États financiers 2020 de Bank of Africa
États financiers 2020 de Bank of Africa
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BANK OF AFRICA
ETATS FINANCIERS CONSOLIDES
DE BANK OF AFRICA EN NORMES IAS/IFRS
ET NOTES ANNEXES
31 décembre 2020
BANK OF AFRICA
Adresse : 140 Avenue Hassan II, Casablanca
BP 20 039 Casa Principale
Tél : 05 22 20 04 92 / 96
Fax : 05 22 20 05 12
Capital : 2 056 066 480 dirhams
Swift : bmce ma mc
Télex : 21.931 - 24.004
Registre de Commerce : casa 27.129
CCP : Rabat 1030
CNSS : 10.2808.5
Numéro Identification Fiscale : 01085112
Patente : 35502790
Sommaire
I. BILAN CONSOLIDÉ, COMPTE DE RESULTAT CONSOLIDE, ETAT DU RESULTAT NET, VARIATION DES
CAPITAUX PROPRES ET TABLEAU DE FLUX DE TRESORERIE ET RESUME DES NORMES COMPTABLES 5
1.1. Bilan consolidé 5
1.2. Compte de résultat consolidé 6
1.3. État du résultat net et des gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres 6
1.4. Variation des capitaux propres 7
1.5. Tableaux des flux de trésorerie au 31 décembre 2020 8
1.6. Résumé des principes comptables appliqués par le Groupe 9
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Créée en 1959 et privatisée en 1995, BANK OF AFRICA est une banque universelle qui offre une palette de produits
et services diversifiés à travers un réseau national de près de 704 agences. BANK OF AFRICA, troisième banque au
Maroc en termes de parts de marché dépôts et crédits, est présente aujourd’hui dans une trentaine de pays en Afrique
subsaharienne, en Europe et en Asie.
Les activités du Groupe s’articulent principalement autour des activités de banque commerciale, des services financiers
spécialisés, des activités de gestion d’actifs et autres activités de banque d’affaires de même que sur les activités à
l’international.
Le Groupe au Maroc
- La Banque des Particuliers & Professionnels qui reunit un pool de compétences Marketing, spécialisé par marché -
particuliers, professionnels, clientèle privée, migrants.
- La Banque de l’Entreprise qui fédère les PME et les Grandes Entreprises
Il est à préciser que BANK OF AFRICA s’est engagée dans un programme de régionalisation visant le rapprochement
du centre de décision du client et l’amélioration de l’efficacité commerciale de la Banque. Ainsi, le réseau de distribution
de la Banque est désormais organisé par région, fédérant deux filières, à savoir les Particuliers/Professionnels et les
Entreprises et disposant d’une large autonomie.
- La Banque d’Affaires, BMCE Capital, est organisée en plusieurs lignes métiers intégrées, à savoir la gestion d’actifs et
de patrimoine, l’intermédiation boursière, les activités de marché ainsi que le conseil et l’ingénierie financière.
- Les Filiales Financières Spécialisées dans le but de promouvoir les synergies commerciales et fonctionnelles intra-
groupe, les produits desdites filiales ayant vocation à être, pour l’essentiel, commercialisés à travers le Réseau : le
crédit à la consommation, le leasing, la bancassurance, le factoring, la location longue durée. Une filiale en charge du
recouvrement, RM Experts, a été instituée en 2010.
La dimension internationale du Groupe trouve son origine dans la vocation historique tournée vers le commerce
extérieur. La Banque s’est très tôt ouverte sur le marché international avec une présence renforcée en Europe. En effet,
elle a été la première banque marocaine à ouvrir une Agence à Paris en 1972. Les activités européennes du Groupe sont
dirigées par BMCE Bank International Holding (B.I.H) à Londres, Paris et Madrid, constituant la plate-forme du Groupe
en Europe au service des investissements en Afrique.
En outre, la Banque dispose d’une vingtaine de bureaux de représentation dédiés notamment à l’activité des Marocains
Résidant à l’Etranger. A cet effet, la Banque a créé BMCE Euroservices, une entité en charge de cette activité en
synergie avec le Réseau Maroc et ce dans le cadre de la réorganisation de la plateforme Europe.
Le Groupe s’est également orienté vers le marché Africain dès la fin des années 80, suite à la contribution au redressement
de la Banque de Développement du Mali, la première banque du pays, détenue à hauteur de 32,4%.
Pareillement, au Congo Brazzaville, le Groupe a pris, en 2003, une participation de 37% dans LCB Bank qu’elle a
restructurée et positionnée en leader incontesté dans son secteur.
Le développement du Groupe s’est accéléré en 2008, suite à l’acquisition d’une participation de 35% dans le capital du
Groupe BANK OF AFRICA présent dans une quinzaine de pays. Cette participation est ramenée aujourd’hui à près de
72,4% du Groupe bancaire panafricain.
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AU 31 DECEMBRE 2020
Nous avons procédé à un examen limité de la situation provisoire de BANK OF AFRICA BMCE GROUP et ses filiales (Groupe BANK
OF AFRICA BMCE GROUP) comprenant l’état de la situation financière consolidé, le compte de résultat consolidé, l’état du résultat
global consolidé, le tableau des flux de trésorerie consolidé, l’état de variation des capitaux propres consolidé et une sélection de notes
explicatives au terme de l’exercice du 1er janvier au 31 décembre 2020. Cette situation provisoire fait ressortir un montant de capitaux
propres consolidés totalisant KMAD 27.980.530, dont un bénéfice net consolidé de KMAD 1.363.819. Cette situation provisoire a été
arrêtée par le Conseil d’Administration le 26 mars 2021 dans un contexte évolutif de la crise sanitaire de l’épidémie de Covid-19, sur la base
des éléments disponibles à cette date.
Nous avons effectué notre examen limité selon les normes de la profession au Maroc. Ces normes requièrent que l’examen limité soit
planifié et réalisé en vue d’obtenir une assurance modérée que la situation provisoire des états financiers consolidés ne comporte pas
d’anomalie significative. Un examen limité comporte essentiellement des entretiens avec le personnel de la société et des vérifications
analytiques appliquées aux données financières ; il fournit donc un niveau d’assurance moins élevé qu’un audit. Nous n’avons pas effectué
un audit et, en conséquence, nous n’exprimons donc pas d’opinion d’audit.
BANK OF AFRICA BMCE GROUP dispose d’un stock d’actifs immobiliers hors exploitation, acquis par voie de dations, pour un montant
total de 4,7 milliards de dirhams au 31 décembre 2020. Compte tenu des risques inhérents à ces actifs immobiliers, et notamment des
incertitudes liées à leurs valeurs de réalisation et à leurs délais d’écoulement, nous ne sommes pas en mesure de nous prononcer sur la
valeur de ces actifs au 31 décembre 2020.
Sur la base de notre examen limité, et sous réserve de l’incidence de la situation décrite ci-dessus, nous n’avons pas relevé de faits qui nous
laissent penser que les états consolidés, ci-joints, ne donnent pas une image fidèle du résultat des opérations de l’exercice écoulé ainsi que
de la situation financière et du patrimoine du Groupe BANK OF AFRICA BMCE GROUP établis au 31 décembre 2020, conformément aux
normes comptables internationales (IAS/IFRS).
Sans remettre en cause la conclusion exprimée ci-dessus, nous attirons votre attention sur la note annexe relative aux effets de la
pandémie de Covid-19 sur la situation provisoire au 31 décembre 2020.
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I. BILAN CONSOLIDE, COMPTE DE RESULTAT CONSOLIDE, ETAT DU RESULTAT NET, VARIATION DES CAPITAUX
PROPRES ET TABLEAU DE FLUX DE TRESORERIE ET RESUME DES NORMES COMPTABLES
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1.4. ÉTAT DU RESULTAT NET ET DES GAINS ET PERTES COMPTABILISES DIRECTEMENT EN CAPITAUX PROPRES
déc.-20 déc.-19
Résultat net 1 363 819 2 576 017
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres et qui seront reclassés ultérieurement
142 651 27 964
en résultat
Écarts de conversion 142 651 27 964
Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres recyclables
Ecarts de réévaluation
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres et qui ne seront pas reclassés
-81 976 68 026
ultérieurement en résultat
Écarts actuariels sur les régimes à prestations définis
Eléments évalués à la juste valeur par capitaux propres non recyclables -81 976 68 026
Quote part des gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres sur entreprises MEE
Total des gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres 60 676 95 990
Résultat net et gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres 1 424 494 2 672 007
Part du groupe 733 603 2 006 084
Part des intérêts minoritaires 690 891 665 923
(en milliers de DH)
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1.6. RÉSUMÉ DES PRINCIPES COMPTABLES APPLIQUÉS PAR LE Conversion des comptes en devises étrangères
GROUPE
Les comptes consolidés du Groupe sont établis en dirham. La
1.6.1. Normes comptables applicables : conversion des comptes des entités dont la monnaie fonctionnelle
est différente du dirham est effectuée par application de la méthode
Le Groupe a adopté les normes internationales d’information du cours de clôture. Selon cette méthode, tous les éléments d’actif
financière IFRS depuis l’arrêté des comptes consolidés au 30 juin et de passif, monétaires ou non monétaires, sont convertis au cours
2008, avec un bilan d’ouverture au 1er janvier 2007. de change en vigueur à la date de clôture de l’exercice. Les produits
et les charges sont convertis au cours moyen de la période.
Les comptes consolidés du Groupe sont établis conformément
aux normes comptables internationales (International Financial d. Regroupement d’entreprises et évaluation des écarts
Reporting Standards – IFRS), telles qu’elles ont été approuvées au d’acquisition
sein de l’IASB.
Coût d’un regroupement d’entreprise
Le Groupe n’a pas anticipé l’application des nouvelles normes,
amendements et interprétations adoptés par l’IASB lorsque Le coût d’un regroupement d’entreprises est évalué comme le total
l’application rétrospective est autorisée. des justes valeurs des actifs remis, des passifs encourus ou assumés,
et des instruments de capitaux propres émis par l’acquéreur, en
1.6.1.1. Principes de consolidation échange du contrôle de l’entreprise acquise. Les frais connexes à
l’acquisition sont comptabilisés en charges.
a. Périmètre de consolidation
Affectation du coût de regroupement d’entreprises aux actifs
Le périmètre de consolidation intègre toutes les entités étrangères acquis et aux passifs et passifs éventuels assumés
et nationales, dont le groupe détient des participations directes ou
indirectes. Le Groupe affecte, à la date d’acquisition, le coût d’un regroupement
d’entreprises en comptabilisant les actifs, les passifs et les passifs
Le Groupe intègre dans son périmètre de consolidation les entités, éventuels identifiables de l’entreprise acquise qui satisfont aux
quelles que soient leurs activités, dont il détient au moins 20% de critères de comptabilisation à leur juste valeur respective à cette
ses droits de vote existants et potentiels. date.
Par ailleurs, il intègre les entités dont les montants consolidés Toute différence positive entre le coût du regroupement d’entreprises
remplissent une des conditions suivantes : et la part d’intérêt du Groupe dans la juste valeur nette des actifs,
passifs et passifs éventuels identifiables est constatée au niveau de
Le total du bilan de la filiale est supérieur à 0.5% du total du bilan l’écart d’acquisition.
de l’entité mère ;
Ecart d’acquisition
La situation nette de la filiale est supérieure à 0.5% de la situation
nette de l’entité mère ; A la date d’acquisition, l’écart d’acquisition est comptabilisé à l’actif.
Il est initialement évalué à son coût, c’est-à-dire l’excédent du coût
Les produits bancaires de la filiale sont supérieurs à 0.5% des du regroupement d’entreprises sur la part d’intérêt du Groupe
produits bancaires de l’entité mère. dans la juste valeur nette des actifs, passifs et passifs éventuels
identifiables.
Seuils « cumulatifs » qui permettent de s’assurer que le total
combiné des entités exclues de la consolidation ne dépasse pas 5% Le Groupe pratique, à partir de 2012, la méthode du « Goodwill
de l’agrégat en consolidé. complet » pour les nouvelles acquisitions. Cette méthode consiste à
déterminer l’écart d’acquisition sur la base de l’excédent du prix du
b. Les méthodes de consolidation
regroupement d’entreprises et du montant des intérêts minoritaires
sur la juste valeur des actifs, passifs et passifs éventuels
Le niveau d’intégration (intégration globale ou mise en équivalence)
indentifiables.
varie respectivement selon que le groupe exerce un contrôle
exclusif, conjoint ou une influence notable.
Il est à noter que le Groupe n’a pas retraité les regroupements
d’entreprises intervenus antérieurement au 01/01/2008, date de la
Au 31 Décembre 2020, aucune filiale du Groupe n’est contrôlée de
première transition, selon la norme IFRS 3 et ce en application de
manière conjointe.
l’exemption offerte par l’IFRS 1.
c. Les règles de consolidation
Evaluation de l’écart d’acquisition
Les États financiers consolidés sont établis en utilisant des
Après sa comptabilisation initiale, l’écart d’acquisition est évalué à
méthodes comptables uniformes pour des transactions et autres
son coût diminué du cumul des pertes de valeur.
événements semblables dans des circonstances similaires.
Conformément aux dispositions de la norme IAS 36, des tests de
Élimination des opérations réciproques
dépréciation doivent être réalisés lorsqu’apparait un risque de
Les soldes réciproques résultant d’opérations réalisées entre dépréciation durable, et en tout état de cause une fois par an, pour
sociétés consolidées du Groupe ainsi que les opérations elles- vérifier que les écarts d’acquisition constatés pour chaque UGT
mêmes, y compris les produits, les charges et les dividendes, sont n’ont pas lieu d’être dépréciés.
éliminés. Les profits et les pertes réalisés du fait de cessions d’actifs
Au 31 décembre 2020, le groupe a effectué des tests de dépréciation
à l’intérieur du Groupe sont éliminés, sauf dans l’hypothèse où
pour s’assurer que la valeur comptable des unités génératrices de
l’actif cédé est considéré comme durablement déprécié.
trésorerie est toujours inférieure à la valeur recouvrable.
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Si la valeur recouvrable de la filiale est supérieure à celle comptable, La classification d’un actif financier dans chaque catégorie est
alors il n’y a pas lieu de constater d’impairment ; fonction :
Dans le cas contraire, la différence est constatée en charge des modalités de gestion (« business model ») définies par
d’impairment. Elle sera en priorité allouée à l’écart d’acquisition, l’entreprise
puis aux autres actifs sur la base d’un prorata.
et des caractéristiques de ses flux de trésorerie contractuels (critère
La banque a utilisé différentes méthodes pour la valorisation de du « solely payments of principal and interest », ou « SPPI »).
la valeur d’utilité des UGT, selon les critères de chaque filiale. Ces
méthodes se sont basées sur des hypothèses et estimations : Les modalités de gestion sont relatives à la manière dont la société
gère ses actifs financiers afin de générer des flux de trésorerie et
L’approche par les revenus, communément appelée « Discounted Dividend de créer de la valeur. Le modèle de gestion est spécifié pour un
Model », qui est une méthode classique dans le secteur bancaire. La mise portefeuille d’actifs et ne constitue pas une intention au cas par
en œuvre de cette méthode repose sur le business plan de la filiale et cas pour un actif financier isolé.
valorise ainsi cette dernière par le biais de la valeur actuelle des flux de
dividendes futurs. Ces flux seront actualisés au coût des fonds propres. La norme IFRS 9 distingue trois modèles de gestion :
La méthode des « Discounted Cash flows » est une méthode La collecte des flux de trésorerie contractuels, soit le modèle de
traditionnelle pour l’évaluation des firmes dans le secteur des gestion « Collecte » ;
services. Elle se base sur l’actualisation des flux de trésorerie
disponibles au coût moyen pondéré du capital. La collecte des flux contractuels et la vente des actifs, soit le
modèle de gestion « Collecte et Vente » ;
Acquisitions successives
Les autres intentions de gestion, soit le modèle de gestion « Autre
Conformément aux dispositions de la norme IFRS 3 Révisée, le / Vente ».
Groupe ne calcule pas un écart d’acquisition complémentaire sur
les acquisitions successives après la prise de contrôle initiale. Le second critère (critère « SPPI ») s’analyse au niveau du contrat.
Le test est satisfait lorsque le financement donne droit seulement
En particulier, en cas d’augmentation du pourcentage d’intérêt au remboursement du principal et lorsque le versement des intérêts
dans une entité déjà consolidée par intégration globale, l’écart entre perçus reflète la valeur temps de l’argent, le risque de crédit associé
le coût d’acquisition de la quote-part supplémentaire d’intérêts à l’instrument, les autres coûts et risques d’un contrat de prêt
et la quote-part acquise de l’actif net de l’entité à cette date est classique ainsi qu’une marge raisonnable, que le taux d’intérêt soit
enregistré dans les réserves consolidées part du groupe. fixe ou variable.
1.6.1.2. Actifs et passifs financiers Les critères de classement et d’évaluation des actifs financiers
dépendent de la nature de l’actif financier, selon qu’il est qualifié:
a. Prêts et créances
d’instruments de dette (i.e. prêts et titres à revenu fixes ou
La catégorie « Prêts et créances » inclut les crédits consentis par déterminables) ; ou
le Groupe.
d’instruments de capitaux propres (i.e. actions).
Les prêts et créances sont comptabilisés initialement à leur
juste valeur, qui est, en règle générale, le montant net décaissé à Le classement d’un instrument de dette dans l’une des catégories
l’origine, et comprend les coûts d’origine directement imputables à d’actifs financiers est fonction du modèle de gestion qui lui est
l’opération ainsi que certaines commissions perçues (commissions appliqué par l’entreprise et des caractéristiques des flux de trésorerie
de participation et d’engagement, frais de dossier), analysées contractuels de l’instrument (critère SPPI). Les instruments de dette
comme un ajustement du rendement effectif du prêt. qui répondent au critère SPPI et au modèle de gestion « Collecte »
sont classés au coût amorti. Si le critère SPPI est vérifié mais le
Les prêts et créances sont évalués ultérieurement au coût amorti, modèle de gestion est la collecte et la vente, l’instrument de dette
et les intérêts, ainsi que les coûts de transaction et commissions est classé en juste valeur par capitaux propres (avec recyclage). Si
inclus dans la valeur initiale des crédits concourent à la formation le critère SPPI n’est pas vérifié et si le modèle de gestion est autre,
du résultat de ces opérations sur la durée du crédit calculé selon la l’instrument de dette est classé en juste valeur par résultat.
méthode du taux d’intérêt effectif.
Selon la norme IFRS 9, les instruments de capitaux propres détenus
b. Titres (actions) sont :
La norme IFRS 9 remplace les modèles de classification et sauf ceux qui ne sont pas détenus à des fins de transaction
d’évaluation des actifs financiers prévus par la norme IAS 39 par un pour lesquels la norme permet de faire le choix irrévocable, lors
modèle comprenant uniquement 3 catégories comptables : de la comptabilisation initiale de chaque actif financier, de le
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comptabiliser en juste valeur en contrepartie des autres éléments du Les opérations de cession temporaire de titres (qu’elles soient
résultat global (juste valeur par OCI), sans possibilité de recyclage comptabilisées en prêts et créances ou en dettes) ainsi que les
par résultat. Les actifs classés dans cette catégorie ne feront pas ventes de titres empruntés sont comptabilisées initialement en
l’objet de dépréciation. En cas de cession, ces variations ne sont date de règlement livraison.
pas recyclées en résultat, le résultat de cession est comptabilisé en
capitaux propres. Seuls les dividendes sont reconnus en résultat. Ces opérations sont maintenues au bilan jusqu’à l’extinction des
droits du Groupe à recevoir les flux qui leur sont attachés ou jusqu’à
La norme IFRS 9 prévoit des modèles de classification et d’évaluation ce que le Groupe ait transféré substantiellement tous les risques et
des passifs financiers selon 3 catégories comptables : avantages qui leur sont liés.
passif financier à la juste valeur par résultat ; Actifs et passifs monétaires libellés en devises
passif financier à la juste valeur par résultat sur option. Les actifs et passifs monétaires libellés en devises sont convertis
dans la monnaie fonctionnelle de l’entité concernée du Groupe
A la date de comptabilisation initiale, un passif financier peut être au cours de clôture. Les écarts de change sont comptabilisés
désigné, sur option irrévocable, à la juste valeur par résultat: en résultat, à l’exception des écarts de change relatifs à des
instruments financiers désignés comme instruments de couverture
dans certaines conditions lorsque le passif contient des dérivés de résultats futurs ou de couverture d’investissement net en
incorporés ; ou devises qui sont, dans ce cas, comptabilisés en capitaux propres.
si cela conduit à une information plus pertinente du fait de d. Dépréciation et restructuration des actifs financiers
l’élimination ou la réduction significative d’une distorsion de
traitement comptable (« mismatch ») ; ou La norme IFRS 9 introduit un nouveau modèle de reconnaissance
de dépréciation des actifs financiers basé sur les pertes de crédit
si le passif est géré avec d’autres instruments financiers qui sont attendues.
