Ariane 5 : Succès et Technologie Avancée
Ariane 5 : Succès et Technologie Avancée
1. MISE EN SITUATION
Suite à l’échec du tout premier vol (501) du lanceur Ariane 5, deux vols de
qualification (les vols 502 et 503) ont été réalisés avec succès les 30 octobre 1997 et
21 octobre 1998. Ceux-ci ont permis de faire quelques modifications et le premier vol
commercial a ensuite eu lieu le 10 décembre 1999. Depuis cette date, de nombreux
lancements ont été réalisés avec un taux de succès qui place cette fusée parmi les
plus compétitives actuellement.
Avec une technologie à corps central à deux étages et deux propulseurs latéraux,
Ariane 5 a marqué une évolution notable dans la famille des lanceurs européens. Ce
choix permet d’obtenir une grande source de puissance au décollage et une
meilleure gestion de la position et de la répartition des masses. En revanche, il induit
des problèmes de couplage importants qui nécessitent une orientation des axes des
tuyères situées en extrémité du corps central et des deux propulseurs latéraux.
La fusée Ariane 5 est globalement composée d’un corps central CC à deux étages et
deux propulseurs latéraux PG et PD (voir figure 1) :
er
• Le 1 étage, commun à tous les types de lancement, est appelé EPC comme
Étage Principal Cryogénique, car il transporte de l'oxygène et de l'hydrogène
liquides refroidis à des très basses températures. Ces fluides permettent
d’alimenter le moteur cryogénique Vulcain situé en extrémité basse de cet
étage. La tuyère de ce moteur est orientable par un montage de type Cardan
selon deux directions orthogonales et elle est refroidie en permanence par la
circulation de l’oxygène et de l’hydrogène liquide.
Le moteur Vulcain 2 est une évolution du moteur Vulcain initial introduite depuis
2002. D’une part, il peut fournir une puissance supérieure d’environ 20 % et,
d’autre part, son coût de fabrication est inférieur de près de 30 %. Son
introduction a permis d’accroître sensiblement les capacités du lanceur Ariane.
Actuellement, les deux moteurs coexistent jusqu’à la disparition annoncée du
moteur Vulcain initial.
Ce moteur Vulcain est mis en route avant le décollage du lanceur et fonctionne
jusqu’à séparation des deux étages du corps central, soit un peu moins de 10
minutes.
• La configuration du 2ème étage, appelé EPS comme Étage Propulsif
Stockable, peut varier selon la mission. Il contient le satellite ou les éléments à
propulser. Cet étage est proposé en plusieurs configurations modulables de
façon à s’adapter à toutes les demandes des clients. Au début, ce deuxième
étage était appelé à être remplacé par l’avion spatial Hermès, permettant
d’envoyer des hommes dans l’espace : ce projet a été abandonné.
• De chaque côté du corps central CC à deux étages sont fixés les propulseurs
PG et PD ou EAP comme Étages Accélérateurs à Poudre. Les tuyères TG et
TD placées respectivement aux extrémités de ces deux EAP sont aussi
orientables selon deux directions orthogonales par un montage de type Cardan.
La propulsion des EAP, réalisée par la combustion de Propergol solide, est
particulièrement efficace car les deux EAP fournissent 90 % de la poussée
totale du décollage. Allumés peu après le décollage, ils fonctionnent à pleine
puissance pendant une durée de 130 secondes puis, lorsque leurs réservoirs
sont vides, ils se détachent du corps central CC et retombent dans la mer où
leurs carcasses sont ensuite récupérées.
de ± 7°.
→
xF
→ →
yF zF
Propulseurs latéraux PG et PD
Les deux EAP (Étage Accélérateurs à Poudre) latéraux sont utilisés au décollage
pour apporter de la puissance et sont ensuite largués.
Le propulseur EAP gauche ( y 〉 0 ) sera noté PG ; en extrémité de ce propulseur se
→ →
trouve la tuyère gauche TG, orientable autour des directions y F et z F de ± 6° .
