Correction TD1 sur les Conditionneurs
Première partie Soit le montage quart de pont suivant où toutes les résistances du pont sont
considérées différentes. Le capteur résistif Rc a une résistance Rc0 = R0 au repos, et R0 + ∆Rc
en régime de variation. La variation ∆Rc est en général proportionnelle à la contrainte
appliquée.
Questions
1- Expliquer pourquoi le conditionneur doit être un pont et non pas un montage
potentiomètrique.
2- La jauge est au repos, donner la condition d’équilibre du pont.
3- La condition d’équilibre étant vérifiée, donner l’expression de Vm=VA-VB, lorsque la
jauge passe de R0 à R0+∆Rc.
4- On pose A=R1/R0 facteur du pont, et =∆Rc/R0 facteur de déréglage. Donner l’expression
de Vm uniquement en fonction de E, A et dans le cas où ∆Rc<<( R0 + R1) .
5. Quelles sont alors les conditions pour avoir une sensibilité maximale. Quelle est alors la
solution la plus simple.
Réponses :
1. Le montage doit être un pont et non pas un montage potentiométrique, pour deux raisons
essentielles :
- La tension au repos est nulle car le pont est choisi ou dimensionné à l’équilibre.
- La nature différentielle de la tension de mesure permet de réduire les fluctuations de la
tension d’alimentation
2. La condition d’équilibre correspond à une tension Vm0 nulle.
On a au repos Rc=R0 et Vm=Vm0 = (VA – VB)
( VA-VM)0 = E. R0/ ( R0 + R1)
( VB – VM)0 = E. R3/ ( R2 + R3)
Vm0 = (VA – VB)0 = ( VA-VM)0 – ( VB – VM) = E. R0/ ( R0 + R1) - E. R3/ ( R2 + R3)
Vm0 = E (R0R2 - R1 R3)/(( R0 + R1)( R2 + R3))
L’équilibre est obtenu lorsque
Vm0 = 0
Ce qui nécessite un réglage préalable sur les résistances tel que :
R1*R3 = R2 * R0
Avec R0 la résistance du capteur au repos
Ou bien R1/R0 = R2/R3
Ce rapport représentera par la suite le terme A
A=R1/R0 = R2/R3
Avec ce réglage, la tension au repos est nulle. Elle est considérée comme un avantage du pont.
Pas de variation de mesurande, pas de tension. Le signal Vm est confondu avec sa variation
∆Vm.
3. En régime de variation, on a Vm= Vm0 + ∆Vm= ∆VmetRc = R0 + ∆ Rc
Avec Vm= (VA – VB) = ( VA-VM) – ( VB – VM)
( VA-VM) = E. (R0+∆ Rc)/ (R0+∆ Rc + R1) ( VB – VM) = E. R3/ ( R2 + R3)
En faisant la différence entre les termes précédents, on obtient :
Vm = ∆Vm= E. (R0+∆ Rc)/ (R0+∆ Rc + R1) - E. R3/ ( R2 + R3)
O trouve aisément :
Vm = E. R2 ∆ Rc/(( R2 + R3) (R0 + R1+ ∆ Rc))
Ou bien
Vm = E. R2 ∆ Rc / ((R0 + R1) ( R2 + R3)(1+ ∆ Rc/(R0 + R1)))
4. Si on néglige ∆ Rc devant /(R0 + R1), alors on aura :
Vm = E. R2 ∆ Rc/(( R2 + R3) (R0 + R1))
On peut mettre R0 R2en facteur dans le dénominateur, et en remplaçant
A=R1/R0 = R2/R3et =∆Rc/R0
On trouve facilement :
Vm = E. A/(A+1)2
5. On obtient une sensibilité maximale, lorsque la tension Vm est maximale. En observant
bien l’expression de Vm, le seul paramètre à pouvoir ajuster est le paramètre A, car est lié
aux variations du mesurande et E est la force électromotrice du montage considérée fixe.
Donc une sensibilité maximale revient à poser la question suivante :
Quelle est la valeur de A permettant d’avoir une tension Vm maximale ?
La réponse se trouve dans la dérivée de Vm par rapport à A.
S=dVm/dA
Un simple calcul et on obtient :
S= dVm/dA = E ( 1 – A)/ ( 1+A)3
La dérivée s’annule pour A=1. On déduit qu’en A=1, on a un extremum. Déterminons si c’est
un maximum ou un minimum.
