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MICROCONTRÔLEUR

Le P89LPC900
2ème partie : Application pratique
Maarten Stottelaar Eurodis Texim Electronics

Nous allons, dans cette seconde partie, nous intéresser à la mise en


oeuvre pratique du microcontrôleur. L’un des aspects sur lesquels nous
insisterons est l’ISP, la programmation en système. Nous vous
proposerons en outre un projet pratique qui pourra servir non seulement
de programmateur pour le dit microcontrôleur mais aussi de carte
d’expérimentation. La réalisation servant d’exemple est un excellent CAN
ne requérant pas de périphérie spécifique et qui repose sur une « Note
d’application » de Philips.

Violet) de ces composants utilisées


par le passé et de nos jours encore
au cours de la mise au point (débo-
gage) d’une application. Une solu-
tion coûteuse, mais son alternative,
l’utilisation de composants OTP (One
Time Programmable = composant à
unique programmation) était sou-
vent plus onéreuse encore sans par-
ler de son manque de flexibilité. L’ar-
rivée sur le marché de composants
Flash MTP (Multi-Time Program-
mable = multi-(re)programmable) a
fait passer à l’arrière-plan les micro-
contrôleurs effaçables aux UV au
point qu’ils en sont pratiquement
devenus obsolètes. Terminées les
pertes de temps dues aux efface-
ments aux UV.
En dépit de ce formidable bond en
avant, il restait un souhait aux
concepteurs : pouvoir effacer et pro-
grammer les microcontrôleurs au
coeur même du montage sans avoir
Mémoire Flash leurs en boîtier céramique dotés à chaque fois à les en extraire. Dans
d’une fenêtre (ou devrait-on plutôt le cas des composants CMS (à Mon-
Tous les amateurs de réalisations person- parler de hublot) de quartz. Il s’agit tage en Surface) en particulier, cette
nelles les connaissent bien ces microcontrô- de versions effaçables aux UV (Ultra- propriété serait la bienvenue. Si, de

8 Elektor 12/2003
MICROCONTRÔLEUR
VDD Un programmeur ayant déjà quelque expé-
rience peut mettre à profit les fonctions à bas
t RH niveau dans son propre code et écrire ainsi
t VR
son propre bootloader, qui sera en mesure,
RST
par exemple, au travers d’un réseau CAN, de
t RL
remplacer le code dans le microcontrôleur.
030161 - 12
À noter que le P89LPC900 se contente, pour
la programmation, d’une seule et unique ten-
Figure 1. Une triplette d’impulsions définies appliquées à la broche de sion d’alimentation. On en déduit partant
réinitialisation font passer le circuit en mode « boot ». qu’il ne requiert pas de tension de program-
mation additionnelle. Nous allons voir, dans
les paragraphes qui suivent comment tout
plus, il était également possible de vers le microcontrôleur. Tout ce dont cela fonctionne.
modifier, facilement, le code « in nous avons encore besoin pour la
situ » notre liste de souhaits serait programmation du composant est un
exaucée. PC sur lequel tourne un petit pro- ISP (In System Programming)
gramme auxiliaire et un adaptateur Lorsqu’il quitte les chaînes de fabrication, le
de niveaux pour la conversion des P89LPC900 est doté d’un bootloader activé.
2 petits morceaux de code niveaux RS-232 en signaux logiques. Ceci signifie que dès l’application de la ten-
Tous les microcontrôleurs Flash L’ensemble des opérations de pro- sion d’alimentation le microcontrôleur est
récents de Philips sont dotés d’une grammation est géré par 2 petits prêt à recevoir le code de programme. Une
possibilité de (re)programmation morceaux de code intégrés dans le fois le code transmis, le processeur est bas-
facile de ce composant au coeur de microcontrôleur. Une partie à bas culé en mode utilisateur (user mode), de sorte
la réalisation, ceux de la série niveau (low level) se charge de la lec- que le code de programme est exécuté lors de
P89LPC900 aussi. Comme la quasi- ture et de l’écriture de la mémoire, la première réinitialisation (reset) à venir.
totalité des versions de ce compo- une partie de haut niveau (high Il est évident qu’il doit exister une méthode
sant comporte un UART au mini- level), le bootloader, se charge de la permettant de faire repasser le microcontrô-
mum, ce périphérique sera la porte communication par le biais de leur en mode de réception (boot mode). Le
idéale pour la transmission de code l’UART. P89LPC900 connaît plusieurs possibilités à ce
niveau, nous nous contenterons d’en décrire
deux. Nous ne nous intéresserons pas à une
autre technique spéciale : il est en effet éga-
lement possible de faire passer le processeur
en mode « boot » par le biais d’un program-
mateur parallèle.
La première technique pour faire passer le
composant en mode « boot » est d’appliquer
3 impulsions de caractéristiques bien définies
à la broche de réinitialisation du processeur.
Dans la pratique, ces impulsions peuvent être
fournies par le port sériel du PC. À cet effet
on utilise, outre les lignes RxD et TxD, une
3ème ligne servant à la génération des impul-
sions (cf. figure 1).
Une seconde possibilité, plus simple peut-
être, est la fonction de détection de break
(break detect) du microcontrôleur. Lorsque
cette fonction est activée il est possible de
faire passer le processeur en mode « boot »
par le biais de la ligne TxD du PC. Cela signi-
fie qu’il va falloir envoyer une instruction
Break au microcontrôleur. Cette solution est
extrêmement confortable, surtout lorsque l’on
se trouve en cours de déverminage et que
l’UART est accessible de l’extérieur via une
embase sub-D. Cette méthode comporte
cependant l’un ou l’autre risque. La forme
d’onde d’un Break est en effet simple, de
sorte que le risque que le microcontrôleur
passe spontanément en mode « boot » est
important. Il est partant recommandé, une
Figure 2. Structure du menu de Flash Magic. fois le projet terminé, de désactiver ce dispo-

12/2003 Elektor 9
MICROCONTRÔLEUR
+UCC lisateur. Pour cela, les
JP1
D3
R9 chaînes Intel Hex sont
dotées d’une information

1k
RUN
additionnelle.
R13
C2 C15 C16
R8 D2 La description de toutes les
4k7

1k
+UCC 100n 100µ 100n
instructions nous ferait sor-
25V
tir du cadre de cet article,
K4 21 9
IC4 K1 mais le manuel utilisateur
26 27 1
DS
16
V+ (User’s Manual) du
P0.1 P2.6 I1 O1
25
P0.2 P1.6
5 2
I2 O2
15 +UCC P89LPC932 décrit dans le
ADC 24 IC1 4 3 14
23
P0.3 P1.7
2 4
I3 O3
13 Sortie détail comment s’y
P0.4 P2.1 I4 O4
P0.6
20 5
I5 O5
12
R2 R3
prendre.
19 6 11
P0.7 I6 O6 K2

10k

10k
16 7 10
P2.5 I7 O7 I2 C
K5
28
P2.7
GND
8 SCL
IAP (In Application
Entrée
1
15
P2.0
P2.4 P1.2/SCL
12
ULN2003
SDA Programming)
11
10
P1.3/SDA Il se peut, dans les applica-
P1.4 K3
P2.3/MISO
14 tions de haut de gamme,
3 13
R1
P0.0 P2.2/MOSI que l’on ait besoin de modi-
P89LPC932BA
fier le code su microcontrô-
100k

18
P1.0
17
22
P1.1
6
leur sans avoir à remplacer
P0.5 P1.5 SPI
X1 X2 JP2
le circuit intégré concerné.
7 8
X1
9
+UCC La technique ISP est une
S1 RESET
option envisageable, mais
C1 C3 C4
R7 13
+UCC comment faire lorsque l’on
IC3.D
47k

33n 22p 22p ≥1 se trouve dans un environ-


11.0592MHz
11 12 nement où il manque le
+UCC T1

C7
R6
R10
10k
savoir-faire (know-how)
47k

R4
+UCC
technique ou pire encore où il
IC3.C BC557
100n
n’y a personne pour se char-
47k

3 8
10
K6 V+ ≥1
C5
2
C1+
17 9
+UCC
ger d’une telle opération ?
1 4 IC5
6 100n 4 SHDN
18 D1
1N4001 LM317T
Dans ces différents cas on
C1–
≥1
2
15
T1
IC2
T1I
12
IC3.B pourra opter pour l’option
7 5 6 R12
14 13 +UCC IAP de manière à remplacer
270Ω

3 R1 R1O
K8
8
C6
5
C2+ le code en utilisant la
4 C9 C14
9 RTS 100n 6
MAX3222
R11 méthode choisie par le pro-
C2– C11 C10 C12 C13
100n 10µ
270Ω

5 R5
1 16 16V C17
14
grammeur. La méthode de
EN IC3
47k

100n 100n 100µ


V-
7
100µ
16V P1 16V
communication dépendra
SUB D9 IC3.A 7 100n
2
1
C8 100Ω de l’environnement (ligne
3 ≥1
100n
IC3 = 74HC02 de téléphone, Internet, HF,
030161 - 11 etc.). Le principe est simple.
Le programmeur définit le
Figure 3. L’électronique du programmateur alias carte d’expérimentation. mode de communication et
utilise ce que l’on appelle
des IAP calls du microcon-
sitif. On trouvera, dans les notes d’application d’autres dérivés de la série 8051 de trôleur pour procéder à l’effacement
de Philips des exemples de code de pro- Philips). et à l’écriture du code. Il faut bien
gramme illustrant l’activation de la fonction Le montage de programmateur évidemment qu’au cours de ce pro-
de détection de break. décrit plus loin travaille de concert cessus une partie du code reste
Nous avons indiqué, dans le premier article, avec Flash Magic et est doté des active de manière à permettre le
que Flash Magic (cf. figure 2), était le logiciel options permettant de faire bascu- maintien de la communication, mais
tournant sur PC servant à la programmation ler le microcontrôleur en mode il est possible, par segmentation, en
du microcontrôleur. Ce programme tenu à jour « boot ». Flash Magic se laisse aussi 2 fois voire plus, de remplacer la tota-
par ESACADEMY ([Link]) est commander par le biais d’instruc- lité du code (il arrive souvent qu’il ne
réactualisé à intervalle plus ou moins régulier tions DOS (Command line). Il soit pas nécessaire de modifier la
et sa liste de microcontrôleurs program- devient possible ainsi d’intégrer cet partie système du programme vu
mables dotée de nouveaux types au fur et à outil dans un processus de produc- qu’elle est moins dynamique que le
mesure de leur apparition sur le marché. Le tion automatisé. code de travail proprement dit).
concept de ce logiciel est simple, son envi- Il reste bien entendu la possibilité Vous pourrez télécharger, sous la
ronnement rappelant celui d’un programma- d’écrire soi-même un environnement dénomination EPS030161-2
teur ordinaire. (À noter au passage que Flash de programmation qui soit taillé sur (décembre 2003), sur le site Elektor
Magic convient aussi à la programmation mesure aux souhaits propres de l’uti- sis à l’adresse [Link], une

10 Elektor 12/2003
MICROCONTRÔLEUR
T T
description pratique du fonctionne-

SCL
SDA
030161-1 SPI output

+
V+
D2
ment de IAP.

H2
H3

R9
K6 K2 K3 K1 D3
I2C R8
C7 C15
C4 C3
Le matériel C5 C9 C14
S1
IC4

1-161030
Plus de théorie, passons à la pra- X1 C16

IC2
tique. Il est possible, grâce à l’élec- C8 JP2
K5 T
C6
tronique représentée en figure 3, de

R13
R3
R2

input
réellement se mettre à la pratique de

R4
IC1
la famille du P89LPC900. Ce projet C17

JP1
R10
+

3002 rotkelE )C(

R5
K8 C10 C1 C2

T1
D1
0 R1

IC3
K4
T
C11 ADC +
Liste des composants

R6
R7
P1

Résistances : C12

R12
R11
R1 = 100 kΩ

H4
H1

R2,R3,R10 = 10 kΩ C13
IC5
R4...R7 = 47 kΩ
R8,R9 = 1 kΩ
R11 = 390 Ω
R12 = 270 Ω
R13 = 4kΩ7
P1 = ajustable 100 Ω vertical
(C) Elektor 2003

Condensateurs :
C1 = 33 nF
C2,C5 à C10,C12,C16,C17 =
100 nF
C3,C4 = 22 pF
C11,C13,C15 = 100 µF/25 V
radial
C14 = 10 µF/16 V radial
030161-1

Semi-conducteurs :
D1 = 1N4001
D2,D3 = LED faible courant
T1 = BC557
IC1 = P89LPC932BA (Philips)
IC2 = MAX3222CPN
IC3 = 74HC02
IC4 = ULN2003
IC5 = LM317T

Divers :
JP1,JP2 = cavalier
K1 = embase autosécable à
1 rangée de 8 contacts
K2,K5 = embase autosécable à
1 rangée de 4 contacts
K3 = embase autosécable à
1 rangée de 5 contacts
K4 = embase autosécable à
1 rangée de 6 contacts
K6 =embase sub-D 9 points en
équerre encartable
K8 = bornier encartable à
2 contacts au pas de 5 mm
S1 = bouton-poussoir à contact
travail
X1 = quartz 11,059 2 MHz

La platine est disponible par le biais


de The PCBShop Figure 4. La platine est dotée d’un champ de pastilles qui pourra recevoir vos propres
applications.

12/2003 Elektor 11
MICROCONTRÔLEUR
auxiliaires permettant une commu-
tation fiable du processeur et l’appli-
cation d’impulsions d’horloge sur la
broche de réinitialisation en vue d’un
redémarrage (reboot).
IC2 convertit les niveaux et est doté
de surcroît d’une entrée de valida-
tion (Enable) qui permet de désacti-
ver le composant totalement dès que
la ligne DTR n’est plus active. La
ligne DTR sert également à la mise
en et hors-fonction, par le biais de
IC3 et de T1, de la tension d’alimen-
tation du P89LPC932 en cours de
session de programmation. Une com-
binaison des lignes RTS du PC et
TxD sert à la transmission des
3 impulsions permettant de faire
passer le microcontrôleur en mode
« boot ».

Figure 5. La construction de la carte d’expérimentation ne présente pas de piège.


Quelques détails du
schéma
supporte les approches ISP et IAP évoquées tect », de Esacademy, constitue un La paire R1/C1 constitue le circuit
plus haut, de sorte qu’il est extrêmement auxiliaire précieux lors de la décou- de conversion ∆/Σ (delta-sigma)
facile de tester des programmes que l’on aura verte du 80C51 et de ses dérivés. Il auquel nous nous intéresserons un
écrits soi-même. On pourra utiliser, pour le permet d’écrire, interactivement, du peu plus loin. Les lignes P0.1 à P0.4
développement de ses programmes, par code pour, entre autres, le servent dans ce cadre d’entrées
exemple, un compilateur C. Si vous ne dispo- P89LPC932, composant utilisé dans analogiques, de sorte que l’on se
sez pas d’un tel outil, vous pourrez le télé- la présente réalisation. Ce membre trouve en présence d’un CAN
charger depuis Internet (chez Tasking, Keil ou de la famille est le plus puissant de (Convertisseur Analogique/Numé-
Raisonance par exemple). En règle générale toute une série de microcontrôleurs rique) à 4 canaux. Il n’est pas indis-
on trouve des versions de démonstration comportant de 8 à 28 broches; il est pensable d’implanter C3, C4 et X1
dotées de toutes les possibilités (full featu- en outre disponible en version PLCC. vu que le processeur est doté, en
red) uniquement limitées quant à la taille Nous avons, de manière à doter le interne, d’un oscillateur RC suffi-
maximale du code qu’il est possible de pro- programmateur d’un maximum de samment précis. Ces lignes pourront
duire. Il n’en reste pas moins qu’il est pos- fonctionnalités, amené vers l’exté- alors faire office d’Entrées/Sorties
sible, avec la version 2 K, de générer un joli rieur toutes les Entrées/Sorties du numériques. Les lignes de bus I2C
morceau de code. De même, le « Code Archi- microcontrôleur d’où elles sont et de SPI sont dérivées vers l’exté-
accessibles pour une utilisation rieur de sorte que l’on pourra y
éventuelle. La combinaison port connecter directement toutes sortes
sériel + Entrées/Sorties analogiques de composants populaires.
VCC
et/ou numériques pourra être utilisée Les 4 sorties de comparaison, les
pour, par le biais d’un PC, la collecte broches 2 à 5 de K1, ainsi qu’une tri-
de valeurs de mesure et la com- plette de lignes de port sont ame-
CANAL 1
mande de sorties. nées à l’extérieur via un tampon,
CANAL 2
Pour la programmation du microcon- sous la forme de IC4, de sorte qu’il
trôleur la liaison la plus simple entre est possible, par leur biais, d’atta-
le PC et le P89LPC932 pourrait quer directement des relais ou
CANAL 3
prendre la forme d’un adaptateur de autres dispositifs similaires. La ligne
CANAL 4
niveau RS-232, composant que nous de port P2.6, broche 2 de K1, est
avons déjà utilisé dans différents dotée d’une LED, D3, qui pourra
R montages décrits dans Elektor. Les aider lors de la mise au point de pro-
P0.0
C lignes RxD et TxD du PC et du grammes. Les lignes de port res-
P89LPC932 sont tout simplement, tantes, P2.7, P2.0 et P2.4, sont dis-
après conversion de niveau, inter- ponibles en tant qu’Entrées/Sorties
030161 - 14 connectées. Nous avons opté pour universelles (sur K5).
une approche un peu plus sophisti- Attention, le port 1.5, ne peut jamais
Figure 6. Les entrées de comparateur quée. Nous n’avons pas uniquement être une sortie ; il est utilisé, dans
commutables permettent de disposer d’un connecté les lignes RxD et TxD, mais l’application présente, uniquement
maximum de 4 canaux CAN. aussi mis à disposition des signaux pour la ligne de réinitialisation.

12 Elektor 12/2003
MICROCONTRÔLEUR
La ligne de port P1.4 est reliée à un rien de bien exceptionnel. La diode dra partant, avec les exemplaires des ver-
bouton-poussoir, S1, que l’on pourra D1 évite qu’une erreur de polarité sions plus anciennes, toujours opter pour un
utiliser, pour, par le biais de IAP, tes- lors de la connexion de l’adaptateur principe à base de Break Detect ou d’IAP.
ter l’exemple de code pour le mode n’aie de conséquence désastreuse Cela requiert la plus grande prudence et
« boot ». Bien que le processeur soit pour l’électronique située en aval. assurez-vous que le code concerné est cor-
du type 3 V, toutes les entrées et sor- rect. La seule échappatoire en cas d’erreur est
ties acceptent de travailler avec des un programmateur parallèle qui permettra
systèmes 5 V. Il se peut cependant, La programmation d’effectuer une réinitialisation du processeur
qu’il faille convertir les niveaux au Une fois la construction terminée et en cas d’erreur. Il n’existe heureusement
cas où ils ne correspondraient pas le temps de vérifier la qualité de la qu’un petit nombre de processeurs des ver-
aux niveaux d’entrée requis par cer- réalisation pris, il sera temps de sions antérieures à la version C.
taines puces externes. connecter la platine à l’alimentation
L’alimentation du montage est on ne d’une part et au port sériel du PC de
peut plus simple. Nous avons choisi l’autre. Il faudra opter pour le posi- CAN
d’utiliser un LM317 (IC5) combiné à tionnement des cavaliers JP1 et JP2 Comme nous le disions en début d’article, le
un ajustable sachant qu’il est plus suivant : projet décrit ici comporte un dispositif qui
facile de trouver ce composant qu’un permet de réaliser un convertisseur analo-
régulateur 3,3 V. Vérifiez, avant d’im- sous en mode gique/numérique, bien que le P89LPC932 ne
planter le processeur dans son sup- Flash Magic « Run » soit pas doté d’un CAN embarqué. Le prin-
port, que la tension fournie par l’ali- JP2 en place ouvert cipe de notre CAN repose sur le principe
mentation est bien de 3,3 V, à ajuster delta-sigma. Nous utilisons à cet effet les
par le biais de P1. JP1 entfernen en place 2 comparateurs analogiques dont dispose, en
Commande de standard, ce type de microcontrôleur. Comme
Reset utilisateur et
Reset et de chacun des comparateurs dispose d’une
N.B. alimentation
La construction l’alimentation via
directe entrée commutable (cf. figure 6), nous avons
Flash Magic
La figure 4 reproduit les 2 côtés de à notre disposition jusqu’à 4 canaux CAN. La
la platine (double face) dessinée à note d’application AN10187 1 disponible sur le
l’intention de cette carte d’expéri- Bien que Flash Magic soit un logiciel site de Philips fournit toute l’information sur
mentation. La densité d’implanta- auto-explicite dans ses grandes le principe de fonctionnement que l’on peut
tion des composants est très lâche, lignes, il faut cependant prêter une souhaiter. En 3 mots, voici comment les
de sorte que la réalisation de ce attention spéciale au paramétrage choses se passent :
montage est à la portée d’électroni- ayant trait à l’option Start Bootrom
ciens amateurs n’ayant encore que dans le menu ISP. Certains aspects Le condensateur C1 présent à l’entrée de
peu d’expérience en la matière. Il dépendent de l’utilisation ou non de référence est chargé au travers de la résis-
suffit de respecter au pied de la Break Detect ou d’impulsions appli- tance R1 jusqu’à ce qu’il atteigne un niveau
lettre la liste des composants et la quées à la broche de réinitialisation. de tension identique à celui présent à l’entrée
sérigraphie de l’implantation des Cette dernière option fonctionne à (fonction de comparateur). À partir de cet
composants. tout coup si tant est que le cavalier instant, le cycle charge/décharge est adapté
Le microcontrôleur IC1 prend place de Reset, JP2, soit en place et que au résultat donné par le comparateur. Le
dans un support spécial puisqu’il est dans le menu « Options/Advanced nombre de cycles de charge/décharge sera
de type PLCC. Pour ne faciliter l’ac- Options/Hardware Config » l’option proportionnel à la tension d’entrée appliquée.
cès, les différents connecteurs et « Use DTR and RTS to enter ISP- Il est possible, par un comptage du nombre
embases ont été montées, autant mode » soit cochée. L’autre possibi- de charges au cours d’un nombre de cycle
que possible, sur la périphérie de la lité ne sera fonctionnelle elle que si (charge + décharge) prédéterminé, de déri-
platine. le code (en cours d’exécution) soit ver la hauteur du niveau d’entrée. Si vous
C’est à dessein que nous avons rem- doté de la fonction évoquée plus voulez en savoir plus sur la théorie et voir à
pli l’espace disponible d’un champ haut. quoi ressemble un exemple de code nous
de pastilles, ceci vous permettra Comme, à la sortie des chaînes de vous renvoyons à la note d’application men-
d’ajouter les composants requis par fabrication, le boot-loader est tou- tionnée plus haut.
vos propres expérimentations. Il est jours activé, le chargement du pre-
possible ainsi de procéder à mier programme se fera toujours
quelques expériences simples sans avec succès sans même activation En guise de conclusion
avoir à dessiner de circuit imprimé du boot-loader. N’hésitez pas à Il nous est impossible, dans le cadre de cet
supplémentaire. consulter le fichier .pdf accompa- article, d’aborder tous les détails du
On pourra, pour l’alimentation de gnateur pour en savoir plus sur P89LPC932. Il existe heureusement actuelle-
l’ensemble, connecter su bornier K8 d’autres instructions ayant trait à ment énormément de code pour le 80C51 (sou-
le câble de sortie d’un adaptateur Flash Magic. vent documenté dans des notes d’application).
secteur. Il n’est pas posé d’exigence On voit également apparaître, à intervalle plus
draconienne au dit adaptateur vu ATTENTION ! Il n’était pas possible, ou moins régulier, de nouvelles notes d’appli-
que IC5 se charge de la régulation et jusqu’à la version C du P89LPC932, cation sur le site Internet de Philips, notes qui
que la consommation de courant du d’activer le boot-loader par le biais abordent des périphériques spécifiques.
circuit n’a, avec ses quelques 20 mA, de la broche de réinitialisation. Il fau- (030161-2)

12/2003 Elektor 13
APPLIKATOR
APPLIKATOR est une rubrique servant à la description de composants intéressants récents et de leurs applications; par
conséquent, leur disponibilité n'est pas garantie. Le contenu de cette rubrique est basé sur les informations fournies par les
fabricants et les importateurs, ne reposant pas nécessairement sur les expériences pratiques de la Rédaction.

Résistance détectrice
Dans les convertisseurs survolteurs
Klaus-Jürgen Thiesler

La régulation de courant des régulateurs à découpage repose sur des


résistances détectrices en série avec la charge. Il est possible d’optimiser
la puissance dissipée par ces résistances. Un convertisseur destiné à
alimenter 8 LED blanches à partir d’une pile de 4,8 V illustre la façon de
procéder.

L1 D2
K1 BZV55C6V2 BZV55C24V 2 x 4 LED blanches Nœuds
10µH
J2 SS24 K3 K5
D1 D3
BAT 1 C1 C2 La figure 1 représente un régulateur à décou-
page ordinaire servant à alimenter 8 LED
100n 100n
D4 D8 blanches à partir d’une pile 4,8 V. Le régula-
IC1
teur à découpage doit fournir aux LED
5 1
D5 D9
PWM IN
VIN SW blanches une tension nominale ULED BIAS de
K7 4
EN
TPS61040 3
D6 D10
4 ⋅ 3,5 V = 14 V. La valeur exacte de la tension
FB
GND requise ne joue qu’un rôle secondaire. En
4x 1V2 2 D7 D11 effet, les LED ne sont pas commandées par
une tension mais par un courant régulé. Il
IC2 U BIAS
K2 MAX6063 faut que la valeur nominale du courant
K4 K6
R1
B
R2
A continu passant par les LED en série soit
1 2
39k 28k3 égale à 40 mA.
P1 R4 R5
La résistance R4 sert de détecteur. La tension
6Ω8

6Ω8

3
R3 UA dépendant du courant des LED est appli-
820k
10k quée à la broche 3 du régulateur à découpage
U ADJ en tant que tension de rétroaction UFB. La ten-
020430 - 11 sion de rétroaction assurant la régulation est
égale à 1,233 V. Dans les applications conven-
Figure 1. Le convertisseur survolteur et ses variantes. tionnelles, le nœud est situé directement à la
broche 3. Donc, UFB = UA = R4⋅ILED, et la
puissance dissipée dans R4 est donnée par
Tous les circuits intégrés de régula- même ordre que la référence (1,2 V PR4 = UA⋅ILED = R4⋅ILED2. Pour obtenir une
tion à découpage comportent une dans les convertisseurs DC/DC tension de rétroaction de 1,233 V, il faut donc
source de tension de référence et un modernes). La puissance dissipée utiliser une résistance détectrice d’environ
amplificateur différentiel. Cette com- peut toutefois poser un problème 30 Ω ; la puissance dissipée est de 50 mW.
binaison compare la tension aux lorsque le courant de la charge est La variante inclut une résistance R2 dans la
bornes d’une résistance de détection élevé. Un truc permet de réduire la ligne de rétroaction. Une source de tension
à la référence pour réguler l’étage de chute de tension aux bornes de la constante UBIAS = 3,000 V (MAX6063) est
sortie. La chute de tension aux résistance détectrice, donc la puis- branchée au nœud B par R1. La tension en A
bornes de la résistance doit être du sance dissipée. qui fournit une tension de rétroaction de

12/2003 Elektor 15
APPLIKATOR
I LED U SENSE flancs de commutation d’une régula- commande PWM à la broche d’entrée
tion PWM parvienne aux LED. Seul EN, la fiche de données propose une
mA mV le changement de couleur des LED fréquence entre 100 et 500 Hz. En fait,
50 350 dû à la variation de courant présente des fréquences plus élevées entre 1,5
un problème. La longueur d’onde et 2,5 kHz (mais pas plus) sont plus
40 d’une diode luminescente dépend en efficaces. L’œil perçoit les impulsions
235
30 effet de son courant de polarisation. lumineuses au-dessous de 100 Hz. Un
Il faut donc décider au cas par cas si signal PWM à f = 1 kHz et un rapport
20 un changement de couleur entrave le cyclique réglable de 0 à 10 % est par-
125
10 fonctionnement du circuit. Si on ne fait pour le régulateur à découpage
souhaite pas de variation analogique comme pour les LED.
0 du courant de sortie on reliera le
0 1 2 3
U ADJ point UADJ au point UBIAS voire on
V 020430 - 13
supprimera purement et simplement Composants
la branche comportant R3. Ce circuit n’est pas vraiment com-
Figure 2. Influence de la tension du On ne parvient à supprimer complè- plet, il s’agit plutôt d’un sous-
potentiomètre sur le courant des LED. tement le changement de couleur ensemble fonctionnel. Il faudra en
qu’en faisant appel à la régulation effet le doter d’un circuit de com-
PWM. Dans ce cas, on ne raccorde mande et d’une protection contre les
1,233 V est alors bien plus basse. La valeur pas directement la broche « Enable » inversions de polarité et les surten-
de la résistance R4 peut être sensiblement EN à la tension de la pile, mais on lui sions à chaque entrée. Comme nous
réduite (théoriquement jusqu’à 7 Ω) ce qui applique un signal PWM externe par le soumettrons quand même à
réduit en proportion la puissance dissipée. K7 en retirant le cavalier JP2. Il l’épreuve de la pratique, il est bon de
La variante basée sur une source de tension devient ainsi possible de comman- jeter un coup d’œil à ses composants.
de référence supplémentaire offre une façon der les rangées de LED en mode Le commutateur de puissance
simple de commander le courant de sortie. La courant de 0 à 100 %, et également interne coupe le circuit lorsque le
source de tension supplémentaire UADJ, rac- d’augmenter la luminosité subjec- courant de l’enroulement dépasse
cordée par l’intermédiaire de R3, peut être tive. Un courant nominal double 400 mA. Il s’agit du second point de
ajustée entre 0 et 3 V. pulsé à f = 1 kHz avec une durée de régulation. Le cycle d’impulsion sui-
Pour déterminer l’ordre de grandeur des résis- commutation de 10 % décuple en vant commence quand la pause de
tances, on part du principe que le courant effet l’intensité lumineuse appa- 400 ns au minimum est terminée et
passant par R1 (39 kΩ) est toujours (!) égal à rente. Il faut recalculer R1, R2 et R4. la tension UFB de la résistance détec-
45,3 µA. Si la tension UADJ est positionnée à Lorsque le courant est aussi élevé, la trice est plus petite que la référence
1,233 V, la valeur du courant passant par R3 tension aux bornes d’une LED de tension d’erreur UREF.
est nulle. Cette branche ne joue donc tout blanche peut atteindre 5 V, un fac- Le convertisseur survolteur TPS
d’abord aucun rôle et les valeurs du courant teur dont il faut tenir compte. Repor- 61040 de Texas Instruments en boî-
passant par R1 et R2 sont identiques. Selon tez-vous à l’article « LED en forma- tier CMS constitue le composant
le graphique de la figure 2, la tension UA est tion » publié dans le numéro 300 principal. Le rendement d’une appli-
égale à 144 mV pour UADJ = 1,233 V et, par d’Elektor pour plus d’informations. cation source de courant est de
conséquent, R2 = 24 kΩ. La pulsation du courant des LED ne l’ordre de 70 à 85 %. La tension de
Le courant des LED doit être ajustable entre 0 joue évidemment pas à l’avantage du sortie peut atteindre 28 V, ce qui
et 50 mA. Il faut donc que la tension aux bornes comportement CEM. Il faut donc équivaut à la commande de 6 LED
de R2 diminue de 144 mV ou augmente de monter les LED directement sur le blanches. La commutation interne
206 mV. Pour remplir cette dernière condition, régulateur et réduire le plus possible du circuit intégré est basée sur la
il faut que R3 dérive 206 mV/24 kΩ = 9,58 µA la longueur des conducteurs. Pour la régulation par tout ou rien : elle fonc-
à la masse. Sa valeur sera R3 = 144 kΩ.
Pour calculer exactement le tout, se servir de
la première loi de Kirchhoff selon laquelle la Standard Après modification
somme de tous les courants qui passent par Courant de LED mA 40
un nœud (ici B) est nulle.
ULED BIAS 4 LED V 14
PLED mW 560
Analogue ou PWM
UFB V 1,233
Le convertisseur à découpage s’arrête
VA V 1,233 0,387
lorsque UADJ = 3 V ; son courant de repos est
alors de 28 µA. Le convertisseur à découpage R4 (E24) Ω 30 10
travaille à la fréquence la plus élevée lorsque PR SENSE mW 51 17
UADJ = 0 V ; les LED sont au maximum de
leur luminosité. La régulation de la luminosité PMAX6063 mW 0 0,5
possède un bon comportement CEM de Ptot mW 611 577,5
rayonnement grâce au signal de commande
Rendement % 91,7 97,6
analogique : on évite que l’intégralité des

