FR 200312
FR 200312
Le P89LPC900
2ème partie : Application pratique
Maarten Stottelaar Eurodis Texim Electronics
8 Elektor 12/2003
MICROCONTRÔLEUR
VDD Un programmeur ayant déjà quelque expé-
rience peut mettre à profit les fonctions à bas
t RH niveau dans son propre code et écrire ainsi
t VR
son propre bootloader, qui sera en mesure,
RST
par exemple, au travers d’un réseau CAN, de
t RL
remplacer le code dans le microcontrôleur.
030161 - 12
À noter que le P89LPC900 se contente, pour
la programmation, d’une seule et unique ten-
Figure 1. Une triplette d’impulsions définies appliquées à la broche de sion d’alimentation. On en déduit partant
réinitialisation font passer le circuit en mode « boot ». qu’il ne requiert pas de tension de program-
mation additionnelle. Nous allons voir, dans
les paragraphes qui suivent comment tout
plus, il était également possible de vers le microcontrôleur. Tout ce dont cela fonctionne.
modifier, facilement, le code « in nous avons encore besoin pour la
situ » notre liste de souhaits serait programmation du composant est un
exaucée. PC sur lequel tourne un petit pro- ISP (In System Programming)
gramme auxiliaire et un adaptateur Lorsqu’il quitte les chaînes de fabrication, le
de niveaux pour la conversion des P89LPC900 est doté d’un bootloader activé.
2 petits morceaux de code niveaux RS-232 en signaux logiques. Ceci signifie que dès l’application de la ten-
Tous les microcontrôleurs Flash L’ensemble des opérations de pro- sion d’alimentation le microcontrôleur est
récents de Philips sont dotés d’une grammation est géré par 2 petits prêt à recevoir le code de programme. Une
possibilité de (re)programmation morceaux de code intégrés dans le fois le code transmis, le processeur est bas-
facile de ce composant au coeur de microcontrôleur. Une partie à bas culé en mode utilisateur (user mode), de sorte
la réalisation, ceux de la série niveau (low level) se charge de la lec- que le code de programme est exécuté lors de
P89LPC900 aussi. Comme la quasi- ture et de l’écriture de la mémoire, la première réinitialisation (reset) à venir.
totalité des versions de ce compo- une partie de haut niveau (high Il est évident qu’il doit exister une méthode
sant comporte un UART au mini- level), le bootloader, se charge de la permettant de faire repasser le microcontrô-
mum, ce périphérique sera la porte communication par le biais de leur en mode de réception (boot mode). Le
idéale pour la transmission de code l’UART. P89LPC900 connaît plusieurs possibilités à ce
niveau, nous nous contenterons d’en décrire
deux. Nous ne nous intéresserons pas à une
autre technique spéciale : il est en effet éga-
lement possible de faire passer le processeur
en mode « boot » par le biais d’un program-
mateur parallèle.
La première technique pour faire passer le
composant en mode « boot » est d’appliquer
3 impulsions de caractéristiques bien définies
à la broche de réinitialisation du processeur.
Dans la pratique, ces impulsions peuvent être
fournies par le port sériel du PC. À cet effet
on utilise, outre les lignes RxD et TxD, une
3ème ligne servant à la génération des impul-
sions (cf. figure 1).
Une seconde possibilité, plus simple peut-
être, est la fonction de détection de break
(break detect) du microcontrôleur. Lorsque
cette fonction est activée il est possible de
faire passer le processeur en mode « boot »
par le biais de la ligne TxD du PC. Cela signi-
fie qu’il va falloir envoyer une instruction
Break au microcontrôleur. Cette solution est
extrêmement confortable, surtout lorsque l’on
se trouve en cours de déverminage et que
l’UART est accessible de l’extérieur via une
embase sub-D. Cette méthode comporte
cependant l’un ou l’autre risque. La forme
d’onde d’un Break est en effet simple, de
sorte que le risque que le microcontrôleur
passe spontanément en mode « boot » est
important. Il est partant recommandé, une
Figure 2. Structure du menu de Flash Magic. fois le projet terminé, de désactiver ce dispo-
12/2003 Elektor 9
MICROCONTRÔLEUR
+UCC lisateur. Pour cela, les
JP1
D3
R9 chaînes Intel Hex sont
dotées d’une information
1k
RUN
additionnelle.
R13
C2 C15 C16
R8 D2 La description de toutes les
4k7
1k
+UCC 100n 100µ 100n
instructions nous ferait sor-
25V
tir du cadre de cet article,
K4 21 9
IC4 K1 mais le manuel utilisateur
26 27 1
DS
16
V+ (User’s Manual) du
P0.1 P2.6 I1 O1
25
P0.2 P1.6
5 2
I2 O2
15 +UCC P89LPC932 décrit dans le
ADC 24 IC1 4 3 14
23
P0.3 P1.7
2 4
I3 O3
13 Sortie détail comment s’y
P0.4 P2.1 I4 O4
P0.6
20 5
I5 O5
12
R2 R3
prendre.
19 6 11
P0.7 I6 O6 K2
10k
10k
16 7 10
P2.5 I7 O7 I2 C
K5
28
P2.7
GND
8 SCL
IAP (In Application
Entrée
1
15
P2.0
P2.4 P1.2/SCL
12
ULN2003
SDA Programming)
11
10
P1.3/SDA Il se peut, dans les applica-
P1.4 K3
P2.3/MISO
14 tions de haut de gamme,
3 13
R1
P0.0 P2.2/MOSI que l’on ait besoin de modi-
P89LPC932BA
fier le code su microcontrô-
100k
18
P1.0
17
22
P1.1
6
leur sans avoir à remplacer
P0.5 P1.5 SPI
X1 X2 JP2
le circuit intégré concerné.
7 8
X1
9
+UCC La technique ISP est une
S1 RESET
option envisageable, mais
C1 C3 C4
R7 13
+UCC comment faire lorsque l’on
IC3.D
47k
C7
R6
R10
10k
savoir-faire (know-how)
47k
R4
+UCC
technique ou pire encore où il
IC3.C BC557
100n
n’y a personne pour se char-
47k
3 8
10
K6 V+ ≥1
C5
2
C1+
17 9
+UCC
ger d’une telle opération ?
1 4 IC5
6 100n 4 SHDN
18 D1
1N4001 LM317T
Dans ces différents cas on
C1–
≥1
2
15
T1
IC2
T1I
12
IC3.B pourra opter pour l’option
7 5 6 R12
14 13 +UCC IAP de manière à remplacer
270Ω
3 R1 R1O
K8
8
C6
5
C2+ le code en utilisant la
4 C9 C14
9 RTS 100n 6
MAX3222
R11 méthode choisie par le pro-
C2– C11 C10 C12 C13
100n 10µ
270Ω
5 R5
1 16 16V C17
14
grammeur. La méthode de
EN IC3
47k
10 Elektor 12/2003
MICROCONTRÔLEUR
T T
description pratique du fonctionne-
SCL
SDA
030161-1 SPI output
+
V+
D2
ment de IAP.
H2
H3
R9
K6 K2 K3 K1 D3
I2C R8
C7 C15
C4 C3
Le matériel C5 C9 C14
S1
IC4
1-161030
Plus de théorie, passons à la pra- X1 C16
IC2
tique. Il est possible, grâce à l’élec- C8 JP2
K5 T
C6
tronique représentée en figure 3, de
R13
R3
R2
input
réellement se mettre à la pratique de
R4
IC1
la famille du P89LPC900. Ce projet C17
JP1
R10
+
R5
K8 C10 C1 C2
T1
D1
0 R1
IC3
K4
T
C11 ADC +
Liste des composants
R6
R7
P1
Résistances : C12
R12
R11
R1 = 100 kΩ
H4
H1
R2,R3,R10 = 10 kΩ C13
IC5
R4...R7 = 47 kΩ
R8,R9 = 1 kΩ
R11 = 390 Ω
R12 = 270 Ω
R13 = 4kΩ7
P1 = ajustable 100 Ω vertical
(C) Elektor 2003
Condensateurs :
C1 = 33 nF
C2,C5 à C10,C12,C16,C17 =
100 nF
C3,C4 = 22 pF
C11,C13,C15 = 100 µF/25 V
radial
C14 = 10 µF/16 V radial
030161-1
Semi-conducteurs :
D1 = 1N4001
D2,D3 = LED faible courant
T1 = BC557
IC1 = P89LPC932BA (Philips)
IC2 = MAX3222CPN
IC3 = 74HC02
IC4 = ULN2003
IC5 = LM317T
Divers :
JP1,JP2 = cavalier
K1 = embase autosécable à
1 rangée de 8 contacts
K2,K5 = embase autosécable à
1 rangée de 4 contacts
K3 = embase autosécable à
1 rangée de 5 contacts
K4 = embase autosécable à
1 rangée de 6 contacts
K6 =embase sub-D 9 points en
équerre encartable
K8 = bornier encartable à
2 contacts au pas de 5 mm
S1 = bouton-poussoir à contact
travail
X1 = quartz 11,059 2 MHz
12/2003 Elektor 11
MICROCONTRÔLEUR
auxiliaires permettant une commu-
tation fiable du processeur et l’appli-
cation d’impulsions d’horloge sur la
broche de réinitialisation en vue d’un
redémarrage (reboot).
IC2 convertit les niveaux et est doté
de surcroît d’une entrée de valida-
tion (Enable) qui permet de désacti-
ver le composant totalement dès que
la ligne DTR n’est plus active. La
ligne DTR sert également à la mise
en et hors-fonction, par le biais de
IC3 et de T1, de la tension d’alimen-
tation du P89LPC932 en cours de
session de programmation. Une com-
binaison des lignes RTS du PC et
TxD sert à la transmission des
3 impulsions permettant de faire
passer le microcontrôleur en mode
« boot ».
12 Elektor 12/2003
MICROCONTRÔLEUR
La ligne de port P1.4 est reliée à un rien de bien exceptionnel. La diode dra partant, avec les exemplaires des ver-
bouton-poussoir, S1, que l’on pourra D1 évite qu’une erreur de polarité sions plus anciennes, toujours opter pour un
utiliser, pour, par le biais de IAP, tes- lors de la connexion de l’adaptateur principe à base de Break Detect ou d’IAP.
ter l’exemple de code pour le mode n’aie de conséquence désastreuse Cela requiert la plus grande prudence et
« boot ». Bien que le processeur soit pour l’électronique située en aval. assurez-vous que le code concerné est cor-
du type 3 V, toutes les entrées et sor- rect. La seule échappatoire en cas d’erreur est
ties acceptent de travailler avec des un programmateur parallèle qui permettra
systèmes 5 V. Il se peut cependant, La programmation d’effectuer une réinitialisation du processeur
qu’il faille convertir les niveaux au Une fois la construction terminée et en cas d’erreur. Il n’existe heureusement
cas où ils ne correspondraient pas le temps de vérifier la qualité de la qu’un petit nombre de processeurs des ver-
aux niveaux d’entrée requis par cer- réalisation pris, il sera temps de sions antérieures à la version C.
taines puces externes. connecter la platine à l’alimentation
L’alimentation du montage est on ne d’une part et au port sériel du PC de
peut plus simple. Nous avons choisi l’autre. Il faudra opter pour le posi- CAN
d’utiliser un LM317 (IC5) combiné à tionnement des cavaliers JP1 et JP2 Comme nous le disions en début d’article, le
un ajustable sachant qu’il est plus suivant : projet décrit ici comporte un dispositif qui
facile de trouver ce composant qu’un permet de réaliser un convertisseur analo-
régulateur 3,3 V. Vérifiez, avant d’im- sous en mode gique/numérique, bien que le P89LPC932 ne
planter le processeur dans son sup- Flash Magic « Run » soit pas doté d’un CAN embarqué. Le prin-
port, que la tension fournie par l’ali- JP2 en place ouvert cipe de notre CAN repose sur le principe
mentation est bien de 3,3 V, à ajuster delta-sigma. Nous utilisons à cet effet les
par le biais de P1. JP1 entfernen en place 2 comparateurs analogiques dont dispose, en
Commande de standard, ce type de microcontrôleur. Comme
Reset utilisateur et
Reset et de chacun des comparateurs dispose d’une
N.B. alimentation
La construction l’alimentation via
directe entrée commutable (cf. figure 6), nous avons
Flash Magic
La figure 4 reproduit les 2 côtés de à notre disposition jusqu’à 4 canaux CAN. La
la platine (double face) dessinée à note d’application AN10187 1 disponible sur le
l’intention de cette carte d’expéri- Bien que Flash Magic soit un logiciel site de Philips fournit toute l’information sur
mentation. La densité d’implanta- auto-explicite dans ses grandes le principe de fonctionnement que l’on peut
tion des composants est très lâche, lignes, il faut cependant prêter une souhaiter. En 3 mots, voici comment les
de sorte que la réalisation de ce attention spéciale au paramétrage choses se passent :
montage est à la portée d’électroni- ayant trait à l’option Start Bootrom
ciens amateurs n’ayant encore que dans le menu ISP. Certains aspects Le condensateur C1 présent à l’entrée de
peu d’expérience en la matière. Il dépendent de l’utilisation ou non de référence est chargé au travers de la résis-
suffit de respecter au pied de la Break Detect ou d’impulsions appli- tance R1 jusqu’à ce qu’il atteigne un niveau
lettre la liste des composants et la quées à la broche de réinitialisation. de tension identique à celui présent à l’entrée
sérigraphie de l’implantation des Cette dernière option fonctionne à (fonction de comparateur). À partir de cet
composants. tout coup si tant est que le cavalier instant, le cycle charge/décharge est adapté
Le microcontrôleur IC1 prend place de Reset, JP2, soit en place et que au résultat donné par le comparateur. Le
dans un support spécial puisqu’il est dans le menu « Options/Advanced nombre de cycles de charge/décharge sera
de type PLCC. Pour ne faciliter l’ac- Options/Hardware Config » l’option proportionnel à la tension d’entrée appliquée.
cès, les différents connecteurs et « Use DTR and RTS to enter ISP- Il est possible, par un comptage du nombre
embases ont été montées, autant mode » soit cochée. L’autre possibi- de charges au cours d’un nombre de cycle
que possible, sur la périphérie de la lité ne sera fonctionnelle elle que si (charge + décharge) prédéterminé, de déri-
platine. le code (en cours d’exécution) soit ver la hauteur du niveau d’entrée. Si vous
C’est à dessein que nous avons rem- doté de la fonction évoquée plus voulez en savoir plus sur la théorie et voir à
pli l’espace disponible d’un champ haut. quoi ressemble un exemple de code nous
de pastilles, ceci vous permettra Comme, à la sortie des chaînes de vous renvoyons à la note d’application men-
d’ajouter les composants requis par fabrication, le boot-loader est tou- tionnée plus haut.
vos propres expérimentations. Il est jours activé, le chargement du pre-
possible ainsi de procéder à mier programme se fera toujours
quelques expériences simples sans avec succès sans même activation En guise de conclusion
avoir à dessiner de circuit imprimé du boot-loader. N’hésitez pas à Il nous est impossible, dans le cadre de cet
supplémentaire. consulter le fichier .pdf accompa- article, d’aborder tous les détails du
On pourra, pour l’alimentation de gnateur pour en savoir plus sur P89LPC932. Il existe heureusement actuelle-
l’ensemble, connecter su bornier K8 d’autres instructions ayant trait à ment énormément de code pour le 80C51 (sou-
le câble de sortie d’un adaptateur Flash Magic. vent documenté dans des notes d’application).
secteur. Il n’est pas posé d’exigence On voit également apparaître, à intervalle plus
draconienne au dit adaptateur vu ATTENTION ! Il n’était pas possible, ou moins régulier, de nouvelles notes d’appli-
que IC5 se charge de la régulation et jusqu’à la version C du P89LPC932, cation sur le site Internet de Philips, notes qui
que la consommation de courant du d’activer le boot-loader par le biais abordent des périphériques spécifiques.
circuit n’a, avec ses quelques 20 mA, de la broche de réinitialisation. Il fau- (030161-2)
12/2003 Elektor 13
APPLIKATOR
APPLIKATOR est une rubrique servant à la description de composants intéressants récents et de leurs applications; par
conséquent, leur disponibilité n'est pas garantie. Le contenu de cette rubrique est basé sur les informations fournies par les
fabricants et les importateurs, ne reposant pas nécessairement sur les expériences pratiques de la Rédaction.
Résistance détectrice
Dans les convertisseurs survolteurs
Klaus-Jürgen Thiesler
L1 D2
K1 BZV55C6V2 BZV55C24V 2 x 4 LED blanches Nœuds
10µH
J2 SS24 K3 K5
D1 D3
BAT 1 C1 C2 La figure 1 représente un régulateur à décou-
page ordinaire servant à alimenter 8 LED
100n 100n
D4 D8 blanches à partir d’une pile 4,8 V. Le régula-
IC1
teur à découpage doit fournir aux LED
5 1
D5 D9
PWM IN
VIN SW blanches une tension nominale ULED BIAS de
K7 4
EN
TPS61040 3
D6 D10
4 ⋅ 3,5 V = 14 V. La valeur exacte de la tension
FB
GND requise ne joue qu’un rôle secondaire. En
4x 1V2 2 D7 D11 effet, les LED ne sont pas commandées par
une tension mais par un courant régulé. Il
IC2 U BIAS
K2 MAX6063 faut que la valeur nominale du courant
K4 K6
R1
B
R2
A continu passant par les LED en série soit
1 2
39k 28k3 égale à 40 mA.
P1 R4 R5
La résistance R4 sert de détecteur. La tension
6Ω8
6Ω8
3
R3 UA dépendant du courant des LED est appli-
820k
10k quée à la broche 3 du régulateur à découpage
U ADJ en tant que tension de rétroaction UFB. La ten-
020430 - 11 sion de rétroaction assurant la régulation est
égale à 1,233 V. Dans les applications conven-
Figure 1. Le convertisseur survolteur et ses variantes. tionnelles, le nœud est situé directement à la
broche 3. Donc, UFB = UA = R4⋅ILED, et la
puissance dissipée dans R4 est donnée par
Tous les circuits intégrés de régula- même ordre que la référence (1,2 V PR4 = UA⋅ILED = R4⋅ILED2. Pour obtenir une
tion à découpage comportent une dans les convertisseurs DC/DC tension de rétroaction de 1,233 V, il faut donc
source de tension de référence et un modernes). La puissance dissipée utiliser une résistance détectrice d’environ
amplificateur différentiel. Cette com- peut toutefois poser un problème 30 Ω ; la puissance dissipée est de 50 mW.
binaison compare la tension aux lorsque le courant de la charge est La variante inclut une résistance R2 dans la
bornes d’une résistance de détection élevé. Un truc permet de réduire la ligne de rétroaction. Une source de tension
à la référence pour réguler l’étage de chute de tension aux bornes de la constante UBIAS = 3,000 V (MAX6063) est
sortie. La chute de tension aux résistance détectrice, donc la puis- branchée au nœud B par R1. La tension en A
bornes de la résistance doit être du sance dissipée. qui fournit une tension de rétroaction de
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APPLIKATOR
I LED U SENSE flancs de commutation d’une régula- commande PWM à la broche d’entrée
tion PWM parvienne aux LED. Seul EN, la fiche de données propose une
mA mV le changement de couleur des LED fréquence entre 100 et 500 Hz. En fait,
50 350 dû à la variation de courant présente des fréquences plus élevées entre 1,5
un problème. La longueur d’onde et 2,5 kHz (mais pas plus) sont plus
40 d’une diode luminescente dépend en efficaces. L’œil perçoit les impulsions
235
30 effet de son courant de polarisation. lumineuses au-dessous de 100 Hz. Un
Il faut donc décider au cas par cas si signal PWM à f = 1 kHz et un rapport
20 un changement de couleur entrave le cyclique réglable de 0 à 10 % est par-
125
10 fonctionnement du circuit. Si on ne fait pour le régulateur à découpage
souhaite pas de variation analogique comme pour les LED.
