0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
147 vues11 pages

Discrétisation d'équations différentielles TSI

Transféré par

med tabbou
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
147 vues11 pages

Discrétisation d'équations différentielles TSI

Transféré par

med tabbou
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

CCS TSI MATHS 1 2020

Rémi Crétois, Éric Mercier, Étienne Besson

version du 30 juin 2020

I Discrétisation d’une équation différentielle

I.A Opérateurs agissant sur les signaux à temps discret


Q 1. On considère la suite x définie pour tout entier n par x n = n 2 .
Pour tout entier n, il vient alors :
— [∆(x)]n = (n + 1)2 − n 2 = 2n + 1,
— ∆2 (x) n = (2(n + 1) + 1) − (2n + 1) = 2, la suite ∆2 (x) est donc constante,
£ ¤

— ∆ (x) n = 0, la suite ∆3 (x) est donc la suite nulle.


£ 3 ¤

Q 2. Soit (x, y) ∈ S2 , alors, pour tout entier n :

∆(x.y) n = x n+1 y n+1 − x n y n


£ ¤

= y n (x n+1 − x n ) + x n+1 y n+1 − x n+1 y n


¡ ¢
= y n [∆(x)]n + x n+1 y n+1 − y n
= y n [∆(x)]n + x n+1 ∆(y) n
£ ¤

On obtient donc l’égalité sur les suites : ∆(x.y) = y.∆(x) + τ(x)∆(y)


Q 3. Par télescopage, le résultat est immédiat :

n−1
X n−1
X
[∆(x)]k = x k+1 − x k = x n − x 0
k=0 k=0

I.B Discrétisation d’une équation différentielle

I.B.1 Étude d’une équation différentielle linéaire homogène

Q 4. La fonction y est solution de l’équation (I.1) si et seulement si y est trois fois dérivable et :

∀t ∈ R, (y 0 )00 (t ) + 3(y 0 )0 (t ) + 2y 0 (t ) = 0.

Autrement dit, y est solution de (I.1) si et seulement si y 0 est deux fois dérivable et vérifie l’équation (I.2).
Q 5. L’équation caractéristique de (I.2) est X 2 + 3X + 2 = 0, dont les racines sont −1 et −2.
Comme l’équation (I.2) est homogène ses solutions sont les fonctions t 7→ Ae−t + B e−2t , avec A, B deux
constantes réelles.
Puis, d’après la question précédente, la fonction y est solution de (I.1) ssi y 0 est solution de (I.2), c’est-à-
dire ssi il existe A, B deux réels tels que :

∀t ∈ R, y 0 (t ) = Ae−t + B e−2t

1
CCS TSI MATHS 1 Corrigé 2020 - Filière TSI

Ainsi y est solution de (I.1) ssi il existe A, B et C trois réels tels que :

1
∀t ∈ R, y(t ) = −Ae−t − B e−2t +C
2

On remarque donc que les fonctions f : t 7→ e−t , g : t 7→ e−2t et h : t 7→ 1 forment une famille génératrice
de l’espace des solutions de (I.1).
Vérifions que f , g et h sont libres : soient α, β, γ trois réels tels que α f + βg + γh = 0. Autrement dit,

∀t ∈ R, αe−t + βe−2t + γ = 0

En prenant la limite de cette égalité lorsque t tend vers +∞, on obtient γ = 0. Ainsi,

∀t ∈ R, α + βe−t = 0

et en prenant de nouveau la limite lorsque t tend vers +∞, on a α = 0.


Ainsi, α = β = γ = 0 et la famille ( f , g , h) est une base de solutions de (I.1).

I.B.2 Méthode de discrétisation de l’équation différentielle (I.1)

Q 6. Comme ∆3 = ∆2 ◦ ∆ et ∆2 = ∆ ◦ ∆, une suite u est solution de (I.3) ssi elle vérifie

∆2 (∆(u)) + 3h∆(∆(u)) + 2h 2 ∆(u) = 0.

Ainsi, u est solution de (I.3) ssi ∆(u) est solution de (I.4).


Q 7. Soit v ∈ S et n ∈ N.
£ 2 ¤
∆ (v) n = [∆(v)]n+1 − [∆(v)]n
= v n+2 − v n+1 − (v n+1 − v n )
= v n+2 − 2v n+1 + v n .

