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GENDARMERIE – CORRUPTION
(« Le Point » du 30.06.2000 N° 1450, par Jean Guisnel)
FAITS
- Le juge d’instruction Philippe Courroye, au pôle financier du tribunal
de grande instance de Paris, poursuit l’enquête commencée il y a
plusieurs mois sur des achats de vêtements textiles divers mais aussi de
matériel du bureau.
- L’enquête continue avec des nouveaux contrats concernant les armes et
des munitions, les premières investigations ont commence à partir du
mois du novembre 1999.
- En effet les fournisseurs ne pouvaient espérer des contrats avec la
gendarmerie sans qu’ils versent de des commissions à des officiers et
sous - officiers chargés des achats et des recettes.
L’affaire des armes
- En 1992 la gendarmerie lance un appel d’offres auprès des
fournisseurs pour changer leurs vieux pistolets qui n’étaient plus
valable face aux délinquants mieux équipe.
- Le fusil de calibre 12 de marque Browning est choisie, c’est la firme
FN Herstal, situé en Belgique et alors filiale de GAT Industries qui
doit faire la livraison.
- En novembre 1994 la gendarmerie décide d’en acheter 8658
exemplaires (bon de commande 94 22038) à 2215 francs pièce, plus
les équipements d’entretien et pièces de rechange.
- Les livraisons : du mai 1995 à avril 1996 la somme était de 23 millions
de francs.
L’enquête
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- A la demande du juge une enquête menée par la «police des polices »
de la gendarmerie et par la section de recherche de la gendarmerie de
Strasbourg.
Les anomalies
- Le nombre de fusils effectivement commandé à Browning est
supérieur de 33 % à ce que la direction de la gendarmerie avait estimé
nécessaire.
- Plusieurs officiers chargés d’évaluer les capacités techniques d’un sous
traitant de Browning au Japon, Miroku, y ont effectue deux voyages,
plus un autre aux Etats Unis aux frais de la firme.
- Il y a aussi quatre fusils qui ont été offert à des officiers et au directeur
de la gendarmerie de l’époque, Patrice Maynial.
Les alibis
- La négociation avait permis d’abaisser le prix de près d’un tiers.
- Pour les voyages l’ancien chef du bureau des matériels, officier général
en activité qui n’a pas été entendu par les enquêteurs plaide les
circonstances atténuantes.
- Pour les fusils reçus en cadeau il s’agit d’une tradition, les marchandes
offrent les premiers numéros de série a ceux qui ont négocie le marché.
REACTIONS
- Patrice Maynial l’ancien directeur de la gendarmerie n’est pas
concerné il a refuse le cadeau et c’est un autre officier qui l’a reçu à sa
place.
- Contacte par « Le Point » Patrice Moynial affirme qu’il n’a jamais
été au courant de cette proposition.
L’affaire de munitions
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- En 1994 la gendarmerie a acheté 5.8 millions de cartouches à
chevrotine de calibre 12 pour les Brownings (30 par an pour 60 000
gendarmes) quand le marché initialement passé n’en prévoyait que
31000.
- La justice s’intéresse dans cette affaire aussi.
CONSEQUENCES
- La gendarmerie a procédé à une refonte complète de ses procédures
d’achat.
- Les cadres traitants les affaires n’ont plus le droit a recevoir des
cadeaux de leurs fournisseurs réels ou éventuels.
- La rotation du personnel (certains ont exerce leur métier depuis 15 ans)
cette option empêche que les gendarmes soit plus performants dans
l’évolution du matériel sur le marché.
- Aujourd’hui le ministère de la Défense n’exclut pas de se porter partie
civile sur l’ensemble du dossier.
- D’autres affaires sont en cours d’épluchage.