0 du courant de sortie on reliera le
0 1 2 3
U ADJ point UADJ au point UBIAS voire on
V 020430 - 13
supprimera purement et simplement Composants
la branche comportant R3. Ce circuit n’est pas vraiment com-
Figure 2. Influence de la tension du On ne parvient à supprimer complè- plet, il s’agit plutôt d’un sous-
potentiomètre sur le courant des LED. tement le changement de couleur ensemble fonctionnel. Il faudra en
qu’en faisant appel à la régulation effet le doter d’un circuit de com-
PWM. Dans ce cas, on ne raccorde mande et d’une protection contre les
1,233 V est alors bien plus basse. La valeur pas directement la broche « Enable » inversions de polarité et les surten-
de la résistance R4 peut être sensiblement EN à la tension de la pile, mais on lui sions à chaque entrée. Comme nous
réduite (théoriquement jusqu’à 7 Ω) ce qui applique un signal PWM externe par le soumettrons quand même à
réduit en proportion la puissance dissipée. K7 en retirant le cavalier JP2. Il l’épreuve de la pratique, il est bon de
La variante basée sur une source de tension devient ainsi possible de comman- jeter un coup d’œil à ses composants.
de référence supplémentaire offre une façon der les rangées de LED en mode Le commutateur de puissance
simple de commander le courant de sortie. La courant de 0 à 100 %, et également interne coupe le circuit lorsque le
source de tension supplémentaire UADJ, rac- d’augmenter la luminosité subjec- courant de l’enroulement dépasse
cordée par l’intermédiaire de R3, peut être tive. Un courant nominal double 400 mA. Il s’agit du second point de
ajustée entre 0 et 3 V. pulsé à f = 1 kHz avec une durée de régulation. Le cycle d’impulsion sui-
Pour déterminer l’ordre de grandeur des résis- commutation de 10 % décuple en vant commence quand la pause de
tances, on part du principe que le courant effet l’intensité lumineuse appa- 400 ns au minimum est terminée et
passant par R1 (39 kΩ) est toujours (!) égal à rente. Il faut recalculer R1, R2 et R4. la tension UFB de la résistance détec-
45,3 µA. Si la tension UADJ est positionnée à Lorsque le courant est aussi élevé, la trice est plus petite que la référence
1,233 V, la valeur du courant passant par R3 tension aux bornes d’une LED de tension d’erreur UREF.
est nulle. Cette branche ne joue donc tout blanche peut atteindre 5 V, un fac- Le convertisseur survolteur TPS
d’abord aucun rôle et les valeurs du courant teur dont il faut tenir compte. Repor- 61040 de Texas Instruments en boî-
passant par R1 et R2 sont identiques. Selon tez-vous à l’article « LED en forma- tier CMS constitue le composant
le graphique de la figure 2, la tension UA est tion » publié dans le numéro 300 principal. Le rendement d’une appli-
égale à 144 mV pour UADJ = 1,233 V et, par d’Elektor pour plus d’informations. cation source de courant est de
conséquent, R2 = 24 kΩ. La pulsation du courant des LED ne l’ordre de 70 à 85 %. La tension de
Le courant des LED doit être ajustable entre 0 joue évidemment pas à l’avantage du sortie peut atteindre 28 V, ce qui
et 50 mA. Il faut donc que la tension aux bornes comportement CEM. Il faut donc équivaut à la commande de 6 LED
de R2 diminue de 144 mV ou augmente de monter les LED directement sur le blanches. La commutation interne
206 mV. Pour remplir cette dernière condition, régulateur et réduire le plus possible du circuit intégré est basée sur la
il faut que R3 dérive 206 mV/24 kΩ = 9,58 µA la longueur des conducteurs. Pour la régulation par tout ou rien : elle fonc-
à la masse. Sa valeur sera R3 = 144 kΩ.
Pour calculer exactement le tout, se servir de
la première loi de Kirchhoff selon laquelle la Standard Après modification
somme de tous les courants qui passent par Courant de LED mA 40
un nœud (ici B) est nulle.
ULED BIAS 4 LED V 14
PLED mW 560
Analogue ou PWM
UFB V 1,233
Le convertisseur à découpage s’arrête
VA V 1,233 0,387
lorsque UADJ = 3 V ; son courant de repos est
alors de 28 µA. Le convertisseur à découpage R4 (E24) Ω 30 10
travaille à la fréquence la plus élevée lorsque PR SENSE mW 51 17
UADJ = 0 V ; les LED sont au maximum de
leur luminosité. La régulation de la luminosité PMAX6063 mW 0 0,5
possède un bon comportement CEM de Ptot mW 611 577,5
rayonnement grâce au signal de commande
Rendement % 91,7 97,6
analogique : on évite que l’intégralité des
16 Elektor 12/2003
APPLIKATOR
tionne de façon stable avec un pour d’autres applications à faible
condensateur de sortie de 100 nF. niveau de bruit de sortie – le rayon-
Une modulation d’impulsion en fré- nement parasite augmente.
quence jusqu’à f = 1 MHz assure la La diode de commutation doit être
régulation du courant de pointe. Son une diode Schottky à faible courant
intervalle impulsion/pause (rapport de fuite. La diode CMS SS24 en boî-
cyclique) constant est d’au moins tier B (DO-241 AA) de Fairchild est
400 ns. Seule une fréquence de com- facilement disponible et sa tension
mutation aussi élevée peut assurer de seuil est peu élevée. On peut
un fonctionnement stable avec une aussi utiliser la 10BQ015 de Interna-
valeur aussi faible du condensateur tional Rectifier dans le même type de
de sortie. Ces composants internes boîtier ou la MBR0520LT1 plus
permettent à un comparateur de sur- moderne en boîtier SOD-123 à cou-
veiller la tension FB. Sa tension de rants de fuite peu élevés de ON
référence est UREF = +1,233 V. Semiconductor.
Ce schéma de régulation fonctionne La sortie de la source de tension de
en mode d’interruption. Autrement référence MAX6063 en boîtier SOT23
dit, le cycle suivant commence dès fournit exactement 3,000 V. Le bruit
que les 2 critères évoqués plus de sortie est extrêmement faible :
hauts sont remplis. La fréquence de pas besoin de condensateur de sor-
commutation (PFM) dépend de la tie. La tension d’entrée couvre la
tension d’entrée, de la tension de plage de 3,2 à 12,6 V, la consomma-
sortie, de l’inductance et du courant tion de 90 µA entre à peine en ligne
de sortie. La durée maximale d’im- de compte. Si ce convertisseur sur-
pulsion atteint 6 µs. Cette valeur volteur est incorporé dans un autre
permet d’atteindre un rendement circuit qui possède déjà une source
élevé dans toute la plage de courant de tension de référence, on peut bien
de charge sans MOSFET externes – entendu la substituer au MAX6063.
et rend aussi moins critiques les Utiliser comme inductance L1 une
valeurs de l’enroulement et du petite bobine toroïdale qu’on peut
condensateur de sortie. facilement réaliser soi-même. Atten-
Le courant de commutation interne tion ! Le matériau du noyau doit être
de ce circuit intégré moderne est prévu pour la fréquence de commu-
limité à 400 mA par le MOSFET tation du régulateur ! Le modèle
canal N. Cela, plus la durée limite de DO1608C-103 de l’entreprise Coil-
l’impulsion PFM, empêche toute craft fera parfaitement l’affaire. N’uti-
saturation de l’enroulement. Le com- lisez en aucun cas une bobine de
posant possède bien entendu un déparasitage !
comportement de démarrage pro-
gressif (softstart) et son fonctionne-
ment à pleine charge reste fiable La carte
même lorsque la pile est presque Prenez garde à la pollution électro-
complètement déchargée. Le tran- magnétique ! Lors de la conception
sistor de commutation limite le cou- de la carte, veillez à ce que la dispo-
rant à 1/4 du maximum lors du pre- sition et le tracé se conforment à
mier bloc de cycles, à la moitié lors ceux d’un régulateur à découpage.
du second bloc, et laisse passer le C’est-à-dire : composants CMS,
courant normal après 512 cycles. Le pistes courtes et larges là où passent
MOSFET interne se coupe lorsque la des courants élevés, et une surface
tension d’alimentation descend au- portée au potentiel de masse sur la
dessous de 1,5 V. face inférieure.
La résistance série interne du (020430)
condensateur de sortie C2 détermine
en majeur partie l’efficacité et le
comportement de commutation de
ce circuit survolteur. Bien qu’un
condensateur céramique soit norma- Bibliographie :
lement requis, le TPS 6104x fonc- Le circuit présenté ici est basé sur l’ar-
tionne aussi avec un condensateur ticle Extending Battery Life of a White
au tantale moins coûteux. Si la Light LED Driver de Michael Day (Texas
valeur du condensateur dépasse Instruments) paru sur Internet sous
100 nF – ce qui est tout à fait logique [Link]/analog/[Link].
12/2003 Elektor 17
LOISIRS
Journal défilant
12 afficheurs alphanumériques pour la carte AT89S8252 Flash
Wilfried Wätzig
18 Elektor 12/2003
LOISIRS
+5V +5V +5V +5V
IC18
R1 R4 T3 T4 ... T11 = T4
C1
8x BC557
6K8
4k7
R7
1 8
16 4k7 T5
100n VCC2 VCC1
R2 T2
3 14 5 2
SI DOR 470Ω RST X1 BC557 K4
RTC X1 C2 T6
4 IC17 13 7 1 2 P2.7 R16
D0 Q0 SCLK R6 1k
T1 5 12 DS1302 0F1
3 4 P2.6 R17
BC557
4k7
D D1 Q1 6 3 1k T7
6 11 I/O X2 Goldcap 5 6 P2.5 R18
D2 Q2 R3 32768Hz 1k
G 7 10 GND D2 D4 D6 D8 7 8 P2.4 R19
K1 D3 Q3 470Ω 1k T8
4 +5V 9 10 P2.3 R20
PS/2 S 74HCT40105 1k
6 5 BS170 2 9 R R R R 11 12 P2.2 R21
DIR MR 1k T9
15 1 13 14 P2.1 R22
4 3 SO OE 1k
K2 K3 R5 +5V D3 D5 D7 D9 15 16 P2.0 R23
P1.7 P3.7 1k T10
8 360Ω 17 18
2 1 P1.6 P3.6
D1 G G G G R8 P0.7 19 20
P1.5 P3.5 470Ω T11
JP1 R9 P0.6 21 22
1 = DATA P1.4 P3.4 470Ω
3 = GND R10 P0.5 23 24
P1.3 P3.3 470Ω
4 = +5V
R11 P0.4 25 26
5 = CLK P1.2 P3.2 470Ω R24 R25 R26 R27 R28 R29 R30 R31
R12 P0.3 27 28
P1.1 4k7
47Ω
47Ω
47Ω
47Ω
47Ω
47Ω
47Ω
47Ω
+5V R13 P0.2 29 30
P1.0 JP2 4k7
R14 P0.1 31 32
4k7
R15 P0.0 33 34
R1
R2
R3
R4
R5
R6
R7
R8
JP3 4k7
LD1 LD2 LD3 LD4 LD5 LD6 LD7 LD8 LD9 LD10 LD11 LD12
TC24-11EWA TC24-11EWA TC24-11EWA TC24-11EWA TC24-11EWA TC24-11EWA TC24-11EWA TC24-11EWA TC24-11EWA TC24-11EWA TC24-11EWA TC24-11EWA
11 11 11 11 11 11 11 11 11 11 11 11
9 9 9 R1 9 9 9 R1 9 9 9 R1 9 9 9 R1
14 14 14 R2 14 14 14 R2 14 14 14 R2 14 14 14 R2
8 8 8 R3 8 8 8 R3 8 8 8 R3 8 8 8 R3
12 12 12 R4 12 12 12 R4 12 12 12 R4 12 12 12 R4
5 5 5 R5 5 5 5 R5 5 5 5 R5 5 5 5 R5
1 1 1 R6 1 1 1 R6 1 1 1 R6 1 1 1 R6
7 7 7 R7 7 7 7 R7 7 7 7 R7 7 7 7 R7
2 2 2 R8 2 2 2 R8 2 2 2 R8 2 2 2 R8
13 3 4 10 6 13 3 4 10 6 13 3 4 10 6 13 3 4 10 6 13 3 4 10 6 13 3 4 10 6 13 3 4 10 6 13 3 4 10 6 13 3 4 10 6 13 3 4 10 6 13 3 4 10 6 13 3 4 10 6
11 12 13 14 15 16 17 18 11 12 13 14 15 16 17 18 11 12 13 14 15 16 17 18 11 12 13 14 15 16 17 18 11 12 13 14 15 16 17 18 11 12 13 14 15 16 17 18 11 12 13 14 15 16 17 18 11 12 13 14 15 16 17 18
O8
O7
O6
O5
O4
O3
O2
O1
O8
O7
O6
O5
O4
O3
O2
O1
O8
O7
O6
O5
O4
O3
O2
O1
O8
O7
O6
O5
O4
O3
O2
O1
O8
O7
O6
O5
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O3
O2
O1
O8
O7
O6
O5
O4
O3
O2
O1
O8
O7
O6
O5
O4
O3
O2
O1
O8
O7
O6
O5
O4
O3
O2
O1
10 10 10 10 10 10 10 10
+VS +VS +VS +VS +VS +VS +VS +VS
IC9 IC10 IC11 IC12 IC13 IC14 IC15 IC16
ULN2803 9 ULN2803 9 ULN2803 9 ULN2803 9 ULN2803 9 ULN2803 9 ULN2803 9 ULN2803 9
VEE VEE VEE VEE VEE VEE VEE VEE
I8
I7
I6
I5
I4
I3
I2
I1
I8
I7
I6
I5
I4
I3
I2
I1
I8
I7
I6
I5
I4
I3
I2
I1
I8
I7
I6
I5
I4
I3
I2
I1
I8
I7
I6
I5
I4
I3
I2
I1
I8
I7
I6
I5
I4
I3
I2
I1
I8
I7
I6
I5
I4
I3
I2
I1
I8
I7
I6
I5
I4
I3
I2
I1
8 7 6 5 4 3 2 1 8 7 6 5 4 3 2 1 8 7 6 5 4 3 2 1 8 7 6 5 4 3 2 1 8 7 6 5 4 3 2 1 8 7 6 5 4 3 2 1 8 7 6 5 4 3 2 1 8 7 6 5 4 3 2 1
3 4 5 6 10 11 12 13 3 4 5 6 10 11 12 13 3 4 5 6 10 11 12 13 3 4 5 6 10 11 12 13 3 4 5 6 10 11 12 13 3 4 5 6 10 11 12 13 3 4 5 6 10 11 12 13 3 4 5 6 10 11 12 13
QG
QA
QB
QC
QD
QF
QG
QH
QA
QB
QC
QD
QF
QG
QH
QA
QB
QC
QD
QF
QH
QA
QB
QC
QD
QF
QG
QH
QA
QB
QC
QD
QF
QG
QH
QA
QB
QC
QD
QF
QG
QH
QA
QB
QC
QD
QF
QG
QF
QG
QH
QA
QB
QC
QD
QH
QE
QE
QE
QE
QE
QE
QE
QE
1 1 1 1 1 1 1 1
A IC1 A IC2 A IC3 A IC4 A IC5 A IC6 A IC7 A IC8
2 2 2 2 2 2 2 2
B 74HCT164 B 74HCT164 B 74HCT164 B 74HCT164 B 74HCT164 B 74HCT164 B 74HCT164 B 74HCT164
CLK CLR CLK CLR CLK CLR CLK CLR CLK CLR CLK CLR CLK CLR CLK CLR
8 9 8 9 8 9 8 9 8 9 8 9 8 9 8 9
CLK
+5V
+5V
R32
100k
14 C3 14 C4 14 C5 14 C6 14 C7 14 C8 14 C9 14 C10
RESET IC1 IC2 IC3 IC4 IC5 IC6 IC7 IC8
C11 7 100n 7 100n 7 100n 7 100n 7 100n 7 100n 7 100n 7 100n
020407 - 11
10µ 16V
ser vent de tampon d’affichage Traitement de texte carte par le biais de 3 câbles multibrins, est
pour un total de 20 caractères. constituée par 4 blocs fonctionnels :
La commande d’une colonne de Le traitement de texte se fait par le – Le FIFO du clavier prenant la forme de IC17,
la ligne de LED se fait à une fré- biais de caractères de commande. un 74HCT105, et servant à la saisie des
quence d’interruption de Nous utilisons pour cela les touches codes de scrutation. La mémoire découple
3 600 Hz. De ce fait, la fréquence de fonction <F1> à <F12> ainsi l’horloge-clavier à l’aide du programme de
de rafraîchissement de l’image que d’autres caractères spéciaux tels lecture du code de scrutation qui se voit
est de 60 Hz. que <Enter>, <Insert>, <Delete> interrompu par la routine d’affichage. Il n’y
L’information de colonne, pilotée par et autres <Pause>. a pas ainsi de risque de perte de bit.
la carte AT89S8252 Flash, au travers Les fonctions de commande sont – L’horloge en temps réel DS1302, IC18, bar-
de son port P1.1, est transmise au entrées par le biais de l’interface dée d’un condensateur-tampon prenant la
rythme de la fréquence d’horloge sérielle au format #x. Le < # > forme d’une GoldCap, C2. Il va sans dire
dans le registre à décalage de introduit la fonction, le caractère qu’il faudra, lors de la première utilisation du
grande envergure que constituent adjacent définit cette dernière. Ainsi, défileur de texte, commencer par entrer la
les 8 74HCT164 montés en cascade. par exemple, la touche <F1> repré- date et l’heure pour l’horloge en temps réel.
Le signal d’horloge destiné à tous les sentée par la paire de caractères #1. Il est recommandé, pour cela, de débuter
circuits intégrés à registre à déca- Le tableau récapitule la saisie des par l’élément le plus long, à savoir l’année,
lage présent sur la ligne P1.0 leur est caractères de commande dans le cas et de terminer par la saisie des secondes. En
appliqué simultanément par leur d’un clavier anglais. effet, la mémoire des secondes de l’horloge
entrée d’horloge (CLK). Une fois que en temps réel est, à l’origine, mise à 80, ce
l’information de colonne se trouve qui correspond à un mode d’attente. Comme
dans le registre à décalage, la ligne L’électronique nous le disions, l’horloge en temps réel est
à visualiser est activée par le biais Si l’on fait abstraction du microcon- épaulée par une GoldCap ce qui lui permet
des transistors de commande (dri- trôleur de commande présent sur la de fonctionner même lorsque l’on a coupé la
ver) T4 à T11. Ce mode de fonction- carte AT89S8252 Flash, l’électro- tension d’alimentation.
nement requiert la totalité du port P2 nique additionnelle présente sur la – Une paire d’afficheurs d’état 4 bits à 4 LED
du contrôleur. platine de l’affichage connectée à la chacun, LED paires D2 à D8 d’une part et
12/2003 Elektor 19
LOISIRS
LED impaires D3 à D9 de l’autre, pour indi-
quer le bloc de texte et la ligne de texte, et H3
H2
pour finir,
IC16
IC8
– L’affichage à matrice de points constitué
C10
des afficheurs LD1 à LD12 associés aux
LD12
registres à décalage, IC1 à IC8, aux pilotes
en courant de colonnes ULN2803, IC9 à
IC16 et aux transistors de commande de
ligne, T4 à T11, des BC557.
LD11
Le programme
Le programme du microcontrôleur peut être
IC15
IC7
C9
subdivisé en 3 parties : la phase d’initialisa-
tion, la boucle d’affichage et la boucle de sai- LD10
sie de caractères.
