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Description Epreuve

Le document décrit le déroulement de l'épreuve de modélisation de l'agrégation externe de mathématiques. Les candidats disposent de 4 heures pour choisir et préparer un texte, puis présentent leur modélisation devant le jury pendant environ 1 heure. L'objectif est de proposer un modèle mathématique pour résoudre un problème concret à partir du texte, en illustrant avec des exemples sur ordinateur.

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Description Epreuve

Le document décrit le déroulement de l'épreuve de modélisation de l'agrégation externe de mathématiques. Les candidats disposent de 4 heures pour choisir et préparer un texte, puis présentent leur modélisation devant le jury pendant environ 1 heure. L'objectif est de proposer un modèle mathématique pour résoudre un problème concret à partir du texte, en illustrant avec des exemples sur ordinateur.

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Université Paris 13, Institut Galilée Préparation à l’agrégation

Année universitaire 2012-2013

Déroulement de l’épreuve de modélisation


Extraits de rapports du jury

Pour tout renseignement pratique sur le concours, visiter le site du jury :


http://agreg.org/indexmaths2013.html

1 En pratique
1.1 Déroulement de l’épreuve
En arrivant, le candidat se voit attribuer deux textes, d’environ 5 pages. Il dispose alors de 4 heures pour choisir
et préparer l’un des textes, avec un poste informatique à disposition. Il n’y a pas de document à remettre au
jury. L’épreuve dure environ 1 heure devant le jury, dont environ 40 à 45 minutes de présentation et 15 minutes
de questions (en incluant le temps de délibération, le temps consacré à un candidat ne doit pas excéder 1 heure
15 minutes). Durant son exposé, le candidat dispose du tableau et d’un vidéoprojecteur relié à un ordinateur
où ont été chargés ses fichiers.

1.2 Environnement informatique


Les matériels et logiciels disponibles sont décrits sur la page http://agreg.org/Agreg/installation.html
Cette page propose aussi de se faire une clé USB permettant de disposer chez soi exactement (ou presque) de
l’environnement proposé lors de l’épreuve.
Sont notamment disponibles les logiciels libres Scilab, Octave, Sage, Maxima, Xcas, R. Ainsi, en principe, que
des logiciels propriétaires : Maple, Matlab, Mathematica. Dans la préparation à l’agrégation de Paris 13, on
utilise exclusivement Scilab, logiciel gratuit (très voisin de Matlab) téléchargeable sur internet.
« Les candidats sont réputés familiers avec les logiciels et ordinateurs. La seule aide qui pourra leur être fournie
pendant la préparation concerne :
– la mise en route de l’ordinateur et la sélection du système Linux ;
– le lancement des logiciels prévus au programme et, éventuellement, de leurs aides interactives ;
– les sauvegardes informatiques, les impressions.
Les candidats procèdent sous leur responsabilité à la sauvegarde des résultats qu’ils souhaitent garder durant
l’épreuve afin de se prémunir contre les pannes matérielles et logicielles. Ils doivent se conformer aux indications
du jury qui pourra conseiller des sauvegardes supplémentaires par des méthodes adaptées pour accroître la
fiabilité. »

2 Objectif, organisation de l’exposé


En résumé, il est demandé de prendre le texte comme point de départ pour en tirer la matière d’un exposé qui
part d’une problématique (plus ou moins concrète), expose un modèle mathématique pour l’étudier, et à l’aide
d’une approche théorique et numérique (par informatique) y apporte des éléments de réponse/résolution.
Il est tout à fait possible de ne traiter qu’une partie du texte, et c’est même préférable si on n’a pas compris
certains passages ou si le temps de préparation manque.
La forme de l’exposé est relativement libre (et le jury peut intervenir durant son cours), mais celui-ci doit
rester structuré : on s’attend à ce que (typiquement) vous présentiez un problème, puis un plan qui couvre une
ou plusieurs approches mathématiques pour le résoudre, que vous allez ensuite développer (c’est un véritable
exposé), avant de finir par une conclusion qui résume les résultats, les critique et propose des ouvertures.
Il ne s’agit pas d’une explication de texte ligne-à-ligne, mais plutôt d’une réappropriation de tout ou partie
du texte. Au début de l’exposé, en indiquant le plan que l’on va suivre, il est bon de décrire brièvement le
texte, ce qui peut servir de motivation pour son propre plan (par exemple pour dire qu’on a choisi de se
concentrer sur tel aspect ou tel autre, en justifiant si possible). Et durant l’exposé on peut tout de même faire
occasionnellement référence au texte, en particulier pour critiquer une certaine approche qui y est proposée,
mais il faut se comporter comme si le jury n’avait pas connaissance du texte (qu’il aura néanmoins sous les
yeux).
Plusieurs types de compléments peuvent être apportés au texte : d’une part (et de façon obligatoire), des
illustrations informatiques, et d’autre part des preuves mathématiques, en général pour détailler des calculs ou

