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Le document décrit les nombres complexes, y compris leur représentation géométrique dans le plan complexe, leurs opérations fondamentales et leurs propriétés comme le module et l'argument. Le document introduit également les notions d'exponentielle imaginaire et d'exponentielle complexe.

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84 Chapitre 3.

Les nombres complexes

Tout nombre complexe z d’écriture algébrique z — a + ib peut être identifié avec le


point M de coordonnées (a, 6) du plan P.
Définition
| On dit alors que le complexe z est Vaffixe du point M.
Par cette notion d’affixe, il est possible de figurer C comme un plan et de parler du plan
complexe.
CHAPITRE 3
On définit aussi Vaffixe d’un vecteur ü de coordonnées (æ, ?/) comme étant le nombre
complexe z = x + iy.

3.1.3 Conjugaison

Définition
On appelle conjugué d’un complexe z d’écriture al- Les nombres complexes
gébrique z — a + ib le complexe ~z =f a — ib.
Si M est le point d’affixe z du plan géométrique, le
point M' d’affixe z est le symétrique de M par rapport
à l’axe des abscisses.

3.1 Généralités sur les nombres complexes


Théorème 1
Pour tous les nombres complexes z et z', on a 3.1.1 Le corps des complexes

z = 2, z + z1 = z + z1 et z x z' — z x z'. L’ensemble C des nombres complexes est une extension de l’ensemble R. Il est muni de
deux opérations « + » et « x » prolongeant celles existant sur R et conservant leurs
On peut exprimer la partie réelle et la partie imaginaire d’un complexe z en fonction propriétés1.
de z et z : L’ensemble C ne peut pas être muni d’une relation d’ordre « intéressante2 » mais en
z — z
revanche C possède un élément, noté i, vérifiant i2 = —1. De plus, tout nombre complexe z
Re(z) = et Im(z) = — s’écrit de façon unique z — a + ib avec a et b réels.
Définition
Un nombre complexe z est réel si, et seulement si, z — z. Il est imaginaire pur si, et L’écriture z = a + ib est appelée forme algébrique
seulement si, ~z — — z. du complexe z. Les réels a et b de cette écriture dé-
finissent respectivement la partie réelle et la partie
imaginaire du complexe z.
3.1.4 Module On note
a = Re(z) et b = Im(z).
Définition
On appelle module d’un complexe z d’écriture algébrique z — a + ib le réel
3.1.2 Le plan complexe
\z\ =f Va2 + fr2 =
Dans la suite, on note P le plan géométrique rapporté à un repère orthonormé direct.
Si M est le point d’affixe z du plan géométrique, le module de z correspond à la lon- 1. On dit que l’ensemble C muni des opérations + et x est un corps.
gueur OM. 2. Intéressante dans le sens où celle-ci serait compatible avec les opérations sur C.
86 Chapitre 3. Les nombres complexes 3.1 Généralités sur les nombres complexes 85

Théorème 4
Pour tous 0 et 0' réels
______________________________ e[0e[0' =^0+0'\
On en déduit (e16>)n = em6> pour tout n G Z. En particulier,

J_=e-* = e'e.
eie
Module d’un nombre complexe et distance séparant deux nombres complexes.
3.1.6 Les complexes de module 1
Définition Le module permet de mesurer la distance d’un complexe au nombre 0. Plus généralement,
On note U l’ensemble des complexes de module 1 \z' — z\ définit la distance séparant deux nombres complexes.

U=f {z e C I \z\ = 1}.


Théorème 2
L’ensemble des points d’affixe dans LJ correspond exactement au cercle trigonométrique Pour tous z et z' complexes
du plan. En particulier, les exponentielles imaginaires sont des complexes de module 1
et ce sont les seuls en vertu du théorème descriptif qui suit : |z|2 = zz, \zz'\ = |z| Iz'l et - — si z 0.
z H
Théorème 5
On en déduit le module d’un quotient ou d’une puissance entière.
Pour tout z G U, il existe un réel 0, unique à 2?r près, tel que z = e10.

Théorème 3 (Inégalité triangulaire)


3.1.7 Arguments d’un nombre complexe non nul Pour tous z et z' complexes

Théorème 6 \z + z'\ |z| + |/|.


Pour tout z G C*, il existe un réel 0 unique à 2?r près tel que z — |z| e10.
Cette écriture se nomme la forme trigonométrique1 du complexe z. De plus, il y a égalité si, et seulement si, les points d’affixes z et z’ figurent sur une
même demi-droite1 issue du point O.
Définition
Un argument d’un nombre com-
plexe z non nul est un réel 0 per-
3.1.5 Exponentielle imaginaire
mettant d’écrire la forme trigono-
métrique z = \z\ e10. On note Définition
On appelle exponentielle imaginaire d’angle 0 G R le
arg(z) = 0 [2%].
complexe
Un argument n’étant déterminé qu’à ée =f cos 0 + isin0.
un multiple de 2% près, on opère
sur les arguments par calculs en con- Le point d’affixe e16> du plan géométrique est le point
gruence modulo 2t t . du cercle trigonométrique repéré par l’angle 0 mesuré à
Si M est le point d’affixe z du plan géométrique, un argument de z mesure l’angle entre partir de la demi-droite (Orr) (c’est-à-dire à partir du
le premier vecteur du repère orthonormé direct introduit et le vecteur OAf. premier vecteur du repère orthonormé direct introduit).

1. Ou encore forme exponentielle. 1. S’ils sont non nuis, cela revient à dire que z et z' ont un même argument.
88 Chapitre 3. Les nombres complexes 3.2 Équations algébriques 87

Théorème 9 Théorème 7
Si ô est une racine carrée de A alors l’équation (E) possède deux solutions 1 Pour tous z et z' complexes non nuis
-b -S -6 + 5 arg(zz') = arg(z) + arg(z') [2t t ] et argf - ) = — arg(^) [2t t ] .
*1 = 2a---- el z2 = 2a---- •

La somme et le produit de ces solutions sont remarquables : On en déduit le calcul d’un argument d’un quotient ou encore d’une puissance entière.
b c
z-L + Z2 = — et Z1Z2 = -• 3.1.8 L’exponentielle complexe
a a

A l’inverse, si S et P sont deux nombres complexes, les solutions d’un système somme- Définition
produit On appelle exponentielle d’un complexe z d’écriture algébrique z — a + ib le nombre
fx + y — S z x exp z =f eaelb = ea(cos b + i sin 6).
< „ d inconnue (x, y) e C
[ xy = P v '
Puisque cette exponentielle prolonge l’exponentielle réelle et l’exponentielle imaginaire,
sont les couples constitués des deux racines de l’équation on écrit souvent ez au lieu de exp z.
z2 - Sz + P = 0.
Théorème 8
Pour tous z et z' complexes
3.2.3 Résolution de l’équation zn = 1
ez+* = e2ez et (ez = ez <=> z — z' e 2i?rZ).
Soit n un naturel non nul.
Définition On peut aussi observer ez = ez.
On appelle racine n-ième de l’unité tout nombre complexe z solution de l’équation
3.2 Équations algébriques

