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Remigela Stage

Ce document traite de l'apport de l'impôt synthétique dans le budget de la commune urbaine d'Ambanja. Il présente d'abord la commune, son organisation et ses activités, puis l'historique de l'impôt à Madagascar et les différentes ressources de la commune, dont l'impôt synthétique. Il identifie ensuite les problèmes rencontrés dans l'application de l'impôt et au niveau de la commune, avant de proposer des solutions pour améliorer les procédures fiscales et la gestion de l'impôt.

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Remigela Stage

Ce document traite de l'apport de l'impôt synthétique dans le budget de la commune urbaine d'Ambanja. Il présente d'abord la commune, son organisation et ses activités, puis l'historique de l'impôt à Madagascar et les différentes ressources de la commune, dont l'impôt synthétique. Il identifie ensuite les problèmes rencontrés dans l'application de l'impôt et au niveau de la commune, avant de proposer des solutions pour améliorer les procédures fiscales et la gestion de l'impôt.

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UNIVERSITÉ DE TOAMASINA

FACULTÉ DE DROIT, DES SCIENCES ÉCONOMIQUES

ET DE GESTION

DÉPARTEMENT D’ÉCONOMIE

**************

APPORT DE L’IMPÔT SYNTHÉTIQUE DANS


LE BUDGET COMMUNAL
Cas de la Commune Urbaine d’Ambanja

Rédigé par :
Remigela Patricin SOLA
Filière : Économie

Année Universtaire : 2011-2012


UNIVERSITÉ DE TOAMASINA
FACULTÉ DE DROIT, DES SCIENCES ÉCONOMIQUES

ET DE GESTION

DÉPARTEMENT D’ÉCONOMIE

**************

APPORT DE L’IMPÔT SYNTHÉTIQUE DANS


LE BUDGET COMMUNAL
Cas de la Commune Urbaine d’Ambanja

Rédigé par :
Remigela Patricin SOLA
Filière : Économie

Année Universtaire : 2011-2012

3
SOMMAIRE

REMERCIEMENTS-------------------------------------------------------------------------------------------------4
LISTE DES ABRÉATIONS, SIGLES ET ACRONYMES----------------------------------------------------5
INTRODUCTION--------------------------------------------------------------------------------------------------- 6
PREMIÈRE PARTIE: PRÉSENTATION GÉNÉRALE DE LA RECHERCHE---------------------------7
CHAPITRE I : PRESENTATION GENERALE DE LA COMMUNE URBAINE D’AMBANJA-----8
Section I : La commune------------------------------------------------------------------------------------------ 8
Section II : Structure organisationnelle-----------------------------------------------------------------------10
Section III : Activités et ses missions-------------------------------------------------------------------------13
CHAPITRE II : HISTORIQUE DE L’IMPOT ET DIFFERENTES RESSOURCES DE LA
COMMUNE URBAINE D’AMBANJA------------------------------------------------------------------------15
Section I : Historique de l’impôt à Madagascar :------------------------------------------------------------15
Section II : Ressources de la collectivité territoriale décentralisée---------------------------------------17
Section II : Impôts synthétiques------------------------------------------------------------------------------- 20
DEUXIÈME PARTIE: IDENTIFICATION DES PROBLÈMES--------------------------------------------22
CHAPITRE I : PROBLEMES RENCONTRES AU NIVEAU DE L’APPLICATION DE L’IMPOT 23
Section I : Analphabétisme-------------------------------------------------------------------------------------23
Section II : Méconnaissance du système fiscal--------------------------------------------------------------28
CHAPITRE II : PROBLEMES RENCONTRES AU NIVEAU DE LA COMMUNE-------------------31
Section I : Principaux problèmes rencontrés par la commune---------------------------------------------31
Section II : Insuffisance du budget communal---------------------------------------------------------------34
TROISIÈME PARTIE: PROPOSITION DES SOLUTIONS------------------------------------------------36
CHAPITRE I : CONTRIBUTION A L’AMELIORATION DE PROCEDURE FISCAL---------------37
Section I : Formation des agents des impôts et des contribuables----------------------------------------37
Section II : Enseigner le système fiscal aux contribuables-------------------------------------------------39
CHAPITRE II : AMELIORATION DE GESTION DE L’IMPOT-----------------------------------------43
Section I : Bonne maîtrise de l’assiette fiscale--------------------------------------------------------------43
Section II : Recensement des contribuables------------------------------------------------------------------44
CHAPITRE III : SOLUTIONS RETENUES ET RESULTATS ATTENDUS----------------------------47
Section I : Solutions retenues---------------------------------------------------------------------------------- 47
Section II : Résultats attendus----------------------------------------------------------------------------------49
CONCLUSION----------------------------------------------------------------------------------------------------- 51
TABLE DES MATIÈRES-----------------------------------------------------------------------------------------52

4
REMERCIEMENTS

Le présent rapport témoigne le début du deuxième cycle Universitaire. Elle

n’aurait pas vu le jour sans la participation des personnes citées ci - après, à qui nous

témoignons nos profondes reconnaissances.

- Nos premiers remerciements s’adressent à tous les enseignants de la Faculté

de Droit des Sciences Economiques et de Gestion, en particulier ceux de département

de l’économie de l’Université de Toamasina, qui nous ont permis d’acquérir les

connaissances théoriques nécessaires.

- Nos sincères remerciements s’adressent également à tout le personnel de la

Circonscription du Développement Rural d’Ambanja pour leur accueil chaleureux et de

leur aide efficace qu’il nous a offerte.

- A Monsieur JAOVANONA Fety, Maire de la Commune Urbaine d’Ambanja de

nous avoir acceptés d’effectuer notre stage au sein de la Direction des Affaires

Administratives et Financières (DAAF).

- Notre gratitude va surtout à l’endroit de nos parents, pour leur soutient

morale, et financière durant nos études.

- Nous tenons aussi à remercier nos frères et nos sœurs qui nous ont fourni

leur particulier dévouement, et qui nous ont aidés moralement et financièrement à la

réalisation de ce travail.

- Notre reconnaissance va enfin, à l’endroit de nos amis (es) qui nous ont

encouragé et nous ont aidé matériellement à la réalisation de ce travail.

- Que ceux qui de près ou de loin ont contribué à l’élaboration de ce présent

ouvrage trouvent ici nos vifs remerciements.

Merci infiniment à tous

5
LISTE DES ABRÉATIONS, SIGLES ET ACRONYMES

CGA : Centre de Gestion Agrée


CGI : Code General des Impôts
CSB : Centre de Santé de Base
CTD : Collectivité Territoriale Décentralisée
DGE : Direction de Grande Entreprise
DGI : Direction Générale des Impôts
FDL : Fonds de Développement local
FMI : Fonds Monétaire International
IFPB : Impôt Foncier sur les Propriétés Bâties
IFT: Impôt Foncier sur Terrain
IL: Impôt de Licence
IR: Impôt sur revenu
IS: Impôt Synthétique
NIF: Numéro d’Identification Fiscale
PIB: Produit Intérieure Brute
PME: Petite et Moyenne Entreprise

6
INTRODUCTION

L’impôt occupe une place prépondérante dans la vie socio-économique d’une nation
donnée. Ceci tient au fait qu’un Etat, pour faire face à ses dépenses, doit avoir des
ressources suffisantes. Ce qui confère à l’impôt des rôles financier, économique et social.
Primo, la fonction financière. Il s’agit de la fonction principale au niveau de l’Etat.
En effet, les prélèvements fiscaux assurent à eux seuls, les quatre-vingt-dix pour cent des
dépenses du budget général. Mais, pour remplir cette fonction financière, l’impôt doit être
productif. Cet impératif de rendement exige que l’impôt soit payé par le plus grand nombre
de contribuables, et qu’il frappe, le plus largement possible, la matière imposable. L’exigence
de rendement n’implique pas, nécessairement, des taux élevés. L’expérience montre qu’au-
delà d’un certain seuil, l’augmentation des taux peut, au contraire, se traduire par une
diminution du rendement de l’impôt.
Secundo, la fonction économique. L’impôt est un moyen d’action privilégié du point
de vue économique. En effet, faire varier le taux de l’impôt, en accordant certaines
conditions d’avantages fiscaux, voire des exemptions fiscales, permet d’agir sur le
comportement des ménages ou sur le comportement des épargnants ou encore sur les
décisions des entrepreneurs. D’abord, il est constaté que la variation du taux de TVA se
répercute sur le niveau des prix et, par conséquent, sur l’inflation. En outre, des mesures
en matière de fiscalité mobilière encouragent la construction de logements.
Tertio, la fonction sociale. Les modalités de l’interventionnisme fiscal à objectif
social reposent essentiellement sur la progressivité et sur la personnalisation de l’impôt. Le
taux progressif de l’impôt s’applique dans un certain nombre de cas. Il s’agit, tout d’abord, de
l’impôt sur le revenu dont la progressivité en est son caractère essentiel. La progressivité est
également utilisée pour les droits de succession et pour l’impôt de la solidarité sur la fortune.
En effet, à partir d’un certain seuil, l’augmentation du taux de l’impôt peut
entraîner des effets économiques néfastes ou elle engendre des phénomènes de fraudes et
d’évasion pouvant revêtir une ampleur considérable.
Voici en quelque paragraphe les rôles dévolus à l’impôt. Mais il appartient aux
dirigeants de choisir entre l’unité ou la multiplicité des impôts à percevoir. Cela ne nous
empêche pas d’évoquer l’avantage ou l’inconvénient d’une telle alternative. Le premier est
apparemment séduisant, du fait de la simplicité de sa perception ; mais dans la pratique,
c’est le second qui est le plus utilisé. D’ailleurs, il est difficile, sinon impossible de
satisfaire tous les besoins de la commune, avec la recette fiscale uniquement.
7
PREMIÈRE PARTIE:

PRÉSENTATION GÉNÉRALE DE LA RECHERCHE

8
CHAPITRE I : PRESENTATION GENERALE DE LA COMMUNE
URBAINE D’AMBANJA

Ambanja est une ville. C’est une commune urbaine située dans le nord de
Madagascar, dans la région de Diana, ex-province d’Antsiranana. Elle est traversée par le
grand fleuve de Sambirano. Elle se situe à environ 500 kilomètres à vol d'oiseaux du Nord
d’Antananarivo, à 220 km par route de la ville d’Antsiranana (4 heures en moyenne de
parcours).
Les terres qui entourent Ambanja sont encore riches en plantations de type colonial, à
savoir : le cacao, le café, la banane, la vanille, le poivre, le riz, la patate douce et le manioc
pour le tapioca et l'ylang-ylang. Les dernières terres cultivables disparaissent au profit de la
ville qui ne cesse de s'agrandir sous la pression galopante de la démographie. Quelques
élevages naturels de zébus subsistent, et ceux-ci sont toujours utilisés, en 2007, pour la
traction des charrettes.
Dans le cadre de la décentralisation et de l’autonomie de province, la commune est
appelé à jouer un rôle d’une importance capitale, pour promouvoir non seulement des actions
pouvant entraîner un profit pour la commune, mais aussi surtout des initiatives de
développement.
Ainsi, selon la définition constitutionnelle « la commune est une CTD. Au même titre
que la région, elle est une portion du territoire national dans laquelle l’ensemble de ses
habitants électeurs de nationalité Malagasy dirige l’activité régionale et locale, en vue de
promouvoir le développement économique, social, sanitaire, culturel et scientifique et
technologique de la circonscription ».
La connaissance d’une entreprise ou organisme ne se limite pas seulement à son
historique mais, également, à ses activistes, à sa structure et à ses fonctions.

Section I : La commune

Cette section présente le processus de communalisation du territoire et, puis, le


fonctionnement de l’administration communale.