IC14
Initialisation IC6
C8
IC5
C7
IC4
C6
C11
X1
JP2
IC18
que constitue la GoldCap peut à nouveau être
R4
JP1
C1
H6 H8
R2
R3
K2
T1
IC2
C4
La boucle d’affichage
LD3
IC1
C3
T5
T6
T7
T8
T9
R17
R18
R19
R20
R21
R22
R23
T3
020407-1
R10
R12
R13
R14
R15
R11
R6
R7
R8
R9
T2
D1
D6
D4
D2
D9
D7
D5
D3
20 Elektor 12/2003
LOISIRS
au déroulement du texte (scrolling) de commande soit ASCII. Sinon, on la figure 2 donne les côté « composants » et
et à déterminer la forme du caractère a prise en compte (lecture) d’un « pistes », serait-ce cependant à une échelle
(inversion/clignotement). caractère ASCII en provenance de 1:2 (50%). Cette platine n’existe pas toute
l’interface série. La génération d’un faite auprès des adresses habituelles mais
La boucle de saisie de caractères caractère de commande se fait par vous pouvez la commander auprès de PCB-
Cette boucle atteint le caractère sui- représentation substitutionnelle. shop (cf. le lien correspondant sur notre page
vant entré par le biais du clavier ou Dans le cas d’un caractère d’instruc- Internet [Link]).
arrivant par l’interface sérielle. Le tion (tel que <Enter>, <Shift> ou Une fois que l’on dispose de la platine, l’im-
code de scrutation du clavier est lu <<->) on a appel, par un aiguillage, plantation des composants est un jeu d’enfant.
par l’intermédiaire du FIFO et de la routine de programme concer- Les embases SIL, les embases destinées aux
converti, au travers d’un tableau de née. Un caractère ASCII est stocké cavaliers et l’embase mini-DIN sont montées
codage (tastasc) en un caractère soit dans le premier emplacement de côté « pistes » de la platine, tous les autres
mémoire en EEPROM libre et l’image composants prenant place sur le dessus.
du caractère (5 octets) dérivée d’un Veillez à ce qu’aucun composant ne dépasse
Liste des composants tableau (charimg) est écrite dans le de plus de 8 mm la surface de la platine vu que
tampon d’affichage en RAM. sinon les afficheurs à positionner à cet endroit
Résistances : ne pourront plus être implantés dans les sup-
R1,R6,R7,R12 à R15 = 4kΩ7 ports. La GoldCap mentionnée dans la liste
R2,R3,R8 à R11 = 470 Ω La platine des composants n’a que 5,5 mm de haut. Si
R4 = 6kΩ8 Il n’est pas évident de concevoir et vous envisagez d’utiliser des supports pour les
R5 = 360 Ω de graver (qui d’entre nous possède circuits intégrés, seuls des exemplaires très
R16 à R23 = 1 kΩ une cuvette de gravure de 50 cm de basse taille peuvent entrer en ligne de compte.
R24 à R31 = 47 Ω
long) un platine destinée à recevoir (020407)
R32 = 100 kΩ
12 afficheurs de belle taille et l’élec-
tronique de commande correspon- Bibliographie
Condensateurs :
C1,C3 à C10 = 100 nF dante. C’est la raison pour laquelle [1] Affichage modulaire à matrice de points,
C2 = 0µF1/5V5 GoldCap nous avons dessiné une platine dont Elektor n°276, juin 2001, page 52 et suivantes
(Panasonic NF, disponible, entre
autres, chez Conrad RFA)
C11 = 10 µF/63 V radial Entrées des caractères de contrôle
Fonction Touche Entrée sérielle Fonction
Semi-conducteurs :
Sélection de PAUSE Fx #P #x Sélection d’un bloc de texte, Fx = F1 à F8
D1 = LED 5 mm faible courant
texte F1...F12 #1 ... #9 #A #B #C Sélection des lignes d’affichage #1 à #12 dans le bloc de texte en cours
jaune
D2,D4,D6,D8 = LED 5 mm faible CR #+ Aller à la ligne de texte suivante
courant rouge Backspace/Delete #- Reculer d’un caractère
D3,D5,D7,D9 = LED 5 mm faible Shift gauche/droite Caractères corbeille haute ou basse (majuscules/minuscules)
courant verte Alt Passer aux caractères spéciaux @ { [ ] } ~|\
IC1 à IC8 = 74HCT164 Édition/Entrée
de textes Enter (pavé num.) #Z Efface la ligne de texte en cours
IC9 à IC16 = ULN2803A
IC17 = 74HCT40105 Lance la saisie d’un texte pouvant avoir jusqu’à 240 caractères dans la ligne
IC18 = DS1302 (Dallas d’affichage en cours. Au cours de l’entrée du texte, l’affichage est mis en
Insert #*
Semiconductor) mode d’affichage inverse. La saisie de texte est terminée par une nouvelle
T1 = BS170 pression sur Insert
T2 à T11 = BC557B Scroll Lock #R Fait défiler le texte en cours d’affichage
Manipulation Home #0 Début de ligne et RAZ (reset) du défilement (scrolling)
Divers :
affichage PrtSc Fx1 Fx2 #D #x1 #x2 Affichage de texte automatique #Fx(1) à #Fx(2)
JP1 = embase autosécable à
1 rangée de 3 contacts + cavalier Num Lock #N Inversion/clignotement de l’affichage
JP2,JP3 = embase autosécable à ESC ESC #E #E Afficher date et heure
1 rangée de 2 contacts + cavalier ESC Fx yy #E #x yy F1: secondes (yy = 00 à 59)
K1 = embase mini-DIN à F2: minutes (yy = 00 à 59)
6 contacts encartable (PS/2) Commande de F3: heures (yy = 00 à 23)
K2,K3 = embase autosécable à l’horloge en
temps réel F4: jour du mois (yy = 01 à 31)
1 rangée de 8 contacts
K4 = embase HE10 à 2 rangées de F5: mois (yy = 01 à 12)
17 contacts F6: jour de la semaine (yy = 01 à 07)
LD1 à LD12 = afficheur matriciel F7: année (yy = 00 à 99)
5x8 points à cathode commune :s = ß :: = :
60,8x38 mm (TC24-11EWA de Caractères Entrée directe sur :a = ä :A = Ä
Kingbright) (signes diacritiques, etc.)
accentués clavier allemand :o = ö :O = Ö
Contrôleur AT89S8252-24PC pour :u = ü :U = Ü
la carte à 89S8251 Flash P(a)g(e) Up Clavier anglais
(EPS010208) Encodage clavier
P(a)g(e) D(ow)n Clavier allemand
12/2003 Elektor 21
INFORMATIONS
À découvrir :
Applications classiques
On utilise des moteurs pas à pas dans les
périphériques d’ordinateur (numériseur,
disque dur, imprimante, etc.) dans les camé- branchement. Nous en proposons À aimant permanent (figure 2)
ras, télescopes, systèmes de pointage des une classification ci-dessous. Ce moteur, équipé d’un rotor à
antennes paraboliques pour satellites, les aimant permanent, est une
applications médicales, la robotique, les lec- À réluctance variable (figure 1) machine à vitesse et couple relati-
teurs de code à barre et les machines-outils Ce genre de moteur n’utilise pas d’ai- vement faibles, avec de grands pas
à commande numérique. mant permanent. En conséquence, il angulaires, de 45 ou 90 degrés. La
peut tourner librement, sans couple simplicité de construction autorise
d’encliquetage. Cette construction une production à faible coût, ce qui
Types de moteurs pas à pas est la moins courante, on l’utilise en fait un choix idéal pour les
De prime abord, les moteurs pas à pas ne se dans les applications qui ne nécessi- applications à basse puissance,
distinguent des autres que par la taille, le tent pas de couple élevé, comme pour comme dans une imprimante à jet
poids et le nombre de fils ou de bornes de positionner une petite diapositive. d’encre.
22 Elektor 12/2003
INFORMATIONS
e s m o t e u r s p as à pas
Avantages d nnel au nombr
e d’impulsions
envoyées.
ortio lsions d’entrée
.
pu
Par exemple un moteur de format 23 peut
fonctionner sous 6 V et 1 A par phase. Alors,
tation est prop équence des im
– L’angle de ro n es t pr op or tionnelle à la fr po sit io n. alimenté en deux phases, sa dissipation sera
– La vitesse de
rotatio suivi de la ande par à-coup
s.
t di re ct , il ne requiert pas de n et la co m m de 12 W. Il est de pratique courante de clas-
– Le système es cc élér at io n, la décélératio de l’a ng le de pas). ser un moteur pas à pas selon la dissipation
ponse à l’a t pas (±5% r de
– Excellente ré sit io nn em en t ne se cumulen le élevé même sans réducteu de puissance qui entraîne une élévation de sa
po up
– Les erreurs de éristiques à bas régime et co
ca ra ct température de boîtier de
– Excellentes
vitesse. est alimenté .
aintien lorsqu’il
– Couple de m
– Couple d’encl
iquetage inhé rent.
de rotation. s m o t e u r s p a s à pas
de
Inconvénients
ns le s de ux se ns
– Fonctionne da
ns dégât.
– Peut caler sa durée de vie mmandé.
ba lais, donc longue ssibles si mal co
– Absence de – Résonances po à très haute vite
sse.
rtir de zéro.
sans entretien. isi on (selon marque – Fo nc tio nn ement difficile est plus connue, il faut repa if équivalent.
à billes de pr éc e, la position n’ ntinu ou alternat
– Roulements – En ca s de surcha rg
le que sur un m oteur co
et type). couple plus faib
– À taille égale,
12/2003 Elektor 23
INFORMATIONS
La formule ne vaut que si les un pas complet en une série discrète
A
A+ nombres de pôles du stator et du de plus petits pas. Nous n’envisage-
COM
Moteur Moteur rotor sont égaux. rons pas cette séquence dans le
4 lignes 5 lignes
A- cours du présent article.
B
Modes de rotation
Il y a différentes séquences pos-
Données techniques et
B+ B- C D
sibles pour commander un moteur terminologie
A A pas à pas. Les plus fréquents sont : Couple de maintien
Le couple maximal permanent que
COM1
Moteur A' Moteur Commande par vague l’on peut appliquer à l’axe d’un
6 lignes B' 8 lignes
Dans ce mode, une seule phase est moteur sous tension sans provoquer
B B activée à la fois. Pour un moteur uni- une rotation continue.
polaire, cela signifie qu’on n’utilise
que 25% des bobinages existants, Couple d’encliquetage
C COM2 D C C' D' D
020127- 14
50% pour les bipolaires. Le couple maximal permanent avec
lequel on peut solliciter l’axe d’un
Phase Phase Phase Phase moteur privé d’alimentation sans
Ordre
Figure 4. Branchement normal des moteurs à A B A B provoquer une rotation continue.
4, 5, 6 et 8 fils. 1
2 Caractéristique vitesse/couple
D’habitude, les moteurs pas à pas disposent 3 Les courbes décrivant le rapport entre
de deux phases, mais il en existe à trois ou 4 vitesse et couple dépendent du circuit
quatre phases. Un moteur bipolaire possède de commande, de la méthode d’exci-
un enroulement par phase. Un moteur unipo- Commande à plein temps tation et de l’inertie de la charge.
laire a un bobinage à prise médiane ou deux Ici, deux phases sont actives à tout
bobines séparées par phase. moment. Sur un moteur unipolaire, Fréquence maximum de démarrage
on active les bobines pendant 50% La fréquence de récurrence maxi-
Connexions des bobinages du temps, mais 100% sur un bipolaire male à laquelle on peut soumettre,
On trouve des moteurs pas à pas de diverses au démarrage, un moteur pas à pas
configurations de raccordement. Les plus fré- Phase Phase Phase Phase non chargé sans qu’il ne rate de pas,
Ordre
quentes sont : A B A B ou de le faire arrêter sans qu’il n’en
1 passe de supplémentaires.
Fils du moteur Schéma de connexion 2
4 fils Bipolaire 3 Couple de décrochage
5 fils Unipolaire 4 Le couple maximal que l’on peut
Unipolaire appliquer à l’axe d’un moteur pas à
6 fils
Bipolaire (en série) Commande à mi-temps pas (en rotation à vitesse constante)
Unipolaire Dans ce mode, on alterne les sans qu’il ne rate de pas.
8 fils Bipolaire (en série) séquences par vague et plein temps
Bipolaire (en parallèle) pour permettre au moteur de s’ali- Couple d’accrochage
gner pendant la moitié des pas. Le couple maximal auquel on peut
Les diagrammes de câblage correspondants Pour le moteur unipolaire, la faire démarrer, s’arrêter et changer
se trouvent à la figure 4. moyenne d’utilisation des bobines de direction, un moteur pas à pas
est de 37,5%, elle est de 75% pour le sans qu’il ne rate de pas.
Pôles bipolaire.
On peut définir un pôle comme l’une des Précision
régions d’un corps magnétique où la densité Phase Phase Phase Phase Il s’agit de la différence entre la posi-
Ordre
de flux se concentre. Généralement, rotor et A B A B tion théorique et la position réelle du
stator ont un nombre égal de pôles, mais ce 1 rotor, exprimée en pourcentage de
n’est pas nécessairement le cas. 2 l’angle de pas. En général, à peu
3 près 5 % et cette erreur ne se cumule
Angle de pas (incrément angulaire) 4 pas.
On détermine l’angle de pas complet à l’aide 5
de la formule suivante : 6 Erreur d’hystérésis
Angle de pas = 360 / (nPh x ph) = 360 / n 7 On la définit comme le maximum de
dans laquelle 8 l’erreur accumulée à partir de la
nPh = nombre de pôles équivalents par phase position théorique pour les deux
= nombre de pôles du rotor, sens de rotation.
ph = nombre de phases, Micro-progression
n = nombre total de pôles (toutes phases Les courants dans les bobinages Résonance
comprises). varient continuellement pour diviser Le moteur pas à pas répond à une
24 Elektor 12/2003
INFORMATIONS
riques ainsi que la signification de la termi-
nologie adéquate. Allons-y, nous aussi, pas
à pas.
Sur un circuit de commande de moteur pas à
pas reposent deux missions essentielles :
I I
Commande bipolaire
Elle renverse la direction du flux par inversion
de polarité de la tension sur le bobinage,
donc le sens du courant. Comme on s’en
I aperçoit à la figure 5, voilà qui réclame quatre
interrupteurs par phase.
Commande unipolaire
I Elle change la direction du flux par commu-
tation d’une moitié d’enroulement à l’autre,
020127- 16
ce qui ne demande que deux interrupteurs
par phase, comme à la figure 6.
Figure 6. Schéma de la commande unipolaire.
Contrôle du courant
Pour limiter la dissipation de puissance dans
salve d’impulsions d’entrée, chacune doit accélérer puis décélérer jusqu’à la résistance des bobinages et garder le flux
entraîne le rotor à avancer d’un pas. l’arrêt. Ceci provoque oscillations, sous contrôle, il faut surveiller le courant. Il y
Pendant ce temps, le rotor du moteur dépassements et vibrations. Il y a a deux manières de limiter le courant : la com-
certaines vitesses auxquelles le mande à courant constant et la commande à
moteur refuse de tourner. On les découpage. L’une ou l’autre s’applique tant
+VD
appelle les fréquences de résonance. au système unipolaire que bipolaire.
Le but est de prévoir le système de
manière à ce que sa plage de travail À courant constant
ne recouvre aucune fréquence de Si la source est bien à tension constante
résonance. On y arrive grâce à des (figure 7), une résistance en série limite le
amortisseurs mécaniques ou par de courant. L’ennui de la méthode, c’est la dissi-
l’électronique externe. pation de puissance dans les résistances « de
chute ».
Commande Commande G/D à deux niveaux
de moteur pas à pas Cette méthode, illustrée à la figure 8, met en
Dans la livraison du mois prochain, œuvre une seconde alimentation, branchée
020127- 17 nous étudierons en pratique une au bobinage pendant la période initiale de
commande de moteur pas à pas à montée du courant. Lorsqu’il a atteint sa
Figure 7. On peut utiliser des trois canaux. Pour bien comprendre valeur nominale, on débranche cette alimen-
résistances en série pour limiter le comment ce circuit travaille, il faut tation secondaire. L’ennui du dispositif, c’est
courant dans les bobinages. encore voir quelques notions théo- précisément qu’il faut deux sources.
12/2003 Elektor 25
INFORMATIONS
À découpage +VD
Choisir le pilote
Prix et Couple – vitesse Notes de
Commande Bruit électrique Rendement Application
composants – résolution conception
les transistors de com-
couple de maintien selon la plus basse puissance de mande doivent supporter
1. basse vitesse et basse puis-
bas, 4 transistors de puis- tension et température sortie, bas rendement, le double de l’alimenta-
Unipolaire à tension bas sance, ne s’utilise qu’avec
sance par moteur moteur, fortes sautes de maximum de dissipation tion, celle-ci doit corres-
constante de petits moteurs
couple en mode demi pas en blocage pondre aux bobinages du
moteur
26 Elektor 12/2003
TORTd’ELEKTOR
+5V
R2
C3 C4
10k
100n 100n
11 32
K4
1 24 3
MCLR D+
23 2
D–
40 18 1
RB7 VUSB R1
39 15
RB6 RC0 1k5
38 IC1 16 4 USB-B
RB5 RC1 C5
37 17
K1 RB4 RC2
36 25 220n
RB3 RC6
35 26
RB2 RC7
Centrale d’acquisition USB schéma que dans la liste des 34
RB1
Elektor n°305, novembre 2003, composants. Ceci se traduit par
33
RB0 RE0
8
page 9 9
un signal de sortie quelque peu RE1 K2
19 PIC16C765 10
RD0 RE2
Il y a malheureusement eu un trop faible. Les valeurs correctes 20
RD1
problème à l’impression de la sont : R7 = 86Ω6 et R8 = 21
RD2 RA0
2
12/2003 Elektor 27
MICROCONTRÔLEUR
Carte à MSC1210
5ème partie : réseau RS-485 dans la pratique
Jürgen Wickenhäuser [Link]
Vous pouvez utiliser le logiciel présenté ici compilateur µC/51 décrite concer- sera de 1 000 mètres, les 2 noeuds
comme point de départ pour vos propres née peut produire jusqu’à 8 KB de MSC se trouvant à l’une des extré-
développements : en dépit de l’utilisation de code !). mités de la connexion, le convertis-
‘printf()’ et de calculs en virgule flottante, On voit, en figure 1, un réseau seur RS-232/RS-485 à l’autre. L’ali-
l’application décrite dans le présent article constitué d’une paire de cartes à mentation en courant du réseau de
ne nécessite que de l’ordre de 5 K de code MSC1210 et d’un convertisseur RS- fait par le biais et au niveau du
(Note : la version d’évaluation gratuite du 232/RS-485. La longueur de la liaison convertisseur.
ca.120Ω
Longueur de liaison,
en fonction du type de câble,
jusqu’à 4 km
7V5 - 15V
30 mA environ par
noeud/convertisseur
Nœud « 4 » Nœud « 5 »
030060 - 5 - 11
28 Elektor 12/2003
MICROCONTRÔLEUR
Réflexions pré-réalisation Il devient cependant impossible, en
cas d’utilisation de liaisons de très
Dans le cas d’une alimentation pré- forte longueur, d’alimenter l’en-
vue sous 15 V, chacun des partici- semble du bus RS-485 depuis un
pants requiert de l’ordre de 30 mA. Il seul et unique point, aspect que
faut, pour que les noeuds fonction- nous avons abordé dans l’article du
nent, une tension minimale de mois dernier. Plutôt que d’utiliser du
7,5 volts. Il faut en outre prévoir une câble d’un doigt d’épaisseur, il serait
certaine réserve vu que lors de sans doute plus rapide d’ajouter une
l’émission, la consommation d’un alimentation...
noeud augmente quelque peu. Si l’on À chaque fois que l’on travaille avec
opte pour un courant de 100 mA des liaisons d’une telle longueur, on a
environ à circuler sur la ligne, nous besoin de la double terminaison du
nous trouvons, quelles que soient les bus RS-485. En cas d’utilisation de Figure 2. Valeur de mesure :
circonstances, de côté « safe ». câble pour téléphone évoqué plus A0 : Entrée A0 référée à AGND [en V]
Il faut donc, sur un trajet aller-retour haut, les terminaisons de 120 Ω pro- A1 : A1 référée à AGND [en V]
T : Température de la puce [en °C]
de 2 000 mètres au total, que la posées font pratiquement toujours
chute de tension aux bornes du l’affaire.
câble ne dépasse pas 7,5 V au maxi-
mum. Cela implique une résistance quer les choses, nous utilisons sur le réseau
de cuivre de quelque 75 Ω (à Logiciel pour réseau un protocole on ne peut plus simple :
100 mA). Le cuivre ayant une résis- Une fois que l’on a établi le réseau Le caractère de début prend la forme d’un
tance spécifique de 0,02 Ω/mm2, on matériel, il nous faut encore un rien caret (#). Ce caractère est suivi par l’adresse
pourra se contenter, dans ces condi- de logiciel. RS-485 requiert un proto- du noeud auquel est destinée l’instruction.
tions, d’un câble quadrifilaire de cole fiable avec le paramétrage de On trouve ensuite les données proprement
0,6 mm de diamètre. Heureusement transmission suivant : 9 600, 8, N, 1 dites (sous la forme de texte lisible) et tout en
que l’on trouve dans le commerce ce (le PC et le convertisseur communi- fin, la somme de vérification, à partir de
genre de câble (pour liaisons télé- quent eux, au contraire, à laquelle le récepteur peut déterminer si les
phoniques, dont certains même avec 57 600 bauds par le biais de l’inter- données reçues sont correctes. Dans notre
blindage) pour pas très cher. face RS-232). Pour éviter de compli- cas, la somme de vérification, qui comporte
2 octets, est annoncée par le caractère $, ces
octets correspondent à la somme de tous les
caractères suivant le caractère de départ
l’ayant précédé. Dans la pratique on fait
Une application professionnelle appel à des opérations complexes telles que
sommes de vérification polynominales.