On note Un l’ensemble des racines n-ièmes de l’unité. 3.2.1 Racines carrées d’un complexe
Le nombre 1 est une racine n-ième de l’unité.
Le nombre —1 l’est uniquement quand n est pair. Définition
Le nombre i est une racine n-ième de l’unique lorsque n est un multiple de 4. || On appelle racine carrée d’un complexe Z tout complexe z dont le carré est égal à Z.
Le nombre j = e217r/3 vérifie j3 = 1, c’est une racine troisième de l’unité. A moins d’être nul, un complexe Z admet exactement deux racines carrées et celles-ci
sont opposées. Comme il n’est pas aisé de privilégier l’une par rapport à l’autre, on évite
d’utiliser la notation \[Z pour désigner 1 une des deux racines carrées de Z.
Théorème 10
Il existe exactement n racines n-ièmes de l’unité qui sont les 2
3.2.2 Résolution de l'équation az2 + bz + c = 0
uük — e"^“ avec k € [0 ; n — 1]. Soit a, b, c trois nombres complexes avec a 0. Pour résoudre l’équation
Les racines n-ièmes de l’unité sont les n sommets d’un polygone régulier inscrit dans le (E) : az2 + bz + c = 0
cercle trigonométrique.
d’inconnue z e C, on introduit le discriminant A = b2 — 4ac.
1. Ces deux solutions sont confondues lorsque A = 0.
2. On peut aussi introduire üü ^ = e21kn/n pour k G Z auquel cas on remarque = cl >£ si, et seulement 1. Sauf à signifier précisément la racine privilégiée, par exemple celle possédant un argument dans
si, k = t [n]. [0 ; t t [.
90 Chapitre 3. Les nombres complexes 3.3 Fonctions complexes d’une variable réelle 89

3.3.2 Parties réelles et imaginaires


Définition
Si f est une fonction complexe définie sur une partie X de R, on introduit sa partie
réelle Re(/) et sa partie imaginaire Im(/) qui sont les fonctions réelles définies sur X
par
(Re(/)) (t) d= Re(/(t)) et (lm(/)) (t) =f Im(/(t)).
L’étude d’une fonction complexe peut être ramenée à celle de sa partie réelle et de sa
partie imaginaire. Par exemple, une fonction complexe est bornée si, et seulement si, sa
partie réelle et sa partie imaginaire le sont.

3.3.3 Continuité
Soit I un intervalle de R non vide et non réduit à un point.
Définition
Il Une fonction complexe définie sur I est dite continue lorsque sa partie réelle et sa
|| partie imaginaire le sont. n=4 n=5
Les opérations sur les fonctions continues déterminent des fonctions continues. Racines n-ièmes de l’unité pour les premières valeurs de n.
Si t i—> f(t) est une fonction complexe continue, les fonctions composées t i-> /(t),
11-> |/(£)| et sont aussi continues.

3.3 Fonctions complexes d’une variable réelle


3.3.4 Dérivation
Soit I un intervalle de R non vide et non réduit à un point. 3.3.1 Définition
Définition
Une fonction complexe f définie sur I est dite dérivable lorsque sa partie réelle et sa Soit X une partie de R (généralement un intervalle).
partie imaginaire le sont. On peut alors introduire sa fonction dérivée définie sur I Définition
par
Une fonction complexe f définie sur X est une application au départ de X et à valeurs
/'(t) =f (Re(/))'(t) + i(lm(/))'(t) pour tout t € I. dans C :
( XcR->C
Pour tout A e C, la fonction t ext est dérivable et t
— (eÀt) = Xext. Comme pour les fonctions réelles, on peut opérer sur les fonctions complexes par somme,
dty J produit, passage à l’inverse et quotient.
Les opérations sur les fonctions dérivables déterminent des fonctions dérivables et l’on
Les notions de fonctions paires, impaires ou périodiques se transposent aux fonctions
retrouve dans le cadre complexe les formules de dérivation
complexes.
/ / / ( u\ u'v — uv' é u'
(u + v) = U -\-V (UV) = uv + uv , I — = ------ ----- , — =---- -. En revanche, l’absence de relation d’ordre sur C empêche la définition des notions de
\V J VZ \u J U2 fonction monotone et de fonction minorée ou majorée. A l’aide du module, on peut
On peut aussi dériver une composition avec l’exponentielle complexe cependant définir la notion de fonction bornée :
Définition
(eu)' = u'eu.
Une fonction complexe f définie sur X est dite bornée s’il existe M e R tel que
Enfin, on peut au besoin enchaîner les dérivations et parler de dérivée seconde, etc. |/(£)| M pour toute valeur de t dans X.
92 Chapitre 3. Les nombres complexes 3.4 Exercices d’apprentissage 91

Solution 3.4 Exercices d’apprentissage


On vérifie que le complexe Z est bien défini en constatant

iz + 1 = 0 z = i. 3.4.1 Module, argument, conjugaison

méthode Exercice 1
|| Un complexe est réel si, et seulement si, il est égal à son conjugué1.
Déterminer module et argument de z —-------
1—i
Puisque z est un complexe de module 1 on a z~z — 1 et donc ~z = 1/z. Par conséquent,
Solution
— / z+i \ ~z — i 1/z —i
Il serait maladroit d’exprimer z sous forme algébrique en multipliant par la quantité
~~ \iz 4-1J ~ -iz + 1 ” -i/z 4-1 * conjuguée : il convient plutôt d’étudier séparément numérateur et dénominateur.
En multipliant numérateur et dénominateur par iz méthode
Il Le module d’un quotient est le quotient des modules et un argument la diffé-
z=A±£ = 2±i=z. | rence des arguments.
1 4- iz iz 4- 1
Étudions z\ = \/3 + i. On a |zi|2 = 3 -F 1 = 4 et donc |^i| = 2.
Le nombre Z est donc réel.
méthode
Exercice 3
Pour reconnaître un argument d’un complexe z, on l’exprime sous forme tri-
Soit 0 e R. Déterminer module et argument du complexe z — elé> 4-1. gonométrique en factorisant son module.
Solution On écrit
a /q i \
méthode +i 2 ) = ki|ei7r/6-
On fait apparaître la forme trigonométrique du complexe par factorisation de
(
rexponentielle imaginaire d’angle moitié. cos(f) Sin(f)

En factorisant z par e16>/2, on peut écrire un cosinus Ainsi, 7r/6 est un argument1 de z\.
On étudie de la même façon z<i = 1 — i. On a |z2| = et
z = (e^/2 + e-i0/2)eie/2 = 2cos(0 e^2.
/ A/o ./O \ ____
z2 = \z2\ -i j = l^|ei,r/4 = |z2| e“i7r/4.
Pour identifier module et argument, il reste à discuter selon le signe du cosinus.
Si cos($/2) > 0, l’écriture ci-dessus est la forme trigonométrique de z et donc cos(f) Sin(f)

0\ 0 Ainsi, —t t /4 est un argument de z%.