Ainsi, la suite v est solution de (I.4) ssi

∀n ∈ N, ∆2 (v) n + 3h [∆(v)]n + 2h 2 [v]n = 0


£ ¤

⇐⇒ ∀n ∈ Nv n+2 − 2v n+1 + v n + 3h(v n+1 − v n ) + 2h 2 v n = 0

⇐⇒ ∀n ∈ N, v n+2 + (3h − 2)v n+1 + (2h 2 − 3h + 1)v n = 0

Q 8. Les suites vérifiant (I .4) sont des suites récurrentes d’ordre 2.


L’équation caractéristique associée à (I .4) est

r 2 + (3h − 2)r + (2h 2 − 3h + 1) = 0

Son discriminant est δ = h 2 strictement positif. Les solutions de cette équation sont donc les réels :
r 1 = 1 − 2h et r 2 = 1 − h car h est strictement positif.
D’après l’étude des suites récurrentes d’ordre 2, v vérifie (I .4) si, et seulement si, pour tout n :

v n = C 1 (1 − 2h)n +C 2 (1 − h)n , où (C 1 ,C 2 ) ∈ R2

Q 9. Soit u une solution de (I.3). D’après les questions 6 et 8, il existe deux réels C 1 et C 2 tels que

∀n ∈ N, [∆(u)]n = C 1 (1 − 2h)n +C 2 (1 − h)n .

Rémi Crétois, Éric Mercier, Étienne Besson -2- CCS TSI MATHS 1 - 2020
CCS TSI MATHS 1 Corrigé 2020 - Filière TSI

Or d’après la question 3,
n−1
∀n ∈ N∗ , u n − u 0 =
X
[∆(u)]k
k=0
n−1 n−1
⇐⇒ ∀n ∈ N∗ , u n = u 0 +C 1 (1 − 2h)k +C 2 (1 − h)k
X X
k=0 k=0

∗ 1 − (1 − 2h)n 1 − (1 − h)n
⇐⇒ ∀n ∈ N , u n = u 0 +C 1 +C 2
1 − (1 − 2h) 1 − (1 − h)
1 − (1 − 2h)n 1 − (1 − h)n
µ ¶ µ ¶
⇐⇒ ∀n ∈ N∗ , u n = u 0 +C 1 +C 2
2h h

1 − (1 − 2h)n 1 − (1 − h)n
µ ¶ µ ¶
Pour n = 0, C 1 +C 2 = 0, donc la formule est encore vraie.
2h h
Ainsi, on a C 0 = u 0 .

I.B.3 Comparaison des solutions de (I.3) à celles de (I.1)

Q 10. Soit y une solution de (I.1). D’après la question 5, il existe trois réels A, B et C tels que pour tout t ∈
R, y(t ) = Ae−t + B e−2t +C .
Ainsi, y vérifie y(0) = y 0 (0) = y 00 (0) = 1 ssi
  


 A + B +C = 1 

 A + B +C = 1  A = −3


−A − 2B = 1 ⇐⇒ −A − 2B = 1 ⇐⇒ B = 1

 
 

 A + 4B = 1 2B = 2 C = 3

Il existe donc bien une unique solution de (I.1) vérifiant y(0) = y 0 (0) = y 00 (0) = 1 : c’est y(t ) = −3e−t + e−2t + 3 .

Q 11. Comme [∆(u)]0 = h, on a u 1 − u 0 = h. Donc u 1 = h + u 0 = h + 1 .


Comme ∆2 (u) 0 = h 2 , on a u 2 − 2u 1 + u 0 = h 2 . Donc u 2 = h 2 + 2u 1 − u 0 = (h + 1)2 .
£ ¤

−4h 2 + 4h
D’après la question 9, on a de plus u 1 = u 0 + C 1 + C 2 , donc C 1 + C 2 = h. Puis u 2 = u 0 + C 1 +
2h
−h 2 + 2h
C2 , donc (2 − 2h)C 1 + (2 − h)C 2 = h 2 + 2h.
h
On obtient le système
(
C 1 +C 2 = h
(2 − 2h)C 1 + (2 − h)C 2 = h 2 + 2h
qu’on peut résoudre à la main, ou bien en utilisant la solution donnée par l’énoncé, on remarque que
C 1 = −2h et C 2 = 3h sont solution du système.
On trouve donc que pour tout n ∈ N,

1 − (1 − 2h)n 1 − (1 − h)n
µ ¶ µ ¶
u n = 1 − 2h + 3h = 3 + (1 − 2h)n − 3(1 − h)n .
2h h

Q 12. Par définition de la partie entière :


t t t
¹ º ¹ º
É < +1
hN hN hN
Comme h N est strictement positif, on obtient en multipliant l’encadrement par h N :

ϕt (N )h N É t < (ϕt (N ) + 1)h N .

