Mémoire sur l'Économie Bancaire en Algérie
Mémoire sur l'Économie Bancaire en Algérie
Thème
Promotion 2018/2019
Remerciements
Nous tenons à remercier très sincèrement Docteur ABIDI qui nous a honoré en
acceptant d’être notre promoteur, pour les précieux conseils qu’il nous a prodigué
tout au long de notre travail ; nous lui exprimons notre profonde reconnaissance.
Enfin nous remercions toutes les personnes qui nous ont aidés de près ou de loin
pour élaborer ce travail.
Dédicaces
Je dédie ce travail à mes chers parents qui m’ont toujours soutenu ; à mes frères et
sœurs qui ont toujours été présents pour moi ; à mes amis(e) ; à toute ma famille
et à tous ceux qui, de loin comme de près, ont contribué à la réalisation de ce
modeste travail.
Je dédie ce travail à mes chers parents qui m’ont toujours soutenu ; à mes frères et
sœurs qui ont toujours été présents pour moi ; à mes amis(e) ; à toute ma famille
et à tous ceux qui, de loin comme de près, ont contribué à la réalisation de ce
modeste travail
TALBI Hakim
Liste des abréviations
BNA : Banque Nationale d’Algérie
PAP : Particulier A Particulier
AGB : Algeria Gulf Bank
BAD : Banque Algérienne de Développement
BADR : la Banque de l’Agriculture et du Développement Rural
BDL : la Banque de Développement Local
BEA : la Banque Extérieure d’Algérie
BNP : Banque Nationale de Paris
CAAR : La Compagnie Algérienne d’Assurance et de Réassurance
CAAT : la Compagnie Algérienne d’Assurance des Transports
CEDAC : compte en dinars algériens convertible
CRS : Currency Rate Swap
DAT : Dépôt A Terme
RIB : relevé d’identité bancaire
G.A.B : Guichet Automatique Bancaire
HCB : Head of Corporate Banking
INR : Intérieurs Non Residents
IRS : Intérest Rate Swap
KYC : know your costumer
LDD : Le Livret de Développement Durable
MTA : Magasin de Transit Algérien
OPCVM : Organismes de Placements Collectifs en Valeurs Mobilières
EURL : Entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée
PME : Petite et Moyenne Entreprise
SAA : La Société Algérienne d’Assurance
SARL: Société à Responsabilité Limitée
SGA : Société Générale Algérie
SICAV : Société d’investissement à capital variable
SNC : Société en Nom Collectif
SPA : Société Par Actions
TPE : Très petite entreprise
Sommaire
Introduction générale……………………………………………………1
Graphe n°2 : Les ressources collectées par les banques en Algérie .................. 71
Graphe n°3 : La part des dépôts dans les banques publiques et privées ........... 71
Graphe n°4 : Les parts des secteurs privés et publics dans les dépôts .............. 73
Graphe n°6 : Les parts des banques publiques et privées dans les crédits ........ 76
Schéma n°1 : Le schéma récapitulatif des types de produits bancaires par sous
catégories ............................................................................................................. 08
Tableau n°1 : évolution des dépôts en Algérie par leur nature .......................... 70
Tableau n°3 : la distribution des crédits des banques par secteur ..................... 75
Tableau n°5 : les créances détenues par les banques sur le trésor ..................... 81
Si les moyens de paiement tels que la carte bancaire ou le sans contact ne sont pas si vieux, les
activités de banque, elles, ne datent pas d’hier.
Le mot "banque" dérive de l'italien "banca" qui désigne un banc en bois sur lequel les
changeurs du Moyen Âge exerçaient leur activité. Les premiers banquiers de cette époque sont
les changeurs. Au 11ème siècle, les Lombards introduisent de nouvelles techniques financières
et marquent l'histoire de la banque.
Au Moyen-âge, chaque grand seigneur ou chaque grande ville avait le droit de frapper sa
propre monnaie. Des monnaies différentes étaient donc en circulation dans un même pays. Le
rôle du changeur était de changer (moyennant paiement) la monnaie de celui qui arrivait de
l'extérieur de la ville contre de la monnaie utilisée dans la ville.
Les fondements de la banque moderne se mettent en place. Les premières banques publiques et
les premières bourses apparaissent pendant la Renaissance, tandis que les banques privées
connaissent une expansion en Europe.
A partir du 17ème siècle la naissance du papier-monnaie révolutionne le monde de la banque et
de la finance. Les banques centrales comme la Banque d'Angleterre font leur apparition pour
financer les Etats et pour contrôler l'émission d'argent. Peu à peu leur rôle a été précisé et elles
sont devenues en quelque sorte la banque des banques dans chaque pays.
La Banque de France a été créée le 18 janvier 1800 par le Premier Consul Napoléon Bonaparte.
Le 19ème siècle est l'âge d'or des banques. Le 19ème siècle est une période de croissance et de
stabilité des banques. C'est à cette période que vont se développer la monnaie fiduciaire et la
monnaie scripturale.
Après la guerre 1914-18, l'histoire de la banque est conditionnée par le développement de
l'économie et l'organisation des systèmes bancaires. Les Etats jouent un rôle de plus en plus
important dans le système bancaire.
Depuis cette époque la banque est un établissement de crédit pouvant effectuer toutes
opérations de banque : recevoir des dépôts, accorder des crédits à tout type de clientèle et pour
toute durée, mettre en place et gérer des moyens de paiement, effectuer des opérations
connexes à son activité principale : change, conseils et gestion en matière de placement,
conseils et gestion en matière de patrimoine pour les particuliers, conseils et gestion au service
des entreprises.
Introduction générale
Hypothèses de la recherche:
Hypothèse n°1 : Les produits bancaires participent au développement de l’économie à travers
une panoplie de services notamment : les services d’entretien de compte, les conseils de
financement, des crédits d’aide à l’investissement et à l’acquisition.
Hypothèse n°2 : Les produits bancaires contribuent à un meilleur style de vie de la population
grâce à leurs facilités d’accès et à un système de remboursement assez flexible.
Objet de la recherche :
L’objet de notre recherche est d’expliqué et de montrer les différents types de produits
bancaires et de déterminer l’implication des produits bancaires dans la croissance économique
et ses effets sur le système bancaire algérien ainsi que les agents économiques.
Une banque est une entreprise commerciale comme les autres ; elle a un bilan et un compte de
résultat. La banque fait de l’activité de transformation des ressources qu’elle draine pour faire
du crédit, des placements, des opérations financières…
Ainsi, les métiers de la banque sont variés selon les différents services vendus, et la nature de
sa clientèle, cette dernière qui est composée de particuliers ou d'entreprises.
L'industrie des moyens de paiement est en évolution constante depuis de nombreuses années.
De multiples systèmes sont venus se greffer au fil du temps, améliorant, à la fois, la rentabilité,
la rapidité et la sécurité du dénouement des transactions. Parallèlement, les moyens de
paiement européens se sont modernisés et ont intégrés une offre bancaire complète et
compétitive.
En effet, aujourd'hui, Les produits bancaires ont un réel impact sur la croissance économique
ainsi que sur le niveau de vie de la population.
Dans cette optique, pour pouvoir répondre aux questions de recherche et valider les hypothèses,
nous sommes passés par un ensemble d’étapes basées sur des analyses théoriques, de la collecte
d’informations à travers certaines références bibliographiques (ouvrages, mémoires,
revues…etc.) et des données provenant de l’agence BNA 581 de Tizi-Ouzou.
Introduction générale
Plan de la recherche :
Le premier chapitre décrira « les différents types des produits bancaires dans la sphère
bancaire algérienne» ;
Le deuxième chapitre traitera «L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi que
le système bancaire algérien» ;
Enfin, le troisième et dernier chapitre portera sur la présentation de l’organisme d’accueil de
la BNA Tizi Ouzou tout en étudiant les différents aspects du crédit immobilier au sein de
l’agence avec un cas pratique à l’appui (Particulier A Particulier).
Les activités bancaires traditionnelles comprennent la collecte des ressources, la distribution
des crédits et la mise à disposition des moyens de paiement. Ces activités historiques ont
permis à un grand nombre de grandes banques à réseau de construire leur rentabilité. La
relation clientèle débute par l'ouverture d'un compte bancaire avant que ne soit ensuite proposée
aux clients une offre variée notamment en matière de produits de placement et de crédits
bancaires.
La simple idée du produit donne naissance à un processus de développement classique.
Les banques proposent, outre des conseils dans toutes les questions financières, aussi des
produits concrets d’épargne, d’hypothèque, de placement et de prévoyance. L’évolution des
besoins de la clientèle, la situation concurrentielle, les réorientations stratégiques, etc., exigent
en permanence des idées de nouveaux produits et l’adaptation de produits existants
actuellement.
Les produits bancaires s'entendent comme étant des produits de placement, le plus souvent,
sécurisés. Ils ont des caractéristiques prédéfinis. Ils peuvent bénéficier selon les produits
d'avantages fiscaux (exemple du Livret A) et vont répondre à des problématiques de
rémunération des liquidités (ou de capitalisation à plus long terme) tout en conservant une
grande attention à la préservation du capital.
Introduction générale
Ainsi, Le produit bancaire est un service qui a pour objectif de répondre aux besoins de la
clientèle bancaire. La banque joue deux rôles distincts, un rôle d'intermédiaire financier
entre demandeurs et offreurs de fonds et un rôle de producteur de services aux
emprunteurs et aux déposants.1
En effet, le métier de la banque lui affecte une particularité en matière de produits et services,
cette particularité est due en premier lieu à la spécificité qui caractérise les services et en
deuxième lieu au conditionnement du produit bancaire.
Selon Michel Badoc, « la mercatique bancaire est tout ce qui permet d’attirer, de conserver et
de plaire aux clients des banques. Elle vise les clients bancarisés et les nouveaux clients,
principalement des jeunes. Elle touche tous les segments : du particulier à l’entreprise en
passant par le professionnel. »2
Après l’image du « banquier technicien » des années 1960 dans un réseau de distribution peu
étendu où l’innovation produit était limitée, la banque a commencé à connaître de profondes
mutations. Dans les années 1970, la bancarisation s’est élargie (multiplication des comptes)
accompagnant un développement des réseaux. Les produits se sont démocratisés ; l’offre
bancaire s’est diversifiée.
La mercatique bancaire3 des particuliers existe depuis les années 1970-1980. Les nouvelles
technologies (carte bancaire…) et la déréglementation bancaire ont accompagné le lancement
d’un équipement bancaire standard, une segmentation de la clientèle et la tarification des
prestations des établissements.
La mercatique bancaire va donc du traitement de masse à une mercatique spécialisée, de
produits packagés à des prestations individualisées. C’est un marketing des services.
La spécificité du marché des produits bancaires peut s'appréhender en considérant l'offre puis la
demande de produits qui se manifeste sur le marché.
Les banques sont des entreprises multi-productrices, elles proposent à leurs clients une gamme
très étendue de produits. Les produits bancaires, dans une optique de marketing, sont définis au
sens large et concernent toute l'offre de la banque à sa clientèle. Il importe, toutefois,
d'identifier chaque produit, de préciser ses principales caractéristiques et de le rattacher à une
catégorie déterminée de besoins.
1
Les fonctions d’une banque : Fonctions classiques de collecte de dépôt et d’octroi de crédits à travers la
transformation des échéances ainsi que la fonction de création et de gestion des moyens de paiement
2
Philippe Monnier, Sandrine Mahier-Lefrançois, Les techniques bancaires, édition Dunod, Paris, 2008, page9
3
Mercatique bancaire : c’est le marketing bancaire
Introduction générale
Ils sont proposés directement à la clientèle ; la relation producteur consommateur est directe
(aucun intermédiaire). Ses circuits (le réseau d'agences) sont gérés par la banque. De ce fait, il
y'a une concordance totale pour le client entre l'image de la banque et l'image de l'agence.
Les produits bancaires sont des produits immatériels qui s'apparentent à la prestation de service
: ils ne sont pas sujets à l'usure matérielle et assez peu à l'obsolescence, leur vieillissement est
très lent et certains produits sont aussi anciens que les banques elles-mêmes.
Ils peuvent faire l'objet d'une différentiation ; différencier un produit pour une entreprise c'est le
rendre différent des produits similaires pour son design, emballage etc. En matière bancaire, les
produits eux-mêmes peuvent être différenciés soit par des appellations différentes d'une banque
à l'autre soit, par la mise en évidence d'une qualité intrinsèque (rentabilité, souplesse, souplesse
d'utilisation).
Les produits bancaires ne sont pas brevetables. Dés qu’une banque lance un nouveau produit, il
est facilement repris et proposé par les autres banques sans l’accord de la première, les produits
bancaires peuvent donc être facilement copiés, il revient alors à la banque de rivaliser en
ingéniosité et en créativité afin d’être en mesure de proposer une large gamme de produits
durables et attractifs.
