Mémoire Kerrouche
Mémoire Kerrouche
Mémoire
En vue de l’obtention du diplôme
MASTER
FILIÈRE : MATHÉMATIQUES
Présenté par :
Sous la direction de :
NEFNAF Asma
Mme. ABBAS DJOUAHER
KERROUCHE Ibtissem
Année universitaire
2020/2021
TABLE DES MATIÈRES
Introduction générale 1
I
TABLE DES MATIÈRES
Conclusion 53
Bibliographie 54
II
REMERCIMENTS
E n premier lieu, nous remercions Allah le tout puissant de nous avoir donné la force pour
achever ce travail ainsi que la force pour dépasser toutes les difficultés.
Nous aimerions tout d’abord remercier grandement mon directeur de thèse Madame ABBAS
Djouaher pour la confiance qu’elle nous a donnée en l’acceptant pour nous guider et pour ses conseils
avisés. Sa rigueur scientifique m’a permis d’arriver aux objectifs fixés au départ de ma thèse.
Nous adressons nos remerciements au Madame BELMECHRI Fierouz , pour l’honneur qu’il
nos a fait en acceptant de présider le jury de cette thèse.
Nos vifs remerciements vont également à monsieur SALHI Tayeb, MCB à Université Moha-
med El-Bachir El-Ibrahimi Bordj Bou Arréridj, pour l’honneur qu’il nos a fait en acceptant de faire
partie de ce jury.
Nous adressons un grand merci à toute nos familles en particulier nos parents qui a toujours
été présente lorsque nous en avons eu besoin,nos professeurs dés la primaire jusqu’à l’université,nos
amies,nos proches.
Nous tenons à remercier toute personne ayant participé de près ou de loin à la réalisation de ce
travail.
III
DÉDICACES
J e vous remercie pour tout vos efforts fournis pour moi, que Dieu vous garde,
vous protège, et vous bénisse la vie.
I BTISSEM
IV
DÉDICACES
A mon mari AISSA, tu m’as donné quelque chose de beau qui ne finit jamais .
A mon fils Djawad, que dieu le protège , il est prunelle de mes yeux.
A mes chèrs frères NABIL, SOFAINE, MADJER et HAMZA.
A mes chères sœurs ZINA, ABIR, AFFAF.
A tout mes chèrs neveu de ma famille sans exception.
Et sans oublier mes chères amies : HADJER et AMINA.
ASMA
V
LISTES DES NOTATIONS
VI
INTRODUCTION GÉNÉRALE
duire la dérivée seconde, puis les dérivées successives d’ordre entier. L’intégration
opérateur inverse de la dérivée peut éventuellement être comme une dérivée d’ordre
" moins un" on peut aussi se demander si ces dérivées d’ordre successifs ont un
fractionnaire est aussi ancienne que le calcul classique tel que connu de nos jours. Ses
tembre 1695 avec l’hypothèse implicite que n ∈ N, qui lui a répondu : que signifie
dn f 1
si n = .
dxn 2
1
INTRODUCTION GENERALE
ces équations ne peuvent être pas résolues exactement et les méthodes approximatives
et quelques méthodes analytiques doivent être utilisées pour résoudre des problèmes
(VIM). Le concept des opérateurs d’ordre fractionnaire a été défini aux 19 ième siècle
définie par :
dn t d n n−α
Z
1
(t − τ)n−α−1 f (τ) dτ =
Dα f (t) = I f (t) .
Γ(n − α) dt n a dt n
2
INTRODUCTION GENERALE
La dérivée fractionnaire d’ordre α sur [0; T ] au sens de Caputo est définie par :
dn
Z t
c α 1 n−α−1 (n)
D f (t) = (t − τ) f (τ)dτ = I n−α f (t) ,
Γ(n − α) a dt n
dn
avec n = [α] + 1,[α] désigne la partie entière de α et Dn = dt désigne la dérivée
Dans le premier chapitre, nous allons mentionner les concepts des certaines fonc-
sont applicables sur des EDF linéaires ainsi que sur des problèmes non linéaires.
Caputo.
3
CHAPITRE 1
Ici on rappelle quelques définitions d’analyse fonctionnelle qui sont utilisées dans
les définitions des intégrales et dérivées fractionnaires.
Définition 1.1. [13] Soit Ω = [0, T ] (0 < T < +∞) un intervalle fini de R et 1 ≤ p ≤
+∞
1) Pour 1 ≤ p < +∞, l’espace L p (Ω) est l’espace des fonctions f réelles sur Ω telles
que f est mesurables et Z τ
| f (t)| p dt < ∞.
0
2) Pour p = +∞, l’espace L∞ (Ω) est l’espace des fonctions mesurable f bornées
presque partout (p.p) sur Ω.
Théorème 1.1. [13] Soit Ω = [0, T ] (0 < T < +∞) un intervalle fini de R.
4
CHAPITRE 1. NOTIONS DE BASE DU CALCUL FRACTIONNAIRE
1) Pour 1 ≤ p < +∞, l’espace L p (Ω) est un espace de Banach muni de la norme :
Z τ
1
p
k f kp = | f (t)| p dt < ∞.
0
Définition 1.2. [8] Soit Ω = [0, T ] (0 < T < +∞) un intervalle fini de R et n ∈ N. On
désigne par Cn (Ω) l’espace des fonctions f qui ont leurs dérivées d’ordre inférieur
ou égal à n continues sur Ω , muni de la norme :
n n
k f kCn (Ω) = ∑ k f (k)kC(Ω) = ∑ max
t∈Ω
| f (k) (t) |, n ∈ N.
k=0 k=0
Définition 1.3. [8] Soit Ω = [0, T ] (0 < T < +∞) un intervalle fini de R.
On désigne par AC(Ω) l’espace des fonctions primitives des fonctions intégrables,
c’est-à-dire :
Z t
1
AC(Ω) = { f /∃ϕ ∈ L (Ω) : f (t) = c + ϕ(s)ds},
0
Définition 1.4. [8] Pour n ∈ N∗ on désigne par Cµn (Ω) l’espace des fonctions f qui
ont des dérivées continues sur Ω jusqu’à l’ordre (n − 1) et telles que f (n−1) ∈ AC(Ω)
c’est-à-dire :
5
CHAPITRE 1. NOTIONS DE BASE DU CALCUL FRACTIONNAIRE
Lemme 1.2. [8] une fonction f ∈ ACn (Ω), n ∈ N∗ , si et seulement si elle est repré-
sentée sous la forme :
n−1
f (k) (a)
Z t
1 n−1 (n)
f (t) = (t − τ) f (τ)dτ + ∑ (t − a)k .
(n − 1)! 0 k=0 k!
