Remigela Stage
Remigela Stage
ET DE GESTION
DÉPARTEMENT D’ÉCONOMIE
**************
Rédigé par :
Remigela Patricin SOLA
Filière : Économie
ET DE GESTION
DÉPARTEMENT D’ÉCONOMIE
**************
Rédigé par :
Remigela Patricin SOLA
Filière : Économie
3
SOMMAIRE
REMERCIEMENTS-------------------------------------------------------------------------------------------------4
LISTE DES ABRÉATIONS, SIGLES ET ACRONYMES----------------------------------------------------5
INTRODUCTION--------------------------------------------------------------------------------------------------- 6
PREMIÈRE PARTIE: PRÉSENTATION GÉNÉRALE DE LA RECHERCHE---------------------------7
CHAPITRE I : PRESENTATION GENERALE DE LA COMMUNE URBAINE D’AMBANJA-----8
Section I : La commune------------------------------------------------------------------------------------------ 8
Section II : Structure organisationnelle-----------------------------------------------------------------------10
Section III : Activités et ses missions-------------------------------------------------------------------------13
CHAPITRE II : HISTORIQUE DE L’IMPOT ET DIFFERENTES RESSOURCES DE LA
COMMUNE URBAINE D’AMBANJA------------------------------------------------------------------------15
Section I : Historique de l’impôt à Madagascar :------------------------------------------------------------15
Section II : Ressources de la collectivité territoriale décentralisée---------------------------------------17
Section II : Impôts synthétiques------------------------------------------------------------------------------- 20
DEUXIÈME PARTIE: IDENTIFICATION DES PROBLÈMES--------------------------------------------22
CHAPITRE I : PROBLEMES RENCONTRES AU NIVEAU DE L’APPLICATION DE L’IMPOT 23
Section I : Analphabétisme-------------------------------------------------------------------------------------23
Section II : Méconnaissance du système fiscal--------------------------------------------------------------28
CHAPITRE II : PROBLEMES RENCONTRES AU NIVEAU DE LA COMMUNE-------------------31
Section I : Principaux problèmes rencontrés par la commune---------------------------------------------31
Section II : Insuffisance du budget communal---------------------------------------------------------------34
TROISIÈME PARTIE: PROPOSITION DES SOLUTIONS------------------------------------------------36
CHAPITRE I : CONTRIBUTION A L’AMELIORATION DE PROCEDURE FISCAL---------------37
Section I : Formation des agents des impôts et des contribuables----------------------------------------37
Section II : Enseigner le système fiscal aux contribuables-------------------------------------------------39
CHAPITRE II : AMELIORATION DE GESTION DE L’IMPOT-----------------------------------------43
Section I : Bonne maîtrise de l’assiette fiscale--------------------------------------------------------------43
Section II : Recensement des contribuables------------------------------------------------------------------44
CHAPITRE III : SOLUTIONS RETENUES ET RESULTATS ATTENDUS----------------------------47
Section I : Solutions retenues---------------------------------------------------------------------------------- 47
Section II : Résultats attendus----------------------------------------------------------------------------------49
CONCLUSION----------------------------------------------------------------------------------------------------- 51
TABLE DES MATIÈRES-----------------------------------------------------------------------------------------52
4
REMERCIEMENTS
n’aurait pas vu le jour sans la participation des personnes citées ci - après, à qui nous
nous avoir acceptés d’effectuer notre stage au sein de la Direction des Affaires
- Nous tenons aussi à remercier nos frères et nos sœurs qui nous ont fourni
réalisation de ce travail.
- Notre reconnaissance va enfin, à l’endroit de nos amis (es) qui nous ont
5
LISTE DES ABRÉATIONS, SIGLES ET ACRONYMES
6
INTRODUCTION
L’impôt occupe une place prépondérante dans la vie socio-économique d’une nation
donnée. Ceci tient au fait qu’un Etat, pour faire face à ses dépenses, doit avoir des
ressources suffisantes. Ce qui confère à l’impôt des rôles financier, économique et social.
Primo, la fonction financière. Il s’agit de la fonction principale au niveau de l’Etat.
En effet, les prélèvements fiscaux assurent à eux seuls, les quatre-vingt-dix pour cent des
dépenses du budget général. Mais, pour remplir cette fonction financière, l’impôt doit être
productif. Cet impératif de rendement exige que l’impôt soit payé par le plus grand nombre
de contribuables, et qu’il frappe, le plus largement possible, la matière imposable. L’exigence
de rendement n’implique pas, nécessairement, des taux élevés. L’expérience montre qu’au-
delà d’un certain seuil, l’augmentation des taux peut, au contraire, se traduire par une
diminution du rendement de l’impôt.
Secundo, la fonction économique. L’impôt est un moyen d’action privilégié du point
de vue économique. En effet, faire varier le taux de l’impôt, en accordant certaines
conditions d’avantages fiscaux, voire des exemptions fiscales, permet d’agir sur le
comportement des ménages ou sur le comportement des épargnants ou encore sur les
décisions des entrepreneurs. D’abord, il est constaté que la variation du taux de TVA se
répercute sur le niveau des prix et, par conséquent, sur l’inflation. En outre, des mesures
en matière de fiscalité mobilière encouragent la construction de logements.
Tertio, la fonction sociale. Les modalités de l’interventionnisme fiscal à objectif
social reposent essentiellement sur la progressivité et sur la personnalisation de l’impôt. Le
taux progressif de l’impôt s’applique dans un certain nombre de cas. Il s’agit, tout d’abord, de
l’impôt sur le revenu dont la progressivité en est son caractère essentiel. La progressivité est
également utilisée pour les droits de succession et pour l’impôt de la solidarité sur la fortune.
En effet, à partir d’un certain seuil, l’augmentation du taux de l’impôt peut
entraîner des effets économiques néfastes ou elle engendre des phénomènes de fraudes et
d’évasion pouvant revêtir une ampleur considérable.
Voici en quelque paragraphe les rôles dévolus à l’impôt. Mais il appartient aux
dirigeants de choisir entre l’unité ou la multiplicité des impôts à percevoir. Cela ne nous
empêche pas d’évoquer l’avantage ou l’inconvénient d’une telle alternative. Le premier est
apparemment séduisant, du fait de la simplicité de sa perception ; mais dans la pratique,
c’est le second qui est le plus utilisé. D’ailleurs, il est difficile, sinon impossible de
satisfaire tous les besoins de la commune, avec la recette fiscale uniquement.
