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SADIK Omar CPGE FES - Énoncé Du Concours Mines Ponts 17 Maths 2

Ce document présente plusieurs définitions et propriétés mathématiques sur les espaces vectoriels euclidiens, les matrices symétriques, les enveloppes convexes et la compacité. Il énonce également un théorème sur les points fixes et introduit des notions sur les sous-groupes compacts de GLn(R).

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SADIK Omar CPGE FES - Énoncé Du Concours Mines Ponts 17 Maths 2

Ce document présente plusieurs définitions et propriétés mathématiques sur les espaces vectoriels euclidiens, les matrices symétriques, les enveloppes convexes et la compacité. Il énonce également un théorème sur les points fixes et introduit des notions sur les sous-groupes compacts de GLn(R).

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SADIK Omar CPGE FES — Énoncé du concours Mines ponts 17

maths 2

Soit E un espace vectoriel euclidien de dimension n > 0 dont le produit sca-


laire est noté 〈 | 〉 et la norme euclidienne associée est notée k.k. On note L (E )
l’espace vectoriel des endomorphismes de E et GL(E ) le groupe des automor-
phismes de E . Pour tout endomorphisme u de E , on note u i l’endomorphisme
u ◦ u ◦ ... ◦ u (i fois) avec la convention u 0 = I d E (identité). L’ensemble vide est
noté Ø ?
On rappelle qu’un sous-ensemble C de E est convexe si pour tous x, y dans
C et tout λ ∈ [0, 1], on a λx + (1 − λ)y ∈ C . De plus, pour toute famille a 1 , ...., a p
d’éléments de C convexe et tous nombres réels positifs ou nuls λ1 , ..., λp dont
n
λi a i ∈ C .
X
la somme égale 1, on a
i =1
Si F est un sous-ensemble quelconque de E , on appelle enveloppe convexe
de F , et on note C onv(F ), le plus petit sous-ensemble convexe de E (au sens de
l’inclusion) contenant F . On note H l’ensemble des (λ1 , ..., λn+1 ) ∈ (R+)n+1 tels
n+1
λi et on admet que C onv(F ) est l’ensemble des combinaisons linéaires
X
que
i =1
n+1
λi x i où x 1 , ..., x n+1 ∈ F et (λ1 , ..., λn+1 ) ∈ H .
X
de la forme
i =1
L’espace vectoriel des matrices à coefficients réelles ayant n lignes et m co-
lonnes est noté Mn,m (R)On notera en particulier Mn,n (R) = Mn (R). La ma-
trice transposée d’une matrice A à coefficient réels est notée A T . La trace de
A ∈ Mn (R) est notée Tr (A).
On note GLn (R) le groupe linéaire des matrices de Mn (R) inversibles et
O n (R) le groupe orthogonal d’ordre n.

Les parties A, B et C sont indépendantes.

A. Préliminaires sur les matrices symétriques


On note S n (R) le sous-espace vectoriel de Mn (R) formé des matrices symé-
triques. Une matrice S ∈ S n (R) est dite définie positive si et seulement si pour
tout X ∈ Mn,1 (R) non nul, on a X T S X > 0. On note S n++ (R) l’ensemble des ma-
trices symétriques définies positives.
1) Montrer qu’une matrice symétrique S ∈ S n (R) est définie positive si et
seulement si son spectre est contenu dans R∗+ .
2) En déduire que pour tout S ∈ S n++ (R), il existe R ∈ GLn (R) tel que S = R T R.
Réciproquement montrer que pour tout R ∈ GLn (R), R T R ∈ S n++ (R).

1
3) Montrer que l’ensemble S n++ (R) est convexe.

B. Autres préliminaires
Les trois questions de cette partie sont mutuellement indépendantes.
4) Soit K un sous-ensemble compact de E et C onv(K ) son enveloppe convexe.
On rappelle que H est l’ensemble des (λ1 , ..., λn+1 ) ∈ (R+ )n+1 tels que
n+1
λi = 1. Définir une application φ de Rn+1 ×E n+1 dans E telle que C onv(K ) =
X
i =1
φ(H ×K n+1 ). En déduire que C onv(K ) est un sous-ensemble compact de
E.
5) On désigne par g un endomorphisme de E tel que pour tous x, y dans E ,
〈x|y〉 = 0 implique 〈g (x), g (y)〉 = 0.
° °
Montrer qu’il existe un nombre réel positif k tel que pour tout x ∈ E , °g (x)° =
k kxk. (On pourra utiliser une base orthonormée (e 1 , e 2 , ..., e n ) de E et consi-
dérer les vecteurs e 1 + e i et e 1 − e i pour i ∈ {2, ..., n}.)
En déduire que g est la composée d’une homothétie et d’un endomor-
phisme orthogonal.
6) On se place dans l’espace vectoriel euclidien Mn (R) muni du produit sca-
laire défini par 〈A|B 〉 = Tr (A T B ). (On ne demande pas de vérifier que
c’est bien un produit scalaire.)
Montrer que le groupe orthogonal O n (R) est un sous-groupe compact du
groupe linéaire GLn (R).

C. Quelques propriétés de la compacité


Soit (x n )n∈N une suite d’éléments de E pour° laquelle ° il existe un reel ε > 0
tel que pour tous entiers naturels n 6= p, on ait x n − x p ° ≥ ε.
°

7) Montrer que cette suite n’admet aucune suite extraite convergente.


