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Mémoire Kerrouche

Ce mémoire traite de la résolution des équations différentielles fractionnaires. Il présente d'abord les notions de base du calcul fractionnaire comme les intégrales et dérivées fractionnaires. Il décrit ensuite quelques méthodes numériques pour résoudre des équations différentielles telles que la méthode de décomposition d'Adomian et la méthode d'itération variationnelle. Il applique ces méthodes pour résoudre des équations différentielles fractionnaires comme les équations de Riccati et le système WBK fractionnaire.

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Mémoire Kerrouche

Ce mémoire traite de la résolution des équations différentielles fractionnaires. Il présente d'abord les notions de base du calcul fractionnaire comme les intégrales et dérivées fractionnaires. Il décrit ensuite quelques méthodes numériques pour résoudre des équations différentielles telles que la méthode de décomposition d'Adomian et la méthode d'itération variationnelle. Il applique ces méthodes pour résoudre des équations différentielles fractionnaires comme les équations de Riccati et le système WBK fractionnaire.

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Université Mohamed El-Bachir El-Ibrahimi Bordj Bou Arréridj

Faculté des mathématiques et de l’informatique


Département des mathématiques

Mémoire
En vue de l’obtention du diplôme

MASTER
FILIÈRE : MATHÉMATIQUES

Spécialité : Mathématiques appliquées

Résolution des équations différentielles partielles d’ordre


fractionnaire moyennant des approches semi-analytique

Présenté par :
Sous la direction de :
NEFNAF Asma
Mme. ABBAS DJOUAHER
KERROUCHE Ibtissem

Soutenu publiquement le 07 Juillet 2021, Devant le jury :


F. B ELMECHRI MAA Université de Bordj Bou Arréridj Président
T. SALHI MCB Université de Bordj Bou Arréridj Examinateur

Année universitaire
2020/2021
TABLE DES MATIÈRES

Listes des Notations V

Introduction générale 1

1 Notions de base du calcul fractionnaire 4


1.1 Espaces fonctionnels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.1.1 Espace des fonctions intégrables . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.1.2 Espaces des fonctions continues et absolument continues . . . . . . . . . . . 5
1.2 Fonctions spécifiques pour la dérivation fractionnaire . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.2.1 La fonction Gamma . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.2.2 La fonction Bêta . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.2.3 la fonction de Mittage-Leffler . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.3 Intégration fractionnaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.3.1 Intégrale fractionnaire sur un intervalle [a, b] . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.3.2 Intégrale fractionnaire au sens de Riemann-Liouville . . . . . . . . . . . . . 12
1.4 Dérivées fractionnaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
1.4.1 Dérivée fractionnaire au sens de Riemann-Liouville . . . . . . . . . . . . . . 16
1.4.2 Quelques propriétés de dérivation fractionnaire au sens de Riemann-Liouville 18
1.4.3 Dérivée fractionnaire au sens de Caputo . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
1.4.4 Quelques propriétés de dérivation fractionnaire au sens de Caputo . . . . . . 24
1.4.5 La relation entre l’approche de Riemann-Liouville et celle de Caputo . . . . 24

2 Quelques méthodes numériques pour résoudre des équations différentielles 26


2.1 Méthode de décomposition d’Adomian (ADM) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
2.1.1 Description de la méthode . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
2.1.2 Les polynômes d’Adomian . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
2.1.3 Convergence de la méthode ADM . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
2.2 Méthode d’itération variationnelle(VIM) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
2.2.1 Description de la méthode . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
2.2.2 Analyse de Convergence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36

I
TABLE DES MATIÈRES

3 La résolution des équations différentielles fractionnaires EDF 40


3.1 Equations différentielles fractionnaires EDF . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
3.1.1 Equation différentielle fractionnaire de type de Riemann-Liouville . . . . . 40
3.1.2 Equation différentielle fractionnaire de type de Caputo . . . . . . . . . . . . 41
3.2 Application de la méthode ADM pour les équations de Riccati . . . . . . . . . . . . 43
3.3 le système WBK fractionnaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46
3.3.1 Le WBK fractionnaire Temporel et l’ADM . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
3.3.2 Le WBK fractionnaire Spacial et l’ADM . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52

Conclusion 53

Bibliographie 54

II
REMERCIMENTS

E n premier lieu, nous remercions Allah le tout puissant de nous avoir donné la force pour
achever ce travail ainsi que la force pour dépasser toutes les difficultés.

Nous aimerions tout d’abord remercier grandement mon directeur de thèse Madame ABBAS
Djouaher pour la confiance qu’elle nous a donnée en l’acceptant pour nous guider et pour ses conseils
avisés. Sa rigueur scientifique m’a permis d’arriver aux objectifs fixés au départ de ma thèse.

Nous adressons nos remerciements au Madame BELMECHRI Fierouz , pour l’honneur qu’il
nos a fait en acceptant de présider le jury de cette thèse.

Nos vifs remerciements vont également à monsieur SALHI Tayeb, MCB à Université Moha-
med El-Bachir El-Ibrahimi Bordj Bou Arréridj, pour l’honneur qu’il nos a fait en acceptant de faire
partie de ce jury.

Nous adressons un grand merci à toute nos familles en particulier nos parents qui a toujours
été présente lorsque nous en avons eu besoin,nos professeurs dés la primaire jusqu’à l’université,nos
amies,nos proches.

Nous tenons à remercier toute personne ayant participé de près ou de loin à la réalisation de ce
travail.

III
DÉDICACES

Je Dédie ce modeste travail :

A mes très chers parents MUSTAPHA et ABLA , qui sont la lumière de ma


vie,qui ont tant soufré et sacrifiés pour que je sois heureuse, pour leurs conseils,leur
affection et leurs encouragements.

J e vous remercie pour tout vos efforts fournis pour moi, que Dieu vous garde,
vous protège, et vous bénisse la vie.

A mes chèrs frères ZIAD, YAKOUB et AYOUB.

A mes chères sœurs DIHIA , SONIA , KENZA et BOUCHRA.


A mes petites d’amour : Bouzid , Abd el raouf ,Tarek et Zakaria.
Et sans oublier mes chères amies : Chahrazad et Rania.

I BTISSEM

IV
DÉDICACES

Avec les sentiments d’amour et de gratitude je dédie ce modeste travail :

A mon Père NACIR , en signe d’amour,de reconnaissance et de gratitude pour


tous les soutiens et les sacrifices dont il a fait preuve à mon égard.

A ma Mère FATIMA AL ZOHRA , ma raison d’être, ma raison de vivre, la


lanterne qui éclaire mon chemin et n’illumine de douceur et d’amour.

A mon mari AISSA, tu m’as donné quelque chose de beau qui ne finit jamais .

A mon fils Djawad, que dieu le protège , il est prunelle de mes yeux.
A mes chèrs frères NABIL, SOFAINE, MADJER et HAMZA.
A mes chères sœurs ZINA, ABIR, AFFAF.
A tout mes chèrs neveu de ma famille sans exception.
Et sans oublier mes chères amies : HADJER et AMINA.

A toute tous mes proches de la famille NEFNAF et SAAD SAUD.

ASMA

V
LISTES DES NOTATIONS

N: ensemble des nombres entiers naturels.


R: ensemble des nombres réels.
C: ensemble des nombres complexes.
L p (Ω) : espace des fonctions mesurables de puissance p ∈ [0, +∞[ intégrables
sur Ω.
C(Ω) : espace des fonctions continues sur Ω.
Cn (Ω) : espace des fonctions f : Ω → R dérivables n fois et f (n) continues.
AC(Ω) : espace des fonctions absolument continues surΩ.
ACn (Ω) : espace des fonctions dérivables à l’ordre n − 1 et elle que f (n−1) ∈
AC(Ω).
Γ(.) : la fonction Gamma.
B(., .) :la fonction Bêta.
Eα (.) : la fonction de Mittag-Leffler.
Iα f : intégrale fractionnaire au sens de Riemann-Liouville d’ordre α > 0.
Dα f : dérivée fractionnaire au sens de Riemann-Liouville d’ordre α > 0.
c Dα f: dérivée fractionnaire au sens de Caputo d’ordre α > 0.

VI
INTRODUCTION GÉNÉRALE

Q uand on a introduit la notion de dérivée, on s’est rendu compte qu’on peut

appliquer le concept de dérivée à fonction dérivée elle-même et par la même intro-

duire la dérivée seconde, puis les dérivées successives d’ordre entier. L’intégration

opérateur inverse de la dérivée peut éventuellement être comme une dérivée d’ordre

" moins un" on peut aussi se demander si ces dérivées d’ordre successifs ont un

équivalent d’ordre fractionnaire. La théorie de dérivée fractionnaire ou bien d’ordre

fractionnaire est aussi ancienne que le calcul classique tel que connu de nos jours. Ses

origines remontent à la fin du 17ième siècle, l’époque où Isaac Newton et Gottfried

Wihelm Leibniz ont développés les fondements du calcul différentiel et intégral. En


dn f
particulier, Leibniz a introduit le symbole n pour désigner la dérivée nème d’une
dx
fonction f quand il a annoncé dans une lettre à Guillaume l’Hôpital datée du 30 sep-

tembre 1695 avec l’hypothèse implicite que n ∈ N, qui lui a répondu : que signifie
dn f 1
si n = .
dxn 2

Les équations différentielles fractionnaires (EDF)ont trouvées des applications dans

1
INTRODUCTION GENERALE

beaucoup des problèmes en mécanique et physique. Comme dans la plupart du temps,

ces équations ne peuvent être pas résolues exactement et les méthodes approximatives

et quelques méthodes analytiques doivent être utilisées pour résoudre des problèmes

non linéaires incluent comme la méthode décomposition adomian ADM, la méthode

des perturbations homotopique (HPM) ou la méthode des itérations du variationnelles

(VIM). Le concept des opérateurs d’ordre fractionnaire a été défini aux 19 ième siècle

par Riemann et Liouville, leur but était de prolonger la dérivation ou l’intégration

d’ordre fractionnaire en employant non seulement un ordre entier mais également

des ordres non entiers.

Il existe plusieurs définitions de la dérivée fractionnaire d’ordre α et les définitions

les plus utilisées sont celle de Riemann-Liouville et de Caputo.Chaque définition uti-

lise l’intégration fractionnaire de Riemann-Liouville[13].

L’intégrale fractionnaire d’ordre α ∈ R dans un intervalle [0, T ] de Riemann-Liouville

est définie par :


Z t
1
α
I f (t) = (t − τ)α−1 f (τ) dτ.
Γ(α) a

La dérivée fractionnaire d’ordre α sur [0, T ] au sens de Riemann-Liouville est

définie par :

dn t d n n−α
 Z
1
(t − τ)n−α−1 f (τ) dτ =

Dα f (t) = I f (t) .
Γ(n − α) dt n a dt n

2
INTRODUCTION GENERALE

La dérivée fractionnaire d’ordre α sur [0; T ] au sens de Caputo est définie par :

dn
Z t  
c α 1 n−α−1 (n)
D f (t) = (t − τ) f (τ)dτ = I n−α f (t) ,
Γ(n − α) a dt n
 
dn
avec n = [α] + 1,[α] désigne la partie entière de α et Dn = dt désigne la dérivée

d’ordre n et Γ est la fonction Gamma.

Ce travail est divisé en trois chapitres comme suit :

Dans le premier chapitre, nous allons mentionner les concepts des certaines fonc-

tions spéciaux, intégrales et dérivées fractionnaires de Riemann-Liouville et de Ca-

puto ainsi que certaines de leurs caractéristiques et la relation entre eux.

