UNIVERSITE DE N’DJAMENA
Faculté de Sciences
S Exactes et Appliquées
Département de Géologie
Laboratoire
aboratoire Hydro-Géosciences et Réservoirs
Master Géosciences et Réservoirs
Année Scolaire : 2022-2023
Matière : Forage
THEME :
IMPACT DES MODES D’APPROVISIONNEMENT EN EAU ET RISQUES
SANITAIRES : CAS DU BASSIN VERSANT DU 7eme ARRONDISSEMENT
GROUPE N°4
LES MEMBRES DU GROUPE :
- ISSAKA MAHADJIR DJEROU ;
- SOUMAINE YOUSSOUF SININE ;
- DASSAL INGRID ;
- MAHAMAT BICHARA OUBE ;
- NDOUMEDJINAN GERARD ;
- NAHAR BARKAI KELLEIMI ;
- DIGUIA ABBA MAHAMAT ;
- GAMANE ATIM ;
- BRAHIM AHMAT SEID.
CHARGE DE COURS :
Dr. Loukman BICHARA
SOMMAIRE
I. INTRODUCTION ..............................................................................................................1
II. PRESENTATION DU PROJET .........................................................................................2
II.1. Problématique ..............................................................................................................2
II.2. Objectifs ......................................................................................................................2
II.2.1. Objectif global .......................................................................................................2
II.2.2. Objectifs spécifiques ..............................................................................................2
II.3. Présentation de la zone d’étude ....................................................................................2
II.3.1. Situation géographique...........................................................................................2
II.3.2. Géomorphologie ....................................................................................................4
III. METHOLOGIE ET OUTILS DE TRAVAIL ....................................................................4
III.1. Recherche documentaire .............................................................................................4
III.2. L’enquête de terrain ....................................................................................................5
III.3. les outils utilisés .........................................................................................................5
III. RESULTATS ET DISCUSSION .....................................................................................5
III.1. RESULTATS .............................................................................................................5
III.1.1. Les modes d’approvisionnement en eau potable dans le 7eme arrondissement ........6
III.1.2. Les risques sanitaires pour les populations du 7eme arrondissement, en aval du
bassin versant .................................................................................................................10
III.2. DISCUSSION .......................................................................................................... 11
IV. CONCLUSION .............................................................................................................. 13
V. REFERENCES DOCUMENTAIRES ........................................................................ 14
I. INTRODUCTION
L’eau, source de vie, est un facteur essentiel du développement socioéconomique durable. La
question de l’accès à l’eau pour tous les usages est devenue un enjeu important pour
l’humanité toute entière. Dans les zones urbaines des pays en développement, l’accès à une
eau de qualité est un calvaire pour de milliers de citadins. Si l’on a très souvent coutume
d’affirmer que « l’eau c’est la vie », cela relève tout simplement du fait que la consommation
d’une eau de qualité est indispensable pour la bonne santé et la survie des êtres vivants. Selon
l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), des millions de personnes, en majorité des
enfants meurent encore chaque année de maladies évitables transmises par l’eau.
L’Etat tchadien qui a très tôt compris cette exigence a développé depuis les premières années
de son indépendance une stratégie d’alimentation en eau potable qui a enregistré des résultats
satisfaisants au fil des ans. Cette politique ponctuée par des réformes innovantes a permis
selon les contextes, de structurer les besoins en trois (3) sous-secteurs : l’Hydraulique
Urbaine (HU), l’Hydraulique Villageoise (HV) et l’Hydraulique Villageoise Améliorée
(HVA). 1
Dès lors, quels sont les risques sanitaires induits par les difficultés d’accès à l’eau potable
dans le septième (7ème) arrondissement? En vue de mieux appréhender ce problème, cet
exposé analyse l’impact des modes d’approvisionnement en eau dans les ménages, montre les
facteurs de risques et met en lumière les risques sanitaires encourus par les populations de la
commune du 7ème arrondissement dans la ville de N’Djaména.
