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Espaces Préhilbertiens 1

Le document présente cinq exercices sur les espaces préhilbertiens. Les exercices portent sur des propriétés comme l'orthogonalité de vecteurs, la caractérisation de l'application nulle et la linéarité d'applications. Des indications et corrections sont fournies pour chaque exercice.

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Espaces Préhilbertiens 1

Le document présente cinq exercices sur les espaces préhilbertiens. Les exercices portent sur des propriétés comme l'orthogonalité de vecteurs, la caractérisation de l'application nulle et la linéarité d'applications. Des indications et corrections sont fournies pour chaque exercice.

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Exercices de Mathématiques

Espaces préhilbertiens (I)


Énoncés

Énoncés des exercices

Exercice 1 [ Indication ] [ Correction ]


Soit E un espace préhilbertien sur K. Soient u, v deux vecteurs de E.
On suppose que, pour tout λ de K, ku + λvk ≥ kuk.
Montrer que u et v sont orthogonaux.

Exercice 2 [ Indication ] [ Correction ]


Soit E un espace préhilbertien sur C. Soit f ∈ L(E).
Montrer que f = 0 ⇔ ∀x ∈ E, < f (x), x > = 0.

Exercice 3 [ Indication ] [ Correction ]


Dans l’espace E préhilbertien réel, soit f une application telle que f (0) = 0 et
(1) : ∀x, y ∈ E, kf (x) − f (y)k = kx − yk .
1. Montrer que f conserve le produit scalaire.
2. En déduire que f est linéaire.

Exercice 4 [ Indication ] [ Correction ]


Soit E un espace préhilbertien sur C.
1
ku + vk2 + i ku + ivk2 − (1 + i) kuk2 + kvk2 .

Montrer que ∀(u, v) ∈ E 2 , < u, v >=
2

Exercice 5 [ Indication ] [ Correction ]


Soit E un espace préhilbertien, et soit f une application de E dans E telle que, pour tous
vecteurs x et y : < f (x), y >=< x, f (y) >.
Montrer que f est linéaire.

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Exercices de Mathématiques
Espaces préhilbertiens (I)
Indications, résultats

Indications ou résultats

Indication pour l’exercice 1 [ Retour à l’énoncé ]


Élever au carré, trouver 2Re (λ < u, v >) + |λ|2 kvk2 ≥ 0.
Choisir ensuite λ = r < v, u >, avec r réel.

Indication pour l’exercice 2 [ Retour à l’énoncé ]


Se donner x, y quelconques dans E.
Développer < f (x + iy), x + iy > et < f (x + y), x + y >.

Indication pour l’exercice 3 [ Retour à l’énoncé ]

1. Vérifier que f conserve la norme, puis développer kf (x) − f (y)k2 .


2. Se donner deux vecteurs x, y et deux scalaires α, β.
Développer kf (αx + βy) − αf (x) − βf (y)k2 .

Indication pour l’exercice 4 [ Retour à l’énoncé ]


On sait que ku + vk2 = < u + v, u + v > = kuk2 + 2Re < u, v > + kvk2 .
Développer également ku + ivk2 , puis former ku + vk2 + i ku + ivk2 .

Indication pour l’exercice 5 [ Retour à l’énoncé ]


Se donner x, y, z dans E, et α et β dans K.
Vérifier que < z, f (αx + βy) > = < z, αf (x) + βf (y) >.

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Exercices de Mathématiques
Espaces préhilbertiens (I)
Corrigés

Corrigés des exercices

Corrigé de l’exercice 1 [ Retour à l’énoncé ]


En élevant au carré, ku + λvk2 ≥ kuk2 .
Autrement dit, pour tout λ de K : 2Re (λ < u, v >) + |λ|2 kvk2 ≥ 0.
Choisissons λ = r < v, u >= r< u, v >, avec r réel, pour se “débarrasser” de la partie réelle.
On obtient, pour tout réel non nul r : (2r + r2 kvk2 ) |< u, v >|2 ≥ 0.
Si < u, v > n’était pas nul, on en déduirait 2r + r2 kvk2 ≥ 0 pour tout r non nul, ce qui est
absurde car cette quantité est équivalente à 2r (donc change de signe) au voisinage de l’origine.
On a donc démontré que les vecteurs u et v sont orthogonaux.