Dans le deuxième chapitre : "Méthode ADM et Méthode VIM", on rappellera

la Méthode d’Itération Variationnelle et celle d’Adomian, ces méthodes numériques

sont applicables sur des EDF linéaires ainsi que sur des problèmes non linéaires.

Finalement, le troisième chapitre portera sur les : "Equations Différentielles Frac-

tionnaires : Applications semi-Analytique". On présentera quelques applications semi-

Analytique sur les équations différentielles fractionnaires en utilisant l’approche de

Caputo.

3
CHAPITRE 1

NOTIONS DE BASE DU CALCUL FRACTIONNAIRE

Ce chapitre sera consacré aux définitions élémentaires et notions de base relatives


au calcul fractionnaire telles que les fonctions spécifiques pour l’intégration fraction-
naire, la dérivation fractionnaire et d’autres notions dont on aura besoin dans la suite
de notre travail.

1.1 Espaces fonctionnels

Ici on rappelle quelques définitions d’analyse fonctionnelle qui sont utilisées dans
les définitions des intégrales et dérivées fractionnaires.

1.1.1 Espace des fonctions intégrables

Définition 1.1. [13] Soit Ω = [0, T ] (0 < T < +∞) un intervalle fini de R et 1 ≤ p ≤
+∞
1) Pour 1 ≤ p < +∞, l’espace L p (Ω) est l’espace des fonctions f réelles sur Ω telles
que f est mesurables et Z τ
| f (t)| p dt < ∞.
0
2) Pour p = +∞, l’espace L∞ (Ω) est l’espace des fonctions mesurable f bornées
presque partout (p.p) sur Ω.

Théorème 1.1. [13] Soit Ω = [0, T ] (0 < T < +∞) un intervalle fini de R.

4
CHAPITRE 1. NOTIONS DE BASE DU CALCUL FRACTIONNAIRE

1) Pour 1 ≤ p < +∞, l’espace L p (Ω) est un espace de Banach muni de la norme :
Z τ
1
p
k f kp = | f (t)| p dt < ∞.
0

2) l’espace L∞ (Ω) est un espace de Banach muni de la norme :

k f k∞ = in f {M ≥ 0 : | f (t)| ≤ M p.p sur Ω}.

1.1.2 Espaces des fonctions continues et absolument continues

Définition 1.2. [8] Soit Ω = [0, T ] (0 < T < +∞) un intervalle fini de R et n ∈ N. On
désigne par Cn (Ω) l’espace des fonctions f qui ont leurs dérivées d’ordre inférieur
ou égal à n continues sur Ω , muni de la norme :
n n
k f kCn (Ω) = ∑ k f (k)kC(Ω) = ∑ max
t∈Ω
| f (k) (t) |, n ∈ N.
k=0 k=0

En particulier si n = 0 , C0 (Ω) = C(Ω) est l’espace des fonctions f continues sur Ω


muni de la norme :
k f kC(Ω) = max | f (t) |.
t∈Ω

Définition 1.3. [8] Soit Ω = [0, T ] (0 < T < +∞) un intervalle fini de R.
On désigne par AC(Ω) l’espace des fonctions primitives des fonctions intégrables,
c’est-à-dire :
Z t
1
AC(Ω) = { f /∃ϕ ∈ L (Ω) : f (t) = c + ϕ(s)ds},
0

et on appelle AC(Ω) l’espace des fonctions absolument continues sur Ω.

Définition 1.4. [8] Pour n ∈ N∗ on désigne par Cµn (Ω) l’espace des fonctions f qui
ont des dérivées continues sur Ω jusqu’à l’ordre (n − 1) et telles que f (n−1) ∈ AC(Ω)
c’est-à-dire :

ACn (Ω) = { f : Ω → C, f k ∈ C(Ω), k ∈ {0, 1, 2, 3, ..., n − 1}, f (n−1) ∈ AC(Ω)}.

5
CHAPITRE 1. NOTIONS DE BASE DU CALCUL FRACTIONNAIRE

En particulier AC1 (Ω) = AC(Ω).


Une caractérisation des fonctions de cet espace est donnée par le lemme suivant :

Lemme 1.2. [8] une fonction f ∈ ACn (Ω), n ∈ N∗ , si et seulement si elle est repré-
sentée sous la forme :
n−1
f (k) (a)
Z t
1 n−1 (n)
f (t) = (t − τ) f (τ)dτ + ∑ (t − a)k .
(n − 1)! 0 k=0 k!

Théorème de Fubini

Définition 1.5. [8] Une partie A de R2 est dite élémentaire s’il existe a, b, c, d ∈ R
avec a < b et c < d , et des fonctions ϕ1 , ϕ2 continues sur [a, b] et φ1 , φ2 continues sur
[c, d] , telles que ϕ1 ≤ ϕ2 (x) pour tout x ∈ [a, b], φ1 (y) ≤ φ2 (y) pour tout y ∈ [c, d] et :

A = {(x, y) ∈ R2 /a ≤ x ≤ b, ϕ1 (x) ≤ y ≤ ϕ2 (x)}


= {(x, y) ∈ R2 /c ≤ y ≤ d, φ1 (x) ≤ y ≤ φ2 (x)}.

Théorème 1.3. [8] soient A une partie élémentaire de R2 et f une fonction continue
sur A. Avec les notation de la définition précédent, on a :
Z Z b Z ϕ2 (x)  Z d Z φ2 (y)

f (x, y)dxdy = f (x, y)dy dx = f (x, y)dx dy.
A a ϕ1 (x) c φ1 (y)

1.2 Fonctions spécifiques pour la dérivation fractionnaire

La compréhension des définitions et l’utilisation du calcul fractionnaire seront


facilitées en donnant quelques définitions mathématiques nécessaires de quelques
fonctions utiles telles que les fonctions Gamma, Bêta d’Euler et La fonction Mittag-
Leffler puis on introduit quelques propriétés liées à ces fonctions. Pour plus de détails
voir [13, 9].

6
CHAPITRE 1. NOTIONS DE BASE DU CALCUL FRACTIONNAIRE

1.2.1 La fonction Gamma

L’une des fonctions de base du calcul fractionnaire est la fonction Gamma d’Euler
Γ(z) qui prolonge naturellement la factorielle aux nombres réels positifs (et même
aux nombres complexe à parties réelles positives).
Définition 1.6. [13] Pour z ∈ C tel que Re(z) > 0.
La fonction Gamma Γ(z) est définie par l’intégrale suivante :
Z +∞
Γ(z) = e−t t z−1 dt. (1.1)
0

Exemple 1.1.
1. Γ(1) = 1 , Γ(0+ ) = +∞.

  Z +∞ Z +∞
1 −t −1 2
2. Γ = e t 2 dt = 2 e−τ dτ = π. ( on pose le changement de va-
2 0 0
2
riable t = τ , (L’intégrale de Gauss)).
Γ(z) est une fonction monotone et strictement décroissante pour 0 < z < 1.
Propriétés :
1. Une propriété importante de la fonction Gamma Γ(z) est la relation de récurrence
suivante :
Γ(z + 1) = zΓ(z), Re(z) > 0, (1.2)

qu’on peut démontrer par une intégration par parties :


Z +∞  −t z +∞ Z +∞
−t z
Γ(z + 1) = e t dt = −e t 0 + z e−t t z−1 dt = zΓ(z).
0 0

2. La fonction Gamma d’Euler généralise la factorielle car Γ(n + 1) = n!, ∀n ∈ N, en


effet Γ(1) = 1 et en utilisant la relation (1.2) nous obtenons :

Γ(2) = 1Γ(1) = 1!
Γ(3) = 2Γ(2) = 2.1! = 2!
Γ(4) = 3Γ(3) = 3.2! = 3!
..
.
Γ(n + 1) = nΓ(n) = n(n − 1)! = n!

7
CHAPITRE 1. NOTIONS DE BASE DU CALCUL FRACTIONNAIRE
  √
1 (2n)! π
3. Γ n + = n n!
. (par récurrence ∀n ∈ N)
2 4 √
0! π √

1
- Pour n = 0, on a Γ 0 + = 0 = π.
2 4 (0!)
- Supposons quela formule est  vérifiée pour √ (n − 1) et considérons n. C-à-d que
1 (2(n − 1))! π
supposons que Γ (n − 1) + = (n−1) , est vérifiée. Alors :
2 4 ((n − 1)!)
     
1 1 1
Γ n+ = n− Γ n−
2 2 2
  √
1 (2(n − 1))! π
= n−
2 4(n−1) (n − 1)!
  √
2n − 1 (2n − 2)! π
=
2 4(n−1) (n − 1)!

2n (2n − 1) (2n − 2)! π
=
2n 2 4(n−1) (n − 1)!

(2n)! π
= .
4n n!
Remarque 1.1. La relation de récurrence (1.2) permet de définir : z −→ Γ(z) pour
les valeurs négatives de z, tel que pour −1 < z < 0, on aura : 0 < z + 1 < 1. Alors,
Γ(z + 1) est bien définie par la formule (1.1), mais pas Γ(z). On peut définir Γ(z) par
la relation :
Γ(z + 1)
Γ(z) = . (1.3)
z
Ainsi pour : −(n + 1) < z < −n, n ∈ N∗ , on aura :

Γ(z + n + 1)
Γ(z) = .
z(z + 1) . . . (z + n)

Exemple 1.2.
Γ 12


 
1
1. Γ − = = −2 π.
2 − 21

Γ − 12
  
3 4 π
2. Γ − = = .
2 − 32 3

8
CHAPITRE 1. NOTIONS DE BASE DU CALCUL FRACTIONNAIRE

1.2.2 La fonction Bêta

Elle fait partie des fonctions de base du calcul fractionnaire. Cette fonction joue un
rôle important quand elle est combinée avec la fonction Gamma.

Définition 1.7. [13] La fonction Bêta est un type d’intégrale d’Euler définie pour des
nombres complexes α et β par :
Z 1
B(α, β ) = t α−1 (1 − t)β −1 dt, Re(α) > 0 , Re(β ) > 0. (1.4)
0

Proposition 1.4. La fonction Bêta est liée à la fonction Gamma par la relation sui-
vante :
Γ(α)Γ(β )
B(α, β ) = , (α, β ∈ C; Re(α) > 0 , Re(β ) > 0) . (1.5)
Γ(α + β )

P REUVE. Soit D = ]0, +∞[ × ]0, +∞[, on a :

+∞ +∞
Z  Z 
α−1 −x β −1 −y
Γ(α)Γ(β ) = x e dx y e dy ,
0 0
Z Z
= xα−1 yβ −1 e−(x+y) dxdy.
D

En utilisant un changement de cordonnées, considérons les nouvelles cordonnées

( (
u = x+y x = uv
x

v= x+y y = u(1 − v)

et :

∂ (x, y) v u
= = −uv − u(1 − v) = −u.
∂ (u, v) 1−v −u
De même que le domaine D0 correspondant à D dans les cordonnées u, v est :

D0 = {(u, v)/u ≥ 0, 0 ≤ v ≤ 1}.