-j et arg(z) = - [2t t ] . Enfin,
(
M = V2 et arg(^) = arg(zi) - arg(z2) = [2t t ] .
Si cos(0/2) < 0, on opère un passage à l’opposé pour identifier module et argument F21 12
Il / 7 x 0 Exercice 2
|z| = —2cos( - 1 et arg(z) = - 4- t t [2t t J . £ i
Vérifier que pour tout z e U \ {i}, le complexe Z = ------- est réel.
Enfin, si cos($/2) = 0, le module de z est nul et l’on ne définit pas d’arguments pour
le complexe nul.
1. On dit un argument et non Z’argument car il n’y a pas unicité. Un argument est seulement déterminé
1. Aussi, un complexe est imaginaire pur lorsque son conjugué lui est opposé. à une congruence de 2t t près.
94 Chapitre 3. Les nombres complexes 3.4 Exercices d’apprentissage 93

Enfin, on recombine les exponentielles imaginaires, ici en cosinus, 3.4.2 Application à la trigonométrie

cos x sin2 x = -(C°s x — cos(3#)). Exercice 4


Soit a G R. Exprimer cos(3a) en fonction de cos a et sin(3a) en fonction de sin a.
(b) méthode
On peut linéariser immédiatement cos2 x en exploitant la formule Solution
On peut résoudre ce sujet en exploitant les formules d’addition développant cos(a -F 6)
cos(2a) = 2 cos2 a — 1. et sin (a + 6) mais il est plus efficace d’utiliser la formule de Moivre.
L’égalité ci-dessus permet d’exprimer cos2 x en fonction1 de cos(2rr) méthode
Pour n 6 Z et a 6 R, la formule de Moivre donne
cos(2rr)
cos 2 x = -1 +
2 (cos a + isina)3 = cos(3a) + isin(3a).

(c) méthode En développant (x + î /)3 = x3 + 3x2y + 3xy2 + ?/3, on écrit


Il On peut linéariser un produit de deux cosinus 2 à l’aide des formules de déve- (cos a + i sin a)3 = cos3 a + 3i cos2 a sin a — 3 cos a sin2 a — i sin3 a.
| loppement de cos(a 4- b) et cos(n — b).
En identifiant la partie réelle et la partie imaginaire
On sait
cos(3a) = cos3 a — 3 cos a sin2 a = 4 cos3 a — 3 cos a
cos(n + 6) = cos(a) cos(b) — sin(a) sin(&)
= 1—cos2 a
cos(n — b) = cos (a) cos(6) -F sin(a) sin(6)
sin(3a) = 3 cos2 a sin a — sin3 a = 3 sin a — 4 sin3 a.
On en déduit la linéarisation = 1—sin2 a
cos a cos b = | (cos(a + 6) + cos(n — 6)). ■x

Exercice 5
Linéariser1 :
Exercice 6 (a) cos x sin2 x (b) cos2 x (c) cos a cos b.
Soit 6 G ]0 ; 2?r[ et n G N. Exprimer
Solution
n n
^ = 52 cos(A;0) et Sn = sin(&0). (a) méthode
Zc=O fc=o Pour linéariser une ligne trigonométrique comportant des produits de sinus
et cosinus, on exprime ceux-ci par les formules d’Euler, on développe puis on
Solution recombine les exponentielles imaginaires en sinus et/ou cosinus.
méthode Par les formules d’Euler
Cn et Sn sont la partie réelle et la partie imaginaire de Cn + iSn que l’on sait
eix _|_ e IX
calculer par sommation géométrique. cos x sin2 x =
2
Sachant cos(&0) + isin(fc0) = e1/e<9, on a en combinant les deux sommes
n n n On développe
Cn + iSn = y^(cos(A;0) + isin(fc0)) = y^elfe6> ~ ' eix /e2ix
_ eiæ _ e-iæ + e-3iæ
k=0 k=0 k=Q cos x sin x =----------------------
2 V
1. On peut aussi linéariser sin2 x à l’aide de la formule cos(2a) = 1 — 2 sin2 a.
2. De la même façon, on peut linéariser un produit de deux sinus. A l’aide des développements 1. Linéariser une expression trigonométrique consiste en la transformation de celle-ci en une combi-
de sin(a + b) et sin(a — 6), on peut aussi linéariser un produit d’un sinus par un cosinus. naison de cos et de sin où il ne figure plus de produits.
96 Chapitre 3. Les nombres complexes 3.4 Exercices d’apprentissage 95

Cas : n 7 1. La raison ü j est différente de 1 et l’on obtient1 Il s’agit alors de calculer une somme géométrique de raison q = e10 / 1
i(n+l)0 _ i
V z = —---- = 0 car üün = 1.
üj - 1 Cn + iSn — ---- —ï—
zeun eiy — 1

Cas : n — 1. Le calcul de la somme est immédiat puisque Ui = {1}. méthode


Le produit des racines n-ièmes de l’unité s’exprime en exploitant qu’un produit d’ex- Pour identifier la partie réelle et la partie imaginaire, on opère une factorisation
ponentielles est l’exponentielle de la somme de l’exponentielle imaginaire d’angle moitié au numérateur et au dénomina-
teur.
/ 7- 2i/c7T
n ïie2iM ei(n+l)0/2 ei(n+l)0/2 _ e~i(n+l)0/2
eXP Z v ----- = exp
Zv=O \fc=O Cn + iSn
ei0/2 ei0/2 - e"i0/2
Sachant Sachant e1Q — e ia = 2i since, on peut reconnaître des sinus et obtenir après simplification

Cn + iSn = ein0/2
sin(|)
on achève le calcul
En identifiant la partie réelle et la partie imaginaire, on conclut
[ z = exp(i(n - 1» = (ei7r)” 1 = (-1)"-1
n0\ nO
Cn = cos et Sn = sin
TJ sin(l) T ™(f)
3.4.4 Équations algébriques

3.4.3 Racines de l’unité


Exercice 8
Résoudre dans C l’équation
z* = 472(1 + i). Exercice 7
Calculer la somme et le produit des racines n-ièmes de l’unité.
Solution
Solution
méthode
On résout une équation zn — Z (avec Z 0) en exprimant Z sous forme méthode
trigonométrique afin de déterminer une solution particulière z§. On ramène Il Les racines n-ièmes de l’unité sont connues : ce sont les = e21k7r/n pour k
ensuite l’équation étudiée à une équation du type zn = 1. | parcourant1 les entiers allant de 0 à n — 1.

Ici, n = 3 et Z = 472(1 4- i). On peut écrire * La somme des racines n-ièmes de l’unité s’exprime
z./ô ./ô\ (V'"
1+1 - +4) = Æ”/‘ y/4
k=Q k=0
et donc Z = 8e17r/4.
En considérant la racine cubique du module et le tiers d’un argument, on forme une On reconnaît une somme géométrique de raison w — e2i7r/n, On poursuit le calcul en
solution particulière z§ — 2e17r/12. étudiant si celle-ci est ou non égale à 1.
1. En particulier, la somme des racines troisièmes de l’unité est nulle ce qui s’exprime 1 +J2 = 0 1. Ou, au choix les entiers allant de 1 à n. Plus généralement, on obtient l’intégralité des ra-
avec j = e217r/3. cines n-ièmes de l’unité en faisant parcourir à k un ensemble de n entiers consécutifs.
98 Chapitre 3. Les nombres complexes 3.4 Exercices d'apprentissage 97