évalués et gérés à la juste valeur conformément à une politique
d’investissement ou de gestion des risques et que l’information Le portefeuille est segmenté en trois Buckets en utilisant la notion
est communiquée sur cette base aux principaux dirigeants au sens de dégradation significative depuis l’origine :
d’IAS 24.
« Bucket 1 » est constitué de l’ensemble des actifs financiers sains
Par ailleurs, pour ces passifs, la norme permet la comptabilisation qui ne sont pas dégradés significativement depuis l’origine et pour
de la variation de juste valeur attribuable à la variation du risque lesquels il sera calculé une perte de crédit attendue à horizon 1 an.
de crédit propre en autres éléments du résultat global. Toutefois,
ce traitement comptable n’est possible que dans la mesure où il « Bucket 2 » regroupe les actifs pour lesquels le risque de crédit
ne contribue pas à créer ou aggraver un « mismatch » comptable. a augmenté de manière significative depuis l’origine. Une perte de
crédit attendue doit alors être calculée sur la durée de vie restante
Les dividendes perçus sur les titres à revenu variable sont présentés à courir ou maturité résiduelle.
dans l’agrégat «Rémunérations des instruments de capitaux
propres comptabilisés en CP non recyclables» lorsque le droit du « Bucket 3 » correspond à l’ensemble des actifs en défaut ou
Groupe à les recevoir est établi. ceux dont la qualité du crédit sera détériorée au point que la
recouvrabilité du principal est menacée. Le bucket 3 correspond
Acquisitions et cessions temporaires au périmètre de la provision individuelle sous IAS 39. L’entité
comptabilise une perte de crédit avérée à maturité. Par la suite, si
Opérations de pension les conditions de classement des instruments financiers en bucket
3 ne sont plus respectées, ces instruments sont reclassés en bucket
Les titres faisant l’objet d’une mise en pension restent comptabilisés 2 puis en bucket 1 en fonction de l’amélioration ultérieure de la
au bilan du Groupe dans leur poste d’origine. qualité de risque de crédit.
L’obligation de restituer les sommes encaissées est inscrite en La définition du défaut est alignée avec celle du défaut tel que défini
Dettes au passif du Bilan. dans la circulaire 19G, avec une présomption réfutable que l’entrée
en défaut se fait au plus tard au-delà de 90 jours d’impayés.
Les titres acquis temporairement dans le cas d’une prise en pension
ne sont pas comptabilisés au bilan du Groupe. Le droit à restitution La définition du défaut est utilisée de manière homogène pour
des sommes délivrées par le Groupe est inscrit à l’actif du bilan en l’évaluation de l’augmentation du risque de crédit et la mesure des
« prêts et créances ». pertes de crédit attendues.
Opérations de prêts et emprunts de titres Le suivi de la dégradation du risque s’appuie sur les dispositifs de
suivi des risques internes qui inclue notamment les dispositifs de
Les opérations de prêts de titres ne donnent pas lieu à la
suivi des créances sensibles et les impayés.
décomptabilisation des titres prêtés et les opérations d’emprunts de
titres donnent lieu à la comptabilisation au bilan des titres empruntés en L’augmentation significative du risque de crédit peut s’apprécier
contrepartie d’une dette au passif. sur une base individuelle ou sur une base collective (en regroupant
les instruments financiers en fonction de caractéristiques de risque
Date de comptabilisation des opérations sur titres
de crédit communes) en tenant compte de toutes les informations
raisonnables et justifiables et en comparant le risque de défaillance sur
Les titres en valeur de marché par résultat ou classés en actifs
l’instrument financier à la date de clôture avec le risque de défaillance
financiers détenus jusqu’à l’échéance ou en actifs financiers
sur l’instrument financier à la date de la comptabilisation initiale.
disponibles à la vente sont comptabilisés en date de négociation.
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L’évaluation de l’augmentation significative du risque de crédit pertes attendues en vertu des principes de la norme IFRS9 est
est faite au niveau de chaque instrument en s’appuyant sur des calculée pour chaque classe homogène de risque.
indicateurs et des seuils qui varient selon la nature de l’exposition
et le type de contrepartie. Pour les actifs financiers qui sont dans le « Bucket 1 » (i.e. sains
non sensibles), une PD à 12 mois est calculée soit la probabilité de
Un actif financier est également considéré comme ayant subi défaut pouvant survenir dans les 12 mois suivant la date d’arrêté.
une dégradation significative du risque de crédit lorsque l’un ou
plusieurs des critères ci-après sont remplis : Pour les actifs financiers du « Bucket 2 » (i.e. sains sensibles), une
PD à maturité est calculée et, par définition, les actifs financiers du
• Actif financier sous surveillance (« Watchlist ») « Bucket 3 » (i.e. défauts) ont une PD de 1.
• Restructuration pour difficultés de paiement sans pour autant Afin de calculer la PD à un an pour un dossier donné, Bank Of Africa
être en défaut a réparti les dossiers des portefeuilles en classes homogènes de
risque qui sont segmentés sur la base de notes externes ou sur la
• Existence d’impayés, base de classes d’impayés.
• Changements significatifs défavorables des conditions La PD à maturité est calculé en appliquant des matrices de
économiques, commerciales ou financières dans lesquelles opère transition à la PD à un an, telle que cette PD résulte des systèmes
l’emprunteur, de notation externes ou des classes d’impayés. Les matrices de
transition sont déterminées en modélisant comment le défaut se
• Risques identifiés de difficultés financières, etc. développe entre la date de comptabilisation initiale et la maturité
des contrats, et ce pour chaque portefeuille. Les matrices de
Afin de suppléer le fait que certains facteurs ou indicateurs de transition sont élaborées sur la base des observations statistiques.
dégradation significative ne soient pas identifiables au niveau d’un
instrument financier pris isolément, la norme autorise l’appréciation Pertes en cas de défaut (LGD)
de la dégradation significative pour des portefeuilles, des groupes
de portefeuilles ou des portions de portefeuille d’instruments La perte en cas de défaut (LGD) représente la perte attendue au
financiers. titre de l’exposition qui serait en défaut. La perte en cas de défaut
s’exprime en pourcentage de l’EAD et se calcule à partir des taux
La constitution des portefeuilles pour une appréciation de la de récupérations globales (TRG). L’évaluation des TRG se fait
dégradation sur base collective peut résulter de caractéristiques par classe homogène de risque et par garantie, en se basant sur
communes telles que : l’historique de récupération.
le type d’instrument ; Pour les gros dossiers en difficultés, lorsque la modélisation sur
base statistique n’est pas possible (nombre d’observations réduits,
la note de risque de crédit ; caractéristiques particulières etc..), les flux de trésorerie futurs de
récupération sont estimés par la filiale de recouvrement du Groupe
le type de garantie ;
et la LGD correspond à la différence entre les flux de trésorerie
contractuels et les flux attendus (incluant le principal et les intérêts)
la date de comptabilisation initiale ;
estimés.
la durée à courir jusqu’à l’échéance ;
Exposition en cas de défaut (EAD : Exposure at default)
le secteur d’activité ;
Elle est basée sur le montant auquel le Groupe s’attend à être
l’emplacement géographique de l’emprunteur ; exposé effectivement au moment du défaut, soit sur les 12
prochains mois, soit sur la maturité résiduelle. Elle est basée sur
la valeur du bien affecté en garantie par rapport à l’actif financier, si le montant auquel le Groupe s’attend à être exposé effectivement
cela a une incidence sur la probabilité de défaillance (par exemple, au moment du défaut, soit sur les 12 prochains mois, soit sur la
dans le cas des prêts garantis uniquement par sûreté réelle dans maturité résiduelle.
certains pays, ou sur la quotité de financement) ;
Pour définir ces paramètres, le groupe s’appuie sur les concepts
le circuit de distribution, l’objet du financement, … et les dispositifs existants. Les pertes de crédit attendues des
instruments financiers sont évaluées comme le produit de ces trois
Les pertes attendues sont définies comme étant une estimation paramètres.
des pertes de crédit pondérées par la probabilité d’occurrence de
ces pertes au cours de la durée de vie attendue des instruments Les paramètres IFRS 9 doivent tenir compte de la conjoncture
financiers. Elles sont calculées de manière individuelle, pour chaque économique anticipée sur l’horizon de projection (forward-looking).
exposition.
L’ajustement des paramètres à la conjoncture économique a été
Le calcul des dépréciations s’appuie sur trois paramètres effectué sur la base des études macro-économiques fournies par
principaux : les experts sectoriels internes. Ces études ont permis d’impacter
à dires d’experts les PD (à la hausse ou à la baisse en fonction des
Probabilités de défaut (PD) : perspectives) sur un horizon de trois ans. La prise en compte d’autres
indicateurs macro-économiques est en cours de mise en œuvre.
La probabilité de Défaut (PD) représente la probabilité qu’un
emprunteur soit en défaut sur ses engagements financiers pendant La définition de ces scénarios suit la même organisation et
les 12 prochains mois ou sur la maturité résiduelle du contrat (PD gouvernance que celle définie pour le processus budgétaire, avec
à maturité). La PD est la probabilité que les emprunteurs fassent une revue annuelle sur la base de propositions de la recherche
défaut à un horizon donné t. La PD utilisée pour l’estimation des économique et une validation par le Comité de Direction Générale.
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Pour les titres (qui sont en grande majorité des titres souverains), le Il s’agit pour le Groupe des certificats de dépôts émis par les
calcul de la dépréciation est déterminé selon les principes suivants : banques du Groupe notamment BANK OF AFRICA SA, BOA
Group ainsi que les bons de sociétés de financement émis par
Lors de l’acquisition des titres : l’ensemble des titres sont MAGHREBAIL et SALAFIN.
considérés comme faisant partie du Bucket 1 quel que soit le rating
de l’émetteur, f. Actions propres
Lors des évaluations ultérieures : Le terme « actions propres » désigne les actions de la société mère
BANK OF AFRICA SA et de ses filiales consolidées par intégration
En cas de dégradation de la note de l’émetteur, le titre passe au globale.
bucket 2
Les actions propres détenues par le Groupe sont portées en
Sur la base des pertes de crédit avérées à maturité si la contrepartie déduction des capitaux propres consolidés quel que soit l’objectif
est en défaut – Bucket 3. de leur détention et les résultats afférents sont éliminés du compte
de résultat consolidé.
Renégociations de prêts dans les comptes des prêteurs
(« forbearance ») Au 31 Décembre 2020, le Groupe ne détient pas d’actions propres.
La Banque respecte les exigences des normes IFRS en matière g. Instruments dérivés
de traitement des « forbearance » et notamment pour les crédits
restructurés. Les flux futurs sont actualisés au Taux d’Intérêt Tous les instruments dérivés sont comptabilisés au bilan en date de
Effectif d’origine et la différence entre ce montant et la valeur négociation pour leur prix de transaction. En date d’arrêté, ils sont
comptable est enregistrée immédiatement en coût du risque. Cette réévalués à leur valeur de marché.
décote est réintégrée sur la durée de vie du crédit dans la marge
d’intérêt.
Restructuration des actifs classés dans la catégorie Ces dérivés sont comptabilisés au bilan dans le poste « Actifs et
« Prêts et créances » passifs financiers à la valeur de marché par résultat ». Ils sont
comptabilisés en actifs financiers lorsque la valeur de marché est
Une restructuration pour cause de difficultés financières de positive, en passifs financiers lorsqu’elle est négative.
l’emprunteur d’un actif classé dans la catégorie « Prêts et créances
» se définit comme une modification des termes et conditions Les gains et pertes réalisés et latents sont comptabilisés au compte
de la transaction initiale que le Groupe n’envisage que pour des de résultat en « Gains et pertes nets sur instruments financiers à la
raisons économiques ou juridiques liées aux difficultés financières valeur de marché par résultat».
de l’emprunteur, et telle qu’il en résulte une moindre obligation du
client, mesurée en valeur actuelle, à l’égard du Groupe par rapport h. Evaluation de la « juste valeur » Risque de crédit propre « DVA »
aux termes et conditions de la transaction avant restructuration. / Risque de contrepartie « CVA ».
Au moment de la restructuration, l’actif restructuré fait l’objet d’une La valeur des produits dérivés n’étant pas significative à ce jour,
décote pour amener sa valeur comptable au montant actualisé au la banque continuerait à surveiller le seuil de signification de
taux d’intérêt effectif d’origine de l’actif des nouveaux flux futurs cette rubrique pour prendre en compte les ajustements de la juste
attendus. valeur liés au calcul du Risque de crédit propre « DVA » / Risque de
contrepartie « CVA ».
La modification à la baisse de valeur de l’actif est enregistrée dans
le compte de résultat, dans la rubrique « Coût du risque ». i. Détermination de la juste valeur des instruments financiers
Pour chaque dossier, la décote à la date de renégociation a été La juste valeur est le montant pour lequel un actif pourrait être échangé
recalculée sur la base des échéanciers d’origine et des conditions ou un passif éteint, entre parties bien informées, consentantes et
de renégociation. agissant dans des conditions de concurrence normale.
La décote est calculée comme la différence entre : Sont évalués à la juste valeur les actifs financiers des catégories
« actifs financiers à la juste valeur par résultat » et « Actifs
La somme, à la date, de renégociation des flux contractuels initiaux financiers à la juste valeur par capitaux propres »
actualisés au taux d’intérêt effectif.
La juste valeur retenue dans un premier temps correspond au prix
La somme, à la date, de renégociation des flux contractuels coté lorsque l’instrument financier est coté sur un marché actif.
renégociés actualisés au taux d’intérêt effectif La décote nette
d’amortissement est comptabilisée en diminution de l’encours En l’absence d’un marché actif, la juste valeur est déterminée à
du crédit en contrepartie du résultat, les amortissements seront l’aide des techniques d’évaluation (modèles internes d’évaluation
ensuite comptabilisés en produits en PNB. présentés dans la note 4.15 sur la juste valeur).
e. Dettes émises représentées par un titre Celles-ci, intègrent, en fonction de l’instrument financier, l’utilisation
de données issues de transactions récentes effectuées dans des
Les instruments financiers émis par le Groupe sont qualifiés d’instruments conditions de concurrence normale, de juste valeur d’instruments
de dettes s’il existe une obligation contractuelle pour la société du substantiellement similaires, de modèles d’actualisation des flux ou
Groupe émettrice de ces instruments de délivrer du numéraire ou un actif de valeur comptables réévaluées.
financier au détenteur des titres. Il en est de même dans les cas où le
Groupe peut être contraint à échanger des actifs ou des passifs financiers Le caractère actif d’un marché s’apprécie par la disponibilité régulière
avec une autre entité à des conditions potentiellement défavorables, ou des cours des instruments financiers et l’existence de transactions
de livrer un nombre variable de ses propres actions. réelles intervenant dans des conditions de concurrence normale.
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L’appréciation du caractère inactif d’un marché s’appuie sur des Matrice de décomposition retenue par BANK OF AFRICA
indicateurs tels que la baisse significative du volume des transactions
et du niveau d’activité sur le marché, de la forte dispersion des prix
Immeubles
disponibles entre les différents intervenants de marché ou l’ancienneté Immeubles :
autres que
des prix provenant de transactions observées. Sièges
sièges
j. Revenus et charges relatifs aux actifs et passifs financiers Durée QP Durée QP
La méthode du taux d’intérêt effectif est utilisée pour la Structure, gros œuvres 80 55% 80 65%
comptabilisation des revenus et charges relatifs aux instruments
financiers évalués au coût amorti. Façade 30 15%
La rubrique Coût du risque comprend les dotations nettes des b. Immeubles de placement
reprises aux dépréciations et provisions pour risque de crédit,
les pertes sur créances irrécouvrables et les récupérations sur La norme IAS 40 définit un immeuble de placement comme étant
créances amorties ainsi que des dotations et reprises de provisions un bien immobilier détenu pour retirer des loyers et/ou valoriser
pour autres risques notamment les risques opérationnels. le capital. Un immeuble de placement génère donc des flux de
trésorerie largement indépendants des autres actifs de l’entreprise
i. Compensation des actifs et passifs financiers contrairement aux biens immobiliers dont l’objet principal est la
production ou la fourniture de biens ou de services.
Un actif financier et un passif financier sont compensés et un solde
net est présenté au bilan si et seulement si le Groupe a un droit Le Groupe qualifie en immeuble de placement, toute immobilisation
juridiquement exécutoire de compenser les montants comptabilisés classée socialement en hors exploitation.
et s’il a l’intention soit de régler le montant net soit de réaliser l’actif
et de régler le passif simultanément. Le Groupe a opté pour la méthode du coût pour la valorisation
de ses immeubles de placement. Le traitement en matière de
1.6.1.3. Immobilisations valorisation est identique à celui retenu pour la valorisation des
immeubles d’exploitation.
a. Immobilisations Corporelles:
Conformément aux exigences du paragraphe 79.e) de la norme
Le Groupe a opté pour la méthode du coût pour l’évaluation des IAS40, le Groupe procède à la valorisation de ses immeubles de
immobilisations. placement dont le coût d’acquisition est jugé substantiellement
significatif à l’occasion de chaque arrêté par le biais de cabinets
Il est à signaler, qu’en application de l’option accordée par IFRS 1, le externes (4.15 sur la juste valeur).
Groupe a choisi d’évaluer certaines immobilisations corporelles à la
date de transition à leur juste valeur et utiliser cette juste valeur en c. Immobilisations incorporelles
tant que coût présumé à cette date.
L’évaluation initiale d’une immobilisation incorporelle se fait au
Le coût d’entrée des immobilisations intègre les frais d’emprunt coût qui est égal au montant de trésorerie ou d’équivalent de
supportés à l’occasion en respect de la norme IAS 23. trésorerie payé ou à la juste valeur de toute autre contrepartie
donnée pour acquérir un actif au moment de son acquisition ou de
Dès qu’elles sont aptes à être utilisées, les immobilisations sa construction.
corporelles sont amorties sur leur durée d’utilité.
L’évaluation postérieure se fait au coût amorti, l’immobilisation
Compte tenu de la nature des immobilisations du Groupe, le est alors comptabilisée à son coût diminué du cumul des
Groupe n’a retenu aucune valeur résiduelle sauf pour le matériel de amortissements et des pertes de valeur.
transport détenu par la filiale LOCASOM.
Le mode d’amortissement retenu traduit le rythme de
En effet, les autres actifs du Groupe ne font pas l’objet d’un marché consommation des avantages économiques futurs.
suffisamment actif ou d’une politique de renouvellement sur une
durée pratique nettement inférieure à la durée d’utilisation possible Les pertes de valeurs sont constatées dès lors que des indices de
pour qu’une valeur résiduelle puisse être retenue. perte de valeur (internes ou externes) sont présents. Les indices de
perte de valeur sont appréciés à chaque clôture.
Cette valeur résiduelle vient en déduction de la base amortissable.
Compte tenu de la nature des immobilisations incorporelles détenues,
Compte tenu de l’activité du Groupe, l’approche par composants a le groupe considère que la notion de valeur résiduelle n’est pas
été appliquée essentiellement pour les immeubles. L’option retenue pertinente pour les immobilisations incorporelles. En conséquence
par le Groupe est la reconstitution du coût historique amorti par aucune valeur résiduelle n’est retenue.
composants en appliquant une matrice de décomposition en
fonction des caractéristiques propres aux constructions du Groupe.
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1.6.1.4. Contrats de location immobilisations détenues pour compte propre, après avoir déduit
de son prix d’acquisition l’estimation de sa valeur résiduelle. La
Les différentes sociétés du Groupe peuvent être le preneur ou le durée d’utilisation retenue est la durée de vie utile de l’actif. La
bailleur de contrats de location. dette financière est comptabilisée au coût amorti.