Notons qu’il existe sur le sujet quantité d’ou-
vrages techniques au format « pour étagères
de bibliothèque ».
Il est important (comme nous le mentionnions
dans la 4ème partie) d’intercaler une petite
pause entre l’activation de l’émetteur et le
caractère de début pour éviter des erreurs de
transmission ! Le convertisseur PC travaille
avec une porte de temps pour l’activation de
l’émetteur. Pour cette raison, on active les
L’une des tâches de la société GeoPrecision est, parmi d’autres, de réaliser des résistances de forçage au niveau haut ou bas
réseaux de capteurs. Le détecteur représenté ici a été développé spécialement (pull up ou pull down) vu que sinon on ris-
pour une utilisation de jour. En raison de la précision et de la stabilité requises il a querait la transmission d’un premier carac-
été fait appel à un MSC. tère erroné. De ce fait, le convertisseur PC est
La totalité de l’électronique prend place à l’intérieur d’un boîtier en acier inoxy- basculé en mode émission lorsqu’apparaît le
dable de 52 mm de long. Le boîtier est étanche et fermé hermétiquement. En premier octet en provenance du PC.
dépit de cela, il est possible, à tout moment, d’y transférer un programme réac- Sur le convertisseur PC tous les cavaliers
tualisé et d’accéder aux facteurs de calibration. Pour ce faire, chaque capteur est devront être mis en place, le terminateur
doté d’un système d’exploitation minimum capable de gérer le reste de la n’étant requis que si le convertisseur se
mémoire Flash. On dispose, dans ces conditions de jusqu’à 30 Koctets de code trouve en fin de ligne.
individuel. Grâce à RS-485, la distance ne joue plus de rôle.
La figure 2 montre la forme d’un paquet de
Il va sans dire que pour une application de ce genre, il est d’une importance capi-
données type. Il s’agit en l’occurrence du pro-
tale que les données transmises soient absolument correctes, ce qui explique une
utilisation intensive de la somme de vérification. Cependant, en fait, le noyau de
gramme de terminal FlashMon « tout ordi-
capteur intègre une carte à MSC1210 « rétrécie », dont la totalité du logiciel a été naire » qui accompagne le compilateur uC/51.
développée à l’aide du compilateur uC/51. Nous pouvons même aller un peu plus loin,
pour tester le réseau à l’aide d’un programme
12/2003 Elektor 29
MICROCONTRÔLEUR
L’historique
totalité du compilateur (12 Moctets),
notre site mettant à votre disposition
Liens :
[Link]
des articles les différentes parties pour les télé-
charger. Compilateur ANSI-C pour la famille
– 1ème partie : Elektor-Meter (Numéro Les processeurs de la famille MSC 8051 (anglais), qui comporte en
double 2003) possèdent entre d’autres caractéris- outre certains programmes de
Présentation du concept et de la carte démonstration (sous forme de code-
tiques, plus intéressantes les unes
source) pour le MSC1210.
d’expérimentation à MSC1210 que les autres. Grâce aux sous-
[Link]
– 2ème partie : La platine & set de logiciels ensembles que nous avons décrits Source où trouver la carte à
(septembre 2003) dans cette (première) série d’articles, MAC1210 dotée de ses composants
La platine, le dessin des pistes, la sérigra- qui arrive à sa fin, vous ne devriez et testée
phie de l’implantation des composants de plus guère avoir de problème pour [Link]
la carte d’expérimentation, description du les mettre en oeuvre. Quelques applications dérivées de la
logiciel (030060-5) pratique (anglais/allemand)
grée que dans les réponses. Il n’existe, au 9 points (femelle) 8 CTS CTS 8
titre de démonstration, qu’une seule instruc- implantée sur la carte. 4 DTR DTR 4
30 Elektor 12/2003
12/2003
74HC(T)40105 74HC(T)40105
Registre FIFO 4 bits x 16 mots Registre FIFO 4 bits x 16 mots
INFOCARTE 12/2003 INFOCARTE 12/2003
Shift-in control (SI) [3] 74HC(T)40105 nées. Comme les premières données sont prise sur
Les données sont prises en compte sur un flanc montant (transition BAS-HAUT) de la ligne SI. SI déclenche un Registre FIFO 4 bits x 16 mots le « plancher » de la pile de données côté Sotie, les
processus de transfert de données (ripple through) automatique. Si, lors d’une remise à zéro, SI est maintenant données fournies après se déplacent automatique-
au niveau HAUT, on a chargement de données lors d’un flanc descendant du signal MR. Fabricant : ment vers la sortie.
Divers, Philips Semiconductors par exemple
Shift-out control (SO) [15] [Link]/products/hc/pdf/[Link] Application typique :
Elektor
Un flanc descendant (transition HAUT-BAS) de SO fait passer les indicateurs DOR au niveau bas. Une transi- Journal défilant, Elektor décembre 2003
tion HAUT-BAS de SO se traduit par le transfert des données déplacées vers l’étage de sortie, les emplace- Caractéristiques techniques :
ments de mémoire vides allant vers l’étage d’entrée (bubble-up). – Entrées et Sorties asynchrones indépendantes Boîtiers et brochage :
– Extensible dans les 2 directions
Output enable (OE ) [1] – Possibilités de RAZ (Reset)
Les sorties Q0 à Q3 sont validées lorsque OE est au niveau BAS. Lorsque OE se trouve au niveau HAUT, les – Indicateurs d’état aux entrées et sorties
sorties passent à l’état de haute impédance (désactivées). – Sorties 3 états
– Sorties standard, ICC vers MSI
Description :
Le 74HC(T)40105 est une mémoire « élastique »
Description des fonctions (FIFO = First In First Out) d’une capacité de
16 mots de 4 bits. Le 40105 est capable de s’ac-
Data input [4 à 7] commoder d’horloges différentes à l’entrée et à la Type Boîtier
Après application de la tension d’alimentation l’entrée Master-Reset (MR) passe au niveau HAUT de manière à sortie, de sorte que cette mémoire constitue un 74HC(T)40105N DIP16
effacer la méMoire FIFO. L’indicateur Data-in-ready (DIR = HAUT) indique que l’étage d’entrée du FIFO est intermédiaire idéal entre systèmes asynchrones. 74HC(T)40105D SO16
vide et prête à recevoir des données. Si DIR est valide (HAUT), il est possible, sous la houlette de SI, de trans- Chaque position de mot du registre est cadencée 74HC(T)40105DB SSOP16
férer des données présentes sur D0 à D3. Si SI = HAUT, les données sont transférées dans l’étage d’entrée, par une bascule bistable de commande qui compor- 74HC(T)40105PW TSSOP16
DIR passant simultanément au niveau BAS signalant ainsi un état « occupé ». te le bit de marquage. Un « 1 » indique que la posi-
Les données restent dans le premier emplacement de mémoire du FIFO jusqu’à ce que DIR soit passé sur tion est occupée par des données, un « 0 » signifiant Broche Nom Fonction
au contraire que la position est vacante. La bascule 1 OE Entrée :
HAUT, basculement qui se traduit par un décalage des données dans le FIFO vers l’étage de sortie, ou du
de commande détecte l’état de la bascule précé- Validation des sorties
moins jusqu’au dernier emplacement de mémoire libre. Si, après l’impulsion SI, le FIFO n’est pas encore plein,
dente et transmet l’état de cette dernière à la bas- 2 DIR Sortie :
DIR est revalidé (HAUT) indiquant ainsi qu’il y a encore de la place dans le FIFO. L’indicateur DIR reste BAS
cule suivante. Si la bascule de commande se trouve Fin de lecture des données
lorsque le FIFO est plein. SI devra être mis au niveau BAS pour terminer un processus de décalage. 3 SI Entrée des données (shift-in,
à l’état zéro et qu’elle découvre un « 1 » dans la
Lorsque le FIFO est plein, SI pourra être maintenu au niveau HAUT jusqu’à l’apparition d’une impulsion Shift- bascule en aval, elle génère une impulsion d’horlo- déclenchement sur flanc
out (SO). Suite au décalage (shift-out) des données on a un emplacement libre au niveau de l’entrée du FIFO, ge, qui transfert les données des 4 verrous de don- montant)
DIR passant au niveau HAUT, de manière à permettre le transfert de la donnée suivante. Cette dernière reste 4à7 D0 à D3 Entrées de données paral-
nées précédents dans ses propres 4 verrous de
dans le premier emplacement de mémoire du FIFO jusqu’à ce que SI passe au niveau BAS. lèles
données avant de réinitialiser (mettre à « 0 ») la 8 GND Masse (0 V)
bascule précédente. Les premier et dernier bas- 9 MR Entrée de RAZ maître (acti-
Data transfer cules de commande possèdent des sorties tampon- ve au niveau haut)
Après la prise en compte de données dans l’étage d’entrée du FIFO après que SI = BAS, les données se nées. Alors que toutes les positions vacantes sont 10 à 13 Q3 à Q0 Sorties de données (3-états)
déplacent de façon asynchrone dans le FIFO et sont empilées à l’extrémité sortie du registre. De par le dépla- décalées automatiquement vers le côté Entrée, et 14 DOR Sortie Fin de sortie de don-
cement des données dans le FIFO, il naît des emplacements de mémoire vide côté entrée du FIFO. que toutes les données valides sont transférées par nées
la sortie, l’état de la première bascule de comman- 15 SO Entrée de données (shift-out,
de (Data-In Ready output - DIR), que le FIFO est déclenchement sur flanc des-
Data output [10 à 13]
cendant)
L’indicateur Data-out-ready (DOR = HAUT) indique qu’il existe, à la sortie, des données valides (Q0 à Q3). plein. L’état de la dernière bascule (Data-Out Ready
16 Vcc Tension d’alimentation
Lors de la mise sous tension le Master-Reset (MR = HAUT) met DOR au niveau BAS. Une fois que MR = output - DOR) indique le FIFO comporte des don- positive
31
12/2003
74HC(T)40105 74HC(T)40105
Registre FIFO 4 bits x 16 mots Registre FIFO 4 bits x 16 mots
INFOCARTE 12/2003 INFOCARTE 12/2003
Entrées et Sorties BAS, les données transférées au FIFO se déplacent vers l’étage de sortie, DOR passant alors au niveau
HAUT. Lorsque l’indicateur DOR passe au niveau HAUT il est possible, à condition que SO soit HAUT, de
Data inputs (D0 à D3) [4 à 7] déplacer les donnés hors de l’étage de sortie, DOR passant au niveau BAS et signale un état « occupé ».
Comme il n’y a pas de pondération des entrées, il est possible de définir chaque entrée comme étant celle de Lorsque SO est mis au niveau BAS, les données se déplacent dans le FIFO en vue de remplir l’étage de sor-
poids fort (MSB = Most Significant Bit). Il est possible de réduire la taille de la mémoire FIFO de la configura- tie, l’étage d’entrée se retrouvant alors avec un emplacement de mémoire vide. Losrque l’étage de sortie se
Elektor
tion 4 x 16 d’origine à 3 x 16 voire même jusqu’à 1 x 16, en forçant tout simplement à la masse ou à VCC les remplit, DOR passe au niveau HAUT mais lorsque les dernières données valides ont été transmises et que le
broches Data-input non utilisées. FIFO est vide, l’indicateur DOR reste au niveau BAS. Si le FIFO est vide, le dernier mot transmis est ver-
rouillé sur les sorties Q0 à Q3. Dans le cas d’un FIFO vide, l’entrée SO pourra rester forcée au niveau HAUT
Data outputs (Q0 à Q3) [13 à 10] jusqu’à ce que l’entrée de commande SI entre en jeu. Après une impulsion SI, les données se déplacent dans
Comme il n’y a pas de pondération des sorties, il est possible de définir chaque sortie comme étant celle de le FIFO jusqu’à l’étage de sortie, l’indicateur DOR passe au niveau HAUT et les données sont transférées. SO
poids fort (MSB). Il est possible, comme dans le cas des entrées, de réduire la taille de la mémoire FIFO de la doit passer au niveau BAS avant que d’autres données ne puissent être transférées.
configuration 4 x 16 d’origine à 3 x 16 voire même jusqu’à 1 x 16, sachant cependant que les broches Data-
output non utilisées ne doivent pas être connectées cette fois, restant en l’air. Mode High-speed burst
Supposons que l’impulsion Shift-in/Shift-out n’ai pas été appliquée avant que les indicateurs concernés ne
Master-Reset (MR) [9] soient validés, dans ce cas-là, les taux Shift-in/Shift-out sont déterminés pat les indicateurs d’état (Status). Il est
Lorsque MR se trouve au niveau haut, les fonctions de commande interne du FIFO sont remises à zéro et les possible, sans les indicateurs d’états, d’implémenter un mode High-speed burst. Dans ce mode, les taux de
données présentes sont invalidées. L’indicateur (flag) Data-in ready (DIR) Flag est positionné (mis à « 1 »), l’indi- Burst-in/Burst-out sont déterminés par la largeur des impulsions des entrées Shift-in/Shift-out et il est possible
cateur Data-out-ready (DOR) étant lui mis à « 0 ». L’étage de sortie reste dans l’état impliqué par le dernier d’atteindre des taux en salve (burst) de 35 MHz. Des impulsions de décalage (shift) peuvent être appliquées
mot en sortie ou dans l’état aléatoire né lors de la mise sous tension (Power-up). dans tenir compte des indicateurs d’état; il n’est pas permis cependant des impulsions de Shift-in qui entraîne-
raient un dépassement de la capacité (overflow) de la mémoire du FIFO.
Status-flag-outputs (DIR, DOR) [2, 14]
L’état du FIFO est rendu par une paire d’indicateurs, à savoir Data-in-ready (DIR) et Data-out-ready (DOR) :
DIR = HAUT signifie que l’étage d’entrée est vide et prêt à recevoir de nouvelles données
DIR = BAS (LOW) signifie que le FIFO est plein ou que l’opération de transfert (Shift-in) précédente n’est pas
encore terminée
DOR = HAUT garantit la présence de données valides aux sorties Q0 à Q3 (ne signifie cependant pas que de
nouvelles données sont en attente pour être prises en compte par l’étage d’entrée)
DOR = BAS indique que l’étage de sortie est occupé (busy) ou qu’il n’existe pas de données valides.
32
MICROINFORMATIQUE
La transmission d’informations (données, lumière infrarouge (signaux de télé- phériques tout prêts pour un mon-
audio, vidéo) sans fils trouve de plus en plus commande, IrDA) aux approches tage interne ou externe respectant
de domaines d’applications. Les amateurs de radio plus modernes tels que DECT, les normes (certifiés) et au fonction-
réalisation intéressés par cette technologie Bluetooth, réseaux sans fil (Wireless nement garanti sans oublier qu’ils
sans fil ont aujourd’hui à leur disposition une LAN) et ainsi de suite. On peut ache- sont accompagnés de tous les
palette impressionnante de possibilités. ter aujourd’hui pour les « gros » PC pilotes logiciels nécessaires.
Depuis la transmission par impulsions de tournant sous Windows des péri- La seconde approche demande un
peu plus de mal. S’il faut, par
exemple, doter un automate ou une
centrale d’acquisition de données de
mesure basé sur un système à micro-
contrôleur (quel qu’en soit le type),
d’un système de transmission sans
fil, le développement des sous-
ensembles radio requièrent un
savoir-faire certain et impliquent des
coûts plus importants. Il est 3 points
d’intérêt majeurs :
– Le développement de la partie HF
pour la plage de fréquences concer-
née fournissant la puissance de sor-
tie maximale autorisée tout en
tenant compte du rayonnement
parasite maximal admissible,
– Certification ou autorisation de la
partie HF auprès des autorités natio-
nales ou internationales de normali-
sation correspondantes (personne
n’est autorisé à se transformer en
« station d’émission » sans autorisa-
tion légale),
38 Elektor 12/2003
MICROINFORMATIQUE
parasites, des superpositions, de la
IC1
présence, dans le « domaine radio », D1 +5V
7805
d’obstacles immobiles et mobiles, et
de la nécessaire protection contre 1N4148 R1
K1
une « écoute parallèle », sensible-
1K8
C1 C2 C3 C4
POWER
Il existe cependant une alternative
très intéressante, à savoir la mise en
oeuvre de modules radio universels ANT
+5V
tout faits et d’un prix parfaitement K4 K3
accessible, modules déjà dotés d’une RSSI
2 1
interface sérielle à UART. Autre RF GND ANT D2 D3
C7
1K8
1K8
mission des données, est disponible. 3 IC2 3 6
RSSI C1– 1u
Dans ces conditions la mise en 4 10
T2IN T2OUT
7 16V 2
BUSY
oeuvre de ces modules, si elle n’en DATA OUT
5 11
T1IN T1OUT
14 7
6 12 13 3
devient pas un jeu d’enfant, n’en est DATA IN R1OUT R1IN
7 9 8 8
R2OUT R2IN
pas moins étonnamment simple. HOST RDY
4 4
C9 D4 C2+ C6
Dans de nombreux pays il est pos- JP2 MAX232 9
ER400TRS 15
sible, d’utiliser des dispositifs radio 100n BUSY C2–
5 1u 5
9 V- 16V
à faible puissance de sortie (10 mW GND R4
6
RS-232
ERP (Effective Radiated Power) au
1K8
C8 SUB D9
maximum) ne requérant ni déclara- 1u
16V
tion ni redevance ni licence, dans les
bandes de fréquence dites ISM 030204 - 11
(Industrial/Scientific/Medical) (entre
433,05 et 434,79 MHz dans la bande
de 70 cm par exemple). Figure 1. La circuiterie externe requise par le module radio se limite à bien peu de
Il va sans dire que la fabrication et la composants.
mise en oeuvre de tels modules
implique le respect de normes
exhaustives parfaitement définies. d’installations radio est LPD (Low ment instantané du système :
Cette réglementation est disponible Power Device) ou (plus d’actualité)
auprès des instances concernées. SRD (Short Range Device). LED D1 : Tension d’alimentation
Ces systèmes radio servent, en res- LED D2 : Transmission de données : Émis-
pect des normes, en fait à la trans- La société anglaise LPRS (Low sion
mission de signaux de télécom- Power Radio Solutions) a, dans le LED D3 : Transmission de données :
mande, de télémétrie, d’alarme et domaine des SRD, développé et mis Réception
de données sur des courtes dis- sur le marché quelques modules LED D4 : État de la ligne BUSY
tances allant jusqu’à quelques cen- radio « dopés au progiciel » dotés de
taines de mètres en terrain décou- caractéristiques intéressantes. Dans La commande du ER400TRS se fait par le
vert. Il est en outre permis, dans l’encadré « Carte d’identité du biais de signaux TTL, ce qui implique l’utili-
certaines plages des la gamme de ER400TRS » nous donnons les carac- sation d’un adaptateur de niveau du type
fréquences ISM, de transmettre téristiques techniques les plus mar- MAX232 (sous la forme de IC2) lorsque le
des signaux audio et vidéo. Le quo- quantes et le synoptique de l’émet- module radio doit être connecté au port COM
tidien nous a permis de faire teur/récepteur (transceiver) utilisé. d’un ordinateur. Ce MAX232 n’est pas néces-
connaissance avec certaines de saire si on travaille avec un système à µC si
ces applications : l’ouverture à dis- tant est que l’UART du dit système utilise des
tance de portes (de voiture), les
Un module niveaux TTL. Les données tant émises que
thermomètres radio pour mesure et presque rien de plus reçues sont des caractères UART tout ce qu’il
de la température extérieure, les Le schéma d’un ensemble complet de y a de plus classique tels qu’on les rencontre
souris et claviers sans fil, les transmission de données par radio sur les interfaces sérielles asynchrones stan-
casques d’écoute et autres sys- représenté en figure 1 prouve, si dards (RS-232/V24), COM sur les PC et UART
tèmes de surveillance vidéo sans besoin était, qu’il n’est vraiment pas sur les systèmes à microcontrôleur.
fil, etc. La dénomination interna- nécessaire d’avoir une expérience
tionale (qui en devient également spéciale en HF pour sa réalisation. Le ER400TRS met 2 autres signaux de com-
le mot clef pour un moteur de Les 4 LED à faible consommation ser- mande/acquittement matériels à la disposi-
recherche sur Internet) de ce type vent à visualiser l’état de fonctionne- tion de l’utilisateur, mais il n’est pas impéra-
12/2003 Elektor 39
MICROINFORMATIQUE
d’être reçues. Le module envoie
Carte d’identité du ER400TRS ensuite les données.
