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prorat
FICHES FISCALES DCG
Les BIC sont une des catégories de Iimp6t sur le revenu (IR).
Relévent de cette catégorie: -certaines personnes [Pt / )
~ exergant cortaines activités
~ lorsque les crtares de territorialté sont remplis,
1. PERSONNES IMPOSABLES
ont imposables au ttre des BIC, sils exercent une activité relevant de cette catégorie (cf 2. et 2) les personnes physiques
‘exergant directement leur activité (expioitants individuels) -
orsque ces personnes pysiques ont adopté le slatut de Venitepreneur individuel & responsabilté imtée (EIRL) ~statut
ppermettant aux entrepreneurs individuels de mettre lour patrimoine personnel 4 bri de leurs créanciers professionnels grace
‘au mécanisme juridique du patrimoine d'affectation~ elles sont (comme les exploitants individuels) imposables au titre des
BIC, sauf lorsqu'elles ont expressément opté pour IS. ios Bk iv de s b
NB : Les sociétés de personnes sont étudlées en Fiche n°25.
2. ACTIVITES IMPOSABLES AU TITRE DES BIC
Les activités imposables autre des BIC peuvent étreregroupées en trois groupes définis par la loi
2.1 Les BIC par nature (art. 34 al.1 du CGI)
{I s'agit des professions commerciale, industrielle ou artisanale.
LLe torme profession suppose exercice d'une activité :
ire habituel (et non par exemple dans le cadre de Ia simple gestion du patrimoine privé d'un contibuable) ;
~ dans un but lucratif (clst a dire avec recherche systématique du profit);
- et pour son propre compte (et non pour le compte dautrui moyennant rémunération : dans ce cas les revenus sont
rangés dans la catégorie des traitements et salaires)
Cos principes restent dapplication dans Mhypothése oli 'exercice dune telle profession industrielle ou commerciale est
également interdit (par exemple fonctionnaires, notaires, avocats, experts-comptables, personnes ayant fait objet de
certaines condamnations comme en cas de prostitution)
Les activités commerciales et industrielles sont celles définies par Tart, 632 du code de commerce.
Aativités commerciales ; activités de vente de biens, location de imeubles, intermédiaire du commerce, agent daftaires,
activités bancaires et financiéres, assurance,
Activtés industrielles : activités de transformation, transpor, extraction, manutention et magasinage, construction, ..
Les activités artisanales sont celles des travailleurs indépendants exergant une activité manuelle exigeant une certaine
Qualification acquise notamment & la suite dun apprentissage : elles. sont assimilées par la loi fiscale aux activités
commerciales et industrielles.
Activités artisanales : activités des peintres en batiment, plombiers, électrciens,
2.2 Les BIC par détermination de Ia loi (art. 34 al.2 et 35 du CGI)
Le CGI range dans la catégorie des BIC certaines activités qui ne revétent pas forcément sur le plan juridique un caractére
commercial.
~ Activités miniéres (art. $4 al.2 du CGI) : concessionnaires de mines, amodiatalres (locataires) et sous-amodiataires de
concessions miniéres, titulaires de permis exploitation de mines, et exploratours de mines de pétrole et de gaz
combustibles.
= Activités immobilidres (art. 35.|-1° & 4° du CGI) : I s'agit des marchands de biens qui achétent en vue de les revendre
des immeubles, fonds de commerce, actions ou parts de sociétés immobiliares, des intermédiaires dans ce secteur
agents immobiliers), des lotisseurs, et des promoteurs immobilers.
- Location d'un établissement industriel ou commercial muni de ses éléments d'exploitation (at. 951.5* du CGI)
= Adjudicataires, concessionnaires ou fermiers de droits communaux (art. 351-6° du CGI) loca nu =
= Activités des membres de copropriétés de navires, de cheval de course ou d’étalon (art. 95.-7° du CG)
= Profits sur marchés @ terme, marchés d'options et bons d'options (art. 35.-8° du CGi) réalisés par des
professionnels qui optent pour les BIC.
2.3 Lesactivités accessoires assimilées aux BIC (art. 155 du CGI)
Lorsquiune entroprise industrielle ou commerciale étend son activité des opérations entrant par nature dans les
catégories BA ou BNC, les résultats de cos opérations sont assimilés & des BIC : il en est donc tenu compte pour la
dtrminaion dos 81. Cot rae ne sapplque quo lorsque ls até BIC et BA, ou BIC et BNC sont complémentaes, et
{que Factvté BIC est prépondérante. i Podieté cmedcoutection vce va Fone nz A
ror rtscat
FICHES FISCALES DCG
24 Lesvactivités exonérées (art. 35 bis du CG!)
La location en meublé, a titre habituel ou occasionnel, est une activité commerciale par nature, imposée dans la catégorie
des BIC si les critéres généraux (cf 2.1) sont rempls. Toutefois, sont exonérées dR:
“les locations en meublé (ou sous-locations) dune partie de Ihabitation principale du contribuable lorsque les piéces
ouées constituent pour le locataire (ou sous-locataire) sa résidence principale et que le loyer annuel par m? < 184.€ en
Ile-de-France ou 135 € dans les autres régions (pour 2016) ;
- les locations au public de piéces de Phabtation principale du contribuable, & hauteur de 760 € par an de loyer.
3. REGLES DE TERRITORIALITE
Co sont les rdgles générales de tertitoralté de limpét sur le revenu qui s‘appliquent
Activités exploitées en France :
Toutes les exploitations industrielles ou commerciales, et assimilées, situées en France sont imposables en France au ttre
dos BIC.
Activités exploitées hors de France :
~ Lorsque lexploitant n'est pas domicilié en France, il n'est pas imposable en France a raison des activités quil exploite
hors de France.
- Lorsque Fexpioitant est domicilié en France, il est en principe imposable en France au titre des BIC a raison des activités
{uil exploite hors de France (principe de terrtorialté de IIR). Toutefois, les conventions fiscales internationales peuvent
cenlever & la France ce droit dimposer et F'attribuer au pays étranger en cause.
4. DISTINCTION BIC PROFESSSIONNELS ET BIC NON PROFESSIONNELS
Le caractére « professionnel » de activité entraine des conséquences sur :
= le régime d’imputation des deficits (cf Fiche n° 12)
~ le régime de plus et moins values applicable (cf Fiche n° 11)
Le caractire « professionnel » est précisé par les articles 151 septies et 156 |-1"bis du CGI : exercice a titre professionnel
‘mplique la participation personnolle, drecte ot continue a Vaccomplissement des actes nécessaires a activitéCOLLECTION DCG ves Pigeon a
DROIT FISCAL
FICHES FISCALES DCG
BIC- PRINCIPES GENERAUX DE
DETERMINATION DU RESULTAT IMPOSABLE
1. PERIODE D'IMPOSITION (art. 36 et 37 du CGI)
En droit comptable, la durée normale des exercices est de 12 mois (art. L123-12 du code de commerce) et la date de cléture
des exercices fixée librement. En matiére @lR, imposition est annuelle ot porte sur les revenus de chaque année civile. Les
articles 36 et 37 du CGI complétent ce principe pour la catégorie des BIC. On peut distinguer trois cas.
~ Lorsqu'un exercice est clos dans l'année civile : quelle que soit la durée de cet exercice, ce sont les résultats de cet
texereice qui sont compris dans le revenu global du contribuable concemé ; il peut s'agir
+ dun exercice coincidant avec année civile ;
dun exorcice de 12 mois clos en cours année N (par exemple exercice du ter octobre N-1 au 30 septembre N) ;
+ dun exercice dune durée supérieure ou inférieure & 12 mois clos en cours dannée.
= Lorsqu'aucun exercice n'est clos dans l'année civile : l'art. 37 al.2 du CGI prévolt que limpét est établi sur les
Dénéfices de la période comprise entre la date de cloture de la demniére période (ou la date de commencement des
‘opérations en cas dlentreprise nouvelle) et le 31 décembre de l'année.
Exemple : exercice de 18 mois débuté lo 01/12/N-1 : le revenu global N du contribuable doit comprendre les résultats de
la période 01/12N-1 - 31/120N ; les résultats de Fexercice clos le 31/05/N+1 sont imposés au ttre de N+1 (sous déduction
des résultats déja imposés au ttre de N).
- Lorsque plusieurs exercices sont clos dans l'année civile: art. 37 al.3 du CGI prévoit que les résultats de ces bilans
successifs sont totalisés pour lassiotte de Iimp6t da au tire de ladite année.
2. GARACTERES GENERAUX DU BENEFICE IMPOSABLE
2.1 Définition générale du bénéfice imposable (art. 38.1 et 2 du CGI et art. 155 II et Ill du CGI)
Le CGI donne deux definitions du bénéfice imposable, qui aboutissent au méme résultat.