Les produits sont conditionnés par un cadre juridique et réglementaire ;
la réglementation bancaire ou fiscale confère souvent aux produits des caractéristiques dont ils
ne sont pas maîtres.
la demande de produits bancaires :
Plusieurs données méritent d'être soulignées dans la demande de produits bancaires et qui sont
comme suit :
· L'hétérogénéité de la demande : les demandeurs de produits bancaires sont très différents
d'un client à l'autre. Pour cela la segmentation de clientèle est indispensable afin de proposer
aux demandeurs les produits adaptés à leurs besoins.
· L'atomicité de la demande : la clientèle des banques, (particuliers et les petites entreprises)
est nombreuse et dispersée à la fois. De ce fait il faut entretenir des relations avec tous les
clients.
· La stabilité de la demande : elle est due à la stabilité de la relation
produit-clientèle et de la relation client- banque.
Introduction générale
· Par rapport à la relation produit-client : dans la banque il existe de nombreux produits liés
et la demande sur un produit entraîne celle d'un autre produit, exemple : « un compte d'épargne
logement associe une demande d'épargne et une demande de crédit ».
· Par rapport à la relation client-banque : un emprunteur est liée vis -à-vis de la banque
pendant toute la période de remboursement d'un crédit par exemple.
En outre une relation client-banque s'ajoute à la relation client. Un client choisit sa banque pour
des raisons précises ; la proximité du domicile ou lieu de travail et aussi pour le prestige de la
banque et l'impression d'appartenir à une certaine catégorie sociale.
Schéma n°1 : récapitulatif des types de produits bancaires par sous catégories
Tous les agents économiques ont des revenus, ces derniers peuvent être entièrement consacrés
à satisfaire les différents besoins. On dit que l’agent économique consomme. Il peut aussi
décider de ne pas consacrer l’intégralité de ses revenus à la consommation : il peut épargner.
Si l’agent économique peut disposer de ressources suffisantes pour assurer ses besoins, il
arrive fréquemment que ses disponibilités du moment l’empêchent d’envisager la réalisation
d’une opération. Pour cela en vue de combler ses besoins, il se tourne vers son banquier pour une
demande d’un crédit.
A coté de la principale activité du banquier dans la collecte des dépôts et l’accord des
crédits, il lui arrive aussi fréquemment d’assurer à sa clientèle d’autres services qui lui
permettent de fidéliser cette clientèle par une certaine personnalisation de ces services.
1
Philippe Monnier et Sandrine Mahier-Lefrançois, Opcit, P47.
Chapitre I : Typologie des produits bancaires
Les mineurs à partir de 16 ans peuvent bénéficier d’un compte avec l'autorisation de
leur représentant légal (père ou mère). Le compte peut alors fonctionner sous la seule
signature du mineur, mais seulement pour des opérations de dépôt et de retrait de fonds. Dans
certaines banques, un chéquier peut aussi être délivré au mineur sous la responsabilité de son
représentant légal.
En dehors de cette émancipation féminine par le mariage, le mineur pour pouvoir être
émancipé doit être âgé au minimum de 16 ans. Là encore, le mariage ou une décision du juge
des Tutelles sont de nature à provoquer l'émancipation du mineur. Dans ce cas figure, le
mineur émancipé doit produire un justificatif prouvant l'émancipation (Livret de famille, acte
de mariage, déclaration d'émancipation délivrée par le juge des Tutelles). Le mineur émancipé
peut alors, sans l’accord de son ou de ses représentants légaux bénéficier de la gamme des
produits et des services accessibles au majeur capable, à l'exception toutefois des prêts.
Enfin, les mineurs de plus de 16 ans, salariés ou bénéficiaires d'une bourse d'études,
peuvent ouvrir et faire fonctionner leur compte-chèques sous leur seule signature sans
autorisation préalable de leurs parents ou représentant légal.
Chapitre I : Typologie des produits bancaires
1.4. Les comptes professionnels
Le compte professionnel est un autre type de compte qui est lié à
l’activité professionnelle de personnes physiques ou morales. Pour ouvrir ce type de compte,
il est nécessaire de présenter des documents prouvant l’exercice d’une activité
professionnelle, à savoir la licence, l’extrait du casier judiciaire ou le document d’inscription à
l’administration financière dans le cas des professions libérales. Les banques proposent
plusieurs types de comptes professionnels. Généralement, ils se distinguent les uns des autres
par l’étendue des services fournis et par le montant des frais de gestion du compte que vous
allez payer.
Le compte professionnel courant qui ne propose pas d’avantages spéciaux, est le produit de
base. Il fonctionne de la même manière que le compte courant classique. Vous payez des frais
de service individuels. Très appréciés sont les comptes forfaitaires qui proposent un pack de
services gratuits pour des frais de gestion mensuels fixes.
En choisissant son compte professionnel, il est important de comparer les avantages proposés
par les différentes banques, les services complémentaires offerts, l'accessibilité des agences
ou l’étendue des services de banque en ligne proposés.
Un dépôt à vue est un dépôt, rémunéré ou non, dont les fonds peuvent être retirés
partiellement ou totalement à tout instant.
Le compte chèque est un compte dont non seulement l’argent peut être retiré à tout moment
mais qui est également destiné à servir de pivot aux paiements, aux encaissements et aussi aux
mouvements de fonds avec les autres comptes.
Ce compte est généralement non rémunéré, ou très faiblement rémunéré et seulement dans les
pays où le paiement d’un intérêt est permis ; il est parfois assorti d’une autorisation de
découvert permettant que son solde soit temporairement négatif à concurrence de plafond de
débit autorisé. Ce type de compte bancaire permet au détenteur du compte de régler une tierce
personne de remise d’un chèque émis sur le compte.
Les comptes courants incluent tous les comptes sur lesquels des chèques peuvent être émis :
compte chèque ne portant pas d’intérêt, comptes rémunérés.
Les comptes chèques sont une source importante de fonds pour les banques, ou ils représentent
jusqu’à 9% du passif de son bilan.
Chapitre I : Typologie des produits bancaires
En Algérie, il est libellé en dinars, c’est un compte à vue réservé aux personnes morales ou
physiques professionnelles (entreprises, profession libéral….etc.).
Le compte épargne et parfois appelé «compte sur livret » du fait que les opérations étaient à
l’origine reportées sur un livret d’épargne.
Il doit être obligatoirement créditeur. C’est un compte où les fonds sont là aussi disponibles à
vue, mais seulement sous forme de retrait d’espèce, donc en générale sans moyens de
paiement. Ces comptes sont rémunérés par intérêt.
On distingue les comptes d’épargne fiscalisé et défiscalisé :
Le compte d’épargne bancaire ordinaire : c’est un compte d’épargne fiscalisé et
rémunéré par un intérêt.
Le livret A : c’est un compte d’épargne défiscalisé mais réglementé, et le plus utilisé.
L’ouverture du livret A s’effectue seulement au niveau des agences de la caisse
d’épargne, de la banque postale et du crédit mutuel.
Le livret de développement durable (LDD) : aussi défiscalisé et fortement réglementé,
le livret de développement durable est un produit d’épargne. Il fait partie des produits
dont les modalités son directement fixées par l’Etat« épargne administré ».
-Le capital placé reste disponible à tout moment. -
Les intérêts sont calculés par quinzaine de jours.
-Les sommes collectées sont destinées à financer les investissements des PME (Petite
et Moyenne Entreprise) du secteur secondaire et de financer aussi dans la limite de
10%, les aménagements des collectivités en soutien aux PME.
Le compte épargne logement (CEL) :
Ce compte permet au titulaire d’obtenir un prêt épargne logement après une phase
d’épargne.
Le compte épargne peut être ouvert par toute personne physique, même mineure mais
il n’ya aucun frais d’ouverture ou de fermeture.
Tout comme le livret A et le LDD, le compte épargne logement est défiscalisé.
Les intérêts sont soumis aux prélèvements sociaux en vigueur. Ces intérêts sont
exonérés d’impôts sur le revenu.
Chapitre I : Typologie des produits bancaires
Ce sont des contrats par les quels le client s’engage à laisser à la disposition de la banque
une certaine somme d’argent moyennant une rémunération négociée d’avance.
Ils se composent de compte à terme et des bons de caisse.
1.6.1. Le compte à terme :
Le compte à terme a une durée fixée à l’avance et rapporte un intérêt à condition que le
client titulaire du compte ne retire pas l’argent avant l’échéance (fixée entre un mois et deux
ans).
Le compte à terme a un avantage de sécurité et une rémunération élevée. Cependant, son
caractère officiel, la rigidité de son système en raison de l’absence totale de service de caisse,
l’indisponibilité des capitaux et ses intérêts à la fiscalité, font ses inconvénients3.
1.6.2. Les bons de caisse :
De manière générale, le bon de caisse est un effet portant engagement par l’émetteur de
payer une certaine somme à l’échéance déterminée en remboursement d’un prêt à court terme
productif d’intérêt.
Les bons de caisse sont donc des dépôts qui sont effectués en général par les commerçants
qui déposent une somme d’argent sur une courte période et qui est rémunéré.
En souscrivant un bon de caisse, vous prêtez de l’argent à l’émetteur de ce titre qui est ici
votre banque ; et de ce fait, l’émetteur a une dette envers vous, qu’il remboursera, intérêt
compris, au terme de votre placement. En général, le bon est émis pour une durée de 5 ans.
Au terme de cette échéance, la valeur du titre est augmentée de ses intérêts et vous êtes
remboursés2.
2
Christian Descamps et Jacques Soichot, Economie et gestion de la banque, édition ems, 2002, p96
Chapitre I : Typologie des produits bancaires
Cette définition permet de mettre en exergue, les trois supports du crédit : le temps, la
confiance et la promesse, car il ne peut y avoir de crédit en l'absence de ces trois éléments.
La contrepartie de l'acte de crédit : la rémunération du service rendu et du risque encouru.
Le risque lié à l'opération de crédit : le risque de perte de la créance, peut être partiel ou total.
2.1.2. Le rôle du crédit
Aucune économie ne peut nier le rôle que joue le crédit en matière de facilitation des
échanges, stimulation de la production, d'amplification du développement et enfin, son rôle
d'instrument de création monétaire.
3
[Link]-Ditaillis, « les risques du crédit bancaire », édition Riber, 1967, P 27.
Chapitre I : Typologie des produits bancaires
Le crédit permet les échanges, c’est une ancienne fonction des banques d’assurer aux
entreprises une continuité dans le processus de production et de commercialisation. Le pouvoir
d’achat ou d’échange aux entreprises trouve son origine, par le recours de ces dernières à la
banque afin d'anticiper leurs recettes.
4
Sylvie DIATKINE, les fondements de la théorie bancaire, éditions Dunod, Paris, 2002, page 39.
Chapitre I : Typologie des produits bancaires
La catégorie des entreprises regroupe les entreprises non financières, ayant la forme
juridique de société de personnes ou de capitaux (à l'exception des sociétés d'assurance).
En second, nous avons les entrepreneurs individuels qui n'ont pas de personnalité
juridique distincte de celle de l'entrepreneur, celui-ci étant une personne physique. Parmi les
entrepreneurs individuels, nous trouverons les professions libérales, les artisans et les
commerçants.
Les particuliers, représentent une catégorie à part qui regroupe les personnes physiques, à
l'exception des entrepreneurs individuels, dénommés aussi les ménages.
La dernière catégorie regroupe les agents économiques, qui n'appartiennent pas aux
catégories citées ci-dessus. Elle englobe notamment, les administrations publiques, les sociétés
d'assurance et de réassurance et les caisses de retraites.
[Link] .La fonction du crédit
Elle peut être un moyen de classification, selon qu'il s'agisse par exemple, du financement
des créances détenues par l'entreprise sur sa clientèle, d'un crédit acquéreur immobilier, du
financement de l'acquisition de biens d'équipement, du financement de marchés publics et du
financement d'exportation, etc.
Cette classification tient compte de plusieurs besoins de financement pour l'entreprise.
Seulement, elle présente l'inconvénient de faire une liaison directe entre le moyen de
financement et son objet, ce qui n'est pas toujours le cas dans la pratique.
[Link]. La durée du besoin financé
Le plan comptable bancaire national distingue trois types de crédits, selon leur durée :
- Les crédits à court terme, de trois mois à un an ;
- Les crédits à moyen terme, de un an à deux ans ;
- Les crédits à long terme, de deux ans à sept ans.
Il faut signaler, que le terme du crédit n'est pas toujours relié à sa fonction, citons
l'exemple d'un crédit long terme exportation, qui finance une opération commerciale, et un autre
qui finance l'achat d'un bien immobilier qui est assimilé à un crédit d'investissement.
