Cours de Comptabilité I - IHEC Carthage
Cours de Comptabilité I - IHEC Carthage
Etudes Commerciales
A Carthage
(IHEC)
Département de la Comptabilité
COURS DE COMPTABILITE I
1ère année LFG
Préparé par
Malek JAMOUSSI BEN AMAR
Avec la Participation de
Nadia FAKHFAKH MDHAFFAR
Première Partie
L’entreprise et la Comptabilité
Introduction Générale
Section 1 L’entreprise
Section 2 La comptabilité
INTRODUCTION GENERALE :
L’ENTREPRISE ET LA COMPTABILITE
Section 1 L’entreprise
1- Définition de l’entreprise
L’entreprise est une entité économique juridiquement indépendante qui met en œuvre différents facteurs
de production afin d’optimiser la production de biens et services.
Cette dernière met en jeu différents partenaires internes et externes ou même des flux d’informations en
réunissant des moyens humains, matériels et financiers c'est-à-dire réels (physiques) ou monétaires.
Exemple = Une entreprise de fabrication de mobilier de bureau a besoin des moyens suivants :
- Achat de matières premières de chez un fournisseur de bois afin de le transformer en un produit
semi-fini et fini.
- Personnels : Employés et ouvriers afin de transformer la matière première.
- Les produits fabriqués ou les marchandises seront vendus sur le marché à des différents clients.
- Elle a besoin d’un financement auprès des banques pour l’achat des immobilisations telles que les
machines.
- Payer à l’état ses impôts.
- Payer à la caisse nationale d’assurance maladie les cotisations sociales.
2- Objectif de l’entreprise
Le principal objectif est la réalisation de profits en essayant de maximiser la différence entre les produits
provenant de la vente d’un bien ou d’un service et ses dépenses suite à la production de ses produits
vendus.
L’entreprise doit assurer une croissance à long terme et assurer une continuité d’exploitation.
Elle doit tenir compte des différents agrégats :
- Economiques (fixer le prix de vente sous contrainte budgétaire).
- Juridiques (respecter la loi en matière de fiscalité : impôt, droit du travail : salaires et déclaration des
employés).
Il est possible de classer les entreprises selon l’objet de l’activité, la nature des détenteurs du capital et la
forme juridique.
• L’entreprise commerciale : elle revend en l’état (sans aucune transformation) des biens achetés. Ces
biens sont appelés marchandises
• L’entreprise industrielle ou de production : elle transforme des matières premières, selon un
processus de production donné, pour fabriquer des produits finis.
• L’entreprise de services : elle rend des services en vendant son savoir faire. Exemples : entreprises
d’expertise comptable, entreprises financières (banques, assurances, intermédiaires…) entreprises de
logistique (transport…), etc.
• Les entreprises privées qui appartiennent en totalité à des personnes physiques ou morales régies par
le droit privé,
• Les entreprises publiques qui appartiennent en totalité à l’Etat,
• Les entreprises semi-publiques : leurs capitaux appartiennent en partie à l’Etat et en partie à des
personnes privées.
• L’entreprise individuelle : son patrimoine appartient à une seule personne physique (propriétaire)
dénommée exploitant qui apporte le capital et assure la direction de l’entreprise.
Elle n’est soumise à aucune formalité spéciale pour sa constitution notamment en ce qui concerne la
publicité légale relative à sa création.
Pour constituer une entreprise individuelle, il suffit d’ouvrir une patente auprès de l’administration
fiscale et de procéder à son immatriculation au registre de commerce au nom de l’exploitant et non
pas au nom de l’entreprise.
• L’entreprise sociétaire ou la société
a) Définition
Selon l’article 2 du code des sociétés commerciales promulgué par la loi 2000-93 du 03/11/2000 « La
société est un contrat par lequel deux ou plusieurs personnes conviennent d’affecter en commun leurs
apports en vue de partager le bénéfice ou de profiter de l’économie qui pourraient résulter de l’activité de
la société ».
La société peut également être constituée par un associé unique dans les cas prévus par la nouvelle
législation sus-indiquée et prend la forme de société unipersonnelle à responsabilité limité (S.U.A.R.L).
On distingue différentes formes :
- Les sociétés de personne (SNC : société en nom collectif, SCS : société en commandite simple)
- les sociétés de capitaux (SA : société anonyme, SCA : société en commandite par actions)
- Les sociétés hybrides ou mixtes (SARL : société à responsabilité limitée ou SUARL).
Elle possède :
• Un nom : dénomination sociale protégée
• Un domicile : siège social
• Une nationalité déterminée par le lieu du siège social
• Un patrimoine qui lui est propre
• Une capacité juridique.
-L’apport mixte est rémunéré en partie par les droits sociaux et en partie par le paiement des dettes par la
société.
d) Les dirigeants
La société est gérée par un ou des représentants légaux, choisis ou non parmi les associés, qui peuvent
accomplir tout acte de gestion dans l’intérêt de la société et dans la limite de l’objet social
e) Les associés
L’associé est une personne physique ou une personne morale représentée, il doit avoir la volonté et
l’esprit de collaboration, il a aussi le droit d’exercer un contrôle sur les actes des personnes chargées
d’administrer la société. Les associés prennent des décisions collectives en assemblée pour :
- L’approbation annuelle des comptes,
- La nomination ou la révocation des organes de gestion,
- La répartition des bénéfices,
L’entreprise est un agent économique recevant un certain nombre de flux entrant et sortant.
• Les flux réels ou physiques : Ce sont les flux des biens et services achetés ou vendus
(marchandises).
• Les flux quasi-réels : Ce sont les flux de prestations diverses reçus des autres agents
économiques : personnels, préteurs, Etat…Ces mouvements de valeurs consistent en un travail
apporté par le salarié (Prestations) ou les prestations financières rendues par les préteurs (intérêts)
et les prestations publiques fournis par l’Etat (impôts).
• Les flux financiers et monétaires : Ce sont les flux de paiements, et correspondent aux opérations
de règlement des flux réels et quasi-réels.
Section 2 La comptabilité
1- Définition de la comptabilité
La comptabilité est une technique qui cherche à décrire, en termes des valeurs, la situation et l’activité de
l’entreprise. C’est un système de traitement de l’information financière permettant de rassembler, saisir
et enregistrer en unité monétaire les opérations d’une entreprise en vue d’obtenir des documents et des
états chiffrés facilement utilisables et interprétables pour les dirigeants des entreprises et pour les
personnes extérieures : actionnaires, Etat, banque, clients et fournisseurs….
2- Objet de la comptabilité
• La comptabilité nationale :
Elle analyse pour l’ensemble d’une nation les flux réels ou financiers entre les principaux agents
économiques : Les entreprises, les ménages, l’Etat, l’extérieur…Elle s’intéresse aux différents agrégats
économiques tel est le cas des grandeurs économiques mesurées à l’échelle d’une nation (revenu
national, produit national brut, produit intérieur brut, l’épargne, l’investissement…)
• La comptabilité publique :
C’est la comptabilité de l’agent économique privilégié. Elle s’intéresse aux opérations réalisées par l’Etat
conformément aux rubriques du budget de l’Etat.
• La comptabilité des sociétés :
Elle regroupe les opérations comptables spécifiques aux sociétés commerciales en fonction de leurs
caractéristiques juridiques et fiscales. Elle concerne les opérations relatives à : La constitution des
sociétés, augmentation du capital, réduction et l’amortissement du capital, imposition et à la répartition
des résultats, évaluation des titres, rémunération des dirigeants, émission d’emprunts obligataires,
liquidation de la société, fusions d’entreprises et la consolidation des comptes.
Cette comptabilité peut être utilisée à des nombreuses fins qui peuvent être classés en fonctions
économiques et financières mais aussi en fonction juridiques et fiscales.
• Les fonctions économiques et financières de la comptabilité
Elle permet au chef d’entreprise de connaître à tout moment l’évolution et la situation du patrimoine.
Elle permet de recenser les flux significatifs de l’activité nationale.
Un moyen d’information des associés, salariés et des tiers en général…
• Les fonctions juridiques de la comptabilité
Un moyen de preuve admis par des juges en cas de litiges entre commerçants ou pour faits de
commerce.
• Les fonctions fiscales de la comptabilité
Un moyen de calcul de l’assiette des différents impôts et sert comme base pour l’élaboration des
documents exigés par la législation fiscale.
• Le journal qui enregistre chronologiquement les faits comptables qui affectent le patrimoine.
• Le livre d’inventaire qui permet de contrôler au moins une fois par an l’existence et la valeur des
éléments actifs et passifs qui composent le patrimoine de la société.
A partir de ces documents, le dirigeant de la société doit établir également les comptes annuels ou ce
qu’on appelle les Etats financiers à la clôture de chaque exercice à savoir : le bilan, état de résultat,
état de flux de trésorerie et notes aux états financiers.
On distingue :
• Le Bilan : C’est un tableau qui fournit l’information sur la situation financière de l’entreprise, il
est composé d’une double liste.
• L’état de résultat : C’est un tableau qui permet de calculer le résultat net de l’exercice.
• L’état de flux de trésorerie : C’est un tableau qui fait apparaître les effets et les conséquences des
activités d’exploitation, d’investissement et de financement sur la trésorerie
Etat de flux de trésorerie de l’entreprise « LFG » au 31/12/N
De nombreuses personnes ont besoin d'utiliser l’information comptable fournie par la comptabilité
financière. Ce sont principalement :
• Les propriétaires de l'entreprise : l'entreprise leur appartient et ils sont intéressés par son
fonctionnement actuel et futur. La comptabilité leur permet d'avoir une idée des performances
actuelles par rapport aux performances passées et de savoir où ils en sont par rapport à leurs
concurrents.
• Les prêteurs en général et les banquiers en particulier : ils ont besoin de savoir si l’entreprise
est en mesure de rembourser les emprunts et de régler les intérêts à l’échéance.
• Les dirigeants et le personnel sont intéressés par une information sur la stabilité et la rentabilité
de l’entreprise qui les emploie. Ils sont également intéressés par des informations qui leur
permettent d’estimer la capacité de l’entreprise à leur procurer une rémunération et des
opportunités en matière d’emploi.
• Les clients et les fournisseurs veulent savoir si l'entreprise avec laquelle ils sont en relation va
continuer à exister et donc à assurer leurs achats et leurs ventes. En outre, les fournisseurs se
préoccupent de savoir si les montants qui leur sont dus leur seront payés à l’échéance.
• L'administration fiscale s'intéresse à tous les aspects de la comptabilité de l'entreprise car elle
doit vérifier que les impôts payés ont été calculés sur une base correcte.
Chapitre 1
Section 2 Le Bilan
CHAPITRE 1 :
Les emplois et les ressources sont à l’origine d’un ensemble d’opérations effectués par l’entreprise :
- Les opérations d’investissement-financement
- Les opérations d’exploitation
1- Les opérations d’investissement-financement
Les opérations d’investissement consistent à la mise à la disposition de l’entreprise des biens
nécessaires pour la production financée essentiellement par :
- les capitaux propres : fonds et biens apportés à l’origine par les associés ou l’exploitant
individuel
- les dettes de financement : fonds avancés par des personnes physiques ou morales externe à
l’entreprise (Emprunt….).