= Approche par le résultat de toutes les opérations de l'exercice (art 38.1 du CGI)
Le bénélice imposable est le bénéfice net, déterminé daprés les résultats densomble des opérations de toute nature
effectuées par les entreprises, y compris notamment les cessions d éléments quelconques de Fact.
- Approche par le bilan : comparaison des bilans d'ouverture et de cldture de l'exercice (art. 38.2 du CG) :
Le bénéfice net est constitué par la diférence entre les valeurs de actif net a la cldture et & ouverture de la période dont
les résultats doivent servir de base & limp6t diminuée des suppléments apport et augmentée des prélevements
effectués au cours de cette période par Vexploitant ou par les associés. L'acti net stentend de lexeédent des valeurs
actif sur le total formé au passit par les créances des ters, les amortissements et les provisions justiiées.
Ces deux défintions, trés générales, permettent de comprendre dans le bénéfice imposable ous les profits et pertes (quelle
{quen soltlour origine), dont certains daillours sont soumis & des ragles dimposition spécifiques détinies par le CGI (plus et
moins-values & long terme, subventions d'équipement percues, .)
Depuis 2012, pour les exploitants individuels, il rest pas tenu compte des prodults et charges qui se rapportent & des biens
insorits au bilan mais qui ne proviennent pas ou ne sont pas nécessités par lexercice de l'activité a tite professionnol (cf
suppression des effets de la théorie du bilan) ; coux-ci sont imposés selon leur nature (par exemple dans la catégorio
Revenus fonciers pour les revenus dimmoubles non nécessités par activité professionnelle).
2.2 Notion'de bénétice réalisé
Pour étre imposable, le bénéfice doit étre réalisé au cours de la période dimposition. Il en résulte les principes suivants,
Evaluation des oréances et dettes : principe des créances acquises et des dettes certaines
Le résultat imposable dun exercice dot tenir compte des opérations ayant donné lieu & des produits définitivement acquis et
des charges engagées : autrement dit, pour qulun produit ou une charge soit compris dans le résultat imposable, il faut que
la eréance ou la dette correspondante soit certaine dans son principe et déterminée dans son montant, quelles quien
soient les dates d'exigibilté et de paiement effect.
Sort des produits ot des charges latents.
En application du principe c-dessus, tant qulun produit ou une charge est incertain(e) dans son principe, ou indéterminé(e)
dans son montant, le résultatimposable r’en tient pas compte.
‘Si en général les produits latents ne sont effectivement pas imposés, les charges latentes peuvent, quant a elles, étre
déduites du résultat Imposable sous forme de provisions sous réserve du respect dun certain nombre de conditions (ct
fiche n°9)
Bénétice réalisé # bénétice disponible
Est imposable le bénéfice réalisé, quelle que soit son affectation au niveau de Fexploitant individuel, cest & dire quil soit
appréhendé ou non par lu.COLLECTION DCG ves FICHE N°3 ~Aoat2oi7
ror Fiscat
FICHES FISCALES DCG | =,
Indépendance des exercices
Les produits et charges doivent étre ratlachés & un exercice bien déterminé (comme en comptabilt6).
De plus, les événements postérieurs @ la cloture dun exercice ne doivent pas influer sur le bénéfice imposable de celui-cl (&
Tinverse de ce qui se passe parfois en comptabilté).
2.3 Méthode de détermination du bénétice imposable
En pratique, le résultat imposable est déterminé & partir du résultat comptable de Ientroprise, en procédant & des corrections
ites "extra:comptables” pour tenir compte des régles spécifiques de la fiscalté, aboutissant & la majoration du résultat
comptable (réintégrations extra-comptables) ou a sa minoration (déductions extra-comptables).
nw N
5COLLECTION DCG ves FICHE N°@ —Aoat2017
DROIT FISCAL
FICHES FISCALES DCG
Bic CHARGES DEDUCTIBLES ET EXCLUSIONS
art. 39 du CGI définit les charges déductibles et prévoit un certain nombre de restrictions du droit a déduction
NB : Les amortissements et provisions sont étudiés respectivement en fiches n°7 & 10.
1. CONDITIONS GENERALES DE DEDUCTION DES CHARGES
Pour étre déductibles du résultat fiscal, les charges doivent respecter certaines conditions générales.
= Etre exposées dans l'intérét direct de exploitation ou se rattacher & la gestion normale de entreprise.
‘Ace titre sont par exemple exclues des charges déductbles, les dépenses bénéficiant personnelloment et sans contrepartie aux
dirigeants.
= Correspondre a une charge effective et étre appuyées de justifications suffisantes.
Les charges doivent étre inscrites dans la comptabilté de entreprise et comptabilisées en tant que telles, et cette comptabilté de
Ventfeprise doit étre appuyée de pices justificatives permettant le contréle de la réalté de ces charges (factures par exemple).
~ Etre comprises dans les charges déductibles de lexercice au cours duquel elles sont engagées.
(Oh retrouve ici le principe de la prise en compte des charges au titre de Texercice au cours duquel es dettes correspondantes
sont certaines dans leur principe et déterminées dans leur montant (cf fiche n°3, 2.2).
™ Ne pas avoir pour contrepartie inscription d'une nouvelle valeur a lactif de 'entreprise.
En effet, dans ce cas, la contrepartie de la dépense nest pas une charge déductible mais un élément & immobiliser (et & amortr
le'cas échéant, f fiche n°7). Par exception, peuvent étre passées en charges certaines dépenses d'acquisition dimmobilisations
par nature, mais de faible valeur : il s‘agit des matériels et outilages, matériels et mobiiers de bureau (y compris meubles
Meublants renouvelés), logiciels acquis dont la valeur unitaire n'excéde pas 500 € HT.
= Depuis 2012, pour les exploitants individuels, étre nécessitées par Vexercice de I'activité professionnelle.
Exemple : des frais, de réparation d'un Immeuble inscrt & actif mais non nécessaire A activité professionnelle ne sont pas
deductibles. |.) sete
Dans la mesure od les charges respectent ces conditions générales de déduction, elles sont en principe déductibles fiscalement.
Giapras sont étudiées les régles spécifiques & chaque catégorie de charges, classées selon le Plan Comptable.
2. ACHATS (COMPTES 60 DU PLAN COMPTABLE)
II sagit des achats stockés de matiéres premiéres et fouritures, autres approvisionnements, de marchandises, des achats non
stockés de matiéres et fournitures, achats d'études, prestations de services, matériels, équipements, travaux.
Ii sont évalués a leur cott réel, égal au prix dlachat augment des frais accessoires d'achat tels frais de transport, manutention,
‘assurance at droits de douane (pour les achats stockés, cf les détails en fiche n°)
3. AUTRES CHARGES EXTERNES (COMPTES 61 ET 62 DU PLAN COMPTABLE)
Les loyers des immeubles et matériels professionnels sont déductibles du résultat imposable, de méme que ceux des locaux
affectés au logement du personnel. Leur déduction s‘opére au ttre de 'exercice au cours duqual ils sont échus ou courus.
Les redevances de crédit-bail Sont normalement déductibles, & concurrence de la fraction de loyer couru au titre de lexercice.
Les opérations de crédit-ball immobilier sont étudiées en fiche 1°57. II existe des rdgles de déduction spécifiques pour les
redevances de crédit-ball sur fonds de commerce et éléments assimilés.
Les dépenses d'entretien et réparation sont déductibies das lors
qu'elles ne se traduisent pas par une augmentation des valeurs d'actif (cf principes généraux de déduction ci-dessus), c'est
dire qu’elles n'ont pas pour résultat entrée dun nouvel élément dans act immobilisé,
- ot quelles n'ont pas pour effet de prolonger notablement la durée probable dutlsation dun élément go Iactf (que cet glément
soit partielement ou tatalement amort). Cette condition est appréci6e a la date des dépenses. ‘S.-C 6 |e incl
‘Sont par exemple déductibies les dépenses de ravalement, peinture, papier peint, menuiserie et électricité (sans amélioration des
‘conditions exploitation), rection de sol. En revanche, ne sont pas déduectbles (et constituent done des dépenses a immobiliser
puis amortt) les frais dinstallation générale de téléphone, électricté, chauflage, les travaux de transformation compléte ou
laménagement important des locaux, les dépenses de mise’en conformité
Pour les travaux effectués par un localaire, les dépenses courantes dentretien et réparation des biens loués sont en principe
‘déduetibles, mais les grosses r6parations sur immouble loué ne sont déducibles que si leur montant, aiouté a celui du loyer, ne
‘dépasse pas la valeur locatve réelle de limmeuble.
Régime des dépenses de création ou acquisition d'un site internet: es sites sont assimilés des logiciels.