2.1.4. Le classement officiel des crédits en Algérie
Il existe quatre types de financement:
- Le financement de l'exploitation ;
- Le financement de l'investissement ;
- Le financement du commerce extérieur ;
- Les crédits aux particuliers ;
Chapitre I : Typologie des produits bancaires
Les crédits de l'exploitation permettent à l'entreprise de financer les activités à court terme ; les
besoins de production et de commercialisation. Le remboursement se fait à fur et à mesure par la
collecte des recettes de crédit.
5
Il existe une variété de crédit d'exploitation, nous distinguons trois (03) grandes catégories :
5
Michel ROUX, « Master Banque de détail », édition ESKA, 2010, P 272
6
Jean-Marc Béguin et Arnaud Bernard , « L’essentiel des techniques bancaires »,édition EYROLLES, 2008, P 182
Chapitre I : Typologie des produits bancaires
«Le découvert permet à une entreprise de faire face temporairement à un besoin en fonds
de roulement, dépassant les possibilités de ces fonds de roulement » 7
Le recoure au découvert s'explique généralement par une insuffisance momentanée du
fonds de roulement due à un gonflement d'actif circulant et donc une croissance des besoins en
fonds de roulement. Il est le plus souvent autorisé pour une durée qui peut aller de 15 jours à
plusieurs mois, sans être toute fois à terme d'un an.
Le crédit relais
Le crédit relais est un prêt à court terme pour l’achat d’un bien immobilier, il correspond
à une avance sur la vente d’un bien immobilier qui va permettre d’obtenir des liquidités afin de
pouvoir financer la nouvelle acquisition8. C'est un crédit trésorerie qui est peu utiliser en
Algérie, mais assez fréquent à l’étranger.
7
Bouyakoub.F: « l'entreprise et le financement» : Ed CASBAH Alger p 243
8
Jean-Marc Béguin et Arnaud Bernard , « L’essentiel des techniques bancaires »,édition EYROLLES, 2008, P 212
Chapitre I : Typologie des produits bancaires
En Algérie cette fonction est assurée par la société nationale de transite et des magasins
généraux (SONATMAG), (devenu MTA «magasin de transit algérien »).
En contre partie du dépôt de marchandise, les magasins généraux émettent selon la
demande du déposant, soit des reçus non transmissibles, soit des titres négociables, appelés
«récépissés warrant » L'avance sur marchandise est une opération qui consiste à financer un
stock contre la remise des marchandises en gage aux créanciers préteurs, un local et dont la
clef sera en possession du banquier pour ce genre d'avance on débite un compte spéciale afin
de créditer le compte client.
9
Jean-Marc Béguin et Arnaud Bernard, « L’essentiel des techniques bancaires », édition EYROLLES, 2008, P 260
10
[Link], « crédit bancaire et économie financière », édition El Dar El Othmania, 2010, P 31
Chapitre I : Typologie des produits bancaires
L'aval:
L'aval est une sureté ou garantie fournie par un tiers au paiement d'une traite mais ce qui
nous intéresse c'est l'aval bancaire donné par un banquier en faveur de son client et qui résulte
d'une signature apposée au recto de l'effet de commerce tiré sur ce même client, donc l'aval
constitue un crédit par signature accordé par la banque. Cette formule peut donner lieu aux
effets suivants:
Vis-à-vis du porteur: l'avaliseur demeure engagé jusqu'à la date prévue. Son
engagement reste le même si l'obligation qu'il a garantie serait nulle pour toute autre cause
qu'un vice de forme.
Vis-à-vis du débiteur cautionner: le débiteur cautionner ne peut se retourner contre son
avaliseur mais inversement, l'avaliseur peut se retourner contre le débiteur principal et ce pour
réclamer les sommes qu'il a déboursées.
Les cautionnements:
Le cautionnement bancaire est l'engagement par signature de la part d'un banquier sur
un acte appelé contrat de cautionnement, de payer pour le débiteur si celui -ci s'avérait
défaillant.
Les cautionnements délivrés par une banque sont solidaires, c'est -à-dire qu'ils offrent
au créancier l'avantage de poursuivre à la fois le débiteur principale et la caution (banque) ou
seulement l'un des deux.
Le but recherché par le client dans ce type de crédit est de déférer le paiement, et encor
d'éviter un versement de font immédiat ou d'accélérer une rentré de fonds.
L'acceptation:
L'acceptation est l'engagement de tirer, de payer la lettre de change à l'échéance. Cette
acceptation s'exprime par la signature du tiré sur le recto de la lettre de change qu'il fait
procéder par la mention «bon pour acceptation ».
Elle est utilisée dans le commerce extérieur, elle permet de substituer la signature de
banquier à celle de son client. En effet, le vendeur ou son banquier n'étant pas en mesure
d'apprécier la valeur des signatures de chacun des acheteurs d'un pays étranger, exige la
signature du banquier de ceux ci.
Chapitre I : Typologie des produits bancaires
11
Bouyakoub.F « l'entreprise et le financement bancaire », Casbah, édition Alger 2000, pages, 262
Chapitre I : Typologie des produits bancaires
L'encaissement documentaire:
Le crédit acheteur:
Ce type de crédit est un prêt direct à moyen ou à long terme consenti par la banque de
l'exportateur à l'acheteur étranger pour lui permettre de payer comptant son fournisseur
étranger.
12
Redjala Samir et Recham Lyes, mémoire de licence « le financement des opérations du commerce
extérieur », 2011/2012.
Chapitre I : Typologie des produits bancaires
Le crédit fournisseur:
Est une forme de crédit dans laquelle le banquier consent à l'exportateur soit des crédits
de préfinancement lui permettant de ressembler les biens à exporter, soit des crédits lui
permettant de mobiliser, après livraison sa créance née sur l'acheteur étranger et qui peuvent
avoir une durée qui ne saurait excéder 18 mois pour le court terme, 7 ans pour le moyen terme
et un délai plus de 7ans pour le long terme.
13
Calvet H, « établissement de crédit : appréciation, évaluation et méthodologie de l’analyse financière »,
edition Economica, Paris, 1997, page 78
Chapitre I : Typologie des produits bancaires
Le simple retard dans un remboursement peut être préjudiciable pour une banque qui travaille
avec des fonds empruntés, car comme tout commerçant ou industriel, il doit faire face, de son cotés,
à ses propres échéances et, par conséquent, compter sur les rentrées nécessaires à l’équilibre de sa
trésorerie. Si, part suite de circonstances imprévisibles, ou même part suite d’une politique de crédit
imprudente, les retards se généralisaient, il pourrait en résulter une immobilisation de capitaux
susceptible de mettre la banque en sérieuses difficultés, même si les crédits accordés n e sont pas
compromis.
2.2.2. La typologie de risque de crédit bancaire
En dehors des risques communs à toutes les entreprises (risques juridiques, logistiques, de
malversation…), les banques sont confrontées à des risques spécifiques inhérents a leur activités :
les octrois des crédits.
Ces risques ne sont pas purement hypothétiques. Cependant, lorsqu’ils se réalisent, ils
peuvent entrainer de lourdes conséquences.
Il existe une multitude de risques de crédits bancaires. Leur classification (typologie) diffère
selon les auteurs à cause surtout des fortes interdépendances qui existent entre les risques, les uns
peuvent entrainer les autres. Toutefois, nous retenant les mêmes éléments constitutifs du risque
bancaire quel que soit l’auteur.
Le risque de contrepartie revêt trois formes14 :
Le risque de contrepartie sur l’emprunteur : concerne les crédits accordés aux clients
(particuliers et entreprises), ou les placements effectués sur les marchés financiers ;
Le risque de contrepartie sur le préteur : sur les garanties potentielles de financement
accordées par des contreparties bancaires pour assurer le financement de l’activité en cas des
difficultés d’approvisionnement sur les marchés ;
Le risque de contrepartie sur produits dérivés 15 : les produits dérivés sont utilisés dans une
préoccupation de couverture des risques ou de spéculation, ils sont appelés dérivés parce que leurs
valeurs sont dérivées d’autres marchés
14
Dubernet M, « Gestion actif-passif et tarification des services bancaires », édition Economica, 1997, page 64
15
Les produits dérivés peuvent être des forwards,( contrats à terme de change ou de taux), des swaps de
change ou de taux, ou encore des options de change ou sur les taux d’intérêts.
Chapitre I : Typologie des produits bancaires
16
[Link], mémoire magister« la problématique d’évaluation des risques de crédit par la banque en Algérie
», P 54
17
Bruno MOSCHETTO. Jean ROUSSILLON : « La banque et ses fonctions » Ed PUF, collection Que sais-je, P34
Chapitre I : Typologie des produits bancaires
[Link]. Les autres risques de crédits bancaires
Il existe une dizaine d’autres risques de crédits bancaires regroupés en cinq catégories :
le risque de contrepartie, le risque particulier a un client ou a une opération, le risque de taux, le
risque corporatif ou professionnel et le risque général 18.
a. Le risque particulier à un client ou à une opération
Le risque particulier à un client dépond d’éléments qui ne dépassent pas le cadre d’une
affaire. Il est fonction de la situation financière, industrielle ou commerciale de l’entreprise, ainsi
que de la compétence technique et de la moralité de ses dirigeants.
Les crédits accordés à des entreprises qui manquent de ressources, qui a trop
d’immobilisation, qui n’ont pas un fonds de roulement suffisant, qui sont surendettées ou dont la
trésorerie est lourde comportent des risques assez grands.
Des installations industrielles vétustes ou, à l’inverse, des installations somptueuses, des
frais généraux excessifs, des prix de revient exagérés, une production de mauvaise qualités ou, au
contraire, de belles qualité mais trop chère, doivent inspirer au banquier une certaine prudence.
De même, la compétence technique des dirigeants de l’entreprise joue un rôle primordial. En
effet, une affaire mal dirigée est presque inévitablement vouée à des catastrophes, même si les
circonstances lui sont provisoirement favorables.
Il convient également d’attacher une grande attention à la moralité des dirigeants d’une
affaire. Sans doute des commerçants ou des industriels peu scrupuleux ont souvent réussi
brillamment, mais le banquier doit craindre que leur habileté ne s’exerce à ses dépens ou qu’elle
ne provoque des incidents dont il sera indirectement la victime. Ainsi, les entreprises qui faussent
leurs déclarations fiscales peuvent se voir infliger des amendes susceptibles de les mettre en
position critique, notamment par l’absence d’accord de classement de la Banque
Centrale.
Le risque particulier à une opération est fonction de sa nature, de sa durée, de son montant,
surtout lorsque celle-ci a été fixée trop largement par rapport à la surface du client.
b. Le risque de taux
Ce type de risque a pour origine l’activité même de la banque qui consiste à réaliser des prêts
et à y adosser une collecte. Le risque de taux apparaît lorsque le cout des ressources
18
[Link], « Audit et contrôle interne bancaires », édition AFGES, 2002, P 39
Chapitre I : Typologie des produits bancaires
devient supérieur aux produits perçus sur les emplois. « Le risque de taux est identifié par le fait de
voir les résultats affectés défavorablement, par les mouvements des taux d’intérêts »19.
Ce risque ne se matérialise jamais lors de la réalisation du crédit car, à un instant donné, il
sera absurde qu’une banque prête à un taux inférieur au cout de sa collecte. Le risque de
taux ne peut donc apparaitre que dans le temps et uniquement si les durées des emplois et de
ressources ne sont pas parfaitement adossés (il y’a adossement parfait lorsque les emplois et
les ressources sont sur une même durée, préservant dans le temps la marge de la banque). Même
dans une situation d’adossement parfait, le risque peut apparaitre lorsque les
emprunteurs (les déposants) viennent rembourser (se faire rembourser) leurs prêts (leurs
placements) par anticipation .Dans ce cas, l’adossement prévu à l’origine disparaît.
Certaines branches d’activités peuvent être durement frappées par la fermeture d’un
débouché extérieur, ou, même sur le marché intérieur, par la suppression d’une protection
douanière. Les banques redoutent tout particulièrement les positions spéculative qui, se
généralisant dans une profession, peuvent rendre celle-ci très vulnérable.
d. Le risque général
Le risque général dépasse le cadre de l’affaire au profit de laquelle le crédit est sollicité, pour
frapper l’économie d’une nation entière, d’une région voir la situation internationale. Le risque
général est difficile à prévoir, et il est encore plus difficile d’y parer.
Leur prévision, même lorsqu’elle est possible, est à elle seule un élément de trouble pour les
affaires.
19
[Link], « Gestion des risques et gestion actif-passif des banques », édition DALLOZ, 1995, P18
20
Rachedi Mounia et Azouni Yamina, Mémoire de licence « les risques des crédits bancaires », 2002-2003.