2- Les opérations d’exploitation
Les opérations d’exploitation sont celles rattachées à l’activité normale de l’entreprise. On trouve à titre
d’exemples les opérations suivantes :
- L’achat de matières premières (stocks) à crédit auprès des fournisseurs (dettes fournisseurs
d’exploitation),
- La vente à crédit de produits finis ou de marchandises aux clients (créances clients),
- L’encaissement des créances sur les clients,
- Le paiement des dettes envers les fournisseurs.
Les immobilisations : les biens durables au sein de Capitaux propres : Les apports des associés ou de
l’entreprise : terrain, construction, matériel et l’exploitant individuel
outillages, logiciel, fond commercial…
Dettes de financement : les dettes consenties
envers les établissements financiers : banque
Fonction d’exploitation Fonction d’exploitation
Les stocks : matières premières, semi-finis, produits Les dettes d’exploitation : fournisseurs
finis, emballages… d’exploitation ou d’immobilisation.
Les créances : lorsque les clients ne règlent pas au
comptant
Les liquidités : banque, caisse.
Les ressources relèvent de la fonction financement et exploitation. Ce sont les valeurs qui
représentent les sources de financement ou ressources de l’entreprise : capitaux propres, dettes de
financement et les dettes d’exploitation.
On peut donc représenter la situation financière d’une entreprise par les ressources dont elle dispose
et par les emplois qu’elle en a faits :
Situation financière au…
EMPLOIS RESSOURCES
Immobilisations Capital
Stocks Dettes de financement
Créances clients Dettes d’exploitation
Liquidités
1- Définition
Le système comptable définit le bilan comme étant une représentation à une date donnée de la
situation de l’entreprise. Il fournit une information sur les ressources économiques obtenues et
contrôlées par cette dernière (Actif), les obligations actuelles (dettes envers les créanciers) et les
capitaux propres (dettes envers les propriétaires).
Il comporte 2 parties : l’une est réservée aux « ressources » et l’autre aux « emplois ».Elles sont
appelées respectivement « Capitaux propres + passifs » et « actifs ».
La période qui sépare les deux bilans consécutifs s’appelle exercice comptable. Toute opération
réalisée par l’entreprise modifie sa situation financière et par conséquent son bilan.
Il faut bien distinguer entre ressource économique et ressource financière. La ressource économique
(actif) désigne tout élément susceptible de générer des avantages économiques. La ressource
financière (passif) désigne l’origine des capitaux qui financent les ressources économiques de
l’entreprise. Un actif est une ressource économique. Un passif est une ressource financière ;
Au niveau du bilan, il est fait une distinction entre les éléments courants et les éléments non courants. Cette
distinction est retenue aussi bien pour les Actifs que pour les Passifs ; elle fait appel à deux critères :
- L’appartenance de l’élément au cycle d’exploitation ;
- L’échéance de l’élément.
Exemple 1 : Une dette de 100 000 D a été contractée pour acquérir un matériel de transport. La dette est
remboursable au terme de quatre années.
Cette dette sera classée parmi les passifs non courants puisqu’elle n’est pas liée au cycle d’exploitation et
son échéance est supérieure à une année.
Exemple 2 : Si la dette de l’exemple 1 est remboursable sur quatre années par tranches égales, alors la
première tranche (25 000 D) est classée parmi les passifs courants car son échéance est inférieure à une
année et les trois autres tranches (75 000 D) sont classées parmi les passifs non courants.
Les actifs sont classés dans un ordre de liquidité croissante c'est-à-dire le temps qu’ils mettent pour se
transformer en argent liquide par le fonctionnement normal de l’entreprise.
Les capitaux propres et les passifs sont classés dans un ordre d’exigibilité croissante c'est-à-dire selon
la date à laquelle ils deviennent exigibles.
Bilan
Le cadre conceptuel définit les actifs comme étant l’ensemble des ressources économiques obtenues
ou contrôlées par l’entreprise à la suite d’événements ou transactions passées, à même d’engendrer
les avantages économiques futures aux bénéfices de l’entreprise, ayant un potentiel de générer
directement ou indirectement, des flux positifs de liquidités ou d’équivalent de liquidités ou de
réduire la sortie des fonds.
Le cadre conceptuel a fixé trois conditions pour qu’un élément quelconque puisse figurer à l’actif du
bilan :
*L’élément doit pouvoir générer au profit de l’entreprise des avantages économiques futurs,
* la valeur de l’actif peut être déterminée de façon fiable.
Les actifs sont divisés en 2 rubriques principales : les actifs non courants et les actifs courants.
Ces actifs non courant comprennent essentiellement les actifs immobilisés (Terrain, construction,
matériel industriel, matériel de transport…) et les autres actifs non courants.
A- Les actifs immobilisés : comprennent un ensemble des éléments qui sont destinés à servir
durablement à l’activité de l’entreprise et non pas pour être consommés au cours du cycle normal
d’exploitation de l’entreprise. Ce sont les investissements ou immobilisations et sont classés en
trois catégories : les immobilisations incorporelles, corporelles et financières.
• Les immobilisations incorporelles : Il s’agit des biens de l’entreprise qui ne sont pas représentés par
un corps physique concret et qui servent à l’activité de l’entreprise de façon durable (Brevet, logiciel,
fond commercial, concessions de marques, licence).
- Les logiciels : sont les programmes informatiques utilisés par l’entreprise. Il s’agit des
logiciels dont le coût est dissocié du matériel informatique sur lequel ils sont utilisés
(logiciels d’application). Par contre, lorsque le coût des logiciels est indissociable du coût du
matériel (logiciels d’exploitation), le tout sera enregistré parmi les immobilisations
corporelles (équipements de bureau) pour le coût global.
- Le fond commercial : est constitué d’éléments corporels tels que le local, le matériel, stocks,
équipements…et des éléments incorporels tels que la clientèle, l’achalandage, le droit au bail.
Il peut être acquis ou crée par l’entreprise.
- Le droit au bail : lorsque le commerçant est locataire de son commerce, et après deux années
d’exploitation consécutives dudit commerce, le propriétaire des murs ne peut évincer le
commerçant locataire qu’après versement d’une indemnité d’éviction fixée par un expert
auprès des tribunaux si l’affaire est portée en justice. (Loi 77-37 du 25/5/77 régissant les
relations entre les propriétaires et les locataires des locaux à usage commercial, industriel ou
d’artisanat).
- Les concessions de marques, brevets, licences : c’est les dépenses engagées par l’entreprise en
vue d’obtenir une protection.
o Marque : Le droit d’apposer sur un produit ou un service un nom ou une
dénomination ou encore un dessin ou même un nom de fantaisie (Hermès, Dior…).
o Brevet : un droit accordé à un inventeur ou acquéreur d’un brevet en vue de
l’exploitation d’une invention (surtout dans le domaine de haute technologie).
o Licence : C’est une autorisation accordée pour la fabrication d’un produit selon des
spécificités techniques (on dit un produit fabriqué sous licence).
• Les immobilisations corporelles : Il s’agit des immobilisations « palpables », ayant une substance
physique, utilisées durablement par l’entreprise pour la production de biens et services (Terrain,
construction, matériel de transport, équipement de bureau, matériel et outillage industriel,
Immobilisation à statut juridique particulier…)
• Les immobilisations financières : Elles regroupent les participations et les créances, les titres
immobilisés, les prêts, et les dépôts et cautionnement cautions versées, placements à long-terme, …
- Les prêts : représentent les sommes accordées par l’entreprise pour une durée supérieure à une
année (les prêts au personnel).
- Les dépôts et cautionnements : représentent les sommes versées par l’entreprise à titre de
garantie tel que le dépôt et cautionnement versé au début d’un bail lors du versement d’un
loyer payé d’avance dans le cadre d’un contrat de location.
- Les titres de participation : figurant dans le bilan de l’entreprise « X » correspondent au titres
représentant la détention d’une fraction du capital d’une société « Y » qui doivent être détenus
par l’entreprise de façon durable afin d’exercer sur la société dite « émettrice des titres » Y un
contrôle de gestion.
Ce sont les actifs qui ne sont pas détenus de façon durable au sein de l’entreprise. Ils ont une
caractéristique cyclique puisqu’ils entrent et sortent du patrimoine de façon périodique. Ils regroupent
les éléments qui ont vocation à se transformer rapidement en argent : stocks, créances clients, autres
actifs courants et liquidités
Ils comportent :
• Les Stocks : interviennent dans le processus d’exploitation et qui peuvent être vendus soit en
l’état dans le cadre d’une entreprise commerciale (les stocks de marchandises) ou au terme
d’un processus de production (les stocks de produits finis, les stocks d’emballages, les stocks
de produits semi-finis…).
• Les clients et comptes rattachés : il s’agit des créances résultant des ventes à crédit de
produits ou de marchandises : clients, clients effets à recevoir, clients douteux ou litigieux...
• Les autres actifs courant : Ce sont les créances autres que celles détenues par les clients. (les
créances sur l’Etat, sur les fournisseurs…)
• Les placements et autres actifs financiers : Ils regroupent les prêts courants et les
placements courants.
- Les prêts courants : Ce sont des prêts liés au cycle d’exploitation tel est le cas des prêts
accordés au personnel ainsi que les échéances à moins d’un an sur prêts non courants.
- Les placements courants : Ce sont les titres propres à l’entreprise qui confèrent un
droit de propriété, destinés à être vendus à brève échéance (pour un but de
spéculation).
• Liquidités Ce sont les disponibilités en banque et en caisse.
Les capitaux propres représentent l’apport des actionnaires ou associés ou même l’exploitant
individuel lors de la constitution. Ces fonds propres représentent les ressources mises à la
disposition de l’entreprise par ses actionnaires (capital social) et/ou générées par l’exploitation
(bénéfices non distribués). Ils comprennent :
• Le capital de l’entreprise : capital social pour les sociétés (l’apport des associés) ou compte
de l’exploitant pour les entreprises individuelles (l’apport de l’exploitant individuel).
• Les fonds obtenus grâce à l’activité de l’entreprise :
- Les réserves : part du bénéfice non distribuée, laissée à la disposition de l’entreprise.
- Les résultats reportés : fonds laissés temporairement dans l’entreprise dans l’attente d’une
affectation définitive.
- Le résultat de l’exercice : bénéfice ou perte dégagé par l’entreprise.
4-2-2 Les Passifs
Les passifs correspondent aux dettes externes de l’entreprise qui sont classées selon leur origine :
banques, fournisseurs, salariés, Etat, etc …
On distingue les passifs non courants et les passifs courants.
A- Les passifs non courants
Ils sont constitués essentiellement par :
• Les emprunts bancaires dont l’échéance est supérieure à une année.
• Les dépôts et cautionnements reçus par l’entreprise à titre de garantie.
• Les crédits fournisseurs d’immobilisations : lorsque la dette envers le fournisseur
d’immobilisations est supérieure à une année.
Remarque : le total des capitaux propres et des passifs non courants s’appelle capitaux permanents
(ou ressources stables ou ressources structurelles) de l’entreprise :
• Les autres passifs courants : Ils sont constitués par les diverses dettes envers d’autres tiers
autres que les fournisseurs :
- Clients-avances et acomptes reçus sur commandes en cours
- Personnel- rémunération dues
- Etat et collectivité publiques
- Associés-comptes courants
- Associés-dividendes à payer
- Créditeurs divers
• Concours bancaires et autres passifs financiers : Ce sont les dettes envers les banques dont
l’échéance est à moins d’un an tels que les découverts bancaires les emprunts courants liés au
cycle d’exploitation, les échéances à moins d’un an sur emprunt non courant.