9
CHAPITRE 1. NOTIONS DE BASE DU CALCUL FRACTIONNAIRE

Alors :
Z Z Z Z
α−1 β −1 −(x+y)
x y e dxdy = (uv)α−1 (u(1 − v))β −1 e−u |−u|dudv,
D 0
Z ZD
= uα+β −1 (v)α−1 (1 − v)β −1 e−u dudv,
D0
Z +∞ Z 1
= uα+β −1 (v)α−1 (1 − v)β −1 e−u dudv,
0Z +∞0  Z 1 
= uα+β −1 e−u du (v)α−1 (1 − v)β −1 dv ,
0 0
= Γ(α + β )B(α, β ).

par conséquent :
Γ(α)Γ(β )
B(α, β ) =
Γ(α + β )

 
1 1
Exemple 1.3. Calculons B ,
2 2
1
   1
1 1 Γ 2 Γ 2
B , = = π.
2 2 Γ(1)

Proposition 1.5.
1. B (α, β ) = B (β , α).
1
2. B (α, 1) = .
α
P REUVE.
1. nous avons :

Γ(α)Γ(β ) Γ(β )Γ(α)


B (α, β ) = = = B (β , α) .
Γ(α + β ) Γ(β + α)
2. On a :
Γ(α)Γ(1) Γ(α) 1
B (α, 1) = = = .
Γ(α + 1) αΓ(α) α

10
CHAPITRE 1. NOTIONS DE BASE DU CALCUL FRACTIONNAIRE

1.2.3 la fonction de Mittage-Leffler

La fonction Mittag-Leffler joue un rôle très important dans la théorie des équa-
tions différentielles d’ordre entier. Elle est aussi largement utilisée dans la recherche
des solutions des équations différentielles d’ordre fractionnaire, cette fonction à été
introduite par G .M. Mittag-Leffler [10].

Définition 1.8. [13] Pour z ∈ C , la fonction de Mittag-Leffler Eα (z) est définie par :

zk
Eα (z) = ∑ , α >0 (1.6)
k=0 Γ(αk + 1)

La fonction de Mittag-Leffler à deux paramètres joue également un rôle très impor-


tant dans la théorie du calcul fractionnaire. Cette dernière a été introduite par Wiman
[15] et elle est définie par le développement en série suivant :
+∞
zk
Eα,β (z) = ∑ , α, β > 0 (1.7)
k=0 Γ (αk + β )

Exemple 1.4.
1
1. E0 (z) = , | z |< 1.
1−z
+∞ +∞ k
zk z
2. E1 (z) = E1,1 (z) = ∑ = ∑ = ez .
k=0 Γ (k + 1) k=0 k!
+∞ +∞ √ 2k
zk ( z) √
3. E2 (z) = E2,1 (z) = ∑ =∑ = cosh z.
k=0 Γ (2k + 1) k=0 (2k)!
+∞
z2k 1 +∞ z2k+1 1
4. E2,2 (z) = ∑ = ∑ = sinh z .
k=0 Γ (2k + 2) z k=0 (2k + 1)! z

1.3 Intégration fractionnaire

Le but de cette partie est d’introduire les deux plus importantes approches du cal-
cul fractionnaire au sens de Riemann-Liouville, y compris quelques unes de leurs
propriétés.

11
CHAPITRE 1. NOTIONS DE BASE DU CALCUL FRACTIONNAIRE

1.3.1 Intégrale fractionnaire sur un intervalle [a, b]

Définition 1.9. Soit f : [a, b] → R une fonction continue sur l’intervalle [a, b]
Notons par Ia1 f la primitive qui s’annule en a :
Z t
∀t ∈ [a, b] : (Ia1 f )(t) = f (τ)dτ.
a

Pour une primitive seconde et d’après le théorème de Fubini on aura :


Z t
Ia2 f (t) = I 1 f (u)du
a
Z t Z u 
= f (τ)dτ du
a a
Z t Z t 
= du f (τ)dτ
a τ
Z t
= (t − τ) f (τ)dτ.
a

En répétant n fois, on arrive à la nième primitive de la fonction f sous la forme :


Z t

(n)
 1
Ia f (t) = (t − τ)(n−1) f (τ)dτ, t > 0, n ∈ N∗ . (1.8)
(n − 1)! a

Cette formule est appelée formule de Chauchy et depuis la généralisation du factoriel


par la fonction Gamma : (n − 1)! = Γ(n).

1.3.2 Intégrale fractionnaire au sens de Riemann-Liouville

Définition 1.10. [8] Supposons que α > 0, a < t, α, a,t ∈ R et f ∈ L1 ([a, b]). L’inté-
grale fractionnaire de Riemann-Liouville à gauche de la fonction f (t) pour un ordre
non entier α est définie par :
Z t
1
∀t ∈ [a, b], Iaα+ f (t) = (t − τ)(α−1) f (τ)dτ, (1.9)
Γ(α) a

où : Γ(α) est la fonction Gamma donnée par (1.1).


De même manière on définit l’intégrale fractionnaire de Riemann-Liouville à droite

12
CHAPITRE 1. NOTIONS DE BASE DU CALCUL FRACTIONNAIRE

d’ordre α > 0 de f , par :


Z b
1
∀t ∈ [a, b], Ibα− f (t) = (τ − t)(α−1) f (τ)dτ. (1.10)
Γ(α) t

Remarque 1.2. Dans tout ce qui suit on va utiliser uniquement l’intégrale (à gauche).

Théorème 1.6. [8] Pour toute fonction f ∈ L1 ([a, b]) , l’intégrale fractionnaire de
Riemann-Liouville possède la propriété suivante :

β (α+β )
Iaα+ [Ia+ f (t)] = Ia+ f (t), pour α > 0, β > 0, (1.11)

pour presque tout t ∈ [a, b]. Si de plus f ∈ C([a, b]), alors cette identité est vraie
∀t ∈ [a, b].

P REUVE. La preuve découle directement de la définition :


Z t
1 dt f (u)
Z τ
β
Iaα+ [Ia+ f (t)] = du.
Γ(α)Γ(β ) a (t − τ)1−α a (τ − u)1−β

Or : f ∈ C[a; b], d’après le théorème de Fubini et par le changement

t = u + s(t − u),

on obtient :
Z t
β B(α, β ) f (u)
Iaα+ [Ia+ f (t)] = du
Γ(α)Γ(β ) a (τ − u)1−α−β
(α+β )
= Ia+ f (t).

Où : B(α, β )désigne la fonction Bêta.

Proposition 1.7. Pour α > 0 ,β > 0, on a :


1. 
β −1
 Γ(β )
α
Ia+ (t − a) (t) = (t − a)α+β −1 . (1.12)
Γ(α + β )
2. 
β −1
 Γ(β )
α
Ib− (b − t) (t) = (b − t)α+β −1 (1.13)
Γ(α + β )
13
CHAPITRE 1. NOTIONS DE BASE DU CALCUL FRACTIONNAIRE

P REUVE.
1. Z t

β −1
 1
α
Ia+ (t − a) (t) = (t − τ)α−1 (τ − a)β −1 dτ, (1.14)
Γ(α) a
En effectuant le changement de variable :

τ = a + s(t − a),

où : s = 0 quand τ = a et s = 1 quand τ = t et dτ = tds, alors (1.14) devient :

1
Z t
= ((t − a) − s(t − a))α−1 (s(t − a))β −1 (t − a)ds
Γ(α) 0
Z 1
1 α+β −1
= (t − a) sβ −1 (1 − s)α−1 ds
Γ(α) 0
1 Γ(α)Γ(β )
= (t − a)α+β −1 B(α, β ), B(α, β ) =
Γ(α) Γ(α + β )
Γ(β )
= (t − a)α+β −1 .
Γ(α + β )

2. Même idée ( le changement de variable est (b − τ = s(b − t) ).

Exemple 1.5.
1 / L’intégrale de f (t) = (t − a)β au sens de Riemann-Liouville.
Soient α > 0, β > −1, alors on a :
Z t
1
Iaα f (t) = (t − τ)α−1 (τ − a)β dτ. (1.15)
Γ(α) a

En effectuant le changement de variable :

τ = a + s(t − a),

14
CHAPITRE 1. NOTIONS DE BASE DU CALCUL FRACTIONNAIRE

où : s = 0 quand τ = a et s = 1 quand τ = t et dτ = tds, alors (1.15) devient :

1 1 Z
Iaα (t − a)β = (t − a)α−1 (1 − s)α−1 sβ (t − a)β +1 ds,
Γ(α) 0
(t − a)α+β 1
Z
= (1 − s)α−1 sβ ds,
Γ(α) 0
Z 1
(t − a)α+β
= (1 − s)α−1 s(β +1)−1 ds.
Γ(α) 0

En utilisant la définition de la fonction Bêta (1.4) puis la relation (1.5), on arrive à :

α (t − a)α+β
I f (t) = B(α, β + 1)
Γ(α)
(t − a)α+β Γ(α)Γ(β + 1)
=
Γ(α) Γ(α + β + 1)
Γ(β + 1)
= (t − a)α+β .
Γ(α + β + 1)

Donc l’intégrale fractionnaire au sens de Riemann-Liouville de la fonction f (t) =


(t − a)β est donnée par :

Γ(β + 1)
I α (t − a)β = (t − a)α+β . (1.16)
Γ(α + β + 1)

On voit bien que c’est une généralisation du cas α = 1 où on a :


1
I 1 (t − a)β = (t − a)β +1 .
β +1

2 / L’intégrale fractionnaire au sens de Riemann-Liouville d’ordre α d’une constante


est donnée par :
C
Iaα C = (t − a)α .
Γ(α + 1)
En particulier, si a = 0,
C
IαC = tα .
Γ(α + 1)

15
CHAPITRE 1. NOTIONS DE BASE DU CALCUL FRACTIONNAIRE

1.4 Dérivées fractionnaire

Il existe plusieurs définitions de dérivées fractionnaires, nous présentons dans cette


parties les définitions de Riemann-Liouville et de Caputo qui sont les plus utilisées.

1.4.1 Dérivée fractionnaire au sens de Riemann-Liouville

Si α > 0, on note [α] la partie entière de α : [α] est l’unique entier vérifiant :
[α] ≤ α < [α] + 1.
d d 2  1
Soit f : [a, b] → R : En s’inspirant de la relation classique = 2 Ia , on peut
dt dt
définir une dérivée fractionnaire d’ordre α, 0 ≤ α < 1 par :

dα d  1−α 
= I .
dt α dt a
Plus généralement, si α > 0 et n = [α] + 1, on peut poser :

dα d n n−α 
= I .
dt α dt n a
On obtient exactement la dérivée de Riemann-Liouville à gauche.
Définition 1.11. [8] Soit f ∈ L1 ([a, b]) une fonction intégrable sur [a, b], la dérivée
fractionnaire au sens de Riemann-Liouville à gauche de la fonction f d’ordre α > 0
notée Dαa+ f est définie par :

∀t ∈ [a, b] , Dαa+ f (t) = Dn Ian−α


+ f (t) (1.17)
 n Z t
1 d
= n
(t − τ)n−α−1 f (τ)dτ,
Γ(n − α) dt a

où : n = [α] + 1
en particulier, si α = n − 1 ∈ N∗ , a = 0, alors :
 n Z t Z t n
1 d d d n−1
n−1
D0 f (t) = n
f (τ)dτ = n
f (τ)dτ = n−1 f (t) = f (n−1) (t).
Γ(1) dt 0 0 dt dt

Ainsi la dérivée fractionnaire au sens de Riemann-Liouville coïncide avec la dérivée


classique pour α ∈ N∗ .

16
CHAPITRE 1. NOTIONS DE BASE DU CALCUL FRACTIONNAIRE

Si de plus 0 ≤ α < 1, alors n = 1,d’où :


Z t
1 d
Dαa+ f (t) = (t − τ)−α f (τ)dτ.
Γ(1 − α) dt a

Définition 1.12. la dérivée fractionnaire au sens de Riemann-Liouville à droite d’ordre


α de la fonction f est définie par :

(−1)n d n
Z b
∀t ∈ [a, b] , Dαb− f (t) = (−1)n Dn (Ibn−α
− f )(t) = (τ −t)n−α−1 f (τ)dτ.
Γ(n − α) dt n t
(1.18)

Exemple 1.6.
1 / La dérivée de f (t) = (t − a)β au sens de Riemann-Liouville.

