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Le
PRELIMINAIRE
days
Le cours d’Introduction Générale au Droit (IGD) figureVtous les
programmes de formation des ingénieurs en batiment et travaux publics.
Ul constitue en effet une entrée en matitre pour les différentes
branches de droit dont le futur ingénieur est appelé & maitriser les aspects, tout
au moins les grands principes. Il s’agit par exemple de droit foncier et
immobilier, droit de Purbanisme, droit de construction, droit minier pour ne
citer que ces quelques branches.
On comprend dés lors que ce cours introductif revét une grande
importance, dans la mesure o8 il prépare le candidat ingénieur A se familiariser
facilement avec Jes notions de droit dont il ne pourra nullement se passer dans
Vexercice de sa profession.
La logique serait qu’un nombre Wheures conséquent lui soit
attribué. Malheureusement tel n’est pas le cas et ce, dans toutes les sections. 1
va falloir en tenir compte et réduire ainsi le contenu au strict minimum.
La bonne perception d’un tel contenu tient beaucoup a la
compréhension méme de la notion de droit. {i importe de s’y pencher.
A ce sujet, disons tout de suite que homme est parfois défini
‘comme un animal social ; il est un étre social. Car il est condamné a vivre en
société. Il vit en relation avec ses semblables. Il méne avec eux une vie
familiale, sociale, nationale, intellectuelle. La notion d’homme isolé n'est
qu’une simple hypothése du reste irréalisable.
Pourquoi vit ~ il ainsi ? Parce que c’est seulement dans une société
bien ordonnée qu'il pourra atteindre le degré le plus élevé de sécurité et de
développement.
Et pourtant, "homme n’agit pas toujours socialement. L’égoisme ou
Pignorance le conduisent souvent a agir d’une fagon antisociale, c'est-a-dire &
poser des actes nuisibles pour la société, considérée dans son ensemble ou dans
la personne d’un de ses membres.
La société doit se défendre contre ces attaques. Elle le fait de deux fagons =
© Elle définit les normes d’aprés lesquelies chacun doit agir,IE
BIBLiOG RAP
4, Bruxelles: A
1 CASTELAIN: Blément de Droit. civil. & Bs
De Boeck, 1970.
(™), Cours de Droit Civil. plementalse
Boeck, 1985
3, RIVERO (J), Desi adminisicatif 12° Bd, Paris,
p. 85-92
4, MULUMBA KATSHI, Couts introduction 2 droit privé,
1g’ Deoit UNTKIN, 1978 = 1979
2. DE CLERCQ
pruxelles, [Link]
Dalloz, 1987,
1, GTi.
DIAMBAKOTE. Cours de Droit Cul
999, 1999 — 2000.
5, OKIT. AKULA
TBTP/Kin, 1997 — 3998, 1998 - !CONTENU SOMMAIRE DU COURS
Les deux conceptions du DROIT ci — haut
évoquées feront l'objet d'un large développement, avant
qu’un autre point soit consacré 4 la division du droit.
Ainsi, ce cours sera consacré aux trois chapitres
ci—aprés :
Chapitre 1. Le droit objectif
Chapitre 2. Le droit subjectif
Chapitre 3. La division de droit.aoe
© Elle détermine les sanctions (peines, amendes, dommages — intéréts) qui
ont pour but de punir les violations des régles définies.
Cet ensemble des prescriptions, indispensables & la réalisation de
Vordre le plus favorable au bien commun, sappelle « le droit ».
En d’autres termes, pour que la vie en société soit possible, il faut
qu’un ordre soit établi et que lobservation des régles qui le constituent soit
imposée a tous les membres de la société. Cet ordre est réalisé par le DROIT.
Le droit est donc l'ensemble des conditions universellement
requises pour que le libre arbitre de chacun se concilie avec celui des autres.
Crest ensemble des régles obligatoires qui gouvernent les rapports sociaux
Le droit ainsi compris implique une idée de direction, une
injonction ou une imposition ... bref une régle que doit subir son destinataire
gui est membre dune société.
Cependant, Jorsqu’une personne soutient qu’un bien détenu en
propriété constitue pour elle un droit, cette personne ne pense siirement pas A
une quelconque injonction ou imposition qu’elle serait en train de subir. Au
contraire, dans ce cas, elle fait allusion au pouvoir qu’elle exerce sur le bien en
question.
Le vocable DROIT peut donc étre pris dans deux sens : objectif et
subjectif.
a) Au sens objectif, le droit est un ensemble des régles qui régissent les
rapports sociaux et qui sont assorties d’une sanction émanant de I’autori
publique,
b) Au sens subjectif, le droit est une faculté ou pouvoir reconnu par la loi &
une personne, qui lui permet d’accomplir des actes déterminés.
Exemple : le droit de propriété permet au propriétaire d’une maison de
Phabiter, de la vendre ou de la mettre en location pour percevoir les
loyers.egies
CHAPITRE i: LE DROIT OBJECTIF
La conception objective du droit renvoie & la direction ou &
Pinjonetion.
Section 1, DEFINITION
Du point de vue objectif, le droit est défini comme un ensemble des
régles qui régissent lés rapports sociaux et qui sont sanctionnées par une
contrainte émanant de I’autorité publique.
L’on peut noter avec intérét que :
1°, I] s’agit des régies qui imposent aux membres de la société une ligne de
conduite précise dans leurs rapports entre eux, tout au moins dans certains
domaines,
2°. Ces régles sont revétues de la force obligatoire, c'est-d-dire que leur
inobservation est sanctionnée par une contrainte matérielle, extérieure.
Section 2. FINALITE DU DRO!
En régiementant les rapports sociaux, le droit poursuit un double
objectif apparemment contradictoire : le conservatisme et la reforme sociale.
