100% ont trouvé ce document utile (1 vote)
488 vues100 pages

Cours de Comptabilité I - IHEC Carthage

Ce document présente les notions de base sur l'entreprise et la comptabilité. Il définit l'entreprise, ses objectifs et ses classifications selon l'activité, la nature du capital et la forme juridique. Il introduit ensuite la comptabilité comme un outil permettant de suivre les opérations de l'entreprise.

Transféré par

rayenbrbr
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
100% ont trouvé ce document utile (1 vote)
488 vues100 pages

Cours de Comptabilité I - IHEC Carthage

Ce document présente les notions de base sur l'entreprise et la comptabilité. Il définit l'entreprise, ses objectifs et ses classifications selon l'activité, la nature du capital et la forme juridique. Il introduit ensuite la comptabilité comme un outil permettant de suivre les opérations de l'entreprise.

Transféré par

rayenbrbr
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Institut des Hautes

Etudes Commerciales
A Carthage

(IHEC)

Département de la Comptabilité

COURS DE COMPTABILITE I
1ère année LFG

_xá aÉà|ÉÇá wx Utáx wx Ät VÉÅÑàtu|Ä|à° xà


XÇÜxz|áàÜxÅxÇà wxá bѰÜtà|ÉÇá vÉâÜtÇàxá

Préparé par
Malek JAMOUSSI BEN AMAR

Avec la Participation de
Nadia FAKHFAKH MDHAFFAR

Année universitaire 2014 – 2015


1
Plan du Module

1ère Partie : Les notions de base de la comptabilité

Introduction : L’entreprise et la comptabilité


Chapitre 1 : Le bilan et la notion de résultat
Chapitre 2 : Le compte
Chapitre 3 : La procédure d’enregistrement
Chapitre 4 : Fonctionnement des comptes du bilan
Chapitre 5 : Les comptes de gestion et l’Etat de Résultat

2ème Partie : L’enregistrement des opérations courantes de l’entreprise

Chapitre 1 : L’enregistrement de la TVA


Chapitre 2 : L’enregistrement des opérations d’achat et de ventes
Chapitre 3 : L’enregistrement des règlements financiers

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 2


Première partie : Les notions de base de la comptabilité 1ère année LFG

Les Notions de Base de La Comptabilité

Première Partie

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 3


Chapitre introductif : L’entreprise et la comptabilité 1ère année LFG

L’entreprise et la Comptabilité

Introduction Générale

Section 1 L’entreprise

Section 2 La comptabilité

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 4


Chapitre introductif : L’entreprise et la comptabilité 1ère année LFG

INTRODUCTION GENERALE :

L’ENTREPRISE ET LA COMPTABILITE

Section 1 L’entreprise

1- Définition de l’entreprise

L’entreprise est une entité économique juridiquement indépendante qui met en œuvre différents facteurs
de production afin d’optimiser la production de biens et services.
Cette dernière met en jeu différents partenaires internes et externes ou même des flux d’informations en
réunissant des moyens humains, matériels et financiers c'est-à-dire réels (physiques) ou monétaires.
Exemple = Une entreprise de fabrication de mobilier de bureau a besoin des moyens suivants :
- Achat de matières premières de chez un fournisseur de bois afin de le transformer en un produit
semi-fini et fini.
- Personnels : Employés et ouvriers afin de transformer la matière première.
- Les produits fabriqués ou les marchandises seront vendus sur le marché à des différents clients.
- Elle a besoin d’un financement auprès des banques pour l’achat des immobilisations telles que les
machines.
- Payer à l’état ses impôts.
- Payer à la caisse nationale d’assurance maladie les cotisations sociales.

2- Objectif de l’entreprise
Le principal objectif est la réalisation de profits en essayant de maximiser la différence entre les produits
provenant de la vente d’un bien ou d’un service et ses dépenses suite à la production de ses produits
vendus.
L’entreprise doit assurer une croissance à long terme et assurer une continuité d’exploitation.
Elle doit tenir compte des différents agrégats :
- Economiques (fixer le prix de vente sous contrainte budgétaire).
- Juridiques (respecter la loi en matière de fiscalité : impôt, droit du travail : salaires et déclaration des
employés).

3- La classification des entreprises

Il est possible de classer les entreprises selon l’objet de l’activité, la nature des détenteurs du capital et la
forme juridique.

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 5


Chapitre introductif : L’entreprise et la comptabilité 1ère année LFG

3-1 Selon l’objet de l’activité

On distingue trois catégories d’entreprises, à savoir :

• L’entreprise commerciale : elle revend en l’état (sans aucune transformation) des biens achetés. Ces
biens sont appelés marchandises
• L’entreprise industrielle ou de production : elle transforme des matières premières, selon un
processus de production donné, pour fabriquer des produits finis.
• L’entreprise de services : elle rend des services en vendant son savoir faire. Exemples : entreprises
d’expertise comptable, entreprises financières (banques, assurances, intermédiaires…) entreprises de
logistique (transport…), etc.

3-2 Selon la nature des détenteurs du capital

On distingue trois catégories d’entreprises, à savoir :

• Les entreprises privées qui appartiennent en totalité à des personnes physiques ou morales régies par
le droit privé,
• Les entreprises publiques qui appartiennent en totalité à l’Etat,
• Les entreprises semi-publiques : leurs capitaux appartiennent en partie à l’Etat et en partie à des
personnes privées.

3-3 Selon la forme juridique

On distingue deux catégories d’entreprises, à savoir :

• L’entreprise individuelle : son patrimoine appartient à une seule personne physique (propriétaire)
dénommée exploitant qui apporte le capital et assure la direction de l’entreprise.
Elle n’est soumise à aucune formalité spéciale pour sa constitution notamment en ce qui concerne la
publicité légale relative à sa création.
Pour constituer une entreprise individuelle, il suffit d’ouvrir une patente auprès de l’administration
fiscale et de procéder à son immatriculation au registre de commerce au nom de l’exploitant et non
pas au nom de l’entreprise.
• L’entreprise sociétaire ou la société
a) Définition

Selon l’article 2 du code des sociétés commerciales promulgué par la loi 2000-93 du 03/11/2000 « La
société est un contrat par lequel deux ou plusieurs personnes conviennent d’affecter en commun leurs
apports en vue de partager le bénéfice ou de profiter de l’économie qui pourraient résulter de l’activité de
la société ».

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 6


Chapitre introductif : L’entreprise et la comptabilité 1ère année LFG

La société peut également être constituée par un associé unique dans les cas prévus par la nouvelle
législation sus-indiquée et prend la forme de société unipersonnelle à responsabilité limité (S.U.A.R.L).
On distingue différentes formes :
- Les sociétés de personne (SNC : société en nom collectif, SCS : société en commandite simple)
- les sociétés de capitaux (SA : société anonyme, SCA : société en commandite par actions)
- Les sociétés hybrides ou mixtes (SARL : société à responsabilité limitée ou SUARL).

Elle possède :
• Un nom : dénomination sociale protégée
• Un domicile : siège social
• Une nationalité déterminée par le lieu du siège social
• Un patrimoine qui lui est propre
• Une capacité juridique.

b) Les formalités relatives à la constitution

- La signature des statuts ou l’acte constitutif et l’enregistrement à la recette des finances.


- Dépôt au greffe du tribunal de la première instance ou se trouve le siège social de la société.
- Déclaration d’existence et carte d’immatriculation fiscale (patente).
- La publication : à l’exception de la société en participation, l’acte constitutif doit être inséré au journal
officiel de la république Tunisienne (JORT) et ce dans un délai d’un mois à partir soit de la constitution
définitive ou de la date du procès verbal de l’assemblée générale constitutive.
c) Le capital
Le capital social de la société est constitué par les apports des associés qui transfèrent la propriété ou la
jouissance à la société. Ces derniers reçoivent en contre partie des droits sociaux, en principe
proportionnels aux apports, sous forme de parts sociales ou d’actions.
Les apports peuvent être soit en numéraire, soit en nature, soit en industrie. L’ensemble de ces apports, à
l’exception de l’apport en industrie, constitue le capital de la société. Ce dernier est le gage exclusif des
créanciers sociaux.
L’apport peut être pur et simple, à titre onéreux ou mixte.
-L’apport pur et simple est rémunéré par des droits sociaux.
-L’apport à titre onéreux c’est-à-dire que l'apporteur reçoit une contrepartie immédiate et non pas des
titres sociaux. Exemple : la société créée prend en charge une dette, etc. Cette opération ressemble à une
vente ou d’une façon générale à une cession mais la différence réside dans le fait qu’en cas de vente, le
vendeur reçoit un prix mais en cas d’apport, l’apporteur reçoit une part dans la société.

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 7


Chapitre introductif : L’entreprise et la comptabilité 1ère année LFG

-L’apport mixte est rémunéré en partie par les droits sociaux et en partie par le paiement des dettes par la
société.
d) Les dirigeants
La société est gérée par un ou des représentants légaux, choisis ou non parmi les associés, qui peuvent
accomplir tout acte de gestion dans l’intérêt de la société et dans la limite de l’objet social
e) Les associés
L’associé est une personne physique ou une personne morale représentée, il doit avoir la volonté et
l’esprit de collaboration, il a aussi le droit d’exercer un contrôle sur les actes des personnes chargées
d’administrer la société. Les associés prennent des décisions collectives en assemblée pour :
- L’approbation annuelle des comptes,
- La nomination ou la révocation des organes de gestion,
- La répartition des bénéfices,

- La modification des statuts.

4- Les flux de l’entreprise

L’entreprise est un agent économique recevant un certain nombre de flux entrant et sortant.

On distingue trois types des flux :

• Les flux réels ou physiques : Ce sont les flux des biens et services achetés ou vendus
(marchandises).
• Les flux quasi-réels : Ce sont les flux de prestations diverses reçus des autres agents
économiques : personnels, préteurs, Etat…Ces mouvements de valeurs consistent en un travail
apporté par le salarié (Prestations) ou les prestations financières rendues par les préteurs (intérêts)
et les prestations publiques fournis par l’Etat (impôts).
• Les flux financiers et monétaires : Ce sont les flux de paiements, et correspondent aux opérations
de règlement des flux réels et quasi-réels.

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 8


Chapitre introductif : L’entreprise et la comptabilité 1ère année LFG

Section 2 La comptabilité

1- Définition de la comptabilité

La comptabilité est une technique qui cherche à décrire, en termes des valeurs, la situation et l’activité de
l’entreprise. C’est un système de traitement de l’information financière permettant de rassembler, saisir
et enregistrer en unité monétaire les opérations d’une entreprise en vue d’obtenir des documents et des
états chiffrés facilement utilisables et interprétables pour les dirigeants des entreprises et pour les
personnes extérieures : actionnaires, Etat, banque, clients et fournisseurs….

2- Objet de la comptabilité

La comptabilité financière a plusieurs objectifs. Elle permet notamment :


• d’évaluer, périodiquement, le patrimoine de l’entreprise ou encore sa situation financière ;
• de déterminer le résultat des activités de l’entreprise : bénéfice ou perte ;
• de fournir aux dirigeants des informations pertinentes dans toute prise de décision ;
• de servir de moyen de preuve entre les différents partenaires sociaux.

3- Les différents types et branches de la comptabilité

3-1 Les différents types de la comptabilité

• La comptabilité nationale :
Elle analyse pour l’ensemble d’une nation les flux réels ou financiers entre les principaux agents
économiques : Les entreprises, les ménages, l’Etat, l’extérieur…Elle s’intéresse aux différents agrégats
économiques tel est le cas des grandeurs économiques mesurées à l’échelle d’une nation (revenu
national, produit national brut, produit intérieur brut, l’épargne, l’investissement…)
• La comptabilité publique :
C’est la comptabilité de l’agent économique privilégié. Elle s’intéresse aux opérations réalisées par l’Etat
conformément aux rubriques du budget de l’Etat.
• La comptabilité des sociétés :
Elle regroupe les opérations comptables spécifiques aux sociétés commerciales en fonction de leurs
caractéristiques juridiques et fiscales. Elle concerne les opérations relatives à : La constitution des
sociétés, augmentation du capital, réduction et l’amortissement du capital, imposition et à la répartition
des résultats, évaluation des titres, rémunération des dirigeants, émission d’emprunts obligataires,
liquidation de la société, fusions d’entreprises et la consolidation des comptes.

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 9


Chapitre introductif : L’entreprise et la comptabilité 1ère année LFG

• Les comptabilités spéciales :


Elle traite les particularités comptables de certains secteurs d’activités : comptabilité bancaire, agricole,
assurances... (Comptabilité sectorielle).

3-2 Les différentes branches de la comptabilité

- La comptabilité générale ou financière.


- La comptabilité analytique d’exploitation ou de gestion.
- La comptabilité prévisionnelle

Types Objectifs Caractéristiques

° Evaluer le patrimoine ° Tournée vers le passé ( 31/12/N )


De l’entreprise ° Soumise à une règlementation stricte
Comptabilité ° Déterminer les résultats ° Utilisée par l’administration fiscale
Générale ou De l’exercice pour calculer les impôts et taxes.
Financière ° Constituer un moyen
De preuve entre ° Sert aux organismes sociaux pour
les commerçants Calculer certaines cotisations :CNAM

Comptabilité ° Déterminer le coût ° Tournée vers le passé


Analytique d’achat de production ° Adaptable à chaque entreprise
De Gestion et de revient (La CAG n’est pas obligatoire)
(CAG)

° Elaborer des plans ° Tournée vers l’avenir


Comptabilité programmes et des ° Peut s’étendre à toute l’entreprise
Prévisionnelle Budgets ou ne concerne qu’une partie de l’activité
° Expliquer des écarts entre
les réalisations et les
prévisions

4- Obligation et intérêt de tenir une comptabilité

4-1 Obligation de tenir une comptabilité

Selon les dispositions de l’article 1 de la loi 96/112 du 30/12/96 ou de l’article 7 du code de


commerce Tunisien , toute personne physique ou morale ayant la qualité d’un commerçant est
assujettie à la tenue d’une comptabilité conforme aux usages de la profession et aux dispositions des
articles 8 à 13 du code de commerce .

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 10


Chapitre introductif : L’entreprise et la comptabilité 1ère année LFG

4-2 Intérêt de tenir une comptabilité

Cette comptabilité peut être utilisée à des nombreuses fins qui peuvent être classés en fonctions
économiques et financières mais aussi en fonction juridiques et fiscales.
• Les fonctions économiques et financières de la comptabilité
Elle permet au chef d’entreprise de connaître à tout moment l’évolution et la situation du patrimoine.
Elle permet de recenser les flux significatifs de l’activité nationale.
Un moyen d’information des associés, salariés et des tiers en général…
• Les fonctions juridiques de la comptabilité
Un moyen de preuve admis par des juges en cas de litiges entre commerçants ou pour faits de
commerce.
• Les fonctions fiscales de la comptabilité
Un moyen de calcul de l’assiette des différents impôts et sert comme base pour l’élaboration des
documents exigés par la législation fiscale.

5- Présentation très sommaire de la réglementation comptable

Les sources de réglementation comptable en Tunisie sont :


• La loi 96-112 du 30 décembre 1996 relative au système comptable des entreprises.
• Le décret 96-2459 du 30 décembre 1996 portant approbation du cadre conceptuel de la
comptabilité.
• Les arrêtés successifs du ministère des finances portant approbation des normes comptables.
• Le code de commerce.
5-1 Les objectifs du cadre conceptuel de la comptabilité

Le cadre conceptuel du système comptable permet essentiellement :


• Expliquer les situations comptables.
• Standardiser les concepts comptables.
• Comprendre la logique comptable dans le but de la diffuser.

5-2 Les principes de la comptabilité générale

Le système comptable a annoncé un certain nombre de conventions et principes comptables dont le


respect permet une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat de
l’entreprise : indépendance des exercices, la continuité de l’exploitation, permanence des méthodes,
prudence, coût historique.

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 11


Chapitre introductif : L’entreprise et la comptabilité 1ère année LFG

5-3 Les documents comptables obligatoires :

• Le journal qui enregistre chronologiquement les faits comptables qui affectent le patrimoine.
• Le livre d’inventaire qui permet de contrôler au moins une fois par an l’existence et la valeur des
éléments actifs et passifs qui composent le patrimoine de la société.
A partir de ces documents, le dirigeant de la société doit établir également les comptes annuels ou ce
qu’on appelle les Etats financiers à la clôture de chaque exercice à savoir : le bilan, état de résultat,
état de flux de trésorerie et notes aux états financiers.

6- Les Etats financiers

On distingue :

• Le Bilan : C’est un tableau qui fournit l’information sur la situation financière de l’entreprise, il
est composé d’une double liste.

Bilan de l’entreprise « LFG »au 31/12/N

Les actifs N N-1 Les capitaux propres N N-1


et passifs
Les ressources économiques : Les capitaux propres :
(terrain, Construction, matériel (le capital social, les réserves, le
de transport…..les liquidités) résultat de l’exercice…)

Passifs : Les dettes courantes et


non courantes

• L’état de résultat : C’est un tableau qui permet de calculer le résultat net de l’exercice.

Etat de résultat de l’entreprise « LFG » au 31/12/N

Eléments 31/12/N 31/12/N-1


Produits (chiffre d’affaire, produits ordinaires, produits
extraordinaires…)
Charges (Dépenses, consommations, pertes…)
=Résultat net de l’exercice

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 12


Chapitre introductif : L’entreprise et la comptabilité 1ère année LFG

• L’état de flux de trésorerie : C’est un tableau qui fait apparaître les effets et les conséquences des
activités d’exploitation, d’investissement et de financement sur la trésorerie
Etat de flux de trésorerie de l’entreprise « LFG » au 31/12/N

Les éléments 31/12/N 31/12/N-1


Flux de trésorerie liés à l’exploitation
Flux de trésorerie liés à l’investissement
Flux de trésorerie liés au financement
Situation de la trésorerie
Trésorerie (DouC )

• Les notes aux états financiers


Ce sont des informations explicatives et supplémentaires qui permettent une meilleure
compréhension des états financiers.

7- Les utilisateurs des Etats financiers

De nombreuses personnes ont besoin d'utiliser l’information comptable fournie par la comptabilité
financière. Ce sont principalement :
• Les propriétaires de l'entreprise : l'entreprise leur appartient et ils sont intéressés par son
fonctionnement actuel et futur. La comptabilité leur permet d'avoir une idée des performances
actuelles par rapport aux performances passées et de savoir où ils en sont par rapport à leurs
concurrents.
• Les prêteurs en général et les banquiers en particulier : ils ont besoin de savoir si l’entreprise
est en mesure de rembourser les emprunts et de régler les intérêts à l’échéance.
• Les dirigeants et le personnel sont intéressés par une information sur la stabilité et la rentabilité
de l’entreprise qui les emploie. Ils sont également intéressés par des informations qui leur
permettent d’estimer la capacité de l’entreprise à leur procurer une rémunération et des
opportunités en matière d’emploi.
• Les clients et les fournisseurs veulent savoir si l'entreprise avec laquelle ils sont en relation va
continuer à exister et donc à assurer leurs achats et leurs ventes. En outre, les fournisseurs se
préoccupent de savoir si les montants qui leur sont dus leur seront payés à l’échéance.
• L'administration fiscale s'intéresse à tous les aspects de la comptabilité de l'entreprise car elle
doit vérifier que les impôts payés ont été calculés sur une base correcte.

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 13


Chapitre 1 : Le bilan et la notion de résultat 1ère année LFG

Le Bilan et La Notion de Résultat

Chapitre 1

Section 1 Notion d’emplois et de ressources

Section 2 Le Bilan

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 14


Chapitre 1 : Le bilan et la notion de résultat 1ère année LFG

CHAPITRE 1 :

LE BILAN ET LA NOTION DE RESULTAT


Section1 : Notion d’emplois et de ressources

Les emplois et les ressources sont à l’origine d’un ensemble d’opérations effectués par l’entreprise :
- Les opérations d’investissement-financement
- Les opérations d’exploitation
1- Les opérations d’investissement-financement
Les opérations d’investissement consistent à la mise à la disposition de l’entreprise des biens
nécessaires pour la production financée essentiellement par :
- les capitaux propres : fonds et biens apportés à l’origine par les associés ou l’exploitant
individuel
- les dettes de financement : fonds avancés par des personnes physiques ou morales externe à
l’entreprise (Emprunt….).
2- Les opérations d’exploitation
Les opérations d’exploitation sont celles rattachées à l’activité normale de l’entreprise. On trouve à titre
d’exemples les opérations suivantes :
- L’achat de matières premières (stocks) à crédit auprès des fournisseurs (dettes fournisseurs
d’exploitation),
- La vente à crédit de produits finis ou de marchandises aux clients (créances clients),
- L’encaissement des créances sur les clients,
- Le paiement des dettes envers les fournisseurs.

Les fonctions Investissement-financement et exploitation peuvent être schématisé comme suit :

Fonction d’investissement Fonction de financement

Les immobilisations : les biens durables au sein de Capitaux propres : Les apports des associés ou de
l’entreprise : terrain, construction, matériel et l’exploitant individuel
outillages, logiciel, fond commercial…
Dettes de financement : les dettes consenties
envers les établissements financiers : banque
Fonction d’exploitation Fonction d’exploitation

Les stocks : matières premières, semi-finis, produits Les dettes d’exploitation : fournisseurs
finis, emballages… d’exploitation ou d’immobilisation.
Les créances : lorsque les clients ne règlent pas au
comptant
Les liquidités : banque, caisse.