Rémi Crétois, Éric Mercier, Étienne Besson -3- CCS TSI MATHS 1 - 2020
CCS TSI MATHS 1 Corrigé 2020 - Filière TSI

Q 13. D’après la question précédente, pour tout N strictement positif,

0 É t − ϕt (N )h N < h N .

Comme h N tend vers 0 lorsque N tend vers +∞, par encadrement, ϕt (N )h N tend vers t .
De plus, ln(1 − 2h N ) ∼ −2h N et ln(1 − h N ) ∼ −h N au voisinage de +∞. Ainsi, ln(1 − 2h N )ϕt (N ) et ln(1 −
h N )ϕt (N ) tendent respectivement vers −2t et vers −t lorsque N tend vers +∞.
Comme l’exponentielle est une fonction continue sur R,

lim (1 − 2h)ϕt (N ) = lim eϕt (N ) ln(1−2h N ) = e−2t


N →+∞ N →+∞
ϕt (N )
lim (1 − h) = lim eϕt (N ) ln(1−h N ) = e−t
N →+∞ N →+∞

(N )
Q 14. Par définition, u ϕ (N )
= 3 + (1 − 2h N )ϕt (N ) − 3(1 − h N )ϕt (N ) .
t

D’après la question précédente, (1 − 2h N )ϕt (N ) et (1 − h N )ϕt (N ) convergent lorsque N tend vers +∞. Par
(N )
opérations sur les limites, u ϕ (N )
converge aussi et
t

lim u (N ) = 3 + e−2t − 3e−t


N →+∞ ϕt (N )

On retrouve l’expression de y(t ) de la question 11.

II Traitement d’un signal par filtre linéaire récursif

II.A Propriétés générales des filtres linéaires récursifs

Q 15. Existence et unicité du signal de sortie.


Soit x ∈ S. Montrons par récurrence forte qu’il existe une unique suite y ∈ S vérifiant (II.1).
— Initialisation : on pose y 0 = x 0 , y 1 = x 1 − p 1 y 0 et y 2 = x 2 − p 2 y 1 − q 2 y 0 . Les trois premiers termes de la
suite y sont bien définis de faç on unique.
— Hérédité : soit n un entier supérieur ou égal à 2. Supposons que la suite y est définie de façon unique
jusqu’au rang n en satisfaisant à (II.1), et montrons que y n+1 est défini de manière unique.
Comme n Ê 2, le terme de rang n + 1 de la suite y doit vérifier y n+1 = x n+1 − p n+1 y n − q n+1 y n−1 −
r n+1 y n−2 , ce qui permet de le définir de façon unique.
D’après le principe de récurrence forte, la suite il existe bien une unique suite y vérifiant (II.1).
Q 16. Vérifions que T est linéaire : soit x et z deux éléments de S, et notons y = T (x) et w = T (z). Soit λ ∈ R la
suite u = λy + w vérifie :

λy 0 + w 0 = λx 0 + z 0




λy + w = λ(x − p y ) + z − p w

1 1 1 1 1 1 1 0
λy 2 + w 2 = λ(x 2 − p 2 y 1 − q 2 y 0 ) + z 2 − p 2 w 1 − q 2 w 0



∀n Ê 0, λy n+3 + w n+3 = λ(x n+3 − p n+3 y n+2 − q n+3 y n+1 − r n+3 y n ) + z n+3 − p n+3 w n+2 − q n+3 w n+1 − r n+3 w n

autrement dit, u vérifie (II.1) avec λx + z comme signal d’entrée. D’après la question précédente, on a
donc u = T (λx + z), et T est bien un endomorphisme de S.
Soit x telle que T (x) = 0. Montrons par récurrence sur n que x n = 0.
— Initialisation : pour n = 0, 1 et 2, 0 = x 0 , 0 = x 1 − 0 et 0 = x 2 − 0 − 0, donc x 0 = x 1 = x 2 = 0.
— Hérédité : soit n Ê 2 et supposons que x n = 0. Montrons que x n+1 = 0.
Comme n Ê 2, on a 0 = x n+1 − 0 − 0 − 0 (dernière ligne de (II.1)), donc x n+1 = 0.
D’après le principe de récurrence, x est la suite nulle.
Ainsi T est endomorphisme injectif de S .