7
PREMIÈRE PARTIE:
8
CHAPITRE I : PRESENTATION GENERALE DE LA COMMUNE
URBAINE D’AMBANJA
Ambanja est une ville. C’est une commune urbaine située dans le nord de
Madagascar, dans la région de Diana, ex-province d’Antsiranana. Elle est traversée par le
grand fleuve de Sambirano. Elle se situe à environ 500 kilomètres à vol d'oiseaux du Nord
d’Antananarivo, à 220 km par route de la ville d’Antsiranana (4 heures en moyenne de
parcours).
Les terres qui entourent Ambanja sont encore riches en plantations de type colonial, à
savoir : le cacao, le café, la banane, la vanille, le poivre, le riz, la patate douce et le manioc
pour le tapioca et l'ylang-ylang. Les dernières terres cultivables disparaissent au profit de la
ville qui ne cesse de s'agrandir sous la pression galopante de la démographie. Quelques
élevages naturels de zébus subsistent, et ceux-ci sont toujours utilisés, en 2007, pour la
traction des charrettes.
Dans le cadre de la décentralisation et de l’autonomie de province, la commune est
appelé à jouer un rôle d’une importance capitale, pour promouvoir non seulement des actions
pouvant entraîner un profit pour la commune, mais aussi surtout des initiatives de
développement.
Ainsi, selon la définition constitutionnelle « la commune est une CTD. Au même titre
que la région, elle est une portion du territoire national dans laquelle l’ensemble de ses
habitants électeurs de nationalité Malagasy dirige l’activité régionale et locale, en vue de
promouvoir le développement économique, social, sanitaire, culturel et scientifique et
technologique de la circonscription ».
La connaissance d’une entreprise ou organisme ne se limite pas seulement à son
historique mais, également, à ses activistes, à sa structure et à ses fonctions.
Section I : La commune
9
recherche d’une dynamique collective locale. L’adoption de l’institution communale,
comme collectivité de base, ne s’est pas facilement réalisée au sein de la société malgache
fortement enracinée et articulée autour de la communauté du Fokonolona. En effet, cette
dernière génère en elle-même et par elle-même un mode spontané de gouvernement
social traditionnel sous l’autorité d’un chef, le plus âgé de la communauté.
En dépit de l'importance du Fokonolona et de ses normes sociales, le gouvernement
préconise des structures d’encadrement modernes, permettant la mise en œuvre des actions au
ras du sol. Un processus de communalisation du territoire se met en marche progressivement.
Ainsi sont crées les premières communes rurales, regroupant les anciens Fokonolona
traditionnels ainsi que les premières communes urbaines, très largement inspirées du régime
institutionnel colonial.
L’extension du régime communal, sur l’ensemble du territoire de la République à la fin
de l’année 1959, poursuit un double objectif. D’abord, il s’agit de donner un cadre d’actions
pertinent à une administration décentralisée, dont l’existence se révèle utile lors de la
constitution de la Première République, adoptée par l'Assemblée le 29 avril 1959, consacré
officiellement à la naissance de la République à Madagascar. Cette constitution instituait
initialement l'élection du Président de la République par le Congrès rassemblant les sénateurs
et les députés.
Les actions au "ras du sol" sont conçues à partir d'un plan de développement national et
mises en œuvre à l'échelle de la commune, par les relais locaux en tant que démarrage du jeune
Etat.
Ensuite, ce processus de communalisation rapproche les élites politiques des
administrés, afin de permettre à leur égard une prise de conscience civique généralisée,
nécessaire à l’administration communautaire.
La jeune République malgache hérite déjà de l’administration coloniale de 197
communes rurales, moyennement structurées. Après avoir envisagé, d’abord, de
procéder à une extension échelonnée sur trois ans du régime communal, le
gouvernement décide au mois d’août 1959 d’accélérer le rythme de communalisation
du territoire pour signifier l’ampleur du changement politique véhiculé par
l’Indépendance. Cette généralisation obéit essentiellement à des mobiles d’ordre
politique et psychologique, notamment, la volonté d’inciter les administrés à s’associer aux
élections municipales et d’y démontrer l’ampleur d’un soutien du peuple à l’égard de son
gouvernement.
10
§-2-Fonctionnement de l’administration communale
Les difficultés de fonctionnement des communes dans les premières années de leur
existence tiennent, en grande partie, de l’insuffisance du personnel qui participe à
l’administration communale. De façon générale, les élus manquent de compétence en
matière d’administration des collectivités. Cela a amené le gouvernement à supprimer le
principe interdisant l’éligibilité des fonctionnaires de l’Etat, afin de leur permettre de faire
acte de candidature aux élections municipales. Ces problèmes sont aussi d’ordre qualitatif
que quantitatif. Les élections du mois d’octobre 1959 a renouvelé le personnel communal.
Celles du mois de décembre 1964 ont, également, permis le placement de nouveaux
privilégiés et notables spécialisés dans l’administration des collectivités.
En ce qui concerne les organes de la commune, tant les communes rurales qu’urbaines
sont dotées d’un organe délibératif d’une part, incarné par le conseil municipal pour les
communes urbaines et le conseil communal pour les communes rurales, et d’autre part un organe
exécutif, en l’occurrence du maire et de ses adjoints, d’autre part les compétences attribuées au
maire sont de trois ordres.
Elu parmi les conseillers municipaux, au même titre que ses adjoints, le maire est
chargé de la police municipale et rurale. Il exécute les délibérations prises en conseil
municipal. Ce dernier exerce un contrôle sur la gestion du maire, notamment lors du
vote de budget annuel et de l’approbation du compte administratif. En dehors de ses
attributions administratives qu’il tient de sa qualité d’officier d’état civil, la préparation
du budget primitif et additionnel de la commune incombe au maire, qui les soumet à
l’approbation préalable de l’Etat.
§1-Fonction
12
Schéma n°01 : Organigramme de la commune urbaine d’Ambanja
Maire
Secrétaire Général
13
Section III : Activités et ses missions
§-1- Maire
15
CHAPITRE II : HISTORIQUE DE L’IMPOT ET DIFFERENTES
RESSOURCES DE LA COMMUNE URBAINE D’AMBANJA
Par définition, l'impôt est un prélèvement effectué par l'Etat (ou par le roi) et les
collectivités (en nature ou en argent), en vue de couvrir les charges publiques. L'impôt
avait déjà existé bien avant Jésus Christ.