1
Ministère des Eaux et Forêts : ‘’Stratégie d’alimentation en eau potable’’, 2018.Page 3
1
II. PRESENTATION DU PROJET
II.1. Problématique
Dans les pays d'Afrique au centre du Sahara, les questions d'alimentation en eau potable sont
restées d'abord des problèmes de santé publique à cause de leur sous-équipement et aussi de
bassin versant qui se situe proche du système d’approvisionnement en eau potable, constitue
un facteur important sur la qualité de l’eau puisée. La couverture des coûts de l'eau par les
tarifs est une exigence de la durabilité des systèmes d'approvisionnement en eau dans le
système économique dominant actuellement dans le monde. Or ces pays évoluent dans un
contexte de paupérisation avec 40% de la population qui vit en dessous du seuil de pauvreté,
conditions aggravante du manque d'accès à un système adéquat d'approvisionnement en eau.
Le rôle de l'ingénieur dans la conception des installations est de trouver un équilibre entre
l'efficience et l'équité sociale afin d'assurer la durabilité des systèmes dans un cadre de
convergences des solutions aux problèmes sociaux, économiques et environnementaux.
II.2. Objectifs
II.2.1. Objectif global
L’objectif global de notre projet est de contribuer à l’amélioration de la santé des populations
par la limitation des risques de santé en leur apportant une eau saine et en quantité suffisante
et en prenant en compte des usages de types artisanaux ou industriels.
II.2.2. Objectifs spécifiques
Les objectifs spécifiques de notre thème sont de :
Mettre l’eau à la disposition de toutes les couches sociales de la population dans des
conditions d'acceptabilité raisonnables ;
Assurer la pérennité économique et financière des systèmes.
II.3. Présentation de la zone d’étude
II.3.1. Situation géographique
La ville de N’Djaména est située au Centre-ouest du pays, au confluent des fleuves
Chari-Logone, centrée sur 12°06’36’’ de Latitude Nord et 15°02’34’’ de Longitude
Est. Elle est la plus grande et importante ville du Tchad avec une population de 1 600
395 d’habitants selon la projection de l’INSEED, en 2020.
2
La commune du 7ème Arrondissement dont le secteur d’étude est créé le 15 juillet
2005 par la loi N°009/PR/2005 portant statut particulier de la ville de N’Djamena et
régie par laa loi organique N°002/PR/2000
N°002/ du 16 février 2000, portant sur les statuts
des collectivités territoriales décentralisées.
Située entre le 15°04’55,34’’ à 15°11’4,37’’ de la longitude Est et 12°01’17,11’’ à
12°07’56,64’’ de la latitude Nord, la commune du 7ème Arrondissement est l’une des
communes de la ville de N’Djaména la plus vaste avec une superficie de 7 064
hectares et peuplée d’environ 357 079 habitants selon la projection de l’INSEED,
INSEED, en
2019.
Elle est limitée au Nord par la commune du 8ème Arrondissement, à l’Est par la sous-
sous
préfecture de Linia, à l’Ouest par la commune du 6ème Arrondissement et au Sud par la
commune du 9ème Arrondissement. Cependant, la gestion de cette Commune est rendue
complexe par une croissance rapide de la population. La commune du 7ème Arrondissement
compte douze (12) quartiers à savoir : Dembé, Chagoua, Habbena, Atrone, Amtoukoui,
Ambata, Boutalbagara,
a, Gasssi, Mandjafa, Kliwiti, Kourmanadji et Digo.
Figure 1: Présentation et localisation de la zone d'étude (source : Mairie de N’Djamena)
3
II.3.2. Géomorphologie
Le relief de la ville de N’Djamena est dans son ensemble légèrement plat. Sa cote la
plus haute est de 300 m et la plus basse est de 288 m. Il s’agit d’un ensemble de
plaines inondables et exondées issues du quaternaire récent, s’étendant de part et
d’autre du fleuve Chari. On y trouve partout des bas-fonds ou de faibles dépressions
accumulant les eaux de pluie pendant la période d’hivernage et le début de la saison
sèche.
Figure 2: Carte topographique de la ville de N'Djamena à partir du MNT (SRTM)
III. METHOLOGIE ET OUTILS DE TRAVAIL
Pour la bonne conduite de notre travail, deux (02) techniques de collecte des informations
ont été utilisées :
III.1. Recherche documentaire
Concernant la recherche documentaire, les informations collectées ont permis de connaitre
les caractéristiques socio-économiques, les modalités d'accès à l'eau des ménages et les
conséquences sanitaires qui en découlent.