Théorème de Fubini
Définition 1.5. [8] Une partie A de R2 est dite élémentaire s’il existe a, b, c, d ∈ R
avec a < b et c < d , et des fonctions ϕ1 , ϕ2 continues sur [a, b] et φ1 , φ2 continues sur
[c, d] , telles que ϕ1 ≤ ϕ2 (x) pour tout x ∈ [a, b], φ1 (y) ≤ φ2 (y) pour tout y ∈ [c, d] et :
Théorème 1.3. [8] soient A une partie élémentaire de R2 et f une fonction continue
sur A. Avec les notation de la définition précédent, on a :
Z Z b Z ϕ2 (x) Z d Z φ2 (y)
f (x, y)dxdy = f (x, y)dy dx = f (x, y)dx dy.
A a ϕ1 (x) c φ1 (y)
6
CHAPITRE 1. NOTIONS DE BASE DU CALCUL FRACTIONNAIRE
L’une des fonctions de base du calcul fractionnaire est la fonction Gamma d’Euler
Γ(z) qui prolonge naturellement la factorielle aux nombres réels positifs (et même
aux nombres complexe à parties réelles positives).
Définition 1.6. [13] Pour z ∈ C tel que Re(z) > 0.
La fonction Gamma Γ(z) est définie par l’intégrale suivante :
Z +∞
Γ(z) = e−t t z−1 dt. (1.1)
0
Exemple 1.1.
1. Γ(1) = 1 , Γ(0+ ) = +∞.
√
Z +∞ Z +∞
1 −t −1 2
2. Γ = e t 2 dt = 2 e−τ dτ = π. ( on pose le changement de va-
2 0 0
2
riable t = τ , (L’intégrale de Gauss)).
Γ(z) est une fonction monotone et strictement décroissante pour 0 < z < 1.
Propriétés :
1. Une propriété importante de la fonction Gamma Γ(z) est la relation de récurrence
suivante :
Γ(z + 1) = zΓ(z), Re(z) > 0, (1.2)
Γ(2) = 1Γ(1) = 1!
Γ(3) = 2Γ(2) = 2.1! = 2!
Γ(4) = 3Γ(3) = 3.2! = 3!
..
.
Γ(n + 1) = nΓ(n) = n(n − 1)! = n!
7
CHAPITRE 1. NOTIONS DE BASE DU CALCUL FRACTIONNAIRE
√
1 (2n)! π
3. Γ n + = n n!
. (par récurrence ∀n ∈ N)
2 4 √
0! π √
1
- Pour n = 0, on a Γ 0 + = 0 = π.
2 4 (0!)
- Supposons quela formule est vérifiée pour √ (n − 1) et considérons n. C-à-d que
1 (2(n − 1))! π
supposons que Γ (n − 1) + = (n−1) , est vérifiée. Alors :
2 4 ((n − 1)!)
1 1 1
Γ n+ = n− Γ n−
2 2 2
√
1 (2(n − 1))! π
= n−
2 4(n−1) (n − 1)!
√
2n − 1 (2n − 2)! π
=
2 4(n−1) (n − 1)!
√
2n (2n − 1) (2n − 2)! π
=
2n 2 4(n−1) (n − 1)!
√
(2n)! π
= .
4n n!
Remarque 1.1. La relation de récurrence (1.2) permet de définir : z −→ Γ(z) pour
les valeurs négatives de z, tel que pour −1 < z < 0, on aura : 0 < z + 1 < 1. Alors,
Γ(z + 1) est bien définie par la formule (1.1), mais pas Γ(z). On peut définir Γ(z) par
la relation :
Γ(z + 1)
Γ(z) = . (1.3)
z
Ainsi pour : −(n + 1) < z < −n, n ∈ N∗ , on aura :
Γ(z + n + 1)
Γ(z) = .
z(z + 1) . . . (z + n)
Exemple 1.2.
Γ 12
√
1
1. Γ − = = −2 π.
2 − 21
√
Γ − 12
3 4 π
2. Γ − = = .
2 − 32 3
8
CHAPITRE 1. NOTIONS DE BASE DU CALCUL FRACTIONNAIRE
Elle fait partie des fonctions de base du calcul fractionnaire. Cette fonction joue un
rôle important quand elle est combinée avec la fonction Gamma.
Définition 1.7. [13] La fonction Bêta est un type d’intégrale d’Euler définie pour des
nombres complexes α et β par :
Z 1
B(α, β ) = t α−1 (1 − t)β −1 dt, Re(α) > 0 , Re(β ) > 0. (1.4)
0
Proposition 1.4. La fonction Bêta est liée à la fonction Gamma par la relation sui-
vante :
Γ(α)Γ(β )
B(α, β ) = , (α, β ∈ C; Re(α) > 0 , Re(β ) > 0) . (1.5)
Γ(α + β )
+∞ +∞
Z Z
α−1 −x β −1 −y
Γ(α)Γ(β ) = x e dx y e dy ,
0 0
Z Z
= xα−1 yβ −1 e−(x+y) dxdy.
D
( (
u = x+y x = uv
x
⇒
v= x+y y = u(1 − v)
et :
∂ (x, y) v u
= = −uv − u(1 − v) = −u.
∂ (u, v) 1−v −u
De même que le domaine D0 correspondant à D dans les cordonnées u, v est :
9
CHAPITRE 1. NOTIONS DE BASE DU CALCUL FRACTIONNAIRE
Alors :
Z Z Z Z
α−1 β −1 −(x+y)
x y e dxdy = (uv)α−1 (u(1 − v))β −1 e−u |−u|dudv,
D 0
Z ZD
= uα+β −1 (v)α−1 (1 − v)β −1 e−u dudv,
D0
Z +∞ Z 1
= uα+β −1 (v)α−1 (1 − v)β −1 e−u dudv,
0Z +∞0 Z 1
= uα+β −1 e−u du (v)α−1 (1 − v)β −1 dv ,
0 0
= Γ(α + β )B(α, β ).
par conséquent :
Γ(α)Γ(β )
B(α, β ) =
Γ(α + β )
1 1
Exemple 1.3. Calculons B ,
2 2
1
1
1 1 Γ 2 Γ 2
B , = = π.
2 2 Γ(1)
Proposition 1.5.
1. B (α, β ) = B (β , α).
1
2. B (α, 1) = .
α
P REUVE.
1. nous avons :
10
CHAPITRE 1. NOTIONS DE BASE DU CALCUL FRACTIONNAIRE
La fonction Mittag-Leffler joue un rôle très important dans la théorie des équa-
tions différentielles d’ordre entier. Elle est aussi largement utilisée dans la recherche
des solutions des équations différentielles d’ordre fractionnaire, cette fonction à été
introduite par G .M. Mittag-Leffler [10].
Définition 1.8. [13] Pour z ∈ C , la fonction de Mittag-Leffler Eα (z) est définie par :
∞
zk
Eα (z) = ∑ , α >0 (1.6)
k=0 Γ(αk + 1)
Exemple 1.4.
