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Comprendre les propositions relatives

Ce document décrit les différents types de propositions subordonnées relatives, y compris leurs fonctions, leurs places et leurs sens. Il contient des exemples et des exercices pour identifier les relatives déterminatives et explicatives.

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Comprendre les propositions relatives

Ce document décrit les différents types de propositions subordonnées relatives, y compris leurs fonctions, leurs places et leurs sens. Il contient des exemples et des exercices pour identifier les relatives déterminatives et explicatives.

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Module : Lire une nouvelle fantastique.

Œuvre : Le Chevalier Double.


Auteur : Théophile GAUTIER.
Activité : Langue.
Titre : La proposition relative.
Durée : une heure.
Public visé : Tronc commun.
Phase pré-pédagogique :
Objectifs spécifiques : L’apprenant doit être capable :
- d’identifier des propositions subordonnées relatives ;
- d’identifier l’antécédent ;
- de dégager et comprendre ses fonctions ;
- de distinguer les propositions subordonnées relatives déterminatives des propositions
subordonnées relatives explicatives.
Support : Corpus de phrases
1- Le palais qui appartenait au roi est devenu un musée d’art.
2- Je vous présente la fille dont je vous ai parlé.
3- Mon ami, qui est timide, parle peu.
Phase pédagogique :
Mise en situation :
Communication de l’objectif du cours aux apprenants pour sceller un contrat
pédagogique avec eux et les impliquer dans leur apprentissage.
Observation :
Phrase 1 :
a- Relève le pronom relatif dans la phrase soulignée. Que remplace-t-il ?
- Que ; le palais.
b- Quelle est la fonction du mot qu’il remplace ?
- Sujet.
c- Remplace la proposition relative soulignée par l’adjectif qui vient du nom « roi ».
- Le palais royal est devenu un musée d’art.
d- Remplace ensuite « qui appartenait au » par une préposition.
- Le palais du roi est devenu un musée d’art.
e- D’après les opérations que tu as effectuées dans les questions c et d, quelles valeurs
la proposition relative peut-elle avoir ?
- épithète et complément de nom.
Après ce travail de substitution, on fera découvrir aux apprenants que la subordonnée
relative apporte à l’antécédent des informations supplémentaires qui peuvent
également être véhiculées par un adjectif épithète et un complément de nom.
Néanmoins, il n’est pas toujours possible de remplacer une subordonnée relative par
les deux formes précitées :
Exemple : Il a visité le palais qui a de grandes fenêtres et une cour vaste.
Dans cet exemple, la subordonnée relative apporte des informations plus précises que
l’adjectif épithète et le complément de nom.
Phrase 2 :
a- Est-ce qu’on peut supprimer la relative sans nuire au sens de la phrase ?
- Non.
b- Comment appelle-t-on cette relative ?
- Une relative déterminative.
Phrase 3:
a- Est-ce qu’on peut supprimer la relative sans nuire au sens de la phrase ?
- Oui.
b- Comment appelle-t-on cette relative ?
- Une relative explicative.
Conceptualisation :
La proposition subordonnée relative est introduite par un pronom relatif simple ou
composé. Elle complète un nom ou un pronom que l’on appelle antécédent. Elle
apporte des informations sur ce nom ou ce pronom comme pourrait le faire un adjectif
épithète ou un complément de nom.
- Déterminative : Elle précise l’antécédent en y ajoutant un élément indispensable ; On
ne peut pas le supprimer car on détruit automatiquement l’économie de la phrase.
Exemple : « Je vous présente la fille dont je vous ai parlé ».
- Explicative (appositive) : Elle ajoute à l’antécédent des éléments facultatifs ; On peut
les supprimer sans nuire au sens de la phrase initiale.
Exemple : « Mon ami, qui parle peu, est timide ».
Appropriation :
Une fois le travail explicité, on invitera les apprenants à effectuer la série d’exercices
suivante :
Exercice 1 : Il consiste à rendre l’élève capable de transformer une subordonnée
relative en adjectif épithète.
1- Repère les subordonnées et transforme-les en adjectifs que tu formeras à partir des
mots soulignés :
a- L’amour que lui donne sa mère le réconforte beaucoup.
- L’amour maternel le réconforte.
b- Les activités qui se déroulent à l’école préparent les apprenants à affronter la vie.
- Les activités scolaires préparent les apprenants à affronter la vie.
c- Grâce au progrès de la médecine, on peut facilement combattre les maladies qui
frappent les enfants aujourd’hui.
- Grâce au progrès de la médecine, on peut facilement combattre les maladies
infantiles aujourd’hui.
Exercice 2 : Il vise à rendre l’apprenant capable de transformer une subordonnée
relative en complément de nom :
2- Transforme les subordonnées relatives en compléments de nom (préposition nom) :
a- Les projets qu’a entrepris notre association visent à intégrer les enfants abandonnés
dans la société.
- Les projets de notre association visent à intégrer les enfants abandonnés dans la
société.
b- Les habitants qui vivent en ville se plaignent de la pollution.
- Les habitants de la ville se plaignent de la pollution.
c- Les produits que fabrique le Maroc sont connus pour leur excellente qualité.
- Les produits du Maroc sont connus pour leur excellente qualité.
Exercice 3 : Il a comme objectif de rendre l’élève capable de distinguer les relatives
déterminatives de celles explicatives :
3- Relève sur ton cahier les propositions subordonnées relatives contenues dans la
lettre et indique en face de chacune d’elles si elle est déterminative ou explicative :
Une fois rentré chez moi, je me suis aperçu que j’avais égaré la pochette qui contenait
tous mes papiers (1). Il s’agit d’un petit sac en tissu écossais où se trouvait mon
trousseau de clés, mon permis de conduire et ma carte d’identité (2).
Comme j’ai occupé, toute la semaine dernière, la chambre n° 7 de votre hôtel, je vous
demanderais de bien vouloir vérifier si ma pochette n’est pas dans le tiroir de la
commode qui se trouve sous la fenêtre(3).
Si vous l’avez retrouvée, je vous serai reconnaissant de me la faire parvenir en paquet
recommandé. Je m’engage à vous rembourser les frais que vous aurez engagés(4).
(1) Déterminative.
(2) Explicative.
(3) Déterminative.
(4) Explicative.