4
III.2. L’enquête de terrain
L’enquête de terrain a pris en compte l’observation sur le terrain et l’enquête par
questionnaire. L’observation a permis de déterminer les modes d’approvisionnement en eau
potable, les conditions de conservation de l’eau à domicile ainsi que les récipients utilisés
pour le stockage de l’eau. Pour l’enquête de terrain, il a été déterminé un échantillon à partir
𝑡 × 𝑃 × (1 − 𝑃)
de la formule de Fisher : 𝑛 = 𝑒 avec : t = 1,65 ; P= 50 % et e = 6%.
Où n, tp, P et e désignent respectivement la taille, l’intervalle de confiance, la proportion
réelle et la marge d’erreur de l’échantillon.
L’enquête par questionnaire a été menée auprès des chefs de ménages et a concerné quelques
uns d’entre eux (189 ménages).
III.3. les outils utilisés
Les informations recueillies à travers la recherche documentaire et les enquêtes sur le terrain
ont subi un dépouillement manuel et informatique. Le logiciel Word a été utilisé pour la
saisie de texte, le logiciel Excel pour l’élaboration de tableaux et de graphiques. La
réalisation de la carte s’est faite à l’aide des logiciels QGIS.
III. RESULTATS ET DISCUSSION
III.1. RESULTATS
Les résultats de cette étude portent sur les caractéristiques sociodémographiques des
enquêtes, les sources d’approvisionnement en eau, les conditions de stockage de l’eau et les
différents risques de maladies hydriques rencontrés dans les ménages de la commune du 7 ème
arrondissement dans la ville de N’Djaména.
L’approvisionnement en eau des ménages à N’Djamena en général et au 7eme arrondissement
en particulier, est une corvée essentiellement réservée aux femmes et aux enfants.
5
Figure 3: la représentation des acteurs chargés de l'approvisionnement en eau dans des ménages
(Source : enquêtes de terrain)
En interprétant cette figure, nous constatons que les femmes (56,61%) et les enfants
(28,57%)
28,57%) sont les principaux acteurs chargés de l’approvisionnement en eau des ménages.
Ces derniers sont appuyés par des hommes (14,82%) pour la recherche de l’eau pour les
ménages.
Figure 4: Principaux acteurs allant à la recherche de l'eau (source : image google)
III.1.1. Les modes d’approvisionnement en eau potable dans le 7eme
arrondissement
6
L’accès à une eau en quantité et en qualité est un droit fondamental dont sont encore privés
certains ménages au 7ème Arrondissement dans la ville de N’Djaména. Pour acquérir de l’eau
au 7ème, les ménages utilisent differents modes d’approvisionnement.
Figure 5: Différentes sources d'approvisionnement en eau potable dans le 7eme arrondissement (source :
enquêtes de terrain)
De l’analyse de cette figure, il res
ressort que 66,7% dess chefs de ménages enquêtés font recours
aux forages pour avoir
voir de l’eau pour la consommation et les travaux ménagers. Les ménages
qui sont abonnés à la société de distribution d’eau de la ville de N’Djaména sont au nombre
de 50, ce qui correspond à 26,5%
% des enquêtés. Il faut ajouter à ceux-là, 6,8%
% des chefs de
ménages qui achètent de l’eau
eau auprès des abonnés.
abonnés
Figure 6: Forage et robinet constituant source d'approvisionnement en eau potable au 7eme
arrondissement (source : image google)
1.1.1. les distances à parcourir et temps mis pour avoir de l’eau
Distances à parcourir pour avoir de l’eau
7
Les distances parcourues par les ménages dans la commune de 7èmeArrondissement pour
accéder à l’eau sont variables. La figure ci-dessous, nous montre la répartition des
ménages selon la distance parcourue.
Figure 7: Répartition des ménages selon la distance à parcourir pour avoir l'eau au 7eme
arrondissement (source: enquêtes de terrain)
De l’analyse de cette figure, il ressort que 117 ménages ont accès à l’eau à moins de 10
mètres, soit 61,91% des enquêtés. De 10 à 100 mètres est la distance parcourue par 32
ménages pour avoir de l’eau pour le ménage. Ceux qui parcourent 100 à 500 mètres et plus de
500 mètres représentent respectivement 14,81% et 6,35% de l’effectif.