Rémi Crétois, Éric Mercier, Étienne Besson -4- CCS TSI MATHS 1 - 2020
CCS TSI MATHS 1 Corrigé 2020 - Filière TSI

Q 17. On remarque que H n’est pas vide car la suite nulle est dedans.
Prenons ensuite y et z deux éléments de H et λ ∈ R. Alors pour tout n ∈ N,

(λy + z)n+3 + p n+3 (λy + z)n+2 + q n+3 (λy + z)n+1 + r n+3 (λy + z)n
= λ(y n+3 + p n+3 y n+2 + q n+3 y n+1 + r n+3 y n ) + z n+3 + p n+3 z n+2 + q n+3 z n+1 + r n+3 z n
=0

car y et z sont des éléments de H.


Ainsi, H est un sous-espace vectoriel de S .
Q 18. Vérifions tout d’abord que ψ est linéaire : soient y et z deux éléments de H et λ ∈ R,

ψ(λy + z) = (λy + z)0 , (λy + z)1 , (λy + z)2


¡ ¢

= λ(y 0 , y 1 , y 2 ) + (z 0 , z 1 , z 2 )
= λψ(y) + ψ(z).

Ainsi, ψ est linéaire .


Soit y ∈ ker(ψ). Alors la suite y vérifie (II.1) pour le signal nul. D’après la question 16, la suite y est nulle et
ψ est injective .
Soit (a, b, c) ∈ R3 . On pose x 0 = a, x 1 = b + p 1 a et x 2 = c + p 2 b + q 2 a, puis pour tout n Ê 3, x n = 0. Prenons
alors y = T (x). C’est un élément de H d’après la quatrième ligne de (II.1). De plus,

y 0 = x0 = a
y 1 = x1 − p 1 y 0 = b + p 1 a − p 1 a = b
y 2 = x2 − p 2 y 1 − q2 y 0 = c + p 2 b + q2 a − p 2 b − q2 a = c

D’où ψ(y) = x, et ψ est surjective .


Ainsi, ψ est un isomorphisme. Comme R3 est de dimension 3, dim H = 3 .

II.B Méthode algébrique de calcul du signal de sortie y pour un signal d’entrée x ∈ S donné

Q 19. Pour tout entier naturel n, la rélation de récurrence s’écrit matriciellement :

y n+1 0 1 0 yn 0 0 1 0 0
          
 y n+2  =  0 0 1   y n+1  +  0  ⇔ Yn+1 =  0 0 1  Yn +  0 
y n+3 −r n+3 −q n+3 −p n+3 y n+2 x n+3 −r n+3 −q n+3 −p n+3 x n+3

0 1 0
 

On pose donc, pour tout entier naturel n, M n =  0 0 1 


−r n+3 −q n+3 −p n+3
Q 20. Pour tout entier naturel n, det M n = −r n+3 . Or, d’après les hypothèses : ∀n ∈ N, r n 6= 0.
Donc pour tout entier naturel n, M n est une matrice inversible.
Q 21. a, b et c étant des suites de H, ces suites vérifient la relation de récurrence :

∀n ∈ N, y n+3 + p n+3 y n+2 + q n+3 y n+1 + r n+3 y n = 0.

On a donc immédiatement, pour tout entier n : An+1 = M n An , Bn+1 = M n Bn , Cn+1 = M n Cn .


Q 22. Montrons par récurrence sur n que (An , Bn , Cn ) est libre.

Rémi Crétois, Éric Mercier, Étienne Besson -5- CCS TSI MATHS 1 - 2020
CCS TSI MATHS 1 Corrigé 2020 - Filière TSI

— Initialisation : comme ψ est un isomorphisme et (a, b, c) est une base de H, (ψ(a), ψ(b), ψ(c)) est une
base de R3 .
Prenons α, β, γ ∈ R tels que αA0 + βB0 + γC0 = 0. Alors αψ(a) + βψb + γψ(c) = 0, donc α = β = γ = 0.
Ainsi, (A0 , B0 , C0 ) est libre.
— Hérédité : prenons n ∈ N et supposons que (An , Bn , Cn ) est libre. Montrons que (An+1 , Bn+1 , Cn+1 ) est
libre.
Prenons α, β, γ ∈ R tels que
αAn+1 + βBn+1 + γCn+1 = 0.
D’après la question précédente,

αM n An + βM n Bn + γM n Cn = 0 ⇐⇒ M n (αAn + βBn + γCn ) = 0.

