Évolution du système CNS/ATM à l'ASECNA
Évolution du système CNS/ATM à l'ASECNA
Thème
Promotion : 2010/2011
Résume
Notre travail porte sur l’étude de l’évolution du système CNS/ATM au
sein de l’agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique
et à Madagascar (ASECNA).
Nous nous sommes basés sur les projets réalisés dans le cadre de
l’amélioration du CNS/ATM, leur mise en œuvre, les moyens utilisés.
Par ailleurs, nous proposons, a travers ce modeste travail, un apport
afin de mieux sécurisé notre espace aérien.
Summary
Our work is based on the evolution of CNS/ATM system used by the
air traffic safety agency in Africa and Madagascar (ASECNA).
We have dealt with the projects which are realized to perform the
CNS/ATM system, their application, the means used. On the other
hand, we propose through our work some solutions of the air traffic
safety problems in Africans air space.
ﻣﻠﺨﺺ
وﺗﻄﻮﯾﺮھﺎ ﻓﻲ ﻟﺠﻨﺔ اﻟﻤﻼﺣﺔCNS/ATM ﻧﺮﻛﺰ ﻓﻲ ﻋﻤﻠﻨﺎ ھﺬا ﻋﻠﻰ أھﻤﯿﺔ ﻧﻈﺎم
.(ASECNA)واﻟﺴﻼﻣﺔ اﻟﺠﻮﯾﺔ ﻓﻲ إﻓﺮﯾﻘﯿﺎ وﻣﺪﻏﺸﻘﺮ
وﻧﻌﯿﺮ أﯾﻀﺎ اھﺘﻤﺎﻣﻨﺎ ﻋﻠﻰ ﺟﺎﻧﺐ اﻟﻤﺸﺎرﯾﻊ اﻟﺘﻲ ﺗﻢ اﻧﺠﺎزھﺎ ﻣﻦ اﺟﻞ اﻟﺘﻄﻠﻊ إﻟﻰ
. ﻣﻦ اﺟﻞ ﺳﻼﻣﺔ اﻟﻤﻼﺣﺔ اﻟﺠﻮﯾﺔ ﻓﻲ إﻓﺮﯾﻘﯿﺎCNS/ATM ﻣﺴﺘﻘﺒﻞ أﻓﻀﻞ ﻟﻨﻈﺎم
Nous tenons à remercier en premier lieu, DIEU le tout
puissant de nous avoir donné la foi et le courage à fin de réaliser
ce petit ouvrage.
A mes frères.
A mes sœurs.
A toute ma grande famille d’Hassan jalan que son âme repose en paix.
DARPs : prise en compte dynamique des changements d'itinéraire demandés par les usagers
(Dynamic Airborne Route Planning System)
DCPC : Communications Directes Contrôleur-Pilote (voix/données)
DELP : Délégation de Paris
DFIS : Services d'Information en Vol par Liaison de Données
DGNSS : GNSS différentiel
DME : Equipement de Mesure de Distance
N
NAMPG: Nord-américain Groupe De Planification
NAT SPG: Groupe De Planification De Systèmes D'Atlantique nord
NAV: Navigation
NAVAID: Aide à la navigation aérienne
NDB: Radiophare Non Directionnel
NM: Nautical Mile
NOTAM: Not To Airman
NPA : approche classique
NPV : Net Present Value
III.1. Introduction
……………………………………………………………………………………………54
III.2. Planification et mise en œuvre
……54
III.3. Mise en œuvre du plan AFI........................................................................................................................ …
54
III.4. Différents Faces de la mise en œuvre dans la région AFI
……………………………………….55
III.4.1. Phase I (court terme), en 2005 .............................................................................................................. ……..55
III.4.2. Phase II (moyen terme) 2006-2011 ................... .......................................................................................... ..55
III.4.3 Phase III (long terme), 2012 et au-delà .......................................................................................................... ..56
III.5. Les moyens CNS/ATM utilisé dans l’ASECNA .............................................................................................. .57
[Link] .................................................................................................................................................... 57
[Link]
……………………………... 57
[Link]
…………………………………………………………………………………………………..57
III.5.2.2. Moyens de communication .................................................................................................
………………58
A. Service mobile
…………………………………………………………………………………………...58
Radiotéléphonie VHF (Very High frequency) et VHF déportée
……………………………………….…..59
Radiotéléphonie HF (hight frequency)
……………………………………………………………………...60
ACARS et
ATISA/PDCA………………………………………………………………………………….. 61
Le VSAT
…………………………………………………………………………………………..62
Le réseau AFISNET...................................................................................................................................... 62
Performance consécutive à la mise en place du déport par VSAT ............................................................... 63
B. Service fixe aéronautique(SFA) ............................................................................................................................. 63
a) Les réseaux IBS ........................................... ......................................................................................................... 63
b) Le réseau de commandement .....................................................................................................,........................... 64
c) RSFTA .................................................................................................................................................................... 64
III.5.3. Navigation ....................................................................................................................................................... 66
III.5.3.1 Introduction ................................................... .............................................................................................. 66
III.5.3.2 Les moyens utilisés ...................................................................................................................................... 66
Radiobalises au sol...................................................................................................................................................... 66
Systèmes INS/IRS .................................................................................................................................... 66
L'avenir de la
GNSS…………………………………………………………………………………………66
III.5.3.3 Performances du Service de Radionavigation. ............................................................................. 67
III.5.4. Surveillance..................................................................................................................................................... 68
III.5.4.1. Introduction ........................................................................................................................... ...................... 68
III.5.4.2. Les moyens utilisés .................................................................................................................. . ................. 68
Procédures..................................................................................................................................................... 68
Mise en œuvre du RADAR......................................... .................................................................. .............. 69
L’ADS (automatique dépendent surveillance).............................................................................................. 70
Fonctionnement des circuits ATS/DS............................................... ........................................................... 70
Systèmes de traitement des donnes des vols (FDPS)................................................................ ……..
71
III.5.4.3. Performances du Service de Surveillance
…………………………………………………………72
III.6. ATM (Air Trafic Management) ..................................................................................................................... …73
III.6.1 Introduction :
…………………………………………………………………………………………………. 73
III.6.2 Réseau d'observation météorologique
………………………………………………………………………..73
III.6.3 Régionalisation des services ATM et conclusion ………………………… ……………………………….
74
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE & LIENS INTERNET
ANNEXES
INTRODUCTION GENERALE :
Le concept des systèmes de communication, navigation et surveillance (CNS), qui a
été entériné par les États membres de l'OACI, en est maintenant à la phase de la mise en
œuvre. Cette importante tâche comprend l'élaboration de normes et pratiques recommandées
et d'éléments indicatifs par divers groupes de travail spécialisés. Des essais en vue de la mise
en œuvre des systèmes CNS sont actuellement réalisés dans différentes régions du monde.
Le concept CNS/ATM est un concept mondial pour une harmonisation des standards et des
procédures.
L'OACI a divisé le monde en plusieurs grandes régions aéronautiques. La région AFI
correspond à la zone Afrique - Océan Indien, et englobe les espaces gérés par l'ASECNA. Le
Doc 003 est le plan de mise en œuvre des nouveaux systèmes CNS/ATM dans cette région
AFI : le plan AFI.
L'ASECNA a participé très tôt aux essais et à la mise en œuvre des nouveaux
systèmes CNS en coopération avec plusieurs partenaires afin de tirer parti de ces systèmes
pour améliorer la sécurité des services de navigation aérienne assurés aux usagers.
Notre travail consiste d’analyser ce qui a été réalisé, faire un suivi des différents projets et a la
fin faire des propositions. Dans ce travail nous essaieront de répondre à la problématique suivante :
Est ce que tous les projets CNS sont menés a termes au niveau de l’ASECNA ?
Pour réaliser ce travail nous allons subdivisés notre projet en quatre chapitre :
Le chapitre I fait un rappel de l’historique de l’ASECNA avec toutes ses anciennes
réalisations et projets mise en œuvre.
Le chapitre II détaille tous les différents moyens de la CNS/ATM existants dans le monde
d’aujourd’hui
Le chapitre III consiste à visualiser les différents moyens CNS/ATM utilisé par l’ASECNA et
ses évolutions en Afrique géré par l’agence, un détaille du fonctionnement des moyens, puis les
programmes réalisés ces dernières années.
Le chapitre IV qui est consacré à l’horizon 2013 qui été mise en place par l’ASECNA et les
différents projets réalisé par l’ASECNA.
A la fin nous terminons par une conclusion générale en répondant à toutes les questions posées par
avant.
Chapitre II : Généralité sur le concept CNS/ATM
Historique
Le processus de guidage d'un avion d’une manière sure et efficace de son origine à
destination exige des systèmes de gestion du trafic aérien, soutenus par trois fonctions clés:
communication, navigation et surveillance. L’OACI appelle ces fonctions, CNS et les
considère comme une base du service de soutien à la gestion du trafic aérien (ATM). Bien
que, ces fonctions ne sont pas nouvelles pour l'aviation, les avions et leur avionique sont
devenus plus sophistiqués. Dans le début des années 1980, l'OACI a reconnu les limitations
croissantes des moyens de la navigation aérienne en vigueur et le besoin d'améliorations pour
accompagner l'aviation civile dans le 21ème siècle. En 1983 l'OACI, a établi le Comité
spécial sur les futurs systèmes de navigation aérienne (FANS), sa tâche est : étudier,
identification et évaluer de nouveaux concepts et de nouvelles technologies et faire des
recommandations et coordonner le développement de la navigation aérienne pour les
prochaines vingt-cinq ans.
b) la difficulté, pour une variété de raisons, de mettre en œuvre des systèmes CNS et de leur
exploitation de manière cohérente dans une grande partie du monde.
c) les limitations des communications par voix et le manque de systèmes numériques
d'échange de données air-sol, pour renforcer les systèmes automatisés.
Le Comité a conclu que les limitations des systèmes actuels sont intrinsèques aux
systèmes eux-mêmes et donc les problèmes ne pouvaient être surmontés, sauf par de
nouveaux concepts et de nouveaux systèmes CNS qui à leur tour soutiendrons le futurs ATM.
L'exploitation de la technologie des satellites a été la seule solution viable. Le comité a
toutefois reconnu que certains systèmes en propagation directe continueraient à être utilisés,
comme les systèmes à très haute fréquence (VHF) et le SSR et mode S dans les zones
terminales. Ainsi, le concept FANS, maintenant appelé systèmes CNS / ATM, est un mélange
de technologie satellitaire et quelques systèmes en propagation directe visant à atteindre des
performances optimales. Le Comité FANS a présenté son premier rapport en mai 1988.
35
Chapitre II : Généralité sur le concept CNS/ATM
La transition vers les nouveaux systèmes CNS / ATM, ne se fera pas au même
moment dans chaque partie du monde, le niveau de sophistication des systèmes seront adaptés
aux besoins des différentes régions / Etats. Néanmoins, la conception et mise en œuvre devra
prendre en compte les besoins des usagers de l'espace aérien, ainsi que, celles des régions
adjacentes d'information de vol (FIR) et d’assurer que les systèmes régionaux / nationaux qui
en résultent sont ainsi coordonnés, rationalisés et harmonisés de telle façon à constituer en
temps opportun système mondial rentable.
36
Chapitre II : Généralité sur le concept CNS/ATM
Le système ATM envisagé sera constitué de plusieurs sous éléments, qui sont:
La gestion l’espace aérien (ASM), les aspects liés à l'ATM des opérations de vol, (ATS) et
gestion de flux du trafic aérien (ATFM). Ces sous éléments vont évoluer et assumer des rôles
différents, qui seront intégrés dans un système global.
Plutôt que de considérer les fonctions terrestres et aériennes comme séparées, les aspects
liés à l'ATM des opérations de vol sera entièrement intégrée comme une partie fonctionnelle
du système ATM. En définitive, cette interopérabilité et l'intégration fonctionnelle dans un
système global donnera une synergie d'opérations qui n'existe pas actuellement.
Grâce à l'utilisation d'une liaison de données pour l'échange de données entre les éléments
du système ATM, l'intégration fonctionnelle peut être accomplie.
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Chapitre II : Généralité sur le concept CNS/ATM
L'ASM a toujours été reconnue comme un partage dynamique de l'espace aérien par
les utilisateurs civils et militaires. Dans un système homogène et ATM mondial, cependant,
l'ASM ne sera pas limitée aux seuls aspects tactiques d'utiliser l'espace aérien. Son champ
d'action principal sera élargi à une fonction de planification stratégique des infrastructures de
l'espace aérien et la flexibilité de l'espace aérien.
En ce qui concerne l'ATM, l'ASM est vu stratégiques se composent de deux éléments
principaux:
a) la détermination, pour tout espace aérien donné, des exigences de l'ATM pour les
communications, la navigation et la surveillance.
Pour la communication : L'OACI a élaboré les exigences ATM pour des communications air-
sol et sol-sol à l'appui d'un système ATM mondial. Ce travail comprendra un énoncé des
performances de communication requises (RCP), qui sera parallèle et compléter le travail déjà
accompli concernant la qualité de navigation requise (RNP) et le travail effectué concernant
les performances de surveillance requises (RSP) *.
Pour la navigation : Les exigences spécifient la zone de navigation de surface (RNAV) la
capacité de l'aéronef. Tout d'abord cette capacité RNAV peut continuer à être fournis par les
systèmes embarqués qui reposent sur des aides à la navigation au sol, il y aura une tendance
croissante vers la navigation par satellite (GNSS). Cela conduira à l'un des principaux
avantages économiques des systèmes CNS / ATM, qui est le retrait éventuel d'une partie des
installations au sol. L'OACI élabore les exigences ATM pour les capacités de navigation et
de la performance en route et les opérations de région terminale dans le cadre de ses travaux
liés à la RNP.
Pour la surveillance : Exigence de Radars supplémentaires et / ou surveillance dépendante
automatique (ADS), la capacité de l'espace aérien sera insuffisante pour répondre à la
demande future du trafic aérien. Les exigences de surveillance en cours de développement
ATM spécifient des critères pour le radar et la couverture ADS. Ce travail comprendra
également une déclaration du RSP en parallèle avec les travaux déjà accomplis concernant la
RNP et à compléter les travaux menés sur le RCP. Il mènera également vers le partage des
données de surveillance provenant du SSR et l'ADS intégrés / systèmes SSR.
Les aspects liés à l'ATM des opérations de vol sont une partie intégrante de l'ATM
dans les systèmes CNS / ATM.
