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Exercices de Microéconomie de l’incertain

Dauphine- Licence MIDO

Table des matières


1 Premiers critères d’évaluation des loteries 3
1.1 Quelques exemples de fonction d’utilité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.2 Un défaut des fonctions de type "sécurité d’abord" . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.3 Une propriété de la fonction de Markowitz . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.4 La fonction de Markowitz (suite) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.5 Evaluez votre k ! . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.6 Un premier exemple de partage du risque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.7 La représentation des situations extrêmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4

2 La théorie d’espérance d’utilité 5


2.1 Transformations des fonctions d’utilité élémentaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.2 Déterminez vos préférences ! . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.3 L’axiome d’indépendance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.4 Le paradoxe d’Allais . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.5 Vers la notion d’équivalent certain . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6

3 Equivalent certain et notions afférentes 6


3.1 Aversion et goût pour le risque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
3.2 Retour sur l’exercice 1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
3.3 Demande de travail... . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
3.4 Fonctions de Bernoulli : fonctions affines par morceaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
3.5 Fonctions de Bernoulli : fonctions exponentielles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
3.6 Fonctions de Bernoulli : fonctions quadratiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
3.7 Calculs de prime de risque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7

4 Compléments sur la mesure de l’aversion au risque 8


4.1 Risque partiel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
4.2 Risque partiel (suite) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
4.3 Prix de vente et prix d’achat . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8

5 Comparaison de risques 8
5.1 Dominance stochastique à l’ordre 1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
5.2 Dominance stochastique d’ordre 2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
5.3 Risques d’incendie... . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
5.4 Billets de loteries... . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
5.5 Gestion des probabilités faibles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
5.6 Un exemple de mutualisation du risque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
5.7 Une réinterprétation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10

1
6 Décisions d’investissement en univers risqué 10
6.1 Fonction d’utilité de Bernoulli logarithmique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
6.2 Fonction d’utilité de Bernoulli exponentielle et loi normale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
6.3 Assurance et asymétrie d’information . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
6.4 Choix d’assurance et aversion au risque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12

2
1 Premiers critères d’évaluation des loteries
1.1 Quelques exemples de fonction d’utilité
Soit le jeu de hasard suivant. Un dé est jeté, s’il tombe sur le 6, le banquier verse la somme de g = 600
Euros au joueur, sinon il ne verse rien. Le coût de participation à ce jeu est q = 100 Euros. Nous considérerons
la situation d’un joueur disposant d’une richesse initial w0 = 10000. Pour simplifier, on supposera que le
joueur n’a la possibilité de jouer qu’une fois. Quelle sera sa décision si sa fonction d’utilité est U avec U
définie comme suit ?
P√
1. U (W ) = p i wi
P
2. U (W ) = pi wi
P √
3. U (W ) = pi wi
4. U (W ) = max wi
5. U (W ) = min wi
6. U (W ) = pi wi2
P

7. Pour chacune des fonctions précédemment définies, pour quelles valeurs de q, le joueur serait disposé
à jouer au jeu de hasard ?

1.2 Un défaut des fonctions de type "sécurité d’abord"


Soit un individu dont les préférences sont représentées par une fonction du type sécurité d’abord (safety
first) avec t = 48 et k = 10. Il doit choisir entre les deux loteries suivantes.

x1 p(x1 ) x2 p(x2 )
−5 0, 1 −20 0, 01
5 0, 2 5 0, 29
10 0, 7 10 0, 7
1. Laquelle choisira-t-il si w0 = 50 ?
2. Supposons maintenant que t = w0 (référence à la richesse initiale). Montrez que dans ce cas, quelle que
soit la valeur de w0 , le choix de loterie restera toujours le même.
3. Montrez que la fonction linéaire de Markowitz partage ce défaut.

1.3 Une propriété de la fonction de Markowitz


La forme linéaire de la fonction de Markowitz pour un agent averse au risque est U (W ) = E(W )−kσ 2 (W )
avec k > 0. Serait-il plus général de considérer des fonctions de la forme U (W ) = aE(W ) − bσ 2 (W ) avec
a, b > 0 ?