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 15


Chapitre 1 : Le bilan et la notion de résultat 1ère année LFG

3- Notion d’emplois et ressources


Les emplois constituent les biens possédés par l’entreprise, ils peuvent être durables c’est à dire
« immobilisés » tels que les terrains, construction, les logiciels, le fond commercial…. On peut
distinguer des emplois courants et d’autres non courants.
- Les emplois non courants constituent l’outil de production de l’entreprise et vont être détenus pour
une période supérieure à une année. Exemple : l’acquisition d’un bâtiment pour le siège social.
- Les emplois courants sont directement liés au cycle d’exploitation et qui vont être transformés tels
que les stocks, les créances sur les clients et les liquidités.

Les ressources relèvent de la fonction financement et exploitation. Ce sont les valeurs qui
représentent les sources de financement ou ressources de l’entreprise : capitaux propres, dettes de
financement et les dettes d’exploitation.
On peut donc représenter la situation financière d’une entreprise par les ressources dont elle dispose
et par les emplois qu’elle en a faits :
Situation financière au…
EMPLOIS RESSOURCES
Immobilisations Capital
Stocks Dettes de financement
Créances clients Dettes d’exploitation
Liquidités

Ce tableau est appelé Bilan


Section2 : Le bilan

1- Définition

Le système comptable définit le bilan comme étant une représentation à une date donnée de la
situation de l’entreprise. Il fournit une information sur les ressources économiques obtenues et
contrôlées par cette dernière (Actif), les obligations actuelles (dettes envers les créanciers) et les
capitaux propres (dettes envers les propriétaires).

Il comporte 2 parties : l’une est réservée aux « ressources » et l’autre aux « emplois ».Elles sont
appelées respectivement « Capitaux propres + passifs » et « actifs ».

La période qui sépare les deux bilans consécutifs s’appelle exercice comptable. Toute opération
réalisée par l’entreprise modifie sa situation financière et par conséquent son bilan.

Il faut bien distinguer entre ressource économique et ressource financière. La ressource économique
(actif) désigne tout élément susceptible de générer des avantages économiques. La ressource

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 16


Chapitre 1 : Le bilan et la notion de résultat 1ère année LFG

financière (passif) désigne l’origine des capitaux qui financent les ressources économiques de
l’entreprise. Un actif est une ressource économique. Un passif est une ressource financière ;

2- Principe de l’équilibre du bilan


Par convention, on enregistre du côté gauche du bilan, les emplois appelé : ACTIFS et du côté droit,
les ressources appelées : CAPITAUX PROPRES ET PASSIFS.
Le total des éléments appartenant à l’actif doit être égal au total des éléments appartenant au passif.

Actif = Emplois = utilisation des fonds


Capitaux propres + Passifs = Ressources = Origine des fonds

Actifs = Capitaux propres + Passifs

Exemple : Mr Mohamed a décidé de créer une entreprise de fabrication de produits cosmétiques. Il a


apporté au 02/06/14 la somme de 100.000Dt qui se détaille comme suit : des espèces en caisse de
80.000Dt et un dépôt bancaire de 20.000Dt.
Bilan de l’entreprise « Mohamed au 02/06/14
ACTIFS CAPITAUX PROPRES ET PASSIFS
Banque 20.000 Capital ou compte de l’exploitant 100.000
Caisse 80.000
Total 100.000 Total 100.000

3- Classification des éléments du bilan


L’élaboration du bilan repose sur :
- La distinction entre éléments courants et non courants des actifs ainsi que des passifs ;
- Le classement des actifs par ordre de liquidité croissante ;
- Le classement des capitaux propres et passifs par ordre d’exigibilité croissante.

3-1 Distinction entre les éléments courants et non courants du bilan

Au niveau du bilan, il est fait une distinction entre les éléments courants et les éléments non courants. Cette
distinction est retenue aussi bien pour les Actifs que pour les Passifs ; elle fait appel à deux critères :
- L’appartenance de l’élément au cycle d’exploitation ;
- L’échéance de l’élément.

A ce titre, deux règles de distinction sont retenues :


Règle 1 : Est non courant, tout élément non lié au cycle d’exploitation et dont l’échéance est supérieure à
une année.
Règle 2 : Est courant, tout élément lié au cycle d’exploitation quelle que soit son échéance ainsi que les
éléments non liés au cycle d’exploitation et dont l’échéance est inférieure à une année.

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 17


Chapitre 1 : Le bilan et la notion de résultat 1ère année LFG

Exemple 1 : Une dette de 100 000 D a été contractée pour acquérir un matériel de transport. La dette est
remboursable au terme de quatre années.
Cette dette sera classée parmi les passifs non courants puisqu’elle n’est pas liée au cycle d’exploitation et
son échéance est supérieure à une année.
Exemple 2 : Si la dette de l’exemple 1 est remboursable sur quatre années par tranches égales, alors la
première tranche (25 000 D) est classée parmi les passifs courants car son échéance est inférieure à une
année et les trois autres tranches (75 000 D) sont classées parmi les passifs non courants.

ACTIFS CAPITAUX PROPRES ET PASSIFS


CAPITAUX PROPRES
ACTIFS NON COURANTS PASSIFS NON COURANTS
Actifs non liés au cycle d’exploitation et dont Passifs non liés au cycle d’exploitation et dont
l’échéance est supérieure à une année. l’échéance est supérieure à une année.
Exemple : Immobilisations Exemple : emprunts bancaires à plus d’un an
ACTIFS COURANTS PASSIFS COURANTS
- Actifs liés au cycle d’exploitation quelle - Passifs liés au cycle d’exploitation quelle que
que soient leurs échéances soient leurs échéances
- Actifs dont l’échéance est inférieure à une - Passifs dont l’échéance est inférieure à une
année année
Exemples : Stocks, Clients, Liquidités Exemple : Fournisseurs d’exploitation

3-2 Classement par ordre de liquidité et d’exigibilité

Les actifs sont classés dans un ordre de liquidité croissante c'est-à-dire le temps qu’ils mettent pour se
transformer en argent liquide par le fonctionnement normal de l’entreprise.

Les capitaux propres et les passifs sont classés dans un ordre d’exigibilité croissante c'est-à-dire selon
la date à laquelle ils deviennent exigibles.

Bilan

ACTIFS CAPITAUX PROPRES ET


Liquidité PASSIFS Exigibilité
Croissante ACTIFS NON CAPITAUX PROPRES Croissante
+ COURANTS Capital…. +
Immobilisations…. PASSIFS NON
ACTIFS COURANTS COURANTS
Stocks Emprunts bancaires à + d’un
Clients an
_ Liquidités… PASSIFS COURANTS _
Fournisseurs d’exploitation…

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 18


Chapitre 1 : Le bilan et la notion de résultat 1ère année LFG

4- La structure générale du bilan


4-1 Les actifs

Le cadre conceptuel définit les actifs comme étant l’ensemble des ressources économiques obtenues
ou contrôlées par l’entreprise à la suite d’événements ou transactions passées, à même d’engendrer
les avantages économiques futures aux bénéfices de l’entreprise, ayant un potentiel de générer
directement ou indirectement, des flux positifs de liquidités ou d’équivalent de liquidités ou de
réduire la sortie des fonds.
Le cadre conceptuel a fixé trois conditions pour qu’un élément quelconque puisse figurer à l’actif du
bilan :
*L’élément doit pouvoir générer au profit de l’entreprise des avantages économiques futurs,
* la valeur de l’actif peut être déterminée de façon fiable.

Les actifs sont divisés en 2 rubriques principales : les actifs non courants et les actifs courants.

4-1-1 Les actifs non courant

Ces actifs non courant comprennent essentiellement les actifs immobilisés (Terrain, construction,
matériel industriel, matériel de transport…) et les autres actifs non courants.

A- Les actifs immobilisés : comprennent un ensemble des éléments qui sont destinés à servir
durablement à l’activité de l’entreprise et non pas pour être consommés au cours du cycle normal
d’exploitation de l’entreprise. Ce sont les investissements ou immobilisations et sont classés en
trois catégories : les immobilisations incorporelles, corporelles et financières.

• Les immobilisations incorporelles : Il s’agit des biens de l’entreprise qui ne sont pas représentés par
un corps physique concret et qui servent à l’activité de l’entreprise de façon durable (Brevet, logiciel,
fond commercial, concessions de marques, licence).
- Les logiciels : sont les programmes informatiques utilisés par l’entreprise. Il s’agit des
logiciels dont le coût est dissocié du matériel informatique sur lequel ils sont utilisés
(logiciels d’application). Par contre, lorsque le coût des logiciels est indissociable du coût du
matériel (logiciels d’exploitation), le tout sera enregistré parmi les immobilisations
corporelles (équipements de bureau) pour le coût global.

- Le fond commercial : est constitué d’éléments corporels tels que le local, le matériel, stocks,
équipements…et des éléments incorporels tels que la clientèle, l’achalandage, le droit au bail.
Il peut être acquis ou crée par l’entreprise.

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 19


Chapitre 1 : Le bilan et la notion de résultat 1ère année LFG

- Le droit au bail : lorsque le commerçant est locataire de son commerce, et après deux années
d’exploitation consécutives dudit commerce, le propriétaire des murs ne peut évincer le
commerçant locataire qu’après versement d’une indemnité d’éviction fixée par un expert
auprès des tribunaux si l’affaire est portée en justice. (Loi 77-37 du 25/5/77 régissant les
relations entre les propriétaires et les locataires des locaux à usage commercial, industriel ou
d’artisanat).
- Les concessions de marques, brevets, licences : c’est les dépenses engagées par l’entreprise en
vue d’obtenir une protection.
o Marque : Le droit d’apposer sur un produit ou un service un nom ou une
dénomination ou encore un dessin ou même un nom de fantaisie (Hermès, Dior…).
o Brevet : un droit accordé à un inventeur ou acquéreur d’un brevet en vue de
l’exploitation d’une invention (surtout dans le domaine de haute technologie).
o Licence : C’est une autorisation accordée pour la fabrication d’un produit selon des
spécificités techniques (on dit un produit fabriqué sous licence).

• Les immobilisations corporelles : Il s’agit des immobilisations « palpables », ayant une substance
physique, utilisées durablement par l’entreprise pour la production de biens et services (Terrain,
construction, matériel de transport, équipement de bureau, matériel et outillage industriel,
Immobilisation à statut juridique particulier…)

• Les immobilisations financières : Elles regroupent les participations et les créances, les titres
immobilisés, les prêts, et les dépôts et cautionnement cautions versées, placements à long-terme, …
- Les prêts : représentent les sommes accordées par l’entreprise pour une durée supérieure à une
année (les prêts au personnel).
- Les dépôts et cautionnements : représentent les sommes versées par l’entreprise à titre de
garantie tel que le dépôt et cautionnement versé au début d’un bail lors du versement d’un
loyer payé d’avance dans le cadre d’un contrat de location.
- Les titres de participation : figurant dans le bilan de l’entreprise « X » correspondent au titres
représentant la détention d’une fraction du capital d’une société « Y » qui doivent être détenus
par l’entreprise de façon durable afin d’exercer sur la société dite « émettrice des titres » Y un
contrôle de gestion.

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 20


Chapitre 1 : Le bilan et la notion de résultat 1ère année LFG

B- Les autres actifs non courant


Ils comprennent essentiellement les frais préliminaires qui représentent les dépenses engagées lors
des formalités de constitution ou de modifications du capital (les frais d’élaboration des statuts par un
juriste, les frais de publicité et d’enregistrement des actes, les frais de prospection et d’étude du
projet).
Ces frais sont des actifs fictifs ou non valeurs parce qu’à l’inverse des immobilisations incorporelles
ou corporelles qui constituent des actifs réels.

4-1-2 Les actifs courants

Ce sont les actifs qui ne sont pas détenus de façon durable au sein de l’entreprise. Ils ont une
caractéristique cyclique puisqu’ils entrent et sortent du patrimoine de façon périodique. Ils regroupent
les éléments qui ont vocation à se transformer rapidement en argent : stocks, créances clients, autres
actifs courants et liquidités
Ils comportent :
• Les Stocks : interviennent dans le processus d’exploitation et qui peuvent être vendus soit en
l’état dans le cadre d’une entreprise commerciale (les stocks de marchandises) ou au terme
d’un processus de production (les stocks de produits finis, les stocks d’emballages, les stocks
de produits semi-finis…).
• Les clients et comptes rattachés : il s’agit des créances résultant des ventes à crédit de
produits ou de marchandises : clients, clients effets à recevoir, clients douteux ou litigieux...
• Les autres actifs courant : Ce sont les créances autres que celles détenues par les clients. (les
créances sur l’Etat, sur les fournisseurs…)
• Les placements et autres actifs financiers : Ils regroupent les prêts courants et les
placements courants.
- Les prêts courants : Ce sont des prêts liés au cycle d’exploitation tel est le cas des prêts
accordés au personnel ainsi que les échéances à moins d’un an sur prêts non courants.
- Les placements courants : Ce sont les titres propres à l’entreprise qui confèrent un
droit de propriété, destinés à être vendus à brève échéance (pour un but de
spéculation).
• Liquidités Ce sont les disponibilités en banque et en caisse.

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 21


Chapitre 1 : Le bilan et la notion de résultat 1ère année LFG

4-2 Les capitaux propres et les passifs

4-2-1 Les capitaux propres

Les capitaux propres représentent l’apport des actionnaires ou associés ou même l’exploitant
individuel lors de la constitution. Ces fonds propres représentent les ressources mises à la
disposition de l’entreprise par ses actionnaires (capital social) et/ou générées par l’exploitation
(bénéfices non distribués). Ils comprennent :
• Le capital de l’entreprise : capital social pour les sociétés (l’apport des associés) ou compte
de l’exploitant pour les entreprises individuelles (l’apport de l’exploitant individuel).
• Les fonds obtenus grâce à l’activité de l’entreprise :
- Les réserves : part du bénéfice non distribuée, laissée à la disposition de l’entreprise.
- Les résultats reportés : fonds laissés temporairement dans l’entreprise dans l’attente d’une
affectation définitive.
- Le résultat de l’exercice : bénéfice ou perte dégagé par l’entreprise.
4-2-2 Les Passifs

Les passifs correspondent aux dettes externes de l’entreprise qui sont classées selon leur origine :
banques, fournisseurs, salariés, Etat, etc …
On distingue les passifs non courants et les passifs courants.
A- Les passifs non courants
Ils sont constitués essentiellement par :
• Les emprunts bancaires dont l’échéance est supérieure à une année.
• Les dépôts et cautionnements reçus par l’entreprise à titre de garantie.
• Les crédits fournisseurs d’immobilisations : lorsque la dette envers le fournisseur
d’immobilisations est supérieure à une année.

Remarque : le total des capitaux propres et des passifs non courants s’appelle capitaux permanents
(ou ressources stables ou ressources structurelles) de l’entreprise :

Capitaux permanents = Capitaux propres + Passifs non courants

B- Les passifs courants


Ils englobent les dettes à moins d’un an qui vont être payés à court terme.
• Les fournisseurs et comptes rattachés : Ce sont les dettes relatives à l’acquisition des biens
et services nécessaires à l’exploitation. On parle de fournisseur d’exploitation (ceux qui nous
vendent la matière première), fournisseurs d’exploitation effets à payer et de fournisseur
d’immobilisation (ceux qui nous vendent les immobilisations à crédit).
Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 22
Chapitre 1 : Le bilan et la notion de résultat 1ère année LFG

• Les autres passifs courants : Ils sont constitués par les diverses dettes envers d’autres tiers
autres que les fournisseurs :
- Clients-avances et acomptes reçus sur commandes en cours
- Personnel- rémunération dues
- Etat et collectivité publiques
- Associés-comptes courants
- Associés-dividendes à payer
- Créditeurs divers

• Concours bancaires et autres passifs financiers : Ce sont les dettes envers les banques dont
l’échéance est à moins d’un an tels que les découverts bancaires les emprunts courants liés au
cycle d’exploitation, les échéances à moins d’un an sur emprunt non courant.
BILAN
CAPITAUX PROPRES ET
ACTIFS
PASSIFS
ACTIFS NON COURANTS CAPITAUX PROPRES
Actifs immobilisés
Immobilisations incorporelles PASSIFS NON COURANTS
Immobilisations corporelles
PASSIFS COURANTS
Immobilisations financières Fournisseurs et comptes rattachés
Autres actifs non courants Autres passifs courants
Concours bancaires et autres passifs
ACTIFS COURANTS
financiers
Stocks
Clients et comptes rattachés
Autres actifs courants
Placements et autres actifs financiers
Liquidités et équivalents de liquidités

5- La situation nette comptable : SNC


La situation nette de l’entreprise représente le patrimoine de cette dernière. (la différence entre ce que
l’entreprise possède et ce qu’elle doit) c'est-à-dire ce qui reste à l’entreprise après remboursement de
toutes ses dettes. Elle correspond, ainsi, à la véritable richesse de l’entreprise.

Elle se calcule de deux façons :


SNC = Actifs réels-passifs
SNC = Capitaux propres – actifs fictifs.
SNC=actifs réels-passifs=(actifs-actifs fictifs)-passifs=actifs-passifs-actifs fictifs=
capitaux propres-actifs fictifs.

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 23


Chapitre 1 : Le bilan et la notion de résultat 1ère année LFG

Exemple : Mr A veut connaitre sa situation au 31/12/N exprimés en Dinars


Il possède :
-Matériel 13.000
-Marchandises 8.400
-Créances sur les clients 2.200
-Espèces en caisse 300
Il doit au :
-Fournisseurs 10.300
-Etat 7.200
-Banque BIAT 4.200
TAF : Calculer la SNC de Mr A.

SNC=13.000+8.400+2.200+300-(10.300+7.200+4.200)

Durant l’exercice comptable, l’entreprise va s’enrichir ou s’appauvrir.


Dans le cas où le patrimoine net de l’entreprise va augmenter : on parle d’un enrichissement, car son
actif augmentera plus que ses dettes. Afin de conserver l’égalité ACTIFS = CAPITAUX
PROPRES+PASSIFS, le montant de cet enrichissement est porté dans une rubrique des capitaux
propres : c’est le résultat de l’exercice bénéficiaire: ressource générée par l’activité. (résultat
bénéficiaire).
Dans le cas contraire : un appauvrissement, le patrimoine net de l’entreprise va diminuer car son actif
augmentera moins que ses dettes. Il figurera en négatif : les ressources consommées, dans le compte
résultat de l’exercice afin que l’égalité soit conservée A=KP+P.

6- Le bilan de constitution
Le bilan de constitution est établit lors de :
- La création de l’entreprise,
- Le rachat d’une entreprise existante.
Dans le second cas, le prix de rachat sera calculé sur la base de la situation nette comptable.
La création ou l’acquisition de l’entreprise engendre des frais divers tels que : frais d’enregistrement,
honoraires, etc….Ces frais sont souvent importants et ne peuvent être supportés sur un seul exercice
comptable. Ils ne sont pas enregistrés en charges mais en frais préliminaires (dans les autres actifs
non courants).

Exemple de création d’entreprise :


La SARL dénommée « LFG » est constituée le 6 janvier 2013 par l’ensemble des apports suivants :
un bâtiment 200.000dt, une voiture utilitaire 30.000dt, une machine industrielle 15.000dt, de l’espèce
5.000dt. L’entreprise aura aussi à rembourser un emprunt consenti auprès de la « BIAT » pour
l’acquisition du local commercial d’une valeur de 150.000dt.

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 24


Chapitre 1 : Le bilan et la notion de résultat 1ère année LFG

TAF : Calculer l’apport de la SARL « LFG » et présenter le bilan de constitution au 6 janvier 2013.
Apport de LFG=200.000+30.000+15.000+5.000-150.000=100.000dt

Bilan de constitution de « LFG » au 6/01/2013


ACTIFS CAPITAUX PROPRES ET PASSIFS
Actifs non courants Capitaux propres
Actifs immobilisés Capital social 100.000
Immobilisations corporelles
Construction 200.000 Passifs non courants
Matériel industriel 15.000 Emprunt à plus d’un an 150.000
Matériel de transport 30.000

Actifs courants
Caisse 5.000
Total 250.000 Total 250.000

Exemple de rachat d’une entreprise existante :


Le 3/6/2014 Mr Mohamed a acheté les éléments corporels et incorporels d’un fond commercial
constitué par :un terrain évalué par un expert aux apports pour une valeur de 100.000dt, un logiciel de
gestion commercial valant 3.500dt, une voiture de tourisme 15.500dt, des équipements de bureau
4.000dt, des stocks de matières premières 5.000dt, des stocks de marchandises 4.000dt, des créances
sur des clients d’une valeur de 6.000dt et des avoirs en banque pour 10.000dt. Les éléments
incorporels représentent le tiers de l’apport. Les frais préliminaires s’élèvent à 1.000dt.
Les dettes sont constituées principalement par un emprunt de 20.000dt, des fournisseurs
d’exploitation 5.000dt, un découvert bancaire de 5.000dt.
T.A.F : Déterminer la SNC, le montant du fond commercial et présenter le bilan de constitution de
Mr Mohamed au 3/6/2014.
SNC=Actifs réels-passifs=actifs-frais préliminaires-passifs.
On pose X :le montant de l’apport
SNC=(100.000+3.500+15.500+4.000+5.000+4.000+6.000+10.000+1/3X-1.000)-
(20.000+5.000+5.000)=X
SNC= (147.000+1/3X)-(30.000)=X=117.000+1/3X d’où 2/3X=117.000 X=117.000*3/2=175.500dt
Le fond commercial=175.500*1/3=58.500
Le compte de l’exploitant= (100.000+3.500+15.500+4.000+5.000+4.000+6.000+10.000+58.500)-
(30.000)=206.500-30.000=176.500dt

Remarques : Les frais préliminaires figurent au bilan dans les autres actifs non courant et sont
considérés comme des actifs fictifs ou non valeur. C’est pour cette raison que lorsqu’il s’agit de

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 25


Chapitre 1 : Le bilan et la notion de résultat 1ère année LFG

rachat d’une entreprise dont le bilan comporte les frais préliminaires, celui qui rachète ne prendra pas
en compte dans l’apport ou dans la SNC ses non valeurs.
Lorsque les frais préliminaires sont prélevés sur les fonds de l’exploitant, ils représentent un apport
en espèce.
On pourra calculer la SNC de 2 façons :
SNC= capitaux propres-actifs fictifs
SNC=176.500-1.000=175.500
SNC=Actifs réels-dettes
SNC=(206.500-1000)-(20.000+5000+5000)=205.500-30.000=175.500

Bilan de constitution de « Mohamed » au 3/06/2014


ACTIFS CAPITAUX PROPRES ET PASSIFS
Actifs non courants Capitaux propres
Actifs immobilisés Compte d l’exploitant 176.500
Immobilisations incorporelles
Logiciel 3.500 Passifs non courants
Fond commercial 58.500 Emprunt à plus d’un an 20.000
Immobilisations corporelles
Terrain 100.000 Passifs courants
Matériel de transport 15.500 Fournisseurs d’exploitation 5.000
Equipements de bureau 4.000 Concours bancaires et AP financiers 5.000
Autres actifs non courants

Actifs courants
Stocks matières premières 5.000
Stocks de marchandises 4.000
Clients 6.000
Liquidités et équivalent de liquidité 10.000
Total 206.500 Total 206.500

7- Les modifications du bilan


Après avoir établit un bilan de constitution, l’entreprise effectue un certain nombre d’opérations de
nature à générer des modifications. Toute opération entraine un double mouvement d’où le « principe
de la partie double » selon lequel tout mouvement affectant un élément quelconque du bilan est
nécessairement accompagné d’un mouvement de même importance sur un ou plusieurs autres
éléments du bilan de telle sorte que le bilan retrouve son équilibre. Donc on pourrait être dans
plusieurs situations :
- Une modification sans déséquilibre : des opérations non génératrices de résultat
• Le total des actifs restera égale au total des capitaux propres et passifs avec des totaux modifiés
(achat de matière première au comptant).
• Le total du bilan reste inchangée (transformation des créances en actions).
Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 26
Chapitre 1 : Le bilan et la notion de résultat 1ère année LFG

• Le total du bilan change lorsqu’on touche un compte d’actif et sa contre partie en passif (achat
d’immobilisation à crédit ou encore règlement d’une dette par un compte de liquidités).