α d n n−α
β
D (t − a) = n I (t − a)β .
dt
Soit α > 0 tel que n − 1 < α < n et β > −1, d’après (1.17),et la relation (1.16), (Voir
l’exemple(1.5) on a :

d n n−α Γ(β + 1) dn
α β
D (t − a) = n I β
(t − a) = n
(t − a)n−α+β . (1.19)
dt Γ(n − α + β + 1) dt

En tenant compte de :

dn Γ(β + n − α + 1)
n
(t − a)n−α+β
= (t − a)β −α . (1.20)
dt Γ(β − α + 1)

On substitue le résultat (1.20), dans la formule (1.19), pour obtenir :

Γ(β + 1)
Dα (t − a)β = (t − a)β −α .
Γ(β − α + 1)

Donc la dérivée fractionnaire au sens de Riemann-Liouville de la fonction f (t) =


(t − a)β est donnée par :

Γ(β + 1)
Dα (t − a)β = (t − a)β −α . (1.21)
Γ(β − α + 1)

17
CHAPITRE 1. NOTIONS DE BASE DU CALCUL FRACTIONNAIRE

1 3
On pose : α = et β = . Alors,
2 2

3

1 3 Γ 2 +1  3 1
2−2
D (t − a)
2 2 = 3 1
(t − a)
Γ 2 − 2 +1
3 3

2Γ 2
= (t − a)
Γ (2)

3 π
= (t − a) .
4
2 / la dérivée fractionnaire au sens de Riemann-Liouville d’une fonction constante
f (t) = C est non nulle, sa valeur est :

C
Dα C = (t − a)−α , α >0
Γ(1 − α)

Proposition 1.8. pour α ≥ 0, β > 0, on a :


β −1
 Γ(β )
α
1. Da (t − a) (t) = (t − a)β −α−1 .
Γ (β − α)

β −1
 Γ(β )
α
2. Db (b − t) (t) = (b − t)β −α−1 .
Γ (β − α)

1.4.2 Quelques propriétés de dérivation fractionnaire au sens de Riemann-


Liouville

L’opérateur de dérivation au sens de Riemann-Liouville possède les propriétés ré-


sumées dans les propositions suivantes :

Proposition 1.9. pour n − 1 < α < n , m − 1 < β < m on a :

1. Soit α > β > 0 alors pour f ∈ L1 ([a, b]), l’égalité :

Dα (I α f (t)) = f (t),

18
CHAPITRE 1. NOTIONS DE BASE DU CALCUL FRACTIONNAIRE

est vraie pour tout t ∈ [a, b].

2. Soit α > β > 0 , f ∈ L1 ([a, b]), la relation :

Dβ (I α f (t)) = I α−β f (t).

est vrai presque partout sur t ∈ [a, b] .

3. Pour α > 0, k ∈ N∗ , si les dérivées fractionnaires Dα f et Dk+α f existent , alors :

Dk (Dα f (t)) = Dk+α f (t).

4. Si f (t) ∈ Cn ([a, b]), alors ;

n−1
f (k) (a)
α α
I D f (t) = f (t) − ∑ (t − a)k .
k=0 k!
P REUVE.
1. En utilisant (1.17) et la théorème(1.3) , on a pour n = [α] + 1

Dα (I α f (t)) = Dn I n−α I α f (t) = f (t),

est vraie pour presque tout t ∈ [a, b] .

2. D’après (1.17) et la théorème(1.3) on obtient :


pour α > β > 0 , alors n ≥ m, on a :

Dβ (I α f (t)) = Dn I n−β (I α f )(t)


 
n n+α−β
= D I f (t)
 
n n α−β
= D I I f (t)
= I α−β f (t).

19
CHAPITRE 1. NOTIONS DE BASE DU CALCUL FRACTIONNAIRE

3. On a pour α > 0 , k ∈ N∗

Dk (Dα f (t)) = Dk Dn I n−α f (t)


= Dk+n I n−α+k−k
= Dk+n I k+n−(k+α) f (t)
= Dk+α f (t).

4. On a :

I α Dα f (t) = I α I n−α Dn f (t)




= I n Dn f (t)
n−1
f (k) (a)
= f (t) − ∑ (t − a)k .
k=0 k!

1.4.3 Dérivée fractionnaire au sens de Caputo

Dans cette section nous présentons la définition et quelques propriétés de la déri-


vation au sens de Caputo.

Définition 1.13. La dérivée fractionnaire de Caputo c Dαa f (t) d’ordre α > 0, sur l’in-
tervalle [a, b] est définie par l’intermédiaire de la dérivée fractionnaire de Riemann-
Liouville par : !
n−1
c α f (k) (a)
Da f (t) = Dαa f (t) − ∑ (t − a)k , (1.22)
k=0 k!
où :
n = [α] + 1, si α ∈
/ N, n = α et α ∈ N. (1.23)

Si α = 0, alors :
 
c 0
D f (t) = f (t).
a

20
CHAPITRE 1. NOTIONS DE BASE DU CALCUL FRACTIONNAIRE

En particulier, lorsque 0 < α < 1, la relation (1.22) prend la forme :

c α
Da f (t) = Dαa ( f (t) − f (a)) .

La dérivée fractionnaire de Caputo (1.22) est définie pour les fonctions f pour les-
quelles la dérivée fractionnaire de Riemann-Liouville existe ; en particulier elle est
définie pour les fonctions f ∈ ACn ([a, b]). On a le théorème suivant :

Théorème 1.10. Soit α ≥ 0 et soit n donné par (1.23). Si f ∈ ACn ([a, b]), alors la
dérivée fractionnaire de Caputo c Dαa f (t) existe presque partout sur [a, b].
/ N, alors c Dαa f (t) est donnée par :
a) Si α ∈

dn
(c Dαa f )(t) = Ian−α f (t),
dt n
Zt
1
= (t − τ)n−α−1 f (n) (τ)dτ. (1.24)
Γ(n − α)
a

En particulier, lorsque 0 < α < 1 et f ∈ AC([a, b]), alors :

Zt
1 0
(c Dαa f )(t) = (t − τ)−α f (τ)dτ, (1.25)
Γ(1 − α)
a
0
= Ia1−α f (t).

b) Si α ∈ N, alors :
(c Dαa f )(t) = f (n) (t).

Exemple 1.7.
1 / La dérivée d’une fonction constante au sens de Caputo est nulle

c α
D C = 0. (1.26)

2 / La dérivée fractionnaire de la fonction f (t) = (t − a)α au sens de Caputo

21
CHAPITRE 1. NOTIONS DE BASE DU CALCUL FRACTIONNAIRE

soit p un entier et 0 < n − 1 < p < n avec α > n − 1

Γ(α + 1)
f (n) (τ) = (τ − a)α−n , (1.27)
Γ(α − n + 1)

d’où :

Z t
c P Γ(α + 1)
D (t − a) α
= (t − τ)n−p−1 (τ − a)α−n dτ,
Γ(n − p)Γ(α − n + 1) a

en effectuant le changement de variable τ = a + s(t − a), on obtient :


Z t
c p Γ(α + 1)
α
D (t − a) = (t − τ)n−p−1 (τ − a)α−n dτ,
Γ(n − p)Γ(α − n + 1) a
Z 1
Γ(α + 1)
= (t − a)α−p (1 − s)n−p−1 sα−n ds,
Γ(n − p)Γ(α − n + 1) a

Γ(α + 1)B(n − p, α − n + 1)
= (t − a)α−p ,
Γ(n − p)Γ(α − n + 1)

Γ(α + 1)Γ(n − p)Γ(α − n + 1)


= (t − a)α−p ,
Γ(n − p)Γ(α − n + 1)Γ(α − p + 1)

Γ(α + 1)
= (t − a)α−p .
Γ(α − p + 1)

Donc la dérivée fractionnaire au sens de Caputo de la fonction f (t) = (t − a)α est


donnée par :
c Γ(α + 1)
D p (t − a)α = (t − a)α−p .
Γ(α − p + 1)
3 / la dérivée fractionnaire au sens de Caputo de la fonction f (t) = eλt .

22
CHAPITRE 1. NOTIONS DE BASE DU CALCUL FRACTIONNAIRE

Zt
c α λt 1 n−α−1 dn λ τ
Da (e ) = (t − τ) (e )dτ,
Γ(n − α) dτ n
a
Zt
1
= (t − τ)n−α−1 (λ n eλ τ )dτ,
Γ(n − α)
a
Zt
λn n−α−1

λ kτ k
= (t − τ) ∑ k! dτ,
Γ(n − α) k=0
a
Zt
λ nt n−α−1 ∞ λ k τ
= ∑ k! (1 − )n−α−1 τ k dτ.
Γ(n − α) k=0 t
a

En faisant le changement de variable :

τ = yt, dτ = tdy
a
où : y = quand τ = a et y = 1 quand τ = t .
t
On obtient :
Z1
c α λt λ nt n−α+k ∞ λ k
Da (e ) = ∑ k! (1 − y)n−α−1 yk+1−1 dτ, (si a = 0)
Γ(n − α) k=0 a
t

λ nt n−α+k ∞ λ k
= ∑ k! B(n − α, k + 1).
Γ(n − α) k=0

En utilisant la définition de la fonction Bêta (1.4) puis de la relation (1.5) on arrive


à:

c α λt λ nt n−α+k ∞ λ k Γ(n − α)Γ(k + 1)


Da (e ) = ∑ k! Γ(n − α + k + 1) ,
Γ(n − α) k=0

(tλ )k
= λ nt n−α ∑ Γ(k + n − α + 1) ,
k=0
= λ nt n−α E1,n−α+1 (tλ ).

23
CHAPITRE 1. NOTIONS DE BASE DU CALCUL FRACTIONNAIRE

D’après la définition de la fonction Mittag-Leffler (1.6), donc on a la dérivée frac-


tionnaie au sens de Caputo de la fonction f (t) = eλt donnée par :

c α
D (eλt ) = λ nt n−α E1,n−α+1 (tλ ). (1.28)

1.4.4 Quelques propriétés de dérivation fractionnaire au sens de Caputo

Les dérivées fractionnaires au sens de Caputo ont les propriétés résumées dans la
proposition suivante :

Proposition 1.11. soit α > 0,β > 0 ;n = [α] + 1 .si f (t) ∈ (C p [a, b], p = [α + β ] + 1)
,alors    
c α c β c α+β
D ( D f ) (t) = D f (t). (1.29)

P REUVE. On a :
   
c α c β c α n−β n
D ( D f ) (t) = D (I D f ) (t),
 
n−α n n−β n
= I D (I D f ) (t),
 
n−(α+β ) n n n
= I D I D f (t),
 
n−(α+β ) n
= I D f (t),
 
= c Dα+β f (t).

Lemme 1.12. soit f (t) une fonction tels que Dα f (t) et c Dα f (t) existent, avec n−1 <
α < n , n ∈ N alors on a :
Dα f (t) 6= c Dα f (t). (1.30)

1.4.5 La relation entre l’approche de Riemann-Liouville et celle de Caputo

La relation entre la dérivée fractionnaire au sens de Riemann-Liouville et la dérivée


fractionnaire au sens de Caputo est donnée par :

24
CHAPITRE 1. NOTIONS DE BASE DU CALCUL FRACTIONNAIRE

Théorème 1.13. Soit α > 0 avec n − 1 < α < n (n ∈ N∗ ).