§-1-Processus de communalisation du territoire

Initialement, l’institutionnalisation des communes est davantage inspirée par la


recherche d’un cadre territorial cohérent, pour l’exécution d’un programme de
développement économique, que par l’expression d’un désir d’autonomie prescrite par la

9
recherche d’une dynamique collective locale. L’adoption de l’institution communale,
comme collectivité de base, ne s’est pas facilement réalisée au sein de la société malgache
fortement enracinée et articulée autour de la communauté du Fokonolona. En effet, cette
dernière génère en elle-même et par elle-même un mode spontané de gouvernement
social traditionnel sous l’autorité d’un chef, le plus âgé de la communauté.
En dépit de l'importance du Fokonolona et de ses normes sociales, le gouvernement
préconise des structures d’encadrement modernes, permettant la mise en œuvre des actions au
ras du sol. Un processus de communalisation du territoire se met en marche progressivement.
Ainsi sont crées les premières communes rurales, regroupant les anciens Fokonolona
traditionnels ainsi que les premières communes urbaines, très largement inspirées du régime
institutionnel colonial.
L’extension du régime communal, sur l’ensemble du territoire de la République à la fin
de l’année 1959, poursuit un double objectif. D’abord, il s’agit de donner un cadre d’actions
pertinent à une administration décentralisée, dont l’existence se révèle utile lors de la
constitution de la Première République, adoptée par l'Assemblée le 29 avril 1959, consacré
officiellement à la naissance de la République à Madagascar. Cette constitution instituait
initialement l'élection du Président de la République par le Congrès rassemblant les sénateurs
et les députés.
Les actions au "ras du sol" sont conçues à partir d'un plan de développement national et
mises en œuvre à l'échelle de la commune, par les relais locaux en tant que démarrage du jeune
Etat.
Ensuite, ce processus de communalisation rapproche les élites politiques des
administrés, afin de permettre à leur égard une prise de conscience civique généralisée,
nécessaire à l’administration communautaire.
La jeune République malgache hérite déjà de l’administration coloniale de 197
communes rurales, moyennement structurées. Après avoir envisagé, d’abord, de
procéder à une extension échelonnée sur trois ans du régime communal, le
gouvernement décide au mois d’août 1959 d’accélérer le rythme de communalisation
du territoire pour signifier l’ampleur du changement politique véhiculé par
l’Indépendance. Cette généralisation obéit essentiellement à des mobiles d’ordre
politique et psychologique, notamment, la volonté d’inciter les administrés à s’associer aux
élections municipales et d’y démontrer l’ampleur d’un soutien du peuple à l’égard de son
gouvernement.

10
§-2-Fonctionnement de l’administration communale

Les difficultés de fonctionnement des communes dans les premières années de leur
existence tiennent, en grande partie, de l’insuffisance du personnel qui participe à
l’administration communale. De façon générale, les élus manquent de compétence en
matière d’administration des collectivités. Cela a amené le gouvernement à supprimer le
principe interdisant l’éligibilité des fonctionnaires de l’Etat, afin de leur permettre de faire
acte de candidature aux élections municipales. Ces problèmes sont aussi d’ordre qualitatif
que quantitatif. Les élections du mois d’octobre 1959 a renouvelé le personnel communal.
Celles du mois de décembre 1964 ont, également, permis le placement de nouveaux
privilégiés et notables spécialisés dans l’administration des collectivités.
En ce qui concerne les organes de la commune, tant les communes rurales qu’urbaines
sont dotées d’un organe délibératif d’une part, incarné par le conseil municipal pour les
communes urbaines et le conseil communal pour les communes rurales, et d’autre part un organe
exécutif, en l’occurrence du maire et de ses adjoints, d’autre part les compétences attribuées au
maire sont de trois ordres.
Elu parmi les conseillers municipaux, au même titre que ses adjoints, le maire est
chargé de la police municipale et rurale. Il exécute les délibérations prises en conseil
municipal. Ce dernier exerce un contrôle sur la gestion du maire, notamment lors du
vote de budget annuel et de l’approbation du compte administratif. En dehors de ses
attributions administratives qu’il tient de sa qualité d’officier d’état civil, la préparation
du budget primitif et additionnel de la commune incombe au maire, qui les soumet à
l’approbation préalable de l’Etat.

Section II : Structure organisationnelle

Cette section, va successivement détailler la fonction et l’organigramme de la


commune urbaine d’Ambanja. Elle permet d’en connaitre les services existants et la
relation hiérarchique et fonctionnelle à son sein. En permettant aussi de savoir les
responsables à chaque poste de travail, elle y facilite aussi les services du peuple et la
gestion du personnel.

§1-Fonction

L’organigramme permet au responsable de définir exactement la structure de la


commune, autant que la liaison organisationnelle, afin d’éviter le conflit d’autorité
entre les membres du personnels, d’identifier leur responsabilité et de constater les
11
anomalies de l’organisation.
Dans ce cas, l’État ne délègue pas, dans les communes, de représentants dotés des
compétences générales comme les préfets pour les départements et les régions.
Il a été constaté que le maire bénéficie d’une « double casquette » : il est à la fois agent
de l’État et agent de la commune en tant que collectivité territoriale, Structure administrative,
distincte de l’administration de l’État, ou il doit prendre en charge les intérêts de la population
d’un territoire précis.
Il tient ses attributions de son élection par le conseil municipal, au scrutin secret
lors de la première réunion du conseil suivant les élections municipales.

§2-Organigramme de la Commune Urbaine d’Ambanja

L’organigramme d’une commune fixe le principe de l’organisation des services de


la commune. L’objectif est d’améliorer l’efficacité des services, en précisant les
responsabilités et le positionnement hiérarchique de chacun.
Les communes, quelles que soient leurs activités, ont toujours leur propre
structure. Mais, même si chaque commune a sa propre structure, il existe des structures de
base qui se ressemblent. La commune est divisée en plusieurs directions ou services selon
respectifs. Chaque direction ou service aura un responsable. Entre ces directions, il devrait
exister des relations. La structure édifie l’ensemble de ces relations. Donc, elle peut être
définie comme un schéma d’ensemble des responsabilités et des relations entre les
directions ou les services.
Donc, l’organigramme est un graphique qui représente sous une forme
schématique la structure de la commune. Il doit préciser, en particulier, la répartition des
tâches entre les services, le niveau hiérarchique et les liaisons entre les services.
Il est, à la fois, un instrument d’informations dans l’ensemble de la commune, un
instrument d’analyses qui permet de découvrir les erreurs d’organisation.

12
Schéma n°01 : Organigramme de la commune urbaine d’Ambanja

Maire

Secrétaire Général

1ère Adjoint au Maire Conseillers Municipaux

2ème Adjoint au Maire

Directeur des Affaires Administrative et Financières

Chef de service technique Chef de service AAF

DI (1) DV (6) DAM (5) DEC (2) DC (1) DS (2)

Source : Commune Urbaine d’Ambanja


AAF : Affaires Administratives et Financières
DI : Division Impôt
DV : Division Voirie
DC : Division Comptabilité
DEC : Division Etat Civil
DAM : Division Atelier et Mécanique
DS : Division Secrétaire
Le budget est voté par le conseil municipal
Maire, adjoints, conseillers municipaux, chacun de ces membres de l’équipe
municipale joue un rôle bien défini dans les décisions prises par la commune. Les séances du
conseil municipal sont publiques. Un compte rendu des délibérations est affiché à la Mairie,
après chaque séance.

13
Section III : Activités et ses missions

Cette section, va successivement relater les activités et les missions de la commune.


Pour ce faire, à cet effet, tout d’abord, la fonction de maire et ses conseillers municipaux.

§-1- Maire

Le Maire est l’agent exécutif de la commune. Il est ainsi chargé de préparer et


d’exécuter les décisions du conseil municipal, entre autres :
 il propose le budget de la commune,
 il planifie les dépenses,
 il passe les contrats et marchés publics et les exécute,
 il est le représentant de la commune en Justice et dans les cérémonies officielles,
 il pourvoit à la sauvegarde des intérêts de la commune.
En tant que chef du personnel communal, il nomme et affecte les
fonctionnaires de la commune, assisté par le Directeur Général des Services. Le conseil
municipal peut déléguer au Maire certaines attributions : par exemple, la réalisation
d’emprunts, la délivrance de concessions dans les cimetières, etc.
Le Maire est également le représentant de l’Etat, ou il fait fonction d’officier d’état
civil et d’officier de police judiciaire. A ce titre, le Maire doit assurer certaines
responsabilités, telles : la publication des lois et des règlements nationaux,
l’organisation des élections, du recensement, l’exécution de mesures de sûreté générale...
Le Maire peut déléguer certaines de ses attributions à ses Adjoints et Conseillers
Municipaux Délégués, raison pour laquelle, la commune urbaine d’Ambanja jouit de plus
en plus d’expériences par rapport aux autres…
Les adjoints au Maire assistent, collaborent ou aident le Maire dans les tâches
effectuées au sein de la commune urbaine d’Ambanja. Ils peuvent remplacer le Maire, en cas
d’absence.

§-2-Conseillers municipaux et les personnels membres de la


commune

Les conseillers municipaux donnent du conseil ou des informations au Maire


pour le développement de la commune. Ils votent aussi le budget communal.
Le secrétaire général assure, non seulement, le classement des dossiers et la bonne
circulation des informations au sein de la commune mais, également, la relation avec
14
les autres administrations de la ville d’Ambanja. Il est aussi chargé d’effectuer divers
travaux administratifs et de bureau, tels que la correspondance ou la réception.
Le Directeur des Affaires Administratives et Financières assume la relation avec
l’administration publique, comme l’affiliation à la CNAPS et OSIE de l’ensemble du
personnel, l’établissement de budget annuel de la commune, le congé du personnel de
l’entité.
Le chef de service des Affaires Administratives et Financières est chargé de
toutes les opérations comptables de la commune (gestion de trésorerie et dépenses,
recettes) et élabore le budget primitif, le contrôle des achats des équipements, le
paiement de salaire de l’ensemble du personnel après le mandatement au Trésor public.
Le chef de service technique est le premier responsable de la division
voierie, de la division impôt, de la division atelier et mécanique.

15
CHAPITRE II : HISTORIQUE DE L’IMPOT ET DIFFERENTES
RESSOURCES DE LA COMMUNE URBAINE D’AMBANJA

La présentation de la commune urbaine d’Ambanja ci-dessus nous permet


d’appréhender la description de la commune et, encore une fois, de centrer nos explications
sur les points intéressant dans notre analyse.
En premier lieu, l’historique de l’impôt va être décortiqué.
Ensuite, il est important de connaitre les ressources de la collectivité territoriale
décentralisée, plus précisément, les ressources fiscales et non fiscales.
Enfin, nous allons nous consacrer sur les impôts synthétiques en exposant leurs
importances vis-à-vis de la commune.

Section I : Historique de l’impôt à Madagascar :

Par définition, l'impôt est un prélèvement effectué par l'Etat (ou par le roi) et les
collectivités (en nature ou en argent), en vue de couvrir les charges publiques. L'impôt
avait déjà existé bien avant Jésus Christ.
Dès l'Antiquité, l'impôt avait un rôle économique
Depuis l'Antiquité, l'impôt se présentait sous forme de « droit de sortie » assis sur
les biens. Droit frappant les biens vivriers nécessaires à la survie de la population, l'objectif
était de défendre la sortie des biens.
Au moyen âge, l'impôt revêt déjà un caractère fiscal – Apparition de l'impôt foncier
Epoque de domination des rois (souverains). Les paysans qui cultivent la terre,
appartenant aux souverains, doivent payer le CENS pour marquer la souveraineté des rois.
Le roi en contrepartie, assure la protection des sujets contre les invasions et les attaques
venant de l'extérieur. (Exemple à M/car: fetin'ny santa-bary).
ème ème
Fin XV – début XVII Siècle : période de l'ancien régime
-Marqué par l'existence des impôts indirects, ils sont assis et établis sur les biens:
droits d'entrée à la frontière, plus particulièrement, sur des biens de consommation. Et
l'impôt le plus ancien est la taxe de consommation sur le sel « la gabelle », taxe à payer à
chaque récolte de sel.
-Etablissement du droit d'entrée, imposé à l'entrée (droits de porte – droits des
douanes) lors du franchissement d'une frontière (exemple: le péage à nos jours) étrangère.
L'homme est aussi une assiette de l'impôt: apparition de l'impôt par tête d'habitant
ou impôt de taille ou impôt de capitation: impôt direct ou impôt personnel. L'impôt de
16
taille frappant les pauvres et épargnant les riches. L'impôt est quérable: utilisation des
moyens de coercition pour percevoir l'Impôt Minimum Fiscal (IMF). (Exemple à M/car:
l'IMF est dû annuellement par chaque citoyen âgé de 21 ans. Cet impôt oblige les paysans
à rester chez eux pour travailler davantage la terre. Aboli en 1972. Actuellement, l'impôt
synthétique revêt un caractère direct et personnel).
ème
Au XVIII siècle
Siècle de la lumière avec les idées révolutionnaires prônées par MONTESQUIEU,
DIDEROT, J.J ROUSSEAU, VOLTAIRE
- la suppression de l'impôt de l'ancien régime,
- la condamnation de l'inquisition fiscale: une perquisition menée de force ou
d'arbitraire,
- le principe de neutralité.
Ces philosophes réclament trois principes, face à ce qu'ils appellent l'injustice fiscale:
- principe de justice fiscale : suppression de l'impôt de taille,
- principe de liberté: qui condamne l'inquisition fiscale,
- principe de neutralité selon lequel « l'impôt ne doit pas entraver les échanges
commerciaux ».
ème ème
Du XIX siècle au XX siècle
Période marquée par les deux guerres mondiales:
- un immobilisme fiscal : aucune d'évolution de la législation fiscale,
- l'impôt est un moyen pourvoyeur de recettes, a un objectif fiscal ;
- l'impôt est un instrument de croissance, de développement économique et social.
Le système fiscal Malagasy actuel n'est que l'héritage du système fiscal français,
applicable à Madagascar pendant près d'un siècle couvrant la période coloniale et
néocoloniale.
A Madagascar, il est remarqué la prédominance de l'impôt foncier (impôt réel). La
notion d'impôt foncier est apparue à l'époque d'Andrianampoinimerina. Il était le grand
propriétaire foncier (la pleine de Betsimitatatra). Cette plaine était divisée en parcelles de
rizière, appelées chacune HETRA. Chaque HETRA constituait une base d'impôt, et les
cultivateurs qui travaillaient et cultivaient les « HETRA » devaient payer une piastre
(vary fito venty) : Impôt en numéraires.
HETRA : impôt dû sur une parcelle de rizière.
VIDIN'AINA : impôt d’allégeance, de fidélité: Hasina équivaut à une piastre,
impôt d'obéissance envers les rois : expression de la souveraineté royale.
17
Actuellement, l'impôt constitue une expression de la souveraineté nationale,
fidélité envers l'Etat. « Le consentement à l'impôt commence par l'adoption par le
pouvoir législatif de la loi de finances ».
Impôt en nature : Prélèvement d'une partie de force de l'homme (corvée,
fanompoana), service militaire envers la Nation.
ASA FOLO ANDRO : réquisition des personnes, travaux faits au profit des
collectivités locales.
REQUISITION DES BIENS : riz, bétail à titre de paiement d’impôt.
Actuellement, depuis l'évolution de la conception de l'impôt dans le temps et dans
l'espace, la prestation pécuniaire remplace le prélèvement en nature au profit de l'Etat.
C'est ainsi qu'aujourd'hui il est question d'impôts sur le revenu, sur la dépense et sur le
capital. L'impôt atteint presque toutes les activités et les patrimoines des personnes
physiques et morales.