En conséquence, les dépenses de la phase de recherche préalable ainsi que celles de la phase d' exploitation sont déductibles,
Les dépenses de la phase de développement et mise en production suivent le régime des logiciels cr66s (cf Fiche n*7).
En cas d'acauisition dun site, le régime des logiciels acquis est applicable (ct Fiche n°).
Les dépenses d'accés au réseau Internet, et dihébergement du site sont déductbles (prestations de services continues)
Les dépenses de création, acquisition ot enregistrement d'un nom de domaine suivent le méme régime que les dépenses de
développement des logiciels crdés.couteenion veo one riche weston AE
ae,
— ices riscates occ
Les primes d'assurance sont déductibles, solon la régle du couru, si olles couvrent un risque dont la rélisation entrainerat une
charge effective pour exploitation (elles sont non déducibles, et donc a réintégrer extra-comptablement, si elles sont acquitses
dans Tintérét de Fexploitant ou des associés de la socist6).
Les primes des contrats assurance contractés au profit de 'entreprise su la téte des dirigeants ou principaux colaborateurs, qui
compensent le préludie résultant du décas de la personne, doivent ére reyardées comme une opération de placement et les
primes ne sont pas déductibies des exercices au cours desquels elles ont 6t8 payées, mais elles sont déductbles lors du décés
de la personne, ou & expiration du contrat (en diminution du profit pergu alors par Tentroprse)..
Deux exceptions & ce principe : - assurance souscrite en garantie d'un emprunt et imposée par le contrat de prét: les primes,
sont déductibles au fur et & mesure de leurs échéances ;
~ assurance "homme-clé" respectant cortaines conditions (compensation du préjudice résultant
ddu décés ou de lincapacié supérieure & S mois dun homme-clé par lo vorsement dune
indemnitéfixée en fonction de la perte dexploitation suble ou dun capital prédéterminé, aucune
somme percue & 'échéance du contrat ou & défaut de réalisation du risque) les primes sont
déductbles iors de leur échéance.
Los frais d'études, recherche et documentation technique sont en principe déductbles, selon les régles générales.
Cerains frais peuvent touteoiséte tatés comme des frais détablissement (cf ci-aprés).
Los dépenses de fonctionnement exposées dans les opérations de recherche scientifique ou technique (qui comprennent les frais
de dépot de brevets) peuvent, au choix de Fentreprise, étre immoblisées (et done amorties) ou déduites des résultats de
Vexercice au cours duquel elles sont exposées (art. 238 du CGN. Les dépenses de conception de logiciels peuvent suivre ce
régime. Les frais de dépot de marques créées en intorne sont immédiatement déduotibles. 2 ans
Plus-Value Moins-Value Plus-Value Moins-Value
‘COURT TERME (COURT TERME LONG TERME LONG TERME
Biens non
amortissables
: TEI ‘COURT TERME &
ey COURTTERME | COURTTERME |). COURT TERME A) COURT TERME
PV éventuellement | MY éventuellement LONG TERME MV éventuellement
amortissables ‘majorée minorée rminorée
our le complément
- Le délai de deux ans est décompté, jour pour jour, & compter de la date d'entrée de I'élément dans Tactif de
Fentreprise (sil s'agit ¢un fonds de commerce cré6, date d'entrée = date de début de Tactvité concemée).
- Les amortissements déduits sont ceux pris en compte pour le calcul du résultat imposable, majorés de certains
amortissements spécifiques. Pour chaque éiément céd, Il faut tenir compte
‘+ des amortissements techniques déduits fiscalement et de éventuolle fraction non apurée de provision pour
amortissement dérogatoire déduite fiscalement (quelle résulte de famortissement dégressif ou dun
amortissement exceptionnel)
+ des amortissements irréguliérement ditférés (cf fiche n°8, 1.1) et des amortissements expressément exclus
ides charges déductibles (véhicules de tourisme, résidences d'agrément,.. - cl fiche n°7, 3.9); en effet, sil ven
était pas tenu compte pour le calcul de la PV & CT, cela reviendrait & annuler les effets de la non-déductibilté de ces
amortissements (Ia PV calculée tient compte, elle, de cos amortissements, puisquils sont comptabilsés).
- Pour les biens amortissables (en dehors de ceux cédés avec PV plus de 2 ans aprés leur acquisition), la PV ou MV &
court terme doit tre majorée ou minorée des éventuels amortissements irréguliérement différés et des
‘amortissements expressément exclus des charges déductibles, afin de tenir compte de leur non-déductibilté jusqu’®
la sortie du bien
3.2 Modalités'd'imposition ou de déduction des plus et moins-values 4 court et long terme
Les PV et MV de chaque catégorie, CT et LT, doivent faire objet d'une compensation au titre de chaque exercice.
= MV a CT nette (ar. 39 quaterdecies.3 du CGl) : déduite du résultat imposable.
= PVA CT nette (art, 39 quaterdecies.t du CG) : en principe ajoutée au résultat imposable de lentreprise, mais elle pout
tre étalée par tiers sur Fexercice de sa réalisation ot los deux suivants (sauf PV réalisées en fin d exploitation)
= MV a LT nette (art. 39 quindecies |.2 du CG) : elle ne peut qu'étre imputée sur les PV & LT des 10 exercices suivants.
= PV LT nette (art. 39 quindecies 1.1 du CGI), calculée aprés imputation des MV a LT de exercice et des 10 exercices
antérieurs : choix entre
‘« imposition IIR au taux proportionnel de 16%, majorée des contributions additionnelles (cf fiche n*34)
‘= imputation (euro pour euro) sur le défcit de 'exercice ou les déficits antérieurs reportables.
4, REGIME DU PORTEFEUILLE-TITRES
Le portefeuile-tites comprend les titres de participation et les titres de placement. En sont notamment exclus les titres de
créances négociables (certificats de dépbt, billets de trésorerie, ..), les bons de caisse.
En comptabilté, le portefeulle-ires est réparti en 4 catégories : titres de participation, tires immobiisés de tactivité de
portefeulle, autres titres immobilsés, valeurs mobiliéres de placement. Ils doivent étre répartis dans les 2 catégores fiscales.
4.1 Evaluation des titres du portefeuille
~ Lors de entrée au bilan, is sont inscrits pour leur valeur @origine, c'est aire leur prix de revient.
- Ala eléture, il est procédé & une estimation de ces titres :
Titres de placement (art. 38 septias de fannexe II au CGI) : estimation par catégorie de titres de méme nature,
Clest A dire de titres d'une méme collectivité et contérant les mémes droits
= titres eotés : évaluation au cours moyen du demier mois de l'exercice ;
= titres non cotés : évaluation & la valeur probable de négociation, appréciée en fonction de tous éléments
permettant d'approcher la valeur qu'aurat entrainé le jou normal de Votre et de la demande (prix de transactions
Fécentes, valeur réelle de actif net, rendement des titres, ...
+ Titres de participation (ar. 38.1.5" du CGI) : pour constater une diminution de valeur, Ventreprise doit démontror
quil existe une dépréctation réelle par rapport a son prix de revient (par exemple, en cas de titres cotés, la seule
relérence au cours de bourse ne suffit pas) en justifiant de la nouvelle valeur économique quelle détermine en
fonction de T'utlité propre que représentent pour elle les titres de participation concemnés.COLLECTION DCG ves ricne wit1-aaan RY
pRorr Fiscat
cues riscates vec
+ En cas de constatation d'une moins-value latente, une provision pour dépréciation est constituée (les plus-
values latentes ne sont pas comptabilisées). Toutefois, lorsqu'll s'agit de titres de participation de sociétés &
prépondérance immobiliére (cotées ou non), la fraction des dotations relative & ces titres de participation,
‘cortespondant aux PV latentes caiculées sur ensemble des titres de participation de sociétés & prépondérance
immoblliare (cotées ou non), est non-déductble.
= Régime fiscal de cette provision (art. 39.1.5° du CG):
Crest une MV a LT (quel que soit le délai de détention des titres) ; elle est donc exclue des charges déductibles du
résultat. La reprise de provision correspondante (lorsqu‘elle devient sans objet) sult le r a
4.2 Régime des cessions de titres du portefeuilie
- Bénéficient du régime des PV et MV les cessions portant sur les titres de participation ou de placement :
= détenus depuis plus de 2 ans ;
* __détenus depuis moins de 2 ans si le portefeulle comprend des titres de méme nature détenus depuis plus de 2
Suivent le régime des bénéfices d'exploitation compris dans le résultat imposable de droit commun les cessions de
titres
= détenus depuis moins de 2 ans si tous les titres de méme nature du portefeuille sont détenus depuis moins de 2 ans
+ détenus par les entreprises de commerce de titres (car ils constituent des stocks).
