Ecole Polytechnique de Montréal
5.1 Profondeur d’encastrement
La base des semelles doit étre établie une profondeur minimale dé 1.20 [mgt supérieure &
celle pour laquelle le sol est sujet: i) aux changements de volume saisonniers par dessiccation ou
humidification, ii) 4 effet du gel (1.4 a
A [m] minimum (ou gel)
d= profondeur du gel
Les semelles intérieures d’un |
Gdifice chauffé peuvent étre établies & : Se
une profondeur inférieure & celle du gel. \
| x
Les semelles fondées sur des IN
. a é |
talus doivent étre placées a une distance |
oe | Xe surface
horizontale suffisante de la créte (voir | casiball
/ otiginale
Figure 2.50 ci-contre). ”
= 30° sols compressibles 9 ¢d
= 45° sols granulaires denses
Figure 2.50 Fondations sur talus
Les semelles établies des niveaux différents ne doivent pas provoquer une interférence peu
souhaitable de contraintes (voir Figure 2.51 ci-dessous).
Surface finale
de nivellement
Dalle
sol naturel
B
| |
i |
m=2 ou | dans les sols - bg
m= 1/2 dans le rocher ~
Figure 2.51 Etablissement de semelles A des niveaux différents en terrain plat
C1V3420 - FONDATIONS V. Silvestri 171Ecole Polytechnique de Montréal
Pour les semelles et radiers, la profondeur d’encastrement est définie la Figure 2.52.
Terrain naturel ou Terrain
remblayé naturel
t _ To
D p| Sol
b) Plusieurs semelles
Figure 2.52 Profondeur d'enca
52
tions du sol de fond:
nm
Si la nappe d'eau est a une élévation supérieure celle de la base des semelles, il faut prévoir
un dispositif pour abaisser la nappe au moins 0.5 [m] au-dessous du fond de "excavation prévue pour
les semelles. Cette limitat
ne s'applique pas aux excavations dans les argiles,
Si le matériau est du sable fin ou du silt, on utilisera de préférence des pointes filtrantes au
lieu d’un_systéme de drainage fait de pompes et de tranchées, L’éventualité dun tassement des
structures adjacentes déi au drainage doit étre évaluée,
Si le matériau de fondation est de I’argile, on doit éviter Ia perte de consistancé)de la couche
superficielle d’argile exposée : (1) en plagant le béton ds que excavation est complétée ou (2) en
laissant une épaisseur de 5 a 10 [em] d’argile que I’on enléve au moment du bétonnage. On peut aussi
excaver plus profondément et aménager une dalle de béton maigre gu de matériau granulaire,
Si le matériau de fondation est de mauvaise qualité, il doit étre excavé et remplacé par du
fe mis en place et compacté en couches ne dépassant pas 10 4 15 [em] d’épaisseur.
La construction de nouvelles semelles & proximité d’anciennes peut entrainer le tassement des
structures adjacentes: (1) par accroissement des contraintes dans le sol di aux contraintes existantes et
4 celles provenant du nouvel édifice, (2) par surcharge des anciennes fondations due a action des
C1V3420 ~ FONDATIONs vestri 172
aaanaane
mNmNAanhnanane
AnanAAANAAA
AqannnanEcole Polytechnique de Montréal
nouvelles semelles sur les anciennes (cas ott les nouvelles semelles sont établies au-dessus et trop pres
de celles appartenant 4 'immeuble existant, Figure 2.53 ci-dessous) , (3) par rabattement de la nappe
phréatique, (4) par excavation improprement réalisée
Nouvel
immeuble
Immeuble
existant
Figure 2.53 Construction de fondations au-dessus d'anciennes fondations
Si les fondations d’un nouvel édifice doivent étre construites adjacentes et & une plus grande
profondeur que celles existantes, on devra effectuer une reprise en sous-ceuvre (voir Figure 2.54).
Immeuble | Nouvel
~ existan i immeuble
oy
nouvelle
semelle
ancienne
semelle 5
Lorsqu’il est prévu de construire une (addition future avec sous-sol adjacent & la premigre
partic en construction, il est plus économique d’établir les fondations de la premiére partie adjacente &
la seconde, & une profondeur telle qu’une reprise en sous-ceuvre ne sera pas nécessaire lors de la
constructis
nn de la seconde partie.
C1v3420— FONDATIONS V. Silvestri 173Ecole Polytechnique de Montréal
6 Références
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1V3420—- FONDATIONS V. Silvestri 175Ecole Polytechnique de Montréal 1
os
J
CIV3420 ~ FONDATIONS V. Silvestri 176Ecole Polytechnique de Montréal
"CHAPITRE I)
FONDATIONS PROFONDES '
1 Généralités
1.1 Définitions. Terminologie, Modes de travail
Les fondations "profondes" sont celles qui permettent de reporter les charges dues 4 l’ouvrage
qwelles supportent sur des couches situées & une profondeur variant de quelques métres plusieurs
dizaines de métres, lorsque le sol en surface n’a pas une résistance suffisante pour supporter ces charges
par I’intermédiaire de fondations "superficielles".
Pour le calcul, les deux types de fondations (profondes et superficielles) se différencient
essentiellement par la prise en compte ou non d’un frottement sur les parois latérales de la fondation.
Pour les fondations profondes, le mode de travail et interaction avec le sol environnant
conduisent & introduire la notion de "profondeur critique" qui sera développée plus loin, mais qu’en
premiére approximation, on peut définir comme le niveau au-dessous duquel , en sol homogéne, la
Les fondations profondes ont leur base située en dessous de cette profondeur critique :
les pieux pour lesquels le rapport D/B est pratiquement toujours supérieur a 10.
Entre les deux extrémes, fondations superficielles et fondations profondes, on trouve les
fondations "semi-profondes", dont la base se trouve au-dessus de la profondeur critique et dont le
‘rapport D/B est compris entre 4 et 10, mais pour lesquelles le frottement latéral ne peut étre négligé :
s'agit des pieux, puits ou parois de faible Tongueur et de plusieurs types de caissons.