L’amélioration de l'intégration fonctionnelle des aspects liés à l'ATM des opérations de
vol et d'autres composants de l'ATM, à savoir l'ATS, l'ASM et l'ATFM, sera un facteur clé
dans la mise en œuvre des systèmes CNS / ATM. Par exemple, les systèmes automatisés sur
le terrain va aider le contrôleur à détection et résolution des conflits, basé sur l'information
provenant des systèmes de gestion de vol d'aéronef, et à un moment donné, va négocier les
autorisations ATC avec ces systèmes aéroportés. En outre, les autres informations qui sont
désormais transmis par la voix peuvent être effectuées en utilisant une transmission
automatique des données.
La partie aérienne de l'ATM comprend trois domaines:
a) capacités fonctionnelles des systèmes de l'avion;
b) procédures pilotes;
c) l'intégration des aspects liés à l'ATM des opérations aériennes dans le processus ATM.
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Chapitre II : Généralité sur le concept CNS/ATM
(ACAS), les systèmes de gestion de vol (FMS) et des bases de données l'air, sont en cours
de développement. L'interface de l'ADS et de liaison de données ATS et d'autres interfaces
homme-machine (HMI). Le travail d'intégration finira par englober des moyens électroniques
pour aider les aéronefs dans le maintien d'une séparation ATC spécifiés, après une telle
exigence a été identifié comme la poursuite continue des travaux sur l'ATM.
La disposition des services ATM devrait soutenir le concept porte à porte, y compris
l'horaire des vols et de la planification. Et les manœuvres de gestion des aires.
Les exploitants d'aéronefs exigent un degré particulièrement élevé de régularité et de
ponctualité afin de maintenir l'efficacité des opérations commerciales du réseau de transport.
Le système ATM doit donc être suffisamment souple pour répondre aux changements à
court terme des horaires de départ, tel que déterminé par les opérateurs, afin, par exemple,
pour permettre la connectivité des vols en cas d'arrivées retardées. Le système CNS / ATM
devrait soutenir les utilisateurs dans leurs choix flexible entre la ponctualité du départ et la
flexibilité de départ dans le cadre d'une approche intégrée porte-à-porte.
Souple de l'espace . Tous les usagers de l'espace devraient avoir accès à l'espace aérien
nécessaire basée sur une notion d’utilisation flexible de l'espace aérien, plutôt que sur un
système ATM fondé sur la séparation stricte de l'espace aérien.
Les exploitants d'aéronefs d'État sont également utilisateurs de l'espace aérien. Ils
devraient, cependant, ne pas entraver une souplesse, une utilisation optimisée de l'espace
aérien par d'autres utilisateurs. Par exemple, une exigence de l'espace aérien individuels de
«bloquer» l'espace aérien d'une certaine dimension devrait être satisfaites sur une base
temporaire seulement (-être activée que lorsque réellement c’est nécessaire).
La coordination étroite entre tous les usagers, en particulier entre civils et militaires, est
une condition fondamentale pour une utilisation flexible de l'espace aérien. Le système CNS /
ATM devrait soutenir cette fonction en améliorant la capacité d'échange d'information et de
surveillance en temps réel de l'état de l'espace aérien.
La planification des vols, L'exactitude des données de vol utilisé pour le système ATC au
sol sera améliorée en incorporant des données calculées dans l'ordinateur de gestion de vol
pour les profils de vol à trois ou quatre dimensions.
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Chapitre II : Généralité sur le concept CNS/ATM
Le calcul et l'entretien des profils de vol seront partagés entre le FMS et des systèmes ATC
au sol par l'utilisation des aides interactives automatisées qui permettent un rôle plus
collaboratif pour les utilisateurs basées sur des informations partagées, telles que:
Les prévisions de la densité du trafic, les exigences actuelles de la circulation et la météo.
Le FMS devrait avoir, entre autres, les fonctionnalités suivantes:
a) Calculer le profil de vol pour le vol prévu, basé sur le plan de vol délivré par la
compagnie aérienne;
b) Adhérer au profil de vol comme accepté par le système ATC au sol.
c) Notifier automatiquement le système ATC au sol dès que les écarts par rapport au
profil de vol convenus dépassent les limites convenues.
L’ATS continuera d'être l'élément principal de l'ATM. L’ATS lui-même est composé de
plusieurs sous-éléments. Ce sont le service d'alerte, d'information de vol (FIS) et l'ATC.
L'objectif principal des services ATC est de prévenir les collisions entre aéronefs et entre
aéronefs et des obstacles sur l'aire de manœuvre et d'accélérer et de maintenir un écoulement
ordonné du trafic aérien. L'objectif de la FIS est de fournir des conseils et des informations
utiles pour la conduite sûre et efficace des vols.
L'objectif du service d'alerte est de notifier les organismes appropriés lorsque les aéronefs
ont besoin d'aide en recherche et sauvetage et d'aider des organismes tels que requis.
Des progrès significatifs ont été accomplis dans l'élaboration des dispositions relatives à
l'ATS dans les systèmes CNS / ATM. Normalisation et de planification de mise en œuvre fera
en sorte que les systèmes ATS soutenant ATM sont développées de manière à assurer
l'harmonisation et l'intégration dans un réseau régional et mondial de service continu. Ceci
nécessite l'harmonisation des données radar et des données de vol de systèmes de traitement
(FDPS), entre autres.
Finalement, les capacités fonctionnelles des systèmes de soutien ATS tels que la prédiction
des conflits, de détection, de conseil et de résolution peut-être besoin d'être standardisée.
Gestion du trafic aérien (ATFM)
L'objectif de l'ATFM est d'assurer un flux optimal du trafic aérien à destination ou à
travers des zones pendant des périodes où la demande excède ou devrait excéder la capacité
disponible du système ATC.
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Chapitre II : Généralité sur le concept CNS/ATM
Un système ATFM devrait donc réduire les délais pour les aéronefs en vol et au sol et
d'éviter une surcharge du système. L'ATFM aide l'ATC à atteindre ses objectifs et assurer
l'utilisation la plus efficace de l'espace aérien disponible et la capacité des aéroports. L’ATFM
devrait également s'assurer que la sécurité n'est pas compromise par le développement des
niveaux inacceptables de congestion du trafic et, dans le même temps, pour assurer que le
trafic est géré efficacement, sans restrictions de flux inutiles appliquée.
Dans un système ATM intégré en temps réel, les outils de gestion de flux seront
nécessaires pour assimiler la masse des flux d'informations.
Le RTSP précisera les critères qui devraient être satisfaites par le système ATM entier
dans les domaines de la sécurité, la régularité, l'efficacité, les facteurs humains et le partage de
l'espace aérien. Le RTSP permettra au fournisseur de l'ATM et des usagers d'un espace aérien
donné afin de déterminer le niveau d'utilisation optimale de l'espace aérien.
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Chapitre II : Généralité sur le concept CNS/ATM
Par exemple, les normes de performance plus faible pourraient être acceptables dans
un espace aérien particulier, pour tout ou partie des éléments du système, si les utilisateurs
étaient prêts à accepter des normes d'espacement plus grand. RTSP offrira des conseils aux
PIRG de l'OACI qui effectuera la planification effective de l'infrastructure qui sert l'aviation
civile internationale.
La communication est L'élément des systèmes CNS / ATM qui prévoit l'échange de
données aéronautiques et les messages entre les usagers aéronautiques et / ou des systèmes
automatisés. Les systèmes de communication sont également utilisés à l'appui de la navigation
et les fonctions spécifiques de surveillance. Il existe essentiellement deux catégories de
communications aéronautiques:
A) Communications air-sol
Il est prévu que la plupart des communications courantes air-sol dans la phase en route
du vol se fera via l'échange de données numériques. Pour ce faire, l'utilisateur sélectionne un
message particulier à partir d'un préconstruit en utilisant un menu à l'écran, ajoute quelques
paramètres spécifiques (ou texte libre), puis il envoie. Certains transferts de données ont lieu
entre l'air et les systèmes automatisés au sol sans avoir besoin d'intervention manuelle, Ces
échanges de données permettront de réduire considérablement le volume des communications
voix et donc de réduire la charge de travail des pilotes et des contrôleurs. Dans les zones
terminales occupées, cependant, l'utilisation de la communication vocale sera probablement
encore préférée. Pour les communications d'urgence ou non courantes, la voix sera toujours
comme principal moyen de communications air-sol.
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Chapitre II : Généralité sur le concept CNS/ATM
La transmission de messages air-sol est effectuée sur l’un des liens radio suivants:
a) service mobile aéronautique par satellite (SMAS) - les satellites de communication
géostationnaires, conçus spécifiquement pour les communications mobiles, large offre /
couverture quasi mondiale et de la voix excellente et les canaux de communication de
données. L'utilisation du AMSS est particulièrement adapté aux avions volant dans les régions
océaniques et / ou à distance l'espace aérien continental.
b) VHF (analogique) – les radios analogiques VHF existante ont une excellente fiabilité
opérationnelle et une préférence d'être utilisés pour les communications vocales dans les
zones terminales occupées ainsi que des performances générales non courantes de
communication dans leurs zones de couverture. Dans à court / moyen termes, la saturation des
bandes de fréquences pour les communications aéronautiques peuvent se produire dans
certaines parties du monde. A cet effet, des dispositions ont été prises pour réduire, si
nécessaire, l'espacement des canaux de 25 kHz to8.33 kHz et une augmentation du nombre de
canaux disponibles dans ce domaine.
d) Liaison numérique VHF (VDL) mode 1 - L'utilisation de la radio VHF analogique pour
l'échange de données a d'abord été initié par les exploitants d'aéronefs dans les années 1970.
des radios VHF ont été utilisés pour transmettre des données AOC et AAC entre les aéronefs
et leurs agences d'exploitation grâce à des stations au sol spéciaux et des réseaux
d'interconnexion. Le système, qui est appelé la communication, d'adressage et de compte
rendu (ACARS), a évolué et s'est considérablement accru et, actuellement, de nombreux
grands transporteurs l’utilisent pour AOC, AAC.
L’ACARS n'a pas été soumis à un processus de standardisation de l'OACI, mais la VDL
mode 1 si, avec un Taux de données de 2400 bauds. Le VDL mode 1 peut être vu comme un
tremplin vers le mode 2.
44
Chapitre II : Généralité sur le concept CNS/ATM
e) la VDL mode 2 - Ce mode, qui a déjà été normalisé par l'OACI, utilise des techniques de
la radio numérique. Le taux de données nominales de 31,5 kbps est compatible avec un
espacement de 25 kHz entre les canaux et la VDL mode 3 (voix et données intégrés).
Le schéma de modulation utilisée dans le mode 2 est capable de supporter les suites du
protocole différent pour différentes applications opérationnelles, ce qui augmente
considérablement l'utilisation efficace du canal VHF.
f) La VDL mode 3 - Ce mode utilise un accès multiple par répartition temporelle (TDMA) la
technique et est également en cours de normalisation par l'OACI. Le TDMA utilise des
techniques de la radio numérique capable d'intégrer la voix et les systèmes de communication
des données. La meilleure utilisation de l'éventail VHF est atteinte grâce à la fourniture de
quatre chaînes de radio séparé sur un transporteur (espacement de 25 kHz).
h) SSR mode S - le SSR mode S offre une capacité de surveillance et une liaison air-sol de
données qui est spécifiquement adapté à limiter les données de messagerie dans les zones à
forte densité. Il est également capable de fonctionner dans un environnement mixte où les
différents niveaux de capacité de liaison de données existent entre les transpondeurs des
avions.
i) Liaison de données HF - Des études ont montré que l'utilisation de liaison de données HF
pour ATSC serait faisable. Comme anomalies de propagation affectent rarement la bande de
fréquence HF à tous les endroits, un système soigneusement placé avec des stations au sol
bien connectés et la disponibilité adéquat de fréquences, il serait possible de trouver une
"meilleure" fréquence pour la transmission de paquets de données à tout lieu et de temps.
La liaison de données HF pourrait compléter SMAS dans les zones océaniques / à distance
et fournir une capacité de primaires dans les zones polaires.
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Chapitre II : Généralité sur le concept CNS/ATM
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Chapitre II : Généralité sur le concept CNS/ATM
B) Communications sol-sol
Il est prévu que la plupart des communications de routine entre usagers aéronautiques
au sol et les systèmes se feront par échange de données. Ces échanges entre des entités telles
que les bureaux de météorologie, bureaux NOTAM, banques aéronautiques de données, les
unités ATS, etc., peuvent être dans n'importe laquelle des formes suivantes:
a) libre des messages de texte;
b) présélectionné les messages de données (avec quelques pièces ajoutées manuellement) c)
l'échange de données automatisé entre les systèmes informatisés.
Une variété de réseaux terrestres, mis en œuvre par les États, un groupe d'Etats ou de
prestataires de services commerciaux, continuera à fournir des services de communication de
données aux usagers aéronautiques. Toutefois, seuls les réseaux qui utilisent des techniques
de commutation de paquets et sont compatibles avec le modèle de référence OSI ISO sera en
mesure d'utiliser les services d'interconnexion de réseaux de l'ATN. Avec la mise en œuvre
progressive de l'ATN, l'utilisation du réseau de télécommunication fixe aéronautique
(RSFTA) va diminuer! Pendant la période de transition, cependant, l'interconnexion des
terminaux RSFTA à l'ATN sera possible via des passerelles spéciales.
Les communications vocales entre les unités ATS continueront d'être nécessaires en cas
d'urgence ou non de routine facile. Considérant l'utilisation relativement faible de
communications voix, dédié directe-parole circuits seront progressivement remplacés par des
réseaux commutés aéronautiques capables de gérer à la fois voix et donnés. Il ya aussi une
tendance à utiliser la voix entièrement numérique de commutation et de signalisation des
techniques comme plus souple et moins coûteuse des lignes louées numériques deviennent
largement disponibles.
L'ATN et ses procédés d'application associés ont été spécifiquement conçus pour
fournir, de manière transparente pour l'utilisateur final, un système fiable de bout en bout des
services de communications sur réseaux hétérogènes de soutien des services de circulation
aérienne. L’ATN peut aussi effectuer d'autres types de services de communication, telles que
AOC communications, AAC et l'APC. Quelques autres fonctionnalités de l'ATN:
a) d'améliorer la sécurité des données;
b) ils sont basés sur des normes internationalement reconnues de la communication des
données;
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Chapitre II : Généralité sur le concept CNS/ATM
II.4 .2 Navigation
L'élément navigation des systèmes CNS / ATM est destiné à fournir des informations
exactes, fiables et homogènes et la capacité de déterminer la position dans le monde entier,
par l'introduction de la navigation par satellite aéronautique.
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Chapitre II : Généralité sur le concept CNS/ATM
Les types RNP pour les opérations en route sont identifiés par une valeur de précision
unique définie comme la précision de navigation minimum requis dans un niveau de
confinement. Les types de RNP en route sont décrits dans le Manuel sur la qualité de
navigation requise (Doc 9613).