Exemple : Le 04 avril 20N, Mr. Slim crée une entreprise en apportant les éléments suivants :
- Un matériel de transport : 300.000D
- Un Bureau : 50.000 D
- Argent en banque : 20.000D

ACTIFS CAPITAUX PROPRES ET PASSIFS


ACTIFS NON COURANTS CAPITAUX PROPRES
Actifs immobilisés Compte de l’exploitant 370 000
Immobilisations corporelles PASSIFS
Matériel de transport 300 000
Equipement de bureau 50 000
ACTIFS COURANTS
Banque 20 000

Total 370 000 Total 370 000

* Le 30 avril il achète des marchandises pour 10 000 D par chèque bancaire.

ACTIFS CAPITAUX PROPRES ET PASSIFS


ACTIFS NON COURANTS CAPITAUX PROPRES
Actifs immobilisés Compte de l’exploitant 370 000
Immobilisations corporelles PASSIFS
Matériel de transport 300 000
Equipement de bureau 50 000
ACTIFS COURANTS
Stocks de Mises 10 000
Banque 10 000
Total 370 000 Total 370 000

Conclusion 1 : les opérations qui touchent deux postes d’actifs (Stocks Mises et Banque) pour un même
montant préservent l’équilibre du bilan en gardant le total des actifs et celui des capitaux propres et
passifs inchangés.

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 27


Chapitre 1 : Le bilan et la notion de résultat 1ère année LFG

* Le 05 mai, il achète de la marchandise à crédit pour 5 000 D auprès du fournisseur Saleh.

ACTIFS CAPITAUX PROPRES ET PASSIFS


ACTIFS NON COURANTS CAPITAUX PROPRES
Actifs immobilisés Compte de l’exploitant 370 000
Immobilisations corporelles PASSIFS
Matériel de transport 300 000 Passifs Courants
Equipement de bureau 50 000 Fournisseurs d’exploitation 5 000
ACTIFS COURANTS
Stocks de Mises 15 000
Banque 10 000
Total 375 000 Total 375 000

Cette opération intéresse un poste d’actif (Stocks Mises) et un poste de passif (Frs d’exp). Le total bilan
a cette fois-ci changé bien que l’équilibre soit maintenu.

* Le 10 juin, il achète une machine de 50.000 D. Pour acheter cette machine Slim a emprunté 45.000 D
auprès de la STB et le reste par chèque bancaire.

ACTIFS CAPITAUX PROPRES ET PASSIFS


ACTIFS NON COURANTS CAPITAUX PROPRES
Actifs immobilisés Compte de l’exploitant 370 000
Immobilisations corporelles PASSIFS
Matériel Industriel 50 000 Passifs Non courants
Matériel de transport 300 000 Emprunt 45 000
Equipement de bureau 50 000 Passifs Courants
ACTIFS COURANTS Fournisseurs d’exploitation 5 000
Stocks de Mises 15 000
Banque 5 000
Total 420 000 Total 420 000

Cette opération intéresse deux postes d’actif (MI et Banque)et un poste de passif (Emprunt). Le total
bilan a cette fois-ci changé bien que l’équilibre soit maintenu.

Conclusion 2 : Les opérations qui touchent un poste ou plusieurs postes d’actifs et un ou plusieurs
postes des capitaux propres et passifs pour un même montant préservent l’équilibre du bilan mais
modifient le total des actifs et celui des capitaux propres et passifs.

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 28


Chapitre 1 : Le bilan et la notion de résultat 1ère année LFG

* Le 09 Septembre, le fournisseur Salah créancier de l’entreprise décide de s’associer avec Mr Slim


pour la totalité de sa créance.

ACTIFS CAPITAUX PROPRES ET PASSIFS


ACTIFS NON COURANTS CAPITAUX PROPRES
Actifs immobilisés Compte de l’exploitant 375 000
Immobilisations corporelles PASSIFS
Matériel Industriel 50 000 Passifs Non courants
Matériel de transport 300 000 Emprunt 45 000
Equipement de bureau 50 000 Passifs Courants
ACTIFS COURANTS Fournisseurs d’exploitation 0
Stocks de Mises 15 000
Banque 5 000
Total 420 000 Total 420 000

Conclusion 3 : les opérations qui touchent deux postes de capitaux propres et passifs (Cpte de
l’exploitant et Frs d’exp) pour un même montant préservent l’équilibre du bilan en gardant le total des
actifs et celui des capitaux propres et passifs inchangés.

- Une modification avec déséquilibre : des opérations génératrices de résultat :bénéfice ou perte
• Le total des actifs va être supérieur ou inférieur aux capitaux propres et passifs (vente de
marchandises à crédit donc les stocks vont diminuer et les créances vont augmenter d’un montant
différent).

Suite de l’exemple précédent:

* le 01 octobre la nouvelle société vend la moitié de ses marchandises pour une somme au comptant
de 9 000 D.

ACTIFS CAPITAUX PROPRES ET PASSIFS


ACTIFS NON COURANTS CAPITAUX PROPRES
Actifs immobilisés Capital 375 000
Immobilisations corporelles PASSIFS
Matériel Industriel 50 000 Passifs Non courants
Matériel de transport 300 000 Emprunt 45 000
Equipement de bureau 50 000 Passifs Courants
ACTIFS COURANTS Fournisseurs d’exploitation 0
Stocks de Mises 7 500
Banque 5 000
Caisse 9 000
Total 421 500 Total 420 000

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 29


Chapitre 1 : Le bilan et la notion de résultat 1ère année LFG

La caisse s’est enrichie de 9 000 D, les stocks ont diminué de 7 500 D.

Ce sont des modifications qui entrainent une inégalité entre le total des actifs (421 500) et le total des
capitaux propres et des passifs (420 000); il s’agit d’opérations génératrices de résultat (bénéfice ou
perte). Pour rétablir l’équilibre du bilan, le résultat de l’opération (1 500) est porté au capitaux
propres en + (s’il s’agit d’un bénéfice) ou en – (s’il s’agit d’une perte).

ACTIFS CAPITAUX PROPRES ET PASSIFS


ACTIFS NON COURANTS CAPITAUX PROPRES
Actifs immobilisés Capital 375 000
Résultat (Bénéfice) 1 500
Immobilisations corporelles PASSIFS
Matériel Industriel 50 000 Passifs Non courants
Matériel de transport 300 000 Emprunt 45 000
Equipement de bureau 50 000 Passifs Courants
ACTIFS COURANTS Fournisseurs d’exploitation 0
Stocks de Mises 7 500
Banque 5 000
Caisse 9 000
Total 421 500 Total 421 500

* Le 30 décembre, le reste des marchandises est vendu pour 2 000 D.


ACTIFS CAPITAUX PROPRES ET PASSIFS
ACTIFS NON COURANTS CAPITAUX PROPRES
Actifs immobilisés Capital 375 000
Résultat (Perte) - 4 000
Immobilisations corporelles PASSIFS
Matériel Industriel 50 000 Passifs Non courants
Matériel de transport 300 000 Emprunt 45 000
Equipement de bureau 50 000 Passifs Courants
ACTIFS COURANTS Fournisseurs d’exploitation 0
Stocks de Mises 0
Banque 5 000
Caisse 11 000
Total 416 000 Total 416 000

8- Le résultat d’une période


8-1 Définition

Il s’agit du résultat comptable obtenu par l’entreprise durant une période déterminée (bénéfice ou
perte). Il est égal à la somme des résultats des opérations réalisées par l’entreprise au cours de cette
période.

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 30


Chapitre 1 : Le bilan et la notion de résultat 1ère année LFG

On a :
Résultat (N) = SNC (N) – SNC (N-1) + Prélèvements des associés (ou de l’exploitant individuel) –
Apports nouveaux en capital

8-2 Affectation du résultat

8-2-1 Dans les sociétés

• Cas d’un bénéfice : le bénéfice réalisé peut être :


- distribué aux associés sous forme de dividendes, et/ou
- laissé dans l’entreprise afin d’augmenter les ressources permanentes de l’entreprise
(autofinancement) à titre de réserves, et/ou
- laissé temporairement dans l’entreprise dans l’attente d’une affectation définitive : il constitue
alors un résultat reporté.
• Cas d’une perte : la perte réalisée par l’entreprise peut être :
- virée dans un poste de résultat reporté (déficitaire) et s’inscrit parmi les capitaux propres en
soustraction ou
- compensée par des réserves antérieures ou
- apurée par réduction du capital social.

8-2-2 Dans les entreprises individuelles

Dans l’entreprise individuelle le résultat fait l’objet d’une totale liberté d’affectation. En effet, au début
de l’exercice suivant, le résultat est transféré dans le poste « compte de l’exploitant » (en plus s’il
s’agit d’un bénéfice et en moins en cas de perte). Ainsi, le poste « compte de l’exploitant » exprime le
montant net des capitaux propres de l’entreprise.

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 31


Chapitre 2 : Le Compte 1ère année LFG

Le Compte

Chapitre 2

Section 1 Définition
Section 2 Intitulé et numéro des comptes

Section 3 Présentation et tenue des comptes

Section 4 Le Principe de la partie double


Section 5 La réciprocité des comptes

Section 6 La relation entre le bilan d’ouverture et les comptes

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 32


Chapitre 2 : Le Compte 1ère année LFG

CHAPITRE 2 : LE COMPTE

Section 1 : Définition

En pratique, l'entreprise qui effectue un très grand nombre d'opérations, ne peut établir un bilan après
chaque transaction. On suivra, en cours d'exercice, les variations des postes inscrits au bilan ainsi que les
variations des comptes de charges et de produits en notant, pour chacun d'eux, les mouvements
(augmentations et diminutions) dans un tableau appelé compte.
Chaque opération effectuée par l'entreprise entraîne, le plus souvent, une modification dans la structure
du bilan. L'augmentation ou la diminution de chaque élément sera enregistrée dans un système de
récapitulation appelé « compte ».

Le compte est un tableau à 2 colonnes retraçant l'évolution chiffrée d'un poste ou d'un sous-poste de
bilan où figure l'enregistrement des variations (augmentations et diminutions) traduites en unités
monétaires des divers éléments du bilan. C'est un moyen de classement et d'enregistrement des écritures
comptables.

Il comporte essentiellement deux colonnes dont l'une est réservée aux augmentations de ce poste ou
sous-poste et l'autre à ses diminutions. Il faut mentionner les renseignements suivants:
• La date de l'opération,
• La description de la nature de l’opération " libellé ",
• Le montant de l'opération.

Section 2: Intitulé et numéro des comptes

Chaque compte a un intitulé et un numéro. La norme comptable générale a édicté la nomenclature des
comptes.
Les comptes sont regroupés en classes numérotées de 1 à 7.
La classe comporte des comptes principaux numérotés de 0 à 9.
Le compte principal comporte des comptes divisionnaires numérotés de 1 à 9.
Le compte divisionnaire comporte des sous comptes numérotés de 1 à 9.
Remarque :- Dans la pratique, le mot "compte" est employé pour désigner soit le compte principal et
les comptes divisionnaires ou même les sous-comptes. Ils sont appelés aussi « compte » collectif pour
certains comptes tels que : clients ou fournisseurs...
Par exemple, la structure des cinq premiers comptes de la classe 1 des comptes des capitaux propres et
passifs non courants se présente comme suit :
COMPTES PRINCIPAUX COMPTES DIVSSIONNAIRES / SOUS COMPTES
10 Capital 101 Capital social
1011 Captal souscrit - non appelé
1012 Capital souscrit - appelé non versé
1013 Capital souscrit- appelé versé
10131 Capital non amorti
10132 Capital amorti
1018 Capital souscrit soumis à une réglementation particulière
105 Fonds de dotation
108 Compte de l'exploitant
109 actionnaires, capital souscrit – non appelé
11 Reserve et prime liées au 111 Réserves légales

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 33


Chapitre 2 : Le Compte 1ère année LFG

capital 112 Réserves statutaires


117 Primes liées au capital
1171Primes d’émission
1172 Primes de fusion
1173 Primes d'apport
1174 Primes de conversion d’obligation
1179 Autres compléments d'apport
118 Autres réserves
1181 Réserves pour fonds social
119Avoirs des actionnaires
12 Résultats reportés 121 résultats reportés
128 Modifications comptables affectant les résultats reportés.

13 Résultats de l’exercice 131 Résultat bénéficiaire


135 Résultat déficitaire
14Autres capitaux propres 141 Titres soumis à des réglementations particulières.
142 Réserves réglementées et réserves soumises à un régime fiscal
particulier
1421 Réserves indisponibles
143 Amortissements dérogatoires
144 Réserve spéciale de réévaluation
145 Subventions d’investissement
1451 Subventions d'investissement
1458 Autres subventions d’'investissement
1459 Subventions d’'investissement inscrites aux comptes de résultat
147 Compte du concédant.

1- Les classes
Les classes constituent un système de la classification du plan des comptes et chaque classe porte un numéro à un
chiffre. Cette nomenclature a prévu les classes suivantes :
Classe 1 : Comptes des capitaux propres et passifs non courants
Classe 2 : Comptes d'actifs non courants
Classe 3: Comptes de stocks
Classe 4 : Comptes de tiers Comptes de bilan
Classe 5 : Comptes financiers (comptes d’actifs, de capitaux
propres et passifs)

Comptes n'apparaissant pas au


Classe 6: Comptes de charges bilan sauf le compte « Résultat
Classe 7: Comptes de produits net de l'exercice ».
Comptes de gestion

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 34


Chapitre 2 : Le Compte 1ère année LFG

Remarque :
Les comptes de tiers correspondent aux clients, fournisseurs, autres actifs et passifs courants tels que
l’Etat, les associés et le personnel.
Les comptes financiers englobent les différents placements courants (à court terme), les liquidités et les
concours bancaires.
Les comptes de charges et de produits : comptes de gestion pour établir l’état de résultat.

2- Les comptes principaux


Ce sont tous les comptes à deux chiffres figurant à l'intérieur de chaque classe.
La première racine indique « le numéro de la classe à laquelle ce compte principal appartient ».
Exemple :
Les comptes principaux de la classe 2 des actifs non courants sont les suivants :
21 Immobilisations incorporelles.
22 Immobilisations corporelles.
23 Immobilisation en cours.
24 Immobilisation à statut juridique particulier

3- Les comptes divisionnaires


Le numéro du compte divisionnaire est composé de 3 chiffres, les deux premiers indiquent le numéro du
compte principal auquel il appartient.
Exemple :
Les comptes divisionnaires du compte principal 22 « immobilisation corporelles » sont les suivants :
221 Terrains,
222 Constructions,
223 Installations techniques, matériel et outillage industriels,
224 Matériel de transport,
228 Autres immobilisations corporelles.

4- Les sous-comptes
Le numéro du sous-compte est composé de 4 chiffres, les 3 premiers indiquent le numéro du compte
divisionnaire.
Exemple : Les sous-comptes du compte divisionnaire :
228 "autres immobilisations corporelles"
2281- Installations générales, agencements et aménagements divers (Climatisation, chauffage central,
décors...),
2282- Equipements de bureau (Chaises, bureaux, armoires ...),
2286- Emballages récupérables identifiables (Las caisses, citernes...).

Section 3 : Présentation et tenue des comptes

1- La notion de "débit" et de "crédit"


Dans le bilan, le côté gauche est réservé aux emplois, le côté droit aux ressources.
Par convention, le débit est réservé aux emplois et le crédit est réservé aux ressources.
Pour chaque opération comptable, le montant porté au débit de l'un ou de plusieurs comptes doit être
égale au montant porté au crédit d'un ou de plusieurs autres comptes.

Exemple : Une société a acheté un matériel de transport à 20.000 D, le paiement a été effectué 50% par
chèque bancaire et 50% à crédit. Enregistrer cette opération dans les comptes concernés :

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 35


Chapitre 2 : Le Compte 1ère année LFG

Débit 224 Matériel de transport Crédit

Emplois 20.000

Débit 532 Banque Crédit Débit 404Fournisseur d’immobilisation Crédit

10.000 ressource 10.000 ressource

Débit = 20.000 Emplois


Crédit= 10.000+10.000 = 20.000 Ressources

Les opérations de l'exercice sont enregistrées chronologiquement dans des comptes comportant deux
colonnes où sont portés les débits (à gauche) et les crédits (à droite).
Pour chaque opération comptable, le montant porté au débit d'un ou plusieurs comptes doit être égale au
montant porté au crédit du ou des comptes contreparties.

- Les comptes d'actifs et de charges augmentent par leur débit et diminuent par leur crédit.
- Les comptes de passifs et de produits augmentent par leur crédit et diminuent par leur débit

Nature des Loi de variation


comptes
D Comptes d’actifs C D Comptes de capitaux propres et passifs C
Compte de Bilan

D Comptes de charges C D Comptes de produits C


Compte de résultat

Exemple : Règlement du fournisseur A 200dt par chèque bancaire,


Achat de matières premières 500dt à crédit,
Acquisition d'un logiciel payé 1.500dt au comptant,
Achat d'une machine industrielle 3.000dt moitié à crédit et le reste par chèque bancaire,
Alimentation de la caisse 100dt par le compte courant bancaire.

401 Fournisseurs d’exploitation 532 Banque


200 200

601Achat stockés de matières 1eres 401 Fournisseurs d’exploitation


500 500

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 36


Chapitre 2 : Le Compte 1ère année LFG

213 Logiciel 54 Caisse


1.500 1.500

2234 Matériel industriel 404 Fournisseurs d’immobilisations 532Banque


3.000 1.500 1.500

54 Caisse 532 Banque


100 100

2- Les soldes débiteurs et les soldes créditeurs


Le solde est la différence qui apparaît à la clôture d'un compte entre la somme des débits et la somme
des crédits.
Si le montant de la colonne gauche (débit) est supérieur à celui de la colonne de droite (crédit), il s'agit
d'un solde débiteur, débit > crédit.
Si le montant de la colonne de droite (crédit) est supérieur à celui de la colonne de gauche (débit), il
s'agit d'un solde créditeur, crédit >débit.
Si le débit = crédit, le solde est nul ou soldé.

3- Traçage et formes des comptes


Le compte peut se présenter sous plusieurs formes :

1ère présentation Tracé à colonnes séparées (Tracé classique)


Débit N°….Compte....... Crédit
Dates Libellés Montants Dates Libellés Montants

2ème présentation Tracé à colonnes mariées :On s’intéresse aux mouvements (augmentations ou
diminutions) provenant de l’opération.
N° ....Compte.......
Dates Libellés Mouvements
Débit Crédit

3ème présentation Tracé à colonnes mariées avec une double colonne de soldes : Après chaque
opération, on déterminera le solde.
N°.....Compte.....
Dates Libellée Mouvements Soldes
Débit Crédit Débiteurs Créditeurs

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 37


Chapitre 2 : Le Compte 1ère année LFG

4éme présentation Tracé à colonnes de sommes mariées avec une seule colonne pour le solde
N°…......Compte ………….
Dates Libellés Mouvements Soldes
Débits Crédits

5ème présentation (Présentation schématique en T)


D N°.......... (Compte) C

4- Arrêt et réouverture des comptes


Arrêter un compte consiste à :
• calculer le total de son débit et celui de son crédit ;
• y enregistrer son solde.
A la réouverture d’un compte, un solde débiteur se met au débit et un solde créditeur se met au crédit,
avec la mention « solde à nouveau » (solde initial).
Exemple :
- Le 01/1/N, L’entreprise X possède 1 000 D en caisse. Durant le mois de janvier N, les opérations
concernant la caisse sont les suivantes :
- Le 08/1/N : Paiement d’un achat de marchandises, 500 D.
- Le 10/1/N : Encaissement d’une vente de marchandises, 4 000 D.