Section II : Ressources de la collectivité territoriale décentralisée

Cette section, développe successivement les ressources fiscales et les ressources non
fiscales de la commune, à cet effet, va présenter tout d’abord les ressources fiscales.

§1-Ressources fiscales

Les ressources fiscales de la commune sont des impôts qui alimentent la caisse de
CTD, plus précisément, les impôts locaux. C’est le parlement qui vote la loi des
finances et donne un intervalle de taux de l’impôt pris. L’administration fiscale est là
pour assister techniquement les impôts locaux, afin qu’ils ne sortent pas du cadre du Code
Général des Impôts, bien que soient les CTD qui gèrent les impôts locaux en matière de
liquidation, le recouvrement doit être validé par l’administration fiscale. Pour mieux
comprendre les impôts locaux, il est nécessaire d’énumérer ci- dessous leurs différents
types:
L’impôt de licence
Il s’agit d’un impôt indirect qui frappe les boissons alcoolisées, une taxe spéciale
due par les fabricants et les importateurs de boissons alcoolisées et perçue au vu d’une
déclaration déposée auprès du centre fiscal sur le lieu d’exploitation.
L’impôt foncier sur les propriétés bâties (IFPB)
L’IFPB est un impôt annuel, établit suivant la situation de terrains des propriétés au
premier Janvier de l’année d’imposition. Il est perçu au profit du budget de la commune.

18
Le budget des communes, intercommunalités, départements et régions, est financé
en partie par la taxe foncière sur les propriétés bâties, pour contribuer ainsi au
développement des équipements collectifs et des services proposés. Parmi les impôts directs
perçus par les collectivités territoriales (régions, départements, communes), figure la taxe
foncière sur les propriétés bâties. Sauf exonération prévue par la loi, toutes les propriétés
bâties situées à Ambanja y sont en principe soumises.
Personnes et locaux imposables
Cette taxe est normalement due, chaque année, par toute personne physique
propriétaire ou usufruitier, au 1er janvier de l'année d'imposition, d'un bâtiment situé à
Ambanja (maison, appartement, construction, etc.).
REMARQUE : en cas de vente de l'immeuble en cours d'année, le vendeur ne
peut pas obtenir une réduction de la taxe au prorata du nombre de mois pendant lesquels il
a été propriétaire. Vendeur et acheteur peuvent cependant convenir, dans l'acte de
vente, de ce que la taxe sera partagée entre eux.
L’impôt foncier sur les terrains
L’IFT est un impôt annuel et établi suivant la situation de terrains au premier
Janvier de l’année d’imposition. Il est perçu au profit du budget dans la commune
d’implantation. L’IFT rentre à 100 % au budget des communes. Il est établi sur tous les
terrains de toute nature, sis à Madagascar.
Taxe professionnelle
La taxe professionnelle a été supprimée à compter du 1er janvier 2010 et
remplacée par la contribution économique territoriale (CET) qui est composée :
- de la cotisation foncière des entreprises (CFE) qui reprend une grande partie des
dispositions déjà applicables jusqu'à maintenant à la taxe professionnelle,
- et, de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) qui remplace la
cotisation minimale de taxe professionnelle.
Chacune de ces cotisations est soumise à des règles différentes.
La somme de ces deux cotisations correspond au montant global de la contribution
économique territoriale à payer par l'entreprise, qui peut faire ensuite l'objet d'une
réduction, au titre :
- du plafonnement de la valeur ajoutée,
- de la réduction temporaire pour accroissement de taxe pour les entreprises qui
existaient déjà avant 2010.

19
L’impôt synthétique
L’impôt synthétique ou « Hetra Tambatra » désigne la synthèse ou l’ensemble des impôts :
* Impôts sur les revenus,
* taxe professionnelle des personnes physiques et des entreprises individuelles
exerçant une activité indépendante passible ou non de la taxe professionnelle.

§2-Ressources non fiscales

En plus des impôts, la commune dispose de ressources non fiscales, les quelles
occupent une place secondaire dans le budget de la commune. Il s’agit principalement de:
- Droits et Taxes d’enregistrement des actes et mutations
Ces droits et taxes sont greffés à l’enregistrement et recouvrés les services de
l’enregistrement et du timbre, ils sont au nombre de trois :
La taxe additionnelle à l’enregistrement des actes,
Le droit fixe sur la cession d’appareils de jeu et d’appareils vidéo utilisé à des activités
lucratives,
La taxe sur les véhicules à moteur.
- Droits et Taxes
Y sont classés, les droits et les taxes directs et indirects autorisés par la loi et
instaurés ou levés par la commune. Ils sont nombreux et, en général, sont stipulés par la loi
94-007 relative aux compétences et ressources des collectivités et dans une liste fixée par
une ordonnance datée de la Première République en l’occurrence, la taxe de séjour et une
autre par la loi de finances initiale de
1999 : la taxe sur la télévision.
- La taxe annuelle sur les bicyclettes, charrette, pousse-pousse,… ;
- La taxe annuelle sur la télévision ;
- La taxe annuelle sur les appareils automatique de jeu et à musique fonctionnant
dans les centres de loisirs ;
- La taxe annuelle sur les appareils vidéo utilisés à des buts lucratifs ;
- La taxe sur la publicité ;
- La taxe sur les eaux minérales ;
- Les prélèvements sur les extractions de sable, terre, pierres,… ;
- Les Taxes d’abattage ;
- Les prélèvement et ristournes sur les produits ;
- La taxe de séjour dans les hôtels ;

20
- La taxe sur les cérémonies coutumières.
- Redevances
Elles sont levées sur propre initiative de la commune et sont constituées, en général ,
par des redevances d’utilisation des domaines (marchés, pistes, terrain, etc.) et des
redevances de prestations de service.
- Subventions et dotations
Dans le cadre de l’appui à la décentralisation et suite au transfert de
compétences, trois principales subventions ont été allouées à la commune depuis la loi de
finances 1999 :
- La dotation de fonctionnement (6 millions d’Ariary par commune) ;
- La dotation pour les EPP et les CSB ;
- La subvention pour la rémunération des secrétaires d’états civils ;

Section II : Impôts synthétiques

Successivement ci-dessous l’importance relative à l’impôt synthétique et au revenu


des contribuables sur leurs activités va être détaillée. Nous savons que l’impôt à payer par
un contribuable dépend de ses revenus ou bien aussi de ses chiffres d’affaires.
Dans ce cas, si son chiffre d’affaires est inférieur ou égal à Ariary 20 000 000, le
contribuable est sous régime le d’impôt synthétique. Tandis que si son chiffre d’affaires est
supérieur à Ariary 20 000 000, le contribuable est sous le régime d’impôt sur le revenu.

§1-Importance relative à l’impôt synthétique

Aux termes de l’article 01.06.01 (Loi n°2006-034 du 19/12/2006 portant Loi des
finances 2007 du Code Général des Impôts) :
« Il est institué un impôt unique dénommé impôt synthétique, représentatif et
libératoire de la taxe professionnelle, de l’impôt sur les revenus non salariaux et de la taxe
sur les chiffres d’affaires, dont les produits sont répartis comme suit :
1 % pour l’insertion de secteur informel, 60 % pour les communes ,39 % pour les
régions ». Y sont notamment assujettis :
- Les agriculteurs, éleveurs et pêcheurs ;
- les producteurs ;
- les artisans ;
- les commerçants ;
- les prestataires de service de toute espèce ;

21
- les personnes exerçant des professions libérales ;
- les artistes et assimilés ;
- les gargotiers avec ou sans boutique ;
- le propriétaire –conducteur d’un seul véhicule moins de 9 places payantes
s’agissant de transport de personnes, ou d’une puissance inférieure à 10 CV s’il
s’agit de transport de marchandises ;
- l’entrepreneur de transport par véhicule non motorisé (charrette, pousse-pousse,
pirogue etc.…
Bref, cette liste n’est pas exhaustive. Toute personne exerçant un métier
générateur de revenu ou gain inférieur ou égal à Ar 20.000.000 est soumise à l’Impôt
Synthétique. Sont exclus du régime de l’impôt synthétique quel que soit leur chiffre
d’affaires : les sociétés, les associations et les commerçants de gros et demi-gros.
L’objectif étant de renflouer le budget des collectivités concernées, il s’avère
incontournable que leur intervention dans le processus d’identification des personnes et
activités imposables soit déterminante.
Ainsi, il occupe une place très importante dans le développement de la Commune
d’Ambanja.
Puisque 90 % des contribuables dans cette Commune Urbaine sont soumis au
régime Synthétique, toutefois la Commune Urbaine d’Ambanja n’a pas seulement
l’impôt Synthétique comme source de revenu, mais il existe aussi l’Impôt foncier sur les
propriétés bâties.
Bref, il est nécessaire de souligner que l’impôt synthétique occupe une place
importante dans la Commune Urbaine d’Ambanja, puisque c’est une commune à
vocation agricole, sans oublier la place que prennent la pêche et enfin les petites
entreprises, telles les épiceries et les grossistes dans la vie économique de la Commune.

§2- Revenue des contribuables

Le revenu des contribuables dépend de leurs activités. Bien évidemment, l’impôt


qu’ils auront à payer est différent aussi. Cela explique qu’une partie des contribuables est
frappée par le régime synthétique et une autre partie par les autres impôts, à savoir :
l’impôt sur le revenu, par exemple ou IR, l’IFPB, …

22
DEUXIÈME PARTIE:

IDENTIFICATION DES PROBLÈMES

23
CHAPITRE I : PROBLEMES RENCONTRES AU NIVEAU DE
L’APPLICATION DE L’IMPOT

Ce chapitre va permettre de faire une analyse critique au niveau de la commune


urbaine d’Ambanja, notamment sur l’impôt synthétique. Pour mener à bien cette analyse,
il serait d’abord préférable de faire une présentation des faits relatifs aux différents points
suivants :
L’analphabétisme des contribuables qui entraînent la confusion ;
La méconnaissance du système fiscal qui favorise le secteur informel.

Section I : Analphabétisme

L'analphabétisme est l'incapacité complète à lire et à écrire, le plus souvent par


manque d'apprentissage. Il se distingue de l'illettrisme, terme utilisé quand il y a eu
apprentissage de la lecture et de l’écriture, mais que cet apprentissage n'a pas conduit à sa
maîtrise ou que la maîtrise en a été perdue.
L'éducation et la formation ont toujours figuré parmi les premières priorités des
gouvernements malgaches qui se sont succédés. Il faut, cependant reconnaître qu'en
dépit des efforts consentis et des résultats obtenus, le système laisse encore des jeunes
et des adultes à l'extérieur de ses portes.
L'analphabétisme est l'une des résultantes les plus visibles de la faiblesse de ce
système. La promotion de l'éducation pour tous les enfants malgaches, prise dans le sens
large du terme, ne peut donc se dissocier de la lutte contre l'analphabétisme.
La notion d'analphabète est une notion floue. Un comité d'experts, réunis par
l'UNESCO en 1951, a recommandé dans son rapport que soit considérée comme "Alphabète"
toute personne "sachant à la fois lire avec compréhension et écrire un bref et simple exposé des
faits de sa vie quotidienne".
La définition adoptée lors du recensement entrepris en 1993 à Madagascar était la
suivante : "est considérée comme analphabète une personne ne sachant ni lire ni écrire une
langue"
L’alphabétisation est le premier pas d’une éducation tout au long de la vie. Elle fait
ainsi partie intégrante de l'Education de base pour tous. La loi portant orientation du système
éducatif malgache place, en effet, l’alphabétisation fonctionnelle et la formation à la vie
familiale et sociale comme l’une des composantes essentielles de l’éducation fondamentale.
En dépit de cette place prépondérante et des priorités affichées dans les différents
24
documents de politiques économiques, l'analphabétisme demeure un phénomène
important à Madagascar.
A cause de l’analphabétisme dans le district d’Ambanja et plus précisément dans
la ville d’Ambanja, la fiscalité locale est presque négligée, car l’analphabétisme favorise
les flous, et aussi la méconnaissance de l’impôt à payer auprès de l’administration fiscale
locale. Pour des amples explications, ci-dessous la caractéristique de l’analphabétisme et
leur impact sur l’impôt, notamment sur l’impôt synthétique va être épluchée.