1
démonstrations seulement esquissés dans le texte (il ne s’agit pas de passer un quart d’heure à refaire une preuve
tirée d’un livre : ce n’est pas un “développement”). Dans la mesure du possible, il vaut mieux éviter un plan
qui relègue toutes les illustrations informatiques à la fin, d’une part pour éviter le risque de les voir passer à la
trappe par manque de temps, et d’autre part pour rendre l’exposé plus dynamique (alternance entre tableau et
vidéoprojection). Il convient de veiller à la manière de présenter ses résultats informatiques : bien expliquer ce
que l’on montre (variables représentées par les axes d’un graphe, méthode d’obtention (le cas échéant),...), et
penser à le commenter : que remarque-t-on, que déduit-on, cela concorde-t-il avec une autre approche ou avec
l’intuition ?,...

2.1 Principe de l’épreuve


« Les textes sont surmontés du bandeau suivant :
Il est rappelé que le jury n’exige pas une compréhension exhaustive du texte. Le jury apprécie en
effet que le candidat reste honnête quant à sa compréhension du texte, plutôt que de se lancer dans
une présentation des parties du texte qu’il ne comprend absolument pas. Vous êtes laissé(e) libre
d’organiser votre discussion comme vous l’entendez. Des suggestions de développement, largement
indépendantes les unes des autres, vous sont proposées en fin de texte.
Vous n’êtes pas tenu(e) de les suivre. Il vous est conseillé de mettre en lumière vos connaissances à
partir du fil conducteur constitué par le texte. Le jury appréciera que la discussion soit accompagnée
d’exemples traités sur ordinateur. Le jury aura le texte sous les yeux, mais vous devez considérer
qu’il ne l’a pas lu.
Plus précisément, le jury s’attend à ce que le candidat dégage une problématique, en s’inspirant du texte, pour
mettre en valeur sa maturité mathématique et ses connaissances. L’interrogation dure une heure environ (jusqu’à
une heure et cinq minutes), pendant laquelle le candidat gère comme il le désire le tableau et les illustrations
informatiques qu’il entend présenter (le jury dispose d’écrans de contrôle reproduisant celui du candidat). Le
candidat doit préparer un exposé d’environ 40 minutes, les 20-25 minutes restantes étant occupées par les
questions du jury.
Le texte est court, environ 5 pages, motivé par un problème concret. Il peut présenter des arguments rapides,
voire heuristiques (signalés comme tels). Il ne contient pas d’assertion délibérément trompeuse et se conclut par
une liste de suggestions.
Il appartient au candidat de discuter la mathématisation du problème, en particulier d’expliquer les hypothèses
faites lors de la modélisation ou du traitement du modèle, de critiquer ou d’améliorer le modèle, du point de
vue de l’adéquation à la réalité, de la généralité, de la rigueur, de la simplicité du traitement mathématique
subséquent. . .
Le jury n’ayant a priori pas lu le texte, le candidat commencera par présenter celui-ci. Un plan en début
d’exposé est apprécié, annonçant en particulier les propriétés du modèle que le candidat va dégager. Il est
important d’expliquer le problème et le modèle, de l’illustrer, ainsi que d’y revenir en fin d’exposé. Le modèle
mathématique a-t-il les propriétés attendues ? Des propriétés parasites surprenantes ? A-t-on résolu le problème
posé ?
Le candidat dispose pendant sa préparation et l’interrogation d’un ordinateur dont la configuration est décrite
sur le site de l’agrégation de mathématiques, à l’adresse http://www.agreg.org.
Il est vivement souhaité que des illustrations informatiques (simulation, résolution numérique ou formelle, cas
particuliers éclairants. . .) soient présentées, mais il ne s’agit pas d’une épreuve de programmation. Un pro-
gramme qui ne fonctionne pas n’est en rien rédhibitoire et le jury appréciera un regard critique du candidat sur
une tentative non aboutie. Une utilisation raisonnée des fonctions des logiciels disponibles est plus appréciée
qu’une reprogrammation d’algorithmes standards. Bien intégré dans l’exposé, un tel travail peut en revanche
devenir pertinent pour illustrer les insuffisances d’une méthode naïve.
Les suggestions sont facultatives et ne sont là que pour guider la réflexion du candidat sur des points significatifs
du texte, ou des exemples utilisables. Certaines d’entre elles sont conçues pour permettre au candidat de
comprendre le problème, de « rentrer » dans le modèle.
S’il est exclu de plaquer une démonstration d’un théorème du programme dans l’exposé, les démonstrations
mathématiques de certaines assertions du texte sont très appréciées. Lorsqu’une démonstration est ébauchée
dans le texte, le candidat peut choisir de la compléter. Il est alors particulièrement apprécié que le candidat
précise les points mathématiques nécessaires pour une démonstration rigoureuse. Le candidat peut, tout comme
le texte, utiliser des arguments heuristiques s’il les signale comme tels. Cependant le candidat ne doit pas
oublier qu’il s’agit d’une épreuve de l’agrégation externe de mathématiques, et qu’un exposé ne comportant
aucun argument mathématique précis est vivement déconseillé.
Un travers à éviter à tout prix : la paraphrase linéaire du texte sans aucun apport personnel du candidat, ni
mise en perspective, agrémentée de la recopie de toutes les formules rencontrées. »