1
1. E0 (z) = , | z |< 1.
1−z
+∞ +∞ k
zk z
2. E1 (z) = E1,1 (z) = ∑ = ∑ = ez .
k=0 Γ (k + 1) k=0 k!
+∞ +∞ √ 2k
zk ( z) √
3. E2 (z) = E2,1 (z) = ∑ =∑ = cosh z.
k=0 Γ (2k + 1) k=0 (2k)!
+∞
z2k 1 +∞ z2k+1 1
4. E2,2 (z) = ∑ = ∑ = sinh z .
k=0 Γ (2k + 2) z k=0 (2k + 1)! z
Le but de cette partie est d’introduire les deux plus importantes approches du cal-
cul fractionnaire au sens de Riemann-Liouville, y compris quelques unes de leurs
propriétés.
11
CHAPITRE 1. NOTIONS DE BASE DU CALCUL FRACTIONNAIRE
Définition 1.9. Soit f : [a, b] → R une fonction continue sur l’intervalle [a, b]
Notons par Ia1 f la primitive qui s’annule en a :
Z t
∀t ∈ [a, b] : (Ia1 f )(t) = f (τ)dτ.
a
Définition 1.10. [8] Supposons que α > 0, a < t, α, a,t ∈ R et f ∈ L1 ([a, b]). L’inté-
grale fractionnaire de Riemann-Liouville à gauche de la fonction f (t) pour un ordre
non entier α est définie par :
Z t
1
∀t ∈ [a, b], Iaα+ f (t) = (t − τ)(α−1) f (τ)dτ, (1.9)
Γ(α) a
12
CHAPITRE 1. NOTIONS DE BASE DU CALCUL FRACTIONNAIRE
Remarque 1.2. Dans tout ce qui suit on va utiliser uniquement l’intégrale (à gauche).
Théorème 1.6. [8] Pour toute fonction f ∈ L1 ([a, b]) , l’intégrale fractionnaire de
Riemann-Liouville possède la propriété suivante :
β (α+β )
Iaα+ [Ia+ f (t)] = Ia+ f (t), pour α > 0, β > 0, (1.11)
pour presque tout t ∈ [a, b]. Si de plus f ∈ C([a, b]), alors cette identité est vraie
∀t ∈ [a, b].
t = u + s(t − u),
on obtient :
Z t
β B(α, β ) f (u)
Iaα+ [Ia+ f (t)] = du
Γ(α)Γ(β ) a (τ − u)1−α−β
(α+β )
= Ia+ f (t).
P REUVE.
1. Z t
β −1
1
α
Ia+ (t − a) (t) = (t − τ)α−1 (τ − a)β −1 dτ, (1.14)
Γ(α) a
En effectuant le changement de variable :
τ = a + s(t − a),
1
Z t
= ((t − a) − s(t − a))α−1 (s(t − a))β −1 (t − a)ds
Γ(α) 0
Z 1
1 α+β −1
= (t − a) sβ −1 (1 − s)α−1 ds
Γ(α) 0
1 Γ(α)Γ(β )
= (t − a)α+β −1 B(α, β ), B(α, β ) =
Γ(α) Γ(α + β )
Γ(β )
= (t − a)α+β −1 .
Γ(α + β )
Exemple 1.5.
1 / L’intégrale de f (t) = (t − a)β au sens de Riemann-Liouville.
Soient α > 0, β > −1, alors on a :
Z t
1
Iaα f (t) = (t − τ)α−1 (τ − a)β dτ. (1.15)
Γ(α) a
τ = a + s(t − a),
14
CHAPITRE 1. NOTIONS DE BASE DU CALCUL FRACTIONNAIRE
1 1 Z
Iaα (t − a)β = (t − a)α−1 (1 − s)α−1 sβ (t − a)β +1 ds,
Γ(α) 0
(t − a)α+β 1
Z
= (1 − s)α−1 sβ ds,
Γ(α) 0
Z 1
(t − a)α+β
= (1 − s)α−1 s(β +1)−1 ds.
Γ(α) 0
α (t − a)α+β
I f (t) = B(α, β + 1)
Γ(α)
(t − a)α+β Γ(α)Γ(β + 1)
=
Γ(α) Γ(α + β + 1)
Γ(β + 1)
= (t − a)α+β .
Γ(α + β + 1)
Γ(β + 1)
I α (t − a)β = (t − a)α+β . (1.16)
Γ(α + β + 1)
15
CHAPITRE 1. NOTIONS DE BASE DU CALCUL FRACTIONNAIRE
Si α > 0, on note [α] la partie entière de α : [α] est l’unique entier vérifiant :
[α] ≤ α < [α] + 1.
d d 2 1
Soit f : [a, b] → R : En s’inspirant de la relation classique = 2 Ia , on peut
dt dt
définir une dérivée fractionnaire d’ordre α, 0 ≤ α < 1 par :
dα d 1−α
= I .
dt α dt a
Plus généralement, si α > 0 et n = [α] + 1, on peut poser :
dα d n n−α
= I .
dt α dt n a
On obtient exactement la dérivée de Riemann-Liouville à gauche.
Définition 1.11. [8] Soit f ∈ L1 ([a, b]) une fonction intégrable sur [a, b], la dérivée
fractionnaire au sens de Riemann-Liouville à gauche de la fonction f d’ordre α > 0
notée Dαa+ f est définie par :
où : n = [α] + 1
en particulier, si α = n − 1 ∈ N∗ , a = 0, alors :
n Z t Z t n
1 d d d n−1
n−1
D0 f (t) = n
f (τ)dτ = n
f (τ)dτ = n−1 f (t) = f (n−1) (t).
Γ(1) dt 0 0 dt dt
16
CHAPITRE 1. NOTIONS DE BASE DU CALCUL FRACTIONNAIRE
(−1)n d n
Z b
∀t ∈ [a, b] , Dαb− f (t) = (−1)n Dn (Ibn−α
− f )(t) = (τ −t)n−α−1 f (τ)dτ.
Γ(n − α) dt n t
(1.18)
Exemple 1.6.
1 / La dérivée de f (t) = (t − a)β au sens de Riemann-Liouville.
α d n n−α
β
D (t − a) = n I (t − a)β .
dt
Soit α > 0 tel que n − 1 < α < n et β > −1, d’après (1.17),et la relation (1.16), (Voir
l’exemple(1.5) on a :
d n n−α Γ(β + 1) dn
α β
D (t − a) = n I β
(t − a) = n
(t − a)n−α+β . (1.19)
dt Γ(n − α + β + 1) dt
En tenant compte de :
dn Γ(β + n − α + 1)
n
(t − a)n−α+β
= (t − a)β −α . (1.20)
dt Γ(β − α + 1)
Γ(β + 1)
Dα (t − a)β = (t − a)β −α .
