ASSIGNATION EN PAIEMENT
L’AN DEUX MILLE VINGT ET UN (2021)
ET LE A
A la requête de Monsieur KOFFI MARTIAL, Architecte, majeur de nationalité ivoirienne
résidant à Abobo baoulé ;
J’ai :
Donné assignation à :
Monsieur KOUADIO PASCAL, Fermier, majeur de nationalité ivoirienne, résidant à
Abidjan Cocody Saint Jean;
D’avoir à comparaître et se trouver présent le MERCREDI 19 MAI 2021 à 08h du matin,
jours et heures suivantes s’il y a lieu, à l’audience et par devant le Tribunal de Commerce
d’Abidjan, en la salle ordinaire des audiences ;
POUR
I/DES FAITS
Attendu que Monsieur Kouadio a emprunté 50.000.000 FCFA à M. KOFFI
Que pour rappel, ce prêt a été consigné dans un contrat le 10 Août 2020
II-DISCUSSION
1-du bien fondé de l’action de M. KOFFI
Attendu que les articles 1134 et 1184 alinéa 2 du code civil disposent respectivement : « Les
conventions légalement formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites.
1
Elles ne peuvent être révoquées que de leur consentement mutuel, ou pour les causes que la
loi autorise.
Elles doivent être exécutées de bonne foi. »
« Dans ce cas, le contrat n'est point résolu de plein droit. La partie envers laquelle
l'engagement n'a point été exécuté, a le choix ou de forcer l'autre à l'exécution de la
convention lorsqu'elle est possible, ou d'en demander la résolution avec dommages et
intérêts. »
Que de l’analyse combinée des deux articles, il ressort que le contrat est la loi des parties et
qu’en cas d’inexécution, le créancier de l’obligation a le choix entre demander la résolution
du contrat et forcer son débiteur à l’exécution.
Qu’en est-il en l’espèce ?
Attendu qu’en l’espèce, M. KOFFI et M. KOUADIO sont liées par une convention de
créance.
Que dans l’exécution de cette convention, M. KOUADIO reste devoir à la demanderesse la
somme de 50. 000.000 FCFA représentant la créance due.
Que conformément à l’article 1184 alinéa 2 sus cité, M. KOFFI entend forcer la défenderesse
à l’exécution de l’obligation en sollicitant de la Juridiction de céans, la condamnation de M.
KOUADIO au paiement de la somme de 50.000.000 FCFA représentant la créance due et
aussi le paiement de dommages-intérêts.
2- sur l’astreinte comminatoire.
Attendu que l’astreinte comminatoire est une mesure qui tend à vaincre la résistance d’un
débiteur.
Que dans le cadre de cette convention, le prêt avait été consigné dans un contrat en date du 10
Août 2020
Que par courrier en date du 02 Février 2021, la demanderesse avait demandé à M.
KOUADIO, la restitution de la somme non dépensée. (Voir pièce 4)
Que cette correspondante est restée lettre morte.
Que bien avant ce courrier, M. KOFFI avait fait plusieurs relances téléphoniques, qui ont subi
le même sort que la correspondance du 02/02/21.
Attendu qu’il ressort de l’attitude de la défenderesse une résistance abusive qui cause
d’énormes préjudices à M. KOFFI.
Que pour vaincre cette résistance, M. KOFFI sollicite de la Juridiction de céans, la
condamnation de M. KOUADIO, à la restitution de la somme non encore utilisée sous
astreinte comminatoire de 500 000 FCFA par jour de retard.
3-Sur l’exécution Provisoire
2
Attendu qu’aux termes de l’article 145 du code de procédure civile : « outre les cas où elle
est prescrite par la loi, et sauf dispositions contraires de celle-ci, l’exécution provisoire doit
être ordonnée d’office, nonobstant opposition ou appel, s’il y a titre authentique ou privé
non contesté, aveu ou promesse reconnue. »
Il s’infère de cette disposition que l’exécution provisoire est de droit lorsqu’il existe un titre
authentique ou privé non contesté, ou lorsque le débiteur reconnait sa dette.
Attendu qu’en l’espèce, en plus de produire la convention qui prouve l’existence d’une
relation contractuelle entre les parties, la demanderesse produit également des courriers dans
lesquelles M. KOUADIO reconnait être débitrice de M. KOFFI.
Qu’il sied en conséquence d’assortir ladite condamnation de l’exécution provisoire
PAR CES MOTIFS
Et tous ceux à déduire ou développer ultérieurement s’il y a lieu ;
EN LA FORME
Déclarer M. KOFFI recevable en son action
AU FOND
L’y dit bien fondée ;
Condamner M. KOUADIO au paiement de la somme de 50.000.000 représentant la
créance ;
Condamner M. KOUADIO au paiement de dommages-intérêtes
SOUS TOUTES RESERVES
A CE QU’IL N’EN IGNORE
Et je leur ai étant et parlant comme ci-dessus, remis et laissé copie, du présent exploit dont le
coût est de :
LE COMMISSAIRE DE JUSTICE