2
2.2 Conseils généraux du jury
« Le jury recommande instamment aux candidats et aux préparateurs de lire avec la plus grande attention les
recommandations émises dans le rapport du concours et de les prendre au pied de la lettre.
Privilégier les aspects élémentaires du programme : plus que des raffinements techniques, la difficulté de l’épreuve
consiste à “mettre en situation” les énoncés les plus classiques du programme. L’exposé doit apporter une plus-
value mathématique au texte, en détaillant la formalisation du problème et en expliquant comment l’application
de théorèmes du programme permet de répondre, au moins partiellement, à la question posée. Ceci suppose que
le candidat est capable de donner un énoncé précis et rigoureux, dans cette épreuve comme dans les autres.
La capacité à illustrer le texte à l’aide de l’outil informatique est une attente forte du jury qui en fait un
élément incompressible de l’évaluation. Le rapport détaille les ambitions strictement délimitées de cet aspect de
l’épreuve. La configuration informatique en vigueur au concours est téléchargeable sur le site de l’agrégation,
à l’exception des logiciels commerciaux. Les candidats peuvent ainsi se familiariser avec l’environnement de
travail qu’ils rencontreront durant l’épreuve. Les logiciels libres, comme Scilab, Octave, Maxima, Sage, Xcas...,
permettent à tous de s’entraîner durant l’année.
Le jury met en garde les candidats quant à la tentation de faire des impasses : les couplages et la rédaction des
textes tendent à balayer de larges pans du programme et rendent perdants de tels paris. »