Turbopompe H2
Turbopompe O 2
Divergent tuyère
Figure 3 : Schéma descriptif du moteur Vulcain
O2
INJECTEURS
CHAMBRE DE
COMBUSTION
Canaux droits à
section variable
H2 Canaux obliques à
section constante
DIVERGENT
→
xT
Figure 4 : Structure du divergent
a ( x 1)
R 0 = 293,65
→
dx dl x1 y
x2
a( x 2 )
dx
1796
R1 = 880,12
Longueur en millimètres →
xT
2. TRAVAIL DEMANDÉ
Le but de cette partie est de vérifier qu’il est nécessaire d’avoir un système
d’orientation pour les axes des tuyères TG et TD afin que la trajectoire de la fusée
puisse être pilotée.
La phase de vol étudiée ici correspond à la phase de montée avant largage des
propulseurs latéraux. La fusée est donc complète, à savoir qu’elle est composée :
• de son corps central CC à deux étages ;
• de ses deux propulseurs latéraux à gauche et à droite PG et PD ;
• de la tuyère centrale TC orientable du moteur cryogénique du corps central
CC ;
• des deux tuyères orientables TG et TD des propulseurs latéraux PG et PD.
Paramétrage
→ → →
On associe à la terre le repère R g (O, x g , y g , z g ) où O est le centre de la terre. Ce
→
repère est supposé galiléen. La direction x g correspond à la normale locale
=
A F 0 0
s’écrit : I (G,F) = 0 BF 0 .
0 0 CF
→
zg
Figure 5
→
O yg
Kourou
→
→ xF
xg
G
Le paramétrage de la position de l’ensemble F est réalisé par les six paramètres x, y,
z, ψ, θ et ϕ tels que :
→ → →
• la position relative des origines O et G des deux repères R g (O, x g , y g , z g ) et
→ → →
RF (G, x F , y F , z F ) est réalisée par les trois paramètres linéaires x, y et z tels
→ → → →
que OG = x( t ) x g + y( t ) y g + z( t ) z g .
→ → → → → →
• l’orientation relative des deux bases B g ( x g , y g , z g ) et B F ( x F , y F , z F ) est
→ →
→ →
yg → z1
→ y2
y1 → z2 → yF →
x1 y2 xF
Ψ θ ϕ
→ → →
→ → xg → → y1 → → x
z1 = zg x2 = x1 z2 = zF
On associe à la tuyère centrale TC (la seule qui reste orientable dans notre étude) du
→ → →
corps central CC le repère R T (O F , x T , y T , z T ) où OF est le point tel que
→ →
OF G = x G x F . La masse et les éléments d’inertie de la tuyère centrale TC sont
supposés négligeables face à ceux de l’ensemble F correspondant au reste de la
fusée.
L’orientation de l’axe de la tuyère centrale TC est réalisé par un montage de type
Cardan (voir figure 6) :
Ensemble F → →
y3 = yF
Figure 6
OF 3
Tuyère TC
→
z3
→
xT
Les deux angles δ et ε sont tels que :
→ →
→ xF → y3
x3 → yT →
z3 xT
δ → ε
→
zF → → x3
→ →
y F= y 3 z3 = zT
L’orientation de la tuyère centrale TC est réalisée à l’aide d’un système à vérins. Les
actions mécaniques qui participent à l’orientation de la tuyère centrale TC sont
→ →
modélisées dans cette partie par deux couples purs M(OF ,F → 3) = CMδ y 3 et
→ →
M(OF ,3 → TC) = CMε z 3 .
Le croisillon du Cardan, notée 3 (voir figure 6), et le système à vérins qui provoque la
rotation de la tuyère centrale TC sont supposés respectivement de masse
négligeable. Les deux liaisons pivot qui réalisent ce montage de type Cardan sont
considérées comme parfaites.
→ → → →
R (E → F ) X x + Y y + Z E zF
{T(E → F)}G = → E F E F
= → → →
.
