Les matrices - Addition
Notes rédigées par Laurent Z IMMERMANN
Résumé Nous présentons et analysons la loi d’addition pour les matrices, en particulier
nous passons en revue ses propriétés de distributivité, d’associativité et de commutativité.
Introduction
Ces notes font suite à celles sur l’introduction aux matrices 1 . Nous aborderons les règles de
base du calcul matriciel, en commençant par l’addition de matrices. Nous profiterons de la
simplicité de l’opération d’addition matricielle pour introduire des notations peut-être abs-
traites, mais très utiles pour aller plus loin dans l’étude des matrices, notamment pour obtenir
la formule du produit matriciel.
Illustration
Une image numérique est codée par un ensemble de nombres qui donnent une information
sur l’intensité lumineuse d’un point — pixel — de l’image (nous envisageons ici le cas simple
d’une image monochrome). Les matrices constituent des outils mathématiques idéaux pour
représenter de telles images. Créer un effet de fondu, qui consiste à superposer deux images,
reviendra tout simplement à additionner les matrices correspondant à ces images.
Par exemple, à partir de deux images qui sont re-
présentées par les matrices A et B, nous obtien-
drons la matrice C qui correspondra à l’image ré-
sultant de leur fondu par la simple somme
C = A+B
Rappels
Dans la suite, nous utiliserons plusieurs notions expliquées dans l’introduction aux matrices.
Rappelons ici quelques-unes d’entre elles qui seront utilisées dans la suite de cette séquence.
1. Voir https://clipedia.be/videos/les-matrices-introduction
2
Dimensions d’une matrice - Produit entre matrices
Nous avons vu qu’un système de deux équations linéaires à deux inconnues peut être exprimé
sous forme matricielle
ax + by = p a b x p
⇐⇒ =
cx + dy = q c d y q
| {z } | {z } | {z }
2×2 2×1 2×1
Nous avons évoqué la dimension d’une matrice : il s’agit du nombre de lignes et de colonnes
qu’elle possède. La convention est de les spécifier toujours dans cet ordre sous la forme d’une
multiplication (avec un signe ×).
Par exemple, la première matrice ci-dessus est une matrice « deux fois deux » (matrice carrée)
et la dernière est une matrice « deux fois une » (matrice colonne).
L’impératif de pouvoir reconstituer le système d’équations à partir de la notation matricielle
nous a fait découvrir que le produit de deux matrices est une nouvelle matrice dont chaque
élément est calculé comme le produit scalaire entre un vecteur ligne pris dans la première
matrice et un vecteur colonne pris dans la seconde matrice, la ligne et la colonne à considérer
étant celles de l’élément de la nouvelle matrice que l’on calcule.
Produit entre un scalaire et une matrice
Nous avons encore vu que le produit entre un scalaire et une matrice colonne ou une matrice
carrée s’obtient en multipliant tous les éléments de cette matrice par ce scalaire.
x αx a b αa αb
α = α =
y αy c d αc αd
Une application en est la multiplication par 2
d’une image (plus exactement d’une matrice qui
représente une image). Cela revient à rendre
l’image plus lumineuse.
Addition de matrices
Commençons par multiplier une matrice par 2. Nous savons comment effectuer cette multipli-
cation (voir rappels ci-dessus) :
a b 2a 2b
2 =
c d 2c 2d
Mais multiplier une matrice par 2 revient à l’additionner à elle-même. Le membre de gauche
peut donc être réécrit sous la forme d’une somme de matrices. Et dans le membre de droite,
chaque élément de matrice est le double d’un nombre, c’est-à-dire ce nombre additionné à
lui-même. Nous pouvons donc réécrire les deux membres de l’égalité :
a b a b a+a b+b
+ =
c d c d c+c d+d
https://clipedia.be/videos/le-calcul-matriciel-1-l-addition
3
Ce résultat nous révèle la règle d’addition des matrices. La somme de deux matrices est une
nouvelle matrice dont chaque élément est égal à la somme des deux éléments correspondants
dans ces deux matrices. Le mot « correspondant » signifie que l’on considère la même position
(ligne, colonne) à la fois dans les matrices qui sont additionnées et dans la matrice résultat.
