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Méthodologie de l'Audit et Contrôle Interne

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sissoko Mahamadou
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MODULE : METHODOLOGIE DE L AUDIT

DEMARCHE ET MODELISATION

Préparé et présenté par ALGA


Introduction
1- Contrôle interne: vision élargie
2- Approche d audit et choix du thème d intérim
3- Démarche d évaluation

2
Introduction

 Un système est un ensemble cohérent de moyens et d outils immergés dans une


structure (c est-à-dire une configuration de ressources et de responsabilités), nettement
délimitée, pour la réalisation d une grande fonction ou d un ensemble de fonctions
homogènes. Il englobe donc des entrants, des sortants, des ressources, et est soumis
à des procédures. Il traite des documents et des éléments d origine interne ou
externe au système (eux-mêmes d origine interne ou externe à l entreprise).

 La collecte et le traitement de l information interviennent selon des circuits de cheminement


le long desquels sont disposés des postes de travail, où les opérateurs exécutent les
tâches définies selon des méthodes et un mode opératoire fixés, avec un niveau de
matérialisation et de documentation imparti dont la traçabilité nécessaire.

 Les circuits sont, pour certains, transversaux (ils traversent plusieurs fonctions au titre
d un événement donné, comme par exemple les conséquences d une demande
d approvisionnement) et, pour d autres, verticaux (au sein d une fonction, c est-à-dire une
partie identifiée de l entreprise, comme par exemple la préparation et l exécution de la paie
à partir des documents concernés).

3
Introduction

 Les qualités attendues d un système sont :


 l existence d une documentation précise et à jour explicitant sa conception, son
organisation et son fonctionnement, qui permette de le comprendre et de le contrôler,

 l adéquation aux besoins,

 la pertinence, l efficience et l efficacité.

 L efficacité est la capacité d une activité, d une fonction, d une organisation à


atteindre le but qui lui a été assigné, l aptitude à faire ce qu il faut, et plus
généralement l aptitude à apporter la réponse adéquate à l attente. Elle s évalue à
l aide de critères correspondant aux objectifs assignés.

 L efficience est la capacité d une activité ou d une fonction d une organisation à


respecter les critères d efficacité et/ou de qualité fixés, donc à bien faire. Elle
repose sur le savoir (connaissances), le savoir-faire technique, le comportement et
la communication.

4
Introduction

 L organisation structurée de l entité repose sur un découpage de l entreprise en grandes fonctions


opérationnelles.
 Pour se déployer, sur le terrain, dans les services (systèmes significatifs), là ou des procédures
comptables existent, l auditeur va s intéresser à ce découpage ; découpage qui dépend,
notamment, de la taille, de la dimension et de la surface de l entité, de la nature de ses activités, de ses
implantations géographiques, et des compétences internes dont elle dispose.
 Une grande fonction constitue un « système ». Elle se caractérise essentiellement par :
 un rôle,
 des objectifs et des politiques au service de la stratégie de l entreprise,
 une structure,
 des allocations de moyens,
 un positionnement par rapport aux autres grandes fonctions,
 des documents qui y transitent et ceux qu elle émet ainsi que les contrôles et traitements
correspondants.

5
Introduction

 Pour chaque grande fonction, il importe, pour l auditeur, avant la mise en place des
procédures (techniques) de collecte des éléments probants, de bien identifier tous les
documents arrivant et sortant, leur provenance et leur destination, de même que les
procédures comptables applicables aux données quantifiables relevant de
l information comptable et financière.

 En audit comptable et financier, la notion de grandes fonctions coïncide plus ou


moins avec la notion de « cycle » ; notion qui permet d organiser des séquences de
travail qui porteront sur l ensemble des comptes de bilan et de gestion concernés par
une fonction, par exemple « Ventes/Clients » : Ventes (les comptes de classe 7) &
Clients (les comptes de classe 4). Elle coïncide également avec la notion de « système
significatif », pôle d activité opérationnel dans lequel interviennent des flux et des
opérations comptables significatifs.

6
Définition du contrôle interne - OEC

« Le contrôle interne est l ensemble des sécurités qui


contribuent à la maîtrise de l entreprise.

Il a pour but, d un côté, d assurer la protection, la


sauvegarde du patrimoine et la qualité de l information, de
l autre, l application des instructions de la direction et de
favoriser l amélioration des performances ».

7
Définition du contrôle interne - CNCC

« Le contrôle interne est constitué par l ensemble des


mesures de contrôle, comptable ou autre, que la direction
définit, applique et surveille, sous sa responsabilité,

afin d assurer la protection du patrimoine de l entreprise et la


fiabilité des enregistrements comptables et des comptes
annuels qui en découlent »

8
Définition
Extrait de la norme CNCC et IFAC

 Définition :
 Le système de contrôle interne est constitué de l'ensemble des politiques et
procédures (contrôles internes) mises en œuvre par la direction d'une entité en vue
d'assurer, dans la mesure du possible, la gestion rigoureuse et efficace de ses
activités. Ces procédures impliquent :
 Le respect des politiques de gestion,
 La sauvegarde des actifs,
 La prévention et la détection des fraudes et erreurs,
 L'exactitude et l'exhaustivité des enregistrements comptables,
 L'établissement en temps voulu d'informations comptables et financières fiables.

 Le système de contrôle interne s'entend au-delà des questions directement liées au


système comptable. Il comprend :
 L'environnement général de contrôle interne,
 Les procédures de contrôle qui désignent les politiques et procédures définies par la direction afin
d'atteindre les objectifs spécifiques

9
Définition
Extrait de la norme CNCC et IFAC
 Commentaires
 Le contrôle interne est plus préventif que répressif ("contrôle" dans le sens de "maîtrise"),
 Le contrôle interne est un ensemble de moyens mis en place dans une entreprise et faisant partie
intégrante de son organisation,
 La direction de l'entreprise est responsable de la définition, de la mise en œuvre et de la supervision
de ces moyens pour atteindre un certain nombre d'objectifs.

 Couverture

 Le dispositif de contrôle interne couvre un domaine plus large que le contrôle interne relatif à
l'élaboration et au traitement de l'information comptable et financière.

 Limites
 Le contrôle interne est un processus, mis en œuvre par des personnes, dont on ne peut attendre
qu une assurance raisonnable et non une assurance absolue

10
Définition
Extrait de la norme CNCC et IFAC
 Commentaires sur la définition :

 Contrôle interne ayant une incidence sur les comptes :

 Protection du patrimoine et des ressources.