Γ(β − α + 1)
Γ(β + 1)
Dα (t − a)β = (t − a)β −α . (1.21)
Γ(β − α + 1)
17
CHAPITRE 1. NOTIONS DE BASE DU CALCUL FRACTIONNAIRE
1 3
On pose : α = et β = . Alors,
2 2
3
1 3 Γ 2 +1 3 1
2−2
D (t − a)
2 2 = 3 1
(t − a)
Γ 2 − 2 +1
3 3
2Γ 2
= (t − a)
Γ (2)
√
3 π
= (t − a) .
4
2 / la dérivée fractionnaire au sens de Riemann-Liouville d’une fonction constante
f (t) = C est non nulle, sa valeur est :
C
Dα C = (t − a)−α , α >0
Γ(1 − α)
β −1
Γ(β )
α
1. Da (t − a) (t) = (t − a)β −α−1 .
Γ (β − α)
β −1
Γ(β )
α
2. Db (b − t) (t) = (b − t)β −α−1 .
Γ (β − α)
Dα (I α f (t)) = f (t),
18
CHAPITRE 1. NOTIONS DE BASE DU CALCUL FRACTIONNAIRE
n−1
f (k) (a)
α α
I D f (t) = f (t) − ∑ (t − a)k .
k=0 k!
P REUVE.
1. En utilisant (1.17) et la théorème(1.3) , on a pour n = [α] + 1
19
CHAPITRE 1. NOTIONS DE BASE DU CALCUL FRACTIONNAIRE
3. On a pour α > 0 , k ∈ N∗
4. On a :
= I n Dn f (t)
n−1
f (k) (a)
= f (t) − ∑ (t − a)k .
k=0 k!
Définition 1.13. La dérivée fractionnaire de Caputo c Dαa f (t) d’ordre α > 0, sur l’in-
tervalle [a, b] est définie par l’intermédiaire de la dérivée fractionnaire de Riemann-
Liouville par : !
n−1
c α f (k) (a)
Da f (t) = Dαa f (t) − ∑ (t − a)k , (1.22)
k=0 k!
où :
n = [α] + 1, si α ∈
/ N, n = α et α ∈ N. (1.23)
Si α = 0, alors :
c 0
D f (t) = f (t).
a
20
CHAPITRE 1. NOTIONS DE BASE DU CALCUL FRACTIONNAIRE
c α
Da f (t) = Dαa ( f (t) − f (a)) .
La dérivée fractionnaire de Caputo (1.22) est définie pour les fonctions f pour les-
quelles la dérivée fractionnaire de Riemann-Liouville existe ; en particulier elle est
définie pour les fonctions f ∈ ACn ([a, b]). On a le théorème suivant :
Théorème 1.10. Soit α ≥ 0 et soit n donné par (1.23). Si f ∈ ACn ([a, b]), alors la
dérivée fractionnaire de Caputo c Dαa f (t) existe presque partout sur [a, b].
/ N, alors c Dαa f (t) est donnée par :
a) Si α ∈
dn
(c Dαa f )(t) = Ian−α f (t),
dt n
Zt
1
= (t − τ)n−α−1 f (n) (τ)dτ. (1.24)
Γ(n − α)
a
Zt
1 0
(c Dαa f )(t) = (t − τ)−α f (τ)dτ, (1.25)
Γ(1 − α)
a
0
= Ia1−α f (t).
b) Si α ∈ N, alors :
(c Dαa f )(t) = f (n) (t).
Exemple 1.7.
1 / La dérivée d’une fonction constante au sens de Caputo est nulle
c α
D C = 0. (1.26)
21
CHAPITRE 1. NOTIONS DE BASE DU CALCUL FRACTIONNAIRE
Γ(α + 1)
f (n) (τ) = (τ − a)α−n , (1.27)
Γ(α − n + 1)
d’où :
Z t
c P Γ(α + 1)
D (t − a) α
= (t − τ)n−p−1 (τ − a)α−n dτ,
Γ(n − p)Γ(α − n + 1) a
Γ(α + 1)B(n − p, α − n + 1)
= (t − a)α−p ,
Γ(n − p)Γ(α − n + 1)
Γ(α + 1)
= (t − a)α−p .
Γ(α − p + 1)
22
CHAPITRE 1. NOTIONS DE BASE DU CALCUL FRACTIONNAIRE
Zt
c α λt 1 n−α−1 dn λ τ
Da (e ) = (t − τ) (e )dτ,
Γ(n − α) dτ n
a
Zt
1
= (t − τ)n−α−1 (λ n eλ τ )dτ,
Γ(n − α)
a
Zt
λn n−α−1
∞
λ kτ k
= (t − τ) ∑ k! dτ,
Γ(n − α) k=0
a
Zt
λ nt n−α−1 ∞ λ k τ
= ∑ k! (1 − )n−α−1 τ k dτ.
Γ(n − α) k=0 t
a
τ = yt, dτ = tdy
a
où : y = quand τ = a et y = 1 quand τ = t .
t
On obtient :
Z1
c α λt λ nt n−α+k ∞ λ k
Da (e ) = ∑ k! (1 − y)n−α−1 yk+1−1 dτ, (si a = 0)
Γ(n − α) k=0 a
t
λ nt n−α+k ∞ λ k
= ∑ k! B(n − α, k + 1).
Γ(n − α) k=0
23
CHAPITRE 1. NOTIONS DE BASE DU CALCUL FRACTIONNAIRE
c α
D (eλt ) = λ nt n−α E1,n−α+1 (tλ ). (1.28)
Les dérivées fractionnaires au sens de Caputo ont les propriétés résumées dans la
proposition suivante :
Proposition 1.11. soit α > 0,β > 0 ;n = [α] + 1 .si f (t) ∈ (C p [a, b], p = [α + β ] + 1)
,alors
c α c β c α+β
D ( D f ) (t) = D f (t). (1.29)
P REUVE. On a :
c α c β c α n−β n
D ( D f ) (t) = D (I D f ) (t),
n−α n n−β n
= I D (I D f ) (t),
n−(α+β ) n n n
= I D I D f (t),
n−(α+β ) n
= I D f (t),
= c Dα+β f (t).
Lemme 1.12. soit f (t) une fonction tels que Dα f (t) et c Dα f (t) existent, avec n−1 <
α < n , n ∈ N alors on a :
Dα f (t) 6= c Dα f (t). (1.30)
24
CHAPITRE 1. NOTIONS DE BASE DU CALCUL FRACTIONNAIRE
f (a)
(c Dαa ) f (t) = Dαa f (t) − (t − a)−α .
Γ (−α + 1)
c α
Da f (t) = Dαa f (t)
25
CHAPITRE 2
Dans la seconde partie du XXe siècle, George Adomian (21 mars 1922 - 1996) un
mathématicien américain a proposé une nouvelle méthode [1] pour résoudre les équa-
tions différentielles et aux dérivées partielles linéaires et non linéaires , les problèmes
algébriques, intégrales, intégrodifférentielles, les équations différentielles ordinaires
d’ordre supérieur. La technique utilise une décomposition de I’opérateur non linéaire
en une série de fonction, chaque terme de cette série est un polynôme généralisé ap-
pelé polynôme d’Adomian .