M(G,E → F) G L E x F + ME y F + NE z F G
→
xF
Figure 7
Corps central CC
→
yF G
→
Propulseur gauche PG xT Propulseur droit PD
Tuyère droite TD
Tuyère gauche TG OF
AG AD
OT
Tuyère centrale TC
. . . . . . . . .
forme 2T(Σ / R g ) = mF f ( x, y , z) + A F f1(θ, Ψ, θ, ϕ) + BF f2 (θ, Ψ, θ, ϕ) + CF f3 ( Ψ, ϕ, θ) .
Question 1.2.
a. Pour chaque action mécanique agissant sur l’ensemble étudié Σ en
mouvement par rapport au repère galiléen R g , déterminer la puissance
développée.
b. Pour chaque action mécanique agissant à l’intérieur de l’ensemble étudié Σ,
déterminer la puissance développée.
Nota : pour chaque action mécanique, préciser clairement les étapes du calcul et
l’expression obtenue pour le calcul de la puissance. Il n’est pas conseillé de faire la
somme de toutes ces puissances.
Question 1.3. En déduire les huit équations de Lagrange associées aux huit
paramètres x, y, z, Ψ, θ, ϕ, δ et ε qui caractérisent les mouvements de l’ensemble Σ
par rapport à la terre. Il est demandé de ne pas développer les dérivations par
rapport au temps.
Question 1.4. Pour chaque équation trouvée précédemment, préciser l’équivalence
avec les théorèmes généraux de la mécanique (système isolé, théorème utilisé,
éventuel point d’écriture et direction de projection).
Question 1.5. On se place dans le cas particulier d’un vol pour lequel le plan
→ → → →
(G, x F , y F ) reste au voisinage du plan (O, x g , y g ) .
L’objectif de cette partie est de vérifier que les fréquences de résonance de la tuyère
centrale TC du moteur Vulcain restent inférieures à 20 Hz lors de la phase de
décollage sur une hauteur de 2 000 mètres. Cette limitation est choisie pour éviter
les couplages vibratoires avec la structure de la fusée et la commande du système
d’orientation par les deux vérins hydrauliques.
Pour cette étude, le modèle de comportement utilisé pour la tuyère centrale TC est
représenté sur la figure 8. Il s’agit d’un ensemble construit autour d’une liaison pivot
→ →
d’axe (O, z 0 = z ) montée sur un ressort axial et un ressort latéral de raideurs
respectives K A et K L et sur deux amortisseurs de coefficients respectifs λ A et λ L .
La rigidité et l’amortissement de la timonerie liée au bâti 0 sont modélisés
respectivement par un ressort de raideur K B et un amortisseur de coefficient λ B .
Ces trois ressorts et ces trois amortisseurs sont liés au bâti 0.
Bâti 0
λB
Figure 8 B
O →
KB y
λL
→
Ff →
O0 y0
KL
λA
KA Tuyère TC →
n
G →
FC
Bâti 0
β α →
→ y
mg
C
θ
A
→
x0 →
x
Paramétrage
→ → → →
• Le repère (O 0, x 0 , y 0 , z 0 = z ) lié au bâti est supposé galiléen pendant l’étude.
→→→ →
• Le repère (O, x , y , z 0 = z ) est lié à la tuyère centrale TC.
→ → →
• O0O = x( t ) x 0 + y( t ) y 0 .
→ → → →
• ( x 0, x ) = ( y 0, y ) = θ .
→ →
• ( g , x ) = β avec β variable de valeur maximale βMaxi = 10° .
→ →
• ( y , n ) = α avec α variable de valeur moyenne α = 80° .
• AC = L1 = 1,35 m OA = L2 = 1,62 m .
• OB = L3 = 1,10 m OG = L 4 = 0,75 m .
=
A 0 0
I (O, TC) = 0 B 0 . On donne : C = 11.10 3 kg.m 2 .