En effet le droit a pour finalité d’établir et d’imposer un ordre
social qui se traduit par la sécurité, la sfireté, la santé, la salubrité, la beauté ou
Vesthétique qu’il tend a assurer.
Le droit poursuit également la justice. [i ne s’agit nullement d’une
Justice idéale (absolue), mais plutdt d’une justice équitable. Celle ~ ci est soit
régulatrice ou réparatrice (elle tend a réparer les préjudices ou dommages causés
& une personne par une autre), soit distributive (elle consiste & distribuer de
fagon équitable des avantages socio — économiques, les honneurs suivant les
mérites de chacun).
Le droit assure en outre légalité de tous devant la loi et bannit
toutes discriminations fondées sur la race, le sexe, Vethnie, la langue, la
religion...
En définitive, par Pordre social, la justice et légalité, le droit
assure la paix sociale et permet a ia société de se maintenir ou de se conserver,eee
le désordre et l’anarchie étant toujours causes de destruction : le droit est done
un instrument de conservatisme.
Par contre, le droit s’érige également en MOYEN DE REFORME
SOCIALE.
Le monde étant en perpétuelle mutation, toute société est appeléed
évoluer. Les changements qu'une telle évolution suscite s*imposent dans des
domaines aussi variés que sont la politique, onomie, le social. le culturel, le
judiciaire, etc... Or le meilleur moyen d’opérer ces changements dans Pordre
(sans cassure) consiste & édicter de nouvelles régles auxquelles tous les
membres de la société doivent désormais se conformer. Ces régles qui
constituent 1e droit consacrent ainsi la réforme exigée pat la nécessité du pasar progr’ «
DROIT ; UN ART OU UNE SCIENCE ?
Section 3.
‘L’art est parfois compris comme la mise en ceuvre des techniques et
procédés en vue d’atteindre un résultat satisfaisant :
la maniére de faire quelque
chose.
Le droit serait un art étant donné que sous un angle, il consiste &
concevoir et mettre en application des régles en vue d'atteindre le résultat
satisfaisant qu'est harmonisation des rapports sociaux, la stabilité de Ta société
et parfois la réforme.
Par ailleurs. la science est définie entre autres comme Vactivité
humaine tendant & découvrir les lois répissant les phénoménes.
Tine sera jamais possible de concevoir et appliquer les meilleures
‘Beles pour la société si Y'on n’arrive pas a s‘imprégner du soubassement des
phénoménes sociaux. Ne serait - ce que par cet effort, le droit apparait comme
une science. Ainsi, le droit est 4 la fois un art et une science.
Section 4. DIFFERENCE AVEC AUTRES. DISCIPLINES
Le droit n’est pas la seule discipline qui régit, réziemente les
rapports sociaux. TI en existe dautres dont les réples influent considérablement
sur Tes rapports des personnes vivant en société. On peut citer a morale, la
religion, la mode, la politesse, la bienséance, les reples protocolaires, ete.
Quelle différence peut ~ on relever entre le droit et chacune de ces
; autres disciples de conduite sociale ?
At Watts ae ceue fechas peur arieé me a A
: yerul for dedurpoteut” -1. Le droit et la morale
La morale est l’ensemble des principes de jugement et de conduite
qui s*imposent a la conscience individuelle ou collective.
A la différence du droit qui s*intéresse aux actes extérieurs de fa
personne dans ses rapports avec la société. la morale poursuit le
perfectionnement intérieur de l’individu. Son champ d’application est done plus
vaste que celui du droit car elle prend homme en charge aussi bien dans ses
actes que dans ses intentions cachées et profondes.
Les traits de différence entre le droit et la morale peuvent se
résumer en quatre points ci — aprés :
1. Auteur dela régle
La rele de droit est édietée par les membres de la société gui ~
mémes, qui agissent par Mintermédiaire de Vautorité a laquelle ce pouvoir est
conféré. Cette ragie ne suppose pas une génération spontanée.
Alors que celle de la morale est inhérente & la conscience de
Phomme ; les membres de la société n’y peuvent absolument rien.
2. Sujet de droit et sujet de la morale
Ni existe deux suiet en droit : un sujet actif et un sisjet passif, alors
qu'il n’y en a qu’un’'seul en morale
Le sujet actif du droit est le créancier ; celui qui peut invoquer en sa
faveur Papplication d’une régie de droit. Le suiet passif est le débiteur ; celui
contre qui une régie de droit est invoqué[Link] rappoit de droit est done un rapport
daltérité, le terme latin « alter» ayant pour correspondant frangais « autrui ».
Crest le rapport entre deux sujets : actif et passif.
Tandis qu’en morale, i n'y a qu'un seul sujet. Les obligations
morales produisent leurs effets 8 ’épard du sujet moral lui — méme. Le droit est
un probléme de for extérieur alors que la morale concerne le for intérieur.
En outre, la vision du sujet de droit est différente de celle du sujet
moral en ce qui concerne le bien et le mal
oe S
Le bien et le mal juridique ne correspond"pas nécessairement aux
bien et mal moraux. Le bien juridique se situe 4 un niveau sensiblement inférieur~R~
a celui qu’adopte Ia morale. C’est le plancher en dessous duquel on ne peut
descendre.
Bref, ce qui est bien et juste en droit peut ne pas I’étre en morale,
ant donné que le mot juste en droit se référe uniquement @ la notion de
conformité a Ia loi
ast 198
aple : une juste querre’St une guerre conforme aux fois internationales de Ia
guerre quant a sa déclaration, mais dont les motifs peuvent étre injustes. Ainsi,
une juste guerre peut ne pas tre une guerre juste.
3. Le formalise
Le droit est formaliste? Il aime des formules et des régles
structurées, surtout lorsqu’il n'est pas trés développs
pas d'un tel formalisme.