Dès l'Antiquité, l'impôt avait un rôle économique
Depuis l'Antiquité, l'impôt se présentait sous forme de « droit de sortie » assis sur
les biens. Droit frappant les biens vivriers nécessaires à la survie de la population, l'objectif
était de défendre la sortie des biens.
Au moyen âge, l'impôt revêt déjà un caractère fiscal – Apparition de l'impôt foncier
Epoque de domination des rois (souverains). Les paysans qui cultivent la terre,
appartenant aux souverains, doivent payer le CENS pour marquer la souveraineté des rois.
Le roi en contrepartie, assure la protection des sujets contre les invasions et les attaques
venant de l'extérieur. (Exemple à M/car: fetin'ny santa-bary).
ème ème
Fin XV – début XVII Siècle : période de l'ancien régime
-Marqué par l'existence des impôts indirects, ils sont assis et établis sur les biens:
droits d'entrée à la frontière, plus particulièrement, sur des biens de consommation. Et
l'impôt le plus ancien est la taxe de consommation sur le sel « la gabelle », taxe à payer à
chaque récolte de sel.
-Etablissement du droit d'entrée, imposé à l'entrée (droits de porte – droits des
douanes) lors du franchissement d'une frontière (exemple: le péage à nos jours) étrangère.
L'homme est aussi une assiette de l'impôt: apparition de l'impôt par tête d'habitant
ou impôt de taille ou impôt de capitation: impôt direct ou impôt personnel. L'impôt de
16
taille frappant les pauvres et épargnant les riches. L'impôt est quérable: utilisation des
moyens de coercition pour percevoir l'Impôt Minimum Fiscal (IMF). (Exemple à M/car:
l'IMF est dû annuellement par chaque citoyen âgé de 21 ans. Cet impôt oblige les paysans
à rester chez eux pour travailler davantage la terre. Aboli en 1972. Actuellement, l'impôt
synthétique revêt un caractère direct et personnel).
ème
Au XVIII siècle
Siècle de la lumière avec les idées révolutionnaires prônées par MONTESQUIEU,
DIDEROT, J.J ROUSSEAU, VOLTAIRE
- la suppression de l'impôt de l'ancien régime,
- la condamnation de l'inquisition fiscale: une perquisition menée de force ou
d'arbitraire,
- le principe de neutralité.
Ces philosophes réclament trois principes, face à ce qu'ils appellent l'injustice fiscale:
- principe de justice fiscale : suppression de l'impôt de taille,
- principe de liberté: qui condamne l'inquisition fiscale,
- principe de neutralité selon lequel « l'impôt ne doit pas entraver les échanges
commerciaux ».
ème ème
Du XIX siècle au XX siècle
Période marquée par les deux guerres mondiales:
- un immobilisme fiscal : aucune d'évolution de la législation fiscale,
- l'impôt est un moyen pourvoyeur de recettes, a un objectif fiscal ;
- l'impôt est un instrument de croissance, de développement économique et social.
Le système fiscal Malagasy actuel n'est que l'héritage du système fiscal français,
applicable à Madagascar pendant près d'un siècle couvrant la période coloniale et
néocoloniale.
A Madagascar, il est remarqué la prédominance de l'impôt foncier (impôt réel). La
notion d'impôt foncier est apparue à l'époque d'Andrianampoinimerina. Il était le grand
propriétaire foncier (la pleine de Betsimitatatra). Cette plaine était divisée en parcelles de
rizière, appelées chacune HETRA. Chaque HETRA constituait une base d'impôt, et les
cultivateurs qui travaillaient et cultivaient les « HETRA » devaient payer une piastre
(vary fito venty) : Impôt en numéraires.
HETRA : impôt dû sur une parcelle de rizière.
VIDIN'AINA : impôt d’allégeance, de fidélité: Hasina équivaut à une piastre,
impôt d'obéissance envers les rois : expression de la souveraineté royale.
17
Actuellement, l'impôt constitue une expression de la souveraineté nationale,
fidélité envers l'Etat. « Le consentement à l'impôt commence par l'adoption par le
pouvoir législatif de la loi de finances ».
Impôt en nature : Prélèvement d'une partie de force de l'homme (corvée,
fanompoana), service militaire envers la Nation.
ASA FOLO ANDRO : réquisition des personnes, travaux faits au profit des
collectivités locales.
REQUISITION DES BIENS : riz, bétail à titre de paiement d’impôt.
Actuellement, depuis l'évolution de la conception de l'impôt dans le temps et dans
l'espace, la prestation pécuniaire remplace le prélèvement en nature au profit de l'Etat.
C'est ainsi qu'aujourd'hui il est question d'impôts sur le revenu, sur la dépense et sur le
capital. L'impôt atteint presque toutes les activités et les patrimoines des personnes
physiques et morales.
Cette section, développe successivement les ressources fiscales et les ressources non
fiscales de la commune, à cet effet, va présenter tout d’abord les ressources fiscales.
§1-Ressources fiscales
Les ressources fiscales de la commune sont des impôts qui alimentent la caisse de
CTD, plus précisément, les impôts locaux. C’est le parlement qui vote la loi des
finances et donne un intervalle de taux de l’impôt pris. L’administration fiscale est là
pour assister techniquement les impôts locaux, afin qu’ils ne sortent pas du cadre du Code
Général des Impôts, bien que soient les CTD qui gèrent les impôts locaux en matière de
liquidation, le recouvrement doit être validé par l’administration fiscale. Pour mieux
comprendre les impôts locaux, il est nécessaire d’énumérer ci- dessous leurs différents
types:
L’impôt de licence
Il s’agit d’un impôt indirect qui frappe les boissons alcoolisées, une taxe spéciale
due par les fabricants et les importateurs de boissons alcoolisées et perçue au vu d’une
déclaration déposée auprès du centre fiscal sur le lieu d’exploitation.
L’impôt foncier sur les propriétés bâties (IFPB)
L’IFPB est un impôt annuel, établit suivant la situation de terrains des propriétés au
premier Janvier de l’année d’imposition. Il est perçu au profit du budget de la commune.
18
Le budget des communes, intercommunalités, départements et régions, est financé
en partie par la taxe foncière sur les propriétés bâties, pour contribuer ainsi au
développement des équipements collectifs et des services proposés. Parmi les impôts directs
perçus par les collectivités territoriales (régions, départements, communes), figure la taxe
foncière sur les propriétés bâties. Sauf exonération prévue par la loi, toutes les propriétés
bâties situées à Ambanja y sont en principe soumises.