- Le 15/1/N : Règlement d’un fournisseur, 2 000 D.


- Le 16/1/N : Un client règle 1 000 D.
- Le 31/1/N : Paiement du loyer du mois de décembre, 1 500 D.

T.A.F :
1- Présenter et arrêter le compte « Caisse » à la date du 31/1/N.
2- Procéder à la réouverture du compte « Caisse » à la date du 01/2/N.

1/
54 « Caisse »
Débit Crédit
Dates Libellés Mont Dates Libellés Montant
ant
01/1/N Solde à nouveau 1 000 08/1/N Règlement achat de Mses 500
10/1/N Encaissement vente Mses 4 000 15/1/N Règlement fournisseur 2 000
16/1/N 31/1/N
Règlement client 1 000 Paiement loyer 1 500

Solde débiteur 2 000


Total 6 000 Total 6 000

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 38


Chapitre 2 : Le Compte 1ère année LFG

2/ Réouverture du compte Caisse :


54 « Caisse »
Débit Crédit
Dates Libellés Montant Dates Libellés Montant
01/2/N Solde à nouveau 2000

Section 4: Le Principe de la partie double

Ce principe de base de la comptabilité financière suppose que : toute opération doit donner lieu à un
enregistrement au débit d'un (ou de plusieurs) compte (s) et au crédit d'un autre (ou de plusieurs autres)
compte(s) pour un même montant afin d'assurer une égalité entre les comptes débités et leurs contre
parties les comptes crédités.

Exemple : Achat d’une camionnette d’une valeur de 30.000dt payée la moitié au comptant et le reste à
crédit 90j.

224 Matériel de transport 54 Caisse 404 Fournisseurs d’immobilisations

30.000 15.000 15.000

1- Fondement du principe de la partie double


Le principe de la partie double s'explique par le faite que toute opération va entraîner à la fois un emploi
et une ressource. A chaque emploi, il existe une ressource d’un montant égale.
L’emploi s’inscrit du côté débit et les ressources du coté crédit.

2- Différents types d'enregistrements comptables


Les opérations enregistrées en comptabilité peuvent être non génératrices de résultat (exemple :
encaissement d'une créance) ou génératrice de résultat.
Dans les 2 cas : l’opération est enregistrée dans 2 comptes au moins, un ou plusieurs comptes sont
débités et un ou plusieurs comptes crédités, et la somme des mouvements débits étant égale à la somme
des mouvements crédits.
On pourra conclure que les comptes fonctionnent ainsi :
• Les comptes d'actifs sont mouvementés au débit (gauche) pour constater les augmentations et au
crédit (droite) pour constater les diminutions.
• Les comptes de passifs et de capitaux propres sont mouvementés au crédit pour constater les
augmentations et au débit pour constater les diminutions.
• Les comptes de charges enregistrent au débit les augmentations et au crédit les diminutions.
• Les comptes de produits sont crédités pour constater les augmentations et débités pour constater
les diminutions

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 39


Chapitre 2 : Le Compte 1ère année LFG

Exemple : acquisition d’un logiciel 1.000dt à crédit 120 jours :


Le logiciel est un compte d’actif qui figure parmi les immobilisations incorporelles.
L’obtention de la ressource 1.000dt (une dette envers les fournisseurs d’immobilisations) est employée
pour financer ce logiciel.

213 Logiciel 404 Fournisseurs d’immobilisation


1.000 1.000

Exemple : Enregistrer les opérations suivantes dans les comptes appropriés :


1- Retrait de 5 000 D de la banque pour alimenter la caisse.
2- Règlement en espèces d’une dette envers un fournisseur d’exploitation 4 000 D.
3- Recouvrement en espèces d’une créance sur un client 2 000 D.
4- Acquisition d’un ordinateur 1 500 D et d’une imprimante 500 D à crédit 90 jours.
5- Acquisition d’un terrain 20 000 D payé moitié par chèque bancaire et le reste à crédit 9 mois.

D 532 Banque C D 54 Caisse C D 401 Fseurs d’exp C


5 000 (1) (1) 5 000 4 000 (2) (2) 4 000
10 000 (5) (3) 2 000

D 411 Clients C D 2282 Equipts bur C D 221 Terrains C


2 000 (3) (4) 2 000 (5) 20 000

D 404 Frs d’immo C


2 000 (4)
10 000 (5)

Section 5 : La réciprocité des comptes

L’enregistrement d'un flux peut s'effectuer dans deux comptabilités différentes, de nature à engendrer
des comptes réciproques avec des montants égaux mais de sens opposés.
Les comptes réciproques apparaissent à l’occasion des relations de l’entreprise avec les tiers telles que la
relation entreprise-clients, la relation entreprise-fournisseurs, la relation entreprise-banque…
Cette réciprocité permet un meilleur moyen de vérification des comptes réciproques : ce qui a été débité
chez l’entreprise doit être crédité chez la banque et inversement (l’état de rapprochement bancaire
élaboré périodiquement par l’entreprise pour dégager les différences entre les 2 comptes réciproques).

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 40


Chapitre 2 : Le Compte 1ère année LFG

Exemple : compte banque chez l'entreprise et compte entreprise chez la banque.


- Versement dans le compte bancaire de l’entreprise une somme de 500dt.

Opérations Chez l’entreprise Chez la banque

D 532 C D 532 C
500 500

500 SD=500 SC = 500 500

Exemple : Le client A achète à crédit pour 10000 DT des marchandises au fournisseur B.


Le client A règle une partie de sa dette au fournisseur B. Montant 8000 DT.
T.A.F :
1- Présenter les comptes client A dans la comptabilité du fournisseur B et le compte fournisseur B dans
la comptabilité du client A.
2- Présenter les soldes des 2 comptes.

Opérations Chez l’entreprise A Chez l’entreprise B


401 411
D Frs B C D Client A C
10000 10000
8000 8000
8000 10000 10000 8000
SC=2000 SD = 2000

Section 6: La relation entre le bilan d’ouverture et les comptes

Lorsqu’on dresse un bilan d’ouverture d’une entreprise, on sera amené inévitablement à enregistrer les
opérations d’ouverture c'est-à-dire créé des comptes appropriés à ces derniers.

Exemple :
Au cours du mois de janvier, l’entreprise « LFG » a effectué les opérations suivantes :
1- Acquisition d’un bâtiment pour usage administratif d’une valeur de 200.000dt, payable la moitié
au comptant par chèque et le reste dans 8mois.
2- Achat d’un logiciel de comptabilité pour 500d payable en espèce.
3- Achat de la matière première pour 2.000dt à crédit.
4- Vente de produit fini pour 5.000dt, la moitié du règlement par chèque n°87353 ATB et le reste à
crédit.
5- Le client Ali règle un montant de 500d en espèce pour solde de tout compte.
6- Achat de 100 actions « Sotrapil »cotés en bourse pour un cout d’acquisition de 9dt,500 par action
en espèce.
7- Vente de 50 actions « Tunisair » pour 20d l’une, réglée en espèce.
8- Alimentation du compte courant bancaire Biat de l’entreprise LFG par le biais du compte caisse
d’un montant de 500dt.
Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 41
Chapitre 2 : Le Compte 1ère année LFG

9- Règlement du fournisseur qui nous a vendu le matériel de transport à crédit pour un montant de
1.000dt.
10- Règlement de la TVA à l’administration fiscale pour 500dt en espèce.
11- Règlement effectué par le client d’un montant de 11.000dt la moitié en espèce et le reste par
chèque bancaire au nom de l’entreprise « LFG ».
T.A.F : Enregistrer ces opérations dans les comptes correspondants et présenter le bilan de l’entreprise
« LFG » au 31/12/2013.

Le bilan d’ouverture de l’entreprise « LFG » au 01/01/2013

ACTIFS CAPITAUX PROPRES ET PASSIFS


Actifs non courant Capitaux propres
Actifs immobilisés 101 Capital social 79.000
Immobilisations incorporelles
213 Logiciel 1.000 Passifs non courants
214 Fond commercial 30.000 163 Emprunts auprès d'autres étab 200.000
Immobilisation corporelles Financiers
221 Terrain 100.000
222 Construction 100.000 Autres passifs non courants
223 Installations tech, matériels et 10.000 Passifs courants
outillages industriels Fournisseurs et comptes rattachés
224 Matériel de transport 20.000 401 Fournisseurs d’exploitation 3.000
2282 Equipement de bureau 1.000 404 Fournisseurs d’immobilisation 150.000
Immobilisations financières Autres passifs courants
251 Titres de participation 2.000 43651 TVA à payer 1.000
265 Dépôts et cautionnements versés 1.000 Concours bancaires et autres passifs financiers
Autres actifs non courants 501 Emprunts courants liés au cycle
271 Frais préliminaires 1.000 d'exploitation. 7.000
Actifs courants 505 Échéances à moins d'un an sur emprunts
Stocks non courants. 50.000
311 Matières premières 5.000 506 Concours bancaires courants 10.000
355 Produits finis 10.000
Clients et comptes rattachés
411 Clients 9.000
Autres actifs courants
523 Actions 10.000
Liquidités et équivalents de liquidités
532 Banque 150.000
54 Caisse 50.000
TOTAL DES ACTIFS 500.000 TOTAL CAPITAUX PROPRES ET PASSIFS 500.000

Corrigé :

D 532 Banque C D 54 Caisse C D 401 Frs d’exp C


50.000 500(2) 3.000
150.000 100.000(1) (5)500 950(6) 2.000(3)
(4)2.500 (7)1.000 500 (8)
(8)500 (11)5.500 1.000(9)
(11)5.500 500(10) SC 5.000
SD 58.500
SD 53.550
Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 42
Chapitre 2 : Le Compte 1ère année LFG

D 213 Logiciel C D2282 Equip bureauxC


D 223 Inst tech mat C
1.000 1.000
10.000
(2)500
SD 1.000
SD 10.000 SD 1.500

D214 Fonds comm C D 221 Terrains C


30.000 D 222 Constructions C
100.000
100.000
(1)200.000
SD 30.000 SD100.000
SD 300.000

D224 Mat Transport C D163Emprunt C D 404 Frs d’immos C


20.000 200.000 (9)1.000 150.000
100.000(1)
SD 20.000 SC 200.000
SC 249.000

D101 Capital social C D505 Ech(-) 1an/ENCC D 311 Stocks MP C


79 000 50.000 5.000
(3)2.000
SC 79.000 SC 50.000 SD 7.000

D251 Titre de part C D 271 Frais P C


D265Dépot caut vers C
2.000 1.000
1.000

SD 1.000
SD 2.000 SD 1.000

D411 Client C D 523 Actions C


D355 Stocks PF C 9.000 500 (5) 10.000 1.000(7)
10.000 5.000(4) (4)2.500 11.000 (6)950

SD 9.950
SD 5.000
D 506 concours banc C
D 501 Emp cour lié Exp C D43651 TVA à payer C 10.000
7.000 (10) 500 1.000
SC 10.000

SC 500
SC 7.000

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 43


Chapitre 2 : Le Compte 1ère année LFG

ACTIFS CAPITAUX PROPRES ET PASSIFS


Actifs non courant Capitaux propres
Actifs immobilisés 101 Capital social 79.000
Immobilisations incorporelles
213 Logiciel 1.500 Passifs non courants
214 Fond commercial 30.000 163 Emprunts auprès d'autres étab 200.000
Immobilisation corporelles Financiers
221 Terrain 100.000
222 Construction 300.000 Autres passifs non courants
223 Installations tech, matériels et 10.000 Passifs courants
outillages industriels Fournisseurs et comptes rattachés
224 Matériel de transport 20.000 401 Fournisseurs d’exploitation 5.000
2282 Equipement de bureau 1.000 404 Fournisseurs d’immobilisation 249.000
Immobilisations financières Autres passifs courants
251 Titres de participation 2.000 43651 TVA à payer 500
265 Dépôts et cautionnements versés 1.000 Concours bancaires et autres passifs financiers
Autres actifs non courants 501 Emprunts courants liés au cycle
271 Frais préliminaires 1.000 d'exploitation. 7.000
Actifs courants 505 Échéances à moins d'un an sur emprunts
Stocks non courants. 50.000
311 Matières premières 7.000 506 Concours bancaires courants 10.000
355 Produits finis 5.000
Clients et comptes rattachés
411 Clients 0.000
Autres actifs courants
523 Actions 9.950
Liquidités et équivalents de liquidités
532 Banque 58.500
54 Caisse 53.550
TOTAL DES ACTIFS 600.500 TOTAL CAPITAUX PROPRES ET PASSIFS 600.500

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 44


Chapitre 3 : La procédure d’enregistrement comptable 1ère année LFG

La Procédure d’Enregistrement Comptable

Chapitre 3

Section 1 Le Journal
Section 2 Le Grand livre

Section 3 La Balance

Section 4 La correction d’erreur

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 45


Chapitre 3 : La procédure d’enregistrement comptable 1ère année LFG

CHAPITRE 3 : LA PROCEDURE D’ENREGISTREMENT


COMPTABLE

La procédure d’enregistrement comptable se compose des étapes suivantes :


1- Au début de l’exercice comptable, on dresse le bilan initial (qui est le bilan final de l’exercice
comptable précédent).
2- Au cours de l’année, le comptable enregistre les différentes opérations de l’entreprise dans le
journal.
3- Les mouvements du journal sont reportés sur le grand livre.
4- Le grand livre permet l’établissement de la balance.
5- A la fin de l’exercice comptable, la balance aboutit à l’établissement des états financiers de
l’entreprise et notamment le bilan de clôture (qui sera le bilan initial de l’exercice comptable
suivant).

Section1 : Le livre journal ou journal

Dans le chapitre précédent, on a enregistré les opérations dans les comptes. Cette méthode présente des
inconvénients :
- Vue le nombre de transactions annuelles, il est difficile de reconstituer les faits économiques
chronologiquement (reconstituer l’ordre dans lequel les opérations se sont succédées), car
chaque opération engendre un mouvement au niveau de deux comptes au moins.
- Une multitude de comptes entraine le plus souvent une lenteur au niveau de la recherche d’un
compte.
- Une difficulté de vérification du principe de la partie double.
- De nombreuses erreurs peuvent avoir lieu suite à l’oubli d’une ou des inscriptions à faire dans les
comptes.

C’est pour ces raisons d’ailleurs qu’on optera pour un autre procédé d’enregistrement comptable des
opérations : le livre journal ou le journal.

1- Définition du journal :

C’est un document sur lequel sont enregistrées les opérations de l’entreprise chronologiquement sous
forme d’une écriture comptable avec mention de la date, l’ensemble des comptes débités et crédités
avec leurs numéros et un libellé mentionnant de façon complète la justification des mouvements en
respectant le principe de la partie double.

L’opération est enregistrée au journal sur la base d’une pièce comptable justificative (facture, chèque,
quittance, traites, fiche de paie…) et le libellé a pour objet de résumer et expliquer la pièce
correspondante.
L’opération est enregistrée le jour au jour : chronologiquement sans différer (sans retarder) les
enregistrements, en respectant le principe de la partie double : le total des comptes débités doit être égal
au total des comptes crédités.
Le journal est un document légal et obligatoire (l’article 12 de la loi 96-112 du 30/12/1996 relative au
système comptables des entreprises).

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 46


Chapitre 3 : La procédure d’enregistrement comptable 1ère année LFG

Il est un document officiel où sont enregistrés sans blancs ni ratures les opérations de l’entreprise
décrites dans les pièces justificatives. Les ratures, gommages, surcharges sont interdits.

Toutes les pages du journal doivent être côté : pré-numérotés avec le cachet du tribunal dans le ressort
duquel est situé le siège de l’entreprise, paraphé : la signature du greffier du tribunal.

Il est strictement interdit d’intercaler une opération ou d’éliminer certaines d’entre elles ou d’arracher
des feuilles ou laisser des blancs ou faire des ratures et du gommage.

Ce document doit être conservé pendant 10 ans afin de servir de preuve pour le juge, en cas de litiges
entre commerçants ou même pour des éventuels contrôles par : l’administration fiscales, un organisme
social, auditeurs ou commissaires aux comptes.

2- Le tracé et forme du journal


Chaque écriture du journal représentant l’enregistrement d’une opération doit être présentée selon le
schéma suivant :
Date de l’opération
Montant Montant
à débiter à créditer
N°D Intitulé du compte X
à débiter

N°C Intitulé du compte X


à créditer
(Libellé de l’opération : Facture n°…Chèque n°)

Les 2 premières petites colonnes réservées aux numéros de comptes à débiter et à créditer et les 2
dernières grandes colonnes correspondent aux mouvements débités et crédits.

Lorsque 2 opérations ou plus se succèdent le même jour, il faudrait procéder les articles par la mention
« dito » (c'est-à-dire la même date que la précédente).

S’il n y’a plus de place en fin de page pour enregistrer une opération, il ne faut jamais couper l’article.

Pour une meilleure lecture du document, il ne faut jamais alterner débit et crédit lorsqu’on a plusieurs
comptes à débiter et plusieurs comptes à créditer.

Au bas de la page, il faudrait faire la somme de la colonne débit et la colonne crédit afin de reporter les
soldes « totaux reportés » en haut de la page suivante avec la mention « report » et vérifier l’égalité entre
total débits et total crédits.

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 47


Chapitre 3 : La procédure d’enregistrement comptable 1ère année LFG

La première opération à enregistrer au journal est le report des soldes initiaux des comptes du bilan
d’ouverture ou de clôture :
• Comptes du bilan (classes 1 à 5) qui sont les comptes d'actifs, les comptes de passifs et les
comptes de capitaux propres. Ces comptes ne sont pas soldés à la fin de l'exercice comptable.
Ainsi, on les qualifie de comptes permanents. Les soldes de fin de période des comptes de bilan
sont repris à la réouverture de l'exercice suivant.
• Comptes de gestion (classes 6 et 7) qui sont les comptes de charges et de produits. Ces comptes
sont soldés après avoir servi à déterminer le résultat. Ils sont transférés pour solde en fin
d'exercice dans le compte «13 Résultat de l'exercice».
Exercice : Soit une entreprise industrielle « LFG » dont le bilan au 31/12/2013 se présente comme suit :

CAPITAUX PROPRES
ACTIFS 2013 2013
ET PASSIFS
Actifs non courants
Actifs immobilisés CAPITUX PROPRES 1.558.718
Immobilisations incorporelles 100.000 Capital social 1.000.000
Logiciel 100.000 Réserves légales 170.000
Immobilisations corporelles 696.000 Réserves statutaires 52.800
Terrain 500.000 Résultat de l’exercice 335.918
Construction 100.000
Matériel de transport 96.000 Passifs
Immobilisations financières 248.000 Passifs non courants 880.000
Titres de participation 248.000 Emprunts bancaires 880.000
Autres actifs non courants 64.000 Passifs courants 1.728.440
Frais préliminaires 64.000 Fournisseurs et comptes rattachés 1.728.440
Actifs courants 1.174.620 Autres passifs courants 53.510
Stocks matières premières 174.620 TVA à payer 53.510
Stocks de produits finis 1.000.000 Concours bancaires et autres
Clients et comptes rattachés 1.954.221 passifs financiers 214.248
Autres actifs courants 0
Placements et autres actifs 88.000
financiers 88.000
Actions
Liquidités et équivalents de
liquidités 110.075
Banque 60.075
Caisse 50.000
TOTAL 4.434.916 TOTAL 4.434.916

T.A.F : Passer l’écriture de constitution au 1er janvier 2014 ainsi que les écritures suivantes dans le
journal de l’entreprise LFG :
02/01/2014-Achat d’une construction pour usage administratif pour une valeur de 200.000 payable dans
9 mois.
02/01/2014-Vente d’un terrain pour 200.000dt payé par chèque 7634 ATB.
03/01/2014-Acquisition de 100 titres de la société « LAC » à 20d le titre payée par caisse.
04/01/2014 -Règlement du client « HEC » par chèque ATB n°36286 pour un solde de tout compte
1.000dt.
05/01/2014 -Alimentation de la caisse par le biais du compte banque ATB pour 10.000dt.
05/01/2014 -Règlement du fournisseur « Ali » au comptant pour 500dt.
Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 48
Chapitre 3 : La procédure d’enregistrement comptable 1ère année LFG

01/01/2014

213 Logiciel 100.000


221 Terrain 500.000
222 Construction 100.000
224 Matériel de transport 96.000
251 Titres de participation 248.000
271 Frais préliminaires 64.000
311 Stocks matières premières 174.620
355 Stocks de produits finis 1.000.000
411 Clients et comptes rattachés 1.954.221
523 Actions 88.000
532 Banque 60.075
54 Caisse 50.000
100 Capital social 1.000.000
111 Réserves légales 170.000
112 Réserves statutaires 52.800
131 Résultat de l’exercice 335.918
1621 Emprunts bancaires 880.000
401 Fournisseurs 1.728.440
43651 TVA à payer 53.510
506 Concours bancaires 214.248

(Ecriture d’ouverture au 1er janvier 2014)


02/01
222 Construction 200.000
404 Fournisseur d’immobilisation 200.000
(Construction à crédit 90jours)
Dito
532 Banque 200.000
221 Terrain 200.000
(Vente terrain TFn° chèque n°7634 ATB)
3/01
251 Titres de participation 2.000
54 Caisse 2.000
(100 titres de la société « LAC »)
4/01
532 Banque 1.000
411 Clients 1.000
(Règlement du client « HEC » par chèque ATB
n°36286 pour un solde de tout compte)

5/01
54 Caisse 10.000
532 Banque 10.000
(Alimentation de la caisse par compte ATB)
Dito
401 Fournisseurs d’exploitation 500
532 Caisse 500
(Règlement du fournisseur « Ali » au comptant)

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 49


Chapitre 3 : La procédure d’enregistrement comptable 1ère année LFG

3- Les journaux auxiliaires et le système centralisateur

Généralement les entreprises réalisent un nombre important d’opérations financières relatives à leurs
exploitations tels que les achats et les ventes. Afin d’éviter la surcharge et les répétitions des opérations
et de favoriser la division du travail entre les différents agents ou aides-comptables, il est recommandée
d’instituer des journaux auxiliaires en fonction des besoins de l’entreprise. Les totaux des journaux
auxiliaires doivent être portés au journal général au moins une fois par mois (Article 14 de la loi 96-
112). Ce système est appelé système centralisateur.
Les journaux auxiliaires les plus couramment utilisés sont les suivants :
- Un journal auxiliaire des achats.
- Un journal auxiliaire des ventes.
- Un journal auxiliaire de la caisse.
Lorsque l’entreprise utilise le système centralisateur de ses livres auxiliaires, elle doit établir un
document qui prévoit l’organisation comptable de l’entreprise. Ce document est appelé manuel de
procédures comptables.