Nous généraliserons cette loi à l’addition de matrices différentes :
a b e f a+e b+ f
+ =
c d g h c+g d+h
Cette loi d’addition entraîne que la somme de matrices de dimensions différentes n’a pas de
sens : il n’existe plus de correspondance possible entre les matrices
a b x
+ =?
c d y
Il n’est donc possible d’additionner des matrices que si elles ont la même dimension. Et, bien
entendu, la dimension de la matrice résultat sera identique à la dimension commune des ma-
trices qui sont additionnées.
Matrice nulle
À présent, examinons la somme de deux matrices, la seconde ayant tous ses éléments opposés
(changés de signe) aux éléments correspondants de la première. En application de la règle
d’addition qui vient d’être vue, nous trouvons que
a b − a −b 0 0
+ =
c d −c −d 0 0
Notons que le résultat est bien une matrice, une matrice nulle, et pas simplement le nombre 0.
Cette matrice nulle est de dimension 2 × 2. Elle sera représentée par le symbole 0, différent du
chiffre 0, ou parfois par le symbole 02 pour rappeler sa dimension.
La représentation, dans le domaine de l’imagerie numérique, d’une matrice nulle serait une
image. . . noire.
La matrice nulle est l’élément neutre de l’addition matricielle.
a b 0 0 a b
A+0 = + = =A
c d 0 0 c d
Ainsi, étonnamment, la somme d’une image quelconque avec
une image noire redonne l’image de départ, et pas une image
toute noire !
Opposé d’une matrice
En nous souvenant de la règle de multiplication d’une matrice par un scalaire, nous nous
rendons bien compte que nous pouvons écrire
− a −b a b a b
= (−1) =−
−c −d c d c d
https://clipedia.be/videos/le-calcul-matriciel-1-l-addition
4
Ainsi, la somme considérée au début de la section précédente revient à la somme suivante :
A + (−A) = 0
Cette matrice −A est donc l’opposé de la matrice A, puisque leur somme donne la matrice
nulle, tout comme la somme d’un nombre et de son opposé donne zéro.
Soustraction de matrices
Bien entendu, la dernière expression pouvait aussi s’écrire
A + (−A) = A − A = 0
où nous voyons apparaître la différence entre deux matrices.
Ici il s’agissait de la différence entre une matrice et elle-même, dont le résultat est la matrice
nulle. Nous généraliserons cette opération entre deux matrices distinctes :
a b e f a−e b− f
− =
c d g h c−g d−h
Distributivité de la multiplication scalaire sur l’addition de matrices
La distributivité de la multiplication sur l’addition en algèbre des nombres est une propriété
très pratique souvent utilisée :
α( x + y) = αx + αy
S’applique-t-elle également en algèbre des matrices ? Pouvons-nous écrire
?
α(A + B) = αA + αB
Pour répondre à cette question, développons le membre de gauche en faisant apparaître les
éléments de chacune des matrices A et B :
a b e f
α (A + B) = α +
c d g h
Effectuons la somme en appliquant la loi d’addition des matrices (additionner les éléments
correspondants). Il n’est plus nécessaire d’écrire les crochets [ ]. Nous obtenons :
a+e b+ f
α
c+g d+h
Nous nous trouvons devant la multiplication d’une matrice par un scalaire. Nous avons vu
comment l’effectuer (multiplier tous les éléments). Puis, en distribuant la multiplication sur
l’addition des scalaire nous arrivons à :
αa + αe αb + α f
αc + αg αd + αh
https://clipedia.be/videos/le-calcul-matriciel-1-l-addition
5
Cette matrice peut être vue comme la somme de deux matrices, soit :
αa αb αe α f
+
αc αd αg αh
Enfin, nous pouvons mettre α en évidence devant chaque matrice (opération réciproque de la
multiplication par un scalaire) pour obtenir le résultat final où nous reconnaissons les matrices
A et B multipliées par le scalaire α :
a b e f
α +α = αA + αB
c d g h
En comparant le début et la fin du développement, nous voyons que nous sommes parvenus
à prouver que
α(A + B) = αA + αB
La distributivité de la multiplication par un scalaire sur la loi d’addition de matrices est donc
vérifiée.