La méthode décompositionnelle consiste à calculer les solutions des équations sous
la forme d’une série infinie convergente vers la solution du problème donné [4].
26
CHAPITRE 2. QUELQUES MÉTHODES NUMÉRIQUES POUR RÉSOUDRE
DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
2.1.1 Description de la méthode
Pour illustrer les idées de base de cette méthode, considérons l’équation différen-
tielle non linéaire suivante :
Au = g, (2.1)
où :
A : est un opérateur différentiel ordinaire ou partiel non linéaire (contenant des termes
linéaire et des termes non linéaires) d’un espace de Hilbert H dans lui-même.
g : une fonction donnée.
On cherche u ∈ H solution du (2.1).
Le terme linéaire de l’opérateur A est décomposée en L + R, où L est un opérateur
différentiel facilement inversible et R représente le reste de l’opérateur linéaire. Le
terme non -linéaire de A est noté N . On a :
A = L + R + N,
En multipliant l’équation (2.2) par L−1 aux deux côtés de l’équation (après la décom-
position), on obtient :
L−1 (Lu + Nu + Ru) = L−1 g
27
CHAPITRE 2. QUELQUES MÉTHODES NUMÉRIQUES POUR RÉSOUDRE
DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
La méthode d’Adomian consiste à chercher la solution u sous la forme d’une séries :
∞
u= ∑ un , (2.5)
n=0
∞
Pour pouvoir construire la série ∑ un dont les éléments sont calculés récursivement,
n=0
on note par N(u) est la somme de la série :
∞
N(u) = ∑ An , (2.7)
n=0
28
CHAPITRE 2. QUELQUES MÉTHODES NUMÉRIQUES POUR RÉSOUDRE
DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
∞
Les termes de la série ∑ un peuvent être identifiés par les formules :
n=0
u0 = φ + L−1 g
−1 −1
u1 = −L Ru0 − L A0
u2 = −L−1 Ru1 − L−1 A1 (2.12)
..
.
−1 −1
n+1 = −L Run − L An
u
La question qu’on peut se poser est comment déterminer les (An )n≥0 et à quelles
conditions la méthode converge.
l’étape la plus importante de la méthode est celle du calcul des polynômes d’Ado-
mian.
Définition 2.1. Les polynômes d’Adomian sont définis par la formule suivante [2] :
A0 (u0 ) = N(u0 )
1 dn
∞ (2.13)
An (u0 , u1 , u2 , . . . , un ) =
n! dλ n N( ∑ λ i ui ) ,
i=0 λ=0
29
CHAPITRE 2. QUELQUES MÉTHODES NUMÉRIQUES POUR RÉSOUDRE
DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
(An )n≥0 est la suivante [1] :
A0 (u0 ) = N(u0 )
∂
A1 (u0 , u1 ) = u1 N(u0 )
∂u
∂ 1 2 ∂2
A2 (u0 , u1 , u2 ) = u2 N(u0 ) + u1 2 N(u0 )
∂u 2! ∂ u
∂ ∂2 1 3 ∂3
A3 (u0 , u1 , u2 , u3 ) = u3 N(u0 ) + u1 u2 2 N(u0 ) + u1 3 N(u0 )
∂u ∂u 3! ∂ u
..
.
où : c(v, n) représente la somme de tous les produits (divisées par m!) des v termes
ui dont la somme des indices i est égales à n, m étant le nombre de répétitions des
mêmes termes dans le produit.
Exemple 2.1. Soit l’opérateur non linéaire définit par :
N(u) = cos u
Par définition on a :
30
CHAPITRE 2. QUELQUES MÉTHODES NUMÉRIQUES POUR RÉSOUDRE
DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
Une autre méthode de calcul des polynômes d’Adomian
∞ ∞
i
u(λ ) = ∑ λ ui et N(u(λ )) = ∑ λ nAn,
i=0 n=0
on développe N(u(λ )) sous forme de puissance de λ et par comparaison, les An
sont donnés par les coefficients de λ n .
N(u) = uux
n
u(λ ) = ∑ λ iui = u0 + λ u1 + λ 2u2 + · · ·
i=0
n
ux (λ ) = ∑ λ iuix = u0x + λ u1x + λ 2u2x + · · ·
i=0
Donc :
D’autre part on a :
∞
N(ux (λ )) = ∑ λ nAn = uux = A0 + λ A1 + λ 2A2 + · · ·
n=0
A0 = u0 u0x
A1 = u1 u0x + u0 u1x
A2 = u0 u2x + u1 u1x + u2 u0x .
31
CHAPITRE 2. QUELQUES MÉTHODES NUMÉRIQUES POUR RÉSOUDRE
DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
2.1.3 Convergence de la méthode ADM
Théorème 2.1.
et réciproquement.
Les premières preuves de convergence ont été citées par Yves Cherruault. Elles sont
basées sur la théorème du point fixe.
Donnons les grandes lignes de la démonstration (voir[3] pour plus de détails).
Notons d’abord que la méthode décompositionnelle appliquée à (2.1) se ramène à la
recherche d’une suite :
Sn = u1 + u2 + · · · + un ,
Théorème 2.2. Si l’opérateur N est une contraction (c’est-à-dire vérifie kNk < δ <
1) alors la suite (Sn )n satisfaisant la relation de récurrence Sn+1 = N(u0 + S) avec
S0 = 0, n ≥ 0 converge vers S solution de S = N(u0 + S).
32
CHAPITRE 2. QUELQUES MÉTHODES NUMÉRIQUES POUR RÉSOUDRE
DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
P REUVE. De la relation (2.14), on a :
∑ An = ∑ u n ,
n≥0 n≥1
Corrollaire : Si N est une contraction alors les séries des un et des An sont conver-
gentes. De plus, ∑ un est solution de l’équation :
n≥0
Au = g.
On a :
Lu = u0 et Nu = u2
d
avec L = (.).
dt
L−1 représente une simple intégration de 0 à t. On trouve :
33
CHAPITRE 2. QUELQUES MÉTHODES NUMÉRIQUES POUR RÉSOUDRE
DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
∞ ∞
−1
u= ∑ un = u(0) − L ∑ An (2.18)
n=0 n=0
Les polynômes d’Adomian sont :
A0 = u20 ,
A1 = 2u0 u1 ,
A2 = 2u0 u2 + u21 ,
A3 = 2u0 u3 + 2u1 u2 ,
..
.
par conséquent on a :
u0 = 1,
u1 = −L−1 (A0 ) = −t,
u2 = −L−1 (A1 ) = t 2 ,
u3 = −L−1 (A2 ) = −t 3 ,
u4 = −L−1 (A3 ) = t 4 ,
..