BILAN
CAPITAUX PROPRES ET
ACTIFS
PASSIFS
ACTIFS NON COURANTS CAPITAUX PROPRES
Actifs immobilisés
Immobilisations incorporelles PASSIFS NON COURANTS
Immobilisations corporelles
PASSIFS COURANTS
Immobilisations financières Fournisseurs et comptes rattachés
Autres actifs non courants Autres passifs courants
Concours bancaires et autres passifs
ACTIFS COURANTS
financiers
Stocks
Clients et comptes rattachés
Autres actifs courants
Placements et autres actifs financiers
Liquidités et équivalents de liquidités
SNC=13.000+8.400+2.200+300-(10.300+7.200+4.200)
6- Le bilan de constitution
Le bilan de constitution est établit lors de :
- La création de l’entreprise,
- Le rachat d’une entreprise existante.
Dans le second cas, le prix de rachat sera calculé sur la base de la situation nette comptable.
La création ou l’acquisition de l’entreprise engendre des frais divers tels que : frais d’enregistrement,
honoraires, etc….Ces frais sont souvent importants et ne peuvent être supportés sur un seul exercice
comptable. Ils ne sont pas enregistrés en charges mais en frais préliminaires (dans les autres actifs
non courants).
TAF : Calculer l’apport de la SARL « LFG » et présenter le bilan de constitution au 6 janvier 2013.
Apport de LFG=200.000+30.000+15.000+5.000-150.000=100.000dt
Actifs courants
Caisse 5.000
Total 250.000 Total 250.000
Remarques : Les frais préliminaires figurent au bilan dans les autres actifs non courant et sont
considérés comme des actifs fictifs ou non valeur. C’est pour cette raison que lorsqu’il s’agit de
rachat d’une entreprise dont le bilan comporte les frais préliminaires, celui qui rachète ne prendra pas
en compte dans l’apport ou dans la SNC ses non valeurs.
Lorsque les frais préliminaires sont prélevés sur les fonds de l’exploitant, ils représentent un apport
en espèce.
On pourra calculer la SNC de 2 façons :
SNC= capitaux propres-actifs fictifs
SNC=176.500-1.000=175.500
SNC=Actifs réels-dettes
SNC=(206.500-1000)-(20.000+5000+5000)=205.500-30.000=175.500
Actifs courants
Stocks matières premières 5.000
Stocks de marchandises 4.000
Clients 6.000
Liquidités et équivalent de liquidité 10.000
Total 206.500 Total 206.500
• Le total du bilan change lorsqu’on touche un compte d’actif et sa contre partie en passif (achat
d’immobilisation à crédit ou encore règlement d’une dette par un compte de liquidités).
Exemple : Le 04 avril 20N, Mr. Slim crée une entreprise en apportant les éléments suivants :
- Un matériel de transport : 300.000D
- Un Bureau : 50.000 D
- Argent en banque : 20.000D
Conclusion 1 : les opérations qui touchent deux postes d’actifs (Stocks Mises et Banque) pour un même
montant préservent l’équilibre du bilan en gardant le total des actifs et celui des capitaux propres et
passifs inchangés.
Cette opération intéresse un poste d’actif (Stocks Mises) et un poste de passif (Frs d’exp). Le total bilan
a cette fois-ci changé bien que l’équilibre soit maintenu.
* Le 10 juin, il achète une machine de 50.000 D. Pour acheter cette machine Slim a emprunté 45.000 D
auprès de la STB et le reste par chèque bancaire.
Cette opération intéresse deux postes d’actif (MI et Banque)et un poste de passif (Emprunt). Le total
bilan a cette fois-ci changé bien que l’équilibre soit maintenu.
Conclusion 2 : Les opérations qui touchent un poste ou plusieurs postes d’actifs et un ou plusieurs
postes des capitaux propres et passifs pour un même montant préservent l’équilibre du bilan mais
modifient le total des actifs et celui des capitaux propres et passifs.
Conclusion 3 : les opérations qui touchent deux postes de capitaux propres et passifs (Cpte de
l’exploitant et Frs d’exp) pour un même montant préservent l’équilibre du bilan en gardant le total des
actifs et celui des capitaux propres et passifs inchangés.
- Une modification avec déséquilibre : des opérations génératrices de résultat :bénéfice ou perte
• Le total des actifs va être supérieur ou inférieur aux capitaux propres et passifs (vente de
marchandises à crédit donc les stocks vont diminuer et les créances vont augmenter d’un montant
différent).
* le 01 octobre la nouvelle société vend la moitié de ses marchandises pour une somme au comptant
de 9 000 D.
Ce sont des modifications qui entrainent une inégalité entre le total des actifs (421 500) et le total des
capitaux propres et des passifs (420 000); il s’agit d’opérations génératrices de résultat (bénéfice ou
perte). Pour rétablir l’équilibre du bilan, le résultat de l’opération (1 500) est porté au capitaux
propres en + (s’il s’agit d’un bénéfice) ou en – (s’il s’agit d’une perte).
Il s’agit du résultat comptable obtenu par l’entreprise durant une période déterminée (bénéfice ou
perte). Il est égal à la somme des résultats des opérations réalisées par l’entreprise au cours de cette
période.
On a :
Résultat (N) = SNC (N) – SNC (N-1) + Prélèvements des associés (ou de l’exploitant individuel) –
Apports nouveaux en capital
Dans l’entreprise individuelle le résultat fait l’objet d’une totale liberté d’affectation. En effet, au début
de l’exercice suivant, le résultat est transféré dans le poste « compte de l’exploitant » (en plus s’il
s’agit d’un bénéfice et en moins en cas de perte). Ainsi, le poste « compte de l’exploitant » exprime le
montant net des capitaux propres de l’entreprise.
Le Compte
Chapitre 2
Section 1 Définition
Section 2 Intitulé et numéro des comptes
CHAPITRE 2 : LE COMPTE
Section 1 : Définition
En pratique, l'entreprise qui effectue un très grand nombre d'opérations, ne peut établir un bilan après
chaque transaction. On suivra, en cours d'exercice, les variations des postes inscrits au bilan ainsi que les
variations des comptes de charges et de produits en notant, pour chacun d'eux, les mouvements
(augmentations et diminutions) dans un tableau appelé compte.
Chaque opération effectuée par l'entreprise entraîne, le plus souvent, une modification dans la structure
du bilan. L'augmentation ou la diminution de chaque élément sera enregistrée dans un système de
récapitulation appelé « compte ».
Le compte est un tableau à 2 colonnes retraçant l'évolution chiffrée d'un poste ou d'un sous-poste de
bilan où figure l'enregistrement des variations (augmentations et diminutions) traduites en unités
monétaires des divers éléments du bilan. C'est un moyen de classement et d'enregistrement des écritures
comptables.
Il comporte essentiellement deux colonnes dont l'une est réservée aux augmentations de ce poste ou
sous-poste et l'autre à ses diminutions. Il faut mentionner les renseignements suivants:
• La date de l'opération,
• La description de la nature de l’opération " libellé ",
• Le montant de l'opération.
Chaque compte a un intitulé et un numéro. La norme comptable générale a édicté la nomenclature des
comptes.
Les comptes sont regroupés en classes numérotées de 1 à 7.
La classe comporte des comptes principaux numérotés de 0 à 9.
Le compte principal comporte des comptes divisionnaires numérotés de 1 à 9.
Le compte divisionnaire comporte des sous comptes numérotés de 1 à 9.
Remarque :- Dans la pratique, le mot "compte" est employé pour désigner soit le compte principal et
les comptes divisionnaires ou même les sous-comptes. Ils sont appelés aussi « compte » collectif pour
certains comptes tels que : clients ou fournisseurs...
Par exemple, la structure des cinq premiers comptes de la classe 1 des comptes des capitaux propres et
passifs non courants se présente comme suit :
COMPTES PRINCIPAUX COMPTES DIVSSIONNAIRES / SOUS COMPTES
10 Capital 101 Capital social
1011 Captal souscrit - non appelé
1012 Capital souscrit - appelé non versé
1013 Capital souscrit- appelé versé
10131 Capital non amorti
10132 Capital amorti
1018 Capital souscrit soumis à une réglementation particulière
105 Fonds de dotation
108 Compte de l'exploitant
109 actionnaires, capital souscrit – non appelé
11 Reserve et prime liées au 111 Réserves légales
1- Les classes
Les classes constituent un système de la classification du plan des comptes et chaque classe porte un numéro à un
chiffre. Cette nomenclature a prévu les classes suivantes :
Classe 1 : Comptes des capitaux propres et passifs non courants
Classe 2 : Comptes d'actifs non courants
Classe 3: Comptes de stocks
Classe 4 : Comptes de tiers Comptes de bilan
Classe 5 : Comptes financiers (comptes d’actifs, de capitaux
propres et passifs)
Remarque :
Les comptes de tiers correspondent aux clients, fournisseurs, autres actifs et passifs courants tels que
l’Etat, les associés et le personnel.
Les comptes financiers englobent les différents placements courants (à court terme), les liquidités et les
concours bancaires.
Les comptes de charges et de produits : comptes de gestion pour établir l’état de résultat.
4- Les sous-comptes
Le numéro du sous-compte est composé de 4 chiffres, les 3 premiers indiquent le numéro du compte
divisionnaire.
Exemple : Les sous-comptes du compte divisionnaire :
228 "autres immobilisations corporelles"
2281- Installations générales, agencements et aménagements divers (Climatisation, chauffage central,
décors...),
2282- Equipements de bureau (Chaises, bureaux, armoires ...),
2286- Emballages récupérables identifiables (Las caisses, citernes...).
Exemple : Une société a acheté un matériel de transport à 20.000 D, le paiement a été effectué 50% par
chèque bancaire et 50% à crédit. Enregistrer cette opération dans les comptes concernés :
Emplois 20.000
Les opérations de l'exercice sont enregistrées chronologiquement dans des comptes comportant deux
colonnes où sont portés les débits (à gauche) et les crédits (à droite).
Pour chaque opération comptable, le montant porté au débit d'un ou plusieurs comptes doit être égale au
montant porté au crédit du ou des comptes contreparties.
- Les comptes d'actifs et de charges augmentent par leur débit et diminuent par leur crédit.
- Les comptes de passifs et de produits augmentent par leur crédit et diminuent par leur débit
2ème présentation Tracé à colonnes mariées :On s’intéresse aux mouvements (augmentations ou
diminutions) provenant de l’opération.
N° ....Compte.......
Dates Libellés Mouvements
Débit Crédit
3ème présentation Tracé à colonnes mariées avec une double colonne de soldes : Après chaque
opération, on déterminera le solde.
N°.....Compte.....
Dates Libellée Mouvements Soldes
Débit Crédit Débiteurs Créditeurs
4éme présentation Tracé à colonnes de sommes mariées avec une seule colonne pour le solde
N°…......Compte ………….
Dates Libellés Mouvements Soldes
Débits Crédits
T.A.F :
1- Présenter et arrêter le compte « Caisse » à la date du 31/1/N.
2- Procéder à la réouverture du compte « Caisse » à la date du 01/2/N.