Notation compacte des matrices
Jusqu’à présent nous n’avons considéré que les matrices de petites dimensions, au maximum
2 × 2, y compris dans les démonstrations. Celles-ci ne sont donc pas générales. Éviter cet écueil
nécessite de recourir à une notation générale des matrices, valable quelle que soit leurs dimen-
sions : la notation compacte des matrices. Elle a déjà été utilisée une fois, tout au début des
notes sur l’introduction aux matrices.
Cette notation compacte repose sur quelques conventions.
1. La même lettre est utilisée pour symboliser une matrice et ses éléments, mais en majus-
cule pour la matrice et en minuscule pour ses éléments.
2. Chaque symbole d’élément porte deux indices qui correspondent le premier à la ligne
et le second à la colonne où se situe cet élément.
3. La notation compacte consiste à représenter une matrice par la lettre minuscule repré-
sentant ses éléments, affectée de deux indices (le plus souvent i et j), le tout entre paren-
thèses.
4. Pour une matrice de dimension m × n, le premier indice peut prendre toutes les valeurs
entre 1 et m (nombre de lignes de la matrice), tandis que le second indice peut prendre
toutes les valeurs entre 1 et n (nombre de colonnes de la matrice).
Par exemple, pour une matrice 2 × 2 :
a11 a12 i = 1, 2
A= = ( aij )
a21 a22 j = 1, 2
Notons que les indices des éléments a se lisent « un, un », « un, deux », « deux, un », « deux,
deux » (et pas « onze », « douze » etc. !)
— Le premier indice, i, vaut toujours 1 à la 1re ligne et 2 à la 2de : i = 1, 2
— Le second indice, j, vaut toujours 1 à la 1re colonne et 2 à la 2de : j = 1, 2
https://clipedia.be/videos/le-calcul-matriciel-1-l-addition
6
Pour une matrice de dimension m × n, qui peut âr exemple
représenter une image, la différence entre la notation expli-
cite et la notation compacte devient absolument flagrante :
a11 a12 ... a1n
a21 a22 ... a2n
i = 1, 2, . . . m
A= = ( aij )
.. .. .. .. j = 1, 2, . . . n
. . . .
am1 am2 . . . amn
Exemples d’emploi de la notation compacte
Dans cette section, nous utilisons la notation compacte des matrices pour reprendre quelques
démonstrations ou propriétés données précédemment dans le cas de matrices de petites di-
mensions, non seulement de façon à les généraliser à des matrices de dimensions quelconques,
mais aussi afin d’illustrer l’utilisation de la notation compacte.
Multiplication d’une matrice par un scalaire
L’expression αA exprime le produit entre le scalaire α et la matrice A, mais elle n’indique pas
explicitement comment calculer les éléments de la matrice qui en résulte. Pour cela il aurait
fallu utiliser la notation détaillée comme nous l’avons fait plus haut. Mais ce résultat, déjà
assez long à écrire, même dans ce cas simple, n’est valable que pour des matrices 2 × 2. Et quid
des matrices ayant d’autres dimensions ?
La notation compacte ci-dessous permet de rencontrer ces objections :
1 2
↓ ↓
αA = α ( aij ) = (αaij )
|{z} | {z }
matrice matrice
des aij des αaij
les égalités successives s’expliquant comme suit :
1. traduction de C = αA en notation compacte ;
2. expression de la règle de multiplication d’une matrice par un scalaire.
La dernière égalité signifie que chaque élément de la matrice résultat s’obtient en multipliant
par α l’élément aij de la matrice A qui occupe la même ligne i et la même colonne j que l’élément
que l’on calcule, et ce pour tout i et pour tout j :
∀i = 1, 2, . . . m
α( aij ) = (αaij )
∀ j = 1, 2, . . . n
Addition de matrices
L’expression A + B exprime la somme des matrices A et B, mais elle ne montre pas non plus
explicitement comment calculer les éléments de la matrice résultat, alors que la notation déve-
loppée utilisée précédemment le montrait. Encore une fois, celle-ci était lourde et particulière
au cas de matrices 2 × 2.
https://clipedia.be/videos/le-calcul-matriciel-1-l-addition
7
À nouveau, la notation compacte qui suit permet de surmonter ces inconvénients :
1 2
↓ ↓
A + B = ( aij ) + (bij ) = ( aij + bij )
|{z} |{z} | {z }
matrice matrice matrice des
des aij des bij aij +bij
les égalités successives s’expliquant comme suit :
1. traduction de A + B en notation compacte ;
2. expression de la règle d’addition de deux matrices.