. La morale ne s’embarrasse
Néanmoins, plus le droit se développe moins le formalisme y tient
de la place. Ainsi, la nature de contrat qui était autrebi$ss, soumise & des
formules sacramentales s’en débarrasse de plus en plus poufys’en tenir qu’au
simple concours des volontés.
La régle de droit est revétue dune force obligatoire de sorte que
son inobservation est sanctionnée par une contrainte matérieile extérieure.
Cette sanction est exercée et appliquée par la force publique Jorsque
Vexécution volontaire de Pobligation ne s*opére pas. Elle est extérieure au sujet
de droit qui la subit,alors que la sanction que subit le sujet moral lui est
intérieure : c’est le trouble de conscience, un simple remords.
La sanction non plus n’est pas un critére déterminant de la régle
juridique. Car, a instar du formalisme, la sanction s’adoucie et tend méme a
disparaitre avec I’évolution de la sociéte.
Pour preuve : dans le temps, il y avait ia vengeance privée et aveugle comme
sanction de violation d’un droit ; ensuite i y 2 eu ta loi du Talion (dent pour
dent, Vceil pour ceil), ce qui est un adoucissement indéniable ; aujourd'hui, 1a
sanction n’est plus la réplique de I’acte posé, mais une simple correction ou de
simples mesures de défense sociale & la place de véritables sanctions qui sont de
plus en plus adoucies ou simplement supprimées quand c'est nécessaire. C’estoe
le cas en relations internationales of l'on use de plus en plus du réglement
amiable des conflits en lieu et place des sanctions 4 infliger 4 1’Etat coupable.
§2. Le droit et la religion
Comme Je droit, la religion aussi, par ses régles, réglemente les
Tapports sociaux, tout au moins en les influencant. Cependant, quelle différence
peut — on faire entre ies deux disciplines ?.
Alors que les régles juridiques portent directement sur les rapports
sociaux, celles de la religion régissent de prime abord les rapports entre les
‘hommes et la divinité. C'est done fagon indirecte que les principes religieux
influent sur les rapports sociaux.
A Pinstar de la morale, les régles religieuses ne sont pas assorties
des sanctions juridiques en elles — mémes. Leur sanction est réservée pour ’au-
¢ dela.
Toutefois, Je droit s’imprégne de certaines régies religicuses, les
incorpore dans |’arsenal juridique pour les assortir finalement des sanctions. De
telles régles deviennent tout simplement des régles juridiques.
Exemples : l’interdiction de tuer, de voler, de commettre l’adultére, etc.
§3. Le droit et la bienséance.
La bienséance comprend un ensemble varié des principes de
conduite publique qui tirent leur fondement des usages 4 la mode, en passant
notamment par la politesse, les régles, protocolaires, le savoir vivre ...
A la différence des régles juridiques, celles de bienséance
mentrainent aucune conséquence sur le plan de droit; elles ne créent pas de
droit et d’obligation juridique. Elles sont dépourvues de sanctions etatiques.
§4, Le droit et la sociologie
On peut dire juste titre que le droit correspond a certains aspects
de la sociologie. Mais on ne peut toute fois confondre les deux.
En effet, le sociologue avertit ou signale l’existence de tel ou tel
phénoméne social et sur cette base, le juriste, spécialement le Iégislateur,
élabore des régles selon qu’il admet ou n’admet pas ce phénoméne ; le juriste
tire des conséquences sur le plan de droit,= he
85. Le droit et la politique.
La politique peut ére considérée comme Vart de gouverner les
hommes qui vivent en communauté, spécialement dans un Stat. Elle intervient
dans la formulation du droit positif.
Cependant, le droit qui s’apparente 2 !’Etat (cest-a-dire Pautorité
publique) ne sidentifie pas 4 la doctrine politique de VEtat; car PEtat
(Vautorité publique) reste le méme malgré le changement des institutions en
rapport avec chaque régime ou doctrine politique.
§6. Le droit et l'économie polifigue
Le droit doit tenir compte des faits et régies de l’économie
politique. Mais il ne peut certainement pas ‘identifier 4 celle — ci, car ils
poursuivent rarement le méme but.
Exemples : la diffusion d’ouvrage ou film pornographique est prohibée par la
Joi puisqu’elle est contraire aux bonnes mours ; mais une telle diffusion est
admise par |’économie politique étant donné qu’elle est une activité génératrice
de Vargent.
Section 5. SOURCES DU DROIT
Lorsqu’on analyse les sources du droit, on distingue généralement
les somrees réelles des sources farmelies
Les sources réelles sont des données sociologiques (politiques,
économiques, culturelles, sociales ...) qui poussent le Iégislateur 4 prendre de
nouvelles régles juridiques qui modifient ou transforment les régles existantes.
Ce sont des données qui contribuent & la création du droit.
Les sources formelles par contre constituent l’origine juridique du
droit, laquelle est différente de !’origine de fait que sont les sources réelles.
Les sources formelles viennent des organes constitutionnels qui
sont chargés d’élaborer le droit : le législateur, P'exécutif et le judiciaire.
En outre, elles sont des procédés par lesqueis le droit s’exprime, en
suivant certaines formes qui conférent aux régles juridiques la force obligatoire.
Ces procédés sont notamment Is loi, la coutume. Ja jurisprudent
Léquité et les principes généraux de droit.
e, la doctrine,~~
§1-La loi.
1. Définition : on
yuees
La loi est une régle) impersonnelle, obligatoire, abstraite,
permanente édictée par l’autorité compétente qui ordonne, commande, défend
(interdit), autorise selon des formes solennelles, et en principe assortie d’une
sanction.
Au sens strict (strictu sensu), la loi est un acte législatif (un acte
-voté au parlement) ei prothulgué par le Président de la République ou un acte
du chef de I’Etat ayant la méme force et appelé{Décret — loi} ordennance ~ lat -
‘Au sens large (lato sensu), la loi s'entend de tout acte pris par une
autorité publique compétente et répondant aux critéres compris dans la
définition ci — haut reprise. Il en est ainsi de :
(Décretsfpris par le chef de Etat en tant que autorité administrative.