§1- Caractéristique de l’analphabétisme

L'analphabétisme est l'incapacité de lire et d'écrire. Mais le contenu de cette notion a


évolué. L'omniprésence de l'écrit dans les sociétés contemporaines exige, en effet, des
compétences de plus en plus importantes en matière de lecture et d'écriture. A la fin du
e
XIX siècle, n'était pas considéré comme analphabète celui capable de déchiffrer des mots
ou d'écrire son nom.
La définition adoptée par l'Unesco en 1958 est beaucoup plus exigeante : elle déclare
analphabète «toute personne incapable de lire et d'écrire, en le comprenant, un exposé bref
et simple de faits en rapport avec la vie quotidienne». Vingt ans plus tard apparaît la notion
d'analphabétisme fonctionnel : selon l'Unesco, elle désigne tout individu «incapable
d'exercer toutes les activités pour lesquelles l'alphabétisation est nécessaire au bon
fonctionnement de son groupe et de sa communauté, et aussi, pour lui permettre de
continuer à lire, écrire et calculer, en vue de son propre développement et de celui de sa
communauté».
La même époque, alors que l'analphabétisme semblait définitivement disparu des
pays occidentaux, est perçue qu'une partie de la population, après avoir été scolarisée, a
perdu l'usage de la lecture et de l'écriture : pour rendre compte de ce phénomène, il est
désormais utilisé le terme d'illettrisme, alors que les analphabètes sont ceux qui n'ont jamais
appris à lire ni à écrire.
L'Unesco estime qu'il existait, en 1990, plus de 962 millions d'analphabètes adultes dans
le monde. Le taux d'analphabétisme est étroitement lié au sous-développement : il dépasse les 50
% en Asie du Sud et en Afrique subsaharienne. 73 % des analphabètes vivent dans des pays qui
sont parmi les plus peuplés du monde : Inde, Chine, Pakistan, Bangladesh, Nigeria, Indonésie,
Brésil, Egypte, Iran et Soudan.
Il est très difficile de lutter contre l'analphabétisme dans le tiers-monde. La
croissance démographique empêche les pays les plus pauvres de scolariser toute la
25
population. Par ailleurs, les possibilités de promotion économique et sociale sont faibles,
ce qui réduit considérablement les effets des campagnes d'alphabétisation.
L'analphabétisme touche particulièrement les femmes, qui se marient souvent jeunes et
fréquentent peu l'école.
Dans les pays industrialisés, le taux d'analphabétisme est toujours resté inférieur
à 10 % depuis la Seconde Guerre mondiale. Il n'est plus que d'environ 4 % à l'heure
actuelle. En revanche, le problème de l'illettrisme concerne une part non négligeable de la
population.

§2- Causes et Impacts de l’analphabétisme à l’impôt

Causes : Les raisons pouvant expliquer ce si grand nombre de personnes


analphabètes sont diverses. Elles proviennent, à la fois, de difficultés personnelles,
scolaires, économiques, culturelles et sociales. Cependant, l’analphabétisme est souvent
relié à un contexte de pauvreté. Une très faible scolarisation en est aussi une de ses causes
les plus directes de l'analphabétisme.
La violence familiale, les troubles d’apprentissage, la maladie physique et mentale
et la non- valorisation de l’écriture à l’intérieur de la famille représentent, aussi, des
causes fréquentes de l’analphabétisme. Les personnes ayant eu à quitter l’école tôt, afin de
subvenir aux besoins de leur famille, ont souvent de la difficulté avec le code écrit. Aussi,
certaines ont appris, mais aussitôt, désappris la lecture et l’écriture faute d’avoir eu à
utiliser ces acquis dans leur vie courante. Enfin, les personnes provenant d’autres cultures
ainsi que celles ayant une déficience intellectuelle éprouvent aussi le besoin d’améliorer
leur contact avec l’écrit pour favoriser leur adaptation sociale.
Il existe quatre types de facteurs qui provoquent l'analphabétisme fonctionne:
Facteurs socio-économiques: origine sociale ou ethnique, pauvreté, chômage,
assistance sociale, sous-développement, malnutrition, exclusion sociale ;
Facteurs familiaux: dévalorisation de l'éducation ou de la lecture, analphabétisme des
parents, manque d'encadrement, éclatement de la famille, violence familiale ;
Facteurs individuels: handicap, trouble d'apprentissage, manque de motivation,
maladie, maternité, travail ;
Facteurs scolaires : pratiques pédagogiques, programmes, évaluation, cheminement
scolaire, style et rythme d'apprentissage, climat scolaire, organisation de l'école.
Impacts : Il est , par ailleurs, constaté que même si les sources des lacunes en
lecture et en écriture sont diverses, les conséquences sont généralement les mêmes :
26
pauvreté, chômage (la capacité de lecture et d'écriture constitue une exigence pour 98
% des emplois existant dans la région), culture générale moindre, faible estime de soi,
accidents de travail, mauvaise gestion financière, perpétuation du problème d’une
génération à l’autre, problèmes de santé, manque de participation à la vie sociopolitique,
etc.
Les personnes ayant de la difficulté à lire, à écrire et à calculer éprouvent donc une
foule de contraintes dans leur vie quotidienne : difficulté à lire leur courrier, à comprendre
leurs factures, à utiliser les services informatisés, à aider leurs enfants dans leurs travaux
scolaires et encore à bien d’autres situations problématiques.
Les coûts sociaux et individuels personnels de l’analphabétisme étant élevés,
l’alphabétisation est essentielle, afin de rendre ces personnes plus autonomes.
La faim signifie également pénurie du savoir et carence des possibilités du savoir.
L’une des caractéristiques de l’analphabétisme, c’est qu’il a plus d’incidences dans les
régions rurales que dans les urbaines et davantage plus sur les femmes que sur les hommes.
Plus de 65% des illettrés chez nous sont des femmes. Le fait que la distribution
géographique et sociale de l’analphabétisme soit presque identique à celle de la pauvreté
n’est pas accidentel. L’analphabète, en règle générale, est le plus pauvre, le moins bien
alimenté, le plus souffreteux, le plus exploité et le plus marginalisé.
La constatation est nette : la culture des autres, devenue aliénante et
psychologiquement nôtre, a envahi au quotidien notre imaginaire mental. C’est cela la
faim ; c’est cela cette soif de consommation dénuée de toute rationalité.
La faim, c’est aussi la faiblesse des revenus liés étroitement à la situation de
l’emploi, du chômage et du sous-emploi. Et ces phénomènes sociaux ne peuvent être
considérés comme de simples questions quantitatives. Il s’agit aussi d’un problème
qualitatif.
Le tout est aggravé par l’exode rural, cette migration croissante, en direction des
villes, de grandes masses de villageois - paysans, « ces réfugiés de l’environnement », vers
les grandes villes du pays déjà elles-mêmes rendues bidonvilles, caractérisées par le
phénomène que les géographes appellent « urbanisation explosive ». Le spectacle qu’offre
un bidonville, par exemple, est simplement désolant: indigence et mendicité, insalubrité,
entassement d’hommes, promiscuité, pénurie de l’eau courante, avec maladies
transmissibles par l’eau : fièvres entériques, dysenterie, typhoïde, choléra, infection
amibienne, schistosomiase, etc. L’absence d’installations sanitaires, la violence sans
borne, la prostitution, la toxicomanie, la délinquance et d’autres manifestations de
27
conduites antisociales.
Or, l’analphabétisme devient non seulement la forme la plus dégradante de la pauvreté,
mais le plus grand obstacle à la prise en main par la population de son destin, condition
préalable et nécessaire à un développement humain authentique.
L’analphabétisme risque de perpétuer le recours aux aides humanitaires, dont le moins
qu’on puisse dire est qu’elles renvoient, toujours au lendemain, la recherche d’une solution
efficace contre le sous-développement. En tout cas, l’expérience montre que les analphabètes
se révèlent des proies faciles pour les abus de pouvoir de toutes sortes. Alors, les
conséquences néfastes de l'analphabétisme sont multiples, autant pour les individus et les
groupes concernés, que pour l'ensemble de la société. Ainsi, une personne qui ne peut remplir
un formulaire gouvernemental ou de demande d'emploi, se trouver un emploi, lire un journal,
signer son nom, se rendre voter, remplir un chèque, comprendre une facture ou les instructions
d'utilisation d'un appareil, utiliser les nouvelles technologies, etc. ne peut répondre à rencontrer
toutes les exigences de la vie quotidienne et devient très vite excessivement dépendante de ses
parents, de ses amis et, finalement, de toute la société, qui doit alors dépenser d'énormes
sommes d'argent pour essayer de corriger cette situation.
D’où, l’insuffisance de revenu mensuel ou annuel des contribuables provoque des
impacts négatifs sur le développement de la commune, parce qu’ils n’ont pas des
ressources financières pour payer leur impôt. Cette insuffisance est due soit à la
mauvaise gestion des contribuables de leurs activités, soit par l’analphabétisme. Et, si le
contribuable est pauvre, il n’arrive pas à payer son impôt, ni même son l’IFPB. Il est certes
évident que la méconnaissance de contribuable déclenche le non maîtrise ou
l’incompétence. Ci-après quelques-unes des conséquences de l'analphabétisme sur le
travail et le développement des entreprises et de l'économie, en général :
- frein au développement des entreprises et de l'économie,
- frein à l'utilisation de nouvelles technologies et à la modernisation,
- diminution de la productivité et des gains,
- diminution de la qualité des produits,
- augmentation du nombre d'accidents de travail et des coûts,
- augmentation des coûts de formation des ouvrières,
- augmentation du nombre d'erreurs de production et de fabrication,
- augmentation des pertes et des bris d'équipement,
- augmentation des coûts reliés à la santé et à la sécurité au travail.

28
Section II : Méconnaissance du système fiscal

Comme annonce plus loin, l’analphabétisme entraîne toujours la pauvreté de la


population dans le milieu rural et aussi de l’incompétence. Que ce soit dans une commune
riche ou non, le fait d'être une personne pauvre se traduit presque toujours par diverses
formes d'incompétence. Nous employons ce terme dans son sens complet : c'est-à-dire
l'incapacité à décider ou à faire quelque chose. C'est le contraire de la compétence, mot
qui vient du vieux verbe français "compéter" (du latin competere) signifiant "appartenir
à". Le rapport entre misère et incompétence est donc sémantiquement très significatif.