La dernière égalité signifie que chaque élément de la matrice résultat s’obtient en additionnant
les éléments aij de la matrice A et bij de la matrice B qui occupent la même ligne i et la même
colonne j que l’élément que l’on calcule, et ce pour tout i et pour tout j :
∀i = 1, 2, . . . m
( aij ) + (bij ) = ( aij + bij )
∀ j = 1, 2, . . . n
Bien entendu, il faut se rappeler que que les matrices A et B doivent avoir les mêmes dimen-
sions (m × n) et que, par définition de la loi d’addition, la matrice résultat A a également les
dimensions (m × n).
Distributivité de la multiplication scalaire sur l’addition de matrices
Jusqu’ici nous n’avons utilisé la notation compacte que pour exprimer des lois de calcul. Illus-
trons à présent son utilisation dans une démonstration, en l’occurrence pour démontrer que la
multiplication scalaire peut être distribuée sur l’addition de matrices. Pour cela, calculons les
éléments de α(A + B) en utilisant la notation compacte.
1 2
↓ ↓
h i h i
α(A + B) = α ( aij ) + (bij ) = α ( aij + bij )
|{z} |{z} | {z }
matrice matrice matrice
des aij des bij des aij +bij
3 4 5 6
↓ ↓ ↓ ↓
= (α[ aij + bij ]) = (αaij + αbij ) = α ( aij ) + α (bij ) = αA + αB
| {z } | {z } |{z} |{z}
matrice des matrice des matrice matrice
α[ aij +bij ] αaij +αbij des aij des bij
Les différentes étapes de la démonstration se justifient comme suit :
1. traduction en notation compacte ;
2. application de la loi d’addition de deux matrices (effectuer la somme) ;
3. application de la loi du produit d’un scalaire et d’une matrice (les crochets sont devenus
inutiles) ;
4. application de la loi de distributivité de la multiplication sur l’addition entre scalaires
(il ne s’agit plus de matrices !) ;
5. application de la loi d’addition de deux matrices (décomposer en une somme) ;
6. retour à la notation symbolique.
https://clipedia.be/videos/le-calcul-matriciel-1-l-addition
8
En comparant la première expression de cette chaîne d’égalités avec la dernière :
α(A + B) = αA + αB
nous pouvons conclure que nous avons bien démontré que la multiplication par un scalaire
peut être distribuée sur l’addition de matrices, mais cette fois de manière tout à fait générale,
et non plus dans le cas de matrices 2 × 2 seulement.
Associativité de l’addition de matrices
Démontrons à présent que l’addition de matrices est associative, c’est-à-dire que l’addition de
trois matrices peut se faire indifféremment (le résultat final est le même) soit en additionnant
d’abord les deux premières entre elles puis en additionnant la troisième, soit en additionnant
d’abord les deux dernières entre elles puis en additionnant la première. Pour cela vérifions si
l’égalité suivante est vraie :
?
[A + B] + C = A + [B + C]
Nous pouvons écrire successivement :
1 2 3
↓ ↓ ↓
[A + B] + C = ( aij ) + (bij ) + (cij ) = ( aij + bij ) + (cij ) = ( aij + bij + cij )
|{z} |{z} |{z} | {z } |{z} | {z }
matrice matrice matrice matrice matrice matrice des
des aij des bij des cij des aij +bij des cij aij +bij +cij
5
4
↓ ↓ ↓6
= ( aij ) + (bij + cij ) = ( aij ) + (bij ) + (cij ) = A + [B + C]
|{z} | {z } |{z} |{z} |{z}
matrice matrice matrice matrice matrice
des aij des bij +cij des aij des bij des cij
Les différentes étapes du calcul se justifient de la manière suivante :
1. traduction en notation compacte ;
2. application de la loi d’addition des matrices (effectuer la 1re somme, les crochets sont
devenus inutiles) ;
3. application de la loi d’addition des matrices (effectuer la 2e somme) ;
4. application de la loi d’addition des matrices (décomposer en une somme) ;
5. application de la loi d’addition des matrices (décomposer en une somme) ;
6. retour à la notation symbolique.