16 Elektor 12/2003
APPLIKATOR
tionne de façon stable avec un pour d’autres applications à faible
condensateur de sortie de 100 nF. niveau de bruit de sortie – le rayon-
Une modulation d’impulsion en fré- nement parasite augmente.
quence jusqu’à f = 1 MHz assure la La diode de commutation doit être
régulation du courant de pointe. Son une diode Schottky à faible courant
intervalle impulsion/pause (rapport de fuite. La diode CMS SS24 en boî-
cyclique) constant est d’au moins tier B (DO-241 AA) de Fairchild est
400 ns. Seule une fréquence de com- facilement disponible et sa tension
mutation aussi élevée peut assurer de seuil est peu élevée. On peut
un fonctionnement stable avec une aussi utiliser la 10BQ015 de Interna-
valeur aussi faible du condensateur tional Rectifier dans le même type de
de sortie. Ces composants internes boîtier ou la MBR0520LT1 plus
permettent à un comparateur de sur- moderne en boîtier SOD-123 à cou-
veiller la tension FB. Sa tension de rants de fuite peu élevés de ON
référence est UREF = +1,233 V. Semiconductor.
Ce schéma de régulation fonctionne La sortie de la source de tension de
en mode d’interruption. Autrement référence MAX6063 en boîtier SOT23
dit, le cycle suivant commence dès fournit exactement 3,000 V. Le bruit
que les 2 critères évoqués plus de sortie est extrêmement faible :
hauts sont remplis. La fréquence de pas besoin de condensateur de sor-
commutation (PFM) dépend de la tie. La tension d’entrée couvre la
tension d’entrée, de la tension de plage de 3,2 à 12,6 V, la consomma-
sortie, de l’inductance et du courant tion de 90 µA entre à peine en ligne
de sortie. La durée maximale d’im- de compte. Si ce convertisseur sur-
pulsion atteint 6 µs. Cette valeur volteur est incorporé dans un autre
permet d’atteindre un rendement circuit qui possède déjà une source
élevé dans toute la plage de courant de tension de référence, on peut bien
de charge sans MOSFET externes – entendu la substituer au MAX6063.
et rend aussi moins critiques les Utiliser comme inductance L1 une
valeurs de l’enroulement et du petite bobine toroïdale qu’on peut
condensateur de sortie. facilement réaliser soi-même. Atten-
Le courant de commutation interne tion ! Le matériau du noyau doit être
de ce circuit intégré moderne est prévu pour la fréquence de commu-
limité à 400 mA par le MOSFET tation du régulateur ! Le modèle
canal N. Cela, plus la durée limite de DO1608C-103 de l’entreprise Coil-
l’impulsion PFM, empêche toute craft fera parfaitement l’affaire. N’uti-
saturation de l’enroulement. Le com- lisez en aucun cas une bobine de
posant possède bien entendu un déparasitage !
comportement de démarrage pro-
gressif (softstart) et son fonctionne-
ment à pleine charge reste fiable La carte
même lorsque la pile est presque Prenez garde à la pollution électro-
complètement déchargée. Le tran- magnétique ! Lors de la conception
sistor de commutation limite le cou- de la carte, veillez à ce que la dispo-
rant à 1/4 du maximum lors du pre- sition et le tracé se conforment à
mier bloc de cycles, à la moitié lors ceux d’un régulateur à découpage.
du second bloc, et laisse passer le C’est-à-dire : composants CMS,
courant normal après 512 cycles. Le pistes courtes et larges là où passent
MOSFET interne se coupe lorsque la des courants élevés, et une surface
tension d’alimentation descend au- portée au potentiel de masse sur la
dessous de 1,5 V. face inférieure.
La résistance série interne du (020430)
condensateur de sortie C2 détermine
en majeur partie l’efficacité et le
comportement de commutation de
ce circuit survolteur. Bien qu’un
condensateur céramique soit norma- Bibliographie :
lement requis, le TPS 6104x fonc- Le circuit présenté ici est basé sur l’ar-
tionne aussi avec un condensateur ticle Extending Battery Life of a White
au tantale moins coûteux. Si la Light LED Driver de Michael Day (Texas
valeur du condensateur dépasse Instruments) paru sur Internet sous
100 nF – ce qui est tout à fait logique [Link]/analog/[Link].

12/2003 Elektor 17
LOISIRS

Journal défilant
12 afficheurs alphanumériques pour la carte AT89S8252 Flash
Wilfried Wätzig

Ce montage périphérique destiné à la carte AT89S8252 Flash est un défileur de


texte de grand format visualisant 10 caractères sur un affichage à matrice de points.

JP2 et JP3 permettent de paramétrer


le taux de transmission à 150, 300,
600 ou 1 200 bauds. La sélection cla-
vier/sériel se fait par le biais du
cavalier JP1 après réinitialisation
(reset) du microcontrôleur.
Les textes à afficher sont stockés
dans l’EEPROM du microcontrôleur
sans risque d’être perdus après cou-
pure de l’alimentation. Les
2 048 octets de la mémoire EEPROM
sont subdivisés en 8 blocs de texte
de 240 octets chacun qui peuvent
chacun comporter un maximum de
12 lignes de 20 caractères chacune.
Pour savoir où l’on en est lors de la
Cela vous rappelle quelque chose ? Vous avez Entrée des données saisie des caractères, le numéro du
déjà vu cela dans Elektor ? Oui et non. Dans bloc de texte en cours est placé
« l’affichage modulaire à matrice de L’interface sérielle de type PS/2 sert à dans le quartet de poids fort de l’af-
points » [1], le texte à afficher passait, par liai- la saisie des caractères et des codes ficheur d’état à 8 bits, le numéro de
son sérielle, du PC à un microcontrôleur du de commande. Le clavier de PC est la ligne d’affichage en cours l’état lui
type 89C2051. Ce contrôleur avait pour fonc- branché sur l’embase K1 et le code dans le quartet de poids faible, le
tion de convertir les caractères en patrons de scrutation stocké dans la tout sous forme binaire.
destinés aux modules matriciels et d’organiser mémoire FIFO (First In First Out) de
leur commande multiplexée. type 40105. La carte AT89S8252
Au premier coup d’oeil, le concept du mon- Flash lit les données à son propre La visualisation
tage, dont on retrouve le schéma en figure 1, rythme depuis la mémoire et conver- L’affichage se compose d’une dou-
paraît identique. Cependant, la seule « intel- tit le code de scrutation (scan code) zaine d’afficheurs à matrice de
ligence » se cache ici dans un système à en caractères ASCII. Il est possible points de 5x8 LED chacun. Tous
microcontrôleur distinct, à savoir la carte de choisir le codage des caractères comptes faits, cela nous donne
AT89S8252 Flash. Le défileur de texte à soit du type clavier allemand (DE = 60 colonnes de 8 LED chacune. Il est
12 caractères (il est possible d’en afficher 10) QWERTZ) soit du type clavier possible d’afficher simultanément un
est quant à lui totalement passif. Il n’en anglais (EN = QWERTY). Le type de maximum de 10 caractères (en
reste pas moins certains détails dignes clavier choisi est indiqué par le bit matrice 5x8) séparés à chaque fois
d’être relevés. de poids fort de cet affichage (text- par une colonne intercalaire. Comme
La commande des fonctions du défileur de sel) : la LED est allumée lorsque l’on sur tout journal défilant, les carac-
texte pourra se faire par le biais soit d’un cla- se trouve en clavier EN. tères passent d’un afficheur au sui-
vier de PC branché directement sur le sys- Il est également possible, nous l’évo- vant de façon très souple. Lorsque
tème, soit par l’intermédiaire de l’interface quions plus haut, d’effectuer la com- l’on se trouve confronté à un nombre
sérielle de la carte AT89S8252 Flash. À noter mande par le biais de l’interface aussi important de LED, la seule
en outre la présence d’une horloge en temps sérielle du microcontrôleur et ce à approche possible s’appelle fonc-
réel à base de DS1302 pouvant donner, en une vitesse de transmission maxi- tionnement en multiplexage.
alternance, la date et l’heure. male de 1 200 bauds. Les cavaliers 120 octets de la RAM interne

18 Elektor 12/2003
LOISIRS
+5V +5V +5V +5V

IC18
R1 R4 T3 T4 ... T11 = T4
C1
8x BC557

6K8
4k7

R7
1 8
16 4k7 T5
100n VCC2 VCC1
R2 T2
3 14 5 2
SI DOR 470Ω RST X1 BC557 K4
RTC X1 C2 T6
4 IC17 13 7 1 2 P2.7 R16
D0 Q0 SCLK R6 1k
T1 5 12 DS1302 0F1
3 4 P2.6 R17
BC557

4k7
D D1 Q1 6 3 1k T7
6 11 I/O X2 Goldcap 5 6 P2.5 R18
D2 Q2 R3 32768Hz 1k
G 7 10 GND D2 D4 D6 D8 7 8 P2.4 R19
K1 D3 Q3 470Ω 1k T8
4 +5V 9 10 P2.3 R20
PS/2 S 74HCT40105 1k
6 5 BS170 2 9 R R R R 11 12 P2.2 R21
DIR MR 1k T9
15 1 13 14 P2.1 R22
4 3 SO OE 1k
K2 K3 R5 +5V D3 D5 D7 D9 15 16 P2.0 R23
P1.7 P3.7 1k T10
8 360Ω 17 18
2 1 P1.6 P3.6
D1 G G G G R8 P0.7 19 20
P1.5 P3.5 470Ω T11
JP1 R9 P0.6 21 22
1 = DATA P1.4 P3.4 470Ω
3 = GND R10 P0.5 23 24
P1.3 P3.3 470Ω
4 = +5V
R11 P0.4 25 26
5 = CLK P1.2 P3.2 470Ω R24 R25 R26 R27 R28 R29 R30 R31
R12 P0.3 27 28
P1.1 4k7

47Ω

47Ω

47Ω

47Ω

47Ω

47Ω

47Ω

47Ω
+5V R13 P0.2 29 30
P1.0 JP2 4k7
R14 P0.1 31 32
4k7
R15 P0.0 33 34

R1

R2

R3

R4

R5

R6

R7

R8
JP3 4k7

LD1 LD2 LD3 LD4 LD5 LD6 LD7 LD8 LD9 LD10 LD11 LD12
TC24-11EWA TC24-11EWA TC24-11EWA TC24-11EWA TC24-11EWA TC24-11EWA TC24-11EWA TC24-11EWA TC24-11EWA TC24-11EWA TC24-11EWA TC24-11EWA
11 11 11 11 11 11 11 11 11 11 11 11
9 9 9 R1 9 9 9 R1 9 9 9 R1 9 9 9 R1
14 14 14 R2 14 14 14 R2 14 14 14 R2 14 14 14 R2
8 8 8 R3 8 8 8 R3 8 8 8 R3 8 8 8 R3
12 12 12 R4 12 12 12 R4 12 12 12 R4 12 12 12 R4
5 5 5 R5 5 5 5 R5 5 5 5 R5 5 5 5 R5
1 1 1 R6 1 1 1 R6 1 1 1 R6 1 1 1 R6
7 7 7 R7 7 7 7 R7 7 7 7 R7 7 7 7 R7
2 2 2 R8 2 2 2 R8 2 2 2 R8 2 2 2 R8

13 3 4 10 6 13 3 4 10 6 13 3 4 10 6 13 3 4 10 6 13 3 4 10 6 13 3 4 10 6 13 3 4 10 6 13 3 4 10 6 13 3 4 10 6 13 3 4 10 6 13 3 4 10 6 13 3 4 10 6

11 12 13 14 15 16 17 18 11 12 13 14 15 16 17 18 11 12 13 14 15 16 17 18 11 12 13 14 15 16 17 18 11 12 13 14 15 16 17 18 11 12 13 14 15 16 17 18 11 12 13 14 15 16 17 18 11 12 13 14 15 16 17 18
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O1

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O2
O1

O8
O7
O6
O5
O4
O3
O2
O1
10 10 10 10 10 10 10 10
+VS +VS +VS +VS +VS +VS +VS +VS
IC9 IC10 IC11 IC12 IC13 IC14 IC15 IC16
ULN2803 9 ULN2803 9 ULN2803 9 ULN2803 9 ULN2803 9 ULN2803 9 ULN2803 9 ULN2803 9
VEE VEE VEE VEE VEE VEE VEE VEE
I8
I7
I6
I5
I4
I3
I2
I1

I8
I7
I6
I5
I4
I3
I2
I1

I8
I7
I6
I5
I4
I3
I2
I1

I8
I7
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I5
I4
I3
I2
I1

I8
I7
I6
I5
I4
I3
I2
I1

I8
I7
I6
I5
I4
I3
I2
I1

I8
I7
I6
I5
I4
I3
I2
I1

I8
I7
I6
I5
I4
I3
I2
I1
8 7 6 5 4 3 2 1 8 7 6 5 4 3 2 1 8 7 6 5 4 3 2 1 8 7 6 5 4 3 2 1 8 7 6 5 4 3 2 1 8 7 6 5 4 3 2 1 8 7 6 5 4 3 2 1 8 7 6 5 4 3 2 1

3 4 5 6 10 11 12 13 3 4 5 6 10 11 12 13 3 4 5 6 10 11 12 13 3 4 5 6 10 11 12 13 3 4 5 6 10 11 12 13 3 4 5 6 10 11 12 13 3 4 5 6 10 11 12 13 3 4 5 6 10 11 12 13
QG
QA
QB
QC
QD

QF
QG
QH

QA
QB
QC
QD

QF
QG
QH

QA
QB
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QF

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QD

QF
QG

QF
QG
QH

QA
QB
QC
QD

QH
QE

QE

QE

QE

QE

QE

QE

QE
1 1 1 1 1 1 1 1
A IC1 A IC2 A IC3 A IC4 A IC5 A IC6 A IC7 A IC8
2 2 2 2 2 2 2 2
B 74HCT164 B 74HCT164 B 74HCT164 B 74HCT164 B 74HCT164 B 74HCT164 B 74HCT164 B 74HCT164

CLK CLR CLK CLR CLK CLR CLK CLR CLK CLR CLK CLR CLK CLR CLK CLR
8 9 8 9 8 9 8 9 8 9 8 9 8 9 8 9
CLK

+5V
+5V
R32
100k

14 C3 14 C4 14 C5 14 C6 14 C7 14 C8 14 C9 14 C10
RESET IC1 IC2 IC3 IC4 IC5 IC6 IC7 IC8
C11 7 100n 7 100n 7 100n 7 100n 7 100n 7 100n 7 100n 7 100n

020407 - 11
10µ 16V

Figure 1. Notre défileur de texte à 12 caractères possède un registre à décalage à 60 étages.

ser vent de tampon d’affichage Traitement de texte carte par le biais de 3 câbles multibrins, est
pour un total de 20 caractères. constituée par 4 blocs fonctionnels :
La commande d’une colonne de Le traitement de texte se fait par le – Le FIFO du clavier prenant la forme de IC17,
la ligne de LED se fait à une fré- biais de caractères de commande. un 74HCT105, et servant à la saisie des
quence d’interruption de Nous utilisons pour cela les touches codes de scrutation. La mémoire découple
3 600 Hz. De ce fait, la fréquence de fonction <F1> à <F12> ainsi l’horloge-clavier à l’aide du programme de
de rafraîchissement de l’image que d’autres caractères spéciaux tels lecture du code de scrutation qui se voit
est de 60 Hz. que <Enter>, <Insert>, <Delete> interrompu par la routine d’affichage. Il n’y
L’information de colonne, pilotée par et autres <Pause>. a pas ainsi de risque de perte de bit.
la carte AT89S8252 Flash, au travers Les fonctions de commande sont – L’horloge en temps réel DS1302, IC18, bar-
de son port P1.1, est transmise au entrées par le biais de l’interface dée d’un condensateur-tampon prenant la
rythme de la fréquence d’horloge sérielle au format #x. Le < # > forme d’une GoldCap, C2. Il va sans dire
dans le registre à décalage de introduit la fonction, le caractère qu’il faudra, lors de la première utilisation du
grande envergure que constituent adjacent définit cette dernière. Ainsi, défileur de texte, commencer par entrer la
les 8 74HCT164 montés en cascade. par exemple, la touche <F1> repré- date et l’heure pour l’horloge en temps réel.
Le signal d’horloge destiné à tous les sentée par la paire de caractères #1. Il est recommandé, pour cela, de débuter
circuits intégrés à registre à déca- Le tableau récapitule la saisie des par l’élément le plus long, à savoir l’année,
lage présent sur la ligne P1.0 leur est caractères de commande dans le cas et de terminer par la saisie des secondes. En
appliqué simultanément par leur d’un clavier anglais. effet, la mémoire des secondes de l’horloge
entrée d’horloge (CLK). Une fois que en temps réel est, à l’origine, mise à 80, ce
l’information de colonne se trouve qui correspond à un mode d’attente. Comme
dans le registre à décalage, la ligne L’électronique nous le disions, l’horloge en temps réel est
à visualiser est activée par le biais Si l’on fait abstraction du microcon- épaulée par une GoldCap ce qui lui permet
des transistors de commande (dri- trôleur de commande présent sur la de fonctionner même lorsque l’on a coupé la
ver) T4 à T11. Ce mode de fonction- carte AT89S8252 Flash, l’électro- tension d’alimentation.
nement requiert la totalité du port P2 nique additionnelle présente sur la – Une paire d’afficheurs d’état 4 bits à 4 LED
du contrôleur. platine de l’affichage connectée à la chacun, LED paires D2 à D8 d’une part et

12/2003 Elektor 19
LOISIRS
LED impaires D3 à D9 de l’autre, pour indi-
quer le bloc de texte et la ligne de texte, et H3

H2
pour finir,

IC16
IC8
– L’affichage à matrice de points constitué

C10
des afficheurs LD1 à LD12 associés aux

LD12
registres à décalage, IC1 à IC8, aux pilotes
en courant de colonnes ULN2803, IC9 à
IC16 et aux transistors de commande de
ligne, T4 à T11, des BC557.

LD11
Le programme
Le programme du microcontrôleur peut être

IC15
IC7

C9
subdivisé en 3 parties : la phase d’initialisa-
tion, la boucle d’affichage et la boucle de sai- LD10

sie de caractères.

IC14
Initialisation IC6
C8

Après mise sous tension du microcontrôleur


LD9

on a exécution, au travers de l’interruption de


réinitialisation, d’une partie du programme
en vue de l’initialisation. La première étape
consiste à paramétrer le taux de transmission
(baudrate) de l’interface sérielle (UART du
LD8

microcontrôleur) par prise en compte de la H7 H5

valeur choisie par le biais des lignes


P3.2/P3.3. L’indicateur (flag) clavier/sériel
IC13

IC5
C7

(cavalier JP1) est positionné (mis à« 1 »), le


tampon d’affichage (120 octets de RAM à
LD7

compter de l’adresse 080HEX) et le compteur


d’affichage étant paramétrés eux aussi.
Le clavier est ensuite mis en code de scruta-
IC12

IC4
C6

tion 3 (scan code 3), mode dans lequel on a


LD6

C11

envoi en retour d’un caractère uniquement R32

lors d’une action sur le clavier, ce qui simpli-


fie énormément le traitement ultérieur. IC3
IC11
C5

L’horloge en temps réel est elle aussi initiali-


K3

X1

sée, de sorte que le condensateur-tampon JP3


LD5

JP2
IC18
que constitue la GoldCap peut à nouveau être
R4
JP1

C1

H6 H8

chargé par la tension d’alimentation. La


R5

phase d’initialisation se termine par l’écriture


C2

du texte d’en-tête dans le tampon d’affichage R1


LD4

R2

et de la mise en fonction de l’interruption de


IC17

R3
K2

T1

sorte que le temporisateur 0 (timer) peut tra-


K1

vailler lui aussi.


IC10

IC2
C4

La boucle d’affichage
LD3

On a appel de cette boucle, au travers de l’in-


terruption fournie par le temporisateur 0,
toutes les 277 µs (ce qui correspond à
3 600 Hz). On a ainsi réécriture, 60 fois par
IC9

IC1
C3

seconde, de la totalité de l’affichage à matrice


LD2

de points. On met en outre à disposition l’oc-


R26 R29
R24 R28
R27 R31

tet suivant cherché en RAM, génération d’une R25 R30


T10
T11
T4

T5

T6

T7

T8

T9

impulsion d’horloge pour le registre à déca-


lage et des valeurs pour les afficheurs à LED,
R16

R17

R18

R19

R20

R21

R22

R23

cette étape se terminant par la génération


LD1

des signaux servant au changement du texte,


020407-1 (C) ELEKTOR
ROTKELE )C( 1-704020
K4

T3
020407-1

R10

R12
R13
R14
R15
R11
R6
R7
R8
R9
T2
D1

Figure 2. Le dessin (recto/verso) de la platine H1


H4
D8

D6

D4

D2

D9

D7

D5

D3

réduit à 50% de la taille originale.

20 Elektor 12/2003
LOISIRS
au déroulement du texte (scrolling) de commande soit ASCII. Sinon, on la figure 2 donne les côté « composants » et
et à déterminer la forme du caractère a prise en compte (lecture) d’un « pistes », serait-ce cependant à une échelle
(inversion/clignotement). caractère ASCII en provenance de 1:2 (50%). Cette platine n’existe pas toute
l’interface série. La génération d’un faite auprès des adresses habituelles mais
La boucle de saisie de caractères caractère de commande se fait par vous pouvez la commander auprès de PCB-
Cette boucle atteint le caractère sui- représentation substitutionnelle. shop (cf. le lien correspondant sur notre page
vant entré par le biais du clavier ou Dans le cas d’un caractère d’instruc- Internet [Link]).
arrivant par l’interface sérielle. Le tion (tel que <Enter>, <Shift> ou Une fois que l’on dispose de la platine, l’im-
code de scrutation du clavier est lu <<->) on a appel, par un aiguillage, plantation des composants est un jeu d’enfant.
par l’intermédiaire du FIFO et de la routine de programme concer- Les embases SIL, les embases destinées aux
converti, au travers d’un tableau de née. Un caractère ASCII est stocké cavaliers et l’embase mini-DIN sont montées
codage (tastasc) en un caractère soit dans le premier emplacement de côté « pistes » de la platine, tous les autres
mémoire en EEPROM libre et l’image composants prenant place sur le dessus.
du caractère (5 octets) dérivée d’un Veillez à ce qu’aucun composant ne dépasse
Liste des composants tableau (charimg) est écrite dans le de plus de 8 mm la surface de la platine vu que
tampon d’affichage en RAM. sinon les afficheurs à positionner à cet endroit
Résistances : ne pourront plus être implantés dans les sup-
R1,R6,R7,R12 à R15 = 4kΩ7 ports. La GoldCap mentionnée dans la liste
R2,R3,R8 à R11 = 470 Ω La platine des composants n’a que 5,5 mm de haut. Si
R4 = 6kΩ8 Il n’est pas évident de concevoir et vous envisagez d’utiliser des supports pour les
R5 = 360 Ω de graver (qui d’entre nous possède circuits intégrés, seuls des exemplaires très
R16 à R23 = 1 kΩ une cuvette de gravure de 50 cm de basse taille peuvent entrer en ligne de compte.
R24 à R31 = 47 Ω
long) un platine destinée à recevoir (020407)
R32 = 100 kΩ
12 afficheurs de belle taille et l’élec-
tronique de commande correspon- Bibliographie
Condensateurs :
C1,C3 à C10 = 100 nF dante. C’est la raison pour laquelle [1] Affichage modulaire à matrice de points,
C2 = 0µF1/5V5 GoldCap nous avons dessiné une platine dont Elektor n°276, juin 2001, page 52 et suivantes
(Panasonic NF, disponible, entre
autres, chez Conrad RFA)
C11 = 10 µF/63 V radial Entrées des caractères de contrôle
Fonction Touche Entrée sérielle Fonction
Semi-conducteurs :
Sélection de PAUSE Fx #P #x Sélection d’un bloc de texte, Fx = F1 à F8
D1 = LED 5 mm faible courant
texte F1...F12 #1 ... #9 #A #B #C Sélection des lignes d’affichage #1 à #12 dans le bloc de texte en cours
jaune
D2,D4,D6,D8 = LED 5 mm faible CR #+ Aller à la ligne de texte suivante
courant rouge Backspace/Delete #- Reculer d’un caractère
D3,D5,D7,D9 = LED 5 mm faible Shift gauche/droite Caractères corbeille haute ou basse (majuscules/minuscules)
courant verte Alt Passer aux caractères spéciaux @ { [ ] } ~|\
IC1 à IC8 = 74HCT164 Édition/Entrée
de textes Enter (pavé num.) #Z Efface la ligne de texte en cours
IC9 à IC16 = ULN2803A
IC17 = 74HCT40105 Lance la saisie d’un texte pouvant avoir jusqu’à 240 caractères dans la ligne
IC18 = DS1302 (Dallas d’affichage en cours. Au cours de l’entrée du texte, l’affichage est mis en
Insert #*
Semiconductor) mode d’affichage inverse. La saisie de texte est terminée par une nouvelle
T1 = BS170 pression sur Insert
T2 à T11 = BC557B Scroll Lock #R Fait défiler le texte en cours d’affichage
Manipulation Home #0 Début de ligne et RAZ (reset) du défilement (scrolling)
Divers :
affichage PrtSc Fx1 Fx2 #D #x1 #x2 Affichage de texte automatique #Fx(1) à #Fx(2)
JP1 = embase autosécable à
1 rangée de 3 contacts + cavalier Num Lock #N Inversion/clignotement de l’affichage
JP2,JP3 = embase autosécable à ESC ESC #E #E Afficher date et heure
1 rangée de 2 contacts + cavalier ESC Fx yy #E #x yy F1: secondes (yy = 00 à 59)
K1 = embase mini-DIN à F2: minutes (yy = 00 à 59)
6 contacts encartable (PS/2) Commande de F3: heures (yy = 00 à 23)
K2,K3 = embase autosécable à l’horloge en
temps réel F4: jour du mois (yy = 01 à 31)
1 rangée de 8 contacts
K4 = embase HE10 à 2 rangées de F5: mois (yy = 01 à 12)
17 contacts F6: jour de la semaine (yy = 01 à 07)
LD1 à LD12 = afficheur matriciel F7: année (yy = 00 à 99)
5x8 points à cathode commune :s = ß :: = :
60,8x38 mm (TC24-11EWA de Caractères Entrée directe sur :a = ä :A = Ä
Kingbright) (signes diacritiques, etc.)
accentués clavier allemand :o = ö :O = Ö
Contrôleur AT89S8252-24PC pour :u = ü :U = Ü
la carte à 89S8251 Flash P(a)g(e) Up Clavier anglais
(EPS010208) Encodage clavier
P(a)g(e) D(ow)n Clavier allemand

12/2003 Elektor 21
INFORMATIONS

À découvrir :

Le moteur pas à pas


1ère partie : généralités
Timothy G Constandinou

Les moteurs pas à pas et surtout la manière de les commander


constituent encore un casse-tête pour nombre de nos lecteurs.
Aujourd’hui ainsi que le mois prochain, nous allons vous fournir les
informations nécessaires à une bonne compréhension du fonctionnement
et de l’utilisation du moteur pas à pas. Nous irons même, la prochaine
fois, jusqu’à construire une commande de moteur à trois canaux de
grande puissance, pilotée par PC.

Il faut souvent une opération mécanique pour


positionner exactement une charge ou un
appareil. Si l’on utilise un moteur convention-
nel, à courant continu ou alternatif, il est bien
difficile de déterminer avec précision la posi-
tion de la partie entraînée, la vitesse du moteur
ou la quantité de mouvement produite, à moins
de se servir d’un capteur de position externe,
d’un encodeur, d’une boucle asservie et d’ap-
pareils de commande, freins ou embrayages.
Le meilleur choix est un moteur pas à pas. Il
s’agit d’une machine électromécanique qui
convertit des impulsions en mouvements
mécaniques discrets.

Applications classiques
On utilise des moteurs pas à pas dans les
périphériques d’ordinateur (numériseur,
disque dur, imprimante, etc.) dans les camé- branchement. Nous en proposons À aimant permanent (figure 2)
ras, télescopes, systèmes de pointage des une classification ci-dessous. Ce moteur, équipé d’un rotor à
antennes paraboliques pour satellites, les aimant permanent, est une
applications médicales, la robotique, les lec- À réluctance variable (figure 1) machine à vitesse et couple relati-
teurs de code à barre et les machines-outils Ce genre de moteur n’utilise pas d’ai- vement faibles, avec de grands pas
à commande numérique. mant permanent. En conséquence, il angulaires, de 45 ou 90 degrés. La
peut tourner librement, sans couple simplicité de construction autorise
d’encliquetage. Cette construction une production à faible coût, ce qui
Types de moteurs pas à pas est la moins courante, on l’utilise en fait un choix idéal pour les
De prime abord, les moteurs pas à pas ne se dans les applications qui ne nécessi- applications à basse puissance,
distinguent des autres que par la taille, le tent pas de couple élevé, comme pour comme dans une imprimante à jet
poids et le nombre de fils ou de bornes de positionner une petite diapositive. d’encre.