« Dans cette épreuve, le candidat est appelé à faire preuve d’initiative pour s’exprimer et manifester ses qualités
pédagogiques et de synthèse. Le texte fourni est un point de départ pour construire et exposer un traitement
mathématique d’un problème “concret” en s’appuyant sur les éléments, généralement partiels, fournis par le texte.
La présentation doit s’appuyer sur un dosage cohérent et harmonieux entre introduction motivée de modèles,
preuves mathématiques, illustrations informatiques, critiques éventuelles du texte, réponses aux questions et
mise en lumière de connaissances. Il n’y a pas de “format type” et des prestations très différentes, dans leur
forme et leur contenu, sur un même texte, éventuellement traité de façon partielle mais en profondeur, peuvent
conduire également à des notes élevées.
Comme le candidat se le voit rappeler en début d’épreuve, il doit exposer son travail à un public qui n’est
pas censé connaître le texte, et ce de façon à le lui faire comprendre. Le jury, tout en étant conscient des
difficultés du concours, attend un minimum d’aisance au tableau, la manifestation d’une certaine volonté de
capter l’attention de l’auditoire et un discours clair et précis. Il est recommandé aux candidats de consacrer une
partie de leur temps de préparation à s’interroger sur la stratégie d’exploitation du tableau et d’utilisation de
l’outil informatique qui leur permettra de mettre au mieux en valeur leurs connaissances et leur compréhension
du texte ou d’une partie de celui-ci. Le jury regrette de ne pas voir davantage de dessins (soignés) ou schémas
explicatifs qui peuvent rendre l’argumentation plus claire et convaincante. La capacité à revenir sur le problème
de départ et à conclure quant à l’efficacité de l’approche mathématique proposée pour y répondre est une qualité
très appréciée. La rigueur et la clarté de l’organisation, la gestion du temps, la pertinence des choix opérés parmi
les différentes questions soulevées par le texte sont des éléments de l’évaluation. Les qualités de synthèse sont
aussi appelées à s’exprimer : il vaut mieux indiquer les étapes cruciales d’un raisonnement que de se lancer dans
un long calcul fastidieux qu’on aura du mal à mener à bien.
À un survol superficiel de l’intégralité du texte sans apport mathématique ou critique scientifique, le candidat
doit préférer une discussion fouillée d’une portion du texte, bâtie sur des arguments mathématiques solides, des
simulations pertinentes accompagnées de commentaires de bon aloi.
Le candidat est invité à mobiliser ses connaissances, sur des aspects variés du programme, pour enrichir son
propos, en étayant les arguments seulement esquissés dans le texte par des énoncés précis. Il est totalement
illusoire de chercher à impressionner le jury par une logorrhée de mots savants : les textes proposés peuvent être
discutés en exploitant un bagage technique qui n’utilise pas les éléments les plus sophistiqués du programme.
Quoi qu’il en soit, le jury ne manque pas de s’attarder sur toute notion amenée par le candidat durant sa
présentation et il est toujours dommageable de s’aventurer sur des terrains méconnus.
Bien plus qu’une démonstration de virtuosité technique, le jury attend que le candidat montre sa maîtrise
d’énoncés relativement simples “en situation” : c’est là que réside une des difficultés principales de l’épreuve.
Nombre de candidats éprouvent des difficultés à formaliser précisément des notions de base du programme ou
à mettre en œuvre certaines de leurs connaissances en algèbre, géométrie, et analyse pour l’étude des modèles.
Les textes fournissent souvent des esquisses de démonstrations qui sont précisément destinées à être complétées
et commentées. Le jury n’est pas dupe des candidats qui tentent de faire semblant de connaître une notion ou
d’avoir compris un point du texte ou une démonstration. Il ne se laisse pas tromper non plus par les candidats
qui font des indications du texte un argument d’autorité, tentative maladroite de masquer des insuffisances
techniques. Un regard critique (“il faudrait prouver que... mais je n’ai pas réussi à le faire”, “les hypothèses
du théorème de XXX que je connais pour aborder des problèmes similaires ne sont pas satisfaites dans le cas
présent”...) est une attitude bien plus payante.