0 0 C
Ff = 25.105 N .
• à l’action de deux vérins d’orientation de la tuyère ; cet effort est assimilé à un
→ →
glisseur de résultante F C = FC n au point C avec FC = 1.10 5 N (valeur
Question 2.1. Déterminer les trois équations différentielles, sous forme littérale,
faisant intervenir les paramètres x, y et θ , obtenues par projection dans la base
→ → →
( x 0 , y 0 , z ) du Principe Fondamental de la Dynamique appliqué en O au modèle de
c ii*
facteurs d’amortissement s’écrivent : ξ ii = . Calculer ces facteurs
2 k ii* mii*
d’amortissement.
Question 2.6. Conclure quant au respect du critère relatif aux fréquences de
résonance imposé par le cahier des charges.
― Partie 3 ―
Étude des contraintes dans la tuyère centrale TC par une étude analytique sur
un modèle de type « enveloppe mince »
L’objectif de cette partie est de déterminer les contraintes dans la partie divergente
de la tuyère centrale TC sous l’action de la pression intérieure de l’écoulement.
Figure 9
→
er
α
s
rmini
e →
en
→
p(z ) = p0 = cste es
Tuyère TC
rMaxi
→
ez
La forme réelle du divergent n’est pas conique mais la modélisation retenue donne
une très bonne approximation pour l’étude qui va suivre.
L’écoulement est stabilisé. Pour simplifier les calculs, on supposera que :
• la pression à l’intérieur de la tuyère est constante et égale à p 0 ,
=
σnn (s) 0 0
σ= 0 σ θθ (s) 0
0 0 σ ss (s) ( → → →
e n, e θ, e s )
avec les contraintes σ nn (s) , σ θθ (s) et σ ss (s) ne dépendant que de l’abscisse
curviligne s (voir figure 9) et donc supposées uniformes dans une tranche et selon
l’épaisseur.
Question 3.3. La contrainte σ nn (s) est approchée par la moyenne des contraintes
σ nn (s) sur les parois intérieure et extérieure du divergent de la tuyère. En appliquant
cette hypothèse, déterminer la valeur de σ nn (s) .
Question 3.4. Pour déterminer l’expression de la contrainte σ ss (s) , on isole un
• rMaxi = 0,88012 m ;
• e = 30 mm .
L’objectif de cette partie est de vérifier que, lors de la phase de décollage sur une
hauteur de 2 000 mètres, la déformation de la tuyère centrale TC ne perturbe pas
l’asservissement d’orientation de celle-ci.
Pour cela, on va utiliser un modèle simplifié pour lequel les hypothèses de la
Résistance des Matériaux sont supposées vérifiées.
Pour faire cette étude, la tuyère centrale TC est modélisée comme une poutre
cylindrique, de section constante, articulée en O et en appui au point B avec la fusée
considérée comme le bâti (voir figure 10).
B
Figure 10
→
y
O →
Ff
Tuyère TC
G →
n
→
FC
→→→
Le repère (O, x , y , z ) est lié
α →
à la tuyère centrale TC. β y
→
mg C
A
→
x
Sur cette figure, la tuyère centrale TC est représentée dans une position d’orientation
quelconque par rapport à la fusée.
Paramétrage
→→
• ( g , x ) = β avec β variable de valeur maximale βMaxi = 10° .
→ →
• ( y , n ) = α avec α variable de valeur moyenne α = 80° .
• AC = L1 = 1,35 m OA = L 2 = 1,62 m .
• OB = L3 = 1,10 m OG = L 4 = 0,75 m .
on prendra α = 80° .
→
• à l’action de la pesanteur qui est inclinée par rapport l’axe (O, x ) d’un angle
β ; en phase de décollage vertical β = 0° , et pour l’étude, on prendra
β = βMax = 10° , ce qui correspond à la valeur à la fin de la montée avant
L’objectif de cette partie est de caractériser l’écoulement isentropique des gaz brûlés
dans le moteur Vulcain et particulièrement la température de ceux-ci et de
déterminer la poussée de ce moteur.