Les types de RNP pour l'approche, l'atterrissage et les opérations de départ sont définis en
termes de précision requis, l'intégrité, la continuité et la disponibilité de la navigation. Alors
que certains types de RNP contiennent une spécification de précision de la performance
latérale seulement (semblable à en-route), d'autres types incluent également les spécifications
de performance latérale et verticale.
Le même type de spécification d'en-route est destiné à des opérations telles que l'approche
de non-précision ou de départ. La plupart des types de RNP pour l'approche et les opérations
de débarquement ne nécessitent pas un confinement vertical basé sur des informations
système de navigation.
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Chapitre II : Généralité sur le concept CNS/ATM
Avec cinq satellites en vue, cinq des positions indépendantes peuvent être calculés. Si
elles ne correspondent pas, on peut déduire que l'une ou plusieurs des satellites donnent des
informations erronées. Si il ya six ou plusieurs satellites en vue, des positions plus
indépendantes peuvent être calculées et un récepteur peut alors être en mesure d'identifier un
satellite défectueux et l'exclure des calculs de détermination de position.
Il n'est pas pratique de fournir une couverture avec des systèmes au sol pour toutes les
phases du vol. Une façon d'offrir une couverture d'augmentation sur de grandes surfaces est
d'utiliser des satellites pour transmettre des informations d'augmentation. Ceci est connu
comme un système de renforcement satellitaire (SBAS).
La fourniture d'augmentation par satellites géostationnaires a certaines limitations et ne
peut donc pas s'attendre à soutenir toutes les phases de vol, En particulier l'approche de
précision et d'atterrissage des catégories supérieures. Comme ces satellites en orbite au-dessus
de l'équateur, leurs signaux ne seraient pas disponibles dans les régions polaires et peuvent
être masqués par la structure des avions ou des terrains. Cela suggère que d'autres orbites de
renforcement satellitaire GNSS et / ou basés au sol pourrait avoir besoin d'être envisagées
pour atténuer ces défauts.
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Chapitre II : Généralité sur le concept CNS/ATM
a-4 Avionique
Les récepteurs simple GPS ou GLONASS qui ne comprennent pas la fonction RAIM
(ou formes similaires de surveillance de l'intégrité) ne peuvent généralement pas répondre aux
exigences de toutes les phases du vol. Ces systèmes multi capteurs de navigation présentent
généralement de meilleurs niveaux de performances que des capteurs ou des systèmes
autonomes. Les Aéronefs qui utilisent des systèmes multi capteurs de navigation, comme la
gestion intégrée du GNSS / IRS ou GNSS / IRS / FMS, peuvent être certifiés comme
répondant niveaux de RNP qui ne pouvaient être obtenus par l'utilisation du GPS ou
GLONASS seul.
b) Introduction progressive
II.4 .3 SURVEILLANCE
Les systèmes de surveillance actuellement en service peuvent être divisés en deux
types principaux : surveillance dépendante et surveillance indépendante. Dans les systèmes
dépendants de surveillance, la position d'avion est déterminée à bord puis transmise à l'ATC.
51
Chapitre II : Généralité sur le concept CNS/ATM
La surveillance indépendante est mesurée par des équipements au sol. La surveillance est
basée sur le radar (radar primaire de surveillance [PSR] ou radar secondaire de surveillance
[SSR]), le radar mode S, le système automatique dépendant de surveillance radiodiffusion
(ADS - B), le système anticollision TCAS et l‘A_SMGCS système de guidage et de control
des mouvements au sol.
52
Chapitre I : Historique et Présentation de l’ASECNA
1. HISTORIQUE :
Les premiers à s’intéresser à l’Afrique sont les portugais, lorsqu’en 1488 Bartolomé
Dias double le cap de Bonne Espérance ou qu’en 1497 Vasco de Gama longe la côte Est
Africaine. Puis, entre le XVIe et XVIIe siècle, les comptoirs commerciaux se multiplient
qu’ils soient Portugais (Angola, Mozambique) ; Anglais et Hollandais (Guinée) ou Français
(Guinée, Sénégal). L’intérêt économique (richesse naturelles et main d’œuvre a volonté) se
trouvé conforté par les stratégique géopolitique des grandes puissances navales européennes.
L’intérieur de l’Afrique, inconnu et périlleux, n’est pas encore exploré, mais souffre de la
traite des esclaves.
Au XIXe siècle la course a la colonisation de l’Afrique entre les européens atteint son
paroxysme. La France conquiert l’Algérie (1830-1864) et le Sénégal (1858-1864). L’intérieur
de l’Afrique est à son tour annexé (Fachoda). En 1870, après de multiple conflit l’Afrique
entière est partagé entre les Européens, la population autochtone ayant payé un très lourd
tribut et restant profondément marquées par la traite des esclaves. La France organisait peu a
peu ses colonies. Deux fédérations sont créées : l’AEF, ou Afrique Equatoriale Français, qui
regroupe de 1910 a 1958 les colonies du Gabon, du Moyen- Congo, de l’Oubangui-Chari et
du Tchad (2 510 000 km2), et l’AOF, ou Afrique Occidentales Français, qui regroupe de 1895
a 1958 les colonies du Sénégal, de la Mauritanie, de la Côte d’Ivoire et du soudan, de la
Haute-Volta, de la Guinée Français, du Niger, et du Dahomey (4 425 000 km2).
(RF. Annexe 1- Les Etats africains à la naissance de l’ASECNA)
Les deux guerres mondiales marquent l’affaiblissement des puissances coloniales,
favorisant ainsi le mouvement d’émancipation des populations Africaines. Ce mouvement se
conclue au début des années soixante par l’accession a l’indépendance de la plupart des
colonies françaises et britanniques. La majeure partie des institutions de la communauté*, qui
semblaient trouver pendant un temps la solution de remplacement de la France, cesse de
fonctionner.
La naissance de l’ASECNA a donc lieu dans un contexte de colonisation, la plupart des
Etats concernés accédant a l’autonomie vers 1958 puis a l’indépendance en 1960.
Association remplaçant l’union française, formée en 1958 par la France, les Dom Tom et divers Etats d’Afrique, anciennes
dépendance Française. ses institution cessèrent de fonctionner dés 1960.(Larousse)
1
Chapitre I : Historique et Présentation de l’ASECNA
2
Chapitre I : Historique et Présentation de l’ASECNA
Parmi les réticences, certaines étaient parfaitement opposées : autant le Mali, qui avait
en vue son indépendance, était attiré par l’Agence mais y déplorait une trop forte présence
Française, autant la Côte d’ivoire, partisane de la communauté, se méfiait de ce qui
ressemblait un peu trop à l’ex-AOF pour son goût, et ne voulait pas lui confier les grands
travaux aéroportuaires.
Quant au Togo, qui ne désirait pas se mélanger avec d’autres Etats, il refusa d’adhèrer. Il
fallut donc séparer méticuleusement les activités et attributions de l’Agence :
La fonction internationale (protection radioélectrique des longs courriers) ;
Les activités nationales, agissent pour le compte et sous le contrôle des autorités
locales ;
Et les activités ponctuelles, sur contrat particulier.
Mais quantités de points restaient flous, tels que le statut de l’Agence comme organisme
international ou non, le statut personnels, détachés ou non, ou révélant d’un statut particulier
ˊˊASECNAˋˋ, la juridiction compétente en cas d’incident, en fonction du lieu ou de la
nationalité é de parties….etc.
Les juristes consultés, sans référence ni jurisprudence aux quelles se rapporter, étaient
perplexes. Il fallu mettre en place un droit nouveau et adapté, mais cette situation juridique
floue découragea jusqu’au premier Directeur Général pressenti pour l’Agence. Son successeur
Roger Machenaud décida avant tout de lancer l’ASECNA, et de la perfectionner à l’usage, en
lui dormant initialement une ligne philosophique clair plutôt qu’une ligne juridique.
3
Chapitre I : Historique et Présentation de l’ASECNA
Quant aux charges financières, elles furent supportées dans un premier temps quasi
intégralement par la France, mais afin de préserver l’émancipation à venir de l’ASECNA, le
montant annuel de la contribution Française fut plafonné à son niveau de 1960, et une
contribution annuelle des Etats fut instaurée dès la première année. Ces mesures pleines de
dignité furent pour beaucoup dans l’adhésion du Cameroun.
Le développement de l’Aviation commerciale et les investissements nécessaires ont amené
l’ASECNA à trouver un autre mode de financement que celui des subventions des Etats
membres. C’est ainsi que pour le paiement des prestations des services de la navigation
aérienne, l’ASECNA créa les redevances dites ˋˋde route ˊˊ, qui après quelques tollés,
bouleversent notablement les conditions de financement de par le monde.
Les redevances étant perçues à des cinq CIV et non à partir de chaque Etat, cela renforça
également le caractère unitaire et international de l’Agence. L’ASECNA se vit octroyer le
prix WARNER 1972 de l’OACI pour ces réalisations.
4
Chapitre I : Historique et Présentation de l’ASECNA
La convention prenant effet à compter du 01 janvier 1960, voit par la suite l’adhésion
des Etats du Cameroun et du Togo, et est modifiée par les avenants du 6 juillet 1960 et du 2
mai 1969.
Elle décrit le domaine de compétence de l’Agence, son organigramme administratif, ses
ressources, son statut fiscale, et ses représentations.
Cette premier convention de St Louis donne naissance à une “Agence chargée de gérer les
installations et services destinés à assurer la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à
Madagascar”, sous le définitif d’Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne,
l’ASECNA.
L’article premier la définit comme un Etablissement Public doté de la personnalité morale,
et jouissante d’une autonomie financière pour assurer les services de la circulation aérienne
dans les territoires des Etats Africains cosignataires, avec la coopération de la République
Française.
5
Chapitre I : Historique et Présentation de l’ASECNA
6
Chapitre I : Historique et Présentation de l’ASECNA
Les démarches entreprises pour l’adhésion des Comores à l’Agence pour la Sécurité
de la Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA) ont donné leur fruit. En
effet une convention d’assistance technique a été signée avec les Comores le 9 octobre 2000,
prévoyant études technique, formation du personnel et recherche de financement, avec un
cofinancement français, afin de mettre aux normes internationale OACI leur infrastructure.
Depuis le premier janvier 2004, les Comores sont devenues membres à part entière de
l’ASECNA ce qui fait d’elle le 17éme membre de cette grande famille aéronautique franco-
africaine : un pas de géant pour la sécurité Aéroportuaire.
L’ASECNA est dans l’attente d’une probable adhésion du Nigeria, de la RDC et SAO
TOME et principe.
7
Chapitre I : Historique et Présentation de l’ASECNA
Une délégation à paris (DELP) a été maintenue, comme bureau de liaison chargé de
l’approvisionnement en matériel technique.
La transformation s’est traduite par l’Africanisation du Poste de Directeur Général (Paul
Malekou, premier Directeur Général Africain de 1975 à 1983, originaire du Gabon) et des
postes de Directeurs, ainsi que par la mise en place des cadres africains.
Outre l’appui de conseillers et d’experts en nombre restreint, la France occupe en tant que
paye membre les postes de président du Conseil d’administration et de contrôleur Financier.
2. PRESENTATION :
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Chapitre I : Historique et Présentation de l’ASECNA
a. Activités communautaires :
Au titre des activités communautaires, l’ASECNA a en charge le contrôle de la
circulation aérienne, la transmission des messages, l’information de vol, le recueil de données,
la prévision et la transmission des informations météorologique, et aussi responsable des aides
terminales et en route, et de la maintenance des équipements des 24 aéroports principaux.
b. Activités nationales :
L’ASECNA peut également gérer les activités nationales, qui son des activités au
bénéfice des Etats pris individuellement. Ces activités son autorisées à titre subsidiaire, auprès
des Etats membres (par l’article 10 et 12 de la convention de Dakar) ou des Etats non
membres et organismes tiers (article 11 et 12).
L’Agence peut ainsi se voir confier la gestion ou l’entretien de toute exploitation d’utilité
aéronautique ou Météorologique, l’exécution d’études et le contrôle de travaux d’aéroports ou
d’installation techniques ainsi que leur maintenance.
Ces activités nationales ont porté en 2010, dans 8 Etats membres (Bénin, Burkina Faso,
Centre Afrique, Gabon, Guinée Equatoriale, Mali, Niger, Tchad) :
Sur 109 plate-forme aéroportuaire et consistent en l’exploitation des installations
commerciales de 6 aéroports principaux ainsi terminales et des télécommunications sur 103
aérodromes secondaires ;
Et sur 79 réseaux de stations météorologiques composées des stations d’observation
synoptiques (dont 23 avec sondage) et 56 stations climatologiques et agro météorologiques.
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Chapitre I : Historique et Présentation de l’ASECNA
c. Au plan contractuel :
10
Chapitre I : Historique et Présentation de l’ASECNA
Quant aux missions d’ingénierie et études dans les domaines de génie civil de
bâtiment, et les équipements, qui lui sont confiées par les états membre, l’Agence en assure
l’exécution avec le concours de ces directions techniques spécialisées, Gage d’une
reconnaissance internationale du savoir faire de l’ASECNA dans ce domaine, la certification
aux normes ISO 9001-2000 des activités d’ingénierie, de gestion de projets d’investissement,
et d’approvisionnement et achats de l’ASECNA obtenu en mais 2003.
e. ASECNA Services :
11
Chapitre I : Historique et Présentation de l’ASECNA
12
Chapitre I : Historique et Présentation de l’ASECNA
Dans un contexte marqué par la reprise en main par les Etats de l’activité de l’assistance
aéroportuaire, ASECNA SERVICES constitue un partiaire de choix en ce qui concerne
l’appui aux initiatives tendant à la création des sociétés de Handling par certains Etats
membres.
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Chapitre I : Historique et Présentation de l’ASECNA
Les Etats du Bénin et du Togo, situés dans la FIR ACCRA, ont leur espaces aériens en route
gérés par le Ghana ; pays anglophone non membre de l’ASECNA.
Au sien de ces espaces, pour les aérodromes les plus importants, ont été mises en place des
TMA déplafonnées, qui gèrent le contrôle en route dans leurs limites. Ce sont ensuite les CIV
(Centre d’information de Vol) qui assurent les services de la navigation aérienne en dehors
des TMA.
14
Chapitre I : Historique et Présentation de l’ASECNA
En annexe à la convention de Dakar sont listés les 24 aérodromes visés par l’article 2
de la convention, comprenant les 16 capitales ou villes d’importance majeur des Etats
membres. Pour les autres aérodromes existant dans l’emprise ASECNA, leur gestion est, ou
laissée aux Etats, ou en convention avec L’ASECNA.
Comme le définit l'OACI, le trafic aérien en route est comptabilisé par le nombre de
vols2 d'aéronefs réalisé au niveau des régions de contrôle et d'information en vol.