C1V3420- FONDATIONS. V. Silvestri 7EE EEE ETS””
Ecole Polytechnique de Montréal 3
12. Emploi de pieux €
La figure ci-dessous illustre I’utilisation de pieux.
\ y a
a)
U
Figure 3.1 Types de fondations sur pieux
CIV3420 - FONDATIONS. V. Silvestri 178,Les pieux sont des pices longues cylindriques, coniques ou prismatiques. Les matériaux
employés (bois, béton, béton armé ou précontraint, acier) et les dimensions (longueur et section) des
pieux sont déterminés d’aprés la nature des couches du terrain; par contre, la nature des pieux (picux
préfabriqués ou exécutés sur place) est déterminée d’aprés les conditions économiques et pratiques.
®)—_Piewe prefab
Ces pieux sont enfoneés dans le sol, soit par battage, soit par pression, rotation, langage ou
‘vibration. Leur section (circulaire, carrée ou polygonale) est en général constante, mais elle est quelques
fois élargie a la base. Ils peuvent étre creux, ou évidés, ou a vis (voir Figure 3.2 ci-dessous).
Pointe
Figure 3.2
b) _Pieux exéeutés sur place
On doit distinguer deux eatégories de pieux exécutées dans le sol; les pieux moulés ou forés et
es pieux & tubes battus,
Pour réaliser les pieux forés moulés dans le sol, on excave, griice A un forage, le volume qui
sera celui du pieu et le béton est coulé dans le vide créé. Les pieux a tube sont également bétonnés en
place, & I'intérieur d’un tubage provisoire, métallique, qui est battu et ensuite, aprés damage énergique
du béton, relevé progressivement au furet 4 mesure du bétonnage, sauf en cas de gaines perdues (voir
Figure 3.3 en page suivante),
CIV3420 - FONDATIONS, V. Silvestri 179"hiELE Cea ee ee ee eee ee ee
x VUVUUUUUUUUUUUUUU UL YUYUYUUUNYE
180
Soe[d Ins SpINODXS KMaIg ¢°¢ amNBI
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E1959 Sap uontsezxa 9p amu 19mm)
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Ecole Polytechnique de Montréal
V. Silvestri
C1V3420 - FONDATIONSEcole Polytechnique de Montréal
by | moulé (d'aprés [Link] et Travaux de Fondation, voir Frank (1995)
, Oo We encore pas la £ epee
1
i E
iS Wey
< t
ae
--Eventueliement
- Forage ‘trépanage ou outils Bétonnage -Reegpage
“spéciaux
c) Pieu foré a la boue (d'aprés doc. Solétanche, voir Frank (1995))
Figure 3.3 (suite) Pieux exécutés sur place _
C1V3420 ~ FONDATIONS V. Silvestri 181Ecole Polytechnique de Montréal
t ee.
1 [ prcaige { H ee
esi] faeta Le es 5 E ay:
le
|
| :
| Ly ke
- Batiage: Be Bétonnage ——=—“Extraction dutube——_—Piew terminé
4) Piew foré tubé (daprés doc. tudes et Travaux de Fondation, voir Frank (1995))
es
©) ‘Piew tarsol de Solétanche, voir Frank (1995)
Figure 3.3 (suite) Pieux exécutés sur place
CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri
ee ee ek ee eeEcole Polytechnique de Montréal
Fongage Extraction du tube.
dutubage ‘Bétonnage du pie.
Repéres
|
|
— oh ae L j
’ ) Pieu Franki
; Figure 3.3 (suite) Pieux exécutés sur place
CIv3420~ FONDATIONS, V. Silvestri 183Ecole Polytechnique de Montréal
14, Charges et longueurs typiques des pieux
La Figure 3.4 ci-dessous donne une idée générale sur les charges de service que les pieux
supportent ainsi que leurs longueurs les plus courantes,
1000 kN 1000 kw
700 kN 700 kN 700 kN
270 ew 450 kN
i he oh
ral rtil Pt H reff} 7 ratty
(i! all i 4 Hi
20m ||| 20m | | (i i \ ft |i]
ill 25m!) 25m |!) 25m}! | {t
Hl } {i} ! 30m ||) 30m |
i Ld |! | | ) |}
| i |
a) Bye ea | LM it 40m |
i |
9 4 2) L Lu Jil
: 8) |
«) Piew
©) Piew
2) Picu
hy Piew eylindrique en béton précontraint.
ée au mode de fonctionnement des pieux
On peut adopter la classification suivante
Les pieux transmettent la plus grande partie des charges par Vintermédiaire du frottement
“ Tatéral (voir Figure 3.5 ci-dessous).
a)
pieux
Sol argileux~)
ou sableux
Figure 3.5 Pieux flottants
184
C1V3420~ FONDATIONS V. Silvestri
Wal al Wal Mal hal Nal ad adalat Na Ned Ne Sk Nad Ned ead Nad ed EE ga ee a tasEcole Polytechnique de Montréal
Ce sont des pieux flottants dans leur partie supérieure et transférant la charge a un sol plus
résistant a leur base.
2 Méthodes décaoul des piu isos :
Pour déterminer la force portante des pieux isolés, on peut recourir aux méthodes suivantes :
~ Utiliser des formules basées sur les résultats du battage des pieux;
- _Interpréter les essais de mise en charge d’un (ou plusieurs) pieu(x);
— _ Uitiliser les formules statiques de force portante établies 4 l'aide de Ia mécanique des sols;
~ __Interpréter les diagrammes de pénétration obtenus soit avec le pénétrométre statique, soit avec
_ Te pénétrométre dynamique; —
~ Utiliser des formules établies & aide de la théorie de propagation des ondes.
On va étudier successivement chacune de ces méthodes.
2.1. |oree ponante des pieucisolés
2.1.1. Formules de battage
De trés nombreux types de pieux sont enfoncés dans le sol par battage & l'aide d’un mouton et
dune sonnette. Le probléme est schématisé A la Figure 3.7 (A la page suivante). Sous meme UE
C1V3420 - FONDATIONS V. Silvestri 185Ecole Polytechnique de Montréal
de masse M tombant d°une hauteut avec les accessoires de battage : casque et
coussins) s'enfonce de la quanti (on mesure habituelement V’enfoncement sous
et I’on prend la valeur moyenne).
