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Mémoire sur l'Économie Bancaire en Algérie

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Université MOULOUD MAMMERI de Tizi-Ouzou

Faculté des Sciences Economiques, des Sciences de Gestion et des


Sciences Commerciales
Département des Sciences Economiques

Mémoire de fin de cycle


En vue de l’obtention du diplôme de Master en Sciences Economiques
Spécialité : Economie Monétaire et Bancaire

Thème

Réalisé par : Encadré par :


Mr. SIDIBE Abdoul Salam Dr. ABIDI MOHAMED
Mr. TALBI Hakim

Devant le jury composé de :

Président : Mr OUALIKEN SELIM PROFESSEUR UMMTO


Examinateur : Dr ACHIR MOHAMED MCB UMMTO
Rapporteur : Dr ABIDI MOHAMED MCB UMMTO

Promotion 2018/2019
Remerciements

Au terme de ce modeste travail, nous tenons à remercier Dieu tout puissant de


nous avoir donné du courage, de la volonté et surtout la santé pour qu’on puisse
réaliser ce travail.

Nous tenons à remercier très sincèrement Docteur ABIDI qui nous a honoré en
acceptant d’être notre promoteur, pour les précieux conseils qu’il nous a prodigué
tout au long de notre travail ; nous lui exprimons notre profonde reconnaissance.

Nous remercions tout le personnel de la Banque Nationale d’Algérie de Tizi-


Ouzou Agence Principale 581 notamment Madame MANSOURI Nadia, Melle
AÏDER Fetta , Madame BOUZAOUCHE et Monsieur BEDHOUCHE Mohamed
( Directeur de la BNA ) , pour leur collaboration afin de nous aider durant notre
stage pratique.

Enfin nous remercions toutes les personnes qui nous ont aidés de près ou de loin
pour élaborer ce travail.
Dédicaces

Je dédie ce travail à mes chers parents qui m’ont toujours soutenu ; à mes frères et
sœurs qui ont toujours été présents pour moi ; à mes amis(e) ; à toute ma famille
et à tous ceux qui, de loin comme de près, ont contribué à la réalisation de ce
modeste travail.

SIDIBE Abdoul Salam


Dédicaces

Je dédie ce travail à mes chers parents qui m’ont toujours soutenu ; à mes frères et
sœurs qui ont toujours été présents pour moi ; à mes amis(e) ; à toute ma famille
et à tous ceux qui, de loin comme de près, ont contribué à la réalisation de ce
modeste travail

TALBI Hakim
Liste des abréviations
BNA : Banque Nationale d’Algérie
PAP : Particulier A Particulier
AGB : Algeria Gulf Bank
BAD : Banque Algérienne de Développement
BADR : la Banque de l’Agriculture et du Développement Rural
BDL : la Banque de Développement Local
BEA : la Banque Extérieure d’Algérie
BNP : Banque Nationale de Paris
CAAR : La Compagnie Algérienne d’Assurance et de Réassurance
CAAT : la Compagnie Algérienne d’Assurance des Transports
CEDAC : compte en dinars algériens convertible
CRS : Currency Rate Swap
DAT : Dépôt A Terme
RIB : relevé d’identité bancaire
G.A.B : Guichet Automatique Bancaire
HCB : Head of Corporate Banking
INR : Intérieurs Non Residents
IRS : Intérest Rate Swap
KYC : know your costumer
LDD : Le Livret de Développement Durable
MTA : Magasin de Transit Algérien
OPCVM : Organismes de Placements Collectifs en Valeurs Mobilières
EURL : Entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée
PME : Petite et Moyenne Entreprise
SAA : La Société Algérienne d’Assurance
SARL: Société à Responsabilité Limitée
SGA : Société Générale Algérie
SICAV : Société d’investissement à capital variable
SNC : Société en Nom Collectif
SPA : Société Par Actions
TPE : Très petite entreprise
Sommaire
Introduction générale……………………………………………………1

Chapitre 1 : La typologie des produits bancaires en Algérie………….9

Section 1 : Les produits bancaires de placement………………………...10

Section 2 : Les produits bancaires de financement………………………16

Section 3 : Les autres produits…………………………………………...37

Chapitre 2 : L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi que


le système bancaire algérien………………………………….52
Section 1 : La relation des produits bancaires avec les agrégats de
l’économie………………………………………………………………...53
Section 2 : La place des produits bancaires dans la sphère
macroéconomique………………………………………………………...62
Section 3 : Evolution de l’intermédiation bancaire en Algérie…………...67

Chapitre 3 : Cas pratique : BNA (source agence principale 581 Tizi-


Ouzou)……………………………………………………………………87
Section 1 : Présentation de l’organisme d’accueil………………………...87
Section 2 : Le crédit immobilier (cas du PAP (particulier à particulier)…91
Conclusion générale……………………………………………………..98
Liste des graphes
Graphe n°1 : La relation investissement et taux d’intérêt ................................. 54

Graphe n°2 : Les ressources collectées par les banques en Algérie .................. 71

Graphe n°3 : La part des dépôts dans les banques publiques et privées ........... 71

Graphe n°4 : Les parts des secteurs privés et publics dans les dépôts .............. 73

Graphe n°5 : L’évolution de la distribution des crédits..................................... 76

Graphe n°6 : Les parts des banques publiques et privées dans les crédits ........ 76

Graphe n°7 : La distribution des crédits selon leurs maturités .......................... 79

Graphe n°8 : L’évolution des dépôts et des crédits ........................................... 82


Liste des schémas

Schéma n°1 : Le schéma récapitulatif des types de produits bancaires par sous
catégories ............................................................................................................. 08

Schéma n°2 : Le fonctionnement de la lettre de change ..................................... 40

Schéma n°3 : les taux d’intérêts des swaps ......................................................... 47

Schéma n°4 : circulation de la monnaie dans l’économie .................................. 57

Schéma n°5 : La relation des produits bancaires avec la consommation ........... 61


Liste des tableaux

Tableau n°1 : évolution des dépôts en Algérie par leur nature .......................... 70

Tableau n°2 : La répartition des dépôts par secteur ........................................... 72

Tableau n°3 : la distribution des crédits des banques par secteur ..................... 75

Tableau n°4 : la distribution des crédits par maturité ........................................ 78

Tableau n°5 : les créances détenues par les banques sur le trésor ..................... 81

Tableau n°6 : L’évolution de l'Activité Monétique Interbancaire et


personnalisation de chéquiers en Algérie Entre l'Année 2008 et 2013 ………..84
Introduction générale

Si les moyens de paiement tels que la carte bancaire ou le sans contact ne sont pas si vieux, les
activités de banque, elles, ne datent pas d’hier.
Le mot "banque" dérive de l'italien "banca" qui désigne un banc en bois sur lequel les
changeurs du Moyen Âge exerçaient leur activité. Les premiers banquiers de cette époque sont
les changeurs. Au 11ème siècle, les Lombards introduisent de nouvelles techniques financières
et marquent l'histoire de la banque.
Au Moyen-âge, chaque grand seigneur ou chaque grande ville avait le droit de frapper sa
propre monnaie. Des monnaies différentes étaient donc en circulation dans un même pays. Le
rôle du changeur était de changer (moyennant paiement) la monnaie de celui qui arrivait de
l'extérieur de la ville contre de la monnaie utilisée dans la ville.
Les fondements de la banque moderne se mettent en place. Les premières banques publiques et
les premières bourses apparaissent pendant la Renaissance, tandis que les banques privées
connaissent une expansion en Europe.
A partir du 17ème siècle la naissance du papier-monnaie révolutionne le monde de la banque et
de la finance. Les banques centrales comme la Banque d'Angleterre font leur apparition pour
financer les Etats et pour contrôler l'émission d'argent. Peu à peu leur rôle a été précisé et elles
sont devenues en quelque sorte la banque des banques dans chaque pays.
La Banque de France a été créée le 18 janvier 1800 par le Premier Consul Napoléon Bonaparte.
Le 19ème siècle est l'âge d'or des banques. Le 19ème siècle est une période de croissance et de
stabilité des banques. C'est à cette période que vont se développer la monnaie fiduciaire et la
monnaie scripturale.
Après la guerre 1914-18, l'histoire de la banque est conditionnée par le développement de
l'économie et l'organisation des systèmes bancaires. Les Etats jouent un rôle de plus en plus
important dans le système bancaire.
Depuis cette époque la banque est un établissement de crédit pouvant effectuer toutes
opérations de banque : recevoir des dépôts, accorder des crédits à tout type de clientèle et pour
toute durée, mettre en place et gérer des moyens de paiement, effectuer des opérations
connexes à son activité principale : change, conseils et gestion en matière de placement,
conseils et gestion en matière de patrimoine pour les particuliers, conseils et gestion au service
des entreprises.
Introduction générale

Dès décembre 1962, l’Algérie se dote des instruments juridiques et institutionnels


nécessaires à l’établissement de sa souveraineté monétaire. Cela se traduit par la création d’une
monnaie nationale, le dinar algérien, et par la création de la Banque Centrale d’Algérie. Pour
financer le développement économique du pays, l’Algérie va opérer progressivement une
algérianisation d’un secteur bancaire et financier qui, jusqu’à la fin des années 1960, est encore
largement composé d’opérateurs privés et étrangers. Au terme de la période, le secteur devient
exclusivement public et spécialisé.
Le système bancaire algérien a évolué, A fin 2011, 27 banques et établissements financiers sont
en activité : 20 banques, dont 6 publiques et 14 privées, et 7 établissements financiers.
La banque est placée au centre de l’activité économique, par définition, elle est une entreprise à
statut juridique, une organisation, un système de pilotage et une stratégie, mais à la différence
des autres entreprises, la banque utilise comme matière première de l’argent qu’elle transforme
en produits qu’elle met à la disposition de la clientèle.
Selon les articles 101 à 114 de loi sur la monnaie et le crédit, les établissements de crédit sont «
des personnes morales qui effectuent à titre de profession habituelle des opérations de banque,
les opérations de banque comprennent la réception des fonds du public, les opérations de crédit
ainsi que la mise à disposition des moyens de paiement ».
La banque a des activités spécifiques qui constituent dans la collecte des fonds, la distribution
des crédits et la mise à la disponibilité de sa clientèle les moyens de paiement. Cependant, si la
banque a besoin des tiers pour mieux fonctionner, si le banquier dispose du privilège de
pouvoir utiliser les fonds qui lui sont confiés et si la banque a besoin de sa clientèle pour mieux
exercer ses rôles, alors ; il est dans l’obligation du banquier d’assurer sa clientèle, de fidéliser
cette dernière en mettant à sa disposition une panoplie de produits bancaires, ces derniers qui
sont multiples, variés, complexés et leur analyse nécessite une étude exhaustive.
Ainsi, les métiers de la banque sont variés selon les différents services vendus, et la nature de
sa clientèle, cette dernière qui est composée de particuliers ou d'entreprises.
En effet, aujourd'hui, les banques ont choisi de se diversifier dans l'ensemble de ces métiers,
afin d'offrir une gamme complète de services et produits à leurs clients. Elles espèrent ainsi
attirer le plus de clients, gagner alors des parts de marché et donc accroître leur rentabilité.
Par ailleurs, cette stratégie est également mise en place, en réponse au contexte concurrentiel
dans lequel évoluent les banques.
Introduction générale

De ce fait, notre problématique s’articule sur le traitement de la question suivante :


 De quelle manière les produits bancaires affectent l’évolution de l’économie en
Algérie ;
 Quels sont leurs impacts sur le quotidien des consommateurs.

Hypothèses de la recherche:
Hypothèse n°1 : Les produits bancaires participent au développement de l’économie à travers
une panoplie de services notamment : les services d’entretien de compte, les conseils de
financement, des crédits d’aide à l’investissement et à l’acquisition.
Hypothèse n°2 : Les produits bancaires contribuent à un meilleur style de vie de la population
grâce à leurs facilités d’accès et à un système de remboursement assez flexible.
Objet de la recherche :

L’objet de notre recherche est d’expliqué et de montrer les différents types de produits
bancaires et de déterminer l’implication des produits bancaires dans la croissance économique
et ses effets sur le système bancaire algérien ainsi que les agents économiques.
Une banque est une entreprise commerciale comme les autres ; elle a un bilan et un compte de
résultat. La banque fait de l’activité de transformation des ressources qu’elle draine pour faire
du crédit, des placements, des opérations financières…
Ainsi, les métiers de la banque sont variés selon les différents services vendus, et la nature de
sa clientèle, cette dernière qui est composée de particuliers ou d'entreprises.
L'industrie des moyens de paiement est en évolution constante depuis de nombreuses années.
De multiples systèmes sont venus se greffer au fil du temps, améliorant, à la fois, la rentabilité,
la rapidité et la sécurité du dénouement des transactions. Parallèlement, les moyens de
paiement européens se sont modernisés et ont intégrés une offre bancaire complète et
compétitive.
En effet, aujourd'hui, Les produits bancaires ont un réel impact sur la croissance économique
ainsi que sur le niveau de vie de la population.
Dans cette optique, pour pouvoir répondre aux questions de recherche et valider les hypothèses,
nous sommes passés par un ensemble d’étapes basées sur des analyses théoriques, de la collecte
d’informations à travers certaines références bibliographiques (ouvrages, mémoires,
revues…etc.) et des données provenant de l’agence BNA 581 de Tizi-Ouzou.
Introduction générale

Plan de la recherche :

Le premier chapitre décrira « les différents types des produits bancaires dans la sphère
bancaire algérienne» ;
Le deuxième chapitre traitera «L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi que
le système bancaire algérien» ;
Enfin, le troisième et dernier chapitre portera sur la présentation de l’organisme d’accueil de
la BNA Tizi Ouzou tout en étudiant les différents aspects du crédit immobilier au sein de
l’agence avec un cas pratique à l’appui (Particulier A Particulier).
Les activités bancaires traditionnelles comprennent la collecte des ressources, la distribution
des crédits et la mise à disposition des moyens de paiement. Ces activités historiques ont
permis à un grand nombre de grandes banques à réseau de construire leur rentabilité. La
relation clientèle débute par l'ouverture d'un compte bancaire avant que ne soit ensuite proposée
aux clients une offre variée notamment en matière de produits de placement et de crédits
bancaires.
La simple idée du produit donne naissance à un processus de développement classique.
Les banques proposent, outre des conseils dans toutes les questions financières, aussi des
produits concrets d’épargne, d’hypothèque, de placement et de prévoyance. L’évolution des
besoins de la clientèle, la situation concurrentielle, les réorientations stratégiques, etc., exigent
en permanence des idées de nouveaux produits et l’adaptation de produits existants
actuellement.
Les produits bancaires s'entendent comme étant des produits de placement, le plus souvent,
sécurisés. Ils ont des caractéristiques prédéfinis. Ils peuvent bénéficier selon les produits
d'avantages fiscaux (exemple du Livret A) et vont répondre à des problématiques de
rémunération des liquidités (ou de capitalisation à plus long terme) tout en conservant une
grande attention à la préservation du capital.
Introduction générale

Ainsi, Le produit bancaire est un service qui a pour objectif de répondre aux besoins de la
clientèle bancaire. La banque joue deux rôles distincts, un rôle d'intermédiaire financier
entre demandeurs et offreurs de fonds et un rôle de producteur de services aux
emprunteurs et aux déposants.1

En effet, le métier de la banque lui affecte une particularité en matière de produits et services,
cette particularité est due en premier lieu à la spécificité qui caractérise les services et en
deuxième lieu au conditionnement du produit bancaire.
Selon Michel Badoc, « la mercatique bancaire est tout ce qui permet d’attirer, de conserver et
de plaire aux clients des banques. Elle vise les clients bancarisés et les nouveaux clients,
principalement des jeunes. Elle touche tous les segments : du particulier à l’entreprise en
passant par le professionnel. »2
Après l’image du « banquier technicien » des années 1960 dans un réseau de distribution peu
étendu où l’innovation produit était limitée, la banque a commencé à connaître de profondes
mutations. Dans les années 1970, la bancarisation s’est élargie (multiplication des comptes)
accompagnant un développement des réseaux. Les produits se sont démocratisés ; l’offre
bancaire s’est diversifiée.
La mercatique bancaire3 des particuliers existe depuis les années 1970-1980. Les nouvelles
technologies (carte bancaire…) et la déréglementation bancaire ont accompagné le lancement
d’un équipement bancaire standard, une segmentation de la clientèle et la tarification des
prestations des établissements.
La mercatique bancaire va donc du traitement de masse à une mercatique spécialisée, de
produits packagés à des prestations individualisées. C’est un marketing des services.
La spécificité du marché des produits bancaires peut s'appréhender en considérant l'offre puis la
demande de produits qui se manifeste sur le marché.
Les banques sont des entreprises multi-productrices, elles proposent à leurs clients une gamme
très étendue de produits. Les produits bancaires, dans une optique de marketing, sont définis au
sens large et concernent toute l'offre de la banque à sa clientèle. Il importe, toutefois,
d'identifier chaque produit, de préciser ses principales caractéristiques et de le rattacher à une
catégorie déterminée de besoins.

1
Les fonctions d’une banque : Fonctions classiques de collecte de dépôt et d’octroi de crédits à travers la
transformation des échéances ainsi que la fonction de création et de gestion des moyens de paiement
2
Philippe Monnier, Sandrine Mahier-Lefrançois, Les techniques bancaires, édition Dunod, Paris, 2008, page9
3
Mercatique bancaire : c’est le marketing bancaire
Introduction générale

 l'offre de produits bancaires :

Ils sont proposés directement à la clientèle ; la relation producteur consommateur est directe
(aucun intermédiaire). Ses circuits (le réseau d'agences) sont gérés par la banque. De ce fait, il
y'a une concordance totale pour le client entre l'image de la banque et l'image de l'agence.
Les produits bancaires sont des produits immatériels qui s'apparentent à la prestation de service
: ils ne sont pas sujets à l'usure matérielle et assez peu à l'obsolescence, leur vieillissement est
très lent et certains produits sont aussi anciens que les banques elles-mêmes.
Ils peuvent faire l'objet d'une différentiation ; différencier un produit pour une entreprise c'est le
rendre différent des produits similaires pour son design, emballage etc. En matière bancaire, les
produits eux-mêmes peuvent être différenciés soit par des appellations différentes d'une banque
à l'autre soit, par la mise en évidence d'une qualité intrinsèque (rentabilité, souplesse, souplesse
d'utilisation).
Les produits bancaires ne sont pas brevetables. Dés qu’une banque lance un nouveau produit, il
est facilement repris et proposé par les autres banques sans l’accord de la première, les produits
bancaires peuvent donc être facilement copiés, il revient alors à la banque de rivaliser en
ingéniosité et en créativité afin d’être en mesure de proposer une large gamme de produits
durables et attractifs.
Les produits sont conditionnés par un cadre juridique et réglementaire ;
la réglementation bancaire ou fiscale confère souvent aux produits des caractéristiques dont ils
ne sont pas maîtres.
 la demande de produits bancaires :
Plusieurs données méritent d'être soulignées dans la demande de produits bancaires et qui sont
comme suit :
· L'hétérogénéité de la demande : les demandeurs de produits bancaires sont très différents
d'un client à l'autre. Pour cela la segmentation de clientèle est indispensable afin de proposer
aux demandeurs les produits adaptés à leurs besoins.
· L'atomicité de la demande : la clientèle des banques, (particuliers et les petites entreprises)
est nombreuse et dispersée à la fois. De ce fait il faut entretenir des relations avec tous les
clients.
· La stabilité de la demande : elle est due à la stabilité de la relation
produit-clientèle et de la relation client- banque.
Introduction générale

· Par rapport à la relation produit-client : dans la banque il existe de nombreux produits liés
et la demande sur un produit entraîne celle d'un autre produit, exemple : « un compte d'épargne
logement associe une demande d'épargne et une demande de crédit ».

· Par rapport à la relation client-banque : un emprunteur est liée vis -à-vis de la banque
pendant toute la période de remboursement d'un crédit par exemple.

En outre une relation client-banque s'ajoute à la relation client. Un client choisit sa banque pour
des raisons précises ; la proximité du domicile ou lieu de travail et aussi pour le prestige de la
banque et l'impression d'appartenir à une certaine catégorie sociale.

· L'irritation de la demande : presque tous les produits bancaires se rapportent à « l'argent »


les désirs d'emprunt répondent à des préoccupations assez complexes pas toujours explicitées
de façon claire dans l'esprit du client.
Introduction générale

Schéma n°1 : récapitulatif des types de produits bancaires par sous catégories

Source : DOCPLAYER et nos soins


Chapitre I : Typologie des produits bancaires
Introduction

Tous les agents économiques ont des revenus, ces derniers peuvent être entièrement consacrés
à satisfaire les différents besoins. On dit que l’agent économique consomme. Il peut aussi
décider de ne pas consacrer l’intégralité de ses revenus à la consommation : il peut épargner.

Si l’agent économique peut disposer de ressources suffisantes pour assurer ses besoins, il
arrive fréquemment que ses disponibilités du moment l’empêchent d’envisager la réalisation
d’une opération. Pour cela en vue de combler ses besoins, il se tourne vers son banquier pour une
demande d’un crédit.

A coté de la principale activité du banquier dans la collecte des dépôts et l’accord des
crédits, il lui arrive aussi fréquemment d’assurer à sa clientèle d’autres services qui lui
permettent de fidéliser cette clientèle par une certaine personnalisation de ces services.

Dans ce présent chapitre, on va traiter les différents types de produits bancaires. La


première section comporte les produits bancaires de placement et les différents types de compte
bancaire ; dans la seconde, nous présentons les produits bancaires de financement et la
troisième section est une présentation des autres produits bancaires.
Chapitre I : Typologie des produits bancaires

Section1: les produits bancaires de placement.


Le produit de placement est un produit qui permet à un investisseur de placer et de faire
rémunérer son épargne. Le produit de placement prendra, le plus souvent, la forme de produits
bancaires traditionnels (comptes sur livrets, comptes épargne logement, etc.), de produits
financier (titres de créance, actions, etc.) ou de contrats d'assurance-vie. La notion de produit de
placement peut aussi correspondre aux revenus perçus dans le cadre d'un placement.
1.1. Le compte individuel :
Le compte individuel est ouvert par une personne physique qui va le faire fonctionner seule,
sauf s’il veut donner procuration à une autre personne d'agir en son nom et pour son compte.
1.2. Les comptes collectifs :
1.2.1. Le compte joint
Il est ouvert au nom de plusieurs personnes et permet à chacun des co-titulaires de faire
fonctionner seul le compte, comme s’il était le seul titulaire. Il est souvent ouvert par des couples
mariés (Monsieur ou Madame) et le décès d’un des co-titulaires du compte joint n’entraîne pas le
blocage du compte.
Ce type de compte implique la solidarité active de chacun des co-titulaires qui peut faire
fonctionner seul le compte mais aussi la solidarité passive des co -titulaires qui sont solidaires
des dettes.
1.2.2. Le compte indivis
Il est ouvert au nom de plusieurs titulaires qui sont appelés les indivisaires. La signature de
l’ensemble des indivisaires est indispensable pour le fonctionnement du compte (sauf mandataire
commun). Ce type de compte se rencontre essentiellement à l’ouverture d’une succession. Les
co-titulaires du Compte seront tenus solidairement de tous les engagements contractés dans le
cadre du fonctionnement des comptes1.
1.3. Les comptes pour les mineurs et les incapables
L’entrée en relation avec un mineur impose un certain nombre de précaution. Plusieurs cas de
figure sont envisageables.

1
Philippe Monnier et Sandrine Mahier-Lefrançois, Opcit, P47.
Chapitre I : Typologie des produits bancaires

1.3.1. Le cas général :


L'âge de la majorité en Algérie étant fixé à 18 ans, le mineur est normalement, au sens
juridique du terme ; un incapable jusqu’à cet âge. Ses contrats bancaires ne peuvent donc
fonctionner que :
Sous la responsabilité de ses parents. Il est alors sous administration légale pure et
simple. Ses contrats bancaires sont sous la responsabilité conjointe du père et de la mère
(voire du juge des tutelles pour certains actes) ; ou, de son représentant légal. Il se trouve alors
placé sous administration légale sous contrôle judiciaire. Ses contrats bancaires fonctionnent
sous la responsabilité du seul père ou de la seule mère après le décès d'un des deux parents,
d’un divorce,...

Les mineurs à partir de 16 ans peuvent bénéficier d’un compte avec l'autorisation de
leur représentant légal (père ou mère). Le compte peut alors fonctionner sous la seule
signature du mineur, mais seulement pour des opérations de dépôt et de retrait de fonds. Dans
certaines banques, un chéquier peut aussi être délivré au mineur sous la responsabilité de son
représentant légal.