1.4 La fonction de Markowitz (suite)


Soit un individu dont les préférences face au risque sont représentées par une fonction de Markowitz
linéaire. Soient les deux loteries L1 = (1/4; 1/2; 1/4; 10; 12; 14) et L2 = (1/2; 1/2; 8; 20).
1. Supposons que l’individu préfère L1 à L2 , est-il possible d’en déduire les préférences de cet individu
entre L2 et L3 = (1/2; 1/2; 4; 50) ?
2. Supposons que l’individu préfère L1 à L2 , est-il possible d’en déduire les préférences de cet individu
entre L2 et L4 = (1/2; 1/2; 8; 40) ? Commentez.
3. Est-il suffisant de connaitre deux loteries différentes entre lesquelles un individu est indifférent pour
pouvoir calculer sa fonction de Markowitz linéaire ? Idem pour une fonction safety first.
4. Supposons que notre individu soit indifférent entre L1 et obtenir 11,5 avec probabilité 1. Calculez k.

3
1.5 Evaluez votre k !
. On supposera que vos préférences sont representées par une fonction de Markowitz linéaire
1. Soit la loterie L0 = (1/2; 1/2; 0; 10000). Quelle est la loterie dégénérée donnant un montant fixe avec
probabilité 1 pour laquelle vous êtes indifférent avec L0 ?
2. Déduisez en la valeur de votre k.
3. Soit la loterie L00 = (1/2; 1/2; 0; 100). Quelle est la loterie dégénérée donnant un montant fixe avec
probabilité 1 pour laquelle vous êtes indifférent avec L00 ?
4. Déduisez en la valeur de votre k.
5. Commentez.

1.6 Un premier exemple de partage du risque


Un individu A doté d’une richesse de 500 fait face à une loterie x
eA qui avec probabilité 0,8 donne un gain
de 0 et avec une probabilité de 0,2 donne un gain de −100.
1. Calculez l’espérance, la variance et l’écart-type de x
eA .
2. Exprimez la distribution de w
ef la richesse finale de l’agent A et calculez son espérance, sa variance et
son écart-type.
En plus de l’individu A, considérons l’individu B doté de la même richesse initiale qui fait face à x
eB qui a
les mêmes caractéristiques que xeA (mais les deux loteries sont indépendantes). Les deux individus s’accordent
pour partager à parts égales le risque total auquel ils font face (chacun fait donc face à 1/2(exA + xeB )).
1. Quels sont les issues possibles de Y = 1/2(e
xA + x
eB ) et la probabilité de chacune d’entre elles ?
2. Exprimez la distribution de Y et calculez son espérance, sa variance et son écart-type.
efi ) − ki σ 2 (w
3. Si la fonction d’utilité de l’investisseur i (avec i = A; B) est Ui = E(w efi ) (avec ki > 0),
montrez que les deux individus profitent de l’accord passé entre eux.
Supposons que les deux individus se répartissent le risque de façon plus libre. L’individu A assume une
fraction α du risque total et l’individu B, une fraction 1 − α (avec 0 < α < 1).
1. Exprimez UA et UB en fonction de α
2. Soit U = UA + UB , le bien être total. Quelle est la valeur de α qui maximise le bien être total ?
Commentez.

1.7 La représentation des situations extrêmes


En considérant une approche simplifiée des agents, on supposera que ceux-ci sont égoïstes. Par conséquent,
il semble naturel d’associer le niveau de satisfaction −∞ à l’état "je suis mort". On observe les comportements
suivants chez les agents (simplifiés aussi). Soient les deux paniers de consommations suivants accessibles pour
le même prix.
1. Un week-end à Biarritz, avec transport en train avec probabilité d’accident mortel nulle et satisfaction
associée au week-end µ1 ("équivalent argent").
2. Un week-end à Naples, avec transport en avion puis en voiture sur les routes sinueuses avec probabilité
d’accident mortel θ2 et satisfaction associée au week end en l’absence d’accident mortel, µ2 . On supposera
que 0 < θ2 et 0 < µ1 < µ2 < M avec M entier.
1. Représenter les deux paniers sous la forme de 2 loteries.
P
2. Soit la fonction d’utilité U (W ) = pi wi . Montrez que pour toutes valeurs des paramètres respectant
les conditions définies, le même week-end est toujours préféré.
3. Expliquez ce résultat.

4
4. Suggérez une forme différente de fonction d’utilité telle que suivant les valeurs du paramètre, les deux
loteries peuvent être choisies.
5. Quelle explication (non technique) fourniriez-vous au paradoxe de la question 1 ?