M =masse du mouton (Masse frappante)
Masse
oires frappée
P = pieu
H = hauteur de chute du mouton
En écrivant que I’énergie transmise par la chute du mouton est égale a I'énergie nécessaire pour
enfoncer le pieu de "e", on aurait
avec = accélération de la pesanteur,
[-Q= résistance du sol ou force portant
En réalité, cette formule a été modifiée pour tenir compte de pertes "énergie diverses, et de
nombreuses expressions ont été proposées. On citera quelques unes qui sont bien connues :
CIV3420~ FONDATIONS V. Silvestri 186
naannans
ananagEEE
Ecole Polytechnique de Montréal
PAPAS eS
ot e,= le raccourcissement élastique du pieu.
i En premiére approximation, on peut écrire oi
. —_Tongueur et I'aire de la section droite du pieu, et eu.
1 M-g-H 9
Quam = 5°
e+z(er ter tes) ¢
ote = le raccourcissement élastique du casque,
y= le raccourcissement élastique du sol,
= coefficient de restitution dans le choc,
f= coefficient d’efficacité du mouton.
Dans les formules de Crandall et Hiley, le coefficient de sécurité est égal 4 3 ou 4.
Exemple 3.1
) Déterminer la capacité portante du pieu suivant a l’aide de la formule de Hiley.
| Caractéristiques du piew Caractéristiques du mouton
} Longueur (D) = 16.75 [m] | Energie (Ma) = 48.8 [KN-m]
; Section (A) = 1.1045 10 [m?] | Masse (M) = 6364 [kg]
Module (E)= 199.81 10°[KN/m’] | Efficacité (f) = 0.78
Refus (e) = 1.91 107 [m]
Coefficient de restitution (r) = 0.50
Masse (M’) = 2234 [kg]
C1V3420— FONDATIONS V. Silvestri 187Ecole Polytechnique de Montréal
Autres caractéristiques: e, =4.1 10° [m] et e; =2.5 107 [m]
Solution ; C
ap Q + 16.75 [m] _ o :
“> AE Ta04s- 102 [m?] «199.81» 10° [kN/m?] ee 7
48.8 6364 + 0.5? - 2234
1.91-10- +5 (0.66+76-10-§Q)-10-2 6864+ 2234
48.8 629 = 1880-628 3064.64
Q+ 2.24: 10 ~ Q4+224 38-10-5Q4 2.24
38-10
38+ 10"S Q? + 2.24.Q— 3064.64=0 = Q?+5894.7Q-80.65- 105 =0
gmt 34.75 - 105 — 32.26 10°
2
Reponse: Qaim =~ etsiF=3 = Quam
Les formules de battage ne sont pas
valables en terrain argileux La
| made dynamique donne des rsa ater valebles dans ls tevains pallets av
°) ‘Types de marteaux (ou moutons) utilisés pour le battage des pieux
ment
f
[
5 :
s
rANANANNAHANANAAAAAAAAAA
Le battage est l’opération qui consiste 4 enfoncer un pieu dans le sol
Le battage se fait au moyen une machine appelée sonnette et actionnée mécaniquement, La
description de ce matériel est faite dans les catalogues des constructeurs et dans les ouvrages traitant de
Vexécution des travaux. On se bornera seulement & en donner les principes.
Une sonnette se compose de ttois parties principales ‘un chevalet avec les guides appelés C
- montants, le mouton et Te treuil. Le chevalet se compose d'une charpente en acier, renfermant les
montants guides du mouton de battage et les différentes poulies de renvoi des cables dans le cas de
C1V3420 ~ FONDATIONS. V. Silvestri 18872 eee ee
Ecole Polytechnique de Montréal
‘moutons & chute libre. Le chevalet peut étre fixe, soit susceptible d’étre incliné, En général, Pinclinaison
Le mouton est une masse (masse frappante) qui frappe le pieu et ses accessoires (masse
frappée) afin de provoquer l’enfoncement du pieu.
Les treuils sont des machines robustes congues spécii
lement pour le battage.
On les actionne par des moteurs vapeur, électriques, & explosion.
Plosiurs procédés ont été mis en cuvre pour enfoncer les pieux; le plus ancien d’enre eux est
Dans ce qui suit, nous décrirons briévement les méthodes utilisés au cours des années.
i) Moutons a chute libre : ce sont les plus anciens; ils sont constitués d’une masse trés lourde
(masse frappante) dont la chute est provoquée soit en reléchant un cable soit par un systéme de
déclic. Ces marteaux qui étaient couramment utilisés de 1850 4 1950 sont devenus plutét rares
jue du Nord. Ils ont été remplacés par des marteaux plus performants (moutons &
vapeur encore utilisés & présent, moutons & air comprimé et moutons hydrauliques). Ces trois
types peuvent étre soit & simple effet soit & double effet,
Moutons a simple effet : Ils étaient
Vapeur inde fixe
les moutons les plus employés. Ils Ps ae, _Cplintre fi
Re vad . Piston mobile
étaient constituées par un cylindre
massif; on distingue ceux a cylindre rome
eet a pi . tee ia
mobile et a piston fixe et ceux A Cine amd
F mobile
cylindre fixe et piston mobile, La
Masse
Figure 3.8 ci-contre montre les deux oie us
is dur
systémes de moutons & simple effet.
