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Moyenne de Césaro

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Moyenne de Césaro

Thème abordé : convergence des suites numériques


On appelle suite des moyennes de Césaro associée à une suite réelle (un ) la suite (σn ) définie par :
u0 + u1 + ⋯ + un
∀n ∈ ℕ, σn = .
n +1
L’objectif du problème est d’étudier la convergence de (σn ) en fonction de propriétés portées par (un ) .

Partie I - Cas d’une suite monotone et convergente

On suppose dans cette partie que (un ) est une suite croissante de limite ℓ ∈ ℝ .
On introduit sa suite des moyennes de Césaro (σn ) définie comme en introduction.
1.a Montrer que la suite (σn ) est croissante.
1.b Montrer que ∀n ∈ ℕ, σn ≤ ℓ . Que peut-on en déduire ?
1 1
2.a Etablir ∀n ∈ ℕ, σ2n +1 ≥ σn + un +1 .
2 2
2.b En déduire que (σn ) converge vers ℓ .
3. Que dire de la suite des moyennes de Césaro d’une suite décroissante de limite ℓ ∈ ℝ ?

Partie II - Cas d’une suite convergente

Soit (un ) une suite réelle convergent vers ℓ ∈ ℝ . Pour tout ε > 0 .
1.a Justifier qu’il existe n 0 ∈ ℕ tel que pour tout n ∈ ℕ , n > n 0 entraîne : un − ℓ ≤ ε 2 .
1.b Etablir que pour tout entier n > n 0 on a :

u 0 − ℓ + ⋯ + u n0 − ℓ un0 +1 − ℓ + ⋯ + un − ℓ
σn − ℓ ≤ + .
n +1 n +1
u 0 − ℓ + ⋯ + un 0 − ℓ
1.c Montrer qu’il existe n1 > n 0 tel que pour tout n ∈ ℕ , n > n1 entraîne : ≤ε 2.
n +1
2. Conclure que (σn ) converge vers ℓ .
3. On suppose ici que la suite (σn ) converge vers le réel ℓ . On se propose d’étudier une réciproque du
résultat précédent.
3.a Montrer que la suite (un ) n’est généralement pas convergente. On pourra exhiber un contre-exemple.
3.b Montrer que la suite (un ) n’est pas nécessairement bornée. On pourra considérer la suite (un ) définie par
p si n = p 3
un =  .
0 sinon
3.c On suppose en outre que la suite (un ) est monotone ; on pourra considérer, par exemple, qu’elle est
croissante. Montrer alors par l’absurde que la suite (un ) est majorée par ℓ . Conclure.

Partie III - Cas des suites périodiques

Soit T ∈ ℕ∗ et (un ) une suite réelle T périodique i.e. telle que


∀n ∈ ℕ, un +T = un .
On introduit sa suite des moyennes de Césaro (σn ) définie comme en introduction.
On pose aussi
1
s= (u0 + u1 + ⋯ + uT −1 ) .
T
un + un +1 + ⋯ + un +T −1
1. Montrer que, pour tout n ∈ ℕ , s = .
T
2. On considère la suite (vn ) de terme général : vn = (n + 1)σn − (n + 1)s .
2.a Montrer que (vn ) est T périodique.
2.b En déduire que (vn ) est bornée.
2.c Etablir que (σn ) converge et préciser sa limite.

Correction

Partie I

(n + 1)un +1 − (u0 + ⋯ + un ) (un +1 − u0 ) + ⋯ + (un +1 − un )


1.a σn +1 − σn = = ≥0.
(n + 1)(n + 2) (n + 1)(n + 2)
ℓ + ... + ℓ
1.b (un ) est une suite croissante de limite ℓ donc ∀n ∈ ℕ, un ≤ ℓ . Par suite ∀n ∈ ℕ, σn ≤ =ℓ.
n +1
(σn ) est croissante et majorée par ℓ donc elle converge vers une limite ℓ ′ ≤ ℓ .
u 0 + ⋯ + un + un +1 + ⋯ + u 2n +1 u 0 + ⋯ + un + un +1 + ⋯ + un +1 1 1
2.a σ2n +1 = ≥ = σn + un +1 .
2n + 2 2n + 2 2 2
1 1
2.b A la limite ℓ ′ ≥ ℓ ′ + ℓ donc ℓ ′ ≥ ℓ puis ℓ ′ = ℓ .
2 2
3. Soit (un ) une suite décroissante de limite ℓ et (σn ) la suite de Césaro associée. Soit (vn ) définie par
vn = −un et (τn ) la suite de Césaro associée. Puisque (vn ) croît vers ℓ , (τn ) croît aussi vers ℓ .
Or σn = −τn donc (σn ) décroît vers ℓ .

Partie II

1.a Puisque un → ℓ : ∀ε′ > 0, ∃n 0 ∈ ℕ, ∀n ∈ ℕ, n > n 0 ⇒ un − ℓ ≤ ε ′ . En partant de ε ′ = ε 2 on a le résultat


voulu.
1.b immédiat.
u 0 − ℓ + ⋯ + un 0 − ℓ
1.c 
n →+∞
→ 0 donne l’existence de n1 .
n +1
ε (n − n 0 ) ε
2. n > n1 entraîne : σn − ℓ ≤ + ≤ε .
2 n +1 2
3.a Pour un = (−1)n , an → 0 et (un ) diverge.
E(3 n )

∑p
p =0
3
n ( 3 n + 1) 1
3.b an = = ∼ 3 → 0 et (un ) n’est pas bornée puisque u p3 
p →+∞
→+∞ .
n +1 2(n + 1) 2 n
3.c Supposons qu’il existe n 0 ∈ ℕ tel que un0 > ℓ . Pour tout n ≥ n 0 : un ≥ un0 donc
u 0 + ⋯ + un0 −1 u n 0 + ⋯ + un u 0 + ⋯ + un0 −1
n − n0 +1
σn = + ≥ + un0 . A la limite quand n → +∞ :
n +1 n +1 n +1 n +1
ℓ ≥ un0 . Contradiction. En fait, le raisonnement par l’absurde ne s’impose pas ici et le précédent
raisonnement peut très bien être transposé pour former une démonstration directe.
Partie III

1. Par récurrence sur n ∈ ℕ .


Pour n = 0 : ok
Supposons la propriété établie au rang n ≥ 0 .
u + un +1 + ⋯ + un +T −1 un +1 + ⋯ + un +T −1 + un +T
s= n = car un = un +T .
HR T T
Récurrence établie.
2.a vn +T = (n +T + 1)σn +T − (n +T + 1)s = (u 0 + ⋯ + un +T ) − (n + 1)s − (un +1 + ⋯ + un +T )

Ts

donc vn +T = (u 0 + ... + un ) − (n + 1)s = (n + 1)σn − (n + 1)s = vn

2.b (vn ) est bornée par M = max( v0 ,…, vT −1 ) car la périodicité de (vn ) permet de dire que pour tout
n ∈ ℕ : vn ∈ {v 0 ,…, vT −1 } .
vn 1
2.c σn = s + → s car (vn ) bornée et →0.
n +1 n +1

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