase. Le minéral brun
la hornblende.
tout autour correspond à du pyroxène et
celui qui est plutôt de couleur noir/violacé est
de la hornblende.
Interprétation
Dans les Alpes du Sud ont été récoltées des roches caractéristiques de la
lithosphère océanique : basaltes, gabbros, péridotites.
Si des ophiolites (lambeaux de lithosphère océanique qui se sont retrouvés charriés
sur un continent) ont été retrouvées dans ces montagnes, c’est qu’il y avait un océan
auparavant (mouvement de divergence), et que cet océan a ensuite disparu par
subduction (dans un mouvement de convergence).
Le document 1 nous montre que le domaine de stabilité du gabbro est aux alentours
de 700°C à 1200°C. Cependant, le métagabbro à hornblende a son domaine de
stabilité qui se situe entre 400°C et 700°C : cela nous indique qu’il y a donc eu une
baisse de température lors du métamorphisme du gabbro.
De plus, le métagabbro à hornblende a subi une hydratation. En effet, le pyroxène et
le plagioclase du gabbro ne contiennent pas de groupement (OH) alors qu’après
s’être métamorphisé, le métagabbro à hornblende possède un groupement (OH)
dans les amphiboles (hornblende) qui le composent. Il s’est donc hydraté.
Donc cette baisse de température et cette hydratation sont dues à l’éloignement de
la roche par rapport à l’axe de la dorsale ce qui met en évidence l’expansion des
océans. On parle de métamorphisme hydrothermal d’expansion.
Etape 2:
1. Métagabbro à glaucophane
masse volumique = 93/30 = 3.1 [Link]-1
densité = ρcorps/ρeau = 3.1
Observation macroscopique Observation microscopique (en LPA)
Nous pouvons observer de la
glaucophane et des minéraux
semblables à ceux du gabbro (des
pyroxènes et des feldspaths
plagioclase).
2. Eclogite
masse volumique = m/V = 98/30 = 3.27 [Link]-1
d=3.27
Observation macroscopique Observation microscopique (en LPA)
Nous pouvons observer du grenat
(rosé), de la jadéite (verdâtre)
Tableau récapitulatif
Gabbros Métagabbros à Métagabbros à Eclogite
hornblende glaucophane
Type de roche Roche Roche Roche Roche
magmatique métamorphique métamorphique métamorphique
plutonique
Métamorphisme Non Oui Oui Oui
et type de hydrothermal subduction subduction
métamorphisme
Hydratation Non Oui Oui Non
Déshydratation Non Non Non Oui
Composition plagioclase plagioclase glaucophane grenat
minéralogique pyroxène pyroxène plagioclase jadéite
hornblende
II : métamorphisme de haute-pression et de basse température
VI : métamorphisme de haute-pression et de moyenne température
Lors de la première partie de sa transformation, le gabbro G 1 va subir un
métamorphisme hydrothermal, au cours duquel il va s’hydrater, refroidir et se
métamorphiser successivement en Métagabbro à hornblende (G 2), puis en
métagabbro à Chlorite (G3). Ensuite, alors que la roche s’enfouit de plus en plus
profondément, elle va subir un métamorphisme de subduction, processus au cours
duquel elle va devenir un métagabbro à glaucophane, puis va se déshydrater et être
métamorphisée en Éclogite.
Conclusion
Les gabbros sont des roches de la croûte océanique.
Les roches que nous avons étudiées sont des gabbros métamorphisés. Ils ont tout
d’abord été refroidis (G1, G2, G3) et ont subi un métamorphisme hydrothermal, puis
amenés à une certaine profondeur (et donc à une pression plus importante), causant
ce phénomène de métamorphisme de subduction mais sans pour autant entrer en
fusion partielle. Cela signifie qu’il y a eu un mouvement de convergence engendrant
un phénomène de subduction (l’augmentation de la pression est le signe d’un
enfouissement des roches). A une certaine profondeur, le métamorphisme de
subduction s’accompagne d’une déshydratation. Autrement dit, au cours de la
subduction, il y a déshydratation de la lithosphère océanique subductée. Nous
pouvons remarquer que contrairement au Métagabbro à glaucophane qui est encore
un peu hydraté, l'Éclogite est complètement déshydratée (en effet, le groupe (OH)
est absent). Comme le confirme le diagramme pression-température, cette dernière
est formée à une profondeur plus importante que le Métagabbro à glaucophane.
De plus, lorsque la lithosphère océanique s’éloigne de la dorsale, sa température
diminue, ce qui entraîne une augmentation de sa densité. De ce fait, cette portion de
lithosphère océanique plonge sous l’asthénosphère, d’où ce phénomène de
subduction.
Ainsi, tous ces éléments nous permettent de dire qu’il y avait auparavant un océan
alpin, mais que celui-ci a totalement disparu lors de ce mouvement de convergence.
Excellent travail!