Casque
Le mouton a vapeur donne une Bois plus ou eB
; moins tendre |G
fréquence de battage de 60 coups par joins tendre
minute. La hauteur de chute varie de : L iow
: Pic }
0.50 & 1.20 [m]. On emploie
généralement des moutons de 3000 a
10000 {ke}
C1V3420— FONDATIONS V. Silvestri 189Ecole Polytechnique de Montréal
iii) Moutons a double effet : Ces moutons agissent tant par leur masse que par la pression de l’air
comprimé ou de la vapeur. Leur fréquence varie de 100 4 300 coups par minute et leur masse
de 350 & 500 [kg]; ils sont moins encombrants et plus maniables que les moutons a simple effet,
La Figure 3.9 ci-dessous montre le systéme de mouton a double effet.
iv) Moutons diesel
Ces moutons sont constitués par un cylindre, une masse frappante et un
systéme d'injection. Le systéme sert 4 avancer le pieu et & lever Ja masse frappante, Ces
marteaux sont efficaces dans les sols denses. Le principe de battage des moutons diesel est
illustré & Figure 3.10 ci-dessous,
’
[ome
=
entrée |
==) YS2 Enclume
e (ze Bois dur
= Casque
| Bois
Enclume
Bois dur
Casque
c
e
ec
G
&
Bois
fos Piew | Pieu
Figure3.9 Mouton a double effet Figure 3.10 Mouton diesel
Vv) Moutons vibrateurs : Le pri
ipe de ces moutons est illustré & la Figure 3.11 ci-dessous. Ces
moutons sont trés efficaces dans les sols pulvérulents. Ils peuvent aussi servir A arracher les
Son, ek tee ee De ee ek ee
pieux. E
fone 2
a S
= = = 2
‘4 Frey z 7
? G
0: ;
t Pieu e
ae Figure 3.11 Mouton vibrateur 7
CIV3420 — FONDATIONS V. Silvestri 190A FC
Ecole Polytechnique de Montréal
Cet essai a pour but de déterminer directement sur un pieu d’essai la courbe charge-
ible Qu
correspondant a des déplacements verticaux admissibles. On n’a recours a un essai de cette importance
enfoncement du pieu (Figures 3.12 et 3.13) et d’en déduire la charge nominale ou ad
que lorsque les méthodes décrites en 2.1.1. et 2.1.3. ne sont pas sures et que l’on peut extrapoler les
résultats un nombre suffisant de pieux sur le méme site.
: massif de réaction.
: comparateur
base de mesure (base fixe)
L’essai est effectué soit sur l'un des pieux du futur ouvrage, soit sur un pieu analogue a ceux de
Vouvrage, en dehors de l’emprise de celui-ci. Le délai & observer entre la mise en place du piew et I’essai
(délai de repos) est donné ci-dessous
ow>
- Type de sol”
“Sables liches saturés giles -
Imois mois
“Pieux battus 8 jours 20 jours 1 mois
C1V3420~ FONDATIONS V. Silvestri 1914
Ecole Polytechnique de Montréal ¢
: - = - - G
b) Programme de chargement et exploitation des résultats q
Sa ar 1g
Le programme de chargement (paliers) est établi a partir d'une évaluation de la charge G
admissible ou nominale Qu. On trace les courbes suivantes (Figure 3.14) : q
Voy «
© 180 300 4s0 600 750 500 1050 1200 1380 150 ¢
a i -
g
G
«
¢
‘ ¢
eer
q
a ene ee ee ¢
8Q,/¢ 1200 fk] G
X - «
nly \ vr" IQs 1200 [IN] &
. ' "a
“4 \ 4 G
7 2Q,= 1500 [kN]
6 4. een —t- 16 += “ &
(a) (b) €
1" 8 A ¢
Pp? 5 ais Tai P= pente des droites de stabilisation» ©
© | Qe -charges en téte @
= enfoncement en téte a
1 (échelle logarithmique) a
Q Conclusions de essai a
oes Q,> 1500 [kN] et soit 900
4 dans la couche 3, j os
Q = aps Ap =9Sy “Ap = 9+ 50 [kPa] -O.3[m))? = [Q, = 405 [kN] =
Texmes de frottement :Qy= St Ap ’ ea
Couche}: Sy = 30 [kPa] > c, = 0.90- 30 = 27 [kPa] = Qa = t+ A= 27 [kPa] -4-B+ Dy S
+ Qe = 27 [kPa] - 4(1.2 [ml) - 3[m] => [Qa = 972 TN] a
Couche 2: Sy = 40 [kPa] > c, = 0.80 + 40 = 32 [kPa] => Qp = t+ Ap = 32 [kPa] -4-B- D,
* Qe = 32 [kPa] « 4(1.2 [m]) - 2[m] = [Qe = 76.8 [kN] [
Couche3: $y = 50 [kPa] > c, = 0.70- 50 = 35 [kPa] = Qry = t- Ay = 35 [kPa] -4-B- D5 €
++ Qey = 35 [kPa] - 4(1.2 [m]) - 3[m] = [Q5 = 126 [kN] =
2 Q 7.2+76.8+126=300 [kN] e
Q= Q + Qe = 40.5 + 300 =340.5 [kN] &
e
340. ¢
Qaam = 2-5 -sa3saN) = [am S135 [kN] 3
aes Fo 3 mete
du Québec, ont montré que la résistance
atérale t ne correspond pas a Vadhésion 6. ei
Ceci est causé par le
7 battage.
Pour ces argiles, le frottement latéral t
doit étre calculé en utilisant les contraintes
effectives (Figure 3.18). Figure 3.18 Frottement latéral - méthode
CIV3420 - FONDATIONS. V. Silvestri 198 .
¢
Te foes fee fn De eek fee ek ek ekFAA INN EN EN A ER
Ecole Polytechnique de Montréal
La contrainte de frottement latéral est donnée par :
(TE Oh BS Bo Sy
ou hg = contrainte horizontale& une profondeur queleonque 2,
Comme 6g =k Of, avec k = coefficient de pression horizontale, Iexpression précédente
devient :
D/autre part, comme k * [Link], tg5= 1/,tg@’ A tg o', et p’ = 27° a 33° pour beaucoup
\diargiles, le coefficient B varie approximativement entre 0:2\(pieux métalliques) 40:45 (picux de bois
coniques),
Déterminer 1a charge maximale du pieu de béton circulaire illustré ci-dessous. Dans cet exemple, on
tiendra compte du poids propre du pieu (Ici, t = 0.3 04, ).
ile:
6 kN?)