Comme A est un rapport de résistances, par conséquent, il ne peut être que positif, alors le
signe de la dérivée permettant de déduire le sens de variation est celui de 1-A.
Pour les valeurs de A à gauche de 1, la dérivée est positive, à droite, elle est négative. On a
bien un maximum en A=1.
Dans ces conditions la tension de mesure Vm est égale :
Vm = E / 4 = E ∆Rc/( 4 R0)
Réalisation pratique :
Pour réaliser la condition A=1 et obtenir une sensibilité maximale, il faut que :
A=R1/R0 = R2/R3=1
Autrement dit prendre R1=R0 et R2=R3
La solution pratique la plus simple est de prendre toutes les résistances égales à la valeur de la
résistance du capteur au repos, et ainsi obtenir une sensibilité maximale.
R1= R2=R3=R0
Conclusion : Dans un pont, On prend des résistances identiques à celle de la valeur du capteur
résistif au repos, pour augmenter la sensibilité de la tension de mesure.
Deuxième partie
Quart de pont ‘quarter bridge’
Une jauge de contrainte (capteur résistif) est insérée dans un montage quart de pont, tel qu’il
est schématisé sur la figure2. 4. Sa valeur au repos est R0 (correspondant à la valeur au repos
du mesurandem0).En régime de variation (variation du mesurande), le capteur qui est supposé
avoir une sensibilité constante, voit sa valeur de résistance changer et devient Rc égale à R0 +
∆ Rc. Les autres résistances du pont sont prises égales à la valeur de la résistance au repos R0.
La tension de mesure prise entre les points A et Best Vm = VA- VB. Evidemment, elle est de
nature différentielle.
B A
Figure 2. 4
Questions
• Déterminer la tension de mesure au repos
• Déterminer la tension de mesure en régime de variation.
• En déduire la partie du signal ∆Vm représentant uniquement les variations du
mesurande.
• Quel est le type de modulation du signal.
• La fonction ∆Vmest elle linéaire en fonction de ∆RC ?
• Donner l’expression de ∆Vm en fonction de ∆m, sachant que le capteur a une
sensibilité constante S.
• Quelle est la nature de la tension de mesure Vm. Que se passe-t-il s’il y a fluctuation
de l’alimentation E.
Réponses
- Au repos, On détermine la tension au repos Vm0, correspondante à la valeur au repos du
capteur résistif.
On a Rc=R0 d’où Vm0 = (VA – VB)0 = ( VA-VM)0 – ( VB – VM)0
L’indice 0 indique que le capteur est au repos et qu’il n y a aucune variation du mesurande.
( VA-VM)0 = E. R0/ ( R0 + R0) = E/2
( VB – VM)0 = E. RC/ ( RC + R0) , comme Rc= R0=, alors ( VB – VM)0 = E/2
Vm0 = (VA – VB)0 = ( VA-VM)0 – ( VB – VM) = 0
On dit que le pont est équilibré.
La tension au repos est nulle. Elle est considérée comme un avantage des ponts. Pas de
variation de mesurande, pas de tension. Le signal Vm est confondu avec sa variation ∆Vm.
- En régime de variation, on a Vm= Vm0 + ∆Vm= ∆VmetRc = R0 + ∆ Rc
Avec Vm= (VA – VB) = ( VA-VM) – ( VB – VM)
On a toujours ( VA-VM) = E. R0/ ( R0 + R0) = E/2
( VB – VM)0 = E. RC/ ( RC + R0) ,
commeRc= R0 +∆ Rc =, alors ( VB – VM)0 = E (R0 +∆ Rc) / (2 R0 +∆ Rc )
Par conséquent :
Vm= (VA – VB) = ( VA-VM) – ( VB – VM) = E/2 - E (R0+∆ Rc) / (2R0+∆ Rc)
Vm = ∆Vm = - E ∆Rc /4R0 (1+ ∆Rc/2R0)
-En faisant ôter la tension au repos de la tension en régime de variation, on obtient la partie du
signal ∆Vm correspondante à la variation du mesurande. Dans ce cas on a Vm=∆Vm, c’est-à-
dire :
Vm=∆Vm = E. ∆ Rc/[4 R0 (1+ ∆ Rc/2R0)]
- On a une modulation d’amplitude, car l’amplitude de la tension Vm varie en fonction de ∆
Rc qui dépend de la variation du mesurande∆m.