1.3.2. Le cas particulier des mineurs émancipés


Le premier cas de mineur est celui des jeunes filles de plus de 15 ans qui ont donc été
émancipées par le mariage. Elles peuvent bénéficier d’un compte avec l’ensemble de la
gamme et sans autorisation parentale.

En dehors de cette émancipation féminine par le mariage, le mineur pour pouvoir être
émancipé doit être âgé au minimum de 16 ans. Là encore, le mariage ou une décision du juge
des Tutelles sont de nature à provoquer l'émancipation du mineur. Dans ce cas figure, le
mineur émancipé doit produire un justificatif prouvant l'émancipation (Livret de famille, acte
de mariage, déclaration d'émancipation délivrée par le juge des Tutelles). Le mineur émancipé
peut alors, sans l’accord de son ou de ses représentants légaux bénéficier de la gamme des
produits et des services accessibles au majeur capable, à l'exception toutefois des prêts.

Enfin, les mineurs de plus de 16 ans, salariés ou bénéficiaires d'une bourse d'études,
peuvent ouvrir et faire fonctionner leur compte-chèques sous leur seule signature sans
autorisation préalable de leurs parents ou représentant légal.
Chapitre I : Typologie des produits bancaires
1.4. Les comptes professionnels
Le compte professionnel est un autre type de compte qui est lié à
l’activité professionnelle de personnes physiques ou morales. Pour ouvrir ce type de compte,
il est nécessaire de présenter des documents prouvant l’exercice d’une activité
professionnelle, à savoir la licence, l’extrait du casier judiciaire ou le document d’inscription à
l’administration financière dans le cas des professions libérales. Les banques proposent
plusieurs types de comptes professionnels. Généralement, ils se distinguent les uns des autres
par l’étendue des services fournis et par le montant des frais de gestion du compte que vous
allez payer.
Le compte professionnel courant qui ne propose pas d’avantages spéciaux, est le produit de
base. Il fonctionne de la même manière que le compte courant classique. Vous payez des frais
de service individuels. Très appréciés sont les comptes forfaitaires qui proposent un pack de
services gratuits pour des frais de gestion mensuels fixes.
En choisissant son compte professionnel, il est important de comparer les avantages proposés
par les différentes banques, les services complémentaires offerts, l'accessibilité des agences
ou l’étendue des services de banque en ligne proposés.

1.5. Les dépôts à vue :

Un dépôt à vue est un dépôt, rémunéré ou non, dont les fonds peuvent être retirés
partiellement ou totalement à tout instant.

1.5.1. Le compte chèque ou compte courant :

Le compte chèque est un compte dont non seulement l’argent peut être retiré à tout moment
mais qui est également destiné à servir de pivot aux paiements, aux encaissements et aussi aux
mouvements de fonds avec les autres comptes.
Ce compte est généralement non rémunéré, ou très faiblement rémunéré et seulement dans les
pays où le paiement d’un intérêt est permis ; il est parfois assorti d’une autorisation de
découvert permettant que son solde soit temporairement négatif à concurrence de plafond de
débit autorisé. Ce type de compte bancaire permet au détenteur du compte de régler une tierce
personne de remise d’un chèque émis sur le compte.
Les comptes courants incluent tous les comptes sur lesquels des chèques peuvent être émis :
compte chèque ne portant pas d’intérêt, comptes rémunérés.
Les comptes chèques sont une source importante de fonds pour les banques, ou ils représentent
jusqu’à 9% du passif de son bilan.
Chapitre I : Typologie des produits bancaires

En Algérie, il est libellé en dinars, c’est un compte à vue réservé aux personnes morales ou
physiques professionnelles (entreprises, profession libéral….etc.).

1.5.2. Le compte d’épargne :

Le compte épargne et parfois appelé «compte sur livret » du fait que les opérations étaient à
l’origine reportées sur un livret d’épargne.
Il doit être obligatoirement créditeur. C’est un compte où les fonds sont là aussi disponibles à
vue, mais seulement sous forme de retrait d’espèce, donc en générale sans moyens de
paiement. Ces comptes sont rémunérés par intérêt.
On distingue les comptes d’épargne fiscalisé et défiscalisé :
 Le compte d’épargne bancaire ordinaire : c’est un compte d’épargne fiscalisé et
rémunéré par un intérêt.
 Le livret A : c’est un compte d’épargne défiscalisé mais réglementé, et le plus utilisé.
L’ouverture du livret A s’effectue seulement au niveau des agences de la caisse
d’épargne, de la banque postale et du crédit mutuel.
 Le livret de développement durable (LDD) : aussi défiscalisé et fortement réglementé,
le livret de développement durable est un produit d’épargne. Il fait partie des produits
dont les modalités son directement fixées par l’Etat« épargne administré ».
-Le capital placé reste disponible à tout moment. -
Les intérêts sont calculés par quinzaine de jours.
-Les sommes collectées sont destinées à financer les investissements des PME (Petite
et Moyenne Entreprise) du secteur secondaire et de financer aussi dans la limite de
10%, les aménagements des collectivités en soutien aux PME.
 Le compte épargne logement (CEL) :
Ce compte permet au titulaire d’obtenir un prêt épargne logement après une phase
d’épargne.
Le compte épargne peut être ouvert par toute personne physique, même mineure mais
il n’ya aucun frais d’ouverture ou de fermeture.
Tout comme le livret A et le LDD, le compte épargne logement est défiscalisé.
Les intérêts sont soumis aux prélèvements sociaux en vigueur. Ces intérêts sont
exonérés d’impôts sur le revenu.
Chapitre I : Typologie des produits bancaires

1.5.3. Le compte devise :

Il est libellé en monnaie étrangère. C’est un compte de dépôt, productif d’intérêts.


La position du compte est créditrice uniquement.

Après la crise économique de 1986, consécutive au retournement du marché


pétrolier et au fléchissement des revenus des hydrocarbures, les pouvoirs publics ont
autorisé l’ouverture des comptes devises aux nationaux résidents qui pouvaient
ainsi détenir des avoirs en monnaies étrangères sans avoir à en justifier la
provenance.
Avec l’entrée en vigueur de la loi n° 05-01 sur le blanchiment d’argent, il est demandé
aux titulaires de ces comptes de devoir justifier l’origine de leurs ressources.
Toutes les banques ont ainsi été conduites à ouvrir des comptes bancaires aux résidents dans toutes
les devises admises en Algérie. Les sommes déposées dans les comptes ouverts auprès des
banques commerciales sont reversées à la banque centrale. Dans ce système, les banques primaires
agissent en qualité de gestionnaires pour compte.
Chaque catégorie de titulaires de comptes devises (personne physique ou morale
étrangère, résidente ou non résidente, personne morale de droit algérien, etc.) est régie par les
textes réglementaires qui leur sont propres. Les titulaires peuvent utiliser ces comptes pour
effectuer des versements de billets de banque étrangers ou recevoir des virements en provenance
de l’étranger ou d’un autre compte devise, comme ils peuvent effectuer des retraits de billets de
banque étrangères aux fins d’exportation à l’occasion d’un voyage en dehors du territoire national
ou effectuer tout transfert vers l’étranger.
Ces comptes devises ne peuvent être alimentés qu’aux moyens de paiements étrangers,
d’une part, et doivent toujours présenter un solde créditeur, d’autre part.
Chapitre I : Typologie des produits bancaires

1.6. Les dépôts à terme :

Ce sont des contrats par les quels le client s’engage à laisser à la disposition de la banque
une certaine somme d’argent moyennant une rémunération négociée d’avance.
Ils se composent de compte à terme et des bons de caisse.
1.6.1. Le compte à terme :
Le compte à terme a une durée fixée à l’avance et rapporte un intérêt à condition que le
client titulaire du compte ne retire pas l’argent avant l’échéance (fixée entre un mois et deux
ans).
Le compte à terme a un avantage de sécurité et une rémunération élevée. Cependant, son
caractère officiel, la rigidité de son système en raison de l’absence totale de service de caisse,
l’indisponibilité des capitaux et ses intérêts à la fiscalité, font ses inconvénients3.
1.6.2. Les bons de caisse :
De manière générale, le bon de caisse est un effet portant engagement par l’émetteur de
payer une certaine somme à l’échéance déterminée en remboursement d’un prêt à court terme
productif d’intérêt.
Les bons de caisse sont donc des dépôts qui sont effectués en général par les commerçants
qui déposent une somme d’argent sur une courte période et qui est rémunéré.
En souscrivant un bon de caisse, vous prêtez de l’argent à l’émetteur de ce titre qui est ici
votre banque ; et de ce fait, l’émetteur a une dette envers vous, qu’il remboursera, intérêt
compris, au terme de votre placement. En général, le bon est émis pour une durée de 5 ans.
Au terme de cette échéance, la valeur du titre est augmentée de ses intérêts et vous êtes
remboursés2.

2
Christian Descamps et Jacques Soichot, Economie et gestion de la banque, édition ems, 2002, p96
Chapitre I : Typologie des produits bancaires

Section2 : les produits bancaires de financement « les crédits bancaires »


Le crédit bancaire, seul et unique moyen de financement de notre économie, joue un
rôle important dans le développement de l'activité économique. Nous essayerons dans cette
section de faire une présentation générale des crédits offerts par un système bancaire, en
analysant les formes de crédits destinés aux entreprises et aux particuliers nés de la
superposition des contraintes réglementaires et des procédures de limitation du risque du
créancier.
2.1. Présentation générale des crédits bancaires
2.1.1. Définition du crédit
La loi n° 90-10 du 14 avril 1990 relative à la monnaie et au crédit de son article 112
définit le crédit comme suit: «Une opération de crédit est tout acte à titre onéreux par lequel
une personne met ou promet de mettre des fonds à la disposition d'une autre personne ou
prend dans l'intérêt de celle -ci engagement par signature tel qu'un aval, cautionnement ou une
garantie»
Comme le définit [Link]-Ditaillis,« Faire crédit c'est faire confiance ; c'est donner
librement la disposition effective et immédiate d'un bien réel, ou d'un pouvoir d'achat, contre
la promesse que le même bien, ou un bien équivalent, vous sera restitué dans un certain délai,
le plus souvent avec rémunération du service rendu et du danger encouru, danger de perte
partielle ou totale que comporte la nature même de ce service»3.

Cette définition permet de mettre en exergue, les trois supports du crédit : le temps, la
confiance et la promesse, car il ne peut y avoir de crédit en l'absence de ces trois éléments.
La contrepartie de l'acte de crédit : la rémunération du service rendu et du risque encouru.
Le risque lié à l'opération de crédit : le risque de perte de la créance, peut être partiel ou total.
2.1.2. Le rôle du crédit
Aucune économie ne peut nier le rôle que joue le crédit en matière de facilitation des
échanges, stimulation de la production, d'amplification du développement et enfin, son rôle
d'instrument de création monétaire.

3
[Link]-Ditaillis, « les risques du crédit bancaire », édition Riber, 1967, P 27.
Chapitre I : Typologie des produits bancaires

Le crédit permet les échanges, c’est une ancienne fonction des banques d’assurer aux
entreprises une continuité dans le processus de production et de commercialisation. Le pouvoir
d’achat ou d’échange aux entreprises trouve son origine, par le recours de ces dernières à la
banque afin d'anticiper leurs recettes.

Le deuxième rôle du crédit réside dans son pouvoir de stimulateur de la production.


Comment cela ? L'activité de production se modernise au jour le jour, grâce à l'innovation des
équipements ou leur renouvellement. Le recours au crédit permet à l'entreprise d'acquérir une
nouvelle technologie, lui permettant d'accroître la qualité et la quantité de sa production. Cette
dernière, sera consommée par les ménages à travers les crédits à la consommation accordés par les
banques, afin de stimuler les achats et par conséquent, le secteur de production.
Le crédit permet d'amplifier le développement. La théorie bancaire a évoqué le rôle
multiplicateur du crédit, qui s'explique par les effets d'un prêt pour l'achat d'un bien de production
ou de consommation. Ces effets ne se manifestent pas uniquement chez l'agent économique
bénéficiaire de l'opération mais, ils s'étendent indirectement à d'autres agents.
Sur l'effet multiplicateur du crédit dans le développement économique, il faut signaler la
contribution de J.A Schumpeter concernant l'étude des conditions de financement de l'évolution
économique. Il va donc rompre avec l’analyse classique du financement des investissements (A.
Smith), selon laquelle seule l'épargne peut effectuer ce financement 4. Pour J.A Schumpeter, les
banques vont financer les investissements par la création de nouveaux moyens de paiement et non
pas, par une épargne préalable déposée chez elles.
En effet, la création de nouveaux moyens de paiement permet le déplacement des facteurs de
production vers les entreprises nouvelles, sans détruire les anciennes. On aura grâce au crédit, des
ressources productives sans fournir en contrepartie, au départ, des biens ou des services.
2.1.3. Critères de classement des crédits
Nous pouvons distinguer trois critères de classement des crédits bancaires, à savoir:
[Link]. La Nature de la clientèle
Selon la nature de la clientèle, nous pouvons retenir quatre catégories (les entreprises, les
entrepreneurs individuels, les particuliers et les divers) :
0

4
Sylvie DIATKINE, les fondements de la théorie bancaire, éditions Dunod, Paris, 2002, page 39.
Chapitre I : Typologie des produits bancaires

La catégorie des entreprises regroupe les entreprises non financières, ayant la forme
juridique de société de personnes ou de capitaux (à l'exception des sociétés d'assurance).
En second, nous avons les entrepreneurs individuels qui n'ont pas de personnalité
juridique distincte de celle de l'entrepreneur, celui-ci étant une personne physique. Parmi les
entrepreneurs individuels, nous trouverons les professions libérales, les artisans et les
commerçants.
Les particuliers, représentent une catégorie à part qui regroupe les personnes physiques, à
l'exception des entrepreneurs individuels, dénommés aussi les ménages.
La dernière catégorie regroupe les agents économiques, qui n'appartiennent pas aux
catégories citées ci-dessus. Elle englobe notamment, les administrations publiques, les sociétés
d'assurance et de réassurance et les caisses de retraites.
[Link] .La fonction du crédit
Elle peut être un moyen de classification, selon qu'il s'agisse par exemple, du financement
des créances détenues par l'entreprise sur sa clientèle, d'un crédit acquéreur immobilier, du
financement de l'acquisition de biens d'équipement, du financement de marchés publics et du
financement d'exportation, etc.
Cette classification tient compte de plusieurs besoins de financement pour l'entreprise.
Seulement, elle présente l'inconvénient de faire une liaison directe entre le moyen de
financement et son objet, ce qui n'est pas toujours le cas dans la pratique.
[Link]. La durée du besoin financé
Le plan comptable bancaire national distingue trois types de crédits, selon leur durée :
- Les crédits à court terme, de trois mois à un an ;
- Les crédits à moyen terme, de un an à deux ans ;
- Les crédits à long terme, de deux ans à sept ans.
Il faut signaler, que le terme du crédit n'est pas toujours relié à sa fonction, citons
l'exemple d'un crédit long terme exportation, qui finance une opération commerciale, et un autre
qui finance l'achat d'un bien immobilier qui est assimilé à un crédit d'investissement.
2.1.4. Le classement officiel des crédits en Algérie
Il existe quatre types de financement:
- Le financement de l'exploitation ;
- Le financement de l'investissement ;
- Le financement du commerce extérieur ;
- Les crédits aux particuliers ;
Chapitre I : Typologie des produits bancaires

[Link]. Le financement de l'exploitation:

Les crédits de l'exploitation permettent à l'entreprise de financer les activités à court terme ; les
besoins de production et de commercialisation. Le remboursement se fait à fur et à mesure par la
collecte des recettes de crédit.
5
Il existe une variété de crédit d'exploitation, nous distinguons trois (03) grandes catégories :

- Les crédits par caisse ;


- Les crédits spécifiques;
- Les crédits par signature;
a- Le crédit par caisse (trésorerie):
Se sont mis à la disposition de la clientèle par une banque lorsque les besoins en fonds de
roulement sont de façon plus en moins permanente.
La banque autorise de prélever dans les caisses de la banque un montant convenu en permettant au
client de rendre son compte débiteur.
6
 Facilité de caisse :

La facilité de caisse est un concours bancaire destiné à pallier ou à combler un décalage de


trésorerie.
Cette situation se produit à certain péri odes, notamment en fin du moi où les dépenses sont
importantes : payer les salaries, échéance fiscale... Cette facilité accordée par le banquier de laisser
évoluer le compte de son client en position débitrice, à concurrence d'un plafond déterminé ne doit
pas être utilisé que quelques jours.
Chaque mois au moment où les décalages de trésorerie sont importants. Le compte doit
rapidement revenir grâce aux recettes réalisées.
 Le découvert:
Il s’agit d’un crédit de trésorerie consentie au client particulier qui bénéficie d’un revenu
régulier et domicilié sur un compte, pour une durée beaucoup plus étendue que la

5
Michel ROUX, « Master Banque de détail », édition ESKA, 2010, P 272
6
Jean-Marc Béguin et Arnaud Bernard , « L’essentiel des techniques bancaires »,édition EYROLLES, 2008, P 182
Chapitre I : Typologie des produits bancaires

«Le découvert permet à une entreprise de faire face temporairement à un besoin en fonds
de roulement, dépassant les possibilités de ces fonds de roulement » 7
Le recoure au découvert s'explique généralement par une insuffisance momentanée du
fonds de roulement due à un gonflement d'actif circulant et donc une croissance des besoins en
fonds de roulement. Il est le plus souvent autorisé pour une durée qui peut aller de 15 jours à
plusieurs mois, sans être toute fois à terme d'un an.

 Le crédit de campagne (crédit saisonnier):


Le crédit de campagne est un crédit spécifique aux activités saisonnières c'est le cas pour
toute entreprise dont la vente de ses produits est saisonnière.

 Le crédit relais
Le crédit relais est un prêt à court terme pour l’achat d’un bien immobilier, il correspond
à une avance sur la vente d’un bien immobilier qui va permettre d’obtenir des liquidités afin de
pouvoir financer la nouvelle acquisition8. C'est un crédit trésorerie qui est peu utiliser en
Algérie, mais assez fréquent à l’étranger.

b- Les crédits spécifiques:


Les crédits spécifiques, non seulement ont des objets bien précis, mais encore plus, ils
sont assortis de garanties dont la forme diffère selon le crédit sollicité.
Ces garanties ne sont autres que le gage de certains actifs circulants (marchandise,
créance). Nous spécifions les formes suivantes:

 Avance sur marchandise:


Quand nous discutons de l'avance sur marchandise, nous pensons immédiatement au
warrantage. Le warrant est un effet de commerce, concernant des marchandises entreposées
dans des magasins généraux. Ces derniers sont des entreprises mettant à la disposition des

7
Bouyakoub.F: « l'entreprise et le financement» : Ed CASBAH Alger p 243
8
Jean-Marc Béguin et Arnaud Bernard , « L’essentiel des techniques bancaires »,édition EYROLLES, 2008, P 212
Chapitre I : Typologie des produits bancaires

opérateurs économiques de vastes entrepôts destinés à recevoir des marchandises en dépôts,


contre paiement des droits de garde et une prime d'assurance.

En Algérie cette fonction est assurée par la société nationale de transite et des magasins
généraux (SONATMAG), (devenu MTA «magasin de transit algérien »).
En contre partie du dépôt de marchandise, les magasins généraux émettent selon la
demande du déposant, soit des reçus non transmissibles, soit des titres négociables, appelés
«récépissés warrant » L'avance sur marchandise est une opération qui consiste à financer un
stock contre la remise des marchandises en gage aux créanciers préteurs, un local et dont la
clef sera en possession du banquier pour ce genre d'avance on débite un compte spéciale afin
de créditer le compte client.

 Avance sur marché public:


Les marchés administratifs ou marchés publics sont des contrats passés par l'état en vue
de l'exécution de travaux, livraison des fournitures ou prestation de service.
L'administration ne règle la livraison et/ou la pose des fournitures, objet d'un marché,
qu'après service rendus et constaté et avec du retard. Les fournisseurs ou les entrepreneurs qui
travaillent avec l'état peuvent s'adresser à leurs banques pour solliciter des avances sur les
situations de travaux faits qui matérialisent leurs créances nées sur l'administration pour que le
banquier soit couvert, il faut que la créance de l'entreprise sur l'administration lui soit
déléguée par le biais de nantissement du marché.

 Avance sur titres:


C'est une opération qui consiste pour le possesseur de placement à obtenir un prêt dont
les titres en portefeuille constitueront la garantie le propriétaire des titres les remet en gage
avec un acte de nantissement signé par le propriétaire des bons.
Les bénéficiaires de ce type du crédit peuvent être des entreprises ou les particuliers,
souhaitant d'obtenir pour un certains délais, des liquidités mais ne souhaitant pas se défaire
des titres possédés, car, ces derniers représentent une garantie réelle particulièrement facile à
évaluer par le banquier surtout si ces titres cotent en bourrée. En Algérie, les avances sur
titres sont consenties uniquement sur bons de caisse, vu l'absence temporaire d'un marché
Boursier.
Chapitre I : Typologie des produits bancaires

 Avance sur facture administrative:


Est destinée aux entreprises pour leurs permettre de mobiliser leur poste «Client»
lorsqu'elles entrent en relation avec des administrations, la facture doit être domiciliée, mais
cela reste insuffisant.
L'engagement de l'administration débitrice doit être irrévocable et ce mot doit être
figuré dans la mention d'engagement.
Dans l'avance sur facture, le compte du client est crédite à hauteur de 70% du montant
de la facture par le débit d'un compte spécial «Avance garantie ».
 Le factoring (ou affacturage):
Le factoring est une opération qui consiste à céder une créance à un organisme
spécialisé inscrit sur la liste des établissements financiers qui garantit le règlement de créance
moyennant une commission. Le code de commerce Algérien dans son article 543 décret
législatif, définit le factoring comme étant un acte aux termes du quel une société spécialisée,
appelé « factor » devient subrogé au droit de son client appelé «adhérant» en payant de ce
dernier le montant intégral d'une facture à l'échéance fixe résultant d'un contrat et en prenant à
sa charge moyennant rémunération, le risque de non remboursement 9.
 L'escompte:
L'escompte commerciale est une autre forme de crédit spécifique, il est définit comme
étant un crédit de trésorerie accordé aux entreprise pour leur permettre de mobiliser les
créances à terme qu'elles détiennent sur leur client. Il consiste pour un fournisseur à créer des
effets représentatifs de ces créances et à les céder à sa banque qui lui fera l'avance des
montants des effets diminuée des agios10
C'est aussi un prêt sur gage puisque le banquier prête le montant de l'effet contre remise
de titre qui sert de garantie.
L'avantage de l'escompte du point de vue de l'entreprise c'est les délais de paiement
accordés par le fournisseur à leurs acheteurs qui peuvent engendrer un gonflement de leurs
postes client ce qui incitera ces fournisseurs à vendre ce dernier liquide (une grande
transformation).
Du point de vue de la banque, l'escompte représente un moindre de non remboursement,
grâce aux effets le banquier peut se refinancer sur le marché monétaire.

9
Jean-Marc Béguin et Arnaud Bernard, « L’essentiel des techniques bancaires », édition EYROLLES, 2008, P 260
10
[Link], « crédit bancaire et économie financière », édition El Dar El Othmania, 2010, P 31
Chapitre I : Typologie des produits bancaires

c- les crédits par signature:

 L'aval:
L'aval est une sureté ou garantie fournie par un tiers au paiement d'une traite mais ce qui
nous intéresse c'est l'aval bancaire donné par un banquier en faveur de son client et qui résulte
d'une signature apposée au recto de l'effet de commerce tiré sur ce même client, donc l'aval
constitue un crédit par signature accordé par la banque. Cette formule peut donner lieu aux
effets suivants:
Vis-à-vis du porteur: l'avaliseur demeure engagé jusqu'à la date prévue. Son
engagement reste le même si l'obligation qu'il a garantie serait nulle pour toute autre cause
qu'un vice de forme.
Vis-à-vis du débiteur cautionner: le débiteur cautionner ne peut se retourner contre son
avaliseur mais inversement, l'avaliseur peut se retourner contre le débiteur principal et ce pour
réclamer les sommes qu'il a déboursées.