8 kN’)
03
en béton
Yom, 24 ovine]
D=15m Pieu circulaire
|
|
t
$= 60 tka}
Solution
Résistance en pointe :
Qp = Gp Ap = Sus Ne + Ovo) *Ap = (9*Su + Oyo)“ Ap
CIV3420~ FONDATIONS V. Silvestri 199Ecole Polytechnique de Montn
avec
Oyo = 2[m] - 16 +13 [m] -18 = 266 [kPa]
10 [kPa] , N¢ = 9 car D/B > 4
1.0.45?
mB?
e 4 4
+ Qp = (G+ 60 + 266) - 0.159 = Qpnette + Weot = 85.94+42.3 =>
= 0.159 [m2]
Résistance en frottement :
D D
a= f 1 Pdz =Pf 1 dz, siPest constant
0 o
oi = P= périmétre du pieu.
Ici;
=03-yz=03-162=482, 0 2{[m]
24
2
7 a 48 412 15
+ Qe= mB [492 a [ (48 +242) dz =a [> (5+ (4924+=2)| |
0 2
2
2 15)
Qs mB fea ze i + (4.8 2+ 1.227) | a | = mB (9.6 +4.8 + (15-2) +1.2+ (22.5-4)]
#Q¢ =m +045 - [9.6 + 62.4 + 265.2] = 1 - 0.45» 337.2 : =
Remarque :
“> Au lieu de procéder par intégration, il est plus prudent d’effectuer le calcul de Qr comme suit :
=15
2
jz 2
Qe= mB [aire du triangle E ot Alte du trapeze
ae ess PSPs PED)
Ainsi, Qp + Qr= 128.2 + 476.7 = 604.9 [kN]
Done, la charge maximum reprise par le pieu est :
Q=Q + QW, = 604.9-W,
Comme
1B? 10.45?
Wp = J" Yoston * D = —]
+ 24-15 = 57.3 [kN]
Alors
Q= 604.9 -57.3 >
Qe = 476.7 [KN]
Qe = 476.7 [KN]
Si on affecte Qr et Quette d’un coefficient de sécurité F=3, la charge admissible est :
CIV3420 - FONDATIONS V. Silvestri
200
nnnana|
Ecole Polytechnique de Montré:
85.9 + 476.7
Qaam = ——3— + Weot = Wp = 172.5 [kN] = [Roam = 172.5 [kN]
Dans cette méthode applicable surtout aux pieux métalliques battus dans les argiles plastques,
peu ou pas sensibles, le frottement moyen Tmoy est calculé comme suit (Figure 3.19) :
oh Edis mamas offeetine vertiesle maine meraTmE
Sumoy = résistance au cisaillement ton drainé moyente le Jong du pieu, et
ee
, 2. = parametre de frottement latéral
nr
0 01 02 03 04 05
o4
; 2”
a =
, 3 2
2 304
z
sy
8 so4
5
- 3
5 60
8
g 70-
a
80-4
oo4
| Figure3.19 Paramétre
CIV3420~ FONDATIONS V. Silvestri 201Ecole Polytechnique de Montréal
Exemple 3.4
Déterminer Q¢ pour le pieu circulaire d’acier de 30 [cm] de diamétre et de 20 [m] de longueur illustré
ci-dessous (Méthode 2).
Solution :
Profondeur moyenne Zmoy = 10 [m]
Shomay = Y'"Zmay = 8 - 10 = 80 [kPa]
Sumay= 1042 Zyay = 10-2 -10= 30 [kPa]
Pieu circulaire
Daprés la Figure 3.19, A = 0.18 en acier
B= 0,30 my
moy = 2 (Gro moy + 2 Sumoy)
moy = 0.18- (80 + 2-30) = 0.18 - 140
Tmoy = 25.2 [kPa] TD
# Qe=(t +B): thoy -D= 1+ 0.3 +25.2-20 = [Qe = 475.0 [KN]
Tout come pour les fondations superficielles, la capacité portante en p
D métres dans un sol d’angle de frottement peut s*écrire comme suit :
te d’un pieu fiché de
t l’on obtient
Gp = Gio (Nq-1) + 0.3 y BN + oz
D’autre part, étant donné qu
peut s’écrire
<< B6°sNegre > 30
| Acier! 20° 05
"Béton |
| Bois
3 1.0 2.0
Go 1s 4.0
‘C1V3420~ FONDATIONS V. SilvestriEcole Polytechnique de Montréal
Le coefficient B = K- tg 6 varie généralement de 0.2 8 1.5 comme le montre le Tableau3.s
‘Tableau 3.5. Valeurs du coefficient B
Typedesel __Pieux coulésen place ___Pieux bat
Limon (silt) 0.2-0.3, 0.3- 0.5
Sable lache 0.2-0.4 0.3-0.8
Sable moyen 0.3-0.5 0.6-1.0
Sable dense 0.4-0.6 0.8~1.2
Gravier 04-07 08-15
- Calls ee
Comme dans le cas dep, le frottement latéral augmente avec Ia profondeur, jusqu’a une
profondeur critique De, au de-la de laquelle il reste constant (Sie sol est homogéne). Cette profondeur
La méthode de Coyle et Castello (1981) est une des méthodes utilisées pour déterminer le
"coefficient K pour les pieux battus dans les sables (Figure 3.23). Pour angle 8, l'on peut utiliser'les
valeurs indiquées au tableau 3.4.
iii) Force portante
En additionnant le terme de pointe et la force due au frottement, l'on obtient l’expression de la
capacité portante d’un pieu fiché dans urrgol granulaire):
Q+ Wy= ap: Apt Dt Ap
Q+W,
S20 (Nq~1)+020]+ Ap + Dt Ar
Q+ Wo= a + Ap + Woot Lt: Ag
Si l'on désire calculer la capacité portante nette, nous avons la formule suivante :
(Qs th «Ay-+ Ex Ar niet) RAR
C1V3420~ FONDATIONS V. Silvestri 206
Cc
E
E
<
¢
&
€
c
c
c
c
c
&Ecole Polytechnique de Montréal
0.150.2
0
5
£
&
30:
36 ——_!
{Figure 3.23 Coefficient K pour Coyle et Castello (1981)
Un pieu circulate en béton de 0.30 {m] de diamétre a été battu jusqu’a une profondeur de 20 {m] dans
“un dépét de sable uniforme: Déterminer la charge maximale que le piew pourra reprendre, en tenant
compte du poids propre du piew et de la profondeur critique. Les poids volumiques du sable et du béton
sont de 18 [kN/m’] et 24 [kN/m’], respectivement. De plus, ' = 30° et 5 = 27°.