La fiche de caractéristiques est disponible à l’adresse : Host Ready = 1 :
[Link]/main/[Link]?datasheetref=112
L’ordinateur-hôte n’est pas prêt à
– Émetteur/récepteur (transceiver) prendre en compte les données qui
FM semi-duplex viennent d’être reçues. Dans ce cas-
– 10 canaux programmables situés là le module garde les données dans
à l’intérieur d’une page de fré- son tampon de réception interne,
quences allant de 433, 23 à 434, sachant que les dites données seront
35 MHz (bande ISM des 70 cm) effacées au plus tard 2,5 s après leur
– Connexion d’antenne à 50 Ω réception. Il faut donc que l’ordina-
– Puissance de sortie allant de 1 à teur-hôte ait cherché les données au
10 mW programmable en cours de cet intervalle (qu’il ait mis
10 pas partant le Host Ready à « 0 »), sinon
– Portée jusqu’à 250 m en cam- elles sont perdues.
pagne, jusqu’à 30 m à l’intérieur
de bâtiments Dès lors que l’on est certain que l’or-
– Taux de transmission de l’interface dinateur-hôte prend immédiatement
sérielle asynchrone vers le PC-hôte ajus- les données reçues en compte et le
table entre 2 400 et 38 400 bauds en
traite ou encore qu’il dispose d’un
5 pas ER400TRS tampon de réception suffisamment
– Taux de transmission par voie radio fixé à RSSI
grand, on pourra, au travers du cava-
19 200 bauds VCC
Régulateur lier JP1, forcer l’entrée Host Ready
– 2 signaux d’acquittement matériel de tension GND
en permanence au niveau bas. Le
– Sortie de signal de puissance de champ
E /R ER400TRS émet alors immédiate-
– Tension d’alimentation : de 3,3 à 5,5 V HF
ment les données reçues.
– Consommation de courant à tension
d’alimentation de 5,0 V :
Ser. Data IN Si l’ordinateur-hôte n’est pas en
Ser. Data OUT
Micro- mesure de traiter les données en
– En mode émission (10 mW) : 23,0 mA contrôleur Host Ready
40 Elektor 12/2003
MICROINFORMATIQUE
vent, à chacun leur tour, émettre et très simple et à la mise en oeuvre Paramétrage de l’interface
recevoir. évidente. vers l’ordinateur-hôte
En effet, si tout ce dont on a besoin L’interface sérielle asynchrone peut travailler
est une transmission de données à l’un des 5 taux de transmission classiques
Logiciel d’exploitation rapide et sûre en liaison avec des (2 400 à 38 400 bauds). Les caractères sont
Easy-Radio systèmes à µC simple, on n’a que émis et reçus au format UART fixe. Ceci ne
Le progiciel interne enfoui au coeur faire d’une pile de protocole com- concerne que l’interface de l’hôte en ques-
du ER400TRS, en ce qui concerne le plexe et gourmande en mémoire tion, le ER400TRS étant paramétré pour tra-
protocole de transmission de don- comme cela est le cas, par exemple, vailler à 19 200 bauds. Les données sont par-
nées en particulier, ne répond à avec TCP/IP. tant toujours transmises à 19 200 bauds sur
aucune norme internationale, étant Le progiciel (firmware) enfoui dans la liaison radio.
un développement propre à LPRS. le ER400TRS a été baptisé
Ceci a cependant l’avantage de se Easy Radio. Il remplit 3 fonctions Paramétrage de la partie HF
traduire par un logiciel à la structure majeures : À ce niveau, l’utilisateur a la possibilité de
choisir l’un des 10 canaux radio disponibles
dans la plage allant de 433,23 à 434,35 MHz,
les fréquences d’émission et de réception
étant identiques pour chacun des canaux.
Fonctions de Easy-Radio Il est possible de paramétrer la puissance de
Le µC enfoui exécute les tâches suivantes du protocole Easy-Radio sortie de l’émetteur en 10 pas, allant de 1 à
10 mW. Cette option permet d’opter pour un
– Traitement des données tant en entrée qu’en sortie en format UART asyn- fonctionnement plus économique (pour les
chrone normal (1 bit de début, 8 bits de données, sans parité, 1 bit d’arrêt) piles en particulier) lorsque la distance à pon-
– Codage/décodage Manchester des données pour la transmission par voie radio ter n’est pas très importante.
– Calcul de la somme de vérification CRC et comparaison pour détection d’er-
reur de transmission Exécution du protocole
de transmission de données par radio
– Exécution de l’ensemble du protocole radio : émission d’un préambule et des
En interne, le ER400TRS possède un tampon
octets de synchronisation, séparation de ces octets à la réception
d’émission/réception à usage général de
– Programmation du synthétiseur d’émission/réception pour le choix de canal 128 octets par le biais duquel la transmission
– Paramétrage de la puissance d’émission en sortie des données se fait de la manière suivante :
– Pilotage de l’interface vers l’hôte externe au taux de transmission requis L’ordinateur-hôte émetteur commence par
– Préparation du tampon d’émission/réception de 128 octets maximum vérifier si la ligne BUSY (qui correspond à la
– Pilotage des 2 lignes d’acquittement (handshake) ligne CTS de l’interface RS-232) se trouve au
– Stockage des paramètres définis dans une EEPROM embarquée où ils restent niveau bas ou attend une durée définie après
conservés même en cas de disparition de la tension d’alimentation la dernière émission jusqu’à ce que le
ER400TRS ait terminé ses opérations
12/2003 Elektor 41
MICROINFORMATIQUE
internes, de façon à ce que l’hôte émetteur ER400TRS. plein (en cas d’envoi d’un flot d’octet
puisse envoyer ses données. Les données On aura émission par radio des don- ininterrompu supérieur à ce nombre,
commencent par être écrites et stockées tem- nées soit lorsque, après un transfert les octets excédentaires sont perdus)
porairement dans le tampon interne du continu, le tampon de 128 octets est ou lorsque l’on a, après transmission
Visual BASIC pour le PC/portable peuvent être téléchargés Figure A. Structure d’une liaison radio entre un PC et un système à
depuis notre site Internet à l’adresse : microcontrôleur.
([Link]
42 Elektor 12/2003
MICROINFORMATIQUE
d’un octet, une pause dans le flux de correcte des données, réaliser un a Dipôle
données, pause dont la longueur doit processus d’acquittement à l’aide du
être au minimum égale à la durée de logiciel d’exploitation.
2 octets. C’est ainsi qu’il est possible En cas de réception sans erreur les 155 mm
12/2003 Elektor 43
MICROINFORMATIQUE
T
PIJL
HOEK1
HOEK2
K4
C9
K3
IC3
(C) ELEKTOR
030204-1
RxDTxD D5
D3 D2POWER
R3
JP2
R4
R2
C8
C6
R1
C5
C4 C1
BUSY
D4
030204-1
IC2
IC1
C3
HOEK4
D1
+
JP1
C7
C2
K1
0
K2
HOEK3
Figure 4. La platine du module radio est une double face à trous métallisés; sa compacité n’a pas d’effet négatif sur la mise en place des
composants.
de fil de cuivre de 0,5 mm de diamètre. Voici Liste des composants IC1 = 7805CP
deux exemples de dimensions que l’on pour- IC2 = MAX232CP (Maxim)
rait adopter : Résistances : IC3 = LPRS ER400TRS (cf. texte)
– 17 spires diamètre 5 mm, longueur 34 mm R1 à R4 = 1kΩ8
et Divers :
– 24 spires diamètre 3,2 mm, longueur 19 mm. Condensateurs : JP1 = embase autosécable à 1 rangée
C1,C3,C9 = 100 nF de 2 contacts + cavalier
Par sa portée et sa sensibilité aux parasites, C2,C4 = 10 µF/16 V radial JP2 = embase autosécable à 1 rangée
l’antenne hélicoïdale se situe à mi-chemin C5 à C8 = 1 µF/16 V radial de 3 contacts + cavalier
K1,K3 = = embase autosécable à
entre le dipôle et la boucle, mais présente
Semi-conducteurs : 1 rangée de 2 contacts
l’encombrement le plus faible. Elle présente
D1 = 1N4148 K2 = embase Sub-D 9 points femelle
l’avantage de se laisser accorder très aisé-
D2,D3,D5 = LED 3 mm verte à faible en équerre encartable
ment : il suffit d’écarter ou de resserrer les courant K4 = embase BNC encartable (Farnell
spires de la boucle jusqu’à ce que l’on ait D4 = LED 3 mm rouge à faible 365-0558)
atteint la portée la plus importante. courant Câble RS-232 (1:1)
44 Elektor 12/2003
AUDIO&VIDÉO
Exigez le vrai
microphone directionnel
À caractéristique commutable !
Klaus Rohwer et Gerd Schmidt
46 Elektor 12/2003
AUDIO&VIDÉO
et le signal de sortie du filtre passe-bas
A6
(caractéristique bidirectionnelle). La somme
A1 XLR pondérée fournit bien à présent les diffé-
MIC1
HPF rentes caractéristiques cardioïdes car le filtre
passe-bas produit aussi le déphasage correct.
P1
A4 A5 L’amplificateur tampon (IC1.D) qui suit envoie
LPF son signal à basse impédance à un filtre
P2
passe-haut (High Pass Filter, HPF) chargé de
A2 la compensation de proximité. La fréquence
MIC2
initiale de ce filtre est ajustable. Elle peut
donc être définie en fonction de la distance
de la source au microphone.
030046 - 12
Le potentiomètre de réglage de volume P2
complète le tout. C’est aussi l’endroit où on
Figure 1. Schéma-bloc de l’électronique. peut prélever le signal de sortie et l’envoyer
à une douille de jack. Mais il aussi possible
de symétriser le signal audio et de l’envoyer
selon la description fournie dans le pour servir de filtre passe-bas (Low à une douille XLR « comme en studio ». La
n°287 d’Elektor. Le signal de Mic1 Pass Filter, LPF) compensant la symétrie est atteinte en tamponnant le signal
est tout d’abord tamponnée par caractéristique passe-haut de la par IC2.A et en l’inversant par IC2.B.
IC1.A avant d’être envoyé avec le configuration du microphone. Ce
signal Mic2 à l’amplificateur diffé- filtre est dimensionné selon l’éloi-
rentiel IC1.B. Celui-ci permet d’obte- gnement mécanique des 2 mem- Schéma
nir les caractéristiques d’un micro- branes de microphone. Le diviseur Il est facile d’identifier les éléments du
phone à gradient de pression à par- de tension P1 qui suit peut à présent schéma fonctionnel dans le schéma détaillé
tir de 2 capsules microphoniques à varier continuellement entre le de la figure 2. Seules les entrées de IC1.B sont
pression. Un amplificateur opéra- signal de sortie (tamponné) de Mic1 permutées pour neutraliser l’inversion du
tionnel IC1.C a toutefois été ajouté (caractéristique omnidirectionnelle) signal par IC1.C qui sert de filtre passe-bas.
+U B
R19
TP4
220k
R2 R31
R18 C11
470Ω
1k
C3 TP3 1k
150n
220µ IC1 = TS925IN R20 K1
IC2 = TLC2272 TP1 220k
R1
10V C12
+U B
4k7
R16
C2
1k
220n
330n R21 T1
3 BC546B
220k D2
MIC1 1
IC1.A C13
R5 2 R10 R39
C1 1N4148
47k
3k3
4k7
330n
R22 BT1
2n2 220k C27
C14 9V
R11 D1 470µ
1k5
1k1
5: Hypercardioïde 13 14 680n
+U B R24 11 12
6: Bidirectionnel 4 10
330n 100k
9 2
5 C16 C26
R36 R38
R4 R13 6 R15 8 1
R7 R9 S2 C23 IC2.A 47Ω 470Ω
1k1
47k
470Ω
1µ 7 13 3
22k
2k4
47k
6 1µ5 2
R8 47n R26 1 P2 XLR
C5 7 11
330n IC1.B 1k 47k 1k
5 10 2 1
IC1.C C18
MIC2 12
R17
2µ2
1k
C4 R27 3
P1 33k R33
47k
10k
C19
2n2
TP2 3µ3 R34
R28 1: 20 Hz 10k
22k 2: 30 Hz
+U B C20
3: 40 Hz
4µ7 6
R35 C25 R37
7 63V 4: 50 Hz 7
IC1 8 R29 IC2.B 47Ω 470Ω
4 S1.B 5: 75 Hz 5
9 15k 100µ
14 6: 100 Hz
8 C21 63V
6µ8 7: 150 Hz
C10 C24 10
9 8 IC2 63V 8: 250 Hz
11 R30
100n 100n 12 9: 350 Hz
C9 4 10k 10: 500 Hz
C22
13 22µ 11: 750 Hz
100n
40V 12: 1000 Hz
030046 - 11
12/2003 Elektor 47
AUDIO&VIDÉO
C19 C18 C17 C16 C15
Liste des composants C22 C21 C20
R30
R29
R28
R27
R26
R25
R24
R23
H2
H4
1-640030
ROTKELE )C( P2
Résistances :
R1,R3,R39 = 4kΩ7 S1 S2 R22
030046-1
C14
R2,R4,R37,R38 = 470 Ω R14
R5,R15,R26,R32 = 47 kΩ R13 R21
C13
R6,R7,R28 = 22 kΩ
R8,R16 à R18,R31 = 1 kΩ R20
R16
R10
R12
R11
C12
R9,R24 = 100 kΩ
R10 = 3kΩ3 R19
C11 TP4
R11 = 1kΩ5 C8
R17 R31
TP1 H5
C23
R12,R13 = 1kΩ1 C7
OUT
C24
R14 = 2kΩ4 R15 C9 TP2 R34
R9 C27
R18
R19 à R22 = 220 kΩ
TP3
R33
C6
IC2 TK1
R23 = 150 kΩ IC1
C10
R8
C26
R4
R3
R36
R35
R32
R25 = 68 kΩ
R27 = 33 kΩ R6 R7 C5
D2
R5 T1
R29 = 15 kΩ R2 C25
R39
C3
D1
R30,R33,R34 = 10 kΩ R1 R38 XLR
H3
H1
- + R37
C2
C4
R35,R36 = 47 Ω 9V
T T OUT2
Condensateurs :
C1,C4 = 2nF2
C2,C5,C8,C13 = 330 nF
C3,C6 = 220 µF/10 V radial
C7 = 47 nF
C9,C10,C24 = 100 nF
C11 = 150 nF
C12 = 220 nF
C14 = 470 nF
C15 = 680 nF
C16,C23 = 1 µF/63 V, MKT, RM5 ou RM7,5
C17 = 1µF5/63 V MKT, RM5 ou RM7,5
C18 = 2µF2/63 V, MKT, RM5 ou RM7,5
C19 = 3µF3/63 V, MKT, RM5 ou RM7,5
C20 = 4µF7/63 V radial
C21 = 6µF8/63 V radial
C22 = 22 µF/40 V radial (C) ELEKTOR
Semi-conducteurs :
D1 = diode zener 7V5/1W3 Figure 3. Tracé de la carte avec 4 points de test.
D2 = 1N4148
T1 = BC546B
IC1 = TS925IN (ST) (chez, par exemple,
Farnell)
L’amplificateur opérationnel utilisé donne une valeur de 956 Ω. Cette
IC2 = TLC2272 (Texas Instruments) est un TS925 rail-à-rail quadruple à valeur n’est toutefois pas particuliè-
faible bruit dont les sorties peuvent rement critique : 1 kΩ fera tout aussi
Divers : supporter une charge relativement bien l’affaire. Le potentiomètre P1
K1 = embase autosécable à 1 rangée de élevée. Le TS925 contient aussi un du schéma fonctionnel a été rem-
3 contacts + embase jack 6,3 mm châssis à tampon pour la moitié de la tension placé par un commutateur à gradins
contacts de masse séparés de fonctionnement (sortie broche 8) qui permet de sélectionner facile-
K2 = embase autosécable à 1 rangée de permettant de s’en servir comme ment la caractéristique direction-
3 contacts + embase XLR châssis masse virtuelle. Le dimensionne- nelle désirée.
S1 = commutateur rotatif ment de R8 dépend de la distance Le filtre passe-haut ajustable n’est
2 circuits/6 positions encartable entre les membranes des 2 capsules pas aussi compliqué qu’il en a l’air : il
S2 = commutateur rotatif de microphone. Dans notre cas, d = ne s’agit que de 12 filtres passe-haut
1 circuit/12 positions encartable
15 mm. La formule en parallèle (de C11 à C22 avec P2)
BT1 = pile compacte 9 V + contact à
avec différentes fréquences limite
pression
MIC1,MIC2 = -microphone à électret, tel R8 = d/(c⋅C3) que l’on peut commuter avec S2. Les
que, par exemple, MCE2000 (Monacor) résistances R19 à R30 ne jouent
où c = vitesse du son = 344 m/s qu’un rôle secondaire dans la fonc-
48 Elektor 12/2003
AUDIO&VIDÉO
tion passe-haut. Elles ne servent lier à côté de R18 ! La carte com-
finalement qu’à charger les conden- porte 4 points de test qui doivent
sateurs à la moitié de la tension de être munis de picots à souder si l’on
fonctionnement pour éviter les bruits envisage d’effectuer des mesures
de commutation du filtre. La valeur sur le circuit.
du potentiomètre de volume P2, Le seul ajustement nécessaire
1 kΩ, est particulièrement basse consiste à compenser l’inégalité des
pour permettre de brancher directe- capsules de microphone avec P1. Il
ment le curseur à une sortie jack. faut recourir à un oscilloscope ou à
Les capsules de microphone, tout un millivoltmètre B.F. branché à la
comme le tampon de sortie IC2.A, sortie du circuit. Choisir la caracté-
sont connectés par des éléments RC ristique bidirectionnelle et régler le
(C2/R5, C5/P1 et C23/R32) pour sup- filtre passe-haut sur la fréquence la
primer les fréquences sous 16 Hz à plus basse. Pour effectuer l’équili-
raison de 12 dB/octave. Une satura- brage, envoyons aux microphones
tion de IC1.C et IC1.D est donc pra- un signal sonore sinusoïdal de très
tiquement exclue. basse fréquence (mais >16 Hz).