- ∆Vm n’est pas une fonction linéaire de ∆Rc à cause du terme ∆ Rcse trouvant au
dénominateur de l’équation.
-Dans le cas d’un capteur résistif de sensibilité constante S,
on a S = ∆Rc/∆m et par conséquent∆Rc = S.∆m.
En remplaçant, L’équation de ∆Vm devient:
∆Vm = E. S.∆ m/[4 R0 (1+ S.∆m/2R0)]
- On pose k = S/2R0
∆Vm = E/2[k. ∆m/ (1+k.∆m)]
Si ∆m = 0 on aura ∆Vm = 0
La variation du mesurande fait osciller ∆Vm et par la suite Vm. On obtient un signal modulé
en amplitude. Le modulant étant l’amplitude.
- La tension de mesure est différentielle d’où l’avantage d’éliminer les fluctuations de
l’alimentation ∆E.
demi pont ‘Half bridge’
On reprend le même montage que précédemment, avec cette fois ci deux capteurs identiques
ayant au repos la même résistance R0. On suppose que ce sont des jauges de contraintes qui
doivent être collées sur une lame métallique. La lame métallique a deux faces et constitue le
corps d’épreuve. Le premier capteur sera placé sur une face, le deuxième sur l’autre face, de
telle manière à ce que leurs variations soient opposées.
Au repos, on a : RC1=RC2=R0
En régime de variation: Rc1 = R0 - ∆Rc et Rc2 = R0 + ∆Rc
On dit que les capteurs sont montés en mode push pull, et le montage est appelé montage push
pull (figure2. 5).
Les deux autres résistances du pont restent fixées à la valeurR0.
B A
Figure 2. 5
Questions
• Déterminer la tension de mesure au repos
• Déterminer la tension de mesure en régime de variation.
• En déduire la partie du signal ∆Vm représentant uniquement les variations du
mesurande.
• Quel est le type de modulation du signal.
• La fonction ∆Vmest elle linéaire en fonction de ∆RC ?
• Donner l’expression de ∆Vm en fonction de ∆m, sachant que le capteur a une
sensibilité constante S.
• On pose K=S/2R0, déterminer la nouvelle expression de ∆Vm.
• Que devient l’expression de ∆Vm, lorsque le mesurande suit une variation sinusoïdale
de type m(t)= m0+ m1 cos (w.t), où m0 est sa valeur au repos et m1 l’amplitude de sa
variation.
• Quelle est la nature de la tension de mesure Vm. Que se passe-t-il s’il y a fluctuation
de l’alimentation E.
Réponses
- Au repos, On détermine la tension Vm0, correspondante à la valeur au repos des capteurs
résistifs
On a: RC1=RC2=R0
Vm0 = (VA – VB)0 = ( VA-VM)0 – ( VB – VM)0
L’indice 0 indique que le capteur est au repos et qu’il n y a aucune variation du mesurande.
( VA-VM)0 = E. R0/ ( R0 + R0) = E/2
( VB – VM)0 = E. RC2/ ( RC1 + RC2) = E/2 car RC1=RC2=R0au repos.
La tension au repos est nulle. Elle est considérée comme un avantage des ponts. Pas de
variation de mesurande, pas de tension. Le signal Vm est confondu avec sa variation ∆Vm.
- En régime de variation, on a Vm= Vm0 + ∆Vm= ∆Vm
Avec Vm= (VA – VB) = ( VA-VM) – ( VB – VM)
On a toujours ( VA-VM) = E. R0/ ( R0 + R0) = E/2
( VB – VM) = E. RC2/ ( RC1 + RC2)
Comme Rc1 = R0 - ∆Rc et Rc2 = R0 + ∆Rc
alors ( VB – VM) = E (R0 +∆ Rc) / (2 R0 )
Par conséquent :
Vm= (VA – VB) = ( VA-VM) – ( VB – VM) = E/2 - E (R0+∆ Rc) / (2R0)
Vm = ∆Vm = - E ∆Rc /2R0
-En faisant ôter la tension au repos de la tension en régime de variation, on obtient la partie du
signal ∆Vm correspondante à la variation du mesurande. Dans ce cas on a Vm=∆Vm, c’est-à-
dire :
Vm=∆Vm = - E ∆Rc /2R0
- On a une modulation d’amplitude, car l’amplitude de la tension Vm varie en fonction de ∆
Rc qui dépend de la variation du mesurande∆m.