équations donne y2 = 1 donc y = ±1. Enfin, la deuxième équation du système détermine L’équation étudiée s’écrit alors z3 = Zq (avec z q 0), elle équivaut à l’équation
la liaison entre les choix des signes de x et y. Finalement, J = 3 — i est racine carrée de A.
On peut alors achever de résoudre l’équation initiale. Ses solutions sont
-b-S -b + ô A .
—---- = 1 + 2i et —----- =4 + i.
2a 2a Les solutions de l’équation z3 = 1 étant les racines troisièmes de l’unité 1, J et j2 (avec j
le complexe e217r/3), on peut conclure que les solutions de l’équation posée sont
(b) Il s’agit d’une équation du second degré aZ2 + bZ -F c = 0 en l’inconnue Z = z2.
On introduit le discriminant A = b2 — 4ac = 5 — 12i. Comme au-dessus, on détermine zq = 2e17r/12, z\ = = 2e137F//4 et z^ — zqj2 = 2e1177r/12.
une racine carrée ô de A : 6 = 3 — 2i. On peut alors exprimer les solutions de l’équation
en l’inconnue Z : Exercice 9
—b + ô -b — 6 o A,
—7» — 2i — — —3 + 4i. Soit 0 € R. Résoudre dans C l’équation z2 — 2cos(#)z +1 = 0.
2a 2a
Par de nouvelles extractions de racines carrées, on peut former la liste des solutions de Solution
l’équation étudiée
C’est une équation du second degré de discriminant A = 4 cos2 0 — 1 = —4sin2 0.
1 4- 2i et — (1 + 2i).
méthode
Exercice 11 || ô = 2isin$ détermine une racine carrée complexe de A.
Résoudre dans le champ complexe le système Les racines de cette équation (éventuellement confondues) sont (Th. 9 p. 88)
x+y = 1
1 1 o
—I — — 3
y
Exercice 10
Solution
Résoudre dans C, les équations :
Par réduction au même dénominateur le système étudié équivaut à un système somme-
(a) z2 — (5 + 3i)z + 2 + 9i = 0 (b) z^ + (3 — 6i)z2 — 8 — 6i = 0.
produit (d’inconnues x,y G C*)

x+y= 1 Solution
1 (a) C’est une équation du second degré de discriminant A = 8 — 6i. Il s’agit ensuite
— =3
xy ^=3- de déterminer une racine carrée ô de A.
méthode méthode
Les solutions d’un système somme-produit de somme S et de produit P sont Pour déterminer une racine carrée z d’un complexe Z exprimé sous forme al-
les couples formés des deux racines de l’équation z2 — Sz + P = 0. gébrique u+iè, on recherche z sous forme algébrique z = x + iy. On exprime un
On introduit l’équation du second degré système en les inconnues x et y en identifiant les parties réelles et imaginaires
dans l’équation z2 = Z. En y adjoignant l’équation |z|2 = |Z|, ce système
z2 - z + | = 0 devient facile à résoudre.
O
En écrivant J = x + iy (avec x et y réels) l’équation J2 = A détermine le système
de discriminant A = —1/3 dont une racine est à = i\/3/3. Les solutions de l’équation du
second degré sont ( x2 — y2 = 8
1 . v3 1 V3 [ 2xy = —6.
2-1T et 2+1V
Les solutions (æ, y) du système étudié sont alors les couples formés des deux valeurs On y adjoint une troisième équation |5|2 = |A|, c’est-à-dire x2 + y2 = 10. La somme de
précédentes. la première et de la troisième équation donne x2 = 9 donc x = ±3. La différence de ces
100 Chapitre 3. Les nombres complexes 3.5 Exercices d’entraînement 99

Exercice 14 * (Identité du parallélogramme) 3.5 Exercices d’entraînement


Vérifier pour tous a et b e C
3.5.1 Les nombres complexes
|a + 6|2 + |a — 6|2 = 2 |u|2 + 2 |6|2 .

Solution Exercice 12 *
Déterminer le module et un argument de
méthode
On développe1 le carré d’un module par la formule z — 1 + \/3 + i(l — \/3).

|a + 6|2 = |u|2 + 2 Re(ü6) + |6|2 . Solution


Une factorisation par le module de z ne suffit pas à révéler un argument de z.
On a directement
méthode
\a + 6|2 + |a — 6|2 = |a|2 + 2Re(a6) + |6|2 || On calcule1 le module et un argument de z2.
cl -|- b
+ |a|2 — 2Re(â6) + |6|2 Par élévation au carré
= 2 |a|2 + 2 |6|2 .
z2 = 4^3 - 4i = 8 - i0 = 8e“i7r/6.
Cette identité s’interprète : dans un parallélogramme, /
la somme des carrés des quatre côtés est la somme des —---- ----- On en déduit
carrés des deux diagonales. z = 2v/2e^i7r/12 ou z = -2v/2e-i,r/12.

Exercice 15 * Sachant Re(z) > 0, c’est la première expression qui convient et donc
Soit P = [z e C | Im(^) > 0} et f : P —> C l’application définie par
|z| = 2a /2 et arg(z) = [2t t ] .

/(s) =
M J z+i Exercice 13 *
Décrire l’ensemble des
(a) Montrer que f prend ses valeurs dans D = {z G C | |z| < 1}.
(b) Vérifier que tout élément de D possède un unique antécédent par f.

Solution Solution
(a) Soit z un élément de P d’écriture algébrique z — x + iy avec y > 0. On a méthode
| Les complexes de module 1 s’écrivent e16> avec 0 e R.
I fMl2 = ~ i!2 = æ2 + ~ X)2 On obtient tous les z parcourant U\ {—1} en considérant z = e16> avec 0 E ] — t t ; 7r[. Par
|7U| |2 + i|2 ^ + (y + l)2’
factorisation de l’exponentielle imaginaire d’angle moitié
Puisque y > 0, on a x2 + (y — l)2 < x2 + (y + l)2 donc |/(z)| < 1. Ainsi, la fonction f e16> — 1 ei0/2 ei6*/2 — e-i<9/2 2isin(|) ( Q\
prend ses valeurs dans D. eie + l eie/2 e^/2+e-ie/2 - 2cos(f) \2/

(b) Soit Z un élément de D. Pour déterminer les éventuels antécédents de Z, on résout Quand 0 parcourt l’intervalle ]—7r ; 7r[, les valeurs tan(#/2) parcourent l’intégralité de la
l’équation f(z) = Z. droite réelle. L’ensemble parcouru par Z est donc la droite iR des imaginaires purs.
1. On peut aussi calculer les modules en introduisant les parties réelles et imaginaires de a et b. 1. On peut aussi écrire z = 2(e-17r/3 4- e17r/6) et factoriser par l’exponentielle équilibrée e17r/12.
102 Chapitre 3. Les nombres complexes 3.5 Exercices d’entraînement 101