Chapitre I : Typologie des produits bancaires
Le risque naturel
Pour l’auteur Tronchon « le milieu naturel impose des contraintes à l’aménagement du fait
qu’un site présente toujours des caractéristiques dépendantes »22. Les conséquences d’événements
naturels tels que des inondations, de sécheresse, des incendies, des épidémies, des invasions de
parasite, qui frappent des régions plus ou moins étendues sont également sources de difficultés
pour les banques.
21
Doubi Bi Tra et Marcel [Link], « Banque, finance& bourse », édition Harmattan,2011, p312.
22
Pierre Tronchon, « Risque majeurs, environnement et collectivité locales », édition 1991,p30
Chapitre I : Typologie des produits bancaires
A coté de cette classification de l’auteur Sardi, d’autres risques sont souvent cités dans la
littérature mais, ils sont liés directement à la gestion des établissements bancaires. Il s’agit du
risque d’insolvabilité, du risque réglementaire, du risque d’image commerciale.
e. Le risque d’insolvabilité
Le risque de solvabilité, appelé aussi « risque d’insolvabilité » occupe une place
primordiale, car il concerne la survie même de la banque, et qui est dû à la manifestation d’un ou
de plusieurs risques à savoir le risque de contrepartie, de marché, de liquidité…, donc « le risque
d’insolvabilité est celui de ne pas disposer des fonds propres suffisants pour absorber des pertes
éventuelles »23
Aussi,« dans une banque, les ressources sont employées sous forme de prêts dont le
remboursement permet celui des ressources »24. Si les emprunteurs ne respectent pas leurs
engagements dans les proportions significatives (risque de contrepartie) la banque ne peut plus
faire face aux siens (rembourser les déposants). C’est la manifestation du risque d’insolvabilité qui
apparait en cas de :
Rupture de la chaine des flux financiers au sein de la banque liée à la défaillance d’une ou
plusieurs contreparties. Ce risque est donc fortement présent dans le cadre des opérations de
crédit d’investissement.
Risque lié à l’environnement de la clientèle (situation politique, économique…)
f. Le risque réglementaire
Par définition, « le risque réglementaire correspond au risque d’encourir des sanctions
fiscales ou juridiques, suite à une non application des dispositions légales en vigueurs »25. Dès que
la banque entre en relation d’affaires avec un client, notamment lors de l’octroi de crédit
d’investissement, elle peut courir ce type de risques.
23
Joel Bessis, « Gestion des risques et gestion d’actif-passif des banques », édition Dalloz, 1995, P20
24
Jean-luc siruguet, « Le contrôle comptable bancaire », 2007, p93.
25
Antoine sardi, « Audit et contrôle bancaire interne » édition AFGES, 2002, p451.
26
Henri-Pierre Maders et Jean-luc masselin, « Contrôle interne des risques », édition EYROLLES,2006, p104.
Chapitre I : Typologie des produits bancaires
2.3. Les garanties liées aux crédits bancaires
La réussite de l'opération d’octroi de crédits doit être couverte par des garanties, la
banque doit toujours imaginer tous les moyens capables de lui assurer une meilleurs sécurité,
pour cette raison le banquier consiste à demander des garanties à son client qui constitue aussi
un moyen pour le banquier de se prémunir contre le risque du crédit. Nous estimons que le
moyen de prévention le plus efficace est l'étude de la situation passée, présente et future de
l'entreprise emprunteuse. Toutefois il existe d'autres moyens complémentaires à l'étude de
dossier dont les plus importants sont:
2.3.1. Suretés personnelles:
Se définie comme l'engagement prie par une personne physique ou morale (que nous
appelons la caution) de satisfaire une obligation si le débiteur n'y satisfait pas lui- même, elle
se matérialise sous forme de cautionnement ou l'aval 27.
[Link]. Le cautionnement :
L'article 644 du code civil Algérien dispose que : «le cautionnement est un contrat par
lequel une personne garantit l'exécution d'une obligation, en s'engageant envers le créancier à
satisfaire à cette obligation si le débiteur n'y satisfait pas lui-même ». C'est engagement pris
par un tiers, appelé caution envers un créancier, de s'exécuter en cas de défaillance de son
débiteur. En vertu de l'article 652 du code du commerce Algérien: «la caution n'est
responsable qu'a concurrence du montant pour lequel il est porté garant ». Le cautionnement
est considéré comme un acte civil lorsqu'il porte sur des dettes commerciales, et cela même si
la caution est un commerçant, toutefois il est considéré comme un acte commercial lorsqu'il
résulte d'avale et d'endossement de traites. Le cautionnement peut être simple ou solidaire.
a. La caution simple:
27
Dominique Legeais, « sûretés et garanties du crédit », édition LGDJ, 9éme édition, 2013
Chapitre I : Typologie des produits bancaires
[Link]. L’aval:
C'est un engagement prés par un tiers ou par signataire d'un effet de commerce (lettre de
change, billet à ordre, chèque de payer le montant en totalité ou en partie son échéance) en cas de
défaillance du débiteur principal dont il est le garant l'engagement du donneur d'aval est identique
à celui d'une caution solidaire. Les garanties personnelles d'excellentes garanties pour le banquier
mais ce dernier n'as pas toujours la possibilité de renseigner sur la situation patrimoniale de la
caution.
2.3.2. Les suretés réelles:
Les suretés réelles permettent de réserver un ou plusieurs actifs mobiliers ou immobiliers
appartenant au bénéficiaire du crédit ou à une tierce personne à la garantie de l'emprunt contractée
auprès de la banque prêteuse en faisant naitre au profit de cette dernière une cause dite «cause de
légitime préférence » 28
Se sont des hypothèques privilégiées qui confèrent au créancier une garantie sur un
immeuble avec un droit de suite le gage automobile: C'est un privilège spécial mobilier qui
consiste à mettre en gage un véhicule immatriculé pour garantir le prêt destiné à l'achat de ce
véhicule.
28
cause de légitime préférence : est un avantage que la loi accorde à un créancier, suivant la nature de sa créance
et selon un ordre déterminé, d'échapper à la règle de l'égalité entre les créanciers et d'être payé en priorité sur le
produit de la vente des biens de son débiteur.
Chapitre I : Typologie des produits bancaires
3.1.1. Le chèque :
Le chèque est un écrit par lequel une personne dénommée le tireur donne l’ordre à une autre
personne dénommée le tiré de payer une certaine somme au titulaire ou à un tiers, appelé le
bénéficiaire.
Le chèque fait donc intervenir 3 personnes :
-Le tireur : c’est lui qui établit et signe le chèque ;
-Le tiré : c’est lui qui détient les fonds et paye ; ce peut être une banque, une société de
bourse, etc.
-Le bénéficiaire : c’est lui qui reçoit le paiement.
Chapitre I : Typologie des produits bancaires
29
LUC BERNET-ROLLANDE, Principe de technique bancaire, édition DUNOD, février 2003, P42-43-44.
30
Ammour.B. Opcit.page53
Chapitre I : Typologie des produits bancaires
Le chèque postal : C’est un titre établi sur une formule spéciale délivrée par
l’administration des postes qui permet d’utiliser selon des règles propres un compte de
31.
dépôt ouvert e t tenu par cette administration
Le chèque visé : Le chèque visé est un chèque ordinaire dont le tiré garantit à la
création l’existence de la provision. Cette garantie est effectuée par l’apposition d’un visa.
31
Farhet.R « le droit bancaire » édition Librairie A
Chapitre I : Typologie des produits bancaires
- Le tireur : c’est lui qui prend l’initiative d’émettre la lettre de change et invite, de ce
fait le tiré à payer ;
- Le tiré : c’est lui qui doit payer à l’échéance la somme indiquée ; il doit avoir une dette
à l’égard du tireur ; c’est la personne qui constitue la provision.
- Le bénéficiaire : c’est à lui que le tiré doit payer.
B de recevoir
L’argent de
C doit de l’argent
àA
B est appelé
« bénéficiaire » ou C est appelé « tiré »
« porteur »
a. La Provision :
La provision est la créance du tireur sur le tiré. Rien à voir avec la notion de provision
liée au chèque. On dit qu’il y a provision si, à l’échéance de la lettre de change, celui sur qui
elle est fournie est redevable au tireur d’une somme au moins égale au montant de la lettre de
change. La provision doit exister au moment de l’échéance, mais pas obligatoirement au
moment de l’émission.
b. L’aval :
Le tireur peut demander la garantie d’un tiers vers qui il pourra se retourner en cas de
défaillance du tiré à l’échéance. L’aval est l’engagement pris par un tiers de payer la lettre de
change à l’échéance si le débiteur n’effectue pas le paiement. Le donneur d’aval (ou avaliste
ou avaliseur) signe la traite avec la mention « bon pour aval ». Cette garantie peut être donnée
pour tout ou partie du montant de la traite.
c. L’endossement :
Endosser une lettre de change, c’est apposer une signature au verso pour la transmettre
à un autre bénéficiaire en ajoutant la mention « Payez à l’ordre de … » ; mais une simple
signature sans cette mention suffit. Le porteur actuel de la lettre de change est l’endosseur. Il
la signe et la remet à un nouveau porteur, l’endossataire32.
Remarque : Le nouveau porteur ne signe pas la lettre de change, mais s’il veut aussi la
transmettre, il devra la signer en tant qu‘endosseur avant de la remettre au nouveau porteur.
2
[Link]. Le billet à ordre 25
Le billet à ordre est un titre par lequel une personne appelée souscripteur (le débiteur)
reconnaît sa dette et s’engage à payer à une personne appelée bénéficiaire (le créancier ou un
tiers désigné par lui) une certaine somme à une date déterminée. Le débiteur prend l’initiative
et établit lui-même le document par lequel il s’engage à s’acquitter de sa dette à une date
déterminée.
On distingue aussi le billet à ordre relevé dont la création a été réalisée dans le même
but que la lettre de change relevée étudiée précédemment. Une fois souscrit il est remis par le
32 er
PUTMAN moyen de paiement et de crédit, ed PUF, 1 édition, 1995.
Chapitre I : Typologie des produits bancaires
33 eme
GAVALDA et STOUFFLET, « effet de commerce, chèques, carte de paiement et de crédit », ed Litec, 4
édition, 2001.
Chapitre I : Typologie des produits bancaires
le virement indirect :
Le virement est « indirecte »quant il est effectué entre deux personnes titulaires de comptes
dans des banques différentes.
34
Greslier.H. « Aide mémoire banque », édition DUNOD, paris 1979, page 97.
35
SIDI-MAMMAR Lydia, Mémoire de magister, « Essai d’analyse de l’impact de la réforme du système de
paiement sur l’utilisation des moyens de paiement scripturaux en Algérie »2010.
Chapitre I : Typologie des produits bancaires
Les valeurs électroniques sont alors transmises entre détenteurs de cartes sans faire
l’objet d’encaissement dans un compte à l’instar du billet de banque3 36.
La monétique est donc l’ensemble des moyens techniques utilisés pour automatiser les
transactions bancaires et monétaires37.
36
BOUNIED. (2002): «Quelques incidences bancaires et monétaires des systèmes de paiement électroniques»,
revue Economique, n°52, pp. 313-331, p. 318.
37
BEITONE A., CARZOLA A., DOLLO C. et DRAI A. M. (2007) : «Dictionnaire des sciences économiques»,
Edition Armand Colin, Paris, p. 296
38
D.A.B : Distributeur Automatique Bancaire, permet la réalisation de deux opérations : les retraits et demandes
de chéquier.
39
G.A.B : Guichet Automatique Bancaire, permet en plus des opérations de retraits et de demandes de chéquier,
d’obtenir son solde, faire des virements en faveur d’autres personne.
40
Rapport annuel sur les systèmes et moyens de paiement de l’exercice de 2007, BAM.
41
Comprend actuellement la plupart des établissements bancaires.
42 éme
BERRADA (Mohamed Azzedine) « les techniques de Banque de crédit et de commerce Extérieur », 5
édition, SECEA, Casablanca, 2007.
Chapitre I : Typologie des produits bancaires
44 éme
BERRADA (Mohamed Azzedine) « les techniques de Banque de crédit et de commerce Extérieur », 5
édition, SECEA, Casablanca, 2007.
45
Article de N Barbaroux et [Link], les options et les contrats à terme,p31.
Chapitre I : Typologie des produits bancaires
*Exemple d’IRS :
Soit la société X qui s’est financée sur le marché obligataire en émettant un emprunt à 5
ans avec un coupon de 7% (taux fixe), celle-ci anticipe une baisse des taux d’intérêt
(possibilité de réduire le montant à verser sous forme de coupon) dans ce cas elle souhaite
convertir sa position en taux variable, pour cela elle conclue avec sa banque un contrat swap.