- ∆Vmest une fonction linéaire de ∆Rcgrace au montage push pull des deux capteurs.
-Dans le cas d’un capteur résistif de sensibilité constante S,
on a S = ∆Rc/∆m et par conséquent∆Rc = S.∆m.
En remplaçant, L’équation de ∆Vm devient:
∆Vm = - E. S.∆ m/2R0
- On pose k = S/2R0
∆Vm = E k.∆m
Si ∆m = 0 on aura ∆Vm = 0
- La variation du mesurande autour de sa valeur au repos est donnée par la relation:
∆m = m(t) – m0
On obtient facilement ∆m =m1 cos (w.t), on remplace dans l’expression de ∆Vm, on obtient
l’expression suivante:
∆Vm = E k. m1 cos (w.t)
La variation du mesurande fait osciller ∆Vmqui n’est d’autre queVm. On obtient un signal
modulé en amplitude. Le modulant étant le mesurande.
- La tension de mesure est différentielle d’où l’avantage d’éliminer les fluctuations de
l’alimentation ∆E.
-Le montage push pull permet de résoudre le problème de la non linéarite. C’est une
linéarisation amont. De même l’amplitude du signal modulé est augmentée.
Pont complet ‘full bridge’
Quatre capteurs identiques ayant au repos la même résistance R0 sont montés pour former un
pont complet. On suppose que ce sont des jauges de contraintes qui doivent être collées sur
une lame métallique. La lame métallique a deux faces et constitue le corps d’épreuve. Deux
capteurs seront placés sur une face, les deux autres sur l’autre face, de telle manière à ce que
leurs variations soient opposées.
Au repos, on a : RC1=RC2=Rc3=Rc4=R0
En régime de variation: Rc1 = Rc4 = R0 - ∆Rc et Rc2 = Rc3 = R0 + ∆Rc
On dit que les capteurs sont montés en mode push pull, et le montage est appelé montage push
pull en pont complet (figure2. 6).
B A
Figure 2. 6
Questions
• Déterminer la tension de mesure au repos
• Déterminer la tension de mesure en régime de variation.
• En déduire la partie du signal ∆Vm représentant uniquement les variations du
mesurande.
• Quel est le type de modulation du signal.
• La fonction ∆Vmest elle linéaire en fonction de ∆RC ?
• Donner l’expression de ∆Vm en fonction de ∆m, sachant que le capteur a une
sensibilité constante S.
• On pose K=S/2R0, déterminer la nouvelle expression de ∆Vm.
Que devient l’expression de ∆Vm, lorsque le mesurande suit une variation sinusoïdale de type
m(t)= m0+ m1 cos (w.t), où m0 est sa valeur au repos et m1 l’amplitude de sa
Réponses
- Au repos, On détermine la tension Vm0, correspondante à la valeur au repos des capteurs
résistifs
On a: RC1=RC2= RC3=RC4=R0
Vm0 = (VA – VB)0 = ( VA-VM)0 – ( VB – VM)0
L’indice 0 indique que les capteurs sont au repos et qu’il n y a aucune variation du
mesurande.
( VA-VM)0 = E. RC4/ ( RC4 + RC3)= E/2car RC3=RC4=R0 au repos
( VB – VM)0 = E. RC2/ ( RC1 + RC2) = E/2 car RC1=RC2=R0 au repos.
donc Vm0 = (VA – VB)0 = ( VA-VM)0 – ( VB – VM)0 = 0
La tension au repos est nulle. Elle est considérée comme un avantage des ponts. Pas de
variation de mesurande, pas de tension. Le signal Vm est confondu avec sa variation ∆Vm.
