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Ce document examine l'effet du stress salin sur certains métabolites chez deux espèces de tomates. Il décrit des expériences contrôlées réalisées sur différents génotypes soumis à divers niveaux de salinité. Les résultats montrent que la salinité affecte la production de proline, le rapport potassium/sodium, la concentration d'éthylène et d'autres métabolites de manière variable selon les génotypes et les organes.

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Ce document examine l'effet du stress salin sur certains métabolites chez deux espèces de tomates. Il décrit des expériences contrôlées réalisées sur différents génotypes soumis à divers niveaux de salinité. Les résultats montrent que la salinité affecte la production de proline, le rapport potassium/sodium, la concentration d'éthylène et d'autres métabolites de manière variable selon les génotypes et les organes.

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Effet du stress salin sur la variation de certains metabolites chez

Lycopersicon esculentum et Lycopersicon sheesmanii


La sécheresse physiologique, terme souvent attribué au stress osmotique en condition de
salinité, soumet les tissus de la plante à une certaine déshydratation. La compréhension des
processus métaboliques responsables de la tolérance à la salinité et des facteurs qui
contrôlent leur expression est fondamentale pour toute approche visant l’amélioration des
performances de la culture de la tomate en condition de salinité. Cependant, et en raison de
la complexité des réponses métaboliques à la salinité, il n’a pas été possible de distinguer
clairement entre les métabolismes qui induisent la tolérance et ceux qui en sont la
conséquence. Cet article aborde certaines caractéristiques physiologiques et biochimiques de
sensibilité à la salinité en examinant les réponses de différents génotypes de la tomate à des
niveaux croissants de salinité.
La liste des métabolites influencés par la salinité, comme il est rapporté dans la littérature,
est longue. Pour ce faire, différents génotypes de différents niveaux de tolérance à la salinité
ont été examinés en expérimentations contrôlées. Les plants ont été repiqués dans des mottes
de tourbe avant leur transplantation définitive. 21 irrigations ont été apportées à raison d’une
irrigation de 310 m3 ha–1 tous les 5–7 jours. Pour éviter un choc osmotique, les parcelles
devant recevoir le traitement de 11 DS m–1, ont reçu au préalable 2 irrigations avec l’eau du
puits. Le dispositif expérimental a été un split-plot à 4 répétitions où les niveaux de salinité
correspondent aux parcelles principales et les génotypes aux sous-parcelles.
Chaque parcelle élémentaire a été constituée de 12 plants disposés en lignes jumelées de 1,5
m espacées de 1 m. La distance entre les plants sur une même ligne était de 0,3 m. Les 12
parcelles principales ont été isolées les unes des autres par un film plastique enfoui en
profondeur.
Expérimentation 1
Les échantillons ont été prélevés sur 4 plants au hasard par parcelle élémentaire 45 jours
après le début des traitements salins.
Des échantillons de feuilles et de pétioles du même étage foliaire et des fruits du 1er bouquet
ont été prélevés sur 4 plants au hasard par parcelle élémentaire 45 jours après le début des
traitements salins. Les échantillons sont issus des 4 plantes du milieu de la parcelle
élémentaire à la fin de l’expérimentation. Ces dosages ont été effectués sur des échantillons
de folioles, de pétioles à la complète maturation et finalement sur des échantillons de racines
rincées à l’eau distillée. Ces échantillons ont été prélevés sur 3 plants par parcelle
élémentaire.
Expérimentation 2
40% de vermiculite et irrigués avec une solution nutritive complète. Les niveaux de salinité
ont été affectés aux parcelles principales et les génotypes aux sous-parcelles. La production
de l’éthylène a été évaluée sur des pétioles issus de 4 plants par parcelle élémentaire, 36
heures après l’application des traitements. Une section de 5 cm a été prélevée sur les pétioles
de la 2ème et 4ème feuille à partir de la base et mise dans des tubes à essai hermétiquement
fermés.
Effet de la salinité sur l’accumulation de la proline :
L’ANOVA a montré l’effet significatif de la salinité sur la production de la proline
indépendamment du génotype et de l’organe . Selon les génotypes et les niveaux de salinité,
les teneurs en proline étaient, en général, plus.
Evolution du rapport de sélectivité K+/Na+
Le rapport de sélectivité K+/Na+ a diminué dans les feuilles et dans les racines de tous les
génotypes suite à l’augmentation de la salinité .
F1 : Au niveau des feuilles, le caractère K+/Na+ a été plus discriminant entre les génotypes à
salinité modérée qu’à haute salinité.
F2 : Evolution du rapport K+/Na+ F) dans les feuilles et R) dans les racines de 4 génotypes
de tomate sous différents régimes de salinité. R) salinité :2**, génotype :t interaction : NS.
Effet de la salinité sur l’acide : Le stress salin a provoqué l’augmentation de la
concentration de l’acide 1-aminocyclopropane-1-carboxylique chez la tomate. Cette
concentration déterminée dans les feuilles, les pétioles et les racines de plants de tomate
exposés aux trois niveaux de salinité, a augmenté significativement avec l’augmentation des
niveaux de salinité. Par ailleurs, la concentration de l’ACC a été plus élevée dans les racines
que dans les pétioles que dans les feuilles. La différence de concentration en ACC entre les
génotypes a été aussi significative au niveau des différents organes.
Dans les fruits au stade prématurité, la concentration de l’ACC a été très faible. L’ACC n’a
pas été détecté dans le cas des variétés non stressées, et sa concentration n’a pas dépassé 2.84
nmol g–1 MF comme valeur maximale du traitement le plus stressé. Vemar a présenté la
valeur la plus faible en condition de salinité, par contre L. sheesmanii a présenté la valeur la
plus élevée. Dans les fruits en maturation, la concentration de l’ACC a augmenté
considérablement jusqu’à 10 fois celle des fruits du premier stade.