22 Elektor 12/2003
INFORMATIONS
e s m o t e u r s p as à pas
Avantages d nnel au nombr
e d’impulsions
envoyées.
ortio lsions d’entrée
.
pu
Par exemple un moteur de format 23 peut
fonctionner sous 6 V et 1 A par phase. Alors,
tation est prop équence des im
– L’angle de ro n es t pr op or tionnelle à la fr po sit io n. alimenté en deux phases, sa dissipation sera
– La vitesse de
rotatio suivi de la ande par à-coup
s.
t di re ct , il ne requiert pas de n et la co m m de 12 W. Il est de pratique courante de clas-
– Le système es cc élér at io n, la décélératio de l’a ng le de pas). ser un moteur pas à pas selon la dissipation
ponse à l’a t pas (±5% r de
– Excellente ré sit io nn em en t ne se cumulen le élevé même sans réducteu de puissance qui entraîne une élévation de sa
po up
– Les erreurs de éristiques à bas régime et co
ca ra ct température de boîtier de
– Excellentes
vitesse. est alimenté .
aintien lorsqu’il
– Couple de m
– Couple d’encl
iquetage inhé rent.
de rotation. s m o t e u r s p a s à pas
de
Inconvénients
ns le s de ux se ns
– Fonctionne da
ns dégât.
– Peut caler sa durée de vie mmandé.
ba lais, donc longue ssibles si mal co
– Absence de – Résonances po à très haute vite
sse.
rtir de zéro.
sans entretien. isi on (selon marque – Fo nc tio nn ement difficile est plus connue, il faut repa if équivalent.
à billes de pr éc e, la position n’ ntinu ou alternat
– Roulements – En ca s de surcha rg
le que sur un m oteur co
et type). couple plus faib
– À taille égale,

65 degrés au-dessus de l’ambiance. C’est


A Hybride (figure 3) pourquoi, si le moteur peut se monter sur un
C' B
Il combine les meilleures caractéris- radiateur, il est souvent possible d’augmen-
B' tiques des moteurs à réluctance ter sa limite de dissipation de puissance.
C
variable et à aimant permanent. On
les fabrique avec des pôles de stator
A'
à plusieurs dents et un rotor à
Autres aspects
aimant permanent. Il y en a qui des moteurs pas à pas
offrent une résolution de 0,9 degré, Que devons-nous savoir d’autre pour pouvoir
1,8 ou 3,6 degrés, en général 1,8. le faire tourner et en tirer quelque chose
020127- 11
Comme ils offrent de grands couples d’utile ?
statique et dynamique et tournent à
de hautes récurrences d’impulsions, Le champ magnétique rotatif
Figure 1. Moteur pas à pas à on les utilise de préférence dans les Quand on alimente en courant un enroule-
réluctance variable. applications industrielles. ment de phase, il se développe un champ
magnétique au sein du stator. Le rotor
A A'
Format s’aligne spontanément de manière à minimi-
On classe d’habitude ces moteurs en ser l’opposition de flux. Nous pouvons en
fonction de leur gabarit, le diamètre déduire que, pour obtenir une rotation du
du corps. Par exemple de moteur de moteur, il faudra exciter les bobinages selon
D'
format 23 présente un boîtier d’à peu une séquence capable de produire un flux
N B
près 2,3 pouces. Les gabarits les magnétique tournant.
D S
B' plus fréquents sont 11, 17, 23, 34 et
42. Génération du couple
Le couple qu’engendre un moteur pas à pas
020127- 12
Puissance dépend de différents facteurs, parmi lesquels
C' C Les niveaux de puissance s’échelon- la fréquence des pas, le courant d’excitation
nent normalement entre quelques dans les bobines, le type et la conception du
Figure 2. Moteur pas à pas à aimant centaines de milliwatts pour les plus système d’alimentation.
permanent. petits et plusieurs watts pour les Dans un moteur pas à pas, le couple s’exerce
grands. Le maximum de puissance lorsque les flux magnétiques du rotor et du
que peut dissiper un moteur pas à stator se déplacent l’un par rapport à l’autre.
A pas dépend des limites thermiques Le stator est construit en un matériau magné-
B de ses enroulements. L’information tique à haute perméabilité, il en résulte que
S
n’est que rarement fournie claire- le flux magnétique se trouve confiné dans la
D' ment dans les spécifications du structure du stator. Il s’agit de concentrer le
N N
constructeur. Pour la trouver, il nous flux aux pôles du stator. Le couple que pro-
faut appliquer la formule P = V _ I. duit le moteur sera proportionnel à l’intensité
C S S C' du flux magnétique généré lorsque les bobi-
nages sont alimentés.
N N
B' Figure 3. Le moteur pas à pas hybride Phases
D S
est une ingénieuse combinaison des Le nombre de chemins différents que le flux
types à aimant permanent et à magnétique peut parcourir dépend du
020127- 13 A'
réluctance variable. nombre de phases du moteur.

12/2003 Elektor 23
INFORMATIONS
La formule ne vaut que si les un pas complet en une série discrète
A
A+ nombres de pôles du stator et du de plus petits pas. Nous n’envisage-

COM
Moteur Moteur rotor sont égaux. rons pas cette séquence dans le
4 lignes 5 lignes
A- cours du présent article.
B
Modes de rotation
Il y a différentes séquences pos-
Données techniques et
B+ B- C D
sibles pour commander un moteur terminologie
A A pas à pas. Les plus fréquents sont : Couple de maintien
Le couple maximal permanent que
COM1

Moteur A' Moteur Commande par vague l’on peut appliquer à l’axe d’un
6 lignes B' 8 lignes
Dans ce mode, une seule phase est moteur sous tension sans provoquer
B B activée à la fois. Pour un moteur uni- une rotation continue.
polaire, cela signifie qu’on n’utilise
que 25% des bobinages existants, Couple d’encliquetage
C COM2 D C C' D' D
020127- 14
50% pour les bipolaires. Le couple maximal permanent avec
lequel on peut solliciter l’axe d’un
Phase Phase Phase Phase moteur privé d’alimentation sans
Ordre
Figure 4. Branchement normal des moteurs à A B A B provoquer une rotation continue.
4, 5, 6 et 8 fils. 1
2 Caractéristique vitesse/couple
D’habitude, les moteurs pas à pas disposent 3 Les courbes décrivant le rapport entre
de deux phases, mais il en existe à trois ou 4 vitesse et couple dépendent du circuit
quatre phases. Un moteur bipolaire possède de commande, de la méthode d’exci-
un enroulement par phase. Un moteur unipo- Commande à plein temps tation et de l’inertie de la charge.
laire a un bobinage à prise médiane ou deux Ici, deux phases sont actives à tout
bobines séparées par phase. moment. Sur un moteur unipolaire, Fréquence maximum de démarrage
on active les bobines pendant 50% La fréquence de récurrence maxi-
Connexions des bobinages du temps, mais 100% sur un bipolaire male à laquelle on peut soumettre,
On trouve des moteurs pas à pas de diverses au démarrage, un moteur pas à pas
configurations de raccordement. Les plus fré- Phase Phase Phase Phase non chargé sans qu’il ne rate de pas,
Ordre
quentes sont : A B A B ou de le faire arrêter sans qu’il n’en
1 passe de supplémentaires.
Fils du moteur Schéma de connexion 2
4 fils Bipolaire 3 Couple de décrochage
5 fils Unipolaire 4 Le couple maximal que l’on peut
Unipolaire appliquer à l’axe d’un moteur pas à
6 fils
Bipolaire (en série) Commande à mi-temps pas (en rotation à vitesse constante)
Unipolaire Dans ce mode, on alterne les sans qu’il ne rate de pas.
8 fils Bipolaire (en série) séquences par vague et plein temps
Bipolaire (en parallèle) pour permettre au moteur de s’ali- Couple d’accrochage
gner pendant la moitié des pas. Le couple maximal auquel on peut
Les diagrammes de câblage correspondants Pour le moteur unipolaire, la faire démarrer, s’arrêter et changer
se trouvent à la figure 4. moyenne d’utilisation des bobines de direction, un moteur pas à pas
est de 37,5%, elle est de 75% pour le sans qu’il ne rate de pas.
Pôles bipolaire.
On peut définir un pôle comme l’une des Précision
régions d’un corps magnétique où la densité Phase Phase Phase Phase Il s’agit de la différence entre la posi-
Ordre
de flux se concentre. Généralement, rotor et A B A B tion théorique et la position réelle du
stator ont un nombre égal de pôles, mais ce 1 rotor, exprimée en pourcentage de
n’est pas nécessairement le cas. 2 l’angle de pas. En général, à peu
3 près 5 % et cette erreur ne se cumule
Angle de pas (incrément angulaire) 4 pas.
On détermine l’angle de pas complet à l’aide 5
de la formule suivante : 6 Erreur d’hystérésis
Angle de pas = 360 / (nPh x ph) = 360 / n 7 On la définit comme le maximum de
dans laquelle 8 l’erreur accumulée à partir de la
nPh = nombre de pôles équivalents par phase position théorique pour les deux
= nombre de pôles du rotor, sens de rotation.
ph = nombre de phases, Micro-progression
n = nombre total de pôles (toutes phases Les courants dans les bobinages Résonance
comprises). varient continuellement pour diviser Le moteur pas à pas répond à une

24 Elektor 12/2003
INFORMATIONS
riques ainsi que la signification de la termi-
nologie adéquate. Allons-y, nous aussi, pas
à pas.
Sur un circuit de commande de moteur pas à
pas reposent deux missions essentielles :
I I

1. Changer la direction du flux magnétique


de la phase en commandant le sens du
courant ou son parcours.

2. Doser et limiter l’amplitude du courant


I I
dans les bobinages, avec des temps de
montée et de descente du courant les plus
brefs possibles, pour assurer un fonction-
nement idéal.
020127- 15

Commande de sens du flux


Figure 5. Schéma de la commande bipolaire. L’avance continue du moteur demande que
l’on change la direction du flux, indépendam-
ment dans chaque phase. On obtient cette
inversion en changeant le sens du courant, ce
qui peut se faire de deux manières diffé-
I I rentes, selon qu’on utilise une commande
bipolaire ou unipolaire.

Commande bipolaire
Elle renverse la direction du flux par inversion
de polarité de la tension sur le bobinage,
donc le sens du courant. Comme on s’en
I aperçoit à la figure 5, voilà qui réclame quatre
interrupteurs par phase.

Commande unipolaire
I Elle change la direction du flux par commu-
tation d’une moitié d’enroulement à l’autre,
020127- 16
ce qui ne demande que deux interrupteurs
par phase, comme à la figure 6.
Figure 6. Schéma de la commande unipolaire.
Contrôle du courant
Pour limiter la dissipation de puissance dans
salve d’impulsions d’entrée, chacune doit accélérer puis décélérer jusqu’à la résistance des bobinages et garder le flux
entraîne le rotor à avancer d’un pas. l’arrêt. Ceci provoque oscillations, sous contrôle, il faut surveiller le courant. Il y
Pendant ce temps, le rotor du moteur dépassements et vibrations. Il y a a deux manières de limiter le courant : la com-
certaines vitesses auxquelles le mande à courant constant et la commande à
moteur refuse de tourner. On les découpage. L’une ou l’autre s’applique tant
+VD
appelle les fréquences de résonance. au système unipolaire que bipolaire.
Le but est de prévoir le système de
manière à ce que sa plage de travail À courant constant
ne recouvre aucune fréquence de Si la source est bien à tension constante
résonance. On y arrive grâce à des (figure 7), une résistance en série limite le
amortisseurs mécaniques ou par de courant. L’ennui de la méthode, c’est la dissi-
l’électronique externe. pation de puissance dans les résistances « de
chute ».
Commande Commande G/D à deux niveaux
de moteur pas à pas Cette méthode, illustrée à la figure 8, met en
Dans la livraison du mois prochain, œuvre une seconde alimentation, branchée
020127- 17 nous étudierons en pratique une au bobinage pendant la période initiale de
commande de moteur pas à pas à montée du courant. Lorsqu’il a atteint sa
Figure 7. On peut utiliser des trois canaux. Pour bien comprendre valeur nominale, on débranche cette alimen-
résistances en série pour limiter le comment ce circuit travaille, il faut tation secondaire. L’ennui du dispositif, c’est
courant dans les bobinages. encore voir quelques notions théo- précisément qu’il faut deux sources.

12/2003 Elektor 25
INFORMATIONS
À découpage +VD

Autant pour le contrôle de la consommation


+VD +V1
que pour la rapidité de montée du courant, la
commande à découpage constitue la solution
idéale. L’idée de base (figure 9), c’est de par-
tir d’une tension d’alimentation plusieurs fois
plus grande que la tension nominale du
moteur. Le taux de montée du courant, qui
vaut au départ V/L, peut ainsi s’accroître
considérablement. On crée alors une tension
et un courant qui correspondent aux valeurs
nominales du moteur en jouant sur le rapport
cyclique. On peut atteindre une régulation à 020127- 18

courant constant en installant un capteur à


résistance en série avec les bobinages du 020127- 19

moteur pour fournir la rétroaction capable de


limiter le courant moyen. Figure 8. Limitation de courant à Figure 9. L’idée de la commande par
(020127-I)
double niveau. découpage.
Le mois prochain,
Nous verrons un système de commande de
puissance à trois canaux pour un moteur pas pour le faire fonctionner. La com- niquera avec votre PC par liaison
à pas, piloté par PC, complet avec le logiciel mande s’effectue par PIC et commu- sérielle.

Choisir le pilote
Prix et Couple – vitesse Notes de
Commande Bruit électrique Rendement Application
composants – résolution conception
les transistors de com-
couple de maintien selon la plus basse puissance de mande doivent supporter
1. basse vitesse et basse puis-
bas, 4 transistors de puis- tension et température sortie, bas rendement, le double de l’alimenta-
Unipolaire à tension bas sance, ne s’utilise qu’avec
sance par moteur moteur, fortes sautes de maximum de dissipation tion, celle-ci doit corres-
constante de petits moteurs
couple en mode demi pas en blocage pondre aux bobinages du
moteur

couple de maintien selon très bas rendement, maxi-


2. difficulté de dissiper la
bas, 4 transistors de puis- tension et température mum de dissipation en blo- basse / moyenne vitesse et
Unipolaire G/D à tension bas chaleur des résistances en
sance par moteur moteur, fortes sautes de cage, augmentée par le basse puissance
constante série
couple en mode demi-pas rapport G/D

pour une grande différence


moyen, 6 transistors de
3. couple de maintien selon entre les 2 tensions, diffi-
puissance par moteur, basse / moyenne vitesse et
Unipolaire double niveau moyen tension et température moyen rendement cultés de contrôle du
demande une CPU ou un basse / moyenne puissance
alterné moteur couple de maintien et de la
temporisateur
précision des pas
les transistors de com-
couple optimum à haute mande doivent supporter
4. vitesse, réduit à 70% à le double de l’alimenta-
moyen / haut, 6 transistors haute vitesse et moyenne
Unipolaire à courant moyen / haut basse vitesse, pas de sautes moyen / haut rendement tion, tenir compte de l’in-
de puissance par moteur puissance
constant de couple en mode demi- ductance de perte du bobi-
pas nage dans le calcul du cir-
cuit d’amortissement
haut, 8 transistors de puis-
haut rendement, puissance
5. sance par moteur, il existe
couple optimum à basse et de sortie maximale, perte problèmes de bruit et haute vitesse et grande
Bipolaire à courant des puces pour applica- haut
haute vitesses dans les capteurs de cou- interférences éventuelles puissance
constant tions à basse et moyenne
rant
puissance
très élevé, 8 transistors de
puissance par moteur, élec- couple optimum à basse et
6. haut rendement, puissance haute vitesse et grande
tronique de contrôle du haute vitesses travaille
Bipolaire à courant de sortie maximale, perte problèmes de bruit et puissance, s’emploie s’il
courant plus chère, mais haut sans résonance à basse
constant et micro-progres- dans les capteurs de cou- interférences éventuelles faut une haute résolution
des puces existent pour vitesse, meilleure résolu-
sion rant ou l’absence de résonance
moteurs à basse et tion
moyenne puissance

26 Elektor 12/2003
TORTd’ELEKTOR
+5V

R2
C3 C4

10k
100n 100n

11 32
K4
1 24 3
MCLR D+
23 2
D–
40 18 1
RB7 VUSB R1
39 15
RB6 RC0 1k5
38 IC1 16 4 USB-B
RB5 RC1 C5
37 17
K1 RB4 RC2
36 25 220n
RB3 RC6
35 26
RB2 RC7
Centrale d’acquisition USB schéma que dans la liste des 34
RB1
Elektor n°305, novembre 2003, composants. Ceci se traduit par
33
RB0 RE0
8

page 9 9
un signal de sortie quelque peu RE1 K2
19 PIC16C765 10
RD0 RE2
Il y a malheureusement eu un trop faible. Les valeurs correctes 20
RD1
problème à l’impression de la sont : R7 = 86Ω6 et R8 = 21
RD2 RA0
2

page 9, de sorte que les croquis 43Ω2. Il peut en outre se faire 22


RD3 RA1
3
27 4
des figures 1 et 2 n’ont pas la que le décodeur ne fonctionne RD4 RA2 K3
28 5
résolution et la qualité qu’ils pas avec la souplesse nécessaire, 29
RD5 RA3
6
RD6 RA4
devraient avoir. Les voici dans l’affichage ne suivant pas le 30 7
RD7 RA5
toute leur splendeur à une décodeur. La prise d’un conden-
OSC1 OSC2
échelle 100%. Vous pourrez les sateur de 10 nF entre la 12 13 14 31
X1
photocopier et les coller aux broche 13 du microcontrôleur et
endroits correspondants de la la masse peut aider à résoudre
page 9. Le Rédaction vous pré- ce problème. C2
6MHz
C1

sente ses excuses. 22p 22p

Protection anti-surtension 020374 - 11

Émetteur HF de mesure Elektor n°301/302, juillet/août 2003,


Elektor n°304, octobre 2003, page 52 page 23 Pupitre préampli à tubes porte une petite erreur. Le pas
et suivantes La dénomination de IC1 du Elektor n°303, septembre 2003, du condensateur C13 n’est pas,
Il y a eu, malheureusement, schéma est fausse. Comme le dit page 70 et suivantes comme le laisse supposer la
inversion des valeurs des résis- le texte, il s’agit d’un LTC1696 et La liste des composants pour la dénomination de RM22,5, de
tances R7 et R8, tant sur le non pas d’un LTC1982. platine de l’alimentation com- 22,5 mm, mais de 15 mm.

12/2003 Elektor 27
MICROCONTRÔLEUR

Carte à MSC1210
5ème partie : réseau RS-485 dans la pratique
Jürgen Wickenhäuser [Link]

Nous avons, dans les articles précédents consacrés à la carte à MS1210


et à son contrôleur, abordé déjà l’aspect « applications », de la mise en
oeuvre idéale en tant que plate-forme de développement à la réalisation
d’un capteur de précision pouvant être mis en réseau. Nous allons, dans
le présent article, combiner tous les sous-ensembles décrits jusqu’à
présent, pour les mettre en réseau.

Vous pouvez utiliser le logiciel présenté ici compilateur µC/51 décrite concer- sera de 1 000 mètres, les 2 noeuds
comme point de départ pour vos propres née peut produire jusqu’à 8 KB de MSC se trouvant à l’une des extré-
développements : en dépit de l’utilisation de code !). mités de la connexion, le convertis-
‘printf()’ et de calculs en virgule flottante, On voit, en figure 1, un réseau seur RS-232/RS-485 à l’autre. L’ali-
l’application décrite dans le présent article constitué d’une paire de cartes à mentation en courant du réseau de
ne nécessite que de l’ordre de 5 K de code MSC1210 et d’un convertisseur RS- fait par le biais et au niveau du
(Note : la version d’évaluation gratuite du 232/RS-485. La longueur de la liaison convertisseur.

Forçage ON, Terminaison ON, Délai : 2 ms


Vers le PC
Optionnel Terminer A/B
avec 120 Ω

ca.120Ω

Longueur de liaison,
en fonction du type de câble,
jusqu’à 4 km

7V5 - 15V
30 mA environ par
noeud/convertisseur

Nœud « 4 » Nœud « 5 »
030060 - 5 - 11

Figure 1. Réseau constitué de 2 cartes à MSC1210 et d’un convertisseur RS-232/RS-485.

28 Elektor 12/2003
MICROCONTRÔLEUR
Réflexions pré-réalisation Il devient cependant impossible, en
cas d’utilisation de liaisons de très
Dans le cas d’une alimentation pré- forte longueur, d’alimenter l’en-
vue sous 15 V, chacun des partici- semble du bus RS-485 depuis un
pants requiert de l’ordre de 30 mA. Il seul et unique point, aspect que
faut, pour que les noeuds fonction- nous avons abordé dans l’article du
nent, une tension minimale de mois dernier. Plutôt que d’utiliser du
7,5 volts. Il faut en outre prévoir une câble d’un doigt d’épaisseur, il serait
certaine réserve vu que lors de sans doute plus rapide d’ajouter une
l’émission, la consommation d’un alimentation...
noeud augmente quelque peu. Si l’on À chaque fois que l’on travaille avec
opte pour un courant de 100 mA des liaisons d’une telle longueur, on a
environ à circuler sur la ligne, nous besoin de la double terminaison du
nous trouvons, quelles que soient les bus RS-485. En cas d’utilisation de Figure 2. Valeur de mesure :
circonstances, de côté « safe ». câble pour téléphone évoqué plus A0 : Entrée A0 référée à AGND [en V]
Il faut donc, sur un trajet aller-retour haut, les terminaisons de 120 Ω pro- A1 : A1 référée à AGND [en V]
T : Température de la puce [en °C]
de 2 000 mètres au total, que la posées font pratiquement toujours
chute de tension aux bornes du l’affaire.
câble ne dépasse pas 7,5 V au maxi-
mum. Cela implique une résistance quer les choses, nous utilisons sur le réseau
de cuivre de quelque 75 Ω (à Logiciel pour réseau un protocole on ne peut plus simple :
100 mA). Le cuivre ayant une résis- Une fois que l’on a établi le réseau Le caractère de début prend la forme d’un
tance spécifique de 0,02 Ω/mm2, on matériel, il nous faut encore un rien caret (#). Ce caractère est suivi par l’adresse
pourra se contenter, dans ces condi- de logiciel. RS-485 requiert un proto- du noeud auquel est destinée l’instruction.
tions, d’un câble quadrifilaire de cole fiable avec le paramétrage de On trouve ensuite les données proprement
0,6 mm de diamètre. Heureusement transmission suivant : 9 600, 8, N, 1 dites (sous la forme de texte lisible) et tout en
que l’on trouve dans le commerce ce (le PC et le convertisseur communi- fin, la somme de vérification, à partir de
genre de câble (pour liaisons télé- quent eux, au contraire, à laquelle le récepteur peut déterminer si les
phoniques, dont certains même avec 57 600 bauds par le biais de l’inter- données reçues sont correctes. Dans notre
blindage) pour pas très cher. face RS-232). Pour éviter de compli- cas, la somme de vérification, qui comporte
2 octets, est annoncée par le caractère $, ces
octets correspondent à la somme de tous les
caractères suivant le caractère de départ
l’ayant précédé. Dans la pratique on fait
Une application professionnelle appel à des opérations complexes telles que
sommes de vérification polynominales.
Notons qu’il existe sur le sujet quantité d’ou-
vrages techniques au format « pour étagères
de bibliothèque ».
Il est important (comme nous le mentionnions
dans la 4ème partie) d’intercaler une petite
pause entre l’activation de l’émetteur et le
caractère de début pour éviter des erreurs de
transmission ! Le convertisseur PC travaille
avec une porte de temps pour l’activation de
l’émetteur. Pour cette raison, on active les
L’une des tâches de la société GeoPrecision est, parmi d’autres, de réaliser des résistances de forçage au niveau haut ou bas
réseaux de capteurs. Le détecteur représenté ici a été développé spécialement (pull up ou pull down) vu que sinon on ris-
pour une utilisation de jour. En raison de la précision et de la stabilité requises il a querait la transmission d’un premier carac-
été fait appel à un MSC. tère erroné. De ce fait, le convertisseur PC est
La totalité de l’électronique prend place à l’intérieur d’un boîtier en acier inoxy- basculé en mode émission lorsqu’apparaît le
dable de 52 mm de long. Le boîtier est étanche et fermé hermétiquement. En premier octet en provenance du PC.
dépit de cela, il est possible, à tout moment, d’y transférer un programme réac- Sur le convertisseur PC tous les cavaliers
tualisé et d’accéder aux facteurs de calibration. Pour ce faire, chaque capteur est devront être mis en place, le terminateur
doté d’un système d’exploitation minimum capable de gérer le reste de la n’étant requis que si le convertisseur se
mémoire Flash. On dispose, dans ces conditions de jusqu’à 30 Koctets de code trouve en fin de ligne.
individuel. Grâce à RS-485, la distance ne joue plus de rôle.
La figure 2 montre la forme d’un paquet de
Il va sans dire que pour une application de ce genre, il est d’une importance capi-
données type. Il s’agit en l’occurrence du pro-
tale que les données transmises soient absolument correctes, ce qui explique une
utilisation intensive de la somme de vérification. Cependant, en fait, le noyau de
gramme de terminal FlashMon « tout ordi-
capteur intègre une carte à MSC1210 « rétrécie », dont la totalité du logiciel a été naire » qui accompagne le compilateur uC/51.
développée à l’aide du compilateur uC/51. Nous pouvons même aller un peu plus loin,
pour tester le réseau à l’aide d’un programme

12/2003 Elektor 29
MICROCONTRÔLEUR

L’historique
totalité du compilateur (12 Moctets),
notre site mettant à votre disposition
Liens :
[Link]
des articles les différentes parties pour les télé-
charger. Compilateur ANSI-C pour la famille
– 1ème partie : Elektor-Meter (Numéro Les processeurs de la famille MSC 8051 (anglais), qui comporte en
double 2003) possèdent entre d’autres caractéris- outre certains programmes de
Présentation du concept et de la carte démonstration (sous forme de code-
tiques, plus intéressantes les unes
source) pour le MSC1210.
d’expérimentation à MSC1210 que les autres. Grâce aux sous-
[Link]
– 2ème partie : La platine & set de logiciels ensembles que nous avons décrits Source où trouver la carte à
(septembre 2003) dans cette (première) série d’articles, MAC1210 dotée de ses composants
La platine, le dessin des pistes, la sérigra- qui arrive à sa fin, vous ne devriez et testée
phie de l’implantation des composants de plus guère avoir de problème pour [Link]
la carte d’expérimentation, description du les mettre en oeuvre. Quelques applications dérivées de la
logiciel (030060-5) pratique (anglais/allemand)

– Affichage LCD I2C (septembre 2003)


Doter le MSC1210 du bus I2C et d’un affi-
chage LCD à la mise en oeuvre facile
– 3ème partie : Flash « à tout faire » (octobre
2003) Câble zéro modem (null-modem)
La mémoire Flash et l’utilisation de la
mémoire La quasi-totalité des problèmes de communication dont nos lecteurs nous fassent
part lors de connexions par le biais de l’interface sérielle (RS-232/V24) est à impu-
– 4ème partie : RS-485 – MSC1210 en réseau ter à une erreur au niveau du connecteur sub-D et/ou à l’utilisation d’un câble
(novembre 2003) non conforme (câblé différemment).
Structure des réseaux et un convertisseur
RS-485/RS-232 simple pour PC Sur la majorité des
– 5ème partie : réseau RS-485 dans la pra- cartes à microcontrô- Sub-D9 Sub-D9
modem zéro
tique (le présent article) leurs et autres projets
dotés d’une interface 1 DCD DCD 1
sérielle décrits dans 6 DSR DSR 6
Elektor, la liaison RS- 2 RxD RxD 2
de terminal standard et ignorer la somme de 232 se fait par le biais 7 RTS RTS 7
vérification lors de l’émission. Elle n’est inté- d’une embase sub-D 3 TxD TxD 3

grée que dans les réponses. Il n’existe, au 9 points (femelle) 8 CTS CTS 8

titre de démonstration, qu’une seule instruc- implantée sur la carte. 4 DTR DTR 4

tion qui fournit la valeur de mesure, la mise à Le câble de liaison 9 RI RI 9

nécessaire dans ce 5 GND GND 5


disposition du fichier code-source compen-
cas-là est un câble
sant quelque peu cette indigence...
sériel tout simple
En cas d’utilisation de plusieurs cartes à (prolongateur) doté
MSC1210, le logiciel accompagnant cette d’un connecteur mâle
application devra être transféré aux noyaux, à l’une des extrémités
opération au cours de laquelle chaque noyau et d’un connecteur
se voit attribuer sa propre identité (ID, bap- femelle à l’autre,
tisé node_id dans le code-source et, par connecteurs dont les
défaut, paramétré à 5). broches sont toutes
030060 - 5 -13
Vous pouvez maintenant, par l’entrée de reliées 1:1. C’est éga-
#5<CR> (<CR> : touche Retour ou Enter), lement à l’aide d’un
envoyer une instruction au noyau 5. La LED câble de ce type
de ce noyau s’allume alors pendant 1 seconde qu’est établie la liaison entre le PC et l’interface RS-485.
environ, les LED des autres noyaux s’allu-
mant très brièvement. Vous obtiendrez La carte à MSC1210 constitue une exception à cette règle générale vu qu’elle est
ensuite une valeur de mesure telle celle dotée d’une embase sub-D (mâle). La liaison entre un PC et la carte à MSC1210
se fera par le biais d’un câble dit modem zéro (null-modem). Ce type de câble est
visualisée en figure 2, le noyau fournissant
doté de 2 connecteurs sub-D 9 voies femelles. De plus, les lignes allant aux
cette information, sous forme un peu plus
contacts 1 et 4, 2 et 3 ainsi que 7 et 8, sont intercroisés. Sur chacun des connec-
complète par le biais de son interface RS-232 teurs de ce type de câble les contacts 1 et 6 sont reliés l’un à l’autre. Le croquis
(locale), interface par le biais de laquelle s’est ci-contre donne le plan de câblage d’un câble modem zéro et le brochage du
également fait le transfert du logiciel. connecteur sub-D 9 voies (connecteur vu de face).
Le logiciel de démonstration se trouve d’une Il est recommandé, pour s’assurer que l’on dispose bien d’un câble répondant aux
part dans le dossier normes mentionnées plus haut, de sonner les interconnexions à l’ohmmètre ou
...\scr\msc1210\Elmet\Elmet485\ELM_FLASH au testeur de continuité. En particulier, la présence des ponts entre les contacts 1
de la version V1.10.12 du compilateur. Il n’est et 6 est indispensable !
cependant pas nécessaire de télécharger la