- En régime de variation, on a Vm= Vm0 + ∆Vm= ∆Vm
Avec Vm= (VA – VB) = ( VA-VM) – ( VB – VM)
( VA-VM) = E. RC4/ ( RC4 + RC3)
commeRc1 = Rc4 = R0 - ∆Rc et Rc2 = Rc3 = R0 + ∆Rc
alors ( VA-VM) = E.(R0 - ∆Rc )/ (R0 - ∆Rc + R0 + ∆Rc) = E. (R0 - ∆Rc )/ 2 R0
de même ( VB – VM) = E. RC2/ ( RC1 + RC2)
avecRc2 = R0 + ∆Rc et Rc1 = R0 - ∆Rc
alors ( VB – VM) = E (R0 +∆ Rc) / (2 R0 )
Par conséquent :
Vm= (VA – VB) = ( VA-VM) – ( VB – VM) = E. (R0 - ∆Rc )/ 2 R0- E (R0 +∆ Rc) / (2 R0 )
Vm = ∆Vm = - E ∆Rc /R0
-En faisant ôter la tension au repos de la tension en régime de variation, on obtient la partie du
signal ∆Vm correspondante à la variation du mesurande. Dans ce cas on a Vm=∆Vm, c’est-à-
dire :
Vm=∆Vm = - E ∆Rc /R0
- On a une modulation d’amplitude, car l’amplitude de la tension Vm varie en fonction de ∆
Rc qui dépend de la variation du mesurande∆m.
- ∆Vmest une fonction linéaire de ∆Rc grâce au montage push pull des quatre capteurs.
-Dans le cas d’un capteur résistif de sensibilité constante S,
on a S = ∆Rc/∆m et par conséquent∆Rc = S.∆m.
En remplaçant, L’équation de ∆Vm devient:
∆Vm = - E. S.∆ m/R0
- On pose k = S/R0
∆Vm = E k.∆m
Si ∆m = 0 on aura ∆Vm = 0
- La variation du mesurande autour de sa valeur au repos est donnée par la relation:
∆m = m(t) – m0
On obtient facilement ∆m =m1 cos (w.t), on remplace dans l’expression de ∆Vm, on obtient
l’expression suivante:
∆Vm = E k. m1 cos (w.t)
La variation du mesurande fait osciller ∆Vmqui n’est d’autre queVm. On obtient un signal
modulé en amplitude. Le modulant étant le mesurande.
- La tension de mesure est différentielle d’où l’avantage d’éliminer les fluctuations de
l’alimentation ∆E.
- Le montage push pull permet de résoudre le problème de la non linéarite. C’est une
linéarisation amont. De même l’amplitude du signal modulé est augmentée( quatre fois).
Conclusion :
Dans le domaine de l’instrumentation, Les montages en pont sont plus avantageux que les
montages potentiométrique. En effet ils offrent
- Une tension au repos nulle.
- Réduction des fluctuations de l’alimentation grâce à la nature différentielle du signal
Vm.
deuxième technique de linéarisation
Linéarisation Avale par simple réaction
Soit un capteur résistif d’une résistance R0 au repos et R0 + ∆Rcen régime de variation. La
variation ∆Rc est supposée traduire les variations de force ou de pression, ou d’une manière
générale les variations d’une contrainte.
A
B
Linéarisation par simple réaction
Figure 3.6
Le capteur est inséré dans un montage à amplificateur opérationnel supposé idéal. La tension
de sortie est connectée au pont de mesure.
Questions :
1.Quel est le nom du montage
2.On vous demande de démontrer que la relation liant Vm et ∆Rc est une fonction linéaire.
Réponses:
1. Circuit de linéarisation par simple réaction
2. Il est évident que quel que soit l’état du capteur, la tension V- est égal à V+.
Au repos
En considérant la branche comportant le nœud A
(V- - Vm) = ( E – Vm) * Rc/(Rc+R0)
Or au repos Rc = R0
Par conséquent V- - Vm = (E-Vm)/2
Ce qui entraîne V- = E + Vm/2
En considérant la branche comportant le nœud B, on a :
V+ = E/2 indépendamment de l’état du capteur
Commme V+ doit être égal à V-
V+ = V-
E + Vm/2 = E/2
Au repos Vm0 = 0
En régime de variation :
La branche comportant le nœud A
(V- - Vm) = ( E – Vm) * Rc/(Rc+R0)
Avec Rc = R0 + ∆Rc
V- = E* (R0 + ∆Rc)/ (2R0 + ∆Rc) + Vm*(1-(R0 + ∆Rc)/ (2R0 + ∆Rc) )
V- = E* (R0 + ∆Rc)/ (2R0 + ∆Rc) + Vm R0/(2R0 + ∆Rc)
L’amplificateur est supposé idéal V+ = V- avec V+=E/2
E* (R0 + ∆Rc)/(2R0 + ∆Rc) + Vm R0/(2R0 + ∆Rc) = E/2
Vm R0/(2R0 + ∆Rc) = E/2 - E* (R0 + ∆Rc)/(2R0 + ∆Rc)
Vm R0/(2R0 + ∆Rc) = E ( 1/2 - (R0 + ∆Rc)/(2R0 + ∆Rc) )
Vm R0/(2R0 + ∆Rc) = E (2R0 + ∆Rc - 2R0 - 2∆Rc)/(2(2R0 + ∆Rc))
Vm = - E ∆Rc/(2R0)
On a bien une linéarité entre Vm et ∆Rc
Troisième technique de linéarisation
Linéarisation Avale par double réaction
Soit un capteur résistif d’une résistance R0 au repos et R0 + ∆Rcen régime de variation. La
variation ∆Rc est supposée traduire les variations de force ou de pression, ou d’une manière
générale les variations d’une contrainte.
