Introduction :
L'audit et le contrôle constituent des piliers fondamentaux dans la gestion efficace et
transparente des organisations, qu'elles soient du secteur public ou privé. Ces deux
processus interconnectés jouent un rôle crucial dans l'assurance de la conformité aux
normes, la protection des actifs, la gestion des risques et l'amélioration continue des
opérations. Alors que l'audit vise à évaluer et attester la fiabilité des informations
financières, opérationnelles et de conformité, le contrôle se concentre sur la mise en œuvre
de mesures préventives et correctives pour assurer la conformité aux objectifs et la
réalisation des stratégies organisationnelles. Cette interaction dynamique entre l'audit et le
contrôle crée un environnement propice à la transparence, à la responsabilité et à
l'efficacité, essentiel pour le succès et la pérennité de toute entité. Dans cette perspective,
cette étude approfondie explorera les tenants et aboutissants de l'audit et du contrôle,
mettant en lumière leur importance cruciale dans le paysage organisationnel moderne
L’histoire de l’audit :
D’origine latin « auditus ». Il signifie étymologiquement le verbe entendre, écouter. Ce mot a
été utilisé par les romains pour désigner un contrôle de la gestion des provinces au nom de
l’empereur. Ce contrôle a pris cette signification car peu de gens savaient lire et écrire à
cette époque et que les contrôles se faisaient, absolument oralement.
o Le début du 19e siècle à Londres
o Les anglo-saxons
o États-Unis
o L’international Federation of Accountants (IFAC)
Définition de l’audit :
L'Audit peut être définit comme: «L’examen méthodologique d'une situation par une
personne compétente et indépendante qui s'assure de l'effectivité des faits et des situations,
qui vérifie la conformité des traitements effectués avec des normes et les procédures du
système de contrôle interne, en vue d'exprimer une opinion motivée sur la concordance
globale de la situation constatée par rapport aux normes et de recommander des
améliorations pertinentes sur la base des faiblesses relevées (N' Gary Sow, 2003).
Et aussi l'audit est défini comme "un processus systématique d'objectivité et d’évaluation
des preuves concernant l'état actuel de l'entité, région, processus, compte financier ou le
contrôle et en la comparant aux prédéterminé, critères acceptés et communiquer les
résultats aux utilisateurs prévus. Les critères auxquels l'état actuel est comparé peut-être
une norme légale ou réglementaire (comme la Loi Sarbanes Oxley), ou générés en interne
des politiques et procédures".
Les objectifs de l’audit :
Les missions d'audit permettent notamment aux utilisateurs des états financiers, aux
investisseurs, aux actionnaires, aux salariés, aux créanciers, aux autres partenaires de
l'entreprise. D’avoir une information fiable se rapprochant de l'information des dirigeants.
Elles ont ainsi vocation de réduire l'asymétrie d'information entre agents économiques.
Selon l’Ordre des Experts-Comptables :
Selon la Compagnie nationale des commissaires aux comptes :
Les qualités d’un auditeur :
L'indépendance :
La compétence :
Le respect des secrets professionnel :
Le contrôle interne :
Les définitions du contrôle interne :
Il existe de nombreuses définitions du contrôle interne, mais nous allons citer les définitions
qui semblent les plus pertinentes, universelles et qui traitent d’une façon claire le concept et
les objectifs du contrôle interne.
• Selon L'institut Anglais Des Experts Comptables :
• Définition de (American Institute of Certified Public Accountants) :
• Définition de la Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes (CNCC) " :
Les principaux objectifs du contrôle interne :
Les définitions qui précèdent permettent de faire ressortir les principaux objectifs du
contrôle interne.
Assurer la protection des actifs de l'entreprise :
Assurer la qualité de l'information, et en particulier de l'information financière :
L’amélioration des performances :
L’application des instructions de la Direction :
Les conditions d'un bon contrôle interne :
La gestion des risques est un préalable à un bon contrôle interne. D'où l'exigence d'une
approche logique, et globale de l'appréciation des risques.
Les cinq composantes du contrôle interne inspirées de celles du référentiel COSO (le
Committee Of Sponsoring Organizations of the Treadway Commission) et dont l'auditeur doit
tenir compte dans sa quête de la compréhension du contrôle interne de l'entité sont les
suivantes :
• l'environnement de contrôle,
• la procédure d'évaluation des risques de l'entité,
• le système d'information et les processus connexes concernant les enregistrements
comptables et la communication,
• les activités de contrôle,
• la surveillance des contrôles (pilotage).