 Les cautionnements:
Le cautionnement bancaire est l'engagement par signature de la part d'un banquier sur
un acte appelé contrat de cautionnement, de payer pour le débiteur si celui -ci s'avérait
défaillant.
Les cautionnements délivrés par une banque sont solidaires, c'est -à-dire qu'ils offrent
au créancier l'avantage de poursuivre à la fois le débiteur principale et la caution (banque) ou
seulement l'un des deux.
Le but recherché par le client dans ce type de crédit est de déférer le paiement, et encor
d'éviter un versement de font immédiat ou d'accélérer une rentré de fonds.

 L'acceptation:
L'acceptation est l'engagement de tirer, de payer la lettre de change à l'échéance. Cette
acceptation s'exprime par la signature du tiré sur le recto de la lettre de change qu'il fait
procéder par la mention «bon pour acceptation ».
Elle est utilisée dans le commerce extérieur, elle permet de substituer la signature de
banquier à celle de son client. En effet, le vendeur ou son banquier n'étant pas en mesure
d'apprécier la valeur des signatures de chacun des acheteurs d'un pays étranger, exige la
signature du banquier de ceux ci.
Chapitre I : Typologie des produits bancaires

[Link]. Le financement des investissements:


L'investissement peut être défini comme étant une opération qui entraine une
transformation de ressources à un projet industriel ou financier. Dans l'espoir d'en retirer des
gains sur un certain nombre de périodes afin d'enrichir l'entreprise. La banque étant un agent
économique qui participe au développement de l'économie octroi des crédits d'investissement
pour la création d'une entreprise renouvellement des équipements de production.
Nous pouvons aussi définir le crédit d'investissement comme étant le crédit qui finance
la partie haute du bilan.

a. Le crédit à moyen terme:


Est un crédit dont la durée en général, égale ou supérieur à deux (02) ans et que ne
saurait dépasser sept ans. Les branches d'activité concernées par ce type de crédit sont:
l'industrie d'envergure moyenne, le commerce, l'artisanat...
Ce genre de financement comporte généralement une durée accordée par le banquier à
son client avant qu'il commence à rembourser le crédit accordé.
En Algérie les crédits à moyen terme octroyés aux entreprises du secteur privé étaient
surtout sous forme de crédits mobilisables avec l'intervention de la « BAD » (Banque
Algérienne de Développement).
En ce qui concerne les types de crédit à moyen terme, nous distinguons:

 Le crédit à moyen terme mobilisable: c'est un crédit à moyen terme directe


mobilisable sur le marché monétaire. Il est consenti par la banque en vue de réescompte des
billets crées à cette occasion.
 Le crédit à réescomptable : pour pouvoir financier les opérations du crédit d'une
durée relativement longue avec des déports essentiellement à court terme la banque pouvait
mobiliser sa créance sur le marché monétaire mais cette possibilité n'existe pas encore en
Algérie.
 Le crédit à moyen terme direct : il est dit direct lorsqu'il est nourrit par la banque,
par sa propre trésorerie le billet a ordre crée en représentation d'un tel crédit devient des
reconnaissances des dettes et non des instruments de réescompte ou de mobilisation.
Chapitre I : Typologie des produits bancaires

b- les crédits à long terme:


Les crédits à long terme s'inscrivent dans la fourchette 8 à 20 ans, ils financent les
immobilisations lourdes telles : les usines, les magasins...
Les garanties prisent par la banque à cette occasion sont des garanties hypothécaires ou
de nantissement du fond du commerce et des équipements financiers.
En Algérie, l'octroie du crédit à long terme au secteur privé est devenu possible avec la loi
82-11 de août 1982 relative à l'investissement économique privé national. Ce type de crédit ce
fait par la banque Algérienne de développement «BAD » et non par les banques primaires.

 Le crédit bail ou leasing:


Est un contrat de location assortie d'une promesse de vente. Né dans les années 50 aux
états unis, la technique de leasing est rapidement développée dans l'ensemble des pays
industrialisés11.
Le crédit bail permet aux entreprises d’acquérir des biens d’équipement a l’issue d’une
période de location dans des conditions variantes selon que le bien est mobilier ou immobilier,
l'activité de crédit bail est également subdivisée en deux catégories:

 Le crédit bail mobilier:


Les opérations bail mobilier sont définies comme des opérations de location d'une durée
déterminée (généralement 3 à 7 ans) de bien d'équipement ou de matériel d'outillage. Ces
opérations sont effectuées par des sociétés spécialisées qui achètent des équipements pour les
louer à des entreprises, ces derniers ont la possibilité d'acquérir tout ou une partie des biens
loués.
 Le crédit bail immobilier:
Il consiste en une opération de location d'un bien immobilier à usage professionnel acheté
ou construit par une société du crédit bail immobilier qui est en demeure propriétaire cette
opération permet au locataire de devenir propriétaire en fin de ce contrat de tout en partie du
bien loué.

11
Bouyakoub.F « l'entreprise et le financement bancaire », Casbah, édition Alger 2000, pages, 262
Chapitre I : Typologie des produits bancaires

[Link]. Le financement du commerce extérieur12

L'activité économique a de plus en plus tendance à prendre une dimension


internationale, avec la diversification et la multiplication des techniques de commerce
extérieur, ainsi la banque est amenée à financer, selon le cas les importations et les
exportations.

a. Le financement des importations:

la principale technique utilisée est celle du crédit documentaire, le crédit documentaire


est bien sur un crédit par signature en vertu du quel un banquier s'engage à payer la
marchandise importée contre remise d'un certain de documents par l'exportation justifier ainsi
avoir chargé cette marchandise sur un moyen de transport en partance vers l'Algérie.

 L'encaissement documentaire:

Est un ordre du vendeur à sa banque d'encaisser une certaine somme auprès de


l'acheteur contre remise des documents d'expédition, le règlement peut s'effectuer par
paiement au comptant ou par acceptation d'un traite.
 Le crédit documentaire:

C'est un engagement par signature qui permet de substituer à l'engagement d'un


importateur celui de la banque qui paiera pour le compte de l'acheteur la marchandise
commandée contre remise des documents conformément aux exigences de l'importation.

b. Le financement des exportations:

Il existe plusieurs formes de crédit en matière de financement des exportations:

 Le crédit acheteur:

Ce type de crédit est un prêt direct à moyen ou à long terme consenti par la banque de
l'exportateur à l'acheteur étranger pour lui permettre de payer comptant son fournisseur
étranger.

12
Redjala Samir et Recham Lyes, mémoire de licence « le financement des opérations du commerce
extérieur », 2011/2012.
Chapitre I : Typologie des produits bancaires

 Le crédit fournisseur:
Est une forme de crédit dans laquelle le banquier consent à l'exportateur soit des crédits
de préfinancement lui permettant de ressembler les biens à exporter, soit des crédits lui
permettant de mobiliser, après livraison sa créance née sur l'acheteur étranger et qui peuvent
avoir une durée qui ne saurait excéder 18 mois pour le court terme, 7 ans pour le moyen terme
et un délai plus de 7ans pour le long terme.

[Link]. Les crédits aux particuliers:


La distribution de ce genre de crédits est conditionnée par l'existence d'organismes
spécialisés de crédits et d'une règlementation en la matière, chose qui ne relève pas l'ampleur
voulu en Algérie. Aussi, également un niveau de vie favorable garantissant une capacité de
remboursement des crédits. Un particulier est tout simplement un salarié, dans l'étude de
dossier de crédit à un particulier, il faut se rendre compte d'un certain nombre d'éléments :
profession, âge, revenu patrimoine et garantie fournie... Les variétés de ces crédits sont
nombreuses à savoir:

 Les crédits pour acquisition de bien durable:


Il est conditionné par une épargne préalable, ce crédit destiné au financement de
l'habitat et des biens mobiliers.

 Les prêts personnels:


Sont assimilés aux crédits par caisse accordés aux entreprises destinés à combler des
: -Besoins de trésorerie momentanés, remboursables en fin de mois sur le
salaire. -Evénements exceptionnels, mariage, frais médicaux...
Nous distinguons aussi: l'avance sur titres et de crédits relais (soudure).

 Les Crédits spéciaux (à taux bonifié):


A savoir:
-Les crédits accordés aux moudjahiddines.
-Les crédits destinés à la création d'activité en faveur des jeunes (emploi de jeune)
-Les crédits aux professions libérales.
Chapitre I : Typologie des produits bancaires

 Les crédits à la consommation:


Le crédit à la consommation, appelé également (crédit de trésorerie aux particuliers) est
destiné au financement d'achat à tempérament, qui permet à la fois l'encaissement immédiat du
prix par le vendeur et le paiement par versement échelonné de tout ou partie de ce prix par
l'acheteur.
Le crédit de consommation est destiné à financer des produits domestiques durables fabriqués
totalement ou partiellement en Algérie, et cela au bénéfice de tout particulier résident sur
le territoire national, et disposant d'un revenu régulier. Pour cela les conditions d'accès à ce type de
crédits, tout acheteur disposant d'un revenu permanant et fixe, ouvre droit à l'octroi d'un crédit à la
consommation sous réserve de sa capacité d'endettement.
2.2. Les risques de crédit bancaires
2.2.1. Définition du risque de crédit bancaire
Le risque de crédit également appelé le risque de contrepartie, est le premier risque qu’une
banque doit supporter. En matière bancaire peut être défini comme étant «de façon tout à fait
générale, le risque de contrepartie ou de crédit ou encore de signature, est le risque de défaillance
d’une contrepartie sur laquelle est détenue une créance ou un engagement de hors bilan
assimilable »13.
C’est donc le risque de subir une perte au cas où la contrepartie serait incapable de faire face
à ses engagements. Aussi, la prise de risque est tout simplement liée à l’objet principal de
l’activité bancaire : l’octroi du crédit. Cette prise de risque est inéluctable et justifie l’existence
même des banques.
Les événements qui peuvent amener un emprunteur à ne pas respecter ses engagements sont
multiples :
- une malhonnêteté évidente (escroquerie, abus de confiance) ;
- un cas de force majeure. Ceci est notamment le cas en ce qui concerne les crédits accordés à
des emprunteurs étrangers qui peuvent être confrontés à des risques de guerres, de révolution, de
catastrophes naturelles ou de non transfert ;
- le plus souvent, la cause du non remboursement est à chercher aussi dans une défaillance
économique ou financière involontaire des débiteurs : chômage pour un particulier ou dépôt de
bilan pour une entreprise.

13
Calvet H, « établissement de crédit : appréciation, évaluation et méthodologie de l’analyse financière »,
edition Economica, Paris, 1997, page 78
Chapitre I : Typologie des produits bancaires

Le simple retard dans un remboursement peut être préjudiciable pour une banque qui travaille
avec des fonds empruntés, car comme tout commerçant ou industriel, il doit faire face, de son cotés,
à ses propres échéances et, par conséquent, compter sur les rentrées nécessaires à l’équilibre de sa
trésorerie. Si, part suite de circonstances imprévisibles, ou même part suite d’une politique de crédit
imprudente, les retards se généralisaient, il pourrait en résulter une immobilisation de capitaux
susceptible de mettre la banque en sérieuses difficultés, même si les crédits accordés n e sont pas
compromis.
2.2.2. La typologie de risque de crédit bancaire
En dehors des risques communs à toutes les entreprises (risques juridiques, logistiques, de
malversation…), les banques sont confrontées à des risques spécifiques inhérents a leur activités :
les octrois des crédits.
Ces risques ne sont pas purement hypothétiques. Cependant, lorsqu’ils se réalisent, ils
peuvent entrainer de lourdes conséquences.
Il existe une multitude de risques de crédits bancaires. Leur classification (typologie) diffère
selon les auteurs à cause surtout des fortes interdépendances qui existent entre les risques, les uns
peuvent entrainer les autres. Toutefois, nous retenant les mêmes éléments constitutifs du risque
bancaire quel que soit l’auteur.
Le risque de contrepartie revêt trois formes14 :
 Le risque de contrepartie sur l’emprunteur : concerne les crédits accordés aux clients
(particuliers et entreprises), ou les placements effectués sur les marchés financiers ;
 Le risque de contrepartie sur le préteur : sur les garanties potentielles de financement
accordées par des contreparties bancaires pour assurer le financement de l’activité en cas des
difficultés d’approvisionnement sur les marchés ;
 Le risque de contrepartie sur produits dérivés 15 : les produits dérivés sont utilisés dans une
préoccupation de couverture des risques ou de spéculation, ils sont appelés dérivés parce que leurs
valeurs sont dérivées d’autres marchés

14
Dubernet M, « Gestion actif-passif et tarification des services bancaires », édition Economica, 1997, page 64
15
Les produits dérivés peuvent être des forwards,( contrats à terme de change ou de taux), des swaps de
change ou de taux, ou encore des options de change ou sur les taux d’intérêts.
Chapitre I : Typologie des produits bancaires

[Link]. Les deux situations du risque de crédit


La définition du crédit bancaire citée précédemment met en exergue le risque lié à
l’opération de crédit, le danger de perte partielle ou totale du prêt.
Dans le risque de crédit, on distingue deux situations de défaillance d’un emprunteur qui exprime
soit un manquement ou un retard sur le paiement du principal et/ou des intérêts. D’où il existe
deux situations du risque de crédit :
a. Le risque de non remboursement
Le risque de non remboursement est le plus redouté par les banquiers lors de l’octroi d’une
ligne de crédit, il apparait quand le client en raison d’une dégradation de sa situation financière
n’est plus apte ou refuse de rembourser les prêts qui lui ont été octroyés.
Le risque de non remboursement est d’autant plus grave que dans la quasi-totalité des cas,
le banquier engage des fonds qui ne lui appartiennent pas, et dont, il est lui-même débiteur à
l’égard de ses déposants.
Donc ce risque résulte de l’insolvabilité du client et de son comportement futur16.
b. Le risque d’immobilisation
Le risque d’immobilisations appelé aussi risque de trésorerie, se localise au plan des
rapports entre la banque et ses déposants, il est intrinsèque à toute opération de crédit puisque le
banquier travaille et prête avec l’argent des autres déposants, aussi c’est un risque lié au politique
crédit de la banque. Il peut être généré par une mauvaise gestion de la distribution de crédit. En
effet, un simple retard dans le remboursement d’une créance ou d’un décalage entre les
décaissements et les encaissements peuvent être préjudiciables à la banque.
Si ces retards et ces décalages se généralisent à cause de la mauvaise gestion de la
distribution des crédits ou autres circonstances imprévisibles, il pourrait résulter une forte
immobilisation de capitaux qui se traduit par un grave déséquilibre de la trésorerie et mettre ainsi
la banque en état de cessation de paiements.
En d’autres termes, cette immobilisation de capitaux se traduit par l’incapacité de la banque
à transformer son portefeuille de crédit en liquidité, afin de pouvoir assurer les retraits de fonds de
ses déposants et de poursuivre le financement de la clientèle 17.

16
[Link], mémoire magister« la problématique d’évaluation des risques de crédit par la banque en Algérie
», P 54
17
Bruno MOSCHETTO. Jean ROUSSILLON : « La banque et ses fonctions » Ed PUF, collection Que sais-je, P34
Chapitre I : Typologie des produits bancaires
[Link]. Les autres risques de crédits bancaires
Il existe une dizaine d’autres risques de crédits bancaires regroupés en cinq catégories :
le risque de contrepartie, le risque particulier a un client ou a une opération, le risque de taux, le
risque corporatif ou professionnel et le risque général 18.
a. Le risque particulier à un client ou à une opération
Le risque particulier à un client dépond d’éléments qui ne dépassent pas le cadre d’une
affaire. Il est fonction de la situation financière, industrielle ou commerciale de l’entreprise, ainsi
que de la compétence technique et de la moralité de ses dirigeants.
Les crédits accordés à des entreprises qui manquent de ressources, qui a trop
d’immobilisation, qui n’ont pas un fonds de roulement suffisant, qui sont surendettées ou dont la
trésorerie est lourde comportent des risques assez grands.
Des installations industrielles vétustes ou, à l’inverse, des installations somptueuses, des
frais généraux excessifs, des prix de revient exagérés, une production de mauvaise qualités ou, au
contraire, de belles qualité mais trop chère, doivent inspirer au banquier une certaine prudence.
De même, la compétence technique des dirigeants de l’entreprise joue un rôle primordial. En
effet, une affaire mal dirigée est presque inévitablement vouée à des catastrophes, même si les
circonstances lui sont provisoirement favorables.
Il convient également d’attacher une grande attention à la moralité des dirigeants d’une
affaire. Sans doute des commerçants ou des industriels peu scrupuleux ont souvent réussi
brillamment, mais le banquier doit craindre que leur habileté ne s’exerce à ses dépens ou qu’elle
ne provoque des incidents dont il sera indirectement la victime. Ainsi, les entreprises qui faussent
leurs déclarations fiscales peuvent se voir infliger des amendes susceptibles de les mettre en
position critique, notamment par l’absence d’accord de classement de la Banque
Centrale.
Le risque particulier à une opération est fonction de sa nature, de sa durée, de son montant,
surtout lorsque celle-ci a été fixée trop largement par rapport à la surface du client.
b. Le risque de taux
Ce type de risque a pour origine l’activité même de la banque qui consiste à réaliser des prêts
et à y adosser une collecte. Le risque de taux apparaît lorsque le cout des ressources

18
[Link], « Audit et contrôle interne bancaires », édition AFGES, 2002, P 39
Chapitre I : Typologie des produits bancaires

devient supérieur aux produits perçus sur les emplois. « Le risque de taux est identifié par le fait de
voir les résultats affectés défavorablement, par les mouvements des taux d’intérêts »19.
Ce risque ne se matérialise jamais lors de la réalisation du crédit car, à un instant donné, il
sera absurde qu’une banque prête à un taux inférieur au cout de sa collecte. Le risque de
taux ne peut donc apparaitre que dans le temps et uniquement si les durées des emplois et de
ressources ne sont pas parfaitement adossés (il y’a adossement parfait lorsque les emplois et
les ressources sont sur une même durée, préservant dans le temps la marge de la banque). Même
dans une situation d’adossement parfait, le risque peut apparaitre lorsque les
emprunteurs (les déposants) viennent rembourser (se faire rembourser) leurs prêts (leurs
placements) par anticipation .Dans ce cas, l’adossement prévu à l’origine disparaît.

c. Le risque corporatif ou professionnel 20

Le risque corporatif ou professionnel réside essentiellement dans les brusques changements


qui peuvent modifier les conditions d’un commerce ou d’une industrie : pénurie de matières
premières, effondrement des prix, révolution technique ou même simplement modifications
profondes dans les procédés de fabrication, apparition de produits équivalents et moins chers et
changements de mode ou désaffection de la clientèle.

Certaines branches d’activités peuvent être durement frappées par la fermeture d’un
débouché extérieur, ou, même sur le marché intérieur, par la suppression d’une protection
douanière. Les banques redoutent tout particulièrement les positions spéculative qui, se
généralisant dans une profession, peuvent rendre celle-ci très vulnérable.

d. Le risque général
Le risque général dépasse le cadre de l’affaire au profit de laquelle le crédit est sollicité, pour
frapper l’économie d’une nation entière, d’une région voir la situation internationale. Le risque
général est difficile à prévoir, et il est encore plus difficile d’y parer.
Leur prévision, même lorsqu’elle est possible, est à elle seule un élément de trouble pour les
affaires.

19
[Link], « Gestion des risques et gestion actif-passif des banques », édition DALLOZ, 1995, P18
20
Rachedi Mounia et Azouni Yamina, Mémoire de licence « les risques des crédits bancaires », 2002-2003.
Chapitre I : Typologie des produits bancaires

Le risque économique


Le risque économique est caractérisé par les crises «économiques» entrainant un repli
général de l’activité économique. Le passage d’une crise économique est marqué par les
difficultés commerciales ou financières pour la plupart des entreprises et par un accroissement du
nombre des dépôts de bilans. « Le risque économique recouvre aussi bien une dépréciation
monétaire qu’une absence de devises se traduisant, par, exemple, par un défaut de paiement».
 Le risque monétaire
Les troubles monétaires amènent les gouvernements à prendre des mesures telles que de la
suspension des paiements envers l’étranger .Dans certains pays, les défaillances de banques ont
entrainé des séries de faillite.
 Le risque politique
Le risque politique réside dans les révolutions, les guerres civiles ou d’origine étrangères
.Les guerres entrainent des fermetures d’entreprises, des réquisitions, des destructions .Elles
peuvent être la cause de moratoires qui paralysent les règlements. «Le risque politique survient
dans les affaires internationales lorsque des changements importants se produisent dans
l’environnement des entreprises »21.
 Le risque social
Le risque social est caractérisé par des troubles sociaux. Les troubles sociaux peuvent
s’accompagner de grèves, d’émeutes, de pillage, et sont parfois aussi préjudiciables à telle ou telle
entreprise comme les guerres.

 Le risque naturel
Pour l’auteur Tronchon « le milieu naturel impose des contraintes à l’aménagement du fait
qu’un site présente toujours des caractéristiques dépendantes »22. Les conséquences d’événements
naturels tels que des inondations, de sécheresse, des incendies, des épidémies, des invasions de
parasite, qui frappent des régions plus ou moins étendues sont également sources de difficultés
pour les banques.

21
Doubi Bi Tra et Marcel [Link], « Banque, finance& bourse », édition Harmattan,2011, p312.
22
Pierre Tronchon, « Risque majeurs, environnement et collectivité locales », édition 1991,p30
Chapitre I : Typologie des produits bancaires

A coté de cette classification de l’auteur Sardi, d’autres risques sont souvent cités dans la
littérature mais, ils sont liés directement à la gestion des établissements bancaires. Il s’agit du
risque d’insolvabilité, du risque réglementaire, du risque d’image commerciale.

e. Le risque d’insolvabilité
Le risque de solvabilité, appelé aussi « risque d’insolvabilité » occupe une place
primordiale, car il concerne la survie même de la banque, et qui est dû à la manifestation d’un ou
de plusieurs risques à savoir le risque de contrepartie, de marché, de liquidité…, donc « le risque
d’insolvabilité est celui de ne pas disposer des fonds propres suffisants pour absorber des pertes
éventuelles »23
Aussi,« dans une banque, les ressources sont employées sous forme de prêts dont le
remboursement permet celui des ressources »24. Si les emprunteurs ne respectent pas leurs
engagements dans les proportions significatives (risque de contrepartie) la banque ne peut plus
faire face aux siens (rembourser les déposants). C’est la manifestation du risque d’insolvabilité qui
apparait en cas de :
 Rupture de la chaine des flux financiers au sein de la banque liée à la défaillance d’une ou
plusieurs contreparties. Ce risque est donc fortement présent dans le cadre des opérations de
crédit d’investissement.
 Risque lié à l’environnement de la clientèle (situation politique, économique…)

f. Le risque réglementaire
Par définition, « le risque réglementaire correspond au risque d’encourir des sanctions
fiscales ou juridiques, suite à une non application des dispositions légales en vigueurs »25. Dès que
la banque entre en relation d’affaires avec un client, notamment lors de l’octroi de crédit
d’investissement, elle peut courir ce type de risques.

g. Le risque d’image commerciale


« Risque de politique commerciale, il correspond au risque lié à une perception négative de
l’activité commerciale de la banque par ses clients potentiels que sont les membres
26
adhérents pour la plupart » .

23
Joel Bessis, « Gestion des risques et gestion d’actif-passif des banques », édition Dalloz, 1995, P20
24
Jean-luc siruguet, « Le contrôle comptable bancaire », 2007, p93.
25
Antoine sardi, « Audit et contrôle bancaire interne » édition AFGES, 2002, p451.
26
Henri-Pierre Maders et Jean-luc masselin, « Contrôle interne des risques », édition EYROLLES,2006, p104.
Chapitre I : Typologie des produits bancaires
2.3. Les garanties liées aux crédits bancaires
La réussite de l'opération d’octroi de crédits doit être couverte par des garanties, la
banque doit toujours imaginer tous les moyens capables de lui assurer une meilleurs sécurité,
pour cette raison le banquier consiste à demander des garanties à son client qui constitue aussi
un moyen pour le banquier de se prémunir contre le risque du crédit. Nous estimons que le
moyen de prévention le plus efficace est l'étude de la situation passée, présente et future de
l'entreprise emprunteuse. Toutefois il existe d'autres moyens complémentaires à l'étude de
dossier dont les plus importants sont:
2.3.1. Suretés personnelles:
Se définie comme l'engagement prie par une personne physique ou morale (que nous
appelons la caution) de satisfaire une obligation si le débiteur n'y satisfait pas lui- même, elle
se matérialise sous forme de cautionnement ou l'aval 27.
[Link]. Le cautionnement :
L'article 644 du code civil Algérien dispose que : «le cautionnement est un contrat par
lequel une personne garantit l'exécution d'une obligation, en s'engageant envers le créancier à
satisfaire à cette obligation si le débiteur n'y satisfait pas lui-même ». C'est engagement pris
par un tiers, appelé caution envers un créancier, de s'exécuter en cas de défaillance de son
débiteur. En vertu de l'article 652 du code du commerce Algérien: «la caution n'est
responsable qu'a concurrence du montant pour lequel il est porté garant ». Le cautionnement
est considéré comme un acte civil lorsqu'il porte sur des dettes commerciales, et cela même si
la caution est un commerçant, toutefois il est considéré comme un acte commercial lorsqu'il
résulte d'avale et d'endossement de traites. Le cautionnement peut être simple ou solidaire.
a. La caution simple:

Le cautionnement simple dispose de bénéfice de discussion, dans ce cas la caution


peut imposer au créancier d'exercer prioritairement les recours contre le débiteur principal, de
saisir ces biens et de les vendre.
b. La caution solidaire:
Elle est la renonciation de la caution au bénéfice de discussions et la division avec
extension de la solidarité aux héritiers de la caution, se sont généralement les cautions qui
sont exigées par les banques dans le mesure où elles permettent de poursuivre indifféremment
le débiteur ou la caution qui se trouve au même rang.