Linéarisation par double réaction
Figure 3.7
Le capteur est inséré dans un montage à amplificateurs opérationnels supposé idéaux. Les
tensions de sortie des deux derniers amplificateurs alimentent le pont de mesure.
Questions :
On vous demande de démontrer que la relation liant Vm et ∆Rc est une fonction linéaire, sous
certaines conditions qu’on déterminera.
Réponses:
1. Linéarisation par double réaction sur le pont d’alimentation
2. Tout d’abord, il y a Des remarques à faire :
a. La résistanceR8 sert à annuler l’offset en courant, tout se passe comme si l’amplificateur
opérationnel est idéal.
b. L’amplificateur 3 est un inverseur
c. L’amplificateur 2 est un sommateur inverseur
Ainsi, si (-V1) est la tension à la sortie de l’ampli 2, alors V1 est la tension de sortie de
l’ampli 3.
d. Vm est la tension de sortie de l’ampli 1, elle est aussi la tension de sortie du montage.
A la sortie de l’ampli 2, on peut écrire :
-V1= -E*R6/R6 – Vm*R6/R5
Ce qui nous fait dire que :
V1= E + Vm*R6/R5
Le pont est alimenté par une tension V1-(-V1), soit 2*V1
Les nœuds A et B sont au même potentiel, quel que soit l’état du capteur, car l’ampli op est
considéré idéal. Soit VA = VB
Considérons le circuit comportant le nœud A et appliquons le diviseur de tension pour les
résistances Rc et R0 puisqu’ils sont parcourues par le même courant, on peut écrire :
VA – (-V1) = 2V1*RC/(RC+R0)
Soit VA= V1( Rc- R0)/(Rc+R0)
Considérons le circuit comportant le nœud B. Attention, on ne peut pas appliquer le diviseur
de tension car les Résistances R0 ne sont pas parcourues par le même courant. Par contre on
peut appliquer la loi des nœuds au point B. Soit I le courant principal qui parcourt la
résistance R0, avant d’arriver au noeud B, I1 le courant traversant R0 après le nœud B, et I2 le
courant qui circule dans la résistance Rf.
On a I = I1 + I2
soit (V1-VB) = (VB – ( -V1))/R0 + (VB-Vm)/Rf
et appliquons le diviseur de tension pour les deux résistances R0.
Soit VB = Vm R0Rf/ (Rf(2Rf+R0))
Quel que soit l’état du capteur, on a VA égal à VB
Au repos RC=R0
VA= V1( Rc- R0)/(Rc+R0) = 0
VB = Vm R0Rf/ (Rf(2Rf+R0)) doit être aussi nul puisque VA = VB
Ce qui entraîne Vm =0
En régime de variation Rc = R0+∆Rc
VA= V1( Rc- R0)/(Rc+R0) = V1 ∆Rc / ( 2 R0 + ∆Rc )
Et VB est toujours égal àVB = Vm R0Rf/ (Rf(2Rf+R0))
Soit V1 ∆Rc / ( 2 R0 + ∆Rc ) = Vm R0Rf/ (Rf(2Rf+R0))
C’est-à-dire :
V1 = Vm (R0Rf ( 2 R0 + ∆Rc ) )/(Rf∆Rc(2Rf+R0))
Or d’après ce qui précède, on a :
V1= E + Vm*R6/R5
En faisant l’égalité entre les deux expressions de V1, on peut déduire la tension de sortie
du montage Vm
Vm = E*∆RcR5Rf (2Rf+R0) / ( 2R02R5Rf + ∆Rc( R0R5Rf – R6Rf (2Rf+R0)))
Pour avoir une relation linéaire entre Vm et ∆Rc, il faut que le terme accompagnant ∆Rc
au dénominateur soit nul, c’est-à-dire :
R0R5 = R6 R5 (2Rf + R0)
Ceci peut être réalisable grâce au réglage de Rf
Dans ces conditions, on a :
Vm = E ∆Rc( 2Rf + R0) / 2R02
Ou
Vm = E ∆Rc R5 / ( 2 R0R6)
Quatrième technique de linéarisation
Linéarisation à l’aide de circuits spéciaux
On cherche à linéariser la tension de mesure du quart de pont comportant des résistances
identiques de valeur R0, et un capteur résistif d’une résistance R0 au repos et R0+∆Rc en
régime de variation.