Les contrats de location consentis par le Groupe sont analysés Contrats de location simple
en contrats de location-financement (crédit-bail et autres) ou en
contrats de location simple. La norme IFRS 16 « Contrat de Location » remplace la norme IAS 17
à compter du 1er janvier 2019. Elle modifie la comptabilisation des
a. La société du Groupe est le bailleur du contrat de location contrats de location.
Contrats de location-financement Pour tout contrat de location, le preneur devra reconnaître à son
bilan un actif représentatif du droit d’utilisation du bien loué et une
Dans un contrat de location-financement, le bailleur transfère au dette représentative de l’obligation de paiement des loyers. Dans
preneur l’essentiel des risques et avantages de l’actif. Il s’analyse le compte de résultat, la charge d’amortissement de l’actif sera
comme un financement accordé au preneur pour l’achat d’un bien. présentée ainsi que la charge d’intérêt sur la dette. Ce traitement,
actuellement appliqué aux contrats de location-financement, sera
La valeur actuelle des paiements dus au titre du contrat, augmentée ainsi étendu aux contrats de location simple.
le cas échéant de la valeur résiduelle, est enregistrée comme une
créance. Options retenues
Le revenu net de l’opération pour le bailleur ou le loueur correspond Le Groupe a choisi comme méthode de transition l’approche
au montant d’intérêts du prêt et est enregistré au compte de rétrospective modifiée pour laquelle la dette locative correspond
résultat sous la rubrique « Intérêts et produits assimilés ». Les au montant actualisé des loyers restant à la date de première
loyers perçus sont répartis sur la durée du contrat de location- application (01/01/2019) avec un droit d’utilisation reconnu à l’actif
financement en les imputant en amortissement du capital et en d’un montant équivalent à cette même date. En conséquence, le
intérêts de façon à ce que le revenu net représente un taux de Groupe n’enregistre pas d’impacts capitaux propres au titre de la
rentabilité constant sur l’encours résiduel. Le taux d’intérêt utilisé première application d’IFRS 16.
est le taux d’intérêt implicite du contrat.
Pour identifier les contrats de location qui entrent dans le périmètre
Les dépréciations constatées sur ces prêts et créances, qu’il de la norme, voici les critères retenus :
s’agisse de dépréciations individuelles ou de dépréciations de
portefeuille, suivent les mêmes règles que celles décrites pour les Existe-t-il un actif identifié?
Explicitement ou implicitement spécifié, physiquement
prêts et créances. distinct, sans droit de substitution pour le bailleur Non
Oui
Contrats de location simple Le contrat
Le client obtient-il la quasi-totalité des avantages ne contient
économiques liés à l’utilisation de l’actif pendant la pas de
Non
Est un contrat de location simple, un contrat par lequel l’essentiel durée de location?
contrat de
Le client contrôle
des risques et avantages de l’actif mis en location n’est pas l’utilisation de l’actif ? Oui
location
transféré au preneur.
Le client a-t-il le droit de diriger l’utilisation de
l’actif? Non
Le bien est comptabilisé à l’actif du bailleur en immobilisations et
Oui
amorti linéairement sur la période de location. L’amortissement
du bien s’effectue hors valeur résiduelle tandis que les loyers sont Le contrat est ou contient un contrat de
location
comptabilisés en résultat pour leur totalité de manière linéaire sur
la durée du contrat de location.
Le Groupe a utilisé les deux mesures de simplification proposées
Ces loyers et ces dotations aux amortissements sont enregistrés par la norme IFRS 16 portant sur les contrats à court terme (durée
au compte de résultat sur les lignes « Produits des autres activités de 12 mois ou moins) et sur les contrats à actifs sous-jacents de
» et« Charges des autres activités ». faible valeur, dont la valeur est inférieure ou égale au seuil proposé
par l’IASB, à savoir 5000 USD.
b. La société du Groupe est le preneur du contrat de location
La durée retenue :
Les contrats de location conclus par le Groupe sont analysés en
contrats de location-financement (crédit-bail et autres) ou en La durée pendant laquelle le Groupe a généralement utilisé des
contrats de location simple. types particuliers de biens (loués ou détenus en propre) auparavant
et les raisons économiques sous-jacentes ont été utilisées pour
Contrats de location financement déterminer si le Groupe a la certitude raisonnable d’exercer une
option ou de ne pas l’exercer.
Un contrat de location-financement est considéré comme un
bien acquis par le preneur et financé par emprunt. L’actif loué est Ainsi, les durées appliquées dépendent des types de biens :
comptabilisé pour sa valeur de marché à l’actif du bilan du preneur
ou si celle-ci est inférieure, pour la valeur actualisée des paiements Pour les baux commerciaux, une durée de 9 ans en moyenne a été
minimaux au titre du contrat de location déterminée au taux retenue ;
d’intérêt implicite du contrat.
Pour les baux à usage d’habitation, une durée de 3 ans ;
En contrepartie, une dette financière d’un montant égal à la
valeur de marché de l’immobilisation ou à la valeur actualisée Pour les véhicules en LLD, la durée retenue est celle du contrat.
des paiements minimaux est constatée au passif du preneur. Le
bien est amorti selon la même méthode que celle applicable aux
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Le taux utilisé pour l’actualisation de ces paiements est le taux L’évaluation de l’engagement est réalisée en suivant la méthode des
d’endettement marginal qui correspond au taux de refinancement unités de crédit projetées « projected unit credit » préconisée par la
sur le marché financier sur des durées équivalentes à celles des norme IAS 19. Le calcul se fait individu par individu. L’engagement de
dettes locatives. la société est constitué de la somme des engagements individuels.
1.6.1.5. Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités Selon cette méthode, la valeur actuarielle des prestations futures
abandonnées est déterminée en calculant le montant des prestations dues à
la date du départ à la retraite en tenant compte d’une projection
Un actif est classé comme détenu en vue de la vente si sa valeur des salaires et de l’ancienneté à cette date, en prenant en compte
comptable est recouvrée principalement par le biais d’une les facteurs d’actualisation et de la probabilité de présence et de
transaction de vente que par l’utilisation continue. survie jusqu’à la date de départ à la retraite.
Le Groupe ne dispose pas au 31 Décembre 2020 d’actifs détenus en L’engagement représente la valeur actuarielle des prestations
vue de la vente ou des activités abandonnées. futures qui est considérée comme relative aux services passés
dans l’entreprise avant la date d’évaluation. Cet engagement est
1.6.2. Avantages au personnel déterminé en appliquant à la valeur actuarielle des prestations
futures le ratio de l’ancienneté à la date d’évaluation sur l’ancienneté
Classification des avantages au personnel à la date du départ à la retraite.
a. Avantages à court terme Le coût annuel du régime attribuable au coût d’une année de
service additionnelle pour chacun des participants est déterminé
Avantages dus les 12 mois suivant la fin de l’exercice pendant lequel
par le rapport de la valeur actuarielle des prestations futures sur
les membres du personnel ont rendu les services correspondants.
l’ancienneté projetée au moment du départ à la retraite.
Ils sont à comptabiliser en charges de l’année.
b. Principes de comptabilisation
b. Postérieurs à l’emploi à cotisations définies
Une provision est comptabilisée au passif du bilan en provision pour
L’employeur paye un montant fixe de cotisations à un fonds
couvrir l’intégralité des engagements.
externe et n’a aucune autre obligation. Les prestations reçues sont
déterminées par le cumul des cotisations versées augmentées des Les différences liées aux changements d’hypothèses de calcul
éventuels intérêts, ils sont comptabilisés en charges de l’année. (départs anticipés, taux d’actualisation…) ou constatées entre
les hypothèses actuarielles et la réalité (rendement des actifs de
c. Postérieurs à l’emploi à prestations définies
couverture…) constituent des écarts actuariels (gains ou pertes).
Avantages désignant les avantages postérieurs à l’emploi autres
En application de l’amendement de la norme IAS 19R, ces écarts
que ceux des régimes à cotisations définies. L’employeur s’engage à
actuariels ne sont plus amortis et sont comptabilisés directement
verser après le départ des salariés un certain montant d’avantages,
dans les gains et pertes latents.
quelle que soit la couverture de l’engagement. On comptabilise les
provisions constituées. Le coût des services passés est étalé sur la durée résiduelle
d’acquisition des droits.
Pour le groupe, l’indemnité de fin de carrière rentre dans la catégorie
des avantages postérieurs à l’emploi à prestations définies : il s’agit La charge annuelle comptabilisée en Frais de personnel au titre des
d’une prime octroyée lors du départ en retraite et qui dépend de régimes à prestations définies comprend :
l’ancienneté.
les droits supplémentaires acquis par chaque salarié (coût des
d. Avantages à long terme services rendus) ;
Avantages qui ne sont pas dus intégralement dans les douze le coût financier correspondant à l’effet de la désactualisation ;
mois suivant la fin de l’exercice pendant lequel les membres du
personnel ont rendu les services correspondants. Les provisions le produit attendu des placements dans les fonds de couverture
sont comptabilisées si l’avantage dépend de l’ancienneté. (rendement brut) ;
Pour le Groupe, la médaille du travail rentre dans la catégorie des l’effet des réductions et liquidations de régimes
avantages à long terme : il s’agit d’indemnités versées aux salariés
lorsqu’ils atteignent 6 niveaux d’anciennetés compris entre 15 et 40 ans.
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Cette charge, inscrite dans les frais de personnel, dont la Les impôts différés dont la probabilité de recouvrement est
contrepartie figure en capitaux propres, est calculée sur la base de incertaine ne sont pas activés. La probabilité de recouvrement est
la valeur globale du plan, déterminée à la date d’attribution par le appréhendée par les business plan des sociétés concernées.
Conseil d’administration.
L’interprétation IFRIC 23 :
En l’absence de marché pour ces instruments, des modèles
financiers de valorisation prenant en compte le cas échéant les Cette interprétation vient compléter la norme IAS 12 « Impôts sur le
conditions de performance relative de l’action BANK OF AFRICA résultat » qui contient des dispositions relatives à la reconnaissance
sont utilisés. La charge totale du plan est déterminée en multipliant et à l’évaluation des passifs ou actifs d’impôts, courants ou différés.
la valeur unitaire de l’option ou de l’action gratuite attribuée par
le nombre estimé d’options ou d’actions gratuites acquises en fin Cette interprétation traite des risques fiscaux portant sur l’impôt
de période d’acquisition des droits compte tenu des conditions de sur le résultat. L’interprétation s’applique à la détermination des
présence des bénéficiaires. éléments liés à l’impôt sur le résultat, lorsqu’il y a une incertitude
sur les traitements retenus par une entité en la matière, au regard
1.6.4. Provisions de passif des dispositions fiscales applicables. Le risque fiscal provient, par
nature, de l’incertitude liée à une position fiscale retenue par l’entité
Les provisions enregistrées au passif du bilan du Groupe, autres et qui pourrait être remise en cause par l’administration fiscale.
que celles relatives aux instruments financiers, aux engagements
sociaux, concernent principalement les provisions pour Deux options de transition sont possibles pour appliquer
restructuration, pour litiges, pour amendes, pénalités et risques l’interprétation, de manière :
fiscaux.
Totalement rétrospective sous réserve que la société dispose de
Une provision est constituée lorsqu’il est probable qu’une sortie l’information nécessaire sans tenir compte des circonstances
de ressources représentative d’avantages économiques sera survenues au fil du temps ; ou
nécessaire pour éteindre une obligation née d’un événement passé
et lorsque le montant de l’obligation peut être estimé de manière Partiellement rétrospective, en comptabilisant l’impact cumulé
fiable. Le montant de cette obligation est actualisé pour déterminer dans les capitaux propres d’ouverture de l’exercice au cours duquel
le montant de la provision, dès lors que cette actualisation présente l’interprétation est appliquée pour la première fois. Dans ce cas,
un caractère significatif. l’information comparative du premier exercice d’application n’est
pas retraitée.
Une provision pour risques et charges est un passif dont l’échéance
ou le montant sont incertains. Le Groupe a choisi la méthode de transition partiellement
rétrospective pour cette interprétation en comptabilisant l’impact
3 critères sont prévus par la norme pour la constitution de la cumulé dans les capitaux propres d’ouverture au 1er janvier 2019.
provision pour risques et charges :
1.6.6. Tableau des flux de trésorerie
obligation actuelle envers un tiers.
Le solde des comptes de trésorerie et assimilés est constitué des
Probabilité de sortie de ressources pour éteindre l’obligation. soldes nets des comptes de caisse, banques centrales ainsi que les
soldes nets des prêts et emprunts à vue auprès des établissements
fiabilité de l’évaluation de cette sortie de ressource. de crédit.
1.6.5. Impôt exigible et différé : Les variations de la trésorerie générée par l’activité opérationnelle
enregistrent les flux de trésorerie générés par les activités du
L’impôt exigible est calculé sur la base des règles et taux appliqués Groupe, y compris ceux relatifs aux immeubles de placement,
dans les pays d’implantation du Groupe. aux actifs financiers évalués au coût amorti et titres de créances
négociables.
L’impôt différé est comptabilisé lorsqu’existent des différences
temporelles entre les valeurs comptables des actifs et passifs du Les variations de la trésorerie liées aux opérations d’investissement
bilan et leurs valeurs fiscales. résultent des flux de trésorerie liés aux acquisitions et aux cessions
de filiales, entreprises associées ou coentreprises consolidées ainsi
Un impôt différé passif correspond à un impôt différé à payer. Il que ceux liés aux acquisitions et aux cessions d’immobilisations,
est reconnu pour toutes les différences temporelles taxables hors immeubles de placement et immeubles donnés en location
à l’exception des différences temporelles taxables générées simple.
par la comptabilisation initiale d’un écart d’acquisition ou la
comptabilisation initiale d’un actif ou d’un passif dans une
transaction qui n’est pas un regroupement d’entreprises et qui au
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Les variations de la trésorerie liées aux opérations de financement 3) et un concept de dégradation significative du risque de crédit
comprennent les encaissements et décaissements provenant (déclenchement du passage du bucket 1 au bucket 2).
des opérations avec les actionnaires et les flux liés aux dettes
subordonnées et obligataires, et dettes représentées par un titre La définition du défaut est alignée avec celle du défaut tel que défini
(hors titres de créances négociables). dans la circulaire 19G, avec une présomption réfutable que l’entrée
en défaut se fait au plus tard au-delà de 90 jours d’impayés.
1.6.7. Utilisation d’estimations dans la préparation des états
financiers La définition du défaut est utilisée de manière homogène pour
l’évaluation de l’augmentation du risque de crédit et la mesure des
La préparation des États financiers du Groupe exige des pertes de crédit attendues.
responsables des métiers la formulation d’hypothèses et la
réalisation d’estimations qui se traduisent dans la détermination Le suivi de la dégradation du risque s’appuie sur les dispositifs de
des produits et des charges du compte de résultat comme dans suivi des risques internes qui inclue notamment les dispositifs de
l’évaluation des actifs et passifs du bilan et dans la confection des suivi des créances sensibles et les impayés.
notes annexes qui leur sont relatives.
L’augmentation significative du risque de crédit peut s’apprécier
Cet exercice suppose que les gestionnaires fassent appel à l’exercice sur une base individuelle ou sur une base collective (en regroupant
de leur jugement et utilisent les informations disponibles à la date les instruments financiers en fonction de caractéristiques de
d’élaboration des États financiers pour procéder aux estimations risque de crédit communes) en tenant compte de toutes les
nécessaires. informations raisonnables et justifiables et en comparant le risque
de défaillance sur l’instrument financier à la date de clôture avec
Les résultats futurs définitifs des opérations pour lesquelles les le risque de défaillance sur l’instrument financier à la date de la
gestionnaires ont recouru à des estimations peuvent à l’évidence comptabilisation initiale.
s’avérer sensiblement différents de celles-ci notamment en fonction
de conditions de marché différentes et avoir un effet significatif sur L’évaluation de l’augmentation significative du risque de crédit
les États financiers. est faite au niveau de chaque instrument en s’appuyant sur des
indicateurs et des seuils qui varient selon la nature de l’exposition
Les estimations ayant un effet significatif sur les comptes et le type de contrepartie.
concernent principalement :
Un actif financier est également considéré comme ayant subi
Les dépréciations opérées pour couvrir les risques de crédit une dégradation significative du risque de crédit lorsque l’un ou
inhérents aux activités d’intermédiation bancaire; plusieurs des critères ci-après sont remplis :
Par ailleurs, d’autres estimations sont effectuées par le • Actif financier sous surveillance (« Watchlist »)
management et concernent essentiellement :
• Restructuration pour difficultés de paiement sans pour autant
Les tests de dépréciation effectués sur les écarts d’acquisition ; être en défaut
La détermination des provisions destinées à couvrir les risques de • Changements significatifs défavorables des conditions
pertes et charges. économiques, commerciales ou financières dans lesquelles opère
l’emprunteur,
Note sur les comptes consolidés
• Risques identifiés de difficultés financières, etc.
L’élaboration des comptes consolidés à fin décembre 2020 a
été réalisée dans un contexte mondial et national marqué par la Cette norme instaure un modèle de dépréciation qui exige de
propagation de la pandémie COVID 19. Cet évènement a eu deux comptabiliser les pertes de crédit attendues (« Expected Credit
impacts directs sur les résultats de l’année : Losses » ou « ECL ») sur les crédits et les instruments de dettes
évalués au coût amorti ou à la juste valeur par capitaux propres
Traitement comptable du don COVID 19 recyclables, sur les engagements de prêts et sur les contrats de
garantie financière qui ne sont pas comptabilisés à la juste valeur,
Le Groupe BAnK OF AFRICA s’est inscrit dans l’élan de solidarité ainsi que sur les créances résultant de contrats de location et
nationale en contribuant à hauteur de 1 Milliard de Dirhams au créances commerciales. Cette approche vise à anticiper au plus tôt
Fonds Spécial pour la gestion de la pandémie COVID 19. la comptabilisation des pertes de crédit attendues.
Les résultats annuels du Groupe BAnK OF AFRICA intègrent ce Les pertes attendues sur les différents portefeuilles sont calculées
montant dans les charges générales d’exploitation. en s’appuyant sur les trois principaux paramètres de risque
modélisés à partir des données historiques disponibles par segment
Crise sanitaire et impact IFRS 9 de portefeuille : la probabilité de défaut ‘PD’ à un an et à maturité,
la perte en cas de défaut ‘LGD’ et le montant de l’exposition en cas
Le Groupe BAnK OF AFRICA applique les normes comptables
de défaut ‘EAD’. Des méthodes basées sur les pertes historiques
internationales (International Financial Reporting Standards -
sont retenues pour des portefeuilles appropriés.
IFRS) à ses comptes consolidés.
Cette norme a par ailleurs été conçue pour être prospective
La norme IFRS 9 a introduit un nouveau modèle de reconnaissance
(forward looking) et anticiper des évènements futurs de défaut à la
de dépréciation des actifs financiers basé sur les pertes de crédit
date de chaque arrêté. Des scénarios de forward looking sont ainsi
attendues. Elle a introduit une classification avec 3 phases (buckets
intégrés dans les modèles de calcul des ECL.
1, 2 et 3) reposant notamment sur une définition du défaut (bucket
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Le poste « Marge d’intérêts » comprend les produits (charges) d’intérêts nets liés aux opérations avec la clientèle, aux opérations
interbancaires, aux titres de créance émis par le Groupe, au portefeuille de négoce (titres à revenu fixe, opérations de pension, opérations
de prêts/emprunts et dettes représentées par un titre), aux instruments de dettes.
déc 20 déc 19
Produits Charges Net Produits Charges Net
Opérations avec la clientèle 10 651 924 2 991 366 7 660 558 10 682 959 2 842 525 7 840 434
Comptes et prêts/emprunts 9 845 411 2 959 963 6 885 448 9 881 189 2 814 604 7 066 585
Opérations de pensions 0 31 403 -31 403 0 27 921 -27 921
Opérations de location-financement 806 513 0 806 513 801 770 0 801 770
Opérations interbancaires 1 148 716 1 443 917 -295 201 1 302 310 1 752 496 -450 186
Comptes et prêts/emprunts 917 652 1 116 498 -198 846 1 050 914 1 376 191 -325 277
Opérations de pensions 231 064 327 418 -96 355 251 396 376 304 -124 909
Emprunts émis par le Groupe 846 014 -846 014 841 885 -841 885
Instruments à la juste valeur sur capitaux propres 0 0
Instruments de dette 3 909 046 3 909 046 3 365 659 3 365 659
TOTAL DES PRODUITS ET CHARGES D’INTÉRÊTS OU ASSIMILÉS 15 709 687 5 281 297 10 428 389 15 350 928 5 436 906 9 914 022
(En milliers de DH)
La marge sur commissions recouvre les commissions sur les opérations sur le marché interbancaire et le marché monétaire, les opérations
avec la clientèle, les opérations sur titres, les opérations de change, les engagements sur titres, les instruments financiers à terme et les
services financiers.