Soit K un sous-ensemble compact de E . On note B (x, r ) la boule ouverte
de centre x ∈ E et de rayon r .
8) Montrer que pour tout réel A > 0, il existe un entier p > 0 et x 1 , ..., x p élé-
p
B (x i , ε). (On pourra raisonner par l’absurde.)
[
ments de E tels que K ⊂
i =1
On considère une famille (Ωi )∈I de sous-ensembles ouverts de E , I étant
un ensemble quelconque, telle que K ⊂ Ωi .
[
i ∈I
9) Montrer qu’il existe un réel α > 0 tel que pour tout x ∈ K , il existe i ∈
I tel que B (x, α) soit contenue dans l’ouvert Ωi . (On pourra raisonner
par l’absurde pour construire une suite d’éléments de K n’ayant aucune

2
suite extraite convergente.) En déduire qu’il existe une sous-famille finie
p
(Ωi 1 , ..., Ωi p ) de la famille (Ωi )i ∈I telle que K ⊂ Ωi k .
[
k=1
i )i ∈I une famille de fermés de E contenus dans K et d’intersection
Soit (F\
vide : F i = Ø.
i ∈I
10) Montrer qu’il existe une sous-famille finie (F i 1 , ..., F i p ) de la famille (F i )i ∈I
p
\
telle que F i k = Ø.
k=1

D. Théorème du point fixe de Markov-Kakutani


Soit G un sous-groupe compact de GL(E ) et K un sous-ensemble non vide,
compact et convexe de E . Pour tout x ∈ E , on pose NG (x) = sup ku(x)k.
u∈G

11) Montrer que NG est bien définie, et que c’est une norme sur E .
12) Montrer en outre que NG vérifie les deux propriétés suivantes :
• pour tous u ∈ G et x ∈ E , NG (u(x)) = NG (x) ;
• pour tous x, y dans E avec x non nul, NG (x + y) = NG (x) + NG (y) si et
seulement si λx = y où λ ∈ R+ .
Pour la deuxième propriété on pourra utiliser le fait que si z ∈ E , l’appli-
cation qui à u ∈ G associe ku(z)k est continue.
On considère un élément u de L (E ) et on suppose que K est stable par
u, c’est-à-dire que u(K ) est inclus dans K . Pour tout x ∈ K et n ∈ N∗ , on
1 n−1
X i
pose x n = u (x). Enfin, on appelle diamètre de K le nombre réel
n° i =1 °
δ(K ) = sup °x − y ° qui est bien défini car K est borné.
x,y∈K

13) Montrer que la suite (x n )n∈N∗ est à valeurs dans K et en déduire qu’il en
existe une suite extraite convergente vers un élément a de K . Montrer
δ(K )
par ailleurs que pour tout n ∈ N∗ , ku(x n ) − x n k ≤ . En déduire que
n
l’élément a de K est un point fixe de u.
On suppose maintenant que le compact non vide convexe K est stable
par tous les éléments de G. Soit r un entier > 1, u 1 , u 2 , ..., u r des éléments
1X r
de G et u = ui .
r i =1
14) Montrer que K est stable par u et en déduire l’existence d’un élément
a ∈ K tel que u(a) = a.

3
à !
1X r 1X r
15) Montrer que NG u i (a) = NG (u i (a)). En déduire que pour tout
r i =1 r i =1
X r Xr
j ∈ {1, ..., r }, on a NG (u j (a) + u i (a)) = NG (u j (a)) + NG ( u i (a)).
i =1 i =1
i 6= j i 6= j

16) En déduire, pour tout j ∈ {1, ..., r }, l’existence d’un nombre réel λ j ≥ 0 tel
λj + 1
que u(a) = u j (a).
r
17) Déduire de la question précédente que a est un point fixe de tous les en-
domorphismes u i où i ∈ {1, ..., r }.
18) En utilisant le résultat de la question 10, montrer qu’il existe a ∈ K tel que
pour tout u ∈ G, u(a) = a.

E. Sous-groupes compacts de GLn (R)


On se place à nouveau dans l’espace vectoriel euclidien Mn (R) muni du
produit scalaire défini par 〈A, B 〉 = Tr (A T B ). On rappelle que GLn (R) désigne le
groupe linéaire et O n (R) le groupe orthogonal d’ordre n. Soit G un sous-groupe
compact de GLn (R). Si A ∈ G, on définit l’application ρ A de Mn (R) dans lui-
même par la formule ρ A (M ) = A T M A. On vérifie facilement, et on l’admet, que
pour tout M ∈ Mn (R), l’application qui à A ∈ G associe ρ A (M ) est continue.
On note H = {ρ A / A ∈ G}, ∆ = {A T A / A ∈ G} et K = C onv(∆).
19) Montrer que ρ A ∈ GL(Mn (R)) et que H est un sous-groupe compact de
GL(Mn (R)).
20) Montrer que S n++ (R) et que K est un sous ensemble compact de S n++ (R)
qui est stable par tous les éléments de H .
21) Montrer qu’il existe M ∈ K tel que pour tout A ∈ G, ρ A (M ) = M . En dé-
duire l’existence de N ∈ GL(Mn (R)) tel que pour tout A ∈ G, N AN −1 ∈
O n (R). En déduire enfin qu’il existe un sous-groupe G 1 de O n (R) tel que
G = N −1G 1 N = {N −1 B N ; B ∈ G 1 }.
Soit K un sous-groupe compact de GLn (R) qui contient O n (R), et N ∈
GLn (R) tel que N K N −1 ∈ O n (R). On désigne par g l’automorphisme de
Rn de matrice N dans la base canonique de Rn , par P un hyperplan de Rn
et par la symétrie orthogonale par rapport a P .
22) Montrer que g ◦ σP ◦ g −1 est une symétrie, puis que c’est un endomor-
phisme orthogonal de Rn . En déduire que g ◦ σP ◦ g −1 = σg (P ) . Montrer
que g conserve l’orthogonalité et en déduire K .

Fin du problème

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