Personnes et locaux imposables
Cette taxe est normalement due, chaque année, par toute personne physique
propriétaire ou usufruitier, au 1er janvier de l'année d'imposition, d'un bâtiment situé à
Ambanja (maison, appartement, construction, etc.).
REMARQUE : en cas de vente de l'immeuble en cours d'année, le vendeur ne
peut pas obtenir une réduction de la taxe au prorata du nombre de mois pendant lesquels il
a été propriétaire. Vendeur et acheteur peuvent cependant convenir, dans l'acte de
vente, de ce que la taxe sera partagée entre eux.
L’impôt foncier sur les terrains
L’IFT est un impôt annuel et établi suivant la situation de terrains au premier
Janvier de l’année d’imposition. Il est perçu au profit du budget dans la commune
d’implantation. L’IFT rentre à 100 % au budget des communes. Il est établi sur tous les
terrains de toute nature, sis à Madagascar.
Taxe professionnelle
La taxe professionnelle a été supprimée à compter du 1er janvier 2010 et
remplacée par la contribution économique territoriale (CET) qui est composée :
- de la cotisation foncière des entreprises (CFE) qui reprend une grande partie des
dispositions déjà applicables jusqu'à maintenant à la taxe professionnelle,
- et, de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) qui remplace la
cotisation minimale de taxe professionnelle.
Chacune de ces cotisations est soumise à des règles différentes.
La somme de ces deux cotisations correspond au montant global de la contribution
économique territoriale à payer par l'entreprise, qui peut faire ensuite l'objet d'une
réduction, au titre :
- du plafonnement de la valeur ajoutée,
- de la réduction temporaire pour accroissement de taxe pour les entreprises qui
existaient déjà avant 2010.
19
L’impôt synthétique
L’impôt synthétique ou « Hetra Tambatra » désigne la synthèse ou l’ensemble des impôts :
* Impôts sur les revenus,
* taxe professionnelle des personnes physiques et des entreprises individuelles
exerçant une activité indépendante passible ou non de la taxe professionnelle.
En plus des impôts, la commune dispose de ressources non fiscales, les quelles
occupent une place secondaire dans le budget de la commune. Il s’agit principalement de:
- Droits et Taxes d’enregistrement des actes et mutations
Ces droits et taxes sont greffés à l’enregistrement et recouvrés les services de
l’enregistrement et du timbre, ils sont au nombre de trois :
La taxe additionnelle à l’enregistrement des actes,
Le droit fixe sur la cession d’appareils de jeu et d’appareils vidéo utilisé à des activités
lucratives,
La taxe sur les véhicules à moteur.
- Droits et Taxes
Y sont classés, les droits et les taxes directs et indirects autorisés par la loi et
instaurés ou levés par la commune. Ils sont nombreux et, en général, sont stipulés par la loi
94-007 relative aux compétences et ressources des collectivités et dans une liste fixée par
une ordonnance datée de la Première République en l’occurrence, la taxe de séjour et une
autre par la loi de finances initiale de
1999 : la taxe sur la télévision.
- La taxe annuelle sur les bicyclettes, charrette, pousse-pousse,… ;
- La taxe annuelle sur la télévision ;
- La taxe annuelle sur les appareils automatique de jeu et à musique fonctionnant
dans les centres de loisirs ;
- La taxe annuelle sur les appareils vidéo utilisés à des buts lucratifs ;
- La taxe sur la publicité ;
- La taxe sur les eaux minérales ;
- Les prélèvements sur les extractions de sable, terre, pierres,… ;
- Les Taxes d’abattage ;
- Les prélèvement et ristournes sur les produits ;
- La taxe de séjour dans les hôtels ;
20
- La taxe sur les cérémonies coutumières.
- Redevances
Elles sont levées sur propre initiative de la commune et sont constituées, en général ,
par des redevances d’utilisation des domaines (marchés, pistes, terrain, etc.) et des
redevances de prestations de service.
- Subventions et dotations
Dans le cadre de l’appui à la décentralisation et suite au transfert de
compétences, trois principales subventions ont été allouées à la commune depuis la loi de
finances 1999 :
- La dotation de fonctionnement (6 millions d’Ariary par commune) ;
- La dotation pour les EPP et les CSB ;
- La subvention pour la rémunération des secrétaires d’états civils ;
Aux termes de l’article 01.06.01 (Loi n°2006-034 du 19/12/2006 portant Loi des
finances 2007 du Code Général des Impôts) :
« Il est institué un impôt unique dénommé impôt synthétique, représentatif et
libératoire de la taxe professionnelle, de l’impôt sur les revenus non salariaux et de la taxe
sur les chiffres d’affaires, dont les produits sont répartis comme suit :
1 % pour l’insertion de secteur informel, 60 % pour les communes ,39 % pour les
régions ». Y sont notamment assujettis :
- Les agriculteurs, éleveurs et pêcheurs ;
- les producteurs ;
- les artisans ;
- les commerçants ;
- les prestataires de service de toute espèce ;
21
- les personnes exerçant des professions libérales ;
- les artistes et assimilés ;
- les gargotiers avec ou sans boutique ;
- le propriétaire –conducteur d’un seul véhicule moins de 9 places payantes
s’agissant de transport de personnes, ou d’une puissance inférieure à 10 CV s’il
s’agit de transport de marchandises ;
- l’entrepreneur de transport par véhicule non motorisé (charrette, pousse-pousse,
pirogue etc.…
Bref, cette liste n’est pas exhaustive. Toute personne exerçant un métier
générateur de revenu ou gain inférieur ou égal à Ar 20.000.000 est soumise à l’Impôt
Synthétique. Sont exclus du régime de l’impôt synthétique quel que soit leur chiffre
d’affaires : les sociétés, les associations et les commerçants de gros et demi-gros.
L’objectif étant de renflouer le budget des collectivités concernées, il s’avère
incontournable que leur intervention dans le processus d’identification des personnes et
activités imposables soit déterminante.
Ainsi, il occupe une place très importante dans le développement de la Commune
d’Ambanja.
Puisque 90 % des contribuables dans cette Commune Urbaine sont soumis au
régime Synthétique, toutefois la Commune Urbaine d’Ambanja n’a pas seulement
l’impôt Synthétique comme source de revenu, mais il existe aussi l’Impôt foncier sur les
propriétés bâties.