2 La théorie d’espérance d’utilité


2.1 Transformations des fonctions d’utilité élémentaires
Soit L l’ensemble des loteries définies sur le support {x1 ; x2 ; ...; xN }.Montrez que deux fonctions d’utilité
U et V sont associées à la même relation de préférences satisfaisant les axiomes vNM,  sur L si et seulement
si il existe a > 0 et b ∈ R tels que V = aU + b.
(indication : dans le cas où il existe l1  l0 , pensez à introduire αl tel que l ∼ αl l1 + (1 − αl )l0 .)

2.2 Déterminez vos préférences !


On considère l’ensemble des loteries sur le support (0; 100; 1000) (en Euros).
1. Soit une loterie qui donne 1000 avec probabilité p et 0 avec probabilité 1 − p. Pour quelles valeurs de p
préférez-vous cette loterie à une loterie qui vous donnerait 100 euros de façon certaine (il s’agit d’une
réponse personnelle en fonction de vos préférences) ? On notera p0 la borne inférieure de l’intervalle
précédemment trouvé.
2. En supposant que vos préférences respectent les axiomes vNM, déterminez en fonction de p0 vos
préférences sur L.
3. Comparez suivant vos préférences les loteries suivantes.
x1 p(x1 ) x2 p(x2 ) x3 p(x3 )
0 0, 5 0 0, 05 0 0, 7
100 0, 25 100 0, 75 100 0
1000 0, 25 1000 0, 2 1000 0, 3

2.3 L’axiome d’indépendance


Montrez que que si la relation de préférence  sur l’ensemble L de loteries satisfait l’axiome d’indépen-
dance alors pour tout α ∈]0; 1[ et tout l, l0 et l00 ∈ L, on doit avoir :

l  l0 si et seulement si αl + (1 − α)l00  αl0 + (1 − α)l00


et

l ∼ l0 si et seulement si αl + (1 − α)l00 ∼ αl0 + (1 − α)l00

2.4 Le paradoxe d’Allais


Soient les loteries suivantes :

x1 p(x1 ) x2 p(x2 ) x3 p(x3 ) x4 p(x4 )


0 0, 9 0 0, 91 0 0 0 0, 1
10000 0, 1 10000 0 10000 1 10000 0
15000 0 15000 0, 09 15000 0 15000 0, 9

Un agent préfère strictement x2 à x1 et x3 à x4 . Ses préférences concernant ces loteries respectent-elles


les axiomes vNM (explicitez) ?

5
2.5 Vers la notion d’équivalent certain
Soient les deux loteries suivantes :

l1 p(l1 ) l2 p(l2 )
200 0, 7 1200 0, 1
0 0, 3 0 0, 9

Soient x1 et x2 les montant d’argent certains tels qu’un individu est indifférent entre la loterie li et le
montant xi .
Montrez que si les préférences sur les loteries sont monotones et transitives, l’individu préfèrera la loterie
l1 à la loterie l2 si et seulement si x1 ≥ x2 .

3 Equivalent certain et notions afférentes


3.1 Aversion et goût pour le risque
Considérons un agent ayant des préférences représentées par une fonction d’utilité avec pour fonction
d’utilité de Bernoulli associée u. Pour les différentes valeurs u suivantes, qualifiez l’attitude par rapport au
risque de l’agent.
1. u(x) = ln(x)
2. u(x) = −e−x
3. u(x) = x3
4. u(x) = ax + b avec a, b > 0
xr
5. u(x) = r avec r > 0

3.2 Retour sur l’exercice 1


On reprend les éléments de l’exercice 1.
1. Parmi les 6 fonctions d’utilité de l’exercice 1 lesquelles sont des fonctions d’utilité espérée vNM ?
2. Supposons maintenant que la richesse
P √initiale de l’agent est de 169 et que sa fonction d’espérance
d’utilité soit de la forme U (W ) = pi wi . Si le prix de la participation au jeu est de 25, quelle est le
gain g minimum tel que l’agent accepte de participer ?
3. Supposons maintenant que le coût de participation est de 60 et le gain de 1380 ? Pour quel niveau de
la richesse initiale W0 est-il indifférent entre participer et ne pas participer ?