~ Lorsque le régime des PV et MV est applicable aux cessions de tires, il présente les partcularités sulvantes :
* Principe ; la cession est réputée porter sur les titres de méme nature les plus anciens (régle PEPS) (ar, 39
duodecies.6 du CG) : la PV ou MV est calculée en retenant la valeur dorigine des titres ainsi réputés cédés, et sa
{qualification court ou long terme tient compte des dates dacquisition correspondents.
* Exceptions pour les titres de placement :
1. En cas de premiére application de la régle PEPS, il est possible de retenir un prix de revient unitaire unique
our ensemble des titres en portefeuille & la cldture de lexercice précédant la cession, égal au prix unitaire
‘moyen pondéré. Dans ce cas, la PV éventuellement dégagée est réputée & LT tant que le nombre de titres cédés
reste inférieur au nombre de titres détenus depuis plus de 2 ans a la date de cession.
2. En cas dacquisitions successives, on exécution d'un méme ordre dachat, ou au cours dun méme exercice, i
est possible de retenir un prix de revient unitaire unique pour ces ensembles de tires, égal a la valeur d'achat
tnitaire pondérée. Mais la qualification court ou long terme tient compte de la date effective des acquisitions
successives.
* Exception pour les titres de participation :
Il est possible de retenir le prix de revient moyen pondéré (CMP) des titres cédés. Dans ce cas, pour la qualification
ccourt ou long terme, les titres c&dés sont réputés étre réparts entre détenus depuis plus ou moins de 2 ans, dans la
:méme proportion que ensemble des titres détenus avant la cession.
Toutefois, depuis Vinstruction administrative du 4 avril 2008, Ja méthode CMP ne pout étre utlisée qu’a condition,
dune part qu'elle n’aboutisse pas & créer ou augmenter une MV CT, et d'autre part qu'elle soit aussi appliquée dans
les écritures comptables.
5. CESSIONS DE BREVETS ET OPERATIONS ASSIMILEES (art. 39 terdecies. 1 et 1bis du CG!)
5.1 Opérations concernées
Bénéficiont dun régime spécial les opérations de cession et de concession et de sous-concession (depuis 2011) de
licences portant sur certains droite de propriété industrielle.
- La cession s'entond de toute opéation entrainant a sorte de tact de Fentreprise des éléments on caus.
La concession d'une licence «exploitation est le contrat par lequel le titulire dun drot concdde & une personne la
Jouissance de ce dro dexplotaion moyennant le paiement dune redevance. Elle peut sre exclusive ou non, couvit
{otaloment ou partellement Iétendue géographique de la protection juridique dont lentteprve benstci, porter sur la
totalité des droits ou sur une parte souloment (oxompl :ceraines applications dun brevet soulomont).
Les droits de propriété industrielle concerés sont :
= les brevets protégés (non tombés dans le domaine public) frangals délivrés par lINPI ou européens ;
‘+ les inventions brevetables (permet de tenir compte du fait que certaines entreprises ne souhaitent parfois pas
breveter une invention pour des raisons de secret et de stratégie), qui doivent constituer une invention nouvelle,
impliquer une activité inventive, et dre susceptibles d application industrielle ;
* les procédés de fabrication sils sont le résultat d'opérations de recherche, 'accessoire indispensable de
exploitation dun brevet ou dune invention brevetable, et sls sont eédés ou concédés simultanément au brevet
‘ou & invention brevetable dont ils sont 'accessoire et aux termes du méme contrat.
+ depuis 2011, les perfectionnements apportés aux brevets et aux inventions brevetables (mais pas aux procédés de
fabrication)
Pour que le régime soit applicable, ces droits doivent :
1. présenter le caractére déléments de l'actif immobilisé ;
2. sls ont 6t6 acquis a titre onéreux, étre acquis depuis au moins deux ans (pas de délai dans les autres cas),
Les cessions ou concessions de marques, logiciels, sont exclues de ce régime specialcottecrion pee one gee
ror cat
FICHES FISCALES DCG
5.2 Régime fiscal applicable
Le régime des PV a LT est applicable & ces cossions et concessions.
~ Cessions le ejie du LT ne seppiaue (depuis 2011) que existe pas de ens de dépendance entre fe cédant eto
‘cessionnalre
“la PV est égale Ala diférence Prix de vente — Valour dorigine ;
* la PV esta LT pour sa totalité, méme si les droits ont été totalement ou partillement amortis ;
* en cas de MY, elle est & CT dans tous les cas.
= Concessions et sous-concessions :
‘+ concessions : cst le résultat net de la concession (redevances ~ charges de gestion de la concession, c'est
dite frais d'études, honoraires des consells en brevets, frais de négociation de la licence, frals de publicité du
contrat, frais de maintenance, frais généraux du service brevets, ..) qui est soumis au régime des PV a LT; ces
charges sont alors non déduciibles du résultat imposable au taux de droit commun ;
‘sous-concessions : c'est la diférence entre redevances porgues et redevances versées qui est soumise au régime
des PV a LT ; les redevances versées sont alors non déductibles du résultatimposable au taux de droit commun
'* lorsquill existe des liens de dépendance entre entreprises concédante et concessionnaire (lorsque Tune détiont
dlirectoment ou par personne Interposée la majorté du capital de autre ou y exerce en fait le pouvoir de décision, ou lorsqu‘lles.
‘sont placées taut les daux sous le conzole dune méme tierce entrepise) : le régime du LT s'applique (et les redevances
_, sont intégralement déductibles chez le concessionaire), mais & la condition que T'opération soit réelle et rentable (&
cdéfaut, les redevances ne sont que pariellement déductibles chez le concessionnaire).
6. PV IMMOBILIERES DES ENTREPRISES (art. 151 septies B du CG)
‘fin datténuer la différence de traitement fiscal entre les PV sur immoubles détenus dans le patrimoine privé d'un exploitant
(qui sont exonérées dR aprés 22 ans de détention) et les PV sur immoubles affectés au bilan de Fexpioitant (régime des PV
professionnelles), un abatiement pour durée de détention a ét6 créé depuis 2006 sur les PV immobiligres professionnelle &
LT réalisées par les entreprises relevant de I'R : 10% par année de détention au-dela de la 5*™, soit une exonération des PV
LTimmobiliéres aprés 15 ans de détention.
Get abatement s'applique (notamment) aux PV LT sur les immeubles batis ou non batis, & la condition quils soient affectés &
exploitation, & fexception des terrains & batiret des immeubles de placement.
7. PV RESULTANT D'EXPROPRIATION OU D'INDEMNISATION D'ASSURANCE
- Sont visées les PV réalisées lors de la perception d'indemnités d'expropriation ou de sinistre relatives & des biens
amortissables. Le méme régime s'applique aux entreprises locataires d'immeubles expropriés pour lindemnisation
de leurs équipements et matériels itransférables, leur droit au bail et autres éléments du fonds de commerce.
= La PV a CT pout étre étalée par fractions égales sur une durée égale au nombre dannuités 'amortissements
pratiquées lors de son expropriation ou sa destruction (nombre arrondi a Tunité supérieure et plafonné a 15 ans), et ce &
Eompter de lexercice suivant celui de sa réalisation (art. 39 quaterdecies 1 ter du CGI). La PV & CT qui peut étre étalée
doit étre calculée aprés imputation des MV & CT de lexercice réalis6es & occasion autres opérations.
Exemple : Fin Nv4, expropriation dImmeuble acquis en N : limmeuble ayant é16 amorti
pendant 5 exercices, la PV & CT peut étre étalée de N+5 & Nv9 par cinquiémes.
- La PV & LT bénéficie dun différé imposition de 2 ans qui est un report de paiement de Timpét correspondant (sauf
lorsquielle est réalisée a Foccasion de la cession activité de rentreprise) (art. 39 quindecies |.1 al.4 du CG).
8. ENTREPRISES DE CREDIT-BAIL ET DE LOCATION (art. 39 duodecies.7 du CG!)
ont exclues du régime des PV et MV :
~ les entreprises de erédit-bail (mobilier ou Immobilier), et les sociétés de location d'équipements
= pour leurs cessions d'éléments de leur actif immobilisé faisant fobjet dun contrat de crédit-bail ou location
«lorsque lélément cédé a été précédemment loué avant d'étre vendu et que acheteur est le locataire lui-méme.
Le régime fiscal applicable aux entreprises titulaires de contrats de crédit-bailimmobilier est 6tudié en fiche n°57.Caled wor Hw Pvit HV LT OW debs
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DROIT FISCAL
FICHES FISCALES DCG
- PASSAGE DU RESULTAT NET COMPTABLE
AU RESULTAT FISCAL
- TRAITEMENT DU BENEFICE OU DU DEFICIT
La détermination du résultat imposable s'etfectue & partir de la comptabilté de Tentreprise (cl fiche n°, 2.9), en procédant &
des corrections de cette comptablité destinées a tenir compte des spécifcités de la fiscalit6. Ce passage de la comptabilté &
la fscalité est présenté sur un formulaire annexe & la déclaration du résultat qui est limprimé n°2058-A, figurant ci-aprés.