1/
54 « Caisse »
Débit Crédit
Dates Libellés Mont Dates Libellés Montant
ant
01/1/N Solde à nouveau 1 000 08/1/N Règlement achat de Mses 500
10/1/N Encaissement vente Mses 4 000 15/1/N Règlement fournisseur 2 000
16/1/N 31/1/N
Règlement client 1 000 Paiement loyer 1 500
Ce principe de base de la comptabilité financière suppose que : toute opération doit donner lieu à un
enregistrement au débit d'un (ou de plusieurs) compte (s) et au crédit d'un autre (ou de plusieurs autres)
compte(s) pour un même montant afin d'assurer une égalité entre les comptes débités et leurs contre
parties les comptes crédités.
Exemple : Achat d’une camionnette d’une valeur de 30.000dt payée la moitié au comptant et le reste à
crédit 90j.
L’enregistrement d'un flux peut s'effectuer dans deux comptabilités différentes, de nature à engendrer
des comptes réciproques avec des montants égaux mais de sens opposés.
Les comptes réciproques apparaissent à l’occasion des relations de l’entreprise avec les tiers telles que la
relation entreprise-clients, la relation entreprise-fournisseurs, la relation entreprise-banque…
Cette réciprocité permet un meilleur moyen de vérification des comptes réciproques : ce qui a été débité
chez l’entreprise doit être crédité chez la banque et inversement (l’état de rapprochement bancaire
élaboré périodiquement par l’entreprise pour dégager les différences entre les 2 comptes réciproques).
D 532 C D 532 C
500 500
Lorsqu’on dresse un bilan d’ouverture d’une entreprise, on sera amené inévitablement à enregistrer les
opérations d’ouverture c'est-à-dire créé des comptes appropriés à ces derniers.
Exemple :
Au cours du mois de janvier, l’entreprise « LFG » a effectué les opérations suivantes :
1- Acquisition d’un bâtiment pour usage administratif d’une valeur de 200.000dt, payable la moitié
au comptant par chèque et le reste dans 8mois.
2- Achat d’un logiciel de comptabilité pour 500d payable en espèce.
3- Achat de la matière première pour 2.000dt à crédit.
4- Vente de produit fini pour 5.000dt, la moitié du règlement par chèque n°87353 ATB et le reste à
crédit.
5- Le client Ali règle un montant de 500d en espèce pour solde de tout compte.
6- Achat de 100 actions « Sotrapil »cotés en bourse pour un cout d’acquisition de 9dt,500 par action
en espèce.
7- Vente de 50 actions « Tunisair » pour 20d l’une, réglée en espèce.
8- Alimentation du compte courant bancaire Biat de l’entreprise LFG par le biais du compte caisse
d’un montant de 500dt.
Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 41
Chapitre 2 : Le Compte 1ère année LFG
9- Règlement du fournisseur qui nous a vendu le matériel de transport à crédit pour un montant de
1.000dt.
10- Règlement de la TVA à l’administration fiscale pour 500dt en espèce.
11- Règlement effectué par le client d’un montant de 11.000dt la moitié en espèce et le reste par
chèque bancaire au nom de l’entreprise « LFG ».
T.A.F : Enregistrer ces opérations dans les comptes correspondants et présenter le bilan de l’entreprise
« LFG » au 31/12/2013.
Corrigé :
SD 1.000
SD 2.000 SD 1.000
SD 9.950
SD 5.000
D 506 concours banc C
D 501 Emp cour lié Exp C D43651 TVA à payer C 10.000
7.000 (10) 500 1.000
SC 10.000
SC 500
SC 7.000
Chapitre 3
Section 1 Le Journal
Section 2 Le Grand livre
Section 3 La Balance
Dans le chapitre précédent, on a enregistré les opérations dans les comptes. Cette méthode présente des
inconvénients :
- Vue le nombre de transactions annuelles, il est difficile de reconstituer les faits économiques
chronologiquement (reconstituer l’ordre dans lequel les opérations se sont succédées), car
chaque opération engendre un mouvement au niveau de deux comptes au moins.
- Une multitude de comptes entraine le plus souvent une lenteur au niveau de la recherche d’un
compte.
- Une difficulté de vérification du principe de la partie double.
- De nombreuses erreurs peuvent avoir lieu suite à l’oubli d’une ou des inscriptions à faire dans les
comptes.
C’est pour ces raisons d’ailleurs qu’on optera pour un autre procédé d’enregistrement comptable des
opérations : le livre journal ou le journal.
1- Définition du journal :
C’est un document sur lequel sont enregistrées les opérations de l’entreprise chronologiquement sous
forme d’une écriture comptable avec mention de la date, l’ensemble des comptes débités et crédités
avec leurs numéros et un libellé mentionnant de façon complète la justification des mouvements en
respectant le principe de la partie double.
L’opération est enregistrée au journal sur la base d’une pièce comptable justificative (facture, chèque,
quittance, traites, fiche de paie…) et le libellé a pour objet de résumer et expliquer la pièce
correspondante.
L’opération est enregistrée le jour au jour : chronologiquement sans différer (sans retarder) les
enregistrements, en respectant le principe de la partie double : le total des comptes débités doit être égal
au total des comptes crédités.
Le journal est un document légal et obligatoire (l’article 12 de la loi 96-112 du 30/12/1996 relative au
système comptables des entreprises).
Il est un document officiel où sont enregistrés sans blancs ni ratures les opérations de l’entreprise
décrites dans les pièces justificatives. Les ratures, gommages, surcharges sont interdits.
Toutes les pages du journal doivent être côté : pré-numérotés avec le cachet du tribunal dans le ressort
duquel est situé le siège de l’entreprise, paraphé : la signature du greffier du tribunal.
Il est strictement interdit d’intercaler une opération ou d’éliminer certaines d’entre elles ou d’arracher
des feuilles ou laisser des blancs ou faire des ratures et du gommage.
Ce document doit être conservé pendant 10 ans afin de servir de preuve pour le juge, en cas de litiges
entre commerçants ou même pour des éventuels contrôles par : l’administration fiscales, un organisme
social, auditeurs ou commissaires aux comptes.
Les 2 premières petites colonnes réservées aux numéros de comptes à débiter et à créditer et les 2
dernières grandes colonnes correspondent aux mouvements débités et crédits.
Lorsque 2 opérations ou plus se succèdent le même jour, il faudrait procéder les articles par la mention
« dito » (c'est-à-dire la même date que la précédente).
S’il n y’a plus de place en fin de page pour enregistrer une opération, il ne faut jamais couper l’article.
Pour une meilleure lecture du document, il ne faut jamais alterner débit et crédit lorsqu’on a plusieurs
comptes à débiter et plusieurs comptes à créditer.
Au bas de la page, il faudrait faire la somme de la colonne débit et la colonne crédit afin de reporter les
soldes « totaux reportés » en haut de la page suivante avec la mention « report » et vérifier l’égalité entre
total débits et total crédits.
La première opération à enregistrer au journal est le report des soldes initiaux des comptes du bilan
d’ouverture ou de clôture :
• Comptes du bilan (classes 1 à 5) qui sont les comptes d'actifs, les comptes de passifs et les
comptes de capitaux propres. Ces comptes ne sont pas soldés à la fin de l'exercice comptable.
Ainsi, on les qualifie de comptes permanents. Les soldes de fin de période des comptes de bilan
sont repris à la réouverture de l'exercice suivant.
• Comptes de gestion (classes 6 et 7) qui sont les comptes de charges et de produits. Ces comptes
sont soldés après avoir servi à déterminer le résultat. Ils sont transférés pour solde en fin
d'exercice dans le compte «13 Résultat de l'exercice».
Exercice : Soit une entreprise industrielle « LFG » dont le bilan au 31/12/2013 se présente comme suit :
CAPITAUX PROPRES
ACTIFS 2013 2013
ET PASSIFS
Actifs non courants
Actifs immobilisés CAPITUX PROPRES 1.558.718
Immobilisations incorporelles 100.000 Capital social 1.000.000
Logiciel 100.000 Réserves légales 170.000
Immobilisations corporelles 696.000 Réserves statutaires 52.800
Terrain 500.000 Résultat de l’exercice 335.918
Construction 100.000
Matériel de transport 96.000 Passifs
Immobilisations financières 248.000 Passifs non courants 880.000
Titres de participation 248.000 Emprunts bancaires 880.000
Autres actifs non courants 64.000 Passifs courants 1.728.440
Frais préliminaires 64.000 Fournisseurs et comptes rattachés 1.728.440
Actifs courants 1.174.620 Autres passifs courants 53.510
Stocks matières premières 174.620 TVA à payer 53.510
Stocks de produits finis 1.000.000 Concours bancaires et autres
Clients et comptes rattachés 1.954.221 passifs financiers 214.248
Autres actifs courants 0
Placements et autres actifs 88.000
financiers 88.000
Actions
Liquidités et équivalents de
liquidités 110.075
Banque 60.075
Caisse 50.000
TOTAL 4.434.916 TOTAL 4.434.916
T.A.F : Passer l’écriture de constitution au 1er janvier 2014 ainsi que les écritures suivantes dans le
journal de l’entreprise LFG :
02/01/2014-Achat d’une construction pour usage administratif pour une valeur de 200.000 payable dans
9 mois.
02/01/2014-Vente d’un terrain pour 200.000dt payé par chèque 7634 ATB.
03/01/2014-Acquisition de 100 titres de la société « LAC » à 20d le titre payée par caisse.
04/01/2014 -Règlement du client « HEC » par chèque ATB n°36286 pour un solde de tout compte
1.000dt.
05/01/2014 -Alimentation de la caisse par le biais du compte banque ATB pour 10.000dt.
05/01/2014 -Règlement du fournisseur « Ali » au comptant pour 500dt.
Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 48
Chapitre 3 : La procédure d’enregistrement comptable 1ère année LFG
01/01/2014
5/01
54 Caisse 10.000
532 Banque 10.000
(Alimentation de la caisse par compte ATB)
Dito
401 Fournisseurs d’exploitation 500
532 Caisse 500
(Règlement du fournisseur « Ali » au comptant)
Généralement les entreprises réalisent un nombre important d’opérations financières relatives à leurs
exploitations tels que les achats et les ventes. Afin d’éviter la surcharge et les répétitions des opérations
et de favoriser la division du travail entre les différents agents ou aides-comptables, il est recommandée
d’instituer des journaux auxiliaires en fonction des besoins de l’entreprise. Les totaux des journaux
auxiliaires doivent être portés au journal général au moins une fois par mois (Article 14 de la loi 96-
112). Ce système est appelé système centralisateur.
Les journaux auxiliaires les plus couramment utilisés sont les suivants :
- Un journal auxiliaire des achats.
- Un journal auxiliaire des ventes.
- Un journal auxiliaire de la caisse.
Lorsque l’entreprise utilise le système centralisateur de ses livres auxiliaires, elle doit établir un
document qui prévoit l’organisation comptable de l’entreprise. Ce document est appelé manuel de
procédures comptables.
Le grand livre est l’ensemble des comptes ouverts par l’entreprise (les comptes de bilan et les comptes
de gestion) conformément à son plan comptable. Il permet un meilleur suivi des comptes puisqu’il
indique le solde de début de période et de fin de période ainsi que les différents mouvements débits et
crédits.