.
34
CHAPITRE 2. QUELQUES MÉTHODES NUMÉRIQUES POUR RÉSOUDRE
DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
2.2 Méthode d’itération variationnelle(VIM)
Pour illustrer les idées de base de cette méthode, on considère l’équation différen-
tielle non-linéaire suivante [5] :
où :
dm
L : est un opérateur linéaire défini par L = dt m , m ∈ N∗
N : est un opérateur non linéaire,
g : est une fonction connue.
Nous pouvons construire une correction fonctionnelle selon la méthode itérative va-
riationnelle suivante :
Z t
un+1 (t) = un (t) + λ (τ) [L(un (τ)) + N(u˜n (τ)) − g(τ)] dτ, n ≥ 0, (2.20)
0
où :
λ : est un multiplicateur générale de Lagrange.
n : est un indice représente la nime approximation et u˜n (t) est considéré comme une
variation restreinte c’est à dire δ u˜n (t) = 0 .
Pour résoudre l’équation (2.19) par la méthode VIM, on doit d’abord déterminer le
35
CHAPITRE 2. QUELQUES MÉTHODES NUMÉRIQUES POUR RÉSOUDRE
DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
multiplicateur de Lagrange λ qui va être identifier de manière optimale via intégra-
tion par parties. Alors les approximations successives un de la solution u(t) vont être
obtenues en utilisant le multiplicateur de Lagrange et une fonction u0 bien choisie
(qui doit être au moins satisfaire les conditions initiales), par conséquent, la solution
exacte sera la limite :
lim un (t) = u(t). (2.21)
n−→∞
La méthode d’itération variationnelle devrait être employée en suivant deux étapes
essentielles[12, 14]
1. La détermination de multiplicateur de Lagrange λ .
- Si m = 1, λ (t) = −1, u0 (x) = u(0).
- Si m = 2, λ (t) = t − τ, u0 (x) = u(0) + xu0 (0),
d’une manière générale :
1m ck k
λ (t) = (m−1)!
(t − τ)m−1 , u0 (x) = ∑m−1
k=0 k! x , ck = uk (0).
Théorème 2.3. [12, 14] Soit X est un espace de Banach et B : X → X est une appli-
cation non linéaire. On suppose que l’application vérifie la condition :
où : 0 < γ < 1 . Alors, l’application B possède un point fixe unique, u ∈ X, tel que
36
CHAPITRE 2. QUELQUES MÉTHODES NUMÉRIQUES POUR RÉSOUDRE
DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
B(u) = u. De plus, la suite :
un+1 = B(un ), (2.23)
P REUVE.
On peut supposer que 1 < l < k, cela donne kuk − ul k −→ 0, comme k, l −→ ∞,donc
(uk )∞
k=1 est une suite de Cauchy. Puisque X est un espace de Banach, la suite converge
vers un point fixe.
D’après le théorème (2.3), pour l’application non linéaire
Z t
B(un ) = un (t) + λ (τ) [Lun (τ) + N u¯n (τ) − g(τ)] dτ, (2.24)
0
37
CHAPITRE 2. QUELQUES MÉTHODES NUMÉRIQUES POUR RÉSOUDRE
DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
donc la formule d’itération peut être obtenue comme suit :
Z t
un+1 (t) = un (t) + (τ − t)(u00n (τ) + un (τ))dτ. (2.26)
0
D’après la formule (2.26), nous obtenons les premiers termes de la solution appro-
chée :
u0 (t) = 1,
1 2
u1 (t) = 1 − t ,
2!
1 1
u2 (t) = 1 − t 2 + t 4 ,
2! 4!
1 2 1 4 1 6
u3 (t) = 1 − t + t − t ,
2! 4! 6!
..
.
et comme :
u(t) = lim un (t),
n−→∞
nous pouvons exprimer la solution de l’équation (2.25) sous forme d’une série conver-
gente vers la solution exacte donnée par :
1 2 1 4 1 6
u(t) = 1 − t + t − t +···
2! 4! 6!
n 2k
t
= lim ∑ (−1)k
n−→∞
k=0 2k!
= cos(t).
38
CHAPITRE 2. QUELQUES MÉTHODES NUMÉRIQUES POUR RÉSOUDRE
DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
Le multiplicateur de Lagrange λ (τ) peut être identifié comme étant λ = −1, donc la
formule d’itération peut être obtenue comme suit :
Z t
λ (τ) u0n (τ)) − (u˜n (τ)) − 1 dτ.
un+1 (t) = un (t) − (2.28)
0
D’après la formule (2.28), nous obtenons les premiers termes de la solution appro-
chée :
u0 (t) = 0,
u1 (t) = t,
1
u2 (t) = t + t 3 ,
3
1 2 1
u3 (t) = t + t 3 + t 6 + t 7 ,
3 15 63
..
.
et comme :
u(t) = lim un (t),
n−→∞
nous pouvons exprimer la solution de l’équation (2.27) sous forme d’une série conver-
gente vers la solution exacte donnée par :
1 2 1
u(t) = t + t 3 + t 6 + t 7 + · · ·
3 15 63
= tan(t).
39
CHAPITRE 3
Dans cette section on va discuter sur les types des equations différentielles d’ordre
fractionnaire. On commence par donner une définition d’une équation différentielle
d’ordre fractionnaire (EDF) :
/ N, n = [α] + 1 et f : A ⊂ R2 → R , Alors :
Définition 3.1. Soit α > 0, α ∈
C
Dα u(t) = f (t, u(t)), (3.2)
40
CHAPITRE 3. LA RÉSOLUTION DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
FRACTIONNAIRES EDF
Lemme 3.1. Soit α > 0 . Si nous supposons que u ∈ C(0, 1) L(0, 1) , alors l’équa-
T
où : Cm ∈ R , avec m = 1, 2, . . . ., n.
où : Cm ∈ R.
Donc la solution générale de (3.3) donné comme une des solutions particulières (3.4)
, C-à-d :
où : Cm ∈ R, avec m = 1, 2, . . . , n.
Lemme 3.2. Soit α > 0 . Si nous supposons que u ∈ C(0, 1) L(0, 1) , alors l’équa-
T
C
Dα0+ u(t) = 0, (3.6)
41
CHAPITRE 3. LA RÉSOLUTION DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
FRACTIONNAIRES EDF
admet une solution unique :
où : Cm ∈ R, avec m = 1, 2, . . . , n − 1.
C
Dα0+ t m = 0, pour m = 0, 1, 2, . . . , n − 1.
où Cm ∈ R.
Donc la solution générale de (3.6), donnée comme une somme des solutions particu-
lières (3.8), C-à-d :
I0α+ C Dα0+ u(t) = u(t) +C0 +C1t +C2t 2 + · · · +Cn−1t n−1 . (3.9)
où : Cm ∈ R , avec m = 0, 1, 2, . . . , n − 1.