1. PASSAGE DU RESULTAT NET COMPTABLE AU RESULTAT FISCAL
1.1. Présentation générale de l'imprimé N°2058-A
Lobjectif est de déterminer lo résultat fiscal & partir du résultat comptable net (bénéfice ou perte comptabl
‘soumis au régime de droit commun.
Sont réintégrées extra-comptablement au résultat comptable
~ des charges figurant dans la comptablité mais ne pouvant pas étre déduites fiscalement ;
des charges figurant dans la comptabilté mais soumises a des régimes fiscaux différents ;
+ certaines sommes qui ne figurent pas dans la comptabilité mals qui doivent pourtant faire Fobjet d'une imposition.
Sont déduits extra-comptablement du résultat comptable
= des produits figurant dans la comptabilté mais n’6tant pas imposables ;
* des produits figurant dans la comptabiité mais soumis & des régimes fiscaux différents ;
* certaines sommes qui ne figurent pas dans la comptabilté mais qui peuvent pourtant réduire le résultat imposable.
résultat fiscal
Le résultat fiscal obtenu aprés ces réintégrations et déductions subit ensuite d'éventuelles corrections strictement fiscales, qui
ppermettent ¢obtenir au final le bénéfice fiscal ou le déficit fiscal de lexercice.
En pratique, limprimé est commun aux entreprises relevant du régime des BIC, et aux sociétés relevant de IIS. Si a logique
de souscription de cet imprimé est la méme pour ces deux régimes fiscaux, il existe toutefois des divergences de traitement
{certaines cases de limprimé sont réservées & lune ou l'autre des catégories). La présente fiche ne présente cet imprimé que
‘pour les entreprises imposables selon les BIC (voir fiche n°20 pour le cas des sociétés soumises a 1S)
Les montants figurant dans cet imprimé doivent re arrondis euro le plus proche.
1.2 Les principales réintégrations (les lettres sont celles des cases de limprimé 2058-A)
WA. Sile résuitat comptable est post, a premire "cintégration”& pratiquer concerne le bénétice comptable.
= Réintégration de charges comprises dans le résultat comptable mais non déductibles fiscalement
WB * Rémunérations de I'exploitant individuel, des associés, :lo «0. (0%
we —* Rémunérations du conjoint de exploitant : totalement ou partillement non déductibies (fiche n°6, 5.)
WD * Avantages personnels non déductibles : dépenses incombant personnellement & exploitant ou aux associés et
prises en charge par lentroprise ; oles ne respectent pas le critére dintérét de Vexploitation,
WE * Amortissements excédentaires ot autres amortissements non déductibles : cliche 7.
WF —* Autres charges et dépenses somptuaires : of charges étudiés en fiche n°6,
RA-RB* Crédit-bail immobilier : cf éléments non déductibles étudiés en fiche n°57
wi * Provisions et charges payer non déductibles : provisions comptabilisées mais non déductibles car ne respectant
‘pas une condition générale de déduction (cf fiche n°9, 1.), ou une disposition spécifique du CGI (exemple : provision
pour perte sur opération en cours excédant la limite fiscaioment admise, cf fiche n°5, 3.2) ; les charges & payer visées
sont los dépenses assimilées a des charges en comptabilté mais a des provisions en fiscalté (cf fiche n°9, 3.2),
ws * Amendes et pénalités : cf fiche n°6, 8. :
XY * Réintégrations prévue & l'article 155 du CGI: il s‘agit des charges relatives aux biens inscrits & actif mais non
nécessités par l'exercice de lactivité& ttre professionnel (f fiche n°3, 2.1 et fiche n°6, 1.).
WL ~ Quote-part de bénéfices d'une société de personnes ou GIE : lorsqu'une entreprise est elle-méme membre dune
société de personnes, le résultat fiscal de cette demiére est imposé, pour la quote-part lui revenant, & son niveau : i
faut done le réintégrer en cas de bénéfice (si la quote-part de bénétice comptable & été enregistrée en tant que produit
financier, celle-ci doit élre déduite extra-comptablement, en déductions diverses, car c'est le résultat fiscal et non
ccomptable qui est pris en compte en fiscalité)
= Moins-values nettes a long terme : elles ne pouvent pas étre déduites des charges déductibles du résultat de droit
‘commun, car elles sulvent lo régimo spécial dimputation sur les PV & LT des 10 exercices suivants (ct fiche n°11, 9.2wa
1.3
ws
wu
x
xF
xe
(DROIT FISCAL
FICHES FISCALES DCG
- Fraction imposable des plus-values nettes a court terme d'exercices antérieurs : bien que comptablisée au titre
dun seul exercice, les PV & CT nettes peuvent sire fiscalement étalées (cf fiche n°11, 32): elles doivent done éire
réintégrées extra-comptablement par 1/9 au tite des deux exercices suivant celui de leur réalisaion. Figurent aussi sur
cotte ligne les PV & CT nettes étalées conformément aux régles applicables en cas d'expropriation ou indemrisation
assurance (ct fiche n"t1, 7)
+ Réintégrations diverses : il s'agit de toute autre charge comptablisée et non déductble fscalement, ou somme non
comptabilsée mais & taxer solon les régies fscales,tolles
* intéréts servis sur le capital de Pexploitant non déductible (cf iche n°6, 7)
* écarts de conversion sur créances et dettes libellées en devises (c fiche n°6, 7) : au ttre de chaque exercice N,
il faut réint6grer, en sus de la provision pour perte de change qui rest pas déductibl en tant que telle puisque Ia
porte de change est prise en comple en fiscalté au tie de févaluation des créances ot deties :
= fécart de conversion-Passif N (qui représente un profit latent)
< técart de conversion-Actif Nt (pete latento N-1 ayant ét6 dduite en N-t)
* valeur locative d'un immeuble ullisé de fagon privative par exploltant (fiche n°4, 1.9)
Les principales déductions (les letres sont celles des cases de limprimé 2058-A)
+ Sile résuitat comptable est négat, la premiére “déduction” a pratiquer conceme la perte comptable.
= Quote-part de pertes d'une société de personnes ou GIE : cette ligne est symétrique de colle utllsée en cas de
bénéfice fiscal dune société de personnes dans laquelle 'entreprise déclarante est membre (cf ci-avant) (de méme, si
la quote-part de perte comptable a été enregistiée en tant que charge financiére, celle-ci doit étre réintégrée extra-
‘comptablement, en réintégrations diverses, car c'est le résultat fiscal et non comptable qui est pris en compte en
fiscalté : on substtue ainsi le résulta fiscal au résultat comptable},
- Provisions et charges & payer non déductibles et réintégrées : reprises de provisions intialement non déduites
fiscalement et donc ayant fait objet dune réintSgration : leur reprise en comptabilité engendre donc un profit non
taxable.
- Plus-values nettes a long terme : bien que comprises dans le résultat comptable, elles ne sont pas Imposables selon
le régime de droit commun mais selon un régime spécial : elles doivent done étre “sorties” du résultat fiscal ici
déterminé. Limprimé permet de distinguer, pour la PV & LT nette de lexercice, son traitement :
* fraction imposée @ un taux proportionnel :
* fraction imputée sur les MV & LT antérieures
* ou sures deficits antérieurs (cf fiche n°11, 3.2)
Lorsquune PV & LT nette est imputée sur le défict de lexercice, cela se traduit sur imprimé 2058-A simplement par
52 non-déduction extra-comptable: elle 8 compense ais! auiomatquement avec le ésutat fiscal de ereit commun
Fraction des plus-values nettes a court terme dont imposition est différée : il s‘agit des PV & CT nettes qui sont
‘comprises dans le résultat comptable de lexercice, et qui peuvent faire objet de 'étalement sur 3 ans ; soul 1/3 de cos
PV CT doit done étre compris dans lo résultat imposable de Texercice, il faut done en déduire extra-comptablement
les 2/8 (qui seront ensuite réintégrés au cours des deux exercices suivants - cf c-avant) Figurent aussi sur cette ligne
les PV & CT netles qui sont étalées conformément aux ragles applicables en cas dexpropriation et indemnisation
assurance.
- Majoration c'amortissement : il sigit de 'amortissement exceptionnel des bions (acquis jusqu'en 2008) financés au
mayen de certaines primes, qui n'est pas pratiqué en comptabillé, et done dot ére déduit extra-comptablement (cf
fiche n°7, 23.
= Abattement sur le bénéfice et exonérations : cortaines entreprises bénéficient de régimes spécifiques d'exonération
totale ou partielle de leur bénétice (cf fiche n°26) : la fraction de bénétice fiscal exonérée doit donc étre déduite (et
détallée dans les cases correspondantes).