Bref, il est nécessaire de souligner que l’impôt synthétique occupe une place
importante dans la Commune Urbaine d’Ambanja, puisque c’est une commune à
vocation agricole, sans oublier la place que prennent la pêche et enfin les petites
entreprises, telles les épiceries et les grossistes dans la vie économique de la Commune.
22
DEUXIÈME PARTIE:
23
CHAPITRE I : PROBLEMES RENCONTRES AU NIVEAU DE
L’APPLICATION DE L’IMPOT
Section I : Analphabétisme
28
Section II : Méconnaissance du système fiscal
Les études menées par les économistes et statisticiens sur la fiscalité malgache
ont fait apparaître cinq traits essentiels : un système fiscal de taille modeste, fortement
centralisé, dépendant essentiellement du commerce extérieur avec un rendement
relativement faible et excluant certains groupes de la population de ses circuits.
-Un système fiscal de taille modeste et fortement centralisé
Un système fiscal de taille modeste
La part des recettes fiscales dans les recettes globales n'a jamais dépassé le seuil
des 13 %. Les données plus récentes confirment cette stagnation, puisque le taux le
plus élevé enregistré atteint à peine 11% (11,3% en 2000).
Aucune comparaison avec les pays développés n’est nécessaire pour affirmer que ce
taux est très faible, puisque même au sein des pays les plus pauvres du monde, le taux le
plus bas est de l'ordre de 20 %.
Cette situation est plus que paradoxale dans la mesure où les recettes fiscales
constituent pour l'Etat l'instrument essentiel et « privilégié » pour assurer ses missions de
services publics. De surcroît, cette année, il compte essentiellement sur la fiscalité pour
financer l'augmentation de 41,9 % du budget 2004 par rapport à celui de 2003.
Un système fiscal fortement centralisé
Malgré l'effort de décentralisation des services publics inscrit dans la politique
nationale de l'Etat malgache, le système fiscal malgache reste encore très centralisé. Cette
forte centralisation se traduit par la part infime des ressources fiscales perçues par les
collectivités décentralisées (moins de 5 %). En effet, même les impôts locaux comme
l'impôt foncier et l'impôt sur la propriété bâtie sont versés au niveau central. Les
ressources propres des collectivités décentralisées n'existent pas réellement. Ces dernières
bénéficient des transferts financiers de l'Etat, pour assurer la couverture de leurs dépenses
29
de fonctionnement.
Un système dépendant fortement du commerce extérieur avec un rendement
relativement faible
Prépondérance des impôts indirects
En général, la structure fiscale malgache laisse apparaître la faiblesse de la
fiscalité directe et, en contrepartie, une prépondérance de la fiscalité indirecte avec une
part très consistante des taxes (environ 50 % des recettes fiscales). Cette situation
s'explique par le fait que la fiscalité directe, formée essentiellement par les impôts sur
le revenu et les bénéfices, est souvent plus difficile à administrer et à maîtriser que les
droits et taxes. En effet, à l'instar de nombreux pays pauvres, Madagascar se trouve
confronté à des problèmes économiques et sociaux l'empêchant d'exploiter la fiscalité
directe. En outre, la faiblesse du rendement touche surtout la fiscalité directe qui accuse un
énorme manque à gagner issu de la différence entre taux effectifs et taux officiels. Le
manque à gagner n'épargne pas non plus la fiscalité indirecte mais dans ce volet, il touche
plutôt la fiscalité interne. Les résultats de la même étude réalisée pour l'instant sur la
politique fiscale à Madagascar, montrent que cette situation s'explique par l'évasion et la
fraude fiscales, la faiblesse du mécanisme de collecte, le manque de contrôle et
l'absence de comptabilité fiable d'un grand nombre de contribuables.
Un système fiscal excluant certains groupes de la population de ses circuits
Comme mentionné plus haut, la population malgache est constituée en majorité de
pauvres. Cette frange majoritaire de la population reste totalement en dehors du circuit fiscal.
Elle est doublement défiscalisée : elle ne paie presque pas d'impôt et, en contrepartie,
elle ne reçoit presque rien des services publics. De surcroît, cette population pauvre évolue
de plus en plus dans le secteur informel, ce qui réduit davantage les possibilités de l'intégrer
dans le circuit officiel. Cette description sommaire du système fiscal malgache laisse
apparaître les critiques qui pourraient être portées.
30
pauvreté. En plus, la conjoncture politique du pays ne laisse pas les gens enseigner
leurs enfants, cela entraîne la diminution sans cesse du taux de scolarisation,
notamment en dehors de la capitale. Cela explique aussi qu’il existe une relation entre le
pauvre et de l’analphabétisme et le système politique local. Donc, bien évidemment,
l’analphabétisme entraîne la non maîtrise ou la difficulté du système fiscal à adopter par le
service des impôts.
La complexité du système fiscal, l’insuffisance d’information ; de formation et de
sensibilisation aux contribuables limitent l’efficacité de la fiscalisation des PME.
Ainsi, pour répondre aux besoins des PME, l’instauration du système fiscal
simplifié et incitatif, accompagnée d’une structure de proximité telle que les centres de
gestion et l’intensification de l’ I.E.C (information, éducation, communication) s’avèrent
nécessaires.
31
CHAPITRE II : PROBLEMES RENCONTRES AU NIVEAU DE LA
COMMUNE
On peut classer en trois catégories tous les problèmes rencontrés par les communes
dans l’exercice de leurs fonctions, à savoir :
Le problème de gestion Administratif
Le problème financier et politique
Gestion administrative :
Pressions exercées par les politiciens et certaines autorités aux Maires et cela
constitue des obstacles dans la réalisation de leur fonction (Ex : objection à la réalisation
des projets) ;
Insuffisance des formations indispensable à tous les domaines, surtout au début de la
prise de fonction du Maire;
Objection aux décisions prises par les maires et le conseil, subjuguée par les autorités
hiérarchiques ;
Pas de confiance attribuée aux maires par les organes de tutelle ;
Manque d’étroite collaboration entre le Maire et les responsables des fokontany ;
Manque d’immunité des Maires comme tous les autres élus ;
Manque de statut des Maires ;
Pas de sérénité chez les Maire dans l’exercice de leur fonction, ils sont menacés par
des inspections répétées ;
32
Obstacles administratifs
La collaboration entre les institutions responsables de la chaîne fiscale (impôts,
Trésor et collectivité) ne fonctionne pas de manière satisfaisante, non en tant que refus
de coopérer, mais simplement une faible incitation à sa mise en œuvre effective. Les
exemples suivants illustrent le manque à gagner (en temps et en argent) issu d'une vision
partielle de la chaîne fiscale.