Temps mis par les ménages pour avoir de l’eau potable
Le tableau ci-dessous met en évidence le temps mis par les ménages pour avoir accès à l’eau
dans le 7ème Arrondissement.
Temps qu’il faut pour avoir de l’eau Effectifs Pourcentage (%)
Moins 10 minutes 120 63,5
11 à 20 minutes 28 14,8
21 à 30 minutes 09 4,8
31 à 40 minutes 17 8,9
41 à 1 heure 09 4,8
Plus de 1 heure 06 3,2
Total 189 100
Tableau 1: Le temps mis par les chefs de ménages pour accéder à l'eau (source : enquêtes de terrain)
Selon le tableau, sur les 189 ménages enquêtes, 120 ménages, soit 63,49% de l’ensemble ont
accès à l’eau à moins de 10 minutes de marche. Les chefs de ménages mettant un temps de
marche compris entre 11 minutes et 20 minutes sont au nombre de 28 chefs, ce qui donne
14,81% des enquêtés. Une part non négligeable (8,99%) a accès à l’eau pendant un temps
8
compris entre 21 minutes et 30 minutes. Ceux qui mettent environ 1 heure et plus de 1 heure
de marche représentent respectivement 4,76% et 3,17% de l’ensemble.
1.1.2. Les principaux récipients de stockage d’eau dans le 7eme
arrondissement
La durée de stockage de l’eau au 7eme arrondissement
Au 7eme arrondissement, le stockage de l’eau à domicile est une pratique de plus au plus
récurrente adoptée par les populations. Sur les 189 ménages enquêtés, il y a 183 ménages qui
font le stockage à domicile, soit le 97% de l’ensemble, et le 3% (6 ménages) restant ne fait
pas du stockage.
La durée de stockage varie d’un jour à trois (03) jours voir même plus. Parmi ceux qui font le
stockage, un peu plus de la moitié conservent l’eau pendant deux (02) jours. Un peu plus de
20% des ménages font partis de ceux qui stockent l’eau pendant trois (03) jours, et le 20%
restants conservent l’eau pendant une seul journée.
Les principaux récipients de stockage de l’eau au 7em arrondissement
Selon les enquêtes menées, plusieurs types de récipients sont utilisés par les ménages du 7eme
arrondissement pour conserver de l’eau. Ces récipients sont entre autres : les bassines, les
seaux, les jarres en ciment, les bidons, les barriques, ….
Figure 8: Principaux récipients utilisés pour la conservation de l'eau au 7éme arrondissement (source :
enquêtes de terrain)
9
De l’analyse de ce tableau, il ressort que lles barriques sont utilisées par 35,57% des
enquêtés pour la conservation
tion de l’eau.
l’eau Les ménages qui font
ont recours aux bidons pour
stocker leur eau sont au nombre de 41 chefs, ce qui donne 21,69% de l’ensemble.
l’ensemble Les
bassines et les jarres en ciment sont utilisés respectivement comme récipients de stockage par
19,58% et 18,52% de l’ensemble des enquêtés.
enq
Figure 9: images de quelques récipients de stockage ((barride
barride et bidon) de l'eau au 7eme
arrondissement
III.1.2. Les risques sanitaires pour les populations du 7eme arrondissement,
en aval du bassin versant
En aval du bassin versant de la commune du 7ème Arrondissement,, les populations sont
probablement exposées à divers risques sanitaires liés à la mauvaise qualité des eaux
qu’elles consomment.
En effet, sur le terrain, les latrines sont construites le plus souvent à proximité des forages
et d’autres points d’eau, pourtant exploités par les ménages pour leurs activités
quotidiennes.
Aussi, les eaux pluviales en s’écoulant entrainent tous les déchets des toilettes vers les
points d’eau mal aménagés ou non aménagés. Par conséquent, l’eau captée est de qualité
douteuse.