= Déductions diverses : il s'agit de tout autre produit comptabilisé et non imposable fiscalement, ou somme non
comptabilisée mais & déduire selon les ragles fscales, tl(e)s :
+ indemnités non imposables, ou bénéficiant dun étalement (ci iche n°4, 3)
* écarts de conversion sur créances et dettes libellées en devises (ct fiche n*6, 7.) :
i faut déduire :
= I6cart de conversion-Acti N (qui représente une perte latente)
= Iécart de conversion-Passif N-t (prof latent N-t ayant t8 imposé en N-1)
* déduction au titre d'acquisitions d'ceuvres d'art (c fiche n°6, 8)
+ déduction pour investissement -suramortissement de 40% a détillor en X9 (cf fiche n°7, 2.5)
* provision pour investissement des PME (cf fiche n°10, 1.4)
* abattement pour durée de détention sur les PV immobiléres (ct fiche n°11,6)
u titre de chaque exercice N,
ll est a noter que les produits financiers qui peuvent faire objet dune imposition dans la catégorie des revenus
, 2.1) ne sont pas déduts dans
mobiliers de lexploitant individuel ou des associés de sociétés de personnes (cf fiche n°
le cadre de cet imprimé, mais au niveau de la déclaration du résultat (imprimé n°2031).coutection oce ve riowe wevz-awoon EE
ror riscat
—— ices riscates nc
1.4 Corrections aboutissant au bénéfice ou au déficit fiscal
‘Ace stade, le résultat fiscal est égal au résultat net comptable majoré des réintégrations et diminué des déductions.
Pour obtenir le résultat fiscal de droit commun définitf il reste & constater au niveau de lentreprise le traitement des éventuels
amortissements réputés ditférés (ARD)..
Rappel?
19 des AAD est supprimé depuls 2004 ;
= le dernier exercice au titre duguel a été possible de eréer des ARD est 2003 ;
ture 2003 continuent a bénéficler du report ilimié en avant.
- Déficits antérieurs imputés sur les résultats de l'exercice : pour les entreprises soumises @ |'R, cette rubrique sert
uniquement en cas d'amortissements réputés diférés ayant précédemment été créés au niveau de Fentreprise (jusqu'en
2003), et devant faire objet dune imputation obligatoire sur le bénétice qui apparait a ce stade (cf fiche n°8, 2.) En effet, le
délict' dun exercice fait partie du revenu global de Vexpioitant (cf ci-aprés 2.) et n'est done plus imputable directement sur
les bénéfices BIC réalisés.
- On obtient ainsi le bénéfice ou le déficit fiscal definitif de droit commun.
2. TRAITEMENT DU BENEFICE OU DU DEFICIT FISCAL
Le résultat est indiqué dans la déciaration du résultat de lentreprise (imprimé n°2081),
{Le bénéfice ainsi déclaré est ensuite reporté sur la déclaration de revenus d'ensembie de Iexploitant (imprimé n*2042-C).
En cas de bénéfice fiscal :
- Silfentreprise
* adhere & un Centre de Gestion Agréé (CGA)
* ou, en cas de non-adhésion & un CGA, fait appel aux services d'un professionnel agréé de I'expertise-comptable
{par « professionnel de lexpertise-comptable » on entend : les experts-comptables, les sociétés dlexpertise comptable,
et les associations de gestion ot de comptabilite Agec)
bénéfice imposable = bénéfice fiscal déclaré.
= Si Tentreprise n'adhére pas a un Centre de Gestion Agréé ou n‘est pas cliente d'un professionnel agréé de
expertise-comptable : bénétice imposable = bénéfice fiscal déclaré x 125%.
NB: Voir Fiche n°t6 pour l'étude détallée des Centres de Gestion Agréés.
Le bénéfice imposable ainsi calculé est intégré au revenu global de lexploitant ; ce revenu global est ensuite soumis & rimpat
‘sur le revenu selon le baréme progressif (fiche n°32).
En cas de déficit fiscal
- Sil s‘agit de BIC professionnel
|e détiot est imputable sur le revenu global de la méme année et, si ce revenu global n'est pas sulfisant pour absorber,
|e solde ost reportable sur le revenu global des six années suivantes.
= Sil s'agit de BIC non professionnel (hors location meublée, of. chaprés), c'est a dire lorsque Factvité exeroée ne
omporte pas la participation personnelle, continue et directe de Tun des membres du foyer fiscal & faccomplissement des
actes nécessaires a activité (at. 156.1°bis du CGI) :
Te délicit ne peut pas étre imput6 sur le revenu global de la méme année : il n'est imputable que sur les bénéfices
provenant dactiviés de méme nature, c'est & dire non professionnelles, réalisés au tre de la méme année ou durant les
six années suivantes.
Location moublée non professionnelle : les personnes qui exercent une activité de location en meublé relévent des BIC
‘non professionnels lorsque
oles ne sont pas inscrites en qualité de « loueur en meublé » au registre du commerce
* ou lorsqu’elles retirent de cette activité des recettes annueclles inférieures & 23 000 €
* ou lorsque les recettes relirées de cette activité sont inférieures aux revenus protessionnels de leur foyer fiscal
Los dalicts des locations moublées non professionnelles sont imputables pendant 10 ans, mais leur imputation n'est
possible que sur les bénéfices de méme nafure (et non sur tous les autres BIC non professionnel).
NB: [a location meublée est done professionnelle si 3 conditions cumulatives sont remplios =
inscription au Registre du Commerce et des Sociétés
+ recettes annuelles > 23 000 €
recelles > revenus professionnels du foyer fiscal (salaires, BIC, BNC, BA, gérant majoritaire)cottecrion vce usa ee |
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DROIT FISCAL
FICHES FISCALES DCG
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CHAMP D’APPLICATION ET TERRITORIALITE
Les sociétés et autres collectivités soumises a IIS se caractérisent par imposition de leurs bénéfices & un double niveau
~ au niveau de la société elle-méme, lors de la réalisation du bénéfice (et non au niveau de ses associés comme les
sociétés relevant des BIC) ; corrélativement, l'éventuel défict fiscal reste “cantonné” au niveau de la société et ne
“remonto" pas au niveau de ses associés ;
~ au niveau des associés, mais seulement en cas de distribution du bénéfice de la société & leur profit.
1. CHAMP D‘APPLICATION DE LIMPOT SUR LES SOCIETES
‘Alors que le champ application des BIC est défini la fois par la qualité des personnes et la nature de lactivité exercée,
celui de IS est détini(sauf cas particulier) uniquement par la qualité des personnes, quelle que solt activité exercée.
‘Sont passibles de 1S, quel que soit leur objet (art. 206.1 du CG):
~ les SA, les SAS (assimilées a des SA pour application du CG par Fart. 1655 quinquies) ;
- les sociétés en commandite par actions (SCA) ;
« les SARL n‘ayant pas opté pour le régime des socités de personnes (cf fiche n*25) ;
- les EURL dont associé est une personne morale ; | GiC.,cphane
- les sociétés coopératives et lours unions ;
- les établissements publics (ex. : EDF), les organismes de I'Etat jouissant de fautonomie financiére, les‘organismes
des départements et des communes (si exploitation ou a opérations de caractere lucratif);
- toutes personnes morales se livrant a uno exploitation ou a des opérations de caractére lucratf (ex : associations).
‘Sont également soumises & 1S dans los conditions de droit commun :
~ les sociétés civites si elles se livrent & une exploitation ou des opérations visées aux art. 24 et 25 du CG, cest & dre
rolevant du champ application des BIC (art.206.2 duCG)); parc sme wet cece t
- siclles optent pour leur assujettissement a IIS, les sociéiés de personnes (les SNC, sociétés en commancite simple,
s0ci6iés en participation, sociétés civiles, EURL dont lassocié unique est une personne physique, .) (art. 208.3 Gu CG
et les EIRL ayant opté pour IIS ;
~ méme & défaut doption, les sociétés en commandite simple pour la part revenant aux commanditaires, et les sociétés:
en participation pour la part revenant aux associés non indéfiniment responsables ou rayant pas indiqueé leurs noms et
adresses @ 'administration (art. 206.4 du CGI) ;
- certaines collectivités a statut spécifique : Calssog do Crét Agricole (art, 206.6 et 206.9 du CG), Caisses de Crédit
Mutuel non. Agricole (art. 208.7 du CGI), Caisses dEpargne et de Crédit Municipal (art. 206.10 du CGi) ; les régimes
applicables a ces collectivités revétent des particularités (non étudiées ici).