42
CHAPITRE 3. LA RÉSOLUTION DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
FRACTIONNAIRES EDF
um (0)
On pose : Cm = − ∈ R , pour chaque m = 0, 1, 2, . . . , n−1. On trouve facilement
m!
l’égalité (3.9).
Nous allons considérer dans cette partie que la dérivée fractionnaire utilisée est au
sens de Caputo.
Nous présentons l’équation différentielle fractionnaire de Riccati :
C
Dα u(t) = A(t) + B(t)u(t) +C(t)u(t)2 , (3.12)
43
CHAPITRE 3. LA RÉSOLUTION DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
FRACTIONNAIRES EDF
La méthode ADM donnée la solution par la série suivante :
∞
u(t) = ∑ un(t), (3.14)
n=0
A partir de cette équation, les itérations sont déterminer par l’algorithme suivant :
tj
(
u0 = ∑m−1
j=0 c j
α
j! + I (A(t)),
un+1 = I α (B(t)un +C(t)An ), n≥0
e2t − t
u(t) = 2t (3.18)
e +1
On a quand t → ∞ , u(t) → 1.
Pour trouver la solution, nous utilisons le schéma suivant :
(
tα
u0 = u(0) + I α (1) = Γ(α+1) ,
(3.19)
un+1 = −I α (An ) , n≥0
44
CHAPITRE 3. LA RÉSOLUTION DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
FRACTIONNAIRES EDF
où les An sont les polynômes d’Adomian pour le terme non linéaire
tel que :
F(u) = u2 .
1
u0 = tα
Γ(α + 1)
Γ(1 + 2α) 3α
u1 = −I α (A0 ) = −I α (F(u0 )) = −I α u20 = − t
α 2 Γ(1 + 3α)
16Γ(2α)Γ(4α)
u2 = −I α (A1 ) = −I α F 0 (u0 ) = −I α (2u0 u1 ) = t 5α
αΓ(1 + 3α)Γ(1 + 5α)
1
u3 = −I α (A2 ) = −I α (u2 F 0 (u0 ) + u21 F 00 (u0 ) = −I α (2u0 u1 ) = −I α (2u0 u2 + u21 )
2
(32α Γ(2α)Γ(4α)Γ(1 + 3α) + Γ(1 + 2α)2 Γ(1 + 5α))Γ(1 + 6α) 7α
2
= − t
α 4 Γ(1 + 3α)2 Γ(1 + 5α)Γ(1 + 7α)
1 Γ(1 + 2α) 3α 16Γ(2α)Γ(4α)
u(t) = tα − 2 t + t 5α + · · · (3.20)
Γ(α + 1) α Γ(1 + 3α) αΓ(1 + 3α)Γ(1 + 5α)
45
CHAPITRE 3. LA RÉSOLUTION DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
FRACTIONNAIRES EDF
1
, on obtient :
2
√ 3 5 7 9 11
u(t) = 2 t − 3.00901t 2 + 7.24332t 2 − 19.6157t 2 + 55.9634t 2 − 164.385t 2
13 15 17 19 21
+491.925t 2 − 1491.22t 2 + 4563.65t 2 − 14068.5t 2 + 43620.6t 2 .
1
Pour simplifier , soit t 2 = x , alors :
β
Où Dtα et Dx désignent les dérivées fractionnaires, A et B sont des constantes réelles.
On prend, comme condition initiale, les fonctions :
(
u(x, 0) = f (x)
(3.22)
v(x, 0) = g(x).
46
CHAPITRE 3. LA RÉSOLUTION DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
FRACTIONNAIRES EDF
Pour résoudre le problème (3.21), avec la méthode ADM, on écrit (3.21) sous la
forme :
Dtα u = −u Dβx u − Dβx v − Auxx
(3.24)
Dtα v = −u Dβx v − v Dβx u − Buxxx − Avxx ,
β β β
où : P1 (u(x,t)) = u(Dx u) , P2 (u(x,t), v(x,t)) = u(Dx v) et P3 (u(x,t), v(x,t)) = v(Dx u).
Avec la méthode d’Adomian, la solution s’écrit sous la forme :
∞ ∞
u(x,t) = ∑ ui (x,t) , v(x,t) = ∑ vi (x,t). (3.26)
i=0 i=0
h i
1 di ku , kv 1 di k β k
Bi = i! dλ i P2 ∑∞
k=0 λ k ∑∞
k=0 λ k λ =0
= i! dλ i ∑∞
k=0 λ uk Dx ∑∞
k=0 λ vk
λ =0
h i
1 di ku , ∞ λ kv 1 di k β k
Ci = i! dλ i P3 ∑∞
k=0 λ k ∑ k=0 k λ =0
= i! dλ i ∑∞
k=0 λ vk Dx ∑∞
k=0 λ uk .
λ =0
47
CHAPITRE 3. LA RÉSOLUTION DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
FRACTIONNAIRES EDF
En effet, on peut facilement calculer ces polynômes. En voici quelques un :
β
A0 = u0 Dx u0
β β
A1 = u1 Dx u0 + u0 Dx u1
β β β (3.27)
A2 = u2 Dx u0 + u1 Dx u1 + u0 Dx u2
β β β β
A3 = u3 Dx u0 + u2 Dx u1 + u1 Dx u2 + u0 Dx u3 .
48
CHAPITRE 3. LA RÉSOLUTION DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
FRACTIONNAIRES EDF
avec la condition initiale :
(
u0 (x, 0) = f (x) = w − 2ck coth (kµ)
(3.32)
v0 (x, 0) = g(x) = −2c (c + A) k2 csch2 (kµ) ,
p
où c = B + A2 , µ = x + x0 ,x0 ,k et w sont des constantes réelles.
La solution exacte de (3.31), pour le cas où α = 1 ; s’écrit sous la forme :
(
u(x,t) = w − 2ck coth (k(µ − wt))
(3.33)
v(x,t) = −2c (c + A) k2 csch2 (k(µ − wt)) .