Si f : [a, b] → R, et soit f une fonction telle que les dérivées fractionnaires c Dαa f et
Dαa f existent alors :
n−1
f (k) (a)
(c Dαa ) f (t) = Dαa f (t) − ∑ (t − a)k−α . (1.31)
k=0 Γ (k − α + 1)

En particulier, 0 < α < 1 on a :

f (a)
(c Dαa ) f (t) = Dαa f (t) − (t − a)−α .
Γ (−α + 1)

Cette dernière relation peut aussi s’écrire


" #
n−1
f (k) (a)
(c Dαa ) f (t) = Dαa f (t) − ∑ (t − a)k .
k=0 k!
0
Remarque 1.3. Si f (a) = f (a) = f 00 (a) = · · · = f (n−1) (a) = 0, la dérivée au sens de
Caputo coïncide avec celle de Riemann-Liouville pour tout α ∈ R, C’est-à-dire :

c α
Da f (t) = Dαa f (t)

25
CHAPITRE 2

QUELQUES MÉTHODES NUMÉRIQUES POUR RÉSOUDRE


DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES

Dans ce chapitre, nous présentons brièvement quelques méthodes : la méthode de


décomposition d’adomian (ADM), la méthode d’itération variationnelle(VIM),puis
nous étudions leurs convergences.

2.1 Méthode de décomposition d’Adomian (ADM)

Dans la seconde partie du XXe siècle, George Adomian (21 mars 1922 - 1996) un
mathématicien américain a proposé une nouvelle méthode [1] pour résoudre les équa-
tions différentielles et aux dérivées partielles linéaires et non linéaires , les problèmes
algébriques, intégrales, intégrodifférentielles, les équations différentielles ordinaires
d’ordre supérieur. La technique utilise une décomposition de I’opérateur non linéaire
en une série de fonction, chaque terme de cette série est un polynôme généralisé ap-
pelé polynôme d’Adomian .
La méthode décompositionnelle consiste à calculer les solutions des équations sous
la forme d’une série infinie convergente vers la solution du problème donné [4].

26
CHAPITRE 2. QUELQUES MÉTHODES NUMÉRIQUES POUR RÉSOUDRE
DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
2.1.1 Description de la méthode

Pour illustrer les idées de base de cette méthode, considérons l’équation différen-
tielle non linéaire suivante :
Au = g, (2.1)

où :
A : est un opérateur différentiel ordinaire ou partiel non linéaire (contenant des termes
linéaire et des termes non linéaires) d’un espace de Hilbert H dans lui-même.
g : une fonction donnée.
On cherche u ∈ H solution du (2.1).
Le terme linéaire de l’opérateur A est décomposée en L + R, où L est un opérateur
différentiel facilement inversible et R représente le reste de l’opérateur linéaire. Le
terme non -linéaire de A est noté N . On a :

A = L + R + N,

l’équation (2.1) s’écrire alors :

L(u) + N(u) + R(u) = g. (2.2)

En multipliant l’équation (2.2) par L−1 aux deux côtés de l’équation (après la décom-
position), on obtient :
L−1 (Lu + Nu + Ru) = L−1 g

L−1 L(u) = L−1 g − L−1 N(u) − L−1 R(u) (2.3)


Z Z Z
où : L−1 = ··· (.) (dt)n est l’inverse de l’opérateur L.
Puisque :
L−1 (Lu) = u − φ ,

et φ est la constante de l’intégration.


Par conséquent, l’équation (2.3) devient :

u = L−1 (g) − L−1 N(u) − L−1 R(u). (2.4)

27
CHAPITRE 2. QUELQUES MÉTHODES NUMÉRIQUES POUR RÉSOUDRE
DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
La méthode d’Adomian consiste à chercher la solution u sous la forme d’une séries :

u= ∑ un , (2.5)
n=0

on remplaçant( 2.5) dans (2.4),on obtient :


! !
∞ ∞ ∞
∑ un = L−1(g) − L−1R ∑ un N ∑ un . (2.6)
n=0 n=0 n=0


Pour pouvoir construire la série ∑ un dont les éléments sont calculés récursivement,
n=0
on note par N(u) est la somme de la série :

N(u) = ∑ An , (2.7)
n=0

Où chaque An est fonction de u0 , u1 , u2 , . . . , un .


La méthode propose la construction d’une série de polynômes spéciaux appelés po-
lynômes d’Adomian lesquels sont obtenus à partir des relations suivantes :

u(λ ) = ∑ (λ iui) = u0 + λ u1 + λ 2u2 + · · · (2.8)
n=0
! !
∞ ∞
N (u(λ )) = N ∑ (λ iui) =N ∑ (λ nAn) = ··· , (2.9)
i=0 n=0

où λ est un paramètre introduit par convenance.


De (2.8 ) et (2.9 ) en déduit :
" !#
1 dn ∞
An (u0 , u1 , ..., un ) =
n! dλ n
N ∑ λ iui , n = 0, 1, 2, . . . , (2.10)
i=0 λ =0

En remplaçant (2.7 ) dans (2.6 ) on trouve :


! !
∞ ∞ ∞
∑ un = L−1(g) − L−1R ∑ un − L−1 ∑ (An) . (2.11)
n=0 n=0 n=0

28
CHAPITRE 2. QUELQUES MÉTHODES NUMÉRIQUES POUR RÉSOUDRE
DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES

Les termes de la série ∑ un peuvent être identifiés par les formules :
n=0



 u0 = φ + L−1 g
−1 −1

 u1 = −L Ru0 − L A0



u2 = −L−1 Ru1 − L−1 A1 (2.12)

 ..


 .

 −1 −1
n+1 = −L Run − L An
u

Ainsi, La solution de (2.2 ) est déterminée.



Mais, en pratique, les termes de la série ∑ un ne peuvent être tous Calculés, on
n=0
utilise alors l’approximation :
n−1
φn = ∑ ui avec : lim φn = u.
n−→∞
i=0

La question qu’on peut se poser est comment déterminer les (An )n≥0 et à quelles
conditions la méthode converge.

2.1.2 Les polynômes d’Adomian

l’étape la plus importante de la méthode est celle du calcul des polynômes d’Ado-
mian.

Définition 2.1. Les polynômes d’Adomian sont définis par la formule suivante [2] :


 A0 (u0 ) = N(u0 )

 
1 dn
∞ (2.13)
 An (u0 , u1 , u2 , . . . , un ) =
 n! dλ n N( ∑ λ i ui ) ,
i=0 λ=0

la formule proposée par G Adomian pour le calcul des polynômes d’Adomian

29
CHAPITRE 2. QUELQUES MÉTHODES NUMÉRIQUES POUR RÉSOUDRE
DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
(An )n≥0 est la suivante [1] :

A0 (u0 ) = N(u0 )

A1 (u0 , u1 ) = u1 N(u0 )
∂u
∂ 1 2 ∂2
A2 (u0 , u1 , u2 ) = u2 N(u0 ) + u1 2 N(u0 )
∂u 2! ∂ u
∂ ∂2 1 3 ∂3
A3 (u0 , u1 , u2 , u3 ) = u3 N(u0 ) + u1 u2 2 N(u0 ) + u1 3 N(u0 )
∂u ∂u 3! ∂ u
..
.

Cette formule s’écrit sous la forme :


n
An = ∑ c(v, n)N (v)(u0), n ≥ 1, (2.14)
v=0

où : c(v, n) représente la somme de tous les produits (divisées par m!) des v termes
ui dont la somme des indices i est égales à n, m étant le nombre de répétitions des
mêmes termes dans le produit.
Exemple 2.1. Soit l’opérateur non linéaire définit par :

N(u) = cos u

Par définition on a :

A0 (u0 ) = N(u0 ) = cos(u0 )



A1 (u0 , u1 ) = u1 cos(u0 ) = −u1 sin u0
∂ u0
∂ 1 2 ∂2 1
A2 (u0 , u1 , u2 ) = u2 cos(u0 ) + u1 2 cos(u0 ) = −u2 sin u0 − u21 cos u0
∂ u0 2! ∂ u0 2!
∂ ∂2 1 3 ∂3
A3 (u0 , u1 , u2 , u3 ) = u3 cos(u0 ) + u1 u3 2 N(u0 ) cos u0 + u1 3 cos(u0 )
∂ u0 ∂u 3! ∂ u0
1
= −u3 sin u0 − u1 u3 cos u0 + u31 sin u0
3!
..
.

30
CHAPITRE 2. QUELQUES MÉTHODES NUMÉRIQUES POUR RÉSOUDRE
DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
Une autre méthode de calcul des polynômes d’Adomian

Pour calculer les polynômes d’Adomain, on utilise les deux formules :

∞ ∞
i
u(λ ) = ∑ λ ui et N(u(λ )) = ∑ λ nAn,
i=0 n=0
on développe N(u(λ )) sous forme de puissance de λ et par comparaison, les An
sont donnés par les coefficients de λ n .

Exemple 2.2. Soit l’opérateur non linéaire définit par :

N(u) = uux
n
u(λ ) = ∑ λ iui = u0 + λ u1 + λ 2u2 + · · ·
i=0
n
ux (λ ) = ∑ λ iuix = u0x + λ u1x + λ 2u2x + · · ·
i=0

Donc :

N(ux (λ )) = (u0 + λ u1 + λ 2 u2 + · · · )(u0x + λ u1x + λ 2 u2x + · · · )


N(ux (λ )) = u0 u0x + λ (u0 u1x + u1 u0x ) + λ 2 (u0 u2x + u1 u1x + u2 u0x ) + · · ·

D’autre part on a :

N(ux (λ )) = ∑ λ nAn = uux = A0 + λ A1 + λ 2A2 + · · ·
n=0

En comparant les deux formules, on trouve :

A0 = u0 u0x
A1 = u1 u0x + u0 u1x
A2 = u0 u2x + u1 u1x + u2 u0x .

Les restes des An , se calculent de la même façon.

31
CHAPITRE 2. QUELQUES MÉTHODES NUMÉRIQUES POUR RÉSOUDRE
DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
2.1.3 Convergence de la méthode ADM

D’importants théorèmes ont été donnés impliquant des conditions suffisantes de


convergence. Toutes ces conditions portent sur l’opérateur non linéaire N.
En effet, de la relation (2.12) on déduit :

Théorème 2.1.

Si ∑ An < +∞ alors ∑ un < +∞ (2.15)


n≥0 n≥0

et réciproquement.
Les premières preuves de convergence ont été citées par Yves Cherruault. Elles sont
basées sur la théorème du point fixe.
Donnons les grandes lignes de la démonstration (voir[3] pour plus de détails).
Notons d’abord que la méthode décompositionnelle appliquée à (2.1) se ramène à la
recherche d’une suite :
Sn = u1 + u2 + · · · + un ,

avec : S0 = 0 et vérifiant la relation récurrente suivante :

Sn+1 = N(u0 + Sn ), S0 = 0, u0 = g, n = 0, 1, 2, . . . (2.16)

On en déduit le résultat de convergence suivant :

Théorème 2.2. Si l’opérateur N est une contraction (c’est-à-dire vérifie kNk < δ <
1) alors la suite (Sn )n satisfaisant la relation de récurrence Sn+1 = N(u0 + S) avec
S0 = 0, n ≥ 0 converge vers S solution de S = N(u0 + S).

32
CHAPITRE 2. QUELQUES MÉTHODES NUMÉRIQUES POUR RÉSOUDRE
DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
P REUVE. De la relation (2.14), on a :

kSn − Sk = kN(u0 + Sn ) − N(u0 + S)k


≤ kNk kSn − Sk
≤ δ kSn − Sk
≤ δ 2 kSn−1 − Sk
≤ δ 3 kSn−2 − Sk
..
.
≤ δ n kS1 − Sk .