27
Dominique Legeais, « sûretés et garanties du crédit », édition LGDJ, 9éme édition, 2013
Chapitre I : Typologie des produits bancaires

[Link]. L’aval:
C'est un engagement prés par un tiers ou par signataire d'un effet de commerce (lettre de
change, billet à ordre, chèque de payer le montant en totalité ou en partie son échéance) en cas de
défaillance du débiteur principal dont il est le garant l'engagement du donneur d'aval est identique
à celui d'une caution solidaire. Les garanties personnelles d'excellentes garanties pour le banquier
mais ce dernier n'as pas toujours la possibilité de renseigner sur la situation patrimoniale de la
caution.
2.3.2. Les suretés réelles:
Les suretés réelles permettent de réserver un ou plusieurs actifs mobiliers ou immobiliers
appartenant au bénéficiaire du crédit ou à une tierce personne à la garantie de l'emprunt contractée
auprès de la banque prêteuse en faisant naitre au profit de cette dernière une cause dite «cause de
légitime préférence » 28

[Link]. Le droit de rétention:


C'est la possibilité donnée au créancier de retenir un bien corporel du débiteur tant qu'il n'a
pas été payé.
[Link]. Le nantissement:
C'est un acte par lequel le débiteur remet au créancier un bien en garantie de sa dette, si le
bien remis en garantie est un bien meublé nous parlons de gage s'il s'agit des revenus d'un
immeuble.
[Link]. L'hypothèque:
Au terme de l'article 882 de code civil, c'est une sûreté réelle consistant dans l'affectation
d'un immeuble à la garantie d'une créance sans que le débiteur soit dessaisi de son immeuble,
l'hypothèque peut être conventionnelle alors qu'elle résulte d'un accord autre que le débiteur et le
créancier légal ou judiciaire.
[Link]. Les privilèges immobiliers spéciaux:

Se sont des hypothèques privilégiées qui confèrent au créancier une garantie sur un
immeuble avec un droit de suite le gage automobile: C'est un privilège spécial mobilier qui
consiste à mettre en gage un véhicule immatriculé pour garantir le prêt destiné à l'achat de ce
véhicule.

28
cause de légitime préférence : est un avantage que la loi accorde à un créancier, suivant la nature de sa créance
et selon un ordre déterminé, d'échapper à la règle de l'égalité entre les créanciers et d'être payé en priorité sur le
produit de la vente des biens de son débiteur.
Chapitre I : Typologie des produits bancaires

[Link]. Les autres garanties:


La banque peut collecter d’autres types de garanties, à savoir les garanties collectées; une
délégation d'une assurance multirisques, des engagements de la part de client...
La meilleure garantie de remboursement d'un crédit réside dans la qualité de l'emprunteur,
entreprise ou particulier et dans la bonne appréciation de la viabilité des projets financer, le
banquier doit donc légitiment rechercher pour les différents crédits les garanties adoptées à leurs
durées, si la garantie ne peut pas suffire à elle seule, à permettre l'octroi d'un crédit, inversement
un crédit pleinement justifié par l'analyse économique et financière ne saurait se passer des
garanties.
Les besoins de financement des agents économiques (ménages, entreprises) sont de nature
différente. Le génie de banquier est de créer des produits bancaires adaptés à chaque besoins, ces
derniers peuvent êtres conjoncturels ou structurels au banquier, satisfaire ses besoins peut se
traduire par un décaissement de fonds ou par un prêt de signature, qui n’engendre pas un
décaissement lors de la mise en place. Cependant le recours au crédit simple est le plus risqué, à
savoir le découvert en [Link] ce fait les banques doivent améliorer leurs produits et orienter les
clients aux formes adaptées à leur besoins, car souvent les clients ignorent les formes des crédits
bancaires et leurs objectifs
Section3 : Les autres produits bancaires.
3.1. Les moyens de paiements :
Plusieurs moyens existent pour effectuer des paiements et, à l’ouverture de votre compte,
l’établissement bancaire vous les proposera.

3.1.1. Le chèque :
Le chèque est un écrit par lequel une personne dénommée le tireur donne l’ordre à une autre
personne dénommée le tiré de payer une certaine somme au titulaire ou à un tiers, appelé le
bénéficiaire.
Le chèque fait donc intervenir 3 personnes :
-Le tireur : c’est lui qui établit et signe le chèque ;
-Le tiré : c’est lui qui détient les fonds et paye ; ce peut être une banque, une société de
bourse, etc.
-Le bénéficiaire : c’est lui qui reçoit le paiement.
Chapitre I : Typologie des produits bancaires

Le chèque doit comprendre un certain nombre de mention obligatoires, à savoir : le mot


chèque, l’ordre pur et simple de payer une somme déterminer, le nom du tiré (banque ou autre), le
lieu de paiement avec l’adresse complète, la date et le lieu de création du chèque, le nom du tireur,
son adresse complète et sa signature.
Il existe deux types principaux de chèque : les chèques barrés non endossables et les chèques
non barrés endossables 29.
[Link]. Les chèques barrés et non endossables
Ces chèques ne peuvent être établis au porteur, ils ne sont pas transmissibles par
endossement; ils ne sont pas encaissables en espèce au guichet ; ils ne peuvent être encaissés que
par l’intermédiaire d’un établissement de crédit ou assimilé.
Les chèques de salaire même barrés peuvent être payés au bénéficiaire en espèce au guichet et un
chèque barré peut être payé en espèce au titulaire du compte.
[Link]. Les chèques non barrés et endossables
Ces chèques conservent toutes les caractéristiques des chèques ordinaires. Toutefois à leur
délivrance, la banque reçoit un droit de timbre pour le compte du trésor. Par ailleurs, la banque
doit communiquer au trésor sur sa demande la liste des personnes ayant demandé la délivrance de
ce type de chèque.

 Quelques variétés de chèques


Il existe plusieurs variétés de chèque qui se distinguent par leur mention et /ou par leur
fonctionnement.
 Le chèque de voyage :
C’est un titre tiré à l’ordre d’un client par une banque sur l’un de ses établissements ou sur l’une
de ses succursales, moyennant le versement d’une somme égale à son montant plus une certaine
commission. Ce chèque permet au porteur de toucher des fonds dans toute ville ou la banque
30
émettrice a une succursale ou un correspondant .

29
LUC BERNET-ROLLANDE, Principe de technique bancaire, édition DUNOD, février 2003, P42-43-44.
30
Ammour.B. Opcit.page53
Chapitre I : Typologie des produits bancaires

 Le chèque de caisse ou de guichet : lorsque le titulaire d’un compte ne dispose pas


d’un chéquier, soit parce qu’il vient d’ouvrir son compte et qu’il attend la confection des
formules de chèque, soit parce que tout simplement le banquier refuse de lui en délivrer.
Pour effectuer ses prélèvements nécessaires à ses besoins, il peut recourir au chèque de
guichet disponible auprès de sa banque.

 Le chèque postal : C’est un titre établi sur une formule spéciale délivrée par
l’administration des postes qui permet d’utiliser selon des règles propres un compte de
31.
dépôt ouvert e t tenu par cette administration

 Le chèque certifié : La certification résulte de l’apposition sur le chèque par le tiré


d’une formule comportant outre la signature, les mentions relatives à la certification. Dans
la pratique la certification s’opère simplement par l’apposition d’un cachet « certifié » ou «
certification » sur le chèque. Lorsque le chèque est certifié, la provision bloquée sous
responsabilité du tiré.

 Le chèque visé : Le chèque visé est un chèque ordinaire dont le tiré garantit à la
création l’existence de la provision. Cette garantie est effectuée par l’apposition d’un visa.

3.1.2. Les effets de commerce :


[Link]. La lettre de change
La lettre de change ou traite est un document écrit par lequel le créancier (tireur) donne
ordre à son débiteur (tiré) de payer une certaine somme à une date convenue et à un bénéficiaire
désigné (souvent le tireur ou son banquier). Elle peut être négociée (escomptée), encaissée à
l'échéance ou endossée au profit d'un tiers auquel elle devient un moyen de paiement. Elle
matérialise la créance du fournisseur. La lettre de change met en présence trois personnes : le
tireur, le tiré et le bénéficiaire.

31
Farhet.R « le droit bancaire » édition Librairie A
Chapitre I : Typologie des produits bancaires

- Le tireur : c’est lui qui prend l’initiative d’émettre la lettre de change et invite, de ce
fait le tiré à payer ;
- Le tiré : c’est lui qui doit payer à l’échéance la somme indiquée ; il doit avoir une dette
à l’égard du tireur ; c’est la personne qui constitue la provision.
- Le bénéficiaire : c’est à lui que le tiré doit payer.

Schéma n°2 : Le fonctionnement de la lettre de change


A doit de l’argent à B

Il lui donne une lettre de


Le « donneur » A et
Change qui permet à aussi le « tireur »

B de recevoir

L’argent de

C doit de l’argent
àA
B est appelé
« bénéficiaire » ou C est appelé « tiré »
« porteur »

Lorsque B ou (quelqu’un d’autre)

Présentera la lettre à C, C lui paiera

Le mentant stipulé sur la lettre.

Source : [Link] de la lettre de [Link]


Chapitre I : Typologie des produits bancaires

La lettre de change doit contenir des mentions suivantes :

 la dénomination de lettre de change insérée dans le texte même du titre et exprimée


dans la langue employée pour la rédaction de ce titre. L’utilisation du terme « traite» a
été admise par la jurisprudence ;
 le mandat pur et simple de payer une somme déterminée. Il est d’usage de les indiquer
en chiffres et en lettres. Si les deux sommes sont différentes, la somme en toutes
lettres est prise en compte. Si la somme est indiquée plusieurs fois en chiffres ou en
lettres, la somme la plus faible est prise en compte;
le nom de celui qui doit payer, le tiré;
le nom de celui auquel ou à l’ordre duquel le paiement doit être fait;
l’échéance de la lettre de change, c’est à dire à quelle date elle doit être payée;
le lieu où le paiement doit s’effectuer, c’est généralement le domicile du tiré ;
la date et le lieu où la lettre a été créée ;
 la signature, à la main ou par tout procédé non manuscrit, de celui qui émet la lettre
(tireur).

Exemple de lettre de change

Source : [Link] les [Link]


Chapitre I : Typologie des produits bancaires

a. La Provision :
La provision est la créance du tireur sur le tiré. Rien à voir avec la notion de provision
liée au chèque. On dit qu’il y a provision si, à l’échéance de la lettre de change, celui sur qui
elle est fournie est redevable au tireur d’une somme au moins égale au montant de la lettre de
change. La provision doit exister au moment de l’échéance, mais pas obligatoirement au
moment de l’émission.

b. L’aval :
Le tireur peut demander la garantie d’un tiers vers qui il pourra se retourner en cas de
défaillance du tiré à l’échéance. L’aval est l’engagement pris par un tiers de payer la lettre de
change à l’échéance si le débiteur n’effectue pas le paiement. Le donneur d’aval (ou avaliste
ou avaliseur) signe la traite avec la mention « bon pour aval ». Cette garantie peut être donnée
pour tout ou partie du montant de la traite.

c. L’endossement :
Endosser une lettre de change, c’est apposer une signature au verso pour la transmettre
à un autre bénéficiaire en ajoutant la mention « Payez à l’ordre de … » ; mais une simple
signature sans cette mention suffit. Le porteur actuel de la lettre de change est l’endosseur. Il
la signe et la remet à un nouveau porteur, l’endossataire32.

Remarque : Le nouveau porteur ne signe pas la lettre de change, mais s’il veut aussi la
transmettre, il devra la signer en tant qu‘endosseur avant de la remettre au nouveau porteur.

2
[Link]. Le billet à ordre 25
Le billet à ordre est un titre par lequel une personne appelée souscripteur (le débiteur)
reconnaît sa dette et s’engage à payer à une personne appelée bénéficiaire (le créancier ou un
tiers désigné par lui) une certaine somme à une date déterminée. Le débiteur prend l’initiative
et établit lui-même le document par lequel il s’engage à s’acquitter de sa dette à une date
déterminée.

On distingue aussi le billet à ordre relevé dont la création a été réalisée dans le même
but que la lettre de change relevée étudiée précédemment. Une fois souscrit il est remis par le

32 er
PUTMAN moyen de paiement et de crédit, ed PUF, 1 édition, 1995.
Chapitre I : Typologie des produits bancaires

bénéficiaire à sa banque et connaît le même procédé de traitement que la lettre de change


relevée. Pour être valable, le billet à ordre doit comporter les mentions suivantes :
- La clause à ordre ou formule « billet à ordre » insérée dans le texte même du billet ;
- La promesse pure et simple de payer une somme déterminée ;
- L’échéance ;
- Le lieu de paiement ;
- Le nom du bénéficiaire ;
- La date et le lieu de souscription ;
33
- La signature du souscripteur .

Exemple de billet à ordre

Source : billet à ordre de la banque ABC

33 eme
GAVALDA et STOUFFLET, « effet de commerce, chèques, carte de paiement et de crédit », ed Litec, 4
édition, 2001.
Chapitre I : Typologie des produits bancaires

3.1.3. Virement et prélèvement :


[Link]. Les virements
Le virement est une opération qui consiste à transférer, par un simple jeu d’écriture, une
somme d’un compte à un autre.
L’ordre de virement est donné en générale sur des formules spéciale mises gratuitement par
les banques à la disposition des titulaires de compte.
Dans cette formule le banquier est invité à débité le compte de son client émetteur d’une
somme déterminer et à e n créditer le compte du bénéficière désigné par lui 34.
On distingue deux types de virement :
 Le virement direct :
Le virement est « directe » quant il est effectué entre deux personnes ayant chacune un
compte dans la même banque.

 le virement indirect :
Le virement est « indirecte »quant il est effectué entre deux personnes titulaires de comptes
dans des banques différentes.

[Link]. Les prélèvements


C’est un moyen de paiement automatisé pour règlement à caractère répétitif par le quel le
client peut autoriser son banquier à prélever directement de son compte les sommes dues, par
exemple : les factures d’électricité, …..)
La particularité de ce moyen est émise à l’initiative du créancier comme une lettre de change
contrairement au virement qui est à l’initiative du débiteur.
3.1.4. La monnaie électronique :
Le caractère dématérialisé de la monnaie contemporaine tire ses origines de la période entre
1960 et 1970. En effet, les établissements de crédit ont informatisés leur gestion et sont passés des
écritures en compte (support papier) aux signaux électroniques, ce qui a fait avancer la
35
dématérialisation monétaire et conduit à l’automatisation de transfert de fonds .

La monétique constitue l’ensemble des techniques informatiques, magnétiques,


électroniques et télématiques permettant l’échange de fonds sans support papier.

34
Greslier.H. « Aide mémoire banque », édition DUNOD, paris 1979, page 97.
35
SIDI-MAMMAR Lydia, Mémoire de magister, « Essai d’analyse de l’impact de la réforme du système de
paiement sur l’utilisation des moyens de paiement scripturaux en Algérie »2010.
Chapitre I : Typologie des produits bancaires

Les valeurs électroniques sont alors transmises entre détenteurs de cartes sans faire
l’objet d’encaissement dans un compte à l’instar du billet de banque3 36.
La monétique est donc l’ensemble des moyens techniques utilisés pour automatiser les
transactions bancaires et monétaires37.

3.1.5. Les cartes bancaires :


La carte bancaire est un document ou un moyen de paiement, sous forme de carte en
plastique, équipé d’une bande magnétique et/ou d’une puce électronique, qui est remis par une
banque ou tout autre organisme habilité, à un client titulaire d’un compte en banque et qui permet
à ce dernier de réaliser les opérations suivantes :

 Le paiement d’achats ou de prestations de services, auprès de fournisseurs


Possédant un "terminal de paiement" susceptible de lire la carte, connecté ou non à sa
banque ou dans un appareil de distribution automatique ;
38
 Le retrait d’espèce au distributeur de billets (DAB) ou au guichet automatique
(GAB) 39 ;
 Le télépaiement internet ; etc.

[Link]. Les cartes de paiement


A coté, du chèque, des effets de commerce, du virement, de l’avis de prélèvement, la carte
de paiement fait aussi partie des instruments de paiement scripturaux40.
Il existe plusieurs systèmes de cartes de paiement dont l’utilisation connaît une ascension
fulgurante41. Certains établissements 42
ont lancé leurs propres cartes, directement ou par
l’intermédiaire d’une filiale comme Interbank.

36
BOUNIED. (2002): «Quelques incidences bancaires et monétaires des systèmes de paiement électroniques»,
revue Economique, n°52, pp. 313-331, p. 318.
37
BEITONE A., CARZOLA A., DOLLO C. et DRAI A. M. (2007) : «Dictionnaire des sciences économiques»,
Edition Armand Colin, Paris, p. 296
38
D.A.B : Distributeur Automatique Bancaire, permet la réalisation de deux opérations : les retraits et demandes
de chéquier.
39
G.A.B : Guichet Automatique Bancaire, permet en plus des opérations de retraits et de demandes de chéquier,
d’obtenir son solde, faire des virements en faveur d’autres personne.
40
Rapport annuel sur les systèmes et moyens de paiement de l’exercice de 2007, BAM.
41
Comprend actuellement la plupart des établissements bancaires.
42 éme
BERRADA (Mohamed Azzedine) « les techniques de Banque de crédit et de commerce Extérieur », 5
édition, SECEA, Casablanca, 2007.
Chapitre I : Typologie des produits bancaires

[Link]. Les cartes de crédit


La carte de crédit offre à son titulaire une vraie possibilité de crédit. Elle garantit au
fournisseur le paiement sur la totalité des biens ou services qu’il a fourni au client, titulaire de
ladite carte, avec une possibilité d’un remboursement par échéances débitées périodiquement au
compte de ce dernier. Il s’agit d’un crédit-revolving (renouvelable).
Les cartes de crédit sont de deux sortes : nationales et internationales.

[Link]. Les cartes de retrait :


Les cartes de retrait d’espèce permettent le retrait d’un montant limité de toute agence du
réseau de l’organisme émetteur, directement du service de caisse de ces agences, ou par
prélèvement effectués à partir d’un distributeur ou d’un guichet automatique appartenant à ce
réseau44.
3.2. Les autres moyens de paiement :
La présentation exhaustive des produits bancaire nécessite l’exposition des produits d’un
nouveaux genre née de l’élargissement du champ d’intervention des banque ; leur activité de
marcher, la collaboration avec d’autre institution financière ainsi cette section de n’autre travail
sera consacrée à ce type de produit à savoir les produits dérivé et les produits de bancassurance.

3.2.1. Les produits dérivés :


Ces produits dérivent d’un produit classique appeler sous jacent, ce dernier peut être un taux
d’intérêt, une devise, une action, une obligation etc.
Le prix d’un produit dérivés vrais en fonction des fluctuations de son sous jacent. Toute fois
les produits dérivés constituent eux même une catégorie de produit financier à part entière.
Cette catégorie de produit est certes propre aux marchés financiers marquer par des
négociations de grée à grée par accort bilatéraux entre intervenants, toute fois, certain produits
nécessite l’implication des institutions bancaires, se qui permet à celle-ci d’enrichir leur gamme
de produit, et on distingue les produits suivants45 :

44 éme
BERRADA (Mohamed Azzedine) « les techniques de Banque de crédit et de commerce Extérieur », 5
édition, SECEA, Casablanca, 2007.
45
Article de N Barbaroux et [Link], les options et les contrats à terme,p31.
Chapitre I : Typologie des produits bancaires

[Link]. Les swaps :


Un swap est un produit financier correspondant à un contrat d’échange, en d’autre terme
le swap est un accort entre deux partie pour échange une série de cache flows.
On désigne généralement deux grands catégorie de swaps : les échanges de taux
d’intérêt IRS (Intérest Rate Swap) et les échanges de devise CRS (Currency Rate Swap) la
différence réside alors non pas dans le mécanisme mais dans la nature du sous jacent
échanger.
Les banques prennent partie dans ces opérations d’échange, cette implication peut être
illustrée par l’exemple suivant :

*Exemple d’IRS :
Soit la société X qui s’est financée sur le marché obligataire en émettant un emprunt à 5
ans avec un coupon de 7% (taux fixe), celle-ci anticipe une baisse des taux d’intérêt
(possibilité de réduire le montant à verser sous forme de coupon) dans ce cas elle souhaite
convertir sa position en taux variable, pour cela elle conclue avec sa banque un contrat swap.

Schéma n°3 : les taux d’intérêts des swaps

Intérêt Intérêt à 7%
MM
Marché Société Banque
M
Intérêt
Intérêt à7%
MmmMA
Variable
Source : Alain Ruttiens« Manuel des produits dérivés » Ed ESAK, PARIS, 2000.

*La banque offre à la société la possibilité de convertir son taux fixe en un taux variable que
la société anticipe favorable.
*Pour cette opération la société ver se à la banque une commission, celle-ci est le prix du
produit swap.
Chapitre I : Typologie des produits bancaires

[Link]. Le contrat forward (contrat à terme) :


Le contrat forward est un accord ferme d’acheter ou de vendre un actif déterminé à un
prix et une date futur précisés dans le contrat.
Les forwads sont négociés de gré à gré ; les termes et conditions ne sont pas
nécessairement normalisés, elles sont précisées par les contreparties lors de la conclusion du
contrat. Les deux parties s’engagent contractuellement et obligatoirement à satisfaire les
conditions du contrat.
Les banques proposent plusieurs contrat à terme ; les sociétés ont la possibilité de négocier des
forwards auprès de leur banque ce qui fa it naitre une obligation bilatérale illustrée par
l’exemple suivant :
*Exemple :
Soit la société Y désirant acquérir des actions donnée pour un prix et une échéance
déterminée, celle -ci s’adresse à sa banque pour conclure un contrat à terme de trois mois, les
deux parties négocient les conditions du forward et contractent, c’est ainsi qu’à échéance (trois
mois plus tard), la banque sera obliger de livrer les titres au cours négocié et la société sera
obliger de les acquérir à ce cours et ce quelque soit leur cours sur le marché.
Du fait de l’élargissement du champ d’intervention des banques : développement accrue
de leur activités sur le marché, celle -ci (particulièrement les banques d’affaire) élargissent de
plus en plus leur gamme de produits avec les contrats forward ceux-ci s’avérant très rentable
(source de commissions et de plus values importantes).