Ce document est obligatoire et utilisée pour l’enregistrement des opérations jour par jour.
C’est un excellent document pour la gestion, il permet de fournir les informations relatives aux : ventes
par période ou solde bancaire en fin de période…
Lorsque les comptes de tiers avec lesquels l’entreprise est en relation sont en nombre important,
notamment les comptes clients et fournisseurs, le grand livre perd en intérêt puisqu’il ne permet plus de
suivre les opérations individuelles que l’entreprise a effectué avec chaque client et fournisseur. Ainsi,
l’entreprise divise le grand livre général en grands livres auxiliaires.
Le grand livre auxiliaire fait apparaître des soldes individuels dont le total est égal au solde du compte
collectif figurant au grand livre général.
Dans le cas où l’entreprise n’a pas un très grand nombre de transactions avec les comptes de tiers, elle
pourra enregistrer les opérations au journal dans le compte collectif.
Exemple :
Au début de l’année, les soldes des comptes client A et B s’élèvent respectivement à 120 et 10. Au cours
de l’année, l’entreprise vend au client A pour 100, ce client règle par la suite 150. Elle effectue
également, une vente au client B pour 75 et ce client ne règle rien.
T.A.F : Déterminer les soldes des comptes clients A et B et effectuer le report en fin de période.
Corrigé :
Client A Client B Client
Solde initial 120 10
Ventes 100 75
Règlement 150
SD : 70 SD : 85
Virement au GLG 70 85 155
Tous les mouvements enregistrés dans le journal qui est le support de base doivent être portés dans les
comptes appropriés, chaque compte faisant ainsi ressortir un solde. Apres les reports, l’ensemble des
inscriptions au journal se trouve également dans les comptes.
Section3 : La balance
1- Définition de la balance:
La balance est un document comptable obligatoire (l’article 11 de la loi 96-112 du 30/12/1996 relative
au système comptable des entreprises). C’est un tableau de synthèse qui récapitule à une date donnée
l’ensemble des comptes ouverts dans le grand livre (même les comptes soldés) et ce en respectant
l’ordre de la nomenclature des comptes (de la classe 1 à la classe 7).
Elle comporte les colonnes destinées aux informations suivantes :
- Les numéros des comptes,
- Les intitulés des comptes,
- Le solde du début de la période : débiteur ou créditeur,
- Les mouvements de la période (le total des débits et le total des crédits)
- Le solde de fin de période : débiteur ou créditeur.
La Balance permet de vérifier si tous les articles du journal ont été correctement reportés dans le grand
livre, à travers les égalités de la balance :
- Les sommes des mouvements débits= les sommes des mouvements crédits.
- Les sommes des soldes débiteurs = les sommes des soldes créditeurs.
- Les sommes des mouvements débits et crédits dans le journal = au total des colonnes
mouvements débits et crédits de la balance.
Remarque :
Les comptes mouvementés et qui sont soldés (solde nul) seront transcrits dans la balance.
Si les égalités ne sont pas respectées, il faudrait rechercher les sources d’erreurs qui peuvent être dus soit
à une erreur d’addition, erreur de report du grand livre ou même une erreur de report dans la balance.
Toutefois, bien que les égalités soient respectées, les erreurs d’imputation comptables (enregistrement
de l’écriture dans le compte approprié) ne peuvent pas être détectées.
Balance au 31/12/N
Liste des comptes Mouvements Soldes
Concordance
606 Achats non stockés mat. et fourni. 450 450
Totale
613 Locations 1.000 1.000
De nombreuses erreurs peuvent être détectées suite à l’élaboration des documents comptables établis
selon la législation en vigueur qui interdit les ratures, les surcharges, les altérations et les blancs.
Il faut d’abord voir la source de ses erreurs (dans le journal ou grand livre ou même la balance) pour
pouvoir les rectifier selon les mécanismes préconisés par le système comptable des entreprises.
1- La méthode de contre-passation
On utilise cette méthode lorsqu’il s’agit d’erreurs d’imputations par le comptable (erreur de traduction et
d’analyse de l’opération).Ce dernier a utilisé un ou plusieurs comptes erronés et n’a pas pu facilement
détecter la source d’erreur vue que le principe de la partie double a été respecté.
Exemple : achat d’un matériel de transport 10.000d à crédit 90 jours. Le comptable a passé l’écriture au
5/01 qu’il va corriger le même jour :
5/01
223 ITMOI 10.000
404 Fournisseurs d’immobilisation 10.000
(Achat matériel de transport à crédit)
Dito
404 Fournisseurs d’immobilisation 10.000
223 ITMOI 10.000
(Correction de l’erreur de l’opération du 5/01)
Dans ce cas l’erreur a affecté un seul compte débité. Une fois la faute est corrigée on pourra passer
l’écriture comptable correctement :
5/01
Remarque :
- L’erreur peut affecter 2 comptes, il faudra donc annuler l’écriture erronée en débitant les
comptes crédités et en créditant les comptes débités pour passer l’écriture correcte.
- L’erreur peut être une inversion des comptes qu’il faudra corriger par une nouvelle écriture
inverse avec des sommes dédoublées.
- L’erreur peut être au niveau des montants : écriture correcte avec des chiffres erronés.
Cette méthode consiste à corriger le compte erroné par la différence entre le montant correcte qui aurait
dû être enregistré et le mouvement erroné qui aurait été du enregistré.
Le calcul d’écart sert à enregistrer une écriture identique à l’enregistrement initiale lorsque l’erreur
réside dans les chiffres et le montant exact est supérieur au montant erroné.
Ces 2 procédés représentent un inconvénient au niveau de la modification des totaux du journal qui
doivent être identiques à celles des totaux de la balance.
Chapitre 4
1- Les comptes du bilan augmentent du côté où ils sont inscrits au bilan et diminuent de l’autre côté.
Ainsi :
- les comptes d’actifs augmentent par le débit et diminuent par le crédit.
- les comptes de capitaux propres et passifs augmentent par le crédit et diminuent par le débit.
2- Généralement, les comptes d’actifs ont des soldes débiteurs et les comptes de capitaux propres et
passifs ont des soldes créditeurs. Néanmoins, certains comptes d’actifs et de capitaux propres et passifs
peuvent être soit débiteurs soit créditeurs (Banque, Résultat de l’exercice…).
Ainsi, le classement des comptes, par classes, dans le bilan est le suivant :
ACTIFS CAPITAUX PROPRES ET PASSIFS
ACTIFS NON COURANTS CAPITAUX PROPRES
Comptes de la Classe 2 Comptes de la Classe 1
PASSIFS NON COURANTS
Comptes de la Classe 1
ACTIFS COURANTS
Comptes de la Classe 3 PASSIFS COURANTS
Comptes de la Classe 4 Comptes de la Classe 4
Comptes de la Classe 5 Comptes de la Classe 5
Le tableau suivant retrace le passage des comptes aux postes et rubriques du bilan :
* les comptes mis entre parenthèse arrivent en déduction du poste du bilan auquel ils correspondent.
Chapitre 5
Les comptes de gestion sont les comptes de charges (comptes de la classe 6) et de produits (comptes de
la classe 7). Ces comptes permettent la détermination du résultat d’un exercice comptable donné.
Contrairement aux comptes de bilan qui traduisent des flux réversibles, les comptes de gestion
enregistrent les emplois et les ressources irréversibles qui se rapportent :
1- Les charges
Les charges traduisent un flux irréversible d’emplois, qui ne pourraient pas se transformer en ressources.
Exemple : paiement du loyer du siège 1.500dt. L’entreprise supportera cette charge qui sera enregistré
au débit du compte 613 locations.
Les charges correspondent à une diminution de la SNC généré par une diminution de l’actif (trésorerie)
ou par l’augmentation du passif (les dettes).
On dit que les charges constituent des emplois définitifs ou des richesses consommées.
Exemple : Achat de matières premières pour 5.000dt constitue une charge ou encore un emploi définitif.
Selon le cadre conceptuel de la comptabilité, les charges sont constitués des charges proprement
dites (achats, loyers, frais de personnel, frais de télécommunication, primes d’assurance…) qui
entrainent une diminution d’avantages économiques et qui s’inscrivent dans le cadre d’exploitation de
l’entreprise ainsi que des pertes (moins values sur cessions d’éléments d’actifs…) qui engendrent des
diminutions des capitaux propres résultant des événements non courants.
2- Les produits
Les produits traduisent un flux irréversible de ressources, qui ne pourraient pas se transformer en flux
d’emploi.
Exemple : Réalisation d’une plus value suite à une vente d’un terrain 5.000dt. L’entreprise réalisera un
produit de 5.000dt et le terrain sortira de notre patrimoine pour sa valeur d’origine et on enregistre cette
plus value dans le crédit du compte 736 Produit net sur cession d’immobilisations et autres gains sur
éléments non récurrents ou exceptionnels.
Les produits correspondent à une augmentation de la SNC généré par une augmentation de l’actif
(trésorerie, créance) ou par la diminution du passif (avances et acomptes, clients).
Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 60
Chapitre 5 : Les comptes de gestion et l’Etat de Résultat 1ère année LFG
On dit que les produits constituent des ressources définitives ou des richesses créées.
Exemple :Vente de produits finis pour 10.000dt constitue un produit ou encore une ressource définitive.
La composition des produits = Revenus + gains
Les éléments de la classe 7 comprennent les revenus ou encore les produits générés par les opérations
qui s’inscrivent dans le cadre d’exploitation principale ou centrale (ventes des marchandises, intérêts,
dividendes, redevances),ainsi que les gains correspondant à l’accroissement des capitaux propres
résultant de transactions ou évènements non courants (plus-values de cession d’actif, encaissement de
subventions...).
- Les intérêts représentent la rémunération des sommes prêtés à l’entreprise ou dues à celle-ci. Ils se
calculent généralement selon un taux d’intérêt t% fixé par l’établissement financier (TMM+t%).
- Les dividendes correspondent aux bénéfices distribués aux actionnaires au prorata de leur
participation dans le capital.
- Les redevances sont les sommes reçus suite à l’utilisation des actifs non courants tels que les brevets,
les marques, le logiciel…
Les comptes de charges augmentent par leur débit et diminuent par leur crédit.
Les comptes de produits diminuent par leur débit et augmentent par leur crédit.
_
_ +
+
Les comptes de gestion sont des comptes d'analyse qui permettent d'expliquer la formation du résultat
d'une période ou d'un exercice. Ils sont qualifiés de comptes temporaires ou caducs puisqu'ils sont
soldés en fin d'exercice.
En effet, à la clôture de l’exercice, les comptes de gestion sont virés(donc soldés) au compte 13 resultat
de l’exercice qui figurera au bilan.
Remarque : Chaque compte ne peut être que d'un seul type - bilan ou gestion - sauf un seul compte : Il
s'agit du compte «13 Résultat de l'exercice» qui figure à la fois à l'état de résultat et au bilan.
C’est une méthode d’enregistrement instantané des mouvements de stock permettant à l’entreprise de
connaitre à tout moment l’état de ses stocks.
Remarque : Ce traitement de référence est peu utilisé car il pose des difficultés quant aux calculs du
coût de revient des marchandises vendues (plusieurs achats à des prix différents et des réductions
commerciales interviennent ultérieurement).
Dans cette méthode, les comptes de stocks ne sont jamais mouvementés au cours de l’exercice. Les
achats et ventes sont enregistrés respectivement dans leurs comptes.