D’où la convergence de la suite (Sn )n vers S.


Par ailleurs, on a :

∑ An = ∑ u n ,
n≥0 n≥1

et comme ∑ un est convergente d’après le Théorème(2.1) , on a alors le résultat


n≥1
suivant :

Corrollaire : Si N est une contraction alors les séries des un et des An sont conver-
gentes. De plus, ∑ un est solution de l’équation :
n≥0

Au = g.

Exemple 2.3. Soit l’équation différentielle non-linéaire suivante :


(
u0 + u2 = 0,t ≥ 0
(2.17)
u(0) = 1.

On a :
Lu = u0 et Nu = u2
d
avec L = (.).
dt
L−1 représente une simple intégration de 0 à t. On trouve :

33
CHAPITRE 2. QUELQUES MÉTHODES NUMÉRIQUES POUR RÉSOUDRE
DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
∞ ∞
−1
u= ∑ un = u(0) − L ∑ An (2.18)
n=0 n=0
Les polynômes d’Adomian sont :

A0 = u20 ,
A1 = 2u0 u1 ,
A2 = 2u0 u2 + u21 ,
A3 = 2u0 u3 + 2u1 u2 ,
..
.

par conséquent on a :

u0 = 1,
u1 = −L−1 (A0 ) = −t,
u2 = −L−1 (A1 ) = t 2 ,
u3 = −L−1 (A2 ) = −t 3 ,
u4 = −L−1 (A3 ) = t 4 ,
..
.

par (2.18), on a la solution de (2.17) donnée par :



u = ∑ un = 1 − t + t2 − t3 + t4 − · · ·
n=0

1
= ∑ (−t)n = 1 + t .
n=0

34
CHAPITRE 2. QUELQUES MÉTHODES NUMÉRIQUES POUR RÉSOUDRE
DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
2.2 Méthode d’itération variationnelle(VIM)

La méthode d’itération variationnelle (VIM) a été proposée et développée par le


mathématicien chinois Je-Haun-He au début des années 1990 [5, 6, 7], elle a été pro-
posée la première fois pour résoudre des problèmes en mécanique. Cette méthode a
été employée pour résoudre une grande variété de problèmes linéaires et non-linéaires
avec des approximations successives rapidement convergentes vers la solution exacte
si elle existe.
La méthode est basée sur la détermination du multiplicateur de Lagrange de façon
optimale par l’intermédiaire de la théorie variationnelle.

2.2.1 Description de la méthode

Pour illustrer les idées de base de cette méthode, on considère l’équation différen-
tielle non-linéaire suivante [5] :

L(u) + N(u) = g(t), (2.19)

où :
dm
L : est un opérateur linéaire défini par L = dt m , m ∈ N∗
N : est un opérateur non linéaire,
g : est une fonction connue.
Nous pouvons construire une correction fonctionnelle selon la méthode itérative va-
riationnelle suivante :
Z t
un+1 (t) = un (t) + λ (τ) [L(un (τ)) + N(u˜n (τ)) − g(τ)] dτ, n ≥ 0, (2.20)
0

où :
λ : est un multiplicateur générale de Lagrange.
n : est un indice représente la nime approximation et u˜n (t) est considéré comme une
variation restreinte c’est à dire δ u˜n (t) = 0 .

Pour résoudre l’équation (2.19) par la méthode VIM, on doit d’abord déterminer le

35
CHAPITRE 2. QUELQUES MÉTHODES NUMÉRIQUES POUR RÉSOUDRE
DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
multiplicateur de Lagrange λ qui va être identifier de manière optimale via intégra-
tion par parties. Alors les approximations successives un de la solution u(t) vont être
obtenues en utilisant le multiplicateur de Lagrange et une fonction u0 bien choisie
(qui doit être au moins satisfaire les conditions initiales), par conséquent, la solution
exacte sera la limite :
lim un (t) = u(t). (2.21)
n−→∞
La méthode d’itération variationnelle devrait être employée en suivant deux étapes
essentielles[12, 14]
1. La détermination de multiplicateur de Lagrange λ .
- Si m = 1, λ (t) = −1, u0 (x) = u(0).
- Si m = 2, λ (t) = t − τ, u0 (x) = u(0) + xu0 (0),
d’une manière générale :
1m ck k
λ (t) = (m−1)!
(t − τ)m−1 , u0 (x) = ∑m−1
k=0 k! x , ck = uk (0).

2. La détermination d’une formule d’itération :


1m
Z t
un+1 (t) = un (t) + (t − τ)m−1 [L(un (τ)) + N(u˜n (τ)) − g(τ)] dτ.
0 (m − 1)!

2.2.2 Analyse de Convergence

Dans cette section, nous présentons le théorème de convergence de la méthode


d’itération variationnelle (VIM). La méthode transforme l’équation différentielle don-
née en une suite de fonction récurrentes. La limite de cette suite est considérée comme
la solution de l’équation différentielle donnée.

Théorème 2.3. [12, 14] Soit X est un espace de Banach et B : X → X est une appli-
cation non linéaire. On suppose que l’application vérifie la condition :

kB(u) − B(ū)k ≤ γku − ūk, ∀u, ū ∈ X, (2.22)

où : 0 < γ < 1 . Alors, l’application B possède un point fixe unique, u ∈ X, tel que

36
CHAPITRE 2. QUELQUES MÉTHODES NUMÉRIQUES POUR RÉSOUDRE
DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
B(u) = u. De plus, la suite :
un+1 = B(un ), (2.23)

converge vers point fixe de B, pour tout choix arbitraire u0 ∈ X

P REUVE.

kuk − ul k ≤ kuk − uk−1 k + · · · + kul+1 − ul k = kBk−1 − Bk−2 k + · · · + kBl − Bl−1 k


≤ γkuk−1 − uk−2 k + · · · + γkul − ul−1 k
 
k−2 k−3 l−l
≤ γ +γ +···+γ ku1 − u0 k
γ l−1
≤ ku1 − u0 k.
1−γ

On peut supposer que 1 < l < k, cela donne kuk − ul k −→ 0, comme k, l −→ ∞,donc
(uk )∞
k=1 est une suite de Cauchy. Puisque X est un espace de Banach, la suite converge
vers un point fixe.
D’après le théorème (2.3), pour l’application non linéaire
Z t
B(un ) = un (t) + λ (τ) [Lun (τ) + N u¯n (τ) − g(τ)] dτ, (2.24)
0

une condition suffisante pour la convergence de la méthode d’itération variationnelle


est que B doit être strictement contractante. De plus, la suite (2.23) converge vers un
point fixe de B qui est la solution du problème (2.19).

Exemple 2.4. Considérons l’équation différentielle linéaire suivante :


(
u00 (t) + u(t) = 0, 0 < t ≤ 1
(2.25)
u(0) = 1, u0 (0) = 0.

La correction fonctionnelle de l’équation (2.25), selon la VIM est donnée par :


Z t
un+1 (t) = un (t) + λ (τ)(u00n (τ) + un (τ))dτ.
0

Le multiplicateur de Lagrange λ (τ) peut être identifié comme étant λ (τ) = τ − t,

37
CHAPITRE 2. QUELQUES MÉTHODES NUMÉRIQUES POUR RÉSOUDRE
DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
donc la formule d’itération peut être obtenue comme suit :
Z t
un+1 (t) = un (t) + (τ − t)(u00n (τ) + un (τ))dτ. (2.26)
0

D’après la formule (2.26), nous obtenons les premiers termes de la solution appro-
chée :

u0 (t) = 1,
1 2
u1 (t) = 1 − t ,
2!
1 1
u2 (t) = 1 − t 2 + t 4 ,
2! 4!
1 2 1 4 1 6
u3 (t) = 1 − t + t − t ,
2! 4! 6!
..
.

et comme :
u(t) = lim un (t),
n−→∞
nous pouvons exprimer la solution de l’équation (2.25) sous forme d’une série conver-
gente vers la solution exacte donnée par :
1 2 1 4 1 6
u(t) = 1 − t + t − t +···
2! 4! 6!
n 2k
t
= lim ∑ (−1)k
n−→∞
k=0 2k!
= cos(t).

Exemple 2.5. Considérons l’équation différentielle non-linéaire suivante :


(
u0 (t) = u2 (t) + 1, 0 < t ≤ 1
(2.27)
u(0) = 0.

La correction fonctionnelle de l’équation (2.27) selon la méthode VIM, est donnée


par : Z t
λ (τ) u0n (τ)) − (u˜n (τ)) − 1 dτ.

un+1 (t) = un (t) +
0

38
CHAPITRE 2. QUELQUES MÉTHODES NUMÉRIQUES POUR RÉSOUDRE
DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
Le multiplicateur de Lagrange λ (τ) peut être identifié comme étant λ = −1, donc la
formule d’itération peut être obtenue comme suit :
Z t
λ (τ) u0n (τ)) − (u˜n (τ)) − 1 dτ.

un+1 (t) = un (t) − (2.28)
0

D’après la formule (2.28), nous obtenons les premiers termes de la solution appro-
chée :

u0 (t) = 0,
u1 (t) = t,
1
u2 (t) = t + t 3 ,
3
1 2 1
u3 (t) = t + t 3 + t 6 + t 7 ,
3 15 63
..
.

et comme :
u(t) = lim un (t),
n−→∞
nous pouvons exprimer la solution de l’équation (2.27) sous forme d’une série conver-
gente vers la solution exacte donnée par :
1 2 1
u(t) = t + t 3 + t 6 + t 7 + · · ·
3 15 63
= tan(t).

39
CHAPITRE 3

LA RÉSOLUTION DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES


FRACTIONNAIRES EDF

3.1 Equations différentielles fractionnaires EDF

Dans cette section on va discuter sur les types des equations différentielles d’ordre
fractionnaire. On commence par donner une définition d’une équation différentielle
d’ordre fractionnaire (EDF) :

/ N, n = [α] + 1 et f : A ⊂ R2 → R , Alors :
Définition 3.1. Soit α > 0, α ∈

Dα u(t) = f (t, u(t)), (3.1)

est appelée équation différentielle fractionnaire de type Riemann-Liouville.


De la même manière :

C
Dα u(t) = f (t, u(t)), (3.2)

est appelée équation différentielle fractionnaire de type Caputo.

3.1.1 Equation différentielle fractionnaire de type de Riemann-Liouville

On commence par l’équation homogène de type Riemann-Liouville.

40
CHAPITRE 3. LA RÉSOLUTION DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
FRACTIONNAIRES EDF
Lemme 3.1. Soit α > 0 . Si nous supposons que u ∈ C(0, 1) L(0, 1) , alors l’équa-
T

tion différentielle fractionnaire de type Riemann-Liouville :

Dα0+ u(t) = 0, 0 < t < 1, (3.3)

admet une solution unique :

u(t) = C1t α−1 +C2t α−2 + · · · +Cnt α−n ,

où : Cm ∈ R , avec m = 1, 2, . . . ., n.

P REUVE. Soit α > 0, on a :

Dα0+ t α−m = 0, avec m = 1, 2, 3, . . . , n.

Alors l’équation différentielle fractionnaire ( 3.3), admet une solution particulière,


comme :
u(t) = Cmt α−m = 0, avec m = 1, 2, . . . , n, (3.4)

où : Cm ∈ R.
Donc la solution générale de (3.3) donné comme une des solutions particulières (3.4)
, C-à-d :

u(t) = C1t α−1 +C2t α−2 + · · · +Cnt α−n . (3.5)

où : Cm ∈ R, avec m = 1, 2, . . . , n.