[Link]. Les options (warrant) :


Une option est un contrat conférant à son détenteur le droit et non l’obligation de négocier
(acheter ou vendre) durant une certaine période et à un prix fixé à l’avance, une certaine
quantité d’un produit (sous jacent) déterminé avec une contrepartie ; qui a l’obligation de
procéder à la transaction, si le détenteur de l’option en manifeste la volonté.
C’est ainsi que contrairement au forward il n’y a pas d’obligation bilatérale (réciproque),
car l’acheteur acquiert un droit alors le vendeur contracte une obligation.
Le sous jacent sur le quel porte l’option peut être financier (les actions, les devises, les
taux d’intérêt etc.) ou physique (les métaux précieux ou les produits énergétiques……..)
Chapitre I : Typologie des produits bancaires

On distingue traditionnellement les options américaines des options européennes, les


premières peuvent être exercées à tout moment (pendant la période de vie de l’option) alors
que les secondes ne peuvent être exercées qu’à échéance.
Pendant longtemps les options ont été négociés entre spécialistes mais de nous jours
celle-ci peuvent être négociés auprès des banques, cette activité est risquée cependant les
institutions bancaires emploient des professionnels du domaine et voient dans les options un
moyen d’enrichir leur offre de produits.
En plus de leurs activités traditionnelles, (distribution de crédits, ouverture de
comptes…..) et de leur intervention sur les marchés financiers pour leurs compte et celui de
leurs clientèle, les banques ont récemment investit un nouveau marché : celui des produits
d’assurance renforçant ainsi leur offre de produit et initiant une nouvelle activité: la
bancassurance.
3.2.2. Les produits de banque assurance :
Le concept de bancassurance ne connait pas de définition uni que. Si l’on retient
l’approche organisationnelle, le terme recouvre les différents modes de rapprochement entre
les activités bancaires et d’assurance. En d’autre terme cela concerne la distribution de
produits bancaires et d’assurance par un même réseau. Dans ce cas, la bancassurance couvre
un champ très large de possibilité : simple distribution de produits d’assurance par les
guichets bancaires ; intégration d’un établissement bancaire et d’une société d’assurance au
sein d’un même groupe46.
L’ordonnance relative aux assurances n° 95-07 du 25 janvier 1995, modifiée et
complétée par la loi n° 06 -04 du 20 février 2006, accorde pouvoir aux sociétés d’assurance
de distribuer les produits d’assurance par l’entremise des banques et des établissements
financiers.
Les produits d’assurances pouvant être distribués dans le cadre d’une convention sont
ceux relatifs aux branches d’assurance de personnes, aux assurances d’habitation (simples, de
catastrophes naturelles ou multirisques habitations) ainsi qu’aux assurances agricoles.
Les compagnies d’assurances verseront aux banques des commissions sur les
encaissements des primes d’assurance. La distribution des produits d’assurances par les
banques n’entraînerait aucune augmentation sur les primes des produits d’assurance vendus.

46
BELKADI Saliha, Mémoire de magister, « Les enjeux de bancassurance et les perspectives de son
développement en Algérie », Université de Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou.
Chapitre I : Typologie des produits bancaires

De nombreuses conventions de partenariat entre banques et compagnies d’assurances ont été


signées depuis l’entrée en vigueur de la loi de 2006. On relève dans ce cadre les conventions entre
:
• La Société nationale d’assurance (SAA) et la Banque de développement local (BDL);
• La Compagnie algérienne d’assurance et de réassurance (CAAR) et la Compagnie
algérienne d’assurance des transports (CAAT) avec la Banque extérieure d’Algérie (BEA);
• La Société algérienne d’assurance (SAA) et la Banque de l’agriculture et du
développement rural (BADR);
• La Caisse nationale d’épargne et de prévoyance (CNEP Banque) et Cardif El Djazair,
filiale de BNP Paribas assurance;
• La Compagnie algérienne d’assurance (CAAR) et le Crédit populaire d’Algérie(CPA);
• La Trust Assurance et la Trust Bank Algeria;
• AXA assurances et les banques suivantes : Banque Extérieure d’Algérie ( BEA),
Société Générale Algérie (SGA), BNP Paribas Al Djazair (BNP) et Algeria Gulf Bank
(AGB) 47.
Assurance vie : On distingue deux types d'assurances vie :
 Assurance en cas de vie : produit de capitalisation permettant de constituer une
épargne et prévoyant le versement de cette épargne sous forme de capital ou de rente si
l'assuré est en vie au terme du contrat.
 Assurance en cas décès ou temporaire décès : contrat prévoyant le versement d'un
capital à un bénéficiaire désigné dans le contrat en cas de décès de l'assuré avant le
terme du contrat.
Plan retraite : Plan d'épargne retraite populaire est un contrat d'assurance vie associatif,
souscrit de façon individuelle et facultative.
Il est accessible à tous et permet de se constituer un complément de revenu pour la retraite, en
effectuant tout au long de l'activité salariée, des versements libres ou périodiques, sans
obligation de verser un minimum annuel. Les cotisations déposées sur le plan ne sont pas
récupérables avant la retraite, sauf en cas d’invalidité, d’expiration des droits au chômage ou
de liquidation judiciaire.

47
Guide des banques et des établissements financiers en Algérie, édition 2015, [Link].
Chapitre I : Typologie des produits bancaires

Conclusion

L'activité classique principale des banques consiste à exercer, à leur propre risque, le rôle
d'intermédiaire entre les agents économiques qui disposent d'un surplus financier (qui ont capacité
d’un financement) et ceux qui ont besoin d'un financement, en remplissant ses principales
fonctions traditionnelles, à savoir le financement, la collecte de l'épargne et la gestion des moyens
de paiements.
Toutefois, les transformations profondes qui ont affecté l’environnement bancaire à la suite des
mutations du système financier enregistrées à partir des années 80 et 90, ont obligées les banques
à élargir leurs champs d’application et de s’orienter vers des nouvelles activités, en introduisant
des nouveaux produits bancaires et des nouvelles formes d'intermédiation.
Chapitre II : L’implication des produits bancaires dans l’économie
ainsi que le système bancaire algérien

Introduction
Les structures, les mécanismes, les réseaux et les mutations des systèmes financiers sont
largement déterminées par l’interaction au cours du temps par de nombreux facteurs
macroéconomiques et microéconomiques. Il existe des systèmes financiers divers, mais dans
ce chapitre on traitera les produits bancaires dans la conjoncture Macroéconomique
(économie d’endettement et économie de marché (capitaux)).
L'impact de l'activité bancaire ne s'arrête pas à la sphère purement financière.
Les implications macroéconomiques des produits illustrées par la création monétaire et la
collecte de l'épargne ,exercent une influence sur la sphère réelle en impactant sur les
différents agrégats illustrant et mesurant l'activité économique , inversement le modèle
économique ou le système financier adopté par un pays détermine les caractéristiques
générales des produits et dans une autre mesure les banques doivent tenir compte d'un
ensemble de facteurs liés à leur environnement économique dans le cadre de leur politique de
gestion des produits , c'est cet ensemble d'éléments que nous tenterons d'expliciter et de
développer au cours de ce chapitre .
Chapitre II : L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi
que le système bancaire algérien

Section 1 : la relation des produits bancaires avec les agrégats de


L’économie.
Le consensus théorique et institutionnel sur le pouvoir de redressement et de croissance
économique lié à l'investissement, combiné aux cas empiriques démontrant l'avantage de ce
dernier font que les politiques macroéconomiques les plus structurées et efficaces sont celles
axées sur l'investissement.
L'économie n'est pas un ensemble de facteurs dissociables ; c'est une structure ou les
entités la composant sont reliées et interdépendantes, ainsi une politique économique qui agit
sur l'investissement agit systématiquement sur les autres agrégats tels que : la consommation,
l'emploi, la masse monétaire .......etc.
Les banques sont au centre de cette activité économique, elles y drainent une partie
importante de l'épargne et contribuent activement au financement de différents projets et donc
à la promotion de l'investissement.
Les produits bancaires sont nombreux et multiples, ils sont propres au secteur bancaire
dans la mesure où celui -ci détient le quasi - monopole de leur élaboration. Cependant, leur
champ d'action ou leur impact ne s'arrête pas à la sphère purement financière et bancaire car
ils exercent soit de manière directe soit par le fruit de la réalisation de certains mécanismes et
enchainements une influence certaine sur l'ensemble de la sphère économique et ce, en ayant
un impact sur un ou plusieurs de ses grands agrégats, entrainant en terme de politique
économique les deux problématiques suivantes :
*Le crédit bancaire, implique la création monétaire, comment le crédit; produit bancaire par
excellence peut-il servir l'économie tout en évitant d'amplifier le mal de l'inflation.
*Les agents économiques doivent-ils épargner auprès des banques pour favoriser le
crédit donc l'investissement et l'emploi ou au contraire réduire la part du revenu épargnée en
faveur de la consommation pour soutenir la croissance.
Cette section de notre travail aura pour objet de faire ressortir, expliquer et apprécier
l'impact des produits bancaires sur la structure complexe qui est l'économie nationale tout en
mettant en exergue les deux problématiques posées par l'encrage macroéconomique de ceux -
ci.
Les crédits et les comptes bancaires sont les produits bancaires de référence.
L’ouverture de comptes implique la mobilisation d'une partie de l’épargne nationale au
niveau des banques.
Chapitre II : L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi
que le système bancaire algérien

La mise en place d'un crédit implique l'utilisation de cette épargne combinée à la


création monétaire pour le financement de différents projets entrainant création d'emplois,
stimulation de la consommation mais laissant planer un risque d'inflation. C'est dans cette
logique que s'articulera la présente analyse.

1.1. La relation Produits bancaires investissement


L'effet du crédit sur l'investissement n'est pas un constat ou une réalité récente, en effet
à travers l'histoire des sciences économiques, de nombreuses études se sont inspirées de cette
question et plusieurs auteurs ont tenté de démontrer ce lien étroit entre crédit et
investissement.
Le crédit bancaire implique pour l'entreprise qui en bénéficie une source de financement
externe, assortit du paiement d'un intérêt, c'est ce dernier qui peut s'avérer déterminant dans la
décision d'investissement, l'illustration de ce rapport intérêt/investissement nécessite la
présentation de modèles explicatifs; les modèles classiques et keynésiens s'avère pertinents.
L'analyse traditionnelle classique et keynésienne s'accorde sur le fait que l'agrégat
investissement dépend du taux d'intérêt i, ainsi le postulat suivant était retenu :
L'investissement est fonction décroissante du taux d'intérêt : I = f
(i) I = I(i) Tel que: 1'(i) <0
Relation représentée par la courbe suivante :

Graphe n°1 : relation investissement et taux d’intérêt

Ainsi, plus le taux d'intérêt assortit au crédit est élevé, plus le coût du crédit donc le
prix du financement du projet d'investissement des entreprises est élevé, ce qui décourage
l'investissement et implique la diminution de celui-ci.
Chapitre II : L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi
que le système bancaire algérien

De ce fait, le crédit par le canal de l'intérêt a un impact sur le niveau de l'investissement,


1
au canal de l'intérêt on peut associer le canal du crédit par ce canal on entend le
rationnement du crédit en d'autre termes la diminution de l'offre de crédit, ainsi par manque
de financement les entreprises pourraient délaisser leurs projets d'investissement ce qui
entrainerait une baisse de l'investissement global.
Les modèles théoriques permettent l'illustration des mécanismes régissant le rapport
intérêt/ investissement et les canaux de transmission de la politique monétaire, reste que
l'impact majeur du crédit sur l'investissement est que le crédit finance l'investissement. En
effet les entreprises jouissant d'une capacité d'autofinancement sont rares et malgré l'apport
non négligeable du financement par les marchés, le crédit reste un moyen courant et récurent
de financement de l'investissement.
De ce fait, développer le produit crédit, permet le financement de l'investissement, il
revient donc aux autorités monétaires d'adopter une politique en faveur du crédit donc en
faveur de l'investissement dans les limites d'une création monétaire excessive source
d'inflation, phénomène qui sera abordé dans le second point de notre analyse.

1.2. La relation produits bancaires et inflation :


La banque est l'intermédiaire entre agents à besoin de financement et agents à capacité
de financement, d'un coté les agents à excédent de revenus apportent leur capitaux à la banque
et bénéficient d'un produit de placement, d'un autre coté ces capitaux sont utilisés par la
banque à l'intention de la seconde catégorie d'agents sous la forme des produits de
financement, à savoir les crédits, néanmoins ,la grande majorité des concours bancaires est
permise par un processus propre et réservé aux banques « la création monétaire » par création
monétaire on entend la mise à disposition de l’économie d’une quantité de monnaie nouvelle
2 3
et supplémentaire celle-ci vient s’ajouter à la monnaie fiduciaire et scripturale déjà existante
augmentant ainsi la masse monétaire.
La distribution de crédit implique la création monétaire donc l'augmentation de la masse
monétaire, ce dernier phénomène pouvant être la cause d’une augmentation des prix donc de
l’inflation.

1
« canal de crédit », in Patrick villieu, « Macroéconomie, l’investissement », édition La Découverte Paris, 2000.
2
Monnaie fiduciaire : billets et pièces divisionnaires.
3
Monnaie scripturale : monnaie disponible(inscrite au crédit) dans les comptes bancaires.
Chapitre II : L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi
que le système bancaire algérien

Cette relation entre augmentation de la masse monétaire et inflation a suscité l'intérêt de


plusieurs courants de la pensée économique et fut brillamment illustrée par l'équation de
l'échange de l'économiste IRWING FISHER sous la forme suivante :

4
Equation de l'équilibre monétaire MV=PT (IRWING FISHER)
Ou : M : masse monétaire : quantité de monnaie mise à la disposition de l'économie.
V : vitesse de circulation de la monnaie.
P : niveau général des prix.
T : le volume des transactions.
Pour Ficher à court terme ; V et T sont constants ce qui implique un lien direct entre
masse monétaire et niveau des prix M→P sous la forme d'une relation positive entre ces deux
variables ainsi :
L’équation des échanges MV = PT, énoncée par l’économiste américain Fisher (1867-1947), est
une évidence comptable : par définition, la valeur des transactions (c’est-à-dire les prix P multipliés
par les quantités T, autrement dit une grandeur qui évolue comme la valeur de la production) est égale
à la quantité d’unités monétaires (M, la masse monétaire) multipliée par le nombre moyen de
paiements effectués par chaque unité.
La théorie quantitative soutient que :
– T est exogène (T ne peut atteindre qu’un seul niveau parce que les « lois du marché » sont
censées garantir le plein emploi des ressources, notamment du travail) ;
– V est exogène (dépend des habitudes et des institutions) ;
– dans ces conditions, le niveau de M détermine le niveau des prix P et, si M augmente (par
exemple, par suite de la création monétaire des banques), P augmente dans les mêmes
proportions.
En conséquence, le niveau général des prix dépend directement et uniquement de la
masse monétaire. Pour contrôler l’inflation, il suffit que la banque centrale contrôle
l’évolution de la masse monétaire.
Selon la théorie quantitative, la monnaie est neutre : elle n’agit pas sur le niveau de la
production et des échanges. Cette théorie correspond à une conception dichotomique de
l’économie (séparation des phénomènes réels et des phénomènes monétaires). Mais en fait la
monnaie n’est pas neutre

4
Sophie Cudennec François, l’essentiel de l’économie monétaire et bancaire, édition élipses, 2012
Chapitre II : L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi
que le système bancaire algérien

On peut représenter la circulation de la monnaie dans l’économie par un schéma, comprenant


trois pôles (les trois agents principaux : banques, entreprises, ménages) et six flux décrivant
les opérations économiques de base qui se déroulent en deux périodes :
Schéma n°4 : circulation de la monnaie dans l’économie

Source : Le blog d'André-Jacques HOLBECQ - [Link]

– première période (flèches rouges) : les entreprises cherchent à produire ; pour atteindre cet
objectif, elles doivent résoudre un problème lié à un décalage inévitable entre leurs dépenses
et leurs recettes : il leur faut obtenir des ressources pour engager la production (embaucher
des travailleurs) avant de disposer des recettes liées à la vente de leur produit. Le rôle des
banques est de prêter (1) aux entreprises pour leur permettre de combler ce décalage entre
recettes et dépenses ; puis les entreprises vont payer les salaires (2) aux travailleurs ; enfin,
ces derniers laissent leurs revenus en dépôt auprès des banques (3);
– deuxième période (flèches bleues) : les ménages utilisent leurs dépôts bancaires comme
moyens de paiement (4) pour acheter des biens de consommation auprès des entreprises (5) ;
ces dernières utilisent ces ressources pour rembourser leurs emprunts (6) auprès des banques.
Le circuit monétaire est bien bouclé : la création monétaire initiale, nécessaire pour amorcer le
démarrage du circuit économique par la production des entreprises, se traduit in fine par une
destruction de la monnaie créée au départ.
Chapitre II : L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi
que le système bancaire algérien

Plusieurs conclusions se dégagent de cette analyse en termes de circulation de la


monnaie:

– Les banques ont une double fonction essentielle dans l’économie : d’une part, elles financent les
agents économiques, et d’autre part, elles gèrent les moyens de paiement. Ces deux fonctions sont
simultanées et indissociables, comme l’illustre le célèbre adage selon lequel «les crédits font les
dépôts».
– Lorsqu’une banque accorde un crédit à une entreprise, cette opération se traduit immédiatement
par deux écritures au bilan de la banque : le prêt accordé apparaît à l’actif, et le montant des
liquidités ainsi créées figure au passif de la banque car elles constituent un dépôt dans cette banque
sur le compte de l’entreprise emprunteuse ;
– La création monétaire est le privilège des banques : celles -ci créent de la monnaie en
«monétisant» leurs créances et en émettant des dettes qui ont la particularité d’être acceptées
comme moyens de paiement. La plupart du temps, les créances bancaires correspondent à des
crédits : il s’agit de la monnaie de crédit, créée ex nihilo par les banques à l’occasion de leurs
prêts.
– La monétisation de leurs créances par les banques ne se limite pas aux crédits bancaires, mais
peut également concerner des créances détenues par les banques sous forme de titres financiers
(actions, obligations). L’évolution de la masse monétaire résulte du décalage entre la création et la
destruction de monnaie lié aux opérations de prêt et de remboursement (de même que la
population évolue en fonction de la différence entre naissances et décès).
– Dans une économie en croissance, dépenses et recettes des agents économiques progressent ainsi
que leurs besoins de financement, ce qui amène une augmentation de la monnaie de crédit, les
nouveaux crédits étant supérieurs aux anciens crédits venant à échéance ;
– La création et la circulation monétaire sont directement liées au fonctionnement de l’économie :
elles sont endogènes à l’économie. Il y a, en particulier, un lien direct entre l’offre de monnaie des
banques et les besoins de financement du secteur productif (les entreprises). La création monétaire
est déterminée par le niveau de l’activité économique. Par leurs prêts, les banques permettent aux
entreprises d’anticiper sur leurs revenus à venir. Elles partagent de ce fait les risques pris par les
entreprises et qui sont liés à l’incertitude du futur.
Les banques et la création monétaire jouent donc un rôle actif dans le développement de l’activité
économique : la monnaie n’est pas neutre.
En effet, la distribution des crédits contribue à l'investissement celui-ci est une source de
création d'emplois, ce qui implique l'augmentation des revenus distribués au niveau
Chapitre II : L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi
que le système bancaire algérien

national provoquant une hausse de la demande globale, l'offre globale ne pouvant suivre ce
rythme, la demande sera alors supérieure à l'offre et donc conformément à la loi de l'offre et
de demande, le niveau général des prix augmentera entrainant le phénomène d'inflation.
On déduit alors qu'une offre de crédit excessive, dans le sens ou le volume de la création
monétaire dépasserait le rythme de croissance de la production entrainerait l'inflation.
Ainsi, en réponse aux questions de notre problématique on dira que le produit bancaire
crédit, présente un avantage certain et prouvé pour l'économie, il est nécessaire au
financement de celle-ci. Cependant, il peut être la source du mal de l’inflation.
De ce fait les autorités monétaires doivent certes aborder une politique en faveur de
celui-ci, mais celle-ci doit intégrer un contrôle de la masse monétaire et avoir pour objet
d'assurer le financement de l'économie tout en vaillant à autoriser une création monétaire
correspondant à une expansion compatible avec le volume de croissance de la production ; de
l’économie réelle.

1.3. La relation produits bancaires emploi :


La création d'empois et la lutte contre le chômage est l'une des principales
préoccupations de tout Etat.
L'apport du crédit bancaire à l'investissement ultérieurement présenté démontre le canal
de création d'emplois via le crédit. En effet l'orientation des concours bancaires vers des
secteurs productifs attractifs de main d'œuvre, permettra le financement des projets, la
création d'emplois en plus du maintient des emplois existants.
Les considérations les plus anciennes consistaient à diriger les capitaux vers des projets
de grande envergure créateurs d'emplois en masse, mais l'évolution de la finance, de
l'environnement économique et le développement de l'entreprenariat ont orienté la réflexion et
les actions vers une autre vision du financement bancaire : la Micro finance. Il n'est plus
question de grands projets mais il s'agit de microcrédits, en d'autres termes de petites sommes
prêtées à des ménages o u des particuliers aux revenus modestes afin de financer des mini
projets et par la même d'acquérir le statut de micro entrepreneur.
La création d'emplois par la micro finance ne cesse de se développer et l'exemple le
5
plus éloquent reste celui de la GRAMEEN Bank au Pakistan spécialisée dans la micro

finance, qui a permis la création de centaines d'emplois.

5
Grameen Bank : banque crée en 1983 par le prix Nobel Mohammed Yunes, banque spécialisée dans la micro
finance.
Chapitre II : L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi
que le système bancaire algérien

1.4. La relation produits bancaires consommation :


Contrairement au consensus tacite des économistes sur l'impact des produits bancaires
sur les agrégats de type investissement, masse monétaire, emploi... Les avis des auteurs
divergent sur l'impact des produits bancaires sur la consommation.
Deux points de vue dominants s’opposent :
 La vision traditionnelle classique ou même keynésienne considère que le crédit
est bénéfique à la consommation par le fruit de l'enchainement du financement de
l'investissement, création d'emplois, augmentation des revenus et donc stimulation de la
consommation.
 D'autres auteurs tels que Malthus considèrent qu'épargner c’est renoncer à la
consommation, ainsi les produits bancaires de placement; mobilisent une épargne
importante une part du revenu qui sera épargnée et donc non consommée.

La première vision suppose que l'épargne est nécessaire à l'économie, par épargne on
entend « la productive » en d'autres termes celle placée auprès des banques sous l'une des
formes de produits de placement, éliminant ainsi l'épargnes stérile c’est-à-dire la monnaie
thésaurisée.

Epargner n'implique pas renoncer définitivement à la consommation, mais au contraire


injecter cette monnaie dans le circuit économique pour permettre les crédits et ainsi un
enchainement visant à posteriori l'augmentation de la consommation. Cet enchainement peut
être résumé par le schéma suivant :
Chapitre II : L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi
que le système bancaire algérien

Schéma n° 5 : La relation des produits bancaires avec la consommation

La principale critique formulée à l'égard de cette vision repose sur le fait que
l'augmentation du revenu engendrée par le mécanisme ci-dessus pourrait, au lieu d'être
affecter à la consommation être encore une fois allouée à l'épargne, ce qui reviendrai à
amoindrir la consommation qui est pourtant le pilier de la croissance et pourrait conduire à
une crise de surproduction faute de consommation. C'est sur cette idée que repose la seconde
vision.
Pour les défenseurs de celle-ci, les produits bancaires de placement pourraient s'avérer
néfastes pour la consommation dans la mesure où ils considèrent que la consommation doit se
faire à priori pour écouler la production, compenser l'offre des entreprises et permettre la
croissance et non pas être un résultat à posteriori. Mais malgré la pertinence de cette
approche, celle-ci néglige le rôle de l'épargne comme pivot de l'investissement.
En dépit de l'apport explicatif sur l'impact des produits bancaires sur l'agrégat
consommation des deux visions présentées, celles -ci présentent des insuffisances, néanmoins
les deux se complètent et une application raisonnable des enseignements tirés mènerait à un
juste arbitrage entre consommation et épargne.
Chapitre II : L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi
que le système bancaire algérien

Ainsi, on dira que la consommation est nécessaire à la croissance comme l'épargne l'est
à l'investissement. Le bon fonctionnement des mécanismes économiques implique un dosage
rationnel entre consommation et épargne, cette dernière doit être orientée et encadrée ; placée
auprès des banques (grâce aux produits de placement) qui sert de support aux crédits, finance
l'investissement et contribue au bon fonctionnement de l'économie.
Tout au long de cette section nous avons présenté l'impact des produits bancaires
distinctement sur les différents agrégats de l'économie, sans oublier de constater et de mettre
en évidence les imbrications et les relations qui relient ces agrégats, ainsi l'analyse a per mis
de montrer le lien étroit entre les produits bancaires notamment le crédit et l'économie, ainsi
que l'effet de ceux-ci sur la fixation d'objectifs dans le cadre des politiques économiques.

Section2 : La place des produits bancaires dans la sphère macro économique


(Economie D'endettement / Economie De Marché)
Les structures, les mécanismes et les acteurs intervenant dans le financement d'une
économie définissent le système financier adopté par celle -ci; La classification la plus
6
répondue distingue deux types de systèmes financiers : l’économie d'endettement et
l'économie de marché.
Le but de cette section de notre travail est de présenter les produits bancaires
spécifiques ou propres à chaque système et de mettre en exergue les caractéristiques de ces
produits en référence au type de système adopté.
Nous présenterons ainsi dans un premier lieu, la nature et les caractéristiques des
produits bancaires dans une économie d'endettement puis en second lieu ces mêmes principes
pour le cas d'une économie de marché.

