STH1, Algèbre générale décembre 2019
Contrôle 3
Calculatrice et documents sont interdits.
Tous les résultats doivent être correctement rédigés et rigoureusement justiés.
Durée de l'épreuve : 1h20.
Le barème est donné à titre indicatif : 8 - 17.
Exercice : fonction arc tangente (8 pts)
On dénit la fonction tangente par tan : ] − π2 , π2 [ → R
sin(θ)
θ 7→ cos(θ)
Le but de cet exercice est de montrer de deux façons que cette application est une bijection.
Cela permet de dénir sa bijection réciproque appelée arc tangente .
1. Preuve analytique : faire une étude de la fonction tan et montrer qu'elle est bijective.
Preuve algébrique :
2. Soient α et β des nombres réels. Linéariser l'expression sin(α) cos(β).
3. Montrer, en utilisant la dénition de l'injectivité, que l'application tan est injective.
4. Soient t ∈ R et z = 1 + it ∈ C. On note θ ∈] − π2 , π2 [ un argument de z .
Exprimer cos(θ), sin(θ) et tan(θ) en fonction de t.
5. En déduire que tan est surjective puis conclure.
Problème : théorème de l'angle inscrit
Soient A, B et C trois points distincts d'un cercle de centre O. On consi-
dère un des deux arcs de cercle allant du point A au point B et on B•
considère les angles AOB
[ et ACB [ associés à cet arc de cercle. Alors le 2α •A
théorème de l'angle inscrit arme que •
O
α
AOB
[ = 2ACB.
[ •
C
1. Démonstration dans un cas particulier (4 pts)
Soient β ∈]0, π] et γ ∈] − π, 0[∪]β, π]. Soient O, A, B et C les points d'axes respectives
0, 1, eiβ et eiγ .
(a) Représenter ces points dans le plan complexe.
eiβ − eiγ
(b) Déterminer la forme polaire du nombre complexe z = .
1 − eiγ
On pourra distinguer les cas γ < 0 et γ > β .
(c) En déduire que AOB [.
[ = 2ACB
2. Une application (4 pts)
π
(a) Appliquer le résultat précédent aux points B et C d'axes ei 6 et −1 et trouver ainsi
un nombre complexe sous forme algébrique ayant pour argument 12 π
.
(b) En déduire les valeurs de cos( 12
π
) et sin( 12
π
).
On ne demande pas de simplier les expressions obtenues.
(c) Retrouver ces résultats en déterminant sous forme polaire et sous forme algébrique
π
les racines carrées de ei 6 .
Les expressions obtenues ne seront peut-être pas les mêmes qu'à la question précédente.
3. Réciproque du théorème (4 pts)
On souhaite démontrer, pour notre cas particulier, la réciproque du théorème de l'angle
inscrit : on considère les mêmes points O, A et B d'axes 0, 1 et eiβ et un point C
d'axe zC distinct des trois autres.
Nous allons montrer que si AOB
[ = 2ACB [ , alors C est situé sur le cercle de centre O et
de rayon 1.
(a) À l'aide d'une gure et d'un argument géométrique simple, montrer que
β β
∀r ∈ R∗+ , |rei 2 − 1| = |rei 2 − eiβ |.
(b) Supposons que AOB [ . Montrer que cela signie qu'on peut écrire
[ = 2ACB
eiβ − zC β
= rei 2 , avec r ∈ R∗+ .
1 − zC
(c) En déduire l'expression de zC en fonction de r et β .
(d) En déduire que |zC | = 1 et conclure.
4. Généralisation de la preuve (5 pts)
On considère maintenant trois points distincts O, A et B tels que OA = OB . On note
zO , zA et zB leurs axes.
(a) Soient a et b des nombres complexes et f l'application dénie sur C par f (z) = az +b.
Déterminer a et b (en fonction de zO et zA ) tels que f (zO ) = 0 et f (zA ) = 1.
(b) Décrire f comme une composée de trois transformations géométriques élémentaires.
On pourra considérer, sans l'expliciter, la forme polaire de a.
(c) En déduire que |f (zB )| = 1.
(d) Expliquer succinctement comment la preuve du théorème de l'angle inscrit (et de sa
réciproque) dans le cas général peut se déduire directement des preuves déjà eectuées
dans les parties 1 et 3.
On précisera bien la propriété des transformations géométriques élémentaires qui est
ici nécessaire pour conclure.