Au niveau de l'assiette, tout d'abord, il est rare à l'exception de Madagascar que les
agents de la collectivité participent aux tâches d'assiette alors même qu'ils disposent d'un
avantage informationnel par rapport aux impôts et au Trésor. Ensuite, le recoupement des
fichiers cadastraux et fiscaux, généralement élaborés par des institutions spécifiques, est
rarement effectué.
Enfin, la procédure d'apurement administratif indispensable pour diminuer les
prises en charge inutiles est ; souvent, différée. Les services d'assiette ne corrigent qu'avec
retard les demandes de décharge du comptable du Trésor, si bien que le nombre de cotes
indûment imposées ou irrécouvrables a tendance à s'accroître dans le temps. L'une des
explications tient au fait que les services des Impôts acceptent difficilement de diminuer
ou d'annuler une cote. Au niveau du recouvrement, les retards dans la parution des rôles
apparaissent particulièrement néfastes. Or, tous les contribuables ne peuvent pas s’acquitter
de leur impôt à tout moment de l'année et certaines périodes sont plus favorables que
d'autres, d'où la nécessité d'une mise à disposition des rôles aux moments les plus
adéquats. De plus, les délais dans l'émission des rôles rendent ces derniers obsolètes,
tout particulièrement, quand le retard atteint plusieurs années.
Gestion financière :
La subvention allouée par l ‘Etat au niveau de la commune n’est pas suffisante et ne
respecte pas la période d’attribution. La subvention complémentaire doit être proportionnelle
aux responsabilités du Maire, aux nombres des fokontany et aux nombres de la population ;
La manque de subvention exceptionnelle, est à souligner surtout pour les communes
grevées de beaucoup de dettes provenant des anciens responsables, telles la commune
d’Ambanja ; Manque d’avis de crédit qui explique les fonds alloués à la Commune ;
Insuffisance des moyens financiers pour assurer les travaux de développement,
33
Manque de collaboration entre l’Etat et la Commune dans le recouvrement des
impôts;. Déblocage des fonds de la commune urbaine par rapport à celle rurale en retard, car
nécessitant l’avis du district.
Politique politicienne :
L’allocation des financements pour les projets dépend principalement de
l’importance du parti.
Des plaintes incessantes à l’encontre des Maires par leurs adversaires politiques. Les
représentants des Maires à la conférence nationale sont suffisants.
Rupture anticipée du mandat des Maires, indépendamment de leur volonté
Des répressions subies par les Maires à cause de leur origine et de leur parti
politique.
Obstacles économiques :
Le rendement des impôts et taxes locaux est fortement influencé par la capacité
contributive des habitants. Or, dans la grande île, cette dernière est faible puisqu'une
large fraction de la population vit en dessous du seuil de la pauvreté et ne dispose que de
revenus instables.
Obstacles socioculturels et politiques :
Le civisme fiscal chez les malgaches est encore peu répandu. Les raisons en sont
multiples :
Manque de tradition fiscale (notamment sur la foncière),
confusion sur la destination finale de l'impôt,
Insuffisance des campagnes de sensibilisation tout particulièrement en ce qui
concerne la fiscalité locale,
crainte du gaspillage, voire d'une utilisation partisane (notamment en période
électorale) des ressources collectées,
incompréhension d'impôts excessivement complexes.
34
le faible niveau de mobilisation des ressources financières,
l’absence de démocratie et d’équité sociale,
la mauvaise gestion communale,
la faible mise en œuvre du programme sur le plan communal de développement,
les relations limitées entre la commune et les citoyens,
la qualité insuffisante des services communaux,
le retard dans l’urbanisation et le manque d’infrastructures créent un déséquilibre
entre les ressources disponibles et les besoins exprimés.
A Madagascar, le service des impôts reste dans le chef lieu de la région. Cette
situation favorise tout en incitent le secteur informel.
Dans la région à faible revenu et, plus particulièrement, dans le milieu rural du
district d’Ambanja, l’impôt forfaitaire poids de sa production sur le produit intérieur brut
35
reste un enjeu de taille. Ainsi, par exemple, le district d’Ambanja rencontre de problèmes
majeurs sur l’établissement de leur budget communal, la production du secteur informel
non agricole y a été évaluée à Ariary
80 000 000 par an en moyenne. La valeur ajoutée de ce secteur s’élevant à Ariary 45
200 000 environ ; créent ainsi près de 35 % de valeur ajoutée du secteur industriel
alors que le secteur industriel moderne n’en crée que 5 %. Dans ce secteur, 2,1 %
seulement payent la patente qui est un impôt forfaitaire sur ce genre d’activités. Les
activités informelles apparaissent donc comme un secteur dans lequel certaines entreprises
recherchent une stratégie de « contournement » à la législation en vigueur jugée inhibitrice.
Plus généralement, les chiffres témoignent de l’importance de ce secteur dans le
pays ou la région ou le district à faible revenu, comme celui d’Ambanja. Dans la plupart
des régions de la grande île, les activités du secteur informel sont soumises à la patente
qui est, pour la majorité des cas, appliquée de façon forfaitaire.
Pour la Banque Mondiale, c’est en grande partie grâce au secteur informel que
l’économie malgache résiste, malgré l’enlisement de la crise politique. Mais cela peut se
révéler dangereux à long terme. La Banque Mondiale a fait paraître la semaine du 08
au mois de Juin 2009, un document dans lequel elle s’étonne de la résistance de
l’économie malgache alors que le pays est plongé depuis plus d’un an dans une crise
politique dont l’issue reste inconnue.
Certes, l’économie est touchée par ce contexte, et est très affaiblie par rapport à son
niveau en 2008. Mais, elle ne s’est pas effondrée, contrairement à ce que prédisaient
la plupart des observateurs.
L’institution internationale explique cette ténacité de l’économie malgache par la
combinaison de trois facteurs : la timide reprise des activités privées grâce à la diminution
considérable des violences ces derniers mois, les activités informelles dopées par les fortes
performances du secteur rural (la production de riz a par exemple augmenté de 40 % entre
2007 et 2009, d’après la FAO) et, enfin, le maintien d’une aide publique au développement à
hauteur de 5 % du PIB.