2.1. Les produits bancaires dans une économie d’endettement


Avant de présenter les caractéristiques des produits bancaires dans une économie
d'endettement, il convient de définir ce dernier concept.

2.1.1. Définition
L'économie d'endettement est un système financier où prédomine la finance indirecte,
sous la forme d'un financement par le crédit. Celui -ci suppose l'intervention d'un processus
6
Système financier : ensemble complexe d’intermédiaires financiers et de réseaux qui permettent d’échanger
des actifs entre eux et avec les agents non financiers.
Chapitre II : L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi
que le système bancaire algérien

d'intermédiation financière et l'établissement de relations bilatérales individualisées entre les


banques et leurs clients. Les banques prennent un risque de crédit après l'avoir évalué et financent
les opérations dont elles anticipent favorablement le résultat 7.

Le crédit constitue ainsi le principal mode de financement de l'activité productive. Même


lorsque les entreprises ont par leur dimension un accès au marché des valeurs mobilières, la
faiblesse du taux d'autofinancement implique le recours complémentaire au crédit.

L'économie d'endettement ne doit pas être confondue avec l'économie endettée. Il n'est pas
incompatible qu'une économie de marchés financiers réalise son équilibre par l'endettement
extérieur. La différence majeure entre une économie d'endettement et une économie de marché
financier est que, dans la première, la Banque Centrale est un prêteur en dernier ressort contraint
d'assurer le bouclage du financement de l'économie alors que, dans la seconde, l'intervention du
prêteur en dernier ressort reste discrétionnaire Ainsi ce système est caractérisé par :

[Link]. L'hégémonie de la finance indirecte

Ce qui suppose un recours important aux crédits bancaires. Dans une économie
d'endettement le produit crédit est très prisé et très répandu, la banque joue un rôle privilégié dans
le financement de l'économie, en revanche en raison du manque de développement ou même de
l'inexistence des marchés financiers les produits de type financiers: options, contrats, titres ....etc.,
sont très peu proposés, les banques sont cloisonnés dans leur rôle traditionnel d'intermédiaires par
8
intercalation de bilan , leur intervention sur les marchés pour le compte de leur client est

insignifiante ou inexistante.
[Link]. Un mode de placement en faveur des produits d'épargne
traditionnels
En économie d'endettement, l'épargne des ménages est mobilisée au niveau des banques
sous forme de dépôts généralement à court terme, les placements en valeurs mobilières sont très
rares.

Xavier Ducreux, Les Cahiers français n° 277, juillet-septembre 1996, La Documentation française (extrait)
7
Intercalation de bilan : la banque utilise les ressources collectées ( figurant au passif de son bilan) pour
financer ses emplois et crédits (figurant à l’actif de son bilan).
Chapitre II : L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi
que le système bancaire algérien

[Link]. Une relation banque / client étroite :


Le crédit assure le financement des différents projets et les dépôts bancaires constituent le mode
principal de placement, de ce fait les clients passent par la banque pour toutes les opérations de cet
ordre ce qui crée relation étroite (ouverture de compte, distribution de crédit, suivi des crédits, suivi
des opérations) et privilégiée entre ceux -ci et leurs banques respectives.

[Link]. Des taux d'intérêt administrés et rigides :


Dans ce type de système financier les taux d'intérêt assortis aux produits bancaires sont
quasiment déterminés de manière administrative par les autorités monétaires le taux d'intérêt est
un taux directeur fixé par la banque centrale très peu modulé par les banques primaires.
Ainsi l'une des caractéristiques principales du crédit à savoir les conditions de rémunération
« le taux d'intérêt » dépend plus de la politique monétaire adoptée par les autorités concernés que
par la politique interne des banques primaires.

[Link]. L’inflation à moyen terme


Le recours massif au crédit en tant que moyen quasi unique de financement de l'économie
peut conduire à une forte et rapide croissance de la masse monétaire, qui sans contre partie réelle
suffisante (production) pourrait conduire à moyen terme au phénomène d'inflation.
Dans une économie d'endettement, les dépôts bancaires et surtout le crédit sont les produits
stars, l'étroitesse des marchés de capitaux laisse le monopole du financement de l'économie au
secteur bancaire assorti d'une relation privilégiée de celui ci avec sa clientèle.
Le secteur bancaire reste cependant fortement rattaché aux autorités monétaires, pour le
9
refinancement mais aussi pour la détermination des conditions générales référents aux produits.
Qu'en est’ il dans le cas d'une économie de marché ?

2.2. Les produits bancaires dans une économie de marché


L'économie de marchés financiers se présente comme un système financier où les agents
économiques se procurent leurs ressources de financement en émettant des titres sur

9
Refinancement : processus qui consiste pour les banques primaires à se procurer des liquidités auprès de la
banque centrale.
Chapitre II : L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi
que le système bancaire algérien

des marchés. Ce système privilégie la finance directe. L'activité des marchés permet à l'offre
et à la demande de capitaux de se confronter directement sans passer par la médiation d'un
10
intermédiaire financier .
Cependant, les intermédiaires financiers, y compris les banques, sont présents sur les
marchés à la fois comme offreurs et comme demandeurs de titres indifférenciés et non sur
l'opération individualisée qu'est le crédit bancaire. Le crédit n'en constitue pas moins une
activité essentielle des banques. Il est destiné aux agents qui n'ont pas de dimension suffisante
pour emprunter sur le marché des titres.
Dans ce cadre, les ratios d'autofinancement des entreprises sont particulièrement élevés.
Ils expriment le rapport de l'épargne brute des entreprises à leur formation brute de capital
(avec ou hors stocks), et permettent ainsi de confronter la capacité de financement des
entreprises à l'investissement qui a été effectivement réalisée au cours de l'exercice. Des taux
d'autofinancement élevés maintenus sur longue période impliquent que le profit non distribué
des entreprises leur permette de financer l'investissement courant sur leur épargne préalable.
Elles font appel au marché financier pour le financement d'accroissements significatifs
de leur activité. Dans ces conditions, les banques diversifient leur activité et détiennent des
actifs diversifiés combinant à des degrés divers risque et rendement. La présence dans leur
bilan de titres publics (actifs non risqués et rémunérés) apparaît comme une nécessité de
bonne gestion. L'importance du stock de la dette publique en fait une contrepartie essentielle
de la masse monétaire. Le taux d'intérêt est dans un tel système de financement, à la fois un
prix d'équilibre entre l'offre et la demande de capitaux et le coût des ressources additionnelles.
L'économie de marché se caractérise par la prédominance de la finance directe, dans la
mesure où le financement de l'exploitation et de la croissance des entreprises est
majoritairement assuré par les marchés des capitaux, cette hégémonie des marchés financiers
n'exclu pas l'intermédiation bancaire, d'une part du fait que l'intermédiation bancaire et la
finance directe ne sont pas exclusive l'une de l'autre : même si l'apport des marchés de
capitaux est incontestable, le secteur bancaire continu d'offrir des produits de financement et
d'épargne .
D'autre part les banques interviennent sur les marchés des capitaux pour leur compte
certes, mais aussi pour le compte de leur client en proposant des produits et des services
multiples. Ainsi le système d'économie de marché est caractérisé par :

10
Xavier Ducreux, Les Cahiers français n° 277, juillet-septembre 1996, La Documentation française (extrait)
Chapitre II : L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi
que le système bancaire algérien

[Link]'intervention des banques sur les marchés financiers :


Les banques continuent à distribuer des crédits aux ménages, et aux entreprises pour
financer leur exploitation, parallèlement à ces fonctions traditionnelles, elles agissent sur le
marchés de capitaux, elles proposent des services de gestion de valeurs mobilières, elles créent
même des filiales sous forme de sociétés de bourse chargées du négoce des titres en particulier
ceux de type produits dérivés élargissant ainsi la gamme de produits proposés.

2.2.2. L'orientation de l'épargne vers les marchés de capitaux :


Bien que la part des produits d'épargne traditionnels, à savoir les compte, les dépôts de tout
genre restent très significatifs, une partie importante de l'épargne est drainée au niveau des
marchés financiers. Le mode de placement privilégié est le titre négociable sur le marché, les
banques proposent alors une épargne adaptée : «une épargne hors bilan » par la commercialisation
des OPCVM (SICAV ou FCP) et par leur gestion.

2.2.3. Une nouvelle relation client / banque :


En plus d'être le gestionnaire des comptes et distributeur de crédit, la banque devient
gestionnaire de portefeuille. Elle acquiert, vend, négocie des valeurs mobilières pour le comptes de
leurs clients. L'ouverture ou l'introduction des banque sur les marchés de capitaux élargie
considérablement la panoplie de services offerts par celles ci.

2.2.4. Des taux d'intérêt flexibles :


Dans le cas d'une économie de marché, le taux d'intérêt assorti aux produits bancaires et
financiers est un taux d'équilibre né de l'ajustement sur le marché entre l'offre et la demande de
ressources.

La détermination du taux directeur par la banque centrale ayant pour but de servir de
référence (base modulable) reste toute fois en vigueur.
L'économie de marché est marquée par l’hégémonie du marché financier, cependant ceci
n'exclue pas les banques car, celles-ci ont su s'adapter et s'imposer sur les marchés, elles y
interviennent activement : parallèlement à leurs fonctions traditionnelles (distribution de crédits,
gestion de compte ....etc.). Elles proposent des produits d'un nouveau genre : de
l'épargne hors bilan (OPCVM), des services de gestion des valeurs immobiliers et tendent de plus
en plus à s'investir sur les marchés des produits dérivés. L'intervention des autorités
Chapitre II : L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi
que le système bancaire algérien

monétaires reste indispensable même si les taux d'intérêt sont moins administrés et plus flexibles.
La réalité économique ne fait que la distinction entre les deux systèmes financiers : économie
d'endettement/ économie de marché reste conceptuelle ou même théorique. En effet dans les
économies modernes, ces deux systèmes ont tendance à s'imbriquer et se compléter, ce qui se
traduit en termes de produits bancaires par une offre importante en matière de ceux - ci : aussi bien
sur le plan quantitatif, la quantité de produits proposés est de plus en plus grande, que sur le plan
qualificatif, les produits sont de plus en plus diversifiés allant du crédit considéré comme classique
aux produits financiers les plus sophistiqués.

Section 3 : Evolution de l’intermédiation bancaire en Algérie


Le système bancaire s’est constitué, à fin 2014, vingt –neuf (29) banques et établissements
financiers ayant tous leur siège social à Alger.
Les banques et établissements financiers agréés se répartissent comme suit :
- six (6) banques publiques, dont la caisse d'épargne ;
- quatorze (14) banques privées à capitaux étrangers, dont une à capitaux mixtes ;
- trois (3) établissements financiers, dont deux publics ;
- cinq (5) sociétés de leasing dont trois (3) publiques ;
- une (1) mutuelle d'assurance agricole agréée pour effectuer des opérations de banque qui a
pris, en fin 2009, le statut d’établissement financier.
Sous l’angle de la typologie des opérations bancaires, les banques collectent les
ressources auprès du public, distribuent des crédits à la clientèle directement ou par le biais de
l’achat de titres d’entreprises, mettent à la disposition de la clientèle des moyens de paiement et
assurent la gestion de ces derniers.
Elles effectuent aussi différentes opérations bancaires connexes. Les établissements
financiers effectuent toutes les opérations de banque à l’exception de la collecte de ressources
auprès du public et la gestion des moyens de paiement.
En termes de structure du secteur bancaire, les banques publiques prédominent par
l’importance de leurs réseaux d’agences réparties sur tout le territoire national, même si le rythme
d’implantation d’agences des banques privées s’accélère ces dernières années. La progression
soutenue de l’activité de ces dernières contribue au développement de la concurrence, aussi bien
au niveau de la collecte des ressources qu’au niveau de la distribution de crédits et de l’offre de
services bancaires de base à la clientèle. En effet, en fin décembre
Chapitre II : L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi
que le système bancaire algérien

2014, le réseau des banques publiques comprend 1 113 agences, celui des banques privées 325
agences alors que le nombre d’agences des établissements financiers s’élève à 87 contre
respectivement 1 099, 313 et 87 fin 2013.
Les banques publiques sont établies dans l’ensemble des wilayas, alors que les banques
privées ont développé leur réseau principalement au nord du pays.
Le total des guichets d’agences des banques et établissements financiers s’établit à 1525
contre 1 499 en 2013, soit un guichet pour 25 600 habitants contre 25 500 habitants en 2013. En
revanche, le ratio population active/guichets bancaires s’est amélioré passant de 8 000 personnes
en âge de travailler par guichet bancaire en 2013 à 7 500 personnes en 2014. Quant au centre de
chèques postaux, son réseau d’agences est plus dense que celui des banques avec 3 533 guichets
reliés électroniquement en 2014, répartis sur l’ensemble du territoire national, soit un guichet pour
3 240 personnes en âge de travailler. En tenant compte du total des guichets du secteur bancaire et
du centre des chèques postaux en 2014 (5 054), il ressort une population active de 2 260
personnes par guichet contre 2 430 personnes en 2013.
Par ailleurs, le niveau de bancarisation, en termes de nombre de comptes ouverts par les
banques à la clientèle des déposants (comptes actifs en dinars et devises) et par les centres de
chèques postaux, se situe en 2013 à environ 2,98 comptes par personne en âge de travailler contre
2,71 en 2013. Par rapport à la population de plus de 15 ans, ce ratio est de 1,2 compte par
personne sans changement par rapport à l’année 2013.
Le ratio actifs bruts du secteur bancaire (banques et établissements financiers)/ produit
intérieur brut a atteint 69,9 % contre 62,1 % à fin 2013 et 59,6 % à fin 2012.
Le ratio actif brut du secteur bancaire (hors placement des dépôts du secteur des
hydrocarbures)/produit intérieur brut hors hydrocarbures est estimé à 89,1 % contre 84,1 % en
2013 et 84,4 % en 2012. Indicateur de pénétration du marché, le ratio dépôts (monétaires et non
monétaires) hors secteur des hydrocarbures/produit intérieur brut hors hydrocarbures s’établit à
65,9 % contre 62,1 % à fin 2013 et 61,6 % à fin 2012. Les crédits à l’économie des banques et
établissements financiers (crédits aux résidents), compris les créances non performantes
rachetées par le Trésor par émission de titres (titre non échus), représentent 55,0 % du produit
intérieur brut hors hydrocarbures contre 48,5 % en 2013 et 46,0 % en 2012.

Source : Rapport 2014 de la banque d’Algérie


Chapitre II : L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi
que le système bancaire algérien

Ces indicateurs globaux montrent que le niveau de l’intermédiation bancaire s’améliore


progressivement sous l’angle du développement du réseau, du nombre de comptes et du niveau
des dépôts collectés, quoique en deçà de ceux atteints par certains pays méditerranéens voisins de
l’Algérie. Cette performance relativement insuffisante concerne notamment les volets des services
bancaires de base fournis à la clientèle de ménages et les services de distribution de crédits aux
petites et moyennes entreprises. Cela révèle le potentiel en matière d’inclusion financière et sa
portée pour le développement de l’intermédiation financière en Algérie.
Si l’année 2014 a enregistré une forte amélioration des bilans des banques de 16,3 % contre 6,8 %
en 2013, les banques publiques restent prédominantes avec une part relative de 86,7 % du total
des actifs contre 85,9 % en 2013. Au sein des banques publiques, la première banque représente
25,6 % du total de l’actif du secteur et la deuxième 25,5 % contre respectivement 25,3 % et 24,7
% à fin 2013. En ce qui concerne les banques privées, leur part est de 13,3 % ; les trois premières
banques privées représentant 5,8 % du total des actifs des banques et 43,7 % du total de l’actif des
banques privées contre respectivement 6,2 % et 44,0 %, à fin 2013. La progression de l’activité des
banques privées est lente, bien que plus soutenue ces dernières années aussi bien, sous l’angle de la
mobilisation des ressources que de la distribution des crédits. Les banques privées maintiennent
leur part de marché.
3.1. Les ressources collectées
L'activité collecte des ressources à vue et à terme des banques a progressé de 17,8 % en
2014 contre 8,1 % en 2013 et 6,5 % en 2012. En incluant les dépôts affectés en garantie
d’engagements par signature (crédit documentaire, avals et cautions) qui ne sont pas inclus
dans la masse monétaire au sens de M2, la hausse des dépôts s’établit à 17,1 %, soit une forte
hausse après des hausses plus faibles en 2013 et 2012 (7,6 % et 7,5 %).
Les données ci-après relatives aux banques et à la caisse d’épargne en témoignent.

Source : Rapport 2014 de la banque d’Algérie


Chapitre II : L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi
que le système bancaire algérien

Tableau n° 1 : évolution des dépôts en Algérie par leur nature. (En millions de DA)

Nature de dépôts 2011 2012 2013 2014


Dépôts à vue 3 495,8 3 356,4 3 537,5 4 434,8
Banques publiques 3 095.8 2 823.3 2 942.2 3 712.1
Banques privées 400.0 533.1 595.3 722.7

Dépôts à terme 2 787,5 3 333,6 3 691,7 4 083,7


Banques publiques 2 552.3 3 053.6 3 380.4 3 793.6
Dont dépôts en devise 272.4 295.9 324.2 348.8
Banques privées 235.2 280.0 311.3 290.1
Dont dépôts en devise 31.2 43.3 45.7 56.0

Dépôts en garantie 449,7 548,0 558,2 599,0


Banques publiques 351.7 426.2 419.4 494.4
Dont dépôts en devise 1.2 3.8 3.0 1.4
Banques privées 98.0 121.8 138.8 104.6
Dont dépôts en devise 1.6 1.1 1.4 1.9

Total de ressources 6 733.0 7 238.0 7 787.4 9 177.5


collectées
Part des banques publiques 89.1% 87.1% 86.6% 87.7%
Part des banques privées 10.9% 12.9% 13.4% 12.3%
Source : rapport 2014 de la banque d’Algérie
Chapitre II : L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi
que le système bancaire algérien

Graphe n° 2 : Les ressources collectées par les banques en Algérie

10000
9000
8000
7000
6000 4

5000 3
4000 2
3000 1
2000
1000
0
2011 2012 2013 2014

Source : établi à partir du tableau

Graphe n° 3 : la part des dépôts dans les banques publiques et privées

100,00%
90,00%
80,00%
70,00%
60,00%
Banques publiques
50,00%
40,00% Banques privées

30,00%
20,00%
10,00%
0,00%
2011 2012 2013 2014

Source : établi à partir du tableau


Chapitre II : L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi
que le système bancaire algérien

Après la baisse graduelle enregistrée jusqu’à 2013, la part des dépôts des banques publiques
est en légère hausse en 2014 (87,7 % contre 86,6 % en 2013) ; la part des banques publiques dans
le total des ressources collectées restant très importante.
Compte tenu de la hausse des dépôts du secteur des hydrocarbures, dépôts principalement à
vue, la part des dépôts à vue collectés par les banques (52,1 % contre 48,9 % en 2013) augmente au
détriment des dépôts à terme. En effet, l’accroissement des dépôts à vue collectés par les banques est
élevé en 2014 (25,4 %) comparativement à l’année 2013 (5,4 %), alors que l’année 2012 avait
enregistré une contraction en la matière ( -4 %).
En revanche, le taux d’accroissement des dépôts à terme s’est stabilisé en 2014 à 10,6 %
(10,7 % en 2013), suite à celui plus important enregistré en 2012 (19,6 %). Ainsi, la part des
dépôts à terme dans le total de dépôts collectés (à vue et à terme) passe de 49,8 % à fin 2012 à
51,1 % à fin 2013, pour ensuite reculer à 47,9 % à fin 2014. En 2014, les banques publiques ont
fait un effort appréciable de collecte des dépôts à vue (26,2 % contre 4,2 % en 2013), les banques
privées, quant à elles, ont aussi enregistré un accroissement plus important en 2014 (21,4 %)
qu’en 2013 (11,7 %).
L’accroissement des dépôts à terme en 2013 et 2014 est relativement régulier au niveau des
banques publiques (12,2 % contre 10,7 % en 2013), après l’accroissement important de 2012 (19,6
%), alors que les banques privées enregistrent une baisse de leurs dépôts à terme en 2014 (-6,8 %
contre une hausse de 11,2 % en 2013 et 19,0 % en 2012).
La répartition des dépôts par secteur juridique est la suivante :

Tableau n°2 : La répartition des dépôts par secteur (En millions de DA)

Dépôts par secteur 2011 2012 2013 2014


Dépôts à vue 3 495,8 3 356,4 3 537,5 4 434,7
Entreprises et autres
organismes publics 2 243,7 1 818,6 1 822,8 2 375,2
Entreprises privées 764.3 888.5 1 013.0 1 173.8
Ménages et associations 293.4 335.7 390.8 421.2
Autres 212.4 313.6 310.9 464.5

Dépôts à terme 2 787.5 3 333.6 3 691.7 4 083.8


Source : Rapport 2014 de la banque d’Algérie

Chapitre II : L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi


que le système bancaire algérien

Entreprises et autres
organismes publics 625.7 862.9 1 022.5 1 189.1
Entreprises privées 212.9 233.2 285.0 279.7
Ménages et associations 1 939.4 2 187.2 2 312.4 2 515.6
Autres 9.5 50.3 71.8 99.4

Dépôts en garantie 449.7 548.0 558.2 599.0

Total des ressources 6 733.0 7 238.0 7 787.4 9 117.5


collectées
Part du secteur public 47.3% 42.4% 41.6% 44.8%
Part du secteur privé 52.7% 57.6% 58.4% 55.2%
Source : rapport 2014 de la banque d’Algérie

Graphe n°4 : les parts des secteurs privés et publics dans les dépôts

70,00%

60,00%

50,00%
Secteur public
40,00%
Secteur privé
30,00%

20,00%

10,00%

0,00%
2011 2012 2013 2014

Source : Etablit à partir du tableau


Chapitre II : L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi
que le système bancaire algérien

L’analyse des données relatives à l’activité de collecte de ressources des banques, hors dépôts
constitués en garantie des engagements par signature donnés (crédits documentaires, avals et
cautions), montre les principales tendances enregistrées au cours de l’année sous revue :
Une forte hausse des dépôts collecté s auprès du secteur public (25,3 % contre 6,1 % en 2013
et une baisse de 6,5 % en 2012), comparativement à la hausse plus régulière des dépôts collectés
auprès des entreprises privées (12,0 % contre 15,7 % en 2013 et 16,9 % en 2012) et des ménages et
associations (8,6 % contre 7,1 % en 2013 et 13,0 % en 2012). Cette évolution s’est matérialisée par
la baisse de la part des dépôts collectés par les banques auprès du secteur privé (entreprises,
ménages, associations) dans le total des dépôts (secteurs public et privé). Cette part, qui était de
57,6 % à fin 2012 et de 58,4 % à fin 2013, s’est établie à 55,2 % à fin 2014 ;
Un niveau de dépôts des ménages dans le total des dépôts du secteur privé qui, bien que
relativement stable, reste important à 65,6 % contre 66,2 % en 2013 et 68,1 % en 2012 ;
Enfin, le ratio dépôts en devises des ménages/total des dépôts en devises collectés par les
banques demeure très significatif à 64,6 % contre 67,3 % en 2013 et 65,5 % à fin 2012, en contexte
de hausse des dépôts en devise s à la fois des ménages (5 %) et des entreprises publiques (19,9 %)

Au total, la part des dépôts à terme du secteur privé, y compris les dépôts en devises, dans
l’ensemble des dépôts du secteur privé demeure importante bien qu’en légère baisse (63,7 % contre
64,9 % à fin 2013 et 66,4 % à fin 2012), comparativement à la part des dépôts terme collectés par
les banques auprès du secteur public (33,4 % contre 35,9 % à fin 2013 et 32,2 % à fin 2012).

En 2014, en termes de flux de ressources mobilisées, les banques publiques ont enregistré un
flux positif de dépôts collectés en dinars auprès du secteur public (709,4 milliards de dinars contre
160,8 milliards de dinars en 2012) et auprès des entreprises privées et ménages (273,0 milliards de
dinars contre 229 milliards de dinars en 2013). En ce qui concerne les banques privées, comme pour
l’année 2013, le flux de ressources collectées en 2014 porte uniquement sur les entreprises privées
et ménages (76 milliards de dinars contre 99,7 milliards de dinars en 2013).