Solution :
Voir le diagramme & la page suivante,
Poids du piew :
Be
4
10.3?
4
ig
Wp = * Ybéton + 24+ 20 = 33.9 [kN]
3420 FONDATIONS. V. Silvestri 207Ecole Polytechnique de Montréal
Calcul de la profondeur critique :
De = B- tg (45+ $)-e% 8H = 03. tg (60%) 0 30" = 1,
3.19 Im]
190 150 ,
: + 9, T [kPa
= 3.19 [m] < D=20 [m]
Profondeur
my ©
Ici: $= 30°
Vt Nye’ ##=569
15 ¢
Caleul de qi,
D. = 3.19 [m], ox) =Dey = 3.19 +18 = 57.42 [kPa]
Gp = O40 (Nq ~ 1) = 57.42 - (55.9) = 3209.78 [kPa] lo d as ¢
p tim = 50 (Nq — 1) tgp = 50 - 55.9- tg 30° = 1613.69 [kPa] c
Comme ——dhtim 1684 [kPa]
Ap=0.125 m*
Lut
Pour Neon=20, =-33° (par interpolation Chapitre 1).
7186 = 94.2 et (Ny-1) = 93.2
CIV3420 ~~ FONDATIONS V. Silvestri 209Ecole Polytechnique de Montréal
168.4- 93.2+ 0.126 = 1972 [kN]
et Qe = Ets Ap = Ytmoyen* Ar
2 134.2
* Qe = Ce )e + 0.4) +5 [m] + (2+ ) + 0.4)-7 [m]
* Qe = 226 +909 = 1135 [kN]
* Quam = Qh + Qe = 1972 + 1135 = 3107 [kN]
Qadm
3107 any
* Qham (nettey = FE =—— = 1035.7 [kN] => + [Quam (nettey = 1035.7 [kN]
Reprendre I’exemple précédent, en tenant compte de la profondeur critique et Ny=e7'8$,
Solution : :
Avec @
D. = B: tg (17+ $).em 6 =04- tg(615°)-e™ 33° .. [D,=5.67 Im]
Le diagramme précédent devient
7 8, T [kPa]
5m
90
0.67 m
97.37
Gp = Sto (Ng — 1) = 97.37 + (93.2) = 9074.88 [kPa]
p tim = 50 (Ng — 1) tgp = SO + 93,2- tg 33° = 3026.24 [kPa] < 9074.88 [kPa]
CIV3420~ FONDATIONS V. Silvestri 210Ecole Polytechnique de Montréal
1 B? 10.47 —————
Q, =/3026.24} — = 3026.24: = « [Q = 3804 TN]
4 ead
72. 42 +77.9)
Q= 104 5 +—————"~. 067+ 77.9 6.33
as 2
Qr= 10.4 [180 + 50.2- 493.1] > Qe = 769.5 [KN]
Qnette = Qh + Qr= 380.4 + 769.5 = + [ Qette = 1149.8 [kN]
net 1149.8 aera
Avec F Qaam = : aa = + [Qaam = 383.3 [kN]
mete F 3 nette
Déterminer la charge nette oie. le pieu de la figure ci-dessous peut porter, avec un F = 3. Utiliser la
0.45 m Quen ot)
Pew rele
\¥ enbeion T al
1 a
D.=2:m S
[a ale oe \1523 \36
|
:
| \
Sable: |
18 paver)
9 nin
D=18m
|
| = 36° \
| T
| Ayu otsmes \
| Arron \
Z 83.75
Résistance en pointe :
D_ 20
Ci == = = 36° => Nq = 46 (Figure 3
‘omme 5 = Gag = 44.4et = 36° = Ny = 46 (Figure 3.21)
C1V3420~ FONDATIONS V. Silvestri 21Ecole Polytechnique de Montréal
Oz = 2[m] - 18+ 18[m]- 9 = 36 + 162 = 198 [kPa] a z= 20 [m]
Gp = S40 (Nq — 1) = 198 - (45) = 8910 [kPa] =
= + [= Ta7T iN
mB? 10.45"
Q) = dy Ap = 8910 "= 8910 -
Résistance en frottement
9
D
K= 083 pour ¢ = 36° et > 5 = 44.4 (Extrapolation de courbes de la Figure 3.22)
3
736 = 27° = + Ktg6 = 0.423
15.23+ 2 (15.23 + 83.75)
r= 04s [22 | 18
2 2
Qr= 10.45 [15.23 + 890.82] = 10.45 [906.05] = « [Q= 142322 [kN]
Qnette = Qh + Qp= 1417.1 + 1423.22 = * [Quette = 2840.32 [kN] S
notte _ 2840.32 c
Avec F < Coin = = + [Qaam = 9468 [KN]
nette F 3 nette j
Remarque :
Si on avait utilisé la profondeur critique dans cet exemple, l'on aurait : 2
De = Be tg (45+ 2)-08 BH = 045. tg (63%) -e7 1836" _,
D. = 8.66 [m]
e7teo
7836" — 161.7 et (Ng—1) = 160.7
40 (2=p,) = 2 [m] - 18 + 6.66 [m] - 9 = 36 + 59.94 = 95.94 [kPa]
Gp = Oz (Ng — 1) = 95.94 + (160.7) = 15417.6 [kPa]
Gp tim = 50 (Nq — 1) tg p = 50 - 160.7 tg 36° = 5873.8 [kPa]
10.457
= Ob = abtim * 5873.8 = +» [G = 9285 [kN]
Résistance en frottement :
15.23+ 2 (15.23 + 40.29
r= noas [25-2 , 0528+ 4029)
+ 6.66 + 40,29» 11.34
Qe= 10.45 [15.23 + 184.88 + 456.89] = 10.45 [657.0]
(C1V3420 ~ FONDATIONS. V. Silvestri
C
c
cEcole Polytechnique de Montréal
Qnette =Q, + Qe= 928.5 + 928.8 =>» [Quene = 18573 [kN]
Qnette _ 1857.3,
Avec F = 3,-. Qadm = =< = = | Qaam 19.1 [KN]
nette FE 3 nette
r —— G6), ,T [kPa]
|
|
20m)
Am 7 En gonsidérant la
| profondeur critique
Des régles de calcul des pieux & partir des résultats au pénétrométre statique sont énoncées ci-
dessous. Ces régles sont basées sur une documentation du Ministére de "Equipement, du Logement et
des Transports de France (voir aussi Frank, 1995). Ces régles s'appliquent a des piewx dont la pointe est
- en dessous de Ia profondeur critique. Pour I'application de cette approche, il faut se référer aux Tableaux
3.6 et 3.7.