Exemple : Vente de marchandises pour 200dt, stock début de période 700dt, stock selon l’inventaire
600dt
5/01
411 Clients 200
707 Ventes de marchandises 200
(constatation de la vente)
31/12
603 Variation de stocks 700
37 Stocks de marchandises 700
(Annulation des stocks initiaux)
DITO
Achats consommés = achats de l’exercice + variation des stocks (stock final- stock initial).
Résultat (100)= Produits : vente de marchandises 200- charges : achats consommé 100
L’état de résultat retrace les revenus et les gains ainsi que les charges et les pertes d’une période
engendrant « le résultat net de l’exercice » et reflétant la performance financière de l’entreprise.
Le tableau suivant retrace le passage des comptes aux postes et rubriques du bilan :
Intitulés
Comptes d'affectation
Produits d'exploitation :
(1) Revenus 701 + 702 + 703 + 704 + 705 + 706 + 707 + 708 – 709
(2) Autres produits d'exploitation 731 + 732 + 733 + 734 + 735 + 738 + 739 + 74 + 781 - 79
(5) Variation des stocks des produits finis et des en-cours ± 71 (moins lorsque le stock final > au stock initial de
(en + ou en -) produits finis et en-cours)
(19) Résultat des activités ordinaires après impôt (19) = (17) - (18)
(20) Eléments extraordinaires (Gains/Pertes) 77 - 67 ± (697)
(21) Résultat net de l’exercice (21) = (19) ± (20)
Résultat net de l’exercice 13
(22) Effet des modifications comptables (net d'impôt) ± 128
(23) Résultat après modifications comptables (23) = (21) ± (22)
Remarque : Les comptes de charges sont présentés nets des transferts des charges concernés.
Exemple :
Avant inventaire, le grand livre de l’entreprise « X » se présente au 31/12/N comme suit :
T.A.F :
Corrigé :
1/
Balance avant inventaire au 31/12/N
Liste des comptes Mouvements Soldes
Débit Crédit Débiteurs Créditeurs
101 Capital social 10 000 10 000
24 Matériel de transport 9 000 9 000
37 Stocks de marchandises 4 000 4 000
401 Fournisseurs d'exploitation 3 000 14 500 11 500
404 Fournisseurs d'immobilisations 1 500 6 000 4 500
411 Clients 7 000 2 000 5 000
532 Banque 10 500 6 000 4 500
Sous-total des comptes de bilan 35 000 38 500 22 500 26 000
6XX Charge 1 1 500 1 500
6XX Charge 2 4 500 4 500
6XX Charge 3 2 000 2 000
7XX Produit 1 1 000 1 000
7XX Produit 2 3 500 3 500
Sous-total des comptes de gestion 8 000 4 500 8 000 4 500
Total général 43 000 43 000 30 500 30 500
2/
31/12
6037 Variation des stocks 4 000
37 Stock M/ises 4 000
Annulation Stock initial
dito
37 Stock M/ises 3 500
6037 Variation des stocks 3 500
Constation du Stock final
dito
7XX produit 1 1 000
7XX produit 2 3 500
13 Résultat de l’exercice 4 000
6037 Variation des Stocks 500
6XX Charge 1 1 500
6XX Charge 2 4 500
6XX Charge 3 2 000
0 0 0
D101 Capital social C D 7XX Produit 1 C D 7XX Produit 2 C
SI :10 000 1 000 1 000 3 500 3 500
SC : 10 000 0 0
Courantes de l’entreprise
Deuxième Partie
L’enregistrement de la TVA
Chapitre 1
La T.V.A. est un impôt indirect sur le chiffre d'affaires dont le principe est d'être supporté par le
consommateur final. La TVA est collectée par le vendeur qui la facture à l’acheteur à l’occasion de
chaque opération imposable réalisée. Mais son montant doit être reversé à l’Etat par le vendeur après
déduction de la taxe qu’il a lui-même supporté à travers les factures reçu de ses propres fournisseurs.
La TVA ne constitue ni une charge ni un produit pour l’acheteur et pour le vendeur.
La TVA ne pèse pas sur la société et ne lui profite pas, elle est neutre.
Les Taux de la TVA sont de 6%, 12% et 18%.
Exemple
Achat (HT) 1000 Vente(HT) 1500 TVA à payer (Etat)
TVA 18% 180 TVA 18% 270 270-180 = 90
Total (TTC) 1180 Total(TTC) 1770 Marge 500
Exemple 1 : Le 1er/3/12 la société ABC a acheté pour 1 000 DT hors taxes (HT) de marchandises,
TVA : 18%, cet achat a été payé par chèque
T.A.F. : Saisir au journal cette opération d’achat.
Corrigé :
Exemple 2 : Le 5/3/12 la société ABC a acheté un ordinateur pour 2 240 DT toutes taxes comprises
(TTC). La TVA facturée est de 12%. Paiement par chèque.
T.A.F. : Saisir au journal l’achat de l’ordinateur.
Corrigé : La saisie de l’ordinateur doit se faire en HT car la TVA est récupérable, elle ne fait pas partie
du coût d’achat. Pour retrouver le montant HT, il faut diviser le montant TTC par 1,t soit 1,12 car :
HT + t*HT = TTC ⇒ HT = TTC / (1+t)
Dans notre cas HT=2 240/ (1,12) = 2 000
5/3
2282 Equipement de bureau 2000
43662 TVA déductible/Immo 240
2- La taxe collectée
Il s’agit d’une TVA collectée par le vendeur, qui la facture à l’acheteur de chaque opération imposable
réalisée, mais qui devra être réservée à l’Etat. Il s’agit d’une dette envers l’Etat et qui sera comptabilisée
au crédit du compte : « 43671 TVA collectée ».
Exemple : Le 15/3/12, la société ABC a vendu pour 2 000 DT HT de marchandises TVA 18%. Vente
encaissée par chèque.
T.A.F. : Saisir au journal l’opération de vente de marchandises.
Corrigé :
15/3
532 Banques 2360
Ventes de marchandises
707 2000
43671 TVA collectée 360
* 1èr cas : la TVA collectée > TVA déductible la différence positive constitue une TVA à payer ou à
décaisser. Il convient dans ce cas de constater la différence soit le montant à payer, au crédit du compte
« 43651 TVA à payer ».
Application 1 :
La TVA collectée d’une entreprise pour le mois de janvier de l’année N s’élève à 2 000 D. La TVA
déductible du même mois est de 1 000 D.
T.A.F : passer les écritures relatives à la déclaration et la liquidation de la TVA du mois de janvier.
* 2ème cas : la TVA collectée < TVA déductible la différence négative constitue un report, à enregistrer
au débit du compte « 43667 Crédit TVA à reporter ».
Application 2 :
I/ La TVA collectée de l’entreprise « Royal » pour le mois de janvier de l’année N s’élève à 1 200 D. La
TVA déductible du même mois est de 1 800 D.
T.A.F : passer l’écriture relative à la déclaration de la TVA du mois de Janvier.
Corrigé :
Le montant de TVA déductible était supérieur à celui de la TVA collectée nous aurions eu un crédit de
TVA à reporter sur le mois suivant. La déclaration de la TVA sera déposée à la recette des Finances sans
paiement.
Enseignant : Malek JAMOUSSI BEN AMAR 73
Chapitre 1 : L’enregistrement de la TVA 1ère année LFG
II/ La TVA collectée de l’entreprise « Royal » pour le mois de février de l’année N s’élève à 2 000 D.
La TVA déductible du même mois est de 1 200 D.
T.A.F : passer l’écriture relative à la déclaration de la TVA du mois de février.
Corrigé :
Pour le mois de février 2012, la TVA collectée a été de 2 000 DT alors que la TVA déductible a été de
1 200 DT. L’entreprise « Royal » doit verser à l’Etat la somme de 800 DT (2000 DT – 1200 DT) avant
le 28 mars 2012 afin de liquider la TVA au titre du mois de février 2012.
Par ailleurs, l’entreprise « Royal » doit à l’Etat un montant égal au report de TVA du mois précédent
(mois de janvier) et qui est égal à 600 DT. Ce montant viendra en déduction du montant que payera
l’entreprise à l’Etat : 800 – 600 = 200 DT.
Remarques :
• Pour résumer, le mode de comptabilisation de la TVA se base sur le fait que les opérations
relatives à cette taxe sont effectuées d'ordre et pour le compte du trésor public ; les taxes
collectées d'une part et les taxes récupérables d'autre part ne doivent pas figurer dans les produits
ni dans les charges de l'entreprise.
• Les comptes « 4367 TVA Collectée » et « 4366 TVA Déductible » ne doivent pas figurer au
bilan. Ils sont soldés par les comptes « 43651 TVA à payer » figurant au passif ou « 43667 crédit
de TVA à reporter » figurant à l’actif.
31/01
43671 TVA collectée 1200
Chapitre 2
Section 6 Application
CHAPITRE 2 : L’ENREGISTREMENT
DES ACHATS ET DES VENTES 1
Chaque opération commerciale doit être appuyée par une pièce justificative unique établie en autant
d’exemplaires que nécessaire et signée par toutes les parties prenantes dans la transaction.
Le document ou la pièce justificative qui permet l’enregistrement comptable des achats et des ventes est
« la facture » établie par le vendeur.
La facture est un contrat écrit entre un acheteur et un vendeur. Elle est établie par le vendeur qui
s’engage à fournir un bien ou un service. Elle comporte la raison sociale, capital de la société, adresse,
une quantité, une qualité, une référence, une date, un prix unitaire, un prix total et éventuellement des
taxes. Une fois la facture acceptée et signée par l’acheteur, ce dernier s’engage à régler le montant net
arrêté sur ladite facture.
Cet écrit indique donc le montant que le client doit au fournisseur.
Cependant, certains événements comme le retour de marchandises, une remise de prix de vente
demandée de la part du client, entraînent l’établissement d’un autre type de facture qui aura pour effet de
réduire le montant facturé initialement au client : il s’agit de « la facture d’avoir ».
Section 1. Factures d’achat et de vente
1- Etablir une facture
La facture présente le montant brut hors taxes, duquel on déduit les réductions éventuellement accordées
sur facture.
Les réductions peuvent être groupées en deux catégories :
- Les réductions commerciales.
- La réduction financière.
1-1 Les réductions commerciales
Au moment de la transaction commerciale, les parties prenantes peuvent convenir des réductions pour
des raisons commerciales.
Il existe trois sortes de réduction commerciale sur facture :
- Les rabais : les rabais sont négociés lorsque les biens ou services vendus ne sont pas conformes à la
commande du client. Il s’agit d’une réduction pratiquée sur le prix de vente pour tenir compte par
exemple d’un défaut de qualité ou de non-conformité des objets vendus. Par exemple, si le client
commande des tables blanches et le fournisseur ne dispose que de tables jaunes, un rabais pourrait
amener les deux parties à conclure la transaction
- Les remises : réduction pratiquée habituellement sur le prix de vente, en considération, par exemple,
de l’importance de la vente ou de la fidélité du client.
1
Maher JERIJI , cours comptabilité financières I Chapitre 7 les opérations commerciales, IHEC
- Les ristournes : réduction pratiquée sur le prix de vente d’une période généralement accordée aux
clients importants.