Enfin, sont soumises a I'S pour certains de leurs produits seulement (locations dimmeubles, exploitation des propriétés
agricoles ou forestires, certains revenus de capitaux mobiliers) et au taux rédult de 24% (ramoné & 15%, 10% ou 0% pour
quelques revenus mobilers des associations), les établissements publics, les associations et collectivités, non-soumis A IIS
dans les conditions de droit commun en vertu des dispositions précédemment listées (at, 206.5 du CGI).
2. TERRITORIALITE DE L'IMPOT SUR LES SOCIETES (art. 209.1 du CG)
‘Selon Fart. 209.1 du CGI, les bénéfices passibles do 1S sont déterminés en tenant comple des bénéfices
~ t6alsés dans les entreprises exploitées en France ;
- ou dont imposition est attribuée a la France par une convention internationale relative aux doubles impositions..
De ce principe découle :
= fexonération d'lS des bénétices réalisés & Iétranger par les entreprises ayant leur sige en France ;
~ imposition a IS des bénéfices réalisés en France par les entreprises ayant lour slége hors de France.
La France comprend la métropole et les DOM.
Constitue une entreprise exploitée en France, selon le Conseil dat, 'exercice habituel d'une activité commerciale :
~ par un établissement, défini comme une installation stable possédant une autonomie propre ;
- par lintermédiaire de représentants sans personnalité professionnelle distincte de lentreprise ;
- sans établissement ou représentant, les opérations réalisées formant un cycle commercial complet (opérations
extraction, de lotissement,
La plupart des conventions internationales font, elles, référence a la notion d'établissement stable pour attribuer & tel ou
tol Etat imposition des entreprises.
Létablissement stable est défini comme :
~ une installation (locaux, machines, outilage,...)
= fixe (ieu précis avec un certain degré de permanence)
« affaires (entreprise doit exercer ses activités par lintermédiaire de cette installation).siege nm Brest advule
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FICHES FISCALES DCG
Is- DETERMINATION DU RESULTAT IMPOSABLE
1. PRINCIPES APPLICABLES (art. 209.1 du CG!)
art. 208.| du CGI prévoit que les bénétices passibles de IIS sont déterminés d'aprés les régles fixées pour les BIC.
Toutefois, il existe des exceptions & ce principe, qui sont expressément définies par le CG!
~ certaines régles applicables en matiére de BIC ne le sont pas pour I'S ;
+ certaines ragles applicables en matiére de BIC sont complétées par des conditions ou régles spécifiques pour IIS ;
* enfin, il existe des regles spécifiques applicables aux seulos entreprises passibles de I'S.
La présente fiche reprend les ragles de détermination du résultat BIC dans ordre des fiches n°2 & 13 et mentionne, chaque
fois qu'elles existent, les spécificités applicables pour I'S. Ainsi, pour déterminer le résultat imposable dune entreprise
passible de IIS, il convient de se référer aux fiches n°2 & 13 et de vérifior dans la présente fiche sil existe d'éventuelles,
‘modifications y apporter.
atc
2. PERIODE D'IMPOSITION po «|
Ragle applicable a année de création d'une entreprise (art. 2091 al.2 du CGI):
Par dérogation aux dispositions de l'art. 97 al.2 du CGI, lorsquiune entreprise nouvelle ne dresse aucun bilan au cours de la
premigre année civile dactivité, IIS est établi en retenant la période écoulée depuis le commencement des opérations :
~ soit jusqu’a la cloture du premier exercico ;
+ soit usqu’au 31 décembre de l'année suivant celle de création,
Exemples d'une SA créée le 01/09IN-1 :
~ si son premier exercice est de 12 mols, IIS est établi pour la période 01/09/N-1 ==> 31/08/N,
(alors qu’en BIC, IIR de 'année N-1 aurait dd comprendte les résultats de la période O1/09/N-1 au 31/12/N-1)
= si son premier exercice est de 18 mois (les autres de 12), IS ost établi pour la période O1/09/N-1 ==> 31/12IN,
puis une autre détermination du résultat imposable dott intervenir pour la période O1/01/N+1 ==> 28/02/Nei
(lors quien BIC: IR N-t aurait di comprendre les résultats de la période O1/09/N-1 au 31/12/N-1,
-NIF.N comprendre les résultats de année civile N,
“et MIR N+ comprendre les résultats de la période 01/01/N+1 au 28/02/N+1)
En IS, les entreprises ne doivent done pas déterminer un résultat imposable pour leur promidre année civil c'activits.
| bd Buc
ccdfas evn BS seu wpe WS |
3. PRODUITS IMPOSABLES
3.1 Régles d'imposition des produits financiers
Principe : imposition avec imputation sur I'S des Cl
“Tous les prodults financiers pargus par une entreprise soumise & I'S doivent étro imposés au niveau de cette entreprise.
La tolérance de Administration relative fimposiion personnelle de Hexpoitant ou des associés dans la catégorio des
revenus mobilers (afin de bénéficier en IR des abattoments, exonérations,crédits dtmp6t) n'est pas applicable.
Conformément a cattaragle, les produits financiers sont en principe inclus dans le résultatimposable..
Toutefols,Tentreprise petcovant cos produits étantelle-éme redevable de Timpét sur son résulat(& la diférence dure
entreprise relevant des BIC) olla a la possiblité dutliser & son propre niveau les éventuels crédits dimpot attachés & ces
produits, c'est & dire de los imputer sur son IS d (cl fiche n°22, 3).
{les dividendes de sociétés étrangéres sont assorts d'un Cl lorsque la convention internationale liant la France et le pays
concetné Faccorde ; en général, le Cl est égal la retonue & la source prélevée par le pays étranger lors du palement de ces
dividendes.
Example :~ SAS percevant en N un dividende net dune société étrangare de 100, avec un Cl de 10% (par hyp.),solt 10
Dividende brut = dividende net + Cl = 110, imposable au taux de droit commun de is (83,1/3%)
IS au taux de droit commun = 110 33,1/3% = 36,67
Le Cl de 10 est imputabie sur IIS ainsi calculé, fou IS réelement dO = 36,67 - 10 = 26,67
- NB : sila SAS comptabilso ce dividende pour son montant net, et non son montant bt, le calcul donne :
Dividende net compris dans le résuitatimposable = 100, dol IS au taux de doit commun = 38,93
Le Cl rlayant pas supports IS, i rest alors imputable qu’a hauteur de 66,2°3% de son montant.
Diol IS réellemont do = 33,93 "(10 x 66,23%) = 26,67 °
Les deux méthodes de caleul aboutssent au méme résultat j |COLLECTION pce UE 4- Ror FiscaL FICHE N18 -Aouzor BPN
$A eters riscates oc =
Exception pour les dividendes : application du régime des sociétés méres et filiales, ou régime mere/file
Conditions d'application (art. 145 du CGI)
~ Lentreprise percevant les dvidendes doit étre soumse a 1S au taux normal. Elle peut étre frangaise ou étrangere,
~ Les titres de la filiale doivent étre détenus en pleine propriété ou en nue-propriété (lls doivent fever la forme nominative
au étre déposés dans un établissement agréé par 'administration).
~ Alla date de mise en paiement des dividendes, les titres de participation doivent représenter au moins 5% du capital de la
filial.
~ Les titres de participation doivent &tre conservés pendant deux ans.
+ Le régime mere/flle n'est pas applicable & certains dividendes (dividendes des sociétés dinvestissement, des sociétés de
développement régional, .).
Régime applicable (art. 216 du CGI)
~ Ce régime est optionnel (option résulte de Inscription du montant dans la case adéquate de limprimé n°2058-A).
- Les dividendes sont exonérés d'lS, aprés déduction d'une quote-part de frais et charges. Le montant exonéré est déduit
extra-comptablement du résultat imposable.
~ Cotte quote-part de frais et charges est fixée forfaitairement & 5% du produit total des participations (crédit dimpét
6ventuel compris).
~ Ainsi, un dividende de fiiale de 100 percu en N est exonéré d's & hauteur de 95 soit :
100 ~ [5% x 100] ; ce montant de 95 doit étre déduit extra-comptablement.
~ Lorsque ces dividendes sont assoris d'un Cl (cas des dividendes étrangers), ce Cl ne peut pas étre imputé sur PIS da au
ve do exerci, pulsque cote imputation rest posse que se dvidendecorrespondat ost imposs (t c-avan)
3.2 Régime du portefeuille-titres deka
Cliches net1, 4. et 119, 2 tlaves auxplus et moins-values.
er Jd]
4. CHARGES DEDUCTIBLES ET EXCLUSIONS ‘=,
4.1 Impéts, taxes et versements assimilés ESApye
ont non déductibles du résuitatimposable & IS, en plus des impois et taxes cités pour les BIC?
e"ataxo sures vehicules des socets:
“TIS, la contribution de 9.3% de TIS (ct ice n°24, la contribution sur les revenus distibués des grandes entreprises (cf
fiche n'24)
Est déductible la C3S (contribution sox
proviionnée complabement autre dee
le de solidarits des sociétés), mais avec un exercice de décalage : la C3S
rcice N (sur le CA N) est déductible en N+1, exercice de son paiement.