En ce qui concerne les activités informelles, la Banque Mondiale estime qu’elles ont
augmenté de 13 % en 2009, compensant en partie le déclin du PIB officiel.
Le secteur formel, a d’abord assisté, durant les douze premiers mois de la crise
politique, à une sévère baisse d’activité, qui a vu les ventes des 100 plus grandes
36
entreprises chuter de 25 %. Mais, avec la quasi-absence des violences de ces derniers
temps, les activités industrielles et touristiques reprennent lentement dans la région.
TROISIÈME PARTIE:
37
CHAPITRE I : CONTRIBUTION A L’AMELIORATION DE
PROCEDURE FISCAL
Pour une meilleure rentabilité fiscale, il serait indispensable de citer toutes les
caractéristiques de la formation possible pour les contribuables en matière d’impôt. A
cet effet, cette formation serait bénévole pour motiver les contribuables, l’objectif étant de
mettre les contribuables au courant des impôts à payer correspondant à leurs activités.
§1-Caractéristique de la formation
Pour les agents des impôts, le formateur aurait à donner une formation sur
l’établissement d’un modèle pour un meilleur recouvrement des impôts forfaitaires. Dans ce
cas, il serait souhaitable de considérer un impôt forfaitaire payable en une seule fois et
valable pour un exercice fiscal (licence, patente,…).
Dans la plupart des pays à faible revenu, si le contribuable réussissait à ne pas payer
l’impôt pendant une ou plusieurs années, soit n-2, n-1 et n, il pourrait s’en acquitter au
cours des années suivantes (n+1, n+2,…) sans avoir à lui demander le reliquat des années
antérieures.
Cependant si, au cours de l’exercice n, un contribuable qui n’est pas en règle,
subissait un contrôle et que le contrôleur n’acceptait pas d’être corrompu, il devrait
immédiatement payer cet impôt majoré éventuellement d’une pénalité.
Dans le cas où le contribuable réussirait à corrompre le contrôleur, il lui
payerait une somme inférieure au montant de l’impôt majoré de la pénalité. L’Etat ne
perçoit rien, dans ce cas.
Supposons qu’au cours de la période (exercice fiscal) le contribuable ne puisse subir
tout au plus qu’un contrôle (c’est le cas de la plupart des activités du secteur informel dont
le nombre est très élevé au regard de celui des contrôleurs fiscaux).
38
§2- Amélioration de l’Efficacité de l’administration fiscale
39
chiffres d’affaires réalisés ;
tenir compte du découpage territorial existant, pour faciliter la coopération avec les
autorités administratives, les autres services déconcentrés et les collectivités de base ;
procéder à la normalisation des procédures, à l’échelle nationale et entre bureaux des
petits contribuables, pour éviter les traitements différenciés.
Par ailleurs, il serait nécessaire aussi, d’instaurer des méthodes et critères de risques
typiques en conformité avec les petites entreprises dans toute la grande île. Dans le cas où
les services et assistance aux contribuables ne seraient pas encore établis :
Assurer les prestations de service aux contribuables par leur mise en place aux
contribuables : correspondance, guichets ouverts au public (service accueil et
information des contribuables), centre d’appels téléphoniques, service automatisé,
Internet et télé services ;
Mener des sensibilisations à l’endroit des contribuables : à l’aide de réunion de
communautés de base, informations et formations, telles que: programme
d’éducation fiscale et accès aux médias.
En outre, il serait intéressant de mettre en œuvre une opération du risque basé
sur les programmes de vérification pour les petites et moyennes entreprises. Prenons à
titre d’exemple le cas des Artistes portant sur l’incivisme fiscal à Madagascar :
Sur les 5 678 déclarations de revenus attendues pour le paiement des impôts, seuls
208 ont régularisé leurs devoirs de citoyens, alors que l’échéance de paiement et de
déclaration était dépassée de trois mois déjà.
Ces dernières années des efforts considérables ont été engagés pour permettre une
meilleure information des contribuables vis-à-vis de la fiscalité. Désormais, ces
derniers, notamment en raison de la publication de textes, connaissent les dispositions
récentes du système fiscal, leurs garanties, leur possibilité de recours. De plus, de
nombreuses actions d'informations des contribuables sur l'impôt ont été réalisées. Une
action similaire à celle de l'Etat central mais relative à la fiscalité locale serait nécessaire
pour faciliter le consentement à l'impôt local.
45
§2-Augmentation des investissements de base de la commune
48
CHAPITRE III : SOLUTIONS RETENUES ET RESULTATS
ATTENDUS
La partie précédente s’est efforcée de décélérer les problèmes qui existent dans la
commune urbaine d’Ambanja, notamment le cas de l’analphabétisme vis-à-vis de
l’impôt synthétique, la méconnaissance du système fiscal par les contribuables et aussi
les problèmes sur la gestion administrative, financière, politique et socioculturelle. Les
solutions jugées pertinentes pour résoudre ces problèmes ont été proposées. Cette
dernière partie va retenir la solution parmi les solutions possibles qui serait avancée avec
la priorité d’exécution à convenir avec la commune.
Nous verrons aux solutions retenues et résultats attendus, c’est à dire les impacts
attendus si effectivement la Commune urbaine d’Ambanja améliorerait sa performance
sur le recouvrement des impôts ce qui va entraîner des impacts sur l’environnement
économique (création de la valeur ajoutée), puis sur le plan financier (augmentation de la
capacité autofinancement) et, enfin, sur le plan social (création d’emploi, bien être des
employés). Ainsi cette section va successivement développer ci-après les solutions qui
seraient adoptées au cours de cette étude et les résultats attendus.
49
En outre, dans un contexte marqué par une image négative, la modernisation de
l’administration fiscale est un signal fort de changement, reflétant sa volonté de contribuer
aux objectifs de réformes engagées par le gouvernement, notamment, au développement
économique dans le cadre de la lutte contre la pauvreté. Les principaux engagements de la
DGI à l’échéance du programme de modernisation viseraient à :
Contribuer à la mobilisation des recettes budgétaires, conformes aux objectifs du
gouvernement actuel, notamment en développant des mesures immédiates pour
améliorer la gestion des opérations fiscales ;
contribuer à la définition d’une politique fiscale, prenant en compte les aspects
socio- économiques, renforçant l’attractivité du territoire dans le cadre des initiatives
d’intégration régionale et favorisant le climat d’investissement à Madagascar ;
moderniser ses structures et ses procédures pour répondre aux besoins des
différentes catégories de contribuables et aux enjeux ;
développer de meilleurs services pour les usagers en toute transparence,
promouvoir l’e- gouvernance, l’accès à l’administration et les conditions de
travail appropriées pour des agents responsabilisés et motivés, dans un cadre de lutte
soutenue contre la corruption. ;
faciliter les objectifs du gouvernement d’augmenter significativement la part des
recettes fiscales, dans le budget des collectivités territoriales décentralisées.