De plus, la nappe phréatique de notre zone d’étude affleure, surtou
surtoutt dans les bas
bas-fonds de
la commune du 7ème Arrondissement
Arrondissement.. Cette situation favorise aussi la contamination
contamina de
l’eau des foragess ou des sources par les bactéries et autres déchets organiques issus des
10
latrines et des fosses septiques. C’est la raison pour la quelle, les principales maladies
déclarées par nos enquêtés sont entre autres : les maladies diarrhéiques, les dermatoses et
la fièvre typhoïde qui sont des pathologies hydriques.
En saison pluvieuse, les eaux de puits, de sources et de rivières sont majoritairement
polluées par les déchets solides. Cette période favorise le transport des polluants, de
matériaux divers par les torrents qui les déposent dans les points d’eau, en l’occurrence
les sources et les rivières. Certains ménages déversent immédiatement les ordures
ménagères dans les rivières. Cette pratique est courante dans les bas-fonds, où circule le
fleuve Chari_logone. En période des pluies, les eaux usées en contact avec les tas
d’ordures ménagères en putréfaction contaminent la nappe phréatique par infiltration.
L’agencement spatial des points d’approvisionnement en eau, des latrines et des dépotoirs
d’ordures a permis de mettre en évidence un risque élevé de contamination des eaux de
surface et souterraines.
III.2. DISCUSSION
Confrontées à un problème récurrent d’eau, les populations au 7 ème Arrondissement dans la
ville de N’Djaména font recours à divers modes d’approvisionnement en eau potable.
Les forages constituent les principaux modes d’approvisionnement en eau. Le recours aux
pompes à motricité humains par les ménages se justifie par le coût de l’abonnement et du
branchement au réseau d’adduction d’eau national.
Les enfants et les femmes constituent les principaux acteurs chargés du ravitaillement du
ménage en eau. Les femmes jouent un rôle primordial dans l’approvisionnement et la gestion
de l’eau à domicile. Elles sont les premières actrices des tâches ménagères, ce qui explique
leur forte implication dans la recherche de l’eau pour le ménage.
Nos résultats sont similaires à ceux obtenus par M. Coulibaly2. Pour cet auteur,
l’approvisionnement en eau des ménages au quartier Goudji dans la commune du 2 ème
Arrondissement à N’Djaména est généralement assuré par les femmes (84,89 %) et les
enfants (15,11 %).
2
COULIBALY.M et NIAMKE.Gn : ‘Etudes comparative de modes d’approvisionnement en eau potable dans le 7eme
Arrd. de Ndj et Dialo en Abidjan’’, 2020. Page 72
11
Les femmes et les enfants chargés de la collecte de l’eau pour les ménages font beaucoup
plus recours aux forages. Le non raccordement des ménages au réseau d’adduction d’eau
explique l’importance de ce taux.
Nos résultats confirment ceux obtenus par BRIAND Anne et NAUGES Céline3. Leurs
résultats mettent également en évidence que l’accès à des sources alternatives (forages et eau
de voisinage) diminue la probabilité de s’approvisionner au branchement privé et à la borne
fontaine. Dans le quartier d’Ardep-Djoumal à N’Djamena, les forages constituent la source
d’approvisionnement en eau la plus souvent mentionnée. Un informateur du quartier Farcha,
à N’Djamena précise que c’est la source d’approvisionnement principale pour la population
de ce quartier. Toutefois, même si la plupart des gens disposent d’un forage, pas tous en ont
un dans leur concession, selon l’OMS.
Selon certaines études et enquêtes, les populations des quartiers précaires de la ville de
N’Djaména dont le 7eme arrondissement sont exposées aux maladies hydriques
essentiellement liées à la forte présence des coliformes et streptocoques fécaux dans les
eaux des forages qu’elles consomment.
Dans le meme ordre d’idée, Mr.KENGMOE T.E4 souligne que les eaux de source des
quartiers qui se trouvent au voisinage des bassins versants présentent une forte
concentration en coliformes et streptocoques fécaux et ce qui cela vulnérabilise la santé
des populations riveraines. Et ce qui est le cas, pour certains quartiers de N’djamena dont
le 7eme arrondissement.