Deux amplificateurs opérationnels L’axe de liaison des 2 capsules doit
branchés en parallèle sur la sortie être perpendiculaire à la source Figure 4. Les capsules de microphone sont
jack symétrisent (et tamponnent sonore. On peut utiliser un signal fixées par des bandes élastiques.
simultanément) le signal. IC2.A ne 50 Hz comme on en trouve dans
sert que de tampon, IC2.B inverse le toutes les bonnes maisons et l’en-
signal. Le signal symétrisé est voyer à une installation stéréo. Les caoutchouc des 2 capsules est fixé par des
transmis à une douille XLR par C25 haut-parleurs de celle-ci ne repro- élastiques à l’intérieur d’une boule à thé
et C26. duisent toutefois pas cette fréquence sphérique en acier inoxydable (figure 4). Les
sans distorsions. Il faut donc faire élastiques, fixés au rebord de la boule par
attention de travailler à l’oscillo- 3 vis M2, amortissent les bruits de manipula-
Alimentation fantôme scope avec la composante de fré- tion. Le câble du microphone est orienté obli-
L’alimentation de l’électronique et quence la plus basse. Régler son quement par rapport au plan de division au
des microphones peut être interne, amplitude aux valeurs les plus moyen d’un passe-câble vissé à la boule à thé
par pile monobloc de 9 V, ou externe basses possibles avec P1. La déter- (figure 5). Le raccordement électrique du
par pupitre mélangeur fournissant mination du minimum peut être faci- blindage du câble à la boule à thé assure l’in-
une tension fantôme. D2 empêche litée en modifiant de temps à autre sensibilité aux parasites.
les 2 sources de tension d’entrer en l’orientation de l’axe des micro- On visse finalement l’une à l’autre les 2 moi-
conflit. R37 à R39, C27, T1 et D1 for- phones au cours de l’opération. tiés de la boule à thé et on équipe le tout
ment le circuit d’extraction de la ten- Pourquoi recourir aux basses fré- d’une protection anti-pop. Le prototype a été
sion d’alimentation. La tension fan- quences ? Les fréquences plus éle- muni à cette fin de 2 oreillettes de casque
tôme « pure » se trouve aux points vées provoquent souvent des
nodaux de R37 et R38 ; en effet, les réflexions modifiant la position
composantes alternatives des 2 apparente de la source sonore, tout
lignes du signal XLR s’y annulent. Le au moins si on ne dispose ni d’une
tamponnage par C27 est encore suivi chambre anéchoïde ni de la possi-
d’une stabilisation de tension à envi- bilité d’effectuer les mesures à
ron 6,8 V, simple mais suffisamment l’extérieur.
efficace, composée de T1 et D1. Les Faute d’appareils de mesure, il ne
caractéristiques rail-à-rail des cir- reste plus qu’à se fier aux fabricants
cuits intégrés permettent toutefois de microphones quant au caractère
d’atteindre un niveau de sortie plus identique des 2 capsules et placer P1
qu’honorable. en position médiane.
Le circuit peut être alimenté par les
tensions fantômes usuelles de 12 V,
24 V ou 48 V. Exécution et utilisation
Les auteurs ont monté les 2 capsules
de microphone exactement comme
Construction dans l’article initial (figure 2 de ce
et mise au point dernier). Mais en fait, contrairement
Contrairement au micro, l’électro- à la figure 3 dudit article, les câbles
nique ne nécessite pas de descrip- blindés ne parviennent pas jus-
tion détaillée. Le travail de soudage qu’aux capsules. On utilise au
selon le tracé de la carte de la contraire des torons courts et
figure 3 est effectué rapidement et flexibles comme liaison avec un Figure 5. Le prototype terminé. Il manque
sans peine. Ne pas oublier le cava- câble bifilaire blindé. L’enrobage en encore la protection anti-pop.
12/2003 Elektor 49
AUDIO&VIDÉO
rappelle un « Berlinois » (un genre de sur une scène, il importe de vérifier
beignet sphéroïdal) complètement au cas par cas quelle caractéristique
carbonisé. Une boucle faite de de directionnalité est la moins sen-
2 bandes Velcro entre les 2 moitiés sible à la réaction acoustique. Il faut
du « boîtier » facilite son maniement. aussi tenir compte de la position des
L’électronique possède son propre haut-parleurs et des enceintes moni-
boîtier, qu’il est par exemple pos- teur ainsi que des surfaces réfléchis-
sible d’accrocher à la ceinture. La santes se trouvant à proximité.
liaison est effectuée par câble bifi- Adapter en conséquence la fré-
laire blindé et par un connecteur DIN quence limite du filtre passe-haut.
5 broches dont les contacts adja- L’effet de proximité, que ce filtre est
cents sont mis en parallèle deux à en fait destiné à compenser, n’est
deux pour plus de sécurité. La sortie pas toujours indésirable mais est
à alimentation fantôme est consti- parfois mis à profit pour produire des
tuée par un connecteur XLR à encas- effets sonores.
trer, dans le cas de l’alimentation sur (030046)
Figure 6. Une « boule de Berlin grillée » très pile par une douille de jack de
directive ! 6,3 mm-à contact de commutation Bibliographie :
isolé pour la tension de la pile. Plus Infocarte TS925,
besoin d’interrupteur, ni de piquer Elektor n°286, avril 2002
d’écoute en mousse noire de dimensions suf- une grosse colère quand on a oublié Klaus Rohwer :
fisantes pour être « enfilées » sur les 2 hémi- d’actionner ce dernier. Microphone directionnel, Elektor
sphères de la boule à thé (figure 6). Le tout En cas d’utilisation professionnelle n°287, mai 2002, page 20 et suivantes
Calcul de la caractéristique 2 2 d
2
r = r + − r0 ⋅ d ⋅ cos ϑ 0
1 0 2
(1)
de directionnalité et de la 2 2 d
2
(2)
r = r + − r0 ⋅ d ⋅ cos ϑ 0
courbe de réponse 2 0 2
50 Elektor 12/2003
AUDIO&VIDÉO
U Il est préférable d’effectuer numériquement le reste des calculs.
Uˆ 2 := 0 ⋅ e − jkr 2 (10) ⇒ U 2 = Uˆ 2 ⋅ e jωt (11)
r2 Un simple tableur comme Excel constitue une excellente solution.
Remplissons tout d’abord une colonne avec plusieurs valeurs de la
d’amplitudes complexes pour décomposer par exemple Û1. Il même variable qu’on désire examiner. Il s’agirait de ϑ0 dans le cas
nous faut pour cela renoncer à la notation exponentielle et de la caractéristique directionnelle, de f dans celui de la courbe de
décomposer la fonction exponentielle complexe en sa partie réelle réponse. On peut ensuite créer plusieurs colonnes de résultats
et imaginaire : intermédiaires qui peuvent être calculés avec les formules ci-des-
U
r1
( ) U
r1
( ) U
Uˆ1 = 0 cos kr1 − j ⋅ sin kr1 (12) ⇒ Re Uˆ1 = 0 cos kr1 , Im Uˆ1 = 0 sin kr1 (13)
r1
( ) sus. Les tableurs usuels ne « comprennent » pas les nombres com-
plexes. Il faut donc se servir de colonnes séparées pour la partie
réelle et imaginaire. Il est utile de réserver une partie de la feuille
La valeur réelle de l’amplitude ne constitue pas sa partie réelle de calcul aux valeurs des paramètres constants comme r0, α, R, RV,
mais la grandeur de l’amplitude complexe (dont nous auront C (tous en unités SI : m, Ω, F).
d’ailleurs aussi besoin, mais plus tard) : Le calcul de la caractéristique de directionnalité doit s’effectuer
bien entendu à fréquence f constante (suggestion : f = 1 000 Hz).
() ()
2 2
Uˆ = Re Uˆ + Im Uˆ (14)
Inversement, la courbe de réponse n’a évidemment de sens que
pour une direction fixe ϑ0 du son incident (suggestion : 0°). Et
qu’en est-il de l’inconnue U0 ? On peut simplement la poser égale
C à 1. On calculera la grandeur de ÛA, selon
Uˆ
(14) et (23) dans l’avant-dernière colonne. A
U1 u = 20 ⋅ log r (25)
La dernière colonne sert à convertir ces U 0
R 0
P α=1 valeurs en décibels selon la formule
C UA
α=0 Voilà enfin la justification de l’attribution de la
Rv
valeur 1 à U0, ce qui simplifie aussi l’équation 24. La variable u se
U2 prête alors à la représentation graphique en fonction de la variable
UD
UF considérée. Il existe d’ailleurs dans presque tous les tableurs un
030046 - 15 format de représentation approprié pour la caractéristique de
directionnalité, par exemple « Radar » dans Excel. Le facteur r0
permet de comparer les résultats obtenus pour différentes dis-
Passons à présent au schéma de principe de la figure C. On a tances de la source au micro-
pour la tension différentielle UD : phone. Sans sa présence, les Caractéristique de
α
1 1 valeurs de u dépendraient forte- directionnalité
Uˆ D = Uˆ 2 − Uˆ1 = U 0 e − jkr2 − e − jkr1 (15)
2
r r1 ment de la distance de la source 0 Bidirectionnel
au microphone. 0,25 Hyper-cardioïde
Il est évidemment intéressant de 0,37 Super-cardioïde
L’équation pour la tension de sortie du filtre passe-bas UF est déri- varier le rapport de mélange α.
vée selon la première loi de Kirchhoff pour l’entrée inverseuse de 0,5 Cardioïde
Les valeurs suivantes s’appli-
l’amplificateur opérationnel. On obtient : 0,66 Cardioïde large
quent aux différentes caractéris-
R 1 tiques de directionnalité : 1 Omnidirectionnel
U F = −U D ⋅ (16)
RV 1 + jωRC Chaque caractéristique est parti- d
RV = (26)
culièrement marquée lorsque cC
La valeur optimale de RV dépend
L’amplification de cet étage tend vers une ν :=
R
(17) de la distance d entre les 2 membranes. Par contre, R influence la
valeur constante aux basses fréquences RV
limite inférieure de fréquence du filtre passe-bas, donc la plage de
fréquence utilisable par le microphone, mais aussi son amplifica-
Désignons par δ le rapport entre la fréquence momentanée et la tion v (équation 17). Quelle que soit donc la valeur choisie pour R,
fréquence limite du filtre passe-bas : elle constitue toujours un compromis entre une plage étendue et
δ := ω RC (18) le risque de provoquer du souffle en poussant trop l’amplification.
1 1 − jδ Un aspect intéressant consiste à varier r0 : On peut alors observer
⇒ U F = −U D ⋅ ν ⋅ = −U D ⋅ ν ⋅ (19)
1 + jδ très distinctement comment l’effet de proximité accentue les
1+ δ2
basses quand α = 0 et la distance de la source au microphone est
1 − jδ 1 − jkr2 1 − jkr1 faible (r0 petit).
⇒ Û F = −U 0 ⋅ ν ⋅ ⋅ e − e (20)
1 + δ 2 r2 r1 Posons C = 0, R = RV. On simule ainsi le cas du circuit du maga-
1
zine de mai 2002 sans filtre passe-bas. On reconnaît bien la forte
1 − jδ 1 1 1
⇒ Uˆ F = −U 0 ⋅ ν ⋅ ⋅ cos kr2 − cos kr1 + j sin kr1 − sin kr2 (21) dépendance en fréquence du signal de sortie, tout au moins
1+ δ2 r2 r1 r1 r2 lorsque la distance de la source au microphone r0 est assez élevée.
cos kr cos kr
( ) ν Ne nous fions toutefois pas aveuglément aux résultats des calculs :
⇒ Re Uˆ F = U 0 ⋅ ⋅ 1 − 2 + δ sin kr2 − sin kr1 (22)
le fait que les membranes, loin d’être ponctuelles, ont une certaine
1 + δ r1
2 r2 r2 r 1
extension spatiale, n’a pas été considéré ici. Cet « oubli » devrait
cos kr
( ) ν
⇒ Im Uˆ F = U 0 ⋅ ⋅ δ 2 − cos kr1 + sin kr2 − sin kr1 (23) se remarquer dans la réalité, particulièrement aux fréquences éle-
1 + δ r2
2 r1 r2 r1 vées. En outre, les capsules de microphone, loin de flotter dans
l’air sans entraves, sont entourées en général d’une grille et d’une
Les tensions U1 et UF peuvent être mélangées en proportion protection anti-pop qui peuvent influencer aussi bien la courbe de
variable par le potentiomètre P. Si α désigne la fraction de U1 on réponse que la caractéristique de directionnalité. Tous les calculs
a: du monde ne remplaceront jamais une bonne série de mesures
dans une chambre anéchoïde. Mais ne nous y trompons pas, la
Uˆ A = αUˆ1 + 1 − α Uˆ F( ) (24)
simulation apporte déjà une aide précieuse.
12/2003 Elektor 51
DOMESTIQUE
Aide-mémoire
électronique
Pense-bête à µC
Josef Böcker
52 Elektor 12/2003
DOMESTIQUE
d’une pile de sauvegarde). Tout
changement de pile implique par-
tant une reprogrammation par le
biais du PC.
12/2003 Elektor 53
DOMESTIQUE
PD1 commande aussi la ligne TxD (l’inter-
Instruction « R »
ruption étant bien évidemment mise hors-
fonction à ce moment-là). En outre, le PC a la
Effectuer quelques
possibilité, par le biais de la ligne RTS de l’in- initialisations
terface sérielle, de réinitialiser le contrôleur.
En l’absence de connexion au PC le transis- Chercher 1ère échéance
et initialiser EventCounter
tor T1 est bloqué de sorte que l’entrée de
réinitialisation (reset) se trouve au niveau
haut (« 1 »). Si cette ligne RTS présente un Interruption 1 s Oui
Calcule, à partir de durée
Avertissement de phase d'avertissement,
niveau logique bas (+12 V pour une interface Couper actif Eventcounter
? jusqu'à l'échéance du terme
RS-232) T1 devient conducteur et force l’en- alimentation
Non
trée de réinitialisation à la masse (elle est
Incrémenter l'heure Oui Calcule, à partir de la durée
activée). Lorsque la ligne RTS présente un Terme actif du terme, le Eventcounter
? jusqu'à la fin du terme
niveau haut (–12 V), la diode D1 bloque de
même que le transistor. Dans ces conditions, Incrémenter EventCount Non
Sommeil
Dans le cas d’un montage alimenté par pile Tension trop Oui
faible Interruption Timer
que l’on voudrait voir fonctionner un an ou ?
plus sans avoir à changer sa pile, l’aspect Non Éteindre la LED
54 Elektor 12/2003
DOMESTIQUE
L’envoi de l’instruction R se traduit par le cli-
Caractéristiques gnotement de toutes les LED et le passage
du microcontrôleur en mode exécutoire.
– Mémorisation de 48 à 94 termes (en fonction du nombre des différents événe-
ments)
– Possibilité de planifier jusqu’à 22 mois de termes Logiciel II
– Début de terme par pas de 1 heure Le leitmotiv de la phase exécutoire est l’éco-
– Durée possible de la plage d’avertissement : de 0 à 255 heures, par pas de nomie d’énergie à tout prix. L’interface
1 heure sérielle est perdue de vue. Une fois par
– Durée possible d’affichage d’un terme (sans phase d’avertissement) : de 0 à seconde, une interruption fait sortie le contrô-
124 heures, paramétrable par pas de 4 heures
leur de son mode de désactivation, ce dernier
– Durée de des piles : de 1 à 2 ans avec 4 piles alcalines de type R6 (mignon)
effectue les opérations qu’il a à faire et
(fonction de la durée et de la luminosité des termes visualisés)
retombe le plus rapidement possible dans la
léthargie du mode de désactivation.
Globalement, les registres R0 à R3 servent à
Instruction Fonction
compter les secondes à partir d’un instant
s Activer le mode de veille (idle)
zéro virtuel. Tous les moments correspondant
p Activer le mode de sommeil (power-down)
à des événements sont référencés à cet ins-
e Allumer le patron de LED à la luminosité maximale
tant zéro. Lors du passage en mode exécu-
a Éteindre toutes les LED
toire le PC charge dans les registres R0 à R3
N Inhiber l’interface sérielle
la différence de temps entre le point zéro et
R Lancer le programme
B Faire clignoter le patron de LED. Valeurs sur la pile : patron de
l’heure réelle.
LED/valeur MLI/durée d’activation 128 s
Les registres R4 à R7 contiennent le nombre
C Activer l’alimentation du dispositif de mesure de courant de secondes qui doivent s’écouler jusqu’à l’ar-
c Désactiver l’alimentation du dispositif de mesure de courant rivée d’un événement ou jusqu’à ce que soit
m Effectuer des mesures de courant à courir et les envoyer ensuite atteint un autre état telle que la fin de la phase
vers l’interface sérielle de pré avertissement ou de l’évènement pro-
v Placer la valeur suivante sur la pile prement dit. Lors de chaque interruption des
d Vider la mémoire virtuelle (EEPROM et RAM) secondes, le bloc de registres R4 à R7 est
w Écrire le flux de données dans la mémoire virtuelle. Contenu de la décrémenté (diminué de 1). À l’atteinte de la
pile : Nombre/Adresse de début valeur 0, il va falloir analyser pour savoir ce
qu’il y a lieu de faire ensuite. L’état correspon-
dant est positionné et on a exécution de la par-
tie correspondante du programme.
mode) le noyau du processeur est Logiciel I Immédiatement après le début de la phase
mis en veille, ce qui se traduit par exécutoire, ou après écoulement d’un point-
une baisse de la consommation de Le programme du contrôleur, écrit repère, on a lecture, depuis les données du
courant à 1 mA seulement. Et même dans sa totalité en assembleur, domaine des adresses de bit, des données
cela est encore trop... connaît 2 états : la phase de pro- correspondant au repère chronologique et
En mode de désactivation (power grammation/de configuration et la remise à jour par leur biais, des registres R4
down) on a mise en veille, outre du phase exécutoire. Dans la phase de à R10, R13 et R14.
noyau du processeur, également du programmation le contrôleur com- Les registres R11 et R12 constituent le comp-
temporisateur (timer) et de l’oscil- munique avec le PC par le biais de teur pour la mesure de tension. Ce compteur
lateur, les registres et la RAM res- l’interface sérielle. est initialisé à la valeur ADEFHEX et incré-
tant cependant conservés. Il est Immédiatement après une réinitiali- menté toutes les 256 secondes. Dès que l’on
possible de faire sortir de son état sation le contrôleur émet la chaîne de a dépassement du compteur (toutes les
de léthargie par le biais d’une inter- caractères HALLO et se met à 24 heures environ), il est procédé à une
ruption/réinitialisation. Après une l’écoute pour voir s’il lui arrive des mesure de tension.
interruption le contrôleur reprend instructions. Pour bien montrer que Dès que le dernier terme est clôturé, l’inter-
son travail à partir de l’adresse à la réinitialisation s’est bien faite et ruption est inhibée de sorte que le montage
laquelle s’est fait le passage en que le microcontrôleur est paré, se trouve en mode désactivé. Lorsque l’on
mode économies d’énergie. toutes les LED se mettent à clignoter. sera arrivé dans cet état il faudra sortir les
Il est en outre possible de désactiver Le tableau ci-contre récapitule piles sachant que, comme l’oscillateur fonc-
des ensembles internes de micro- toutes les instructions possibles que tionne encore, il y a consommation d’énergie.
contrôleur (étages de commande des l’on pourra envoyer au contrôleur. Le chronodiagramme de la figure 2 rend gros-
sorties de port, le comparateur inté- Certaines d’entre elles ne sont utiles sièrement le déroulement de la phase exécu-
gré, le temporisateur ainsi que son que lors du développement et du toire du programme.
unité de comparaison pour la géné- débogage du programme. La grande
ration du signal MLI), pour peu que majorité d’entre elles sont cependant
l’on positionne (mette à « 1 ») ou nécessaires soit pour la programma- Logiciel III
mette à zéro les bits correspondants tion des dates repère soit pour le test La programmation de l’aide-mémoire électro-
des registres d’E/S. du matériel. nique se fait par le biais d’un PC. Cette fonc-
12/2003 Elektor 55
DOMESTIQUE
Liste des composants
Résistances :
C4 K1 C1 T3
T1
R1 = 10 kΩ
D1
H2
H4
C10
R2,R4 = 22 kΩ C5
R12
R3,R5,R14,R20 = 100 kΩ
D9 R2
C8 D2
IC5
D10 R3
R13
R6...R13 = 1 kΩ
R16
R11
R17
R4
R15 = 3MΩ3
R1
T2
C9
R5 D3
R16 = 15 kΩ
IC1
R10
R17...R19 = 4kΩ7 - C7
R21 = 56 kΩ D4
R20
R18
R6
R22 = 180 kΩ C6
IC4
IC3
R7
R9
IC2
+
R23 = 47 kΩ T4
R22
D7
P1 = ajustable 100 kΩ
R23
R8 D5
R21
R19
Condensateurs :
X1 D6
C3
C1,C6 = 100 µF/10 V radial
R15
D11
(C) ELEKTOR
C2 = 80 pF ajustable
P1
R14 020308-1
H3
H1
D8 C2 A 020308-1
C3 = 82 pF T
C4,C5 = 100 nF
C7 à C10 = 1 µF/10 V radial
020308-1
Semi-conducteurs :
D1 à D8,D11 = LED rouge à haut (C) ELEKTOR
rendement
D9,D10 = 1N4148
IC1 = AT90S2313-10PC (programme EPS
020308-41)
IC2 = 4060N
IC3 = 4013
IC4 = 40106
IC5 = MAX232 (Maxim)
T1 = BC338
T2,T4 = BC328
T3 = BC327
Divers :
BT1 = 4 piles mignon ou lady avec porte-piles
K1 = embase sub-D 9 voies encartable en
équerre
X1 = quartz 32,768 kHz Figure 3. Tout sur une platine et une platine pour tout !
tion requiert bien entendu la présence, dur biais d’un API de communication mAPI, [Link] pourront être
l’ordinateur, d’un programme spécifique. Il (CommAPI) en Java, disponible au placés dans un répertoire quel-
sert à la saisie de types d’événements et de téléchargement depuis le site Inter- conque (mais il faut qu’il s’agisse
termes, éléments qui sont ensuite transférés net de Sun. du même). Pour la mise en oeuvre
vers le circuit, le temporisateur étant Un programme Java ne se laisse pas de la classe CommAPI on recopie le
démarré; ce programme permet également de démarrer sans plus sur un PC; il fichier [Link] dans
procéder à un test de bon fonctionnement du requiert en effet que le Java Run le répertoire JRE\lib, qui est en fait
matériel et d’en définir un certain nombre de Time Kit (RDK) de Sun dans les ver- le répertoire dans lequel RDK a été
paramètres. sions 1.3 et 1.4.1 ait été installé installé.