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2.3. GAINS NETS SUR INSTRUMENTS FINANCIERS EVALUES EN VALEUR DE MARCHE PAR RESULTAT
Ce poste regroupe tous les éléments de résultat (à l’exception des produits et charges d’intérêts, qui apparaissent dans la rubrique « Marge
d’intérêts », ainsi qu’il est décrit ci-dessus) afférents aux instruments financiers gérés au sein du portefeuille de négoce.
Ceci recouvre les plus-values et moins-values de cessions, les plus-values et moins-values liées à l’évaluation à la valeur de marché.
déc 20 déc 19
Portefeuille
Sur autres actifs
Sur actifs de Portefeuille de évalué en valeur
à la juste valeur Total Total
transactions transactions de marché sur
par résultat
option
Titres à revenu fixe et variable 418 687 67 314 486 001 474 042 9 531 483 573
Instruments financiers dérivés -108 323 0 -108 323 -130 314 0 -130 314
Opérations de pension
Prêts
Emprunts
Réévaluation des portefeuilles couverts en
taux
Réévaluation des positions de change
TOTAL 310 364 67 314 377 678 343 728 9 531 353 259
(En milliers de DH)
déc 20 déc 19
Rémunérations des instruments de capitaux propres comptabilisés en CP non recyclables (Dividendes 220 688 211 707
TOTAL 220 688 211 707
(En milliers de DH)
déc 20 déc 19
Produits Charges Net Produits Charges Net
Produits nets de l'activité d'assurance 0 0
Produits nets des immeubles de placement 0 0 0 0 0 0
Produits nets des immobilisations en location simple 242 406 112 728 129 678 254 340 122 711 131 629
Produits nets de l'activité de promotion immobilière 0 0 0 0 0 0
Divers autres produits et charges bancaires 406 551 326 218 80 333 694 425 378 380 316 046
Autres produits d'exploitation non bancaires 143 966 25 593 118 373 286 411 83 347 203 064
TOTAL NET DES PRODUITS ET CHARGES DES AUTRES
792 923 464 539 328 384 1 235 176 584 437 650 739
ACTIVITES
(En milliers de DH)
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déc 20 déc 19
Immobilisations corporelles et incorporelles d’exploitation 49 411 8 878
Plus-values de cession 49 411 15 796
Moins-value de cession 6 918
Autres 18 247 -21 984
Gains ou pertes sur autres actifs 67 658 -13 106
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déc 20 déc 19
Impôts courants 797 935 920 499
Impôts différés 2 083 871 1 767 563
Actifs d’impôts courants et différés 2 881 806 2 688 062
Impôts courants 877 982 1 396 103
Impôts différés 1 258 073 1 179 957
Passifs d’impôts courants et différés 2 136 055 2 576 060
(en milliers de DH)
déc 20 déc 19
Charge d'impôts courants -715 711 -1 238 767
Charge nette d'impôts différés de l'exercice 202 183 158 638
Charges nette de l’impôt sur les bénéfices -513 528 -1 080 129
(en milliers de DH)
déc 20 déc 19
Résultat avant impôt 1 877 347 2 576 017
Charges d’impôt sur les bénéfices -513 528 -1 080 129
Taux d'impôt effectif moyen 27,4% 41,9%
(en milliers de DH)
déc 20 déc 19
Taux d’impôt en vigueur 37,0% 37,0%
Différentiel de taux d’imposition des entités étrangères
Imposition forfaitaire
Différences permanentes
Changement de taux
Déficit reportable
Autres éléments -9,6% 4,9%
Taux d’impôt effectif moyen 27,4% 41,9%
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- Gestion d’actif : BMCE Capital, BMCE Capital Bourse, BMCE Capital Gestion,
- Activités à l’International : BMCE International Holding, Banque de développement du Mali, LCB Bank, BOA Group.
déc 20
GESTION
SERVICES
BANQUE AU D'ACTIFS AUTRES ACTIVITES
FINANCIERS TOTAL
MAROC ET BANQUE ACTIVITES INTERNATIONALES
SPECIALISES
D'AFFAIRES
Marge d'Intérêt 4 620 008 54 667 662 434 -4 151 5 095 431 10 428 389
Marge sur commissions 1 024 382 153 763 20 392 0 1 442 921 2 641 458
Produits nets bancaires 5 868 712 332 998 700 513 125 527 6 974 296 14 002 045
Charges générales d'exploitation et dotations (8 800 078)
-4 141 365 -297 625 -240 720 -87 297 -4 033 071
aux amortissements
Résultat brut d'exploitation 1 727 346 35 373 459 793 38 230 2 941 225 5 201 967
Charge ou Produit d’impôt sur le résultat -32 352 -45 008 -95 012 -9 808 -331 349 ( 513 528)
Résultat part du groupe -111 374 82 566 43 757 -10 752 733 635 737 831
(en milliers de DH)
déc 19
GESTION
SERVICES
BANQUE AU D'ACTIFS AUTRES ACTIVITES
FINANCIERS TOTAL
MAROC ET BANQUE ACTIVITES INTERNATIONALES
SPECIALISES
D'AFFAIRES
Marge d'Intérêt 4 417 685 64 541 681 730 -5 929 4 755 996 9 914 022
Marge sur commissions 1 200 251 159 570 21 665 0 1 329 763 2 711 249
Produits nets bancaires 5 951 214 362 732 722 703 115 983 6 707 972 13 860 603
Charges générales d'exploitation et dotations (8 064 782)
-3 367 955 -306 697 -239 943 -98 892 -4 051 295
aux amortissements
Résultat brut d'exploitation 2 583 259 56 035 482 759 17 091 2 656 677 5 795 821
Charge ou Produit d’impôt sur le résultat -544 388 -52 301 -153 086 -9 954 -320 399 (1 080 129)
Résultat part du groupe 899 925 113 233 139 594 -6 450 775 208 1 921 510
(en milliers de DH)
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déc 19
Gestion d'actifs SERVICES
BANQUE AU AUTRES ACTIVITES
et Banque FINANCIERS TOTAL
MAROC ACTIVITES INTERNATIONALES
d'affaires SPECIALISES
Total bilan 192 052 523 1 242 527 18 163 535 216 902 104 073 720 315 749 206
Elements d'actif
Actifs financiers à la juste valeur par capitaux
2 763 938 10 470 20 768 20 621 3 298 671 6 114 467
propres
Prêts et créances sur la clientèle, au coût
118 488 373 0 16 783 701 1 51 373 516 186 645 591
amorti
Acitfs financiers à la juste valeur par résultat 29 913 430 110 161 861 0 683 273 30 707 725
Titres au coût amorti 4 410 000 0 0 0 25 632 750 30 042 750
Elements du passif
Dettes envers la clientele 134 325 817 0 949 775 0 67 541 065 202 816 657
Fonds propres 18 597 007 399 863 1 669 895 ( 168 950) 7 298 292 27 796 107
(en milliers de DH)
25
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4.1. Valeurs en caisse, Banques Centrales, Trésor public, Service des chèques postaux
déc 20 déc 19
Valeurs en caisse 4 338 124 4 281 536
Banques centrales 11 921 071 10 097 007
Trésor public 27 685 67 333
Service des chèques postaux 4 744 4 715
Banques centrales, trésor public, service des chèques postaux 11 953 499 10 169 055
Valeurs en caisse, Banques Centrales, Trésor public, Service des chèques postaux 16 291 624 14 450 591
(en milliers de DH)
déc 20 déc 19
Actifs/Passifs Autres Actifs/Passifs Autres
financiers actifs/ Passifs financiers actifs/ Passifs
détenus à financiers à la Total détenus à financiers à la Total
des fins de juste valeur par des fins de juste valeur par
transactions résultat transactions résultat
Actifs financiers à la juste valeur par résultat
Titres de créance négociables 16 943 095 - 16 943 095 17 130 180 - 17 130 180
Bons du trésor et autres effets mobilisables auprès des
15 647 344 15 647 344 16 673 191 16 673 191
banques centrales
Autres titres de créances négociables 1 295 751 1 295 751 456 989 456 989
Obligations 1 071 913 - 1 071 913 2 425 052 - 2 425 052
Obligations d'Etat 580 626 580 626 1 285 666 1 285 666
Autres obligations 491 287 491 287 1 139 386 1 139 386
Actions et autres titres à revenu variable 11 509 343 774 086 12 283 429 10 392 716 794 295 11 187 011
Opérations de pension - - - -
Prêts - - - -
aux établissements de crédit 0 0
à la clientèle entreprises 0 0
à la clientèle particuliers 0 0
Instruments financiers dérivés de transaction 4 850 0 4 850 -34 518 - -34 518
Instruments dérivés de cours de change 4 850 4 850 -34 518 -10 215
Instruments dérivés de taux d'intérêt 0 0
Instruments dérivés sur actions 0 0
Instruments dérivés de crédit 0 0
Autres instruments dérivés 0 0
TOTAL DES ACTIFS FINANCIERS EN VALEUR DE MARCHE PAR
29 529 201 774 086 30 303 287 29 913 430 794 295 30 707 725
RESULTAT
dont titres prêtés
hors actions et autres titres à revenu variable
PASSIFS FINANCIERS EN VALEUR DE MARCHE PAR RESULTAT
Emprunts de titres et ventes à découvert
Opérations de pension
Emprunts
Etablissements de crédit
Clientèle Entreprises
Dettes représentées par un titre
Instruments financiers dérivés de transactions
Instruments dérivés de cours de change
Instruments dérivés de taux d'intérêt
Instruments dérivés sur actions
Instruments dérivés de crédit
Autres instruments dérivés
TOTAL DES PASSIFS FINANCIERS EN VALEUR DE MARCHE
PAR RESULTAT
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déc 20 déc 19
Valeur Au Gains Pertes Valeur Au Gains Pertes
Bilan Latents Latentes Bilan Latents Latentes
Instruments de dettes comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres
1 222 818 28 510 -8 188 1 667 868 5 756 -986
recyclables
Instruments de capitaux propres comptabilisés à la juste valeur par
4 642 101 1 644 938 -531 638 4 446 599 1 624 365 -528 048
capitaux propres non recyclables
(en milliers de DH)
déc 20 déc 19
Bons du trésor et autres effets mobilisables auprès des banques centrales 5 801 445 6 666 681
Bons du trésor et autres effets mobilisables auprès des banques centrales 4 940 727 5 798 982
Autres Titres de Créances Négociables 860 718 867 699
Obligations 32 007 169 23 625 022
Obligations d'Etat 29 442 689 21 537 841
Autres obligations 2 564 480 2 087 182
Dépréciations -484 009 -248 954
TOTAL DES INSTRUMENTS DE DETTES EVALUES AU COUT AMORTI 37 324 605 30 042 750
(en milliers de DH)
déc 20 déc 19
Comptes à vue 8 037 532 8 927 092
Prêts 14 339 572 12 522 277
Dont prêts de tresorerie JJ 284 908 1 162 815
Opérations de pension 97 766 1 058 308
TOTAL DES PRÊTS CONSENTIS ET CREANCES SUR LES ETABLISSEMENTS DE CREDITS AVANT
22 474 870 22 507 677
DEPRECIATION
Dépréciation des prêts et créances émis sur les établissements de crédit -82 607 -103 938
TOTAL DES PRÊTS CONSENTIS ET CREANCES SUR LES ETABLISSEMENTS DE CREDITS NETS DE
22 392 263 22 403 739
DEPRECIATION
(en milliers de DH)
déc 20 déc 19
Comptes à vue 5 380 050 3 722 868
Emprunts 34 294 079 28 000 311
Dont emprunt de tresorerie JJ 900 951 982 242
opérations de pension 20 286 352 13 348 666
TOTAL DES DETTES ENVERS LES ETABLISSEMENTS DE CREDIT 59 960 481 45 071 844
(en milliers de DH)
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déc 20 déc 19
Comptes ordinaires débiteurs 20 097 645 22 366 723
Prêts consentis à la clientèle 156 274 631 149 857 647
Opérations de pension 19 230 084 13 272 162
Opérations de location-financement 14 542 223 15 393 383
TOTAL DES PRÊTS CONSENTIS ET CREANCES SUR LA CLIENTELE AVANT DEPRECIATION 210 144 583 200 889 916
Dépréciation des prêts et créances sur la clientèle -15 977 884 -14 244 325
TOTAL DES PRÊTS CONSENTIS ET CREANCES SUR LA CLIENTELE NETS DE DEPRECIATION 194 166 699 186 645 590
(en milliers de DH)
déc 20 déc 19
Banque au Maroc 128 452 166 118 488 373
Services Financiers Spécialisés 15 585 061 16 783 701
Activités à l'international 50 129 472 51 373 516
Gestion d'actifs 0 0
Autres Activités 1,00 1,00
Total en principal 194 166 698 186 645 590
Dettes rattachées
Valeur au bilan 194 166 698 186 645 590
(en milliers de DH)
déc 20 déc 19
Maroc 144 037 227 135 272 075
Afrique 46 131 188 47 463 182
Europe 3 998 284 3 910 334
Total en principal 194 166 699 186 645 591
Dettes rattachées
Valeur au bilan 194 166 699 186 645 591
(en milliers de DH)
déc 20
Créances et Engagements Dépréciation
BUCKET 1 BUCKET 2 BUCKET 3 TOTAL BUCKET 1 BUCKET 2 BUCKET 3 TOTAL
Actifs financiers à la juste valeur par
1 227 511 - - 1 227 511 4 689 - - 4 689
capitaux propres
Instruments de dettes comptabilisés à
1 227 511 1 227 511 4 689 4 689
la JV par CP recyclables
Actifs Financiers au coût amorti 233 347 022 18 734 128 18 346 917 270 428 067 1 964 282 2 724 683 11 855 532 16 544 497
Prêts et créances sur les établissments
22 390 038 81 101 3 730 22 474 870 78 624 1 410 2 572 82 606
de crédit
Prêts et créances sur la clientèle 173 148 370 18 653 027 18 343 186 210 144 583 1 401 649 2 723 273 11 852 961 15 977 883
Titres de dettes 37 808 614 37 808 614 484 009 - 484 009
Total Actif 234 574 533 18 734 128 18 346 917 271 655 578 1 968 971 2 724 683 11 855 532 16 549 187
Total Hors Bilan 39 602 670 181 952 132 174 39 916 795 170 296 2 015 112 059 284 370
déc 19
Créances et Engagements Dépréciation
BUCKET 1 BUCKET 2 BUCKET 3 TOTAL BUCKET 1 BUCKET 2 BUCKET 3 TOTAL
Actifs financiers à la juste valeur par
1 670 649 - - 1 670 649 2 781 - - 2 781
capitaux propres
Instruments de dettes comptabilisés à
1 670 649 1 670 649 2 781 2 781
la JV par CP recyclables
Actifs Financiers au coût amorti 221 226 961 15 371 015 17 091 320 253 689 296 1 516 007 2 301 870 10 779 341 14 597 218
Prêts et créances sur les établissments
22 452 542 - 55 134 22 507 676 42 491 - 61 447 103 938
de crédit
Prêts et créances sur la clientèle 168 550 807 15 302 923 17 036 186 200 889 916 1 225 658 2 300 774 10 717 894 14 244 326
Titres de dettes 30 223 612 68 092 30 291 704 247 858 1 096 248 954
Total Actif 222 897 610 15 371 015 17 091 320 1 518 788 2 301 870 10 779 341 14 599 999
255 359 945
Total Hors Bilan 42 625 611 299 696 304 150 43 229 457 218 489 2 934 74 153 295 576
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déc 20 déc 19
Comptes ordinaires créditeurs 123 589 148 110 457 223
Comptes à terme 27 987 454 37 779 950
Comptes d'épargne 40 416 733 38 630 433
Bons de caisse 4 066 640 5 160 093
Opérations de pension 1 441 848 841 915
Autres comptes crediteurs 9 585 018 9 947 043
TOTAL DES DETTES ENVERS LA CLIENTELE 207 086 841 202 816 657
(en milliers de DH)
déc 20 déc 19
Banque au Maroc 133 306 866 134 325 817
Services Financiers Spécialisés 892 652 949 775
Activités à l'international 72 887 323 67 541 065
Gsetion d'actifs 0 0
Autres Activités 0 0
Total en principal 207 086 841 202 816 657
Dettes rattachées
Valeur au bilan 207 086 841 202 816 657
(en milliers de DH)
déc 20 déc 19
Maroc 134 199 518 135 275 592
Afrique 71 263 744 65 790 252
Europe 1 623 579 1 750 813
Total en principal 207 086 841 202 816 657
Dettes rattachées
Valeur au bilan 207 086 841 202 816 657
(en milliers de DH)
29
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4.7. DETTES REPRESENTEES PAR UN TITRE ET DETTES SUBORDONNEES ET FONDS SPECIAUX DE GARANTIE
déc 20 déc 19
Autres dettes représentées par un titre 14 111 265 16 346 393
titres de créances négociables 13 611 265 15 846 393
emprunts obligataires 500 000 500 000
Dettes subordonnées 9 594 473 9 590 170
Emprunt subordonnés 9 594 473 9 590 170
à durée déterminée 6 594 473 6 590 170
à durée indéterminée 3 000 000 3 000 000
Titres subordonnés 0 0
à durée déterminée
à durée indéterminée 0 0
Fonds publics affectés et fonds spéciaux de garantie
Total 23 705 738 25 936 563
(en milliers de DH)
30
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Données financières publiées en normes comptables locales par les principales sociétés mises en équivalence
déc 20 déc 19
Valeur nette au 1er janvier 9 222 503 7 640 031
Acquisition de l'exercice 667 596 2 932 893
Entrées de périmètre - -
Dotations aux amortissements (692 515) (981 318)
Cession de l'exercice (415 700) (85 907)
Autres Variations 163 293 (283 195)
VALEUR NETTE EN FIN D'EXERCICE 8 945 177 9 222 503
déc 20 déc 19
Valeur nette au 1er janvier 1 079 157 987 571
Acquisition de l'exercice 347 230 395 318
Entrées de périmètre - -
Dotations aux amortissements (143 592) (100 490)
Cession de l'exercice 23 319 (31 675)
Autres Variations 3 900 (171 568)
VALEUR NETTE EN FIN D'EXERCICE 1 310 014 1 079 157
déc 20 déc 19
Valeur nette au 1er janvier 3 800 225 3 730 378
Acquisition de l'exercice 38 000 157 190
Entrées de périmètre -
Dotations aux amortissements (25 342) (29 264)
Cession de l'exercice (128 073) (41 610)
Autres Variations - (16 469)
VALEUR NETTE EN FIN D'EXERCICE 3 684 810 3 800 225
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déc 20 déc 19
Valeur brute comptable en début de période 1 032 114 1 032 114
Cumul des dépréciations enregistrées en début de période
Valeur nette comptable en début de période 1 032 114 1 032 114
Acquisitions
Cessions
Dépréciations comptabilisées pendant la période
Écarts de conversion
Filiales précédemment mises en équivalence
Autres mouvements
Valeur brute comptable en fin de période 1 032 114 1 032 114
Cumul des dépréciations enregistrées en fin de période
VALEUR NETTE COMPTABLE EN FIN DE PÉRIODE 1 032 114 1 032 114
(en milliers de DH)
Obligations au
Engagements de
Risques légaux et titre des avantages Valeur comptable
(en milliers de DH) prêts et garanties Contrats déficitaires Autres provisions
fiscaux postérieurs à totale
(Les EPS)
l’emploi
Solde d’ouverture 39 617 465 462 301 079 0 366 416 1 172 574
Dotations 41 894 38 813 2 281 0 317 979 400 967
Montants utilisés -31 858 0 -6 135 0 -143 632 -181 625
Autres mouvements 301 0 -3 266 0 18 945 15 980
Solde de clôture 49 953 504 275 293 959 0 559 708 1 407 895
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déc 20 déc 19
de 3 Échéance de 3 Échéance
de J/J à de 1 à 5 Plus de 5 de J/J à de 1 à 5 Plus de 5
A Vue mois à non Total A Vue mois à non Total
3 mois ans ans 3 mois ans ans
1 an déterminée 1 an déterminée
Valeurs en caisse,
Banques Centrales,
16 292 16 292 14 451 14 451
Trésor public, Service
des chèques postaux
Acitfs financiers à la
0 0
juste valeur par résultat
- Actifs financiers
détenus à des fins de 29 529 29 529 29 913 29 913
transactions
- Autres actifs
financiers à la juste 774 774 794 794
valeur par résultat
Instruments dérivés de
0 0 0
couverture
Actifs financiers à
la juste valeur par 0 0
capitaux propres
- Instruments de
dettes comptabilisés
à la juste valeur par 1 223 1 223 0 283 57 780 548 0 1 668
capitaux propres
recyclables
- Instruments de
capitaux propres
comptabilisés à la juste 4 642 4 642 4 447 4 447
valeur par capitaux
propres non recyclables
Titres au coût amorti 2 479 3 956 19 953 10 937 37 325 2 767 4 943 16 393 5 939 30 043
Prêts et créances sur
les établissements de
9 365 2 642 2 447 4 584 0 3 354 22 392 12 057 1 897 1 517 3 518 0 3 415 22 404
crédit et assimilés, au
coût amorti
Prêts et créances sur
la clientèle, au coût 20 992 37 513 24 556 51 967 45 323 13 816 194 167 22 955 32 724 24 429 47 295 43 871 15 372 186 646
amorti
Ecart de réévaluation
des portefeuilles 0 0
couverts en taux
Placements des
0 0
acitivités d'assurance
Actif d'impôt exigible 798 798 920 920
Actif d'impôt différé 2 084 2 084 1 768 1 768
Comptes de
régularisation et autres 6 752 6 752 6 631 6 631
actifs
Participations dans les
entreprises mises en 963 963 931 931
équivalence
Immeubles de
3 685 3 685 3 800 3 800
placement
Immobilisations
8 945 8 945 9 223 9 223
corporelles
Immobilisations
1 310 1 310 1 079 1 079
incorporelles
Ecart d'acquisition 1 032 1 032 1 032 1 032
TOTAL ACTIFS 46 649 42 633 30 959 76 505 56 260 78 907 331 912 49 463 37 671 30 946 67 987 50 358 79 325 315 750
Banques centrales,
Trésor public, Service 0 0
des chèques postaux
Passifs financiers à la
0 0
juste valeur par résultat
Dettes envers les
établissements de 7 346 38 553 7 105 6 453 503 0 59 960 5 615 28 759 4 641 5 228 516 312 45 072
crédit et assimilés
Dettes envers la
173 887 12 508 19 986 650 0 55 207 087 159 766 17 163 24 139 1 441 0 308 202 817
clientèle
Titres de créance émis 959 7 235 5 917 0 0 14 111 2 321 4 739 9 286 0 0 16 346
Passif d'impôt exigible 880 880 1 396 1 396
Passif d'impôt différé 1 258 1 258 1 180 1 180
Comptes de
régularisation et autres 9 634 9 634 10 379 10 379
passifs
Provisions 1 408 1 408 1 173 1 173
Dettes subordonnées
et fonds spéciaux de 0 0 4 196 5 397 0 9 593 0 0 2 200 7 390 0 9 590
garantie
Capitaux Propres 27 979 27 979 27 797 27 797
TOTAL PASSIFS 181 234 52 020 34 326 17 216 5 901 41 215 331 912 165 381 48 244 33 519 18 155 7 906 42 544 315 749
GAPS DE LIQUIDITE -134 584 -9 387 -3 367 59 288 50 359 37 692 0 -115 918 -10 573 -2 573 49 831 42 452 36 782 0
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» Engagements de financement donnés en faveur d’établissements L’évaluation de l’engagement relatif à ces deux avantages précités
de crédit et assimilés. a été réalisée en suivant la méthode des unités de crédit projetées,
préconisée par IAS 19.