15
Chapitre I : Historique et Présentation de l’ASECNA
Tableau 2 : Trafic/Courant
16
Chapitre I : Historique et Présentation de l’ASECNA
Globalement, le trafic aérien en route enregistré 3l niveau des centres ASECNA connaît
une croissance moyenne de 3.55% par an de 2005 à 2009 (rapport ASECNA 2009).
Comme le définit l’OACI, le trafic aérien en route est comptabilisé par le nombre de vols
d’aéronef réalisé au niveau des régions de contrôle et d’information de vol.
Le trafic aérien en route comptabilisé par le nombre de vols d'aéronefs réalisé au niveau
ces régions de contrôle et d'information de vols évolue de façon disparate selon les centres
opérationnels.
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Chapitre I : Historique et Présentation de l’ASECNA
L'analyse du trafic aérien en route est faite par nature de trafic et par courant de trafic.
La caractérisation du trafic aérien en route par nature de trafic, c'est-à-dire par vols arrivées et
départs (ARR/DEP), survols et survols purs (SURVOL) 'se présente en 2009 comme suit :
- 65% des vols représentent les ARR/DEP : ils portent sur l'activité des aéroports compris
dans les limités géographiques de chaque FIR ou TMA. Le nombre de ces vols ne varie
quasiment pas par rapport à 2008 et ils enregistrent une croissance annuelle moyenne de
2,24% sur la période 2005 à 2009.
18
Chapitre I : Historique et Présentation de l’ASECNA
En annexe 2 à la Convention de Dakar, ont été rédigés les Statuts de l'Agence, qui
précisent l'organisation et le fonctionnement de l'Agence (décrivant notamment les fonctions
et domaines d'autorité du Conseil d'Administration et du Directeur Général), Le régime
financier et le contrôle de l'Agence.
Un Cahier des Charges joint aux statuts, définit les droits et obligations de l'Agence dans le
cadre des missions qui lui sont confiées.
c. Le Conseil d'Administration :
Le Conseil d'Administration prend les mesures nécessaires au fonctionnement de
l'ASECNA, au moyen de délibérations relatives notamment aux budgets annuels de
fonctionnement et d'équipement. Il se réunit au moins deux fois par an.
d. Le Contrôle Financier :
Le Contrôleur Financier, nommé par le Conseil d'administration après agrément du Comité
des Ministres, contrôle la gestion de l'Agence et surveille toutes les opérations susceptibles
d'avoir directement ou indirectement une répercussion économique et financière.
La Commission de Vérification des Comptes est composée de trois membrés désignés par
le Conseil d'administration sur une liste de candidats proposés par les Etats. Leur mandat est
de trois ans renouvelable. Ces membres désignent parmi eux un Président.
La Commission dispose de tous pouvoirs d'investigation au sein de l'Agence, et peut pour
cela faire appel à des experts. Elle se voit soumettre le compte financier annuel par l'Agent
Comptable, après lecture par le CA. Elle établit, pour le Conseil d'Administration et pour
chaque Ministre de tutelle, un rapport sur la régularité de la gestion comptable de l'Agence et
formule des propositions motivées sur le quitus à donner à l'Agent Comptable par le CA.
19
Chapitre I : Historique et Présentation de l’ASECNA
20
Chapitre I : Historique et Présentation de l’ASECNA
21
Chapitre I : Historique et Présentation de l’ASECNA
L'Agent Comptable est nommé par le CA après agrément du Comité des Ministres. Il
tient la comptabilité générale et la comptabilité analytique d'exploitation, sous la
responsabilité du Directeur Général. Il prépare les comptes financiers, qui sont présentés au
CA après avoir été soumis au contrôle de la Commission de Vérification des Comptes. Il est
engagé sous sa responsabilité personnelle et pécuniaire, et responsable de la sincérité des
écritures.
22
Chapitre I : Historique et Présentation de l’ASECNA
B. Les Représentations :
a. Une Représentation par Etat :
Dans chaque Etat membre, l'Agence dispose d'une Représentation ayant à sa tête un
agent nommé par le Directeur Général après avis du Ministre de tutelle. Cet organe de terrain
assure dans chaque Etat, les missions de l'Agence.
Cet agent qui porte le titre de «Représentant» se tient à la disposition du Ministre de Tutelle
pour lui fournir toutes les informations nécessaires sur l'Agence. Il est responsable des
activités de l'agence dans son Etat d'affectation.
23
Chapitre I : Historique et Présentation de l’ASECNA
C. Organisation des positions assurant les services de la C.A. dans une Représentation :
24
Chapitre I : Historique et Présentation de l’ASECNA
C. Les délégations :
a. La Délégation de Paris (DELP) :
La Délégation de l'ASECNA à Paris (DELP) dont l'accord d'établissement a été signée le
6 décembre 2004 entre la France et l'ASECNA, par MM. Ahmed Akobi, Ministre des
Transports du Bénin, Président du Comité des Ministres de tutelle de l'Agence et Xavier
Darcos, Ministre Délégué à la Francophonie de la France.
Fruit d'un long processus de négociations, cet accord conforte l'existence et la
reconnaissance de l'Agence en tant qu'organisme intergouvernemental et lui confère les
mêmes privilèges, immunités et facilités que les organisations internationales établies en
France. Jouissant ainsi du statut diplomatique.
La délégation de Paris est une réminiscence du premier Siège de l'Agence à Paris.
L'effectif y est de 33 agents, dont 7 agents ASECNA (personnels expatriés africains) et 26
agents français mis à disposition via Sofreavia-Service.
- Le ST (Service Technique) :
En relation avec la Direction technique, il assure l'approvisionnement en fournitures et
pièces de rechanges ainsi qu'en matériels d'équipement pour l'ensemble des Etats membres, le
suivi des opérations de maintenance des matériels de la navigation aérienne et de la
météorologie par retour au constructeur ainsi que leur expédition, et prospecte les marchés.
25
Chapitre I : Historique et Présentation de l’ASECNA
Elle assure essentiellement les missions suivantes pour le compte de la Direction Générale :
•Liaison avec les administrations aéronautiques et météorologiques, les organisations
internationales, les compagnies aériennes,
• Recouvrement des redevances de route,
• Edition des informations aéronautiques,
• Achat et acheminement des fournitures et matériels pour les Représentations et le Siège
à Dakar.
b. La Délégation de Montréal :
La représentation permanente de l'ASECNA à l'OACI a été érigée en délégation le
premier janvier 1996. Le but de cette délégation est de consolider sa présence dans le monde
de l'aviation civile internationale et de réaffirmer sa volonté de contribuer au développement
des services de navigation aérienne internationale (Délégué: Mamadou Ndiaye).
Un Délégué permanent de l'Agence auprès de l'OACI est affecté à Montréal depuis le 1er
janvier 1990. Celui-ci est membre de la Commission de navigation aérienne de l'OACI.
A ce titre, il participe à la totalité des travaux de cet organe qui a pour tâche essentielle
d'aider le Conseil de l'OACI à mener à bien le programme des travaux techniques de
l'Organisation mondiale dans le domaine de la navigation aérienne.
La Délégation à Montréal représente l'Agence aux travaux de groupes d'experts de la
navigation aérienne au Siège de l'OACI et entretient des relations quotidiennes d'échange et
de suivi avec les délégations nationales représentées auprès de cette organisation.
26
Chapitre I : Historique et Présentation de l’ASECNA
Les actions dynamiques de redressement entreprises dans différents domaines ont permis
d'assainir la situation financière de l'Agence : resserrement des pouvoirs d'achat, amélioration
des services de facturations confiés entièrement â la Direction Administrative et Financière,
mais surtout la priorité a été accordée au recouvrement avec une prise de dispositions fermes
vis-à-vis des mauvais payeurs.
Grâce à toutes ces mesures, l'ASECNA a retrouvé en 2002 un résultat net encourageant, et
sa capacité d'autofinancement est en hausse malgré un trafic et un contexte international
défavorable.
b. Ressources de l'Agence :
Les redevances sont les ressources principales et quasi-exclusives de l'Agence. Elles sont
fonction du tonnage maximal des appareils et de la distance parcourue, et Sont calculées à
partir d'une unité de redevance d'une valeur fonction du type de vol (international, régional ou
domestique). Elles s'échelonnent d'environ 60 € à un peu moins de 5000 €. Gelées depuis
deux ans, elles vont faire l'objet d'une forte réévaluation à l'instar des autres fournisseurs des
services de la circulation aérienne.
On peut remarquer également que les redevances des aéronefs évoluant au dessus du
niveau de vol 245 couvrent annuellement environ 80% des dépenses de l'Agence.
b.2. Le recouvrement :
27
Chapitre I : Historique et Présentation de l’ASECNA
Malgré la crise, les encaissements de redevances sur 2002 ont donc augmenté de 10% (+ 7
millions de francs CFA) et les recouvrements ont égalé pour la première fois les émissions de
factures.
28
Chapitre I : Historique et Présentation de l’ASECNA
29
Chapitre I : Historique et Présentation de l’ASECNA
b. La formation a l'ASECNA
L'ASECNA dispose de trois écoles en Afrique (rf. Annexe 8): L'EAMAC (Ecole Africaine
de la Météorologie et de l'Aviation Civile); L'ERNAM (Ecole Régionale de la Navigation
Aérienne et de Management); L'ERSI (Ecole Régionale de la Sécurité Incendie).
L'existence de ces écoles permet d'une part d'homogénéiser les formations, et d'autre
part de les adapter aux besoins propres de l'Agence en matière de personnels qualifiés.
Et trois (3) Ecoles en France, Il s'agit principalement du programme post formation des
Ingénieurs. Ces formations, sanctionnées par un diplôme de type Mastère des Grandes Ecoles
Françaises ont concerné 11 agents (répartis dans les écoles suivantes : ENAC/Toulouse,
ENSAM Paris, ESA Paris, Université Bourgogne)
2.5. Coopération/Coordination
2.5.1. Avec les Etats membres :
L'ASECNA soutient ses Etats Membres en vue de l'amélioration de la sécurité et
de la sûreté.
Elle s'est investie dans une série d'actions bilatérales et régionales :
dans la perspective de la mise en œuvre du programme des audits de supervision
de l'OACI prévus à partir de septembre 2003 dans nos aéroports principaux ;
dans le projet de création des AAMAC -Autorités Africaines et Malgache de
l'Aviation Civile- en vue d'une harmonisation des réglementations en matière
d'aviation civile, ponctuée par des actions de formation à l'EAMAC, visant les
personnels des Etats membres en coopération avec l'ENAC et l'EAFAS ;
30
Chapitre I : Historique et Présentation de l’ASECNA
L'ASECNA, dans le souci du dialogue avec les usagers, entretient un partenariat étroit
avec l'IATA par le biais de :
* Deux (2) réunions annuelles consacrées respectivement
au suivi des investissements en matière de sécurité de la navigation aérienne
à la négociation des tarifs des redevances de route, atterrissage et balisage
* Consultation lors de la préparation des plans d'investissement, liés à la programmation
régionale AFI de l'OACI.
Organisme original de coopération inter-état, unique en son genre, l'ASECNA entretient
des relations suivies avec de nombreuses organisations :
l'UIT (Union Internationale des Télécommunications),
EUROCONTROL
EUMETSAT,
INTELSAT,
SITA etc.
CAFAC (Commission Africaine de l'Aviation Civile), Par ailleurs, l'ASECNA est
membre de :
l'ITA (Institut du Transport Aérien)
et de l'ACI (Air ports Council International)
31
Chapitre I : Historique et Présentation de l’ASECNA
ENANA (Angola).
FAA (USA).
GCAA (Gambie).
NAMA (Nigeria).
ONDA (Maroc).
Libye.
Soudan...
32
Chapitre I : Historique et Présentation de l’ASECNA
Les dits accords de coopération couvrent des domaines aussi variés que :
L'échange d'informations et d'expérience :
CNS/ATM (Systèmes de Communications, Navigation, Surveillance/Gestion de la
Circulation Aérienne)
La coordination opérationnelle
La formation
L'échange de personnel
La calibration en vol
La maintenance
Réunion des Directeurs Généraux des organismes fournisseurs de services de navigation
aérienne de l'Océan Indien et de l'IATA.
(Antananarivo, octobre 2000)
Réunion des fournisseurs de services de la circulation aérienne, sous l'égide du Bureau régional de
l'OACI pour l'Afrique occidentale et centrale. (Dakar, novembre 2002).
L'ASECNA a acquis et consolide chaque jour davantage une notoriété qui, aujourd'hui,
dépasse largement les frontières de ses dix huit Etats membres. Ainsi donc, les compagnies
aériennes, utilisateurs de ses services, les bailleurs de fonds, interlocuteurs avertis, les
organisations internationales du secteur du transport aérien portent des appréciations plus que
favorables sur l'ASECNA. Après le Prix Edward Warner décerné par l'OACI en 1973,
l'Agence a été plusieurs fois consacrée ces dernières années.
33
Chapitre IV : Perspectives et nouveaux programmes de la région ASECNA
Ainsi, le diagnostic établit que les Services de la circulation aérienne (ATS) sont mis en
œuvre de manière globalement satisfaisante. Dans le domaine de la communication, plus
précisément du Service Mobile Aéronautique (SMA), la qualité des communications évaluée
avec les usagers (IATA) s'est améliorée de façon sensible depuis les premières stations
terriennes, qui ont permettant l'extension du contrôle de la circulation aérienne. Toutefois,
afin d'assurer une continuité de service, le réseau de stations terriennes mérite d'être densifié.
Les équipements HF vétustés sur l'ensemble des sites sont en cours de remplacement
dans les grands centres. Leur modernisation sera poursuivie dans le plan sur les sites où
l'utilisation de la HF s'avèrent Indispensable Pour le Service Fixe Aéronautique (SFA), le
taux de mise en œuvre des circuits Air Traffic Service/Direct Speech (ATS/DS) prévus par le
77
Chapitre IV : Perspectives et nouveaux programmes de la région ASECNA
Plan AFI est de 95 % (118 circuits réalisés sur 124 prévus). Vingt huit circuits bilatéraux
ont été établis pour répondre aux besoins de l'ATC liés au flux réel de la circulation aérienne
et à la topologie des espaces aériens Le parachèvement de la mise en œuvre du Plan AFI
seront réalisé en collaboration avec les voisins. L'ATS/DS construit autour des minis
autocommutateurs et des terminaux LCD et tactiles, présente parfois des Insuffisances à
corriger : les délais de connexion liaisons ATS/DS et l'ergonomie des postes téléphoniques
sont à améliorer en privilégiant les circuits directs et en dotant les centres de chaînes radio.