Acrétés ministériels,
Arrétés des Gouverneurs de Province
- Décisions de toutes les autorités publiques inférieures.
Notons cu’au dessus de la loi telle que définie, il existe d'autres
actes juridiques obligatoires dotés de force supérieure. Il s’agit de :
- Laconstitution
‘- Les traités (bilatéraux ou multilatéraux).
‘S’agissant de la constitution, on distingue :
© La constitution (I’ceuvre de la constituante qui est une Assemblée spéciale
chargée d’élaborée une constitution) de
© La loi constitutionnelle (ceuvre de I’ Assemblée ordinaire qui a le pouvoir
de modifier la constitution selon les procédés et régles prévus par la
constitution qui a éié élaborée par la constituante),
2. Caractéristiques de {a boi
1°. La boi est générale :
La loi s’adresse & tous et s’applique sur toute I’étendue du territoire
national, tous les individus indistinctement. Elle est "expression de la volonté’Bigee
générale traduite par les députés. Ceux ~ ci sont censés traduire la volonté de
tous les Congolais.
Cependant, cette volonté générale n’est pas synonyme 4” unanimité ;
est plutét expression de la majorité. Dés lors que la majorité est réunie, la loi
est censée étre "expression de tous.
2°, La loi est impersonnelle :
La loi ne ‘vise pas un individu ou un groupe d’individus en
particulier; elle est donc abstraite et ne devient coneréie que dans son
application.
3°. La loi est permanente :
La loi demeure d application tant qu’elle n'est pas encore abrogée.
Elle survit aux cas qui lui donnent naissance. Elle demeure en
vigueur aprés le cas qui lui a donné naissance, méme si les individus passent.
Elle s’applique & tous les cas futurs jusqu’a son éventuelle abrogation.
4°, La loi est élaborée par une autorité compétente >
Au sens restreint, la loi est l’acte du Parlement, mais au sens large
elle implique également les actes des autorités administratives (décret, arrétés et
décisions).
5°. La loi est obligatoire :
La loi s’impose & tous et en principe elle est assortie de sanction.
6°. La loi est primaire :
Dans les domaines réservés 8 Ja loi, c'est celle ~ ci (par le
légistateur) qui intervient en tout premier lieu (ex: domaines des libertés
fondamentales, du statut des personnes, de la nationalité..
; le réglement ne se
limite qu’a exécuter la loi, éventuellement en la complétant par certains détails :
c’est le réglement d’administration par le juge.
3. Sortes de loi.
Du point de vue de leur force obligatoire, on distingue trois (3)
sortes de loi =iB
1°. Lois interprétatives ou supplétives de la volonté des parties.
Elles sont envisageables dans les domaines od les parties jouissent
de liberté (autonomic de volonté) pour régler leurs affaires.
Ainsi les lois interprétatives ou supplétives se contentent, pour la
sécurité des parties, de préciser sous quelles conditions, dans quelle mesure la
yolonté des parties pourra atteindre le but que celles — ci se proposent. Elles
jouent le réle de guide et de conseiller.
2°, Lois impératives ou prohibitives
Ce sont celles auxquelles on ne peut déroBer par des conventions
particuliéres. Elles sont d’ordre public. Elles se rapportent a I’intérét général et,
parfois méme, 4 l'intérét privé mais tout en restant d’ordre publ
Exemple : la loi sur le mariage est d’ordre public méme si elle protége I’intérét
privé. I] s'agit également des lois qui se rapportent aux bonnes mezurs.
3°, Lois dispositives ou déctaratives
Ce sont des dispositions qui se réfrent A des situations dans
lesquelles la volonté particuliére ne joue aucun réle. II s’agit des situations que
la volonté des parties ne peut pas trancher, parce qu’elles surgissent sous le
forme de conflits d’intéréts entre deux personnes qui n'ont pas contracté l'une
avec l'autre.
Exemple : une personne achéte de bonne foi un objet volé, le propriétaire de cet
objet pourrait — il le revendiquer contre lui ?
Dans le cas de genre, il y a conilits d’imtérdis. Pour le résoudre, le
législateur compare ces intéréts, les pése et donne la prépondérance a ceux. qui
lui paraissent les plus dignes de protection
- Art. 658, CCL [1 : En fait de meuble, possession vaut titre. Néanmoins,
celui qui a perdu une chose ou auquel il a 4 volé une chose, peut la
revendiquer dans les 3 ans & compter de la perte ou du vol contiéjde qu'il la
tiem.
- Art. 659, CCL Hi: Si le possesseur de la chose perdue ou volée I’a achetée
dans une vente publique ou d’un marchand vendant des choses pareilles, leaes
propriétaire originaire ne peut réclamer Ia restitution de la chose qu’en
remboursant au possesseur actuel le prix de ce que la chose Ini a coate.
Du point de vue de leur contenu, on distingue la loi — cadre d'une loi organique,
Loi— cadre:
Loi énongant un principe général concernant une matiére, un
secteur ou un domaine donné dont les modalités d’application sont précisées par
des(décrets) ondonnancea
Ex : *- loi — cadre sur enseignement
+. loi — cadre sur les entreprises publiques.
Loi organique
Loi inhérente A la structure de quelque chose (loi qui détermine la
structure et organisation 4un corps, d’une personne morale ...)
Ex: Loi portant création, organisation et fonctionnement d'un service public
(comme I’ Armée, I’ ANR, l'OFIDA, OVD, etc).
4. Domaines d’appiication de la loi.
A. Dans VPespace.
L’application de la loi dans\ékt régie par Je principe de la territorialité :
la loi ne s-applique que sur le territoire national ; elle n’exerce son autorité que
dans les limites du territoire national.