30 Elektor 12/2003
12/2003

74HC(T)40105 74HC(T)40105
Registre FIFO 4 bits x 16 mots Registre FIFO 4 bits x 16 mots
INFOCARTE 12/2003 INFOCARTE 12/2003
Shift-in control (SI) [3] 74HC(T)40105 nées. Comme les premières données sont prise sur
Les données sont prises en compte sur un flanc montant (transition BAS-HAUT) de la ligne SI. SI déclenche un Registre FIFO 4 bits x 16 mots le « plancher » de la pile de données côté Sotie, les
processus de transfert de données (ripple through) automatique. Si, lors d’une remise à zéro, SI est maintenant données fournies après se déplacent automatique-
au niveau HAUT, on a chargement de données lors d’un flanc descendant du signal MR. Fabricant : ment vers la sortie.
Divers, Philips Semiconductors par exemple
Shift-out control (SO) [15] [Link]/products/hc/pdf/[Link] Application typique :
Elektor

Un flanc descendant (transition HAUT-BAS) de SO fait passer les indicateurs DOR au niveau bas. Une transi- Journal défilant, Elektor décembre 2003
tion HAUT-BAS de SO se traduit par le transfert des données déplacées vers l’étage de sortie, les emplace- Caractéristiques techniques :
ments de mémoire vides allant vers l’étage d’entrée (bubble-up). – Entrées et Sorties asynchrones indépendantes Boîtiers et brochage :
– Extensible dans les 2 directions
Output enable (OE ) [1] – Possibilités de RAZ (Reset)
Les sorties Q0 à Q3 sont validées lorsque OE est au niveau BAS. Lorsque OE se trouve au niveau HAUT, les – Indicateurs d’état aux entrées et sorties
sorties passent à l’état de haute impédance (désactivées). – Sorties 3 états
– Sorties standard, ICC vers MSI

Description :
Le 74HC(T)40105 est une mémoire « élastique »
Description des fonctions (FIFO = First In First Out) d’une capacité de
16 mots de 4 bits. Le 40105 est capable de s’ac-
Data input [4 à 7] commoder d’horloges différentes à l’entrée et à la Type Boîtier
Après application de la tension d’alimentation l’entrée Master-Reset (MR) passe au niveau HAUT de manière à sortie, de sorte que cette mémoire constitue un 74HC(T)40105N DIP16
effacer la méMoire FIFO. L’indicateur Data-in-ready (DIR = HAUT) indique que l’étage d’entrée du FIFO est intermédiaire idéal entre systèmes asynchrones. 74HC(T)40105D SO16
vide et prête à recevoir des données. Si DIR est valide (HAUT), il est possible, sous la houlette de SI, de trans- Chaque position de mot du registre est cadencée 74HC(T)40105DB SSOP16
férer des données présentes sur D0 à D3. Si SI = HAUT, les données sont transférées dans l’étage d’entrée, par une bascule bistable de commande qui compor- 74HC(T)40105PW TSSOP16
DIR passant simultanément au niveau BAS signalant ainsi un état « occupé ». te le bit de marquage. Un « 1 » indique que la posi-
Les données restent dans le premier emplacement de mémoire du FIFO jusqu’à ce que DIR soit passé sur tion est occupée par des données, un « 0 » signifiant Broche Nom Fonction
au contraire que la position est vacante. La bascule 1 OE Entrée :
HAUT, basculement qui se traduit par un décalage des données dans le FIFO vers l’étage de sortie, ou du
de commande détecte l’état de la bascule précé- Validation des sorties
moins jusqu’au dernier emplacement de mémoire libre. Si, après l’impulsion SI, le FIFO n’est pas encore plein,
dente et transmet l’état de cette dernière à la bas- 2 DIR Sortie :
DIR est revalidé (HAUT) indiquant ainsi qu’il y a encore de la place dans le FIFO. L’indicateur DIR reste BAS
cule suivante. Si la bascule de commande se trouve Fin de lecture des données
lorsque le FIFO est plein. SI devra être mis au niveau BAS pour terminer un processus de décalage. 3 SI Entrée des données (shift-in,
à l’état zéro et qu’elle découvre un « 1 » dans la
Lorsque le FIFO est plein, SI pourra être maintenu au niveau HAUT jusqu’à l’apparition d’une impulsion Shift- bascule en aval, elle génère une impulsion d’horlo- déclenchement sur flanc
out (SO). Suite au décalage (shift-out) des données on a un emplacement libre au niveau de l’entrée du FIFO, ge, qui transfert les données des 4 verrous de don- montant)
DIR passant au niveau HAUT, de manière à permettre le transfert de la donnée suivante. Cette dernière reste 4à7 D0 à D3 Entrées de données paral-
nées précédents dans ses propres 4 verrous de
dans le premier emplacement de mémoire du FIFO jusqu’à ce que SI passe au niveau BAS. lèles
données avant de réinitialiser (mettre à « 0 ») la 8 GND Masse (0 V)
bascule précédente. Les premier et dernier bas- 9 MR Entrée de RAZ maître (acti-
Data transfer cules de commande possèdent des sorties tampon- ve au niveau haut)
Après la prise en compte de données dans l’étage d’entrée du FIFO après que SI = BAS, les données se nées. Alors que toutes les positions vacantes sont 10 à 13 Q3 à Q0 Sorties de données (3-états)
déplacent de façon asynchrone dans le FIFO et sont empilées à l’extrémité sortie du registre. De par le dépla- décalées automatiquement vers le côté Entrée, et 14 DOR Sortie Fin de sortie de don-
cement des données dans le FIFO, il naît des emplacements de mémoire vide côté entrée du FIFO. que toutes les données valides sont transférées par nées
la sortie, l’état de la première bascule de comman- 15 SO Entrée de données (shift-out,
de (Data-In Ready output - DIR), que le FIFO est déclenchement sur flanc des-
Data output [10 à 13]
cendant)
L’indicateur Data-out-ready (DOR = HAUT) indique qu’il existe, à la sortie, des données valides (Q0 à Q3). plein. L’état de la dernière bascule (Data-Out Ready
16 Vcc Tension d’alimentation
Lors de la mise sous tension le Master-Reset (MR = HAUT) met DOR au niveau BAS. Une fois que MR = output - DOR) indique le FIFO comporte des don- positive
31
12/2003
74HC(T)40105 74HC(T)40105
Registre FIFO 4 bits x 16 mots Registre FIFO 4 bits x 16 mots
INFOCARTE 12/2003 INFOCARTE 12/2003
Entrées et Sorties BAS, les données transférées au FIFO se déplacent vers l’étage de sortie, DOR passant alors au niveau
HAUT. Lorsque l’indicateur DOR passe au niveau HAUT il est possible, à condition que SO soit HAUT, de
Data inputs (D0 à D3) [4 à 7] déplacer les donnés hors de l’étage de sortie, DOR passant au niveau BAS et signale un état « occupé ».
Comme il n’y a pas de pondération des entrées, il est possible de définir chaque entrée comme étant celle de Lorsque SO est mis au niveau BAS, les données se déplacent dans le FIFO en vue de remplir l’étage de sor-
poids fort (MSB = Most Significant Bit). Il est possible de réduire la taille de la mémoire FIFO de la configura- tie, l’étage d’entrée se retrouvant alors avec un emplacement de mémoire vide. Losrque l’étage de sortie se

Elektor
tion 4 x 16 d’origine à 3 x 16 voire même jusqu’à 1 x 16, en forçant tout simplement à la masse ou à VCC les remplit, DOR passe au niveau HAUT mais lorsque les dernières données valides ont été transmises et que le
broches Data-input non utilisées. FIFO est vide, l’indicateur DOR reste au niveau BAS. Si le FIFO est vide, le dernier mot transmis est ver-
rouillé sur les sorties Q0 à Q3. Dans le cas d’un FIFO vide, l’entrée SO pourra rester forcée au niveau HAUT
Data outputs (Q0 à Q3) [13 à 10] jusqu’à ce que l’entrée de commande SI entre en jeu. Après une impulsion SI, les données se déplacent dans
Comme il n’y a pas de pondération des sorties, il est possible de définir chaque sortie comme étant celle de le FIFO jusqu’à l’étage de sortie, l’indicateur DOR passe au niveau HAUT et les données sont transférées. SO
poids fort (MSB). Il est possible, comme dans le cas des entrées, de réduire la taille de la mémoire FIFO de la doit passer au niveau BAS avant que d’autres données ne puissent être transférées.
configuration 4 x 16 d’origine à 3 x 16 voire même jusqu’à 1 x 16, sachant cependant que les broches Data-
output non utilisées ne doivent pas être connectées cette fois, restant en l’air. Mode High-speed burst
Supposons que l’impulsion Shift-in/Shift-out n’ai pas été appliquée avant que les indicateurs concernés ne
Master-Reset (MR) [9] soient validés, dans ce cas-là, les taux Shift-in/Shift-out sont déterminés pat les indicateurs d’état (Status). Il est
Lorsque MR se trouve au niveau haut, les fonctions de commande interne du FIFO sont remises à zéro et les possible, sans les indicateurs d’états, d’implémenter un mode High-speed burst. Dans ce mode, les taux de
données présentes sont invalidées. L’indicateur (flag) Data-in ready (DIR) Flag est positionné (mis à « 1 »), l’indi- Burst-in/Burst-out sont déterminés par la largeur des impulsions des entrées Shift-in/Shift-out et il est possible
cateur Data-out-ready (DOR) étant lui mis à « 0 ». L’étage de sortie reste dans l’état impliqué par le dernier d’atteindre des taux en salve (burst) de 35 MHz. Des impulsions de décalage (shift) peuvent être appliquées
mot en sortie ou dans l’état aléatoire né lors de la mise sous tension (Power-up). dans tenir compte des indicateurs d’état; il n’est pas permis cependant des impulsions de Shift-in qui entraîne-
raient un dépassement de la capacité (overflow) de la mémoire du FIFO.
Status-flag-outputs (DIR, DOR) [2, 14]
L’état du FIFO est rendu par une paire d’indicateurs, à savoir Data-in-ready (DIR) et Data-out-ready (DOR) :
DIR = HAUT signifie que l’étage d’entrée est vide et prêt à recevoir de nouvelles données
DIR = BAS (LOW) signifie que le FIFO est plein ou que l’opération de transfert (Shift-in) précédente n’est pas
encore terminée
DOR = HAUT garantit la présence de données valides aux sorties Q0 à Q3 (ne signifie cependant pas que de
nouvelles données sont en attente pour être prises en compte par l’étage d’entrée)
DOR = BAS indique que l’étage de sortie est occupé (busy) ou qu’il n’existe pas de données valides.

32
MICROINFORMATIQUE

Liaison RS-232 sans fil


Mise en oeuvre pratique de SRD
Dirk Langwald Dipl.-Ing. Peter Groppe Prof. Dr. Bernd vom Berg (TFH Georg Agricola)

L’existence de modules radio tout faits, connus sous la dénomination de


SRD (Short Range Devices) à microcontrôleur intégré facilite énormément
la réalisation de liaisons de transmission sans fil via RS-232 au point d’en faire
quasiment un jeu de (grand) enfant.

La transmission d’informations (données, lumière infrarouge (signaux de télé- phériques tout prêts pour un mon-
audio, vidéo) sans fils trouve de plus en plus commande, IrDA) aux approches tage interne ou externe respectant
de domaines d’applications. Les amateurs de radio plus modernes tels que DECT, les normes (certifiés) et au fonction-
réalisation intéressés par cette technologie Bluetooth, réseaux sans fil (Wireless nement garanti sans oublier qu’ils
sans fil ont aujourd’hui à leur disposition une LAN) et ainsi de suite. On peut ache- sont accompagnés de tous les
palette impressionnante de possibilités. ter aujourd’hui pour les « gros » PC pilotes logiciels nécessaires.
Depuis la transmission par impulsions de tournant sous Windows des péri- La seconde approche demande un
peu plus de mal. S’il faut, par
exemple, doter un automate ou une
centrale d’acquisition de données de
mesure basé sur un système à micro-
contrôleur (quel qu’en soit le type),
d’un système de transmission sans
fil, le développement des sous-
ensembles radio requièrent un
savoir-faire certain et impliquent des
coûts plus importants. Il est 3 points
d’intérêt majeurs :

– Le développement de la partie HF
pour la plage de fréquences concer-
née fournissant la puissance de sor-
tie maximale autorisée tout en
tenant compte du rayonnement
parasite maximal admissible,

– Certification ou autorisation de la
partie HF auprès des autorités natio-
nales ou internationales de normali-
sation correspondantes (personne
n’est autorisé à se transformer en
« station d’émission » sans autorisa-
tion légale),

– Développement d’un protocole de


transmission de données adéquat,
sachant qu’une transmission de don-
nées par radio est, en raison des

38 Elektor 12/2003
MICROINFORMATIQUE
parasites, des superpositions, de la
IC1
présence, dans le « domaine radio », D1 +5V
7805
d’obstacles immobiles et mobiles, et
de la nécessaire protection contre 1N4148 R1
K1
une « écoute parallèle », sensible-

1K8
C1 C2 C3 C4

ment plus critique que celui requis > 7V


100n 10u 100n 10u D5
par une liaison RS-232 par câble. 16V 16V

POWER
Il existe cependant une alternative
très intéressante, à savoir la mise en
oeuvre de modules radio universels ANT
+5V
tout faits et d’un prix parfaitement K4 K3
accessible, modules déjà dotés d’une RSSI
2 1
interface sérielle à UART. Autre RF GND ANT D2 D3
C7

aspect très intéressant, si ce n’est 8


1u
VCC 16V
capital, le logiciel d’exploitation, TxD RxD 2
R2 R3 V+ K2
c’est-à-dire le programme de trans- IC3 16 C1+
1
C5 JP1
1

1K8

1K8
mission des données, est disponible. 3 IC2 3 6
RSSI C1– 1u
Dans ces conditions la mise en 4 10
T2IN T2OUT
7 16V 2
BUSY
oeuvre de ces modules, si elle n’en DATA OUT
5 11
T1IN T1OUT
14 7
6 12 13 3
devient pas un jeu d’enfant, n’en est DATA IN R1OUT R1IN
7 9 8 8
R2OUT R2IN
pas moins étonnamment simple. HOST RDY
4 4
C9 D4 C2+ C6
Dans de nombreux pays il est pos- JP2 MAX232 9
ER400TRS 15
sible, d’utiliser des dispositifs radio 100n BUSY C2–
5 1u 5
9 V- 16V
à faible puissance de sortie (10 mW GND R4
6
RS-232
ERP (Effective Radiated Power) au
1K8

C8 SUB D9
maximum) ne requérant ni déclara- 1u
16V
tion ni redevance ni licence, dans les
bandes de fréquence dites ISM 030204 - 11
(Industrial/Scientific/Medical) (entre
433,05 et 434,79 MHz dans la bande
de 70 cm par exemple). Figure 1. La circuiterie externe requise par le module radio se limite à bien peu de
Il va sans dire que la fabrication et la composants.
mise en oeuvre de tels modules
implique le respect de normes
exhaustives parfaitement définies. d’installations radio est LPD (Low ment instantané du système :
Cette réglementation est disponible Power Device) ou (plus d’actualité)
auprès des instances concernées. SRD (Short Range Device). LED D1 : Tension d’alimentation
Ces systèmes radio servent, en res- LED D2 : Transmission de données : Émis-
pect des normes, en fait à la trans- La société anglaise LPRS (Low sion
mission de signaux de télécom- Power Radio Solutions) a, dans le LED D3 : Transmission de données :
mande, de télémétrie, d’alarme et domaine des SRD, développé et mis Réception
de données sur des courtes dis- sur le marché quelques modules LED D4 : État de la ligne BUSY
tances allant jusqu’à quelques cen- radio « dopés au progiciel » dotés de
taines de mètres en terrain décou- caractéristiques intéressantes. Dans La commande du ER400TRS se fait par le
vert. Il est en outre permis, dans l’encadré « Carte d’identité du biais de signaux TTL, ce qui implique l’utili-
certaines plages des la gamme de ER400TRS » nous donnons les carac- sation d’un adaptateur de niveau du type
fréquences ISM, de transmettre téristiques techniques les plus mar- MAX232 (sous la forme de IC2) lorsque le
des signaux audio et vidéo. Le quo- quantes et le synoptique de l’émet- module radio doit être connecté au port COM
tidien nous a permis de faire teur/récepteur (transceiver) utilisé. d’un ordinateur. Ce MAX232 n’est pas néces-
connaissance avec certaines de saire si on travaille avec un système à µC si
ces applications : l’ouverture à dis- tant est que l’UART du dit système utilise des
tance de portes (de voiture), les
Un module niveaux TTL. Les données tant émises que
thermomètres radio pour mesure et presque rien de plus reçues sont des caractères UART tout ce qu’il
de la température extérieure, les Le schéma d’un ensemble complet de y a de plus classique tels qu’on les rencontre
souris et claviers sans fil, les transmission de données par radio sur les interfaces sérielles asynchrones stan-
casques d’écoute et autres sys- représenté en figure 1 prouve, si dards (RS-232/V24), COM sur les PC et UART
tèmes de surveillance vidéo sans besoin était, qu’il n’est vraiment pas sur les systèmes à microcontrôleur.
fil, etc. La dénomination interna- nécessaire d’avoir une expérience
tionale (qui en devient également spéciale en HF pour sa réalisation. Le ER400TRS met 2 autres signaux de com-
le mot clef pour un moteur de Les 4 LED à faible consommation ser- mande/acquittement matériels à la disposi-
recherche sur Internet) de ce type vent à visualiser l’état de fonctionne- tion de l’utilisateur, mais il n’est pas impéra-

12/2003 Elektor 39
MICROINFORMATIQUE
d’être reçues. Le module envoie
Carte d’identité du ER400TRS ensuite les données.
La fiche de caractéristiques est disponible à l’adresse : Host Ready = 1 :
[Link]/main/[Link]?datasheetref=112
L’ordinateur-hôte n’est pas prêt à
– Émetteur/récepteur (transceiver) prendre en compte les données qui
FM semi-duplex viennent d’être reçues. Dans ce cas-
– 10 canaux programmables situés là le module garde les données dans
à l’intérieur d’une page de fré- son tampon de réception interne,
quences allant de 433, 23 à 434, sachant que les dites données seront
35 MHz (bande ISM des 70 cm) effacées au plus tard 2,5 s après leur
– Connexion d’antenne à 50 Ω réception. Il faut donc que l’ordina-
– Puissance de sortie allant de 1 à teur-hôte ait cherché les données au
10 mW programmable en cours de cet intervalle (qu’il ait mis
10 pas partant le Host Ready à « 0 »), sinon
– Portée jusqu’à 250 m en cam- elles sont perdues.
pagne, jusqu’à 30 m à l’intérieur
de bâtiments Dès lors que l’on est certain que l’or-
– Taux de transmission de l’interface dinateur-hôte prend immédiatement
sérielle asynchrone vers le PC-hôte ajus- les données reçues en compte et le
table entre 2 400 et 38 400 bauds en
traite ou encore qu’il dispose d’un
5 pas ER400TRS tampon de réception suffisamment
– Taux de transmission par voie radio fixé à RSSI
grand, on pourra, au travers du cava-
19 200 bauds VCC
Régulateur lier JP1, forcer l’entrée Host Ready
– 2 signaux d’acquittement matériel de tension GND
en permanence au niveau bas. Le
– Sortie de signal de puissance de champ
E /R ER400TRS émet alors immédiate-
– Tension d’alimentation : de 3,3 à 5,5 V HF
ment les données reçues.
– Consommation de courant à tension
d’alimentation de 5,0 V :
Ser. Data IN Si l’ordinateur-hôte n’est pas en
Ser. Data OUT
Micro- mesure de traiter les données en
– En mode émission (10 mW) : 23,0 mA contrôleur Host Ready

– En mode réception : 17,0 mA BUSY entrée aussi rapidement, il lui est


– En veille : 2,0 mA possible, par le biais de son interface
030204 - 16

– Dimensions : 37, 5 x 14 x 4 mm sérielle, et également au travers du


cavalier JP1, de piloter cette entrée
du module en fonction de ses
besoins.
tif de les utiliser : dra bien entendu veiller soi-même à
ce que le ER400TRS soit effective- Le ER400TRS met, pour finir, un
Le signal BUSY (Sortie = Output) ment paré à recevoir des données et signal de puissance de champ de
sert à signaler que le module est ou non à envoyer. IL faudra dans ce cas-là réception à la disposition de l’utili-
occupé (busy) à une tâche quelconque (récep- intercaler, par logiciel, des tempori- sateur.
tion de données, vérification d’absence d’er- sations après l’émission de données
reur) et que partant il n’est pas en mesure de avant de procéder à l’envoi de la Le signal RSSI (Received Signal
recevoir des données à émettre. Cela corres- série de données suivante. Strength Indicator Output)
pond au signal CTS (Clear to Send). L’embase + cavalier JP3 permet de est un signal analogique de tension
Les états possibles sont : bloquer le signal BUSY au niveau de allant de 0 V (puissance de champ
l’embase sub-D au cas où l’on devait de signal maximale de –50 dBm) à
BUSY = 1 : Le ER400TRS est occupé; il n’est avoir affaire à un conflit de signaux. 1,2 V (puissance de champ de signal
pas question de lui transmettre minimale de –105 dBm), la pente de
de données à émettre. Elles Le signal Host Ready la tension de sortie étant de l’ordre
seraient purement et simplement (Entrée = Input) de 50 dB/V. Si ce signal doit être
ignorées et partant perdues. signale au module que l’hôte est ou traité en aval par un convertisseur
non paré à prendre en compte des analogique/numérique par exemple,
BUSY = 0 : Le ER400TRS est paré; il peut données reçues auparavant en pro- il faudra tenir compte de la résis-
recevoir des données pour les venance du tampon de réception tance d’entrée de l’étage en aval
envoyer. interne du module. (>100 kΩ).
Cela correspond à la fonction d’un
Il est possible, par le biais de l’embase + signal RTS (Request to Send), La figure 2 représente la liaison, au
cavalier JP2, de transférer ce signal BUSY à sachant que l’on a : niveau matériel, entre l’ordinateur-
l’adaptateur de niveau RS-232 et en aval à hôte et le module radio. Le mode de
l’hôte pour son traitement. On peut aussi, se Host Ready = 0: fonctionnement du ER400TRS étant
limiter à visualiser ce signal par le biais de la L’ordinateur-hôte est prêt à prendre semi-duplex bidirectionnel, l’ordina-
LED D4. Si l’on n’utilise pas ce signal il fau- en compte les données qui viennent teur-hôte A et son homologue B peu-

40 Elektor 12/2003
MICROINFORMATIQUE

1) Paramétrage de l’interface vers l’ordina-


teur-hôte
Transmission de données
variable entre 2 400 et 38 400 bauds 2) Paramétrage de la partie HF
3) Exécution du protocole de transmission
Data IN
de données par radio
Data OUT
La définition des paramètres souhaités se fait
par le biais de séquences d’instructions
Ordinateur- Module radio ASCII définies, décrites dans la documenta-
hôte à tion du logiciel Easy-Radio. On peut ainsi, par
ER400TRS exemple, par l’instruction
BUSY ER_CMD P5
Host Ready paramétrer à 5 mW la puissance de sortie de
RSSI l’émetteur. Un second encadré, baptisé
« Fonctions de Easy-Radio » en donne un
panorama.
Uniquement
si nécessaire
Sur sa page d’accueil, à l’adresse
9...12V 030204 - 12 [Link]
max. 50mA
LPRS met à disposition un outil logiciel tour-
nant sous Windows permettant un choix
Figure 2. Configuration de base d’une station radio. facile des paramètres du ER400TRS et leur
envoi vers l’émetteur/récepteur (transceiver).

vent, à chacun leur tour, émettre et très simple et à la mise en oeuvre Paramétrage de l’interface
recevoir. évidente. vers l’ordinateur-hôte
En effet, si tout ce dont on a besoin L’interface sérielle asynchrone peut travailler
est une transmission de données à l’un des 5 taux de transmission classiques
Logiciel d’exploitation rapide et sûre en liaison avec des (2 400 à 38 400 bauds). Les caractères sont
Easy-Radio systèmes à µC simple, on n’a que émis et reçus au format UART fixe. Ceci ne
Le progiciel interne enfoui au coeur faire d’une pile de protocole com- concerne que l’interface de l’hôte en ques-
du ER400TRS, en ce qui concerne le plexe et gourmande en mémoire tion, le ER400TRS étant paramétré pour tra-
protocole de transmission de don- comme cela est le cas, par exemple, vailler à 19 200 bauds. Les données sont par-
nées en particulier, ne répond à avec TCP/IP. tant toujours transmises à 19 200 bauds sur
aucune norme internationale, étant Le progiciel (firmware) enfoui dans la liaison radio.
un développement propre à LPRS. le ER400TRS a été baptisé
Ceci a cependant l’avantage de se Easy Radio. Il remplit 3 fonctions Paramétrage de la partie HF
traduire par un logiciel à la structure majeures : À ce niveau, l’utilisateur a la possibilité de
choisir l’un des 10 canaux radio disponibles
dans la plage allant de 433,23 à 434,35 MHz,
les fréquences d’émission et de réception
étant identiques pour chacun des canaux.
Fonctions de Easy-Radio Il est possible de paramétrer la puissance de
Le µC enfoui exécute les tâches suivantes du protocole Easy-Radio sortie de l’émetteur en 10 pas, allant de 1 à
10 mW. Cette option permet d’opter pour un
– Traitement des données tant en entrée qu’en sortie en format UART asyn- fonctionnement plus économique (pour les
chrone normal (1 bit de début, 8 bits de données, sans parité, 1 bit d’arrêt) piles en particulier) lorsque la distance à pon-
– Codage/décodage Manchester des données pour la transmission par voie radio ter n’est pas très importante.
– Calcul de la somme de vérification CRC et comparaison pour détection d’er-
reur de transmission Exécution du protocole
de transmission de données par radio
– Exécution de l’ensemble du protocole radio : émission d’un préambule et des
En interne, le ER400TRS possède un tampon
octets de synchronisation, séparation de ces octets à la réception
d’émission/réception à usage général de
– Programmation du synthétiseur d’émission/réception pour le choix de canal 128 octets par le biais duquel la transmission
– Paramétrage de la puissance d’émission en sortie des données se fait de la manière suivante :
– Pilotage de l’interface vers l’hôte externe au taux de transmission requis L’ordinateur-hôte émetteur commence par
– Préparation du tampon d’émission/réception de 128 octets maximum vérifier si la ligne BUSY (qui correspond à la
– Pilotage des 2 lignes d’acquittement (handshake) ligne CTS de l’interface RS-232) se trouve au
– Stockage des paramètres définis dans une EEPROM embarquée où ils restent niveau bas ou attend une durée définie après
conservés même en cas de disparition de la tension d’alimentation la dernière émission jusqu’à ce que le
ER400TRS ait terminé ses opérations

12/2003 Elektor 41
MICROINFORMATIQUE
internes, de façon à ce que l’hôte émetteur ER400TRS. plein (en cas d’envoi d’un flot d’octet
puisse envoyer ses données. Les données On aura émission par radio des don- ininterrompu supérieur à ce nombre,
commencent par être écrites et stockées tem- nées soit lorsque, après un transfert les octets excédentaires sont perdus)
porairement dans le tampon interne du continu, le tampon de 128 octets est ou lorsque l’on a, après transmission

Application de concert avec


la mono-carte à 80C537 A
PC
de
développement
Ordinateur-hôte A

La construction d’une paire de modules radio permet de réaliser


une application telle celle représenté en figure A. On trouve, Interface sérielle
SS20
d’un côté, l’ordinateur-hôte A, un système à 8051 basé sur la Interface sérielle
SS20
mono-carte à 80C537 décrite il y quelques années déjà dans nos
Carte à 80C537
colonnes, doté d’un module radio à la seconde interface sérielle ou
Module radio
du microcontrôleur 80C537. L’adaptateur de niveau MAX232 de type carte-mère
n’est pas nécessaire. Au niveau du module radio les broches
concernées sont tout simplement interconnectées (broche 11 à
Analog IN
la broche 14 et broche 12 à la broche 13). Le PC de développe- Digital IN / OUT
ment sert à la mise au point du logiciel pour la mono-carte à
80C537 et la création des « caractères radio » à envoyer et Affichage Capteurs/
LCD actuateurs
reçues.

L’ordinateur-hôte B, un PC, constitue la contre-partie dotée elle


aussi d’un module radio à l’une de ses interfaces sérielles COM. Ordinateur-hôte B
Dans le cas présent, il est nécessaire d’implanter l’adaptateur de
niveau MAX232. Sur le PC, on fait tourner un programme de
terminal simple, HyperTerminal par exemple, en vue de visualiser COM X
PC Module radio
les caractères reçus ou pour envoyer des caractères (individuels).
Plusieurs applications ont été réalisées pour cette configuration,
dont les programmes (en C51 pour la mono-carte 80C537 ou 030204 - 14

Visual BASIC pour le PC/portable peuvent être téléchargés Figure A. Structure d’une liaison radio entre un PC et un système à
depuis notre site Internet à l’adresse : microcontrôleur.
([Link]

1) Quelques actions individuelles sur des


touches sont émises par l’hôte B, reçues
par le système à 80C537 et visualisées par B
le moniteur du PC de développement.
2) L’hôte A émet quelques caractères,
voire des chaînes de caractères complètes
qui sont visualisées par l’écran de l’hôte B.
3) Le système à 80C537 est, par adjonc-
tion de capteurs et d’activateurs et d’un
affichage LCD, convertit en une petite sta-
tion de mesure (météorologique) et four-
nit, à intervalle régulier des données de
mesure (pression, humidité, température
l’air, date et heure), données transmises
par radio à destination de l’hôte B. Sur cet
ordinateur tourne un petit programme en
Visual BASIC qui visualise à l’écran les
données entrant et les transfert dans un
fichier compatible Excel pour un traite-
ment ultérieur. Simultanément, il est pos-
sible d’envoyer depuis l’hôte B des mes-
sages de texte qui viennent s’afficher sur
l’affichage LCD de l’hôte A. La figure B
montre, par une recopie d’écran, ce qui se
passe au niveau de l’ordinateur-hôte B. Il
est également possible d’envisager l’inté-
gration et le pilotage par radio d’un activa-
teur quelconque. Figure B. Recopie d’écran de la station de données de mesure météo sur l’hôte B.