Exemples :Conservation physique
Double paiement
Encaissements
Assurances
 Régularité et sécurité des informations.
Exemples :Respect des normes de documentation, … de présentation
Respect des délais de présentation

 Contrôle interne sans incidence sur les comptes

 Application des décisions de la direction


 Exemples : Transmission des instructions
Comptes-rendus d'exécution
 Améliorations des performances.
Exemple : Rapport coûts/performances tels que statistiques, tableaux de bord,
formation …

11
Définition
Loi de sécurité financière et loi Sarbanes Oxley
 En France, la nouvelle loi de sécurité financière impose 2 nouveaux rapports
relatifs au contrôle interne.

Président Conseil d Adm


CAC ou Conseil de Surv

Rapport général +
Rapport de gestion +
Rapport présentant
nos observations Rapport sur
sur le rapport du l organisation des
CA ou du CS travaux du conseil ET
sur les procédures de
contrôle interne, et le
cas échéant,
limitations apportées
aux pouvoirs des DG
Art 120 LSF

Art 117 LSF


12
Définition
Loi de sécurité financière et loi Sarbanes Oxley

 Le volet « contrôle interne » de la loi Sarbanes Oxley aux US est plus


contraignant
 Les Dirigeants américains doivent :
 Certifier le contenu des états financiers et certifier qu il n existe aucune erreur ou
omission
 Attester, établir et maintenir un contrôle interne permettant de fournir une assurance
raisonnable sur le caractère effectif du contrôle interne portant sur l élaboration des
comptes
 Emettre un rapport qui réitère ses responsabilités dans l établissement du contrôle
interne et évalue l efficacité de ce contrôle interne

 Les Commissaires aux Comptes doivent :


 Émettre, comme en France, une attestation annuelle jointe à leur rapport d audit…
 … mais il s agit d une attestation positive

 Les sanctions:
 Sanctions pénales et financières

 Application dès 2004 pour les sociétés américaines et 2005 pour les sociétés étrangères
cotées aux US.
13
Définition

 Si toutes les définitions convergent vers la notion de dispositif général


d organisation (structure, circuits de collecte et d acheminement des documents,
procédures et modes opératoires) en tant qu ensemble de sécurités contribuant
à la maîtrise et à la protection du patrimoine et des opérations de l entreprise,
une est particulièrement remarquable, par sa portée pratique pour l auditeur :

« Le contrôle interne est le résultat de l existence de sécurités (ou contrôles)


qui organisent et garantissent les opérations et permettent à la direction de
disposer de systèmes de suivi et d aide à la décision adéquats et fiables et
efficients, lui permettant de maîtriser l entreprise. » J. RENARD

14
Définition
La stratégie mise en œuvre par Mazars&Guerard en matière de CI

REMETTRE LE
CONTRÔLE INTERNE AU
CŒUR DU METIER

DEVELOPPER LES

+
METTRE EN VALEUR
COMPETENCES
LES TRAVAUX
TECHNIQUES

SE METTRE EN
OPTIMISER
CONFORMITE AVEC AMELIORER LA
L APPROCHE
L EVOLUTION DE QUALITE DE SERVICE
D AUDIT
L ENVIRONNEMENT
15
Aspects essentiels du contrôle interne

 Les 5 aspects sous-jacents à tout contrôle interne, qui sont au coeur des notions de
pilotage, de maîtrise et de contrôle du dispositif, sont les suivants :
 la pertinence des politiques menées et des objectifs impartis (politique adaptée
aux buts et aux moyens de l entité),
 la notion d efficacité (respect des politiques, plans, procédures, lois, règlements),
 la notion d économie (ressources nécessaires obtenues au moindre coût),
 la notion de sécurité (protection du patrimoine et des ressources nécessaires),
 la notion d efficience (qualité des ressources utilisées et absence de gaspillage).

16
Règles de base du contrôle interne

 Les règles de base dont le respect conditionne la pertinence et les performances du


dispositif, sont au nombre de 5 :
 le principe d organisation,

 le principe d harmonie,

 le principe d universalité,
 le principe d intégration,

 les contrôles sur le personnel.

17
Règles de base du contrôle interne

 Le principe d organisation est la recherche d une systématisation se traduisant


par une organisation :
 préalable,
 adaptée,
 documentée,
 et vérifiable.

 Le fameux document décrivant le contrôle interne, prévu par le SYSCOA quelle


qu en soit la forme (fiches de poste, fiches de fonction, manuels de procédure,
guide utilisateur, notes de service…), doit couvrir :
 la définition des tâches,
 les pouvoirs et les responsabilités,
 ainsi que les circuits de cheminement de l information, les procédures, les instructions relatives au
traitement des données, aux opérations et à l établissement des éléments et informations
produits, la conservation et l archivage de l information.

18
Règles de base du contrôle interne

 Le principe d harmonie est la prise en compte, à l échelle de l entreprise, de


ses caractéristiques et de son environnement, des risques à éviter, des enjeux
économiques et des besoins de sécurité, ainsi que du coût des sécurités.

 Le principe d universalité est la couverture par le contrôle interne de tous les


domaines et tout le personnel.

 Le principe d intégration est l incorporation aux procédures de mécanismes


d autocontrôle à base de recoupements, de contrôles réciproques et de procédés
techniques de détection d erreurs, négligences et fraudes.

19
Règles de base du contrôle interne

 Les contrôles sur le personnel sont à base de processus d autorisations


hiérarchiques préalables et de règles de séparation des fonctions qui sont
incompatibles entre elles.
 Les procédures d autorisations préalables (qui dans les systèmes informatisés
s accompagnent de limitations hiérarchiques d accès et de mots de passe réservés) vont
de pair avec la supervision des travaux et la réglementation de l accès (physique ou
logique) aux biens, fichiers et programmes de l entreprise.

 Le respect de la règle de séparation des fonctions incompatibles entre elles est


fondamental ; elle permet un cloisonnement qui protège le patrimoine de l entreprise.

 Les fonctions incompatibles sont les suivantes :


 les fonctions opérationnelles concourant à la réalisation de l objet social,

 la détention et la conservation matérielle des valeurs et des biens,

 l enregistrement administratif ou comptable des opérations dans les livres de la société,

 le contrôle des opérations ou des enregistrements.