( t α
u1 (x,t) = −J α (A0 ) − J α (v0x ) − AJ α (u0xx ) = f1 Γ(α+1) ,
tα (3.35)
v1 (x,t) = −J α (B0 ) − J α (C0 ) − bJ α (u0xxx ) + AJ α (v0x ) = g1 Γ(α+1)
( 2α
t
u2 (x,t) = −J α (A1 ) − J α (v1x ) − AJ α (u1xx ) = f2 Γ(2α+1)
2α
t
(3.36)
v2 (x,t) = −J α (B1 ) − J α (C1 ) − bJ α (u1xxx ) + AJ α (v1x ) = g2 Γ(2α+1)
( 3α
t
u3 (x,t) = −J α (A2 ) − J α (v2x ) − AJ α (u2xx ) = f3 Γ(3α+1)
3α
t
(3.37)
v3 (x,t) = −J α (B2 ) − J α (C2 ) − bJ α (u2xxx ) + AJ α (v2x ) = g3 Γ(3α+1) ,
où :
(
f1 = − f fx − gx − A fxx
g1 = − f gx − g fx + Agxx − B fxxx
49
CHAPITRE 3. LA RÉSOLUTION DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
FRACTIONNAIRES EDF
(
f2 = − f1 fx − f f1x − g1x − A f1xx
g2 = − f1 gx − g1 fx − f g1x − g f1x + Ag1xx − B f1xxx
(
f3 = − f2 fx − f1 f1x − f f2 − g2x A f2xx
g3 = − f1 gx − f1 g1x − f g2x − g2 fx − g1 f1x − g f2x + Ag2xx − B f2xxx ,
Nous traçons des solutions numériques pour le système(3.31) avec α = 12 ainsi que la
solution exacte (3.33)lorsque α = β = 1. Les figures (3.1.a) et (3.1.c)représentent la
solution numérique de (3.31) vérifiant la condition initiale (3.32). Les figures (3.1.b)
et (3.1.d) représentent la solution exacte de (3.33)
50
CHAPITRE 3. LA RÉSOLUTION DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
FRACTIONNAIRES EDF
(a) (b)
(c) (d)
F IGURE 3.1 – Dans (a) la solution numérique de u(x,t)-(3.38), dans (b) la solution exacte de u(x,t)-
(3.33), dans (c) la solution numérique de v(x,t)-(3.38) ; dans (d) la solution exacte de v(x,t)-(3.33)
A = B = 32 , w = 0.005, k = 0.1, x0 = 10, α = 12 .
51
CHAPITRE 3. LA RÉSOLUTION DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
FRACTIONNAIRES EDF
3.3.2 Le WBK fractionnaire Spacial et l’ADM
on prend :
(
u(x, 0) = f (x) = x4
(3.40)
v(x, 0) = g(x) = x3 .
u1 (x,t) = − jJ α (A0 ) − J α Dβx v0 − AJ α (u0xx ) = f1 x8−β + f2 x2 t
(3.42)
v1 (x,t) = −J α (B0 ) − J α (C0 ) − bJ α (u0xxx ) + AJ α (v0xx ) = g1 x7−β + g2 x t,
u2 (x,t) = −J (A1 ) − J Dβx v1 − A j (u1xx ) = f3 x12−2β + f4 x6−β + f5 t 2
2
(3.43)
v2 (x,t) = −J (B1 ) − J (C1 ) − bJ (u1xxx ) + AJ (v1xx ) = g3 x11−2β + g4 x5−β t 2 ,
2
52
CHAPITRE 3. LA RÉSOLUTION DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
FRACTIONNAIRES EDF
où :
Γ(5)
f1 = ,
Γ(5 − β )
f2 = −3 − 12A,
Γ(5) Γ(9)
f3 = − f1 + ,
Γ(5 − β ) Γ(9 − 2β )
Γ(5) Γ(3)
f4 = − f2 + − A (8 − β ) (7 − β ) f1 − (7 − β ) g1 ,
Γ(5 − β ) Γ(3 − β )
f5 = −g2 − 2A f2 .
Et :
Γ(4) Γ(5)
g1 = − − ,
Γ(4 − β ) Γ(5 − 2β )
g2 = 6A − 24B,
Γ(4) Γ(9) Γ(5) Γ(8)
g3 = − f1 + − g1 + ,
Γ(4 − β ) Γ(9 − 2β ) Γ(5 − β ) Γ(8 − 2β )
Γ(4) Γ(3) Γ(5)
g4 = − f2 + − g2 − B (8 − β ) (7 − β ) (6 − β ) f1
Γ(4 − β ) Γ(3 − β ) Γ(5 − β )
Γ(2)
+A (7 − β ) (6 − β ) g1 − .
Γ(2 − β )
Par conséquent, la solution de l’équation (3.39), vérifiant la condition (3.40) est don-
née par la formule :
(
u(x,t) = u0 (x,t) + u1 (x,t) + u2 (x,t) + · · ·
(3.44)
v(x,t) = v0 (x,t) + v1 (x,t) + v2 (x,t) + · · ·
53
CONCLUSION
Dans ce travail, nous avons essayées d’introduire quelques unes des méthodes les
plus utilisées dans le calcul des approximations numériques des équations différen-
tielles d’ordre fractionnaire (EDF). Nous avons citées par exemple la méthode ADM
qui nous appliquons cette méthode dans le dernière chapitre pour résoudre l’équation
de Riccati et l’équation de Whitham-Broer-Kaup (WBK) .
On peut conclure, que la méthode proposée est très puissante et efficace pour trouver
des solutions approximatives et analytiques pour des équation différentielles d’ordre
fractionnaire.
54
BIBLIOGRAPHIE
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BIBLIOGRAPHIE
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ملخص
في هذا العمل قدمنا طريقة ادوميان لحل معادلة ريكاتي ذات
! و،المشتقات الجزئية ذات رتبة كسرية زمنية حيث المشتق كسري
المعادالت ذات المشتقات الجزئية غير الخطية تظهر بشكل طبيعي
من اجل. الخ، الطب، اللزوجة،في المجاالت العلمية مثل الفيزياء
توضيح دقة و صحة هذه الطريقة من خالل تطبيقها على العديد من
ومن المهم إيجاد حلول تحليلية أو تقريبية على،األمثلة الملموسة
األقل لهذه المشكالت.
Résumé
Dans ce travail, la méthode Adomian(ADM) est proposée pour résoudre
l’équation de Riccati et WBK d'ordre fractionnaire temporelle, dans le
cadre des dérivées fractionnaire, les équations aux dérivées partielles non-
linéaires d’ordre fractionnaire qui est apparaissent naturellement dans
différents domaines scientifiques comme la physique, la viscoélasticité, la
médicine, etc. Afin d’illustrer la précision et la validité de cette méthode
ont été démontrées en les appliquant à de nombreux exemples concrets,
et il est important de trouver des solutions analytiques ou du moins
approximatives à ces problèmes.
Mots-Clés : équations aux dérivées partielles non-linéaires d’ordre
fractionnaire, la méthode Adomian.(ADM).
Abstract
In this work Adomian (ADM) method is proposed to solve the generalized
time fractional Riccati equation, in the frame of fractional derivatives, non-
linear partial differential equations of a fractional order occur naturally in
different scientific fields such as physics, viscoelasticity, medicine, etc. In
order to illustrate the accuracy and validity of this method have been
proven by applying them to many concrete examples, and it is important
or even necessary to find analytical or at least approximate solutions to
these problems.
Keywords : fractional order non-linear partial differential equations
Adomian (ADM) method,