§1- Caractéristique du système fiscal

Les études menées par les économistes et statisticiens sur la fiscalité malgache
ont fait apparaître cinq traits essentiels : un système fiscal de taille modeste, fortement
centralisé, dépendant essentiellement du commerce extérieur avec un rendement
relativement faible et excluant certains groupes de la population de ses circuits.
-Un système fiscal de taille modeste et fortement centralisé
Un système fiscal de taille modeste
La part des recettes fiscales dans les recettes globales n'a jamais dépassé le seuil
des 13 %. Les données plus récentes confirment cette stagnation, puisque le taux le
plus élevé enregistré atteint à peine 11% (11,3% en 2000).
Aucune comparaison avec les pays développés n’est nécessaire pour affirmer que ce
taux est très faible, puisque même au sein des pays les plus pauvres du monde, le taux le
plus bas est de l'ordre de 20 %.
Cette situation est plus que paradoxale dans la mesure où les recettes fiscales
constituent pour l'Etat l'instrument essentiel et « privilégié » pour assurer ses missions de
services publics. De surcroît, cette année, il compte essentiellement sur la fiscalité pour
financer l'augmentation de 41,9 % du budget 2004 par rapport à celui de 2003.
Un système fiscal fortement centralisé
Malgré l'effort de décentralisation des services publics inscrit dans la politique
nationale de l'Etat malgache, le système fiscal malgache reste encore très centralisé. Cette
forte centralisation se traduit par la part infime des ressources fiscales perçues par les
collectivités décentralisées (moins de 5 %). En effet, même les impôts locaux comme
l'impôt foncier et l'impôt sur la propriété bâtie sont versés au niveau central. Les
ressources propres des collectivités décentralisées n'existent pas réellement. Ces dernières
bénéficient des transferts financiers de l'Etat, pour assurer la couverture de leurs dépenses
29
de fonctionnement.
Un système dépendant fortement du commerce extérieur avec un rendement
relativement faible
Prépondérance des impôts indirects
En général, la structure fiscale malgache laisse apparaître la faiblesse de la
fiscalité directe et, en contrepartie, une prépondérance de la fiscalité indirecte avec une
part très consistante des taxes (environ 50 % des recettes fiscales). Cette situation
s'explique par le fait que la fiscalité directe, formée essentiellement par les impôts sur
le revenu et les bénéfices, est souvent plus difficile à administrer et à maîtriser que les
droits et taxes. En effet, à l'instar de nombreux pays pauvres, Madagascar se trouve
confronté à des problèmes économiques et sociaux l'empêchant d'exploiter la fiscalité
directe. En outre, la faiblesse du rendement touche surtout la fiscalité directe qui accuse un
énorme manque à gagner issu de la différence entre taux effectifs et taux officiels. Le
manque à gagner n'épargne pas non plus la fiscalité indirecte mais dans ce volet, il touche
plutôt la fiscalité interne. Les résultats de la même étude réalisée pour l'instant sur la
politique fiscale à Madagascar, montrent que cette situation s'explique par l'évasion et la
fraude fiscales, la faiblesse du mécanisme de collecte, le manque de contrôle et
l'absence de comptabilité fiable d'un grand nombre de contribuables.
Un système fiscal excluant certains groupes de la population de ses circuits
Comme mentionné plus haut, la population malgache est constituée en majorité de
pauvres. Cette frange majoritaire de la population reste totalement en dehors du circuit fiscal.
Elle est doublement défiscalisée : elle ne paie presque pas d'impôt et, en contrepartie,
elle ne reçoit presque rien des services publics. De surcroît, cette population pauvre évolue
de plus en plus dans le secteur informel, ce qui réduit davantage les possibilités de l'intégrer
dans le circuit officiel. Cette description sommaire du système fiscal malgache laisse
apparaître les critiques qui pourraient être portées.

§2- Complexité du système fiscal

Selon la définition contemporaine, l'analphabétisme est une faible capacité du


traitement de l'écrit qui nuit au bon fonctionnement en société, tant sur le plan personnel
que social et professionnel. Nous n’incluons donc plus, dans cette définition, seulement
les personnes qui ne savent ni lire ni, écrire, ni calculer. Or, la plupart de la population
Malgache vivent dans le milieu rural mais même, dans le milieu urbain, environ 85 %
ne peuvent pas écrire, ni et lire de façon correcte. Cette situation favorise aussi la

30
pauvreté. En plus, la conjoncture politique du pays ne laisse pas les gens enseigner
leurs enfants, cela entraîne la diminution sans cesse du taux de scolarisation,
notamment en dehors de la capitale. Cela explique aussi qu’il existe une relation entre le
pauvre et de l’analphabétisme et le système politique local. Donc, bien évidemment,
l’analphabétisme entraîne la non maîtrise ou la difficulté du système fiscal à adopter par le
service des impôts.
La complexité du système fiscal, l’insuffisance d’information ; de formation et de
sensibilisation aux contribuables limitent l’efficacité de la fiscalisation des PME.
Ainsi, pour répondre aux besoins des PME, l’instauration du système fiscal
simplifié et incitatif, accompagnée d’une structure de proximité telle que les centres de
gestion et l’intensification de l’ I.E.C (information, éducation, communication) s’avèrent
nécessaires.

§3- Non maîtrise du système fiscal par les contribuables

Actuellement, un nombre encore trop important de Malgaches ne maîtrise pas le


système fiscal qui entraîne un problème majeur sur l’application de ce système.
L’ampleur du problème de l’analphabétisme n’est pas la même pour toutes les
régions du pays. Neuf régions sont les plus touchées et toutes se situent géographiquement
dans la moitié Sud de Madagascar et un peu de la région du Nord et d’Ouest.
Dans l’ordre il s’agit, des régions de l’Androy, de l’Atsimo Andrefana, d’Ihorombe,
d’Atsimo Atsinanana, d’Anosy, du Melaky et du Vatovavy Fitovinany, du Diana mais
surtout dans le milieu rural. Les 150 personnes qui se penchent, depuis hier, sur la
stratégie nationale d’alphabétisation ne manqueront pas de faire ressortir les meilleurs
moyens de réduire, de manière efficace dans un délai satisfaisant, le nombre de personnes
analphabètes.
Face à cette incapacité intellectuelle de la plupart de la population dans le district
d’Ambanja, même les opérateurs dans cette ville (contribuables), n’ont pas encore
maîtrisé le système fiscal, même dans la capitale. A titre d’exemple le cas de l’application
du NIFONLINE, ou la plupart des contribuables rencontrent des difficultés qui enchaînent
du retard sur le renouvellement du NIF. En outre de cela, le personnel responsable de
ce renouvellement ne maîtrise pas encore le logiciel concerné, qui provoquent la lenteur
quant à la distribution de cette nouvelle carte. Or,

31
CHAPITRE II : PROBLEMES RENCONTRES AU NIVEAU DE LA
COMMUNE

Ce chapitre va nous permet faire une analyse critique au niveau de la commune


urbaine d’Ambanja, notamment sur l’effectif du personnel et le non affectation des services
de recouvrement de cette dernière.
Pour mener à bien notre analyse, nous pensons qu’il serait d’abord préférable de
faire une présentation des faits relatifs aux différents points ci-après qui feront l’objet de
notre critique :
 les différents types de fonctions ;
 la collecte des informations ;
 la méthode de communication.

Section I : Principaux problèmes rencontrés par la commune

On peut classer en trois catégories tous les problèmes rencontrés par les communes
dans l’exercice de leurs fonctions, à savoir :
 Le problème de gestion Administratif
 Le problème financier et politique

§1-Problèmes de la gestion et obstacles administratifs (personnel)

Gestion administrative :
Pressions exercées par les politiciens et certaines autorités aux Maires et cela
constitue des obstacles dans la réalisation de leur fonction (Ex : objection à la réalisation
des projets) ;
Insuffisance des formations indispensable à tous les domaines, surtout au début de la
prise de fonction du Maire;
Objection aux décisions prises par les maires et le conseil, subjuguée par les autorités
hiérarchiques ;
Pas de confiance attribuée aux maires par les organes de tutelle ;
Manque d’étroite collaboration entre le Maire et les responsables des fokontany ;
Manque d’immunité des Maires comme tous les autres élus ;
Manque de statut des Maires ;
Pas de sérénité chez les Maire dans l’exercice de leur fonction, ils sont menacés par
des inspections répétées ;
32
Obstacles administratifs
La collaboration entre les institutions responsables de la chaîne fiscale (impôts,
Trésor et collectivité) ne fonctionne pas de manière satisfaisante, non en tant que refus
de coopérer, mais simplement une faible incitation à sa mise en œuvre effective. Les
exemples suivants illustrent le manque à gagner (en temps et en argent) issu d'une vision
partielle de la chaîne fiscale.
Au niveau de l'assiette, tout d'abord, il est rare à l'exception de Madagascar que les
agents de la collectivité participent aux tâches d'assiette alors même qu'ils disposent d'un
avantage informationnel par rapport aux impôts et au Trésor. Ensuite, le recoupement des
fichiers cadastraux et fiscaux, généralement élaborés par des institutions spécifiques, est
rarement effectué.
Enfin, la procédure d'apurement administratif indispensable pour diminuer les
prises en charge inutiles est ; souvent, différée. Les services d'assiette ne corrigent qu'avec
retard les demandes de décharge du comptable du Trésor, si bien que le nombre de cotes
indûment imposées ou irrécouvrables a tendance à s'accroître dans le temps. L'une des
explications tient au fait que les services des Impôts acceptent difficilement de diminuer
ou d'annuler une cote. Au niveau du recouvrement, les retards dans la parution des rôles
apparaissent particulièrement néfastes. Or, tous les contribuables ne peuvent pas s’acquitter
de leur impôt à tout moment de l'année et certaines périodes sont plus favorables que
d'autres, d'où la nécessité d'une mise à disposition des rôles aux moments les plus
adéquats. De plus, les délais dans l'émission des rôles rendent ces derniers obsolètes,
tout particulièrement, quand le retard atteint plusieurs années.

§2-Problèmes de la gestion financière et politique politicienne

Gestion financière :
La subvention allouée par l ‘Etat au niveau de la commune n’est pas suffisante et ne
respecte pas la période d’attribution. La subvention complémentaire doit être proportionnelle
aux responsabilités du Maire, aux nombres des fokontany et aux nombres de la population ;
La manque de subvention exceptionnelle, est à souligner surtout pour les communes
grevées de beaucoup de dettes provenant des anciens responsables, telles la commune
d’Ambanja ; Manque d’avis de crédit qui explique les fonds alloués à la Commune ;
Insuffisance des moyens financiers pour assurer les travaux de développement,

33
Manque de collaboration entre l’Etat et la Commune dans le recouvrement des
impôts;. Déblocage des fonds de la commune urbaine par rapport à celle rurale en retard, car
nécessitant l’avis du district.
Politique politicienne :
L’allocation des financements pour les projets dépend principalement de
l’importance du parti.
Des plaintes incessantes à l’encontre des Maires par leurs adversaires politiques. Les
représentants des Maires à la conférence nationale sont suffisants.
Rupture anticipée du mandat des Maires, indépendamment de leur volonté
Des répressions subies par les Maires à cause de leur origine et de leur parti
politique.
Obstacles économiques :
Le rendement des impôts et taxes locaux est fortement influencé par la capacité
contributive des habitants. Or, dans la grande île, cette dernière est faible puisqu'une
large fraction de la population vit en dessous du seuil de la pauvreté et ne dispose que de
revenus instables.
Obstacles socioculturels et politiques :
Le civisme fiscal chez les malgaches est encore peu répandu. Les raisons en sont
multiples :
 Manque de tradition fiscale (notamment sur la foncière),
 confusion sur la destination finale de l'impôt,
 Insuffisance des campagnes de sensibilisation tout particulièrement en ce qui
concerne la fiscalité locale,
 crainte du gaspillage, voire d'une utilisation partisane (notamment en période
électorale) des ressources collectées,
 incompréhension d'impôts excessivement complexes.

§3-Problèmes d’élaboration du budget communal

Dans presque toutes les collectivités locales porteuses d’expériences de budget


participatif, la situation de départ est identique et peut être résumée ainsi :
 l’absence de participation de la population locale à la gestion et aux activités de la
collectivité locale,
 l’absence de transparence dans la gestion administrative locale,

34
 le faible niveau de mobilisation des ressources financières,
 l’absence de démocratie et d’équité sociale,
 la mauvaise gestion communale,
 la faible mise en œuvre du programme sur le plan communal de développement,
 les relations limitées entre la commune et les citoyens,
 la qualité insuffisante des services communaux,
 le retard dans l’urbanisation et le manque d’infrastructures créent un déséquilibre
entre les ressources disponibles et les besoins exprimés.

Section II : Insuffisance du budget communal

A Madagascar, le service des impôts reste dans le chef lieu de la région. Cette
situation favorise tout en incitent le secteur informel.

§1-Ressources locales faibles

Le taux de croissance économique de Madagascar nous permet de constater


globalement la faiblesse des ressources des collectivités locales, car il n’existe pas des
investissements de base dans chaque commune de la grande île. L’impôt à recouvrir
est presque réservé au salaire du personnel de la commune, tel est le cas vu dans la
commune urbaine d’Ambanja.
Le plus souvent, les ressources des collectivités locales s'élèvent à environ 1 % du
PIB. Au contraire, leur caractère marginal est très faible à cause de l’instabilité politique
subie actuellement. Les données pour l'ensemble des collectivités locales mettent en
évidence une forte instabilité des ressources exprimées en dollars, mais aussi en
monnaie locale constante des communes. Cette instabilité résulte de plusieurs facteurs
: celle des ressources de fiscalité propre, certainement particulièrement vulnérables vis-
à-vis de l'inflation, irrégularité dans les transferts de l'Etat, plus précisément le
Ministère de l’Aménagement du Territoire et de la Décentralisation, ou alors les
changements fréquents dans le régime des ressources locales, et les efforts de mobilisation
irréguliers.