Le programme a été écrit et créé e Java à auparavant. Ce programme est dis- Après avoir ouvert une fenêtre DOS,
l’aide de la version individuelle gratuite de ponible gratuitement à l’adresse : si l’on entre la ligne d’instruction sui-
JBuilder de Borland. Bien que Java ne soit [Link] vante :
pas très utilisé dans le monde des stations de [Link]). java -verbose | more
travail, ce langage présente des caractéris- Il ne faut pas utiliser des versions on voit s’afficher le cheminement
tiques qui en rendent l’utilisation intéres- plus anciennes ! Les versions plus correct vers RDK. Si cette technique
sante. Le lancement du programme prend anciennes de Java VM fournies par ne devait pas fonctionner il reste la
cependant un certain temps, les clases Swing Microsoft avec Windows ne suffi- possibilité de rechercher le réper-
requises pour la génération de l’environne- sent pas non plus à l’exécution du toire JRE à l’aide de l’outil corres-
ment donnent l’impression, avec un PC rela- programme ! pondant de Windows.
tivement lent surtout, de durer des siècles. La Le programme proprement dit Un clic sur le fichier [Link] et
commande de l’interface sérielle se fait par le [Link] et la DLL pour Com- le programme démarre.
56 Elektor 12/2003
DOMESTIQUE
Téléchargements
A l’adresse : [Link]/dl/[Link]
Vous trouverez les fichiers concernant ce
projet suivants pour un téléchargement :
– Programme pour le PC et le microcontrô-
leur
– Dessin de la platine au format .pdf
12/2003 Elektor 57
MONTAGELECTEUR
Interface de
commutation
pour le port parallèle
Télécommande radio de prises à partir d’un PC
Klaus Heiden, Ingénieur Diplômé
58 Elektor 12/2003
MONTAGELECTEUR
Les contacts des touches de l’émet- Autrement dit, il simule une pression sur la
teur manuel sont reliés aux transis- touche (canal 2 marche/arrêt, Canal 3
tors de sortie des optocoupleurs par marche/arrêt, etc.). L’activation d’un opto-
les 4 connexions A à D (voir aussi la coupleur par une ligne du port est détermi-
figure 4). Lorsqu’un optocoupleur née par le bit correspondant du port paral-
est activé par sa liaison avec le lèle qui doit être mis à 1 par le logiciel du
port, son transistor de sortie PC. Les composants en amont des diodes
conduit. Ce dernier court-circuite d’entrée des optocoupleurs (résistance série
donc le contact de la touche corres- et diode) servent à limiter le courant et à
pondante de l’émetteur manuel. protéger les LED d’entrée des optocoupleurs
+12V
R1 10
RE1
1k
8 +VS 11
R2 I8 O8
7 12 +12V
1k I7 O7 K1
R8 R9 6 13
I6 O6 +12V
IC1
10k
10k
5 14
I5 O5
4 15
I4 O4
3 ULN2803 16
I3 O3
2 17
I2 O2 C2
1 18 RE2
I1 O1
D1 R3 VEE
100µ
K2 1k 9 25V
R10
1N4148 C1
1
1M
8 et 9 du connecteur Sub-D à 25 2 15
R7
R11
1k2
IC2.D
boîtier du circuit intégré ILQ 74 5 12
D4
(IC2). Le brochage de ce circuit inté- 6 11
IC2= ILQ74 C8
D3
1N4148 47µ
figure 3. 8 9
16V 3V
12/2003 Elektor 59
MONTAGELECTEUR
ver son état de commutation en l’ab-
sence de tension de fonctionnement.
Il en va autrement de RE2 com-
mandé par D3 ; il s’agit d’un relais
neutre, monostable, dont le contact
n’est fermé qu’aussi longtemps que
le courant traverse son enroulement.
La durée des impulsions de commu-
tation de ce relais peut être modifiée
par le logiciel. Il se prête bien, par
exemple, à la commande d’un ouvre-
porte à partir du PC (contact relais
en parallèle avec la touche de
l’ouvre-porte).
Où sont passées les diodes de roue
libre en parallèle sur les enroulements
des relais des 2 étages de commuta-
tion ? Elles sont bien là, dans les
étages d’attaque du ULN 2803.
Figure 4. La platine de l’émetteur manuel à laquelle sont soudés les fils de liaison au circuit L’interface de commutation est rac-
d’interfaçage. cordée au port parallèle par une
prise Sub-D à 25 broches (« mâle »).
Le câble de liaison avec le PC doit
et les transistors de sortie du port parallèle. tion secteur 12 V relié à K1 ou par la comporter au moins 8 conducteurs et
L’alimentation de l’émetteur manuel est tension 12 V « empruntée » au PC. être muni d’une fiche Sub-D à
aussi assurée par le circuit d’interfaçage. 25 broches à une extrémité et d’une
Retirer les piles de l’émetteur manuel (2 Les étages de commutation faculta- prise de même type à l’autre. Pour
piles boutons dans le cas de l’émetteur uti- tifs D0, D1 et D3 sont équipés d’un pouvoir utiliser le câble d’impri-
lisé) et relier les raccordements aux relais normal (1 enroulement) et d’un mante ancien modèle qui traîne
connexions + et – du schéma. La tension de relais bistable (2 enroulements). Le encore par là, remplacer la prise Sub-
fonctionnement de 3 V de l’émetteur manuel circuit intégré d’attaque ULN 2803 D par une prise Centronics à
provient des 12 V de l’interface par l’entre- (IC1) effectue la commande. 36 broches correspondant à la fiche
mise de D2, R11, C8 et de la diode de Zener Le relais bistable (RE1) est com- du câble.
D3. L’alimentation du circuit d’interfaçage mandé par les lignes du port D0 et
est assurée au choix par un bloc d’alimenta- D1. Il présente l’avantage de conser-
Conseils de montage
Il est plus facile de monter le circuit
s’interfaçage sur une platine perfo-
rée pour montage expérimental avec
des pistes parallèles. Les compo-
sants sont tous d’un modèle courant,
donc facilement disponible. La mai-
son Conrad, par exemple, offre pour
RE1 un relais bistable ayant les
caractéristiques voulues (numéro de
commande 50 40 60). Pour RE2,
presque n’importe quel petit relais
12 V fera l’affaire.
Le circuit de l’interface du port paral-
lèle et les photos nous montrent que
quelques composants de l’interface
doivent être reliés à l’émetteur
manuel par de courts torons isolés. Il
faut tout d’abord repérer les points
de soudure, autrement dit les
contacts des touches. Malheureuse-
ment, le montage des émetteurs
manuels est souvent très compact,
ce qui tend à compliquer les choses.
Le problème est moins grave lors-
qu’on utilise le système de commu-
Figure 5. L’interface de commutation dans un boîtier en matière plastique. tation FS 10 de ce prototype. Il est
60 Elektor 12/2003
MONTAGELECTEUR
fabriqué par l’entreprise ELV sise à Ne surtout pas oublier l’espace qui bouton droit de la souris sur le symbole du
Leer, Allemagne. Pour avoir accès suit « SETLPT » ! Le nombre « 1 » qui fichier, puis choisissez l’élément de menu
aux surfaces de contact des touches suit « SETLPT » et l’espace désigne « Propriétés », cliquez sur l’onglet « Pro-
(figure 4) de l’émetteur manuel type le port parallèle « LPT 1: ». Les gramme », choisissez « Réduite » sous « Exé-
FS 10 S8-2 (figure 1), il suffit d’extra- chiffres qui suivent le caractère cuter » et cochez « Fermer en quittant ».
ire celui-ci du boîtier et de retirer les deux-points forment des nombres
capuchons des touches. Ces sur- hexadécimaux qui permettent
faces sont idéales pour souder les d’adresser un bit particulier du port En conclusion
torons reliant l’émetteur manuel aux parallèle ; ces nombres doivent tou- Ce circuit fonctionne depuis plusieurs mois
optocoupleurs (points du circuit A à jours comporter 2 chiffres ! Le sous- chez l’auteur sans aucun problème. Quelques
D). Mentionnons que cette opération programme en langage assembleur remarques de la rédaction pour terminer :
rend les touches inutilisables. positionne le port parallèle à la tous ceux qui désireraient davantage d’infor-
Monter le module terminé dans un valeur indiquée après les deux- mations sur la programmation des interfaces
boîtier de protection en plastique (!) points pendant environ 1 s, puis le sous DOS sont invités à visiter la page d’ac-
(figure 5, interface légèrement remet à « 0 », de sorte que chaque cueil de Frank Steinberg ([Link]
modifiée). ligne de données ne transmettra [Link]/[Link]).
qu’une courte impulsion positive de
commutation. Disposez-vous d’un Celui ou celle qui préférerait commander l’in-
Le logiciel second part parallèle (« LPT2: ») sur terface à partir d’un programme Windows
Le logiciel de commande n’est pas votre ordinateur et voulez-vous l’uti- trouvera facilement sur Internet de petits pro-
plus compliqué que l’interface de liser pour les opérations de commu- grammes Windows permettant de position-
commutation. Il ne s’agit en fin de tation ? Employez alors l’instruction ner les lignes de l’interface parallèle sur Haut
compte que de positionner un bit du « SETLPT 2:XX ». Une précision pour et Bas. La description d’interfaces de com-
port parallèle pendant environ les vieux routiers : l’adresse de base mutation simples avec logiciel Windows a
1 seconde au niveau HAUT puis de de LPT1 est 0378HEX, tandis que déjà été publiée à plusieurs reprises dans
le remettre au niveau BAS. Nous celle de LPT2 est 0278HEX. Elektor . Il serait donc possible de se servir
accomplirons ce tour de force au Si vous placez sur le Bureau un Rac- de ces logiciels pour l’interface présentée ici
moyen d’un fichier COM créé préala- courci vers le fichier « [Link] » (par exemple « Entrées/Sorties parallèles uni-
blement au moyen d’un script VB. portant par exemple le nom « Ouvrir verselles pour PC » du numéro 262, avril 2000,
Saisissez le contenu du fichier porte » et avec les paramètres page 18 et suivantes ou « Moniteur d’inter-
« Mk_COM.vbs » reproduit dans l’en- « 1:08 », il suffit d’un double-clic sur face Centronics » du numéro 214, avril 1996,
cart au moyen de votre éditeur de ce symbole pour activer l’ouvre-porte page 44 et suivantes). On consultera aussi
texte préféré (par exemple Wordpad lorsque quelqu’un sonne quand vous avec profit l’ouvrage de Burkhard Kainka, « Je
ou Notepad) et sauvegardez-le sous êtes engagé dans un combat au programme les interfaces de mon PC sous
ce nom sur le disque dur dans le finish avec votre PC. Faites en sorte Windows » (Publitronic).
répertoire de votre choix. Lancez que la fenêtre DOS se referme auto- (030205-1)
ensuite le fichier par un double-clic matiquement une fois la tâche
sur son nom ; il créera à son tour le accomplie. Pour cela, cliquez avec le
fichier « [Link] » dans le
même répertoire. Le script VB a
accompli sa tâche, supprimez-le
sans remords. Si vous voulez vous épargner la peine de saisir le fichier « Mk_COM.vbs », qui sert
à la création automatique du fichier assembleur « [Link] », donné ci-des-
Le processus de commutation est sous vous pouvez télécharger le fichier « [Link] » directement depuis le
engendré par les instructions sui- site [Link].
vantes :
d = “186,120,003,138,030,130,000,128,251,049,”
SETLPT 1:01 enclenche (active) le
relais bistable, d = d & “116,007,128,251,050,117,030,254,206,160,”
SETLPT 1:02 déclenche le relais d = d & “132,000,044,048,177,004,210,224,138,038,”
bistable,
d = d & “133,000,128,236,048,008,224,177,001,056,”
SETLPT 1:08 enclenche (briève-
ment) le relais mono- d = d & “200,116,009,208,225,117,248,184,001,076,”
stable, d = d & “205,033,238,187,000,004,226,254,075,117,”
SETLPT 1:10 enclenche la prise
radiocommandée 2, d = d & “251,184,000,076,238,205,033”
SETLPT 1:20 déclenche la prise t = split(d, “,”)
radiocommandée 2,
Set fso = CreateObject(“[Link]”)
SETLPT 1:40 enclenche la prise
radiocommandée 3, Set File = [Link](“[Link]”, true)
SETLPT 1:80 déclenche la prise for n = 0 to ubound(t) : [Link] chr(t(n)) : next
radiocommandée 3.
12/2003 Elektor 61
LOISIRS
Boule de Noël
Décoration de fin d’année originale
Michael Gaudin
Lorsque ce numéro tombera dans votre boîte aux lettres vous serez sans
doute sur le point de monter au grenier chercher les décorations pour
votre arbre de Noël et autres crèches. Si vous ne perdez pas de temps,
nous vous offrons même la possibilité d’ajouter à tous ces petits bijoux
choisis avec goût depuis des années une petite décoration électronique
faite maison. Nous allons voir dans le présent article comment mener à
bien cette opération.
62 Elektor 12/2003
LOISIRS
ne mélangeons-nous pas les
genres...). Pour un effet acoustique D1 D2 D3 D4 D5 D6 D7 D8 D9 D10 D11 D12 D13 D14 D15 D16 D17 D18
« convenable » on peut penser à la
reproduction d’une mélodie de fin
d’année, mais les choses sont loin
d’être faciles à moins d’utiliser un
circuit intégré spécialement conçu à +3V R4 R5 R6 R8 R7 R2
47Ω
470Ω
470Ω
22Ω
47k
47k
cette intention. Ceci explique que BT1
030157 - 11
Liste des composants
Résistances : Figure 1. L’électronique de notre boule de Noël se limite en fait à un multivibrateur astable
R1,R3 = 1 kΩ qui attaque 2 rangées de LED.
R2 = 22 Ω
R4 = 47 Ω quelques années, un générateur Astable
R5,R7 = 470 Ω d’effets optiques piloté par micro-
R6,R8 = 47 kΩ
processeur qui a enchanté nombre Dès le premier coup d’oeil, aussi furtif soit-il,
Condensateurs : d’amateurs. Un certain nombre de au schéma représenté en figure 1, on aura vite
C1,C2 = 47 µF/25 V radial réactions à ce sujet nous donnent à fait de constater que l’on se trouve en effet en
penser que la préférence de nos lec- présence d’une électronique qu’il est difficile
Semi-conducteurs : teurs va vers un objet plus simple et d’imaginer plus simple. 4 transistors, une série
D1 à D9 = LED à haut rendement partant facile à réaliser. Ceci de LED, une paire de piles pour l’alimentation,
rouge explique que nous vous proposions voici la liste des ingrédients. Un montage
D10 à D18 = LED à haut cette fois un montage simple, sans indiscutablement à la portée d’un enfant.
rendement verte processeur ni programme, un rien Un multivibrateur astable, que l’on connaît
T1 à T4 = BC547B d’électronique dont la mise en aussi sous la dénomination de astable ou
Divers :
oeuvre est à la portée de n’importe MVA, constitué par les transistors T1 et T2,
porte-pile + 2 piles AA (LR06, lequel d’entre nos lecteurs. L’aspect constitue le coeur du montage. Avec ce type
penlight) le plus marquant de notre boule de de construction, l’un des 2 transistors est tou-
Noël est son physique, sa forme. jours en conduction, alors que l’autre se
D1
D18
D9
0
D1
D8 +3V
0 D11
T2
R1
R3
T1
D16 D3
1
T3 C1 C2 D12
D7
T4
5
D1
R2
R7
R8
R6
R5
R4
D4
3
D1
D14
D6
D5
Figure 2. Pour la rendre plus gaie, la platine est de forme circulaire et de couleur locale, une paire de platines pouvant être glissée l’une
dans l’autre.
12/2003 Elektor 63
LOISIRS
trouve de ce fait à l’état bloqué. Mais, en rai- dotée d’un côté d’une couche de R2 et R4 ne posait pas le moindre
son du patron régulier de charge et décharge laque laiteuse et de l’autre de pistes problème.
des condensateurs électrochimiques C1 et de cuivre, argentées pour l’occasion.