Enfin, à fin 2014, les dépôts à vue et à terme collectés auprès des entreprises et autres
organismes publics, des entreprises privées et ménages représentent des parts relatives
respectives de 44,3 %, 17,9 % et 35,8 %. Quant au reliquat de dépôts (2,0 %), il couvre les

Source : Rapport 2014 de la banque d’Algérie


Chapitre II : L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi
que le système bancaire algérien

dépôts des assurances non répartis par secteur juridique et des institutions privées à but non
lucratif au service des ménages.

3.2. Les crédits distribués


L’année 2014 a enregistré une progression soutenue des crédits distribués par les banques.
Durant cet exercice, le Trésor n’a pas procédé à de nouveaux rachats de créances non
performantes. Le tableau ci-après décrit le profil de l’activité de crédits à l'économie des
banques:

Tableau n°3 : la distribution des crédits des banques par secteur (En millions de DA)
Chapitre II : L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi
que le système bancaire algérien

Graphe n°5 : l’évolution de distribution des crédits

7000

6000

5000
4
4000
3
3000 2
1
2000

1000

0
2011 2012 2013 2014

Source : Etabli à partir du tableau


Graphe n°6 : les parts des banques publiques et privées dans les crédits

100,00%
90,00%
80,00%
70,00%
60,00%
50,00% Banques publiques
40,00% Banques privées
30,00%
20,00%
10,00%
0,00%
2011 2012 2013 2014

Source : Etabli à partir du tableau


Chapitre II : L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi
que le système bancaire algérien

Il ressort des données ci-dessus que la part des crédits distribués par les banques privées est
en léger recul en 2014, après une stabilisation en 2012 et 2013, soit 12,2 % contre 13,5 % en 2013
et 13,3 % en 2012.
Les crédits distribués par les banques privées portent sur le financement des entreprises
privées et ménages, secteur dont l’épargne financière est en progression et, pour une grande partie,
stable ces dernières années.
Le total des crédits des banques s’établit à 6 502,9 milliards de dinars à fin 2014,
correspondant à un accroissement des crédits de 26,2 % contre 20,3 % en 2013 et 16,8 % en
2012 ; les rachats de créances effectués par le Trésor en 2012 y inclus. La croissance des crédits
au secteur public a atteint 39,0 % contre 19,3 % en 2013, alors que celle des crédits au secteur
privé est de 14,7 % contre 21,2 % en 2013. La part des crédits aux entreprises privées et ménages
dans l'encours total des crédits distribués par les banques baisse, et s’établit à 48,0 % contre
52,8 % en 2013.
L'encours des crédits distribués au secteur public représente 52,1 % contre 47,2 % en 2013 du
total des crédits à l'économie dont 49,4 % en crédits directs (46,7 % en 2013) et 2,6 % sous forme
d’obligations émises par les entreprises publiques et détenues par les banques (0,5 % en 2013).

Par ailleurs, les banques publiques assurent la totalité du financement du secteur public,
alors que leur part dans le financement du secteur privé demeure importante (75,0 % contre 74,4
% en 2013). Au cours de l'année sous revue, le flux de crédits des banques publiques a bénéficié
plus aux entreprises publiques (939,1 milliards de dinars contre 393,7 milliards de dinars en 2013)
qu’aux entreprises privées et ménages (315,5 milliards de dinars contre 347,7 milliards de dinars
en 2013), traduisant l’implication des banques publiques dans le financement de grands projets
d’investissement dans les secteurs de l’énergie et de l’eau. Quant à l'expansion des crédits
distribués par les banques privées, celle-ci s’établit à un flux de 93,8 milliards de dinars contre
127,5 milliards de dinars en 2013 ; le taux de croissance (13,6 %) étant inférieur à celui des
banques publiques, et ayant bénéficié presqu’exclusivement aux entreprises privées et ménages.
Il importe de souligner que, comme pour les années précédentes, l’encours total des dépôts
collectés en dinars auprès des secteurs public et privé, les dépôts garantissant les engagements par
signature non inclus, reste largement supérieur à l’encours total des crédits

Source : Rapport 2014 de la banque d’Algérie


Chapitre II : L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi
que le système bancaire algérien

distribués à ces deux secteurs, alimentant ainsi l’excès de liquidité largement disséminé dans
le secteur bancaire.
Par maturité, les crédits à l'économie des banques et de la caisse d’épargne (après déduction
des créances rachetées par le Trésor public en 2011 et 2012) ont évolué comme suit :
Tableau n°4 : la distribution des crédits par maturité (En millions de DA)
Crédits des banques/maturité 2011 2012 2013 2014
Crédits à court terme 1 363.0 1 361.6 1 423.4 1 608.7
Banques publiques 999.6 973.9 936.4 1 091.0
Banques privées 363.4 387.7 487.0 517.7

Crédits à moyen et long terme 2 361.7 2 924.0 3 731.1 4 984.2


Banques publiques 2 194.4 2 742.2 3 521.0 4 621.1
Banques privées 167.3 181.8 210.1 273.1

Total des crédits distribués 3 724.7 4 285.6 5 154.5 6 502.9


Part des crédits à court terme 36.6% 31.8% 27.6% 24.7%
Part des crédits à moyen -long terme 63.4% 68.2% 72.4% 75.3%
Source : rapport 2014 de la banque d’Algérie
Chapitre II : L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi
que le système bancaire algérien

Graphe n°7 : la distribution des crédits selon leurs maturités

La structure de l’encours des crédits distribués par les banques à fin 2014 confirme la
tendance haussière des crédits à moyen et long termes, qui ont atteint une part relative de 75,3
% (72,4 % en 2013) contre 24,7 % pour les crédits à court terme (27,6 % en 2013). Il s’agit
d’une tendance amorcée à compter de 2006 et résultant notamment de la progression des
crédits à long terme (39,0 % contre 28,6 % en 2013 et 31,9 % en 2012) distribués notamment
pour financer les investissements dans les secteurs de l’énergie et de l’eau.
L’augmentation des crédits hypothécaires et des crédits de financement d’autres biens
durables aux ménages a contribué à la tendance haussière des crédits à moyen et long termes.
En effet, l’encours des crédits hypothécaires est passé de 259,1 milliards de dinars à fin 2012
à 307,4 milliards de dinars à fin 2013 pour atteindre 359,5 milliards de dinars à fin 2014, soit
un fort accroissement pour les trois dernières années (17,0 % en 2014, 18,6 % en 2013 et 19,4
% en 2012).
Tirée par le rôle actif de la caisse d’épargne dans la distribution des crédits
hypothécaires avec une part relative de 60,7 % par rapport aux banques publiques, la part des
crédits hypothécaires aux ménages distribués par ces dernières est bien plus importante (94,1
%) que celle des banques privées. Par contre, l’engagement des banques privées dans la
Source : Rapport 2014 de la banque d’Algérie
Chapitre II : L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi
que le système bancaire algérien

distribution des crédits hypothécaires aux ménages reste relativement faible, en dépit des
dépôts considérables mobilisés auprès des ménages.
A fin 2014, les crédits à moyen et long termes distribués par les banques publiques
représentent 80,9 % du total de leurs crédits contre 79,0 % en 2013 et 73,8 % à fin 2012,
rachat de crédits déduits. Pour les banques privées, cette part, qui avait atteint un niveau
appréciable à fin 2009 (52 %), a reculé progressivement pour atteindre 34,5 % contre 30,1 %
à fin 2013 et 31,9 % à fin 2012 suite au ralentissement de la distribution des crédits aux
ménages.
En ce qui concerne l’évolution à fin 2014 des créances des banques sur l'Etat, la part
des banques privées est restée relativement modeste. Leurs créances sur l'Etat sont
représentées par les bons du trésor acquis et les avoirs détenus en comptes courants au
Trésor et Centre des Chèques Postaux. Les créances des banques publiques sur l’Etat sont
donc prédominantes du fait des différentes opérations d’assainissement patrimonial des
entreprises publiques effectuées par l’Etat propriétaire par émission de titres.
Au cours de l’année 2014, le Trésor a procédé au remboursement des obligations
émises en contrepartie du rachat de créances non performantes des entreprises publiques et
de quelques créances sur des entreprises privées et agriculteurs ; l’encours des obligations de
rachat atteignant 365,3 milliards de dinars. L’encours des créances que les banques
publiques détiennent sur le Trésor au titre des rachats de créances a baissé en 2014 et 2013
(240,5 milliards de dinars contre 325,8 milliards de dinars à fin 2013) ; les banques
publiques ayant vendu une partie de ces titres sur le marché. Celles-ci détiennent aussi des
créances sur le Trésor sous forme de titres participatifs (98,2 milliards de dinars) ou encore
sous forme de bons du trésor (621,1 milliards de dinars contre 453,8 milliards de dinars à fin
2013) et même des créances au titre des opérations effectuées pour compte.

Le tableau ci-après montre l'importance des créances détenues sur le Trésor par les banques :

Source : Rapport 2014 de la banque d’Algérie


Chapitre II : L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi
que le système bancaire algérien

Tableau n°5 : les créances détenues par les banques sur le trésor (En millions de DA)

Les dépôts en dinars collectés par les banques restent supérieurs au crédit intérieur (crédits à
l’économie + créances nettes sur l’Etat) des banques publiques et privées. En effet, à
fin 2014, le crédit intérieur des banques représente 86,3 % de leurs dépôts collectés en dinars
contre 82,1 % à fin 2013, soit un taux de 87,6 % pour les banques publiques et 76,7 % pour
les banques privées. Cela indique que l’excès de liquidité des banques est encore élevé en
situation de fonds propres et de provisions constituées appréciables. En conséquence, la
capacité de distribution de crédits, aussi bien des banques publiques que des privées, reste
appréciable.

Le graphique ci-après représente l’évolution des dépôts et des crédits en


Algérie.
Chapitre II : L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi
que le système bancaire algérien

Graphe n°8 : L’évolution des dépôts et des crédits

3.3. L’évolution de l'Activité Monétique Interbancaire et Personnalisation


de chéquiers en Algérie Entre l'Année 2005 et 2013
3.1.1. Le développement de la monétique en Algérie :
Aujourd’hui, les banques offrent à leur clientèle la possibilité de retirer de l’argent et de
payer leurs factures en utilisant une carte bancaire en vue de garantir la rapidité, la sécurité, et
la traçabilité du système de paiement. Mais le processus de lancement du réseau monétique
interbancaire doit concerner toutes les banques.

3.1.2. Les différents modes de paiement et leur sécurité :


Parmi les nouvelles formes de paiements électroniques, il faut distinguer les produits
d’accès et les instruments de stockage électronique de monnaie.
 La banque électronique désigne la fourniture par une banque de services et
produits bancaires de détail via des canaux électroniques. Cela inclut la collecte de
dépôts, l’octroi de prêts, la gestion des comptes, l’offre de conseils financiers, mais
également la fourniture de services et produits de paiement, notamment de monnaie
électronique au sens étroit. Les produits d’accès impliquent l’usage du téléphone ou
d’ordinateurs personnels dotés de logiciels appropriés, permettant aux clients
Chapitre II : L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi
que le système bancaire algérien

d’accéder à leurs comptes de dépôts et de transférer ces fonds via Internet ou d’autres
11
liens de télécommunication .

 La monnaie électronique est véhiculée à travers deux nouveaux instruments de


paiement : le porte-monnaie électronique et le porte-monnaie virtuel. Le porte-
monnaie électronique a pour objet l’automatisation des paiement de petits montants
dans le commerce de proximité par le biais d’une carte a microprocesseur chargée de
valeurs électronique réelles qui peuvent être transférées directement entre les agent
12
économique .
Et dans ce contexte, nous citeront les principaux types de carte bancaire utilisée dans
les paiements électroniques.

 La carte bancaire constitue le moyen de paiement universel par excellence. Son


utilisation est possible dans tous les pays du monde, que ce soit pour du paiement de
contact, chez les commerçants, que pour le retrait d’argent dans les distributeurs. Elle est
13
donc utilisée en commerce électronique, depuis le début de ce type de commerce .

 La carte a puce est le moyen de sécurisation du paiement de proximité le plus


efficace, elle est utilisable à la fois comme porte-monnaie électronique et pour les
14
paiements, chargeable en plusieurs devises ainsi qu'en monnaie virtuelle .
La monétique en Algérie s’est beaucoup développée ces dernières années, le tableau suivant,
contient quelques chiffres sur son évolution de l'année 2008 à 2013.

11
Michel Aglietta et Laurence Scialom, les risque de la monnaie électronique, revue française de L'Économie
politique n° 14, Altern. économiques, paris 2002/2 no 14, p5.
12
Bounie David et Soriano Sébastien, La monnaie électronique Principes, fonctionnement et organisation,Les
Cahiers du numérique, 2003/1 Vol. 4, p2.
13
Paul Trescases, , carte bancaire et technologie : système CB, revue française de L'Économie politique n° 14
, Altern. économiques, paris 2002/2 no 14, P 3
14
Jean-Claude Paillès, les système de paiement électronique sur internet Les Cahiers du numérique, 2003/1
Vol. 4 , P3
Chapitre II : L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi que
le système bancaire algérien
Tableau n° 6 : L’évolution de l'Activité Monétique Interbancaire et Personnalisation de
chéquiers en Algérie Entre l'Année 2008 et 2013 (En millions d’exemplaires)
Années 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Nombre de
transactions 1. 914.459 2.615.168 3.765.580 6.446.974 5.082.848 2.918.269
effectuées par
carte
Nombre de
transactions 2.615.168 3.765.579 5.718.663 4.582.279 2.656.365
des Retraits
Nombre DAB 544 572 636 647 543 534

Taux de 84.69% 83.01% 84.31% 85.83% 86.83%


disponibilités
des DAB
Nombre de
transactions 1.450 1.805 5.906 7.729 4.574
des paiements
Nombre des 1.984 2.639 2.946 3.047 2.965 2.904
TPE
Nombre de
demande de 306.707 722.405 492.840 257.330
solde
Nombre de
carte en 339.374 569.558 783.311 850.008 1.178.243 1.287.330
circulation
Nombre de
cartes de 32.346 83.116 142.154 267.259 239.227
retraits en
circulation
Chapitre II : L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi
que le système bancaire algérien

Nombre de
cartes ayant 196.794 133.380 94.268
effectués des
transactions
Nombre de
chéquier de
25, formules 253.176 251.220 416.552 424.084 226.664
confectionnées
Source : « la monétique et le e-citoyen en Algérie », revue n°35 des sciences humaines

Les analyses effectuées sur le tableau précédent révèlent ce qui suit :


 Le nombre total de transactions effectuées par carte est de 2 918 269, ce chiffre a
augmenté de 288,59 fois au cours de huit dernières années (Entre l'Année 2005 et
2013).
 Le nombre de Transactions de Retrait est de 2 656 365, ce chiffre est évolué de 1,57
% (Entre l'Année 2009 et 2013) ; malgré que le réseau de DAB couvre 86,83% du
marché bancaire algérien, cela nous amène à conclure que le nombre de transactions
de retrait effectués représente une quantité négligeable par rapport aux capacités
disponibles.

 Le nombre de Transactions de Paiement est de 4 574, ce chiffre est évolué de 215,44


% (Entre l'Année 2009 et 2013) ; Et cela s’explique par la grande disponibilité du
réseau TPE qui est de 2 [Link] reste très insuffisant pour développer ce marché
d’autant que des potentialités existantes.
 Le nombre de cartes en circulation est de 135 055, ce chiffre à évoluer de 38,61%
durant les deux dernières années ; mais le nombre exacte de carte ayant effectué des
transactions s’est réduit de 29,32%, cela nous amène à conclure qu’il y a un nombre
non négligeable de citoyens qui possèdent des cartes monétiques mais ne les utilisent
pas.

Le nombre Total des chéquiers est de 732 204, l’évolution de ce chiffre s’est réduit de 44,83%,
cela représente un bon signe qui montre que les citoyen change de comportement envers
l’utilisation des chèques, alors on est en état de passage vers l’utilisation de la monétique.
Chapitre II : L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi
que le système bancaire algérien

Conclusion

L'étude des produits nous conduit à conclure que le secteur bancaire algérien est assez
classique et relativement standardisé. Du fait, l’augmentation des crédits au cours des dernières
années nous permet de définir l’économie algérienne comme une économie d’endettement. On
relate aussi une évolution positive de l'épargne collectée, et des efforts importants en matière de
communication et de modernisation des réseaux de distribution.

Celle qui tient compte des modèles de financement des activités économiques et distingue
économie d’endettement et économie de marché des capitaux. La première est basée sur le crédit,
qui présente une conséquence majeure : L’inflation. La seconde trouve son origine dans l’activité
des marchés financiers alimentés par l’épargne dégagée par les agents.
Chapitre III : Cas pratique : BNA (source agence principale 581 Tizi-
Ouzou)

Introduction
Dans le but de mettre en pratique les différentes méthodes d’analyse du risque précédemment
traité, notamment, dans le domaine de l’analyse financière, la partie qui suit sera consacrée à
l’étude d’un cas pratique, reçu et traité au sein de l’agence d’accueil à savoir l’agence principale
BNA 581 de TIZI OUZOU.

Notre but est bien sur d’essayer de démontrer, concrètement, l’impact de produits bancaires
proposés par l’agence BNA, sur le quotidien de la population.

Notre cas portera sur une simulation de crédit pour un achat de logement de Particulier A
Particulier

Pour des raisons de confidentialités, nous avons volontairement modifiés les noms des participants
à cette simulation afin de préserver le secret professionnel auquel est tenu 1e banquier.

Section 1 : Présentation de l’organisme d’accueil

1. Historique et présentation de la Banque Nationale d’Algérie

La Banque Nationale d’Algérie a été 1a première banque commerciale créée suite à la


réorganisation du système bancaire par les pouvoirs publics. Cette réorganisation a été rendu
nécessaire compte tenu de la situation du pays à l‘indépendance.

A cette époque, on pouvait compter dans le pays pas moins d‘une vingtaine de banques contrôlées
par l’Etat Français ct qui participent activement dans le financement de I ‘activité économique.

La BNA a été créée juste après 1e 13/06/1966. Elle exerçait toutes les activités d‘une banque de
dépôt. En outre, elle détenait 1e monopole du financement de l’agriculture Jusqu’à Mars 1982,
date à laquelle les pouvoirs publics ont décidé de l’opportunité de mettre en place une institution
bancaire spécialisée.

2. Organisation de la BNA

L’agence bancaire constitue la cellule de base de l’institut, où se traite l’ensemble des opérations
bancaires avec la clientèle.

De part son implantation décentralisée, son organisation et les moyens humains et matériels mis à
sa disposition, l'agence et charger par la direction générale de mener toute action qui favorise
l'accroissement des ressources de la banque et le développement du portefeuille clientèle.
Par ailleurs la BNA compte dans son organisation cinq(5) divisions :

Division internationale ;
Division des engagements ;
Division de l’exploitation de l’action commerciale ;
Division Gestion des Moyens Matériels et Ressources Humaines ;
Division Organisation et Système d'Information.
Chapitre III : Cas pratique : BNA (source agence principale 581 Tizi-
Ouzou)
Chaque division comporte plusieurs directions générales.
An plan régional, la BNA dispose de dix sept (l7) réseaux d’exploitation régionaux :

1. Direction du Réseau D'exploitation Alger I.


2. Direction du Réseau D'exploitation Alger I I (EL BIAR).
3. Direction du Réseau D'exploitation Alger EST I (Pins maritimes).
4. Direction du Réseau D'exploitation Alger EST Il (Rouïba).
5. Direction du Réseau D'exploitation ANNABA.
6. Direction du Réseau D`exploitation BECHAR.
7. Direction du Réseau D'exploitation BEJAIA.
8. Direction du Réseau D'exploitation BLIDA.
9. Direction du Réseau D'exploitation CHLEF,
[Link] du Réseau D'exploitation CONSTANTINE.
[Link] du Réseau D'exploitation KOLEA.
[Link] du Réseau D'exploitation MOSTAGANEM.
[Link] du Réseau D'exploitation ORAN.
[Link] du Réseau D'exploitation OUARGLA.
[Link] du Réseau SETIF.
[Link] du Réseau D'exploitation TIZI OUZOU.
[Link] du Réseau D'exploitation TELEMCEN.
Chapitre III : Cas pratique : BNA (source agence principale 581 Tizi-
Ouzou)

3. Présentation de l’agence principale BNA 581 TIZI OUZOU

1.1. L’organisation et le fonctionnement de l’agence :

L’agence BNA 581 est rattachée hiérarchiquement à la DRE et entretient des


relations fonctionnelles avec les structures de la BNA.

Les agences de la BNA sont classées en fonction de leur niveau d’activité, en quatre
catégories :

 Agence principale ;
 Agence de 1ère catégorie ;
 Agence de 2ème catégorie ;
 Agence de 3ème catégorie.

De part son important niveau d’activité et sa large clientèle, la BNA 581 de TIZI
OUZOU est classée comme agence principale. Elle est structurée en cinq
compartiments comme suit :

 Compartiment commercial et juridique ;


 Compartiment caisse et portefeuille ;
 Compartiment étranger ;
 Compartiment crédit et engagements ;
 Compartiment contrôle comptable, informatique et gestion administrative ;

1.2. Missions et attributions de l’agence :

L'agence est investie des missions suivantes :

 Le traitement des opérations bancaires confiées par la clientèle, l'entretien le


développement des relations commerciales ;

 La réalisation d'un plan d'action commercial ;

 La réception, l’étude, la prise de décision et la mise en place des crédits dans la limite des
prérogatives qui lui sont conférés par voie réglementaire, aux règles et aux procédures
internes

 La gestion, le suivi des crédits octroyés et des garantis exigées ;

 Le traitement des opérations de commerce extérieur dans la limite des prérogatives


conférées ;
Chapitre III : Cas pratique : BNA (source agence principale 581 Tizi-
Ouzou)

 L’élaboration des statistiques et leur transmission à la bonne date, au groupe et aux


structures de contrôle concernées.

1.3. L’organigramme de l’agence BNA 581

Conformément à la circulaire No1819 du 24/12/2000, l’agence principale BNA 581 est dirigée par
un directeur adjoint, secondé d’un directeur adjoint, et dispose d’un personnel qui assure sa
gestion administrative et technique.

A l’instar des autres entreprises, la banque cherche en permanence à maximiser son profit et le
service crédit s’affirme dès qu’il en représente une source potentielle.
Toutefois, beaucoup de risques lui sont liés et le banquier tente à chaque fois de les minimiser par
des engagements.

En effet, dans le but de mener à bien cette tache, le service crédit est organisé de telle sorte à
étudier, contrôler et suivre tous les engagements.

1.4. L’organisation du service crédit


Chapitre III : Cas pratique : BNA (source agence principale 581 Tizi-
Ouzou)

1.5. Les attributions de l’agence en matière de crédit

Etant une agence principale, notre agence d’accueil à savoir la BNA 581, dispose d’un comité
pouvant statuer sur la suite à donner aux dossiers de demande de crédits qui lui sont remis dans la
limite de la cote agence qui est de 5 000 000,00 DA pour les crédits d’exploitations et de
2 000 000,00 DA pour les crédits d’investissement. Au-delà de cette cote les dossiers de crédits
sont transmis à la Direction Régionale d’Exploitation (DRE).

Section 2 : Le crédit immobilier

1. Les six (6) formules proposées par la BNA

La BNA propose six(6) formules concernant les crédits immobiliers, à savoir :

 Crédit pour achat auprès d’un promoteur (Cas de logement achevé et avec bonification) ;
 Crédit pour achat d’un logement sur plan (Cas de vente sur plan, logement en construction
et avec bonification) ;
 Crédit pour auto construction (Avec la bonification) ;
 Crédit pour achat auprès d’un particulier (PAP) (Sans la bonification) ;
 Crédit pour extension d’une habitation (Sans la bonification) ;
 Crédit pour aménagement d’une habitation (Sans la bonification) ;

2. Les conditions d’éligibilité au crédit immobilier

Le crédit immobilier est destiné aux particuliers remplissant les conditions suivantes :

 Etre de nationalité algérienne ;


 Justifier d’une résidence fixe en Algérie même dans le cas d’une personne installée à
l’étranger ;
 Etre âgé e moins de 75 ans ;
 Avoir un revenu stable et régulier d’un montant supérieur au SMIG.