42 Elektor 12/2003
MICROINFORMATIQUE
d’un octet, une pause dans le flux de correcte des données, réaliser un a Dipôle
données, pause dont la longueur doit processus d’acquittement à l’aide du
être au minimum égale à la durée de logiciel d’exploitation.
2 octets. C’est ainsi qu’il est possible En cas de réception sans erreur les 155 mm

d’envoyer des octets individuels. données sont placées dans le tam-


Avant que les données ne quittent pon d’émission/réception du
l’émetteur, on a calcul, par une opé- ER400TRS, on attend ensuite que b Boucle
ration de CRC (Cyclic Redundancy l’ordinateur-hôte récepteur fasse
Check = contrôle de redondance passer son signal Host Ready (qui
cyclique) d’un octet CRC (qui sert correspond au signal RTS en RS-232)
400 ... 1000 mm2
d’assurance contre des erreurs de au niveau bas. Les données sont
transmission de données) et adjonc- alors transmises automatiquement
tion aux données utiles, outre du dit et en continu vers l’ordinateur-hôte 1,5 ... 5 pF
octet CRC, d’un préambule et d’in- au travers de l’interface sérielle. Si
formation additionnelles (le nombre l’on n’envisage pas d’utiliser cet
c Hélicoïdale
d’octets de données par exemple). acquittement, on pourra, par le biais
La totalité des octets subit alors un de JP2, forcer la ligne Host Ready
codage Manchester avant d’être définitivement à la masse. 19 mm
envoyés. Au cours de ces opérations Cependant, si au cours de 2,5 s qui i = 3,2 mm 030204 - 13
24 spires
la ligne BUSY du ER400TRS émet- suivent la réception des données, le
tant se trouve au niveau haut. signal Host Ready n’est pas mis au
Côté récepteur, on a décodage des niveau bas, les données reçues sont Figure 3. Le choix de l’antenne.
données en Manchester, les infor- effacées du tampon et le ER400TRS
mations additionnelles sont écartées est à nouveau en état d’émettre ou
et exécution d’un test d’absence de recevoir. sances en HF, à une petite exception près :
d’erreur. Au cours de ces processus, Les 2 ordinateurs-hôtes ne sont pas l’antenne.
la ligne BUSY du ER400TRS récep- conscients des opérations internes Il faudra veiller à ce que le conducteur reliant
teur est forcée au niveau haut. En au ER400TRS, ils se contentent de la borne de l’antenne de l’émetteur/récepteur
cas de d’erreurs au cours de la trans- « pousser » (en émission) les don- à l’antenne elle-même soit aussi court que
mission de données, l’ensemble des nées de façon toute normale sur leur possible. On pourra envisager l’utilisation de
données sont rejetées, ce qui signi- interface sérielle ou d’en recevoir plusieurs types d’antennes (figure 3).
fie que l’ordinateur-hôte récepteur ne comme d’habitude au travers de leur Le premier choix est indubitablement le
reçoit pas de données. interface sérielle. dipôle quart d’onde linéaire d’une longueur
À noter que l’ordinateur-hôte émet- de 155 mm (pour 433 MHz), qui pourra
teur n’est pas informé du rejet du prendre la forme d’un conducteur droit ou
télégramme (c’est ainsi que l’on a Les antennes d’une piste gravée sur la platine. Il permet la
baptisé le bloc de données). Il fau- Comme nous le disions plus haut, meilleure portée mais présente l’inconvénient
dra, si l’on veut que l’ordinateur l’établissement d’une telle liaison d’être relativement sensible aux pièces métal-
émetteur soit assuré de la réception radio ne requiert pas de connais- liques situées à proximité (au nombre des-
quelles il faut également compter les plans de
masse). Ce type ne peut pas, en raison de sa
longueur, être implanté dans un petit boîtier.
Littérature et liens Internet : Il est possible d’augmenter la portée par l’im-
plantation du dipôle orthogonalement par
[1] LPRS: [Link]
rapport à un plan de masse de 16 cm de
[2] Manuel Hardware du ER400TRS rayon. La connexion de l’antenne au module
[Link]/main/[Link]?datasheetref=112 radio se fait par le biais d’un morceau de
[3] Manuel pour le logiciel Easy-Radio : câble coaxial 50 Ω classique.
[Link]/pdf_directory/[Link] S’il est impossible d’éviter des parasites par
la proximité d’objets, il faudra opter plutôt
[4] Bernd vom Berg, Peter Groppe pour l’antenne en boucle. Elle prend la forme
Mono-carte à 80C537, d’une boucle conductrice englobant une sur-
Elektor n°228, juin 1997, page 12 et suivantes face comprise entre 400 et 1 000 mm2.
[5] Pour en savoir un minimum sur les normes et ISM Comme l’insensibilité aux parasites va au
[Link]/deltron%20emc_fichiers/01-tests/[Link] prix de la portée, il faut effectuer à un ajus-
tage précis du condensateur (entre 1,5 et
[6] Distributeur des modules radio LPRS en France
5 pF). On pourra se contenter d’une largeur
PYRECAP
de piste de 1 mm. Il faudra placer la base à
Tél. : 01 69 20 44 25
Fax : 01 69 20 52 75 un point situé entre 15 et 25% de la longueur
E-mail : pyrecap@[Link] de l’ensemble de la boucle.
Site Internet : [Link] Troisième possibilité, l’antenne hélicoïdale
(helix) qui prend en fait la forme d’une bobine

12/2003 Elektor 43
MICROINFORMATIQUE

T
PIJL
HOEK1

HOEK2

K4
C9

K3

IC3

(C) ELEKTOR
030204-1
RxDTxD D5

D3 D2POWER
R3
JP2
R4

R2
C8

C6

R1
C5
C4 C1
BUSY
D4
030204-1

IC2
IC1
C3

HOEK4
D1
+
JP1

C7

C2
K1
0
K2

HOEK3

Figure 4. La platine du module radio est une double face à trous métallisés; sa compacité n’a pas d’effet négatif sur la mise en place des
composants.

de fil de cuivre de 0,5 mm de diamètre. Voici Liste des composants IC1 = 7805CP
deux exemples de dimensions que l’on pour- IC2 = MAX232CP (Maxim)
rait adopter : Résistances : IC3 = LPRS ER400TRS (cf. texte)
– 17 spires diamètre 5 mm, longueur 34 mm R1 à R4 = 1kΩ8
et Divers :
– 24 spires diamètre 3,2 mm, longueur 19 mm. Condensateurs : JP1 = embase autosécable à 1 rangée
C1,C3,C9 = 100 nF de 2 contacts + cavalier
Par sa portée et sa sensibilité aux parasites, C2,C4 = 10 µF/16 V radial JP2 = embase autosécable à 1 rangée
l’antenne hélicoïdale se situe à mi-chemin C5 à C8 = 1 µF/16 V radial de 3 contacts + cavalier
K1,K3 = = embase autosécable à
entre le dipôle et la boucle, mais présente
Semi-conducteurs : 1 rangée de 2 contacts
l’encombrement le plus faible. Elle présente
D1 = 1N4148 K2 = embase Sub-D 9 points femelle
l’avantage de se laisser accorder très aisé-
D2,D3,D5 = LED 3 mm verte à faible en équerre encartable
ment : il suffit d’écarter ou de resserrer les courant K4 = embase BNC encartable (Farnell
spires de la boucle jusqu’à ce que l’on ait D4 = LED 3 mm rouge à faible 365-0558)
atteint la portée la plus importante. courant Câble RS-232 (1:1)

Platine et mise en oeuvre


La platine dessinée à l’intention du module
radio représenté en figure 4 est une double
face à trous métallisés ce qui a permis de la
rendre bien compacte. L’implantation des
composants ne doit pas poser de problème, il
suffit de bien faire attention à la polarité des
composants qui en ont une.
Permettez-nous, en guise de conclusion, de
réinsister sur le contenu de l’environnement
légal concernant la mise en oeuvre de
modules radio.
La société LPRS met à la disposition de l’uti-
lisateur (soit directement soit par le biais de
ses distributeurs dans les pays où elle en a)
un document de conformité CE pour les
modules radio et donne des informations
additionnelles quant à l’utilisation de ces
modules dans différents pays d’Europe.
(030204)

44 Elektor 12/2003
AUDIO&VIDÉO

Exigez le vrai
microphone directionnel
À caractéristique commutable !
Klaus Rohwer et Gerd Schmidt

Le microphone directionnel présenté dans le n°287 d’Elektor remplissait


bien son rôle mais n’offrait pas la caractéristique de directionnalité désirée.
Cela a poussé 2 lecteurs à mettre la main à la pâte : ils ont collaboré à la
réalisation d’un nouveau circuit répondant à toutes les exigences, qu’elles
soient pratiques ou théoriques.

Le microphone présenté dans le n°287 d’Elek-


tor remplissait bien son rôle, qui était de
réduire le risque de réaction acoustique lors
de son emploi avec un harmonica dans un
orchestre de jazz. Il ne possédait toutefois
pas la caractéristique directionnelle cardioïde
désirée. Un simple calcul indique déjà que les
caractéristiques que l’on obtient entre les
formes extrêmes bidirectionnelle et omnidi-
rectionnelle ne ressemblent pas à une car-
dioïde ou une super-cardioïde, mais plutôt à
un 0 dont on serrerait toujours plus la cein-
ture jusqu’à ce qu’il ressemble à un 8.
En outre, le caractère passe-haut prononcé de
la courbe de réponse ne constitue pas exac-
tement un avantage (voir encadré). Il est vrai
que ce facteur n’a pas d’importance dans
l’application initiale, vu la présence simulta-
née de l’effet de proximité inévitable dans les
microphones à gradient. En accentuant les
basses d’une source sonore proche du micro-
phone, ce dernier compense l’effet passe- hyper-cardioïde, bidirectionnel. – Sortie par jack pour fonctionne-
haut évoqué plus haut. ment sur pile 9 volts ou XLR avec
Le nouveau circuit est conçu pour tenir – Courbe de réponse (pour le champ alimentation fantôme de 12 à 48 V
compte de ces effets et intentionnellement acoustique lointain) compensée
compensé, de façon à obtenir les caractéris- vers le bas jusqu’à 25 Hz (–3 dB)
tiques suivantes : Synoptique
– Compensation de proximité par Le schéma-bloc du nouveau préam-
– Possibilité de commuter la caractéristique filtre à coupure progressive ou pli dans la figure 1 montre les 2 cap-
de directionnalité en omnidirectionnel, car- passe-haut (roll-off ou low-cut) à sules de microphone à condensateur
dioïde large, cardioïde, super-cardioïde, fréquence limite commutable Mic1 et Mic2 montées dos-à-dos

46 Elektor 12/2003
AUDIO&VIDÉO
et le signal de sortie du filtre passe-bas
A6
(caractéristique bidirectionnelle). La somme
A1 XLR pondérée fournit bien à présent les diffé-
MIC1
HPF rentes caractéristiques cardioïdes car le filtre
passe-bas produit aussi le déphasage correct.
P1
A4 A5 L’amplificateur tampon (IC1.D) qui suit envoie
LPF son signal à basse impédance à un filtre
P2
passe-haut (High Pass Filter, HPF) chargé de
A2 la compensation de proximité. La fréquence
MIC2
initiale de ce filtre est ajustable. Elle peut
donc être définie en fonction de la distance
de la source au microphone.
030046 - 12
Le potentiomètre de réglage de volume P2
complète le tout. C’est aussi l’endroit où on
Figure 1. Schéma-bloc de l’électronique. peut prélever le signal de sortie et l’envoyer
à une douille de jack. Mais il aussi possible
de symétriser le signal audio et de l’envoyer
selon la description fournie dans le pour servir de filtre passe-bas (Low à une douille XLR « comme en studio ». La
n°287 d’Elektor. Le signal de Mic1 Pass Filter, LPF) compensant la symétrie est atteinte en tamponnant le signal
est tout d’abord tamponnée par caractéristique passe-haut de la par IC2.A et en l’inversant par IC2.B.
IC1.A avant d’être envoyé avec le configuration du microphone. Ce
signal Mic2 à l’amplificateur diffé- filtre est dimensionné selon l’éloi-
rentiel IC1.B. Celui-ci permet d’obte- gnement mécanique des 2 mem- Schéma
nir les caractéristiques d’un micro- branes de microphone. Le diviseur Il est facile d’identifier les éléments du
phone à gradient de pression à par- de tension P1 qui suit peut à présent schéma fonctionnel dans le schéma détaillé
tir de 2 capsules microphoniques à varier continuellement entre le de la figure 2. Seules les entrées de IC1.B sont
pression. Un amplificateur opéra- signal de sortie (tamponné) de Mic1 permutées pour neutraliser l’inversion du
tionnel IC1.C a toutefois été ajouté (caractéristique omnidirectionnelle) signal par IC1.C qui sert de filtre passe-bas.

+U B
R19
TP4
220k
R2 R31
R18 C11
470Ω

1k

C3 TP3 1k
150n
220µ IC1 = TS925IN R20 K1
IC2 = TLC2272 TP1 220k
R1
10V C12
+U B
4k7

R16
C2
1k

220n
330n R21 T1
3 BC546B
220k D2
MIC1 1
IC1.A C13
R5 2 R10 R39
C1 1N4148
47k

3k3

4k7

330n
R22 BT1
2n2 220k C27
C14 9V
R11 D1 470µ
1k5

1: Omnidirectionnel 470n 63V


R23
2: Cardioïde large 150k
1 15 7V5 1W3
3: Cardioïde 2 S1.A C15
R6 4: Supercardioïde R12 16
3 C8 IC1.D
22k

1k1

5: Hypercardioïde 13 14 680n
+U B R24 11 12
6: Bidirectionnel 4 10
330n 100k
9 2
5 C16 C26
R36 R38
R4 R13 6 R15 8 1
R7 R9 S2 C23 IC2.A 47Ω 470Ω
1k1

47k
470Ω

1µ 7 13 3
22k

C6 100k R25 100µ


6
220µ 1µ 63V
68k
5
C7 C17
R3 R14 4 R32
10V 3 K2
4k7

2k4

47k

6 1µ5 2
R8 47n R26 1 P2 XLR
C5 7 11
330n IC1.B 1k 47k 1k
5 10 2 1
IC1.C C18
MIC2 12
R17
2µ2
1k

C4 R27 3
P1 33k R33
47k
10k

C19
2n2
TP2 3µ3 R34
R28 1: 20 Hz 10k
22k 2: 30 Hz
+U B C20
3: 40 Hz
4µ7 6
R35 C25 R37
7 63V 4: 50 Hz 7
IC1 8 R29 IC2.B 47Ω 470Ω
4 S1.B 5: 75 Hz 5
9 15k 100µ
14 6: 100 Hz
8 C21 63V
6µ8 7: 150 Hz
C10 C24 10
9 8 IC2 63V 8: 250 Hz
11 R30
100n 100n 12 9: 350 Hz
C9 4 10k 10: 500 Hz
C22
13 22µ 11: 750 Hz
100n
40V 12: 1000 Hz
030046 - 11

Figure 2. Schéma détaillé de l’électronique du microphone directionnel.

12/2003 Elektor 47
AUDIO&VIDÉO
C19 C18 C17 C16 C15
Liste des composants C22 C21 C20

R30

R29

R28

R27

R26

R25

R24

R23
H2
H4

1-640030
ROTKELE )C( P2
Résistances :
R1,R3,R39 = 4kΩ7 S1 S2 R22
030046-1

C14
R2,R4,R37,R38 = 470 Ω R14
R5,R15,R26,R32 = 47 kΩ R13 R21

C13
R6,R7,R28 = 22 kΩ
R8,R16 à R18,R31 = 1 kΩ R20

R16
R10

R12
R11

C12
R9,R24 = 100 kΩ
R10 = 3kΩ3 R19
C11 TP4
R11 = 1kΩ5 C8
R17 R31
TP1 H5

C23
R12,R13 = 1kΩ1 C7

OUT
C24
R14 = 2kΩ4 R15 C9 TP2 R34
R9 C27

R18
R19 à R22 = 220 kΩ

TP3

R33
C6
IC2 TK1
R23 = 150 kΩ IC1

C10

R8
C26

R4
R3

R36

R35
R32
R25 = 68 kΩ
R27 = 33 kΩ R6 R7 C5

D2
R5 T1
R29 = 15 kΩ R2 C25

R39
C3

D1
R30,R33,R34 = 10 kΩ R1 R38 XLR

H3
H1

- + R37
C2

C4
R35,R36 = 47 Ω 9V
T T OUT2

MIC1 C1 P1 MIC2 Batt. K2 3 2 1


P1 = ajustable 47 kΩ
P2 = potentiomètre mono 1 kΩ log.

Condensateurs :
C1,C4 = 2nF2
C2,C5,C8,C13 = 330 nF
C3,C6 = 220 µF/10 V radial
C7 = 47 nF
C9,C10,C24 = 100 nF
C11 = 150 nF
C12 = 220 nF
C14 = 470 nF
C15 = 680 nF
C16,C23 = 1 µF/63 V, MKT, RM5 ou RM7,5
C17 = 1µF5/63 V MKT, RM5 ou RM7,5
C18 = 2µF2/63 V, MKT, RM5 ou RM7,5
C19 = 3µF3/63 V, MKT, RM5 ou RM7,5
C20 = 4µF7/63 V radial
C21 = 6µF8/63 V radial
C22 = 22 µF/40 V radial (C) ELEKTOR

C25,C26 = 100 µF/63 V radial


030046-1

C27 = 470 µF/63 V radial

Semi-conducteurs :
D1 = diode zener 7V5/1W3 Figure 3. Tracé de la carte avec 4 points de test.
D2 = 1N4148
T1 = BC546B
IC1 = TS925IN (ST) (chez, par exemple,
Farnell)
L’amplificateur opérationnel utilisé donne une valeur de 956 Ω. Cette
IC2 = TLC2272 (Texas Instruments) est un TS925 rail-à-rail quadruple à valeur n’est toutefois pas particuliè-
faible bruit dont les sorties peuvent rement critique : 1 kΩ fera tout aussi
Divers : supporter une charge relativement bien l’affaire. Le potentiomètre P1
K1 = embase autosécable à 1 rangée de élevée. Le TS925 contient aussi un du schéma fonctionnel a été rem-
3 contacts + embase jack 6,3 mm châssis à tampon pour la moitié de la tension placé par un commutateur à gradins
contacts de masse séparés de fonctionnement (sortie broche 8) qui permet de sélectionner facile-
K2 = embase autosécable à 1 rangée de permettant de s’en servir comme ment la caractéristique direction-
3 contacts + embase XLR châssis masse virtuelle. Le dimensionne- nelle désirée.
S1 = commutateur rotatif ment de R8 dépend de la distance Le filtre passe-haut ajustable n’est
2 circuits/6 positions encartable entre les membranes des 2 capsules pas aussi compliqué qu’il en a l’air : il
S2 = commutateur rotatif de microphone. Dans notre cas, d = ne s’agit que de 12 filtres passe-haut
1 circuit/12 positions encartable
15 mm. La formule en parallèle (de C11 à C22 avec P2)
BT1 = pile compacte 9 V + contact à
avec différentes fréquences limite
pression
MIC1,MIC2 = -microphone à électret, tel R8 = d/(c⋅C3) que l’on peut commuter avec S2. Les
que, par exemple, MCE2000 (Monacor) résistances R19 à R30 ne jouent
où c = vitesse du son = 344 m/s qu’un rôle secondaire dans la fonc-

48 Elektor 12/2003
AUDIO&VIDÉO
tion passe-haut. Elles ne servent lier à côté de R18 ! La carte com-
finalement qu’à charger les conden- porte 4 points de test qui doivent
sateurs à la moitié de la tension de être munis de picots à souder si l’on
fonctionnement pour éviter les bruits envisage d’effectuer des mesures
de commutation du filtre. La valeur sur le circuit.
du potentiomètre de volume P2, Le seul ajustement nécessaire
1 kΩ, est particulièrement basse consiste à compenser l’inégalité des
pour permettre de brancher directe- capsules de microphone avec P1. Il
ment le curseur à une sortie jack. faut recourir à un oscilloscope ou à
Les capsules de microphone, tout un millivoltmètre B.F. branché à la
comme le tampon de sortie IC2.A, sortie du circuit. Choisir la caracté-
sont connectés par des éléments RC ristique bidirectionnelle et régler le
(C2/R5, C5/P1 et C23/R32) pour sup- filtre passe-haut sur la fréquence la
primer les fréquences sous 16 Hz à plus basse. Pour effectuer l’équili-
raison de 12 dB/octave. Une satura- brage, envoyons aux microphones
tion de IC1.C et IC1.D est donc pra- un signal sonore sinusoïdal de très
tiquement exclue. basse fréquence (mais >16 Hz).
Deux amplificateurs opérationnels L’axe de liaison des 2 capsules doit
branchés en parallèle sur la sortie être perpendiculaire à la source Figure 4. Les capsules de microphone sont
jack symétrisent (et tamponnent sonore. On peut utiliser un signal fixées par des bandes élastiques.
simultanément) le signal. IC2.A ne 50 Hz comme on en trouve dans
sert que de tampon, IC2.B inverse le toutes les bonnes maisons et l’en-
signal. Le signal symétrisé est voyer à une installation stéréo. Les caoutchouc des 2 capsules est fixé par des
transmis à une douille XLR par C25 haut-parleurs de celle-ci ne repro- élastiques à l’intérieur d’une boule à thé
et C26. duisent toutefois pas cette fréquence sphérique en acier inoxydable (figure 4). Les
sans distorsions. Il faut donc faire élastiques, fixés au rebord de la boule par
attention de travailler à l’oscillo- 3 vis M2, amortissent les bruits de manipula-
Alimentation fantôme scope avec la composante de fré- tion. Le câble du microphone est orienté obli-
L’alimentation de l’électronique et quence la plus basse. Régler son quement par rapport au plan de division au
des microphones peut être interne, amplitude aux valeurs les plus moyen d’un passe-câble vissé à la boule à thé
par pile monobloc de 9 V, ou externe basses possibles avec P1. La déter- (figure 5). Le raccordement électrique du
par pupitre mélangeur fournissant mination du minimum peut être faci- blindage du câble à la boule à thé assure l’in-
une tension fantôme. D2 empêche litée en modifiant de temps à autre sensibilité aux parasites.
les 2 sources de tension d’entrer en l’orientation de l’axe des micro- On visse finalement l’une à l’autre les 2 moi-
conflit. R37 à R39, C27, T1 et D1 for- phones au cours de l’opération. tiés de la boule à thé et on équipe le tout
ment le circuit d’extraction de la ten- Pourquoi recourir aux basses fré- d’une protection anti-pop. Le prototype a été
sion d’alimentation. La tension fan- quences ? Les fréquences plus éle- muni à cette fin de 2 oreillettes de casque
tôme « pure » se trouve aux points vées provoquent souvent des
nodaux de R37 et R38 ; en effet, les réflexions modifiant la position
composantes alternatives des 2 apparente de la source sonore, tout
lignes du signal XLR s’y annulent. Le au moins si on ne dispose ni d’une
tamponnage par C27 est encore suivi chambre anéchoïde ni de la possi-
d’une stabilisation de tension à envi- bilité d’effectuer les mesures à
ron 6,8 V, simple mais suffisamment l’extérieur.
efficace, composée de T1 et D1. Les Faute d’appareils de mesure, il ne
caractéristiques rail-à-rail des cir- reste plus qu’à se fier aux fabricants
cuits intégrés permettent toutefois de microphones quant au caractère
d’atteindre un niveau de sortie plus identique des 2 capsules et placer P1
qu’honorable. en position médiane.
Le circuit peut être alimenté par les
tensions fantômes usuelles de 12 V,
24 V ou 48 V. Exécution et utilisation
Les auteurs ont monté les 2 capsules
de microphone exactement comme
Construction dans l’article initial (figure 2 de ce
et mise au point dernier). Mais en fait, contrairement
Contrairement au micro, l’électro- à la figure 3 dudit article, les câbles
nique ne nécessite pas de descrip- blindés ne parviennent pas jus-
tion détaillée. Le travail de soudage qu’aux capsules. On utilise au
selon le tracé de la carte de la contraire des torons courts et
figure 3 est effectué rapidement et flexibles comme liaison avec un Figure 5. Le prototype terminé. Il manque
sans peine. Ne pas oublier le cava- câble bifilaire blindé. L’enrobage en encore la protection anti-pop.

12/2003 Elektor 49
AUDIO&VIDÉO
rappelle un « Berlinois » (un genre de sur une scène, il importe de vérifier
beignet sphéroïdal) complètement au cas par cas quelle caractéristique
carbonisé. Une boucle faite de de directionnalité est la moins sen-
2 bandes Velcro entre les 2 moitiés sible à la réaction acoustique. Il faut
du « boîtier » facilite son maniement. aussi tenir compte de la position des
L’électronique possède son propre haut-parleurs et des enceintes moni-
boîtier, qu’il est par exemple pos- teur ainsi que des surfaces réfléchis-
sible d’accrocher à la ceinture. La santes se trouvant à proximité.
liaison est effectuée par câble bifi- Adapter en conséquence la fré-
laire blindé et par un connecteur DIN quence limite du filtre passe-haut.
5 broches dont les contacts adja- L’effet de proximité, que ce filtre est
cents sont mis en parallèle deux à en fait destiné à compenser, n’est
deux pour plus de sécurité. La sortie pas toujours indésirable mais est
à alimentation fantôme est consti- parfois mis à profit pour produire des
tuée par un connecteur XLR à encas- effets sonores.
trer, dans le cas de l’alimentation sur (030046)
Figure 6. Une « boule de Berlin grillée » très pile par une douille de jack de
directive ! 6,3 mm-à contact de commutation Bibliographie :
isolé pour la tension de la pile. Plus Infocarte TS925,
besoin d’interrupteur, ni de piquer Elektor n°286, avril 2002
d’écoute en mousse noire de dimensions suf- une grosse colère quand on a oublié Klaus Rohwer :
fisantes pour être « enfilées » sur les 2 hémi- d’actionner ce dernier. Microphone directionnel, Elektor
sphères de la boule à thé (figure 6). Le tout En cas d’utilisation professionnelle n°287, mai 2002, page 20 et suivantes

Calcul de la caractéristique 2 2  d
2
r = r +   − r0 ⋅ d ⋅ cos ϑ 0
1 0  2
(1)

de directionnalité et de la 2 2  d
2
(2)
r = r +   − r0 ⋅ d ⋅ cos ϑ 0
courbe de réponse 2 0  2

où ϑ0 est l’angle entre l’axe z et le segment de droite reliant l’ori-


Nous nous servirons de la notation complexe pour effectuer les
gine à la source sonore. Une onde sonore se propageant de façon
calculs car elle montre ici toute sa puissance. Il est évidemment
sphérique à partir de la source peut être décrite par son compor-
possible de passer par les nombres réels, mais au prix d’un impor-
tement en pression p en fonction du temps t et de la distance r :
tant effort. Nous nous servirons ici – comme c’est généralement le
cas en électronique – de la lettre j pour désigner l’unité imaginaire p=
p0
⋅e
(
j ωt − kr ) (3)
plutôt que de i, qui peut r
Source de son
être confondu avec le cou-
A où ω = 2⋅π⋅f est la fréquence angulaire et k = ω/c = 2⋅π⋅λ le
rant.
z nombre d’ondes du son, c étant la vitesse du son (344 m/s) et λ la
Choisissons un système de
longueur d’onde (λ = c/f). Le paramètre p0 représente la puis-
coordonnées dont l’axe z
sance de la source sonore. Il n’est pas nécessaire de connaître sa
passe perpendiculairement
valeur pour effectuer ces calculs. L’équation (3) exprime le fait que
par les 2 membranes des
y la pression sonore est inversement proportionnelle à la distance
capsules de microphone
de la source sonore. Nous partons du principe que chaque capsule
MIC1 distantes de d. L’origine du
de microphone fournit une tension proportionnelle à la pression
Capsule d système de coordonnées
microphonique sonore sur sa membrane. On peut alors exprimer ces tensions
MIC2 est à égale distance des 2
sous la forme :
membranes. Celles-ci se
030046 - 13 x trouvent donc à d/2 au-des- U1 =
U0
⋅e
(
j ωt − kr1 ) (4) U2 =
U0
⋅e
(
j ωt − kr2 ) (5)
sus et au-dessous du plan r1 r2
x-y (figure A et figure B).
où U0 est encore un paramètre indéterminé proportionnel à p0 qui
B Source de son La source sonore est située
sera éliminé dans la suite des calculs. Il est logique d’éliminer la
z à la distance r0 de l’origine
dépendance explicite du temps de ces équations :
du système de coordon-
U0 U0
⋅ e − jkr1 ⋅ e jωt ⋅ e − jkr2 ⋅ e jωt
r1 nées. La distance entre la U1 = (6) U2 = (7)
source sonore et les mem- r1 r2
ϑ0
branes est donnée par r1 et
r2 et d’introduire les amplitudes complexes  dans la suite des
r2 respectivement. Ces dis-
calculs :
d
2
r0 Plan x - y tances peuvent être calcu-
U
d lées au moyen du théo- Uˆ1 := 0 ⋅ e − jkr1 (8) ⇒ U 1 = Uˆ1 ⋅ e jωt (9)
2
rème des cosinus de la tri- r1
gonométrie :
030046 - 14
Nous aurons besoin plus tard de la partie réelle et imaginaire