Intérêt Intérêt à 7%
MM
Marché Société Banque
M
Intérêt
Intérêt à7%
MmmMA
Variable
Source : Alain Ruttiens« Manuel des produits dérivés » Ed ESAK, PARIS, 2000.
*La banque offre à la société la possibilité de convertir son taux fixe en un taux variable que
la société anticipe favorable.
*Pour cette opération la société ver se à la banque une commission, celle-ci est le prix du
produit swap.
Chapitre I : Typologie des produits bancaires
46
BELKADI Saliha, Mémoire de magister, « Les enjeux de bancassurance et les perspectives de son
développement en Algérie », Université de Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou.
Chapitre I : Typologie des produits bancaires
47
Guide des banques et des établissements financiers en Algérie, édition 2015, [Link].
Chapitre I : Typologie des produits bancaires
Conclusion
L'activité classique principale des banques consiste à exercer, à leur propre risque, le rôle
d'intermédiaire entre les agents économiques qui disposent d'un surplus financier (qui ont capacité
d’un financement) et ceux qui ont besoin d'un financement, en remplissant ses principales
fonctions traditionnelles, à savoir le financement, la collecte de l'épargne et la gestion des moyens
de paiements.
Toutefois, les transformations profondes qui ont affecté l’environnement bancaire à la suite des
mutations du système financier enregistrées à partir des années 80 et 90, ont obligées les banques
à élargir leurs champs d’application et de s’orienter vers des nouvelles activités, en introduisant
des nouveaux produits bancaires et des nouvelles formes d'intermédiation.
Chapitre II : L’implication des produits bancaires dans l’économie
ainsi que le système bancaire algérien
Introduction
Les structures, les mécanismes, les réseaux et les mutations des systèmes financiers sont
largement déterminées par l’interaction au cours du temps par de nombreux facteurs
macroéconomiques et microéconomiques. Il existe des systèmes financiers divers, mais dans
ce chapitre on traitera les produits bancaires dans la conjoncture Macroéconomique
(économie d’endettement et économie de marché (capitaux)).
L'impact de l'activité bancaire ne s'arrête pas à la sphère purement financière.
Les implications macroéconomiques des produits illustrées par la création monétaire et la
collecte de l'épargne ,exercent une influence sur la sphère réelle en impactant sur les
différents agrégats illustrant et mesurant l'activité économique , inversement le modèle
économique ou le système financier adopté par un pays détermine les caractéristiques
générales des produits et dans une autre mesure les banques doivent tenir compte d'un
ensemble de facteurs liés à leur environnement économique dans le cadre de leur politique de
gestion des produits , c'est cet ensemble d'éléments que nous tenterons d'expliciter et de
développer au cours de ce chapitre .
Chapitre II : L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi
que le système bancaire algérien
Ainsi, plus le taux d'intérêt assortit au crédit est élevé, plus le coût du crédit donc le
prix du financement du projet d'investissement des entreprises est élevé, ce qui décourage
l'investissement et implique la diminution de celui-ci.
Chapitre II : L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi
que le système bancaire algérien
1
« canal de crédit », in Patrick villieu, « Macroéconomie, l’investissement », édition La Découverte Paris, 2000.
2
Monnaie fiduciaire : billets et pièces divisionnaires.
3
Monnaie scripturale : monnaie disponible(inscrite au crédit) dans les comptes bancaires.
Chapitre II : L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi
que le système bancaire algérien
4
Equation de l'équilibre monétaire MV=PT (IRWING FISHER)
Ou : M : masse monétaire : quantité de monnaie mise à la disposition de l'économie.
V : vitesse de circulation de la monnaie.
P : niveau général des prix.
T : le volume des transactions.
Pour Ficher à court terme ; V et T sont constants ce qui implique un lien direct entre
masse monétaire et niveau des prix M→P sous la forme d'une relation positive entre ces deux
variables ainsi :
L’équation des échanges MV = PT, énoncée par l’économiste américain Fisher (1867-1947), est
une évidence comptable : par définition, la valeur des transactions (c’est-à-dire les prix P multipliés
par les quantités T, autrement dit une grandeur qui évolue comme la valeur de la production) est égale
à la quantité d’unités monétaires (M, la masse monétaire) multipliée par le nombre moyen de
paiements effectués par chaque unité.
La théorie quantitative soutient que :
– T est exogène (T ne peut atteindre qu’un seul niveau parce que les « lois du marché » sont
censées garantir le plein emploi des ressources, notamment du travail) ;
– V est exogène (dépend des habitudes et des institutions) ;
– dans ces conditions, le niveau de M détermine le niveau des prix P et, si M augmente (par
exemple, par suite de la création monétaire des banques), P augmente dans les mêmes
proportions.
En conséquence, le niveau général des prix dépend directement et uniquement de la
masse monétaire. Pour contrôler l’inflation, il suffit que la banque centrale contrôle
l’évolution de la masse monétaire.
Selon la théorie quantitative, la monnaie est neutre : elle n’agit pas sur le niveau de la
production et des échanges. Cette théorie correspond à une conception dichotomique de
l’économie (séparation des phénomènes réels et des phénomènes monétaires). Mais en fait la
monnaie n’est pas neutre
4
Sophie Cudennec François, l’essentiel de l’économie monétaire et bancaire, édition élipses, 2012
Chapitre II : L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi
que le système bancaire algérien
– première période (flèches rouges) : les entreprises cherchent à produire ; pour atteindre cet
objectif, elles doivent résoudre un problème lié à un décalage inévitable entre leurs dépenses
et leurs recettes : il leur faut obtenir des ressources pour engager la production (embaucher
des travailleurs) avant de disposer des recettes liées à la vente de leur produit. Le rôle des
banques est de prêter (1) aux entreprises pour leur permettre de combler ce décalage entre
recettes et dépenses ; puis les entreprises vont payer les salaires (2) aux travailleurs ; enfin,
ces derniers laissent leurs revenus en dépôt auprès des banques (3);
– deuxième période (flèches bleues) : les ménages utilisent leurs dépôts bancaires comme
moyens de paiement (4) pour acheter des biens de consommation auprès des entreprises (5) ;
ces dernières utilisent ces ressources pour rembourser leurs emprunts (6) auprès des banques.
Le circuit monétaire est bien bouclé : la création monétaire initiale, nécessaire pour amorcer le
démarrage du circuit économique par la production des entreprises, se traduit in fine par une
destruction de la monnaie créée au départ.
Chapitre II : L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi
que le système bancaire algérien
– Les banques ont une double fonction essentielle dans l’économie : d’une part, elles financent les
agents économiques, et d’autre part, elles gèrent les moyens de paiement. Ces deux fonctions sont
simultanées et indissociables, comme l’illustre le célèbre adage selon lequel «les crédits font les
dépôts».
– Lorsqu’une banque accorde un crédit à une entreprise, cette opération se traduit immédiatement
par deux écritures au bilan de la banque : le prêt accordé apparaît à l’actif, et le montant des
liquidités ainsi créées figure au passif de la banque car elles constituent un dépôt dans cette banque
sur le compte de l’entreprise emprunteuse ;
– La création monétaire est le privilège des banques : celles -ci créent de la monnaie en
«monétisant» leurs créances et en émettant des dettes qui ont la particularité d’être acceptées
comme moyens de paiement. La plupart du temps, les créances bancaires correspondent à des
crédits : il s’agit de la monnaie de crédit, créée ex nihilo par les banques à l’occasion de leurs
prêts.
– La monétisation de leurs créances par les banques ne se limite pas aux crédits bancaires, mais
peut également concerner des créances détenues par les banques sous forme de titres financiers
(actions, obligations). L’évolution de la masse monétaire résulte du décalage entre la création et la
destruction de monnaie lié aux opérations de prêt et de remboursement (de même que la
population évolue en fonction de la différence entre naissances et décès).
– Dans une économie en croissance, dépenses et recettes des agents économiques progressent ainsi
que leurs besoins de financement, ce qui amène une augmentation de la monnaie de crédit, les
nouveaux crédits étant supérieurs aux anciens crédits venant à échéance ;
– La création et la circulation monétaire sont directement liées au fonctionnement de l’économie :
elles sont endogènes à l’économie. Il y a, en particulier, un lien direct entre l’offre de monnaie des
banques et les besoins de financement du secteur productif (les entreprises). La création monétaire
est déterminée par le niveau de l’activité économique. Par leurs prêts, les banques permettent aux
entreprises d’anticiper sur leurs revenus à venir. Elles partagent de ce fait les risques pris par les
entreprises et qui sont liés à l’incertitude du futur.
Les banques et la création monétaire jouent donc un rôle actif dans le développement de l’activité
économique : la monnaie n’est pas neutre.
En effet, la distribution des crédits contribue à l'investissement celui-ci est une source de
création d'emplois, ce qui implique l'augmentation des revenus distribués au niveau
Chapitre II : L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi
que le système bancaire algérien
national provoquant une hausse de la demande globale, l'offre globale ne pouvant suivre ce
rythme, la demande sera alors supérieure à l'offre et donc conformément à la loi de l'offre et
de demande, le niveau général des prix augmentera entrainant le phénomène d'inflation.
On déduit alors qu'une offre de crédit excessive, dans le sens ou le volume de la création
monétaire dépasserait le rythme de croissance de la production entrainerait l'inflation.
Ainsi, en réponse aux questions de notre problématique on dira que le produit bancaire
crédit, présente un avantage certain et prouvé pour l'économie, il est nécessaire au
financement de celle-ci. Cependant, il peut être la source du mal de l’inflation.
De ce fait les autorités monétaires doivent certes aborder une politique en faveur de
celui-ci, mais celle-ci doit intégrer un contrôle de la masse monétaire et avoir pour objet
d'assurer le financement de l'économie tout en vaillant à autoriser une création monétaire
correspondant à une expansion compatible avec le volume de croissance de la production ; de
l’économie réelle.
5
Grameen Bank : banque crée en 1983 par le prix Nobel Mohammed Yunes, banque spécialisée dans la micro
finance.
Chapitre II : L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi
que le système bancaire algérien
La première vision suppose que l'épargne est nécessaire à l'économie, par épargne on
entend « la productive » en d'autres termes celle placée auprès des banques sous l'une des
formes de produits de placement, éliminant ainsi l'épargnes stérile c’est-à-dire la monnaie
thésaurisée.
La principale critique formulée à l'égard de cette vision repose sur le fait que
l'augmentation du revenu engendrée par le mécanisme ci-dessus pourrait, au lieu d'être
affecter à la consommation être encore une fois allouée à l'épargne, ce qui reviendrai à
amoindrir la consommation qui est pourtant le pilier de la croissance et pourrait conduire à
une crise de surproduction faute de consommation. C'est sur cette idée que repose la seconde
vision.
Pour les défenseurs de celle-ci, les produits bancaires de placement pourraient s'avérer
néfastes pour la consommation dans la mesure où ils considèrent que la consommation doit se
faire à priori pour écouler la production, compenser l'offre des entreprises et permettre la
croissance et non pas être un résultat à posteriori. Mais malgré la pertinence de cette
approche, celle-ci néglige le rôle de l'épargne comme pivot de l'investissement.
En dépit de l'apport explicatif sur l'impact des produits bancaires sur l'agrégat
consommation des deux visions présentées, celles -ci présentent des insuffisances, néanmoins
les deux se complètent et une application raisonnable des enseignements tirés mènerait à un
juste arbitrage entre consommation et épargne.
Chapitre II : L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi
que le système bancaire algérien
Ainsi, on dira que la consommation est nécessaire à la croissance comme l'épargne l'est
à l'investissement. Le bon fonctionnement des mécanismes économiques implique un dosage
rationnel entre consommation et épargne, cette dernière doit être orientée et encadrée ; placée
auprès des banques (grâce aux produits de placement) qui sert de support aux crédits, finance
l'investissement et contribue au bon fonctionnement de l'économie.
Tout au long de cette section nous avons présenté l'impact des produits bancaires
distinctement sur les différents agrégats de l'économie, sans oublier de constater et de mettre
en évidence les imbrications et les relations qui relient ces agrégats, ainsi l'analyse a per mis
de montrer le lien étroit entre les produits bancaires notamment le crédit et l'économie, ainsi
que l'effet de ceux-ci sur la fixation d'objectifs dans le cadre des politiques économiques.
2.1.1. Définition
L'économie d'endettement est un système financier où prédomine la finance indirecte,
sous la forme d'un financement par le crédit. Celui -ci suppose l'intervention d'un processus
6
Système financier : ensemble complexe d’intermédiaires financiers et de réseaux qui permettent d’échanger
des actifs entre eux et avec les agents non financiers.