LA SUBORDONNEE RELATIVE
Une proposition subordonnée relative répond aux critères suivants :
• Critère formel : elle est introduite par un outil relatif qui, que, quoi, dont, où, lequel.
Celui-ci possède un statut complexe : il représente son antécédent et assume une
fonction syntaxique dans la subordonnée. On reconnaît là le fonctionnement du
pronom.
Dans le même temps, il joue un rôle démarcatif : situé en tête de la proposition, il
introduit la subordonnée et il la rattache à sa principale. A ce titre, il est comparable à
la conjonction de subordination.
• Critère syntaxique : aucune autonomie de la relative : c’est une subordonnée. On
distingue trois catégories de relatives :
— les adjectives qui ont un antécédent et le complètent à la manière d’un adjectif
qualificatif. J’aime travailler avec des enfants qui écoutent.
— les substantive sans antécédent : elles occupent une fonction nominale dans la
phrase. Qui m’aime me suive.
— les attributives qui se comportent par rapport à leur antécédent comme un attribut,
et constituent donc l’information centrale de la phrase. Il a les cheveux qui tombent. Je
l’entends qui revient.
I. Relatives adjectives
Elles sont toutes dotées d’un antécédent dont elles constituent une expansion, à la
manière d’un adjectif.
A. NATURE DE L’ANTECEDENT ET FONCTION DE LA RELATIVE
1. Antécédent nominal ou pronominal
La relative adjective vient le plus souvent compléter un nom déterminé ou un pronom.
Paul, qui m’a téléphoné, ne viendra pas ce soir.
Elle m’a répondu la première chose qui lui venait en tête.
Ceux qui n’écoutent pas ne comprendront pas.
Elles complètent toutes le groupe nominal ou le pronom comme le ferait un adjectif,
dont elles prennent la fonction.
Epithète : La robe que tu m’as achetée me plaît beaucoup.
Epithète détachée : Les enfants, qui n’écoutaient pas, n’ont pas compris.
Dans les autres cas, où l’antécédent est d’une nature différente, on se contentera de
signaler que la relative est complément de son antécédent.
2. Antécédent adjectival
Ô Coelio, fou que tu es !
3. Antécédent adverbial
La relative peut en effet compléter un adverbe de lieu ou de temps.
J’irai là ou tu iras.
Remarque : on peut considérer comme locution conjonctive les groupes comme
maintenant que, où l’antécédent adverbial s’est soudé, à l’usage, au pronom relatif
pour former une locution permettant d’introduire une subordonnée circonstancielles de
temps.
B. ORDRE DES MOTS DANS LA RELATIVE
On place en tête de proposition :
— soit le relatif lui-même (dans la majorité des cas) lorsque celui-ci est seul. J’aime
beaucoup les fleurs que tu m’as apportées
— soit le groupe formé par la préposition et le relatif : Paul, à qui j’ai téléphoné, ne
viendra pas.
Cette position initiale du mot relatif entraîne parfois la modification de l’ordre des
mots dans la subordonnée, le sujet venant se placer après le verbe : Voici la maison
qu’a construite mon père.
C. PLACE DE LA PROPOSITION RELATIVE
Pour éviter toute ambiguïté dans le repérage de l’antécédent, la relative se place dans
la grande majorité des cas, immédiatement après son antécédent.
D. SENS DE LA RELATIVE : RESTRICTIVES ET NON RESTRICTIVES
Dans les exemples suivants,
Les enfants, qui n’écoutaient pas, n’ont rien compris et
Les enfants qui n’écoutaient pas n’ont rien compris,
on voit que le sens de chaque phrase est différent.
1. Relative non restrictive
Dans le premier cas, en effet, l’ensemble les enfants n’est pas modifié. La relative peut
donc être supprimée sans nuire au sens global de la phrase (l’information donnée est
bien les enfants n’ont rien compris). La relative a pour but d’apporter une information