Section2 : Le grand livre

1- Définition du grand livre:

Le grand livre est l’ensemble des comptes ouverts par l’entreprise (les comptes de bilan et les comptes
de gestion) conformément à son plan comptable. Il permet un meilleur suivi des comptes puisqu’il
indique le solde de début de période et de fin de période ainsi que les différents mouvements débits et
crédits.

Ce document est obligatoire et utilisée pour l’enregistrement des opérations jour par jour.

C’est un excellent document pour la gestion, il permet de fournir les informations relatives aux : ventes
par période ou solde bancaire en fin de période…

2- Le grand livre général et le grand livre divisionnaire:

Lorsque les comptes de tiers avec lesquels l’entreprise est en relation sont en nombre important,
notamment les comptes clients et fournisseurs, le grand livre perd en intérêt puisqu’il ne permet plus de
suivre les opérations individuelles que l’entreprise a effectué avec chaque client et fournisseur. Ainsi,
l’entreprise divise le grand livre général en grands livres auxiliaires.

Le grand livre auxiliaire fait apparaître des soldes individuels dont le total est égal au solde du compte
collectif figurant au grand livre général.

Dans le cas où l’entreprise n’a pas un très grand nombre de transactions avec les comptes de tiers, elle
pourra enregistrer les opérations au journal dans le compte collectif.

Exemple :
Au début de l’année, les soldes des comptes client A et B s’élèvent respectivement à 120 et 10. Au cours
de l’année, l’entreprise vend au client A pour 100, ce client règle par la suite 150. Elle effectue
également, une vente au client B pour 75 et ce client ne règle rien.
T.A.F : Déterminer les soldes des comptes clients A et B et effectuer le report en fin de période.

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 50


Chapitre 3 : La procédure d’enregistrement comptable 1ère année LFG

Corrigé :
Client A Client B Client
Solde initial 120 10
Ventes 100 75
Règlement 150
SD : 70 SD : 85
Virement au GLG 70 85 155

3- La relation entre le journal et les comptes:

Tous les mouvements enregistrés dans le journal qui est le support de base doivent être portés dans les
comptes appropriés, chaque compte faisant ainsi ressortir un solde. Apres les reports, l’ensemble des
inscriptions au journal se trouve également dans les comptes.

Section3 : La balance

1- Définition de la balance:
La balance est un document comptable obligatoire (l’article 11 de la loi 96-112 du 30/12/1996 relative
au système comptable des entreprises). C’est un tableau de synthèse qui récapitule à une date donnée
l’ensemble des comptes ouverts dans le grand livre (même les comptes soldés) et ce en respectant
l’ordre de la nomenclature des comptes (de la classe 1 à la classe 7).
Elle comporte les colonnes destinées aux informations suivantes :
- Les numéros des comptes,
- Les intitulés des comptes,
- Le solde du début de la période : débiteur ou créditeur,
- Les mouvements de la période (le total des débits et le total des crédits)
- Le solde de fin de période : débiteur ou créditeur.

La balance se présente de la façon suivante :


- BALANCE au…….
N° compte Intitulé du Mouvements période Solde de fin de période
compte Débit Crédit Débiteur Créditeur
101 Capital social X1 Y1 Y1-X1
. .
. .
54 Caisse X2 Y2 X2-Y2
. .
59 .

Total des Comptes du bilan A B


60 Achats X3 X3
. .
. .
79 Transfert de Y3 Y3
charges
Total des Comptes de gestion C D
Totaux TD TC TSD= A+C TSC=B+D

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 51


Chapitre 3 : La procédure d’enregistrement comptable 1ère année LFG

2- La balance, outil de contrôle comptable:

La Balance permet un meilleur contrôle du :


- Report du journal au grand livre général,
- Respect du principe de la partie double,

La Balance permet de vérifier si tous les articles du journal ont été correctement reportés dans le grand
livre, à travers les égalités de la balance :
- Les sommes des mouvements débits= les sommes des mouvements crédits.
- Les sommes des soldes débiteurs = les sommes des soldes créditeurs.
- Les sommes des mouvements débits et crédits dans le journal = au total des colonnes
mouvements débits et crédits de la balance.

Pour établir la balance, il faudrait procéder ainsi :


- Totaliser dans le grand livre pour chaque compte la somme des mouvements débits et des
mouvements crédits de la période afin de reporter ses totaux dans les colonnes mouvements
débits et crédits de la balance,
- Inscrire dans la colonne intitulée des comptes, leurs noms dans l’ordre du plan comptable ainsi
que leurs numéros dans la petite colonne réservée à ce propos,
- Faire les totaux des colonnes mouvements : les totaux trouvés doivent être égaux entre eux (total
débit=total crédit) et à ceux du journal pour une période déterminée.
- Déterminer les soldes dans les 2 dernières colonnes correspondantes et faire les totaux des soldes
débiteurs SD et créditeurs SC. Ces totaux doivent être égaux (somme débits=sommes crédits).

Remarque :
Les comptes mouvementés et qui sont soldés (solde nul) seront transcrits dans la balance.
Si les égalités ne sont pas respectées, il faudrait rechercher les sources d’erreurs qui peuvent être dus soit
à une erreur d’addition, erreur de report du grand livre ou même une erreur de report dans la balance.

Toutefois, bien que les égalités soient respectées, les erreurs d’imputation comptables (enregistrement
de l’écriture dans le compte approprié) ne peuvent pas être détectées.

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 52


Chapitre 3 : La procédure d’enregistrement comptable 1ère année LFG

Exemple : Soit la balance de la société KLM établie au 31/12/N.

Balance au 31/12/N
Liste des comptes Mouvements Soldes

Débit Crédit Débiteurs Créditeurs

108 Compte de l'exploitant 280.000 280.000

2282 Equipements de bureau 20.000 20.000

37 Stocks de marchandises 306.000 114.400 191.600

401 Fournisseurs d'exploitation 240.000 240.000

404 Fournisseurs d'immobilisations 20.000 20.000

411 Clients 100.000 100.000

532 Banque 403.000 51.050 351.950

54 Caisse 10.000 10.000

Sous-total des comptes de bilan 839.000 815.450 563.550 540.000 R = + 23.550


603 Achats consommés 114.400 16.000 98.400

Concordance
606 Achats non stockés mat. et fourni. 450 450

Totale
613 Locations 1.000 1.000

64 Charges de personnel 600 600

707 Ventes de marchandises 20.000 143.000 123.000

755 Escomptes obtenus 1.000 1.000

Sous-total des comptes de gestion 136.450 160.000 100.450 124.000 R = + 23.550


Total général 975.450 975.450 664.000 664.000

Section4 : La correction des erreurs

De nombreuses erreurs peuvent être détectées suite à l’élaboration des documents comptables établis
selon la législation en vigueur qui interdit les ratures, les surcharges, les altérations et les blancs.
Il faut d’abord voir la source de ses erreurs (dans le journal ou grand livre ou même la balance) pour
pouvoir les rectifier selon les mécanismes préconisés par le système comptable des entreprises.

1- La méthode de contre-passation

On utilise cette méthode lorsqu’il s’agit d’erreurs d’imputations par le comptable (erreur de traduction et
d’analyse de l’opération).Ce dernier a utilisé un ou plusieurs comptes erronés et n’a pas pu facilement
détecter la source d’erreur vue que le principe de la partie double a été respecté.

La contre-passation consiste à débiter un compte crédité à tort et vice-versa.

Exemple : achat d’un matériel de transport 10.000d à crédit 90 jours. Le comptable a passé l’écriture au
5/01 qu’il va corriger le même jour :

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 53


Chapitre 3 : La procédure d’enregistrement comptable 1ère année LFG

5/01
223 ITMOI 10.000
404 Fournisseurs d’immobilisation 10.000
(Achat matériel de transport à crédit)
Dito
404 Fournisseurs d’immobilisation 10.000
223 ITMOI 10.000
(Correction de l’erreur de l’opération du 5/01)

Dans ce cas l’erreur a affecté un seul compte débité. Une fois la faute est corrigée on pourra passer
l’écriture comptable correctement :

5/01

224 Matériel de transport 10.000


404 Fournisseurs d’immobilisation 10.000
(Acquisition matériel de transport)

Remarque :

- L’erreur peut affecter 2 comptes, il faudra donc annuler l’écriture erronée en débitant les
comptes crédités et en créditant les comptes débités pour passer l’écriture correcte.
- L’erreur peut être une inversion des comptes qu’il faudra corriger par une nouvelle écriture
inverse avec des sommes dédoublées.
- L’erreur peut être au niveau des montants : écriture correcte avec des chiffres erronés.

2- La méthode de correction par un seul article de régularisation

Cette méthode consiste à corriger le compte erroné par la différence entre le montant correcte qui aurait
dû être enregistré et le mouvement erroné qui aurait été du enregistré.

Exemple : L’écriture de correction de l’exemple précédent est la suivante :


224 Matériel de transport 10 000

223 ITMOI 10 000


404
(Correction de l’erreur de l’opération du 5/01)

Le calcul d’écart sert à enregistrer une écriture identique à l’enregistrement initiale lorsque l’erreur
réside dans les chiffres et le montant exact est supérieur au montant erroné.

Ces 2 procédés représentent un inconvénient au niveau de la modification des totaux du journal qui
doivent être identiques à celles des totaux de la balance.

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 54


Chapitre 4 : Le fonctionnement des comptes du bilan 1ère année LFG

Le Fonctionnement des comptes de Bilan

Chapitre 4

Section 1 Les Caractéristiques des comptes du bilan

Section 2 Les principaux comptes du bilan

Section 3 Le Tableau de passage des comptes aux postes et rubriques du bilan

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 55


Chapitre 4 : Le fonctionnement des comptes du bilan 1ère année LFG

CHAPITRE 4 : LE FONCTIONNEMENT DES COMPTES DU BILAN

Section 1. Les Caractéristiques des comptes du bilan

1- Les comptes du bilan augmentent du côté où ils sont inscrits au bilan et diminuent de l’autre côté.
Ainsi :
- les comptes d’actifs augmentent par le débit et diminuent par le crédit.
- les comptes de capitaux propres et passifs augmentent par le crédit et diminuent par le débit.
2- Généralement, les comptes d’actifs ont des soldes débiteurs et les comptes de capitaux propres et
passifs ont des soldes créditeurs. Néanmoins, certains comptes d’actifs et de capitaux propres et passifs
peuvent être soit débiteurs soit créditeurs (Banque, Résultat de l’exercice…).

Section 2. Les principaux comptes du bilan

Les comptes du bilan regroupent tous les comptes de la classe 1 à la classe 5


(voir nomenclature des comptes).
Classes Intitulés
1 Comptes de Capitaux Propres et Passifs
2 Comptes d’Actifs Non Courants
3 Comptes de Stocks
4 Comptes de Tiers
5 Comptes Financiers

Ainsi, le classement des comptes, par classes, dans le bilan est le suivant :
ACTIFS CAPITAUX PROPRES ET PASSIFS
ACTIFS NON COURANTS CAPITAUX PROPRES
Comptes de la Classe 2 Comptes de la Classe 1
PASSIFS NON COURANTS
Comptes de la Classe 1
ACTIFS COURANTS
Comptes de la Classe 3 PASSIFS COURANTS
Comptes de la Classe 4 Comptes de la Classe 4
Comptes de la Classe 5 Comptes de la Classe 5

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 56


Chapitre 4 : Le fonctionnement des comptes du bilan 1ère année LFG

Section 3. Le Tableau de passage des comptes aux postes et rubriques du bilan

Le tableau suivant retrace le passage des comptes aux postes et rubriques du bilan :

Amortissements et Valeurs nettes


Actifs Valeurs brutes
provisions
Actifs non courants
Actifs immobilisés
Immobilisations 21 -231 – 237
incorporelles
Moins : amortissements 281 - 291 - 2931 -
2937
Immobilisations 22 - 232 -238 – 24
corporelles
Moins : amortissements 282 - 284 - 292 -
2932 - 2938 - 294
Immobilisations 251 - 256 - 257 - 258 -
financières (259)- 261- 262 - 264 - 265
- 266- (269)
Moins : provisions 295 – 297
Total des actifs
immobilisés
Autres actifs non 271 - 272 - 273 -
courants 275- 278
Total des actifs non
courants
Actifs courants
Stocks 31 - 32 - 33 - 34 - 35 - 37
Moins : provisions 39
Clients et comptes 411 - 413 - 416 - 417 – 418-
rattachés (419) : lorsque la
compensation est autorisée)
Moins : provisions 491
Autres actifs courants 409 - 421 - 422 (DR) - 423 495 – 496
(DR) - 4287 - 431 –
433(DR) – 4341 - 4342 –
4349 (DR) - 4366 - 4368
(DR) - 4387 - 441 (DR) -
442 (DR) – (446 DR) - (448
DR) - 452 -45387 - 455 -
457 (DR) - 4587 - 461
(DR)- 4651- 468 (DR) –
471-478 (DR)
Placements et autres actifs 51 - 52 sauf (529)- 55 59
Financiers
Liquidités et équivalents 531- 532 (DR) –534- 535-
de Liquidités 537 (DB)- 54
Total des actifs Courants
Total des actifs

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 57


Chapitre 4 : Le fonctionnement des comptes du bilan 1ère année LFG

Capitaux propres et Passifs Comptes d'affectation


Capitaux propres
Capital social 101 ou 105 ou 108- (109)*
Réserves 111 - 112 - 117 - 118 - (119)
Autres capitaux propres 141 - 142 - 143 - 144 - 145 nets - 147
Résultats reportés 121 - 128 (le solde peut être DR ou CR)
Total des capitaux propres avant résultat
de l’exercice
Résultat de l’exercice 131 (CR) ou 135 (DR)
Total des capitaux propres avant
affectation
Passifs
Passifs non courants
Emprunts 161 - 162 - 163 - 164 - 165 - 1681
Autres passifs financiers 164- 166-167 – 1685- 1688 -18 (nets des reprises)
Provisions 15
Total des passifs non courants
Passifs courants
401 - 403 - 404 - 405 – 408 – (409) : lorsque la
Fournisseurs et comptes rattachés
compensation est autorisée
419 - 422 (CR) - (423 CR) - 425 -426- 427 - 4282 -
4286 - 432 - 433 (CR) - 4343 - 4349 (CR) - 435 -
4365 - 4367 - 4368 (CR) - 437 - 4382 - 4386 -
Autres passifs courants
441 (CR) - 442 (CR) – 446 (CR) - 447 - 448 (CR) –
453(sauf 45387) - 454 - 457 (CR) - 4586 - 461 (CR)
– 4652- 468 (CR) -472 –478 (CR)- 48
Concours bancaires et autres passifs
50– 532 (CR)- 537 (CR)
financiers
Total des passifs courants
Total des passifs
Total des capitaux propres et des passifs

* les comptes mis entre parenthèse arrivent en déduction du poste du bilan auquel ils correspondent.

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 58


Chapitre 5 : Les comptes de gestion et l’Etat de Résultat 1ère année LFG

Les comptes de gestion et l’Etat de Résultat

Chapitre 5

Section 1 Les caractéristiques des comptes de gestion

Section 2 Les principaux comptes de gestion

Section 3 Fonctionnement des comptes de gestion


Section 4 La distinction fondamentale entre comptes de bilan et comptes de gestion

Section 5 Relation entre le résultat du bilan et le résultat de gestion


Section 6 Le traitement des stocks

Section 7 La détermination du résultat

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 59


Chapitre 5 : Les comptes de gestion et l’Etat de Résultat 1ère année LFG

CHAPITRE 5 : LES COMPTES DE GESTION


ET L’ETAT DE RESULTAT
Section1 : Les caractéristiques des comptes de gestion

Les comptes de gestion sont les comptes de charges (comptes de la classe 6) et de produits (comptes de
la classe 7). Ces comptes permettent la détermination du résultat d’un exercice comptable donné.
Contrairement aux comptes de bilan qui traduisent des flux réversibles, les comptes de gestion
enregistrent les emplois et les ressources irréversibles qui se rapportent :

- Soit aux activités ordinaires de l’entreprise (achats, ventes…) ;


- Soit aux éléments extraordinaires (expropriation, catastrophes naturelles…).
L’activité est dite ordinaire lorsqu’elle se rapporte à l’objet de l’entreprise ou dans le prolongement de
ses activités.
Elle sera considérée extraordinaire, lorsque celle-ci n’est pas censée se reproduire de manière fréquente
et a un caractère irrégulier (ne va pas se reproduire au cours des exercices suivants : catastrophe
naturelle qui a endommagé un élément d’actif).

1- Les charges
Les charges traduisent un flux irréversible d’emplois, qui ne pourraient pas se transformer en ressources.
Exemple : paiement du loyer du siège 1.500dt. L’entreprise supportera cette charge qui sera enregistré
au débit du compte 613 locations.

Les charges correspondent à une diminution de la SNC généré par une diminution de l’actif (trésorerie)
ou par l’augmentation du passif (les dettes).
On dit que les charges constituent des emplois définitifs ou des richesses consommées.
Exemple : Achat de matières premières pour 5.000dt constitue une charge ou encore un emploi définitif.

La composition des charges = charges + pertes

Selon le cadre conceptuel de la comptabilité, les charges sont constitués des charges proprement
dites (achats, loyers, frais de personnel, frais de télécommunication, primes d’assurance…) qui
entrainent une diminution d’avantages économiques et qui s’inscrivent dans le cadre d’exploitation de
l’entreprise ainsi que des pertes (moins values sur cessions d’éléments d’actifs…) qui engendrent des
diminutions des capitaux propres résultant des événements non courants.

2- Les produits

Les produits traduisent un flux irréversible de ressources, qui ne pourraient pas se transformer en flux
d’emploi.
Exemple : Réalisation d’une plus value suite à une vente d’un terrain 5.000dt. L’entreprise réalisera un
produit de 5.000dt et le terrain sortira de notre patrimoine pour sa valeur d’origine et on enregistre cette
plus value dans le crédit du compte 736 Produit net sur cession d’immobilisations et autres gains sur
éléments non récurrents ou exceptionnels.
Les produits correspondent à une augmentation de la SNC généré par une augmentation de l’actif
(trésorerie, créance) ou par la diminution du passif (avances et acomptes, clients).
Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 60
Chapitre 5 : Les comptes de gestion et l’Etat de Résultat 1ère année LFG

On dit que les produits constituent des ressources définitives ou des richesses créées.
Exemple :Vente de produits finis pour 10.000dt constitue un produit ou encore une ressource définitive.
La composition des produits = Revenus + gains

Les éléments de la classe 7 comprennent les revenus ou encore les produits générés par les opérations
qui s’inscrivent dans le cadre d’exploitation principale ou centrale (ventes des marchandises, intérêts,
dividendes, redevances),ainsi que les gains correspondant à l’accroissement des capitaux propres
résultant de transactions ou évènements non courants (plus-values de cession d’actif, encaissement de
subventions...).

- Les intérêts représentent la rémunération des sommes prêtés à l’entreprise ou dues à celle-ci. Ils se
calculent généralement selon un taux d’intérêt t% fixé par l’établissement financier (TMM+t%).

- Les dividendes correspondent aux bénéfices distribués aux actionnaires au prorata de leur
participation dans le capital.

- Les redevances sont les sommes reçus suite à l’utilisation des actifs non courants tels que les brevets,
les marques, le logiciel…

Section 2. Les principaux comptes de gestion

Les comptes de gestion regroupent tous les comptes de la classe 6 et la classe 7


(voir nomenclature des comptes).
Classes Intitulés
6 Comptes de charges
7 Comptes de produits

Section 3. Fonctionnement des comptes de gestion

Les comptes de charges augmentent par leur débit et diminuent par leur crédit.
Les comptes de produits diminuent par leur débit et augmentent par leur crédit.

D Comptes de Charges C D Comptes de Produits C

_
_ +
+

Section 4. La distinction fondamentale entre comptes de bilan et comptes de gestion


La comptabilité utilise deux principaux types de comptes :
- Les comptes de bilan.
- Les comptes de gestion.
Les comptes de bilan sont des comptes de situation. Ils figurent au bilan à la clôture d'une période et
sont repris comme comptes de départ pour la période suivante.
Ils sont qualifiés de comptes permanents.

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 61


Chapitre 5 : Les comptes de gestion et l’Etat de Résultat 1ère année LFG

Les comptes de gestion sont des comptes d'analyse qui permettent d'expliquer la formation du résultat
d'une période ou d'un exercice. Ils sont qualifiés de comptes temporaires ou caducs puisqu'ils sont
soldés en fin d'exercice.
En effet, à la clôture de l’exercice, les comptes de gestion sont virés(donc soldés) au compte 13 resultat
de l’exercice qui figurera au bilan.
Remarque : Chaque compte ne peut être que d'un seul type - bilan ou gestion - sauf un seul compte : Il
s'agit du compte «13 Résultat de l'exercice» qui figure à la fois à l'état de résultat et au bilan.