§2-Problèmes de recouvrement des impôts dans les économies à


faible revenu

Dans la région à faible revenu et, plus particulièrement, dans le milieu rural du
district d’Ambanja, l’impôt forfaitaire poids de sa production sur le produit intérieur brut
35
reste un enjeu de taille. Ainsi, par exemple, le district d’Ambanja rencontre de problèmes
majeurs sur l’établissement de leur budget communal, la production du secteur informel
non agricole y a été évaluée à Ariary
80 000 000 par an en moyenne. La valeur ajoutée de ce secteur s’élevant à Ariary 45
200 000 environ ; créent ainsi près de 35 % de valeur ajoutée du secteur industriel
alors que le secteur industriel moderne n’en crée que 5 %. Dans ce secteur, 2,1 %
seulement payent la patente qui est un impôt forfaitaire sur ce genre d’activités. Les
activités informelles apparaissent donc comme un secteur dans lequel certaines entreprises
recherchent une stratégie de « contournement » à la législation en vigueur jugée inhibitrice.
Plus généralement, les chiffres témoignent de l’importance de ce secteur dans le
pays ou la région ou le district à faible revenu, comme celui d’Ambanja. Dans la plupart
des régions de la grande île, les activités du secteur informel sont soumises à la patente
qui est, pour la majorité des cas, appliquée de façon forfaitaire.

§3-Favoritisme du secteur informel

Pour la Banque Mondiale, c’est en grande partie grâce au secteur informel que
l’économie malgache résiste, malgré l’enlisement de la crise politique. Mais cela peut se
révéler dangereux à long terme. La Banque Mondiale a fait paraître la semaine du 08
au mois de Juin 2009, un document dans lequel elle s’étonne de la résistance de
l’économie malgache alors que le pays est plongé depuis plus d’un an dans une crise
politique dont l’issue reste inconnue.
Certes, l’économie est touchée par ce contexte, et est très affaiblie par rapport à son
niveau en 2008. Mais, elle ne s’est pas effondrée, contrairement à ce que prédisaient
la plupart des observateurs.
L’institution internationale explique cette ténacité de l’économie malgache par la
combinaison de trois facteurs : la timide reprise des activités privées grâce à la diminution
considérable des violences ces derniers mois, les activités informelles dopées par les fortes
performances du secteur rural (la production de riz a par exemple augmenté de 40 % entre
2007 et 2009, d’après la FAO) et, enfin, le maintien d’une aide publique au développement à
hauteur de 5 % du PIB.
En ce qui concerne les activités informelles, la Banque Mondiale estime qu’elles ont
augmenté de 13 % en 2009, compensant en partie le déclin du PIB officiel.
Le secteur formel, a d’abord assisté, durant les douze premiers mois de la crise
politique, à une sévère baisse d’activité, qui a vu les ventes des 100 plus grandes
36
entreprises chuter de 25 %. Mais, avec la quasi-absence des violences de ces derniers
temps, les activités industrielles et touristiques reprennent lentement dans la région.

TROISIÈME PARTIE:

PROPOSITION DES SOLUTIONS

37
CHAPITRE I : CONTRIBUTION A L’AMELIORATION DE
PROCEDURE FISCAL

Ce chapitre, va proposer une solution pour contribuer à l’amélioration de la


procédure fiscale. Il s’agirait de former les agents des impôts et les contribuables. Le
premier concerne la méthode à adopter pour le recouvrement et le deuxième relève des
procédures et du système fiscal en vigueur dans la grande île. En effet, comment s’y
prendre?

Section I : Formation des agents des impôts et des contribuables

Pour une meilleure rentabilité fiscale, il serait indispensable de citer toutes les
caractéristiques de la formation possible pour les contribuables en matière d’impôt. A
cet effet, cette formation serait bénévole pour motiver les contribuables, l’objectif étant de
mettre les contribuables au courant des impôts à payer correspondant à leurs activités.

§1-Caractéristique de la formation

Pour les agents des impôts, le formateur aurait à donner une formation sur
l’établissement d’un modèle pour un meilleur recouvrement des impôts forfaitaires. Dans ce
cas, il serait souhaitable de considérer un impôt forfaitaire payable en une seule fois et
valable pour un exercice fiscal (licence, patente,…).
Dans la plupart des pays à faible revenu, si le contribuable réussissait à ne pas payer
l’impôt pendant une ou plusieurs années, soit n-2, n-1 et n, il pourrait s’en acquitter au
cours des années suivantes (n+1, n+2,…) sans avoir à lui demander le reliquat des années
antérieures.
Cependant si, au cours de l’exercice n, un contribuable qui n’est pas en règle,
subissait un contrôle et que le contrôleur n’acceptait pas d’être corrompu, il devrait
immédiatement payer cet impôt majoré éventuellement d’une pénalité.
Dans le cas où le contribuable réussirait à corrompre le contrôleur, il lui
payerait une somme inférieure au montant de l’impôt majoré de la pénalité. L’Etat ne
perçoit rien, dans ce cas.
Supposons qu’au cours de la période (exercice fiscal) le contribuable ne puisse subir
tout au plus qu’un contrôle (c’est le cas de la plupart des activités du secteur informel dont
le nombre est très élevé au regard de celui des contrôleurs fiscaux).

38
§2- Amélioration de l’Efficacité de l’administration fiscale

Avant d’entamer dans le vif du sujet portant sur « l’efficacité de l’Administration


fiscale des Micros, petites et moyennes entreprises »,

Il conviendrait d’aborder les différents défis de Politique et d’Administration Fiscale


les concernant, à laides de deux questions réponses suivantes :
Quels sont les spécificités et les traits communs des micros, petites et moyennes
entreprises qui affectent la conception de la politique fiscale et l’Administration de l’impôt.
Les PME sont déjà pénalisées par leurs structures et leurs organisations simplistes.
Les traits communs dans la majeure partie sont à l’origine de l’incompréhension de
la législation fiscale : la simplification au niveau de la gestion et l’absence de structure, le
caractère sommaire, voire l’absence de comptabilité. Dans ces conditions, toutes obligations
documentaires source de charges Administratives leur sont difficiles à respecter.
De quelle manière l’Administration fiscale peut-elle adapter ses structures et/ou ses
procédures pour répondre au besoin de ce segment de contribuables ?
La complexité du système fiscal et l’insuffisance d’informations de formation et de
sensibilisation pour des contribuables limitent l’efficacité de la fiscalisation des PME. Ainsi,
pour répondre aux besoins des PME, l’instauration du système fiscal simplifié et incitatif
accompagnée d’une structure de proximité, telle que les centres de gestion et l’intensification
de l’ I.E.C (information, éducation, communication) s’avérait nécessaires.

§3-Rentabilité de recettes fiscales

Pour rentabiliser les recettes fiscales, il serait indispensable d’implanter des


bureaux de petits contribuables, dans toutes les régions de la grande île. S’agissant de
l’Administration Fiscale de Madagascar, les structures administratives et territoriales
pourvoyant les bureaux des petits contribuables existent déjà, à savoir :
les SRE au niveau des Régions,
les Centres Fiscaux au niveau des Communes, des Arrondissements (cas de centre-
ville), des Districts.
Ainsi, il importerait de :
 considérer les catégories de contribuables existant et de leurs tailles, pour
décider de la structure des cellules à installer. Il serait préconisé de regrouper de la
gestion des contribuables par une structure administrative donnée, en fonction des

39
chiffres d’affaires réalisés ;
 tenir compte du découpage territorial existant, pour faciliter la coopération avec les
autorités administratives, les autres services déconcentrés et les collectivités de base ;
 procéder à la normalisation des procédures, à l’échelle nationale et entre bureaux des
petits contribuables, pour éviter les traitements différenciés.
Par ailleurs, il serait nécessaire aussi, d’instaurer des méthodes et critères de risques
typiques en conformité avec les petites entreprises dans toute la grande île. Dans le cas où
les services et assistance aux contribuables ne seraient pas encore établis :
 Assurer les prestations de service aux contribuables par leur mise en place aux
contribuables : correspondance, guichets ouverts au public (service accueil et
information des contribuables), centre d’appels téléphoniques, service automatisé,
Internet et télé services ;
 Mener des sensibilisations à l’endroit des contribuables : à l’aide de réunion de
communautés de base, informations et formations, telles que: programme
d’éducation fiscale et accès aux médias.
En outre, il serait intéressant de mettre en œuvre une opération du risque basé
sur les programmes de vérification pour les petites et moyennes entreprises. Prenons à
titre d’exemple le cas des Artistes portant sur l’incivisme fiscal à Madagascar :
Sur les 5 678 déclarations de revenus attendues pour le paiement des impôts, seuls
208 ont régularisé leurs devoirs de citoyens, alors que l’échéance de paiement et de
déclaration était dépassée de trois mois déjà.

Section II : Enseigner le système fiscal aux contribuables

Ces dernières années des efforts considérables ont été engagés pour permettre une
meilleure information des contribuables vis-à-vis de la fiscalité. Désormais, ces
derniers, notamment en raison de la publication de textes, connaissent les dispositions
récentes du système fiscal, leurs garanties, leur possibilité de recours. De plus, de
nombreuses actions d'informations des contribuables sur l'impôt ont été réalisées. Une
action similaire à celle de l'Etat central mais relative à la fiscalité locale serait nécessaire
pour faciliter le consentement à l'impôt local.

§1-Simplification du système fiscal

Définir des priorités


L'analyse qui précède a mis en lumière le potentiel fiscal élevé d'impôts locaux
40
(taxe foncière, taxes sur les activités professionnelles, vignette automobile) et certaines
recettes non fiscales (droits de place sur les marchés…). Ces impôts locaux, dans la mesure
où ils sont définis de manière adaptée ne sont pas à l'origine de distorsions majeures et
peuvent s'articuler avec le système de fiscalité centrale. Aussi, serait-il souhaitable de
mobiliser, en priorité, ces impôts à vocation locale et d'exploiter leur potentiel fiscal. Il
conviendrait d'éviter, notamment, de se disperser sur une multitude de recettes diverses à
faible potentiel et difficiles à administrer ou encore sur des recettes nouvelles
introduisant de fortes distorsions dans le système fiscal existant.
Assurer l'élasticité de la fiscalité locale
Le développement urbain impliquerait une croissance très rapide des besoins. Aussi,
conviendrait-il de veiller à adopter des mesures susceptibles de rendre l'impôt
suffisamment élastique par rapport à ce développement.
Ainsi, la croissance urbaine se traduit par des besoins considérables dans le domaine
des transports. Il paraîtrait difficile d'envisager de partager les taxes régionales sur les
transports (taxes sur les carburants) en raison des inconvénients liés au partage de fiscalité
en impôt synthétique. Sur les 208 qui ont fait leur déclaration En revanche, une vignette
automobile qui deviendrait exclusivement une recette de fiscalité locale permettrait de
disposer de ressources élastiques, par rapport à l'accroissement des besoins collectifs, en
matière de transport.
De même, aussi bien en ce qui concerne la taxe professionnelle que la taxe foncière,
il serait nécessaire d'assurer l'élasticité de l'impôt vis-à-vis d'un secteur informel en
croissance rapide. Un système indiciaire proposé ci-dessous pourrait permettre aux impôts
locaux d'évoluer parallèlement à cet essor du secteur informel.
Intérêt d'un système fiscal dual : introduction d'impôts indiciaires
Les ressources de fiscalité locale y constituent en grande partie de fiscalité
directe. Pour mobiliser des ressources significatives et obtenir une participation effective
de l'ensemble de la population, il serait nécessaire d'asseoir l'impôt sur un grand nombre de
contribuables.
Le faible niveau de revenu de la plupart de la population impliquerait qu'un grand
nombre de cotes seront de faibles montants, tandis que seule une petite minorité de cotes
pourrait être plus élevée.
Pour être efficace dans la mobilisation des ressources de fiscalité locale, il
conviendrait de veiller à minimiser les coûts de collecte. Or, les régimes actuels des
impôts locaux semblent généralement trop complexes pour atteindre un tel objectif. Ainsi,
41
les impôts fonciers sont assis sur des valeurs locatives ou vénales. Un tel régime paraît
justifié dans une minorité de cas, pour des cotes d'un montant substantiel qu'il
conviendrait, notamment pour des raisons d'équité, d'asseoir sur des bases aussi réalistes
que possible. En revanche, un tel système bien que peu pertinent pour recouvrer un très
grand nombre de cotes de montant particulièrement faibles (cf.le cas d'Ambanja) ; le coût
de collecte de l'impôt deviendrait alors exorbitant par rapport aux montants recouvrés, alors
que l'enjeu en terme d'équité est marginal en raison de la faiblesse extrême des cotes.
La fiscalité applicable aux cotes élevées (impôt foncier sur des actifs immobiliers
modernes, taxe professionnelle relative à des activités importantes) pourrait demeurer
inchangée.
Suppression des exonérations
Les codes des impôts prévoient généralement des exonérations de longue durée
relatives aux impôts fonciers et aux taxes professionnelles.
Dans la mesure où ces impôts deviendraient des recettes essentielles pour les
communes, il conviendrait de renoncer à de telles exonérations dont l'efficacité est
d'ailleurs mise en doute par de nombreux auteurs. Cette renonciation n'exclut pas un délai
d'exemption avant l'application de ces impôts.
Clarification des taxes indirectes sur l'eau et l'électricité
Une première étape devrait être le règlement des arriérés. Dans de nombreuses
collectivités, le montant des arriérés est tel qu'un apurement comptable exhaustif serait
impossible, compte tenu des capacités financières des communes. Ce règlement devrait être
négocié avec la société concessionnaire, en vue d'étaler les paiements des collectivités
sous peine de grever leur budget et/ou avec l'Etat qui pourrait décider de compenser une
partie de la dette.
Dans une deuxième étape, un choix clair devrait permettre d'opter entre la
suppression et le maintien de ces taxes indirectes. Des arguments importants inciteraient à
renoncer à de telles taxes.
Tout d'abord, malgré le caractère séduisant d'une collecte de ressources fiscales
locales à travers des structures relativement efficaces dans le recouvrement de leurs créances,
l'expérience montre qu'il est possible de craindre un moins bon recouvrement des factures
d'eau et d'électricité et surtout des relations confuses entre les collectivités locales et les
sociétés d'eau et d'électricité.
De plus, la tentation de la compensation de créances pourrait inciter les
collectivités à un gaspillage d'eau et d'électricité.
42
43
Enfin, le contribuable n'est généralement pas en mesure d'appréhender le caractère
de fiscalité locale d'une partie de ses factures d'eau et d'électricité et ainsi l'avantage d'un
lien direct entre l'offre de services publics locaux et l'impôt serait perdu. Toutefois, dans
l'hypothèse où après apurement des arriérés, il était décidé de maintenir les taxes dont un
des avantages essentiels serait de présenter une bonne élasticité vis-à-vis du
développement urbain, il conviendrait d'adopter des dispositions pour un meilleur
fonctionnement de ces taxes. Ainsi, une maîtrise conjointe de l'assiette serait à assurer.