Calcul de la charge limite en pointe Qy
Qp = Ap? (Ke Ace + vo) 4
avec Ay = section de pointe,
ce = résistance de pointe équivalente au pénétrométre statique (voir Chapitre 2),
k¢ = facteur de portance (Tableau 3.6)
C1V3420- FONDATIONS V. Silvestri 213avec
avec
C1V3420- FONDATIONS
Ecole Polytechnique de Montréal
Calcul de la charge limite de frottement latéral Qe
D
Q=P f uz) dz,
a
P = périmétre,
‘T= frottement latéral unitaire limite & la cote z.
La valeur de t(z) est déterminée par l’expression suivante :
x2) = minf $5 Tmax}
c(z) = résistance de pointe lissée a la profondeur z,
Bret Tmax = valeurs données au Tableau 3.7 en fonction de la résistance du sol au niveau
considéré et du type de pieu.
Tableau 3.6 Valeurs du facteur de portance k (Frank, 1995)
Eléments mis en ceuvre sans
tefoulement du sol
Eléments mis en ceuvre
avec refoulement du sol
Nature des terrains
A
Argiles. B 0.40 0.55
Limons ce :
A .
pune B 0.15 0.50
Graves
c
cat A 0.20 030
ies
B 030 0.45
Tableau 3.7 Choix du coefficient f* et Tinax (Frank, 1995)
. Argiles. Silts Sables. Graves
Type de piew x 3 — Aes
Foré 8 | 75(1) 200 200 | 200
Tmax [kPa] 15 | 40 801) 40 80(1) 120
Foré tubé Br 100 100 (2) 100(2) 250 250 | 300
(tube récupéré) | tye [kPa] 15 40 60(2) 40 80(2) 40 120
Métal battu 6 120 150 300 300 300
fermé Tmax [kPa] _ 15 40 80 120
ah B 15 150 150 | 150
préfabriqué
béton Tmax [kPa] | 15 80 80 120
(1) Réalésage et rainurage en fin de forage. (2) Forage a sec, tube non louvoyé.
V. Silvestri 214
0Ecole Polytechnique de Montréal
Les classes de sols qui apparaissent aux tableaux précédents sont définies au Tableau 3.8 ci-
dessous.
Tableau 3.8 Dé
ition des catégories de sols (Frank, 1995)
Classe de sol Pénétrométre statique qc [MPa]
“Axgile, silts [A Argile et silts mous <3.0
Argiles et silts fermes 3.086.0
> 6.0
<5.0_
8.04 15.0
Sables, graviers
+
awezlaw
Un pieu circulaire tubé en acier, de 0.46 [ml] de diamétre et fermé a la pointe, doit étre battu dans le
dépét illustré ci-dessous. La profondeur sera de 9.1 [mj]. Le pieu doit étre rempli de béton de poids
volumique Yoéton™ 23.6 [kN/m']. Estimes. la charge maximale. La charge de service appliquée sur le
pieu sera de 44.5 [kN]. Un essai
dessous,
au cdne statique a été effectué sur le site et le résultat apparait aussi ci-
Tube circulaire d'acier, qa.
diamétre=0.46[m] yy “4g gg EPA
pet 4
‘
| 45m a ca
| fe Y= 17 poe
9.1m :
| 1
5
6
a ~
8
t 9
Sable fin: 10
Year 19 wn
-12-
[in]
Profondeur
C1V3420 - FONDATIONS, V. Silvestri 215Ecole Polytechnique de Montréal
Solution
Calcul de la résistance limite en pointe Q, :
0 2
0 pls ‘ ‘ ket]
ad) Ks] | | (q (coube isso)
=| D | q. dem 1.34,
| agile | 7 [on
34 * . | conte] |.
44 | portsel |
sf r asm
“4
a] 46m
a]
24 + (— oam
> Zone intense
1M J
Profondeur
DYaprés la figure ci-dessus et en appliquant les critéres pour estimer la résistance en pointe, on procéde
a=B/2 siB>1[m]
a=05[m] siB<1[m] .
b= min {a,h} = min {0.5 [m],4.6 [m]} = 0.5 [m]
1 pptsa
Ge = 354 b Io ce (2) dz
avec
ec =résistance de pointe qe éerétée & 1.3 dem
4 pDeaa
Gee 355 b I, Oe @ dz
Ic, 3at+b=3 + 0540.5 = 2.0[m]
4 p10-ten} 1 /206t
Gem | qc (z) dz = 8.35 [MPa] et dee = 3 qc (z) dz = 8.35 [MPa]
2 Foeim 2 [Link])
Alors 1.3 dem = 10.36 [MPa]
D’aprés le Tableau 3.8, le sable est de classe B, et k = 0.50 (Tableau 3.6). Done,
Qp = Ap’ (Ke Ace + Fvo)
C1V3420~ FONDATIONS V. Silvestri 216——————————————
cole Polytechnique de Montréal
avec oy = 4.5 [m] + 17 + 4.6 [m] + 19 = 163.9 [kPa]
2
+ 0.46? 0.46"
os T= (43389) = + [Q) = 720 TN
a =;
+ (0.5 + 8320 + 163.9) =
Calcul de la résistance en frottement Qe:
Argile; 0.44.5 [m], 0.5 [MPa] < qe < 4.0 [MPa]
Classes A et B, Tmax = 15.840 [kPa] , B* ~ 100
Sable: 4.59.1 [m], 4.5 [MPa] < qc < 9.5 [MPa]
Classes B, Tmax © 100 [kPa] , 6° = 300
9.1 [ml] q (z
4@) dz
lo 8
4 Qp + Qp= 721.1 + 305.8 = 1026.9 [kN]
9. [en]
Qe = Pf u(z) dz =m + 0.46 + 0.46 - 211.6 = 305.8 [kN]
0
= Q=Q,+Qe— Wp avec Wy = Wheton + Wacier
. m+ 0.46?