La pollution de ces eaux pourrait être liée à de nombreux facteurs, notamment
l’urbanisation anarchique dans le bassin versant Aval du 7ème Arrondissement et les
mauvaises conditions d’hygiène et d’assainissement (prédominance des latrines
sommaires à fond perdu, eaux usées et déchets solides divers). Ces facteurs seraient à
l’origine de la précarisation des conditions de vie des populations et la pollution des eaux
de forages et sources. D’ailleurs, Mr.KENGNE5 a indiqué dans son rapport que les
mauvaises gestions des déchets solides et liquides entraînent des problèmes de santé pour
les populations et l’insalubrité dans les villes.
3
BRIAND Anne et NAUGES Céline: ‘’ Les déterminants du choix d’approvisionnement en eau des ménages de Dakar’’,
2009. Page 102.
4
KENGMOE T.E : ‘’ Pratiques d’hygiène, d’assainissement et impacts environnementaux et sanitaires dans le Bassin
versant amont de l’Abiergué’’, Université de Yaoundé 1, Mémoire de Master, 2013. Pages : 150
5
KENGNE. N : ‘’ Assainissement des eaux usées domestique par lagunage à macrophytes : cas de SIC-MAETUR à
Biyem’’, Yaoundé, Rapport du colloque, 2000. Pages : 40
12
IV. CONCLUSION
La santé des populations est étroitement liée à la qualité des eaux consommées et du cadre de
vie. L’étude des risques sanitaires liés à l’approvisionnement en eau dans le bassin versant
aval de la commune du 7ème Arrondissement à N’Djaména a permis de relever l’existence de
plusieurs modes d’approvisionnement en eau par les populations dans le bassin versant
amont de 7ème Arrondissement, notamment le réseau de distribution de la STE pour les
personnes nanties et, les puits, les sources aménagées ou non et les bornes fontaines payantes
pour les populations pauvres.
La mauvaise gestion des déchets solides et liquides des ménages, la prédominance des
latrines sommaires à fond perdu situées à proximité des puits et des sources contribuent à
la contamination des eaux de ces ouvrages. Les analyses physico-chimiques et
bactériologiques menées dans différents points d’approvisionnement (source aménagée,
pompes à motricité humaine, les forages à photovoltaïques) ont permis de noter que les
eaux de la zone d’étude ont des conductivités dépassant les seuils autorisés par l’OMS.
Ces eaux sont aussi fortement contaminées par les germes pathogènes (coliformes et
streptocoques fécaux). Ces ressources hydriques utilisées par les populations sont donc
impropres à la consommation. La mauvaise qualité de celles-ci expose les populations à
divers risques sanitaires dont les maladies d’origine hydriques telles que les diarrhées, la
fièvre typhoïde, les dysenteries amibiennes, dermatose et les parasitoses intestinales.
13
V. REFERENCES DOCUMENTAIRES
- Dr. Loukman BICHARA: « cours de forage hydraulique en Master I », année
académique 2022-2023, pages : 102 ;
- AWOMON née AkéDjaliah Florence, COULIBALY Moussa,
NIAMKE GnankMathieu, SANTOS Dos Stéphanie: « Etude
comparative de modes d’approvisionnement en eau potable entre le 7eme
arrondissement de NDjamena et quartier Dialo en abidjan », 2018 ;
- Kengmoé T.E: « Pratiques d’hygiène, d’assainissement et impacts
environnementaux et sanitaires dans le Bassin versant amont de l’Abiergué »,
Université de Yaoundé 1, Mémoire de Master, 2013, pages : 150 ;
- Kengne.F : «Les problèmes environnementaux dans les grandes villes
Camerounaises », Yaoundé, Fondation Friedrich-Ebert, Imprimerie Saint-Paul,
pages : 7-25;
- Kengne N : « Assainissement des eaux usées domestique par lagunage à
macrophytes : cas de SIC-MAETUR à Biyem Assi II 5 (Yaoundé), rapport du
colloque, pages : 40
- https://www.globalcompactfrance.org/document/les.17objectifsdedéveloppement-
durable-et-leurs-169-cibles-89, 14/05/2023.
- https://fr.surveymonkey.com/mp/sample-size, 16/05/2023
- Mémoire Master HydroSIG, Université de N’Djamena, 202.
14