§1-Résultats économiques
§2-Résultats financiers
51
Dans ce cas, la commune n’aurait pas de problème de fonds de roulement sur le
fonctionnement, ni besoin de fonds de roulement, mais une bonne tenue de la trésorerie.
§3-Résultats sociaux
52
CONCLUSION
SOMMAIRE---------------------------------------------------------------------------------------------------------- 3
REMERCIEMENTS-------------------------------------------------------------------------------------------------4
LISTE DES ABRÉATIONS, SIGLES ET ACRONYMES----------------------------------------------------5
INTRODUCTION--------------------------------------------------------------------------------------------------- 6
PREMIÈRE PARTIE: PRÉSENTATION GÉNÉRALE DE LA RECHERCHE---------------------------7
CHAPITRE I : PRESENTATION GENERALE DE LA COMMUNE URBAINE D’AMBANJA-----8
Section I : La commune------------------------------------------------------------------------------------------ 8
§-1-Processus de communalisation du territoire-----------------------------------------------------------8
§-2-Fonctionnement de l’administration communale---------------------------------------------------10
Section II : Structure organisationnelle-----------------------------------------------------------------------10
§1-Fonction---------------------------------------------------------------------------------------------------- 10
§2-Organigramme de la Commune Urbaine d’Ambanja-----------------------------------------------11
Section III : Activités et ses missions-------------------------------------------------------------------------13
§-1- Maire------------------------------------------------------------------------------------------------------13
§-2-Conseillers municipaux et les personnels membres de la commune-----------------------------13
CHAPITRE II : HISTORIQUE DE L’IMPOT ET DIFFERENTES RESSOURCES DE LA
COMMUNE URBAINE D’AMBANJA------------------------------------------------------------------------15
Section I : Historique de l’impôt à Madagascar :------------------------------------------------------------15
Section II : Ressources de la collectivité territoriale décentralisée---------------------------------------17
§1-Ressources fiscales--------------------------------------------------------------------------------------- 17
§2-Ressources non fiscales----------------------------------------------------------------------------------19
Section II : Impôts synthétiques------------------------------------------------------------------------------- 20
§1-Importance relative à l’impôt synthétique-------------------------------------------------------------20
§2- Revenue des contribuables----------------------------------------------------------------------------- 21
DEUXIÈME PARTIE: IDENTIFICATION DES PROBLÈMES--------------------------------------------22
CHAPITRE I : PROBLEMES RENCONTRES AU NIVEAU DE L’APPLICATION DE L’IMPOT 23
Section I : Analphabétisme-------------------------------------------------------------------------------------23
§1- Caractéristique de l’analphabétisme-------------------------------------------------------------------24
§2- Causes et Impacts de l’analphabétisme à l’impôt---------------------------------------------------25
Section II : Méconnaissance du système fiscal--------------------------------------------------------------28
§1- Caractéristique du système fiscal----------------------------------------------------------------------28
§2- Complexité du système fiscal--------------------------------------------------------------------------29
§3- Non maîtrise du système fiscal par les contribuables-----------------------------------------------30
CHAPITRE II : PROBLEMES RENCONTRES AU NIVEAU DE LA COMMUNE-------------------31
54
Section I : Principaux problèmes rencontrés par la commune---------------------------------------------31
§1-Problèmes de la gestion et obstacles administratifs (personnel)-----------------------------------31
§2-Problèmes de la gestion financière et politique politicienne---------------------------------------32
§3-Problèmes d’élaboration du budget communal-------------------------------------------------------33
Section II : Insuffisance du budget communal---------------------------------------------------------------34
§1-Ressources locales faibles-------------------------------------------------------------------------------34
§2-Problèmes de recouvrement des impôts dans les économies à faible revenu--------------------34
§3-Favoritisme du secteur informel------------------------------------------------------------------------35
TROISIÈME PARTIE: PROPOSITION DES SOLUTIONS-------------------------------------------------36
CHAPITRE I : CONTRIBUTION A L’AMELIORATION DE PROCEDURE FISCAL---------------37
Section I : Formation des agents des impôts et des contribuables----------------------------------------37
§1-Caractéristique de la formation-------------------------------------------------------------------------37
§2- Amélioration de l’Efficacité de l’administration fiscale-------------------------------------------38
§3-Rentabilité de recettes fiscales--------------------------------------------------------------------------38
Section II : Enseigner le système fiscal aux contribuables-------------------------------------------------39
§1-Simplification du système fiscal------------------------------------------------------------------------39
§2-Maîtrise du système fiscal par les contribuables et simplification des tâches de division
impôt dans la commune--------------------------------------------------------------------------------------42
CHAPITRE II : AMELIORATION DE GESTION DE L’IMPOT-----------------------------------------43
Section I : Bonne maîtrise de l’assiette fiscale--------------------------------------------------------------43
§1-Motivation de l’administration fiscale et de la commune-------------------------------------------43
§2-Augmentation des investissements de base de la commune----------------------------------------44
Section II : Recensement des contribuables------------------------------------------------------------------44
§1-Maîtrise de recouvrement des impôts------------------------------------------------------------------44
§2-Amélioration des conditions de travail du personnel des impôts et de la commune------------44
§3-Fiscalisation du secteur informel-----------------------------------------------------------------------45
CHAPITRE III : SOLUTIONS RETENUES ET RESULTATS ATTENDUS----------------------------47
Section I : Solutions retenues---------------------------------------------------------------------------------- 47
§1-Formation des contribuables sur le système fiscal---------------------------------------------------47
§2-Recrutement des agents de recouvrements------------------------------------------------------------48
Section II : Résultats attendus----------------------------------------------------------------------------------49
§1-Résultats économiques-----------------------------------------------------------------------------------49
§2-Résultats financiers---------------------------------------------------------------------------------------49
§3-Résultats sociaux----------------------------------------------------------------------------------------- 50
CONCLUSION----------------------------------------------------------------------------------------------------- 51
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