3. Les dossiers à fournir pour accéder au crédit immobilier

 Une demande crédit ;

 Une copie de la pièce d’identité ;

 Une fiche familiale ;

NB : La bonification est de 1o/o pour les personnes touchant jusqu’à 6 fois le SMIG
et 3o/o pour ceux qui touchent jusqu’à 12 fois le SMIG (18 000 DA).
Chapitre III : Cas pratique : BNA (source agence principale 581 Tizi-
Ouzou)
Chapitre III : Cas pratique : BNA (source agence principale 581 Tizi-
Ouzou)

4. La simulation d’un crédit immobilier pour un achat de particulier à


particulier (PAP)

L’entrevue :

MR X s’est présenté à la banque pour des renseignements concernant un crédit


immobilier.
Le chargée d’études lui a souhaité la bienvenue et lui a posé un certain nombre de
questions pour s’assurer qu’il est éligible au financement notamment :
La nationalité
La date de naissance
Le poste occupé
Les revenus (est ce qu’il est permanant ou contractuel, est ce qu’il touche plus que
le SMIG ……)
Le type de crédit qu’il veut contracter.

La simulation bancaire :

Une fois que le chargé d’études s’est assuré que les conditions de base sont réunies,
il a procédé à la simulation bancaire :
Chapitre III : Cas pratique : BNA (source agence principale 581 Tizi-
Ouzou)
Chapitre III : Cas pratique : BNA (source agence principale 581 Tizi-
Ouzou)
Le client satisfait de la simulation, le banquier l’invite à concrétiser sa demande par les pièces
justificatives à savoir :

 Une copie de la pièce d’identité ;


 Une fiche familiale ;
 Un acte de naissance ;
 Un certificat de résidence ;
 Une attestation de travail récente et les 03 dernières fiches de paie pour les salariés ;
 Une copie de l’acte de propriété du logement ;
 L’original du certificat négatif d’hypothèque du logement datant de moins de 03 mois ;
 Une fiche de renseignement de l’opération dument remplie et signée par les deux parties
(vendeur et acheteur) :
 Un rapport d’évaluation du logement délivré par un bureau d’étude technique accrédité par
la banque.

LE DEPOT DE DOSSIER :

MR X chef de service à la CNAS de Tizi-Ouzou revient à la banque muni de toutes les pièces
demandées par le banquier au cours de l’entrevu.
Après les vérifications d’usage le banquier s’assure que le dossier est en bonne et due forme,
procède alors à le compléter par les imprimés interne de la banque a savoir :
-La demande de crédit
-Fiche de renseignement Particulier à Particulier
-Autorisation de Consultation de la Centrale des Risques Entreprises et Ménages « CREM »
-formulaire de demande d’assurance insolvabilité SGCI (Société de Garantie du Crédit
Immobilier) ;
-Questionnaire médical pour la souscription de l’assurance décès invalidité.
Une fois le dossier complet on oriente notre client chez un expert agréé par la Banque pour
évaluer le prix de son logement
Chapitre III : Cas pratique : BNA (source agence principale 581 Tizi-
Ouzou)

L’expertise fait ressortir une valeur du logement DE [Link] or que MR Z a décidé de


vendre son appartement à 6.700.000.
Notre étude donc va se faire sur le montant de 6.700.000.00DA qui est le prix de vente entre
l’acheteur et le vendeur.

La concrétisation du crédit :

Ouverture de compte :

Le banquier invite MR X à ouvrir un compte crédit immobilier qui va abriter tous les frais de
dossier notamment :
-Le montant de la SGCI (insolvabilité): 71.400.00
-Le montant de la commission de gestion : 35.700.00
-Frais de timbres fiscaux sur la convention : 1000.00
-Frais d’enregistrement de la convention aux impôts : 1500.00
-Montant de l’assurance décès/invalidité : 548.400.00
-Montant de l’apport personnel : 700.000.00.

Etablissement de la convention de crédit :

Une fois le compte alimenté le banquier procède à l’établissement de la convention de crédit en 05


exemplaires qui vont être signés par le client et le Directeur d’Agence.
Une fois signée la convention doit être enregistrée aux impôts.

Formalisation du chèque de Banque :

Une fois que tous les frais sont réglés, la convention signée enregistrée, le banquier procède au
déblocage du montant de crédit au compte du client pour établir un chèque de Banque du montant
total du logement à l’ordre d’un notaire désigné par la Banque.
Le chèque doit être envoyé au notaire accompagner d’une lettre dont ci-joint le modèle, ou la
banque invite le notaire a formaliser la vente en même temps que l’hypothèque conventionnelle au
profit de notre banque et en premier rang.
Chapitre III : Cas pratique : BNA (source agence principale 581 Tizi-Ouzou)

5. Les effets du crédit immobilier sur les agents

La banque est considérée comme un intermédiaire financier entre les agents à surplus de liquidité
et ceux en manque de liquidité.
Ainsi, elle collecte les dépôts des agents à surplus qu’elle transforme en crédits pour les agents en
manque à travers une transformation des échéances.
En accordant des crédits, la banque crée de la monnaie et développe le secteur financier.
Dans le domaine de l’immobilier, la banque finance les ménages pour l’acquisition ou la
construction des logements. Accompagne aussi les promoteurs dans la réalisation de leurs projets
immobiliers.
De ce fait, la banque encourage à la fois les ménages à consommer et les promoteurs à produire, et
par cette opération, la banque dynamise l’activité économique et encourage la création d’emploi et
impacte positivement la croissance économique.
Les crédits immobiliers de la banque encouragent aussi la production et la consommation
locale(Algérie).
Aussi, avec des méthodes de remboursement des crédits assez flexibles, les crédits immobiliers
participent à l’amélioration du quotidien des agents.
Conclusion générale

Avec tous les changements qui ont marqué ces dernières années, l’environnement économique
est devenu très sensible même à de petite particularité qui n’avait même pas d’existence dans les
quelques années passées. L’évolution du comportement d’achat des clients a été suivie d’une
évolution très importantes des banques, ces dernières se sont éloignées des méthodes
traditionnelles d’organisation pour les substituer par les nouvelles techniques de travail basées sur
les politique de marketing stratégique, opérationnel et les nouvelles technologies d’information.
Les banques jouent un rôle économique très important. Elles contribuent (de même que les
marchés financiers) à orienter l'argent de ceux qui en ont momentanément trop vers ceux qui en
ont besoin et présentent des garanties suffisantes. Elles ont un grand rôle dans la sélection des
projets en fonction de leurs perspectives économiques. Leur rôle peut être comparé à celui du
cœur dans un corps humain qui distribue le sang riche en oxygène vers les organes qui ont besoin.
En s’immisçant au cœur de la vie de chacun, les produits bancaires sont devenus le support
incontournable de l’appartenance sociale. Ne pas y avoir accès ou y avoir accès de manière
inappropriée ampute des pans de la vie des personnes concernées. Cette réalité, chacun peut
l’observer ou l’expérimenter à l’occasion du refus d’un crédit ou d’une carte de paiement, ou bien
dans le cadre d’une interdiction bancaire, voire du dépôt d’un dossier de surendettement suite à
d’une perte d’emploi ou simplement à une transition qui s’éternise entre deux contrats. Ce sont
alors l’estime de soi, les relations de couple, les relations amicales ou familiales, mais également
la possibilité de prendre économiquement part à la société qui peut se trouver mises à l’épreuve.
L’étude de la relation des produits bancaires avec l’économie réelle fait ressortir une
corrélation avérée entre ces deux éléments. Nous relatons l’effet de ces produits à travers les
mécanismes de la création monétaire et d’absorption de l’épargne sur la sphère économique.
Les banques sont au centre de l’activité économique. Dans un plan macro économique elles
drainent une partie importante de l’épargne pour octroyer des crédits ce qui contribue au
financement des différents projets d’investissement ce qui favorise la création d’emplois et la
stimulation de la consommation mais laissant planer un risque d’inflation. C’est ce qui confirme
notre deuxième hypothèse.
Conclusion générale

L’économie d’endettement est caractérisée par l’endettement bancaire, donc les


entreprises ont recours essentiellement aux banques pour financer leurs projets ; et les
banques elles même ont recours à la banque centrale pour se refinancer.
L’économie d’endettement aussi est caractérisée par le financement indirect, car les banques
jouent un rôle d’intermédiaire entre les agents excédentaires des ressources et les agents qui ont
besoin de financement.
Cependant, si on prend le cas de l’Algérie en le comparant à cette définition, on constate que
l’économie algérienne est une économie d’endettement vu que le financement de la plupart des
projets de l’économie se fait par le secteur bancaire, dans le cas d’une situation financière
déficitaire, elles font recours à la banque centrale pour financer leurs déficits.
Bibliographie
Liste des ouvrages :

[Link], « Audit et contrôle interne bancaires », édition AFGES, 2002.

BEITONE A., CARZOLA A., DOLLO C. et DRAI A. M. (2007) : «Dictionnaire des


sciences économiques», Edition Armand Colin, Paris.

BOUNIED. (2002): «Quelques incidences bancaires et monétaires des systèmes de


paiement électroniques», revue Economique, n°52.

Christian Descamps et Jacques Soichot, Economie et gestion de la banque, édition


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Dominique Legeais, « sûretés et garanties du crédit », édition LGDJ, 9éme édition, 2013.

Doubi Bi Tra et Marcel [Link], « Banque, finance& bourse »,édition Harmattan,2011.

BERRADA (Mohamed Azzedine) « les techniques de Banque de crédit et de commerce


Extérieur », 5éme édition, SECEA, Casablanca, 2007.

Dubernet M, « Gestion actif-passif et tarification des services bancaires », édition


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Greslier.H. « Aide mémoire banque », édition DUNOD, paris, 1979.

Georges Gloukoviezoff Dans L'exclusion bancaire (2010), pages 309 à 324

Henri-Pierre Maders et Jean-luc masselin, « Contrôle interne des ris ques »,édition
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[Link], « Gestion des risques et gestion actif-passif des banques », édition DALLOZ,
1995 Jean-luc siruguet, « Le contrôle comptable bancaire », 2007.

Jean-Marc Béguin et Arnaud Bernard, « L’essentiel des techniques bancaires


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Joel Bessis, « Gestion des risques et gestion d’actif-passif des banques », édition Dalloz,
1995.

[Link], « crédit bancaire et économie financière », édition El Dar El Othmania, 2010.

LUC BERNET-ROLLANDE, Principe de technique bancaire, édition DUNOD, février 2003.


Michel ROUX, « Master Banque de détail », édition ESKA, 2010.

Patrick villieu, « Macroéconomie, l’investissement », édition La Découverte Paris, 2000.

Philippe Monnier, Sandrine Mahier-Lefrançois, Les techniques bancaires, édition


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Pierre Tronchon, « Risque majeurs, environnement et collectivité locales », édition 1991.


er
PUTMAN moyen de paiement et de crédit, édition PUF, 1 édition, 1995.

Scialom, Laurance, Economie bancaire, édition la découverte & Syros, Paris, 1999, 2004.

Sophie Cudennec François, l’essentiel de l’économie monétaire et bancaire, édition


élipses, 2012.

Sylvie DIATKINE, les fondements de la théorie bancaire, éditions Dunod, Paris, 2002.
Revues et documents :

Bounie David et Soriano Sébastien, La monnaie électronique Principes, fonctionnement


et organisation,Les Cahiers du numérique, 2003/1 Vol.
Brenot Jacques, « Le produit » que sais-je, presse universitaire de France, édition Puf, 1993.

Jean-Claude Paillès, les système de paiement électronique sur internet Les Cahiers
du numérique, 2003/1 Vol. 4.
Michel Aglietta et Laurence Scialom, les risque de la monnaie électronique, revue
française de L'Économie politique n° 14, Altern. économiques, paris 2002/2 no 14.

Nouvelles technologies et évolution de la dialectique (contrôle/autonomie) dans le secteur


0
des services, application au cas bancaire, revue de gestion des ressources humaines, N 31-
32-33, Mai-Octobre, 1999.

Paul Trescases, , carte bancaire et technologie : système CB, revue française de


L'Économie politique n° 14 , Altern. économiques, paris 2002/2 no 14.

Xavier Ducreux, Les Cahiers français n° 277, juillet-septembre 1996, La


Documentation française.

Thèses et mémoires :

BELKADI Saliha, Mémoire de magister, « Les enjeux de bancassurance et les perspectives de


son développement en Algérie », Université de Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou.
SIDI-MAMMAR Lydia, Mémoire de magister, « Essai d’analyse de l’impact de la réforme du
système de paiement sur l’utilisation des moyens de paiement scripturaux en Algérie »2010.
Rachedi Mounia et Azouni Yamina, Mémoire de licence « les risques des crédits bancaires », 2002-
2003.
[Link], mémoire magister« la problématique d’évaluation des risques de crédit par la banque
en Algérie ».
Lois et articles :
La loi n° 90-10 du 14 Avril 1990, relative à la monnaie et au crédit. Abrogée et remplacée
par l’ordonnance n° 03-11 du 26 Aout 2003.

Webographie :

[Link]é[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
[Link] [Link]
[Link]
[Link]
Table des matières

Introduction générale.......................................................................................................................... 01

Chapitre 1 : typologie des produits bancaires en Algérie


Introduction ............................................................................................................................................... 09
Section 1 : les produits bancaires de placement
[Link] compte individuel ............................................................................................................................. 10
[Link] comptes collectifs............................................................................................................................ 10
[Link] compte joint .................................................................................................................................... 10

1.2.2. Le compte indivis ............................................................................................................................... 10

[Link] comptes pour les mineurs et les incapables ............................................................................. 11


1 .3.1. Le cas général ..................................................................................................................................... 11
1.3.2. Le cas particulier des mineurs émancipés ................................................................................... 11
1.4. Les comptes professionnels ................................................................................................................ 12
1.5. Les dépôts à vue .................................................................................................................................... .12
1.5.1. Le compte chèque ou compte courant ......................................................................................... .12
1.5.2. Le compte d’épargne ........................................................................................................................ .13
1.5.3. Le compte devise ............................................................................................................................... .14
1.6. Les dépôts à terme ................................................................................................................................ .15
1.6.1. Le compte à terme ............................................................................................................................. .15
1.6.2. Les bons de caisse ............................................................................................................................. .15

Section2 : les produits bancaires de financement

2-1-Présentation générale des crédits bancaires .................................................................................... 16

2-1-1-Définition du crédit ............................................................................................................................ 16

2-1-2-Le rôle du crédit .................................................................................................................................. 16

2-1-3- Critères de classement des crédits ................................................................................................ 17


2-1-3-1 Nature de la clientèle……………………………………………………………………………...17

2-1-3-2 La fonction du crédit………………………………………………………………...18

2-1-3-3 La durée du besoin financé………………………………………………………………………18

2-1-4 Le classement officiel des crédits en Algérie ............................................................................. 18


2-1-4-1- Le financement de
l'exploitation……………………………………………………………………………19

a- Le crédit par caisse (trésorerie)


………………………………………………………………………………………19

b- Les crédits
spécifiques………………………………………………………………………………………
…………….20

c- les crédits par


signature……………………………………………………………………………………..23

[Link]. Le financement des


investissements……………………………………………………………………….24

a- Le crédit à moyen
terme………………………………………………………………………………………….24

b- les crédits à long


terme…………………………………………………………………………………………25

[Link]. Le financement du commerce


extérieur………………………………..…………………………………………………….26

a- Le financement des
importations…………………………………………………………………………………….
26

b- Le financement des
exportations…………………………………………………………………………………….2
6

[Link]. Les crédits aux


particuliers……...……………………………………………………………………………27

2.2. Les risques de crédit bancaires........................................................................................................... 28

2.2.1. Définition du risque de crédit bancaire ........................................................................................ 28

2.2.2. La typologie de risque de crédit bancaire .................................................................................... 29


[Link]. Les deux situations du risque de
crédit……………………………………………………………………30

a. Le risque de non
remboursement…………………………………………………………………………............3
0

b. Le risque
d’immobilisation…………………………………………………………………..……………
……………30

[Link]. Les autres risques de crédits


bancaires……………………………………………………………………31

a. Le risque particulier à un client ou à une opération ......................................................................... 31

b. Le risque de taux ....................................................................................................................................... 32

c. Le risque corporatif ou
professionnel………………………………………………………………………….....32

d. Le risque général risque général .......................................................................................................... 33

e. Le risque d’insolvabilité ......................................................................................................................... 34

f. Le risque réglementaire…………………………………………………………………………………..34

g. Le risque d’image commerciale ........................................................................................................... 35

2.3. Les garanties liées aux crédits bancaires ......................................................................................... 35

[Link]és personnelles ........................................................................................................................... 35

[Link]. Le cautionnement………………………………………………………………………………….35

a. La caution simple………………………………………………………………………………………….36

b. La caution solidaire……………………………………………………………………………………….36

[Link]. L’aval………………………………………………………………………………………………...36

2.3.2. Les suretés réelles............................................................................................................................... 36

[Link]. Le droit de rétention ....................................................................................................................... 36


[Link]. Le nantissement ............................................................................................................................... 36

[Link]. L'hypothèque .................................................................................................................................... 36

[Link]. Les privilèges immobiliers spéciaux ......................................................................................... 37

[Link]. Les autres garanties ........................................................................................................................ 37

Section3 : Les autres produits bancaires.

3-1-les moyens de paiements ...................................................................................................................... 37

3-1-1- Le chèque............................................................................................................................................ 37

[Link]. Les chèques barrés et non endossables………………………………………………………..38

[Link]. Les chèques non barrés et endossable……………………………………………….38

3.1.2. Les effets de commerce .................................................................................................................... 39

[Link]. La lettre de change………………………………………………………………………………...39

a. La Provision ............................................................................................................................................... 42

b. L’aval ........................................................................................................................................................... 42

c. L’endossement ........................................................................................................................................... 42

2
3-1-2-2-Le billet a ordre…………………………………………………………………………………...42

3-1-3-Virement et prélèvement .................................................................................................................. 44

3-1-3-1-Les virements……………………………………………………………………………………….44

[Link]. Les prélèvements ........................................................................................................................... 44

3.1.4. La monnaie électronique .................................................................................................................. 44

3-1-5-Les cartes bancaires .......................................................................................................................... 45

[Link]. Les cartes de paiement ................................................................................................................. 45


[Link]. Les cartes de crédit………………………………………………………………………………...46

[Link]. Les cartes de retrait ....................................................................................................................... 46

3.2. Les autres moyens de paiement ......................................................................................................... 46

3.2.1. Les produits dérivés ........................................................................................................................... 46

[Link]. Les swaps……………………………………………………………………………………………47

[Link]. Le contrat forward (contrat à terme) ........................................................................................ 48

[Link]. Les options (warrant) .................................................................................................................... 48

3.2.2. Les produits de banque assurance ................................................................................................. 49

Conclusion....................................................................................................................................................... 51

Chapitre 2 : L’implication des produits bancaires dans l’économie ainsi que


le système bancaire algérien

Introduction ........................................................................................................................................... 52

Section 1 : la relation des produits bancaires avec les agrégats de


l'économie.

1.1. La relation Produits bancaires investissement ............................................................................... 54

1.2. La relation produits bancaires inflation ........................................................................................... 55

1.3. La relation produits bancaires emploi .............................................................................................. 59

1.4. La relation produits bancaires consommation ............................................................................... 60

Section2 : La place des produits bancaires dans la sphère macro


économique (Economie D'endettement / Economie De Marché)

2.1. Les produits bancaires dans une économie d’endettement ........................................................ 62

2.1.1. Définition .............................................................................................................................................. 62

2.1.1.1L'hégémonie de la finance indirecte ............................................................................................ 63

[Link]. Un mode de placement en faveur des produits d'épargne traditionnels 63


[Link]. Une relation banque / client étroite ............................................................................................ 64

[Link]. Des taux d'intérêt administrés et rigides……………………………………………..64

[Link]. L'inflation à moyen terme………………………………………………………………………..64

2.2. Les produits bancaires dans une économie de marché ................................................................ 64

2.2.1. L’’intervention des banques sur les marchés financier ........................................................... 66

2.2.2. L'orientation de l'épargne vers les marchés de capitaux ......................................................... 66

2.2.3. Une nouvelle relation client / banque ........................................................................................... 66

2.2.4. Des taux d'intérêt flexibles .............................................................................................................. 66

Section 3 : Evolution de l’intermédiation bancaire en Algérie

[Link] ressources collectées ...................................................................................................................... 69

3.2. Les crédits distribués............................................................................................................................. 75

3.3. L’évolution de l'Activité Monétique Interbancaire et Personnalisation de chéquiers en


Algérie Entre 2005 et 2013 ......................................................................................................................... 82

3. [Link] développement de la monétique en Algérie ......................................................................... 82

[Link] différents modes de paiement et leur sécurité ..................................................................... 82

Conclusion....................................................................................................................................................... 86

Chapitre 3 : Cas pratique : La Banque Nationale d’Algérie (BNA)


(Source agence principale 581 Tizi-Ouzou)

Introduction……………………………………………………………...........87

Section 1 : Présentation de l’organisme d’accueil

1. Historique et présentation de la Banque Nationale d’Algérie…………..….87


2. Organisation de la BNA……………………………………………………....87
3. Présentation de l’agence principale BNA 581 TIZI OUZOU……………...89
3.1.L’organisation et le fonctionnement de l’agence…………………………....89
[Link] et attributions de l’agence………………………………………….89
3.3.L’organigramme de l’agence…………………………………………………90
3.4.L’organisation du service de crédit…………………………………………..90
[Link] attributions de l’agence en matière de crédit…………………………...91

Section 2 : Le crédit immobilier

1. Les six (6) formules proposées par la BNA…………………………………. 91


2. Les conditions d’éligibilité au crédit immobilier…………………….………91
3. Les dossiers à fournir pour accéder au crédit immobilier………….……….91
4. La simulation d’un crédit immobilier pour un achat de particulier à
particulier (PAP)………………………………………………………………93
5. Les effets du crédit immobilier sur les agents……………………………….97

Conclusion générale……………………………….……………………………………98
Annexes
Les annexes sont constituées de :

 Un rapport d’évaluation d’un bien immeuble

 Une demande de recueil d’une hypothèque de premier rang.


BANQUE NATIONALE D’ALGERIE
SOCIETE PAR ACTIONS
au Capital de [Link],00 DA

Siège Social :
8, [Link] « Che » Guevara ALGER
AD : Agence Principale « 581 » Tizi Ouzou
Avenue ABANE RAMDANE. Tizi Ouzou
FAX n° : 026126212
Tizi Ouzou, le

A Monsieur
Le Directeur de la S.A.E
TIZI OUZOU

OBJET : Rapport d’évaluation d’un bien immeuble

MONSIEUR,

Dans le cadre d’une opération d’achat/vente d’un appartement entre MR X et MR Z, nous


vous introduisons notre relation MR X en vue d’une expertise du bien ci-dessous désignés :
 Consistance : Logement F4 dont la superficie utile est de 90.88M2
 Adresse du bien à expertiser : 704+72 logements sise à nouvelle ville CNE et
DAIRA Tizi-Ouzou.
 Propriété : Mr Z suivant livret foncier 202 enregistré le 09/04/2018 a la conservation
foncière de Tizi-Ouzou
Nous demeurons dans l’attente de votre rapport et vous prions, Monsieur, d’agréer nos
Salutations distinguées.

LE DIRECTEUR
‫البنك الوطني الجزائري البنك الوطني الجزائري‬

BANQUE NATIONALE D’ALGERIE


SOCIETE PAR ACTIONS
au Capital de [Link].00 DA

Siège Social :
8,[Link] « Che » Guevara ALGER

V/REFERENCE:……………………………..
(A rappeler dans la réponse)
N/REFERENCE :………………………
N.B. Ne traiter qu’une opération par lettre
TIZI –OUZOU, LE
…………………

A
Maitre
………………………….
NOTAIRE A TIZI-
OUZOU

Objet : Demande de recueil d’une hypothèque de premier rang.

Maitre,

Suite à l’accord de crédit donné par notre agence à MR X, destiné au financement


de l’achat d’un appartement de type F4 sise à cite des 704+72 logements Batiment W1
n°544 Nouvelle Ville TIZI-OUZOU d’une superficie de 90.88m², auprès de MR Y, nous
vous demandons de bien vouloir procéder à la formalisation de la vente et au recueil de
l’hypothèque de 1er rang du bien à financer en nom et pour le compte de notre agence et ce
dans les meilleurs délais.

Veuillez croire, Maitre, en notre profond respect.

BANQUE NATIONALE D’ALGERIE


AGENCE PRINCIPALE 581
LE DIRECTEUR

P/J :
*Convention de crédit ;
*Un chèque de banque de banque n° ………….. D’un montant de DA. [Link]
matérialisant le montant de la transaction.

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