En comparant la première expression de cette chaîne d’égalités avec la dernière :
[A + B] + C = A + [B + C]
nous pouvons conclure que nous avons bien démontré de manière générale que l’addition
matricielle est associative.
Commutativité de l’addition des matrices
Démontrons enfin que l’addition de matrices est commutative, c’est-à-dire que le résultat ne
change pas si l’on intervertit les deux termes d’une somme, en vérifiant si
?
A+B = B+A
https://clipedia.be/videos/le-calcul-matriciel-1-l-addition
9
Nous pouvons écrire successivement :
1 2 3 4 5
↓ ↓ ↓ ↓ ↓
A + B = ( aij ) + (bij ) = ( aij + bij ) = (bij + aij ) = (bij ) + ( aij ) = B + A
|{z} |{z} | {z } | {z } |{z} |{z}
matrice matrice matrice matrice matrice matrice
des aij des bij des aij +bij des bij + aij des bij des aij
Les justifications des différentes étapes sont les suivantes :
1. passage à la notation compacte des matrices ;
2. application de la loi d’addition des matrices (effectuer la somme) ;
3. application de la commutativité de la somme de scalaires ;
4. application de la loi d’addition des matrices (décomposer en une somme) ;
5. retour à la notation symbolique.
En comparant la première expression de cette chaîne d’égalités avec la dernière :
A+B = B+A
nous pouvons conclure que nous avons bien démontré de manière générale que l’addition
matricielle est commutative.
L'essentiel
• Un usage consacré est de noter par a les éléments d’une matrice A (la même lettre,
majuscule pour la matrice, minuscule pour ses éléments).
• Chaque symbole d’un élément prend deux indices, i et j, qui désignent respective-
ment le numéro de la ligne et le numéro de la colonne où se trouve cet élément.
• La notation compacte d’une matrice consiste à écrire la lettre minuscule représentant
ses éléments, affectée des deux indices de ligne et de colonne (le plus souvent i et j),
le tout entre parenthèses :
a11 a12 . . . a1n
a21 a22 . . . a2n
i = 1, 2, . . . m
A= . .. = ( aij )
.. ..
.. . . . j = 1, 2, . . . n
am1 am2 . . . amn
• Le produit entre un scalaire et une matrice est une nouvelle matrice de mêmes di-
mensions dont chaque élément est égal au produit entre ce scalaire et l’élément
correspondant dans la première matrice, c’est-à-dire de l’élément qui se trouve à la
même position (ligne, colonne) dans cette matrice :
∀i = 1, 2, . . . m
αA = α( aij ) = (αaij )
∀ j = 1, 2, . . . n
• La somme ou la différence de deux matrices de mêmes dimensions est une nouvelle
matrice de mêmes dimensions dont chaque élément est égal à la somme ou à la dif-
férence des deux éléments correspondants dans ces deux matrices, c’est-à-dire des
éléments qui se trouvent à la même position (ligne, colonne) à la fois dans les ma-
https://clipedia.be/videos/le-calcul-matriciel-1-l-addition
10
trices qui sont additionnées ou soustraites et dans la matrice résultat :
∀i = 1, 2, . . . m
A ± B = ( aij ) ± (bij ) = ( aij ± bij )
∀ j = 1, 2, . . . n
• La matrice nulle de dimension m × n est la matrice dont tous les éléments valent
zéro.
• L’opposé d’une matrice est une matrice de mêmes dimensions dont chaque élément
est l’opposé de l’élément correspondant dans la première matrice, c’est-à-dire de
l’élément qui se trouve à la même position (ligne, colonne) dans cette matrice :
∀i = 1, 2, . . . m
−A = −( aij ) = (− aij )
∀ j = 1, 2, . . . n
• La multiplication scalaire est distributive sur l’addition de matrices :
α(A + B) = αA + αB
• L’addition de matrices est associative :
[A + B] + C = A + B + C = A + [B + C]
• L’addition de matrices est commutative :
A+B = B+A
https://clipedia.be/videos/le-calcul-matriciel-1-l-addition