Cependant, I’on congoit deux exceptions a ce principe :
1°. Le principe de personnalité des lois qui implique le conflit des lois dans
Pespacey cela arrive souvent lorsqu’ un conflit comporte un élément d’extranéité
(un élément étranger) qui n’est pas soumis aux lois nationales.
Exemples :
‘@ Demande de divorce entre deux époux dont I’un est étranger = quelle loi
va—t—on appliquer ?
© Contestation autour d'un immeuble situé & l'étranger mais qui oppose
deux personnes vivant au Congo dont I’une est étrangére. Quelle loi va~t—
on appliquer? celle de la situation de Vimmeuble ? celle de 1a RDC?
celle de la partie étrangére ?Stas
Le principe de la personnalité tient compte de certaines données pour appliquer
une loi étrangére sur le territoire national
2°. Les traités s’appliquent méme en dehors du territoire national.
Exemples
© Accord ou traité d’extradition
© Accord d’exequatur
B. Dans te temps
Une nouvelle loi ne rétroagit pas: c’est le principe de non
rétroaetivité de la loi. TI signifie que la loi nouvelle ne peut pas régir des actes et
faits qui se sont produits avant son entrée en vigueur. Le juge n’applique pas la
Joi nouvelle aux faits et actes produits dans le passé pour modifier ou supprimer
de droits acquis.
La raison d’étre de ce principe est d’assurer la sécurité juridique qui
ferait défaut si les droits des particuliers, leurs fortunes, les effets de leurs
contrats et méme leur statut personnel pouvait a chaque instant étre remis en
cause, modifiés ou supprimés par un changement de volonté du législateur.
Une question demeure pourtant : aprés la promulgation de la loi
nouvelle, Mancienne loi peut ~ elle continuer de s’appliquer aux situations
juridiques produites sous son empire? Dans quelle mesure? La réponse est
affirmative : c’est le principe de post activité de la loi
Considérons trois situations pour mieux comprendre ce principe de
post ~ activité de la loi.
© La minorité : la majorité civile est fixée & 18 ans en RDC. Si une Loi
intervient ce jour et fixe la majorité A 21 ans, quel effet aura — telle sur
une personne agée de 19 ans ?
Le mariage. La nouvelle loi interdisant le divorce aurait — elle un effet
(s’appliquerait — elle} sur un divorce en instance mais sollicité sous
Pancienne loi 2
© Le prét. Une nouvelle loi fixant Je taux d’intérét & 5 % aura —t elle un
effet sur un prét conclu avant au taux d”intérét de 7% ?
Le principe est que les situations déja créées sous l’ancienne loi ne
peuvent plus étre modifi¢es par le nouvelle. Ainsi, les trois questions ci — dessus
seront régiges de la maniére suivanteeg = A
* Minorité: Comme la personne considérée avait 18 ans, cest-a-dire
majeure, sous empire d°anclma,loi, elle a un droit acquis que la nouvelle
toi ne peut pas remettre en cause. Elle demeure majeure méme si elle n’a
pas encore accompli les 21 ans exigés par la nouvelle loi.
© Le contrat de prét. Si \< contrat a &6 exécuté sous lancienne loi (c'est-a-
dire le remboursement est déja intervenu) il n'y a aucun probléme
situation déja acquise.
Mais si l’emprunteur n’a pas encore remboursé, le fere — t — i] au taux
ancien interdit par la nouvelle (7%) ou au nouveaux taux de 5% imposé
par cette demiére ? c"est au taux ancien car la nouvelle loi ne rétroagit
pas.
« Contrairement au contrat de prét qui est l'expression des volontés privées,
Ia loi sur le mariage et le divorce est d’ordre public, elle est impérative.
Ainsi, une demande en divorce encore en instance sera tranchée
conformément a la nouvelle loi.
En outre, les époux en instance de divorce restent tout de méme mariés
jusqu’au jugement. Par conséquent, ils n'ont pas encore de droit acquis &
faire prévoloir. La nouvelle loi s’applique.
Exception au principe de non rétroactivité.
Tarrive que, dans des cas rares, que la nouvelle loi modifie ou supprime
un droit acquis sous Hanciénne loi
Exemple : une loi interdisant l'embouchage des étrangers rend cadues
méme les contrats de travail en cours. C’est une loi impérative, elle
rétroagit.
5. Naissance et disparition de la Loi.
Naissance :
Le processus de naisance d’une loi commence par un projet ou une
proposition. Une fois voté par le Parlement suivant les regles de procédure en
Vigueur (majorité qualifié ou simple), le texte est transmis i la Présidence de la
République pour étre promulgué.
La promulgation lui procure la force obligatoire. C’est par elle que
le Président de la République authentifie le texte de loi et donne le
commandement quant a son exécution. La promulgation saasise dont[l’acte de
naissance de la loi. (onaPaige
Mais, pour devenir opposable, Ia loi doit étre publiée, au journal
officiel ou par aifichage. A partir de sa publication, nul ne peut étre censé
Vignorer.
Disparition
La loi disparait avec son abrogation. Celle — ci peut étre expresse
ou tacite, totale ou partielle.
Par abrogation expresse, la nouvelle loi dit expressément quelles
sont les dispositions de lancienne loi qui tombent. Par contre, il y a abrogation
tacite lorsqu’il y a contrariété entre la nouvelle et ’ancienne loi sur des
dispositions respectives. Par conséquent, la nouvelle loi, considérée comme la
nouvelle et meilleure volonté, prime sur I"ancienne.
Hy a abrogation totale lorsqu’ une Joi a été totalement supprimée et
remplacée par une nouvelle
Par contre si la nouvelle loi n*abroge que quelques dispositions de l’ancienne,
on parle de I’abrogation partielle.