§2-Maîtrise du système fiscal par les contribuables et


simplification des tâches de division impôt dans la commune

La compétence en matière de fiscalité traditionnelle


Les régimes traditionnels de taxes foncières, de taxes professionnelles sont des régimes
techniquement complexes. Evaluer l'assiette de ces impôts nécessite de maîtriser l'ensemble du
dossier du contribuable et il ne semble pas souhaitable de sortir de la logique du dossier unique
confié à l'administration fiscale.
A l'évidence, la fiscalité non indiciaire qui devrait concerner un nombre réduit de cotes
a vocation à rester dans le champ de compétence traditionnel, avec une émission de rôle par
l'administration fiscale. Cependant, l'expérience malgache a montré qu'une intervention de
l'administration municipale pour le recouvrement des rôles émis avec l’appui du Trésor public
pouvait présenter une certaine efficacité. Une réflexion devrait être engagée sur le rôle du
Trésor, en matière de recouvrement. Ne devrait-on pas évoluer vers une mobilisation de l'impôt
confiée à l'administration fiscale ?
La compétence en matière de recouvrement forcé
L'expérience de Madagascar où des communes jouent un grand rôle dans le
recouvrement de l'impôt montre qu'en matière de recouvrement, l'intervention des
administrations financières est importante. En effet, seules ces dernières disposent de la
technicité et des prérogatives légales nécessaires pour mettre en œuvre les procédures
pertinentes (avis à tiers détenteurs, saisie).
L'unicité de caisse
L'unicité de caisse a été à l'origine de certaines difficultés dans le passé et des
communes le plus souvent de grande importance tendent à s'en affranchir. On doit
cependant souligner que l'unicité de caisse a évité de graves dysfonctionnements pour
des communes à faible capacité financière. De plus, les compétences de gestion du
Trésor sont précieuses pour les communes démunies de compétences dans ce domaine.
44
CHAPITRE II : AMELIORATION DE GESTION DE L’IMPOT

Ce chapitre va mettre en évidence les solutions concernant la gestion de l’impôt


pour bien maîtriser l’assiette fiscal et la nécessité de recruter au niveau de chaque centre
fiscal, en vue de maîtriser le recouvrement des impôts et d’améliorer les conditions de
travail de l’ensemble du personnel de la commune.

Section I : Bonne maîtrise de l’assiette fiscale

Sachant que la maîtrise de l’assiette fiscale entraîne l’augmentation de la caisse de


l’Etat, ce dernier en permettrait de motiver l’administration, soit le centre fiscal, soit la
commune. Une fois la situation financière de cette dernière saine, elle pourrait augmenter
les investissements de base.

§1-Motivation de l’administration fiscale et de la commune

Pour motiver l’administration fiscale, il serait nécessaire de mettre en place une


politique d’incitation fiscale, comme la lutte contre les fraudes fiscales ; le civisme fiscal
pour les contribuables facilite les tâches effectuées par l’administration fiscale : le
civisme fiscal pour le secteur informel, la création de centre de gestion agrée dans tous les
centres fiscaux des régions de la grande île. En plus, les contribuables font de déclaration
auprès de centre fiscal (déclaration auto- liquidée). Ce système facilite ou allège les
tâches de l’administration fiscale. Dans ce cas, le responsable est obligé de faire un
contrôle a posteriori, contrôle effectué sur pièces de façon systématique et sur place
(magasin, entreprise, garage). Son objectif viserait à éviter les fraudes, de détecter des
anomalies, des insuffisances, des omissions.
En outre, il a aussi été constaté la mise en place par l’administration fiscale pour le
paiement par virement, si le montant de l’impôt à payer est supérieur ou égal à Ariary 50
000. Cette modalité de règlement motive en facilitant son travail. De plus, l’administration
fiscale a déjà mis en œuvre le système de renouvellement du numéro d’identification fiscale
appelé « NIFONLINE ». Ce système permet au responsable du recouvrement de contrôler
facilement l’impôt à payer par les contribuables. Il a aussi été remarqué que la fiscalité de
proximité renforce la sécurité des agents des impôts et insère le secteur informel, situation
qui tend à motiver l’administration fiscale.

45
§2-Augmentation des investissements de base de la commune

La simplification des tâches administrative fiscale entraîne une rentabilité fiscale


pour le service des impôts. Elle permet donc d’augmenter les recettes fiscales. Et ainsi,
l’Etat ou la commune pourrait réaliser des investissements de base, tels la construction des
écoles, des hôpitaux, des canaux d’irrigation pour augmenter la production locale.

Section II : Recensement des contribuables

Cette section va démontrer que le recensement des contribuables entraînerait la


maîtrise de recouvrement des impôts avec l’amélioration des conditions de travail du
personnel des impôts et de la commune, tout en permettant de fiscaliser le secteur informel.

§1-Maîtrise de recouvrement des impôts

Les recensements fiscaux opérés sur la base d’une cartographie du territoire


communal dans le cadre d'un projet financé par la Banque mondiale ont permis une
augmentation réelle des recettes fiscales. Dans les communes où le maire a déjà une
expérience de l’administration territoriale (c’est le cas, en particulier, d’un maire qui était
un ancien chef de canton), les ressources propres de la commune sont nettement plus
importantes que celles de la collectivité à laquelle il a succédé.
En dehors des ressources propres, les communes disposent des ressources
externes, en l’occurrence des dotations accordées principalement par l'Etat. Cela signifie
que le niveau des ressources financières des communes dépendrait de la nature de la
fiscalité locale mobilisée, de leur réelle capacité à mieux recouvrer les taxes et impôts, et à
améliorer le développement des recettes tirées de l’exploitation des services communaux,
puis la volonté de l’Etat de leur attribuer des ressources suffisantes. Donc, le
recensement des contribuables maîtriserait le recouvrement des impôts et améliorerait
aussi les conditions de travail du personnel des impôts et aussi celui de la commune.

§2-Amélioration des conditions de travail du personnel des impôts et


de la commune

Une fois, le recensement des contribuables bien maîtrisé, il serait facile de


recouvrer les impôts dus. En plus, il serait à recommander, d’une part, sur le plan de
gestion administrative de la commune les points suivants :
Un statut particulier devrait être instauré pour les maires, afin qu’ils puissent
travailler avec sérénité ;
46
La création de centres de formation pour les élus et le personnel technique des
Communes ; Les Maires devraient être consultés avant la réalisation d’un projet
de développement dans leurs Communes ;
Une émission spéciale devrait être créée sur la chaîne de radiodiffusion et de
télévision nationale (RNM et TVM) pour les maires qui représentent la population à la base.
Ceci, afin d’éviter l’écart entre la réalité et les discours politiques ;
Une journée des Maires devrait être organisée, afin de créer un milieu d’échanges et
de communications entre l’Etat et les Maires ;
Les Maires ne devraient pas être écartés dans la réalisation des différents ateliers ou
conférences dans le pays ;
Les inspections devraient être faites dans le respect de la déontologie ; Et d’autre part,
sur le plan financier de la commune :
La décentralisation du pouvoir devrait être proportionnelle à la décentralisation des
moyens ;
L’origine des fonds en provenance de l’Etat devrait être claire (Avis de Crédit) ;
Une collaboration devrait être instaurée entre les services déconcentrés et la
collectivité décentralisée ;
Les procédures devraient être allégées, afin d’éviter les obstacles et le retard de
l’action ;
La plupart des impôts et ristournes sur les extractions minières devraient être versée
dans les Communes ;

§3-Fiscalisation du secteur informel

Dans tous les pays en développement, la question de la fiscalisation du secteur


informel est un débat aussi vieux que le secteur lui-même. Ce dernier prend d’autant lus
d’acuité à Madagascar aujourd’hui que, d’une part, le pays connaît une grave crise de ses
finances publiques, avec une érosion constante du taux de pression fiscale et que, d’autre
part, la contribution du secteur informel au PIB a tendance à croître avec la crise et
l’atonie de la demande de travail formel (publique et privée). De façon récurrente et
ce, malgré la succession d’échecs enregistrés par la plupart des pays ayant cherché à
l’assujettir à l’impôt, l’Etat tourne son regard avec concupiscence sur ce secteur qu’il
considère comme un gisement fiscal inexploité. Il est conforté en cela par les
récriminations toutes aussi régulières des groupes d’opérateurs formels, qui se
plaignent de la concurrence déloyale dont ils sont victimes, de la part des produits
47
informels moins chers, car non taxés.
Cette question s’inscrit dans la perspective plus générale de la « formalisation de
l’informel ». L’Etat voit d’un mauvais œil ce pan de l’économie qui échappe largement aux
régulations publiques (enregistrement, législations du travail, fiscale, réglementations
urbaines, etc.), et plus largement au contrôle social qu’il cherche à exercer. Velléitaire, la
politique de l’Etat à l’égard du secteur informel balance entre laisser-faire, entérinant
son incapacité à proposer une véritable alternative en termes de créations d’emplois
productifs, et la volonté de soumettre sa juridiction, afin de combler le manque à gagner
que représente ce secteur informel qu’il ne maîtrise pas.

48
CHAPITRE III : SOLUTIONS RETENUES ET RESULTATS
ATTENDUS

La partie précédente s’est efforcée de décélérer les problèmes qui existent dans la
commune urbaine d’Ambanja, notamment le cas de l’analphabétisme vis-à-vis de
l’impôt synthétique, la méconnaissance du système fiscal par les contribuables et aussi
les problèmes sur la gestion administrative, financière, politique et socioculturelle. Les
solutions jugées pertinentes pour résoudre ces problèmes ont été proposées. Cette
dernière partie va retenir la solution parmi les solutions possibles qui serait avancée avec
la priorité d’exécution à convenir avec la commune.
Nous verrons aux solutions retenues et résultats attendus, c’est à dire les impacts
attendus si effectivement la Commune urbaine d’Ambanja améliorerait sa performance
sur le recouvrement des impôts ce qui va entraîner des impacts sur l’environnement
économique (création de la valeur ajoutée), puis sur le plan financier (augmentation de la
capacité autofinancement) et, enfin, sur le plan social (création d’emploi, bien être des
employés). Ainsi cette section va successivement développer ci-après les solutions qui
seraient adoptées au cours de cette étude et les résultats attendus.

Section I : Solutions retenues

D’abord, il faudrait entamer la formation des contribuables sur le système fiscal


et le recrutement des agents de recouvrement.

§1-Formation des contribuables sur le système fiscal

Pour maîtriser la rentabilité de recettes fiscales, il serait nécessaire d’enseigner les


contribuables sur le contenu du système fiscal en vigueur et de prodiguer de conseils
simultanés notamment aux analphabètes. Une fois les contribuables bien informés, ils feraient
eux-mêmes leurs déclarations, cela est appelé : la déclaration auto-liquidée. Dans ce cas, le
personnel de service des impôts serait motivé pour effectuer son travail en bonne foi. En plus,
l’enseignement des contribuables est une réforme à engager par la DGI. Cette initiative
s'inscrit dans la démarche de réforme de l'Etat, en considérant que la qualité et la
transparence de la norme, la simplification des obligations fiscales, le service procuré aux
usagers, la disponibilité de l'information et l’éducation des contribuables sont des conditions
critiques pour faciliter le consentement volontaire à l’impôt, aussi importantes que le
contrôle ou le recouvrement forcé des créances fiscales.