Comme M n est inversible, on a donc αAn +βBn +γCn = 0, et par hypothèse de récurrence, α = β = γ =
0.
Ainsi, (An+1 , Bn+1 , Cn+1 ) est libre.
D’après le principe de récurrence, pour tout n ∈ N, (An , Bn , Cn ) est libre. Comme M 3, 1(R) est de dimen-
sion 3, c’est une base.
Q 23. On suppose désormais que y est une suite vérifiant (II.1). Prenons n ∈ N. Comme Yn ∈ M3,1 (R) et (An , Bn , Cn )
est une base de M3,1 (R), il existe trois scalaires u n , v n et w n (les coordonnées de Yn tels que

Yn = u n An + v n Bn + w n Cn .

Q 24. Pour tout n ∈ N,

[∆(u)]n An+1 + [∆(v)]n Bn+1 + [∆(w)]n Cn+1 = u n+1 An+1 + v n+1 Bn+1 + w n+1 Cn+1 − (u n An+1 + v n Bn+1 + w n Cn+1 )
= Yn+1 − M n (u n An + v n Bn + w n Cn )
0
 

= Yn+1 − M n Yn =  0 
x n+3

d’après la question 19 car y vérifie (II.1).


Q 25. D’après la question précédente, pour tout n ∈ N,

[∆(u)]n 0
   

Wn+1  [∆(v)]n  =  0  .
[∆(w)]n x n+3

Comme (An+1 , Bn+1 , Cn+1 ) est une base de M3,1 (R), la matrice Wn+1 est inversible. Ainsi :

[∆(u)]n 0
   
 [∆(v)]n  = (Wn+1 )−1  0  .
[∆(w)]n x n+3

Q 26. — On commence par déterminer trois suites a, b et c qui forment une base de H.
— On peut alors déterminer u 0 , v 0 et w 0 en décomposant Y0 sur la base (A0 , B0 , C0 ).
— On obtient aussi les matrices Wn qu’on inverse pour n Ê 1.
0
 

— On calcule (Wn+1 )−1  0 , ce qui donne [∆(u)]n , [∆(v)]n et [∆(w)]n pour n Ê 0.


x n+3
n−1
X n−1
X n−1
X
— On calcule les sommes [∆(u)]k , [∆(v)]k et [∆(w)]k pour n Ê 1 et on y ajoute u 0 , v 0 et w 0
k=0 k=0 k=0
respectivement pour obtenir u n , v n et w n .
— On calcule alors Yn = u n An + v n Bn + w n Cn .

Rémi Crétois, Éric Mercier, Étienne Besson -6- CCS TSI MATHS 1 - 2020
CCS TSI MATHS 1 Corrigé 2020 - Filière TSI

II.C Exemple de mise en œuvre de cette méthode algébrique pour un signal d’entrée de type
rampe
n 1 − q n q − q n+1
Q 27. Soit q ∈ R \{1}. On a : qk = q
X
= (somme des premiers termes d’une suite géométrique).
k=1 1−q 1−q
n (1 − (n + 1)q n )(1 − q) + (q − q n+1 )
kq k−1 =
X
En dérivant cette fonction polynomiale on obtient : et en
k=1 (1 − q)2
multipliant cette égalité par q :

q (−n − 1)q n + nq n+1 + 1


¡ ¢
n
k
X
kq =
k=1 (1 − q)2

Q 28. On vérifie que a, b et c sont bien des éléments de H : pour tout n ∈ N,

a n+3 − 7a n+1 + 6a n = 1 − 7 + 6 = 0
b n+3 − 7b n+1 + 6b n = (−3)n+3 − 7(−3)n+1 + 6(−3)n = (−3)n (−27 + 21 + 6) = 0
c n+3 − 7c n+1 + 6c n = 2n+3 − 7 · 2n+1 + 6 · 2n = 2n (8 − 14 + 6) = 0

Donc a, b et c sont bien dans H.