Les liaisons avec certains centres voisins hors ASECNA présentaient de faibles taux de
disponibilité jusqu'à la récente campagne de restauration des circuits vocaux surtout avec le
Nigeria et le Ghana. Le taux de mise en œuvre des circuits du Réseau du Service Fixe des
Télécommunications Aéronautiques (RSFTA) est de 100 % (48 circuits prévus au Plan AFI
et mis en œuvre). 52 circuits bilatéraux ont été réalisés pour assurer la continuité du service
conformément au Plan d'acheminement AFI des messages en situation normale ou de
secours. La modernisation des systèmes de commutation des messages déjà réalisée dans les
centres principaux du RSFTA mérite d'être poursuivie sur l'ensemble des centres de
l'ASECNA. Dans le domaine de la Navigation, le remplacement des équipements
conventionnels de la navigation entamé dans le cadre du PSEI 2007-2008 sera poursuivi.
L'Introduction des systèmes de Navigation par satellite (Procédures GNSS Basé sur le
GPS, SBAS...) se fera de façon progressive au rythme de la demande des usagers et en
fonction de la planification régionale.
Dans le domaine de la Surveillance, cinq radars équipent déjà les TMA de Dakar,
Niamey, Ndjamena, Brazzaville et Abidjan.
78
Chapitre IV : Perspectives et nouveaux programmes de la région ASECNA
la flotte moyen courrier fréquentant la zone. Pour exploiter ces radars et fournir le service
ADS-C, l'ASECNA a doté ses cinq centres en route de systèmes de contrôle Intégrés
permettant une gestion des plans de vol et une visualisation multi-senseurs aux meilleurs
standards Internationaux La nouveauté du service de surveillance au niveau opérationnel, les
limites de la couverture radar et l'absence d'équipement ADSC sur une partie de la flotte
empêche la généralisation rapide du service de surveillance à tout l'espace supérieur. Par
ailleurs, les services d'assistance météorologique à la navigation aérienne sont dans leur
ensemble fournis de façon satisfaisante, mais avec certaines difficultés. Le diagnostic interne
fait ressortir ces insuffisances qui touchent aux renseignements météorologiques, à la veille
météorologique d'aérodrome et de région, aux prévisions météorologiques, à la protection
météorologique des vols, aux Irrégularités imputables aux conditions météorologiques, aux
réseaux d'observations météorologiques aux Stations d'observation météorologique en surface
Réseaux d'observation en altitude. Suite à une enquête pour mesurer le degré de satisfaction
des usagers, il ressort par rapport à l'échantillon Interrogé, que les équipages sont en général
satisfaits (à 80%) de l'assistance météo délivrée par la plupart des centres ASECNA.
Cependant, 19 % des réponses Indiquent une satisfaction limitée, et une Insatisfaction
pour 1%. Les cinq premiers paramètres ou phénomènes météo les mieux pronostiqués dans
les centres ASECNA sont dans l'ordre décroissant : la température au sol, la pression au sol,
le courant Jet, le vent en surface et les cyclones tropicaux. Des efforts doivent être consentis
pour la fourniture aux usagers des informations plus fiables sur le cisaillement de vent, la
turbulence en air claire, le givrage en altitude, les rafales de vent en phase terminale des vols.
Concernant le Service d'information aéronautique et de cartes aéronautiques (AIS/MAP),
après avoir constaté la mise en œuvre de ce service, signale les difficultés qui entravent sa
fourniture optimale Elles sont liées au manque de qualification du personnel et au déficit de
qualité remarqué dans les moyens techniques. L'examen des services d'aérodrome (AOP)
révèle que le service Sauvetage et lutte contre l'incendie SU est satisfaisant dans son
ensemble. Il en est de même au niveau des Centrales électriques et balisages lumineux.
Toutefois, des améliorations sensibles s'avèrent nécessaires concernant ; notamment, les
véhicules Incendie, les véhicules utilitaires, les climatiseurs, mobiliers et matériels de bureau.
Enfin, les bâtiments techniques et Administratifs se présentent dans un état plus ou moins
convenable selon les sites.
79
Chapitre IV : Perspectives et nouveaux programmes de la région ASECNA
Ce diagnostic interne exhaustif et sans complaisance a complété par les constats réalisés au
niveau de la gestion des ressources humaines, des ressources financières et des
investissements. Il étale aussi les forces de l'agence qui porte essentiellement sur sa capacité
d'action renforcée et reconnue du fait de la coopération entre les Etats membres, et son
leadership en matière de fourniture des services de navigation aérienne dans la région. Quant
aux faiblesses, elles sont relatives à un fondement Institutionnel fragilisé, une communication
avec les Etats non maîtrisée, et une veille technologique affaiblie par les enjeux internes et
externes. En plus de l'état des lieux effectué en 2005, les résultats des différents audits
techniques et financiers de ces dernières années ont déploré
les lourdeurs administratives et financières, un système d'Information non fiable, des textes
réglementaires pas toujours adaptés aux contextes environnementaux. Place maintenant au
diagnostic de l'environnement externe. Il révèle les traits caractéristiques du monde
aéronautique actuel. Ainsi, Le document renseigne que l'aviation civile internationale est
marquée par une croissance continue du trafic aérien en général ces dernières années, mais
qui pourrait être affectée par la crise financière mondiale actuelle. De même, on note un taux
de croissance particulièrement élevé dans la région AFI à laquelle appartient l'ASECNA. On
note par ailleurs une mutation continue des technologies de communication, de navigation
et de surveillance, une utilisation accrue des nouvelles technologies de l'information et de la
communication pour les besoins de la navigation aérienne et de la météorologie,
en enfin, par la mondialisation du système de gestion du trafic aérien ouvrant le secteur de la
fourniture des services de circulation aérienne à une concurrence mondiale. Sur la
base des missions de l'agence, et du contexte actuel de son évolution, le Plan stratégique de
l'ASECNA a bâti sa vision, à savoir : avoir un espace aérien homogène et des services
de navigation aérienne basés sur la performance à l'horizon 2013.
Cette vision est donc fondée sur l'évolution technologique, la concurrence/compétition
entre ANSP, les incertitudes sur l'avenir du transport aérien, l'exigence de sécurité/qualité et
coût/efficacité des services, l'environnement institutionnel, l'environnement politique,
économique et social, et la maîtrise de la gestion des ressources financières, matérielles
et humaines. Son objet principal est d'arriver à mettre en œuvre une réglementation
harmonisée pour la navigation aérienne et une structure continue de l'espace aérien supérieur.
En outre, le Plan stratégique souhaite une utilisation uniforme des moyens modernes de
communications, de navigation et de surveillance sur toute l'étendue de l'espace aérien
supérieur pour la gestion de la circulation aérienne, ainsi qu'une rationalisation des services
d'aérodrome et des organismes de fourniture des services de circulation aérienne.
80
Chapitre IV : Perspectives et nouveaux programmes de la région ASECNA
81
Chapitre IV : Perspectives et nouveaux programmes de la région ASECNA
c) Sécurité et Qualité
Le système de gestion de la sécurité sera assuré afin de démontrer que les risques de
sécurité liés à la fourniture des systèmes ATM atteignent des niveaux jugés acceptables
Système de Management de la Qualité
Un système de management de la qualité est assuré, lequel système a abouti à la
certification de certaines activités (contrôle en vol, maintenance et gestion des projets, etc.).
A ce niveau, le plan propose que les services SIGMET et les systèmes de gestion de la
qualité (QMS) dans le domaine de la météorologie aéronautique soient assurés. Il préconise
aussi que les avertissements d'aérodrome et la prévision dans les régions terminales, la
communication des prévisions du système mondial de prévision de zone (SMPZ) et
l'optimisation des échanges des données OPMET soient renforcés.
IV.1.3 Les moyens CNS
A) Communication
Les communications air/soi doivent assurées en VHF dans l'espace aérien supérieur sur
toute l'étendue des FIR gérées par l'Agence, à l'exclusion des secteurs océaniques. Quant à la
HF, elle doit rester un moyen primaire de communication air/sol au-dessus des zones
océaniques, et sert de supplétif à la VHF en zone continentale. Les communications air/sol
par liaison de données (Data link) sont introduites progressivement en conformité avec les
besoins des usagers et suivant la planification régionale Enfin, les communications sol/sol
82
Chapitre IV : Perspectives et nouveaux programmes de la région ASECNA
83
Chapitre IV : Perspectives et nouveaux programmes de la région ASECNA
Communication
84
Chapitre IV : Perspectives et nouveaux programmes de la région ASECNA
La FIR Antananarivo a été choisie pour la mise en œuvre du premier système automatisé
de traitement de données de vol, ayant des fonctionnalités ADS/CPDLC et flextracks en
raison des activités CNS/ATM importantes des fournisseurs de services ATS et des
compagnies aériennes de l'océan indien et pour positionner l'ASECNA dans une zone sous
forte influence sud-africaine.
a) Objectifs :
- Evaluer puis mettre en œuvre opérationnellement un système de traitement de
données de vol (FDPS) équipé de fonctionnalités ADS/CPDLC.
b) Moyens :
- Réalisation des spécifications des besoins
- Sélection et installation d'un système sol pré-opérationnel éprouvé, répondant aux
besoins
- ASECNA, intégrant un système de Traitement de données de vol de Vol (FDPS), les
applications ADS/CPDLC (compatible FANS1/A) et d'un système de visualisation
des vols (FPASD) sur routes conventionnelles et flexibles,
85
Chapitre IV : Perspectives et nouveaux programmes de la région ASECNA
.
c) Résultats :
d) Système de visualisation
Le système SAMAD utilise trois méthodes de poursuite des avions dans la FIR
Antananarivo:
C'est le cœur du système. En effet le traitement plan de vol du système SAMAD fournit
un moyen simple et efficace de gérer les données planes de vol reçues par l'intermédiaire du
réseau RSFTA, entrées manuellement (BDP) ou extraits automatiquement d'une base de
données RPL (Répétitive Flight Plan).
A partir des données plan de vol, le système affiche la situation aérienne (Flight Plan Air
Situation Display - FPASD). Cette fonctionnalité permet de fournir une représentation
graphique d'un vol non-équipé FANS1/A en dehors d'une couverture radar.
Les contrôleurs disposent ainsi d'une visualisation de la situation aérienne (image pseudo-
radar) affichant tout le trafic dont ils ont la charge, ainsi que le trafic à proximité de leur FIR.
Le système est capable de gérer à la fois les strips papiers et les strips électroniques.
Le système permet de faire des échanges de données entre calculateurs ATS suivant le
protocole AIDC, dans le but de simplifier interfaces et coordination avec les centres
adjacents.
86
Chapitre IV : Perspectives et nouveaux programmes de la région ASECNA
f) Fonctionnalités ADS
Les pistes ADS correspondent à une représentation graphique des positions successives
des avions basée sur les données de position reçues lors des reports ADS.
g) Fonctionnalités CPDLC
Si l’ADS est l’échange entre calculateurs bord et sol, SAMAD permet également un
échange entre hommes (contrôleur – pilote) par liaison de données (CPDLC).
h) Moyens d’alerte
Le système SAMAD fournit un certain nombre d'alertes au contrôleur. Ces alertes sont le
résultat de traitements spécifiques intégrant les données de différentes sources : FDPS, ADS,
CPDLC, RSFTA et sont annoncées au contrôleur à travers un changement de couleur, un
texte d'alerte ou une alerte auditive :
87
Chapitre IV : Perspectives et nouveaux programmes de la région ASECNA
SAMAD permet, d’une part, l’enregistrement de tous les messages émis et reçus par le
système et toutes les actions contrôleur et d’autre part, le rejeu de ces messages sur une
position dédiée.
k) Supervision
SAMAD permet une équipé de moyens de supervision opérationnelle et technique qui informe de
l’état des composants matériels et logiciels du système avec des commandes pour les arrêter ou les
démarrer, et permet le groupement/dégroupement des positions opérationnelles.
l) Simulateur
SAMAD offre un segment simulateur indépendant, composé de 2 positions élève identiques à
celle du segment opérationnel et de 2 positions instructeurs, permettant l’établissement des liaisons de
données (AFN), l’envoi de reports ADS, l’échange de messages CPDLC et l’envoi de messages
RSFTA.
m) Configuration matérielle
n) Système
Dans la salle technique :
2 baies regroupant les serveurs (stations de travail COMPAQ - DEC Alpha, système
d'exploitation UNIX avec X-Windows), le modem SITA, l'horloge GPS et les équipements
d'interfaces
Dans les salles opérationnelles et techniques:
88
Chapitre IV : Perspectives et nouveaux programmes de la région ASECNA
p) Simulateur
Le système est installé à Ivato à la station terrienne et au bloc technique selon le schéma
ci-après.
L'amélioration de la sécurité
L'automatisation de certaines tâches du contrôleur et l'amélioration des outils de travail,
La visualisation de la position de l’avion et de la progression du trafic aérien par le
contrôleur,
Amélioration du traitement et du transfert de l’information entre les exploitants, les
aéronefs et les organes ATS,
89
Chapitre IV : Perspectives et nouveaux programmes de la région ASECNA
t) Conclusions
ADS : secteur en avance par rapport aux autres composantes CNS (expérimentation en
cours),
Solution technique nouvelle pour la surveillance (en cours de normalisation),
Dans les régions océaniques ou continentales comme les FIRs ASECNA, où les
comptes rendus vocaux de position constituent le seul moyen de surveillance
disponible et où la bande HF est encombrée, l'ADS devra imposer son utilité et surtout
améliorer radicalement la sécurité et la régularité des vols dès sa mise en œuvre,
Les projets mises en œuvre à l'ASECNA intègrent une surveillance mixte (SSR, ADS
et FPASD) qui permettent l'affichage des pistes radar : ADS : plan de vol.
u) Suite à donner
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Chapitre IV : Perspectives et nouveaux programmes de la région ASECNA
Il prend en compte la mise en œuvre de 2 secteurs (Est et Ouest) dans l'espace aérien
supérieur de la FIR Dakar avec intégration des UTA existantes dans ces secteurs, et la mise
en œuvre de 2 secteurs (supérieur et inférieur) dans l'espace aérien de la FIR Dakar
Océanique. L'exploitation en miroir est opérationnelle depuis fin 2003.
91
CONCLUSION GENERALE
Suite à notre étude, il est important, de façon générale, de noter que:
L’ASECNA à été une petite agence qui est née en 1959 par 13 pays membres qui à eu
plusieurs conventions et des adhésions des différents pays, aujourd’hui, l’agence fait partie
des plus puissante en Afrique.
Donc pour avoir répondre a la question qui a été posé par avant, quand aux projets s’ils
sont réalisé ou non.
Oui, l’agence a pu réaliser la majorité de ses différents projet, mais pas en globale, car
l’agence a fait face aux beaucoup des difficultés telle que l’instabilité dans certain pays et la
manque de moyen aussi, et pour ce qui n’ont pas encore réalisé, l’agence a pris des différents
plan a fin de accomplir sa missions.