§.2. La coutume
I. Définition
La coutume est un usage implanté dans une société donnée at
considérée par elle comme juridiquement obligatoire. C’est le droit oréé par les
mezurs : le jus moribus constitutum.
2. Conditions
L’existence de la coutume requiert la réunion d’un ensemble des
conditions matérielles et psychologiques ou morales.
a) Conditions maiérielles
Hy ena wois :
- Une usage : c'est une pratique ou une conduite observée au sein de la
société ou communauté.
- La généralité - la pratique en question doit étre observée par "ensemble
de la communauté considérée. D’oi adage : « Ia coutume, c'est ce queSige
tous les autres font ». a contrarie, un usage pratiqué par un seul individu
ou par un petit groupe C'individus ne peut pas étre érigé en une régle
coutumiére ; la coutume, c’est ce que tout le monde fait.
- La répétition : usage doit étre constant et uniforme ; il doit se répéter
dans le temps. Une fois n’est pas coutume et méme une pratique récente
ne vaut pas encore coutume. Finalement, combien de fois faut — il qu'un
usage se répéte pour s’ériger en coutume? Aucune précision n'est
donnée ; il suffit tout simplement que cet usage soit assez pratiqué pour
@tre connu et s’imposer. Il n’est pas nécessaire qu’i! soit immémorial,
Clest-A-dire que son origine soit perdue dans la auit de temps.
b) Condition psychologique (morale)
Crest «opinio juris»: la croyance par Popinion publique que
usage est obligatoire et que sa violation expresse expose le contrevenant & des
sanctions extérieures.
En d’autres termes, c’est la conviction d’un chacun selon laquelle
Vusage concerné constitue une régle obligatoire dont Ja violation entraine une
sanction.
3. Avantage et inconvénient
La coutume a l’avantage d’étre constante et uniforme : elle ne varie
que trés lentement, tandis que le loi peut étre changée selon la volonté du
législateur.
La coutume présente pourtant I’inconvénient 4’étre incertaine par
rapport é la loi qui, étant éorite, est certaine.
4. Force obligatoire de la coutume
Autrefitet la coutume prévoyait elle-méme ses sanctions et leurs
mécanisme,d’ application.
Mais au stade actuel du droit, la coutume trouve sa force dans la loi,
de sorte que lorsqu’une personne viole la coutume, c'est I°Etat qui le sanetionne
a travers ses cours et tribunaux, lesquels n’appliquent que des sanctions prévues
par la loi.age,
Ainsi on comprend bien pourquoi la loi dispose qu’aucune
coutume ne peut étre valable et acceptable si elle n’est pas conforme a la loi.
§.[Link] jurisprudence
1. Définition
1La jurisprudence est l'ensemble des décisions, rendues par les cours
et tribunaux d’un pays détermin€ portant sur un point de droit donné.
C’est une solution donnée par le juge a un cas ou litige particulier
qui lui est soumis.
2. Compréhension
Normalement, le juge ne erée pas le droit. 11 applique le droit
existant au litige qui lui est soumis.
Or, il est fréquent qu’aucun texte n’ait prévu le cas soumis au juge
ou que le texte existant paraisse obscur. Dans pareils cas, le juge ne peut
s‘abstenir de juger ; i! ne lui est pas permis de se retrancher derriére le silence ou
Vobscurité de le loi pour refuser de statuer, au risque de commettre un déni de
justice.
La solution consiste donc pour le juge & formuler lui — méme la
régle générale qui lui permettrait de statuer. Ainsi, le jurisprudence découle :
de Vinterprétation par le juge d’un texte existant pour en dégager une
regle ou
- duprincipe qu’il pose en cas d’absence de tout texte.
3. Autorité
Le juge n’est pas toujours lig par la régle qu’il crée, car il se donne
la possibilité de l’adapter et la rendre appropriée pour les litiges ultérieurs : il
s’agit donc d’une régie souple.
Le juge peut adapter et, au besoin, la modifier devant des cas
futurs. Ce qui n’altére en rien le caractére obligatoire de cette régle.
Toutefois, dans la majorité des cas, I’esprit de suite qui caractérise
les grands corps de [’Btat, ainsi que le souci de sécurité juridique des
particuliers, imposent au juge la fidélité & sa propre pensée.0
it “en Tehéodte,icle wjugenten, pag WE par, se BRT regle,
administration et les pasticuliers, eux sont pratiquement fenus de s’y conformer
sous peine de sanction.
4, Conditions
En tout état de cause, la jurisprudence est une régle obligatoire,
source de droit.
Sa constitution requiert deux conditions : la répétition et le higrarchie.
a) La répétition
ae
La jurisprudence & forme par Mhabitude des juges 4 appliquer une
olution donnée dans un cas déterminé & des cas Futurs semmblables.
convient de préciser que le juge ne statue pas par vole de
disposition générale, en [occurrence il ne fait pas Ia loi ou Ie réglement. La
solution qu'il applique ne peut pas &tre considérée comme une ragle générale
abstraite.
Mais, & force @’appliquer la méme solution aux différents cas, celle
— ci finit par apparaitre comme une régle.
6) La hiérarchie
En cas de contestation ou de contradiction entre différentes
interprétations (différentes solutions données aux litiges semblables), la
higrarchie judiciaire, savoir la cour supréme de justice, se charger de leur
unification ou uniformisation, qui fera alors la jurisprudence
§.4. La doctrine
I, Définition
‘La doctrine est ensemble des opinions (avis) émises par des
praticiens du droit dans leurs écrits. Du point 5, matériel, la doctrine est le
contenu : l’ensemble des opinions. =:
Du point de vue formel ou de son contenant, Ta doctrine est
neuate, des..corace) wees. -exmacla, erccien dane 8 Ss des
Tmonograpties, cours des professeurs d"universités, ete; c@ sont avtant @éorits quioT ce)
contiennent des opinions ou positions juridiques adopiées par tel ou tel auteur ov
juriste.