3.1.2 Equation différentielle fractionnaire de type de Caputo

On commence par l’équation homogène de type Caputo.

Lemme 3.2. Soit α > 0 . Si nous supposons que u ∈ C(0, 1) L(0, 1) , alors l’équa-
T

tion différentielle fractionnaire de type Caputo :

C
Dα0+ u(t) = 0, (3.6)

41
CHAPITRE 3. LA RÉSOLUTION DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
FRACTIONNAIRES EDF
admet une solution unique :

u(t) = C0 +C1t +C2t 2 + · · · +Cn−1t n−1 , (3.7)

où : Cm ∈ R, avec m = 1, 2, . . . , n − 1.

P REUVE. Soit α > 0, on a :

C
Dα0+ t m = 0, pour m = 0, 1, 2, . . . , n − 1.

Alors l’équation différentielle fractionnaire (3.6), admet une solution particulière,


comme
u(t) = Cmt m , pour m = 0, 1, 2, . . . , n − 1, (3.8)

où Cm ∈ R.
Donc la solution générale de (3.6), donnée comme une somme des solutions particu-
lières (3.8), C-à-d :

u(t) = C0 +C1t α−1 +C2t α−2 + · · · +Cnt α−n .

Lemme 3.3. Supposons que u ∈ Cn ([0, 1]). Alors :

I0α+ C Dα0+ u(t) = u(t) +C0 +C1t +C2t 2 + · · · +Cn−1t n−1 . (3.9)

où : Cm ∈ R , avec m = 0, 1, 2, . . . , n − 1.

P REUVE. Soit α > 0, Pour tout u ∈ Cn ([0, 1]), on a :


n−1 (k)
u (0)
I0α+ C Dα0+ u(t) = u(t) − ∑ t k,
k=0 k!
u00 (0) 2 un−1 (0) n−1
 
0
= u(t) − u(0) + u (0)t + t +···+ t .
2 (n − 1)!

42
CHAPITRE 3. LA RÉSOLUTION DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
FRACTIONNAIRES EDF
um (0)
On pose : Cm = − ∈ R , pour chaque m = 0, 1, 2, . . . , n−1. On trouve facilement
m!
l’égalité (3.9).

Lemme 3.4. Soit 1 < α ≤ 2 , et z ∈ C([0.1]) .


Alors l’unique solution de problème aux limites :
(
C Dα u(t) = z(t), 0 < t < 1
0+ (3.10)
u(0) + u0 (0) = 0, u(1) + u0 (1) = 0

est donnée par :


Z 1
u(t) = G(t, s)z(s)ds ,
0
tel que :

(1 − t)(1 − s)α−1 + (t − s)α−1 (1 − t)(1 − s)α−2
+ si 0 ≤ s ≤ t ≤ 1




G(t, s) = Γ(α) Γ(α 1) (3.11)
(1 − t)(1 − s)α−1 (1 − t)(1 − s)α−2
+ si 0 ≤ t ≤ s ≤ 1



Γ(α) Γ(α − 1)

3.2 Application de la méthode ADM pour les équations de Riccati

Nous allons considérer dans cette partie que la dérivée fractionnaire utilisée est au
sens de Caputo.
Nous présentons l’équation différentielle fractionnaire de Riccati :

C
Dα u(t) = A(t) + B(t)u(t) +C(t)u(t)2 , (3.12)

avec u( j) (0) = c j et m − 1 < α ≤ m, t > 0, où A(t), B(t),C(t) sont des fonctions


données et c j sont des constante arbitraire.
Appliquant l’opérateur inverse de l’opérateur C Dα0 , aux deux d côtés de l’équation
(3.12 ) et en utilisant les conditions initiales, on trouve :
m−1
tj α
h
2
i
u(t) = ∑ c j + I A(t) + B(t)u(t) +C(t)u(t) (3.13)
j=0 j!

43
CHAPITRE 3. LA RÉSOLUTION DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
FRACTIONNAIRES EDF
La méthode ADM donnée la solution par la série suivante :

u(t) = ∑ un(t), (3.14)
n=0

et la fonction non linéaire définie en (3.13) soit décomposée comme suit :



2
N(u) = u = ∑ An (3.15)
n=0

où les An sont les polynômes Adomian.


Substitution les séries de décomposition (3.14) et (3.15) dans les deux côtés de
(3.13),on trouve :
" #
m−1

tj ∞ ∞
∑ un(t) = ∑ c j j! + I α A(t) + B(t) ∑ un (t) +C(t) ∑ An . (3.16)
n=0 j=0 n=0 n=0

A partir de cette équation, les itérations sont déterminer par l’algorithme suivant :

tj
(
u0 = ∑m−1
j=0 c j
α
j! + I (A(t)),
un+1 = I α (B(t)un +C(t)An ), n≥0

Exemple 3.1. [11] Considérons l’équation fractionnaire suivante de Riccati :


(
C Dα u = −u2 (t) + 1
(3.17)
u(0) = 0, 0<α ≤1

La solution exacte, quand α = 1 est :

e2t − t
u(t) = 2t (3.18)
e +1
On a quand t → ∞ , u(t) → 1.
Pour trouver la solution, nous utilisons le schéma suivant :
(

u0 = u(0) + I α (1) = Γ(α+1) ,
(3.19)
un+1 = −I α (An ) , n≥0

44
CHAPITRE 3. LA RÉSOLUTION DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
FRACTIONNAIRES EDF
où les An sont les polynômes d’Adomian pour le terme non linéaire
tel que :
F(u) = u2 .

En utilisant le schéma ci-dessus et la définition des polynômes d’Adomian, les pre-


miers termes de la série de décomposition sont donnés par :

1
u0 = tα
Γ(α + 1)
Γ(1 + 2α) 3α
u1 = −I α (A0 ) = −I α (F(u0 )) = −I α u20 = − t
α 2 Γ(1 + 3α)
16Γ(2α)Γ(4α)
u2 = −I α (A1 ) = −I α F 0 (u0 ) = −I α (2u0 u1 ) = t 5α
αΓ(1 + 3α)Γ(1 + 5α)
1
u3 = −I α (A2 ) = −I α (u2 F 0 (u0 ) + u21 F 00 (u0 ) = −I α (2u0 u1 ) = −I α (2u0 u2 + u21 )
2
(32α Γ(2α)Γ(4α)Γ(1 + 3α) + Γ(1 + 2α)2 Γ(1 + 5α))Γ(1 + 6α) 7α
2
= − t
α 4 Γ(1 + 3α)2 Γ(1 + 5α)Γ(1 + 7α)
1 Γ(1 + 2α) 3α 16Γ(2α)Γ(4α)
u(t) = tα − 2 t + t 5α + · · · (3.20)
Γ(α + 1) α Γ(1 + 3α) αΓ(1 + 3α)Γ(1 + 5α)

-Le premier cas :

remplaçons α = 1 dans (3.20) , on obtient la solution approximative sous forme d’une


série :

u(t) = t − 0.333333t 3 + 0.133333t 5 − 0.0539683t 7 + 0.0218695t 9 − 0.00886324t 11


+0.00359213t 13 − 0.00145583t 15 + 0.000590027t 17 − 0.000239129t 19
+0.0000969154t 21 .

-Le deuxième cas :

Dans ce cas, nous examinerons l’équation fractionnaire de Riccati (3.20) . Pour α =

45
CHAPITRE 3. LA RÉSOLUTION DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
FRACTIONNAIRES EDF
1
, on obtient :
2
√ 3 5 7 9 11
u(t) = 2 t − 3.00901t 2 + 7.24332t 2 − 19.6157t 2 + 55.9634t 2 − 164.385t 2
13 15 17 19 21
+491.925t 2 − 1491.22t 2 + 4563.65t 2 − 14068.5t 2 + 43620.6t 2 .
1
Pour simplifier , soit t 2 = x , alors :

u(x) = 2x − 3, 00901x3 + 7, 24332x5 − 19, 6157x7 + 55, 9634x9 − 164 − 385x11


+491, 925x13 − 1491, 22x15 + 4563, 65x17 − 14068, 5x19 + 43620, 6x21 .

3.3 le système WBK fractionnaire

Dans ce paragraphe, on utilise la méthode ADM pour résoudre l’équation du Whitham-


Broer-Kaup avec dérivée fractionnaire spatio-temporelle.
On considère alors
  
 Dtα u + u Dβx u + Dβx v + Auxx = 0

β
 
β
 (3.21)
α
 Dt v + u Dx v + v Dx u + Buxxx + Avxx = 0 , 0 < α ≤ 1, 0 < β ≤ 1.

β
Où Dtα et Dx désignent les dérivées fractionnaires, A et B sont des constantes réelles.
On prend, comme condition initiale, les fonctions :
(
u(x, 0) = f (x)
(3.22)
v(x, 0) = g(x).

Pour α = β = 1, le système (3.21) se réduit à :


(
ut + uux + vx + Auxx = 0
(3.23)
vt + (uv)x + Buxxx + Avxx = 0.

46
CHAPITRE 3. LA RÉSOLUTION DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
FRACTIONNAIRES EDF
Pour résoudre le problème (3.21), avec la méthode ADM, on écrit (3.21) sous la
forme :
  
 Dtα u = −u Dβx u − Dβx v − Auxx
    (3.24)
 Dtα v = −u Dβx v − v Dβx u − Buxxx − Avxx ,

où 0 < α ≤ 1 , 0<β ≤1.


On applique J α à (3.24) et en tenant compte de (3.22), on obtient :
  
β
 u(x,t) = f (x) − J (P1 (u(x,t))) J Dx v − AJ α (uxx )
α α
(3.2
 v(x,t) = g(x) − J α (P2 (u(x,t)), v(x,t))) − J α (P3 (u(x,t), v(x,t))) − BJ α (uxxx ) + AJ α (vxx ) ,

β β β
où : P1 (u(x,t)) = u(Dx u) , P2 (u(x,t), v(x,t)) = u(Dx v) et P3 (u(x,t), v(x,t)) = v(Dx u).
Avec la méthode d’Adomian, la solution s’écrit sous la forme :
∞ ∞
u(x,t) = ∑ ui (x,t) , v(x,t) = ∑ vi (x,t). (3.26)
i=0 i=0

On décompose ensuite les opérateurs Pi (u), i ∈ {1, 2, 3} comme suit :



P1 (u) = ∑ Ai,
i=0

P2 (u, v) = ∑ Bi,
i=0

P3 (u, v) = ∑ Ci.
i=0

D’après la définition (2.1)(Les polynômes d’Adomian) précédent, on a :


h i
1 di 1 di
 ∞ k
 ∞ k
 β ∞ k
Ai = i! dλ i P1 ∑k=0 λ uk λ =0 = i! dλ i ∑k=0 λ uk Dx ∑k=0 λ uk
λ =0

h i
1 di ku , kv 1 di k β k
   
Bi = i! dλ i P2 ∑∞
k=0 λ k ∑∞
k=0 λ k λ =0
= i! dλ i ∑∞
k=0 λ uk Dx ∑∞
k=0 λ vk
λ =0

h i
1 di ku , ∞ λ kv 1 di k β k
  
Ci = i! dλ i P3 ∑∞
k=0 λ k ∑ k=0 k λ =0
= i! dλ i ∑∞
k=0 λ vk Dx ∑∞
k=0 λ uk .
λ =0

47
CHAPITRE 3. LA RÉSOLUTION DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
FRACTIONNAIRES EDF
En effet, on peut facilement calculer ces polynômes. En voici quelques un :
β
A0 = u0 Dx u0
β β
A1 = u1 Dx u0 + u0 Dx u1
β β β (3.27)
A2 = u2 Dx u0 + u1 Dx u1 + u0 Dx u2
β β β β
A3 = u3 Dx u0 + u2 Dx u1 + u1 Dx u2 + u0 Dx u3 .