Chapitre II : L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi
que le système bancaire algérien
L'économie d'endettement ne doit pas être confondue avec l'économie endettée. Il n'est pas
incompatible qu'une économie de marchés financiers réalise son équilibre par l'endettement
extérieur. La différence majeure entre une économie d'endettement et une économie de marché
financier est que, dans la première, la Banque Centrale est un prêteur en dernier ressort contraint
d'assurer le bouclage du financement de l'économie alors que, dans la seconde, l'intervention du
prêteur en dernier ressort reste discrétionnaire Ainsi ce système est caractérisé par :
Ce qui suppose un recours important aux crédits bancaires. Dans une économie
d'endettement le produit crédit est très prisé et très répandu, la banque joue un rôle privilégié dans
le financement de l'économie, en revanche en raison du manque de développement ou même de
l'inexistence des marchés financiers les produits de type financiers: options, contrats, titres ....etc.,
sont très peu proposés, les banques sont cloisonnés dans leur rôle traditionnel d'intermédiaires par
8
intercalation de bilan , leur intervention sur les marchés pour le compte de leur client est
insignifiante ou inexistante.
[Link]. Un mode de placement en faveur des produits d'épargne
traditionnels
En économie d'endettement, l'épargne des ménages est mobilisée au niveau des banques
sous forme de dépôts généralement à court terme, les placements en valeurs mobilières sont très
rares.
Xavier Ducreux, Les Cahiers français n° 277, juillet-septembre 1996, La Documentation française (extrait)
7
Intercalation de bilan : la banque utilise les ressources collectées ( figurant au passif de son bilan) pour
financer ses emplois et crédits (figurant à l’actif de son bilan).
Chapitre II : L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi
que le système bancaire algérien
9
Refinancement : processus qui consiste pour les banques primaires à se procurer des liquidités auprès de la
banque centrale.
Chapitre II : L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi
que le système bancaire algérien
des marchés. Ce système privilégie la finance directe. L'activité des marchés permet à l'offre
et à la demande de capitaux de se confronter directement sans passer par la médiation d'un
10
intermédiaire financier .
Cependant, les intermédiaires financiers, y compris les banques, sont présents sur les
marchés à la fois comme offreurs et comme demandeurs de titres indifférenciés et non sur
l'opération individualisée qu'est le crédit bancaire. Le crédit n'en constitue pas moins une
activité essentielle des banques. Il est destiné aux agents qui n'ont pas de dimension suffisante
pour emprunter sur le marché des titres.
Dans ce cadre, les ratios d'autofinancement des entreprises sont particulièrement élevés.
Ils expriment le rapport de l'épargne brute des entreprises à leur formation brute de capital
(avec ou hors stocks), et permettent ainsi de confronter la capacité de financement des
entreprises à l'investissement qui a été effectivement réalisée au cours de l'exercice. Des taux
d'autofinancement élevés maintenus sur longue période impliquent que le profit non distribué
des entreprises leur permette de financer l'investissement courant sur leur épargne préalable.
Elles font appel au marché financier pour le financement d'accroissements significatifs
de leur activité. Dans ces conditions, les banques diversifient leur activité et détiennent des
actifs diversifiés combinant à des degrés divers risque et rendement. La présence dans leur
bilan de titres publics (actifs non risqués et rémunérés) apparaît comme une nécessité de
bonne gestion. L'importance du stock de la dette publique en fait une contrepartie essentielle
de la masse monétaire. Le taux d'intérêt est dans un tel système de financement, à la fois un
prix d'équilibre entre l'offre et la demande de capitaux et le coût des ressources additionnelles.
L'économie de marché se caractérise par la prédominance de la finance directe, dans la
mesure où le financement de l'exploitation et de la croissance des entreprises est
majoritairement assuré par les marchés des capitaux, cette hégémonie des marchés financiers
n'exclu pas l'intermédiation bancaire, d'une part du fait que l'intermédiation bancaire et la
finance directe ne sont pas exclusive l'une de l'autre : même si l'apport des marchés de
capitaux est incontestable, le secteur bancaire continu d'offrir des produits de financement et
d'épargne .
D'autre part les banques interviennent sur les marchés des capitaux pour leur compte
certes, mais aussi pour le compte de leur client en proposant des produits et des services
multiples. Ainsi le système d'économie de marché est caractérisé par :
10
Xavier Ducreux, Les Cahiers français n° 277, juillet-septembre 1996, La Documentation française (extrait)
Chapitre II : L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi
que le système bancaire algérien
La détermination du taux directeur par la banque centrale ayant pour but de servir de
référence (base modulable) reste toute fois en vigueur.
L'économie de marché est marquée par l’hégémonie du marché financier, cependant ceci
n'exclue pas les banques car, celles-ci ont su s'adapter et s'imposer sur les marchés, elles y
interviennent activement : parallèlement à leurs fonctions traditionnelles (distribution de crédits,
gestion de compte ....etc.). Elles proposent des produits d'un nouveau genre : de
l'épargne hors bilan (OPCVM), des services de gestion des valeurs immobiliers et tendent de plus
en plus à s'investir sur les marchés des produits dérivés. L'intervention des autorités
Chapitre II : L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi
que le système bancaire algérien
monétaires reste indispensable même si les taux d'intérêt sont moins administrés et plus flexibles.
La réalité économique ne fait que la distinction entre les deux systèmes financiers : économie
d'endettement/ économie de marché reste conceptuelle ou même théorique. En effet dans les
économies modernes, ces deux systèmes ont tendance à s'imbriquer et se compléter, ce qui se
traduit en termes de produits bancaires par une offre importante en matière de ceux - ci : aussi bien
sur le plan quantitatif, la quantité de produits proposés est de plus en plus grande, que sur le plan
qualificatif, les produits sont de plus en plus diversifiés allant du crédit considéré comme classique
aux produits financiers les plus sophistiqués.
2014, le réseau des banques publiques comprend 1 113 agences, celui des banques privées 325
agences alors que le nombre d’agences des établissements financiers s’élève à 87 contre
respectivement 1 099, 313 et 87 fin 2013.
Les banques publiques sont établies dans l’ensemble des wilayas, alors que les banques
privées ont développé leur réseau principalement au nord du pays.
Le total des guichets d’agences des banques et établissements financiers s’établit à 1525
contre 1 499 en 2013, soit un guichet pour 25 600 habitants contre 25 500 habitants en 2013. En
revanche, le ratio population active/guichets bancaires s’est amélioré passant de 8 000 personnes
en âge de travailler par guichet bancaire en 2013 à 7 500 personnes en 2014. Quant au centre de
chèques postaux, son réseau d’agences est plus dense que celui des banques avec 3 533 guichets
reliés électroniquement en 2014, répartis sur l’ensemble du territoire national, soit un guichet pour
3 240 personnes en âge de travailler. En tenant compte du total des guichets du secteur bancaire et
du centre des chèques postaux en 2014 (5 054), il ressort une population active de 2 260
personnes par guichet contre 2 430 personnes en 2013.
Par ailleurs, le niveau de bancarisation, en termes de nombre de comptes ouverts par les
banques à la clientèle des déposants (comptes actifs en dinars et devises) et par les centres de
chèques postaux, se situe en 2013 à environ 2,98 comptes par personne en âge de travailler contre
2,71 en 2013. Par rapport à la population de plus de 15 ans, ce ratio est de 1,2 compte par
personne sans changement par rapport à l’année 2013.
Le ratio actifs bruts du secteur bancaire (banques et établissements financiers)/ produit
intérieur brut a atteint 69,9 % contre 62,1 % à fin 2013 et 59,6 % à fin 2012.
Le ratio actif brut du secteur bancaire (hors placement des dépôts du secteur des
hydrocarbures)/produit intérieur brut hors hydrocarbures est estimé à 89,1 % contre 84,1 % en
2013 et 84,4 % en 2012. Indicateur de pénétration du marché, le ratio dépôts (monétaires et non
monétaires) hors secteur des hydrocarbures/produit intérieur brut hors hydrocarbures s’établit à
65,9 % contre 62,1 % à fin 2013 et 61,6 % à fin 2012. Les crédits à l’économie des banques et
établissements financiers (crédits aux résidents), compris les créances non performantes
rachetées par le Trésor par émission de titres (titre non échus), représentent 55,0 % du produit
intérieur brut hors hydrocarbures contre 48,5 % en 2013 et 46,0 % en 2012.
Tableau n° 1 : évolution des dépôts en Algérie par leur nature. (En millions de DA)
10000
9000
8000
7000
6000 4
5000 3
4000 2
3000 1
2000
1000
0
2011 2012 2013 2014
100,00%
90,00%
80,00%
70,00%
60,00%
Banques publiques
50,00%
40,00% Banques privées
30,00%
20,00%
10,00%
0,00%
2011 2012 2013 2014
Après la baisse graduelle enregistrée jusqu’à 2013, la part des dépôts des banques publiques
est en légère hausse en 2014 (87,7 % contre 86,6 % en 2013) ; la part des banques publiques dans
le total des ressources collectées restant très importante.
Compte tenu de la hausse des dépôts du secteur des hydrocarbures, dépôts principalement à
vue, la part des dépôts à vue collectés par les banques (52,1 % contre 48,9 % en 2013) augmente au
détriment des dépôts à terme. En effet, l’accroissement des dépôts à vue collectés par les banques est
élevé en 2014 (25,4 %) comparativement à l’année 2013 (5,4 %), alors que l’année 2012 avait
enregistré une contraction en la matière ( -4 %).
En revanche, le taux d’accroissement des dépôts à terme s’est stabilisé en 2014 à 10,6 %
(10,7 % en 2013), suite à celui plus important enregistré en 2012 (19,6 %). Ainsi, la part des
dépôts à terme dans le total de dépôts collectés (à vue et à terme) passe de 49,8 % à fin 2012 à
51,1 % à fin 2013, pour ensuite reculer à 47,9 % à fin 2014. En 2014, les banques publiques ont
fait un effort appréciable de collecte des dépôts à vue (26,2 % contre 4,2 % en 2013), les banques
privées, quant à elles, ont aussi enregistré un accroissement plus important en 2014 (21,4 %)
qu’en 2013 (11,7 %).
L’accroissement des dépôts à terme en 2013 et 2014 est relativement régulier au niveau des
banques publiques (12,2 % contre 10,7 % en 2013), après l’accroissement important de 2012 (19,6
%), alors que les banques privées enregistrent une baisse de leurs dépôts à terme en 2014 (-6,8 %
contre une hausse de 11,2 % en 2013 et 19,0 % en 2012).
La répartition des dépôts par secteur juridique est la suivante :
Tableau n°2 : La répartition des dépôts par secteur (En millions de DA)
Entreprises et autres
organismes publics 625.7 862.9 1 022.5 1 189.1
Entreprises privées 212.9 233.2 285.0 279.7
Ménages et associations 1 939.4 2 187.2 2 312.4 2 515.6
Autres 9.5 50.3 71.8 99.4
Graphe n°4 : les parts des secteurs privés et publics dans les dépôts
70,00%
60,00%
50,00%
Secteur public
40,00%
Secteur privé
30,00%
20,00%
10,00%
0,00%
2011 2012 2013 2014
L’analyse des données relatives à l’activité de collecte de ressources des banques, hors dépôts
constitués en garantie des engagements par signature donnés (crédits documentaires, avals et
cautions), montre les principales tendances enregistrées au cours de l’année sous revue :
Une forte hausse des dépôts collecté s auprès du secteur public (25,3 % contre 6,1 % en 2013
et une baisse de 6,5 % en 2012), comparativement à la hausse plus régulière des dépôts collectés
auprès des entreprises privées (12,0 % contre 15,7 % en 2013 et 16,9 % en 2012) et des ménages et
associations (8,6 % contre 7,1 % en 2013 et 13,0 % en 2012). Cette évolution s’est matérialisée par
la baisse de la part des dépôts collectés par les banques auprès du secteur privé (entreprises,
ménages, associations) dans le total des dépôts (secteurs public et privé). Cette part, qui était de
57,6 % à fin 2012 et de 58,4 % à fin 2013, s’est établie à 55,2 % à fin 2014 ;
Un niveau de dépôts des ménages dans le total des dépôts du secteur privé qui, bien que
relativement stable, reste important à 65,6 % contre 66,2 % en 2013 et 68,1 % en 2012 ;
Enfin, le ratio dépôts en devises des ménages/total des dépôts en devises collectés par les
banques demeure très significatif à 64,6 % contre 67,3 % en 2013 et 65,5 % à fin 2012, en contexte
de hausse des dépôts en devise s à la fois des ménages (5 %) et des entreprises publiques (19,9 %)
Au total, la part des dépôts à terme du secteur privé, y compris les dépôts en devises, dans
l’ensemble des dépôts du secteur privé demeure importante bien qu’en légère baisse (63,7 % contre
64,9 % à fin 2013 et 66,4 % à fin 2012), comparativement à la part des dépôts terme collectés par
les banques auprès du secteur public (33,4 % contre 35,9 % à fin 2013 et 32,2 % à fin 2012).