3.3 Demande de travail...



Soit un producteur dont la fonction de production est q = l (q étant la quantité produite et l le nombre
de travailleurs). Il doit décider du nombre de travailleurs à embaucher pour le salaire 1. Le prix de vente, p
est inconnu. Avec probabilité 1/2, il est égal à 10 et avec probabilité 1/2, il est égal à 30.
1. Calculez la demande de travail en supposant que ses préférences sont représentables par la fonction
espérance.
2. Calculez la demande de travail en supposant que ses préférences sont représentables par la fonction de
Markowitz linéaire avec k = 1/100.
3. Calculez la demande de travail en supposant que ses préférences sont représentables par la fonction

d’espérance d’utilité de Cramer ( ).

6
3.4 Fonctions de Bernoulli : fonctions affines par morceaux
Soit un individu doté d’une richesse initiale w0 = 100 et à qui est proposé la loterie suivante.
x p(x)
−10 0, 25
10 0, 75

La fonction d’utilité de l’individu est définie comme suit. U (w) = 2w pour w ≤ 100 et U (w) = w + 100 pour
w > 100.
1. Calculez l’équivalent certain de la loterie, son prix de vente et sa prime de risque (utilisez une illustration
graphique en plus des calculs).
2. Qu’advient-il de ces valeurs si U devient V définie par : V (w) = 2w pour w ≤ 100 et V (w) = 0.5w +150
pour w > 100.
3. Interprétez les différences entre les résultats obtenus à chacune des deux premières questions.

3.5 Fonctions de Bernoulli : fonctions exponentielles


Soit un agent ayant pour fonction d’espérance d’utilité U avec fonction de Bernoulli associée u telle que
u(w) = −e−2w et pour richesse initiale 1 et une loterie xe définie par une fonction de distribution uniforme
sur [−0, 4; 0, 6].
1. Calculez l’équivalent certain, le prix de vente et la prime de risque associés à x
e.
2. Comparez la valeur exacte de la prime de risque avec son approximation par la méthode d’Arrow-Pratt.

3.6 Fonctions de Bernoulli : fonctions quadratiques


Soit la fonction d’utilité de Bernoulli quadratique : u(w) = w − βw2
1. Etudier les caractéristiques de cette fonction
2. Montrer que les préférences d’un individu pouvant être représentées par une fonction d’utilité de ce
type ne dépendent que de l’espérance et de la variance de sa richesse finale.

3.7 Calculs de prime de risque


Soit une loterie x
e définie de la façon suivante :
x p(x)
−1 1/2
0 1/6
3 1/3
Soit l’agent A disposant d’un patrimoine initial W0A = 1 et de la√loterie x e dont les préférences face au
risque sont représentées par la fonction de Bernoulli suivante : u(t) = t pour tout t ≥ 0 niveau de la richesse
finale.
1. Calculez l’espérance d’utilité de l’agent A, l’équivalent certain pour lui de la loterie x
e, son prix de vente,
sa prime de risque et l’approximation par la méthode d’Arrow-Pratt de sa prime de risque.
2. Soit l’agent B qui ne diffère de l’agent A que par le montant de son patrimoine initial. W0B = 100.
Calculez la prime de risque de l’agent B.
3. Comparez la prime de risque de l’agent A et celle de l’agent B. Commentez.

7
4 Compléments sur la mesure de l’aversion au risque
4.1 Risque partiel
Soit un individu ayant une richesse initiale w0 et des préférences satisfaisant les axiomes vNM et re-
présentées par une fonction de Bernoulli, u. On suppose qu’une fraction q avec q ∈ [0; 1] de la richesse de
l’individu est placée sur un investissement risqué, le reste de sa richesse ne fait face à aucun aléa. Sa richesse
finale peut alors s’écrire w̃f = (1 − q)w0 + qw0 (1 + x̃) avec E(x̃) = 0.
On définit π̂ de la façon suivante : u((1 − q)w0 + qw0 (1 + π̂) = E(u((1 − q)w0 + qw0 (1 + x̃)).
1. Donner une approximation de π̂ (formule de type Arrow-Prat).
2. Donner la formule de l’aversion partielle au risque, son lien avec l’aversion relative et l’aversion absolue.

4.2 Risque partiel (suite)


Soit un individu ayant une richesse initiale de 10 euros et des préférences satisfaisant les axiomes vNM et
1
représentées par une fonction de Bernoulli, u(x) = x 2 . 6 euros font face à un aléa représenté par une variable
aléatoire ayant une distribution uniforme sur [−1; 1]. Le reste de sa richesse ne fait face à aucun aléa.
1. Calculer la valeur du π̂ pour cet individu faisant face à ce risque
2. Donner la valeur approximée de π̂.
3. Que pensez-vous de l’approximation ?