On sait, d’après Q18, que H est de dimension 3. Il suffit donc de montrer que la famille de trois vecteurs
(a, b, c) est libre.
Soient α, β, γ ∈ R ; supposons que la suite αa + βb + γc est nulle. Si on avait β 6= 0, alors, pour n tendant
vers +∞, on aurait

α γ
µ ¶
n n n
0 = α + β(−3) + γ2 = β(−3) 1 + + ∼ β(−3)n ,
β(−3)n β2n

ce qui n’est manifestement pas le cas car la suite de terme général β(−3)n ne tend pas vers zéro. Ainsi,
β = 0.
Si, maintenant, on avait γ 6= 0, on pourrait écrire de même, pour n tendant vers l’infini, 0 = α + γ2n ∼ γ2n ,
ce qui est une nouvelle fois impossible. Ainsi, γ = 0.
La suite αa + βb + γc est donc la suite constante égale à α. Cette suite étant nulle par hypothèse, on en
déduit enfin que α = 0.
La famille (a, b, c) est donc libre ; c’est donc une base de H .
Q 29. On résout le système par opérations élémentaires sur les lignes :

1 (−3)n+1 2n+1 α 0 1 (−3)n+1 2n+1 α 0


         
1 (−3)n+2 2n+2  β =  0  ⇐⇒ 0 −4 · (−3)n+1 2n+1  β =  0 
L 2 ←L 2 −L 1
1 (−3)n+3 2 n+3
γ n + 3 L 3 ←L 3 −L 1 0 8 · (−3) n+1
3 · 2n+1 γ n +3
n+1 n+1    
1 (−3) 2 α 0
 

⇐⇒ 0 −4 · (−3)n+1 2n+1  β =  0 


L 3 ←L 3 +2L 2
0 0 5 · 2n+1 γ n +3
n +3 n +3 n +3
⇐⇒ α = − ; β= ; γ= .
4 20 · (−3)n+1 5 · 2n+1

Q 30. eurk
On étudie ici le cas particulier du système (I I .1) avec :
— la suite x définie pour tout entier n par x n = n.
— la suite nulle p, les suites constantes q et r définies pour tout entier n par par r n = 6 et q n = −7.

Rémi Crétois, Éric Mercier, Étienne Besson -7- CCS TSI MATHS 1 - 2020
CCS TSI MATHS 1 Corrigé 2020 - Filière TSI

La famille (a, b, c) de la question Q28 est une base de H.


Pour ce faire, on suit la méthode détaillée en Q26.
On détermine (u 0 , v 0 , w 0 ) en résolvant :
 3

u0 = −
0 4
  

 1
u 0 A0 + v 0 B0 + w 0 C0 = 1 ⇐⇒ v 0 = −
 
 20
2 w = 4



0
5
n +3 n +3 n +3
D’après la question Q29 on a, pour n ∈ N : [∆(u)]n = − ; [∆(v)]n = n+1
; [∆(w)]n = .
4 20 · (−3) 5 · 2n+1
On calcule les sommes à l’aide du résultat de la questions Q27 et des sommes des premiers termes d’une
suite géométrique :
n−1
X 1 n−1
X n(n + 5)
[∆(u)]k = − (k + 3) = −
k=0 4 k=0 8
n−1
X 1 X n k +2 1
µ
4n + 11

[∆(v)]k = = − 11
k=0 20 k=1 (−3)k 20 × 16 (−3)n
n−1
X 1
µ
n +4

[∆(w)]k = 4− n
k=0 5 2

On obtient avec les notations précédentes, pour n Ê 1 :

n−1
X n(n + 5) 3 (n + 2)(n + 3)
un = [∆(u)]k + u 0 = − − =−
k=0 8 4 8
n−1
X 1
µ
4n + 11

1 1
µ
4n + 11

vn = [∆(v)]k + v 0 = − 11 − = − 27
k=0 20 × 16 (−3)n 20 20 × 16 (−3)n
n−1 µ µ ¶n ¶ µ µ ¶n ¶
X 1 1 4 1 1
wn = [∆(w)]k + w 0 = 4− (n + 4) + = 8− (n + 4)
k=0 5 2 5 5 2

On a : Yn = u n An + v n Bn + w n Cn , et la première ligne nous donne y n :

y n = u n + (−3)n v n + 2n w n
(−3)n+3 + 64 × 2n+3 − 40n 2 − 260n − 485
=
320
Remarque : Quel est l’intérêt mathématique de la question ? A-t-on pensé qu’un candidat perdrait du
temps à faire ces calculs ? Quelque-chose doit m’échapper dans une simplification magistrale ?...