• seul un effort collaboratif peut réaliser une implémentation harmonisée de technologies
CNS/ATM complexes à l'échelle d'une région comme l'Afrique, et ce de façon accélérée
tout en optimisant les coûts ;
• l'apport des Etats collaborant avec des prestataires de service internationaux ayant la
capacité de faciliter une implémentation harmonisée de technologies CNS/ATM
complexes à l'échelle de l'Afrique ne peut être sous-estimée ;
• l'identification des solutions adéquates, la supervision de leur implémentation et leur
gestion continue demandent la création d'un bureau technique ;
• le financement initial des solutions CNS/ATM requises peut nécessiter le soutien de
partenaires pour le développement.
BIBLIOGRAPHIE
1/Les ouvrages :
2/les thèses :
Ousmane rahmatou
III.1 INTRODUCTION :
Les moyens CNS/ATM doivent surtout donner à la gestion du trafic une souplesse
totale, en limitant au maximum les interventions en l'air. Le maître mot de la gestion du trafic
aérien est devenu "homogénéité", avec la mise en place d'un continuum unique d'espace
aérien, à l'intérieur duquel les démarcations seront transparentes pour les usagers. L'OACI a
produit via le comité FANS un plan mondial coordonné de transition vers les nouveaux
systèmes, des lignes directrices pour guider la transition pas à pas et une méthode pour
calculer dans chaque pays les bénéfices économiques qu'apportera le nouveau concept. Parmi
tous ces nouveaux concepts proposés par ce concept FANS, chaque espace aérien peut puiser
les moyens techniques adaptés à ses besoins propres, et progresser en adaptant les moyens
CNS modernes à son évolution, dans un double objectif d'amélioration du service et de
diminution des coûts.
Cette mise en œuvre progressive est divisée en deux grandes étapes : la première à
moyen terme (1995 - 2005) et la seconde à long terme (2005 — 2015). Evolutif, le plan-AFI
est mis à jour en fonction des différents résultats et observations. Des délais et dates cibles
sont fixés, en accordant des délais convenables pour que les usagers puissent acquérir si
besoin les équipements nécessaires ou former leurs équipages aux nouvelles technologies
implémentées.
Communications : Déploiement total d'un environnement ATN conforme aux équipements
FANS 1/A, du plus haut niveau d'opérabilité possible.
Navigation : système de routes RNAV et navigation par satellite pour toutes les phases du
vol mondial (WGS-84, cf. Annexe V). Mise en place du RVSM.
54
Chapitre III Evolution du CNS/ATM au sein de l’ASECNA :
Surveillance : Région à vocation ADS, mais il faut éviter que le système sol soit doté de
prototypes et/ou de systèmes sans avantages opérationnels,
La région AFI est caractérisée par une densité de circulation faible en route, les aéronefs
de grandes compagnies internationales reliant l'Afrique à l'Europe essentiellement, devront
être dotés d'un équipement CNS/ATM intégral à bord. Pour les aéronefs n'effectuant que les
parcours nationaux ou sous régionaux, ils seront peu équipés : ils seront dotés de la RNAV et
du pilotage automatique auxquels s'ajoute un système CNS/ATM peu coûteux composé d'une
liaison de données VHF, d'un mode ADS et du GNSS pour la navigation. Les
communications et la surveillance ADS profiteront de la couverture VHF et des possibilités
de l'automatisation ATM au sol. Ces aéronefs devront être dotés d'un transpondeur mode C
pour les besoins de la surveillance radar dans certaines régions terminales. Cependant
l'approche de la configuration de l'avionique devrait être modulaire, de façon à ajouter les
modules d'équipement qui sont nécessaires pour passer d'un niveau de l'ATM à l'autre.
55
Chapitre III Evolution du CNS/ATM au sein de l’ASECNA :
56
Chapitre III Evolution du CNS/ATM au sein de l’ASECNA :
III.5.2 Communication
III.5.2.1 Introduction :
Extension de la couverture du réseau VHF, utilisation du SATCOM dans l'ATC, mise
en œuvre des sous réseaux de données de l'ATN, y compris la HF datalink, comme secours au
satellite.
La modernisation du RSFTA grâce aux liaisons rapides et à l'intégration des systèmes de
télécommunications. Interconnexion des réseaux sous-régionaux de communication. Mise en
œuvre à l'ASECNA d'un réseau autonome et numérique de télécommunications par satellite
pour les besoins du RSFTA des Communications mobiles, et les échanges de données météo
pour assister I'ATM. Numérisation et fiabilisation de bout-en-bout de ces liaisons par l'usage
du Protocole X25. Essais d'un sous-réseau VDL dans la FIR à Dakar et HFDL dans la FIR
Antananarivo. Mise en place des stations SADIS.
57
Chapitre III Evolution du CNS/ATM au sein de l’ASECNA :
58
Chapitre III Evolution du CNS/ATM au sein de l’ASECNA :
L'IATA et les compagnies aériennes ont particulièrement salué les efforts consentis
par l'Agence pour atteindre ces résultats et l'ont encouragé pour la poursuite des projets visant
â améliorer la couverture VHF. Elles n'ont pas marqué de rappeler que l'extension de la
couverture VHF constituait leur priorité.
Pour disposer d'une couverture VHF la plus étendue sur l'ensemble des espaces ASECNA,
trois solutions ont été mises en œuvre, reposant sur le principe du déport des stations un
déport filaire, hertzien, ou satellite.
Le déport sur réseau commuté consiste à relier par des lignes spécialisées (LS) ou
téléphoniques nationales, une station VHF (antenne + émetteur + récepteur) et la station mère.
Mais le réseau filaire s'est révélé inadapté, en raison de médiocres taux de disponibilité et de
la dépendance engendrée vis-à-vis des réseaux nationaux.
59
Chapitre III Evolution du CNS/ATM au sein de l’ASECNA :
Le déport hertzien VHF/UHF, bien qu'utilisé (ex : Libreville) est en disparition en raison
d'une efficacité insatisfaisante et de sa courte portée (80km). Les nouvelles technologies
satellites ont notamment apportées une dernière solution : le déport via support satellite de la
station mère vers des Stations filles, les stations VSAT.
60
Chapitre III Evolution du CNS/ATM au sein de l’ASECNA :
L'usage de la HF s'était même étendu à des liaisons HF entre les centres, pour pallier
l'indisponibilité récurrente des réseaux téléphonique nationaux.
Ce mode de transmission présente deux inconvénients majeurs : d'une part, les conditions
de transmission sont aléatoires, en fonction de l'état d'ionisation de la haute atmosphère Elles
peuvent même être impossibles (black-out) en cas d'orage magnétique, c'est-à-dire de
bombardement intense de l'atmosphère par les particules provenant d'éruptions solaires. Elles
sont par ailleurs d'un inconfort extrême pour leurs usagers, de part, leur qualité médiocre et un
bruyant fond sonore permanente. Par ailleurs une même fréquence HF est parfois utilisée par
plusieurs contrôleurs à la fois (exemple Kinshasa et N'Dj amena).
Pour ces raisons, l'objectif est de disposer d'une couverture VHF totale, afin de se
passer de l'usage des fréquences HF. Les transmissions HF devront rester en usage, mais à
n'utiliser qu'à titre de secours et dans les zones comme la FIR Océanique, sous une forme
numérique de nouvelle génération.
ACARS et ATISA/PDCA :
61
Chapitre III Evolution du CNS/ATM au sein de l’ASECNA :
Une veille technologique du système est prévue dans la perspective d’une évolution vers
l'ATN complet.
Le VSAT:
Le réseau AFISNET :
Développé au début des années 90, le réseau AFISNET (African and Indian Océan
Satellite Network) est venu en réponse au besoin d'un réseau compatible ATN. Il sert de
support aussi bien aux circuits de données/voix (pour RSFTA, ATS/DS et SMT) que pour les
stations VHF déportées par satellite du service mobile aéronautique.
Il est basé selon une topologie en étoile autour d'une station Terrienne principale à Dakar
et comprend également un sous réseau Océan Indien, basé autour de Tana.
Le réseau AFISNET compte à présent trente-six (36) stations terriennes pour un total de
trente-huit (38) antennes paraboliques, parmi lesquelles deux stations de type B, sept stations
de type F2 et vingt-sept stations VSAT (de type Fl).
62
Chapitre III Evolution du CNS/ATM au sein de l’ASECNA :
Le réseau IBS (INTELSAT Business Service) a été initialement développé pour les
besoins ATS/DS et RSFTA, puis employé comme support des déports VHF via VSAT (18
liaisons FASTCOM), colonne vertébrale du réseau AFISNET.
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Chapitre III Evolution du CNS/ATM au sein de l’ASECNA :
Il relie les plus grandes stations Terriennes. Ce réseau gère non seulement le déport VHF,
mais aussi une majeure partie des communications du réseau des services fixes. Sa
numérisation complète devrait être achevée.
b) Réseau de commandement :
Les réseaux commutés nationaux et lignes spécialisées (100-300 bps) ne permettant pas
d'assurer un niveau de fiabilité satisfaisant, l'ASECNA a mis en place depuis début 1999 un
réseau de commandement afin de réaliser tous les types de liaisons (ATS/DS, Transmission
de données, liaisons téléphone/fax entre les centres et le Siège).
Ce réseau utilise le support satellite, des multiplexeurs (voix-données) et des minis
autocommutateurs. Il fait appel aux protocoles de transmission "Frame Relay" et X25. Il
permet les communications à voix directe (ATS/DS) entre contrôleurs des différents centres.
Par extension, il permet également les communications administratives entre le centre
et ses Représentations.
Les postes ATS/DS sont en passe d'équiper tous les centres, si ce n'est pas déjà le cas.
Néanmoins les communications avec les centres des pays voisins ne sont pas toujours
évidentes, ceux-ci n'étant pas toujours équipés de matériels compatibles. Les circuits PTT sont
donc parfois utilisés, lorsqu'ils sont disponibles, ou bien sont employés des postes
téléphoniques par satellite INMARSAT.
Les communications entre certains aéroports secondaires et les unités principales se font
encore parfois par circuits PTT, ou plus souvent par HF/BLU, équipements souvent ancien
qui été remplacés fin 2006. Le parc des équipements comprend plus des 15 équipements
ATS/DS.
c) RSFTA :
Au plan du Réseau du Service Fixe des Télécommunications Aéronautiques (RSFTA) et
du Système Mondiale des Télécommunications (SMT), le fonctionnement du service a été
globalement satisfaisant, bien que des efforts restent toujours à fournir pour améliorer ou au
moins maintenir la disponibilité normative (97%). Au nombre des dysfonctionnements, il
convient de relever le fonctionnement intermittent des circuits Accra/Brazzaville,
Garoua/N’Djamena, Garoua/Douala, N’Djamena/Douala, Kinshasa/Brazzaville, Accra/Lomé,
Abidjan/Bamako et l'indisponibilité prolongée des circuits RSFTA Maiduguri/N’Djamena,
Kano/Brazzaville et Brazzaville/Luanda.
64
Chapitre III Evolution du CNS/ATM au sein de l’ASECNA :
65
Chapitre III Evolution du CNS/ATM au sein de l’ASECNA :
III.5.3 NAVIGATION :
III.5.3.1 Introduction :
Les équipements sol pour supporter les renforcements nécessaires des signaux et des
satellites de navigation sur une base régionale ou locale.
Mise en place en 1998 des essais sur un LADGPS à Dakar Yoff en vue de la certification
du couple Sol/Bord avec l'avion laboratoire ATR 42 de l'ASECNA. Approbation et
autorisation réglementaire par les États du GPS comme moyen supplémentaire ou primaire de
navigation. Mise en œuvre en cours des coordonnées géographiques aux normes WGS-84.
Mise en place d'une stratégie de l'introduction et de la mise en œuvre du GNSS dans la région
d'étude de réalisation d'un test sur EGNOSS-AFI. Suivi du développement du WAAS
américain pour son éventuelle utilisation dans sa zone ou l'interopérabilité avec EGNOS en
Afrique (ou AGNOS).
Radiobalises au sol :
Systèmes INS/IRS :
L'avenir de la GNSS :
La navigation par satellite est citée au plan AFI comme la solution finale de navigation
sur l'espace ASECNA. Elle consiste à naviguer indépendamment de tout système placé au sol,
par échange de données entre un équipement embarqué et un satellite. Elle est basée sur le
système géodésique WGS 84, adopté par l'OACI (rf. Annexe 4).
66
Chapitre III Evolution du CNS/ATM au sein de l’ASECNA :
En effet, une navigation par satellite précise n'est possible que lorsque : les
coordonnées obtenues du sol, les coordonnées calculées à bord et les coordonnées obtenues
du système satellitaire ont le même système de référence géodésique ; sans quoi l'information
est inexploitable. Il convient donc, maintenant de mesurer à nouveau toutes les références
géographiques de la cartographie aéronautique : chaque extrémité de piste, chaque aide
radio,... etc.
Afin de déterminer les références de ce nouveau système de navigation.
A terme, les ILS souvent sujets à pannes, seront également remplacés par des systèmes
d'approche GNSS d'une grande précision.
Une station RIMS (station de réception GPS pour mesurer l'intégrité et surveiller les
satellites) connectée par VSAT à la Station de traitement du banc d'essai d'EGNOS se
trouvant sur le territoire Norvégien, a été installée en 2002, à la Direction Technique de
l'ASECNA, à proximité de l'Aéroport Léopold Sédar Senghor de Dakar.
Elle a permis des vols d'essais GNSS qui ont été effectués avec l'ATR42 de calibration
de l'ASECNA, équipé à cet effet. Les résultats obtenus ont permis d'évaluer la précision, la
disponibilité, et la fiabilité.
Des équipements utilisés, qui se sont avérés plus que satisfaisants.
67
Chapitre III Evolution du CNS/ATM au sein de l’ASECNA :
III.5.4 SURVEILLANCE :
III.5.4.1 Introduction :
Radar secondaire de surveillance, sur des sites sélectionnés en zone terminale,
processeur ADS en contrôle régional, ADS Broadcaste en certaines zones terminales,
affichages synthétiques du trafic ADS et non ADS, traitement et affichage Plots radar et
données ADS sur un même écran ; surveillance de mouvement au sol sur certaines plates-
formes.
L'ASECNA a été la première à développer l'équipement sol dans la région AFI pour la
partie ADS de FANS, et cela a servi à faire ressortir les avantages potentiels des affichages
ADS dans la région AFI. Le système ASECNA a aussi permis à la Société AIR AFRIQUE et
COLLINS d'obtenir une certification pour la composante ADS à bord des A310. Il est à noter
que ce sont les premiers essais ADS du monde à l'échelle continentale. L'outil ASECNA
évolue pour permettre aux autres avions équipés en avionique FANS-7/A de rejoindre les
expérimentations dans la région.