3-5.2 Inégalités dans C méthode


Pour résoudre une équation homographique
Exercice 17 *
az + b _
Vérifier que pour tout réel t -------
cz + dï — Z
d’inconnue z / —d/c, on multiplie par cz + d et l’on réorganise les membres
et donner une interprétation géométrique de cette inégalité.
afin d’exprimer z en fonction de Z.
Solution Soit z e P (et donc z — i).
méthode
|| On factorise par l’exponentielle imaginaire d’angle moitié. = Z <=> (z - i) = Z(z + i)
z +1
En factorisant par e1^2 on fait apparaître un sinus \...z (1 — Z)z — i + \Z

|ew - 1| = |eit/2||eit/2 -e-it/2| = |2isin(t/2)| = 2|sin(t/2)|. Sachant Z / 1 (car Z est élément de £>), on peut affirmer

méthode z+i .1 +Z
Z = 1i-z'
|| On sait1 l’inégalité sin x x pour tout x 0.
Cas : t 0. On obtient |e1Z: — 1| C 2t/2 = t. méthode
Cas : t < 0. On peut raisonner par conjugaison ou affirmer Il faut encore vérifier que cette solution est élément de F, pour conclure que
que l’inégalité |sinrc| |æ| est valable pour tout réel x. tout élément de D possède un unique antécédent par f.
Dans la figure ci-contre, l’inégalité s’interprète : « la corde On exprime la partie imaginaire de la solution précédente :
est plus courte que l’arc ».
t /-1 + Z\ t> M + 1/1 + Z 1 + Z\
Exercice 18 ** 1m i------- I = Kel ------- = - I--------- 1------- =
\i-zy \i -z) Re(z)=^ 2\i -z \ — z) |1-Z|
Soit a et b deux nombres complexes. Montrer
Finalement, / prend ses valeurs dans D et tout élément de D possède un unique
\a\ 4- \b\ \a + b\ + \a - b\ antécédent : f réalise une bijection de F vers D.
et préciser les cas d’égalité. Exercice 16 *
Soit f une fonction complexe dérivable définie sur un intervalle I. On suppose que
Solution
la fonction f ne s’annule pas, montrer que la fonction |/| : I —> R est dérivable et
méthode exprimer sa dérivée.
|| On étudie l’inégalité au carré.
Solution
D’une part,
(|a| + |6|)2 = |a|2 + 2 |a| |i>| + |6|2 . Pour tout t dans I, on peut écrire

D’autre part, l/wi = V./VW)-


(|a + b\ 4~ |n — 6|) = |a 4~ b\ + 2|(a 4- 6)(a — 6)| 4“ |n — 6|2 . Les fonctions f et f sont dérivables donc, par produit, la fonction u: t i-> est
dérivable. De plus, cette fonction est valeurs strictement positives et la fonction est
Par l’identité du parallélogramme 2
dérivable sur R^. Par composition, on peut alors affirmer que la fonction \ f\ est dérivable
(|a -F b\ 4- |a — 6|)2 = 2 |a|2 4- 2|u2 — è2| + 2 |6|2 . avec ___ ____
d (\ fM\\ = U'M - +fww - www
1. Voir sujet 15 p. 24.
2. Voir sujet 14 p. 100.
2^ïï(t) 2j/(t)| " |/W| ‘
104 Chapitre 3. Les nombres complexes 3.5 Exercices d’entraînement 103

Solution On peut alors simplifier la différence

méthode (|a + b| + |a - b|)2 - (|a| + |6|)2 = |a|2 - 2 |a| |6| + |b|2 + 2|a2 - b2|
Les deux inéquations s’apparentent à une comparaison |/(^)| /(|^|). En
= (|a| - |ô|)2 + 2|a2 - 62| > 0
exprimant f(z) par une somme, il suffit d’appliquer l’inégalité triangulaire !

(a) Par sommation géométrique, on peut écrire avec égalité si, et seulement si, a2 = b2 soit encore a = b ou a = —b.

Exercice 19 **
1 - zn+1
car z / 1. Soit a et b deux nombres complexes. Etablir
1—z
|a + &|2 (1 +|a|2) (1 + |6|2).
Par l’inégalité triangulaire
Préciser les cas d’égalité.
1 - zn+1 1-
, lzl ,
1 ! n+1 car |z|/l.
1-z Solution
Par l’inégalité triangulaire et la croissance de l’élévation au carré sur R+, on a

(b) Pour démasquer la somme définissant /, il suffit de faire la différence de deux + b\ (|a| + \b\^ — |a| + 2 |a| \b\ + |6|2 .
valeurs consécutives
méthode
1 - (k + l)zfe + kzk+1 1 — kzk 1 + (k — \}zk kzk 1 — ‘Ikz1^ + kzk+x
|| On exploite l’inégalité 2xy < x2 + y2 valable pour tous a?, y réels.
(1 - z)2 = (i-^)2
En prenant x = 1 et y — |a| |6|, on obtient 2 |a| \b\ < 1 + |n|2 |6|2 puis
On somme cette identité pour k allant de 1 à n et l’on obtient par télescopage
|a + 6|2 < 1 + |a|2 + |6|2 + |u|2 |6|2 = (1 + |a|2) (1 + |6|)2.
1 — (n + l)zn + nzn+1 -0 = '^kzk~1.
De plus, il y a égalité dans l’inégalité si, et seulement si, il y a égalité lors des deux
k=l
inégalités utilisées :
On peut alors conclure comme au-dessus
|a + b\ |u| + \b\ et 2 |n| \b\ < 1 + |u|2 |6|2 .
1 - (n + l)zn + nzn+1 1 — (n + 1) \z\n + n |z|"+1
L’égalité dans l’inégalité triangulaire a lieu si, et seulement si, a et b figurent sur la même
(1 - z)2 (i-K demi-droite issue de 0 (Th. 3 p. 85). L’égalité dans la deuxième inégalité a lieu si, et
seulement si, |a| \b\ = 1. Il y a donc égalité dans l’inégalité demandée si, et seulement
si, a est non nul et b = 1/â.
3.5.3 Trigonométrie
Exercice 20 **
Soit n un naturel et z un nombre complexe de module différent de 1. Montrer
Exercice 21 * 1_ 1 - |^|»+1
En considérant les racines cinquièmes de l’unité, calculer ' 1-z l-|z| ’
27T . 1 - (n + l)^n + nzn+1 1 — (n + 1) \z\n + n |dn+1
a = cos
T (b) —■
106 Chapitre 3. Les nombres complexes 3.5 Exercices d’entraînement 105

Solution Solution
Les racines cinquièmes de l’unité sont les uük — e21fc7r/5 avec k E [0 ; 4].
méthode
|| On interprète la somme comme la partie réelle d’une somme géométrique. méthode
|| On sait que la somme des racines cinquièmes de l’unité est nulle1.
La somme S est la partie réelle de la somme
On peut donc écrire 1 + e217r/5 + e417r/5 + e617r/5 + e817r/5 = 0. En considérant la partie
t = ^2&ike c°sk 0=è p * c °s k■ réelle, on obtient la relation
k=Q k=0
. /2t t \ /4t t \ ( 6t t \ / 8?r\ .
1 + cos — + cos + cos —- + cos —- J = 0. (*)
méthode \ 5 ) \ 5 / \ 5 J \ 5 /
Pour appliquer la formule de sommation géométrique, il faut une raison diffé-
rente de 1. méthode
On emploie les formules de trigonométrie
Cas : 0 = 0 [2%] ou 0 = t t [2t t ]. Les termes sommés sont tous égaux àletS = n-|-l.
Cas : 0 0 [t t ] . La somme T est géométrique de raison q = e16> cos 0 1 et donc c o s (2t f — x) — cos a? et cos(2u) = 2 cos2 a — 1.