4.3 Prix de vente et prix d’achat


Nous allons nous pencher sur la différence entre le prix de vente t le prix d’achat d’une loterie. Soit
un individu A ayant une préférence face au risque représentée par une fonction de Cramer. Il dispose d’une
richesse initiale de 5 . Soit une loterie additive x̃ donnant −4 avec une probabilité 1/4 et 4 avec une probabilité
3/4.
1. Quel est le prix de vente et la prime de risque de la loterie pour l’individu A.
2. Montrer que le prix d’achat ne peut pas être égal au prix de vente précédemment obtenu.
3. Calculer une valeur approximative de ce prix d’achat
4. Soit un individu B ayant des préférences face au risque représentées par une fonction u(w) = −e−βw ,
disposant du même capital initial et faisant face à la même loterie, calculer le prix de vente, la prime
de risque et le prix d’achat de la loterie pour l’individu B.
5. Commentez

5 Comparaison de risques
5.1 Dominance stochastique à l’ordre 1
1. Expliquez l’expression suivante : "La richesse de M. Albert domine stochastiquement à l’ordre 1 celle
de M. Benoît."
2. Exprimez rigoureusement la phrase relâchée : "La demande de micro-ordinateurs continue à être très
aléatoire mais elle augmente."
3. Démontrez que la variable aléatoireX = Y + a (avec Y variable aléatoire et a ∈ R+ ) domine stochas-
tiquement à l’ordre 1 Y .
4. Classez les 3 loteries suivantes par ordre de dominance stochastique à l’ordre 1, L1 = (10; 20; 30; 0, 1; 0, 8; 0, 1),
L2 = (10; 21; 30; 0, 1; 0, 8; 0, 1), L3 = (10; 20; 30; 0, 2; 0, 6; 0, 2)

8
5.2 Dominance stochastique d’ordre 2
Soient les 3 loteries suivantes :
x p(x) y p(y) z p(z)
0 1/2 −1 1/4 0 1/2
10 1/2 1 1/4 9 1/4
10 1/2 11 1/4

1. Montrez que tout agent averse au risque préfère x̃ aux deux autres loteries. Montrez aussi que les
préférences entre les deux autres loteries ne sont pas unanimes entre les agents averses au risque.

5.3 Risques d’incendie...


Un individu A possède un montant 100 et une maison de valeur 80. La probabilité d’un incendie impliquant
la destruction totale de la maison est 0, 1. Un autre individu, B, dispose de la même fortune et de deux maisons
chacun d’une valeur 40. Chacune des maisons fait face au même risque d’incendie de 0,1 (les incendies de
bâtiment différents sont indépendants). Les individus ne sont pas assurés contre l’incendie.
1. Donnez l’expression des fonctions de répartition des fortunes finales de chacun des individus et repré-
sentez les graphiquement.
2. Montrez que A est dans une situation plus risquée que B. Donnez l’intuition de ce résultat.
3. Modifions un peu la situation de B et supposons que les risques d’incendie peuvent être corrélés. Chaque
maison peut brûler avec une probabilité 0, 1 et le risque que la seconde maison brûle conditionnellement
au fait que la première brûle et maintenant q ∈ [0, 1]. Comparez les situations de risque de A et B en
fonction des valeurs de q.

5.4 Billets de loteries...


Soient les loteries, L1 , L2 , L3 et L4 suivantes :

x1 p(x1 ) x2 p(x2 ) x3 p(x3 ) x4 p(x4 )


−2 1/2 −4 1/4 −2 1/4 −2 1/6
2 1/2 0 1/2 0 1/2 0 1/2
4 1/4 2 1/4 2 1/3

On considère l’agent A disposant d’un patrimoine initial 4 et ayant une fonction d’utilité de Cramer.
1. Un entreprise de loteries vend des billets dont les espérances sont représentées par la loterie L1 . Calculez
l’espérance d’utilité de l’agent A détenant un billet de loterie, l’équivalent certain de la situation de M.
A, la prime de risque et son approximation.
2. Montrez que détenir deux billet correspond à un tirage représenté par la loterie L2 (les tirages sont
indépendants) et que détenir deux demi billet correspond à un tirage représenté par la loterie L3
3. Montrez que tout agent averse au risque préfère L3 à L1 et L1 à L2 .
4. Montrez que tout agent ayant des préférences monotones préfère L4 à L3 .

