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Dagara

Le document décrit l'organisation sociale des Dagara de Gbagba, un village situé au Burkina Faso. Il explique leur structure familiale, leurs groupes sociaux, leur habitat, leurs cérémonies comme le mariage et le baptême.

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INTRODUCTION

A l’instar de la plupart des peuples de l’Ouest à savoir les Goins, les


Sénoufo, les Lobi, les Gans, les Birifor, les Djan et les Dagara sont également
originaires du Ghana. Les Dagara font également partie du grand groupe lobi.
Les Dagara se trouvent a l’Ouest, plus précisément dans la région du sud-
ouest. On les retrouve également en Côte D’Ivoire.

Les Dagara se subdivisent en deux grands groupes à savoir les


‘’Dagara’’ et les Dagara wulé. Bien qu’on les retrouve dans toutes les
provinces du sud-ouest, les Dagara occupent principalement la province de
l’Ioba. Les Dagara wulé sont dans la zone de Dano les Dagara dans la zone de
Dissin. Bien qu’ayant une organisation sociale et économique similaire il existe
tout de même quelques différences en fonction des zones ou des localités et
des groupes. Notre étude portera sur les Dagara wulé de Gbagba, un village
situé à 5KM de Dano. L’étude se focalisera sur l’organisation sociale
économique des Dagara de Gbagba.

I. ORGANISATION SOCIALE DES DAGARA DE GBAGBA


1. Famille et parenté

Société acéphale système politique non centralisé.

La famille est fondée sur des liens de sang et des engagements


matrimoniaux. L’unité de base est la famille. Les anciens ont plus de pouvoir
que les jeunes. Chez eux l’ainé de la famille est en général le chef de concession
d’où le chef de famille appelé ‘’yir sob’’. Les différents ménages sont placés
sous son autorité.

La gestion des biens de ménages divisions des travaux champêtres… C’est


lui qui s’en charge. Chez les zagué la parenté est soit consanguine soit par
alliance matrimoniale. Chez eux la parenté va au-delà du village. Quelqu’un
peut être dans le meme village que son voisin mais ce dernier peut ne pas être
son parent s’ils n’ont pas le meme nom. Par contre quelqu’un peut se retrouver
a l’extérieur et un autre au village s’ils ont le meme no, de famille ils sont
parents.
Leur filiation est un peu complexe car ils est a la fois patrilinéaire et
matrilinéaire. Il s’agit d’un système ‘’double descendance’’ ou système
patrilinéaire se complétant avec la branche maternelle car la bilinéarité
respecte la priorité du patriclan sur le matriclan. Chez les zagué ils n’ont pas de
parenté a plaisanterie mais utilisent le clan de la mère pour plaisanter

2. GROUPES SOCIAUX

Chez les Zagué il n’y a pas de forgerons ni de griots. La forge est


considérée comme un pouvoir donc celui qui a la possibilité peut la pratiquer.
Cependant il existe des clans à savoir :

 Les Zagué : ils sont considérés comme les propriétaires de la terre, les
premiers occupants
 Les Gbaani : eux, ce sont des étrangers.
 Waale : ce sont également des étrangers, des cousins, des frères des
mariés.

3. L’habitat

Chez les Zagué, les maisons sont construites à base d’argile. Les murs sont
constitués de couches successives et superposées. Les toits sont en terrasse.
Cela se démarque du classique toit en chaume. Le grenier se trouve à
l’intérieur, l’enclos est incorporé, la porte fait face au soleil couchant. L’étable
est construite à part. Le mortier familial est placé sous un arbre. L’enclos de la
meule est à part et les hommes n’y ont pas accès. Le chef de famille Yir Sob à
des endroits où déposer ses fétiches et lui seul y à accès.

4. La cérémonie
a. La dot

Chez les Zagué, tout mariage exige une compensation matrimoniale ou


dot (dôê ). C’est le versement de l’acceptation de la dot qui établit le mariage.
Toute liaison sexuelle avant le règlement de la dot est illégale, et si une
naissance en résulte, l’enfant appartient au père de la mère. La dot est en
fonction de ce que le père de la jeune fille à donner à sa maman. Le noyau
originel de la dot est constitué d’une somme symbolique de 350 ou 360 cauris,
d’un poulet, d’une pintade et trois bœufs. C’est quand cela est accepté qu’on
célèbre le mariage. Les cauris représentent la fidélité. Les parents qui prennent
les cauris doivent être sûrs que leur fille restera toujours fidèle à son époux.
S’ils ne sont pas sûrs, ils ne les prennent pas pour ne pas condamner leur fille.
Car sils et qu’après cette dernière commet l’adultère, elle sera condamnée à
mourir.

b. Le mariage

Dans cette société dagara, le mariage occupe une très grande place car
cela permet d’unir deux (02) familles et construire des relations matrimoniales.
Nous distinguons deux (02) types de mariage : le mariage par imposition et le
mariage préférentiel.

Le mariage par imposition : c’est la famille qui décide de qui la personne va


épouser. Et c’est très difficile de renier ou de faire du mal à celui ou celle que la
famille a choisi. Dans ce type de mariage, on ne marie pas l’enfant du frère
direct de la maman.

Le mariage préférentiel : c’est deux personnes qui se rencontrent, qui


discutent s’elles s’aiment, et viennent en parler aux parents. Dans ce type de
mariage, les parents influencent moins sur le choix de la personne. Les Zagué
sont exogames. Ils ne doivent en aucun cas épouser quelqu’un de leur clan. Le
lévirat est aussi une norme, quand un homme meurt, un de ses frères peut
épouser la veuve du défunt frère. La polygamie occupe une très grande place
car elle considérée comme signe de prestige. On devient polygame si on n’a la
possibilité de prendre les femmes en charge. Le divorce et le remariage sont
autorisés et assez fréquents. Plusieurs raisons justifient cela ; infécondité,
accusation et sorcellerie, incompatibilité d’humeur notoire, brouille entre les
deux clans partenaires.

c. Baptême et excision

Le baptême est une cérémonie au cours de laquelle les parents, les amis
et autres formulent leur vœux au nouveau-né. Lors de cette cérémonie, la
famille doit mettre ses différends de côté et montrer au nouveau-né qu’ils sont
heureux de sa venue. A cette occasion, si c’est une fille, on tue une pintade
pour la maman, si c’est un garçon c’est un coq. On donne des prénoms au
nouveau-né en fonction d’une situation que la famille a vécu. Il n’y avait pas de
jour pour faire le baptême.

La pratique de l’excision était connue chez les groupes dagara. L’excision


se justifiait par la volonté de la société traditionnelle à rendre la

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