Cette rubrique enregistre les engagements de mettre à la disposition
d’un autre établissement de crédit des concours de trésorerie, tels » Régime de la caisse mutualiste interprofessionnelle marocaine
les accords de refinancement et les engagements de substitution
sur émission de titres. La Caisse Mutualiste Interprofessionnelle Marocaine (CMIM) est
une mutuelle privée. Cette mutuelle assure aux salariés un certain
» Engagements de financement donnés en faveur de la clientèle. niveau de remboursement des frais médicaux, pharmaceutiques,
d’hospitalisation ou chirurgicaux. Il s’agit d’un régime de couverture
Cette rubrique enregistre les engagements de mettre à la disposition médicale postérieur à l’emploi car ouvert aux retraités.
de la clientèle des concours de trésorerie, tels les ouvertures de
crédits confirmés et les engagements de substitution sur émission La CMIM est un régime multi employeur. Ne pouvant pas déterminer
de titres. la quote-part d’engagement revenant à BANK OF AFRICA (au
même titre que l’ensemble des autres adhérents à la CMIM), en
» Engagements de financement reçus d’établissements de crédit IFRS, les charges sont enregistrées sur l’exercice. Aucune provision
et assimilés. n’est à constater au titre de ce régime.
Cette rubrique enregistre les engagements de financement 6.2. SYNTHESE DES PROVISIONS ET DESCRIPTION DES
reçus des autres établissements de crédit, tels les accords de
REGIMES EXISTANTS
refinancement et les engagements de substitution sur émission de
titres. 6.2.1. Provisions au titre des avantages postérieurs à l’emploi et
des autres avantages à long terme accordés aux salariés
5.2. ENGAGEMENTS DE GARANTIE
déc 20 déc 19
déc 20 déc 19 Provision pour indemnités de retraite et
Engagements de garantie donnés 28 223 572 31 251 628 504 275 464 981
assimilées
D’ordre des établissements de crédit 9 258 040 10 465 226 Provision pour prime spéciale d'ancienneté
D’ordre de la clientèle 18 965 533 20 786 402 Autres provisions
C
autions administratives et fiscales et TOTAL 504 275 464 981
autres cautions
Autres garanties d’ordre à la clientèle
NB : la provision sur les avantages aux personnels évalués
Engagements de garantie reçus 91 144 035 87 615 861
des établissements de crédit 88 536 518 85 858 844 conformément à IAS 19 est comptabilisée dans le poste « Provisions
d
e l'état et d'autres organismes de pour risques et charges» du Passif.
2 607 517 1 757 017
garantie
6.2.2. Hypothèses de base des calculs
» Engagements de garantie d’ordre d’établissements de crédit et
assimilés. Indemnité de fin de carrière Variation Taux Variation Taux
-50 pb +50 pb
Taux d'actualisation 13 047 -11 679
Cette rubrique enregistre les engagements d’assurer la charge d’une taux de croissance des salaires -12 381 13 714
obligation souscrite par un établissement de crédit si ce dernier n’y Médaille du travail Variation Taux Variation Taux
satisfait pas lui-même. Cette rubrique recouvre les cautions, avals 50- pb 50+ pb
et autres garanties d’ordre d’établissements de crédit et assimilés. Taux d'actualisation 14 768 -13 731
taux de croissance des salaires -16 790 17 976
» Engagements de garantie d’ordre de la clientèle
Hypothèses économiques déc 20
Cette rubrique enregistre les engagements d’assurer la charge Taux d'actualisation 2,75%
d’une obligation souscrite par un client, si ce dernier n’y satisfait Taux de croissance des salaires long terme (inflation 3%
pas lui-même. Cette rubrique recouvre les cautions en faveur de Incluse)
Taux de charges sociales patronales 10,96%
l’administration publique, les cautions immobilières, etc.
Hypothèses démographiques
» Engagements de garantie reçus d’établissements de crédit et Modalités de départ en retraite Départ Volontaire
assimilés Age de Départ en retraite 60 ans
Table de mortalité PM 60/64 - PF
60/64
Cette rubrique recense les cautions, avals et autres garanties
reçues d’établissements de crédit..
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Le taux d’actualisation se base sur le taux de référence du marché 7.2. PERIMETRE DE CONSOLIDATION
secondaire des Bons du trésor (courbe des taux) – Duration : 22 ans
environ. Secteur % du % Méthode de
Dénomination
d'activité contrôle d'intérêts consolidation
6.2.3. Coût des régimes postérieurs à l’emploi BANK OF AFRICA Banque Mère
Banque
BMCE CAPITAL 100,00% 100,00% I.G.
déc 20 déc 19 d'Affaires
BMCE CAPITAL Gestion
Charge normal de l'exercice -3 563 9 228 100,00% 100,00% I.G.
GESTION d'actifs
Charge d'intérêt 13 654 14 170
BMCE CAPITAL Intermédiation
Rendements attendus des fonds 100,00% 100,00% I.G.
BOURSE boursière
Indemnités supplémentaires
MAROC FACTORING Factoring 100,00% 100,00% I.G.
Autre
MAGHREBAIL Crédit-Bail 52,47% 52,47% I.G.
Coût net de la période 10 091 23 398
Crédit à la
Dont coût relatif aux indemnités de SALAFIN 61,96% 61,96% I.G.
consommation
retraite et assimilées
BMCE EUROSERVICES Ets financier 100,00% 100,00% I.G.
Dont autres…
LCB Bank Banque 37,00% 37,00% I.G.
BMCE BANK
6.2.4. Evolution de la provision inscrite au bilan INTERNATIONAL Banque 100,00% 100,00% I.G.
HOLDING
déc 20 déc 19 Holding
Dette actuarielle d'ouverture 464 981 441 583 BOA GROUP 72,41% 72,41% I.G.
Bancaire
Charge normale de l'exercice 34 882 33 600 Location de
Charge d'intérêt 13 654 14 170 LOCASOM 100,00% 97,39% I.G.
voiture
Pertes / Gains actuariels 26 962 - RM EXPERTS Recouvrement 100,00% 100,00% I.G.
Autres écarts actuariels OPERATION GLOBAL Services Back-
100,00% 100,00% I.G.
Amortissement des gains et pertes SERVICE Office Bancaire
nettes FCP OBLIGATIONS
OPCVM 100,00% 100,00% I.G.
Prestations versées -38 445 -24 372 PLUS
Indemnités supplémentaires 0 BOA UGANDA Banque 79,87% 78,63% I.G.
BANQUE DE
Autre 2 241 -
DEVELOPPEMENT Banque 32,38% 32,38% MEE
Dette actuarielle de clôture 504 275 464 981
Dont coût relatif aux indemnités DU MALI
de retraite et assimilées EULER HERMES
Assurance 20,00% 20,00% MEE
Dont autres… ACMAR
EURAFRIC
Informatique 41,00% 41,00% MEE
INFORMATION
VII. INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES CONSEIL INGENIERIE Bureau
38,90% 38,90% MEE
ET DEVELOPPEMENT d'études
7.1. ÉVOLUTION DU CAPITAL ET RESULTAT PAR ACTION AFRICA MOROCCO Transport
51,00% 51,00% MEE
LINKS Maritime
7.1.1. Résultat par action BANK AL TAMWIL Banque
51,00% 51,00% MEE
WAL INMAA Participative
déc 20 déc 19
Capital (en MAD) 2 056 066 480 1 998 205 000 BANK OF AFRICA détient 37% des droits de vote de la LCB Bank, et
Nombre d'actions ordinaires 205 606 648 199 820 500 exerce un contrôle sur cette filiale répondant aux critères énoncés
en circulation au cours de l'année dans la norme IFRS 10.
Résultat part groupe (en MAD) 737 831 627 1 921 509 992
Résultat par action (en MAD) 3,59 9,62
Le pouvoir : BANK OF AFRICA puise ses droits effectifs à partir du
Résultat dilué par action (en MAD) 3,59 9,62
mandat de gestion qui lui a été confié par les autres actionnaires.
Elle dispose de la majorité au sein du conseil d’administration avec
7.1.2. Opérations réalisées sur le capital
3 administrateurs, suivie de l’Etat congolais qui dispose de deux
administrateurs.
Le résultat de base par action ordinaire correspond au résultat
attribuable aux porteurs d’actions ordinaires divisé par le nombre
Les rendements : BANK OF AFRICA est exposé ou a droit aux
d’actions ordinaires en circulation au cours de la période.
bénéfices générés par la LCB Bank à hauteur des actions dont elle
Valeur dispose.
Opérations sur le capital En nombre En MAD
unitaire
Nombres d'actions émises Lien entre pouvoir et rendements : BANK OF AFRICA a la charge
179 463 390 10 1 794 633 900
au 31 décembre 2017 de nommer le sénior management de la LCB Bank, ainsi elle a la
Nombres d'actions émises capacité d’influer sur les rendements de cette entité.
179 463 390 10 1 794 633 900
au 31 décembre 2018
Nombres d'actions émises 7.2.1. Relation entre les sociétés consolidées du Groupe
199 820 500 10 1 998 205 000
au 31 décembre 2019
Nombres d'actions émises
au 31 décembre 2020
205 606 648 10 2 056 066 480 Relation entre BANK OF AFRICA et les Sociétés faisant Partie du
Périmètre de Consolidation.
La banque n’a pas d’instruments dilutifs en actions ordinaires. Par
Bien entendu les opérations réalisées avec les sociétés consolidées
conséquent, le résultat dilué par action est égal au résultat de base
par intégration globale sont totalement éliminées des encours de fin
par action ;
de période. Les encours de fin de période relevant des transactions
avec les sociétés consolidées par mise en équivalence et la Société
Mère sont maintenus au niveau des états consolidés.
36
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7.3.1 Eléments de Rémunération des Dirigeants 7.2.2. Eléments de résultat relatifs aux opérations réalisées avec
les parties liées
déc 20 déc 19
Société Entreprises Entreprises
Avantages à court terme 26 048 24 878
Avantages postérieurs à l'emploi 2 870 1 956 Mère Sociétés consolidées consolidées
Autres avantages à long terme 6 383 6 383 (FINANCE Soeurs par mise en par intégra-
COM) équivalence tion gobale
"A noter que les avantages du personnel à court terme représentent Actif
Prêts, avances et
la Rémunération fixe charges patronales comprises des Dirigeants 931 149 3 373 172 26 215 11 404 449
titres
perçue au titre de l’année 2020. Comptes ordi-
931 149 2 033 868 - 1 072 461
naires
Les avantages postérieurs à l’emploi représentent les reliquats de Prêts 545 504 26 215 9 012 154
congés à rembourser en cas de départ, tandis que les Indemnités de Titres 793 800 1 319 834
fin de contrat de travail englobent les primes de fin de carrières et Opération de
les médailles de travail à verser aux concernés à leur départ. location finance-
ment
Actif divers 15 234
7.3.2 Eléments d’Endettement des Dirigeants Total 931 149 3 373 172 26 215 11 419 683
Passif
déc 20 déc 19 Dépôts - 1 329 938 46 898 9 883 875
A. Encours crédits à court terme 64 423 56 019 Comptes ordi-
1 329 938 42 464 1 063 322
B. Encours crédits immobiliers 20 716 17 764 naires
TOTAL DES ENCOURS 85 139 73 783 Autres emprunts 4 434 8 820 553
Dettes
7.3.3 Jetons de présence versés aux membres du conseil représentées par 1 515 801
d'administration un titre
Passif divers 20 007
Total - 1 329 938 46 898 11 419 683
déc 20 Engagements de
Impôt Retenue Montant net financement et
Montant BRUT
à la source versé de garantie
Personnes physiques et Engagements
morales Résidentes au 3 842 992 2 850 1 165 678
donnés
Maroc Engagements
Personnes physiques et 1 165 678
reçus
morales non Résidentes 3 235 485 2 750
au Maroc
TOTAL 7 077 1 477 5 600 7.4.2. Eléments de résultat relatifs aux opérations réalisées avec
les parties liées
déc 19
Impôt Retenue Montant net
Montant BRUT Entreprises Entreprises
à la source versé Société Mère
Personnes physiques et Sociétés consolidées consolidées
(FINANCE
morales Résidentes au 3 842 992 2 850 Soeurs par mise en par intégra-
COM)
Maroc équivalence tion gobale
Personnes physiques et Intérêts et
morales non Résidentes 3 235 485 2 750 produits -58 402 -1 514 -250 350
au Maroc assimilés
TOTAL 7 077 1 477 5 600 Intérêts et
charges as- 313 785
similées
Commissions
-40 758 -302 764
(produits)
Commissions
68 862
(charges)
Prestations
de services
données
Prestations
de services 41 947
reçues
Loyers reçus -51 727 -7 424 -224 296
Autres 99 785 394 770
37
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1 - PRINCIPES COMPTABLES FONDAMENTAUX La présentation des états de synthèse de BANK OF AFRICA est
conforme aux dispositions du Plan Comptable des Etablissements
1.1 - Les établissements de crédit sont tenus d'établir à la fin de de Crédit.
chaque exercice comptable des états de synthèse aptes à
donner une image fidèle de leur patrimoine, de leur situation 2.3 Créances sur les établissements de crédit et la clientèle
financière, des risques assumés et de leurs résultats. et engagements par signature
1.2 - La représentation d'une image fidèle, repose nécessairement Présentation générale des créances
sur le respect des sept principes comptables fondamentaux
préconisés par la norme Comptable Générale. • Les créances sur les établissements de crédit et sur la clientèle
sont ventilées selon leur durée initiale ou l’objet économique des
1.3 - Lorsque les opérations, événements et situations sont traduits concours :
en comptabilité dans le respect des principes comptables
fondamentaux et des prescriptions du PCEC, les états - créances à vue et à terme, pour les établissements de crédit,
de synthèse sont présumés donner une image fidèle du
patrimoine, de la situation financière, des risques assumés et - crédits de trésorerie, crédits à l’équipement, crédits à la
des résultats de l'établissement de crédit. consommation, crédits immobiliers et autres crédits pour la
clientèle.
1.4 -
Dans le cas où l'application de ces principes et de ces
prescriptions ne suffit pas à obtenir des états de synthèse une • Les engagements par signature comptabilisés en hors bilan
image fidèle, l'établissement de crédit doit obligatoirement correspondent à des engagements irrévocables de financement et
fournir dans l'état des informations complémentaires (ETIC) à des engagements de garantie.
toutes indications permettant d'atteindre l'objectif de l'image
fidèle. • Les opérations de pension, matérialisées par des titres ou des
valeurs, sont enregistrées sous les différentes rubriques de créances
1.5 - Dans le cas exceptionnel où l'application stricte d'un principe concernées (établissements de crédit, clientèle)
ou d'une prescription se révèle contraire à l'objectif de l'image
fidèle, l'établissement de crédit doit y déroger. • Les valeurs reçues à l’encaissement qui ne sont portées au crédit
du remettant qu’après leur encaissement effectif ou après un délai
Cette dérogation doit être mentionnée dans l'ETIC et être dûment contractuel ne sont pas comptabilisées dans le bilan, mais font
motivée avec indication de son influence sur le patrimoine, la l’objet d’une comptabilité matière.
situation financière et les résultats de l'établissement de crédit.
• Les intérêts courus sur les créances sont portés en compte de
1.6 - Les principes comptables fondamentaux retenus se présentent créances rattachées en contrepartie du compte de résultat.
comme ci-après :
Créances en souffrance sur la clientèle
- Principe de continuité d'exploitation.
• Les créances en souffrance sur la clientèle sont comptabilisées et
- Principe de permanence des méthodes. évaluées conformément à la réglementation bancaire en vigueur.
- Principe du coût historique. • Les principales dispositions appliquées se résument comme suit :
- Principe de spécialisation des exercices. - Les créances en souffrance sont, selon le degré de risque, classées
en créances pré-douteuses douteuses ou compromises,
- Principe de prudence.
- Après déduction des quotités de garantie prévues par la
- Principe de clarté. réglementation en vigueur, les créances en souffrance sont
provisionnées à hauteur de :
- Principe d'importance significative.
- 20% pour les créances pré-douteuses,
2.1. Présentation
- 50% pour les créances douteuses,
Les états de synthèse comprennent :
- 100% pour les créances compromises.
- les comptes du Siège central
Les provisions relatives aux risques crédits sont déduites des postes
- les comptes des agences établies au Maroc d’actif concernés.
- les comptes des succursales et agences établies à l'étranger • Dès le déclassement des créances saines en créances compromises,
les intérêts ne sont plus décomptés et comptabilisés. ils ne sont
(succursale de Paris, Shanghai, et l'agence de Tanger off Shore). constatés en produits qu’à leur encaissement.