20
Éléments du contrôle interne

 Le contrôle interne se présente, en pratique, comme un ensemble de


procédures, de processus et de dispositifs articulé autour des aspects
suivants :
 la répartition et la coordination des activités entre les différentes fonctions,
 la répartition des rôles entre les différentes personnes qualifiées et motivées,
 la définition des objectifs, des moyens et des responsabilités,
 la supervision,
 la coordination des différentes personnes qualifiées,
 la conception et le fonctionnement du système d information.

21
Éléments du contrôle interne

 Les caractéristiques suivantes d un « bon contrôle interne » découlent de ce qui


précède :
 un plan systématique d organisation,

 des procédures efficaces, respectant les règles de séparation de fonctions, adaptées à la taille
et aux besoins de l entreprise,
 une application correcte des procédures,
 la permanence de l application correcte des procédures,

 un personnel compétent, intègre et consciencieux,

 une documentation pertinente (permettre la compréhension et le contrôle) et à jour.

 En dépend la sécurité des processus décisionnels de l entreprise.

22
Les enjeux du contrôle interne pour la société

Les décisions de la direction sont respectées et appliquées

Les performances et l efficacité opérationnelle sont améliorées

Les comptes annuels sont réguliers, sincères et donnent


une image fidèle du résultat des opérations de la situation
financière et du patrimoine de l entreprise

Les actifs de l entreprise sont sauvegardés

23
Les limites du contrôle interne

 Au titre des limites naturelles du contrôle interne, citons les plus classiques :
 le coût d un contrôle interne (qui ne doit pas excéder les avantages escomptés du
dispositif),
 la plupart des opérations internes de vérification portent sur des opérations
répétitives et non sur des opérations non récurrentes, peu habituelles et non
familières,
 la possibilité d erreur humaine (négligence, distraction, erreurs de jugement,
mauvaise compréhension des instructions),
 les collusions internes ou externes à l entité, mettant en échec le dispositif,
 l abus éventuel par une personne de ses prérogatives pour ne pas se soumettre au
dispositif,
 l inadaptation des procédures à la situation,
 la non-application des procédures.

24
Les enjeux du contrôle interne pour l auditeur

L auditeur :

 prend connaissance des systèmes pour planifier sa mission et concevoir


comptables et de contrôle interne une approche d audit efficace

pour évaluer le risque d audit et


 exerce son jugement professionnel définir les procédures visant à le
réduire à un niveau acceptable

25
Les enjeux du contrôle interne pour l auditeur

RISQUE INHERENT

RISQUE D AUDIT RISQUE LIE AU CONTROLE

RISQUE DE NON DETECTION

26
Les enjeux du contrôle interne pour l auditeur

Système comptable

Ensemble des procédures et des documents d une entité


permettant le traitement des opérations

aux fins de leur enregistrement dans les comptes

27
Les enjeux du contrôle interne pour l auditeur

Système de contrôle interne

Ensemble des politiques et procédures (contrôle interne)


mises en œuvre par la direction d une entité

en vue d assurer, dans la mesure du possible,


la gestion rigoureuse et efficace de ses activités
28
Les enjeux du contrôle interne pour l auditeur

JUSTIFICATION DE L'EXAMEN DU CONTROLE INTERNE

Types de données Place du contrôle interne

Répétitives

Ponctuelles

Exceptionnelles

Contrôle interne
Examen des comptes

29
Les enjeux du contrôle interne pour l auditeur

Incidence de l'évaluation du contrôle interne

- Contrôle interne
+ Fiable
Insuffisant

+ -
ETENDU CONTROLE DES COMPTES ALLEGE

30
Les limites du contrôle interne pour l auditeur

Les opérations de contrôle ne sont pas facilement acceptées par le personnel


de la société

Le contrôle interne n empêche pas les fraudes ou les erreurs

Il est difficile dans certains cas d obtenir l information nécessaire

La taille des petites entreprises est insuffisante pour une correcte adaptation
du contrôle interne

31
Eléments caractéristiques du contrôle interne

Le système de contrôle interne s entend au-delà des


domaines directement liés au système comptable et est
caractérisé par :

 L environnement de contrôle

 L évaluation des risques

 Le système d organisation

 Le système d information

 Le système de contrôle

32
Eléments caractéristiques du contrôle interne :
L environnement de contrôle

L environnement de contrôle constitue le fondement de


tous les autres éléments du contrôle interne :

Sensibilisation de l entreprise à la notion de contrôle interne


• Attitude la direction générale
• Organisation humaine
• Définition de cellules ou de principes de contrôle

Qualité du contrôle budgétaire

33
Eléments caractéristiques du contrôle interne :
L évaluation des risques

 Toute entreprise est confrontée à un ensemble de risques


externes et internes qui doivent être évalués, pris en compte et
maîtrisés par le contrôle interne.

34
Eléments caractéristiques du contrôle interne :
Le système d organisation

 Le système d organisation permet de définir les pouvoirs et


les responsabilités de chacun et d assurer la séparation des
tâches et des fonctions.

Principe des séparation des fonctions

35
Eléments caractéristiques du contrôle interne
Système d organisation : le principe de séparation des fonctions

Objectif Assurer le contrôle réciproque de l'exécution des tâches

DISSOCIATION
DES FONCTIONS  OPERATIONNELLES
(service commercial, achats, production,
publicité, ...)

 DE PROTECTION ET DE CONSERVATION
(caisse, magasin, entretien, ...)

 D'ENREGISTREMENT
(comptabilité générale, analytique, contrôle
budgétaire, ...)

36
Éléments caractéristiques du contrôle interne : séparation des tâches

 Les petites entités ne sont pas en mesure de mettre en oeuvre les mêmes contrôles
internes que les grandes pour des raisons d effectifs, de qualifications, et de moyens,
notamment. Les procédures sont souvent informelles, fortement et rapidement évolutives.
Lorsqu elles le sont, elles sont inégalement documentées et rarement à jour.

 Dans la pratique quotidienne, le charisme du chef d entreprise a une influence dominante.


Les errements dérogatoires sont fréquents. Les procédures comptables sont souvent
appliquées par un nombre restreint de personnes, polyvalentes et multi-compétentes,
chargées à la fois de responsabilités opérationnelles et de contrôle, et la séparation des
tâches fait alors défaut ou est très limitée.

 L insuffisance de séparation des tâches peut être compensée par un système de


contrôle de gestion adapté aux besoins, réactif et efficient, dans lequel des contrôles
effectués par le propriétaire/dirigeant s appuient sur sa connaissance personnelle de
l entité et sa participation active à l exploitation.

37
Eléments caractéristiques du contrôle interne :
Le système d information

 L information pertinente doit être identifiée, recueillie et


diffusée sous une forme et dans des délais qui permettent à
chacun d assumer ses responsabilités.