SiW, ~ 23.6 -—G—- 9.1 = 35.7 [KN]
alors, Q= 1026.9 [kN] — 35.7 [kN] = [Q=9912 [kn]
‘2.1.5 Détermination de la capacité portante d'un piew a l'aide des résultats d’essais de pénétration
Standard cables
L'application de cet essai au calcul des pieux a fait l'objet de nombreuses recherches,
principalement en Amérique du Nord et c’est 4 Meyerhof (1976) que l'on doit la méthode Ia plus
CC
Partant de la relation entre ¢ et N (Chapitre 1), Meyerhof a établi l'expression suivante du
terme de pointe
ot —_Qp = charge a la pointe nette [kN],
_m_ = coefficient empirique égal a 400 pour les pieux battus et 120 pour les pieux forés,
_ N = indice de pénétration standard corrigé, [coups/0.3 m],
“Ap = aire de la section droite du pieu a la pointe, [m’]
CIV3420 ~ FONDATIONS V. Silvestti 217cole Polytechnique de Montréal
Toujours a partir de la relation entre # et N (chapitre 1), Meyethofia établi la formule ci-aprés
Qa nN Ay
ot —__Qp = charge reprise par le frottement latéral [KN],
"11 = coefficient empirique égal i 2 pour les pieux battus et & I pour les pieux forés,
N = indice de pénetration standard cortigé, moyen le long du fat du pieu, [coups/0.3 m),
Ar = surface latérale du pieu, [m*]
°) Capacité portante admissible
La capacité portante a la rupture est la somme de a) et b) ci-dessus :
(Q=Q HQ |
Pour déterminer la capacité portante admissible a l'aide de cette méthode, il est conseillé de
+n-NAd )
0.3 tml pr
prendre un coefficient de sécurité de 4, c’est-i-dire
Exemple 3.10
Par la méthode de Meyerhof, déterminer la
capacité portante admissible du pieu carré en béton
Pieu carré
en béton armé
yoo
[nzy Sable dense:
Solution : Noxon” 38 [2oups/0.3m]
Comme m = 400 et n= 2, alors Nioyen 27 f00ups/0.3m]
‘elm
ae , 15 ts) :
Qaam = 71400 30 RB +2-27 18]
$B
i
1
Quam = 711368 + 972]
ane | Ag (40.3pm)15 0] = 18 0)
1
Quam = 3 2340 =585 [kN] Ap (Ota? 0.09 tor
= * [Qaam = 585 [kN]
_ Remarque importante : Tous les résultats ci-dessus sont valables pour le sable et le sable seulement.
CIV3420 - FONDATIONS. V. Silvestri 218
e
c
NANMANAAAAANANANANY
]
|
|
|
|
|
1
1
I
1
i
!
I
I
L
I
I
J
5
iBeole Polytechnique de Montréal
En assimilant le pieu & une série de poids et ressorts (voir Figure 3.24), il est possible a l'aide
de la théorie de la propagation des ondes élastiques de calculer la capacité portante des pieux.
Masse’ yy
Ressort
Elément
z
2 Résistance
1] ws latérale
Piew
: en pointe
Figure 3.24 Modéle dynamique
Cette méthode demande I'utilisation de programmes d’ordinateur et donne des résultats
meilleurs que ceux obtenus par l'emploi de formules de battage.
2.2. Frottement néyatif sur unpiewisolé ) c
Dans le cas ot le pieu est mis en place dans un terrain sous-consolidé, c’est-A-dire, qui tasse
encore sous son propre poids, sans aucune surcharge, des frottements négati
se produiront sur le pieu
et augmenteront la charge sur le pieu.
C1V3420~ FONDATIONS 219Ecole Polytechnique de Montréal
Si le sol est normalement consolidé, mais surchargé par un remblai, des frottements négatifs
_ peuvent également se manifester dés lors que les tassements du sol provoqués par cette surcharge sont
ceux des pieux.
Si "p" désigne la surcharge du massif, les contraintes verticales et horizontales a la profondeur
_-Zau-dessous de la téte du pieu seront (voir aussi Figure 3.25 ci-dessous).
LULL LLL HL LLL
3 | Tei To) alintin, Ma § 7
| c
a
oy
1
a
a
Dans pi —orveemmmabauiliibal 3.25a), le frottement négatif Fy i
total se calcule imme aa
I
aa
a
aa
oi 1B = représente le périmétre du pieu et ktg 5 = B.) aa
aq
Cette formule se généralise facilement au cas de plusieurs couches de caractéristiques
différentes. a
i
J
(CIV3420- FONDATIONS. V. Silvestri 220Ecole Polytechnique de Montréal
Par ailleurs, il ne faut pas oublier qu’une couche méme trés résistante, mais surchargée, pourra
Ce cas est illustré sur la Figure 3.25(b), et on trouve facilement par généralisation de la formule
précédente :
a & Lh AX an \
{ Pasa [A865 (04255) +h ta (o+yom +85 "|
Fo pprnwnshet apts ok chaste coy)
~ Pieux batts dans des agilestés moles = (0!
Beanie.
Déterminer Ia force due au frottement négatif causé par la consolidation de I’argile sur le pieu ci-
dessous :
Pieu circulaire: B= 0.3m P= 100 [kN/m?]
eeeeee EE YA}. p= 100 tein
Sable: en
18 [KN/m*] -
20 [kN] | Kite bi 4d @rra=136+24
far 16 (km . Katg &2= 0.20
——
Solution : A Vaide de la formule précédente on trouve :
Ss
- 18-2) < ~ 10.2 - 2
F,= 0B [ix + tgBy +2 [mi] (p+) +h 085, +2 fm] (p+18-2+ )
2
6.2 +> 4
tg6.- 4m] (p+ 18-24 102-2425 "*)]
CIV3420 —- FONDATIONS| V. Silvestri 221