• Remarque : Les réductions commerciales sont déduites du coût d’achat si elles sont mentionnées
sur la facture d’achat : Si j’achète un bien ou un service à 10 DT et sur lequel j’obtiens une
réduction commerciale de 1 DT, mon coût d’achat est de 9 DT. Ce coût sera porté dans la
comptabilité de l’acheteur (coût d’achat) et du vendeur (revenu).
1-2 Les réductions financières
• Remarque : L’escompte n’est pas saisi en déduction du coût d’achat comme pour les réductions
commerciales.
Exemple 1 :
Achat pour 10 000 D de marchandises avec une remise de 10%, le client paye au comptant le
fournisseur lui accorde un escompte de 5%.
Facture n°
Brut 10 000 DT
- Remise : 10% 1 000 DT
= Net commercial 9 000 DT
- Escompte financier : 5% 450 DT
= Net financier 8 550 DT
Remarque : Lorsqu’il y a plusieurs réductions sur une même facture, les réductions se calculent en
cascade.
Exemple 2 :
Achat pour 10 000 D de marchandises avec une remise de 10% et 5 %, escompte de règlement 2%.
Facture n°
Brut 10 000,000
- Remise (1) : 10% 1 000,000
= Net commercial (1) 9 000,000
- Remise (2) : 5% 450,000
= Net commercial (2) 8 550,000
- Escompte financier : 2% 171,000
= Net financier 8 379,000
A débiter :
- 601 Achats stockés- matières et fournitures liées,
- 602 Achats stockés- autres approvisionnements,
- 604 Achats d’études et de prestation de services,
- 605 Achats de prestation de services
- 606 Achats non stockés
- 607 Achats de marchandises.
A créditer :
Les comptes à créditer varient selon le mode de paiement :
- 54 caisse, lorsque le règlement se fait en espèces,
- 532 banque, lorsque le règlement se fait par chèque
- 403 fournisseurs d’exploitation-effet à payer, lorsque l’acheteur remet au vendeur une traite,
- 408 fournisseurs-factures non parvenus, si la facture n’est pas arrivée à l’entreprise en même
temps que les marchandises,
- 401 fournisseurs d’exploitation dans les autres cas.
A débiter :
Les comptes à débiter selon la méthode de paiement :
- 532 Banque, lorsque le règlement se fait par chèque
- 54 Caisse, lorsque le règlement se fait en espèces
- 413 Clients-effets à recevoir, lorsque l’acheteur remet au vendeur une traite
- 411 Clients dans les autres cas.
A créditer :
- 701 Ventes de produits finis
- 702 Ventes des produits intermédiaires
- 703 Ventes de produits résiduels,
- 705 Études et prestations de services.
- 706 Produits des activités annexes
- 707 Ventes de marchandises.
Remarque : sur factures les réductions commerciales ne sont jamais comptabilisées. Cependant les
réductions financières sont toujours comptabilisées :
- au crédit du compte 755 escomptes obtenus dans la comptabilité de l’acheteur (produit)
- au débit du compte 654 Escomptes accordés dans la comptabilité du vendeur (charge).
Exemple 3 :
Reprenons l’exemple 2 : le 01 mars, achat pour 10 000 D de marchandises avec un rabais de 10% et une
remise de 5%, le client paye au comptant le fournisseur lui accorde un escompte de 2%.
TAF : Passer les écritures nécessaires chez le client et chez le fournisseur
• chez le client
01/03
607 Achats de M/ises 8 550
5.. Compte de trésorerie 8 379
755 Escomptes obtenus 171
Achat M/ises F n°…
• chez le fournisseur
01/03
5.. Compte de trésorerie 8 397
654 Escomptes accordés 171
707 Vente 8 550
Vente M/ises F n°…
- Hors facture les réductions financières sont comptabilisées dans les mêmes comptes utilisés pour
constater les réductions sur facture :
« 755 escomptes obtenus » dans la comptabilité de l’acheteur (produit)
« 654 Escomptes accordés » dans la comptabilité du vendeur (charge)
Exemple 4 :
Reprenons l’exemple 1 avec l’hypothèse suivante : la marchandise s’est avérée non-conforme aux
spécifications demandées par le client. En conséquent, un rabais supplémentaire de 120 D a été accordé
au client. De même, une ristourne d’un montant de 100 D a été accordée au client. Enfin, un escompte
de 80 D n’a pas été constaté dans la facture initiale.
Le fournisseur a envoyé donc une facture d’avoir le 04 mars.
TAF : Passer l’écriture comptable correspondante chez le client et chez le fournisseur.
• chez le client
04/03
401 Frs d’exploitation 300
609 RRR obtenus 220
755 Escomptes obtenus 80
Avoir n°…
• chez le fournisseur
04/03
709 RRR accordés 220
654 Escomptes accordés 80
411 clients 300
Avoir n°…
Exemple 5 :
(1) Le 15/01/12 « Selim » une entreprise commerciale achète auprès du fournisseur Z des articles de
sport aux conditions suivantes :
Quantité : 1 000, prix unitaire hors TVA : 6 D, TVA : 18%, remise sur facture : 5%. Selim reçoit une
facture n°19 du 15/01/12.
TAF : Etablir la facture et passer les écritures nécessaires chez le client Selim et chez le fournisseur Z.
Facture n°19
Brut (1000*6) 6 000,000
- Remise : 5% 300,000
= Net commercial 5 700,000
+TVA : 18% 1 026,000
= Net à payer 6 726,000
• chez le fournisseur Z
15/01
411 Client Selim 6 726
707 Vente 5 700
43671 TVA collectée 1 026
Vente M/ises F n°…
Remarque :
Une réduction (commerciale et/ou financière) consentie hors facture entraîne une diminution de la TVA
collectée (débit du compte 4367) chez le vendeur et une diminution de la TVA déductible (crédit du
compte 4366) chez l’acheteur.
Exemple 5 (suite) :
(2) Le 17/01/12, Selim décide de payer au comptant moyennant l’obtention d’un escompte de règlement
de 2%. Il reçoit une facture d’avoir financier n° 4 et paye le montant net par chèque.
TAF : Etablir la facture d’avoir et passer les écritures nécessaires chez le client « Selim » et chez le
fournisseur Z.
• chez le fournisseur Z
15/01
654 Escompte accordé 114,000
43671 TVA collectée 20,520
411 Client Selim 134,520
Avoir n°4
Exemple 6 :
• 05/09 : La société « NOLO » a acheté des marchandises auprès du fournisseur « BBB ». La facture
n°212 reçue le même jour précise que compte tenu d’un escompte de règlement de 1%, le Net financier
s’élève à 49 500 DT. L’entreprise a bénéficié également d’une remise de 5%.Le taux de la TVA s’élève
à 18%.
• 06/09 : L’entreprise s’aperçoit que la marchandise reçue la veille, présente un défaut de fabrication.
« NOLO » accepte de les conserver moyennant un rabais de 2%.
• 08/09 : La société « NOLO » reçoit la facture d’avoir relative au rabais réclamé le 06/09.
TAF : Etablir les factures et passer les écritures comptables chez l’entreprise « NOLO ».
Exemple 7 :
• 01/03 : Vente de marchandises : brut 1 000 DT, rabais 5%, remise 10%, 2ème remise 20%, escompte
de règlement 1%, TVA 29%.
• 03/03 : le fournisseur accorde un escompte de règlement hors facture de 2% et envoie la facture
d’avoir le même jour.
TAF : Etablir les factures et passer les écritures comptables chez le client.
Brut 1 000
01/03 - Ra (5%) 50
Achats de M/ises 684 = NCom 950
TVA déductible 196,376 - Re (10%) 95
Escomptes obtenus 6,840 = NCom (2) 855
Frs d’exploit 873,536 - Re (20%) 171
03/03 = NCom (3) 684
Frs d’exploitation 17,647 - Escompte financier : 1% 6,84
TVA déductible 3,967 = Net financier 677,160
Escomptes obtenus 13,680 +TVA : 29% 196,376
= Net à payer 873,536
• 1èr cas : Le client se charge de faire enlever les matières ou marchandises chez le fournisseur et il
s’adresse à un transporteur.
Chez le client : la charge est imputé au débit du compte « 6241 : transport sur achats ».
Les avances sont les sommes versées avant tout commencement d’exécution de commandes ou en
dépassement de la valeur des stocks déjà livrés.
Les acomptes sont les sommes versées sur justification d’exécution partielle de la commande
(livraison).
4091 Fournisseurs-avances et x
acomptes versés sur commande
532 Banques X
Ou caisse
532 Banques x
Ou caisse
4191 Clients-avances et acomptes reçus X
sur commande
Exemple 8 :
Le 10/01/2012, la société ABC verse au fournisseur Y une avance de 1 000 D par chèque suite à une
commande de marchandise.
Le 15/01/201, réception des marchandises commandées. Prix HT 30 000 D, TVA 18%. La facture est
envoyée le même jour.
TAF : Passer les écritures nécessaires chez le client ABC et chez le fournisseur Yassine.
• Chez le fournisseur Y
532 10/01
Banque 1 000
4191 Clients-av et ac reçus 1 000
sur commande
4191 Clients-av et ac reçus 15/01 1 000
sur commande
411 Clients 34 400
707 Vente M/ises 30 000
43671 TVA Collectée 5 400
Section 6. Application
Une entreprise commerciale assujettie à la TVA au taux de 18% a réalisé au cours du mois de septembre
les opérations suivantes :
• 03/09 : Le client X passe une commande de marchandises de 30 000 D (HT) et verse une avance de 5
000 D en espèce.
• 05/09 : livraison des marchandises commandées le 03/09 au client X. Les conditions de vente sont les
suivantes (Facture de vente N°90) :
* valeur brute totale de 30 000 HTVA ;
* une remise de 10% ;
* un escompte de règlement habituel sous vingtaine de 4%, non applicable sur le transport ;
* une 2ème remise de 5% ;
* des frais divers de transport pour un prix de 1 000 D et une TVA de 12%.
• 10/09 : le client X restitue le ¼ des marchandises qui lui ont été livrées et facturées le 05/09. Il
demande et obtient :
* une remise supplémentaire de 3% ;
* un rabais de 7%.
Une facture d’avoir a été établie en conséquence par l’entreprise qui l’adresse le même jour à son client.
T.A.F : On vous demande d’établir la facture et la facture d’avoir sus-citées et d’enregistrer au journal
les opérations de vente et de retour de marchandises.
Corrigé :
Facture d’avoir
Retour 6 412,5
+ RRR acc (570+1290,1) 1 883,351
- Escompte à régulariser 331,834
+ TVA à régulariser 1 433,523
= Net à payer 9 397,54
La facture d’avoir peut être établie directement à partir de la facture initiale, ce qui nous épargnera
l’établissement de la facture avec retour.