38
Eléments caractéristiques du contrôle interne :
Le système de contrôle

 Des opérations de contrôle doivent permettre de s assurer


que les mesures nécessaires sont prises en vue de maîtriser
les risques susceptibles d affecter la réalisation des objectifs
de l entreprise

39
Éléments caractéristiques du contrôle interne :
Le système de contrôle
Trois systèmes de contrôle, interdépendants, y ont leur place :
 Le contrôle stratégique, du ressort du management, consiste :
 à identifier les domaines d action,
 à évaluer les moyens nécessaires,
 et à ajuster la stratégie domaine par domaine et la stratégie globale.
 Le contrôle de gestion, dans le contexte de mise en oeuvre par l entreprise de sa
stratégie :
 s assure de la cohérence des choix stratégiques et des actions courantes (plans d action
et de budgets, critères de gestion, critères de mesures de performances, conséquences
positives ou négatives…),
 et permet les ajustements.
 Le contrôle opérationnel est le domaine privilégié du contrôle continu de l ensemble
des tâches familières et répétitives.

40
Introduction
1- Contrôle interne: vision élargie
2- Approche d audit et choix du thème d intérim
3- Démarche d évaluation

41
Contrôle interne : vision élargie
Contrôle interne: tous des experts?

LE CONTRÔLE INTERNE EXISTE PARTOUT

CONTRÔLE INTERNE = MAÎTRISE DES RISQUES

TOUS DES EXPERTS : AUDITEURS ET AUDITES

TRAVAILLER AVEC LES AUDITES

42
Contrôle interne : vision élargie
Contrôle interne: tous des experts?

Profil type de l «expert » en contrôle interne

Connaissances techniques 30%

Connaissances de l activité 60%

Bon sens 100%

Capacité d analyse 80%

Réflexion/Imagination 60%

Rigueur 100%

Qualités relationnelles 80%

Qualités redactionnelles 80%

43
Contrôle interne : vision élargie

 Aux États-Unis, un mouvement de recherche initié en 1985 par le sénateur Treadway a


catalysé un regroupement de compétences au sein du « Committee Of Sponsoring
Organizations of the Treadway Commission » réunissant des représentants des grandes
entreprises, des cabinets d audit et des membres de l Institute of Internal Auditors (IIA) de
l American Institute of Certified Public Accountants (AICPA).

 Ce référentiel international, devenu le référentiel du métier d auditeur interne représenté en


France par l Institut Français de l Audit Interne (IFACI). Cette commission était chargée de
préparer une étude approfondie sur le contrôle interne visant à définir les nouveaux concepts
et l approche de référence.

 Un groupe de travail mixte sous l égide de PWC en 1992 a publié un rapport mettant en
œuvre l approche du COSO, qui expliquait comment un cadre de contrôle interne efficace
pouvait être mis en place. Les travaux de ce comité, connu sous le nom de COSO, ont été
publiés sous le titre « The Internal Control Framework », souvent appelé « COSO Report ».

 Le COSO a été intégré en 1995 par l AICPA dans le référentiel de la SAS 55 « La prise en
considération de la structure du contrôle interne lors de l audit des comptes ». Il est retenu
comme un référentiel possible dans la « final rule » (article 404) de la loi Sarbanes-Oxley.

 Ce référentiel a été remis au goût du jour avec les nouvelles lois. Première initiative du genre
et la plus populaire, il existe d autres référentiels moins connu : COCO au Canada, Cadbury
en GB, King en Afrique du Sud…

44
Contrôle interne : vision élargie
Présentation d un référentiel de CI : le COSO

 Définition :
 Le contrôle interne est l'ensemble des processus, des procédures et des contrôles, comptables ou
autres, mis en œuvre par le Conseil d'Administration ou de Surveillance, la Direction Générale et le
personnel, destiné à donner une assurance raisonnable que les objectifs fixés seront atteints.

 Les objectifs de l'entreprise au regard du contrôle interne sont classés en 3 catégories :


 Opérationnels : efficacité de l'organisation et des processus destinés à assurer la
réalisation des opérations et de la protection des actifs et respect des décisions et
des orientations des organes décisionnaires.

 Information financière : qualité des systèmes d'information et de reporting


permettant d'assurer la fiabilité de l'information financière.

 Conformité : respect par l'entreprise des lois et des règlements en vigueur.

45
Contrôle interne : vision élargie
Présentation d un référentiel de CI : le COSO
 Concepts fondamentaux :

 Le contrôle interne est un processus. Il constitue un moyen d arriver à ses fins et


non pas une fin en soi.
 Le contrôle interne est mise en œuvre par des personnes. Ce n est pas seulement
un ensemble de manuel de procédure et de documents, il est assuré par des
personnes à tous les niveaux de la hiérarche.
 Le management et le Conseil d Administration ne peuvent attendre du contrôle
interne qu une assurance raisonnable, et non une assurance absolue.

 Composants du Contrôle Interne :

Le contrôle interne est composé de cinq éléments interdépendants qui découlent de la


façon dont l'activité est gérée et qui sont intégrés aux processus de gestion :

46
Contrôle interne : vision élargie
Présentation d un référentiel de CI : le COSO
 Environnement de contrôle : Les individus (leurs qualités individuelles, et surtout leur intégrité,
leur éthique, leur compétence) et l'environnement dans lequel ils opèrent sont l'essence même de
toute organisation. Ils en constituent le socle et le moteur ;

 Evaluation des risques : L'entreprise doit être consciente des risques et les maîtriser. Elle doit fixer
des objectifs et les intégrer aux activités commerciales, financières, de production, de marketing et
autres, afin de fonctionner de façon harmonieuse. Elle doit également instaurer des mécanismes
permettant d'identifier, analyser et gérer les risques correspondants ;

 Activités de contrôle : Les normes et procédures de contrôle doivent être élaborées et appliquées
pour s'assurer que sont exécutées efficacement les mesures identifiées par le management comme
nécessaires à la réduction des risques liés à la réalisation des objectifs ;

 Information et communication : Les systèmes d'information et de communication sont articulés


autour de ces activités de contrôle. Ils permettent au personnel de recueillir et échanger les
informations nécessaires à la conduite, à la gestion et au contrôle des opérations ;

 Pilotage : L'ensemble du processus doit faire l'objet d'un suivi et des modifications doivent y être
apportées le cas échéant. Ainsi, le système peut réagir rapidement en fonction du contexte.