II.D Méthode analytique de calcul d’un signal de sortie

Q 31. Soit u, v ∈ S, de transformées en Z égales respectivement à U et V . On suppose que U = V . On a donc


+∞ +∞
Du = Dv et u n z −n = v n z −n pour tout z ∈ Du .
X X
n=0 n=0 ¯ ¯ µ ¶
¯1¯ 1 1 1
Pour tout complexe w tel que |w| < ρ u = ρ v , on a ¯ ¯ > ¯ ¯ , donc ∈ Du . On pose F (w) = U =
w ρu w w
+∞ µ
1
¶ +∞
u n w n et G(w) = V v n w n qui sont deux fonctions DSE au voisinage de 0.
X X
=
n=0 w n=0
On a pour tout w tel que |w| < ρ u , F (w) = G(w). Par unicité du DSE au voisinage de 0, on a pour tout
n ∈ N, u n = v n .

Rémi Crétois, Éric Mercier, Étienne Besson -8- CCS TSI MATHS 1 - 2020
CCS TSI MATHS 1 Corrigé 2020 - Filière TSI

Q 32. Soient z ∈ C? et N ∈ N? . Alors


N NX
−1 NX
−1
un z n = u0 + z u n+1 z n = u 0 + z [τ(u)]n z n .
X
n=0 n=0 n=0

en déduit que les séries u n z n et [τ(u)]n z n sont de même nature ; les deux séries entières u n z n
X X X
OnX
et [τ(u)]n z n admettent donc le même rayon de convergence.
Q 33. La série géométrique (−2)n z n = (−2z)n est convergente si et seulement si | − 2z| < 1. Autrement dit,
X X

1
ρu = .
2
La transformée en Z de u est donc égale, pour tout z tel que |z| > 2, à
+∞ +∞ ¶n
z
µ
2 1
(−2)n z −n =
X X
U (z) = − = 2
= .
n=0 n=0 z 1+ z
z +2

II.E Exemple de mise en œuvre de la méthode analytique pour un signal d’entrée exponen-
tiel

Q 34. Montrons par récurrence sur k ∈ N∗ que la suite τk (y) admet une transformée en Z définie sur D y véri-
fiant :
k−1
∀z ∈ D y , Yτk (z) = z k Y (z) − y i z k−i .
X
i =0

— Initialisation : d’après la question 32, ρ τ(y) = ρ y > 0, donc τ(y) admet une transformée en Z définie sur
D y . De plus, pour tout z ∈ D y ,
+∞
y n+1 z −n
X
Yτ (z) =
n=0
+∞
y n z −n+1
X
=
n=1
+∞
y n z −n
X
=z
n=1
= zY (z) − z y 0 .

Donc la propriété est vraie au rang 1.


— Hérédité : prenons k Ê 1 et supposons la propriété vraie au rang k. Montrons qu’elle est encore vraie
au rang k + 1.
Comme τk+1 (y) = τk (y), et par hypothèse de récurrence, on peut appliquer l’initialisation à la suite
τk (y) et obtenir que τk+1 (y) admet une transformée en Z définie sur D y et vérifiant pour tout z ∈ D y ,
h i
Yτk+1 (z) = zYτk (z) − z τk (y)
0
à !
k−1
k k−i
X
= z z Y (z) − yi z − z yk
i =0
k−1
= z k+1 Y (z) − y i z k+1−i − z k+1−k y k
X
i =0
k
= z k+1 Y (z) − y i z k+1−i
X
i =0

Donc la propriété est vraie au rang k + 1.


D’après le principe de récurrence, la propriété est vraie pour tout k ∈ N∗ .

Rémi Crétois, Éric Mercier, Étienne Besson -9- CCS TSI MATHS 1 - 2020
CCS TSI MATHS 1 Corrigé 2020 - Filière TSI

Q 35. Soit n ∈ N :
τ (y) n + τ2 (y) n − τ(y) n − y n = y n+3 + y n+2 − y n+1 − y n = (−2)n .
£ 3 ¤ £ ¤ £ ¤

D’après l’énoncé et la question précédente, la transformée en Z de τ3 (y) + τ2 (y) − τ(y) − y est définie sur
D y et vaut pour tout z ∈ D y :

Yτ3 (z) + Yτ2 (z) − Yτ (z) − Y (z) = z 3 Y (z) − (y 0 z 3 + y 1 z 2 + y 2 z) + z 2 Y (z) − (y 0 z 2 + y 1 z) − zY (z) + y 0 zY (z)
= Y (z)(z 3 + z 2 − z − 1) + z 2 + 2z.