Pour ATM : en termes de concept de région ATM, les Etats membres de l'ASECNA se
sont engagés depuis 40 ans pour établir un organisme régional et une autorité autonome pour
fournir les services ATM en leur nom.
Depuis quelques temps, la FIR Roberts, la coopération Est Africaine (EAC) et la
communauté de développement de l'Afrique Australe (SADC) se sont engagées dans cette
voie.
Pour la Formation des séminaires/ateliers de sensibilisation aux concepts et techniques
CNS/ATM sont délivrés dans la région L'ASECNA a introduit dans le programme de
formation des Ingénieurs et Techniciens de ses centres de formation, des cours liés aux
nouveaux systèmes avec la participation du programme TAINAIR de l'OACI.
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Chapitre III Evolution du CNS/ATM au sein de l’ASECNA :
Le processus de visualisation utilisé par les contrôleurs s'appuie sur les strips (fiche de
suivi et de progression du vol) et sur une représentation mentale du trafic.
Nonobstant la première expérience de l'utilisation du radar sur le centre d'Abidjan, le
développement du trafic et les exigences de sécurité et de qualité de services de la part des
usagers ont amené l'ASECNA à engager un vaste de Plan de Surveillance en équipant les
centres principaux en moyens de visualisation et de surveillance du trafic reposant sur la
visualisation des plans de vol, le radar et l'ADS.
Selon l'OACI, le radar ne doit être implémenté qu'en cas de besoin réel. Ce besoin a
été constaté â Dakar, N'Djamena, Brazzaville, et sur Abidjan (remplacement de l'actuel radar).
Des projets sont donc en cours de réalisation, pour la plus part réalisés notamment à
N'Djamena ou l'appel d'offres a été lancé, et les études très avancées.
Les radars secondaires sont trop coûteux et ont un trop courte portée pour permettre de
couvrir l'intégralité des FIRs de l'immense espace ASECNA.
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Chapitre III Evolution du CNS/ATM au sein de l’ASECNA :
70
Chapitre III Evolution du CNS/ATM au sein de l’ASECNA :
Pour faciliter l’application d’un minimum réduit de séparation verticale de 300 m 1000ft)
entre les aéronefs homologués RVSM uniquement, il est important que les CCR bénéficient
de l’appui d’un système automatisé de traitement initial des plans de vol permettant de :
- rejeter ou annoter les plans de vol déposés, qui ne répondent pas aux exigences des
opérations dans l'espace aérien RVSM sur la base des informations contenues dans
lesdits plans ;
- assurer la diffusion précise et ponctuelle des informations de plan de vol relatives au
RVSM .
Le système automatique rejettera ou diffusera les plans de vol déposés par les exploitants
sur la base du schéma décisionnel suivant :
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Chapitre III Evolution du CNS/ATM au sein de l’ASECNA :
A l’appui de ces exigences et à l’aide du système de traitement des plans de vol, toutes
les informations de plan de vol utiles seront diffusées, y compris le statut d'homologation
RVSM (case 10 du plan de vol OACI ou case Q du RPL), auprès des systèmes de traitement
des données de vol (FDPS) des CCR compétents.
Les contrôleurs qui reçoivent un message d'estimée pour lequel aucun plan de vol
n’est disponible doivent en déduire que, selon toute probabilité, aucun plan de vol n'est
disponible dans les CCR adjacents. Par conséquent, le contrôleur qui transfère procédera à
une coordination verbale pour s'assurer que le contrôleur qui reçoit est informé du statut de
non-homologation RVSM de l'aéronef.
Il convient que les plans de vol déposés en vol (AFIL) comportent, aux fins de
diffusion, les informations utiles aux cases 8, 10 et 18 du plan de vol OACI, dans la mesure
du possible. Si aucune information RVSM utile n'a été reçue dans un AFIL, le message de
plan de vol diffusé ou les messages de modification du plan de vol doivent contenir
l'indication: “RVSMUNKNOWN”. Pour tous les plans de vol ainsi annotés, les contrôleurs
doivent veiller à ce que les informations d'homologation RVSM utiles soient relayées aux
secteurs de contrôle adjacents concernés.
Les États où le traitement initial du plan de vol est manuel, doivent veiller à ce que le
plan de vol déposé (FPL) soit conforme aux exigences relatives à la planification des vols, par
rapport au RVSM. Les systèmes de traitement des données de vol doivent être capables de
traiter tous les niveaux de vol dans l'espace aérien RVSM et de les communiquer
éventuellement pour affichage.
72
Chapitre III Evolution du CNS/ATM au sein de l’ASECNA :
73
Chapitre III Evolution du CNS/ATM au sein de l’ASECNA :
Le modèle classique des organes de gestion de l'espace aérien est généralement celui
d'un "monopole réglementé", du fait de la souveraineté nationale des Etats sur leurs espaces.
La tendance est à la régionalisation des services dans de grands ensembles, rendue possible
grâce au niveau de technicité actuel, qui n'impose plus de placer un centre de contrôle au
centre de sa zone d'influence. Malgré cela, la recherche d'un' espace aérien sans frontières est
de plus en plus présente, avec les concepts RNAV, Flextracks, "free flight", "Gâte to Gâte",
ou encore avec les caractères populaire en' Europe de l'expression "Ciel Unique".
Remarquons la particularité des régions d'informations de vol Océaniques ne relevant
d'aucune souveraineté nationale, elles voient leur gestion attribuée à un organisme par
l'OACI', ce qui les rend potentiellement sujettes à des luttes d'influence.
L'ASECNA quant à elle est un exemple unique et original de ciel communautaire, qui
échappe à tous les schémas classiques. Les usagers n'ont qu'un seul intermédiaire, un seul
interlocuteur : l'Agence, laquelle partage ses ressources auprès de tous les Etats membres de
la communauté en fonction de leur activité, de leurs besoins, selon des principes recherchant
la meilleure équité possible et en gérant les difficultés de chacun ; L'espace aérien est
réellement et totalement mutualisé.
Cet état de fait ouvre des perspectives extrêmement intéressantes, comme vu
précédemment pour un redécoupage des espaces ASECNA selon de grands pôles de gestion
de la circulation aérienne.
Le nouveau contexte mondial sera concurrentiel, et les pressions externes influant sur les
choix stratégiques de gestion au sein de l'Agence (politique tarifaire, etc.) de plus en plus
importantes.
74
Chapitre III Evolution du CNS/ATM au sein de l’ASECNA :
Le suivi généralisé des consignes OACI va rapprocher de plus en, plus les organismes
du modèle d'organisme de la circulation aérienne à haut niveau de technicité et ultra
centralisé. Attention cependant à ne pas partir dans une régionalisation puis une
mondialisation à l'excès, qui ne permettrait plus de maintenir un contexte opérationnel
respectueux des particularités nationales et culturelles.
75
ANNEXES
Annexe 1 - Les Etats africains à la naissance de l’ASECNA
Annexe 2 - Texte de la Convention de Dakar
Annexe 3 - Tableau comparative des réseaux AFISNET, CAFSAT et
SADAC
Annexe 4 - Le WGS- 84
Annexe 5 - Historique et fonctionnement du réseau AFISNET
Annexe 6 - Le projet GALILEO
Annexe 7 - Climax et déphasage
Annexe 8 - Les écoles de l’ASECNA
Annexe 9 - Sécurité aérienne
Annexe 10 - Pour en savoir plus
Annexe 11 - DIRKOU naissance d’une station VSAT dans le désert
Annexe 12 - Représentation de l’ASECNA
Annexe 13 - Station Terrienne de DAKAR
Annexe 14 - L’ASECNA et l’ENNA
Annexe 1 –les Etats africains à la veille de la naissance de l’ASECNA
Cameroun
475 000 Km '— Capitale: Yaoundé
Langue: Français/Anglais — Monnaie :
Franc C.F.A.
En 1 860, missionnaires Européens et
factoreries s'installent. En 1984 le Cameroun
devient colonie Allemande, jusqu'en 1916
où les Allemands sont expulsés par les
Alliés. Vers 1922 le Cameroun est divisé en
deux, sous mandats Britannique et Français. En 1946 ces mandats sont transformés en
tutelles. Les revendications nationales se développent. 1960 : l'ex-Cameroun Français est
proclamé indépendant.
République Centrafricaine
620 000 Km2 — Capitale: Bangui
Langue: Français — Monnaie : franc
[Link].
A la colonisation, le pays est ravagé par
la traite des noirs. En 1877 l'exploration
Européenne est initiée par la descente du
Congo de Stanley. Fin XIXème la France
crée le poste de 13angui pour s'ouvrir les
routes du Tchad et du Nu. En 1905, elle
colonise l'Oubangui-Chari, qui devient en
1946 territoire d'Outre-mer. La république Centrafricaine est proclamée en 1958, et acquiert
son indépendance en 1960. (En 1965 un coup d'Etat met Bokassa au pouvoir, mais la
république est rétablie en 1979).
Congo
342000 Km2 — Capitale : Brazzaville
Langue: Français — Monnaie : franc.
Entre le XVème et le XVIIIème siècle
deux monarchies dirigent le territoire,
tandis que les Pygmées occupent les forêts
denses. L’exploration est initiée en 1875
par le français Savorgnan de Brazza. La
colonie du moyen-Congo est créée en
1910 et intégrée PAEF. De 1926 à 1942 un mouvement syncrétiste mené par André Matswa
provoque troubles. En 1946 le Congo devient territoire d'Outre-mer, et en 1958 est proclamée
la république autonome, indépendante en 1960.
Cote d'ivoire
322000 Km2 — Capitale:
Yamoussoukro V. pr. Abidjan
Langue : Français
Monnaie : franc CFA.
En 1842, les Français s'emparent
de la zone lagunaire. La colonie
de la Côte d'ivoire créée en 1983
est rattachée à l'AOF. Entre
1908 et 1915 le Gouverneur
Angoulvant conquiert militairement le pays. La Côte d'ivoire est déclarée territoire) d’Outre-
mer en 1946, puis république autonome en 1958, Elle accède enfin à l'indépendance en 1960,
sous la tutelle du Président Félix Houphouët-Boigny, plusieurs fois réélu par la suite.
Burkina Faso (Haute-Volta)
275 000 Km2 — Capitale:
Ouagadougou
Langue : Français — Monnaie :
franc CFA
Ce pays du Sahel peuplé
majoritairement de Mossi est
exploré par les Français. D'abord
incluse en 1904 dans le Haut-
Sénégal-Niger, la Haute-Volta devient colonie particulière en 1919. En 1932 elle est partagée
entre le Soudan Occidental, la Côte d'Ivoire et le Niger. Reconstituée en 1947, elle voit se
développer un mouvement nationaliste. La République indépendante est proclamée en 1960,
sous la présidence de MAURICE YAMEOGO.
Mali
1 240 000 Km" — Capitale: Bamako
Langue: Français — Monnaie : franc
Du XVIIème au XIXème, divers pouvoirs
se succèdent, jusqu'en 1857 Quand les
Français occupent le pays. En 1904 la
colonie du Haut. Sénégal-Niger a créée
dans le cadre de l'AOF, puis nommée
Soudan Français en 1920 lorsque la
Haute-Volta s'en désolidarise, en 1958 la
République Soudanaise est proclamée, et
forme avec le Sénégal en1959 la
fédération du Mali. En 1960 la fédération se dissout et le Soudan devient République du
Mali.
Niger
1267 000 Km2— Capitale : Niamey
Langue: Français Monnaie : franc C.F.A.
D'occupation humaine très ancienne, aussi
bien Noire que Berbère, le pays est dominé du
VIIème au s. par l'Empire des Songhaï, détruit
par les Marocains en 1591. Jusqu'au XIXème
il est contrôlé par les Peuls et les Touaregs. La
pénétration Française s'y affirme en 1 897, par
l'installation de postes sur le Niger. La
résistance Touareg s'apaise en 1922 et le Niger devient colonie de l'AOF. Le Niger, autonome
depuis 1956 et république en 1958, acquiert son indépendance en 1960.
Sénégal
197 000 Km2 — Capitale : Dakar
Langue: Français — Monnaie :
franc C.F.A
Initialement vassalisé par le Mali,
le Sénégal est découvert par les
Portugais au XVème. La France
fonde St-Louis en 1659, Ie Général
Faidherbe menant une politique
d'expansion, Dakar est créée en
1857 et le pays conquis en 1890, intégré dans l'AOF. Statut privilégié, les habitants des
"quatre communes" jouissent de la citoyenneté française Par référendum, le Sénégal devient
en 1958 république autonome au sein Je la Communauté, et acquiert son indépendance en
1960.
Tchad
1 284 000 Km2 — Capitale : N'Djamena
Langue : Français / Arabe - Monnaie : franc
C.F.A
Avant la colonisation, le territoire est
dominé par le Royaume du Kanem,
islamisé, et par les Arabes nombreux à s'y
implanter. XIXème, le lac Tchad est le point
de convergence des explorateurs européens,
qui se heurtent aux négriers arabes. Entre
1884 et 1899 les frontières du Tchad sont fixées accords entre les Européens. Les missions
françaises éliminant les dernières résistances, le Tchad devient colonie française en 50. Il est
déclaré république autonome en 1958, puis indépendante en 1960.
Togo
56 600 Km2 —capitale: Lomé
Langue: Français — monnaie : franc C.F.A.
Sans domination jusqu'au XVème, ce
territoire passe sous protectorat danois au
XVIème et le prospère commerce des
esclaves est remplacé fin XIX" celui de
l'huile de palme, vers 1880 Nachtigal y
établit protectorat allemand et donne nom et
capitale au pays. 1914 les Alliés conquièrent
ce protectorat, et se partagent le Togo.
Celui-ci passe sous tutelle l'ONU en 1946.
En 1957 le nord du Togo se rattache au Ghana. Le reste du pays devient république
autonome, puis indépendante en 1960.
Annexe 2 : Texte de la Convention de Dakar :
Désireux de mettre en commun leurs moyens pour mieux assurer la sécurité aérienne,
ARTICLE 5
L'Agence est administrée par un Conseil d'Administration dont la composition et les
attributions sont déterminées dans les Statuts annexés à la présente Convention.
ARTICLE 6
L'ASECNA emploie des personnels originaires de ses Etats membres, suivant les dispositions
les statuts de l'Agence, du statut du personnel et du code de rémunération qui constituent des
annexes à la présente convention.
L'Agence pourra utiliser dans les services installés dans un Etal membre, des personnels non
originaires de cet Etat après notification préalable aux autorités compétentes.