Les valeurs ont varié selon les génotypes de 7,51 à 12,14 nmol g–1 MF en condition de non-
stress et de 12,00 à 16,98 nmol g–1 MF en condition de stress. Dans les fruits mûrs, la
concentration de l’ACC a rechuté sans toutefois atteindre les valeurs des fruits prématures.
La teneur des fruits de la tomate en ACC au cours des trois stades de maturation a suivi une
évolution en cloche aussi bien en absence qu’en présence de la salinité. La non-stimulation
de la production d’éthylène dans les fruits prématurés suggère que ces fruits de tomate ne
contiennent pas ARNm préformé et codant pour l’ACC synthase à ce stade de
développement.
Effet de la salinité sur la production d’éthylène
La production d’éthylène dans les pétioles de tomate a augmenté significativement avec
l’augmentation du niveau de salinité dans l’environnement racinaire de la plante.
Ces derniers pensent que les monocotylédones et les dicotylédones peuvent avoir une
différence fondamentale vis à vis de l’éthylène surtout si l’éthylène est lié à des processus tel
que l’abscission qui est spécifique aux dicotylédones. Cette production d’éthylène a différé
aussi significativement entre les génotypes. L. sheesmanii a produit le taux d’éthylène le plus
élevé, aussi bien en condition de salinité qu’en absence de salinité.

La variété Vemar a présenté le taux d’éthylène le plus faible en condition de non-stress et a


demeuré inférieur aux taux des autres génotypes même avec l’imposition du stress salin. Une
corrélation positive a été notée entre le niveau d’éthylène et la matière sèche accumulée par
les différents génotypes. Ceci suggère l’existence de liens entre le taux de production
d’éthylène et la tolérance à la salinité chez la tomate. Les résultats montrent aussi que le taux
de production d’éthylène dépend de l’âge de la feuille où les pétioles sont prélevés.

Des résultats similaires ont été constatés par Abou Hadid et El-Beltagy qui ont rapporté que
l’éthylène est plus important chez les feuilles adultes que chez les jeunes feuilles sous stress.
CONCLUSION :
La variation interspécifique a été plus grande que la variation intraspécifique L’âge de
l’organe analysé : la production d’éthylène a été plus importante au niveau des feuilles
adultes. La teneur en ACC a été très faible ou non détectée dans les fruits au stade de
prématurité et atteint son maximum dans les fruits en cours de maturation.
Finalement, cette étude a mis en évidence l’existence d’une certaine variabilité génotypique
pour les métabolites analysés. La fluorescence de la chlorophylle sur l’orge: une possible
voie pour le criblage de variétés tolérantes à la salinité et à la sécheresse.

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