Les opérations et soldes significatifs internes entre les différentes • Les pertes sur créances irrécouvrables sont constatées lorsque les
entités sont éliminés. chances de récupérations des créances en souffrance sont jugées
nulles.
2.2 Principes généraux
• Les reprises de provisions pour créances en souffrance sont
Les états de synthèse sont établis dans le respect des principes constatées lorsque celles-ci deviennent sans objet. (évolution
comptables généraux applicables aux établissements de crédit. favorable, remboursements effectifs ou restructuration de la
créance avec un remboursement partiel ou total).
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2.4 Dettes envers les établissements de crédit et la clientèle Les titres en provenance des catégories " Titres de l'activité de
portefeuille " et " Titres de participation et parts dans les entreprises
Les dettes envers les établissements de crédit et la clientèle sont liées " font l'objet, à la date du transfert et préalablement à celui-ci,
présentées dans les états de synthèse selon leur durée initiale ou la d'une évaluation selon les règles de la catégorie d'origine. ils sont
nature de ces dettes : transférés dans la catégorie " titres de placement " à cette valeur
comptable.
- dettes à vue et à terme pour les établissements de crédit,
Dans le cas où le titre proviendrait de la catégorie " Titres
- comptes à vue créditeurs, comptes d'épargne, dépôts à terme et d'investissement ", il sera évalué à sa valeur nette comptable
autres comptes créditeurs pour la clientèle. déterminée à la date du reclassement.
Sont incluses dans ces différentes rubriques, en fonction de la 2.5.4 Titres d'investissement
nature de la contrepartie, les opérations de pension, matérialisées
par des titres ou des valeurs mobilières. Les titres d'investissement sont des titres de créance qui sont
acquis ou qui proviennent d'une autre catégorie de titres, avec
Les intérêts courus sur ces dettes sont enregistrés en compte de l'intention de les détenir jusqu'à l'échéance, pour en procurer, sur
dettes rattachées en contrepartie du compte de résultat. une assez longue période, des revenus réguliers.
2.5 Portefeuilles de titres A leur date d'acquisition, ces titres sont enregistrés coupon exclu.
2.5.1 Présentation générale A chaque arrêté comptable, les titres sont maintenus pour leur
valeur d'acquisition quelque soit la valeur de marché du titre. En
Les opérations sur titres sont comptabilisées et évaluées conséquence, la perte ou le profit latent ne sont pas enregistrés.
conformément aux dispositions du Plan Comptable des
établissements de Crédit. 2.5.5 Titres de participation
Les titres sont classés d'une part, en fonction de la nature juridique Sont inscrits dans cette catégorie, les titres dont la possession
du titre (titre de créance ou titre de propriété), d'autre part, en durable est estimée utile à la Banque. Ces titres sont ventilés
fonction de l'intention (titre de transaction, titre de placement, titre selon les dispositions préconisées par le Plan Comptable des
d'investissement, titre de participation). établissements de Crédit en :
Sont considérés comme des titres de transaction, les titres qui à - Participations dans les entreprises liées
l'origine sont :
- Titres de l'activité du portefeuille et
- acquis ou vendus avec l'intention de les revendre ou de les
racheter à court terme dans le but d'en tirer un profit. - Autres emplois assimilés
- détenus par l'établissement de crédit dans le cadre de son activité A chaque arrêté comptable, leur valeur est estimée sur la base des
de mainteneur de marché, le classement en titres de transaction éléments généralement admis; valeur d'usage, quote-part dans
étant subordonné à la condition que le stock des titres fasse l'objet la situation nette, perspectives de résultats et cours de bourse.
d'un volume d'opérations significatif compte tenu des opportunités Seules, les moins-values latentes donnent lieu, au cas par cas, à la
du marché. constitution de provisions pour dépréciation.
- acquis ou vendus dans le cadre d'une gestion spécialisée de 2.5.6 Pensions livrées
portefeuille comprenant des instruments dérivés, des titres ou
d'autres instruments gérés ensemble, et présentant des indications Les titres donnés en pension sont maintenus au bilan et le montant
d'un profil récent de prise de bénéfices à court terme. encaissé représentatif de la dette à l'égard du cessionnaire, est
enregistré au passif du bilan.
- ou qui font l'objet d'un engagement de vente dans le cadre d'une
opération d'arbitrage. Les titres reçus en pension ne sont pas inscrits au bilan, mais le
montant décaissé représentatif de la créance sur le cédant est
Les titres de transaction sont comptabilisés à leur prix d'acquisition, enregistré à l'actif du bilan.
frais de transaction exclus et, le cas échéant, coupon couru inclus.
Les frais de transaction sont directement constatés en résultat. 2.6. Les opérations libellées en devises
Les titres cédés sont évalués suivant ces mêmes règles.
Les créances et les dettes ainsi que les engagements par signature
2.5.3 Titres de placement. libellés en devises étrangères sont convertis en dirhams au cours de
change moyen en vigueur à la date de clôture.
Sont considérés comme des titres de placement, les titres à revenu
fixe ou à revenu variable détenus dans une optique de placement La différence de change constatée sur les dotations des succursales
pour une période indéterminée et que l'établissement peut être à l'étranger et sur les emprunts en devises couverts contre le risque
amené à céder à tout moment. de change est inscrite au bilan dans la rubrique autres actifs ou
autres passifs selon le sens. La différence de change résultant de la
Par défaut, il s'agit de titres qui ne sont pas classés dans une autre conversion des titres immobilisés acquis en devises est inscrite en
catégorie. écart de conversion dans les postes de titres concernés.
Les titres de placement sont enregistrés à leur prix d'acquisition, La différence de change sur les autres comptes tenus en devises
frais inclus, coupon couru inclus. est enregistrée en compte de résultat.
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Les produits et charges en devises étrangères sont convertis au Mobilier de bureau 10 ans
cours du jour de leur comptabilisation.
Matériel informatique 5 ans
2.7. La conversion des états financiers libellés en monnaie Matériel roulant 5 ans
étrangère
Agencements, aménagements et installations 10 ans
La méthode utilisée pour convertir les états financiers libellés en Parts des sociétés civiles non amortissables
monnaie étrangère est celle dite du " taux de clôture ".
2.10. Charges à répartir
Conversion des éléments du bilan et hors bilan
Les charges à répartir enregistrent des dépenses qui, eu égard à
Tous les éléments d’actif, de passif et de hors bilan de l’entité
leur importance et leur nature, sont susceptibles d’être rattachées
étrangère (Agence de Paris) sont convertis sur la base du cours de
à plus d’un exercice.
la devise à la date de clôture.
Les capitaux propres (hors résultat de l’exercice) sont évalués 2.11. Provisions réglementées
aux différents cours historique (dotations) et de constitution des
Les provisions réglementées sont constituées en application de
réserves. L’écart résultant de cette correction (cours de clôture -
dispositions législatives ou réglementaires, notamment fiscales.
cours historique) est constaté parmi les capitaux propres au poste
Leur constitution facultative relève d’une décision de gestion
«écart de conversion».
motivée notamment par le souci de bénéficier d’un avantage fiscal.
Conversion des éléments du compte de résultat à l’exception des
Dès lors que les conditions de constitution et d’utilisation sont
dotations aux amortissements et provisions convertis au cours
réunies et ayant été constituées pour bénéficier d’un avantage
de clôture, l’ensemble des éléments du compte de résultat sont
fiscal certain, les provisions réglementées, à l’exception des
convertis au cours moyen de la devise constatée sur l’exercice.
amortissements dérogatoires, ont un caractère de réserves libérées
Toutefois, les éléments de compte de résultat ont été convertis
d’impôt.
au cours de clôture car cette méthode ne fait pas apparaître de
différence significative par rapport à la méthode du taux moyen.
2.12. Prise en compte des intérêts et commissions dans le
2.8. Les provisions pour risques généraux compte de produits et charges Intérêts
Ces provisions sont constituées, à l’appréciation des dirigeants, en Sont considérés comme intérêts, les produits et charges calculés
vue de faire face à des risques futurs relevant de l’activité bancaire, sur des capitaux effectivement prêtés ou empruntés.
non identifiés et non mesurables avec précision.
Sont considérés comme intérêts assimilés les produits et charges
Les provisions ainsi constituées font l’objet d’une réintégration calculés sur une base prorata temporis et qui rémunèrent un risque.
fiscale. Entrent notamment dans cette catégorie, les commissions sur
engagements de garantie et de financement (cautions, avals et
2.9. Les immobilisations incorporelles et corporelles autres …).
Les immobilisations incorporelles et corporelles figurent au bilan Les intérêts courus sur les capitaux effectivement prêtés ou
à la valeur d’acquisition diminuée des amortissements cumulés, empruntés sont constatés dans les comptes de créances et dettes
calculés selon la méthode linéaire sur les durées de vie estimées. rattachés les ayant générés par la contrepartie du compte de
résultat.
Les immobilisations incorporelles ventilées en immobilisations
d’exploitation et hors exploitation sont amorties sur les durées Les intérêts assimilés sont constatés en produits ou en charge dès
suivantes : leur facturation.
Droit au bail non amortissable Les produits et charges, déterminés sur une base « flat « et qui
rémunèrent une prestation de service, sont constatés en tant que
Brevets et marques Durée de protection des brevets commissions dès leur facturation.
immobilisations en recherche et développement 1 an
2.13. Charges et produits non courants
Logiciels informatiques 5 ans
ils représentent exclusivement les charges et produits à caractère
Autres éléments du fonds de commerce non amortissable
extraordinaire et sont par principe rares puisque de nature
Les immobilisations corporelles ventilées en immobilisations inhabituelle et de survenance exceptionnelle.
d’exploitation et hors exploitation sont composées et sont amorties
sur les durées suivantes : 2.14. Engagements de retraite
Nature Durée d’amortissement Les engagements de retraites (wissam Al Choghl, indemnités
de départ à la retraite) qui ne sont pas couverts par des régimes
Terrain non amortissable
de retraite gérés par des organismes indépendants externes (à
immeubles d’exploitation : caractère non obligatoire) ne font pas l’objet d’une provision pour
risques et charges.
Construits avant 1986 20 ans
Construits après 1986 40 ans
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Le risque de taux d’intérêt réside dans la vulnérabilité de la situation • Comité Risques Groupe
financière d’un établissement à une évolution défavorable des taux Le Comité des Risques du Groupe BANK OF AFRICA est une
d’intérêt. instance émanant du Conseil d’Administration de BANK OF
Le risque de liquidité est défini comme étant le risque pour AFRICA, dont les prérogatives sont élargies aux filiales directes et
l’établissement de ne pas pouvoir faire face à ses flux de trésorerie indirectes intégrées dans le périmètre de consolidation du Groupe.
ou ses besoins de collatéral au moment où ils sont dus et à un coût Ce Comité assiste le Conseil d’Administration en matière de
raisonnable. stratégie et de gestion des risques, notamment en veillant à ce
8.1.1.4. Risques opérationnels que la stratégie globale des risques soit adaptée au profil de risque
de la banque et du Groupe, au degré d’aversion aux risques, à son
Le risque opérationnel est défini comme étant le risque de pertes importance systémique, à sa taille et à son assise financière.
résultant de carences ou de défauts attribuables à des procédures,
personnels et systèmes internes ou à des événements extérieurs. • Comités d’Audit et de Contrôle Interne Groupe
Cette définition inclut le risque juridique, mais exclut les risques Le Comité d’Audit et de Contrôle Interne du Groupe BANK OF
stratégiques et de réputation. AFRICA est une instance émanant du Conseil d’Administration de
8.1.1.5. Risque pays BANK OF AFRICA, dont les prérogatives sont élargies aux filiales
et autres entités intégrées dans le périmètre de consolidation du
Le risque pays comprend le risque politique ainsi que le risque Groupe.
de transfert. Le risque politique provient généralement d’une
action du gouvernement d’un pays, telle que la nationalisation ou Le Comité d’Audit et de Contrôle Interne du Groupe assiste
l’expropriation, ou d’évènements indépendants tels qu’une guerre le Conseil d’Administration en matière de contrôle interne, en
ou une révolution, qui affectent la capacité des clients à honorer veillant notamment à l’existence et le maintien d’un système de
leurs obligations. contrôle interne adapté à l’organisation du Groupe, la fiabilité des
informations financières destinées au Conseil d’Administration et
Le risque de transfert se définit comme le risque qu’un client aux tiers, l’examen des comptes sociaux et consolidés avant leur
résident ne puisse pas acquérir des devises dans son pays afin qu’il soumission au Conseil d’Administration.
puisse honorer ses engagements à l’étranger.
• Comité de Direction Générale
8.1.2. Organisation de la gestion des risques
Le Comité de Direction Générale Groupe est en charge de la
8.1.2.1. Les Instances relevant du Dispositif de Contrôle déclinaison en actions et mesures opérationnelles des orientations
stratégiques du Groupe et de leur suivi.
• Direction Générale des Risques Groupe
Ce Comité, dont la périodicité est hebdomadaire, a pour principales
L’une des missions attribuées à la Direction Générale des Risques missions le pilotage de l’activité de la Banque, la conduite des
Groupe est le renforcement de la surveillance et la maîtrise des dispositifs de contrôle interne et de gestion des risques, le
risques de crédit, de marché, pays et opérationnels. Elle prend ainsi suivi du volet RH, la politique de communication commerciale,
en charge : institutionnelle et financière.
• La définition de la politique des risques du Groupe ; • Comité de Pilotage & Gestion des Risques Groupe
• La définition et la gestion des processus de prise et de suivi des Issue du Comité de Direction Générale du Groupe BANK OF
engagements ; AFRICA, le Comité de Pilotage et Gestion des Risques l’assiste en
matière de gestion et suivi effectifs et opérationnels du dispositif
• La mise en place d’un système de contrôle des risques liés aux
de pilotage des risques du Groupe (BANK OF AFRICA S.A et de ses
crédits, aux opérations de marché et aux risques opérationnels ;
filiales directes et indirectes) et de la cohérence des activités du
La Direction Générale des Risques Groupe est composée de quatre Groupe avec les Politiques des Risques et limites fixées.
Pôles :
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Le Comité s’assure de l’efficience du dispositif de pilotage • La prise de décision, conjointe aux Filières Risques et Commerciale
des risques (crédit, marché, pays et opérationnels) et de son – avec au préalable une analyse contradictoire – s’exerce sur les
adéquation avec le niveau de l’appétit pour le risque définie dans dossiers accordés dans la délégation de pouvoirs aussi bien en
le cadre de la politique de gestion des risques. local qu’en central, et ce dans une structure pyramidale à plusieurs
niveaux, dont le niveau hiérarchique supérieur assure le rôle
8.1.2.3. Les Comités de crédit d’arbitre éventuel en l’absence de consensus.
• Comité de Crédit Sénior • Recours à la procédure d’escalade (n+1) en cas de désaccord entre
Le Comité de Crédit Sénior examine et approuve hebdomadairement la filière Risque et la Filière Commerciale.
les demandes de crédits formulées par les clients de la Banque et du 8.2.1.2. Les structures
Groupe relevant de sa délégation. Les règles de fonctionnement et
les pouvoirs diffèrent selon les niveaux des risques soumis, ainsi que La vision globale du processus d’octroi de crédit est schématisée
la nature du segment du portefeuille de crédit concerné de la Banque comme suit :
qu’il soit Entreprise, Corporate ou Particuliers & Professionnels. Contre Mise en place
Nouvelle Montage analyse de Décision
Le périmètre du Comité de Crédit couvre également les entités demande dossier dossier crédit
renouvelle- En fonction
du Groupe. Il évalue et émet, à travers le Comité de Crédit ment Métiers Analystes Back-office
du
Senior- Entités du Groupe, des décisions sur la prise de risque sur
certaines contreparties ou groupe de contreparties du portefeuille
Banque à BANK OF AFRICA
bancaire et de négociation et ce, pour les activités au Maroc et à l’international BOA Group et filiales
l’international pour les contreparties individuelles selon des seuils
prédéfinis par filiale. • Le montage du dossier de crédit incombe à la Filière Commerciale,
chargée de la relation commerciale avec le client ;
Il est présidé par le Président Directeur Général de la Banque et
vice présidé par l’ADG Exécutif Groupe. Ce comité se réunis deux • L’analyse contradictoire du dossier de crédit est réalisée par les
fois par semaine et regroupent les Seniors Managers de la Banque. Analystes crédit faisant partie de la Filière Risques de l’entité ;
• Comité de Crédit Régional • La prise de décision est conjointe aux Filières Risques et
Commerciale, selon leurs niveaux de délégations respectifs ;
Le Comité de Crédit Régional (CCR) dispose de la délégation pour
statuer sur les contreparties au niveau de la région en respect du • La mise en place du crédit est effectuée par un back-office,
schéma délégataire en vigueur. Il est tenu une fois par semaine. Les structure indépendante des Filières Risques et Commerciale.
dates de tenue du CCR sont décidées par le Directeur Régional de
chaque Région et communiquées à l’ensemble des membres. 8.2.1.3. La prise de décision et le choix des circuits
8.1.2.4. Le Comité de Surveillance des Engagements « CSE » Afin de faciliter l’exercice de notification, le principe d’une seule
décision pour chaque proposition de crédit présentée doit être
Dans le cadre du suivi du portefeuille, le comité de surveillance des respecté.
Engagements « CSE » (central et restreint) se réunit mensuellement
afin de suivre les actions de régularisation, de recouvrement et Les décisions de crédit sont prises soit par circulation de dossier,
d’assainissement des différents comptes relevés en anomalie. Le soit par tenue d’un Comité de Crédit, via un processus manuel ou
comité examine également les dossiers éligibles à un déclassement électronique.
et décide de leur sort. 8.2.1.4. La délégation
La mise sous contrôle de la situation des Engagements est Le dispositif de décision en matière de crédit repose sur un système
canalisée par des instances de suivi et de surveillance en quatre de délégation qui prend sa source dans les pouvoirs conférés par
niveaux, dont trois au niveau central. le Conseil d’Administration d’une entité à des collaborateurs ou
groupes de collaborateurs, dans les limites qu’il estime opportunes.
8.2. RISQUE DE CREDIT
La délégation peut faire l’objet d’une subdélégation en fonction de
L’activité de crédit de la Banque s’inscrit dans le cadre de la l’organisation, des volumes, des produits et des risques.
politique générale de crédit approuvée par les hautes instances
de la Banque. Parmi les principes directeurs énoncés figurent les La délégation de pouvoir aux collaborateurs est intuitu personae sur
exigences du Groupe en matière de déontologie, d’attribution des la base de leurs capacités de jugement, expériences, compétences
responsabilités, d’existence et de respect des procédures et de personnelles et professionnelles et formations.
rigueur dans l’analyse du risque. 8.2.1.5. Les règles d’approbation
Cette politique générale est déclinée en politiques et en procédures La décision d’octroi de crédit est soumise à l’appréciation de la
spécifiques adaptées à la nature des activités et des contreparties. Troïka ou des Comités de crédit selon les niveaux d’approbation.
8.2.1. Circuit de décision de crédit Le système des délégations de crédit en vigueur définit le nombre
de niveaux de décision suivants:
8.2.1.1. Principes généraux
• Un premier niveau local au sein de chaque filiale ;
Le processus d’octroi au niveau de l’ensemble du Groupe BANK OF
AFRICA répond au principe de la Troïka et repose sur les principes • Un niveau de HUB (BOA Groupe et Banque à l’International) ;
suivants :
• Un niveau Central au niveau de BANK OF AFRICA.
• L’ensemble des demandes de crédit suit le même processus d’octroi
consistant à assurer le principe de la Troïka (à minima). Ainsi, au Le niveau local au sein de l’entité peut faire l’objet d’une
moins 3 personnes, dont impérativement une de la Filière Risques, subdélégation en fonction de l’organisation de l’entité, des volumes,
doivent approuver toute demande de crédit sauf dans certains cas des produits et des risques.
exceptionnels définis.
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8.3.1.1. Unicité de la notation Ainsi au 31 Décembre 2020, la répartition du portefeuille par classe
La notation est établie pour chaque client, chaque client étant d’actif se présente comme suit :
entendu comme un code tiers Groupe. Le processus de notation
est ainsi réalisé pour chaque code tiers Groupe de telle manière à
ce qu’un tiers ait une, et une seule note. Ainsi, BANK OF AFRICA
s’assure de l’unicité de la note pour chaque contrepartie évaluée.