50 Elektor 12/2003
AUDIO&VIDÉO
U Il est préférable d’effectuer numériquement le reste des calculs.
Uˆ 2 := 0 ⋅ e − jkr 2 (10) ⇒ U 2 = Uˆ 2 ⋅ e jωt (11)
r2 Un simple tableur comme Excel constitue une excellente solution.
Remplissons tout d’abord une colonne avec plusieurs valeurs de la
d’amplitudes complexes pour décomposer par exemple Û1. Il même variable qu’on désire examiner. Il s’agirait de ϑ0 dans le cas
nous faut pour cela renoncer à la notation exponentielle et de la caractéristique directionnelle, de f dans celui de la courbe de
décomposer la fonction exponentielle complexe en sa partie réelle réponse. On peut ensuite créer plusieurs colonnes de résultats
et imaginaire : intermédiaires qui peuvent être calculés avec les formules ci-des-
U
r1
( ) U
r1
( ) U
Uˆ1 = 0 cos kr1 − j ⋅ sin kr1 (12) ⇒ Re Uˆ1 = 0 cos kr1 , Im Uˆ1 = 0 sin kr1 (13)
r1
( ) sus. Les tableurs usuels ne « comprennent » pas les nombres com-
plexes. Il faut donc se servir de colonnes séparées pour la partie
réelle et imaginaire. Il est utile de réserver une partie de la feuille
La valeur réelle de l’amplitude ne constitue pas sa partie réelle de calcul aux valeurs des paramètres constants comme r0, α, R, RV,
mais la grandeur de l’amplitude complexe (dont nous auront C (tous en unités SI : m, Ω, F).
d’ailleurs aussi besoin, mais plus tard) : Le calcul de la caractéristique de directionnalité doit s’effectuer
bien entendu à fréquence f constante (suggestion : f = 1 000 Hz).
() ()
2 2
Uˆ = Re Uˆ + Im Uˆ (14)
Inversement, la courbe de réponse n’a évidemment de sens que
pour une direction fixe ϑ0 du son incident (suggestion : 0°). Et
qu’en est-il de l’inconnue U0 ? On peut simplement la poser égale
C à 1. On calculera la grandeur de ÛA, selon
 Uˆ 
(14) et (23) dans l’avant-dernière colonne. A
U1 u = 20 ⋅ log r  (25)
La dernière colonne sert à convertir ces  U 0
R  0 
P α=1 valeurs en décibels selon la formule
C UA
α=0 Voilà enfin la justification de l’attribution de la
Rv
valeur 1 à U0, ce qui simplifie aussi l’équation 24. La variable u se
U2 prête alors à la représentation graphique en fonction de la variable
UD
UF considérée. Il existe d’ailleurs dans presque tous les tableurs un
030046 - 15 format de représentation approprié pour la caractéristique de
directionnalité, par exemple « Radar » dans Excel. Le facteur r0
permet de comparer les résultats obtenus pour différentes dis-
Passons à présent au schéma de principe de la figure C. On a tances de la source au micro-
pour la tension différentielle UD : phone. Sans sa présence, les Caractéristique de
α
 1 1  valeurs de u dépendraient forte- directionnalité
Uˆ D = Uˆ 2 − Uˆ1 = U 0  e − jkr2 − e − jkr1  (15)
 2
r r1  ment de la distance de la source 0 Bidirectionnel
au microphone. 0,25 Hyper-cardioïde
Il est évidemment intéressant de 0,37 Super-cardioïde
L’équation pour la tension de sortie du filtre passe-bas UF est déri- varier le rapport de mélange α.
vée selon la première loi de Kirchhoff pour l’entrée inverseuse de 0,5 Cardioïde
Les valeurs suivantes s’appli-
l’amplificateur opérationnel. On obtient : 0,66 Cardioïde large
quent aux différentes caractéris-
R 1 tiques de directionnalité : 1 Omnidirectionnel
U F = −U D ⋅ (16)
RV 1 + jωRC Chaque caractéristique est parti- d
RV = (26)
culièrement marquée lorsque cC
La valeur optimale de RV dépend
L’amplification de cet étage tend vers une ν :=
R
(17) de la distance d entre les 2 membranes. Par contre, R influence la
valeur constante aux basses fréquences RV
limite inférieure de fréquence du filtre passe-bas, donc la plage de
fréquence utilisable par le microphone, mais aussi son amplifica-
Désignons par δ le rapport entre la fréquence momentanée et la tion v (équation 17). Quelle que soit donc la valeur choisie pour R,
fréquence limite du filtre passe-bas : elle constitue toujours un compromis entre une plage étendue et
δ := ω RC (18) le risque de provoquer du souffle en poussant trop l’amplification.
1 1 − jδ Un aspect intéressant consiste à varier r0 : On peut alors observer
⇒ U F = −U D ⋅ ν ⋅ = −U D ⋅ ν ⋅ (19)
1 + jδ très distinctement comment l’effet de proximité accentue les
1+ δ2
basses quand α = 0 et la distance de la source au microphone est
1 − jδ  1 − jkr2 1 − jkr1  faible (r0 petit).
⇒ Û F = −U 0 ⋅ ν ⋅ ⋅ e − e  (20)
1 + δ 2  r2 r1  Posons C = 0, R = RV. On simule ainsi le cas du circuit du maga-
 1
zine de mai 2002 sans filtre passe-bas. On reconnaît bien la forte
1 − jδ 1  1 1 
⇒ Uˆ F = −U 0 ⋅ ν ⋅ ⋅  cos kr2 − cos kr1  + j sin kr1 − sin kr2   (21) dépendance en fréquence du signal de sortie, tout au moins
1+ δ2  r2 r1   r1 r2   lorsque la distance de la source au microphone r0 est assez élevée.
 cos kr cos kr 
( ) ν  Ne nous fions toutefois pas aveuglément aux résultats des calculs :
⇒ Re Uˆ F = U 0 ⋅ ⋅ 1 − 2 + δ sin kr2 − sin kr1  (22)
  le fait que les membranes, loin d’être ponctuelles, ont une certaine
1 + δ  r1
2 r2  r2 r 1  
extension spatiale, n’a pas été considéré ici. Cet « oubli » devrait
  cos kr 
( ) ν 
⇒ Im Uˆ F = U 0 ⋅ ⋅ δ 2 − cos kr1 + sin kr2 − sin kr1  (23) se remarquer dans la réalité, particulièrement aux fréquences éle-

1 + δ   r2
2 r1  r2 r1  vées. En outre, les capsules de microphone, loin de flotter dans
l’air sans entraves, sont entourées en général d’une grille et d’une
Les tensions U1 et UF peuvent être mélangées en proportion protection anti-pop qui peuvent influencer aussi bien la courbe de
variable par le potentiomètre P. Si α désigne la fraction de U1 on réponse que la caractéristique de directionnalité. Tous les calculs
a: du monde ne remplaceront jamais une bonne série de mesures
dans une chambre anéchoïde. Mais ne nous y trompons pas, la
Uˆ A = αUˆ1 + 1 − α Uˆ F( ) (24)
simulation apporte déjà une aide précieuse.

12/2003 Elektor 51
DOMESTIQUE

Aide-mémoire
électronique
Pense-bête à µC
Josef Böcker

Il nous arrive, en ces temps effrénés, de ne plus savoir où donner de la


tête. Ne vous est-il jamais arrivé d’oublier une date importante,
l’anniversaire de votre tata-gâteau par exemple ou encore de mettre la
poubelle sur le trottoir voire l’examen dentaire semestriel.

attention à faire correspondre un


patron de LED donné au bon événe-
ment vu que sinon on court le risque
d’envoyer sa feuille de déclaration
d’impôts à sa tata-gâteau et les
fleurs à son inspecteur des impôts...
En l’absence de visualisation de
terme, la LED D8 clignote au rythme
d’un quart de hertz (toutes les
4 secondes) pour signaler que le
montage est toujours encore en
« vie ». Lorsque la pile arrive à sa fin,
D8 se mettra à clignoter à une fré-
quence de 1 Hz (au rythme des
secondes).
La programmation se fait par le biais
d’un programme tournant sur PC et
qui saisit les événements et les
termes (tampon horodateur) corres-
pondants et les transmet vers le
microcontrôleur par l’intermédiaire
de l’interface sérielle du PC. Une fois
la programmation effectuée, on
La seule solution à cette étourderie est un tissement prenant la forme d’un cli- pourra lancer l’application et couper
entraînement mental ou encore le petit mon- gnotement des LED D1 à D4, D6 et la connexion vers le PC. Il nous faut
tage décrit dans le présent article : une sorte D7. Lorsque les choses deviennent signaler dès à présent un inconvé-
de noeud dans votre mouchoir, mais sous urgentes, une 7ème LED, D5, se met nient dont souffre cette réalisation :
forme électronique cette fois. de la partie. S’il devait se faire que lors d’un changement de pile, le
Notre aide-mémoire électronique permet de l’on a plus d’une demi-douzaine microcontrôleur perd la vue d’en-
remémorer une demi-douzaine d’événements d’événements notables, il est pos- semble vu que l’horloge est logicielle
distincts. Si vous approchez de la date d’un sible de programmer un maximum et que le programme utilise une par-
tel événement le montage attire votre atten- de 63 patrons de LED. Il faudra tie de la RAM (qui, par principe, perd
tion sur son imminence par un signal d’aver- cependant dans ce cas-là bien faire ses données si elle n’est pas dotée

52 Elektor 12/2003
DOMESTIQUE
d’une pile de sauvegarde). Tout
changement de pile implique par-
tant une reprogrammation par le
biais du PC.

Sans perte de mémoire


Pour éviter de compliquer inutile-
ment l’électronique représentée en
figure 1, nous n’avons pas utilisé la
possibilité de programmation en cir-
cuit (ISP = In Site Programming) que
connaît le contrôleur utilisé ici. Il fau-
dra programmer le programme (pas
les événements) dans le processeur
à l’aide d’un programmateur externe
(à moins d’acheter le processeur pro-
grammé).
Le signal d’horloge nécessaire au
processeur est fourni par l’oscilla-
teur/diviseur IC2 épaulé par le
quartz X1. Le choix de ce circuit inté-
gré demande d’être relativement cri-
tique vu que les versions de ce com-
posant diffèrent pas mal d’un fabri-
cant à l’autre. S’il devait se faire que
l’oscillateur ne veuille pas, en débit
d’un peaufinage au niveau de C2,
démarrer au quart de poil, il restera
la possibilité d’une légère diminution
de la valeur du condensateur C3.
Comme la majeure partie du travail
est l’affaire du logiciel, le montage
est relativement simple. Le coeur du
circuit est le microcontrôleur AVR
AT90S2313P d’Atmel.
Figure 1. L’interface sérielle et le système de mesure de courant sont, lorsqu’ils ne sont pas
– Boîtier DIL à 20 broches utilisés, désactivés.
– Mémoire Flash de programme de
1 K x 16
– RAM de 128 octets tant si R23 ne limitait pas ce courant ne risque pas ainsi de déclenchement d’une
– 128 octets d’EEPROM à quelque 100 µA. Cela a malheu- interruption au cours d’une interruption en
– 2 temporisateurs (timer), l’un reusement pour effet de réduire la cours. R16 force la ligne Set à un niveau bas
d’entre eux utilisable en unité MLI pente des flancs des signaux de sor- défini lorsque la sortie du port se trouve, pour
(PWM) tie, à un point tel qu’il faut les revi- des raisons d’économies d’énergie, désacti-
– Intègre un comparateur gorer à l’aide de triggers de Schmitt vée (à haute impédance).
– UART à générateur de taux de (IC4). IC2 fait subir à la fréquence de Les anodes des LED D1 à D7 sont pilotées
transmission propre intégré 32 768 Hz produite par le quartz une depuis la sortie MLI (Modulation en Largeur
division par 213 (= 8 192), IC3 intro- d’Impulsion = PWM = Pulse Width Modula-
IC2 n’est pas relié directement à la duisant à son tour une double divi- tion en anglais) PB3/OCI du microcontrôleur
tension d’alimentation mais par le sion par 2. On dispose de ce fait à la au travers du transistor de commutation T3.
biais de la résistance R23. De ce fait broche 1 de IC3, une horloge tra- La tension de pile est mesurée par le biais du
on a le comportement suivant : en vaillant à la seconde, signal appliqué comparateur interne au travers de lignes PB0
cas de fréquence d’horloge faible la en tant que signal d’interruption à la et PB1. Ce processus a lieu quotidiennement
consommation de ce circuit intégré broche INT0 du microcontrôleur. et ne se fera alors qu’en l’absence d’affichage
est bien trop élevée, ceci sans doute Par le biais de la ligne de port PD1, de date d’événement ou d’avertissement.
en raison du fait que lors de la com- la routine d’interruption remet IC3.A Lorsque la tension de pile tombe en deçà de
mutation les 2 transistors de l’étage au niveau haut. Tant que le proces- 4 V, on dispose d’un signal sur la ligne de port
de sortie sont passants simultané- seur se trouve dans la routine d’in- PD7 non accessible de l’extérieur.
ment créant ainsi un court-circuit terruption correspondante, il n’est Il nous reste à parler, pour terminer, de l’in-
momentané. L’effet sur la consom- pas tenu compte du niveau bas pré- terface sérielle qui repose sur le fameux adap-
mation de courant totale serait écla- sent sur l’entrée d’interruption; on tateur de niveau, un MAX232, IC5. La ligne

12/2003 Elektor 53
DOMESTIQUE
PD1 commande aussi la ligne TxD (l’inter-
Instruction « R »
ruption étant bien évidemment mise hors-
fonction à ce moment-là). En outre, le PC a la
Effectuer quelques
possibilité, par le biais de la ligne RTS de l’in- initialisations
terface sérielle, de réinitialiser le contrôleur.
En l’absence de connexion au PC le transis- Chercher 1ère échéance
et initialiser EventCounter
tor T1 est bloqué de sorte que l’entrée de
réinitialisation (reset) se trouve au niveau
haut (« 1 »). Si cette ligne RTS présente un Interruption 1 s Oui
Calcule, à partir de durée
Avertissement de phase d'avertissement,
niveau logique bas (+12 V pour une interface Couper actif Eventcounter
? jusqu'à l'échéance du terme
RS-232) T1 devient conducteur et force l’en- alimentation
Non
trée de réinitialisation à la masse (elle est
Incrémenter l'heure Oui Calcule, à partir de la durée
activée). Lorsque la ligne RTS présente un Terme actif du terme, le Eventcounter
? jusqu'à la fin du terme
niveau haut (–12 V), la diode D1 bloque de
même que le transistor. Dans ces conditions, Incrémenter EventCount Non

le condensateur C1 du réseau de réinitialisa- Chercher le terme suivant


Calculer temps jusqu'à l'avertissement
tion à la mise sous tension (connu sous l’acro- Dépassement Oui
Mettre cette durée dans
Eventcounter Terme inactif
nyme POR pour Power On Reset) R1/C1 se ?

charge, permettant ainsi au programme de Non

démarrer. Allumer le patron


Avertissement Oui de LED adéquat
ou terme actif Définir valeur PWM
? Mettre timer à 0,4 s

Économies d’énergie Non

Sommeil
Dans le cas d’un montage alimenté par pile Tension trop Oui
faible Interruption Timer
que l’on voudrait voir fonctionner un an ou ?
plus sans avoir à changer sa pile, l’aspect Non Éteindre la LED

économies d’énergie est d’une importance Test de Oui


capitale. Pour respecter cet élément du cahier tension requis
?
des charges les LED sont attaquées par un
Non
signal MLI dont les paramètres peuvent être
définis par le biais du PC lors de la program- Non
Signe de vie
?
mation.
Il devient possible dans ces conditions de Oui

diminuer très sensiblement la consommation Allumer LED


Timer - 1/32 s
de courant maximale de 4 mA par LED lors-
qu’il n’est pas nécessaire d’utiliser ce mon- Effectuer mesure
Sommeil de tension
tage dans un endroit à la luminosité extrême. et stocker le résultat
Interruption Timer
Le dispositif de visualisation est attaqué à un
rapport cyclique inférieur à 1% (1/32 s à l’hor- Éteindre la LED

loge de 4 s). Il n’en reste pas moins que le cli-


020308 - 12
gnotement est parfaitement visible.
Les FET intégrés dans les composants
modernes se comportent, du point de vue de Figure 2. Chronodiagramme de la phase exécutoire.
leur consommation d’énergie, comme des
condensateurs. À fréquence croissante, leur
consommation de courant augmente. Ainsi, seconde. Cette vitesse est plus que par mois, ne serait-ce que pour gar-
en mode statique, le microcontrôleur suffisante pour la présente applica- der le contrôleur en fonction, sans
consomme de l’ordre de 5 mA, lorsque sa fré- tion. même parler de l’alimentation des
quence d’horloge se situe dans le domaine Sachant que les taux de transmis- LED et de la consommation du cir-
des mégahertz, cette consommation est mul- sion de l’UART intégré dans le cuit de l’interface. Une autre possi-
tipliée par 10. Ceci explique que nous ayons contrôleur sont dérivés de la fré- bilité de diminuer la consommation
opté ici pour un quartz horloger de quence d’horloge, la communication consiste à désactiver tous les
32,768 kHz qui tourne lentement, est facile à avec le PC pourra uniquement se consommateurs de courant non
trouver et ne coûte pas cher. Il est également faire à 110 bauds. Comme la quantité indispensables, tels que le dispositif
possible d’en dériver un signal des secondes de données à transférer n’est pas de mesure de la tension de pile cen-
en divisant par 215 la fréquence de base. très importante, il devrait être pos- tré sur T4 et le convertisseur d’inter-
Vu qu’avec le microcontrôleur AVR la quasi- sible de vivre avec cette vitesse de face basé sur T2 lui.
totalité des instructions peuvent être exécu- transmission d’un autre âge. Il n’est bien entendu pas possible de
tées au cours d’un cycle d’horloge (ce qui le Même si le microcontrôleur ne désactiver le contrôleur de cette
rend cette exécution 12 fois plus rapide que consomme que 5 mA, ce courant façon, Atmel propose cependant plu-
dans le cas d’un 8051) le processeur exécute reste trop important. Il faudrait sieurs modes d’économie d’énergie.
pas moins de 30 000 instructions par « refaire le plein » au moins une fois Dans le mode de sommeil (sleep

54 Elektor 12/2003
DOMESTIQUE
L’envoi de l’instruction R se traduit par le cli-
Caractéristiques gnotement de toutes les LED et le passage
du microcontrôleur en mode exécutoire.
– Mémorisation de 48 à 94 termes (en fonction du nombre des différents événe-
ments)
– Possibilité de planifier jusqu’à 22 mois de termes Logiciel II
– Début de terme par pas de 1 heure Le leitmotiv de la phase exécutoire est l’éco-
– Durée possible de la plage d’avertissement : de 0 à 255 heures, par pas de nomie d’énergie à tout prix. L’interface
1 heure sérielle est perdue de vue. Une fois par
– Durée possible d’affichage d’un terme (sans phase d’avertissement) : de 0 à seconde, une interruption fait sortie le contrô-
124 heures, paramétrable par pas de 4 heures
leur de son mode de désactivation, ce dernier
– Durée de des piles : de 1 à 2 ans avec 4 piles alcalines de type R6 (mignon)
effectue les opérations qu’il a à faire et
(fonction de la durée et de la luminosité des termes visualisés)
retombe le plus rapidement possible dans la
léthargie du mode de désactivation.
Globalement, les registres R0 à R3 servent à
Instruction Fonction
compter les secondes à partir d’un instant
s Activer le mode de veille (idle)
zéro virtuel. Tous les moments correspondant
p Activer le mode de sommeil (power-down)
à des événements sont référencés à cet ins-
e Allumer le patron de LED à la luminosité maximale
tant zéro. Lors du passage en mode exécu-
a Éteindre toutes les LED
toire le PC charge dans les registres R0 à R3
N Inhiber l’interface sérielle
la différence de temps entre le point zéro et
R Lancer le programme
B Faire clignoter le patron de LED. Valeurs sur la pile : patron de
l’heure réelle.
LED/valeur MLI/durée d’activation 128 s
Les registres R4 à R7 contiennent le nombre
C Activer l’alimentation du dispositif de mesure de courant de secondes qui doivent s’écouler jusqu’à l’ar-
c Désactiver l’alimentation du dispositif de mesure de courant rivée d’un événement ou jusqu’à ce que soit
m Effectuer des mesures de courant à courir et les envoyer ensuite atteint un autre état telle que la fin de la phase
vers l’interface sérielle de pré avertissement ou de l’évènement pro-
v Placer la valeur suivante sur la pile prement dit. Lors de chaque interruption des
d Vider la mémoire virtuelle (EEPROM et RAM) secondes, le bloc de registres R4 à R7 est
w Écrire le flux de données dans la mémoire virtuelle. Contenu de la décrémenté (diminué de 1). À l’atteinte de la
pile : Nombre/Adresse de début valeur 0, il va falloir analyser pour savoir ce
qu’il y a lieu de faire ensuite. L’état correspon-
dant est positionné et on a exécution de la par-
tie correspondante du programme.
mode) le noyau du processeur est Logiciel I Immédiatement après le début de la phase
mis en veille, ce qui se traduit par exécutoire, ou après écoulement d’un point-
une baisse de la consommation de Le programme du contrôleur, écrit repère, on a lecture, depuis les données du
courant à 1 mA seulement. Et même dans sa totalité en assembleur, domaine des adresses de bit, des données
cela est encore trop... connaît 2 états : la phase de pro- correspondant au repère chronologique et
En mode de désactivation (power grammation/de configuration et la remise à jour par leur biais, des registres R4
down) on a mise en veille, outre du phase exécutoire. Dans la phase de à R10, R13 et R14.
noyau du processeur, également du programmation le contrôleur com- Les registres R11 et R12 constituent le comp-
temporisateur (timer) et de l’oscil- munique avec le PC par le biais de teur pour la mesure de tension. Ce compteur
lateur, les registres et la RAM res- l’interface sérielle. est initialisé à la valeur ADEFHEX et incré-
tant cependant conservés. Il est Immédiatement après une réinitiali- menté toutes les 256 secondes. Dès que l’on
possible de faire sortir de son état sation le contrôleur émet la chaîne de a dépassement du compteur (toutes les
de léthargie par le biais d’une inter- caractères HALLO et se met à 24 heures environ), il est procédé à une
ruption/réinitialisation. Après une l’écoute pour voir s’il lui arrive des mesure de tension.
interruption le contrôleur reprend instructions. Pour bien montrer que Dès que le dernier terme est clôturé, l’inter-
son travail à partir de l’adresse à la réinitialisation s’est bien faite et ruption est inhibée de sorte que le montage
laquelle s’est fait le passage en que le microcontrôleur est paré, se trouve en mode désactivé. Lorsque l’on
mode économies d’énergie. toutes les LED se mettent à clignoter. sera arrivé dans cet état il faudra sortir les
Il est en outre possible de désactiver Le tableau ci-contre récapitule piles sachant que, comme l’oscillateur fonc-
des ensembles internes de micro- toutes les instructions possibles que tionne encore, il y a consommation d’énergie.
contrôleur (étages de commande des l’on pourra envoyer au contrôleur. Le chronodiagramme de la figure 2 rend gros-
sorties de port, le comparateur inté- Certaines d’entre elles ne sont utiles sièrement le déroulement de la phase exécu-
gré, le temporisateur ainsi que son que lors du développement et du toire du programme.
unité de comparaison pour la géné- débogage du programme. La grande
ration du signal MLI), pour peu que majorité d’entre elles sont cependant
l’on positionne (mette à « 1 ») ou nécessaires soit pour la programma- Logiciel III
mette à zéro les bits correspondants tion des dates repère soit pour le test La programmation de l’aide-mémoire électro-
des registres d’E/S. du matériel. nique se fait par le biais d’un PC. Cette fonc-

12/2003 Elektor 55
DOMESTIQUE
Liste des composants
Résistances :
C4 K1 C1 T3
T1
R1 = 10 kΩ
D1

H2
H4

C10
R2,R4 = 22 kΩ C5
R12

R3,R5,R14,R20 = 100 kΩ
D9 R2
C8 D2

IC5
D10 R3

R13
R6...R13 = 1 kΩ

R16
R11

R17
R4
R15 = 3MΩ3

R1
T2

C9
R5 D3
R16 = 15 kΩ

IC1
R10
R17...R19 = 4kΩ7 - C7

R21 = 56 kΩ D4

R20
R18
R6
R22 = 180 kΩ C6

IC4

IC3
R7

R9
IC2
+
R23 = 47 kΩ T4
R22
D7
P1 = ajustable 100 kΩ

R23
R8 D5

R21
R19
Condensateurs :
X1 D6
C3
C1,C6 = 100 µF/10 V radial

R15
D11
(C) ELEKTOR
C2 = 80 pF ajustable
P1
R14 020308-1

H3
H1

D8 C2 A 020308-1
C3 = 82 pF T
C4,C5 = 100 nF
C7 à C10 = 1 µF/10 V radial
020308-1
Semi-conducteurs :
D1 à D8,D11 = LED rouge à haut (C) ELEKTOR

rendement
D9,D10 = 1N4148
IC1 = AT90S2313-10PC (programme EPS
020308-41)
IC2 = 4060N
IC3 = 4013
IC4 = 40106
IC5 = MAX232 (Maxim)
T1 = BC338
T2,T4 = BC328
T3 = BC327

Divers :
BT1 = 4 piles mignon ou lady avec porte-piles
K1 = embase sub-D 9 voies encartable en
équerre
X1 = quartz 32,768 kHz Figure 3. Tout sur une platine et une platine pour tout !

tion requiert bien entendu la présence, dur biais d’un API de communication mAPI, [Link] pourront être
l’ordinateur, d’un programme spécifique. Il (CommAPI) en Java, disponible au placés dans un répertoire quel-
sert à la saisie de types d’événements et de téléchargement depuis le site Inter- conque (mais il faut qu’il s’agisse
termes, éléments qui sont ensuite transférés net de Sun. du même). Pour la mise en oeuvre
vers le circuit, le temporisateur étant Un programme Java ne se laisse pas de la classe CommAPI on recopie le
démarré; ce programme permet également de démarrer sans plus sur un PC; il fichier [Link] dans
procéder à un test de bon fonctionnement du requiert en effet que le Java Run le répertoire JRE\lib, qui est en fait
matériel et d’en définir un certain nombre de Time Kit (RDK) de Sun dans les ver- le répertoire dans lequel RDK a été
paramètres. sions 1.3 et 1.4.1 ait été installé installé.
Le programme a été écrit et créé e Java à auparavant. Ce programme est dis- Après avoir ouvert une fenêtre DOS,
l’aide de la version individuelle gratuite de ponible gratuitement à l’adresse : si l’on entre la ligne d’instruction sui-
JBuilder de Borland. Bien que Java ne soit [Link] vante :
pas très utilisé dans le monde des stations de [Link]). java -verbose | more
travail, ce langage présente des caractéris- Il ne faut pas utiliser des versions on voit s’afficher le cheminement
tiques qui en rendent l’utilisation intéres- plus anciennes ! Les versions plus correct vers RDK. Si cette technique
sante. Le lancement du programme prend anciennes de Java VM fournies par ne devait pas fonctionner il reste la
cependant un certain temps, les clases Swing Microsoft avec Windows ne suffi- possibilité de rechercher le réper-
requises pour la génération de l’environne- sent pas non plus à l’exécution du toire JRE à l’aide de l’outil corres-
ment donnent l’impression, avec un PC rela- programme ! pondant de Windows.
tivement lent surtout, de durer des siècles. La Le programme proprement dit Un clic sur le fichier [Link] et
commande de l’interface sérielle se fait par le [Link] et la DLL pour Com- le programme démarre.

56 Elektor 12/2003
DOMESTIQUE

Téléchargements
A l’adresse : [Link]/dl/[Link]
Vous trouverez les fichiers concernant ce
projet suivants pour un téléchargement :
– Programme pour le PC et le microcontrô-
leur
– Dessin de la platine au format .pdf

plus compact on pourra coller un port-pile


quadruple au boîtier.
On commencera par mettre IC2 et IC4 dans
leur support avant d’appliquer la tension. On
joue sur la position de C2 jusqu’à ce que l’os-
cillateur se mette à osciller. Avec ces seuls
composants, la consommation de courant du
circuit ne devrait guère dépasser 30 µA.
Avant de pouvoir implanter le processeur
dans son support il faut qu’il ait été pro-
grammé en conséquence, c’est-à-dire qu’il s’y
trouve le fichier [Link]. Vous pouvez
Une action sur le bouton NEW fait plus concrète à leur sujet. Il faudra effectuer cette opération vous-même en cher-
apparaître de nouveaux types d’évé- corriger les erreurs dans le formu- chant le fichier en question sur le site d’Elek-
nements dans le champ de données laire de saisie avant de pouvoir opter tor ([Link]) ou en obtenant la dis-
à gauche. Le bouton DEL permet à nouveau pour la fonction DOWN- quette auprès des adresses habituelles
d’effacer un type d’événement et LOAD. (EPS020308-11) voire acheter un contrôleur
tous les termes qui s’y rapportent. Si Si l’on voit apparaître dans la ligne programmé (EPS020308-41).
l’on clique un type d’événement, il d’état le message « Data translation Il faudra, avant de placer le montage dans
apparaît au centre du masque. On OK » on reliera l’appareil au PC et on son boîtier, effectuer un test du matériel et
peut alors entrer les caractéristiques appuiera ensuite sur le bouton procéder à une configuration. Pour cela on
à cet endroit : nom du type d’événe- TRANSMIT. Après une réinitialisa- connecte l’aide-mémoire électronique à l’in-
ment, indiquer les LED devant s’al- tion (les LED clignotent) on a trans- terface sérielle à l’aide d’un câble sériel 1:1
lumer ainsi que la durée d’avertisse- fert des données et mise à la valeur doté d’une fiche mâle et d’une fiche femelle à
ment et la durée d’un type d’événe- adéquate du compteur chronolo- ses extrémités et on lance le programme HW-
ment. Cette durée doit toujours être gique. L’aide-mémoire électronique TEST. On établit ensuite une liaison par une
un multiple de 4. Dans la colonne passe alors en mode exécutoire; on action sur le bouton RESET. Il est possible,
droite on saisira les termes pour les pourra maintenant le déconnecter du alors, d’allumer et d’éteindre individuelle-
événements. Il n’est pas nécessaire PC. Il est important de s’assurer que ment chacune des LED, ce qui permet d’en
de les entrer dans l’ordre chronolo- l’horloge en temps réel du PC est tester le fonctionnement. Le régleur à glis-
gique. Si l’on veut effacer un terme il bien à l’heure. sière permet de paramétrer la luminosité des
suffit d’en effacer la date à l’aide de la Construction et mode d’emploi LED, une action sur le bouton OK assurant la
touche <- (Backspace). Il est égale- La platine dessinée à l’intention de prise en compte définitive de ce paramètre.
ment admis que la liste de termes ce montage et représentée en La dernière étape consiste à effectuer la cali-
comporte des trous. Une action sur figure 3 est une simple face à la den- bration du dispositif de mesure de courant.
le bouton TIDY UP se traduit par la sité d’implantation très acceptable. On commence, par une action sur le bouton
mise dans l’ordre des termes et l’éli- La construction en devrait pas poser POWER ON, par l’activer. On applique
mination des termes effacés. de problème. Il faudra bien entendu ensuite une tension de 0,9 V entre le point de
Une fois la saisie terminée de tous ne pas oublier l’un des 4 ponts de mesure A et la masse. Une fois les essais et
les termes, on pourra les sauvegar- câblage (dont un sous le contrôleur). la calibration terminés, on coupe la liaison par
der par le biais du point de menu Pour cette raison, le microcontrôleur une action sur le bouton UNPLUG.
SAVE ou les recharger à l’aide de sera mis sur support. Les autres cir- La précision du système pourrait être
LOAD. On optera ensuite pour le cuits intégrés pourront être montés meilleure. Cela tient au fait que les quartz
point de DOWNLOAD. On verra eux aussi sur support mais cela n’est standard présentent une tolérance relative-
apparaître un nouveau masque, les pas indispensable. ment importante de leur fréquence nominale
données étant converties au format L’alimentation prend la forme d’un bien que leur fiche de caractéristiques donne
d’adresse de bit. Dans la ligne supé- quarteron de piles de 1,5 V que l’on une dérive maximale de 10 ppm. Dans la pra-
rieure du formulaire on verra appa- placera de préférence dans le com- tique, il faut s’attendre à une dérive de plus
raître, le cas échéant, d’éventuels partiment prévu à cet effet dans le de 3 secondes par mois.
messages d’erreur et une explication boîtier. Si l’on opte pour un boîtier (020308)

12/2003 Elektor 57
MONTAGELECTEUR

Interface de
commutation
pour le port parallèle
Télécommande radio de prises à partir d’un PC
Klaus Heiden, Ingénieur Diplômé

Des prises avec interrupteur radiocommandé, faciles à se procurer et peu


coûteuses, permettent de commuter très facilement des luminaires et
autres appareils électriques à partir d’un PC. La transmission radio élimine
le câble et évite aussi les problèmes de sécurité électrique, car il n’existe
aucune liaison électrique entre les interrupteurs secteur et l’interface.