2. Force de la doctrine
Les opinions qui forment la doctrine sont appelées des « autorités ».
Ce ne sont pas des sources de droit comme telles, mais de simples autorités de
fait ou autoritgmorales.
Ces opinions n’engagent pas le juge ; ce sont de simples avis dont il
peut ne pas tenir compte. Cependant, lorsqu’il en tient compte, il les assume et
en fait ¢etencem siennts
La doctrine n'a aucune force obligatoire, mais elle exerce une
influence considérabie sur le juge et le législateur. Comment? La doctrine
analyse la loi, la coutume et la jurisprudence, puis propose des réformes. Ainsi,
sous son influence, le législateur peut amender les lois en vigueur.
§.5. L’équité
L?équité est un corps des régles idéales qui visent une justice idéale
ot différente de la justice humaine, laquelle est plutét relative
L7équité est donc le bon sens. Elle renferme l’idée d’ opposition a la
rigidité du texte de la loi. Elle implique la notion de justice absolue a laquelle
nous devons tendre.
En définitive, l'équité est la faculté ou la possibilité pour le juge
@écarter des régles écrites pour dire le droit selon le bon sens et le sentiment
personnel qu’il a de la notion de justice absolue tel, que sa conscience le lui
dicte.
Pourquoi une telle possibilité peut — elle &tre accordée au juge ?
Tout simpiement parce qu’un jugement conforme & une loi rigoureusement
appliquée peut se révéler injuste dans le concret
Exemple : cas de réparation par un pauvre d’un dommage considérable : art.
258 CCL.22
§.6. Les principes généraux de droit.
1, Notions
A coté des régles qu'il élabore, lui - méme, le juge affirme
existence des principes généraux de droit dont il sanctionne la violation.
Ces principes sont empruntés pour la plupart :
1°, Soit 4 la tradition libérale de 1789 (cx égalité des citoyens devant Vautorité
publique, liberté de conscience, possibilité pour un citoyen menacé dune
sanction de se défendre contre les griefs allégués contre lui),
2°. Soit aux nécessités de la vie sociale (ex ; continuité des services publics,
contréle du supérieur sur les actes de Tinférieur),
3°, Soit aux impératifs de Péquité (ex : principe d’enrichissement sans cause’ y
a
acteres
On peut retenir quatre aspects
1°. Les principes généraux de droit s"imposent & tous. lls ont valeur du droit
positif.
2°, Leur force ne se rattache pas 4 une source écrite. Leur autorité est
indépendante de tout élément formel.
3°. TL ne s*agit pas des régles coutumiéres ; le juge ne se référe pas & la tradition
ou au consentement de l’opinion
4°. Tl ne s’agit pas non plus des régles jurisprudentielles. Le juge présente les
principes généraux de droit comme sls existaient en dehors de Iui, son role
Giant, non de les créer. mais de les constater.
3. Autorité
Le juge leur confére une prééminence sur 12 loi, pulsque c'est 8 eux
qu'il se référe pour interpréter la loi.
4. Quelques exemples.
- Egalité de tous devant la Joi : la non — discrimination.
- Liberté d’association, de seeseeanee, opinion, ..-oa
Non rétroactivité de Ia loi.
Droit a la défense
7 ‘
Continuité des services publics
Double degré de juridiction
Non bis in idem : pas deux fois la méme punition
Fraus omnia corrumpit : la fraude corrompt tout.ae
CHAPITRE I : LE DROIT SUSJECTIF
SECTION 1. DEFINITION
Un droit subjectif est un intérét d’orcre physique,matériel ou moral
protégé par le droit objectif et qui donne & cet effet a celui qui en est investi,le
pouvoir de faire tous les actes nécessaires pour obtenir la satisfaction de cet
intérét QB). C’est un intérét légitime
Exemples: le droit de oréance, le droit de propriété sur une chose, le droit
@auteur sur une ceuvre artistique ou littéraire. Celui qui a une eréance contre
une autre personne peut exiger le payernent de ce qui est di, et, en cas de refus,
recourir a Vemploi de la force publique pour obtenir satis?
Section 2 : CATEGORIES
Tout toe est nécessairement titulaire de plusieurs droits
subjectifs. Ceux - ci peuvent étre divisés en droits politiques, droits civils et
droit intellectuels,
1°. Les droits politiques sont ceux qu’une personne exe
comprennent :
¢ dans la cité. Ils
- Le droit d’élire et d’étre élu (jus suftagi)
- Le droit d’étre nommé a des fonctions publiques (jus honoris)
~ Le droit de ne faire le service militaire que dans des conditions prévues
par la loi. (jus militae)
Le droit de ne payer I’impét que dans les conditions prévues par la loi Gus
tributi)
2°. Les droits civils qui comprennent
Les libertés consacrées et garanties par la constitution : égalité, droit au
mariage, droit & la liberté, droit de propriété, ess de
- Les droits consacrés par le code civil
Ex : capacité, filiation ...
tes lois qui le complétent.
- Les droits qui découlent des infractions : droit 4 la réparation du préjudice
subi.
3°, Les droits intellectuels qui portent sur le fruit de esprit (résultent de la
création des ceuvres de Pesprit). C’est le domaine du droit d'auteur.Section 3. SOURCES
Les droits subjectifs sont protégés par le droit objectif. Cependant
ils découlent
= de la let
| Gs fits juridiques qui sont des événements indépendants qui font naitre
des effets en droit.