47
Contrôle interne : vision élargie
Présentation d un référentiel de CI : le COSO
1- L environnement de contrôle
Quelle est la sensibilité du
personnel au contrôle
interne?

u Elle dépend de la culture


d entreprise,de l intégrité, de
l éthique,de la compétence du
personnel, du style de
management,de la structure de
gestion

u L environnement de contrôle
constitue le socle de tous les autres
éléments de contrôle.

48
Contrôle interne : vision élargie
Présentation d un référentiel de CI : le COSO
2- L évaluation des risques
Quels sont les risques
susceptibles de mettre en péril
l atteinte des objectifs d une
société ou de la mettre en péril?

u Cela suppose d avoir fixé au préalable


de manière raisonnée des objectifs.

u Il y a des risques faciles à appréhender


(risques techniques) et d autres qui
semblent sans prise (risque éthique,
environnement, image).

u Le processus à mettre en œuvre doit


largement impliquer les différentes
directions.

49
Contrôle interne : vision élargie
Présentation d un référentiel de CI : le COSO
3- Activités de contrôle
Quels contrôles doivent être
mis en place pour s assurer
que les risques sont
maîtrisés?

u Contrôles de tous types:


vérifications, autorisations, reporting,
séparation des tâches…

u Contrôles menés à tous les


niveaux.

50
Contrôle interne : vision élargie
Présentation d un référentiel de CI : le COSO
4- Information et communication

Quelle est la qualité de


l information et de la
communication?

u L information sous la bonne forme, au


bon moment et à la bonne personne

u Information cohérente et non


redondante

u Communication multidirectionnelle :
ascendante, descendante et latéralement.

51
Contrôle interne : vision élargie
Présentation d un référentiel de CI : le COSO
5- Pilotage
Qui pilote le contrôle interne et
comment ?

u Le conseil d administration est le


premier responsable du contrôle interne;
l ensemble du personnel dans ses
activités courantes est aussi impliqué.

u Le système de contrôle interne doit en


permanence être adapté aux objectifs et
risques de la société.

u Les dispositifs de pilotage peuvent être


permanents comme le contrôle de
gestion, ou ponctuels comme un audit
interne ou la mission d intérim du CAC.

52
Contrôle interne : vision élargie
Présentation d un référentiel de CI : le COSO

53
Contrôle interne : vision élargie
Présentation d un référentiel de CI : le COSO
Evaluation des facteurs internes Le "tone at the top : la culture de
et externes qui impactent la contrôle au sein de l'entreprise
performance de l'entreprise

§ Code d'éthique
§ Gestion de Risques Stratégiques
§ Règles et procédures documentées
§ Gestion de Risques Opérationnels
Environnement de § Culture d'Entreprise
§ Evaluation de risques par l'Audit
Interne
Contrôle
Évaluation des Risques

Cinq composantes
Activités de Contrôle Règles et procédures permettant

Unité A
que les actions de gestion des
risques établies par le
Information et management sont appliquées en

Unité B
Communication temps réel
Activité 1
§ Delegation de pouvoir
Pilotage § Approbation
Activité 2

§ Process et systèmes communs


§ Séparation des fonctions
§ Réconciliations de comptes
§ Contrôles des Systèmes d'Information

Processus visant à s'assurer que le


Contrôle Interne est adéquatement
conçu, appliqué efficacement et
Trois Objectifs adapté à l'organisation

Processus qui assure que les


§ Analyses par le Management
informations pertinentes sont
identifiées et communiquées en § Disclosure Committee
temps voulu § Missions d'Audits Interne
Diagramme basé sur le
§ Notes de la Direction référentiel COSO
§ Règles et procédures
§ Formation
§ Code d'éthique 54
Contrôle interne : vision élargie
Présentation d un référentiel de CI : le COSO
 Relativement au contrôle interne lié à l'élaboration et au traitement de
l'information comptable et financière :

 L'information comptable et financière visée est celle destinée aux tiers.


 Cette information comptable et financière est établie conformément à un référentiel comptable défini.
Ce référentiel comptable permet de définir les règles d'enregistrement des événements affectant
l'entreprise, tels que détectés par ses systèmes d'information et de contrôle interne.
 Le contrôle interne a pour objectif de prévenir et de détecter la survenance d'erreurs significatives
dans l'information comptable et financière.

55
Contrôle interne : vision élargie
Présentation d un référentiel de CI : le COSO
 Relativement au contrôle interne lié à l'élaboration et au traitement de
l'information comptable et financière :

 7 grands objectifs de contrôle interne, déclinables par cycle :


 "existence" : actif ou passif existant à une date donnée.
 "droits et obligations" : actif ou passif se rapportant à l'entité à une date donnée.
 "rattachement" : opération ou événement se rapportant à l'entité et qui s'est produit au cours de
la période.
 "exhaustivité" : ensemble des actifs, des passifs, des opérations ou des événements
enregistrés de façon complète et tous faits importants correctement décrits.
 "évaluation" : valorisation d'un actif ou d'un passif à sa valeur d'inventaire.
 "mesure" : opération ou événement enregistré à sa valeur de transaction et produits ou charges
rattachés à la bonne période.
 "présentation et informations données" : information présentée, classée et décrite selon le
référentiel comptable applicable.

56
Contrôle interne : vision élargie
Présentation d un référentiel de CI : le COSO

 En synthèse, sur le référentiel du COSO

 Référentiel complet
 Un référentiel utilisé par les entreprises américaines dans le cadre du Sarbane Oxley Act (équivalent
de la LSF)
 Aux Etats-Unis et dans le monde d autres référentiels sont autorisés et utilisés.
 En France la loi ne mentionne aucun référentiel. Les entreprises pourront définir leur référentiel de
contrôle interne.

57
Contrôle interne : vision élargie
Présentation d un référentiel de CI : le COSO
La méthode COBIT
 La méthode CobiT (Control objectives for information an Technology), initiée en 1996 et
développée par l Information Audit and Control Association (ISACA) –représentée en France
par sa branche française, l Association française de l audit et du conseil informatique
(AFAI)– est un cadre de référence en matière de sécurité et de contrôle des traitements
informatiques.

 Il s agit d une démarche de pilotage informatique qui prend en charge la gestion des risques
des systèmes informatiques, et se veut un modèle de référence en matière de gouvernance
des traitements informatiques, destiné aussi bien au management qu aux utilisateurs des
services informatiques fournis.