8.3.1.2. Intégrité de la notation
Selon les principes réglementaires, les attributions de notations
et leurs révisions périodiques doivent être réalisées ou approuvées
par une partie qui ne bénéficie pas directement de l’octroi du
crédit. Cette notion d’intégrité de la note est un élément central
de la charte de gestion des risques de crédit qui doit permettre de
renforcer et d’encourager l’indépendance du processus de notation.
8.3.1.3. Singularité de la notation 8.3.3. Scoring des particuliers
Pour chaque tiers de la Banque, un type de contrepartie est
Le Scoring pour le segment clientèle Retail, consiste en la
codifié. La notation de chacun des tiers est ainsi réalisée à partir
modélisation statistique du défaut et des comportements à risque.
du modèle associé à la contrepartie de référence de telle sorte
que pour chaque tiers (dont le type de contrepartie est singulier Deux types de scores sont mis en place : des scores de comportement
et donc unique) l’évaluation soit réalisée à l’aide d’un seul modèle et des scores d’octroi.
de notation, mais avec les données caractéristiques propres à la
contrepartie concernée. Ainsi, BANK OF AFRICA s’assure de la Le score de comportement correspond à une évaluation dynamique
singularité de la note pour chaque contrepartie. du risque basée sur le comportement d’un client pour un compte
ouvert. Seuls les clients connus peuvent être notés par le score de
8.3.2. Echelle de notation comportement.
Selon l’échelle de notation adoptée par le Groupe BANK OF AFRICA, Une Cotation de A à K est attribuée à chaque client de la Banque et
la note finale de la contrepartie s’échelonne sur 11 niveaux : actualisée mensuellement et quotidiennement pour les incidents.
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Le score d’octroi est une note ponctuelle à l’ouverture d’une ligne A l’instar des contrôles à priori, les contrôles à posteriori sont
de crédit. Les nouveaux et anciens clients sont notés par le score assurés par les entités relevant de la Direction Générale des Risques
d’octroi. Groupe.
Un système décisionnel d’octroi de crédit à la consommation est L’objectif de ces contrôles est d’assurer la mesure, la maîtrise et
mis en place. la surveillance des risques de crédit avec une vision portefeuille
et non seulement contrepartie. Une attention particulière est
8.4. DISPOSITIF DE CONTROLE ET DE SURVEILLANCE DES ainsi portée sur la qualité du crédit, l’anticipation et la prévention
RISQUES DE CREDIT des irrégularités et des risques d’une part, et au contrôle et à la
surveillance du suivi des risques par la Filière Commerciale d’autre
Le dispositif de contrôle et surveillance des risques de crédit part.
permet d’assurer les contrôles de deuxième niveau, distincts de la
surveillance quotidienne assurée par la Filière Commerciale. 8.4.2.1. Pilotage du portefeuille des engagements
L’application de ce dispositif est adaptable selon l’organisation Le pilotage du portefeuille des engagements du Groupe et de ses
propre des filiales du Groupe concernées en concertation avec la entités est opéré à travers plusieurs indicateurs, tant sur les risques
Direction Générale des Risques Groupe. à l’octroi que sur les risques en cours de vie des dossiers.
L’objectif principal des contrôles exercés par les différentes Les analyses multicritères du portefeuille des engagements sont
entités relevant de la Direction Générale des Risques Groupe est un contrôle à postériori qui consiste à identifier et à suivre tous
d’assurer l’efficience du système d’alerte précoce permettant, tant les engagements du Groupe et de ses entités selon plusieurs axes
la gestion des risques que l’anticipation par la Filière Commerciale d’analyse dont notamment : produits, maturités, clients, groupes
de risques potentiels pour une gestion appropriée du portefeuille d’affaires, segments de clientèle, notations de contrepartie,
de la Banque. La Direction Générale des Risques Groupe, à travers catégories de créances (saines et souffrance), secteurs d’activité,
le Pôle Surveillance Permanente des engagements, s’assure agences, zones géographiques, types de sûreté, … Les analyses
aussi que la surveillance de la Filière Commerciale est effectuée multicritères sont un outil de pilotage des risques de crédit.
convenablement et alerte sur les défaillances notoires. La production des analyses multicritères du portefeuille des
Les principales missions opérationnelles de la Direction Générale engagements est de la responsabilité de la Filière Risques de crédit
des Risques Groupe, dans le cadre du dispositif de contrôle et qui assure par ailleurs le reporting des risques de crédit, tant en
de surveillance des risques de crédit, peuvent être synthétisées interne, vis-à-vis des Comités des Risques et du management,
comme suit : qu’en externe, Vis-à-vis des régulateurs.
• Assurer les contrôles à postériori ; La gestion des risques de crédit s’appuie sur un dispositif selon lequel
les stratégies des métiers, y compris en cas de lancement de nouvelles
• Identifier et suivre le portefeuille engagement selon plusieurs axes activités ou de nouveaux produits, font l’objet d’un avis risques et de
d’analyses : produits, maturités, bénéficiaires, secteurs d’activité, limites de risques formalisées. Pour le Groupe BANK OF AFRICA, le
agences, zones géographiques, … ; risque de concentration de crédit peut découler de l’exposition envers :
• Fixer et suivre les limites de concentration ; • Des contreparties individuelles ;
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• Des groupes d’intérêt ; La répartition des engagements du Groupe sur la clientèle par
secteurs d’activité se présente comme suit à fin Décembre 2020 :
• Des contreparties appartenant à un même secteur d’activité ou à
un même pays. 10,95%
8.4.2.2.3. Contreparties appartenant à un même secteur d’activité 8.4.2.2.4. Contreparties appartenant à un même pays
La méthodologie de fixation des limites sectorielles mise en place Par risque pays on entend la possibilité qu’une contrepartie
est fondée sur un modèle statistique se basant sur le taux de souveraine d’un pays donné ne soit pas en mesure ou refuse, et
défaillance historique et le nombre de contreparties par secteur que les autres contreparties de ce pays ne soient pas en mesure,
d’activité et par classe de risque (rating). de remplir leurs obligations à l’égard de l’étranger pour des
considérations d’ordre sociopolitique, économique ou financier.
L’objectif étant la modélisation du risque de défaut par des
techniques économétriques appropriées, en utilisant une Le risque pays peut aussi résulter de la limitation de la libre
variable aléatoire dépendante dont la valeur est le résultat du circulation des capitaux ou d’autres facteurs politiques ou
dénombrement des réalisations des événements de défaut. économiques, il est alors qualifié de risque de transfert. Il peut
également découler d’autres risques en liaison avec la survenance
La démarche est basée sur les hypothèses de l’indépendance des d’événements impactant la valeur des engagements sur le pays
contreparties et la non corrélation des défauts. Ainsi, la notion clé concerné (désastres naturels, chocs extérieurs).
de cette approche méthodologique est la probabilité de défaut
d’une contrepartie donnée. Cette probabilité est mesurée par le La politique risque pays du Groupe a comme principal objectif la
biais de l’exploitation du taux de défaillance du couple rating / mise en place d’un système qui permet d’évaluer, limiter, réduire et
secteurs d’activité. si nécessaire suspendre de manière prudente ses engagements sur
les pays à haut risque et ce, d’une manière synchronisée à l’échelle
Le modèle permet aussi de calibrer les enveloppes à allouer à du Groupe.
chaque secteur d’activité compte tenu notamment du plan de
développement de la banque et de la sinistralité sectorielle. Cette La politique risque pays comprend outre la stratégie de prise
démarche adoptée par la Direction Générale Risques Groupe en charge du risque pays, les principes de recensement, de
est complétée par la mise en œuvre de Back Testing du modèle gestion et de contrôle de ces risques ainsi que les structures
semestriellement. organisationnelles responsables. L’élément central de ce dispositif
de gestion permettant la prévention du risque est le système de
La revue des limites sectorielles est réalisée semestriellement en délégation et de limitation des engagements.
concertation avec la filière commerciale et le Centre d’Intelligence
Économique de la banque qui apportent leur vision métier et Ce système a été conçu de manière à être de plus en plus limitatif
chiffrage des perspectives macroéconomiques et sectorielles. Les au fur et à mesure que le risque pays augmente. Ainsi, le niveau
avis de ces entités permettent ainsi de challenger et de conforter d’engagement est calibré en fonction du niveau du risque pays,
davantage la pertinence du modèle par rapport au contexte reflété par la notation attribuée à chaque pays, et du pourcentage
économique. de fonds propres de chaque entité du groupe.
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Les engagements de BANK OF AFRICA sont pour la plus - S’assurer que le risque inhérent aux positions de change ne vienne
grande partie domestiqués au Maroc. Les engagements sur les diminuer la marge bénéficiaire de la Banque
contreparties étrangères de BANK OF AFRICA concernent les
établissements de crédit étrangers. Ces engagements font l’objet : - Orienter la stratégie de la Banque de telle sorte à pouvoir saisir
pleinement les opportunités de croissance qui se présentent.
• d’une autorisation après une notation et analyse des
fondamentaux de chaque contrepartie ; La Banque a institué un Comité ALCO, afin de suivre la réalisation
de ces objectifs, avec comme principales missions :
• d’un suivi mensuel, et sont communiquées à la banque centrale à
travers un état réglementaire. - Formuler la politique actif - passif ;
Les reportings réalisés offrent une vue d’ensemble de l’engagement - Organiser et animer les sous comites actif-passif ;
global du Groupe BANK OF AFRICA à l’égard des contreparties - Avoir une connaissance approfondie des types de risques inhérents
bancaires étrangères. Ils reflètent l’engagement par pays qui aux activités de la Banque et rester informe de l’évolution de ces
comprend l’ensemble des actifs inscrits au bilan et en Hors bilan risques en fonction de la tendance des marches financiers, des
représentant des créances sur les résidents des pays étrangers. pratiques de gestion de risques, et de l’activité de la Banque ;
En complément de ces états, le Management des Risques Groupe - Revoir et approuver les procédures destinées a limiter les risques
élabore mensuellement un rapport analytique sur les expositions inhérents aux activités de la Banque en matière d’octroi de
étrangères du Groupe BANK OF AFRICA. Ce rapport permet crédits, d’investissements, de trading et autres activités et
d’apprécier le niveau des expositions étrangères du Groupe BANK produits significatifs ;
OF AFRICA et constitue un tableau de bord pour le suivi de
l’évolution du Risque inhérent à chaque pays. Le dispositif risque - Maitriser les systèmes de reportant qui mesurent et contrôlent
pays du Groupe se présente comme suit : quotidiennement les principales sources de risque ;
-
Revoir et approuver périodiquement les limites de risque
Entrée en en fonction de changement éventuels dans la stratégie de
relation et l’institution, approuver les nouveaux produits et réagir a des
Identification changements importants des conditions de marche ;
des expositions
- S’assurer que les différentes lignes de business sont convenablement
par pays
gérées, par les RH ayant un niveau de connaissance, d’expérience et
Reporting Notation d’expertise homogène avec la nature des activités supervisées.
individuel et externe des
consolidé Responsabilités des différents intervenants dans la gestion du
pays risque de taux et de liquidité
Dispositif Le maintien de l’équilibre bilanciel à court et moyen terme, suppose
de gestion l’implication de l’ensemble des intervenants au niveau de la Banque,
du risque Pays et la définition des responsabilités de chacun dans la gestion du
risque de liquidité.
Alertes et Allocation C’est ainsi que chaque entité de la Banque dispose d’un budget
provisionnement et suivi des / objectifs valides au Comité de Direction General sur un horizon
limites moyen terme, permettant ainsi aux instances appropriées de suivre
et de contrôler de manière ordonnée la réalisation du plan triennal
de manière globale dans le respect des grands équilibres de la
Stress Tes- Banque et des ratios règlementaires.
ting
Le département ALM suit sur une base régulière l’évolution de la
structure bilancielle par rapport au plan et signale tout écart dans
le cadre du comité ALCO ou toutes les entités sont représentées
8.5. DESCRIPTIF DU DISPOSITIF DE GESTION DES RISQUES pour prendre les dispositions correctrices nécessaires.
DE LIQUIDITE ET DE TAUX D’INTERET Risque de Liquidité
BANK OF AFRICA a mis en place un dispositif de pilotage des La stratégie de la Banque en matière de gestion du risque de
risques bilanciels tels que les risques de liquidité et de taux liquidité a pour but, d’adapter la structure de ses ressources afin
d’intérêts, de telle sorte à pouvoir suivre leur évolution de manière de permettre à la Banque de poursuivre de manière harmonieuse
continue en fonction de la tendance des marches financiers, et de l’expansion de son activité.
l’activité de la Banque. Le risque de liquidité se traduit pour la Banque à travers l’impossibilité
Afin de préserver les équilibres du bilan dans un horizon moyen long de satisfaire ses engagements, lorsque des besoins inattendus sont
terme, le dispositif de gestion des risques de liquidité et de taux subis, et qu’elle ne peut y faire face à partir de ses actifs liquides.
d’intérêt mis en place veille a : Une telle éventualité peut trouver son origine dans d’autres causes
- Assurer la stabilité des résultats contre les variations des taux que la liquidité. Par exemple des pertes importantes qui résultent des
d’intérêts, en préservant la marge d’intérêt et en optimisant la défaillances des contreparties, ou d’évolutions adverses du marché.
valeur Economique des Fonds propres ; Deux sources majeures peuvent générer un risque de liquidité :
- Assurer un niveau de liquidité suffisant, permettant à la Banque -
L’incapacité de l’établissement de lever les fonds nécessaires
de faire face à ses obligations à tout moment en la mettant à pour faire face à des situations inattendues à court terme,
l’abri d’une crise éventuelle ; notamment un retrait massif des dépôts ou un tirage maximal
des engagements en hors bilan.
46
ir-bankofafrica.ma
- Le non adossement des actifs et passifs ou le financement des 8.6. RISQUE DE MARCHE
actifs moyens et longs termes par des passifs à court terme.
La gestion des risques de marché au sein du Groupe BANK OF
Un niveau de liquidité acceptable est un niveau qui permet à la AFRICA s’inscrit dans le cadre du respect des normes réglementaires
Banque à la fois de financer l’évolution de ses actifs, et de faire telles que définies par les autorités de tutelle et l’application
face à ses engagements des qu’ils sont exigibles, en mettant ainsi des saines pratiques de gestion définies au niveau international
la Banque à l’abri d’une crise éventuelle. notamment par les accords de Bâle.
Deux indicateurs permettent d’apprécier le profil de liquidité de la Les risques sur les opérations de marché sont définis comme les
Banque : risques de pertes sur des positions de bilan et de hors bilan à la
- Le Coefficient LCR (Liquidity Coverage Ratio), affiche 167% sur suite de variations des prix du marché, ils recouvrent pour le Groupe
base consolidée au 31 Décembre 2020 au-dessus de la limite BANK OF AFRICA notamment :
réglementaire de 100% fixée par Bank Al Maghrib. • Le Risque de taux d’intérêt ;
- Le profil des impasses cumulées : la technique des impasses / • Le Risque de change ;
Gap périodiques ou cumulées en dirhams et en devises, permet
d’évaluer le niveau de risque de liquidité encouru par la Banque a • Le Risque sur titres de propriété ;
court, moyen et long terme.
• Le risque de crédit sur opérations de marché.
Cette technique permet d’estimer les besoins nets de refinancement
Cartographie des instruments
sur différents horizons et arrêter les modalités adéquates de
couverture. La cartographie des produits traités au niveau du portefeuille de
négociation du Groupe BANK OF AFRICA se répartit par facteur de
Risque de Taux d’intérêts
risque comme suit :
Le risque de taux d’intérêt est le risque que l’évolution future des taux
d’intérêts vienne réduire les marges prévisionnelles de la banque.
La variation des taux d’intérêt impacte également la valeur
actualisée des flux futurs attendus. Le degré d’impact sur la valeur
Economique des actifs et des passifs dépend de la sensibilité des
différentes composantes du bilan à une variation des taux.
L’appréciation du risque de taux peut s’effectuer au travers un
ensemble de simulations de stress testing, dans le cadre d’un
scenario de variation des taux de 200 pbs tel que préconise par le
Comité de Bâle.
La stratégie de la Banque en matière de gestion du risque de
taux d’intérêt, veille à assurer la stabilité des résultats contre les
variations des taux d’intérêts, en préservant la marge d’intérêt et
en optimisant la valeur Economique des fonds propres.
Les variations des taux d’intérêts peuvent avoir des répercussions
néfastes sur la marge d’intérêt de la Banque, et par conséquent
causer de sérieuses déviations par rapport au plan initial.
Afin de neutraliser ces risques de déviation, le département ALM
oriente régulièrement la stratégie de la Banque en fixant des règles
d’adossement des emplois a des ressources de même nature, et en
définissant un seuil de tolérance maximum de déviation de la marge
d’intérêt par rapport à la marge nette d’intérêt prévisionnelle.
La technique des impasses / Gap périodiques ou cumulées en
dirhams et en devises, permet d’évaluer le niveau de risque de taux
encouru par la Banque à court terme et a moyen long termes.
Cette technique permet d’estimer les décalages d’adossements
actif / passif sur différents horizons afin d’arrêter les modalités
adéquates de couverture.
Sensibilité de la valeur du portefeuille bancaire
Des simulations de stress testing sont effectuées afin d’évaluer
l’impact d’une variation des taux sur la marge d’intérêt ainsi que 8.6.1. Dispositif de Gestion des Risques de Marché
sur la valeur Economique des Fonds Propres. 8.6.1.1. Gouvernance
A fin Décembre 2020, en excluant le portefeuille trading Book, l’impact Les principaux acteurs du dispositif de gestion des risques de
d’une variation des taux d’intérêt de 200 pb sur la marge d’intérêt est marché au sein du Groupe BANK OF AFRICA sont :
estimé à 0.359 Mrd DH soit 8.3% de la MNI prévisionnelle.
• La Direction Générale qui met en œuvre les stratégies et politiques
La variation de la valeur économique des Fonds Propres, en excluant en matière de gestion des risques de marché approuvées par le
le portefeuille trading Book, face à un choc de taux de 200pbs, est Conseil d’Administration ;
estimé à 0.749 Mrd DH soit 6.0% des Fonds Propres de base.
47
ir-bankofafrica.ma
• Le Comité Risques Groupe qui définit la politique de gestion des • La limite sur la position en devise qui ne doit pas excéder 10% des
risques de marché Groupe et valide toute modification inhérente fonds propres ;
au pilotage des risques sur opérations de marché mise en œuvre au
sein des différentes entités du périmètre ; • La limite sur la position de change globale qui ne doit pas excéder
20% des fonds propres.
• Le Comité Risques de Marché Groupe qui s’assure de l’efficience
du dispositif de pilotage des Risques de Marché du Groupe BANK 8.6.1.2.2. Indicateurs de risque
OF AFRICA et de son adéquation avec la politique de gestion des Différents indicateurs de risque reflétant le niveau d’exposition
risques de Marché Groupe ; aux risques de marché sont utilisés au sein du Groupe BANK OF
• L’entité Risques de Marché Groupe qui centralise la gestion AFRICA et se déclinent comme suit :
des risques de marché du Groupe BANK OF AFRICA en tant que • Valeur en risque (VaR) globale et par classe d’actif
fonction indépendante des FrontOffice du Groupe, ce qui lui confère
une objectivité optimale dans le pilotage des risques de marché et La Value-at-Risk est une mesure globale et probabilisée du risque
l’arbitrage entre les différentes activités sur opérations de marché ; de marché. Elle permet de résumer le risque encouru à travers le
calcul de la perte potentielle éventuelle sur un horizon de temps et
• Les Risk Mangements Units des entités du Groupe BANK OF un degré de probabilité donnés.
AFRICA qui assurent un contrôle de premier niveau des activités de
marché au sein leur entité et adressent des reporting récurrents au Contrairement aux indicateurs de risques traditionnels, la
Management des Risques Groupe; valeur en risque combine plusieurs facteurs de risque et mesure
leur interaction, prenant ainsi en compte la diversification des
• L’Audit Interne qui s’assure de la mise en œuvre du dispositif de portefeuilles.
gestion des risques de marché ainsi que du respect des procédures
en rigueur. Un calcul quotidien de la Value-at-Risk globale et par classe d’actifs
est assuré au niveau du Groupe BANK OF AFRICA ainsi que son
8.6.1.2. Description du Dispositif de Gestion des Risques de Marché Backtesting.
Le dispositif de gestion des risques de marché du Groupe BANK OF
AFRICA s’articule autour de trois axes principaux:
• Limites ;
• Indicateurs de risques ;
• Exigences en fonds propres.