C2, les états de conduction et de blocage des L’électronique de commande prend
transistors alternent régulièrement. Le circuit place au centre de la platine, les LED L’alimentation
ne connaît partant pas d’état stable, ce qui venant en égayer le pourtour. Tout Comme l’indique le schéma, le mon-
explique éloquemment son nom d’astable. On autour de la platine courent 3 pistes tage requiert une tension d’alimen-
réalise en fait ainsi un oscillateur générateur de cuivre circulaires : la piste cen- tation de 3 V. Vu la consommation de
d’onde rectangulaire ; on utilise souvent le trale est la ligne d’alimentation posi- courant relativement modérée du
circuit basé sur les transistors T1 et T2 en tive à laquelle sont reliées les anodes montage, notre boule de Noël devrait
tant que générateur d’horloge rudimentaire. des LED, la piste extérieure est celle fort bien pouvoir être alimentée à
La seule différence entre le dit générateur à laquelle sont reliées les cathodes l’aide d’une paire de piles LR06 (AA).
d’horloge et le circuit utilisé ici est que le des LED rouges, la piste intérieure Avec ses 2 x 12 LED, notre prototype
premier oscille le plus souvent à quelques étant elle reliée aux cathodes des se contentait d’un courant moyen de
kilohertz voire plus alors qu’avec notre LED vertes. 35 mA, de sorte qu’une paire de
astable, les pseudo-périodes RC définies par L’effet de clignotement le plus inté- piles alcalines devraient, avec leur
les paires R6/C2 et R8/C1, sont telles que le ressant est obtenu lorsque l’on capacité moyenne de 1 500 mAh,
rythme d’oscillation est parfaitement alterne les LED rouges et vertes sur tenir une cinquantaine d’heures. Si
audible ou visible. la platine. On pourra bien entendu vous ne voulez pas changer de piles
On procède, par le biais du collecteur de T1 souder des LED non seulement côté tous les 3 ou 4 jours, rien ne vous
et T2, à la commande, au travers d’une paire « composants » mais aussi côté interdit bien entendu d’utiliser un
de transistors supplémentaires, de 2 rangées « pistes ». Il faudra dans ce cas-là petit adaptateur secteur régulé four-
de LED montées en parallèle qui, de ce fait, bien faire attention à ne pas mettre, nissant 3 V.
s’allumeront alternativement au rythme défini malencontreusement, des LED
par l’oscillateur. rouges et vertes en parallèle, sachant
La fréquence d’alternance de l’allumage des que dans ce cas-là, seules les LED En guise de conclusion
séries de LED D1 à D9 et D10 à D18 est de rouges s’allumeront en raison de leur Dans la pratique, les caractéristiques
l’ordre de 2 Hz. Si vous trouvez que cela va tension d’allumage plus faible. des LED sont sujettes à une certaine
trop vite ou trop lentement à votre goût, il suf- Autre particularité de la platine, une tolérance. Il est préférable, si l’on
fira tout simplement, selon le cas, d’augmen- fente grâce à laquelle il est éven- veut avoir une certaine uniformité de
ter ou de diminuer la valeur des condensa- tuellement possible de glisser une luminosité des LED, d’en acheter
teurs C1 et C2. seconde platine identique orientée à quelques-unes en plus et de les
Les résistances R4 et R2 servent à définir le 90°, de sorte que l’on se trouve en sélectionner sur ce critère. On pourra
courant à travers les LED. Vous n’aurez pas présence d’une boule de Noël tridi- utiliser pour cette opération un petit
manqué de remarquer que les valeurs de ces mensionnelle (3D). Sur cette seconde circuit auxiliaire doté d’un support
résistances ne sont pas identiques. Cela platine, seules sont implantées les pour circuit intégré et d’une résis-
tient au fait qu’il est prévu, pour D1 à D9, LED et les 3 pistes circulaires du tance de 47 Ω ou 22 Ω vers la ligne
d’utiliser des LED rouges et pour D10 à D18 pourtour sont interconnectées à positive de l’alimentation. La mise
des LED vertes. Cela tient à 2 raisons. La l’aide de 2 séries de 3 ponts de en place simultanément de plusieurs
première est que la luminosité des LED câblage. La platine est dotée des ori- LED dans les orifices du support per-
vertes est moindre que celle des LED fices correspondants disposés à 180° met de voir si leur luminosité est suf-
rouges. D’autre part, la chute de tension aux les uns des autres. Un coup d’oeil à fisamment uniforme.
bornes d’une LED verte en conduction est la photo en début d’article en plus Une dernière remarque concernant la
supérieure à celle occasionnée par une LED que 3 pages de littérature. construction de la platine. Si vous
rouge, de sorte que la chute de tension aux L’utilisation de 2 platines a bien évi- avez bien examiné le dessin de la pla-
bornes de R2 est moindre que celle ayant demment pour effet de multiplier par tine vous n’aurez pas manqué de
lieu aux bornes de R4. C’est donc à dessein 2 le nombre de LED à implanter, qui constater qu’elle comportait une paire
que la valeur de R2 est plus faible, de va de 2 x 9 à 2 x 18, ce doublement de ponts de câblage, l’un reliant la
manière à permettre la circulation d’un cou- ayant à son tour des conséquences piste circulaire extérieure à R4, la
rant suffisant à travers les LED vertes. sur le dimensionnement des résis- seconde allant de la piste circulaire
tances R2 et R4. En cas d’utilisation centrale vers R7. N’oubliez aucun de
du nombre maximal de 2 x 18 LED il ces ponts de câblage, car le montage
La platine est préférable de diminuer la valeur ne saurait fonctionner si vous oubliez
Comme nous le disions, l’aspect le plus mar- de R2 à 15 Ω et celle de R4 à 33 Ω. Il l’un d’entre eux ! Une dernière
quant de cette électronique est son physique. est également envisageable, en cas remarque : vu le faible poids des pla-
Le but de l’opération étant de réaliser d’utilisation de 2 platines, d’implan- tines, rien n’interdit d’utiliser le
quelque chose qui ressemble à une boule de ter moins de LED que le maximum double câble allant vers le porte-piles
Noël, nous avons bien évidemment fait en de 2 x 9 sur chacune d’entre elles. comme fixation. Nous avons cepen-
sorte que la platine ait la forme correspon- Sur notre prototype nous les avons dant, à tout hasard, prévu une paire
dante. On voit en figure 2 le résultat de nos quelque peu clairsemées et en avons d’orifices permettant de doter la
cogitations, un circuit imprimé de forme 12 par platine. Avec ce nombre, le boule de Noël d’une vrai e cordelette.
ronde rappelant celle d’une boule de Noël, dimensionnement du schéma pour (030157)
64 Elektor 12/2003
ÉLECTRONIQUEEN LIGNE
70 Elektor 12/2003
ÉLECTRONIQUEEN LIGNE
sont dotés, à l’image des Pocket PC met de jouer sur la fréquence d’hor- d’une fréquence à une autre.
les plus récents, d’un processeur loge sur une plage allant de 162 à Tout comme cela est le cas avec le PC, il
XScale qui se laisse forcer à une fré- 236 MHz. existe, dans le monde des ordinateurs de
quence plus élevée par le biais d’un Clear Speed [6] est un utilitaire de poing Pocket, des amateurs d’expérimenta-
programme comme Lightspeed [3]. surcadençage écrit tout spéciale- tions qui n’ont pas peur d’intervenir au
On trouve des programmes simi- ment à l’intention du iPaq 1910/1915 niveau du matériel pour augmenter la vitesse
laires pour les Pocket PC. de HP. Ce type de PPC semblerait, si de leur ordinateur de poche. On trouve ainsi,
Pocket Hack Master est un pro- l’on en croit différentes sources sur sur le site Xyress’ Pocket PC Corner [8] une
gramme très étoffé pour le surca- Internet, pouvoir travailler à des fré- description indiquant comment modifier un
dençage de PPC dotés d’un proces- quences plus élevées et nombre de Casio EM500 pour en augmenter la fréquence
seur XScale. Il dispose de possibili- ses utilisateurs sont arrivés à faire d’horloge.
tés de test permettant de voir à fonctionner les 1910/1915 à 300 MHz Il faut cependant être conscient du fait qu’il
quelles combinaisons de test l’appa- au lieu des 200 MHz standard en existe, lors de toute tentative de surcaden-
reil fonctionne encore de façon fiable. s’aidant d’un programme tel que çage, un risque réel de voir le processeur se
On ne joue pas uniquement sur la Clear Speed. Il existe une alternative figer parce qu’il ne se sent pas bien à la fré-
fréquence d’horloge, mais également gratuite à ce programme, Speed quence choisie et il ne reste plus alors d’autre
sur la vitesse de rafraîchissement et Stepper [7], qui comporte un petit solution qu’une réinitialisation (reset) maté-
l’horloge de la mémoire SDRAM. Le programme auxiliaire, Turbo Tray rielle ce qui se traduit par la perte de toutes
programme est en mesure de mesu- permettant de commuter facilement les données et programmes ! Il faudra partant
veiller à avoir effectué une sauvegarde cor-
recte et utilisable de toutes les données du
PDA avant confier la destinée de son PDA à
un programme de ce genre.
12/2003 Elektor 71
OUTILSdeDÉVELOPPEMENT
PICkit™ 1 FLASH
Starter Kit
Pour les PIC12F629/675 et PIC16F630/676
Le PICkit™ 1 FLASH Starter Kit de Microchip est un outil de
développement faible coût doté d’une interface facile à utiliser pour la
programmation de certains des membres de la famille de
microcontrôleurs FLASH 8 et 14 broches de cette société.
complet, il va sans dire, qu’il vous
faudra commencer par procéder à
l’impression du manuel se trouvant
sur le CD-ROM PICkit™ 1 FLASH
Starter Kit car il comporte les infor-
mations indispensables pour l’utili-
sation de ce kit qui peut bien plus,
une fois connecté, qu’il n’y paraît au
premier abord, à savoir-faire cligno-
ter quelques LED... Un petit coup
d’oeil inquisiteur sur la platine per-
met de constater qu’elle comporte
pas moins de 2 PIC, un long
PIC16F745 à 28 broches (l’un des
microcontrôleurs à spécificité USB de
Microchip) et un tout petit
PIC12F675 à 8 broches seulement
qui servira de cobaye.
72 Elektor 12/2003
OUTILSdeDÉVELOPPEMENT
Il est temps maintenant de passer aux choses
sérieuses, et de se plonger dans les didacti-
ciels (tutorials) qui comportent chacun un
fichier .hex et les fichiers de code-source à
base d’assembleur et de C.
C’est dans ce cadre que l’on passe par le
mode de programmation pour essayer l’une
ou l’autre des applications proposées.
En conclusion
Ce kit comprend tout ce dont un utilisateur
potentiel aura besoin pour programmer, éva-
luer et développer des applications reposant
sur des microcontrôleurs FLASH 8 et
14 broches de l’écurie Microchip, si tant est
qu’il se limite aux types de composants évo-
qués plus haut. Le CD-ROM MPLAB® qui
l’accompagne permet d’installer l’environne-
ment de développement MPLAB® IDE de
Microchip, une référence en la matière qui
constitue une solution complète pour le déve-
loppement de code.
Notons-le une fois encore, il ne s’agit pas d’un
programmateur universel pour les microcon-
trôleurs de Microchip, mais ce qu’il doit faire,
servir d’outil de développement pour les
PIC12F629/675 et PIC16F630/676, il le fait
superbement bien.
(037146-1)
12/2003 Elektor 73
INFORMATIONS
74 Elektor 12/2003
INFORMATIONS
Antenne filaire filaire longue, si possible, à suspendre en
TFM-2
espace libre. Mais, selon l‘endroit de récep-
tion, on peut souvent se contenter d‘un fil d‘un
1 4 à trois mètres à l‘intérieur. L‘installation n‘est
2
pas critique, un circuit d‘accord ou un préam-
3
plificateur HF n‘est pas nécessaire. La figure 3
3 3 vous propose un montage expérimental sur
plaquette perforée.
TFM-2
Décodeur
51Ω
100n
150 Ω
1k
22 Ω
12/2003 Elektor 75
INFORMATIONS
signal incident. Ensuite, c’est au tour du
témoin Data et simultanément s’affichent les
informations sur la station RTL DRM, par
exemple qu’une transmission en stéréo au
débit de 17,4 kbps est en cours. Si le signal
est faible, il se peut que la station soit recon-
nue, les données affichées, mais que le pro-
gramme soit inaudible. Mais dès que le rap-
port de réception est suffisant, la troisième
LED s’allume et la son apparaît : la stéréo en
ondes courtes ! Quel changement par rapport Figure 4. Réglage de l‘inversion de bande de fréquence.
aux meilleures radiodiffusions en ondes
courtes d’antan !
Le logiciel indique en permanence le rapport
signal/bruit (SNR) : 25 dB est une bonne
valeur, que des récepteurs MA en ondes
courtes très chers arrivent péniblement à res-
tituer. Le mélange direct constitue une excel-
lente méthode de réception, à condition d’ar-
river à se débarrasser des soucis de la fré-
quence-image et de pouvoir se passer du
réglage automatique de gain (CAG). En outre,
il faut évidemment que le niveau de signal
reçu soit suffisant, ce qui réclame souvent
une longue antenne.
Un simple mélangeur direct se passe de tout
circuit d’accord à l’entrée, il conserve donc
une grande largeur de bande passante. La
sélection de la station à recevoir s’opère
exclusivement par le choix de la fréquence de
l’hétérodyne. Vous trouverez le plan de fré-
quences des émetteurs et leurs horaires de
radiodiffusion à l’adresse [Link]/sys-
tem/[Link] rubrique : Live Broad-
cast Schedule. Outre RTL, qui émet en plu-
sieurs langues, vous pouvez également Figure 5. Réception de RTL DRM sur 6 095 kHz.
essayer de capter la BBC sur 7 320 kHz,
Deutsche Welle sur 15 440 kHz et si vous vous
situez à portée d’antenne, dans la région pari- ne vous expliquait pas comment On étame les terminaisons des
sienne : TDF, actuellement en phase expéri- construire soi-même un tel mélan- bobines et l’on individualise à l’ohm-
mentale, sur 1 062 kHz et à Rennes, un émet- geur. Il n’est pas indispensable de mètre chacune des bobines. Deux
teur à portée confidentielle, jusqu’à présent rechercher le fin du fin dans les d’entre elles seront reliées en série
du moins, sur 25 765 kHz. Mais dans chaque caractéristiques, puisqu’on capte pour former un enroulement biphasé à
cas, il vous faudra essayer les deux fré- finalement des signaux relativement raccorder aux diodes(figure 7). Le ter-
quences d’hétérodyne, pour échapper aux intenses. tiaire participe à l’oscillateur et consti-
éventuels signaux perturbateurs sur la fré- Le mélangeur à diodes en anneau tue l’entrée de signal. Il n’y a plus qu’à
quence-image. Évidemment, il se peut que que nous proposons de fabriquer se souder les quatre diodes dans le bon
des deux côtés, il y ait un émetteur puissant et compose de quatre diodes Schottky sens et le mélangeur est terminé.
que la réception de la station choisie soit BAR28 identiques et de deux trans- Le mélangeur ainsi construit prend
impossible. formateurs à large bande. Ceux-ci se la place du composant commercial
bobinent (figure 6) sur noyau Ami- indiqué. On peut analyser son bon
don T37-2 (rouge) dont le paramètre fonctionnement à l’oscilloscope. La
Se construire un mélangeur Al s’élève à 40 nH/n_. Comme fil, on figure 8 montre en haut le signal au
en anneau à diodes utilise du cuivre émaillé (CuL) de secondaire du transformateur de
Nous aurions pu mettre ici un point final à cet 0,3 mm pour former 10 spires triples. l’oscillateur et en bas l’entrée HF.
article sur la réception expérimentale de Il s’agit donc de prendre trois fils en Vous verrez que le signal de l’oscil-
DRM, mais comme le mélangeur en anneau à main et d’en enfiler dix spires sur lateur est écrêté, preuve que les
diodes Schottky n’est pas vraiment donné, l’anneau. On obtient ainsi une induc- diodes entrent bien en saturation. À
voyons comment contourner l’obstacle. Il en tance de 4 µH. L’impédance du trans- l’entrée HF, on ne retrouve presque
existe d’ailleurs différents types que l’on formateur atteint 50 Ω à 2 MHz. La plus de tension de l’oscillateur, donc
pourrait utiliser, parmi lesquels le célèbre totalité de la gamme OC est ainsi le mélangeur offre une atténuation
IE500. Mais Elektor ne serait pas Elektor s’il couverte à large bande. convenable de la porteuse.
76 Elektor 12/2003
INFORMATIONS
signal d’entrée. Il en va autrement +4V...+9V
avec un mélangeur équilibré en cir-
Antenne
cuit intégré, qui combine un amplifi-
cateur de mélange. En outre, il n’a
pas besoin de transformateur à large 100n
270p
Un mélangeur en anneau n’apporte indispensable. Le logiciel de récep-
100n
aucun gain, au contraire, il affaiblit le tion DRM tolère une dérive jusqu’à
500 Hz par rapport à la fréquence Antenne
8
1m
voulue de 12 kHz. Il est possible de 7
OSC OSC
6
12/2003 Elektor 77
INFORMATIONS
mées des fonds de tiroir de l’amateur. Un
blindage de tout le circuit permet de s’af-
franchir des influences externes. L’utilisation
de condensateurs Styroflex procure une
bonne stabilité et un accord aisé. Après
l’avoir syntonisé sur une station, notre mon-
tage d’essai est resté correctement stable
pendant des heures.
Le signal BF serait déjà suffisant pour atta-
quer l’entrée de ligne, mais il ne surcharge
pas l’entrée pour microphone. Ce récepteur
devrait vous permettre de capter plusieurs
stations dans la bande des 49 m. Mais
comme pour tout mélangeur direct, en raison
de l’absence d’atténuation de la fréquence-
image, il faut un peu de chance pour pouvoir
écouter un émetteur DRM pendant des
heures sans discontinuité.
On peut aussi envisager de construire, avec
les moyens d’un amateur, un petit superhété-
rodyne (réf. [3]) à l’aide de filtres céramiques
à flancs raides, ce qui supprime les soucis de
fréquence image. En général, toute améliora- Figure 11. DREAM au travail.
tion du récepteur profitera au rapport S/B et
à la sensibilité. Liens Internet vers DRM
[Link] (DRM en général)
Logiciel libre [Link] (Récepteur DRM)
À côté du logiciel commercialisé, il en existe [Link]/dab/products/drmreceiver/[Link] (FhG-Software-Radio)
actuellement un autre, élaboré par Volker [Link]
Fischer et Alexander Kurpiers de l’Institut des (Composants pour construction ou modification de récepteur DRM)
techniques de Communication à l’université
de Darmstadt. On peut le télécharger libre-
ment, avec tous les textes sources, par
exemple à l’adresse [Link] simple, avec un moteur de pour les postes modifiés, sur les-
projects/DRM/ du projet ouvert DREAM recherche, de se trouver un serveur quels on ne peut peut-être pas caler
([Link]/fb/et/uet/fguet/mitar- pour télécharger le logiciel la fréquence intermédiaire avec pré-
beiter/vf/DRM/[Link]). Il est spécialement [Link]. Les adresses dispa- cision.
pensé pour les utilisateurs qui s’intéressent raissent assez vite, mais il en revient DREAM (figure 11) se montre sur-
aux détails des fonctions de décodage. Les toujours d’autres. Des expériences tout plus exigeant pour le PC que le
auteurs ne pouvaient pas mettre sur le Web sont en cours sur deux versions. logiciel de Fraunhofer-IIS. Les essais
le fichier exécutable, du fait que certaines Dans l’une, plusieurs DLL sont sépa- effectués avec un Pentium 1 300 ont
composantes du logiciel utilisé ne sont pas rées et dans l’autre, elles sont ras- montré que le logiciel de Radio DRM
disponibles gratuitement. semblées dans le fichier travaillait sans difficulté en arrière-
Mais que celui qui n’a pas la possibilité de [Link]. plan tout en utilisant d’autres logi-
travailler avec le compilateur C ne désespère En principe, DREAM possède les ciels comme Word, un programme
pas, il pourra malgré tout obtenir une version mêmes fonctions que le logiciel de graphique et un navigateur Internet.
exécutable du projet. Comme le sujet pas- DRM Radio, il ne lui manque que la DREAM, en revanche, soumis aux
sionne beaucoup de gens et qu’on y travaille sortie multimédia, mais il offre la mêmes conditions, présentait de fré-
dans de nombreuses universités, il est assez possibilité de recevoir les émissions quents décrochages. Mais il pouvait
à large spectre de DRM, sur une fonctionner aussi longtemps que
bande passante HF de 20 kHz. Il pro- souhaité si aucun autre logiciel
Bibliographie pose en outre une boîte de dialogue n’était en service et que ceux qui
qui comporte de nombreuses possi- tournent en arrière plan, comme un
[1] H. Weber, Digital Radio Mondiale, bilités de réglages et des options anti-virus et un pare-feu, étaient
Elektor n°294, Décembre 2002, page 44 d’affichage. Autre gros avantage du arrêtés.
et suivantes logiciel, c’est que la fréquence inter- En confidence, sachez aussi que l’au-
[2] U. Schneider, DRM-Empfang,
médiaire ne doit pas d’office être à teur qui vous a décrit ses expériences
Funkamateur 12/02 (en allemand)
12 kHz, il accepte une plus grande de réception se verrait bien à l’ou-
[3] [Link]/[Link],
DRM-Empfangspraxis, plage. C’est idéal pour les récepteurs vrage pour l’élaboration d’un récep-
Franzis-Verlag 2003 (en allemand) de construction personnelle, aux teur DRM comme projet Elektor…
possibilités de réglage limitées et (030342)
78 Elektor 12/2003