5.5 Gestion des probabilités faibles


L’utilité espérée permet aussi de gérer des probabilités très faibles lorsqu’on est habitué à réfléchir avec
des plus élevées.
Supposons qu’une agence de sécurité doive établir un critère permettant de définir dans quelles conditions
une zone inondable doit être évacuée. La probabilité d’inondation est de 1%. Il y a 4 possibilités.
A) L’évacuation n’est pas nécessaire et elle n’est pas effectuée.

9
B) Une évacuation non nécessaire est effectuée.
C) Une évacuation nécessaire est effectuée.
D) Il n’y a pas d’évacuation et l’inondation cause une catastrophe.
Supposons que l’agence soit indifférente entre la situation B et la loterie qui donne A avec probabilité
p et D avec probabilité 1 − p et entre la situation C et la loterie qui donne B avec probabilité q et D avec
probabilité 1 − q. On supposera aussi que 0 < p, q < 1, que les axiomes de vNM sont satisfaits et que A est
préférée à D.
1. Construisez une fonction d’utilité espérée pour cette agence.
Soit les deux critères de décision différents :
1- Critère 1 : Ce critère résultera en une évacuation dans 90% des cas d’inondation et une évacuation
non nécessaire dans 5% des cas où il n’y pas d’inondation.
2- Critère 2 : Ce critère résultera en une évacuation dans 95% des cas d’inondation et une évacuation
non nécessaire dans 10% des cas où il n’y pas d’inondation.
2. Quelles sont les distributions de probabilité des 4 possibilités avec ces deux critères de décision ?
3. En utilisant la fonction d’utilité trouvée à la première question, donnez les conditions pour que le critère
1 soit préféré.

5.6 Un exemple de mutualisation du risque


Soient trois individus dotés de patrimoine initiaux identiques. Ces patrimoines sont constitués d’une
dotation financière F non aléatoire et d’une voiture de valeur f . Avec une probabilité p, la voiture de chaque
individu fait face à un accident et sa valeur devient 0. Les probabilités d’accident des trois voitures sont
indépendantes. On note w̃1 , la variable aléatoire représentant la richesse de l’un de ses individus, w̃2 , la
richesse de l’un de ses individus s’il associe avec un autre individu pour former une mutuelle et w̃3 , la
richesse de l’un de ses individus s’il associe avec les deux autres individus pour former une mutuelle.
1. Exprimez, F , G et H, les fonctions de distribution associées respectivement à w̃1 , w̃2 et w̃3 et tracez
les.
2. Vérifiez que w̃3 DS2 w̃2 et w̃2 DS2 w̃1

5.7 Une réinterprétation


1. Si on reprend les données de l’exercice précédent, peut-on les interpréter comme une représentation
d’un risque de santé avec des frais médicaux et si oui comment ?
2. En vous permettant de faire évoluer quelques éléments de la modélisation, dans quels cas des mu-
tuelles "santé" sont inutiles ?
3. Pour une mutuelle remboursant des frais médicaux, semble-t-il justifier de faire payer plus les riches
(= salaires élevés) que les pauvres ( = salaires faibles) ?
4. Même question si la mutuelle santé inclut le paiement des salaires "perdus".

6 Décisions d’investissement en univers risqué


6.1 Fonction d’utilité de Bernoulli logarithmique
Considérez un individu caractérisé par une fonction d’utilité de Bernoulli u(wf ) = ln(wf ). Il peut placer
une partie a de sa richesse initiale, w0 , sur un actif risqué dont le rendement peut prendre deux valeurs
x̃ ∈ {x; x̄} avec x < i < x̄ où i est le taux de rendement du placement sans risque. La probabilité de
rendement faible est noté par q.

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1. Déterminez la valeur analytique de a.
2. Etudiez les variation de a en fonction de q et de w0 .
3. Application numérique : calculez a lorsque x̃ ∈ {−0, 04; 0, 2}, q = 0, 55, i = 0, 06 et w0 = 10000.