Questions
1. Schématiser le montage, chercher la tension au repos, la tension en régime de variation, et
monter que Vm n’est pas une fonction linéaire de ∆Rc.
2. Monter que le circuit suivant basé sur un multiplieur et un sommateur pondéré, permet de
linéariser la tension Vm issue du montage quart de pont précédent, sous des conditions qu’on
déterminera.
Figure 3.8
Réponses
1.
Au repos on bien Vm0 = 0
En régime de variation
Vm = ∆Vm = E ( 1/2 – (R0 +∆Rc )/(2R0+ ∆Rc ) )
Soit Vm = - E ∆Rc / (4R0+ 2∆Rc )
Le signe – ne pose aucun problème, puisque la tension est différentielle. En effet, au lieu de
prendre Vm=VA-VB, on peut prendre Vm=VB – VA
Comme Vm est un rapport entre un numérateur N et un dénominateur D, on peut poser
N = E ∆Rc D = 4R0+ 2∆Rc
La relation entre Vm et ∆Rc n’est pas linéaire à cause du terme ∆Rc au dénominateur.
2. On va montrer que le circuit suivant permet de la linéariser, moyennant un certain nombre
de réglage des potentiomètres de coefficient a et b
On utilise deux circuits spéciaux, l’un est un multiplieur, l’autre est un sommateur pondéré.
Les fonctions réalisées par ces nouveaux circuits sont décrites sur la figure….
La nouvelle tension de sortie est Vl
Vl = a Vm + b Vx
Ou Vx est une tension intermédiaire à l’entrée du sommateur pondéré par le potentiomètre b.
Elle est aussi la sortie du multiplieur :
Vx= Vm * Vl /Eref
Donc Vl = a Vm + b VmVl/Eref
C’est-à-dire Vl = (aVmEref)/(Eref – bVm)
Or Vm = N / D
Ce qui entraîne Vl = aNEref / ( DEref – bN)
Vl = a E ∆RcEref / ( (4R0+ 2∆Rc) Eref – b E ∆Rc)
Vl = a E ∆RcEref/(4R0 Eref + ∆Rc (2Eref – b E ))
Le terme qui pose problème de la non linéarité est celui du dénominateur associé à ∆Rc.
Pour rendre la relation linéaire, il faut annuler le terme 2Eref – b E
2Eref – b E = 0
Dans ces conditions, on a :
b= 2Eref/ E
En pratique, il s’agit d’un simple réglage du coefficient b qui représente ici la fraction d’un
potentiomètre.
En conclusion on aura une tension de sortie linéaire en fonction de ∆Rc
Vl = a E ∆Rc/(4 R0 )
Troisième Partie
Amplification
Amplificateur de différence
On désire amplifier La tension de mesure Vm = VA – VB issue du pont. Pour ce faire nous
utilisons un amplificateur de différence, tel qu’il est schématisé sur la figure suivante. Le
problème à résoudre, est de pouvoir amplifier le signal utile, image du mesurande, et éliminer
les signaux parasites qui sont source de bruit.
Amplificateur de différence
Figure 3.10
Questions
1.Montrer que la sortie Vs peut se mettre sous la forme :
Vs = Ad Vm + AcVc
Avec Vm = Va – Vb et Vc = (Va+Vb)/2
Vm est la tension différentielle issue du pont et Vc est la tension en mode commun.