supplémentaire, aussi l’appelle-t-on explicative.
2. Relative déterminative
Dans le second exemple, en revanche, la suppression de la relative est impossible sans
nuire au sens de la phrase qui oppose ici deux groupes distincts : les enfants qui
n’écoutaient pas, sous-ensemble de l’ensemble formé par les enfants, et les autres
enfants qui écoutaient. Seuls les premiers sont concernés par le verbe : supprimer la
relative reviendrait à dire qu’aucun enfant n’a compris. On dira que cette relative est
restrictive ou déterminative, puisqu’elle permet de déterminer l’antécédent pour
l’identifier avec précision. Seule l’interprétation contextuelle est à même de mettre au
clair cette distinction.
Avec lequel, sujet, l’interprétation est toujours non-restrictive.
E. LE MODE DANS LA RELATIVE
1. L’indicatif
C’est le mode le plus employé, puisqu’il permet de situer avec précision le procès dans
la chronologie. J’aime beaucoup le livre que tu m’as offert.
2. L’infinitif
On le rencontre dans les relatives déterminatives avec une nuance de conséquence
et/ou de but (valeur consécutive finale) : Je cherche un endroit où travailler au calme.
Il se combine toujours avec un antécédent indéfini (un endroit) pour offrir une image
virtuelle, la plus large possible.
3. Le subjonctif
Ce mode apparaît aussi en relative déterminative :
— après un antécédent indéfini, lorsque le verbe exprime une incertitude ou un
jugement appréciatif : Je cherche un endroit qui me plaise.
— Après un antécédent au superlatif, ou encore exprimant une idée d’exclusion (le
seul, l’unique, le dernier) : C’est l’endroit le plus agréable que je connaisse.
— Lorsque la préposition dont dépend la relative ne permet pas d’actualiser le procès,
c’est-à-dire de le rattacher à l’univers de croyance de l’énonciateur. C’est le cas pour
• une principale négative ou dubitative :Il n’y a rien qui me plaise ici.
• une principale interrogative : Y a-t-il quelque chose qui te plaise ici ?
• une principale hypothétique : Si tu vois un objet qui te plaise, prends-le.
F. QUELQUES CONSTRUCTIONS PARTICULIERES
1. Construction emphatique c’est…que/qui
Il s’agit d’une variante emphatique de la phrase linéaire. Ce tour permet en effet de
détacher, pour le mettre en relief et en faire l’élément informatif principal (le prédicat),
n’importe quel élément de la phrase, excepté le verbe. Demain Jean et moi, nous irons
au cinéma > C’est demain que Jean et moi irons au cinéma.
La relative ne sera pas analysée comme une subordonnée : elle constitue en fait le
second élément de ce tour très usité à l’oral.
2. Les relatifs de liaison
L’antécédent du mot relatif est ici la proposition rectrice tout entière ou l’idée qu’elle
porte : Je lui ai bien expliquée la situation, à quoi elle a répondu…
La relatif joue ici un rôle de liaison entre les deux propositions (à quoi = " et à cela ")
équivalent à une relation de coordination plus que de subordination. La preuve en est
que les deux propositions peuvent être séparées par une ponctuation forte, et que le
tour peut même se figer jusqu’à constituer une sorte de connecteur logique : J’ai
écouté avec attention ; d’où je conclus que…
Remarque : on rapprochera de cet emploi certaines relatives figées fonctionnant
comme propositions incidentes à l’intérieur d’une phrase : que je sache, dont acte…
3. La relative enchâssée
Ce tour, d’un maniement complexe, est réservé à un usage littéraire ou soutenu. Il était
assez courant en français classique. La relative comporte en son sein une proposition
rectrice et une proposition régie. Le mot relatif dépend en fait de la seconde