 L IT Governance Institute (créé en 1998 par l ISACA) a lancé une version interactive en ligne
« COBIT Online » destinée à faciliter l évolution et la formalisation de la maîtrise des risques
concernés dans le contexte de la loi Sarbanes-Oxley.

 Étroitement liée aux objectifs de l entreprise tout en étant dédié à l informatique, destinée à
sécuriser les méthodes de travail pour garantir la sécurité et le contrôle des systèmes
informatiques, la méthode COBIT ajoute en la matière, aux objectifs du COSO, des impératifs
particuliers de qualité et de confidentialité

58
Contrôle interne : vision élargie
Le contrôle interne a des limites

Une évaluation satisfaisante du contrôle interne donne seulement une


assurance raisonnable. Le contrôle interne a des limites:

LIMITES EXEMPLES
 Il est mis en œuvre par les hommes  Erreurs humaines, fraudes
 Les activités de contrôle permettent  Cas particuliers, gestion de crise,
difficilement de maîtriser l exceptionnel sinistre. Tous les cas ne peuvent pas être
prévus dans les procédures.
 Le contrôle interne a un coût
 Courrier de l administration pour
 Il existe des résistances réclamer le remboursement de 10
psychologiques au contrôle interne centimes (Evaluer le rapport Avantages/
Coûts)
Le contrôle interne est moins
matérialisé dans les petites structures  Peur du changement, susceptibilité.
 Absence de séparation des tâches

59
Introduction
1- Contrôle interne: vision élargie
2- Approche d audit et choix du thème d intérim
3- Démarche d évaluation

60
Approche d audit et choix du thème d intérim
Les comptes de nos clients sortent de la boîte noire

Interim Final

Annexes

Bilan

? Compte de résultat

L interim permet en premier lieu de réduire les travaux


d audit au final.
61
Approche d audit et choix du thème d intérim
Les composantes de la boîte noire

Hommes

? Procédures

SI TEST ENTREES/
SORTIES

AUTRES SIOM

62
Approche d audit et choix du thème d intérim
Choisir le thème d intérim

ANALYSER S INFORMER COMPRENDRE BRAINSTORMER

ANALYSE DES RISQUES

DETERMINATION DE LA STRATEGIE D AUDIT

Thème Programmes de
d intérim travail à appliquer
lors du final

63
Approche d audit et choix du thème d intérim
L importance de l approche d audit

 Approche par les risques vs « full audit »

 Optimisation des coûts d intervention

 Amélioration de la plus value perçue par le client

Erreur finale

Erreur initiale

Note Evaluation
d approche finale

64
Introduction
1- Contrôle interne: vision élargie
2- Approche d audit et choix du thème d intérim
3- Démarche d évaluation

65
Démarche d analyse du contrôle interne

DESCRIPTION DU SYSTEME OBJECTIF

TESTS DE CONFORMITE
(compréhension du système)

Évaluation de la conception du
Forces Faiblesses
système

TESTS DE PERMANENCE
(application des points forts)

Points forts Points forts


appliqués non appliqués

FORCES FAIBLESSES
EVALUATION DEFINITIVE DU
CONTROLE INTERNE

IMPACT SUR LE CONTRÔLE


RECOMMANDATIONS
DES COMPTES
66
Rappels ….

 Qu est qu une procédure ?

 une procédure, c est une façon de procéder,


 dès lors que les mêmes tâches sont exécutées toujours de la même façon, il existe dès lors
procédures,
 donc pour les tâches répétitives, il existe presque toujours, de fait, des procédures, y compris
dans les unités de petite taille.

67
Prise de connaissance de la procédure

 Manuels de procédure :
 avantages
 risques
Méthodes

 Entretiens

 Bien définir le domaine d étude


Exhaustivité
 Ne pas oublier les cas particuliers

68
Prise de connaissance de la procédure

 A) Etude du manuel de procédure

 Avantages :
 Description claire et ordonnée (plus immédiatement compréhensible que celle qu on obtient
par entretien),
 Lecture tranquille sans gestion parallèle du problème relationnel,
 Montre les grandes lignes, les principales phrases, les principaux intervenants,
 Facilite (ou comporte déjà) une représentation sous forme de diagramme.

 Risques :
 Description pas nécessairement mise à jour des dernières modifications,
 Pas d assurance que la procédure décrite est effectivement appliquée.

 Conclusions :

 A utiliser pour comprendre les grandes lignes et pour faciliter les entretiens avec les
opérationnels, entretiens dont la nécessité reste entière.
 N est envisageable que si les procédures ont été formalisées.

69
Prise de connaissance de la procédure

 B) Procéder par interview : quelques conseils pour réussir

 Transiter par la hiérarchie


 Pour avoir un aperçu des grandes lignes de la procédure
 Pour se faire désigner et présenter les personnes intervenants matériellement dans le
déroulement de la procédure.

 Présenter le problème à chaque interlocuteur :


 Nous recherchons une description de certaines opérations, c est une opération de routine.
 Le but de la démarche est de contrôler les chiffres comptables et non les personnes
concernées par la procédure.
 Nous cherchons à voir comment prennent naissance les éléments qui se trouvent dans les
comptes.

 Questionner les exécutants


 Obtenir une description de la partie du travail qu ils exécutent personnellement
 Accepter néanmoins qu ils débordent un peu de leur sujet
 Ne pas poser de questions sur le travail des autres intervenants : c est celui qui exécute les
tâches qui est le mieux placé pour en parler

70
Prise de connaissance de la procédure

 Orienter le débat
 Poser des questions, demander des explications : il est naturel de ne pas tout comprendre du
premier coup.
 Garder à l esprit la finalité de la revue de procédure (respect des objectifs d audit, points forts,
points faibles …).

 Éviter de prononcer des appréciations (ou de les laisser transparaître) ou de donner des conseils
pendant l interview (c est prématuré et cela peut orienter les propos de l intéressé)

 Suivre l ordre de déroulement de la procédure, mais sans excès, qui nuirait à la spontanéité de
l exposé des faits.

 Préparer dès la prise de notes un futur classement rationnel des documents de travail (penser à
noter les nom et fonction de vos interlocuteurs ….).

 Procéder à une évaluation – au moins grossière du nombre de documents, situations, événements


etc. Certains des interlocuteurs attachent trop d importance à des événements marginaux.

71
Prise de connaissance de la procédure

 En fin d entretien, indiquer que nous sommes susceptibles de demander ultérieurement d autres
précisions ou compléments.

 Opérer le classement et la mise à jour des notes d entretien sur le terrain, dans toute la mesure
du possible, immédiatement après une interview.