Section 5 : Relation entre le résultat du bilan et le résultat de gestion


Le résultat du bilan doit être obligatoirement égal au résultat de gestion car les opérations qui entrainent
le déséquilibre du bilan se trouvent dans les comptes de gestion.
Le résultat de l’entreprise peut donc être obtenu par deux moyens :
- Selon une approche opérationnelle (produits-charges), à partir des comptes de gestion
- Selon une approche patrimoniale (actifs-capitaux propres hors résultat-passifs), à partir des
comptes du bilan.
Le double calcul de résultat :
- Offre une possibilité de contrôle réciproque des deux approches et d’élimination des erreurs
(exactitude du calcul comptable)
- Permet d’expliquer la formation du résultat de situation dégagé selon l’approche patrimoniale.

Section 6 : Le traitement des stocks

1- La méthode de l’inventaire permanent (de référence)

C’est une méthode d’enregistrement instantané des mouvements de stock permettant à l’entreprise de
connaitre à tout moment l’état de ses stocks.

L’enregistrement des stocks selon cette méthode de référence est ainsi :


- Le compte « stocks » est débité des entrées de marchandises lors de l’achat au coût d’achat des
marchandises achetés
- Le compte « stocks » est crédité des sorties des marchandises vendues au coût d’achat des
marchandises vendues (Créditer : Stocks et débiter 603 Achats consommés).

Exemple : Vente de marchandises pour 1.000dt pour un coût d’acquisition de 700dt.


5/01
411 Clients 1.000
707 Ventes de marchandises 1.000
(Constatation de la vente) au prix de vente
Dito
603 Achats consommés 700
37 Stocks de marchandises 700

(Sortie des stocks de marchandises) au coût d’achat

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 62


Chapitre 5 : Les comptes de gestion et l’Etat de Résultat 1ère année LFG

Remarque : Ce traitement de référence est peu utilisé car il pose des difficultés quant aux calculs du
coût de revient des marchandises vendues (plusieurs achats à des prix différents et des réductions
commerciales interviennent ultérieurement).

2- La méthode de l’inventaire intermittent (autorisée)

Dans cette méthode, les comptes de stocks ne sont jamais mouvementés au cours de l’exercice. Les
achats et ventes sont enregistrés respectivement dans leurs comptes.

L’inventaire est effectué à la fin de chaque exercice comptable et le compte 37 « Stocks de


marchandises » n’est touché qu’en fin de période :
- Annulation des stocks initiaux
- Constatation des stocks finaux après avoir déterminé le stock extra comptable.

Exemple : Vente de marchandises pour 200dt, stock début de période 700dt, stock selon l’inventaire
600dt
5/01
411 Clients 200
707 Ventes de marchandises 200
(constatation de la vente)
31/12
603 Variation de stocks 700
37 Stocks de marchandises 700
(Annulation des stocks initiaux)

DITO

37 Stocks de marchandises 600


603 Variation de stocks 600
(Constatation stock final)

Achats consommés = achats de l’exercice + variation des stocks (stock final- stock initial).
Résultat (100)= Produits : vente de marchandises 200- charges : achats consommé 100

Section 7 : La détermination du résultat

L’état de résultat retrace les revenus et les gains ainsi que les charges et les pertes d’une période
engendrant « le résultat net de l’exercice » et reflétant la performance financière de l’entreprise.

Le tableau suivant retrace le passage des comptes aux postes et rubriques du bilan :

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 63


Chapitre 5 : Les comptes de gestion et l’Etat de Résultat 1ère année LFG

Intitulés
Comptes d'affectation
Produits d'exploitation :

(1) Revenus 701 + 702 + 703 + 704 + 705 + 706 + 707 + 708 – 709
(2) Autres produits d'exploitation 731 + 732 + 733 + 734 + 735 + 738 + 739 + 74 + 781 - 79

relatif aux produits provenant de la mise de pertes


ou charges à la charge de tiers (remboursement d'assurance
par exemple)
(3) Production immobilisée 72

(4) Total des produits d'exploitation (4) = (1) + (2) + (3)


Charges d'exploitation :

(5) Variation des stocks des produits finis et des en-cours ± 71 (moins lorsque le stock final > au stock initial de
(en + ou en -) produits finis et en-cours)

(6) Achats de marchandises consommés 603 en cas d'inventaire permanent


60 (y compris quote-part du 606 assimilable aux achats de
marchandises) ± 603 en cas d'inventaire intermittent
606 Quote-part achat d'emballages et marchandises non
stockées
(7) Achats d'approvisionnements consommés 603 en cas d'inventaire permanent
60 (y compris quote-part 606 assimilable aux achats
d'approvisionnement) ± 603 en cas d'inventaire intermittent
606 Quote-part achat de matières, emballages et fournitures
de production (intrants) non stockées
(8) Charges de personnel 64
(9) Dotations aux amortissements et aux provisions 681 Sauf 6861 Résorption des autres actifs non courants de
nature financière
(10) Autres charges d'exploitation 606 non rattachés aux achats + 61 + 62 + 63 (autres que
636)
+ 66 (606 correspondant aux fournitures de bureau,
d'entretien, énergie, matières consommables non stockés, etc
... et d'une façon générale, toutes les charges comptabilisées
au 606 et non rattachées aux achats)
(11) Total des charges d'exploitation (11) = (5) + (6) + (7) + (8) + (9) + (10)
(12) Résultat d'exploitation (12) = (4) - (11) (Le solde peut être négatif)
(13) Charges financières nettes (65) + (6865) - (75) liés au financement des activités de
l'entreprise et différences de change liées aux activités
(autres que celles liées aux placements) + 6861 Résorption
des autres actifs non courants de nature financière.
(14) Produits des placements (75 + 7866) - (65 + 6866) liés aux activités de placements
courants et à long terme
(15) Autres gains ordinaires 736
(16) Autres pertes ordinaires 636
(17) Résultat des activités ordinaires avant impôt (17) = (12) - (13) + (14) + (15) - (16)
(18) Impôts sur les bénéfices calculés sur le résultat des 691
activités ordinaires

(19) Résultat des activités ordinaires après impôt (19) = (17) - (18)
(20) Eléments extraordinaires (Gains/Pertes) 77 - 67 ± (697)
(21) Résultat net de l’exercice (21) = (19) ± (20)
Résultat net de l’exercice 13
(22) Effet des modifications comptables (net d'impôt) ± 128
(23) Résultat après modifications comptables (23) = (21) ± (22)

Remarque : Les comptes de charges sont présentés nets des transferts des charges concernés.

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 64


Chapitre 5 : Les comptes de gestion et l’Etat de Résultat 1ère année LFG

Exemple :
Avant inventaire, le grand livre de l’entreprise « X » se présente au 31/12/N comme suit :

D 224 Mat. Transp. C D 37 St de M/ises C D 401 Frs d’expl. C


SI : 5 000 SI : 4 000 SI :8 000
4 000 3 000 4 500
2 000
SD : 9 000 SD : 4 000 SC : 11 500

D 404 Frs d’Immo. C D 411 Clients C D 532 Banque C


SI : 2 000 SI : 6 000 SI :5 000 1 500
4 000 1 000 2 000 3 000
1 500 2 000 3 500 1 500
SC : 4 500 SD : 5 000 SD : 4 500
D 6XX charge 1 C D 6XX charge 2 C D 6XX charge 3 C
1 500 4 500 2 000

SD : 1 500 SD : 4 500 SD : 2 000

D 101 Capital social C D 7XX Produit 1 C D 7XX Produit 2 C


SI :10 000 1 000 3 500

SC : 10 000 SC : 1 000 SC : 3 500

T.A.F :

1/ Dresser la balance avant inventaire


2/ Sachant que le stock final de marchandises est évalué à 3 500 D, passer au journal les écritures de
clôture et dégager le résultat de l’exercice clos au 31/12/N.
3/ Dresser la balance après inventaire et établir le bilan de l’entreprise « X » au 31/12/N.

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 65


Chapitre 5 : Les comptes de gestion et l’Etat de Résultat 1ère année LFG

Corrigé :

1/
Balance avant inventaire au 31/12/N
Liste des comptes Mouvements Soldes
Débit Crédit Débiteurs Créditeurs
101 Capital social 10 000 10 000
24 Matériel de transport 9 000 9 000
37 Stocks de marchandises 4 000 4 000
401 Fournisseurs d'exploitation 3 000 14 500 11 500
404 Fournisseurs d'immobilisations 1 500 6 000 4 500
411 Clients 7 000 2 000 5 000
532 Banque 10 500 6 000 4 500
Sous-total des comptes de bilan 35 000 38 500 22 500 26 000
6XX Charge 1 1 500 1 500
6XX Charge 2 4 500 4 500
6XX Charge 3 2 000 2 000
7XX Produit 1 1 000 1 000
7XX Produit 2 3 500 3 500
Sous-total des comptes de gestion 8 000 4 500 8 000 4 500
Total général 43 000 43 000 30 500 30 500

2/

31/12
6037 Variation des stocks 4 000
37 Stock M/ises 4 000
Annulation Stock initial
dito
37 Stock M/ises 3 500
6037 Variation des stocks 3 500
Constation du Stock final
dito
7XX produit 1 1 000
7XX produit 2 3 500
13 Résultat de l’exercice 4 000
6037 Variation des Stocks 500
6XX Charge 1 1 500
6XX Charge 2 4 500
6XX Charge 3 2 000

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 66


Chapitre 5 : Les comptes de gestion et l’Etat de Résultat 1ère année LFG

Report des écritures dans le Grand Livre :

D 224 Mat. Transp. C D 37 St de M/ises C D 401 Frs d’expl. C


SI : 5 000 SI : 4 000 4 000 SI :8 000
4 000 3 500 3 000 4 500
2 000
SD : 9 000 SD : 3 500 SC : 11 500
D 404 Frs d’Immo. C D 411 Clients C D 532 Banque C
SI : 2 000 SI : 6 000 SI :5 000 1 500
4 000 1 000 2 000 3 000
1 500 2 000 3 500 1 500
SC : 4 500 SD 5000 SD : 4 500
D 6XX charge 1 C D 6XX charge 2 C D 6XX charge 3 C
1 500 1500 4 500 4 500 2 000 2 000

0 0 0
D101 Capital social C D 7XX Produit 1 C D 7XX Produit 2 C
SI :10 000 1 000 1 000 3 500 3 500

SC : 10 000 0 0

D 603Variation Stocks C D 13 Résultat d’Exe C


4 000 3 500 4 000
500
SD : 4 000
0

3/ Balance après inventaire au 31/12/N


Liste des comptes Mouvements Soldes
Débit Crédit Débiteurs Créditeurs
101 Capital social 10 000 10 000
13 Résultat de l’exercice 4 000 4 000
24 Matériel de transport 9 000 9 000
37 Stocks de marchandises 7 500 4 000 3 500
401 Fournisseurs d'exploitation 3 000 14 500 11 500
404 Fournisseurs d'immobilisations 1 500 6 000 4 500
411 Clients 7 000 2 000 5 000
532 Banque 10 500 6 000 4 500
603 Variation des Stocks 4 000 4 000
6XX Charge 1 1 500 1 500
6XX Charge 2 4 500 4 500
6XX Charge 3 2 000 2 000
7XX Produit 1 1 000 1 000
7XX Produit 2 3 500 3 500
Total général 59 000 59 000 26 000 26 000

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 67


Chapitre 5 : Les comptes de gestion et l’Etat de Résultat 1ère année LFG

Bilan de l’exercice clos au 31/12/N

Actifs Capitaux propres et passifs


Actifs non courants Capitaux propres
Actifs immobilisés Capital social 10 000
Matériel de transport 9 000 Résultat de l’exercice (perte) - 4 000
Actifs courants Passifs courants
Stocks de Mises 3 500 Frs d’Exploitation 11 500
Clients 5 000 Frs d’immos. 4 500
Banque 4 500
Total Actif 22 000 Total Capitaux Propres & Passifs 22 000

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 68


Deuxième partie : L’Enregistrement des opérations courantes de l’entreprise 1ère année LFG

L’Enregistrement des opérations

Courantes de l’entreprise

Deuxième Partie

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 69


Chapitre 1 : L’enregistrement de la TVA 1ère année LFG

L’enregistrement de la TVA

Chapitre 1

Section 1 Définition de la TVA

Section 2 L’enregistrement de la TVA

Section 3 La déclaration et la liquidation de la TVA

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 70


Chapitre 1 : L’enregistrement de la TVA 1ère année LFG

CHAPITRE 1 : L’ENREGISTREMENT DE LA TAXE SUR LA


VALEUR AJOUTEE (TVA)

Section 1. Définition de la TVA ou Taxe sur la valeur ajoutée

La T.V.A. est un impôt indirect sur le chiffre d'affaires dont le principe est d'être supporté par le
consommateur final. La TVA est collectée par le vendeur qui la facture à l’acheteur à l’occasion de
chaque opération imposable réalisée. Mais son montant doit être reversé à l’Etat par le vendeur après
déduction de la taxe qu’il a lui-même supporté à travers les factures reçu de ses propres fournisseurs.
La TVA ne constitue ni une charge ni un produit pour l’acheteur et pour le vendeur.
La TVA ne pèse pas sur la société et ne lui profite pas, elle est neutre.
Les Taux de la TVA sont de 6%, 12% et 18%.

TVA à Payer = TVA collectée-TVA déductible

Exemple
Achat (HT) 1000 Vente(HT) 1500 TVA à payer (Etat)
TVA 18% 180 TVA 18% 270 270-180 = 90
Total (TTC) 1180 Total(TTC) 1770 Marge 500

TVA déductible TVA Collectée 500X18% =90

Section 2. L’enregistrement de la TVA


1- La taxe récupérable
Lors d’un investissement et de l’achat de biens et services, l’entreprise paie le montant toute taxe
comprise, c'est-à-dire y compris la TVA. Cette dernière ne peut pas constituer une charge, mais elle
s’analyse comme une avance octroyée pour l’Etat par l’intermédiaire du fournisseur. On parle dans ce
cas d’une TVA déductible (récupérable) portée au débit de comptes :

4366 taxes sur le chiffre d’affaires déductibles


43662 TVA sur immobilisations
43666 TVA sur autre biens et services

Exemple 1 : Le 1er/3/12 la société ABC a acheté pour 1 000 DT hors taxes (HT) de marchandises,
TVA : 18%, cet achat a été payé par chèque
T.A.F. : Saisir au journal cette opération d’achat.

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 71


Chapitre 1 : L’enregistrement de la TVA 1ère année LFG

Corrigé :

Montant de la TVA = Base imposable x Taux de la TVA


= 1 000 * 18% = 180 DT.
1er/03
607 Achats de Marchandises 1000
43666 TVA déductible/A. B&S 180

532 Banques 1180

Achat suivant facture

Exemple 2 : Le 5/3/12 la société ABC a acheté un ordinateur pour 2 240 DT toutes taxes comprises
(TTC). La TVA facturée est de 12%. Paiement par chèque.
T.A.F. : Saisir au journal l’achat de l’ordinateur.

Corrigé : La saisie de l’ordinateur doit se faire en HT car la TVA est récupérable, elle ne fait pas partie
du coût d’achat. Pour retrouver le montant HT, il faut diviser le montant TTC par 1,t soit 1,12 car :
HT + t*HT = TTC ⇒ HT = TTC / (1+t)
Dans notre cas HT=2 240/ (1,12) = 2 000
5/3
2282 Equipement de bureau 2000
43662 TVA déductible/Immo 240

532 Banques 2240

Achat suivant facture

2- La taxe collectée
Il s’agit d’une TVA collectée par le vendeur, qui la facture à l’acheteur de chaque opération imposable
réalisée, mais qui devra être réservée à l’Etat. Il s’agit d’une dette envers l’Etat et qui sera comptabilisée
au crédit du compte : « 43671 TVA collectée ».

Exemple : Le 15/3/12, la société ABC a vendu pour 2 000 DT HT de marchandises TVA 18%. Vente
encaissée par chèque.
T.A.F. : Saisir au journal l’opération de vente de marchandises.

Corrigé :
15/3
532 Banques 2360

Ventes de marchandises
707 2000
43671 TVA collectée 360

Vente suivant facture N°

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 72


Chapitre 1 : L’enregistrement de la TVA 1ère année LFG

Section 3. La déclaration et la liquidation de la TVA


Une fois par mois, les assujettis à la TVA doivent déclarer à la recette des finances leurs TVA collectées
et leurs TVA déductibles et ce :
Dans les 15 jours du mois suivant pour les personnes physiques.
Dans les 28 jours du mois suivant pour les personnes morales.
Ainsi, le comptable procède à :
- Solder le compte 4366 taxes sur le chiffre d’affaires déductibles en le créditant.
- Solder le compte 43671 TVA collectée en le débitant.
Généralement la différence entre la TVA collectée et déductible peut présenter plusieurs cas :

* 1èr cas : la TVA collectée > TVA déductible la différence positive constitue une TVA à payer ou à
décaisser. Il convient dans ce cas de constater la différence soit le montant à payer, au crédit du compte
« 43651 TVA à payer ».

Application 1 :
La TVA collectée d’une entreprise pour le mois de janvier de l’année N s’élève à 2 000 D. La TVA
déductible du même mois est de 1 000 D.
T.A.F : passer les écritures relatives à la déclaration et la liquidation de la TVA du mois de janvier.

43671 TVA collectée


2000

4366 TVA déductible 1000


43651 TVA à payer 1000
Déclaration TVA mois janv

43651 TVA à payer


1000

532 Banque 1000

Liquidation TVA mois janv

* 2ème cas : la TVA collectée < TVA déductible la différence négative constitue un report, à enregistrer
au débit du compte « 43667 Crédit TVA à reporter ».
Application 2 :
I/ La TVA collectée de l’entreprise « Royal » pour le mois de janvier de l’année N s’élève à 1 200 D. La
TVA déductible du même mois est de 1 800 D.
T.A.F : passer l’écriture relative à la déclaration de la TVA du mois de Janvier.
Corrigé :
Le montant de TVA déductible était supérieur à celui de la TVA collectée nous aurions eu un crédit de
TVA à reporter sur le mois suivant. La déclaration de la TVA sera déposée à la recette des Finances sans
paiement.
Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 73
Chapitre 1 : L’enregistrement de la TVA 1ère année LFG

43671 TVA collectée 1200


43667 Crédit TVA à reporter 600

4366 TVA déductible 1800

Déclaration TVA mois janv

II/ La TVA collectée de l’entreprise « Royal » pour le mois de février de l’année N s’élève à 2 000 D.
La TVA déductible du même mois est de 1 200 D.
T.A.F : passer l’écriture relative à la déclaration de la TVA du mois de février.
Corrigé :
Pour le mois de février 2012, la TVA collectée a été de 2 000 DT alors que la TVA déductible a été de
1 200 DT. L’entreprise « Royal » doit verser à l’Etat la somme de 800 DT (2000 DT – 1200 DT) avant
le 28 mars 2012 afin de liquider la TVA au titre du mois de février 2012.
Par ailleurs, l’entreprise « Royal » doit à l’Etat un montant égal au report de TVA du mois précédent
(mois de janvier) et qui est égal à 600 DT. Ce montant viendra en déduction du montant que payera
l’entreprise à l’Etat : 800 – 600 = 200 DT.

43671 TVA collectée 2000

TVA déductible 1200


TVA à payer 200
43667 Crédit TVA à reporter 600
Déclaration TVA mois fév

43651 TVA à payer


200

532 Banque 200

Liquidation TVA mois fév

Remarques :
• Pour résumer, le mode de comptabilisation de la TVA se base sur le fait que les opérations
relatives à cette taxe sont effectuées d'ordre et pour le compte du trésor public ; les taxes
collectées d'une part et les taxes récupérables d'autre part ne doivent pas figurer dans les produits
ni dans les charges de l'entreprise.
• Les comptes « 4367 TVA Collectée » et « 4366 TVA Déductible » ne doivent pas figurer au
bilan. Ils sont soldés par les comptes « 43651 TVA à payer » figurant au passif ou « 43667 crédit
de TVA à reporter » figurant à l’actif.

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 74


Chapitre 1 : L’enregistrement de la TVA 1ère année LFG

* 3ème cas : la TVA collectée = TVA déductible


Application 3 :
La TVA collectée de l’entreprise « Royal » pour le mois de janvier de l’année N s’élève à 1 200 D. La
TVA déductible du même mois est de 1 200 D.
T.A.F : passer l’écriture relative à la déclaration de la TVA du mois de Janvier.
Corrigé :
Comptabilisation de la déclaration de TVA au 31/01/2012 :

31/01
43671 TVA collectée 1200

4366 TVA déductible 1200

Déclaration TVA mois


janvier

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 75


Chapitre 2 : L’enregistrement des opérations d’achat et de ventes 1ère année LFG

L’enregistrement des achats et des ventes

Chapitre 2

Section 1 Facture d’achat et de vente

Section 2 Factures d’avoir

Section 3 Notion de TVA : Rappel

Section 4 Comptabilisation des frais de transport

Section 5 Les avances et les acomptes

Section 6 Application

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 76


Chapitre 2 : L’enregistrement des opérations d’achat et de ventes 1ère année LFG

CHAPITRE 2 : L’ENREGISTREMENT
DES ACHATS ET DES VENTES 1

Chaque opération commerciale doit être appuyée par une pièce justificative unique établie en autant
d’exemplaires que nécessaire et signée par toutes les parties prenantes dans la transaction.
Le document ou la pièce justificative qui permet l’enregistrement comptable des achats et des ventes est
« la facture » établie par le vendeur.
La facture est un contrat écrit entre un acheteur et un vendeur. Elle est établie par le vendeur qui
s’engage à fournir un bien ou un service. Elle comporte la raison sociale, capital de la société, adresse,
une quantité, une qualité, une référence, une date, un prix unitaire, un prix total et éventuellement des
taxes. Une fois la facture acceptée et signée par l’acheteur, ce dernier s’engage à régler le montant net
arrêté sur ladite facture.
Cet écrit indique donc le montant que le client doit au fournisseur.
Cependant, certains événements comme le retour de marchandises, une remise de prix de vente
demandée de la part du client, entraînent l’établissement d’un autre type de facture qui aura pour effet de
réduire le montant facturé initialement au client : il s’agit de « la facture d’avoir ».
Section 1. Factures d’achat et de vente
1- Etablir une facture
La facture présente le montant brut hors taxes, duquel on déduit les réductions éventuellement accordées
sur facture.
Les réductions peuvent être groupées en deux catégories :
- Les réductions commerciales.
- La réduction financière.
1-1 Les réductions commerciales

Au moment de la transaction commerciale, les parties prenantes peuvent convenir des réductions pour
des raisons commerciales.
Il existe trois sortes de réduction commerciale sur facture :
- Les rabais : les rabais sont négociés lorsque les biens ou services vendus ne sont pas conformes à la
commande du client. Il s’agit d’une réduction pratiquée sur le prix de vente pour tenir compte par
exemple d’un défaut de qualité ou de non-conformité des objets vendus. Par exemple, si le client
commande des tables blanches et le fournisseur ne dispose que de tables jaunes, un rabais pourrait
amener les deux parties à conclure la transaction
- Les remises : réduction pratiquée habituellement sur le prix de vente, en considération, par exemple,
de l’importance de la vente ou de la fidélité du client.