Facture d’avoir
Retour en Net : 30 000*1/4*(0,9)*(0,95) : 6 412,5
+ RRR acc 3 : (25650 – 6412,5)* 3% : 577,125
+ RRR acc 4 : (25650-6412,5)*0,97*7% : 1 306,226
- Esc : (6412,5+577,125+1306,226) *4% 331,834
+ TVA (6412,5+577,125+1306,226-331,834)*18% 1 433,523
= Net à payer 9 397,54
2/ Comptabilisation
03/09
54 Caisse 5 000
4191 Clt, Av et Ac/Comm 5 000
05/09
654 Escomptes accordés 1 026
4191 Clt, Av et Ac/Comm 5 000
411 Clients 25 176,320
707 Ventes 25 650
706 Pdts/Activités annexes 1 000
43671 TVA collectée 4 552,320 = 4 432,32+120
Vente de M/ises, F N°90
10/09
707 Vente 6 412,500
7091 RRR acc 1 883,351
43671 TVA Collectée 1 433,523
654 Escomptes acc 331,834
411 Clients 9 397,540
Chapitre 3
CHAPITRE 3 : L’ENREGISTREMENT
DES REGLEMENTS FINANCIERS
Les opérations traitées par l’entreprise avec d’autre agents économique se traduisent par des règlements
au comptant ou à terme. Ces principaux moyens de règlement sont les espèces, les chèques, les
virements et les traites.
Les espèces sont peu utilisées par un professionnel, exceptées pour les petites dépenses (frais de péage
autoroute, achats de timbres fiscaux,...).
Pour payer en espèces, il faut justifier l’opération par une facture ou ticket ou autre pièce comptable
justificative.
54 Caisse
411 Client
54 Caisse
411 Client
2- Les chèques
Le chèque est l'écrit par lequel le tireur (titulaire du compte) donne au tiré, qui doit être une banque,
l'ordre de payer à vue une somme déterminée et disponible au bénéficiaire (qui peut être un tiers ou le
titulaire du compte lui-même).
Le chèque est un instrument de paiement, il n’est jamais un instrument de crédit.
L'ouverture d'un compte bancaire pour une société s'accompagne par la délivrance de chéquier, mais la
banque a le droit de refuser à tout moment de vous délivrer un chéquier ou carnet de chèques.
Le carnet de chèque se présente sous la forme d'un carnet comprenant généralement 25 ou 30 formules
de chèques, le talon de chèque est la partie qui reste accrochée au chéquier quand vous détachez votre
chèque pour mentionner les caractéristiques du paiement (date, montant), pour une bonne suivie du
compte.
Le chèque barré : le barrement s’effectue au moyen de deux traits parallèles apposés au recto pour une
meilleure sécurité en cas de perte ou de vol. Le chèque est non endossables (ne peut être transmis à des
tiers par voie d'endossement)et il ne peut être payé que par l’inscription dans un compte en banque.
Le chèque certifié est un chèque dont la provision est bloquée par le banquier tiré à la disposition du
tireur ou du bénéficiaire.
Le chèque annulé afin de prouver l’annulation d’un chèque émis, une bonne pratique consiste à
découper le numéro de formule et à coller à la souche.
Comptablement, les opérations effectuées par chèque engendre le mouvement du compte banque ou
chèque à encaisser.
532 Banque
5312 Chèque à encaisser
Le virement est un moyen de paiement électronique initié par le titulaire du compte à débiter. C’est
l’opération qui consiste à donner l’ordre au banquier de transférer une somme d’argent.
Pour émettre un virement, il faut préciser à la banque les coordonnées bancaires du bénéficiaire.
Inversement, pour recevoir un virement sur son compte, on adresse au débiteur les coordonnées
bancaires.
Si on fait un virement entre deux comptes ouverts au nom de la même entreprise, nous sommes à la fois
l'émetteur et le bénéficiaire.
Comptablement :
La réception d’un avis de crédit de la banque -------►débiter le compte banque chez l’entreprise.
La réception d’un avis de débit de la banque -------►créditer le compte banque chez l’entreprise.
Exemple : Réception avis de crédit de la banque en règlement de la créance X client, une commission
YDt, TVA 18%.
Une Lettre de Change est un acte de commerce qui constate une créance commerciale d'un fournisseur
(vendeur : tireur) sur son client (acheteur : tiré), et qui fixe une date pour son règlement. Elle est
généralement émise par un fournisseur, au moment de l'expédition de la facture, pour demander à son
client le paiement à la date convenue.
C’est un effet de commerce sur lequel une personne, appelée le tireur (le fournisseur), donne à son
débiteur, appelé le tiré (le client), l’ordre de lui payer une somme d’argent déterminée, à une date
déterminée.
Elle doit comporter un certain nombre de mentions : celles relatives au paiement (la date de création,
et le lieu d’émission, ainsi que la somme due), celles relatives aux différentes parties (le nom, l’adresse
et les coordonnées bancaires du tiré; le nom, l’adresse et la signature du tireur), la signature du tiré est
facultative, (reconnaissance de la somme due, une date d’échéance).
2
Maher JERIJI , cours comptabilité financières I Chapitre 8 les opérations commerciales, IHEC
60 Achats 12 000,000
4366 TVA déductible/A B&S 2 160,000
401 Frs d'exp 14 160,000
Achats à crédit Fn°1580
401 Frs d'exp 14 160,000
403 Frs d'exploitation, effet à payer 14 160,000
LDC n°520
60 Achats 12 000,000
43662 TVA déductible/Immos 2 160,000
405 Frs d'immos - effets à payer 14 160,000
Ceci étant, on traitera dans ce qui suit les trois cas qui peuvent se présenter :
Attendre l’échéance de l’effet et le remettre à l’encaissement ;
Ne pas attendre l’échéance de l’effet et le remettre à l’escompte ;
Endosser l’effet à l’ordre d’un tiers.
Pour acquit
Tunis, le 30/04/12
Signature
Encaissement en espèces :
54 Caisse 14 160,000
413 Clients, effets à recevoir 14 160,000
Exemple :
20/04/2012
5313 Effet à l'encaissement 10 000,000
413 Clients, Effet à recevoir 10 000,000
Bordereau de remise à l'encaissement n°…(traite n°…)
b/ Chez le tiré
Le tiré n’est pas concerné par l’opération de remise à l’encaissement. A l’échéance, le tiré constate le
paiement de l’effet.
Application :
On reprendra l’exemple de comptabilisation chez Mohamed et Ali en considérant les informations
suivantes :
25/11/N : remise à l’encaissement de la traite n°520 par Mohamed à sa banque, BH
30/11/N : encaissement de la traite par la BH auprès de la BIAT.
03/12/N : réception par Mohamed du bordereau d’encaissement par le BH : commissions 118 TTC
05/12/N : réception par Ali d’un avis de paiement d’effet domicilié émanant de la BIAT.
Corrigé :
L’escompte est une technique financière permettant d’avoir une avance par la banque sur le montant de
la lettre de change qu’on lui remet dans le cas d’un besoin de trésorerie immédiat.
On pourra donc disposer de tout ou partie de la somme qu’on doit au client avant la date d’échéance. La
banque se remboursera à l’échéance prévue de l’effet, en encaissant la somme due par le client,
directement auprès de sa banque
Ainsi, lors de la remise à l’escompte, la banque achète l’effet et verse immédiatement les fonds au tireur.
Elle prélève cependant sa rémunération. Cette retenue est dénommée agios.
• un escompte qui est un intérêt calculé sur la valeur nominale selon un taux annuel appliqué au
nombre de jours à courir de la date de négociation à la date d'échéance (il n’est jamais soumis à
la TVA)
NOMBRE DE JOURS ALLANT DE LA DATE DE
Escompte = VN de l’effet * Taux d’escompte (en%) * L’ESCOMPTE A LA DATE DE L’ECHEANCE / 360
• diverses commissions qui rémunèrent le travail du banquier. Ces commissions sont soumises à la
TVA au taux de 18%.
La différence entre la valeur nominale de l’effet et les agios est appelée valeur nette. C’est la somme que
la banque porte sur le compte du bénéficiaire.
Pour résumer, l’entreprise ne reçoit que la valeur nette, les agios constituent donc une charge qui peut
s’analyser comme suit :
Exemple :
On reprendra le même exemple de comptabilisation chez Mohamed et Ali en considérant les
informations suivantes :
21/09/N : remise à l’escompte de la traite n° 520 par Mohamed à sa banque, BH
25/09/N : réception par Mohamed du bordereau d’escompte du BH (ou avis de crédit) : escompte
calculé au taux de 8%, commissions 118 TTC.
30/11/N : encaissement de la traite par la BH auprès de la BIAT.
05/12/N : Réception par Ali d’un avis de paiement d’effet domicilié émanant de la BIAT.
Corrigé :
Ainsi, dans un premier temps, l’entreprise endosse l’effet au profit de la banque et le remet avec un
bordereau de remise à l’escompte à la banque. Ensuite, elle reçoit le bordereau d’escompte ou l’avis de
crédit.
Remarque :
Le tiré n’est pas concerné par l’opération d’escompte. Dans sa comptabilité, l’effet à payer demeure
enregistré au crédit du compte 403 jusqu’à la date d’échéance, date à laquelle le tiré comptabilise le
paiement.
Un effet à recevoir peut être endossé au profit d'un tier créancier pour le régler de sa dette.
L'endos est effectué au dos de l'effet par la formule suivante :
Payer à l'ordre..............................
De.................................................
Tunis, le........................................
Signature
L'endos n'est pas possible lorsque l'effet porte la mention "non à ordre".
Exemple :
• Le 1er/03/N X vend des marchandises à Y pour 10 000 D payés par traite à 90 jours.
• Le 15/03/N, la traite a été endossée par X à l’ordre du fournisseur Z et ce pour l’achat de 15 000
D de marchandises. L’entreprise a réglé le reliquat en espèces.
Z X Y
Chez Z
15/03/N
Clients-effet à recevoir 10 000,000
Caisse 5 000,000
Ventes/Mises 15 000,000
Chez X
413 clients-effet à recevoir 10 000,000
707 Ventes/Mises 10 000,000
15/03/N
607 Achats/Mises 15 000,000
54 Caisse 5 000,000
413 Clients- effet à recevoir 10 000,000
Chez Y
607 Achats/Mises 15 000,000
403 Frsd'exp- Effet à payer 15 000,000
Il peut arriver qu’à la date de l’échéance, le débiteur (tiré ou souscripteur) éprouve quelques difficultés à
régler ; il y a alors incidents de paiement.
Il y a deux sortes d’incidents possibles :
• le tiré, sans prévenir, n’honore pas ses engagements à l’échéance. Il y a alors un effet impayé.
• le tiré prévoit qu’il ne sera pas en mesure de payer à l’échéance. Il peut alors demander
l’annulation de l’effet précédent et son remplacement par un nouvel effet ou le report
d’échéance. Cette situation constitue le renouvellement d’effets ou prorogation de l’échéance.
6
3-1 Les effets impayés
La comptabilité du tireur ou vendeur
• Si aucun accord n’est établit entre les 2 parties et l’effet est présenté à l’encaissement
532 Banque
651 Charges d’intérêt
627 Services bancaires et assimilés
4366 TVA déductible
5314 Effet à l’escompte
(L’effet a été présenté à l’escompte au moment de sa réception
avant l’échéance)
411 Client (VN+frais impayés TTC)
532 Banque
(Si les frais d’impayés sont à la charge du client)
411 Client
627 Services bancaires et assimilés (frais d’impayés)
4366 TVA déductible (0,18 Cion)
532 Banque
(si les frais d’impayés sont supportés par l’entreprise)
• Si l’effet a été déjà endossé par le bénéficiaire au profit d’un autre créancier ou fournisseur
Chez l’endosseur
Chez l’endossataire
411 Client
413 Client, effet à recevoir