49
En outre, dans un contexte marqué par une image négative, la modernisation de
l’administration fiscale est un signal fort de changement, reflétant sa volonté de contribuer
aux objectifs de réformes engagées par le gouvernement, notamment, au développement
économique dans le cadre de la lutte contre la pauvreté. Les principaux engagements de la
DGI à l’échéance du programme de modernisation viseraient à :
 Contribuer à la mobilisation des recettes budgétaires, conformes aux objectifs du
gouvernement actuel, notamment en développant des mesures immédiates pour
améliorer la gestion des opérations fiscales ;
 contribuer à la définition d’une politique fiscale, prenant en compte les aspects
socio- économiques, renforçant l’attractivité du territoire dans le cadre des initiatives
d’intégration régionale et favorisant le climat d’investissement à Madagascar ;
 moderniser ses structures et ses procédures pour répondre aux besoins des
différentes catégories de contribuables et aux enjeux ;
 développer de meilleurs services pour les usagers en toute transparence,
promouvoir l’e- gouvernance, l’accès à l’administration et les conditions de
travail appropriées pour des agents responsabilisés et motivés, dans un cadre de lutte
soutenue contre la corruption. ;
 faciliter les objectifs du gouvernement d’augmenter significativement la part des
recettes fiscales, dans le budget des collectivités territoriales décentralisées.

§2-Recrutement des agents de recouvrements

Sachant que le manque de personnel limite inévitablement le nombre de


vérifications et de contrôles de déclaration, ainsi que le suivi correct des relances, raison
du manque de performance de l'administration fiscale. En plus, le directeur général des
impôts relève que son département voit évoluer plusieurs corps de profession, en
l’occurrence, ceux des inspecteurs des impôts au nombre de (223), les agents des impôts
(236), les employés issus d’autres corps (312), les employés comme les ECD qui sont au
nombre de 487. Particulièrement, pour les contrôleurs des impôts, les nouvelles recrues
viennent étoffer l’effectif pour le porter à 329 à répartir sur tout le territoire. La direction
générale des impôts compte en tout 1 536 employés. Elle recrute régulièrement pour aider
le pays à se développer.
A rappeler qu’avec la suspension des aides extérieures, le pays s’appuie beaucoup
sur les recettes fiscales, pour financer ses frais de fonctionnement et une partie de ses
investissements.
50
Cela souligne l’importance de poursuivre les réformes fiscales et le recrutement cité
plus haut. C’est dans ce sens que le DG des impôts a déclaré l’embauche de 100 agents des
impôts en octobre prochain et de 100 contrôleurs des impôts en 2011.
Pour maîtriser cette situation, il serait indispensable de procéder à un recrutement
des agents et des contrôleurs des impôts afin de rentabiliser les recettes fiscales,
recrutement à réaliser d’une façon obligatoire pour escompter la rentabilité fiscale.

Section II : Résultats attendus

Tout au long de ce travail, ce qui se passe réellement au sein de la Commune


urbaine d’Ambanja a été examiné, plus particulièrement au sein de Service des Affaires
Administratif et Financier. Cela a permis d’identifier les problèmes qui pourraient, à
plus ou moins long terme, causer des conséquences néfastes pour la performance de la
commune, notamment sur le plan financier.
Les résultats attendus constituent les impacts positifs qu’exercera la commune au
nouveau service ou division de l’impôt, pour faciliter le recouvrement des contribuables
du point de vue économique, financier et social. Cela supposerait d’ailleurs que tous les
problèmes aient totalement disparu et que, par conséquent, la commune en général soit sur
sa voie de prospérité.

§1-Résultats économiques

La commune urbaine d’Ambanja, au Service des Affaires Administratif et


Financier, a une activité de prestations de service. Elle a déjà une certaine envergure
par rapport à la commune rurale de la région DIANA. Donc, elle est en passe de devenir
une commune urbaine. Alors, elle participe à la création de valeur ajoutée qui contribue
au produit intérieur brut (PIB) de la région d’exploitation. Il s’agit de la croissance
économique de notre pays, en général.

§2-Résultats financiers

Le recrutement des agents des impôts effectifs permettrait de maîtriser la rentabilité


fiscale de la grande île. Cela reviendrait à dire que la commune urbaine d’Ambanja peut
améliorer les infrastructures de base dans la ville d’Ambanja.
Et si la situation financière est prospère, cela veut dire que la commune tend vers une
autonomie financière, démontrée par une capacité de financement de plus en plus croissante.
Donc, elle aurait une capacité d’investissement.

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Dans ce cas, la commune n’aurait pas de problème de fonds de roulement sur le
fonctionnement, ni besoin de fonds de roulement, mais une bonne tenue de la trésorerie.

§3-Résultats sociaux

Comme conséquence d’une situation financière au sein de la commune face à la


contribution à l’amélioration du recouvrement de l’impôt synthétique, cette commune
pourrait améliorer les conditions de vie de travailleurs ou, du moins, augmenter les masses
salariales, cela engendrerait un impact favorable sur l’ensemble du personnel :
accroissement du bien être social et du pouvoir d’achat de tout le monde.

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CONCLUSION

L’enquête effectuée au sein du Centre Fiscal d’ Ambanja nous a permis de dégager un


certain nombre de problèmes concernant l’application de l’impôt au niveau de la commune
urbaine. Le premier volet exige une formation des contribuables, afin de maîtriser la rentabilité
des recettes fiscales. Le deuxième volet impliquerait la mise en place d’un système
d’amélioration de la gestion de l’impôt.
Les problèmes de l’application de l’impôt tournent autour de l’analphabétisme
et de la méconnaissance d’un système fiscal en vigueur. Cela entraîne des impacts
négatifs sur la non maîtrise du système fiscal les contribuables et aussi sur l’élaboration
du budget communal de la commune urbaine d’Ambanja, en général.
Le problème au niveau de cette commune reste prédominant pour la gestion
administrative, financière et politique et pour l’élaboration du budget. Ce type de problème
reste difficile à gérer par la commune à cause du budget annuel aléatoire. Ce dernier
dépend beaucoup du recouvrement effectué par les agents des impôts.
Ces problèmes décelés nécessitent des solutions, sinon notre intervention aura été
incomplète. A cet effet, nous nous sommes efforcés de proposer des solutions concernant
l’application de l’impôt en contribuant à l’amélioration de la procédure fiscale. Cela
impliquerait aussi l’amélioration de l’efficacité de l’administration fiscale, en vue de
rentabiliser les recettes fiscales.
En ce qui concerne le problème au niveau de la commune, cela nécessiterait la mise
en place d’un modèle de gestion sur le plan administratif, financier et politique afin de
motiver le personnel, d’une part du centre fiscal et d’autre part de la commune. Motiver
les agents de recouvrement au niveau du centre fiscal permettrait aussi à la commune
d’augmenter les investissements de base, dans la ville d’Ambanja. Et pour maîtriser le
recouvrement, nous avons recensé les contribuables et fiscalisé le secteur informel de cette
ville.
Pour concrétiser ces solutions, nous avons émis quelques recommandations, à
savoir l’institution d’un statut particulier pour les Maires, afin qu’ils puissent travailler avec
sérénité. La création d’un centre de formation des élus et du personnel technique des
Communes, les Maires devraient être consultés avant d’y réaliser un projet de
développement; une émission spéciale devrait être créée dans la chaîne régionale (Radio
feon’i sambirano, Radio Ankoay,…) pour les Maires qui représentent la population à la
base.
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TABLE DES MATIÈRES

SOMMAIRE---------------------------------------------------------------------------------------------------------- 3
REMERCIEMENTS-------------------------------------------------------------------------------------------------4
LISTE DES ABRÉATIONS, SIGLES ET ACRONYMES----------------------------------------------------5
INTRODUCTION--------------------------------------------------------------------------------------------------- 6
PREMIÈRE PARTIE: PRÉSENTATION GÉNÉRALE DE LA RECHERCHE---------------------------7
CHAPITRE I : PRESENTATION GENERALE DE LA COMMUNE URBAINE D’AMBANJA-----8
Section I : La commune------------------------------------------------------------------------------------------ 8
§-1-Processus de communalisation du territoire-----------------------------------------------------------8
§-2-Fonctionnement de l’administration communale---------------------------------------------------10
Section II : Structure organisationnelle-----------------------------------------------------------------------10
§1-Fonction---------------------------------------------------------------------------------------------------- 10
§2-Organigramme de la Commune Urbaine d’Ambanja-----------------------------------------------11
Section III : Activités et ses missions-------------------------------------------------------------------------13
§-1- Maire------------------------------------------------------------------------------------------------------13
§-2-Conseillers municipaux et les personnels membres de la commune-----------------------------13
CHAPITRE II : HISTORIQUE DE L’IMPOT ET DIFFERENTES RESSOURCES DE LA
COMMUNE URBAINE D’AMBANJA------------------------------------------------------------------------15
Section I : Historique de l’impôt à Madagascar :------------------------------------------------------------15
Section II : Ressources de la collectivité territoriale décentralisée---------------------------------------17
§1-Ressources fiscales--------------------------------------------------------------------------------------- 17
§2-Ressources non fiscales----------------------------------------------------------------------------------19
Section II : Impôts synthétiques------------------------------------------------------------------------------- 20
§1-Importance relative à l’impôt synthétique-------------------------------------------------------------20
§2- Revenue des contribuables----------------------------------------------------------------------------- 21
DEUXIÈME PARTIE: IDENTIFICATION DES PROBLÈMES--------------------------------------------22
CHAPITRE I : PROBLEMES RENCONTRES AU NIVEAU DE L’APPLICATION DE L’IMPOT 23
Section I : Analphabétisme-------------------------------------------------------------------------------------23
§1- Caractéristique de l’analphabétisme-------------------------------------------------------------------24
§2- Causes et Impacts de l’analphabétisme à l’impôt---------------------------------------------------25
Section II : Méconnaissance du système fiscal--------------------------------------------------------------28
§1- Caractéristique du système fiscal----------------------------------------------------------------------28
§2- Complexité du système fiscal--------------------------------------------------------------------------29
§3- Non maîtrise du système fiscal par les contribuables-----------------------------------------------30
CHAPITRE II : PROBLEMES RENCONTRES AU NIVEAU DE LA COMMUNE-------------------31
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Section I : Principaux problèmes rencontrés par la commune---------------------------------------------31
§1-Problèmes de la gestion et obstacles administratifs (personnel)-----------------------------------31
§2-Problèmes de la gestion financière et politique politicienne---------------------------------------32
§3-Problèmes d’élaboration du budget communal-------------------------------------------------------33
Section II : Insuffisance du budget communal---------------------------------------------------------------34
§1-Ressources locales faibles-------------------------------------------------------------------------------34
§2-Problèmes de recouvrement des impôts dans les économies à faible revenu--------------------34
§3-Favoritisme du secteur informel------------------------------------------------------------------------35
TROISIÈME PARTIE: PROPOSITION DES SOLUTIONS-------------------------------------------------36
CHAPITRE I : CONTRIBUTION A L’AMELIORATION DE PROCEDURE FISCAL---------------37
Section I : Formation des agents des impôts et des contribuables----------------------------------------37
§1-Caractéristique de la formation-------------------------------------------------------------------------37
§2- Amélioration de l’Efficacité de l’administration fiscale-------------------------------------------38
§3-Rentabilité de recettes fiscales--------------------------------------------------------------------------38
Section II : Enseigner le système fiscal aux contribuables-------------------------------------------------39
§1-Simplification du système fiscal------------------------------------------------------------------------39
§2-Maîtrise du système fiscal par les contribuables et simplification des tâches de division
impôt dans la commune--------------------------------------------------------------------------------------42
CHAPITRE II : AMELIORATION DE GESTION DE L’IMPOT-----------------------------------------43
Section I : Bonne maîtrise de l’assiette fiscale--------------------------------------------------------------43
§1-Motivation de l’administration fiscale et de la commune-------------------------------------------43
§2-Augmentation des investissements de base de la commune----------------------------------------44
Section II : Recensement des contribuables------------------------------------------------------------------44
§1-Maîtrise de recouvrement des impôts------------------------------------------------------------------44
§2-Amélioration des conditions de travail du personnel des impôts et de la commune------------44
§3-Fiscalisation du secteur informel-----------------------------------------------------------------------45
CHAPITRE III : SOLUTIONS RETENUES ET RESULTATS ATTENDUS----------------------------47
Section I : Solutions retenues---------------------------------------------------------------------------------- 47
§1-Formation des contribuables sur le système fiscal---------------------------------------------------47
§2-Recrutement des agents de recouvrements------------------------------------------------------------48
Section II : Résultats attendus----------------------------------------------------------------------------------49
§1-Résultats économiques-----------------------------------------------------------------------------------49
§2-Résultats financiers---------------------------------------------------------------------------------------49
§3-Résultats sociaux----------------------------------------------------------------------------------------- 50
CONCLUSION----------------------------------------------------------------------------------------------------- 51

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