Les quatre premiers termes de Bn sont :


β
B0 = u0 Dx v0
β β
B1 = u1 Dx v0 + u0 Dx v1
β β β (3.28)
B2 = u2 Dx v0 + u1 Dx v1 + u0 Dx v2
β β β β
B3 = u3 Dx v0 + u2 Dx v1 + u1 Dx v2 + u0 Dx v3 .

Et ceux de Cn sont donnés par :


β
C0 = v0 Dx u0
β β
C1 = v1 Dx u0 + v0 Dx u1
β β β (3.29)
C2 = v2 Dx u0 + v1 Dx u1 + v0 Dx u2
β β β β
C3 = v3 Dx u0 + v2 Dx u1 + v1 Dx u2 + v0 Dx u3 .

On substitue (3.27) , (3.28) et (3.29) dans (3.25), on obtient la formule de récurrence


suivante :
( β
u0 (x,t) = f (x) , un+1 (x,t) = −J α (An ) − J α (Dx vn ) − AJ α (unxx )
(3.30)
v0 (x,t) = g(x) , vn+1 (x,t) = −J α (Bn ) − J α (Cn ) − bJ α (unxxx ) + AJ α (vnxx ).

3.3.1 Le WBK fractionnaire Temporel et l’ADM

On reconsidère le système du Whitham-Broer-Kaup avec dérivée fractionnaire en


t:
(
Dtα u = −uux − vx − Auxx
(3.31)
Dtα v = uvx − vux − Buxxx + Avxx ,

48
CHAPITRE 3. LA RÉSOLUTION DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
FRACTIONNAIRES EDF
avec la condition initiale :
(
u0 (x, 0) = f (x) = w − 2ck coth (kµ)
(3.32)
v0 (x, 0) = g(x) = −2c (c + A) k2 csch2 (kµ) ,
p
où c = B + A2 , µ = x + x0 ,x0 ,k et w sont des constantes réelles.
La solution exacte de (3.31), pour le cas où α = 1 ; s’écrit sous la forme :
(
u(x,t) = w − 2ck coth (k(µ − wt))
(3.33)
v(x,t) = −2c (c + A) k2 csch2 (k(µ − wt)) .

Pour pouvoir obtenir des solutions numériques de (3.30)) ; on substitue la condition


initiale (3.32) et les polynômes d’Adomian (3.27) , (3.28) et (3.29) dans l’expression
(3.30), On obtient :
(
u0 (x,t) = f (x),
(3.34)
v0 (x,t) = g(x)

( t α
u1 (x,t) = −J α (A0 ) − J α (v0x ) − AJ α (u0xx ) = f1 Γ(α+1) ,
tα (3.35)
v1 (x,t) = −J α (B0 ) − J α (C0 ) − bJ α (u0xxx ) + AJ α (v0x ) = g1 Γ(α+1)

( 2α
t
u2 (x,t) = −J α (A1 ) − J α (v1x ) − AJ α (u1xx ) = f2 Γ(2α+1)

t
(3.36)
v2 (x,t) = −J α (B1 ) − J α (C1 ) − bJ α (u1xxx ) + AJ α (v1x ) = g2 Γ(2α+1)

( 3α
t
u3 (x,t) = −J α (A2 ) − J α (v2x ) − AJ α (u2xx ) = f3 Γ(3α+1)

t
(3.37)
v3 (x,t) = −J α (B2 ) − J α (C2 ) − bJ α (u2xxx ) + AJ α (v2x ) = g3 Γ(3α+1) ,

où :
(
f1 = − f fx − gx − A fxx
g1 = − f gx − g fx + Agxx − B fxxx

49
CHAPITRE 3. LA RÉSOLUTION DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
FRACTIONNAIRES EDF
(
f2 = − f1 fx − f f1x − g1x − A f1xx
g2 = − f1 gx − g1 fx − f g1x − g f1x + Ag1xx − B f1xxx

(
f3 = − f2 fx − f1 f1x − f f2 − g2x A f2xx
g3 = − f1 gx − f1 g1x − f g2x − g2 fx − g1 f1x − g f2x + Ag2xx − B f2xxx ,

par conséquent, on a la solution :


( t α t 2α t 3α
u(x,t) = f (x) + f1 Γ(α+1) + f2 Γ(2α+1) + f3 Γ(3α+1) +···
t α t 2α t 3α (3.38)
v(x,t) = g(x) + g1 Γ(α+1) + g2 Γ(2α+1) + g3 Γ(3α+1) +···

Nous traçons des solutions numériques pour le système(3.31) avec α = 12 ainsi que la
solution exacte (3.33)lorsque α = β = 1. Les figures (3.1.a) et (3.1.c)représentent la
solution numérique de (3.31) vérifiant la condition initiale (3.32). Les figures (3.1.b)
et (3.1.d) représentent la solution exacte de (3.33)

50
CHAPITRE 3. LA RÉSOLUTION DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
FRACTIONNAIRES EDF

(a) (b)

(c) (d)

F IGURE 3.1 – Dans (a) la solution numérique de u(x,t)-(3.38), dans (b) la solution exacte de u(x,t)-
(3.33), dans (c) la solution numérique de v(x,t)-(3.38) ; dans (d) la solution exacte de v(x,t)-(3.33)
A = B = 32 , w = 0.005, k = 0.1, x0 = 10, α = 12 .

51
CHAPITRE 3. LA RÉSOLUTION DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
FRACTIONNAIRES EDF
3.3.2 Le WBK fractionnaire Spacial et l’ADM

On reconsidère le système de Whitham-Broer-Kaup avec dérivée fractionnaire en


x
  
 ut = −u Dβx u − Dβx v − Auxx ,0 < β ≤ 1
    (3.39)
 vt = −u Dβx v − v Dβx u − Buxxx + Avxx

on prend :
(
u(x, 0) = f (x) = x4
(3.40)
v(x, 0) = g(x) = x3 .

Pour calculer la solution numérique de (3.39), on substitue (3.27), (3.28), (3.29) et la


condition initiale (3.40) dans l’expression (3.30) on obtient :
Les trois premiers termes de la série sont donnés par :
(
u0 (x,t) = x4
(3.41)
v0 (x,t) = x3 .

    
 u1 (x,t) = − jJ α (A0 ) − J α Dβx v0 − AJ α (u0xx ) = f1 x8−β + f2 x2 t
  (3.42)
 v1 (x,t) = −J α (B0 ) − J α (C0 ) − bJ α (u0xxx ) + AJ α (v0xx ) = g1 x7−β + g2 x t,

    
 u2 (x,t) = −J (A1 ) − J Dβx v1 − A j (u1xx ) = f3 x12−2β + f4 x6−β + f5 t 2
2
 (3.43)
 v2 (x,t) = −J (B1 ) − J (C1 ) − bJ (u1xxx ) + AJ (v1xx ) = g3 x11−2β + g4 x5−β t 2 ,
2

52
CHAPITRE 3. LA RÉSOLUTION DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
FRACTIONNAIRES EDF
où :
Γ(5)
f1 = ,
Γ(5 − β )

f2 = −3 − 12A,

 
Γ(5) Γ(9)
f3 = − f1 + ,
Γ(5 − β ) Γ(9 − 2β )
 
Γ(5) Γ(3)
f4 = − f2 + − A (8 − β ) (7 − β ) f1 − (7 − β ) g1 ,
Γ(5 − β ) Γ(3 − β )

f5 = −g2 − 2A f2 .

Et :
Γ(4) Γ(5)
g1 = − − ,
Γ(4 − β ) Γ(5 − 2β )

g2 = 6A − 24B,

   
Γ(4) Γ(9) Γ(5) Γ(8)
g3 = − f1 + − g1 + ,
Γ(4 − β ) Γ(9 − 2β ) Γ(5 − β ) Γ(8 − 2β )
 
Γ(4) Γ(3) Γ(5)
g4 = − f2 + − g2 − B (8 − β ) (7 − β ) (6 − β ) f1
Γ(4 − β ) Γ(3 − β ) Γ(5 − β )

Γ(2)
+A (7 − β ) (6 − β ) g1 − .
Γ(2 − β )

Par conséquent, la solution de l’équation (3.39), vérifiant la condition (3.40) est don-
née par la formule :
(
u(x,t) = u0 (x,t) + u1 (x,t) + u2 (x,t) + · · ·
(3.44)
v(x,t) = v0 (x,t) + v1 (x,t) + v2 (x,t) + · · ·

53
CONCLUSION

Dans ce travail, nous avons essayées d’introduire quelques unes des méthodes les
plus utilisées dans le calcul des approximations numériques des équations différen-
tielles d’ordre fractionnaire (EDF). Nous avons citées par exemple la méthode ADM
qui nous appliquons cette méthode dans le dernière chapitre pour résoudre l’équation
de Riccati et l’équation de Whitham-Broer-Kaup (WBK) .
On peut conclure, que la méthode proposée est très puissante et efficace pour trouver
des solutions approximatives et analytiques pour des équation différentielles d’ordre
fractionnaire.

54
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Journal of mathematical analysis and applications, 135(2) :501–544, 1988.
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55
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[15] A. Wiman. Über den fundamentalsatz in der teorie der funktionen ea (x). Acta
Mathematica, 29(1) :191–201, 1905.

56
‫ملخص‬
‫في هذا العمل قدمنا طريقة ادوميان لحل معادلة ريكاتي ذات‬
‫! و‬،‫المشتقات الجزئية ذات رتبة كسرية زمنية حيث المشتق كسري‬
‫المعادالت ذات المشتقات الجزئية غير الخطية تظهر بشكل طبيعي‬
‫ من اجل‬.‫ الخ‬،‫ الطب‬،‫ اللزوجة‬،‫في المجاالت العلمية مثل الفيزياء‬
‫توضيح دقة و صحة هذه الطريقة من خالل تطبيقها على العديد من‬
‫ ومن المهم إيجاد حلول تحليلية أو تقريبية على‬،‫األمثلة الملموسة‬
‫األقل لهذه المشكالت‬.

‫ المعادالت ذات المشتقات الجزئية الغير خطية‬: !‫الكلمات المفتاحية‬


‫ طريقة ادوميان‬، ‫ذات رتبة كسرية‬.

Résumé
Dans ce travail, la méthode Adomian(ADM) est proposée pour résoudre
l’équation de Riccati et WBK d'ordre fractionnaire temporelle, dans le
cadre des dérivées fractionnaire, les équations aux dérivées partielles non-
linéaires d’ordre fractionnaire qui est apparaissent naturellement dans
différents domaines scientifiques comme la physique, la viscoélasticité, la
médicine, etc. Afin d’illustrer la précision et la validité de cette méthode
ont été démontrées en les appliquant à de nombreux exemples concrets,
et il est important de trouver des solutions analytiques ou du moins
approximatives à ces problèmes.
Mots-Clés : équations aux dérivées partielles non-linéaires d’ordre
fractionnaire, la méthode Adomian.(ADM).

Abstract
In this work Adomian (ADM) method is proposed to solve the generalized
time fractional Riccati equation, in the frame of fractional derivatives, non-
linear partial differential equations of a fractional order occur naturally in
different scientific fields such as physics, viscoelasticity, medicine, etc. In
order to illustrate the accuracy and validity of this method have been
proven by applying them to many concrete examples, and it is important
or even necessary to find analytical or at least approximate solutions to
these problems.
Keywords : fractional order non-linear partial differential equations
Adomian (ADM) method,

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