6.2 Fonction d’utilité de Bernoulli exponentielle et loi normale


Soit un individu caractérisé par une fonction d’utilité de Bernoulli u(wf ) = −e−βwf . Il peut placer une
partie a de sa richesse initiale, w0 , sur un actif risqué dont le rendement x̃ suit une loi normale d’espérance
µ et de variance σ 2 .
1. Montrez que l’espérance d’utilité sera alors :
1 2 2 2
E(u(w̃f )) = − e−β[(1+i)w0 +(x−i)a]− 2 β a σ dx.
R

2. Déterminez la valeur analytique de a pour un individu maximisant son espérance d’utilité.


3. Comparez le résultat obtenu avec d’autres critères de choix dans l’incertain.
4. Faites un dessin de u(wf ) pour comparer le cas β faible au cas β élevé.
5. Comment varie le choix de a avec β ? Interprétez ce résultat avec les dessins de fonction d’utilité.
a
6. Comment varie le choix de a et w0 avec w0 ?
7. Application numérique : calculez a lorsque µ = 0, 068, σ = 0, 038736, i = 0, 06, β = 0, 000034 et
w0 = 10000.

6.3 Assurance et asymétrie d’information


Soit une population constituée de deux groupes de même taille d’individus. Les individus du groupe A
disposent d’une richesse initiale de 100 qui ne fait face à aucun aléa et d’une richesse de 100 qui fait face à
un aléa. celle-ci peut disparaitre avec une probabilité pA = 1/10. la fonction d’utilité des individus est de la
forme vNM avec u(w) = − exp(−w/2). Les individus du groupe B ont les mêmes caractéristiques si ce n’est
que la probabilité que leur richesse aléatoire disparaisse est de 3/10.
Une assurance se propose d’assurer les individus en coassurance avec un niveau de couverture a et un
taux de chargement 1/5.
Pour commencer, on supposera que l’assureur peut parfaitement distinguer à quel groupe chaque individu
appartient.
1. En supposant que les individus du groupe A peuvent librement choisir leur taux de couverture quel taux
choisiront-ils ?
2. Calculer l’accroissement d’utilité espérée associée à la disponibilité de l’assurance pour un individu du
groupe A.
3. En supposant que les individus du groupe B peuvent librement choisir leur taux de couverture quel taux
choisiront-ils ?
4. Calculer l’accroissement d’utilité espérée associé à la disponibilité de l’assurance pour un individu du
groupe B.
Supposons que le l’assureur ne puisse pas distinguer les deux groupes, il considère donc le taux moyen
de sinistralité de 1/5.
5. Quels seront alors les choix des deux population d’assurés ? Quel problème cela pose-t- il ?
6. Suggérez deux solutions à l’assureur pour résoudre ce problème (une restreignant les possibilités d’assu-
rance et une autre jouant sur le taux de sinistralité).
7. Evaluez les pertes pour chacun des groupes d’individu avec chacune des deux propositions.

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6.4 Choix d’assurance et aversion au risque
On considère une population où chaque individu a la fonction d’utilité de Bernoulli u(x) = 1 − e−λx
(avec λ > 0) et court le risque de perdre 1000 Euros. Pour 90% de la population, le risque est faible et la
probabilité de perte de 1/10. Pour 10% de la population, le risque est élevé et la probabilité de perte de
6/10. On suppose que les risques de chaque individu sont indépendants. Une compagnie d’assurance propose
d’assurer complètement contre ce risque les individus. La compagnie est encadrée et reglementée et doit donc
proposer un contrat au coût actuariel (pas de frais de structure).
1. Donnez l’expression du degré d’aversion absolue pour le risque des individus de cette population.
2. Soit λ = 0, 001, calculez l’équivalent certain, le prix de vente et la prime de risque d’un individu à
risque élevé, non assuré et disposant d’une fortune initiale égale à 3000 Euros.
(Pour la suite, on ne tient pas compte de la fortune initiale des individus.)
3. Montrez qu’en l’absence d’assurance, quel que soit λ, l’utilité espérée d’un individu à risque faible est
supérieure à celle d’un individu à risque élevé.
4. Déterminez la condition sur λ pour qu’un individu à risque faible souscrive un contrat d’assurance de
prime P .
5. Déterminez la condition sur λ pour qu’un individu à risque élevé souscrive un contrat d’assurance de
prime P .
6. Calculez le montant de la prime si tous les individus s’assurent.
7. A partir des questions précédentes, déterminez la condition sur λ pour que l’économie ait un équilibre
où tous les individus souscrivent une assurance.
8. Calculez le montant de la prime si seuls les individus à risque élevé s’assurent.
9. A partir des questions précédentes, déterminez la condition sur λ pour que l’économie ait un équilibre
où seuls les individus ayant un risque élevé souscrivent une assurance.

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