8.6.1.2.1. Limites
• Limites de Contrepartie sur opérations de marché :
Le processus d’octroi des limites par contrepartie et des demandes • VaR stressée
de dépassement sur opérations de marché est régi au sein du
Le Groupe a mis en place des scénarios pour le calcul de la Stressed
Groupe BANK OF AFRICA via un système de délégation des
VaR.
pouvoirs encadré par des procédures différenciées suivant le type
de contrepartie. Le choix du Groupe s’est porté sur des événements créant une
volatilité importante sur les marchés financiers.
Les transactions de marché font l’objet d’une fixation de limites à priori,
selon un schéma délégataire s’appuyant sur le principe de la Troïka. Parmi ces événements on peut citer :
• Limites de marché • La faillite de « Lehman Brothers » qui n’a pas pu faire face à la
crise du « Subprime » ;
Afin de maîtriser la prise de risques de marché au sein du Groupe BANK
OF AFRICA et la diversification du portefeuille de négociation, un set de • Le creusement de déficit budgétaire américain de 1.000 Milliards
limites de marché a été instauré. Ces limites reflètent le profil de risque $ pour soutenir les marchés financiers ;
du Groupe et permettent un pilotage optimal des risques de marché à
travers l’arbitrage entre les différentes activités de marché. Le set des • La crise grecque et la contagion aux « PIIGS ».
limites de marché du Groupe BANK OF AFRICA se décline comme suit : Cependant, les marchés financiers marocains n’ont que très
• Les limites de stop/loss ; faiblement réagi à ces événements. Il a donc été considéré des
scénarios simulés tel que réalisés sur le marché marocain :
• Les limites de positions ;
• Fluctuation de la place de Casablanca à l’identique de celle des
• Les limites en VaR ; Etats-Unis,
• Les limites de transaction. • Fluctuation de la courbe des taux Dirham à l’identique de celle
du $us
Les limites de marché sont définies en VaR. Ainsi, le dispositif
de gestion des limites est dynamique prenant en compte les • Répercussion de la volatilité Eur/usd sur les cours eur /mad et usd
fluctuations des différents facteurs de risque ainsi que les /mad
corrélations existantes afin de mieux apprécier la diversification du
portefeuille. • Répercussion de la volatilité Eur/usd sur la volatilité eur /mad et
la volatilité usd /mad.
• Limites réglementaires
• Stress Testing par facteur de risque
En complément des limites mises en place en interne, le Groupe
BANK OF AFRICA s’assure du respect des limites réglementaires Le Groupe BANK OF AFRICA réalise des tests de résistance afin
définies par Bank Al- Maghrib telles que : d’évaluer la vulnérabilité du portefeuille de négociation du groupe
48
ir-bankofafrica.ma
à des scenarii extrêmes. Les stress tests couvrent toutes les 8.7.1.2. Classification
composantes du portefeuille de négociation à travers la simulation
de l’ensemble des facteurs de risque impactant le portefeuille. Les risques opérationnels peuvent être analysés, classifiés et
hiérarchisés selon les principaux axes suivants : les causes, les
Les résultats des stress tests du risque de taux, du risque de conséquences (en termes d’impact financier ou autre), le score, la
change et actions du portefeuille de négociation se présentent qualification et le niveau de maîtrise et qui sont classés par type
comme suit : d’événement bâlois.
a - Portefeuille Taux 8.7.1.1.1. Liens avec les autres types de risque (risque de marché /
risque de crédit)
1ère hypothèse : Translation parallèle de la courbe des taux de 25
bps La gestion des risques opérationnels est potentiellement liée à la
gestion des autres risques (marché / crédit), et ce à deux niveaux :
Ce scénario ressort avec un impact de 23 MMAD sur le P&L.
• Au niveau global, la réflexion sur le niveau global d’aversion au
2ème hypothèse : Translation parallèle de la courbe des taux de 50 risque de la Banque (et à terme sur l’allocation de fonds propres) se
bps doit d’être analysée et suivie « trans-risques » ;
Ce scénario ressort avec un impact de 47 MMAD sur le P&L. • Au niveau détaillé, certains risques opérationnels peuvent être
b- Portefeuilles Actions générateurs de risque de marché / de risque de crédit.
1ère hypothèse : Dépréciation de 15% de la valeur du portefeuille 8.7.1.1.2. Organisation de gestion des risques opérationnels
des actions. Le cadre permettant la gestion des risques opérationnels au sein
Ce scénario ressort avec un impact de 4 MMAD sur le P&L. du Groupe BANK OF AFRICA est structuré autour de trois principes
directeurs :
2ème hypothèse : Dépréciation de 25% de la valeur du portefeuille
des actions. • Définir un dispositif cible en cohérence avec l’organisation Business
du Groupe BANK OF AFRICA et inspiré des meilleures pratiques ;
Ce scénario ressort avec un impact de 7 MMAD sur le P&L.
• Impliquer et responsabiliser les métiers et filiales dans la gestion
c- Change au quotidien des Risques Opérationnels ;
1ère hypothèse : Appréciation ou dépréciation de 2.5% de la valeur • Veiller à la séparation des fonctions d’Audit/Contrôle et de Gestion
du Dirham. des Risques Opérationnels.
Ce scénario ressort avec un impact de 37 MMAD sur le P&L. La gestion des Risques Opérationnels Groupe BANK OF AFRICA
2ème hypothèse : Appréciation ou dépréciation de 5% de la valeur implique quatre entités majeures :
du Dirham. • La Direction Risques Opérationnels Groupe en central BANK OF
Ce scénario ressort avec un impact de 74 MMAD sur le P&L. AFRICA ;
Les résultats des stress tests menés montrent que le Groupe • Le Réseau BANK OF AFRICA ;
dispose d’un niveau de fonds propres suffisant pour résister à des • Les Directions Métiers BANK OF AFRICA ;
scenarii de stress défavorables et pour se conformer aux normes
réglementaires même en cas de crise. • Les Filiales.
8.7. RISQUES OPERATIONNELS Des interlocuteurs risques opérationnels ont été désignés au niveau
des entités précitées. Il s’agit des :
Le risque opérationnel se définit comme étant le risque de pertes • Correspondants Risques Opérationnels (CRO);
résultant de l’inadéquation ou la défaillance attribuables à
des procédures, moyens humains, systèmes internes ou à des • Coordinateurs Risques Opérationnels (CORO);
évènements extérieurs, susceptibles d’impacter le bon déroulement
• Relais Risques Opérationnels (RRO).
de l’activité.
Le périmètre de gestion des risques opérationnels concerne
8.7.1. Politique de gestion des risques opérationnels
également différentes filiales du Groupe.
8.7.1.1. Objectif de la gestion des risques opérationnels
8.7.1.1.3. Gouvernance de la gestion des risques opérationnels
Le dispositif de gestion des risques opérationnels a pour ambition
La gouvernance des risques opérationnels au sein du Groupe BANK
de répondre à un triple objectif :
OF AFRICA est structurée en trois Comités Risques Opérationnels :
• L’identification, l’analyse et l’évaluation des risques opérationnels
• Le Comité Risques Opérationnels Groupe se tient au sein du
;
Comité de Pilotage et de Gestion des Risques Groupe, et les
• L’évaluation des contrôles internes ; résultats des travaux sont présentés au Comité Risques Groupe
(émanation du Conseil d’Administration) ;
• Le suivi des risques opérationnels via des indicateurs d’alerte ;
• Le Comité de Suivi des Risques Opérationnels ;
La maîtrise des risques opérationnels via la mise en place d’actions
préventives et/ou correctives face aux risques majeurs identifiés. • Le Comité Risques Opérationnels Filiale ;
Le dispositif de gestion des risques est revu et surveillé régulièrement, Les missions de ces Comités portent sur la revue périodique de :
permettant une amélioration continue du dit dispositif.
• L’évolution de l’exposition aux risques opérationnels et de
l’environnement de contrôle de ces risques,
49
ir-bankofafrica.ma
• L’identification des principales zones de risque, en termes 8.7.2. Plan de continuité de l’activité
d’activités et de type de risques,
Le plan de continuité répond à une importance croissante accordée
• L’état d’avancement des plans d’action préventifs/correctifs à la minimisation des effets des interruptions des activités, du fait
définis en vue de couvrir et traiter les risques opérationnels majeurs, des interdépendances qui existent entre elles et les ressources sur
lesquelles elles reposent, notamment humaines, informatiques ou
• Le montant de fonds propres à allouer aux risques opérationnels, encore logistiques.
le coût des actions de prévention à mettre en œuvre ainsi que le
coût lié aux assurances à mettre en place. Il s’agit d’un ensemble de mesures et procédures visant à assurer,
selon divers scénarios de crise, y compris face à des chocs extrêmes,
8.7.1.3. Principes méthodologiques fondamentaux le maintien, le cas échéant de façon temporaire selon un mode
Les objectifs stratégiques prioritaires du Groupe BANK OF AFRICA dégradé, des prestations de services essentielles de la Banque puis
au travers de son dispositif de gestion des risques opérationnels la reprise planifiée des activités.
sont de deux types : Une organisation de secours cible est mise sur pied, en même
• Réduction de l’exposition aux risques opérationnels ; temps que des lieux et des systèmes de backup alternatifs. Un
projet spécifique est en cours de réalisation au niveau du groupe
• Optimisation des exigences en fonds propres relatives aux risques avec en priorité des plans de contournement de sinistre.
opérationnels.
Les principes stratégiques transverses de la continuité des activités
Le système interne de mesure du risque opérationnel est étroitement sont les suivants :
associé à la gestion quotidienne des risques de l’établissement au
travers de : • BANK OF AFRICA a la responsabilité sociale de permettre à sa
clientèle de disposer des liquidités qu’elle lui a confiées. Le non-
• La Collecte des évènements, respect de cette obligation en temps de crise pourrait avoir un
• La Cartographie des risques opérationnels, impact sur l’ordre public.
• Les Indicateurs clés de risques opérationnels (Key Risk Indicators). Ce principe prévaut sur tous les autres ;
Les données produites font partie intégrante de ces processus de • BANK OF AFRICA doit garantir ses engagements envers le
surveillance et de contrôle du profil de risque opérationnel. système de compensation interbancaire sur la place marocaine ;
L’exposition au risque opérationnel et les pertes subies sont • BANK OF AFRICA entend respecter en priorité les engagements
régulièrement notifiées à la direction de l’unité concernée, à la juridiques et contractuels (relatifs aux domaines Crédits et
direction générale et au conseil d’administration. Le système Engagements) qu’elle a souscrits, avant de prendre d’autres
de gestion est correctement documenté, permettant d’assurer engagements ;
le respect d’un ensemble formalisé de contrôles, de procédures • BANK OF AFRICA entend maintenir sa crédibilité internationale et
internes et de mesures correctives en cas de non-conformité. garantir en priorité ses engagements vis-à-vis des correspondants
Les auditeurs internes et/ou externes sont appelés à examiner étrangers ;
périodiquement les processus de gestion et les systèmes de mesure du • Les clients du Groupe BANK OF AFRICA sont prioritaires par
risque opérationnel. Ces examens portent sur les activités des unités rapport aux autres bénéficiaires de ses services ;
et sur la fonction indépendante de gestion du risque opérationnel.
• Les services sont pris en compte dans leur réalisation « Front to
La gestion des risques opérationnels au sein du Groupe BANK Back » (par exemple, de l’agence jusqu’à la comptabilisation).
OF AFRICA est complètement automatisée au travers d’un outil
dédié à savoir MEGA HOPEX. Ainsi, la collecte des évènements de 8.8. DISPOSITIF ICAAP :
risques, la cartographie des risques opérationnels et les indicateurs L’Internal Capital Adequacy Assessment Process (ICAAP) est un
clés de risques sont aujourd’hui gérés au niveau de cet outil. processus d’évaluation de l’adéquation des fonds propres internes.
8.7.1.4. Maîtrise et atténuation des risques opérationnels Il a pour but d’assurer en permanence une adéquation entre les
fonds propres et l’ensemble des risques significatifs de la banque.
Plusieurs types d’attitudes peuvent être envisagés pour la gestion
des risques opérationnels : L’ICAAP s’articule autour de 3 axes principaux :
• Renforcer les contrôles ; - La définition et le pilotage de l’appétit au risque de Bank of Africa
S.A
• Couvrir les risques, en particulier via la mise en place d’assurances ;
• Éviter les risques, via notamment le redéploiement d’activités ; - L’identification et le pilotage des risques ainsi que la mise en place
d’un capital buffer visant à couvrir les risques du pilier 2 (risque de
• Élaborer des plans de continuité d’activité ;
taux, de liquidité, de concentration, conformité…).
• Assurer une surveillance étroite du respect des limites de risque
ou des seuils assignés. Le processus ICAAP (Internal Capital Adequacy Assesment
Process) permet de définir une structure des fonds propres, des
Le Groupe BANK OF AFRICA dispose d’un très fort dispositif de projections dynamiques de ratios de solvabilité et des exigences en
contrôle permettant une forte réduction des risques opérationnels. capital additionnel
Cependant, en termes de gestion des risques opérationnels et via
son dispositif dédié, elle conserve toute latitude pour identifier au Pour compléter ce processus, la banque procède à des simulations
cas par cas le comportement optimal, en fonction des différents et des stress-tests basés sur plusieurs critères pour évaluer l’impact
types de risque explicités au préalable. des facteurs de risque sur sa capacité de résistance en termes de
fonds propres.
Par ailleurs, le Groupe dispose de polices d’assurances permettant
d’atténuer les risques encourus relatifs aux dommages des locaux, La mise en place du dispositif du risk appetite s’est concrétisée par
des fraudes, des vols de valeurs et de responsabilité civile…` l’intégration de deux référentiels cadres à savoir :
50
ir-bankofafrica.ma
- Le risque appetite framework qui décrit le schéma de gouvernance 8.10. Responsabilité Environnementale, Climatique et Sociale:
et d’organisation, le processus de définition et la déclinaison de
l’appétit pour le risque au sein de la banque. Le cadre de gestion des engagements de responsabilité
environnementale, climatique et sociétale de BANK OF AFRICA -
- Le risk appetite statement qui définit en cohérence avec le plan BMCE Groupe est construit sur la base des valeurs de BANK OF
stratégique de développement du Groupe, les dimensions du risk AFRICA et de l’engagement sous-jacent à respecter les droits
appetite qui reflètent le profil de risque de la banque. de l’homme et l’environnement. Il s’applique à toutes les filiales
bancaires du Groupe et à celles liées au secteur bancaire. Aussi,
Ces dimensions sont déclinées en indicateurs quantitatifs auxquels il y a lieu de préciser que ce cadre s’applique à tous les produits et
des seuils ont été associés. services financiers proposés par la Banque.
La Filière Risques veille à bien articuler le dispositif d’appétit BANK OF AFRICA - BMCE Groupe intègre ainsi les considérations
au risque avec le processus d’allocation des fonds propres et le et objectifs de développement durable dans ses stratégies
système des limites. commerciales et gère les risques environnementaux, climatiques et
Pour les principaux risques, l’appétit pour le risque du Groupe sociaux (ECS) liés à ses engagements commerciaux.
est encadré par des limites et des seuils d’alerte. Ces indicateurs Les risques résultant des problématiques environnementales,
permettent de conforter l’atteinte des valeurs cibles du Groupe et climatiques et sociales sont inhérents à toute transaction
d’orienter le profil de rentabilité du Groupe. financière. Ils se traduisent pour la banque en impacts financiers,
8.9 PLAN DE REDRESSEMENT DE CRISE INTERNE (PRCI) : légaux, de garantie ou de réputation.
Dans le cadre des nouvelles dispositions de la circulaire 4/W/2017 de Les systèmes d’identification, de mesure de d’analyses internes
Bank Al Maghrib relative à la mise en place du Plan de Redressement des risques ECS sont désormais étroitement liés à la gestion
de Crise Interne (PRCI), BANK OF AFRICA a pris les dispositions quotidienne des risques opérationnels.
nécessaires afin de se conformer à cette réglementation. 8.11. Adéquation des Fonds Propres
Ce dispositif de prévention a pour objet d’évaluer la résilience du Le Groupe BANK OF AFRICA a opté pour l’approche standard telle
Groupe BANK OF AFRICA, en tant qu’établissement systémique, que présentée dans les circulaires de Bank Al-Maghrib, exigeant le
en cas de crise extrême et d’identifier les leviers pour rétablir sa respect du ratio des fonds propres de base de 9% et celui global de
viabilité sur les volets solvabilité, liquidité, qualité des actifs et solvabilité de 12%, aussi bien sur base sociale que consolidée.
rentabilité. Aussi, les différents risques auxquels le groupe est
exposé, ont été couverts par ce PRCI, à savoir : le risque de crédit, Ces seuils calculés pour le Groupe BANK OF AFRICA respectent les
le risque de marché, le risque pays, les risques de gestion du bilan, prérogatives règlementaires établies par Bank Al-Maghrib.
les risques opérationnels, le risque de cybercriminalité, le risque de
non-conformité et le risque de réputation. Niveau d’exposition relatif au risque de contrepartie conformément
aux méthodes appliquées sur les éléments hors bilan
Ainsi, une taxonomie des risques du Groupe a été élaboré
en articulation avec le dispositif ICAAP, le renforcement des
ACTIFS PONDERES AU TITRE DU RISQUE DE CREDIT Déc. 2020
simulations de crise interne en se basant sur des scénarii extrêmes
mais plausibles et qui couvrent l’ensemble des risques encourus par Actifs pondérés
Types d’expositions
le Groupe. après ARC
Eléments du bilan 168 378 863
Les travaux menés ont abouti à la définition du périmètre significatif Eléments de Hors - bilan : Engagements de
pouvant être sujet à une crise majeure (entités significatives, 4 953 930
financement
activités fondamentales ou encore fonctions critiques). Des Eléments de Hors - bilan : Engagements de garantie 10 010 747
scenarii de crises ont été définis, et ont fait l’objet de simulation Risque de contrepartie : Cessions temporaires de titre
-
et de calculs d’impact. En outre, le contexte de la crise sanitaire relevant du portefeuille de Bancaire
Covid-19 a été pris en compte en simulant une évolution pessimiste Risque de contrepartie : Cessions temporaires de titre
281 062
relevant du portefeuille de négociation
et extrême de la pandémie, sur le modèle des scénarii considérés
Risque de contrepartie : produits dérivés relevant du
par le FMI. -
portefeuille bancaire
Risque de contrepartie : produits dérivés relevant du
Ainsi, pour chaque impact estimé, des mesures de rétablissement 384 286
portefeuille de négociation
ont été définies avec pour objectifs de restaurer la viabilité financière Autres Actifs / Autres Eléments 29 348 776
de la banque via des leviers préalablement identifiés et quantifiés. Risque règlement / livraison 610 302
A ce propos, une revue de la liste des mesures de redressement
Total 213 967 966
a été opéré, et ce en détaillant les mesures préparatoires et
prérequis, risques opérationnels et financiers pour faciliter la mise COMPOSITION ET ADÉQUATION DES FONDS PROPRES
en œuvre des mesures de redressement ainsi que la hiérarchisation
Principales Caractéristiques des Eléments Constituant les Fonds
des mesures définies.
Propres
BANK OF AFRICA BMCE GROUP a mis en place un dispositif de
BANK OF AFRICA est dotée d’un capital social de DH 2 056 066 480,
suivi d’indicateurs précoce en vue de détecter les crises en temps
composé de 205 606 648 actions ordinaires d’une valeur nominale
opportun et a défini des indicateurs devant déclencher les mesures
de 10 DH, entièrement libéré. Chaque action ordinaire donne un
de rétablissement. Le suivi de ces indicateurs fait partie du dispositif
droit de vote.
global de gestion des risques du Groupe et de leur surveillance.
A fin Décembre 2020, le total des dettes subordonnées à durée
Aussi, ce plan a fait l’objet d’une actualisation annuelle
déterminée s’élève à près de DH 6,4 milliards.
conformément aux dispositions réglementaires en la matière.
L’objectif étant d’en faire un véritable levier de prévention des
risques.
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