i(n+i)0 cosn+l g _ X On a
T = ------- :------------------ .
e16> cos 0—1 /8 t t \ /2t t \ / 6t f \ /4t t \ 9/2t t \ 9
cos = cos — I = a et cos — = cos I —- = 2 cos — — 1 = 2a — 1.
\ 5 / \ 5 / \ 5 / \ 5 J \ $ J
En écrivant
L’équation (*) devient alors
ée cos 0 — 1 = (cos2 0 — 1) -F i sin 0 cos 0 = sin 0(— sin 0 + i cos O') = i sin 0é°

on obtient l’expression « simplifiée »

. e~13 — em3 cosn+1 0


=1
dont la partie réelle est

S= 1+ 0
sin 0

Exercice 23 ** (Polynôme de Tchebychev)


La connaissance de cette valeur permet de tracer un pentagone régulier à la règle et au
Soit n e N. compas.
(a) Montrer qu’il existe des entiers û q , ai,..., an tels que1 pour tout 0 G R
Exercice 22 **
n
cos(n0) = cosfc(0). Soit 0 E R et n E N*. Calculer
fc=0 n
S= cos(fc^) cosfc 0.
(b) Exprimer simplement a^. k=Q

1. On dit que cos(n0) est un polynôme en cos0. 1. Voir sujet 7 p. 95.


108 Chapitre 3. Les nombres complexes 3.5 Exercices d’entraînement 107

Exercice 24 *** (Noyaux de Dirichlet et Fejér) Solution


Soit n e N et x un réel. (a) méthode
(a) Exprimer simplement || On exprime1 cos(n$) comme la partie réelle de em6> = (cos# + isin#)n.

Dn(x~) - elkx et Fra(a:) = ~ V -Dfc(æ) (pour n / 0). Pour 0 réel, on obtient par la formule du binôme de Newton
k=—n k=0
(52n (z2\ / sinfc cosn k 0
(b) Vérifier
k=0 ' '
e[kx Or
k=—n
(-ir si k = 2p
(avec p e N).
Solution (-i)^i si k = 2p + 1

(a) La somme définissant Dn(x) est géométrique de raison e1,T. Les termes d’indices impairs de la somme sont imaginaires purs et l’on peut simplifier la
Cas : x = 0 [2%]. Les termes sommés sont tous égaux à 1 et donc Dn(x) = 2n + 1. somme en ne conservant que les termes d’indices pairs 2
Cas : x 0 [2t t ] . On peut employer la formule de sommation géométrique Ln/2J
n (r\ _ „-inæei(2n+1)a: - 1 _ ei^æ - e~'^x _ sin(22ÿla;) cos(n$) = (—l)p sin2p 9 cosn~2p 0.
-LSnyX) — e — æ _ æ — —:—y——. p=0
eiæ - 1 ex2 — e sin |
Sachant sin2 0 — 1 — cos2 0, il vient
méthode
Pour calculer Fn(x) à partir des Dk(x\ on exprime sin(-2/c2l~1£r) par une partie Ln/2j z x
imaginaire. cos(n$) = (—l)p L j (1 “ cos2 cosn~2p &-
Cas : x = 0 [2t t ], Les Dk(x) sont égaux à 2k + 1. Par sommation arithmétique p=0 ' '

1 n-1 1 Enfin, en développant le terme (1 — cos2 $)P, on obtient une expression3 de cos(n^) sous
FnÇx) = ~yÇ2kFl) = -x ----------------
n(n — 1) + n n
la forme
n n n
k—0 «o + cos 0 + • • • + an cosn 0 avec , ai,..., an E Z.
Cas : x 0 [2t t ]. On écrit
(b) méthode
sin( | )Dk(x) = Im(e12fc2+1 || Pour une valeur bien choisie de 9, on isole a^.
Pour 0 — 7t /2, il vient
et alors
7r\
— c l q + ai x 0 -F • • • -|- dn x 0 — aç).
(n— I
Par sommation géométrique de raison elx 1, il vient On a donc
i / pinæ _ i si n est pair
sin2(T) do =
Fn( x) =—Im (é%-,----- - sinon.
v 7 n \ eiæ-l nsin(f) ’
1. Un raisonnement par récurrence est aussi possible : voir sujet 28 du chapitre 5 de l’ouvrage Exercices
On peut alors conclure
d’algèbre et de probabilités MPSI.
sin(T)Ÿ 2. Ceux-ci s’écrivent k = 2p avec 0 k n donc 0 C p < n/2 puis p = 0,1,..., [n/2j.
^n(æ)= - sin(f) J
n 3. Il est inutile de détailler ce développement pour constater « l’allure » du résultat de celui-ci.
110 Chapitre 3. Les nombres complexes 3.5 Exercices d’entraînement 109

3.5.4 Le plan complexe

Exercice 25 **
Soit z q £ C et r > 0 tels que |zo| / r. On note C le cercle dans C de centre z q et de
rayon r.
(a) Pour z E C, montrer

zeC <==> |z|2 — 2 Re(zz0) + |z q |2 = ^2-

(b) En déduire que l’image de C par l’application / : z 1—> 1/z est un cercle dont on
précisera le centre et le rayon en fonction de z q et r.

Solution

(a) Un complexe z appartient à C si, et seulement si, |z — Zq |2 = r2. Il suffit ensuite


de développer le carré1 pour obtenir l’équation proposée.
(b) On repart des expressions initiales de Fn(x) et Dfc(rr)
(b) L’hypothèse |z q | r assure que 0 n’appartient pas à C. On peut donc considérer
l’image /(C).
Soit Z — f(z) avec z E C*. k=—p

méthode
méthode
On retraduit l’appartenance de z à C par une équation en Z que l’on essaie
|| On échange la somme double.
d’écrire sous une forme analogue à la précédente.
Les indices de sommation p et k sont contraints par les conditions 0 < p < n — 1
On a
et \k\ C p. Ces conditions peuvent aussi s’exprimer \k\ n — 1 et \k\ p n — 1 ce qui
z E C <==> |z|2 — 2Re(zzo) + |z q |2 = r2 permet de réaliser l’échange des deux sommes :

7^2 -2RefU0) +|^o|2 =r2

En multipliant par le réel non nul |Z|2


Dans la somme contenue, le terme ne dépend pas de l’indice de sommation p, on peut
zeC l-2Re(Z^)+|.?o|2|Z|2 =r2|Z2| donc aisément la calculer
1 n—1
On réorganise les membres Fn(a;) = - (n - |fc|)efa.
k——(n— 1)
zeC <=> (|^o|2 -r2) |Z|2 - 2Re(Zz<j) + 1 = 0
On peut étendre la somme en k aux indices n et — n en adjoignant deux zéros et donc
En divisant par |zo |2 — r2 et en posant Zq = ^o/(|^o|2 — r2) on parvient à obtenir la formule demandée

z e C <=> |Z|2 - 2Re(ZZô) + |Z0|2 = R2

1. Voir sujet 14 p. 100.


112 Chapitre 3. Les nombres complexes 3.5 Exercices d’entraînement Ill

Puisque |Z|2 = ZZ, on peut simplifier l’expression de l’équation avec

2ç> = 3 [2t t ] (z — b)(z — a) = (z — a)(z — 6)elé> R= \Z0\12------- ------- = -----


V lzo| -r2 ||z0| -r2|
<=> |z|2 — âz — bz + âb = |<z|2 e16> — aeiez — be16z + abée.
On reconnaît l’équation d’un cercle et l’on peut conclure que /(C) est le cercle1 de
centre Zq et de rayon R.
On poursuit la simplification sachant b — ae10 et e1<9 1 car A et B sont distincts
Exercice 26 *** (Théorème de l’angle au centre)
2^ = 3 [2t t ] H2 (1-ei0) = Æ2(l-eié?)
Soit M, A, B trois points distincts du plan géométrique d’affixes respectives z, a, b.
\z\2 = R2. (a) Quelle est l’interprétation d’un argument du complexe

Finalement, le point M appartient au cercle C si, et seulement si, 2<p = 3 [2t t ].