Les ports USB se multiplient et enva- grandes surfaces, consacrées ou non


hissent impitoyablement le domaine aux matériaux de construction, et
réservé jusqu’ici à l’interface série et parfois même dans les discounts de
au port parallèle du PC. Toutefois, la l’agro-alimentaire. Il s’agit dans la
plupart des ordinateurs disposent plupart des cas d’un jeu de 2 ou 3
encore des ports « classiques » que prises avec interrupteur accompa-
l’utilisation de l’interface USB (par gnées d’un petit émetteur de télé-
exemple pour l’imprimante) rend dis- commande manuelle (voir la figure 1
ponibles pour de nouvelles fonctions. et la figure 2).
Le port parallèle, par exemple, est Pour « télécommander la télécom-
idéal pour la télécommande d’appa- mande » à partir d’un PC, il faut dis-
reils électriques en tous genres. Il poser d’une interface de liaison entre
suffit d’une simple interface de com- le port parallèle du PC et l’émetteur
mutation pour mettre en marche et du système de commutation radio.
arrêter les appareils électriques de Un conseil pour les accros qui ne
l’appartement à partir d’un PC. voudraient pas renoncer à la télé-
Pour limiter au maximum la salade commande manuelle : résignez-vous
de câbles à proximité du PC, la télé- à en acheter une seconde, la pre-
commande est basée sur une version mière étant pratiquement soudée au
radio pour prises électriques (« inter- port parallèle par un câble court qui
rupteur radio à distance ») dont plu- en empêche la manipulation.
sieurs versions à bas prix sont dis-
ponibles dans les magasins spécia-
lisés en électronique, dans les Circuit d’interfaçage
Le circuit du port parallèle de l’in-
terface (figure 3) se compose essen-
Figure 1. L’émetteur manuel (ELV FS tiellement de 2 parties : la com-
10 S8-2) avant sa modification. mande du radio-émetteur manuel

58 Elektor 12/2003
MONTAGELECTEUR
Les contacts des touches de l’émet- Autrement dit, il simule une pression sur la
teur manuel sont reliés aux transis- touche (canal 2 marche/arrêt, Canal 3
tors de sortie des optocoupleurs par marche/arrêt, etc.). L’activation d’un opto-
les 4 connexions A à D (voir aussi la coupleur par une ligne du port est détermi-
figure 4). Lorsqu’un optocoupleur née par le bit correspondant du port paral-
est activé par sa liaison avec le lèle qui doit être mis à 1 par le logiciel du
port, son transistor de sortie PC. Les composants en amont des diodes
conduit. Ce dernier court-circuite d’entrée des optocoupleurs (résistance série
donc le contact de la touche corres- et diode) servent à limiter le courant et à
pondante de l’émetteur manuel. protéger les LED d’entrée des optocoupleurs

+12V

R1 10
RE1
1k
8 +VS 11
R2 I8 O8
7 12 +12V
1k I7 O7 K1
R8 R9 6 13
I6 O6 +12V
IC1
10k

10k
5 14
I5 O5
4 15
I4 O4
3 ULN2803 16
I3 O3
2 17
I2 O2 C2
1 18 RE2
I1 O1
D1 R3 VEE
100µ
K2 1k 9 25V
R10
1N4148 C1
1
1M

Figure 2. Prise avec interrupteur 14


220µ
radiocommandé (système ELV FS 10). 2
D0
Bouton d'ouverture
15 de porte
D1
3 R4
16 1k
4
17 IC2.A
D3
5
D1
18
6
D4 ELV
1N4148 FS 10 S8-2
19
par optocoupleurs et 2 étages de 7
D5
commutation supplémentaires facul- 20 A
D6 R5
tatifs comportant IC1 et 2 relais. Ces 8
1k
21
étages de commutation permettent D7 D
9 IC2.B OFF ON
de raccorder directement à l’inter- 22
1 1
face deux appareils supplémentaires 10 D2

se trouvant à proximité immédiate 23


2 2
11 1N4148
du PC. Si cette possibilité vous
24
laisse de glace, considérez simple- 12
ment les étages de commutation 25 R6 B
3 3
13 1k
comme nuls et non avenus. Les liai-
+12V
sons du port D0 à D3 (broches 2, 3 et IC2.C 4 4
SUB-D25
5 du connecteur Sub-D à 25 broches) D3 D2
ne sont alors pas utilisées.
IC2
L’émetteur manuel a accès aux 1N4148 C 1N4148
lignes du port D4 à D7 (broches 6, 7, 1 16

8 et 9 du connecteur Sub-D à 25 2 15
R7
R11
1k2

broches) par les 4 optocoupleurs 3 14


1k
3V
IC2.A à IC2.D qui se trouvent dans le 4 13

IC2.D
boîtier du circuit intégré ILQ 74 5 12

D4
(IC2). Le brochage de ce circuit inté- 6 11
IC2= ILQ74 C8
D3

gré est aussi représenté dans la 7 10

1N4148 47µ
figure 3. 8 9
16V 3V

Seules les parties du schéma du ILQ74 030205 - 11


radio-émetteur manuel raccordées
au circuit d’interfaçage (les touches
et les connexions d’alimentation) Figure 3. Le circuit de l’interface du port parallèle relie l’émetteur manuel au port parallèle
sont représentées dans le schéma. par des optocoupleurs. Deux étages de commutation par relais sont aussi inclus.

12/2003 Elektor 59
MONTAGELECTEUR
ver son état de commutation en l’ab-
sence de tension de fonctionnement.
Il en va autrement de RE2 com-
mandé par D3 ; il s’agit d’un relais
neutre, monostable, dont le contact
n’est fermé qu’aussi longtemps que
le courant traverse son enroulement.
La durée des impulsions de commu-
tation de ce relais peut être modifiée
par le logiciel. Il se prête bien, par
exemple, à la commande d’un ouvre-
porte à partir du PC (contact relais
en parallèle avec la touche de
l’ouvre-porte).
Où sont passées les diodes de roue
libre en parallèle sur les enroulements
des relais des 2 étages de commuta-
tion ? Elles sont bien là, dans les
étages d’attaque du ULN 2803.
Figure 4. La platine de l’émetteur manuel à laquelle sont soudés les fils de liaison au circuit L’interface de commutation est rac-
d’interfaçage. cordée au port parallèle par une
prise Sub-D à 25 broches (« mâle »).
Le câble de liaison avec le PC doit
et les transistors de sortie du port parallèle. tion secteur 12 V relié à K1 ou par la comporter au moins 8 conducteurs et
L’alimentation de l’émetteur manuel est tension 12 V « empruntée » au PC. être muni d’une fiche Sub-D à
aussi assurée par le circuit d’interfaçage. 25 broches à une extrémité et d’une
Retirer les piles de l’émetteur manuel (2 Les étages de commutation faculta- prise de même type à l’autre. Pour
piles boutons dans le cas de l’émetteur uti- tifs D0, D1 et D3 sont équipés d’un pouvoir utiliser le câble d’impri-
lisé) et relier les raccordements aux relais normal (1 enroulement) et d’un mante ancien modèle qui traîne
connexions + et – du schéma. La tension de relais bistable (2 enroulements). Le encore par là, remplacer la prise Sub-
fonctionnement de 3 V de l’émetteur manuel circuit intégré d’attaque ULN 2803 D par une prise Centronics à
provient des 12 V de l’interface par l’entre- (IC1) effectue la commande. 36 broches correspondant à la fiche
mise de D2, R11, C8 et de la diode de Zener Le relais bistable (RE1) est com- du câble.
D3. L’alimentation du circuit d’interfaçage mandé par les lignes du port D0 et
est assurée au choix par un bloc d’alimenta- D1. Il présente l’avantage de conser-
Conseils de montage
Il est plus facile de monter le circuit
s’interfaçage sur une platine perfo-
rée pour montage expérimental avec
des pistes parallèles. Les compo-
sants sont tous d’un modèle courant,
donc facilement disponible. La mai-
son Conrad, par exemple, offre pour
RE1 un relais bistable ayant les
caractéristiques voulues (numéro de
commande 50 40 60). Pour RE2,
presque n’importe quel petit relais
12 V fera l’affaire.
Le circuit de l’interface du port paral-
lèle et les photos nous montrent que
quelques composants de l’interface
doivent être reliés à l’émetteur
manuel par de courts torons isolés. Il
faut tout d’abord repérer les points
de soudure, autrement dit les
contacts des touches. Malheureuse-
ment, le montage des émetteurs
manuels est souvent très compact,
ce qui tend à compliquer les choses.
Le problème est moins grave lors-
qu’on utilise le système de commu-
Figure 5. L’interface de commutation dans un boîtier en matière plastique. tation FS 10 de ce prototype. Il est

60 Elektor 12/2003
MONTAGELECTEUR
fabriqué par l’entreprise ELV sise à Ne surtout pas oublier l’espace qui bouton droit de la souris sur le symbole du
Leer, Allemagne. Pour avoir accès suit « SETLPT » ! Le nombre « 1 » qui fichier, puis choisissez l’élément de menu
aux surfaces de contact des touches suit « SETLPT » et l’espace désigne « Propriétés », cliquez sur l’onglet « Pro-
(figure 4) de l’émetteur manuel type le port parallèle « LPT 1: ». Les gramme », choisissez « Réduite » sous « Exé-
FS 10 S8-2 (figure 1), il suffit d’extra- chiffres qui suivent le caractère cuter » et cochez « Fermer en quittant ».
ire celui-ci du boîtier et de retirer les deux-points forment des nombres
capuchons des touches. Ces sur- hexadécimaux qui permettent
faces sont idéales pour souder les d’adresser un bit particulier du port En conclusion
torons reliant l’émetteur manuel aux parallèle ; ces nombres doivent tou- Ce circuit fonctionne depuis plusieurs mois
optocoupleurs (points du circuit A à jours comporter 2 chiffres ! Le sous- chez l’auteur sans aucun problème. Quelques
D). Mentionnons que cette opération programme en langage assembleur remarques de la rédaction pour terminer :
rend les touches inutilisables. positionne le port parallèle à la tous ceux qui désireraient davantage d’infor-
Monter le module terminé dans un valeur indiquée après les deux- mations sur la programmation des interfaces
boîtier de protection en plastique (!) points pendant environ 1 s, puis le sous DOS sont invités à visiter la page d’ac-
(figure 5, interface légèrement remet à « 0 », de sorte que chaque cueil de Frank Steinberg ([Link]
modifiée). ligne de données ne transmettra [Link]/[Link]).
qu’une courte impulsion positive de
commutation. Disposez-vous d’un Celui ou celle qui préférerait commander l’in-
Le logiciel second part parallèle (« LPT2: ») sur terface à partir d’un programme Windows
Le logiciel de commande n’est pas votre ordinateur et voulez-vous l’uti- trouvera facilement sur Internet de petits pro-
plus compliqué que l’interface de liser pour les opérations de commu- grammes Windows permettant de position-
commutation. Il ne s’agit en fin de tation ? Employez alors l’instruction ner les lignes de l’interface parallèle sur Haut
compte que de positionner un bit du « SETLPT 2:XX ». Une précision pour et Bas. La description d’interfaces de com-
port parallèle pendant environ les vieux routiers : l’adresse de base mutation simples avec logiciel Windows a
1 seconde au niveau HAUT puis de de LPT1 est 0378HEX, tandis que déjà été publiée à plusieurs reprises dans
le remettre au niveau BAS. Nous celle de LPT2 est 0278HEX. Elektor . Il serait donc possible de se servir
accomplirons ce tour de force au Si vous placez sur le Bureau un Rac- de ces logiciels pour l’interface présentée ici
moyen d’un fichier COM créé préala- courci vers le fichier « [Link] » (par exemple « Entrées/Sorties parallèles uni-
blement au moyen d’un script VB. portant par exemple le nom « Ouvrir verselles pour PC » du numéro 262, avril 2000,
Saisissez le contenu du fichier porte » et avec les paramètres page 18 et suivantes ou « Moniteur d’inter-
« Mk_COM.vbs » reproduit dans l’en- « 1:08 », il suffit d’un double-clic sur face Centronics » du numéro 214, avril 1996,
cart au moyen de votre éditeur de ce symbole pour activer l’ouvre-porte page 44 et suivantes). On consultera aussi
texte préféré (par exemple Wordpad lorsque quelqu’un sonne quand vous avec profit l’ouvrage de Burkhard Kainka, « Je
ou Notepad) et sauvegardez-le sous êtes engagé dans un combat au programme les interfaces de mon PC sous
ce nom sur le disque dur dans le finish avec votre PC. Faites en sorte Windows » (Publitronic).
répertoire de votre choix. Lancez que la fenêtre DOS se referme auto- (030205-1)
ensuite le fichier par un double-clic matiquement une fois la tâche
sur son nom ; il créera à son tour le accomplie. Pour cela, cliquez avec le
fichier « [Link] » dans le
même répertoire. Le script VB a
accompli sa tâche, supprimez-le
sans remords. Si vous voulez vous épargner la peine de saisir le fichier « Mk_COM.vbs », qui sert
à la création automatique du fichier assembleur « [Link] », donné ci-des-
Le processus de commutation est sous vous pouvez télécharger le fichier « [Link] » directement depuis le
engendré par les instructions sui- site [Link].
vantes :
d = “186,120,003,138,030,130,000,128,251,049,”
SETLPT 1:01 enclenche (active) le
relais bistable, d = d & “116,007,128,251,050,117,030,254,206,160,”
SETLPT 1:02 déclenche le relais d = d & “132,000,044,048,177,004,210,224,138,038,”
bistable,
d = d & “133,000,128,236,048,008,224,177,001,056,”
SETLPT 1:08 enclenche (briève-
ment) le relais mono- d = d & “200,116,009,208,225,117,248,184,001,076,”
stable, d = d & “205,033,238,187,000,004,226,254,075,117,”
SETLPT 1:10 enclenche la prise
radiocommandée 2, d = d & “251,184,000,076,238,205,033”
SETLPT 1:20 déclenche la prise t = split(d, “,”)
radiocommandée 2,
Set fso = CreateObject(“[Link]”)
SETLPT 1:40 enclenche la prise
radiocommandée 3, Set File = [Link](“[Link]”, true)
SETLPT 1:80 déclenche la prise for n = 0 to ubound(t) : [Link] chr(t(n)) : next
radiocommandée 3.

12/2003 Elektor 61
LOISIRS

Boule de Noël
Décoration de fin d’année originale
Michael Gaudin

Lorsque ce numéro tombera dans votre boîte aux lettres vous serez sans
doute sur le point de monter au grenier chercher les décorations pour
votre arbre de Noël et autres crèches. Si vous ne perdez pas de temps,
nous vous offrons même la possibilité d’ajouter à tous ces petits bijoux
choisis avec goût depuis des années une petite décoration électronique
faite maison. Nous allons voir dans le présent article comment mener à
bien cette opération.

Nous en avons quasi-


ment fait une tradi-
tion, de vous proposer,
dans le numéro de
décembre, un petit
montage ludique pou-
vant servir de décora-
tion de Noël originale.
Il nous semble en
effet, et nous l’avons
entendu à maintes
reprises, qu’un ama-
teur d’électronique
digne de ce nom ne
peut se contenter de
la décoration de Mon-
sieur tout le monde et
se doit de donner une
teinte personnelle aux
festivités.
Dès lors que l’on a
décidé de concevoir
une décoration de
Noël électronique, on
se trouve à une croisée
de chemins : l’ap-
proche acoustique ou
l’approche visuelle,
that’s the question…
mon cher Wilson (mais

62 Elektor 12/2003
LOISIRS
ne mélangeons-nous pas les
genres...). Pour un effet acoustique D1 D2 D3 D4 D5 D6 D7 D8 D9 D10 D11 D12 D13 D14 D15 D16 D17 D18
« convenable » on peut penser à la
reproduction d’une mélodie de fin
d’année, mais les choses sont loin
d’être faciles à moins d’utiliser un
circuit intégré spécialement conçu à +3V R4 R5 R6 R8 R7 R2

47Ω

470Ω

470Ω

22Ω
47k

47k
cette intention. Ceci explique que BT1

nous options, dans la plupart des 3V


T4 C2 C1 T3
cas, pour une variante optique. R3 47µ 47µ R1
Si vous optez pour cette solution, 1k 1k
25V 25V
vous avez toute liberté pour vous 0
T1 T2
compliquer la vie plus ou moins. 2x 2x
BC547B BC547B
Nous vous avons présenté, il y a

030157 - 11
Liste des composants
Résistances : Figure 1. L’électronique de notre boule de Noël se limite en fait à un multivibrateur astable
R1,R3 = 1 kΩ qui attaque 2 rangées de LED.
R2 = 22 Ω
R4 = 47 Ω quelques années, un générateur Astable
R5,R7 = 470 Ω d’effets optiques piloté par micro-
R6,R8 = 47 kΩ
processeur qui a enchanté nombre Dès le premier coup d’oeil, aussi furtif soit-il,
Condensateurs : d’amateurs. Un certain nombre de au schéma représenté en figure 1, on aura vite
C1,C2 = 47 µF/25 V radial réactions à ce sujet nous donnent à fait de constater que l’on se trouve en effet en
penser que la préférence de nos lec- présence d’une électronique qu’il est difficile
Semi-conducteurs : teurs va vers un objet plus simple et d’imaginer plus simple. 4 transistors, une série
D1 à D9 = LED à haut rendement partant facile à réaliser. Ceci de LED, une paire de piles pour l’alimentation,
rouge explique que nous vous proposions voici la liste des ingrédients. Un montage
D10 à D18 = LED à haut cette fois un montage simple, sans indiscutablement à la portée d’un enfant.
rendement verte processeur ni programme, un rien Un multivibrateur astable, que l’on connaît
T1 à T4 = BC547B d’électronique dont la mise en aussi sous la dénomination de astable ou
Divers :
oeuvre est à la portée de n’importe MVA, constitué par les transistors T1 et T2,
porte-pile + 2 piles AA (LR06, lequel d’entre nos lecteurs. L’aspect constitue le coeur du montage. Avec ce type
penlight) le plus marquant de notre boule de de construction, l’un des 2 transistors est tou-
Noël est son physique, sa forme. jours en conduction, alors que l’autre se
D1
D18
D9

0
D1

ROTKELE )C( 030157-1 (C) ELEKTOR


D1 D2
7 1-751030 030157-1

D8 +3V
0 D11
T2
R1

R3

T1
D16 D3
1

T3 C1 C2 D12
D7
T4

5
D1
R2

R7
R8

R6
R5

R4

D4
3
D1
D14
D6

D5

Figure 2. Pour la rendre plus gaie, la platine est de forme circulaire et de couleur locale, une paire de platines pouvant être glissée l’une
dans l’autre.

12/2003 Elektor 63
LOISIRS
trouve de ce fait à l’état bloqué. Mais, en rai- dotée d’un côté d’une couche de R2 et R4 ne posait pas le moindre
son du patron régulier de charge et décharge laque laiteuse et de l’autre de pistes problème.
des condensateurs électrochimiques C1 et de cuivre, argentées pour l’occasion.
C2, les états de conduction et de blocage des L’électronique de commande prend
transistors alternent régulièrement. Le circuit place au centre de la platine, les LED L’alimentation
ne connaît partant pas d’état stable, ce qui venant en égayer le pourtour. Tout Comme l’indique le schéma, le mon-
explique éloquemment son nom d’astable. On autour de la platine courent 3 pistes tage requiert une tension d’alimen-
réalise en fait ainsi un oscillateur générateur de cuivre circulaires : la piste cen- tation de 3 V. Vu la consommation de
d’onde rectangulaire ; on utilise souvent le trale est la ligne d’alimentation posi- courant relativement modérée du
circuit basé sur les transistors T1 et T2 en tive à laquelle sont reliées les anodes montage, notre boule de Noël devrait
tant que générateur d’horloge rudimentaire. des LED, la piste extérieure est celle fort bien pouvoir être alimentée à
La seule différence entre le dit générateur à laquelle sont reliées les cathodes l’aide d’une paire de piles LR06 (AA).
d’horloge et le circuit utilisé ici est que le des LED rouges, la piste intérieure Avec ses 2 x 12 LED, notre prototype
premier oscille le plus souvent à quelques étant elle reliée aux cathodes des se contentait d’un courant moyen de
kilohertz voire plus alors qu’avec notre LED vertes. 35 mA, de sorte qu’une paire de
astable, les pseudo-périodes RC définies par L’effet de clignotement le plus inté- piles alcalines devraient, avec leur
les paires R6/C2 et R8/C1, sont telles que le ressant est obtenu lorsque l’on capacité moyenne de 1 500 mAh,
rythme d’oscillation est parfaitement alterne les LED rouges et vertes sur tenir une cinquantaine d’heures. Si
audible ou visible. la platine. On pourra bien entendu vous ne voulez pas changer de piles
On procède, par le biais du collecteur de T1 souder des LED non seulement côté tous les 3 ou 4 jours, rien ne vous
et T2, à la commande, au travers d’une paire « composants » mais aussi côté interdit bien entendu d’utiliser un
de transistors supplémentaires, de 2 rangées « pistes ». Il faudra dans ce cas-là petit adaptateur secteur régulé four-
de LED montées en parallèle qui, de ce fait, bien faire attention à ne pas mettre, nissant 3 V.
s’allumeront alternativement au rythme défini malencontreusement, des LED
par l’oscillateur. rouges et vertes en parallèle, sachant
La fréquence d’alternance de l’allumage des que dans ce cas-là, seules les LED En guise de conclusion
séries de LED D1 à D9 et D10 à D18 est de rouges s’allumeront en raison de leur Dans la pratique, les caractéristiques
l’ordre de 2 Hz. Si vous trouvez que cela va tension d’allumage plus faible. des LED sont sujettes à une certaine
trop vite ou trop lentement à votre goût, il suf- Autre particularité de la platine, une tolérance. Il est préférable, si l’on
fira tout simplement, selon le cas, d’augmen- fente grâce à laquelle il est éven- veut avoir une certaine uniformité de
ter ou de diminuer la valeur des condensa- tuellement possible de glisser une luminosité des LED, d’en acheter
teurs C1 et C2. seconde platine identique orientée à quelques-unes en plus et de les
Les résistances R4 et R2 servent à définir le 90°, de sorte que l’on se trouve en sélectionner sur ce critère. On pourra
courant à travers les LED. Vous n’aurez pas présence d’une boule de Noël tridi- utiliser pour cette opération un petit
manqué de remarquer que les valeurs de ces mensionnelle (3D). Sur cette seconde circuit auxiliaire doté d’un support
résistances ne sont pas identiques. Cela platine, seules sont implantées les pour circuit intégré et d’une résis-
tient au fait qu’il est prévu, pour D1 à D9, LED et les 3 pistes circulaires du tance de 47 Ω ou 22 Ω vers la ligne
d’utiliser des LED rouges et pour D10 à D18 pourtour sont interconnectées à positive de l’alimentation. La mise
des LED vertes. Cela tient à 2 raisons. La l’aide de 2 séries de 3 ponts de en place simultanément de plusieurs
première est que la luminosité des LED câblage. La platine est dotée des ori- LED dans les orifices du support per-
vertes est moindre que celle des LED fices correspondants disposés à 180° met de voir si leur luminosité est suf-
rouges. D’autre part, la chute de tension aux les uns des autres. Un coup d’oeil à fisamment uniforme.
bornes d’une LED verte en conduction est la photo en début d’article en plus Une dernière remarque concernant la
supérieure à celle occasionnée par une LED que 3 pages de littérature. construction de la platine. Si vous
rouge, de sorte que la chute de tension aux L’utilisation de 2 platines a bien évi- avez bien examiné le dessin de la pla-
bornes de R2 est moindre que celle ayant demment pour effet de multiplier par tine vous n’aurez pas manqué de
lieu aux bornes de R4. C’est donc à dessein 2 le nombre de LED à implanter, qui constater qu’elle comportait une paire
que la valeur de R2 est plus faible, de va de 2 x 9 à 2 x 18, ce doublement de ponts de câblage, l’un reliant la
manière à permettre la circulation d’un cou- ayant à son tour des conséquences piste circulaire extérieure à R4, la
rant suffisant à travers les LED vertes. sur le dimensionnement des résis- seconde allant de la piste circulaire
tances R2 et R4. En cas d’utilisation centrale vers R7. N’oubliez aucun de
du nombre maximal de 2 x 18 LED il ces ponts de câblage, car le montage
La platine est préférable de diminuer la valeur ne saurait fonctionner si vous oubliez
Comme nous le disions, l’aspect le plus mar- de R2 à 15 Ω et celle de R4 à 33 Ω. Il l’un d’entre eux ! Une dernière
quant de cette électronique est son physique. est également envisageable, en cas remarque : vu le faible poids des pla-
Le but de l’opération étant de réaliser d’utilisation de 2 platines, d’implan- tines, rien n’interdit d’utiliser le
quelque chose qui ressemble à une boule de ter moins de LED que le maximum double câble allant vers le porte-piles
Noël, nous avons bien évidemment fait en de 2 x 9 sur chacune d’entre elles. comme fixation. Nous avons cepen-
sorte que la platine ait la forme correspon- Sur notre prototype nous les avons dant, à tout hasard, prévu une paire
dante. On voit en figure 2 le résultat de nos quelque peu clairsemées et en avons d’orifices permettant de doter la
cogitations, un circuit imprimé de forme 12 par platine. Avec ce nombre, le boule de Noël d’une vrai e cordelette.
ronde rappelant celle d’une boule de Noël, dimensionnement du schéma pour (030157)

64 Elektor 12/2003
ÉLECTRONIQUEEN LIGNE

Surcadençage des PDA


Ou comment gagner de la vitesse
Harry Baggen

Le PDA (Personal Digital Assistant) a énormément évolué ces dernières


années, passant d’un agenda électronique rudimentaire à un ordinateur minia-
ture pratiquement capable de faire tout ce que font ses grands frères, du
suivi des rendez-vous à la
« projection » de films.
Mais, pour l’amateur fana-
tique de son PDA, les
choses vont toujours trop
lentement. La solution qui
s’impose, le surcadençage !

Pendant un certain temps, l’utilisation d’un


PDA a été un privilège réservé aux commer-
ciaux de haut vol qui s’en servaient comme
d’un agenda de luxe électronique. Les Palm
et autres Pockets actuels offrent tant et tant
de possibilités (multimédia) qu’il bien est
vraiment dommage de ne les utiliser qu’en
agenda. La dernière génération de PDA est
dotée, en règle générale d’un écran couleur
parfaitement lisible, possède une quantité matériel (nous n’oserions plus parler croître très sensiblement la fré-
de mémoire (impressionnante, extensible le actuellement de « gadget ») pour voir quence de l’horloge, en fonction du
cas échéant à l’aide de cartes de mémoire) s’il n’existerait pas un moyen de type de processeur utilisé. Il sem-
et peut se targuer d’une vitesse de traite- donner un peu plus de jus à leur blerait cependant malheureusement
ment acceptable. Il existe nombre de pro- petite machine. Notons que l’on que certains utilisateurs rencontrent
grammes écrits à leur intention, souvent à retrouve un phénomène classique au des problèmes au niveau de la stabi-
un prix très acceptable s’ils ne sont pas tout PC standard : les choses ne vont lité de l’affichage, ce qui implique
simplement gratuits. Il est possible ainsi, jamais suffisamment vite ! partant une certaine prudence !
aujourd’hui, d’utiliser votre agenda électro- Il existe relativement beaucoup de FastCPU [2], un programme qui
nique pour jouer à des jeux, pour écouter des programmes permettant d’augmen- convient à la majorité des proces-
fichiers MP3 (par le biais de leur sortie pour ter, sans trop de difficulté, la vitesse seurs Dragonball travaillant sous
casque d’écoute) et même pour regarder un d’un PDA. Palm-OS 3.5, 4.0 et 4.1, est un joli
tout un film. Citons, pour les PDA de la famille programme de surcadençage (au
Cette dernière application en particulier Palm, Afterburner [1] qui convient, niveau du graphisme en particulier).
requiert une vitesse relativement élevée de entre autres, aux Palm dotés d’un Les « ordinateurs » tournant sous
cet ordinateur miniature, raison suffisante processeur Dragonball, tels que les Palm-OS (tels que certains modèles
pour nombre d’utilisateurs de ce type de... Palm III et V. Ce logiciel permet d’ac- Clië de Sony comme les NX60 et 70)

70 Elektor 12/2003
ÉLECTRONIQUEEN LIGNE
sont dotés, à l’image des Pocket PC met de jouer sur la fréquence d’hor- d’une fréquence à une autre.
les plus récents, d’un processeur loge sur une plage allant de 162 à Tout comme cela est le cas avec le PC, il
XScale qui se laisse forcer à une fré- 236 MHz. existe, dans le monde des ordinateurs de
quence plus élevée par le biais d’un Clear Speed [6] est un utilitaire de poing Pocket, des amateurs d’expérimenta-
programme comme Lightspeed [3]. surcadençage écrit tout spéciale- tions qui n’ont pas peur d’intervenir au
On trouve des programmes simi- ment à l’intention du iPaq 1910/1915 niveau du matériel pour augmenter la vitesse
laires pour les Pocket PC. de HP. Ce type de PPC semblerait, si de leur ordinateur de poche. On trouve ainsi,
Pocket Hack Master est un pro- l’on en croit différentes sources sur sur le site Xyress’ Pocket PC Corner [8] une
gramme très étoffé pour le surca- Internet, pouvoir travailler à des fré- description indiquant comment modifier un
dençage de PPC dotés d’un proces- quences plus élevées et nombre de Casio EM500 pour en augmenter la fréquence
seur XScale. Il dispose de possibili- ses utilisateurs sont arrivés à faire d’horloge.
tés de test permettant de voir à fonctionner les 1910/1915 à 300 MHz Il faut cependant être conscient du fait qu’il
quelles combinaisons de test l’appa- au lieu des 200 MHz standard en existe, lors de toute tentative de surcaden-
reil fonctionne encore de façon fiable. s’aidant d’un programme tel que çage, un risque réel de voir le processeur se
On ne joue pas uniquement sur la Clear Speed. Il existe une alternative figer parce qu’il ne se sent pas bien à la fré-
fréquence d’horloge, mais également gratuite à ce programme, Speed quence choisie et il ne reste plus alors d’autre
sur la vitesse de rafraîchissement et Stepper [7], qui comporte un petit solution qu’une réinitialisation (reset) maté-
l’horloge de la mémoire SDRAM. Le programme auxiliaire, Turbo Tray rielle ce qui se traduit par la perte de toutes
programme est en mesure de mesu- permettant de commuter facilement les données et programmes ! Il faudra partant
veiller à avoir effectué une sauvegarde cor-
recte et utilisable de toutes les données du
PDA avant confier la destinée de son PDA à
un programme de ce genre.