Corrigé de l’exercice 2 [ Retour à l’énoncé ]


Evidemment, si f = 0, on a < f (x), x > = 0 pour tout x de E.
Seule la réciproque est intéressante.
On suppose donc que pour tout vecteur x de E, les vecteurs f (x) et x sont orthogonaux.
Le fait que E soit un espace préhilbertien sur C est très important.
En effet si on considère une rotation r d’angle π/2 dans R2 , par exemple, alors on < r(x), x >= 0
pour tout vecteur x, bien que r ne soit pas l’application nulle.
Soient x et y deux éléments quelconques de E.
On va évaluer le produit scalaire de f (x + iy) et de x + iy (dont on sait qu’il est nul) en utilisant
l’hypothèse faite sur f (et sa linéarité) et les propriétés du produit scalaire (linéarité à droite
et semi-linéarité à gauche) :

0 =< f (x + iy), x + iy > = < f (x) + if (y), x + iy > = i < f (x), y > − i < f (y), x >

Donc < f (x), y > = < f (y), x >.


Appliquons la même idée au produit scalaire (nul) < f (x + y), x + y > :

0 =< f (x + y), x + y > = < f (x) + f (y), x + y > = < f (x), y > + < f (y), x >

Donc < f (x), y > = − < f (y), x >.


Les deux résultats obtenus montrent que pour tous x, y de E : < f (x), y > = 0.
Cette égalité étant valable pour tout y, et notamment pour y = f (x), il en résulte f (x) = 0,
pour tout x de E.
L’application f est donc bien l’application nulle.

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Espaces préhilbertiens (I)
Corrigés

Corrigé de l’exercice 3 [ Retour à l’énoncé ]


1. En faisant y = 0 dans l’hypothèse, on trouve : ∀x ∈ E, kf (x)k = kxk.
On élève l’égalité (1) au carré et on trouve, pour tout vecteurs x, y de E :
kf (x) − f (y)k2 = kx − yk2
⇒ kf (x)k2 + kf (y)k2 − 2 < f (x), f (y) > = kxk2 + kyk2 − 2 < x, y >
⇒ < f (x), f (y) > = < x, y >
L’application f conserve donc le produit scalaire.
2. On se donne deux vecteurs quelconques x, y et deux scalaires quelconques α, β.
On va développer kf (αx + βy) − αf (x) − βf (y)k2 en utilisant les résultats précédents
(conservation de la norme et du produit scalaire.)
kf (αx + βy) − αf (x) − βf (y)k2
= kf (αx + βy)k2 + α2 kf (x)k2 + β 2 kf (y)k2
− 2α < f (αx + βy), f (x) > −2 β < f (αx + βy), f (y) > + 2αβ < f (x), f (y) >
= kαx + βyk2 + α2 kxk2 + β 2 kyk2
− 2α < αx + βy, x > − 2β < αx + βy, y > + 2αβ < x, y >
= kαx + βyk2 + α2 kxk2 + β 2 kyk2
− 2α2 kxk2 − 2β 2 kyk2 − 4αβ < x, y > + 2αβ < x, y >
= kαx + βyk2 − α2 kxk2 − β 2 kyk2 − 2αβ < x, y > = 0
Ainsi kf (αx + βy) − αf (x) − βf (y)k = 0, pour tous α, β de R et tous x, y de E ce qui
prouve la linéarité de f .
Si E est un espace euclidien, f est donc un automorphisme orthogonal de E.

Corrigé de l’exercice 4 [ Retour à l’énoncé ]


On sait que ku + vk2 = < u + v, u + v > = kuk2 + 2Re < u, v > + kvk2 .
De même :
ku + ivk2 = < u + iv, u + iv > = kuk2 + 2Re (−i < u, v >) + kvk2
= kuk2 + 2Im < u, v > + kvk2

On en déduit :
ku + vk2 + i ku + ivk2 = (1 + i)(kuk2 + kvk2 ) + 2 < u, v >

Autrement dit :
1
ku + vk2 + i ku + ivk2 − (1 + i) kuk2 + kvk2

< u, v > =
2

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Corrigés

Corrigé de l’exercice 5 [ Retour à l’énoncé ]


On se donne trois vecteurs quelconque x, y, z, et deux scalaires quelconques α et β. On écrit :

< z, f (αx + βy) > = < f (z), αx + βy > = α < f (z), x > + β < f (z), y >
= α < z, f (x) > + β < z, f (y) > = < z, αf (x) + βf (y) >

Autrement dit la différence f (αx + βy) − (αf (x) + βf (y)) est orthogonale à tout z de E.
Il s’ensuit que cette différence est nulle.
Ainsi f (αx + βy) = αf (x) + βf (y), pour tous x, y de E et tous α, β de K.
Autrement dit f est linéaire.
Si E est un espace euclidien, f est donc un endomorphisme symétrique de E.

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