4.2 Charges de personnel : rémunération des dirigeants
Les ragles applicables aux exploitants et leur conjoint, dentreprises relevant des BIC (cf fiche n*
~applicables aux entreprises passibles de I'S.
Le régime de déductibilité des rémunérations versées aux dirigeants ses soumises a 1S est le suivant.
5) ne sont bien sOr pas
~ En principe, ces rémunérations sont déductibles du résultat imposable. =| su CXayre%
Toutefois, lorsquelles sont oxagérées et ne correspondent pas 2 un travail effecti, elles sont non déductibles (et sont
requalifiées en revenus mobiliers pour les dirigeants concernés)..
Les allocations forfaitaires pour frais de représentation et de déplacement versées aux dirigeants salariés sont en
principe déductibles (saut si la somme (salaire + allocations) est excessive)
NB depuis 2008, pour les SA colées, es rémunérations différées des drigeants (indemntés dues lors de la cessation des fonctions —
parachutes dorés-, indemnités de clauses de non-concurrence, indemnités de retraite versées aprés le dépan) ne sont déductbles
44/8 hauteur de 6 fois le pafond annuel de sécuntés social,
4.3 Jetons de présence
Jetons de présence des membres du conseil d'administration ou de surveillance des SA (art, 210 sexies du CG)
lis ne sont déductibles que dans une certaine proportion: la fraction non déductible est done réintégrée extra-comptabloment.
~ SiTentreprise emploie de 0 a 4 personnes : ils sont déductibles dans la limite de. 457 € par membre
~ Sifentreprise empioie au moins 5 personnes : ils sont déductibles dans la limite globale de
moyenne des rémunérations déductibies attribuées nombre de membres
5% x au cours de lexercice aux salariés les mioux rémunérés_ x. du consol
Les salariés les mieux rémunérés stentendent: _* s1 5 200 salariés : les 10 salariés les mioux rémunérés.
De plus, pour étre déductibles, les jetons de présence doivent rémunérer un travail effect (condition exigée par
Administration ; cette position a été confirmée par le Conseil d’Etat dans un arrét du 14/12/2011).
4.4 Charges financiéres
‘> Limitation générale de la déduction des charges financiéres (depuis 2012) (art. 212 bis du CGI) :
~ Lorsque les charges financiéres nettes (charges financiéres ~ produits financiers, y compris une quote-part des loyers
versés et recus sur contrats de location ou crédit-bai) excédent 3 millions d'euros, une quote-part de ces charges est
non-déductible du résultat imposable.
~ Cette fraction non déductible est égale a 15% de ces charges nettes pour 2012 et 2013, 25% depuis 2014.
- La fraction non-déductible (calculée sur la totalité des charges financiéres nettes) est définivement non-reportable,cottecrion nes 4 onorr scat ioe we18-raucor ERY
ices riscates nce
Limitation applicable aux intéréts versés aux associés et aux entreprises liées
* intéréts versés aux associés (personnes physiques ou morales)
* intéréts versés aux entreprises lées :colles-i peuvent ére :
~ une société mare détenant 60% au moins du capital social -ou lo pouvoir de décision—
une société fliale détenue & 50% au moins du capital social -ou dans laquelle la société a le pouvoir de décision
= une société soeur
= 1° limite: libération du capital
Le capital de la société versante doit tre libéré ; A détaut, les inléréts versés sont non déductbles,
NB: cette limite n'est pas applicable aux intéréts versés aux non associés (exemple : société sceur)
~ 26% jimite : taux maximum déductible
+ intéréts versés aux associés personnes physiques ou aux associés personnes morales non qualifiées d'entreprises
liges (par exemple société détenant 30% du capital de la société versante): art. 98.1.3° du CGI
taux mite = TMP 2 ans (moyenne annuelle des taux effectfs moyens pratiqués par les établissements de crédit pour
les préts & taux variable aux entreprises d'une durée intiale supérieure & 2 ans) : 2,03% pour 2016 (2,15% pour 2018)
+ intéréts versés aux entreprises liées : art. 212 du CGI
taux limite = TMP 2 ans ou, sil est supérieur, le taux qu’auralt pu obtenir la société versante d'étabissements
financiers indépendants dans les mémes conditions
‘NB: Les itéréts deviennent nen dédctibes toflement si enteprise préteuse Iée ne supporte pas un impét sur les intéréts
pergus au moins égal 25% de limpst sur les béndfices.
- 3° limite : conséquence d'une sous-capitalisation
Cotte limite ne s'applique qu'aux int6réts versés aux entreprises lises.
La sous-capitalisation est caractérisée si 8 conditions cumiulatives sont remplios
~~ avances consenties par les entreprises liées > 1,5 fois les capitaux propres de la société versanto
+ intéréts servis aux enireprises iées > 25% du résultat courant avant impét
+ _inlérdts sors aux sociétés liées > intéréts regus des entreprises lies
‘Les iniéréts, recalculés le cas échéant au taux limite c-dessus, ne peuvent excéder la plus 6levée des 3 limites.
5x caplaux propres au début ouala finde exercice
e Jntéréts dus‘auxx entreprises i6°8 x errant mayen des sommes mises A deposition par les enepriaes TESS
25%xf rematenu + wats desaix 4 arortsements 4 9uleptt elope de cbt be pe n como pia
= ‘camtinpoa * emroprses ies ‘eau ile pin eon du bein oat
‘S. intéréts pergus par ta'société soumise & IIS en provenance des entreprises qui lui sont iées
-Lorsque les intéréts excédentaires ainsi calculés < 150 000 €, aucune réintégration ne doit ére effectuée.
ft pouvent ensuite, dans certaines conditions, étre déduits au titre
i stagit des :
= Lorsquils sont > 150 000 €, iis sont réintégr
des exercices suivants.
‘> Limitation applicable aux intéréts finangant l'acquisition de titres de participation (art. 209-X du CGI): intéréts non
déductibles sila Société ne démontre pas que les décisions relatives & ces titres sont prises par elie et quelle contéle la cible.
5. AMORTISSEMENTS
5.1 Frais d’acquisition de titres de participation
~ Depuis 2006, ces fais sont obligatoirement rattachés fiscalement au prix de reviant des tires correspondants, et sont
déduits sur 5 ans selon un amortissement linéaire (donc prorata temporis pour la 1** et la derniére annuités).
~ Toutefois, en comptabilité, option entre incorporation au prix de revient des titres, ou déduction immédiate des frais
acquisition dos tres niet pas modifiée, en sorte que :
‘en cas d'incorporation comptable des frais d'acquisition au-prix de revient des titres, la déduction fiscale étalée sur 5
‘ans devra Bre constatée par la comptabilisation d'un amorissoment dérogatoire
+ en-cas de déduction comptable immédiate de ces frais d'acquiston en charges
~reintégrationfscale dela charge déduite comptablement
= déduction extra-complable (done sans complabilsat” dun amortssement dérogatoie) de famortissement fiscal,
= Lors de la cession des titres, la PV fiscale est déterminée aprés déduction des frais dacquisition (d’od impact sur la
quote-part de frais et charges de 12% sures PV LT), cesta die que
PV fiseale = Prix do cossion ~ ( Pri acquisition + Frais d'acquistton ~ amortssoments des fais d acquisition)
‘sachant qu'une dotaion complémentaire peut étre déduite sur Texercice de cession au tire de Tamorissement des frais
acquisition jusqu'a la date de cossion,
De plus, Administration fscale a indiqué que si le tires sont détenus depuis plus de 2 ans, la PV est & LT y compris &
concurrence de V'amortissement pratiqué sur les frais d'acquisition.
NB‘ Pour les entreprises relevant des BIC, les frais acquisition suivent fiscalement le méme traitement qu’an comptabilté
déduction immédlate, ou incorporation au prix de revient (JU « déduction » constatée lors de la cession des tres)
5.2 Amortissement des biens donnés en location (art. 32 Annexe Il au CGI)
Les dispositions de l'article 39 C du CGI s‘appliquent aux sociétés soumises a I'S, pour leurs seules locations de biens & un
dirigeant ou un membre de lour personnel.
Lamortissement du bien loué nest déductible qu’& hauteur de la ditférence entre le loyer augmenté de la valeur do
Vavantago en nature éventuellement déciaré, et les charges relatives au bien loué (autres que l'amoriissement : entretion,
réparation, assurance, intéréts, impos ...).
La fraction damortissement non déductible est déduite uitérieurement, en sus de 'annuité normale ou aprés la durée
normale d'utilisation (en respectant toujours la limite).
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