D’après la question 33, cette transformée en Z, on a pour tout z ∈ D y \ {−2},


z
Y (z)(z 3 + z 2 − z − 1) + z(z + 2) =
z +2
2
z(1 − (z + 2) ) −z(z 2 + 4z + 3) −z(z + 1)(z + 3)
⇐⇒ Y (z)(z 3 + z 2 − z − 1) = = = .
z +2 z +2 z +2

Le polynôme z 3 +z 2 −z−1 admet 1 comme racine simple et −1 comme racine double. Donc z 3 +z 2 −z−1 =
(z − 1)(z + 1)3 .
Ainsi, pour tout z ∈ D y \ {−2, −1, 1},

−z(z + 1)(z + 3) −z(z + 3)


Y (z) = 2
= .
(z + 2)(z − 1)(z + 1) (z − 1)(z + 1)(z + 2)

Q 36. On effectue une décomposition en éléments simples, par identification, pour obtenir, pour tout com-
plexe z 6∈ {−2, −1, 1} :
2
−z(z + 3) −1 −2
= + 3 + 3
(z − 1)(z + 1)(z + 2) z + 1 z + 2 z − 1
1
Q 37. Pour tout réel c non nul, le développement en série entière (usuel) de z 7→ est
1 − cz
1 X k k
= c z
1 − c z kÊ0

1
Son rayon de convergence est R = .
|c|
Q 38. Le rayon de convergence de la série entière précédente étant strictement positif, la transformée en Z est
définie sur le domaine D = z ∈ C∗ ; |z| > |c| par :
© ª

1 z
(−c)n z −n =
X
−1
=
nÊ0 1 + cz z +c

On en déduit donc que sur ce domaine :


1 1 X
(−c)n z −n = (−c)n z −n−1
X
=
z + c z nÊ0 nÊ0

(−z)n a pour rayon de convergence R 1 = 1, la transformée en Z de (−1)n n∈N converge


X ¡ ¢
Q 39. La série entière
nÊ0
donc pour |z| > 1.
1
(−2z)n a pour rayon de convergence R 2 = , la transformée en Z de (−2)n n∈N converge
X ¡ ¢
La série entière
nÊ0 2
donc pour |z| > 2.
X n
La série entière (z) a pour rayon de convergence R 3 = 1, la transformée en Z de (1)n∈N converge donc
nÊ0
pour |z| > 1.

Rémi Crétois, Éric Mercier, Étienne Besson - 10 - CCS TSI MATHS 1 - 2020
CCS TSI MATHS 1 Corrigé 2020 - Filière TSI

(−1)n z −n , (−2)n z −n , z −n convergent pour |z| > 2, par linéarité, on obtient la


X X X
Donc les séries :
nÊ0 nÊ0 nÊ0
convergence de :

(−2)n 2 −n
µ ¶
1 X 2 X −n X
(−1)n z −n + − (−2)n z −n − (−1)n + −
X
z = − z
nÊ0 3 nÊ0 3 nÊ0 nÊ0 3 3

1
et en multipliant par , pour |z| > 2, la convergence de :
z
(−2)n 2 −(n+1)
µ ¶
(−1)n −
X
− z
nÊ0 3 3

Q 40. D’après Q35 et Q36, la transformée en Z de y s’écrit :


2
−1 −2
Y (z) = + 3 + 3
z +1 z +2 z −1
Dont le développement en série s’écrit d’après Q38 et Q39 pour |z| > 2 :

2 X 2 X −n−1
(−1)n z −n−1 + (−2)n z −n−1 −
X
Y (z) = − z
nÊ0 3 nÊ0 3 nÊ0
(−2)n+1 2 −n−1
µ ¶
(−1)n+1 −
X
= − z
nÊ0 3 3
µ n ¶
(−2) 2
(−1)n − − z −n après décalage d’indice
X
=
nÊ1 3 3
µ n ¶
(−2) 2
(−1)n − − z −n car le premier coefficient est nul
X
=
nÊ0 3 3

D’après l’unicité démontrée dans la question Q31 on en déduit finalement que, pour tout entier n :

(−2)n 2
y n = (−1)n − −
3 3

• • • FIN • • •

Rémi Crétois, Éric Mercier, Étienne Besson - 11 - CCS TSI MATHS 1 - 2020

Vous aimerez peut-être aussi