Exemple : la naissance, la majorité, ae
_ Des actes juridiqués qui sont des agissements volontaires qui font naitre
des effets juridi
Exemple : le contrat, le testament,
Section 4. REALISATION
§.1. Notions
La réalisation dun droit subjectif est la mise en ceuvre effective
afin d'en tirer profit ou de l@ défendre contre les atteintes dont il peut étre
Pobjet.
Les droits subjectifs se réalisent (s’exereent) done de deux fagons :
réalisation non contentieuse et réalisation contenticuse.
§.2. Réalisation non contentieuse.
Crest le cas de Vexercice normal et libre du droit, dans le respect
des droits des autres
Exemple
= Le fait dVutiliser son stylo pour écrire, sa maison pour y habiter, sa voiture
pour rouler, son nom pour se faire connaitre.
- Outre Pusage, il y
aussi la jouissance : recueillir les loyers de sa maison.
_ Bnfin, on peut réaliser son droit ef[disposant : vendre son téléphone, faire
cadeau d’une montre, etc.
§.3. Réalisation contentieuse.
A. Compréhension
«’agit dune action amoreée en vue de faire respecter un droit qui
a &té violé, atteint, contesté, ou de faire cesser l'usurpation dont soufire un droit.a
B. Instance
‘La réalisation contentieuse consiste souvent en une action en justice
suivie d'un procts givil, Ainsi donc, les autorités compétentes pour faire
respecter la ere tribunaux.
C. Nature des tribunaux
Tl existe deux catégories des tribuneux -
© Les tribunaux ordinaires ou de droit commun chargés, en principe, de
juger toutes les affaires civiles et répressives sauf celles qui leur sont
cenlevées par une disposition expresse de la loi.
Ex : — tribunal de paix,
— tribunal de grande instance
© Les tribunaux spéeiaux ou d'exception dont la compétence est limitée
aux personnes, faits ou litiges déterminés par la lol
E
tribunal de travail (prévus par le code du travail)
—conseil de guerre
—cour militaire
D. Compétence des tribunaux
La compétence est l'aptitude de tribunaux & pouvoir juger des
affaires déterminées.
La loi fixe les régles de répartition de procés entre les tribunaux en
fonction de certaines réalités qui sont
© Pour la compétence ¢’attribution : Ja nature du litige (affaires civiles, dau
travail ou criminelles) et importance des intéréts en cause.
© Pour la compétence territoriale : tieu du procés.
E. Degrés de juridiction
‘ Pour donner toutes garanties aux justiciables, Is loi prévoit qu’an
conflit peut donner lieu, aprés un jugement rendu en « premier ressort », & un
vecours devant un tribunal de degré supérieur ou « tribunal d'appel »Lvavantage de ce systéme est double :
- Préventif : e juge statuera au mieux pour que sa décision ne soit pas mise
a néant par un tribunal supérieur ;
= Répressif : quand un jagement a éié mal rend, il y aura moyen de réparer
Perreur.
Différents tribunawe
Dans notre pays, les tribunaux et cours ordinaires ou de droit
commun comprennent
Les tribunaux de paix : pour les
ges civils ainsi que les infractions
punies d’amende eVou d’une peine ne dépassant pas 5 ans de servitude
pénale principale.
© Les tibunaux de grande instance: qui connaissent de lapel des
jugements rendus en premier ressort par le juge de paix, ainsi que de
toutes les autres affaires criminelles (infractions, punissablésfde 5 ans de
SPP a la peine de mort).
Les cours d’appel : saisies en appel des jugements rendus au 1 degré par
les tribunaux de grande instance ou, au 1" ressort, des litiges impliquant
certaines personnalités,
© La Cour Supréme de Justice : compétente pour juger
- au 1* et demier ressort, certaines personnalités
- en cassation, les jugements rendus en appel par les tribunaux de
grande instance ou par les cours d’appel, ou, au 1* degré, par les cours
@appel.
G. Poursuite des droits en justice
Le droit donne naissance a une action, L’action ne peut étre déférée
en justice que dans les formes netterent déterminées.
Lvensemble des ragles a observer porte le nom de « procédure ».
Celle — ci comprend habituellement :eG
1°, L’introduction de Paffaire avec ou sans préliminaire de conciliation,
2°. L’instruction ou preuve des faits allégués
3°. Le jugement ou ordre donné par le juge de faire ou de ne pas faire quelque
chose.
4°, Les voies de recours contre le jugement rendu
5°. L’exécution du jugement per les moyens de contrainte ou saisie.aes
CHAPITRE Il . DIVISION DU DROIT
On distingue le droit nature! du droit positif.
Section 1. DROIT NATUREL
C’est l'ensemble des régles inhérentes 4 la nature méme de
homme, puisées dans la conscience de l’homme. Ce sont de régles basées sur
le bon sens et l’équité, qui s"imposent au législateur.
vent de
Le droit naturel est un droit idéal Guel doit tendre le droit positif.
Ses ragles sont universelles et immuables.
Section 2. DROIT POSITIF
Crest le droit applicable A un moment donné dans une société
donnée ; l’ensembie des régles actuellement en vigueur sur un territoire précis.
1) différe du droit naturel, qui est invariable, en ce qu’il peut étre
changé par l'autorité qui I’a établi. 11 est positif en ce qu’il résulte des sources
dont l’existence ne peut étre contestée.
Le droit positif est wational ou international.
§.1. Droit interaationai
Tl comprend :
1°, Le droit international public: qui régit les rapports entre les Etats, les
organisations (institutions) internationales créées par ces Etats. Il se rapporte 4
tout ce qui touche a ja pai
, & la guerre, aux frontiéres entre Etats, a Ja neutralité
et 4 la coopération. II s’exprime par des traités bilatéraux ou multilatéraux.
2°. Le droit international privé : régit les rapports entre personnes physiques ou
morales de droit privé, lesquels comportent des éléments d’extrangité
(Stranger) : ni n des étrangers au point de vue de la jouissance
de droits priv
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