ARTICLE 6 bis
L'ASECNA a l'obligation d'organiser, en cas de nécessité (émeutes, mutineries, grèves, ou
toutes autres circonstances d'effet équivalent), un service minimum de sécurité de la
navigation aérienne.
A cet égard, les agents employés à certaines tâches spécifiques peuvent être astreints par
l'Agence à assurer ledit service minimum, en raison de la particularité de la mission de
l'Agence et du caractère multinational de ses activités. Dans ce cas, I'ASECNA prend avec
l'Etat concerné les dispositions nécessaires pour assurer la sécurité dudit personnel et celle
des installations.
ARTICLE 7
Pour faire face à ses dépenses, l'Agence dispose de ressources qui peuvent provenir: des
redevances perçues sur les usagers, de l'exécution des contrats particuliers visent aux articles
10,11 et 12, des contributions des Etats signataires, de subventions.
ARTICLE 8
L'Agence est soumise à un contrôle financier dont les modalités sont définies dans les Statuts
annexé à la présente Convention.
ARTICLE 9
Les infractions à la réglementation de la navigation commises Jans l'espace où les services de
la circulation aérienne sont confiés à l'Agence, sont constatées dans des procès-verbaux par
des agents commissionnés à cet effet.
ARTICLE 10
Outre les services qui sont prévus par la présente Convention, l'Agence pourra se voir confier,
par chacun des Etats signataires, la gestion ou l'entretien de toute exploitation d'utilité
aéronautique ou météorologique, en vertu de contrats particuliers qui s'inspireront, du point
de vue financier, des dispositions définies à l'article 7 ci-dessus.
ARTICLE 11
Les services de l'Agence pourront Concourir, dans les conditions définies i des conventions
conclues entre tout autre Etat ou Organisme et les Etats bénéficiaires, à l'exécution
d'opérations d'aide et de coopération technique en matière aéronautique ou météorologique.
ARTICLE 12
L'Agence est habilitée à passer des contrats avec des Etats qui seraient désireux d'utiliser ses
services
ARTICLE 13
L‘Agence bénéficie du même régime fiscal que l'Administration des Etats signataires lorsque,
dans ces Etats, elle exécute des travaux ou assure des services dans le cadre de sa mission.
ARTICLE 14
Pour la réalisation de son objet, l'Agence est exonérée de tous droits de douane et taxes l'effet
équivalent, et exemptée de toute prohibition et restriction d'importation et l'exportation, pour
les produits et marchandises déterminés par le Cahier des Charges.
ARTICLE 15
L'Agence est représentée dans les organes de gestion des aéroports où elle exerce son activité.
ARTICLE 16
L'organisation et le fonctionnement de l'Agence sont précisés dans les Statuts et Cahier des
Charges ci-annexés.
ARTICLE 17
La Convention reste ouverte à l'adhésion de tout Etat intéressé. Cependant, l'admission d'un
nouvel Etat aux dispositions de la présente Convention devra faire l'objet d'un accord
unanime des Etats signataires.
L'instrument d'adhésion est déposé auprès du Gouvernement de la République du SENEGAL
avisera les Gouvernements des autres Etats signataires et adhérents. L'adhésion prendra effet
30 jours après la date de dépôt de l'instrument d'adhésion.
ARTICLE 18
L. présente Convention, ses annexes ci ses amendements ultérieurs seront ratifiés suivant les
formes prévues par la Constitution de chaque Etat.
Les instruments de ratification seront déposés auprès du Gouvernement de la République du
SENEGAL.
La Convention entrera en vigueur le premier jour du mois suivant le dépôt de l'instrument de
ratification de l'Etat signataire qui procédera le dernier à cette formalité.
Le Gouvernement de la République du SENEGAL avisera les autres signataires de tout dépôt
d'instrument de ratification et de la date d'entrée en vigueur de la Convention.
ARTICLE 19
Nonobstant les dispositions de l'article précédent, les Etats signataires conviennent de mettre
en application La présente Convention à titre provisoire à l'expiration d'un délai de six mois à
compter de la date de sa signature à la condition qu'elle ait été ratifiée par un Etat au moins.
ARTICLE 20
Les différends entre les Etats signataires relatifs à l'interprétation ou à l'application de la
Convention et de ses annexes qui ne pourraient être réglés par voie de consultations, seront
soumis au Comité des Ministres et, si nécessaire, à l'arbitrage des Chefs d'Etat.
ARTICLE 21
Tout Etat peut dénoncer la présente Convention sous réserve d'en aviser l'Etat dépositaire
avec un préavis de six mois.
L'Etat dépositaire de la Convention avisera les autres Etats.
A l'expiration du délai de préavis, l'Etat en cause cessera de faire partie de l'Agence. Le
règlement de "actif et du passif sera déterminé dans un protocole d'accord entre l'Etat
intéressé et l'Agence. Ce protocole doit être probablement approuvé par le comité des
Ministres.
ARTICLE 22
Les demandes de modification de la présente Convention sont soumises à l'examen du
Comité des Ministres.
ARTICLE 23
Conforment à l'article 83 de la convention relative à l'aviation Civile internationale signée à
Chicago le 7 décembre 1944. La présente convention et ses annexes seront enregistrées au
conseil de l'OACI par les soins du gouvernement de l'Etat dépositaire.
ARTICLE 24
Dés son entrée en vigueur, la présente Convention abroge cl remplace la Convention signée à
SAINT-LOUIS du SENEGAL le 12 décembre 1959 et portant création de l'Agence.
Les 24 aérodromes communautaires sont :
Douala Nouakchott Garoua Nouadhibou
Brazzaville Mahajanga Pointe-Noire Abidjan
Bamako Gao Cotonou Niamey
Libreville Dakar Port-Gentil Malabo
N'Djamena Sarh Ouagadougou Bobo-Dioulasso
Annexe 3 : tableau comparatif des réseaux AFISNET, CAFSAT, SADAC.
FREQUENCY
s
ERNAM/AVSEC
Ecole Régionale de la Navigation Aérienne et de Management (ERNAM) Centre Régional
de Formation à la Sûre de l'Aviation Civile (AVSEC)
BP 8001 Dakar (Sénégal) — Tél (221) 82679 — Fax (221) 8207104 L'ERNAM est une école
tournée vers le secteur tertiaire. Créée en 1960 pour former à l'origine des assistants dans les
domaines techniques de la navigation aérienne, l'ERNAM est aujourd'hui chargée d'assurer
pour les besoins de l'ASECNA et des Etats membres: la formation continue des agents
d'encadrement et des agents d'exécution dans les domaines de l'Administration, de l'Anglais,
des Finances et comptabilité, du Management, l'informatique, de la Gestion aéroportuaire et
transport aérien et de la Communication; la formation initiale suivant un cycle de des années
(BTS/ASECNA) d'agents ASECNA appelés à occuper les fonctions de cadre dans les,
domaines de l'Administration et de la Finance / Comptabilité de l'Agence.
Le centre AVSEC est un centre de formation en sûreté de l'aviation civil. L'ERNAM abrite
AVSEC / OACI de Dakar, centre régional qui offre une diversité de formations d'excellence
en sûreté de l'aviation civile à l'attention des agents et responsables de la sûreté de l'aviation
civile des états :
Stages Population cible Objectifs
Formation de base Agents de sûreté nouvellement Mettre en œuvre les mesures préventives
à la sûreté employés de sûreté de l'aéroport
Instructeur en agents spécialisés en sûreté Animer conformément aux normes
sûreté (F, GB) aéronautique TRAINAIR des stages / formations
Superviseur Agents chargés de superviser la Contrôler la mise en œuvre des mesures
de sûreté (GB) mise en œuvre des mesures préventives de sûreté et organiser la
préventives de sûreté gestion initiale des mesures d'urgence en
aéroportuaires sûreté
Sûreté du fret Réception, de l'enregistrement et de Appliquer les mesures préventives de
aérien (F, GB) la manutention du fret et poste sûreté aéroportuaire
Gestion de la Responsable appelé à assumer la Planifier, coordonner et suivre la mise en
sûreté (F, GB) gestion et supervision de la sûreté œuvre des mesures préventives de sûreté
au niveau des Etats
Gestion des Agents chargés de la gestion de Développer et appliquer les procédures
situations de crise crise en matière de sûreté diligentes de gestion de crise
(F, GB)
Maintenance des Techniciens et / ou ingénieurs Assurer la maintenance préventive et
équipements de électroniciens habilités à la curative des équipements de sûreté
Sûreté Maintenance
Le centre AVSEC a obtenu un label de qualité par I'OACI et travaille en partenariat avec
d'autres centres et en coopération avec le Programme TAINAIR OACI.
Environ 150 agents bénéficient annuellement de la formation continue hors AVSEC, et plus
le 300 stagiaires africains participent .aux stages AVSEC. Prise en compte dans le plan
l'équipement en cours, l'ERNAM est en développement constant.
ERSI
L'Ecole Régionale de sécurité incendie
BP 13095 Douala (Cameroun) - Tél. : (237) 37.23.87 — Fax (237) 37.23.88
L'Ecole Régionale de sécurité incendie (ERSI) est un centre d'excellence ................Anglais),
situé à Douala (Cameroun), qui a pour vocation continentale la formation des spécialistes
dans les domaines du sauvetage et de la lutte contre les Incendies.
Formation Initiale à l'ERSI
Cycle de Pompier d'Aérodrome : (5 mois)
Ce cycle s'adresse à un personnel appelé à mettre en œuvre le matériel de sauvetage et de
lutte contre l'incendie, participer à l'entretien des véhicules et des matériels spécialisés et
assurer le sauvetage des personnes et des biens en cas de sinistre.
Cycle de Technicien Supérieur:
(7 mois + 6 mois de stage pratique sur un aéroport,)
Ce cycle s'adresse à un personnel appelé à encadrer un service de sauvetage et de lutte
contre l'incendie, et assurer la formation continue du personnel, la gestion du parc de
véhicules incendie, et les fonctions de conseil auprès des autorités aéroportuaires. Le
recrutement se fait par concours externe (respectivement à niveau I3EPC et niveau BAC+2),
mais également par concours interne pour le cycle Technicien Supérieur.
Formation continue à I'ERSI
Stages Personnel cible Durée
CAMAC
Ecole Africaine de la Météorologie et de 'aviation civile
BP 746 Niamey (Niger) - Tel: (227) 72.36.62 - Fax: 227) 72.22.36
L'Ecole Africaine de la Météorologie et de l'Aviation Civile située à Niamey (Niger) propose
une grande diversité de formations destinées à satisfaire les besoins des secteurs publics et
privés des Etats africains. Ouverte en 1963, et initialement destinée à la formation des
techniciens supérieurs en météorologie, navigation aérienne et télécommunication, elle forme
également depuis 1982 les ingénieurs des Etudes et de l'Exploitation de ces trois spécialités.
Son rayonnement dépasse le cadre des Etats membres puisqu'elle étend ses services à des
Etats non membres (Burundi, Rwanda, Comores, Djibouti, Cap Vert et Guinée Conakry) et à
des entreprises. Centre de formation agrée par l'OMM, l'EUMETSAT, l'OACI, ses diplômes
sont également reconnus par le CAMES depuis 1997.
Les méthodes pédagogiques à I'EAMAC sont normalisées au niveau international (pédagogie
par objectifs) et elle a par ailleurs adhéré au programme TRAIN AIR (OACI, cf. [Link]).
Elle entretient de nombreux partenariats régionaux et internationaux (OACI, ENAC, ENM,
ACMAD, AGRHYMET, AIF, ATNSC, NCAT, EUMETSAT, ESNT). Elle dispose de
laboratoires de travaux pratiques par spécialité, supports audio visuel, multimédia,
simulateurs et d'un laboratoire d'anglais et abrite le futur Centre Régional de Maintenance des
Equipements de Navigation Aérienne et de Météorologie.
L'EAMAC, a reçu récemment à New York, le prix « Quality Summit Award » à L'excellence
et au prestige de l'entreprise dans la catégorie Or. Cette distinction récompense les efforts de
modernisation des outils didactiques de l'Ecole, et renforce l'image et la renommée dont elle
jouit en qualité de Centre d'excellence en matière de formation dans le secteur de
l'aéronautique civile. Ont été honorés en même temps que l'EAMAC, des entreprises du
monde entier, ainsi que des hommes d'affaires évoluant dans divers secteurs d'activités, des
experts en qualité et des personnalités de la culture et du Corps Diplomatique.
Annexe 9 : Sécurité aérienne:
ERSI: acquisition d'un simulateur de feux pour la formation
DOUALA (Cameroun,), 27 juin (AFP,) - 21h05
L'Afrique dispose désormais de son premier simulateur de feux pour la formation à la sécurité
incendie en matière de navigation aérienne5 installé à Douala, a constaté vendredi l'AFP.
D'une valeur de 2 milliards de francs CFA (3 millions d'euros), ce simulateur vient d'entrer n
service à l'Ecole régionale de sécurité incendie (ERSI), qui forme les pompiers venant des 5
pays membres de l'Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à
Madagascar (ASECNA) dont elle dépend.
Représentatif d'un appareil de type Airbus A321, ce simulateur "permet de reproduire de
façon réaliste des feux externes et internes à un aéronef', a indiqué à l'AFP le directeur de
ERSI, Gustave Dovonou.
A l'intérieur de cet appareil en fuselage, il est possible de reproduire des feux de cockpit, de
plafond, de sièges et des feux de toilettes. A l'extérieur, on reproduit essentiellement des feux
e réacteurs", a précisé M. Dovonou.
C'est une haute technologie de formation qui n'existe dans aucun autre pays africain,
seulement quelques pays en Europe et en Amérique possèdent ce simulateur", a précisé le
directeur de l'ERSI, créée en 1964.
Cette conception nouvelle de la formation pratique, à la fois moderne et répondant aux
réalités du terrain, permet à l'ASECNA de former des pompiers d'aéroport très
professionnels", a ajouté M. Dovonou.
L'ERSI se dote de ce simulateur au moment où achève à Yaoundé la L 4ème réunion
régionale de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI). Ces assises avaient
comme principal objectif la mise en œuvre des nouvelles normes de sécurité définies par
l'OACI.
Annexe 10 : Pour en savoir plus sur ....
Mis en conformité au niveau européen : Les ESARR
Les ESARR (European Safety Regulator Requirement), au nombre de six, sont des exigences
réglementaires de sécurité élaborées par Eurocontrol, visant divers domaines liés à la sécurité.
Chacune définit des exigences de sécurité appliquées par tous les états membres
d'EUROCONTROL afin de se mettre en conformité avec les normes européennes. Les Etats
Européens non membres d'EUROCONTROL sont aussi invités à appliquer ces dispositions.
L'objectif de ces ESARR la mise en place d'un niveau homogène et élevé de sécurité
aéronautique au sein de la zone CEAC.