Notons au passage que la plupart des pro-


grammes évoqués ici sont en mesure non
seulement de faire fonctionner un PDA à une
vitesse plus élevée, mais aussi de le faire tra-
vailler à une vitesse plus faible. Ceci se res-
sent énormément à la consommation d’éner-
gie et permet de travailler bien plus long-
temps sans avoir à recharger l’accumulateur.
La plupart des programmes mentionnés
dans cet article peuvent être achetés chez
Handango [9], leur prix étant le plus souvent
compris entre 10 et 20 euros. Il existe égale-
ment des versions d’essai (trial) ou de
démonstration (demo) d’un certain nombre
de ces programmes, de sorte que l’on pourra
commencer par voir si le programme en
question fonctionne bien avec le Palm ou le
Pocket concerné.
(035067)

rer la charge de la CPU et de passer,


si la nécessité s’en fait sentir, à une
fréquence d’horloge plus élevée. Les
Adresses Internet
processeurs XScale possèdent en [1] Afterburner: [Link]/software/pc/[Link]
effet la capacité de changer leur fré- [2] FastCPU: [Link]/palm_division/[Link]
quence d’horloge à la volée (on the [3] Lightspeed: [Link]./[Link]?item=3&intProductID=3
fly). Ce programme est « décoré » de
plusieurs fenêtres d’information. [4] PC Counselor (Hack Master): [Link]/favorites/[Link]
Il existe, dans le cas de PC Counse- [5] JS Overclock: [Link]/Software/Overclock/
lor [4], une description exhaustive [6] Clear Speed: [Link]
joliment illustrée de ce programme.
[7] Speed stepper: [Link]/pocket/
Il existe un programme plus simple
ne possédant pas autant de possibi- [8] Overclock your EM-500:
lités qui a cependant l’avantage [Link]
d’être gratuit, JS Overclock [5]. Il Version française : [Link]
convient à la plupart des PDA dispo- [9] Handango: [Link]
sant d’un processeur XScale; il per-

12/2003 Elektor 71
OUTILSdeDÉVELOPPEMENT

PICkit™ 1 FLASH
Starter Kit
Pour les PIC12F629/675 et PIC16F630/676
Le PICkit™ 1 FLASH Starter Kit de Microchip est un outil de
développement faible coût doté d’une interface facile à utiliser pour la
programmation de certains des membres de la famille de
microcontrôleurs FLASH 8 et 14 broches de cette société.
complet, il va sans dire, qu’il vous
faudra commencer par procéder à
l’impression du manuel se trouvant
sur le CD-ROM PICkit™ 1 FLASH
Starter Kit car il comporte les infor-
mations indispensables pour l’utili-
sation de ce kit qui peut bien plus,
une fois connecté, qu’il n’y paraît au
premier abord, à savoir-faire cligno-
ter quelques LED... Un petit coup
d’oeil inquisiteur sur la platine per-
met de constater qu’elle comporte
pas moins de 2 PIC, un long
PIC16F745 à 28 broches (l’un des
microcontrôleurs à spécificité USB de
Microchip) et un tout petit
PIC12F675 à 8 broches seulement
qui servira de cobaye.

Le PICkit™ 1 FLASH Starter Kit se


compose en fait, nous le disions plus
haut, de 2 parties majeures : une
Et voici donc le premier kit travaillant avec pourrait-on dire). Signalons la pré- interface de programmation tournant
l’interface USB qui nous soit tombé entre les sence d’une carte pour un sous Windows et la carte d’évalua-
mains… PIC16F676 gratuit. tion proprement dite.
Le choix de l’interface USB a un
En effet, dans la jolie petite boîte qui l’abrite, avantage indéniable, celui de pou- L’interface de programmation PIC-
on découvre une belle petite platine –consti- voir se passer d’alimentation exté- kit™ 1 met à la disposition de l’utili-
tuée en fait de 2 parties que l’on pourra sépa- rieure avec tous les risques (hé oui) sateur un environnement confortable
rer lorsque le moment sera venu– 2 CD-ROM, que cela peut comporter. pour la programmation de certains
le CD PICkit™ 1 FLASH Starter Kit et le CD Le seul document imprimé concer- types de microcontrôleurs PIC
MPLAB® IDE dans sa version 6.30, un câble nant le PICkit™ 1 FLASH Starter Kit FLASH à 8 et 14 broches de Micro-
USB, un petit fascicule décrivant l’installation aborde uniquement l’aspect de l’ins- chip. La communication se fait par le
de l’interface USB, sans oublier un petit docu- tallation du pilote USB. biais de l’interface USB du PC.
ment baptisé Tips ‘n Tricks (Trucs & Astuces Partant, en l’absence de manuel Lorsque l’on transfert un fichier .hex

72 Elektor 12/2003
OUTILSdeDÉVELOPPEMENT
Il est temps maintenant de passer aux choses
sérieuses, et de se plonger dans les didacti-
ciels (tutorials) qui comportent chacun un
fichier .hex et les fichiers de code-source à
base d’assembleur et de C.
C’est dans ce cadre que l’on passe par le
mode de programmation pour essayer l’une
ou l’autre des applications proposées.

Attention, il ne s’agit pas d’un programma-


teur pour tous les microcontrôleurs 8 et
14 broches de Microchip. Il se limite aux
FLASH PIC® 8 et 14 broches, ce qui signifie,
pour le moment, les PIC12F629/675 (à
8 broches) et PIC16F630/676 (14 broches) de
ce fabricant. Dans le futur il n’est pas exclu
qu’il puisse servir à la programmation
du PC vers la carte d’évaluation il est manuel) on se retrouve sous la hou- d’autres types de FLASH PIC® 8 et
programmé dans le PIC12F675 pré- lette de l’Explorateur de Windows 14 broches.
sent dans le support d’évaluation. d’où l’on peut activer différentes Il s’agit là d’une nouvelle génération de micro-
La carte d’évaluation sert à démon- options. La première sera, nous le contrôleurs FLASH pouvant concurrencer le
trer les capacités enfouies des disions, d’imprimer le manuel (72 PIC16F84 et pour sensiblement moins cher.
microcontrôleurs PIC Flash pages !). Il est très bien fait, com-
8/14 broches de Microchip. Les portant de nombreux exemples et Revenons à nos essais.
entrées dont on dispose sont un donnant tous les schémas élec- Le processus de programmation est très
bouton-poussoir et un ajustable. Les triques des sous-ensembles du kit. didactique, la LED jaune s’éteignant très briè-
sorties prennent la forme de 8 LED On pourra ensuite vérifier le fonc- vement lorsque l’on démarre la programma-
rouges très lumineuses. tionnement du kit en le connectant à tion. Le programme installé comporte même,
l’interface USB. Toutes les LED dans l’un de ses recoins, un fichier .hex qui
La partie expérimentale est dessinée devraient s’allumer, les 8 LED rouge- permettra de remettre le kit dans son mode
de façon à réaliser une interface RS- sang travaillant en chenillard. Le de démonstration au cas où l’on aurait effacé
232 (à base de MAX232). bouton-poussoir permet de changer le programme d’origine, ce qui est parfaite-
Sur le CD-ROM PICkit™ 1 Flash Star- le sens de défilement, l’ajustable de ment normal dès lors que l’on passe en revue
ter Kit, une cinquantaine de Moctets jouer sur la vitesse du chenillard. les différents didacticiels proposés.
seulement est occupée, mais ils À noter que ce logiciel requiert, ce Il est toujours recommandé de faire un tour
offrent d’étonnantes perspectives en qu’il ne manque pas de mentionner sur le site Microchip à l’adresse :
raison de la présence de nom- lors de l’installation, au minimum [Link] pour voir quelles sont
breuses notes d’applications. Lors- Windows 98 SE ou Me (nous ne les nouveautés tant au niveau des microcon-
qu’on le démarre (en auto ou en l’avons pas essayé sous XP). trôleurs que des logiciels et y télécharger les
fiches de caractéristiques des processeurs
concernés.

En conclusion
Ce kit comprend tout ce dont un utilisateur
potentiel aura besoin pour programmer, éva-
luer et développer des applications reposant
sur des microcontrôleurs FLASH 8 et
14 broches de l’écurie Microchip, si tant est
qu’il se limite aux types de composants évo-
qués plus haut. Le CD-ROM MPLAB® qui
l’accompagne permet d’installer l’environne-
ment de développement MPLAB® IDE de
Microchip, une référence en la matière qui
constitue une solution complète pour le déve-
loppement de code.
Notons-le une fois encore, il ne s’agit pas d’un
programmateur universel pour les microcon-
trôleurs de Microchip, mais ce qu’il doit faire,
servir d’outil de développement pour les
PIC12F629/675 et PIC16F630/676, il le fait
superbement bien.
(037146-1)

12/2003 Elektor 73
INFORMATIONS

Contact avec DRM


La DDS vient à notre aide
Burkhard Kainka

Le saviez-vous ? Vous pouvez capter Radio Luxembourg en numérique


sur ondes courtes. Pourtant, il n’y a encore aucun récepteur en vente qui
permette de saisir la DRM (Digital Radio Mondiale). Qu’à cela ne tienne,
avec l’émetteur de mesure HF à DDS d’Elektor et votre PC ou un bloc-
notes électronique, vous pouvez la décoder et cet article va vous y aider.

Digital Radio Mondiale (DRM), le nouveau


standard numérique de radiodiffusion sous
les 30 MHz, est particulièrement exigeant sur
les qualités du récepteur. Mais si vous avez
construit l’émetteur de mesure HF à DDS
paru dans notre magazine d’octobre 2003,
vous pourrez vous construire un récepteur
DDS à peu de frais.
On peut détecter un signal DRM avec un
poste à MA (modulation d’amplitude) : on
entend un bruit blanc à large bande. Essayez
donc de le capter sur 6 095 kHz. À condition
de ne pas faire l’expérience un lundi, jour
sans émission, vous pourrez y déceler RTL
numérique. Si de chez vous, sur cette fré-
quence, vous entendez un puissant bruit
blanc, vous aurez forcément l’envie de cher-
cher à l’entendre convenablement, c’est-à-
dire en qualité voisine de la FM, sans la dis-
torsion ni les parasites habituels en ondes
courtes. Figure 1. L’émetteur de mesure DDS d’Elektor.
C’est que derrière le bruit de DRM se cachent
de nombreuses porteuses modulées en QAM
(quadrature amplitude modulation) qui trans- l’accorder avec grande précision, ce sonore d’un PC. Le logiciel de l’ordi-
mettent ensemble un flux de données numé- qui est rarement le cas des modèles nateur fera le reste du travail, le
riques. QAM désigne une combinaison de à condensateur variable ou des décodage des données numériques
modulation de phase et d’amplitude. Comme boucles à asservissement de phase. et la production du signal audio pour
DRM peut représenter jusqu’à 64 états sur En DDS (synthèse numérique les enceintes du PC.
une porteuse, l’exigence de constance de directe), la construction d’un récep-
phase de la part du récepteur est très élevée. teur DRM devient un jeu d’enfant.
Le moindre bruit de phase sur l’oscillateur Même des récepteurs simples don- Mélange direct
mélangeur peut détériorer la réception, voire nent de bons résultats, à condition Une des techniques les plus simples
la compromettre. Mais l’émetteur de mesure de disposer d’un excellent oscillateur. pour concevoir un récepteur, c’est le
à DDS tombe à point nommé, puisqu’il pré- Nous avons utilisé un récepteur qui mélange direct. Le signal HF est
sente un bruit de phase aussi faible qu’un convertit le signal reçu vers le immédiatement abaissé vers le
oscillateur à quartz et que l’on peut librement 12 kHz pour l’appliquer à la carte 12 kHz. Il faut pour cela que la fré-

74 Elektor 12/2003
INFORMATIONS
Antenne filaire filaire longue, si possible, à suspendre en
TFM-2
espace libre. Mais, selon l‘endroit de récep-
tion, on peut souvent se contenter d‘un fil d‘un
1 4 à trois mètres à l‘intérieur. L‘installation n‘est
2
pas critique, un circuit d‘accord ou un préam-
3
plificateur HF n‘est pas nécessaire. La figure 3
3 3 vous propose un montage expérimental sur
plaquette perforée.

TFM-2
Décodeur
51Ω
100n

L‘antenne raccordée, la carte DDS branchée et


4 3 2 1 +6V la sortie du petit récepteur en liaison avec
l‘entrée microphone de la carte sonore sur le
PC, il n‘y a plus qu‘à lancer le logiciel « DRM
220 Ω

150 Ω

1k

100n Software Radio », basé sur FhG Software Radio,


MIC
élaboré à l’Institut Fraunhofer. Il est disponible
en ligne via la page d’accueil [Link]
27k

DDS VFO 100n 4µ7


0dBm 12kHz
– mais hélas pas à titre gratuit. Le prix normal
100n
BF494
4µ7
BC548C
avoisine les 60 euros. Il existe bien un projet en
source libre pour la réception de DRM, nous y
51 Ω

22 Ω

reviendrons en fin d’article.


Si vous avez réussi à capter RTL sur
030342 - 11
6 095 kHz, il s’agit de s’occuper de la fré-
quence-image. Immédiatement en dessous
Figure 2. Mélangeur direct en technique à 50 Ω. de RTL se trouvent deux émetteurs puissants
en MA sur 6 085 kHz et 6 075 kHz. Ce dernier,
Deutsche Welle, basé à Wertachtal en Allgäu,
quence de l’oscillateur local (hétéro- sonore ne le traite même pas, à donne en plein dans le spectre de la fré-
dyne) se situe à 12 kHz au-dessus ou cause du filtre passe-bas qui pré- quence-image. C’est pourquoi il vaut mieux
en dessous de la fréquence de récep- cède le convertisseur A/N. déplacer le mélangeur direct vers le haut. On
tion. L’inconvénient principal du Le générateur DDS conçu par Gert syntonise la DDS à 12 kHz au-dessus de la
mélange direct, c’est qu’il ne permet Baars (figure 1) est capable de pro- fréquence à recevoir, donc sur 6 107 kHz. Ceci
qu’une faible atténuation de la fré- duire des signaux modulés en ampli- a pour effet d’inverser la bande de base de
quence-image, ce qui conduit à pro- tude aussi bien qu’en fréquence, DRM, mais heureusement le logiciel est
duire un autre signal distant de mais nous n’utiliserons pas ces pos- capable d’en tenir compte, il suffit de choisir
24 kHz, un écart bien faible par rap- sibilités ici. En revanche, la gamme cette option. La figure 4 vous indique les
port à la fréquence désirée. C’est de fréquence jusqu’à 30 MHz et la bons réglages.
pourquoi il faut avoir la chance qu’il simplicité de l’accord par un bouton C’est maintenant l’instant crucial : le logiciel
n’y ait pas d’émetteur situé là. Par- d’encodage nous seront singulière- affiche à l’écran le spectre large de 10 kHz de
fois, on peut utiliser une astuce : il y ment utiles. On peut aussi régler le DRM (figure 5). Après un bref moment, la
a deux réglages possibles de l’oscil- niveau de sortie jusqu’à 0 dBm LED virtuelle du bas s’éclaire pour avertir que
lateur. Prenons un exemple. Pour (224 mV sur 50 Ω) de manière à le logiciel a réussi à se synchroniser sur le
recevoir RTL sur la fréquence de adapter les différentes possibilités
6 095 kHz on peut ajuster l’oscilla- de mélange au niveau optimal.
teur local sur 6 107 kHz ou sur Pour la première tentative de captage
6 083 kHz. À proximité de cette der- (figure 2), il serait intéressant d‘utili-
nière, il y a, à 6 071 kHz, une station ser le mélangeur en anneau TDM2 de
intempestive, parce qu’après Minicircuits ([Link]).
mélange abaisseur (6 083 – 6 071 = On monte alors un BF494 en amplifi-
12 kHz), on retombe sur la fréquence cateur à large bande, en sortie de la
de RTL. Mieux vaut donc choisir DDS, pour remonter le niveau à
l’autre fréquence, celle de 6 107 kHz, 7 dBm. À la sortie du mélangeur, il
qui permet aussi de convertir RTL suffit d‘un simple étage BF équipé du
(6 107 – 6 095 = 12 kHz), alors que la BC548C à faible bruit pour attaquer,
fréquence de 6 119 kHz (6 119 – même en signaux faibles, l‘entrée
6 107 = 12 kHz) est libre, la station microphone de la carte sonore sous
perturbatrice est loin, on peut l’affai- un niveau suffisant. On boucle le
blir plus énergiquement puisque le mélangeur sur environ 50 Ω, de quoi
produit de modulation est rejeté à lui conférer une grande admissibilité
36 kHz (6 107 – 6 071 = 36 kHz). Il aux signaux puissants. Comme Figure 3. La construction du récepteur
est inoffensif, parce que la carte antenne, la préférence ira à une ligne expérimental.

12/2003 Elektor 75
INFORMATIONS
signal incident. Ensuite, c’est au tour du
témoin Data et simultanément s’affichent les
informations sur la station RTL DRM, par
exemple qu’une transmission en stéréo au
débit de 17,4 kbps est en cours. Si le signal
est faible, il se peut que la station soit recon-
nue, les données affichées, mais que le pro-
gramme soit inaudible. Mais dès que le rap-
port de réception est suffisant, la troisième
LED s’allume et la son apparaît : la stéréo en
ondes courtes ! Quel changement par rapport Figure 4. Réglage de l‘inversion de bande de fréquence.
aux meilleures radiodiffusions en ondes
courtes d’antan !
Le logiciel indique en permanence le rapport
signal/bruit (SNR) : 25 dB est une bonne
valeur, que des récepteurs MA en ondes
courtes très chers arrivent péniblement à res-
tituer. Le mélange direct constitue une excel-
lente méthode de réception, à condition d’ar-
river à se débarrasser des soucis de la fré-
quence-image et de pouvoir se passer du
réglage automatique de gain (CAG). En outre,
il faut évidemment que le niveau de signal
reçu soit suffisant, ce qui réclame souvent
une longue antenne.
Un simple mélangeur direct se passe de tout
circuit d’accord à l’entrée, il conserve donc
une grande largeur de bande passante. La
sélection de la station à recevoir s’opère
exclusivement par le choix de la fréquence de
l’hétérodyne. Vous trouverez le plan de fré-
quences des émetteurs et leurs horaires de
radiodiffusion à l’adresse [Link]/sys-
tem/[Link] rubrique : Live Broad-
cast Schedule. Outre RTL, qui émet en plu-
sieurs langues, vous pouvez également Figure 5. Réception de RTL DRM sur 6 095 kHz.
essayer de capter la BBC sur 7 320 kHz,
Deutsche Welle sur 15 440 kHz et si vous vous
situez à portée d’antenne, dans la région pari- ne vous expliquait pas comment On étame les terminaisons des
sienne : TDF, actuellement en phase expéri- construire soi-même un tel mélan- bobines et l’on individualise à l’ohm-
mentale, sur 1 062 kHz et à Rennes, un émet- geur. Il n’est pas indispensable de mètre chacune des bobines. Deux
teur à portée confidentielle, jusqu’à présent rechercher le fin du fin dans les d’entre elles seront reliées en série
du moins, sur 25 765 kHz. Mais dans chaque caractéristiques, puisqu’on capte pour former un enroulement biphasé à
cas, il vous faudra essayer les deux fré- finalement des signaux relativement raccorder aux diodes(figure 7). Le ter-
quences d’hétérodyne, pour échapper aux intenses. tiaire participe à l’oscillateur et consti-
éventuels signaux perturbateurs sur la fré- Le mélangeur à diodes en anneau tue l’entrée de signal. Il n’y a plus qu’à
quence-image. Évidemment, il se peut que que nous proposons de fabriquer se souder les quatre diodes dans le bon
des deux côtés, il y ait un émetteur puissant et compose de quatre diodes Schottky sens et le mélangeur est terminé.
que la réception de la station choisie soit BAR28 identiques et de deux trans- Le mélangeur ainsi construit prend
impossible. formateurs à large bande. Ceux-ci se la place du composant commercial
bobinent (figure 6) sur noyau Ami- indiqué. On peut analyser son bon
don T37-2 (rouge) dont le paramètre fonctionnement à l’oscilloscope. La
Se construire un mélangeur Al s’élève à 40 nH/n_. Comme fil, on figure 8 montre en haut le signal au
en anneau à diodes utilise du cuivre émaillé (CuL) de secondaire du transformateur de
Nous aurions pu mettre ici un point final à cet 0,3 mm pour former 10 spires triples. l’oscillateur et en bas l’entrée HF.
article sur la réception expérimentale de Il s’agit donc de prendre trois fils en Vous verrez que le signal de l’oscil-
DRM, mais comme le mélangeur en anneau à main et d’en enfiler dix spires sur lateur est écrêté, preuve que les
diodes Schottky n’est pas vraiment donné, l’anneau. On obtient ainsi une induc- diodes entrent bien en saturation. À
voyons comment contourner l’obstacle. Il en tance de 4 µH. L’impédance du trans- l’entrée HF, on ne retrouve presque
existe d’ailleurs différents types que l’on formateur atteint 50 Ω à 2 MHz. La plus de tension de l’oscillateur, donc
pourrait utiliser, parmi lesquels le célèbre totalité de la gamme OC est ainsi le mélangeur offre une atténuation
IE500. Mais Elektor ne serait pas Elektor s’il couverte à large bande. convenable de la porteuse.

76 Elektor 12/2003
INFORMATIONS
signal d’entrée. Il en va autrement +4V...+9V
avec un mélangeur équilibré en cir-
Antenne
cuit intégré, qui combine un amplifi-
cateur de mélange. En outre, il n’a
pas besoin de transformateur à large 100n

bande et constitue une solution peu 8


onéreuse. 100n
1 4 DDS
Largement répandu et bon marché, INA OUTA
100n 250mV SS
le mélangeur intégré NE612 contient 7 6
OSC OSC
un oscillateur et un mélangeur com- NE612
plètement symétrique. Si l’on 2
OUTB
5 BF
INB
12kHz
emploie un oscillateur externe, il faut 100n
Figure 6. Bobinage du transformateur que la broche 6 de CI soit attaquée 3

torique. par un signal de 200 mVpp à maxi- 100n 10n


100µH
mum 300 mVpp. Un essai avec la
030342 - 15
DDS Elektor nous a confirmé que
250 mVpp est la meilleure valeur.
Le récepteur (figure 9) travaille Figure 9. Commande externe par générateur
absolument sans circuit d’accord à DDS.
l’entrée, l’antenne filaire longue en
prise directe. Il n’y a qu’une faible
inductance fixe à l’entrée. Avec ce de bruit de phase. L’autre circuit résonant, à
type d’antenne, on peut recevoir l’entrée, permet l’accord avec une bonne pré-
DRM avec un rapport S/B jusqu’à sélection et simultanément évite que des
20 dB. Ce mélangeur n’arrive pas à signaux puissants d’émetteurs de bandes
égaler le mélangeur à diodes, proba- voisines viennent saturer le mélangeur.
blement parce que son rapport S/B Il faut construire le circuit de l’oscillateur pour
en signaux puissants est moins bon. étaler la bande des 49 m. Avec une vingtaine
Une surcharge de l’entrée du mélan- de spires sur un mandrin de 8 mm, on peut, à
geur engendre des produits d’inter- l’aide du noyau à visser, syntoniser entre 6 et
modulation qui agissent comme des 7 MHz. Un petit condensateur variable à trois
parasites sur le signal de DRM. cages pour la FM permet un réglage très pré-
L’avantage du NE612 est son gain de cis. Le circuit résonant d’entrée (même man-
Figure 7. Comment câbler un mélange et donc sa grande sensibi- drin, 20 spires aussi, prise intermédiaire à la
mélangeur en anneau. lité. Il s’indique donc mieux que le 5e spire) n’est pas critique, on peut le flan-
modèle à diodes lorsqu’on se sert quer d’un condensateur fixe de 120 pF par
d’une antenne courte ou si les exemple et l’accorder au moyen du noyau à
Mis sur antenne, le mélangeur que signaux à recevoir sont plus faibles. visser.
l’on a fait soi-même obtient des Pour le circuit d’essai, on peut se servir d’un
résultats comparables à ceux du condensateur variable récupéré sur un vieux
mélangeur du commerce, ce qui ne Accord libre tuner FM. L’exemple montre qu’il est possible
veut pas dire que ses caractéris- Y arrive-t-on aussi sans DDS ? Ça de s’en tirer avec des pièces simples exhu-
tiques soient aussi bonnes, mais plu- marche, mais pas aussi facilement.
tôt que les exigences de la réception Un oscillateur à accord libre par
de DRM sont rencontrées. condensateur variable ou diodes
varicap est toujours possible, mais il +6V
180p
faut se donner plus de peine pour
Mélangeur direct à NE612 atteindre la stabilité de fréquence 20p 100n

270p
Un mélangeur en anneau n’apporte indispensable. Le logiciel de récep-
100n
aucun gain, au contraire, il affaiblit le tion DRM tolère une dérive jusqu’à
500 Hz par rapport à la fréquence Antenne
8
1m
voulue de 12 kHz. Il est possible de 7
OSC OSC
6

parvenir à cette précision en accord


1 4
libre à condition de faire intervenir INA OUTA
100n NE612 BF
l’étalement de bande. 2 5
INB OUTB
La figure 10 présente un récepteur à 100n
accord libre pour DRM dans la bande 3

des 49 mètres, dans laquelle on


100n 10n
trouve quatre fréquences allouées à
DRM. L’oscillateur interne du NE612 030342 - 16
Figure 8. Mesure de la suppression et présente une bonne stabilité avec un
de l‘atténuation de la porteuse. circuit résonant à accord libre et peu Figure 10. Un mélangeur direct intégré.

12/2003 Elektor 77
INFORMATIONS
mées des fonds de tiroir de l’amateur. Un
blindage de tout le circuit permet de s’af-
franchir des influences externes. L’utilisation
de condensateurs Styroflex procure une
bonne stabilité et un accord aisé. Après
l’avoir syntonisé sur une station, notre mon-
tage d’essai est resté correctement stable
pendant des heures.
Le signal BF serait déjà suffisant pour atta-
quer l’entrée de ligne, mais il ne surcharge
pas l’entrée pour microphone. Ce récepteur
devrait vous permettre de capter plusieurs
stations dans la bande des 49 m. Mais
comme pour tout mélangeur direct, en raison
de l’absence d’atténuation de la fréquence-
image, il faut un peu de chance pour pouvoir
écouter un émetteur DRM pendant des
heures sans discontinuité.
On peut aussi envisager de construire, avec
les moyens d’un amateur, un petit superhété-
rodyne (réf. [3]) à l’aide de filtres céramiques
à flancs raides, ce qui supprime les soucis de
fréquence image. En général, toute améliora- Figure 11. DREAM au travail.
tion du récepteur profitera au rapport S/B et
à la sensibilité. Liens Internet vers DRM
[Link] (DRM en général)
Logiciel libre [Link] (Récepteur DRM)
À côté du logiciel commercialisé, il en existe [Link]/dab/products/drmreceiver/[Link] (FhG-Software-Radio)
actuellement un autre, élaboré par Volker [Link]
Fischer et Alexander Kurpiers de l’Institut des (Composants pour construction ou modification de récepteur DRM)
techniques de Communication à l’université
de Darmstadt. On peut le télécharger libre-
ment, avec tous les textes sources, par
exemple à l’adresse [Link] simple, avec un moteur de pour les postes modifiés, sur les-
projects/DRM/ du projet ouvert DREAM recherche, de se trouver un serveur quels on ne peut peut-être pas caler
([Link]/fb/et/uet/fguet/mitar- pour télécharger le logiciel la fréquence intermédiaire avec pré-
beiter/vf/DRM/[Link]). Il est spécialement [Link]. Les adresses dispa- cision.
pensé pour les utilisateurs qui s’intéressent raissent assez vite, mais il en revient DREAM (figure 11) se montre sur-
aux détails des fonctions de décodage. Les toujours d’autres. Des expériences tout plus exigeant pour le PC que le
auteurs ne pouvaient pas mettre sur le Web sont en cours sur deux versions. logiciel de Fraunhofer-IIS. Les essais
le fichier exécutable, du fait que certaines Dans l’une, plusieurs DLL sont sépa- effectués avec un Pentium 1 300 ont
composantes du logiciel utilisé ne sont pas rées et dans l’autre, elles sont ras- montré que le logiciel de Radio DRM
disponibles gratuitement. semblées dans le fichier travaillait sans difficulté en arrière-
Mais que celui qui n’a pas la possibilité de [Link]. plan tout en utilisant d’autres logi-
travailler avec le compilateur C ne désespère En principe, DREAM possède les ciels comme Word, un programme
pas, il pourra malgré tout obtenir une version mêmes fonctions que le logiciel de graphique et un navigateur Internet.
exécutable du projet. Comme le sujet pas- DRM Radio, il ne lui manque que la DREAM, en revanche, soumis aux
sionne beaucoup de gens et qu’on y travaille sortie multimédia, mais il offre la mêmes conditions, présentait de fré-
dans de nombreuses universités, il est assez possibilité de recevoir les émissions quents décrochages. Mais il pouvait
à large spectre de DRM, sur une fonctionner aussi longtemps que
bande passante HF de 20 kHz. Il pro- souhaité si aucun autre logiciel
Bibliographie pose en outre une boîte de dialogue n’était en service et que ceux qui
qui comporte de nombreuses possi- tournent en arrière plan, comme un
[1] H. Weber, Digital Radio Mondiale, bilités de réglages et des options anti-virus et un pare-feu, étaient
Elektor n°294, Décembre 2002, page 44 d’affichage. Autre gros avantage du arrêtés.
et suivantes logiciel, c’est que la fréquence inter- En confidence, sachez aussi que l’au-
[2] U. Schneider, DRM-Empfang,
médiaire ne doit pas d’office être à teur qui vous a décrit ses expériences
Funkamateur 12/02 (en allemand)
12 kHz, il accepte une plus grande de réception se verrait bien à l’ou-
[3] [Link]/[Link],
DRM-Empfangspraxis, plage. C’est idéal pour les récepteurs vrage pour l’élaboration d’un récep-
Franzis-Verlag 2003 (en allemand) de construction personnelle, aux teur DRM comme projet Elektor…
possibilités de réglage limitées et (030342)

78 Elektor 12/2003

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