Z=
z—a

On suppose que A et B sont deux points d’un cercle C de centre O. On note 0 une
mesure de l’angle entre les vecteurs Cht et et p une mesure de l’angle 2 entre les
vecteurs MÀ et MÉ
(b) Montrer que M appartient au cercle C si, et seulement si, 2ç? = 0 [2t t ].

Solution
(a) Le complexe z — a est l’affixe du vecteur AM et arg(z — a) mesure l’angle entre f,
le premier vecteur du repère, et le vecteur AM. Aussi, arg(/ — 6) mesure l’angle entre ï
et BM. Par opérations sur les arguments et les mesures angulaires
Théorème de l’angle au centre. arg[ ——- | = arg(2 — 6) — arg(z — a)
\z — a J
3.5.5 Équations algébriques = (f; BÊ) - (r; ÂÏÙ)
= ÇÂÊ-BÊ) [2t t ] .
Exercice 27 *
Ainsi, un argument du complexe Z donne une mesure de l’angle entre les vecteurs AA-}
Soit n G N*. Résoudre dans C l’équation et BM ou, ce sont les mêmes, de l’angle entre les vecteurs ~MA et M~ê.
zn + 1 = 0.
(b) Notons R > 0 le rayon du cercle C, a et /3 des arguments des complexes a et b :
Solution
a = Reia, b = Rei0 et 6» = /3 - a [2t t ] .
méthode
|| L’équation étudiée s’apparente à une équation du type zn = Z. Puisque cp est un argument de (z — ty/(z — a), on peut écrire

En écrivant, la forme trigonométrique — 1 = e17r, on a 2<p = d [2t t ]


zn + 1 = 0 zn = ei7r

1. On peut aussi adapter cette étude pour établir que l’image d’un cercle passant par l’origine est une
droite ne passant pas par l’origine.
avec zq = e17r/n solution particulière. 2. On dit que 3 mesure Vangle au centre et ç? l’angle inscrit.
114 Chapitre 3. Les nombres complexes 3.5 Exercices d’entraînement 113

Solution Les solutions de l’équation étudiée sont donc les Zq c u avec eu racine n-ième de l’unité.
On peut alors décrire l’ensemble des solutions :
méthode
| Par un quotient, on se ramène à l’équation Zn = 1. {z0Wfc I k G [0 ; n - 1]} = {e1' E | k G [0 ; n - 1]}.
Soit z un complexe. Puisque z — i n’est pas solution de l’équation, on peut supposer z
différent de i et donc diviser par z — i Exercice 28 **
Soit u jo , . . ,£J2n les racines (2n + l)-ièmes de l’unité. Calculer
2n 1
y ——

Solution
Les solutions z peuvent dont se déduire des complexes Z racines n-ièmes de l’unité.
Les racines (2n + l)-ièmes de l’unité sont les eu^ — e21fc7r/(2n+1) avec 0 C k 2n. Le
Les racines de l’unité sont les üjk = e2ïk7r/n avec k G [0;n — 1]. On résout l’équation
nombre —1 ne figure pas parmi celles-ci et la somme S est donc bien définie.
homographique1 qui suit
méthode
y __ z + i
Z = Wk <=> ----- 7 = Uk || On factorise 1 + uuk par l’exponentielle imaginaire d’angle moitié.
z — 1
Pour k E [0 ; 2n], on écrit
(z + i) = uk(z-ï)
1 = -i 1 = C0S ( 2n+ï ) — 1 SÎ^ ( 2n+T ) = 1 _ £ / fcïT \
z(uk - 1) = i((jfe + 1)-

Lorsque k = 0, uok — 1 et l’équation précédente ne possède pas de solutions.


1 +^ " 2^(^t î ) 2 2 \2n + V
Lorsque k E [1 ; n — 1], uok / 1 et l’on peut poursuivre la résolution : En sommant
. 2n
2n + 1 k7V \
ry . +1 , . — - tan
Z=-wk <=> z = \------- -. 2 2n -|- 1J
-1
Or, tan(?r — æ) = — tan a: pour tout x 7r/2 [t t ] et donc
Finalement, les solutions de l’équation étudiée sont les
(2n + 1 — fc)?r\ À?7T
• ^k + 1 7z -[Ti 1H4- 2i-^- tan — tan
zk — i------- - avec k e |[1 ; n — 1]] et uok = e n . 2n + 1 J 2'77 -p 1
^k - 1
Ainsi, les termes d’indices 2n à n+1 de la somme des tangentes sont les opposés respectifs
méthode des termes d’indices 1 à n. De plus, le terme d’indice 0 est nul et l’on peut conclure1
|| On simplifie l’expression de zk en factorisant par l’exponentielle imaginaire
2n -|- 1
|| d’angle moitié.
Pour k E [1 ; n — 1], on peut écrire
Exercice 29 **
• fc?r __ • fc-zr
e n e n H- e n 2cos(—) Soit n E N*. Résoudre dans C l’équation
zk = 1-TT • • fczr __ • fc-zr
e1 n e1 n — e n

où cot désigne la fonction cotangente. Les zk sont donc réels. Ils sont aussi deux à deux
distincts car la fonction cotangente est strictement décroissante (donc injective) sur l’in- Observer que celle-ci admet exactement n — 1 solutions, toutes réelles.
tervalle ]0 ; 7r[ où évoluent les angles kit/n pour 1 < k n — 1.
1. On peut aussi simplifier la somme des tangentes en justifiant S = S puisque les conjugués des
1. On reprend la méthode détaillée dans le sujet 15 p. 100. racines n-ièmes de l’unité décrivent aussi les racines n-ièmes de l’unité.
116 Chapitre 3. Les nombres complexes 3.5 Exercices d’entraînement 115

3.6 Exercices d’approfondissement Exercice 30 **


Soit 9 e ]0 ; 2t t [ et n e N*. Résoudre l’équation d’inconnue z complexe

Exercice 31 * ( z-\\ ( z + l\
I ----- T ) + I ----- 7 I — 2COS0.
Soit (æ , ?/, 2) G R3 vérifiant eiæ + eiy + e12 = 0. Montrer e2iæ -F e21?/ + e21JZ = 0. \Z + l J \z - l J

Solution Solution

méthode méthode
On se ramène à la situation x = 0 avant de résoudre l’équation exprimant | L’équation est de la forme Z + ~ = 2 cos 0.
l’hypothèse.
Soit z un complexe différent de 1 et —1. Posons Z déterminé par
En multipliant la relation eiæ + eiy + elz = 0 par e-1æ, on obtient

1 + eia + ei/? = 0 (*)

avec a = y — x et P = z — x. En montrant 1 + e21Q! + e21/3 = 0, il suffira de multiplier z est solution de l’équation étudiée si, et seulement si, Z est solution de l’équation
par e21æ pour obtenir l’identité voulue. Z2 — 2cos(0)Z + 1 = 0.
En passant aux parties réelle et imaginaire l’équation (*), on obtient le système
Cette équation a déjà été résolue dans le sujet 9 p. 97 : ses racines sont e16 et e-16>. Pour
( cos a + cos P = — 1 déterminer z, il reste à résoudre les équations
[ sina + sin/3 = 0.