2. Quelle est la condition pour que Vs ne dépende que de Vm
3. Quel est l’incovénient de ce montage.
Réponses
1.On a :
Vm = VA-VB la tension différentielle (tension de mesure issue du pont de mesure )
Vc = ( VA+VB) / 2 la tension en mode commun qui est source de bruit et parasite (
indésirable)
De ces deux relations on déduit :
VA = Vc+Vm/2
VB = Vc – Vm/2
L’amplificateur est supposé idéal, pas de courant qui rentre dans les entrées inverseuses et non
inverseuses. L’impédance d’entrée étant considérée très élevée.
En utilisant le diviseur de tension, on peut écrire la tension V- à l’entrée inverseuse
(V- - VB) = ( Vs – VB) * R / ( R + KR)
V- = Vs/(K+1) + VB K / (K+1)
De même, on a:
V+ = VA K’R’/ ( R’ + K’R’)
V+ = VA K’/(K’+1)
L’égalité entre V+ et V- entraine
Vs/(K+1) + VB K / (K+1) = VA K’/(K’+1)
C’est-à-dire que
Vs = VAK’(K+1)/(K’+1) - KVB
Or VA = Vc+Vm/2 et VB = Vc – Vm/2
On remplace dans l’expression de Vs, et on obtient:
Vs =(K’(K+1)/(K’+1)) * (Vc+Vm/2 ) - K ( Vc – Vm/2 )
On trouve facilement
Vs = Vm( (K+K’+2KK’)/ 2(K’+ 1) ) + Vc ( (K’ – K) / ( K’+1 ))
Vs est bien sous la forme
Vm = AdVm + AcVc
Avec
Ad = ( (K+K’+2KK’)/ 2(K’+ 1) ) Ac = ( (K’ – K) / ( K’+1 ))
Ad est bien le gain en mode différentiel, il amplifie bien la tension de mesure différentielle
image de la variation du mesurande.
Ac est le gain en mode commun, il amplifie la tension parasite indésirable et qu’il faut
éliminer.
2. Pour annuler le bruit Ac, il suffit de régler le potentiomètre K’ à la même valeur que celle
de K.
K’ = K
Dans ces conditions, on aura uniquement l’amplification de Vm, et on obtient facilement :
Ad = K Ac = 0
Ainsi, on aura :
Vs = K Vm
3. On a bien résolu le problème, cependant un inconvénient subsiste. A chaque fois qu’on
désire régler K, il faut régler K’ à la même valeur de K pour pouvoir éliminer le bruit de mode
commun Ac.
Amplificateur d’instrumentation AD620
Le pont comportant le capteur délivre un signal différentiel Vm = Va – Vb qu’on désire
amplifier. Pour ce faire, la tension Vm attaque un montage électronique basé sur trois
amplificateurs opérationnels supposés tous idéaux. La figure suivante représente le schéma du
montage.
Amplificateur d’Instrumentation
Figure 3.11
On pose Vy la tension de sortie de l’ampli 2, et qui est injecté dans la borne non inverseuse
de l’ampli 3 via la résistance R et Vx est la tension de sortie de l’ampli 1, et qui est injecté
dans la borne inverseuse de l’ampli 3 via la résistance R.
Questions :
1. Quel est le rôle de l’ampli 3 qui délivre la tension de sortie Vs. En déduire la tension Vs en
fonction de Vx et Vy.
2. Donner un schéma simplifié autour du circuit de l’ampli 1. En déduire la tension de sortie
en fonction de la tension de mesure. Quel est l’avantage du circuit.
Réponses:
1. L’amplificateur 3 est un montage différentiel vu précédemment avec la particularité
K = K’ = 1
Et de ce fait, on peut écrire que Vs = Vy - Vx
2. Le reste du circuit peut être simplifié et représenté comme un simple diviseur de tension:
Vx
VB
Vx - Vy
VB - VA KR
VA
Vy
VB – VA = ( Vx – Vy ) * KR / ( KR + 2 R)
Comme Vs = Vy - Vx
Donc Vs = ( 1 + 2 / K ) ( VA – VB)
K est la fraction d’un potentiomère, Exemple pour K=1/10, on obtient Vs = 21 * Vm avec
Vm la tension différentielle issue du pont Vm = VA – VB.
Le montage est appelé Amplificateur d’instrumentation. Son grand avantage, il amplifie
uniquement la tension différentielle. Aucun réglage n’est à faire.