1
Maher JERIJI , cours comptabilité financières I Chapitre 7 les opérations commerciales, IHEC

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 77


Chapitre 2 : L’enregistrement des opérations d’achat et de ventes 1ère année LFG

- Les ristournes : réduction pratiquée sur le prix de vente d’une période généralement accordée aux
clients importants.

Net commercial = montant brut hors taxe - les réductions commerciales.

• Remarque : Les réductions commerciales sont déduites du coût d’achat si elles sont mentionnées
sur la facture d’achat : Si j’achète un bien ou un service à 10 DT et sur lequel j’obtiens une
réduction commerciale de 1 DT, mon coût d’achat est de 9 DT. Ce coût sera porté dans la
comptabilité de l’acheteur (coût d’achat) et du vendeur (revenu).
1-2 Les réductions financières

Ce sont les escomptes de règlement.


L’escompte est une réduction que le vendeur accorde à l’acheteur, soit pour un paiement comptant, soit
pour un paiement anticipé (avant les termes convenus). Le caractère financier de ce type de réduction se
justifie parce qu’il est lié au règlement de la facture et non à l’achat des biens.

Net financier = Net commercial - les réductions financières.

• Remarque : L’escompte n’est pas saisi en déduction du coût d’achat comme pour les réductions
commerciales.

Exemple 1 :
Achat pour 10 000 D de marchandises avec une remise de 10%, le client paye au comptant le
fournisseur lui accorde un escompte de 5%.
Facture n°

Brut 10 000 DT
- Remise : 10% 1 000 DT
= Net commercial 9 000 DT
- Escompte financier : 5% 450 DT
= Net financier 8 550 DT

Remarque : Lorsqu’il y a plusieurs réductions sur une même facture, les réductions se calculent en
cascade.
Exemple 2 :
Achat pour 10 000 D de marchandises avec une remise de 10% et 5 %, escompte de règlement 2%.
Facture n°
Brut 10 000,000
- Remise (1) : 10% 1 000,000
= Net commercial (1) 9 000,000
- Remise (2) : 5% 450,000
= Net commercial (2) 8 550,000
- Escompte financier : 2% 171,000
= Net financier 8 379,000

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 78


Chapitre 2 : L’enregistrement des opérations d’achat et de ventes 1ère année LFG

2- Comptabilisation d’une facture


Pour des raisons pédagogiques, seulement la 2ème méthode (inventaire intermittent) sera retenue tout au
long de ce cours.
2-1 Règles de comptabilisation des achats

A débiter :
- 601 Achats stockés- matières et fournitures liées,
- 602 Achats stockés- autres approvisionnements,
- 604 Achats d’études et de prestation de services,
- 605 Achats de prestation de services
- 606 Achats non stockés
- 607 Achats de marchandises.

A créditer :
Les comptes à créditer varient selon le mode de paiement :
- 54 caisse, lorsque le règlement se fait en espèces,
- 532 banque, lorsque le règlement se fait par chèque
- 403 fournisseurs d’exploitation-effet à payer, lorsque l’acheteur remet au vendeur une traite,
- 408 fournisseurs-factures non parvenus, si la facture n’est pas arrivée à l’entreprise en même
temps que les marchandises,
- 401 fournisseurs d’exploitation dans les autres cas.

2-2 Règles de comptabilisation des ventes

A débiter :
Les comptes à débiter selon la méthode de paiement :
- 532 Banque, lorsque le règlement se fait par chèque
- 54 Caisse, lorsque le règlement se fait en espèces
- 413 Clients-effets à recevoir, lorsque l’acheteur remet au vendeur une traite
- 411 Clients dans les autres cas.

A créditer :
- 701 Ventes de produits finis
- 702 Ventes des produits intermédiaires
- 703 Ventes de produits résiduels,
- 705 Études et prestations de services.
- 706 Produits des activités annexes
- 707 Ventes de marchandises.
Remarque : sur factures les réductions commerciales ne sont jamais comptabilisées. Cependant les
réductions financières sont toujours comptabilisées :
- au crédit du compte 755 escomptes obtenus dans la comptabilité de l’acheteur (produit)
- au débit du compte 654 Escomptes accordés dans la comptabilité du vendeur (charge).

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 79


Chapitre 2 : L’enregistrement des opérations d’achat et de ventes 1ère année LFG

Exemple 3 :
Reprenons l’exemple 2 : le 01 mars, achat pour 10 000 D de marchandises avec un rabais de 10% et une
remise de 5%, le client paye au comptant le fournisseur lui accorde un escompte de 2%.
TAF : Passer les écritures nécessaires chez le client et chez le fournisseur

• chez le client
01/03
607 Achats de M/ises 8 550
5.. Compte de trésorerie 8 379
755 Escomptes obtenus 171
Achat M/ises F n°…

• chez le fournisseur
01/03
5.. Compte de trésorerie 8 397
654 Escomptes accordés 171
707 Vente 8 550
Vente M/ises F n°…

Section 2. Factures d’avoir


La facture d’avoir est un document commercial émis par le fournisseur pour matérialiser une correction
d’une erreur de facturation, un retour de marchandises, une réduction commerciale hors facture (Rabais,
remise ristourne) ou une réduction financière hors facture (escompte de règlement).
Les avoirs ou factures d’avoir sont de 3 sortes :
• L’avoir physique : qui matérialise un retour de marchandises.
• L’avoir commercial : qui matérialise des réductions hors factures : rabais, remise, ou ristourne
ainsi que la correction des erreurs de facturation.
• L’avoir financier : qui matérialise un escompte hors facture.
Remarque :
- Hors facture les réductions commerciales (Rabais, remise et ristourne) sont comptabilisées dans des
comptes ouverts à cet effet et intitulées :
« 709 Rabais, remises et ristournes accordés » dans la comptabilité du vendeur (charge)
« 609 Rabais, remises et ristournes obtenus » dans la comptabilité de l’acheteur (produit)

- Hors facture les réductions financières sont comptabilisées dans les mêmes comptes utilisés pour
constater les réductions sur facture :
« 755 escomptes obtenus » dans la comptabilité de l’acheteur (produit)
« 654 Escomptes accordés » dans la comptabilité du vendeur (charge)

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 80


Chapitre 2 : L’enregistrement des opérations d’achat et de ventes 1ère année LFG

Exemple 4 :
Reprenons l’exemple 1 avec l’hypothèse suivante : la marchandise s’est avérée non-conforme aux
spécifications demandées par le client. En conséquent, un rabais supplémentaire de 120 D a été accordé
au client. De même, une ristourne d’un montant de 100 D a été accordée au client. Enfin, un escompte
de 80 D n’a pas été constaté dans la facture initiale.
Le fournisseur a envoyé donc une facture d’avoir le 04 mars.
TAF : Passer l’écriture comptable correspondante chez le client et chez le fournisseur.
• chez le client
04/03
401 Frs d’exploitation 300
609 RRR obtenus 220
755 Escomptes obtenus 80
Avoir n°…

• chez le fournisseur
04/03
709 RRR accordés 220
654 Escomptes accordés 80
411 clients 300
Avoir n°…

Section 3. Notion de TVA : Rappel


La TVA est un impôt indirect qui frappe en général tous les biens et services consommés ou utilisés en
Tunisie.
Donc dans les factures, au montant Net commercial (s’il n’y a pas un escompte) ou financier (s’il y a un
escompte), vient s’ajouter la TVA.
La base de calcul de TVA est alors : le prix de vente diminué des réductions commerciales et duquel on
déduit les escomptes de règlement.
La TVA ne constitue ni une charge ni un produit. L’enregistrement de la TVA sera le suivant :
• Chez le vendeur : il collecte la TVA qu’il devra rembourser : il a donc une dette envers l’Etat :
à enregistrer au crédit du compte : 43671 TVA collectée.
• Chez l’acheteur : il paye la TVA qu’il pourra récupérer : il a donc une créance sur l’Etat: à
enregistrer au débit du compte 4366 taxes sur le chiffre d’affaires déductibles.

Exemple 5 :
(1) Le 15/01/12 « Selim » une entreprise commerciale achète auprès du fournisseur Z des articles de
sport aux conditions suivantes :
Quantité : 1 000, prix unitaire hors TVA : 6 D, TVA : 18%, remise sur facture : 5%. Selim reçoit une
facture n°19 du 15/01/12.
TAF : Etablir la facture et passer les écritures nécessaires chez le client Selim et chez le fournisseur Z.

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 81


Chapitre 2 : L’enregistrement des opérations d’achat et de ventes 1ère année LFG

Facture n°19
Brut (1000*6) 6 000,000
- Remise : 5% 300,000
= Net commercial 5 700,000
+TVA : 18% 1 026,000
= Net à payer 6 726,000

• chez le client Selim


15/01
607 Achats de M/ises 5 700
4366 TVA déductible 1 026
401 Frs d’exploitation Z 6 726
Achat M/ises F n°…

• chez le fournisseur Z
15/01
411 Client Selim 6 726
707 Vente 5 700
43671 TVA collectée 1 026
Vente M/ises F n°…

Remarque :
Une réduction (commerciale et/ou financière) consentie hors facture entraîne une diminution de la TVA
collectée (débit du compte 4367) chez le vendeur et une diminution de la TVA déductible (crédit du
compte 4366) chez l’acheteur.

Exemple 5 (suite) :
(2) Le 17/01/12, Selim décide de payer au comptant moyennant l’obtention d’un escompte de règlement
de 2%. Il reçoit une facture d’avoir financier n° 4 et paye le montant net par chèque.
TAF : Etablir la facture d’avoir et passer les écritures nécessaires chez le client « Selim » et chez le
fournisseur Z.

Facture Facture avec Escompte


Brut 6 000 Brut 6 000
- Remise : 5% 300 -R 300
= Net commercial 5 700 = NC 5 700
- EF (2%) 114
= NF 5 586
+TVA : 18% 1 026 +TVA :18% 1005,480 Effet/TVA=20,520
= Net à payer 6 726 = NàP 6591,480 Effet/NàP= 134,520

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 82


Chapitre 2 : L’enregistrement des opérations d’achat et de ventes 1ère année LFG

Ainsi la facture d’avoir se présente comme suit :

Facture d’avoir N°4


Escompte accordé 114,000
+ TVA à régulariser 20,520
= Net à payer - 134,520

• chez le client Selim


15/01
411 Frs d’exploitation Z 134,520
4366 TVA déductible 20,520
755 Escompte obtenu 114,000
Avoir n°4

• chez le fournisseur Z
15/01
654 Escompte accordé 114,000
43671 TVA collectée 20,520
411 Client Selim 134,520
Avoir n°4

Exemple 6 :
• 05/09 : La société « NOLO » a acheté des marchandises auprès du fournisseur « BBB ». La facture
n°212 reçue le même jour précise que compte tenu d’un escompte de règlement de 1%, le Net financier
s’élève à 49 500 DT. L’entreprise a bénéficié également d’une remise de 5%.Le taux de la TVA s’élève
à 18%.
• 06/09 : L’entreprise s’aperçoit que la marchandise reçue la veille, présente un défaut de fabrication.
« NOLO » accepte de les conserver moyennant un rabais de 2%.
• 08/09 : La société « NOLO » reçoit la facture d’avoir relative au rabais réclamé le 06/09.

TAF : Etablir les factures et passer les écritures comptables chez l’entreprise « NOLO ».

05/09 Brut (50000/0,95) 52 631,5


Achats de M/ises 50 000 - Rem (5%) 2 631,5
TVA déductible 8 910 = NCom (49500/0,99) 50 00,000
Escomptes obtenus 500 - Escompte financier : 1% 500,000
Frs d’exploit « BBB » 58 410 = Net financier 49 500,000
06/09 +TVA : 18% 8 910,000
Opération Blanche = Net à payer 58 410,000
08/09
Frs d’exploitation « BBB » 1168,200
Escomptes obtenus 10,000 RRR obtenu (50 000*0,02) 1000,000
TVA déductible 178,200 - Escompte financier : 1% 10,000
RRR obtenus 1000,000 +TVA : (1000-10)* 18% 178,200
= Net à payer 1168,200

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 83


Chapitre 2 : L’enregistrement des opérations d’achat et de ventes 1ère année LFG

Exemple 7 :

• 01/03 : Vente de marchandises : brut 1 000 DT, rabais 5%, remise 10%, 2ème remise 20%, escompte
de règlement 1%, TVA 29%.
• 03/03 : le fournisseur accorde un escompte de règlement hors facture de 2% et envoie la facture
d’avoir le même jour.

TAF : Etablir les factures et passer les écritures comptables chez le client.

Brut 1 000
01/03 - Ra (5%) 50
Achats de M/ises 684 = NCom 950
TVA déductible 196,376 - Re (10%) 95
Escomptes obtenus 6,840 = NCom (2) 855
Frs d’exploit 873,536 - Re (20%) 171
03/03 = NCom (3) 684
Frs d’exploitation 17,647 - Escompte financier : 1% 6,84
TVA déductible 3,967 = Net financier 677,160
Escomptes obtenus 13,680 +TVA : 29% 196,376
= Net à payer 873,536

+ Esc fin : 2%*684 13,680


+TVA : 29%* 13,684 3,967
= Net à payer 17,647

Section 4. Comptabilisation des frais de transport


Quand un fournisseur vend des marchandises ou des produits à un client, il est généralement nécessaire
d’expédier les biens qui sont ainsi vendus. Selon les conditions du contrat de ventes, les cas suivants
peuvent se présenter :

• 1èr cas : Le client se charge de faire enlever les matières ou marchandises chez le fournisseur et il
s’adresse à un transporteur.

Chez le fournisseur : le port n’est pas facturé par le fournisseur.

Chez le client : la charge est imputé au débit du compte « 6241 : transport sur achats ».

6241 Transports sur achats X


43666 TVA déductible Y
532/54 Banques/caisse/ X+Y
457 créditeurs divers

• 2ème cas : Le fournisseur se charge de l’expédition moyennant un supplément de prix.


Chez le fournisseur : Le transport facturé par le fournisseur est un produit analogue à une vente.
Cependant le transport n’est pas l’activité principale du fournisseur. Il s’agit d’un produit d’activité
annexe, d’où on crédite le compte « 706 Produit des activités annexes ».
Chez le client : la charge est imputé au débit du compte « 6241 : transport sur achats ».

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 84


Chapitre 2 : L’enregistrement des opérations d’achat et de ventes 1ère année LFG

• 3ème cas : Le fournisseur se charge de l’expédition en s’adressant à un transporteur


Chez le fournisseur : la charge est imputé au débit du compte « 6242 : transport sur vente ».

6242 Transports sur vente X


43666 TVA déductible Y
532/54 Banques/caisse/ X+Y
457 créditeurs divers
Chez le client : le port n’est pas facturé par le client.

Section 5. Les avances et les acomptes


Il peut arriver, très souvent qu’un fournisseur exige, à la suite d’une commande, que le client lui verse,
une avance et/ou des acomptes.

Les avances sont les sommes versées avant tout commencement d’exécution de commandes ou en
dépassement de la valeur des stocks déjà livrés.
Les acomptes sont les sommes versées sur justification d’exécution partielle de la commande
(livraison).

Chez le Client : qui verse un montant

4091 Fournisseurs-avances et x
acomptes versés sur commande
532 Banques X
Ou caisse

Chez le fournisseur : qui reçoit les fonds

532 Banques x
Ou caisse
4191 Clients-avances et acomptes reçus X
sur commande

Exemple 8 :
Le 10/01/2012, la société ABC verse au fournisseur Y une avance de 1 000 D par chèque suite à une
commande de marchandise.
Le 15/01/201, réception des marchandises commandées. Prix HT 30 000 D, TVA 18%. La facture est
envoyée le même jour.

TAF : Passer les écritures nécessaires chez le client ABC et chez le fournisseur Yassine.

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 85


Chapitre 2 : L’enregistrement des opérations d’achat et de ventes 1ère année LFG

• Chez le Client ABC

4091 Fournisseurs-av et ac 10/01 1 000


versés sur commande
532 Banques 1 000

607 Achats M/ises 15/01 30 000


4366 TVA déductible 5 400
4091 Fournisseurs- av et ac 1 000
401 versés sur commande
Frs d’exploitation 34 400

• Chez le fournisseur Y

532 10/01
Banque 1 000
4191 Clients-av et ac reçus 1 000
sur commande
4191 Clients-av et ac reçus 15/01 1 000
sur commande
411 Clients 34 400
707 Vente M/ises 30 000
43671 TVA Collectée 5 400

Section 6. Application
Une entreprise commerciale assujettie à la TVA au taux de 18% a réalisé au cours du mois de septembre
les opérations suivantes :

• 03/09 : Le client X passe une commande de marchandises de 30 000 D (HT) et verse une avance de 5
000 D en espèce.
• 05/09 : livraison des marchandises commandées le 03/09 au client X. Les conditions de vente sont les
suivantes (Facture de vente N°90) :
* valeur brute totale de 30 000 HTVA ;
* une remise de 10% ;
* un escompte de règlement habituel sous vingtaine de 4%, non applicable sur le transport ;
* une 2ème remise de 5% ;
* des frais divers de transport pour un prix de 1 000 D et une TVA de 12%.
• 10/09 : le client X restitue le ¼ des marchandises qui lui ont été livrées et facturées le 05/09. Il
demande et obtient :
* une remise supplémentaire de 3% ;
* un rabais de 7%.
Une facture d’avoir a été établie en conséquence par l’entreprise qui l’adresse le même jour à son client.

T.A.F : On vous demande d’établir la facture et la facture d’avoir sus-citées et d’enregistrer au journal
les opérations de vente et de retour de marchandises.

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 86


Chapitre 2 : L’enregistrement des opérations d’achat et de ventes 1ère année LFG

Corrigé :

1/ Présentation des factures :

1ère méthode (indirecte)


Brut 30 000 Brut 22 500
- Remise (1) : 10% 3 000 - R (1) 2 250
= Net commercial (1) 27 000 = NC (1) 20 250
- Remise (2) : 5% 1 350 - R (2) 1 012,5
= Net commercial (2) 25 650 = NC(2) 19237,5 Effet/retour = 6412,5
- R(3) : 3% 577,125
= NC(3) : 18 660,375 RRRacc = 1 883,351
- Rab :7% 1306,226
= NC(4) 17 354,149

- Escompte financier : 4% 1 026 - EF 694,166 Effet/Esc = 331,834


= Net financier 24 624 = NF 16 659,983
+TVA : 18% 4 432,32 +TVA 2998,797 Effet/TVA=1 433,523
= Net (1) 29 056,32 = Net (1) 19 658,78 Effet/N= 9 397,54
+Transport 1 000 +T 1 000
+TVA/ transport 120 + TVA/T 120
= Net (2) 30 176,320 = Net (2) 20 778,78 Effet/N= 9 397,54

- Av & Ac/commande 5 000 - Av et Ac 5 000


= Net à payer 25 176,320 NàP 15 778,78 Effet/NàP= 9 397,54

Ainsi la facture d’avoir se présente comme suit :

Facture d’avoir
Retour 6 412,5
+ RRR acc (570+1290,1) 1 883,351
- Escompte à régulariser 331,834
+ TVA à régulariser 1 433,523
= Net à payer 9 397,54

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 87


Chapitre 2 : L’enregistrement des opérations d’achat et de ventes 1ère année LFG

2ème méthode (directe)

La facture d’avoir peut être établie directement à partir de la facture initiale, ce qui nous épargnera
l’établissement de la facture avec retour.