En 2014, en termes de flux de ressources mobilisées, les banques publiques ont enregistré un
flux positif de dépôts collectés en dinars auprès du secteur public (709,4 milliards de dinars contre
160,8 milliards de dinars en 2012) et auprès des entreprises privées et ménages (273,0 milliards de
dinars contre 229 milliards de dinars en 2013). En ce qui concerne les banques privées, comme pour
l’année 2013, le flux de ressources collectées en 2014 porte uniquement sur les entreprises privées
et ménages (76 milliards de dinars contre 99,7 milliards de dinars en 2013).
Enfin, à fin 2014, les dépôts à vue et à terme collectés auprès des entreprises et autres
organismes publics, des entreprises privées et ménages représentent des parts relatives
respectives de 44,3 %, 17,9 % et 35,8 %. Quant au reliquat de dépôts (2,0 %), il couvre les
dépôts des assurances non répartis par secteur juridique et des institutions privées à but non
lucratif au service des ménages.
Tableau n°3 : la distribution des crédits des banques par secteur (En millions de DA)
Chapitre II : L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi
que le système bancaire algérien
7000
6000
5000
4
4000
3
3000 2
1
2000
1000
0
2011 2012 2013 2014
100,00%
90,00%
80,00%
70,00%
60,00%
50,00% Banques publiques
40,00% Banques privées
30,00%
20,00%
10,00%
0,00%
2011 2012 2013 2014
Il ressort des données ci-dessus que la part des crédits distribués par les banques privées est
en léger recul en 2014, après une stabilisation en 2012 et 2013, soit 12,2 % contre 13,5 % en 2013
et 13,3 % en 2012.
Les crédits distribués par les banques privées portent sur le financement des entreprises
privées et ménages, secteur dont l’épargne financière est en progression et, pour une grande partie,
stable ces dernières années.
Le total des crédits des banques s’établit à 6 502,9 milliards de dinars à fin 2014,
correspondant à un accroissement des crédits de 26,2 % contre 20,3 % en 2013 et 16,8 % en
2012 ; les rachats de créances effectués par le Trésor en 2012 y inclus. La croissance des crédits
au secteur public a atteint 39,0 % contre 19,3 % en 2013, alors que celle des crédits au secteur
privé est de 14,7 % contre 21,2 % en 2013. La part des crédits aux entreprises privées et ménages
dans l'encours total des crédits distribués par les banques baisse, et s’établit à 48,0 % contre
52,8 % en 2013.
L'encours des crédits distribués au secteur public représente 52,1 % contre 47,2 % en 2013 du
total des crédits à l'économie dont 49,4 % en crédits directs (46,7 % en 2013) et 2,6 % sous forme
d’obligations émises par les entreprises publiques et détenues par les banques (0,5 % en 2013).
Par ailleurs, les banques publiques assurent la totalité du financement du secteur public,
alors que leur part dans le financement du secteur privé demeure importante (75,0 % contre 74,4
% en 2013). Au cours de l'année sous revue, le flux de crédits des banques publiques a bénéficié
plus aux entreprises publiques (939,1 milliards de dinars contre 393,7 milliards de dinars en 2013)
qu’aux entreprises privées et ménages (315,5 milliards de dinars contre 347,7 milliards de dinars
en 2013), traduisant l’implication des banques publiques dans le financement de grands projets
d’investissement dans les secteurs de l’énergie et de l’eau. Quant à l'expansion des crédits
distribués par les banques privées, celle-ci s’établit à un flux de 93,8 milliards de dinars contre
127,5 milliards de dinars en 2013 ; le taux de croissance (13,6 %) étant inférieur à celui des
banques publiques, et ayant bénéficié presqu’exclusivement aux entreprises privées et ménages.
Il importe de souligner que, comme pour les années précédentes, l’encours total des dépôts
collectés en dinars auprès des secteurs public et privé, les dépôts garantissant les engagements par
signature non inclus, reste largement supérieur à l’encours total des crédits
distribués à ces deux secteurs, alimentant ainsi l’excès de liquidité largement disséminé dans
le secteur bancaire.
Par maturité, les crédits à l'économie des banques et de la caisse d’épargne (après déduction
des créances rachetées par le Trésor public en 2011 et 2012) ont évolué comme suit :
Tableau n°4 : la distribution des crédits par maturité (En millions de DA)
Crédits des banques/maturité 2011 2012 2013 2014
Crédits à court terme 1 363.0 1 361.6 1 423.4 1 608.7
Banques publiques 999.6 973.9 936.4 1 091.0
Banques privées 363.4 387.7 487.0 517.7
La structure de l’encours des crédits distribués par les banques à fin 2014 confirme la
tendance haussière des crédits à moyen et long termes, qui ont atteint une part relative de 75,3
% (72,4 % en 2013) contre 24,7 % pour les crédits à court terme (27,6 % en 2013). Il s’agit
d’une tendance amorcée à compter de 2006 et résultant notamment de la progression des
crédits à long terme (39,0 % contre 28,6 % en 2013 et 31,9 % en 2012) distribués notamment
pour financer les investissements dans les secteurs de l’énergie et de l’eau.
L’augmentation des crédits hypothécaires et des crédits de financement d’autres biens
durables aux ménages a contribué à la tendance haussière des crédits à moyen et long termes.
En effet, l’encours des crédits hypothécaires est passé de 259,1 milliards de dinars à fin 2012
à 307,4 milliards de dinars à fin 2013 pour atteindre 359,5 milliards de dinars à fin 2014, soit
un fort accroissement pour les trois dernières années (17,0 % en 2014, 18,6 % en 2013 et 19,4
% en 2012).
Tirée par le rôle actif de la caisse d’épargne dans la distribution des crédits
hypothécaires avec une part relative de 60,7 % par rapport aux banques publiques, la part des
crédits hypothécaires aux ménages distribués par ces dernières est bien plus importante (94,1
%) que celle des banques privées. Par contre, l’engagement des banques privées dans la
Source : Rapport 2014 de la banque d’Algérie
Chapitre II : L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi
que le système bancaire algérien
distribution des crédits hypothécaires aux ménages reste relativement faible, en dépit des
dépôts considérables mobilisés auprès des ménages.
A fin 2014, les crédits à moyen et long termes distribués par les banques publiques
représentent 80,9 % du total de leurs crédits contre 79,0 % en 2013 et 73,8 % à fin 2012,
rachat de crédits déduits. Pour les banques privées, cette part, qui avait atteint un niveau
appréciable à fin 2009 (52 %), a reculé progressivement pour atteindre 34,5 % contre 30,1 %
à fin 2013 et 31,9 % à fin 2012 suite au ralentissement de la distribution des crédits aux
ménages.
En ce qui concerne l’évolution à fin 2014 des créances des banques sur l'Etat, la part
des banques privées est restée relativement modeste. Leurs créances sur l'Etat sont
représentées par les bons du trésor acquis et les avoirs détenus en comptes courants au
Trésor et Centre des Chèques Postaux. Les créances des banques publiques sur l’Etat sont
donc prédominantes du fait des différentes opérations d’assainissement patrimonial des
entreprises publiques effectuées par l’Etat propriétaire par émission de titres.
Au cours de l’année 2014, le Trésor a procédé au remboursement des obligations
émises en contrepartie du rachat de créances non performantes des entreprises publiques et
de quelques créances sur des entreprises privées et agriculteurs ; l’encours des obligations de
rachat atteignant 365,3 milliards de dinars. L’encours des créances que les banques
publiques détiennent sur le Trésor au titre des rachats de créances a baissé en 2014 et 2013
(240,5 milliards de dinars contre 325,8 milliards de dinars à fin 2013) ; les banques
publiques ayant vendu une partie de ces titres sur le marché. Celles-ci détiennent aussi des
créances sur le Trésor sous forme de titres participatifs (98,2 milliards de dinars) ou encore
sous forme de bons du trésor (621,1 milliards de dinars contre 453,8 milliards de dinars à fin
2013) et même des créances au titre des opérations effectuées pour compte.
Le tableau ci-après montre l'importance des créances détenues sur le Trésor par les banques :
Tableau n°5 : les créances détenues par les banques sur le trésor (En millions de DA)
Les dépôts en dinars collectés par les banques restent supérieurs au crédit intérieur (crédits à
l’économie + créances nettes sur l’Etat) des banques publiques et privées. En effet, à
fin 2014, le crédit intérieur des banques représente 86,3 % de leurs dépôts collectés en dinars
contre 82,1 % à fin 2013, soit un taux de 87,6 % pour les banques publiques et 76,7 % pour
les banques privées. Cela indique que l’excès de liquidité des banques est encore élevé en
situation de fonds propres et de provisions constituées appréciables. En conséquence, la
capacité de distribution de crédits, aussi bien des banques publiques que des privées, reste
appréciable.
d’accéder à leurs comptes de dépôts et de transférer ces fonds via Internet ou d’autres
11
liens de télécommunication .
11
Michel Aglietta et Laurence Scialom, les risque de la monnaie électronique, revue française de L'Économie
politique n° 14, Altern. économiques, paris 2002/2 no 14, p5.
12
Bounie David et Soriano Sébastien, La monnaie électronique Principes, fonctionnement et organisation,Les
Cahiers du numérique, 2003/1 Vol. 4, p2.
13
Paul Trescases, , carte bancaire et technologie : système CB, revue française de L'Économie politique n° 14
, Altern. économiques, paris 2002/2 no 14, P 3
14
Jean-Claude Paillès, les système de paiement électronique sur internet Les Cahiers du numérique, 2003/1
Vol. 4 , P3
Chapitre II : L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi que
le système bancaire algérien
Tableau n° 6 : L’évolution de l'Activité Monétique Interbancaire et Personnalisation de
chéquiers en Algérie Entre l'Année 2008 et 2013 (En millions d’exemplaires)
Années 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Nombre de
transactions 1. 914.459 2.615.168 3.765.580 6.446.974 5.082.848 2.918.269
effectuées par
carte
Nombre de
transactions 2.615.168 3.765.579 5.718.663 4.582.279 2.656.365
des Retraits
Nombre DAB 544 572 636 647 543 534
Nombre de
cartes ayant 196.794 133.380 94.268
effectués des
transactions
Nombre de
chéquier de
25, formules 253.176 251.220 416.552 424.084 226.664
confectionnées
Source : « la monétique et le e-citoyen en Algérie », revue n°35 des sciences humaines
Le nombre Total des chéquiers est de 732 204, l’évolution de ce chiffre s’est réduit de 44,83%,
cela représente un bon signe qui montre que les citoyen change de comportement envers
l’utilisation des chèques, alors on est en état de passage vers l’utilisation de la monétique.
Chapitre II : L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi
que le système bancaire algérien
Conclusion
L'étude des produits nous conduit à conclure que le secteur bancaire algérien est assez
classique et relativement standardisé. Du fait, l’augmentation des crédits au cours des dernières
années nous permet de définir l’économie algérienne comme une économie d’endettement. On
relate aussi une évolution positive de l'épargne collectée, et des efforts importants en matière de
communication et de modernisation des réseaux de distribution.
Celle qui tient compte des modèles de financement des activités économiques et distingue
économie d’endettement et économie de marché des capitaux. La première est basée sur le crédit,
qui présente une conséquence majeure : L’inflation. La seconde trouve son origine dans l’activité
des marchés financiers alimentés par l’épargne dégagée par les agents.
Chapitre III : Cas pratique : BNA (source agence principale 581 Tizi-
Ouzou)
Introduction
Dans le but de mettre en pratique les différentes méthodes d’analyse du risque précédemment
traité, notamment, dans le domaine de l’analyse financière, la partie qui suit sera consacrée à
l’étude d’un cas pratique, reçu et traité au sein de l’agence d’accueil à savoir l’agence principale
BNA 581 de TIZI OUZOU.
Notre but est bien sur d’essayer de démontrer, concrètement, l’impact de produits bancaires
proposés par l’agence BNA, sur le quotidien de la population.
Notre cas portera sur une simulation de crédit pour un achat de logement de Particulier A
Particulier
Pour des raisons de confidentialités, nous avons volontairement modifiés les noms des participants
à cette simulation afin de préserver le secret professionnel auquel est tenu 1e banquier.
A cette époque, on pouvait compter dans le pays pas moins d‘une vingtaine de banques contrôlées
par l’Etat Français ct qui participent activement dans le financement de I ‘activité économique.
La BNA a été créée juste après 1e 13/06/1966. Elle exerçait toutes les activités d‘une banque de
dépôt. En outre, elle détenait 1e monopole du financement de l’agriculture Jusqu’à Mars 1982,
date à laquelle les pouvoirs publics ont décidé de l’opportunité de mettre en place une institution
bancaire spécialisée.