Figure11
D1
T1
B1
w1 B2
P1 T2
D2
C1
A1
P2
A2
C2 w2
z1
z2
Question 5.2. En faisant les hypothèses suivantes :
P
• le gaz est parfait ( = rT ), non visqueux,
ρ
• l’écoulement se fait sans échange de chaleur avec les parois,
• les forces de pesanteur sont négligeables, pour le gaz,
appliquer le principe général de la conservation de l’énergie lors de ce déplacement
et montrer que la relation différentielle liant la vitesse w de l’écoulement dans une
section à pression constante et l’enthalpie H du gaz dans cette même section s’écrit
w dw + dH = 0 .
En réalité l’écoulement des gaz n’est pas tout à fait adiabatique car les parois de la
chambre et de la tuyère sont refroidies. Nous allons nous intéresser maintenant aux
transferts thermiques à la paroi. La partie 5 donne une condition limite en
température et vitesse du coté des gaz brûlés et permet alors d’obtenir à partir de
considérations de mécanique des fluides la valeur du coefficient de transfert
thermique hg entre la paroi et ces gaz. Le coefficient de transfert entre la paroi et
a c
L
Th
e
Tg Lignes de flux
Ka
Figure 13
1/2 Ailette
1/2 Canal
Flux thermiques
Le transfert conductif est régi par la seule loi de Fourier, reliant le flux au gradient de
température, définie en annexe.
La partie centrale séparant 2 canaux est assimilable à une ailette que nous allons
étudier en premier.
Température T
Section A
→
x
T0 x x+dx
Périmètre P
Surface dS
transféré des gaz brûlés vers l’hydrogène par la paroi de séparation entre
canaux ( par unité de longueur de canal).
Question 6.6. Exprimer l’équation en K avec le symbolisme f(K) et g(K) assurant
l’uniformité de température de paroi coté gaz brûlés sous le canal et sous la paroi
séparant deux canaux.
Question 6.7. La condition résultant de la question 6.6. est vérifiée pour K = 0,51.
Évaluer alors φ a et φ c et vérifier la validité de cette valeur de K. Évaluer ensuite la
W.m −2 .K −1 .
dT
• φ = −λ A , loi de Fourier traduisant que le flux thermique s’écoulant dans un
dx
→
solide à travers une surface A perpendiculaire à l’axe des x est :
- proportionnel à la conductivité thermique du solide ;
- proportionnel à la surface considérée ;
- proportionnel au gradient de température local ;
- de même sens que celui des isothermes décroissantes.
• Flux thermique passant à travers une zone trapézoïdale délimitée par ses bases de
λ L (a − b )
températures Ta et Tb (avec les notations de la figure 15) : φ = (Ta − Tb ) .
a
e ln
b
Figure 15
Base de température Ta
e Base de température Tb
Rappel mathématique :
e x − e−x
• tanh ( x ) = avec tanh : tangente hyperbolique.
ex + e− x
3. DONNÉES NUMÉRIQUES CONCERNANT LE MOTEUR VULCAIN
HM-60
Extrémité Tore
Col Tore Sortie
Repère coté d’injection
sonique d’injection tuyère
chambre entrée H2
Température du H2 (K) 35 35
Coefficient d’échange
paroi - gaz brûlés hg 17 300 31 600 7 550
( W.m −2 .K −1 )
Coefficient d’échange
paroi canal - Hydrogène 38 000
hh ( W.m −2 .K −1 )
Conductivité de la paroi
380 380 380 20 20
métallique ( W.m −2 .K −1 )
Pression d’alimentation
130.105
(Pa)
• Débit H2 dans circuit régénératif (alimentant l’injecteur) : 36 kg.s −1.
• Débit H2 dans circuit dump cooling (Hydrogène perdu) : 2,2 kg.s −1.
Cp
• γ= = 1,23 (gaz brûlés).
Cv