Facture d’avoir
Retour en Net : 30 000*1/4*(0,9)*(0,95) : 6 412,5
+ RRR acc 3 : (25650 – 6412,5)* 3% : 577,125
+ RRR acc 4 : (25650-6412,5)*0,97*7% : 1 306,226
- Esc : (6412,5+577,125+1306,226) *4% 331,834
+ TVA (6412,5+577,125+1306,226-331,834)*18% 1 433,523
= Net à payer 9 397,54

2/ Comptabilisation
03/09
54 Caisse 5 000
4191 Clt, Av et Ac/Comm 5 000

05/09
654 Escomptes accordés 1 026
4191 Clt, Av et Ac/Comm 5 000
411 Clients 25 176,320
707 Ventes 25 650
706 Pdts/Activités annexes 1 000
43671 TVA collectée 4 552,320 = 4 432,32+120
Vente de M/ises, F N°90
10/09
707 Vente 6 412,500
7091 RRR acc 1 883,351
43671 TVA Collectée 1 433,523
654 Escomptes acc 331,834
411 Clients 9 397,540

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 88


Chapitre 3 : L’enregistrement des règlements financiers 1ère année LFG

L’enregistrement des Règlements Financiers

Chapitre 3

Section 1 Les règlements au comptant

Section 2 Les règlements à terme par les effets de commerce

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 89


Chapitre 3 : L’enregistrement des règlements financiers 1ère année LFG

CHAPITRE 3 : L’ENREGISTREMENT
DES REGLEMENTS FINANCIERS

Les opérations traitées par l’entreprise avec d’autre agents économique se traduisent par des règlements
au comptant ou à terme. Ces principaux moyens de règlement sont les espèces, les chèques, les
virements et les traites.

Section 1. Les règlements au comptant


1- Les espèces

Les espèces sont peu utilisées par un professionnel, exceptées pour les petites dépenses (frais de péage
autoroute, achats de timbres fiscaux,...).
Pour payer en espèces, il faut justifier l’opération par une facture ou ticket ou autre pièce comptable
justificative.

Comptablement, on va mouvementer le compte caisse (débiter ou créditer).

Exemple : Achat de marchandises réglées en espèces

607 Achat de marchandises

4366 TVA déductibles

401 Fournisseurs d’exploitation

401 Fournisseurs d’exploitations

54 Caisse

Exemple : Vente de marchandises réglées en espèces

411 Client

707 Vente de marchandises

4367 TVA collectée

54 Caisse

411 Client

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 90


Chapitre 3 : L’enregistrement des règlements financiers 1ère année LFG

2- Les chèques

Le chèque est l'écrit par lequel le tireur (titulaire du compte) donne au tiré, qui doit être une banque,
l'ordre de payer à vue une somme déterminée et disponible au bénéficiaire (qui peut être un tiers ou le
titulaire du compte lui-même).
Le chèque est un instrument de paiement, il n’est jamais un instrument de crédit.
L'ouverture d'un compte bancaire pour une société s'accompagne par la délivrance de chéquier, mais la
banque a le droit de refuser à tout moment de vous délivrer un chéquier ou carnet de chèques.
Le carnet de chèque se présente sous la forme d'un carnet comprenant généralement 25 ou 30 formules
de chèques, le talon de chèque est la partie qui reste accrochée au chéquier quand vous détachez votre
chèque pour mentionner les caractéristiques du paiement (date, montant), pour une bonne suivie du
compte.

Le chéquier contient généralement, en plus des formules de chèques :


- Un relevé d'identité bancaire (RIB les 20 chiffres du compte),
- Un bordereau de commande pour le renouvellement du chéquier.

Le chèque barré : le barrement s’effectue au moyen de deux traits parallèles apposés au recto pour une
meilleure sécurité en cas de perte ou de vol. Le chèque est non endossables (ne peut être transmis à des
tiers par voie d'endossement)et il ne peut être payé que par l’inscription dans un compte en banque.

Ainsi, pour être valable, votre chèque doit légalement comporter :


- Le mot " chèque "
- L'ordre de payer (imprimé lui aussi sur le chèque) et le montant à payer (à compléter par vous)
- Le nom de la banque qui doit payer
- L'indication du lieu où le paiement doit s'effectuer,
- L'indication de la date et du lieu où le chèque est créé
- La signature pour authentifier l'ordre de payer.

Le chèque certifié est un chèque dont la provision est bloquée par le banquier tiré à la disposition du
tireur ou du bénéficiaire.

Le chèque annulé afin de prouver l’annulation d’un chèque émis, une bonne pratique consiste à
découper le numéro de formule et à coller à la souche.

Comptablement, les opérations effectuées par chèque engendre le mouvement du compte banque ou
chèque à encaisser.

2-1 Lors de la réception du chèque (déposer en coffre)

5312 Chèque à encaisser


411/707 Client /vente de mdises

2-2 Remise de chèque à la banque (remplir le bordereau de versement)

532 Banque
5312 Chèque à encaisser

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 91


Chapitre 3 : L’enregistrement des règlements financiers 1ère année LFG

2-3 Retour du chèque impayé

416 Client douteux


532 Banque

2-4 Régularisation (un nouveau chèque ou en espèce)


Dans le cas où le chèque retourne impayé, les frais d’impayés sont soit supportés par l’entreprise
(écriture 2) soit à la charge du client (écriture 3).

532 Banque /chèque à encaisser/caisse (1)


416 Client douteux
627 Services bancaires et assimilés (frais d’impayés) (2)
4366 TVA déductibles
532 Banque
416 Client douteux (3)
627 ou Services bancaires et ass
79 ou transfert de charges
4366 TVA déductibles

3- Les virements bancaires

Le virement est un moyen de paiement électronique initié par le titulaire du compte à débiter. C’est
l’opération qui consiste à donner l’ordre au banquier de transférer une somme d’argent.
Pour émettre un virement, il faut préciser à la banque les coordonnées bancaires du bénéficiaire.
Inversement, pour recevoir un virement sur son compte, on adresse au débiteur les coordonnées
bancaires.
Si on fait un virement entre deux comptes ouverts au nom de la même entreprise, nous sommes à la fois
l'émetteur et le bénéficiaire.

Le compte émetteur du virement doit être approvisionné en conséquence. En l'absence de provision


suffisante, l'ordre de virement peut être rejeté. Cet incident de paiement peut donner lieu à des frais
bancaires.

Comptablement :
La réception d’un avis de crédit de la banque -------►débiter le compte banque chez l’entreprise.
La réception d’un avis de débit de la banque -------►créditer le compte banque chez l’entreprise.

Exemple : Réception avis de crédit de la banque en règlement de la créance X client, une commission
YDt, TVA 18%.

532 Banque X-Y-0,18Y


627 Services bancaires et assimilés Y
4366 TVA déductible 0,18Y
Client X

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 92


Chapitre 3 : L’enregistrement des règlements financiers 1ère année LFG

Section 2. Les règlements à terme par les effets de commerce


Les effets de commerces sont des titres constatant une créance assortie d’un délai de règlement
(échéance). Ainsi, les effets de commerce sont des moyens de crédit.
1- Définition de la lettre de change ou traite

Une Lettre de Change est un acte de commerce qui constate une créance commerciale d'un fournisseur
(vendeur : tireur) sur son client (acheteur : tiré), et qui fixe une date pour son règlement. Elle est
généralement émise par un fournisseur, au moment de l'expédition de la facture, pour demander à son
client le paiement à la date convenue.

C’est un effet de commerce sur lequel une personne, appelée le tireur (le fournisseur), donne à son
débiteur, appelé le tiré (le client), l’ordre de lui payer une somme d’argent déterminée, à une date
déterminée.

Elle doit comporter un certain nombre de mentions : celles relatives au paiement (la date de création,
et le lieu d’émission, ainsi que la somme due), celles relatives aux différentes parties (le nom, l’adresse
et les coordonnées bancaires du tiré; le nom, l’adresse et la signature du tireur), la signature du tiré est
facultative, (reconnaissance de la somme due, une date d’échéance).

Le tireur -------► vendeur (fournisseur) bénéficiaire


Le tiré -------► acheteur (client)
On dit que le tireur tire une lettre de change sur le tiré. La traite constitue pour le tiré un effet à payer et
pour le bénéficiaire un effet à recevoir

Le tireur (établit la traite) -------► tiré (acceptation) -------►tireur


Le tiré -------►donne l’ordre à la banque de payer à l’échéance l’effet : domiciliation-------►A
l’échéance : paiement
2- Comptabilisation de la lettre de change2
2-1 Création et acceptation d’un effet de commerce
Exemple :
On demande de comptabiliser l’opération suivante dans les comptabilités des entreprises Med et Ali :
15/09/N : Le fournisseur Mohamed adresse à son client Ali une facture n° 1580 de 12 000 HTVA
(18%), payable le 30/11/N par traite n°520, domiciliée à la BIAT.
Corrigé :

Chez Mohamed (Frs) :

411 Clients 14 160,000


70 Ventes 12 000,000
43671 TVA collectée 2 160,000
Vente à crédit Fn°1580
413 Clients, effets à recevoir 14 160,000
411 Clients 14 160,000
LDC n°520

2
Maher JERIJI , cours comptabilité financières I Chapitre 8 les opérations commerciales, IHEC

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 93


Chapitre 3 : L’enregistrement des règlements financiers 1ère année LFG

Chez Ali (client) :

60 Achats 12 000,000
4366 TVA déductible/A B&S 2 160,000
401 Frs d'exp 14 160,000
Achats à crédit Fn°1580
401 Frs d'exp 14 160,000
403 Frs d'exploitation, effet à payer 14 160,000
LDC n°520

Quand il s’agit d’investissement, on passe l’écriture suivante :

60 Achats 12 000,000
43662 TVA déductible/Immos 2 160,000
405 Frs d'immos - effets à payer 14 160,000

Ceci étant, on traitera dans ce qui suit les trois cas qui peuvent se présenter :
Attendre l’échéance de l’effet et le remettre à l’encaissement ;
Ne pas attendre l’échéance de l’effet et le remettre à l’escompte ;
Endosser l’effet à l’ordre d’un tiers.

2-2 La comptabilisation d’une remise à l’encaissement

a/ Chez le porteur de l’effet


L'entreprise peut procéder à l'encaissement de sa créance de deux manières :
- Soit en allant elle-même percevoir le montant de la traite auprès du tiré.
- Soit en passant par l'intermédiaire d'un établissement financier, lorsque la traite est domiciliée chez une
banque.

* L’encaissement direct (effet non domicilié) :


L'entreprise retire la traite arrivée à échéance de son portefeuille et se déplace au domicile du tiré. Ce
dernier, après la formule apposée par le bénéficiaire au verso de la traite :

Pour acquit
Tunis, le 30/04/12
Signature

lui remet les fonds en espèces ou par chèque.


Les écritures du 30/04/2012 dans notre exemple peuvent être les suivantes :

Encaissement en espèces :

54 Caisse 14 160,000
413 Clients, effets à recevoir 14 160,000

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 94


Chapitre 3 : L’enregistrement des règlements financiers 1ère année LFG

Encaissement par chèque :

5312 Chèque à encaisser 14 160,000


413 Clients, effets à recevoir 14 160,000

* L’encaissement par l’intermédiaire d’une banque (effet domicilié) :


L'entreprise possède dans son portefeuille un effet domicilié en banque qui arrive à échéance. Quelques
jours avant l'échéance, elle remet l'effet à la banque pour l'encaisser.
L'opération se déroule en deux temps, la comptabilité constate chacune des étapes de l'encaissement de
l'effet :
1. Quelques jours avant l’échéance, à la sortie du titre de son portefeuille, on crédite le compte 413
et débite le compte 5313 « effets à l’encaissement »
2. Quelques jours après l’échéance, on reçoit de la banque l’avis d’encaissement. Il crédite alors le
compte 5313, avec en contrepartie, le débit des comptes 532 (Banque), 6275 (Services bancaires
et assimilés/ Frais sur effets) et 43666 (TVA sur autres biens et services).

Exemple :

1er temps : remise de l'effet à l'encaissement


La sortie de l'effet remis à la banque pour encaissement est enregistrée dans un compte intermédiaire. En
prenant un effet d’un montant de 10 000 D et dont l’échéance est le 30/04/2012. Si l’effet est remis à la
banque le 20/04/2012. La remise de l’effet à la banque est réalisée par la formule suivante portée au
verso de l’effet :

Payer à l’ordre de la banque


Valeur à l’encaissement
Tunis, le 20/04/12
Signature

20/04/2012
5313 Effet à l'encaissement 10 000,000
413 Clients, Effet à recevoir 10 000,000
Bordereau de remise à l'encaissement n°…(traite n°…)

2ème temps : encaissement de l’effet par la banque


La banque rend un service à l’entreprise en contrepartie d’une commission qui supporte la TVA. Dans
notre exemple, la banque va créditer notre compte après encaissement de l’effet de 9998,820 D. L’écart
correspond à une commission hors TVA de 1 D majorée de la TVA 18%.

532 Banque 9 998,820


627
672 Services bancaires 1,000
43666 TVA déductible 0,180
5313 Effet à l'encaissement 10 000,000

Avis de crédit n°…(traite n°…)

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 95


Chapitre 3 : L’enregistrement des règlements financiers 1ère année LFG

b/ Chez le tiré
Le tiré n’est pas concerné par l’opération de remise à l’encaissement. A l’échéance, le tiré constate le
paiement de l’effet.

Application :
On reprendra l’exemple de comptabilisation chez Mohamed et Ali en considérant les informations
suivantes :
25/11/N : remise à l’encaissement de la traite n°520 par Mohamed à sa banque, BH
30/11/N : encaissement de la traite par la BH auprès de la BIAT.
03/12/N : réception par Mohamed du bordereau d’encaissement par le BH : commissions 118 TTC
05/12/N : réception par Ali d’un avis de paiement d’effet domicilié émanant de la BIAT.
Corrigé :

Comptabilité de Mohamed (tireur) 25/11/N


5313 Effet à l'encaissement 14 160,000
413 Client, Effet à recevoir 14 160,000
03/12/N
532 Banque 14 042,000
627 Services bancaires 100,000
43666 TVA déductible 18,000
5313 Effet à l'encaissement 14 160,000

Comptabilité d'Ali (tiré) 05/12/N


403 Frs d'exploitation-Effet à payer 14 160,000
532 Banque 14 160,000

2-3 La comptabilisation d’une remise à l’escompte

L’escompte est une technique financière permettant d’avoir une avance par la banque sur le montant de
la lettre de change qu’on lui remet dans le cas d’un besoin de trésorerie immédiat.

On pourra donc disposer de tout ou partie de la somme qu’on doit au client avant la date d’échéance. La
banque se remboursera à l’échéance prévue de l’effet, en encaissant la somme due par le client,
directement auprès de sa banque

Ainsi, lors de la remise à l’escompte, la banque achète l’effet et verse immédiatement les fonds au tireur.
Elle prélève cependant sa rémunération. Cette retenue est dénommée agios.

L'agio déduit par la banque comprend :

• un escompte qui est un intérêt calculé sur la valeur nominale selon un taux annuel appliqué au
nombre de jours à courir de la date de négociation à la date d'échéance (il n’est jamais soumis à
la TVA)
NOMBRE DE JOURS ALLANT DE LA DATE DE
Escompte = VN de l’effet * Taux d’escompte (en%) * L’ESCOMPTE A LA DATE DE L’ECHEANCE / 360

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 96


Chapitre 3 : L’enregistrement des règlements financiers 1ère année LFG

• diverses commissions qui rémunèrent le travail du banquier. Ces commissions sont soumises à la
TVA au taux de 18%.

La différence entre la valeur nominale de l’effet et les agios est appelée valeur nette. C’est la somme que
la banque porte sur le compte du bénéficiaire.

Pour résumer, l’entreprise ne reçoit que la valeur nette, les agios constituent donc une charge qui peut
s’analyser comme suit :

Valeur nette = valeur nominale – Agios

Escompte Commission TVA/


(Intérêts) Commission

L'opération d'escompte se déroule en deux temps :


1. La remise de l'effet à l'escompte. Le porteur, qui escompte l’effet auprès de la banque constate
alors la sortie du titre de son portefeuille.
2. L'escompte de l'effet en encaissant le montant net de l’effet.

Exemple :
On reprendra le même exemple de comptabilisation chez Mohamed et Ali en considérant les
informations suivantes :
21/09/N : remise à l’escompte de la traite n° 520 par Mohamed à sa banque, BH
25/09/N : réception par Mohamed du bordereau d’escompte du BH (ou avis de crédit) : escompte
calculé au taux de 8%, commissions 118 TTC.
30/11/N : encaissement de la traite par la BH auprès de la BIAT.
05/12/N : Réception par Ali d’un avis de paiement d’effet domicilié émanant de la BIAT.

Corrigé :

Comptabilité de Mohamed 21/09/N


413
5314 Effet à l'escompte 14 160,000
413
5314 Clients-effet à recevoir 14 160,000
Bordereau de remise à l'escompte n°…(traite n°520)
25/09/N
532 Banque 13 821,733
651 Charges d'intérêts* 220,267
627 Services bancaires et assimilés 100,000
43666 TVA déductible 18,000
5314 Effet à l'escompte 14 160,000
Avis de crédit n°…(traite n°520)
Comptabilité d'Ali 05/12/N
403 Frs- effet à payer 14 160,000
532 Banque 14 160,000
* Escompte (charges d’intérêts) = 14 160 * 8% * [(9+31+30)/365] = 220,267.

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 97


Chapitre 3 : L’enregistrement des règlements financiers 1ère année LFG

Ainsi, dans un premier temps, l’entreprise endosse l’effet au profit de la banque et le remet avec un
bordereau de remise à l’escompte à la banque. Ensuite, elle reçoit le bordereau d’escompte ou l’avis de
crédit.

Remarque :
Le tiré n’est pas concerné par l’opération d’escompte. Dans sa comptabilité, l’effet à payer demeure
enregistré au crédit du compte 403 jusqu’à la date d’échéance, date à laquelle le tiré comptabilise le
paiement.

2-4 La comptabilisation d’un endossement

Un effet à recevoir peut être endossé au profit d'un tier créancier pour le régler de sa dette.
L'endos est effectué au dos de l'effet par la formule suivante :

Payer à l'ordre..............................
De.................................................
Tunis, le........................................
Signature

L'endos n'est pas possible lorsque l'effet porte la mention "non à ordre".

Exemple :
• Le 1er/03/N X vend des marchandises à Y pour 10 000 D payés par traite à 90 jours.
• Le 15/03/N, la traite a été endossée par X à l’ordre du fournisseur Z et ce pour l’achat de 15 000
D de marchandises. L’entreprise a réglé le reliquat en espèces.

Z X Y

Chez Z
15/03/N
Clients-effet à recevoir 10 000,000
Caisse 5 000,000
Ventes/Mises 15 000,000
Chez X
413 clients-effet à recevoir 10 000,000
707 Ventes/Mises 10 000,000
15/03/N
607 Achats/Mises 15 000,000
54 Caisse 5 000,000
413 Clients- effet à recevoir 10 000,000
Chez Y
607 Achats/Mises 15 000,000
403 Frsd'exp- Effet à payer 15 000,000

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 98


Chapitre 3 : L’enregistrement des règlements financiers 1ère année LFG

3- Les incidents de paiement

Il peut arriver qu’à la date de l’échéance, le débiteur (tiré ou souscripteur) éprouve quelques difficultés à
régler ; il y a alors incidents de paiement.
Il y a deux sortes d’incidents possibles :
• le tiré, sans prévenir, n’honore pas ses engagements à l’échéance. Il y a alors un effet impayé.
• le tiré prévoit qu’il ne sera pas en mesure de payer à l’échéance. Il peut alors demander
l’annulation de l’effet précédent et son remplacement par un nouvel effet ou le report
d’échéance. Cette situation constitue le renouvellement d’effets ou prorogation de l’échéance.
6
3-1 Les effets impayés
La comptabilité du tireur ou vendeur

• Si aucun accord n’est établit entre les 2 parties et l’effet est présenté à l’encaissement

5313 Effet à l’encaissement


413 Client, effet à recevoir

(L’effet a été présenté à l’encaissement)


411 Client
5313 Effet à l’encaissement
(Retour de l’effet impayé pour absence de provision)
416 Client douteux
411 Client
(si le client n’établit pas un accord pour le défaut de paiement)

• Si l’effet a été déjà escompté auprès de la banque du bénéficiaire

532 Banque
651 Charges d’intérêt
627 Services bancaires et assimilés
4366 TVA déductible
5314 Effet à l’escompte
(L’effet a été présenté à l’escompte au moment de sa réception
avant l’échéance)
411 Client (VN+frais impayés TTC)
532 Banque
(Si les frais d’impayés sont à la charge du client)
411 Client
627 Services bancaires et assimilés (frais d’impayés)
4366 TVA déductible (0,18 Cion)
532 Banque
(si les frais d’impayés sont supportés par l’entreprise)

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 99


Chapitre 3 : L’enregistrement des règlements financiers 1ère année LFG

• Si l’effet a été déjà endossé par le bénéficiaire au profit d’un autre créancier ou fournisseur

Chez l’endosseur

413 Client, Effet à recevoir


707 Vente de marchandises
4367 TVA collectée
(Vente de marchandise matérialisée par un effet)
601 Achat de marchandises
4366 TVA déductibles
413 Clients, effet à recevoir
(Achat de marchandises auprès d’un autre fournisseur et
endossement de l’effet du client au profit de ce dernier)
411 Client (VN+services bancaires TTC)
401 Fournisseur d’exploitation
(si les frais d’impayés ont été transmis par l’endossataire)

Chez l’endossataire

411 Client (VN)


627 Services bancaires et assimilés (Cion HT)
4366 TVA déductible
5313 Effet à l’encaissement (VN)
532 Banque (Cion TTC)
(si les frais d’impayés supportés par l’endossataire)
411 Client (Cion TTC)
627 Services bancaires et ass (Cion)
79 Ou Transfert de charge
4366 TVA déductible (0,18 Cion)
(si les frais d’impayés sont à la charge de son client)

3-2 Cas ou un accord est possible


C’est-à-dire remplacement d’un effet par une nouvelle lettre de change avec une prolongation
d’échéance avant qu’il y ait présentation de la traite à la banque
6

411 Client
413 Client, effet à recevoir

413 Client, effet à recevoir (VN+Intérêts+TVA)


753 Revenu des autres créances (Intérêts de retard)
4367 TVA collectée (TVA/intérêts de retard)
411 Client

Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 100

Vous aimerez peut-être aussi