 S assurer de l exhaustivité de la description


 Il est fondamental de définir clairement le domaine étudié : en pratique, on observe que
beaucoup de lacunes se rapportent au traitement de cas particuliers ou d exceptions à la
règle générale.
 Ces exceptions peuvent concerner : la nature des opérations effectuées, le traitement qui leur
est apporté, la période couverte par la procédure (réorganisation en cours d année,
vacances…). Exemple : Traitement des factures fournisseurs contestées par la société ?
Traitement des livraisons réceptionnées en l absence de commandes préalables ?

Avez-vous d autres recommandations ?

72
Mode de représentation des procédures

Ø Intérêts
Description Ø Limites
narrative
Ø Exemple 1 : Gart

Client Service commercial Logistique Magasin Comptabilité

Ø Avantages
Ordinogramme Ø Limites
Ø Exemple 2 : Trumpf

Appel téléphonique

Ø Avantages Brouillon de cde

Cde > 50 KF ?

Algorithme Ø Limites oui non

Demande OK ?

Ø Exemple 3 : Planisware
non oui

Refus Bon de cde

73
Mode de représentation des procédures
 A ) Description narrative

Elle correspond à la mise au propre des notes d entretiens :


 reconstitution d un ordre chronologique : les entretiens sont souvent menés personne par
personne afin de limiter les prises de contact
 des compléments sont fréquemment obtenus dans un deuxième entretien : précision, options
négatives (que faites-vous si le BL ne correspond pas à la facture ?)
 les notes sont souvent prises à la volée : écriture rapide, abréviations, formules elliptiques.

 B) Ordinogramme (ou diagramme par flux/ flow chart)

C est la description, en grande partie graphique, d un ensemble d opérations.


Cette description s opère au moyen :
 d une description narrative et chronologique des opérations constituant la procédure,

 d une représentation simplifiée des documents créés ou utilisés,

 de lignes de flux retraçant le cheminement des documents.

74
Mode de représentation des procédures

Le diagramme comporte ainsi :


 dans sa partie gauche, une description narrative succinte de la procédure,

 dans sa partie droite, une représentation de la circulation des documents et des


intervenants concernés à la fois par ces documents et par des opérations décrites dans la
partie gauche.

75
Mode de représentation des procédures

Présentation de quelques symboles

 Classement alpha-numérique par fournisseur A

 Classement numérique par n° de bon B

 Classement par date D

 Documents reçus, émis ou transmis

 Contrôles réalisés
Action

76
Mode de représentation des procédures

Modalités d établissement

 Le papier de travail est divisé en colonnes qui comprennent la description de la procédure,


le personnel de la société qui l exécute et les services ou départements de la société qui y
participent.

 La procédure est décrite dans l ordre chronologique dans lequel elle est exécutée. Le flot
des documents et tâches accomplies sont indiqués de haut en bas et de gauche à droite.

 Le point de départ et d arrivée de chaque transaction doit être clairement indiqué.

 Le mode de classement des documents ayant terminé leur circuit est indiqué en clair sous le
document concerné.

 Un exemple de chaque document utilisé doit être annexé au diagramme.

 L ordinogramme doit utiliser un nombre limité de sympboles.

77
Mode de représentation des procédures
 C) Algorithme

C est une représentation ordonnée d un processus mettant en évidence les différents


embranchements logiques de la résolution d un problème.

appel téléphonique

brouillon de commande

commande > 50 Ke ?

oui non

demande accord Directeur de production

OK ?

non oui

refus signifié par téléphone au demandeur

établissement d'un bon de commande

78
Mode de représentation des procédures

 D) Avantages et inconvénients

 Description narrative :
 C est un type de modélisation simple, naturel et efficace si peu d intervenants, peu de
documents et peu d étapes.
 Par contre la description narrative apporte peu de valeur ajoutée par rapport au manuel de
procédure.
 Diagramme de flux :
 Le diagramme de flux :
• donne une vision d ensemble transmissible,
• permet d analyser les fonctions,
• facilite la mise en évidence des forces et faiblesses,
• sa transmission au client contribue à la matérialisation de la valeur ajoutée de nos
interventions.
 Par contre, c est un type de modélisation très consommateur de temps, qui ne permet pas
toujours de représenter les cas particuliers, notamment en cas d alternatives nombreuses, qui
nécessitent de présenter des diagrammes distincts selon les situations considérées.
 L algorithme :
L algorithme permet de présenter les alternatives et cas particuliers.

79
Mode de représentation des procédures

 E) Conclusion
 En pratique (= pour des raisons de budget), la tendance pour les dossiers de taille moyenne
est à l augmentation du recours à la description narrative :
 meilleure productivité,

 mise à jour simplifiée sur fichier informatisé.


 Pour les dossiers plus conséquents, l habitude est plutôt de réaliser une description
narrative et un diagramme.

 Pour le choix du diagramme, la solution n est pas de rechercher un compromis entre le


diagramme de flux et l algorithme, mais plutôt de faire une « lecture algorithmique » de la
partie narrative, de faire des renvois, de décrire de façon textuelle les alternatives et leur
cheminement.

 Si une alternative est complexe, il est concevable de la présenter par un « sous-diagramme »

80
La démarche d audit du contrôle interne

Méthode d analyse du contrôle interne

Démarche d évaluation du contrôle interne

81
Méthode d analyse du contrôle interne

La méthode d analyse du contrôle interne s oriente autour :

d une approche par cycle

d une prise en compte de l environnement informatique et de


son incidence sur la démarche d audit

82
Méthode d analyse du contrôle interne

APPROCHE PAR CYCLE

1er temps Identification des cycles significatifs

2ème temps Décomposition des cycles par fonction

83
Méthode d analyse du contrôle interne :
Approche par cycle

IDENTIFICATION DES CYCLES SIGNIFICATIFS

Un cycle est un ensemble de transactions qui aboutit à un enregistrement


comptable

Les principaux cycles sont :

Ventes - clients

Achats - fournisseurs

Personnel - paie

Production - stocks

Immobilisations

Trésorerie
84
Méthode d analyse du contrôle interne :
Approche par cycle

Décomposition par fonction


Exemple : cycle achats - fournisseurs

demande d'achat

commande

réception

comptabilisation

décaissement

85
Méthode d analyse du contrôle interne

PRISE EN COMPTE DU
SYSTEME INFORMATIQUE

1er temps Evaluation du contrôle interne de la « fonction informatique »