proposition : C’est une affaire dont j’ignore quelle sera la fin = " j’ignore quelle sera la
fin de cette affaire (relative interrogative indirecte)
II. Les relatives substantives
Elles n’ont pas d’antécédent, aussi peuvent-elles occuper toutes les fonctions que
celui-ci aurait pu assumer dans la proposition. Les mots relatifs se limitent aux seuls
qui, quoi, où ou bien quiconque. ON pourra également ajouter le que de la locution
n’avoir que faire.
1. Fonction et place des relatives substantives
• Sujet : Qui veut voyager loin ménage sa monture.
• Attribut : C’est pour lui que je suis devenue qui je suis.
• Complément d’objet : direct : Embrassez qui vous voudrez.
indirect : Je parle à qui me plaît
• Complément d’agent : Nous sommes séduites par qui sait nous parler.
• Complément circonstanciel : J’irais où tu voudras.
• Complément du nom : C’est la femme de qui tu sais.
• Complément de l’adjectif : Il est aimable envers qui lui plaît.
Remarque : on ne considérera pas comme substantive les propositions ayant pour
antécédent les pronoms démonstratifs ce / celui, celle / ces. L’analyse grammaticale
doit faire normalement débuter la relative au mot relatif : C’est bien celle que j’ai vue.
2. Les relatives concessives
Avec les relatifs indéfinis complexes — qui, quoi, dont, où — et les corrélations
quel…que, quelque...que, les relatives substantives occupent la fonction de
complément circonstanciel de concession. Où que tu ailles, je serais toujours avec toi.
Remarque : On n’analysera pas le mot que, pourtant pronom relatif, et on considérera
qu’il forme avec le premier mot un ensemble soudé. Ces propositions sont à analyser
avec les concessives dont elles forment un sous-ensemble.
3. Le mode dans les relatives substantives.
• Indicatif : le plus courant. Qui veut voyager loin ménage sa monture.
• Infinitif : après le groupe prépositionnel de quoi. Il n’y a pas de quoi se vanter.
• Subjonctif : il est obligatoire avec les relatifs indéfinis complexes, dans les relatives
concessives. Quoi que tu fasses, je te suivrai.
III. Les relatives attributives
Elles ont un antécédent explicite, mais ce sont elles qui portent l’information nouvelle
de la phrase. Elles sont dites prédicatives. On ne peut donc pas les supprimer sans
modifier le sens de l’énoncé. Il y a le téléphone qui sonne.
Elles ne peuvent être introduites que par le relatif qui et n’apparaissent que dans un
contexte particulier.
1. Relative attribut du sujet
Avec les verbes être, rester, se trouver etc., lorsque ces verbes sont suivis d’un
complément circonstanciel de lieu. Elle était là, qui attendait patiemment.
2. Relative attribut de l’objet.
• Après les verbes de perception — voir, entendre, sentir etc. Je l’entends qui rentre.
Remarque : on rapprochera ce cette structure les présentatifs voici / voilà et il y a, qui
peuvent également introduire une relative attributive. Le voilà qui arrive.
• Après certains autres verbes permettant ordinairement d’introduire l’attribut de
l’objet, comme avoir, rencontrer, trouver etc. J’ai les mains qui tremblent.
Remarque : la distinction d’avec certaines relatives adjectives n’est pas aisée.
Certaines phrases, hors contexte, peuvent ainsi être ambiguës, selon que l’on croit
devoir être l’information principale (le prédicat). Je vois tes enfants qui courent vers
nous.
Réponse à la question : que vois-tu ?, je vois tes enfants, et ils courent vers nous,
relative adjective non restrictive, épithète de tes enfants,
ou bien réponse à la question que font-ils ? je les vois courir vers nous, relative
attributive, attribut de l’objet tes enfants.

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