3
Enfin, le jury s’alarme de l’état à proprement parler sinistré des connaissances en algèbre linéaire : les notions les
plus basiques font l’objet de graves manquements, les manipulations et raisonnements les plus élémentaires sont
excessivement laborieux (calcul matriciel, résolution de systèmes linéaires, norme de matrices, décomposition
spectrale et réduction).
Illustration informatique : Le jury rappelle son fort attachement à cet aspect de l’épreuve, dont les am-
bitions sont clairement délimitées. Il ne s’agit en aucun cas, et pour aucune des 3 options, d’un exercice de
programmation. L’objectif est d’être capable d’utiliser l’outil informatique pour illustrer, de façon pertinente,
le contenu du texte. La réalisation de cet objectif constitue une part incompressible de la note finale attribuée
à l’épreuve. Une très bonne évaluation peut résulter d’une exploitation judicieuse de programmes simples, re-
posant largement sur les routines standards des logiciels fournis (et dont un certain nombre sont disponibles de
façon ouverte et gratuite afin de s’entraîner avant le concours). À ce propos il n’est évidemment pas réaliste
de découvrir ces logiciels le jour de l’épreuve : la configuration informatique utilisée pour le concours, et sa
documentation, à l’exclusion des logiciels commerciaux, sont accessibles et téléchargeables sur le site officiel de
l’agrégation et permettent de se familiariser avec l’environnement offert pour l’épreuve. La forme et la nature
des illustrations proposées n’obéissent à aucun code préétabli. En revanche, elles doivent faire la preuve d’une
véritable réflexion scientifique et être agrémentées de commentaires, sur les résultats et les méthodes. Même si
les simulations ne sont pas abouties (“ça ne marche pas”), le jury sait valoriser la démarche suivie lorsqu’elle
est clairement argumentée et permettrait, avec des aménagements mineurs, de mettre en évidence des aspects
intéressants du texte. »

2.3 Commentaires supplémentaires du jury


« Le jury attache un intérêt particulier à l’effort de modélisation (qu’on peut définir comme le passage du «
concret » aux mathématiques), à la mise en perspective des applications présentées, ainsi qu’aux illustrations
permises par les moyens informatiques mis à disposition des candidats.
Le principal travers observé chez les candidats est la répétition linéaire du texte, y compris des passages non
compris en espérant que le jury ne demandera pas de détails. Rappelons qu’utiliser des notions que l’on ne
comprend pas, dans cette épreuve comme dans les autres, est une faute lourdement sanctionnée. Enfin, rappelons
qu’aucun développement n’est attendu. Le candidat est libre de proposer des démonstrations de résultats utilisés,
mais le jury peut les refuser, ou demander au candidat d’en donner seulement les grandes lignes.
Quelques qualités appréciées : prise de distance et d’initiative par rapport au texte, étude d’un exemple ou d’un
cas simple pour comprendre le texte et le faire comprendre au jury, simplification ou, à l’inverse, généralisation
du problème proposé, étude qualitative ou heuristique, critique du modèle.
Sur le plan. Il est conseillé aux candidats de présenter un plan succinct de leur exposé, précisant les moments
où ils comptent présenter leurs simulations informatiques. Ceci permet au jury de guider les candidats dans leur
gestion du temps.
Sur la présentation. Nous rappelons ici que l’agrégation est un concours visant à recruter des enseignants.
Ainsi seront appréciés une bonne gestion du tableau, un exposé clair et pédagogique, et une bonne capacité à
effectuer des calculs analytiques clairs, corrects et lisibles.
Utilisation de l’outil informatique. Le jury observe avec plaisir une utilisation plus pertinente de l’outil
informatique, due certainement à une meilleure préparation des candidats.
Il est attendu du candidat un commentaire sur les résultats de sa simulation (résultats numériques ou gra-
phiques), mais aussi du code mis en œuvre. Le jury regrette toutefois l’utilisation parfois abusive de « boîtes
noires » de simulation au sein de leur programme, qui peuvent être source d’incompréhension sur les sorties.
Rappelons que le candidat ne doit pas avoir peur de présenter un programme non abouti. Le jury est sensible
à la démarche employée.
D’un point de vue purement pratique, il est dommage de voir des candidats gênés durant l’épreuve de modéli-
sation tout simplement parce qu’ils ne savent pas sauvegarder leur travail sur fichier, certains – rares heureuse-
ment – fermant directement l’application en ignorant les messages d’avertissement du logiciel utilisé et perdant
ainsi tout ce qu’ils ont fait. Rappelons à ce sujet que le site du jury de l’agrégation décrit dans ses pages les
logiciels utilisés et propose des outils pour qu’un candidat puisse se familiariser avec l’environnement proposé
(voir http://agreg.org/Agreg/installation.html). »

3 Commentaires spécifiques à l’option A : probabilités et statistiques


« L’exposé doit être, idéalement, un dosage cohérent entre introduction motivée de modèles, preuves mathé-
matiques, illustrations informatiques, critiques éventuelles du texte, réponses aux questions et mise en lumière
de connaissances. Comme pour l’ensemble des oraux, le caractère dynamique de l’exposé apporte une valeur
ajoutée conséquente sur l’évaluation.