2ème temps Evaluation du contrôle interne d un système ou d une


application orientée vers les contrôles mis en place autour de la
« fonction informatique » : préparation et saisie des données,
exploitation, maintien du chemin de révision

86
Contrôles informatises: revue générale

Il doit être procédé à une revue d ensemble de l environnement informatique:


 Management de la fonction informatique
 Procédures d exploitation
 Procédures de maintenance
 Sécurité physique
 Sécurité logique
 Sauvegarde
 Documentation des applications et systèmes
 Procédures de back up

87
Contrôles informatises: applicatifs

 L audit des applicatifs est une approche très efficace pour l audit.
 Analyse des fonctionnalités

 Analyse des contrôles automatisés


 Analyse de la gestion de la sécurité

 Réalisation de contrôles informatiques sur


 Les traitements informatiques

 Les contrôles programmés

 Contrôles des modification des programmes ou tests des accès aux données de production

88
Contrôles informatises: applicatifs

Le bench marking

 Définition :

 stratégie d audit utilisée pour étendre aux exercices suivants les bénéfices des
tests sur les contrôles informatiques

 But :

 limiter les contrôles CAATs ou manuels

 Techniques:

 contrôler l absence de modification de programme depuis la précédente


intervention.

 Conditions du bench marking:

 Repose sur un bon environnement

 Demande une recherche pour un ou plusieurs programmes particuliers

89
APPROCHE
Contrôles informatises: applicatifs

CAATS
 Tests informatiques

 Répondant à des objectifs d audit

 Reposant sur des interrogations des fichiers de nos clients


 Permettant des contrôles d audit exhaustifs et précis

90
APPROCHE
Contrôles informatises: applicatifs

CAATS

 Choix du logiciel
 ACL

 Audisoft

 Easy trieve

 Langages spécifiques: infocentrre

 Choix du matériel: PC ou gros système du client

 Exemples: recherche d anomalies sur les taux, contrôles d interface, contrôle du


calcul des intérêts, contrôles de cohérence

91
L évaluation : principales étapes

Adéquation des procédures aux objectifs du Contrôle interne


(points forts & points faibles)
+
Prise en compte de l environnement de contrôle

Première évaluation de la procédure

+
Tests de permanence sur les points forts

Conclusion : Impact sur l opinion & recommandations

92
Démarche d évaluation du contrôle interne
Test de conformité

u Eviter de décrire le système de contrôle


interne sur la base de données
Objectif théoriques fausses

u Test unique permettant de s assurer de


la conformité de la procédure, dans le
Etendue cadre du cheminement de l information
du test (notion de piste d audit)

93
Démarche d évaluation du contrôle interne
Evaluation de la conception du système

Rappel des objectifs d'audit

u Exhaustivité des enregistrements


u Réalité des enregistrements
u Exactitude des enregistrements
 Période
 Montant
 Imputation

u Correcte évaluation
u Correctement présentés dans les comptes annuels par fonction

Adaptation à chacun des cycles

94
Démarche d évaluation du contrôle interne
Evaluation de la conception du système

Objectifs de contrôle interne

Evaluation des procédures

Points forts Faiblesses de


théoriques conception

Test de
Risques
permanence

95
L évaluation : quelle réponse aux objectifs d audit ?
(points forts / points faibles)

Apprécier le risque de non maîtrise lié


aux procédures et au contrôle interne :
De quoi s agit-il ?
 maîtrise des opérations
 maîtrise des comptes

Mettre en évidence les points de


contrôle clés :
Comment ?
 contrôle de prévention
 contrôle de détection

Conclure en référence aux 7 objectifs


Pourquoi ? d audit

A garder en tête lors de la description !

96
Démarche d évaluation du contrôle interne
Tests de permanence

Objectif S'assurer que les points de contrôle


(points forts théoriques) ont fonctionné
de façon permanente

Test par sondages


• Contrôles de prévention
Etendue
du test • Contrôles de détection

97
Démarche d évaluation du contrôle interne
Tests de permanence - Contrôles de prévention

• Contrôles qui empêchent les erreurs de se produire

• Fonctionnent lors du traitement des


opérations
• Couvrent une opération individuelle
• Matérialisées par visas, signatures
• Force probante faible

98
Démarche d évaluation du contrôle interne
Tests de permanence - Contrôles de détection

• Contrôles qui doivent permettre d identifier et de


corriger des erreurs qui se sont produites malgré les
contrôles de prévention

• Fonctionnent après le traitement des


opérations
• Couvrent un ensemble d opérations
• Matérialisées par des états,
rapprochements
• Force probante forte pour l auditeur

99
Démarche d évaluation du contrôle interne
Documentation de l évaluation du contrôle interne

Dossier Permanent

 PRESENTATION GENERALE DU CYCLE


SYNTHESE  DIAGRAMME D'EVALUATION (points forts,
points faibles par objectif d'audit
 APPROCHE RETENUE
 COPIE DES PROGRAMMES

AUTRES ELEMENTS  DIAGRAMME


 NARRATIF (le cas échéant)
 TEST DE CONFORMITE

100
Démarche d évaluation du contrôle interne
Documentation de l évaluation du contrôle interne

Dossier de contrôle

• Tests de permanence
• synthèse
• feuilles de travail
(dans chaque section concernée)

101
Démarche d évaluation du contrôle interne
Rédaction des recommandations

OBJECTIF DES RECOMMANDATIONS

TECHNIQUE : améliorer le fiabilité des comptes pour :


 le client
 l'auditeur

COMMERCIAL :  donner une valeur ajoutée à l'audit

 montrer notre compréhension du métier du client

 conduire le cas échéant, le cabinet à proposer ses services


pour une étude plus approfondie du contrôle interne et / ou
l'élaboration de procédures
102
Démarche d évaluation du contrôle interne
Rédaction des recommandations

1. DESCRIPTION DES FAITS

2. RISQUES ENCOURUS

3. RECOMMANDATIONS

4. COMMENTAIRES DE LA SOCIETE EVENTUELS

103
Démarche d évaluation du contrôle interne
Rédaction des recommandations

Exemple de recommandations : Cycle Immobilisations

Il n'existe pas de procédure permettant d'identifier


Faits régulièrement les mises au rebut et d'être sûr que
la comptabilité est informée

Risque de non comptabilisation des sorties


Risques d'immobilisations :
- incidence résultat si valeur résiduelle positive
- incidence taxe professionnelle dans les autres cas

Recommandations Créer un bordereau de mise au rebut

Commentaires
de la société D'accord avec la recommandation

104

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