L’équation since + sin/3 = 0 donne

a = —/3 [2t t ] ou a = t v + P [2t t ] . méthode


Il suffit de résoudre la première équation, les solutions de la seconde se dédui-
Le cas ce = t t + P [2t t ] est à exclure car incompatible avec l’équation des cosinus qui ront par conjugaison.
devient 0 = — 1.
En divisant par e16>, on se ramène aux racines n-ièmes de l’unité üJk — e21fc7r/n
Il reste ce = — P [2?r] et alors 2 cos ce = — 1 ce qui donne ce = ±2t t /3 [2t t ] .
/ i\n / i i\n
Par suite e1O! = j et e1^ = j2, ou l’inverse, eia = j2 et e1^ — j. Dans les deux cas, on a I — I = eiS <-> ( ? = 1
bien + \ei<9/n z + 1J
1 + e2i“ + e2i/3 = 1 + j + j2 = 0. <=> -—| = e16>/ncjfc avec k e [0 ; n — 1].
Exercice 32 **
z H-1
Soit zi,..., zn des nombres complexes. A quelle condition simple a-t-on Il reste à résoudre l’équation homographique1
z—1 : 0 + 2k7v , r
|zi + • • • + zn\ = |zi| 4- • • • + \zn \ ? ----- - = e avec ip — e 0 ; 2t t .
z+1 n J ’ L
Solution Après quelques calculs, on obtient (sachant elç> 1)
Le retrait de nombres complexes nuis ne modifie pas l’identité : on suppose pour la e1</? + 1 2cos(ç?/2) ç?
suite les complexes Zk tous non nuis. Z =----- 7--------- -- = — ,--- —- = 1 cot .
e^-l 2isin(<p/2) 2
Si ^i,..., zn ont un même argument 0, on peut écrire
Les solutions de l’équation étudiée sont donc les
21 4------ 1- Zn = |^1| e1<? 4------ 1- |2n|e10 = (|zi| 4------ 1- |2n|)ew
/0 + 2k7v\
Zk = i cot I —------ j avec k e |[0 ; n — 1 J] et leurs conjugues.
et donc
|zi 4------ \-zn\ = (|zi| 4-------F |zn|) |e10| = |zi| 4-------1- \zn\. 1. La méthode de résolution est détaillée dans le sujet 15 p. 100.
118 Chapitre 3. Les nombres complexes 3.6 Exercices d’approfondissement 117

Solution Que les complexes possèdent un argument commun est une condition suffisante pour
qu’il y ait égalité.
méthode
La fonction x i-> #/(l + x) est croissante sur et l’on a donc, si x et y sont méthode
deux réels positifs, || On montre la réciproque en raisonnant par récurrence sur n E N*.
. __ x y
x y => ------ .
1+x 1 +y Le cas n = 1 est immédiat et le cas n = 2 est connu : c’est le cas d’égalité dans
Par l’inégalité triangulaire l’inégalité triangulaire (Th. 3 p. 85). Supposons la propriété vraie au rang n 1.
Au rang n -F 1, considérons z±,..., zn et des complexes vérifiant
x— 52^ < 52 n =y
k=l |^1 + • • • + Zn + ^n+l| — |^11 + ‘ ’ + \%n\ + |^n+l | •

et donc Par l’inégalité triangulaire, d’abord appliquée à z + z' avec z = z\ H---------- \-zn et z' = zn+i,
ensuite appliquée à z± H----------- F zn, on écrit
521^1
k=l k=l
1^1 4" • • • -F zn + Zn+1\ < 1^1 + • • • + Zn\ -F |^n+l |

i + 52 lzfcl |^1| + • • • 4" l^nl + |^n+l| •


k=l k=l
Un indice de sommation étant muet, on peut reprendre l’expression du second membre Par hypothèse les membres encadrants sont égaux et chacune des deux inégalités écrites
est en fait une égalité

( 1^1 4" • • • + Zn + ^n+l| — |^1 4" • * ‘ + Zn\ + |zn+l|

[ |zi + • • • 4" Zn\ = |^i| + • • • + |z n|.

Par hypothèse de récurrence, la deuxième équation assure que les complexes z\,..., zn ont
Enfin, pour chaque indice Zc, la somme des |zj| est supérieure au seul \zk\ et l’on peut un même argument et celui-ci est alors argument du complexe non nul z — z\ 4----------- F zn.
conclure Par égalité dans l’inégalité triangulaire, la première équation assure que z et z' — zn^\
ont un même argument et l’on peut alors conclure que tous les complexes zi,...,zn
et zn+i ont un même argument.
La récurrence est établie.
Pour résumer, l’égalité |zi -F • • • 4- zn\ = |zi| 4- • • • 4- \zn\ a lieu si ceux des complexes
zi,..., zn qui sont non nuis ont un même argument. Plus légèrement, cela signifie encore
que ces complexes figurent sur la même demi-droite d’origine 0.
Exercice 34 ***
Soit ., zn des complexes et z tels que z2 = z2------ F z„. Montrer Exercice 33 ***
Soit zi,..., zn des complexes. Etablir
n n
|Re(^)| < £|Re(zfc)| et |lm(z)| sJ ]T|lm(zfc)|.
k=l k=l

Solution
On écrit les complexes z, z±,..., zn sous forme algébrique
k=l
z = a + iô, Zk = dk + ibk avec u, 6, a^bk £
3.6 Exercices d’approfondissement 119

méthode
On commence par établir

zx-
°2 k=l
En identifiant la partie réelle et la partie imaginaire dans l’hypothèse, on a
n n n
a2 — b2 — et ab = akbk-
k=l k—1 k=l

Par l’inégalité de Cauchy-Schwarz 1

a2 b1 = (^akbk j \^2al
\k=l / \fc=l

On a alors

En réorganisant les membres

\ k=l / \ k=l /

Si le premier facteur est non nul, il est strictement positif et l’on peut affirmer

k=l

S’il est nul, c’est que a = 0 et l’inégalité ci-dessus est encore vraie.
On a de plus
\ 2
n / n

EX
k=l
I
\k=l /

car si l’on développe le second membre on fait apparaître tous les termes du premiers
membres et quelques autres, tous positifs.
On en déduit
/ n

«2 ( E>afci )
\fc=l /

puis l’inégalité demandée sur les parties réelles en passant à la racine.


Enfin, en considérant izk au lieu de Zk et iz au lieu de z, on transpose l’inégalité sur
les parties réelles en celle sur les parties imaginaires.
1. Voir sujet 14 p. 24.

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