2. Organisation de la BNA
L’agence bancaire constitue la cellule de base de l’institut, où se traite l’ensemble des opérations
bancaires avec la clientèle.
De part son implantation décentralisée, son organisation et les moyens humains et matériels mis à
sa disposition, l'agence et charger par la direction générale de mener toute action qui favorise
l'accroissement des ressources de la banque et le développement du portefeuille clientèle.
Par ailleurs la BNA compte dans son organisation cinq(5) divisions :
Division internationale ;
Division des engagements ;
Division de l’exploitation de l’action commerciale ;
Division Gestion des Moyens Matériels et Ressources Humaines ;
Division Organisation et Système d'Information.
Chapitre III : Cas pratique : BNA (source agence principale 581 Tizi-
Ouzou)
Chaque division comporte plusieurs directions générales.
An plan régional, la BNA dispose de dix sept (l7) réseaux d’exploitation régionaux :
Les agences de la BNA sont classées en fonction de leur niveau d’activité, en quatre
catégories :
Agence principale ;
Agence de 1ère catégorie ;
Agence de 2ème catégorie ;
Agence de 3ème catégorie.
De part son important niveau d’activité et sa large clientèle, la BNA 581 de TIZI
OUZOU est classée comme agence principale. Elle est structurée en cinq
compartiments comme suit :
La réception, l’étude, la prise de décision et la mise en place des crédits dans la limite des
prérogatives qui lui sont conférés par voie réglementaire, aux règles et aux procédures
internes
Conformément à la circulaire No1819 du 24/12/2000, l’agence principale BNA 581 est dirigée par
un directeur adjoint, secondé d’un directeur adjoint, et dispose d’un personnel qui assure sa
gestion administrative et technique.
A l’instar des autres entreprises, la banque cherche en permanence à maximiser son profit et le
service crédit s’affirme dès qu’il en représente une source potentielle.
Toutefois, beaucoup de risques lui sont liés et le banquier tente à chaque fois de les minimiser par
des engagements.
En effet, dans le but de mener à bien cette tache, le service crédit est organisé de telle sorte à
étudier, contrôler et suivre tous les engagements.
Etant une agence principale, notre agence d’accueil à savoir la BNA 581, dispose d’un comité
pouvant statuer sur la suite à donner aux dossiers de demande de crédits qui lui sont remis dans la
limite de la cote agence qui est de 5 000 000,00 DA pour les crédits d’exploitations et de
2 000 000,00 DA pour les crédits d’investissement. Au-delà de cette cote les dossiers de crédits
sont transmis à la Direction Régionale d’Exploitation (DRE).
Crédit pour achat auprès d’un promoteur (Cas de logement achevé et avec bonification) ;
Crédit pour achat d’un logement sur plan (Cas de vente sur plan, logement en construction
et avec bonification) ;
Crédit pour auto construction (Avec la bonification) ;
Crédit pour achat auprès d’un particulier (PAP) (Sans la bonification) ;
Crédit pour extension d’une habitation (Sans la bonification) ;
Crédit pour aménagement d’une habitation (Sans la bonification) ;
Le crédit immobilier est destiné aux particuliers remplissant les conditions suivantes :
NB : La bonification est de 1o/o pour les personnes touchant jusqu’à 6 fois le SMIG
et 3o/o pour ceux qui touchent jusqu’à 12 fois le SMIG (18 000 DA).
Chapitre III : Cas pratique : BNA (source agence principale 581 Tizi-
Ouzou)
Chapitre III : Cas pratique : BNA (source agence principale 581 Tizi-
Ouzou)
L’entrevue :
La simulation bancaire :
Une fois que le chargé d’études s’est assuré que les conditions de base sont réunies,
il a procédé à la simulation bancaire :
Chapitre III : Cas pratique : BNA (source agence principale 581 Tizi-
Ouzou)
Chapitre III : Cas pratique : BNA (source agence principale 581 Tizi-
Ouzou)
Le client satisfait de la simulation, le banquier l’invite à concrétiser sa demande par les pièces
justificatives à savoir :
LE DEPOT DE DOSSIER :
MR X chef de service à la CNAS de Tizi-Ouzou revient à la banque muni de toutes les pièces
demandées par le banquier au cours de l’entrevu.
Après les vérifications d’usage le banquier s’assure que le dossier est en bonne et due forme,
procède alors à le compléter par les imprimés interne de la banque a savoir :
-La demande de crédit
-Fiche de renseignement Particulier à Particulier
-Autorisation de Consultation de la Centrale des Risques Entreprises et Ménages « CREM »
-formulaire de demande d’assurance insolvabilité SGCI (Société de Garantie du Crédit
Immobilier) ;
-Questionnaire médical pour la souscription de l’assurance décès invalidité.
Une fois le dossier complet on oriente notre client chez un expert agréé par la Banque pour
évaluer le prix de son logement
Chapitre III : Cas pratique : BNA (source agence principale 581 Tizi-
Ouzou)
La concrétisation du crédit :
Ouverture de compte :
Le banquier invite MR X à ouvrir un compte crédit immobilier qui va abriter tous les frais de
dossier notamment :
-Le montant de la SGCI (insolvabilité): 71.400.00
-Le montant de la commission de gestion : 35.700.00
-Frais de timbres fiscaux sur la convention : 1000.00
-Frais d’enregistrement de la convention aux impôts : 1500.00
-Montant de l’assurance décès/invalidité : 548.400.00
-Montant de l’apport personnel : 700.000.00.
Une fois que tous les frais sont réglés, la convention signée enregistrée, le banquier procède au
déblocage du montant de crédit au compte du client pour établir un chèque de Banque du montant
total du logement à l’ordre d’un notaire désigné par la Banque.
Le chèque doit être envoyé au notaire accompagner d’une lettre dont ci-joint le modèle, ou la
banque invite le notaire a formaliser la vente en même temps que l’hypothèque conventionnelle au
profit de notre banque et en premier rang.
Chapitre III : Cas pratique : BNA (source agence principale 581 Tizi-Ouzou)
La banque est considérée comme un intermédiaire financier entre les agents à surplus de liquidité
et ceux en manque de liquidité.
Ainsi, elle collecte les dépôts des agents à surplus qu’elle transforme en crédits pour les agents en
manque à travers une transformation des échéances.
En accordant des crédits, la banque crée de la monnaie et développe le secteur financier.
Dans le domaine de l’immobilier, la banque finance les ménages pour l’acquisition ou la
construction des logements. Accompagne aussi les promoteurs dans la réalisation de leurs projets
immobiliers.
De ce fait, la banque encourage à la fois les ménages à consommer et les promoteurs à produire, et
par cette opération, la banque dynamise l’activité économique et encourage la création d’emploi et
impacte positivement la croissance économique.
Les crédits immobiliers de la banque encouragent aussi la production et la consommation
locale(Algérie).
Aussi, avec des méthodes de remboursement des crédits assez flexibles, les crédits immobiliers
participent à l’amélioration du quotidien des agents.
Conclusion générale
Avec tous les changements qui ont marqué ces dernières années, l’environnement économique
est devenu très sensible même à de petite particularité qui n’avait même pas d’existence dans les
quelques années passées. L’évolution du comportement d’achat des clients a été suivie d’une
évolution très importantes des banques, ces dernières se sont éloignées des méthodes
traditionnelles d’organisation pour les substituer par les nouvelles techniques de travail basées sur
les politique de marketing stratégique, opérationnel et les nouvelles technologies d’information.
Les banques jouent un rôle économique très important. Elles contribuent (de même que les
marchés financiers) à orienter l'argent de ceux qui en ont momentanément trop vers ceux qui en
ont besoin et présentent des garanties suffisantes. Elles ont un grand rôle dans la sélection des
projets en fonction de leurs perspectives économiques. Leur rôle peut être comparé à celui du
cœur dans un corps humain qui distribue le sang riche en oxygène vers les organes qui ont besoin.
En s’immisçant au cœur de la vie de chacun, les produits bancaires sont devenus le support
incontournable de l’appartenance sociale. Ne pas y avoir accès ou y avoir accès de manière
inappropriée ampute des pans de la vie des personnes concernées. Cette réalité, chacun peut
l’observer ou l’expérimenter à l’occasion du refus d’un crédit ou d’une carte de paiement, ou bien
dans le cadre d’une interdiction bancaire, voire du dépôt d’un dossier de surendettement suite à
d’une perte d’emploi ou simplement à une transition qui s’éternise entre deux contrats. Ce sont
alors l’estime de soi, les relations de couple, les relations amicales ou familiales, mais également
la possibilité de prendre économiquement part à la société qui peut se trouver mises à l’épreuve.
L’étude de la relation des produits bancaires avec l’économie réelle fait ressortir une
corrélation avérée entre ces deux éléments. Nous relatons l’effet de ces produits à travers les
mécanismes de la création monétaire et d’absorption de l’épargne sur la sphère économique.
Les banques sont au centre de l’activité économique. Dans un plan macro économique elles
drainent une partie importante de l’épargne pour octroyer des crédits ce qui contribue au
financement des différents projets d’investissement ce qui favorise la création d’emplois et la
stimulation de la consommation mais laissant planer un risque d’inflation. C’est ce qui confirme
notre deuxième hypothèse.
Conclusion générale
Dominique Legeais, « sûretés et garanties du crédit », édition LGDJ, 9éme édition, 2013.
Henri-Pierre Maders et Jean-luc masselin, « Contrôle interne des ris ques »,édition
EYROLLES,2006
[Link], « Gestion des risques et gestion actif-passif des banques », édition DALLOZ,
1995 Jean-luc siruguet, « Le contrôle comptable bancaire », 2007.
Joel Bessis, « Gestion des risques et gestion d’actif-passif des banques », édition Dalloz,
1995.
Scialom, Laurance, Economie bancaire, édition la découverte & Syros, Paris, 1999, 2004.
Sylvie DIATKINE, les fondements de la théorie bancaire, éditions Dunod, Paris, 2002.
Revues et documents :
Jean-Claude Paillès, les système de paiement électronique sur internet Les Cahiers
du numérique, 2003/1 Vol. 4.
Michel Aglietta et Laurence Scialom, les risque de la monnaie électronique, revue
française de L'Économie politique n° 14, Altern. économiques, paris 2002/2 no 14.
Thèses et mémoires :
Webographie :
[Link]é[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
[Link] [Link]
[Link]
[Link]
Table des matières
Introduction générale.......................................................................................................................... 01
b- Les crédits
spécifiques………………………………………………………………………………………
…………….20
a- Le crédit à moyen
terme………………………………………………………………………………………….24
a- Le financement des
importations…………………………………………………………………………………….
26
b- Le financement des
exportations…………………………………………………………………………………….2
6
a. Le risque de non
remboursement…………………………………………………………………………............3
0
b. Le risque
d’immobilisation…………………………………………………………………..……………
……………30
c. Le risque corporatif ou
professionnel………………………………………………………………………….....32
f. Le risque réglementaire…………………………………………………………………………………..34
[Link]. Le cautionnement………………………………………………………………………………….35
a. La caution simple………………………………………………………………………………………….36
b. La caution solidaire……………………………………………………………………………………….36
[Link]. L’aval………………………………………………………………………………………………...36
3-1-1- Le chèque............................................................................................................................................ 37
a. La Provision ............................................................................................................................................... 42
b. L’aval ........................................................................................................................................................... 42
c. L’endossement ........................................................................................................................................... 42
2
3-1-2-2-Le billet a ordre…………………………………………………………………………………...42
3-1-3-1-Les virements……………………………………………………………………………………….44
Conclusion....................................................................................................................................................... 51
Introduction ........................................................................................................................................... 52
Conclusion....................................................................................................................................................... 86
Introduction……………………………………………………………...........87
Conclusion générale……………………………….……………………………………98
Annexes
Les annexes sont constituées de :
Siège Social :
8, [Link] « Che » Guevara ALGER
AD : Agence Principale « 581 » Tizi Ouzou
Avenue ABANE RAMDANE. Tizi Ouzou
FAX n° : 026126212
Tizi Ouzou, le
A Monsieur
Le Directeur de la S.A.E
TIZI OUZOU
MONSIEUR,
LE DIRECTEUR
البنك الوطني الجزائري البنك الوطني الجزائري
Siège Social :
8,[Link] « Che » Guevara ALGER
V/REFERENCE:……………………………..
(A rappeler dans la réponse)
N/REFERENCE :………………………
N.B. Ne traiter qu’une opération par lettre
TIZI –OUZOU, LE
…………………
A
Maitre
………………………….
NOTAIRE A TIZI-
OUZOU
Maitre,
P/J :
*Convention de crédit ;
*Un chèque de banque de banque n° ………….. D’un montant de DA. [Link]
matérialisant le montant de la transaction.