4
• Connaissance du programme. Lors de la discussion avec le candidat, le jury peut interroger celui-ci sur la
totalité du programme. En particulier, il est systématique que le jury pose des questions de nature statistique
à partir des textes à coloration probabiliste et inversement. Un nombre croissant de textes mêlent d’ailleurs les
deux aspects, et les couplage de textes n’excluent en rien la possibilité d’avoir 2 textes de la même coloration (par
exemple 2 textes traitant essentiellement de statistique). Le jury encourage donc les candidats et les préparateurs
à tenir compte de l’ensemble du programme de l’option. Mais les candidats doivent aussi être capables de mettre
en œuvre certaines de leurs connaissances en algèbre, géométrie et analyse pour l’étude des modèles.
• Probabilités. Le niveau moyen en probabilités a clairement beaucoup baissé cette année.
– Les difficultés des candidats portent désormais souvent sur l’énoncé exact des définitions et théorèmes au
programme (concernant principalement les chaînes de Markov, les martingales, les différentes notions de conver-
gence, les théorèmes limite, ...). Il devient alors illusoire de mettre en oeuvre de manière fructueuse ces notions
et résultats lors de l’étude d’un texte si ceux-ci ne sont même pas connus.
– Les candidats ont fréquemment des difficultés pour effectuer des exercices de niveau de première année de
licence. Les preuves demandées dans les textes ne sont souvent pas abordées ou juste paraphrasées.
• Statistiques. Le niveau moyen en statistique semble avoir également notablement régressé cette année.
– Les notions élémentaires de statistique paramétrique ne sont souvent pas connues des candidats (estima-
tion, estimation par maximum de vraisemblance, intervalles de confiance, tests paramétriques, modèle linéaire
gaussien).
– Le jury a observé qu’il semble souvent plus important aux candidats qu’un estimateur soit sans biais plutôt
qu’il soit convergent, alors que la convergence devrait primer (un estimateur doit d’abord “estimer”).
L’utilisation de l’inégalité de Bienaymé-Tchebytchev ou du théorème de la limite centrale pour préciser des
intervalles de confiance ou des seuils de test devrait être maîtrisée par les candidats.
– Les tests d’adéquation (chi-deux, Kolmogorov-Smirnov) sont au programme et doivent être connus des candi-
dats.
• Illustrations informatiques.
– Les logiciels de calcul numérique comme Scilab, Octave, et R sont particulièrement adaptés à cette option,
tandis que les logiciels de calcul formel comme Maple le sont beaucoup moins. Les candidats ainsi que les
préparateurs doivent en tenir compte.
– Nos futurs enseignants gagneraient à apprendre à utiliser des logiciels libres plutôt que des logiciels coûteux
du commerce dont les sources sont tenues secrètes.
– Le jury attend des candidats qu’ils accompagnent leurs illustrations informatiques d’explications d’au moins
deux ordres : d’une part sur la nature de ce qui est montré (que sont ces nombres ? Qu’y a-t-il en abscisse et en
ordonnée dans ce graphique ? Quelles données ont permis de réaliser cet histogramme ?) et d’autre part sur les
aspects mathématiques qu’elles illustrent (par exemple une convergence presque sûre, une convergence en loi,
l’adéquation d’une loi empirique à un résultat théorique).
– Les illustrations informatiques sont souvent une occasion propice à l’utilisation de tests ou d’intervalles de
confiance, pour vérifier que les résultats expérimentaux sont conformes aux résultats théoriques. Sans attendre
un développement systématique à ce sujet, le jury apprécie que le candidat mette en valeur sa connaissance
de ces outils et précise par exemple si l’écart entre des valeurs empiriques et des valeurs théoriques lui paraît
acceptable ou non.
– Les candidats dont les programmes informatiques ne sont pas aboutis ou ne produisent pas les résultats
escomptés sont néanmoins invités à expliquer leur démarche et ce qu’ils envisageaient de mettre en œuvre pour
illustrer le texte.
– De nombreux textes proposent de travailler sur un jeu de données qui est fourni. Malheureusement trop peu
de candidats exploitent cette possibilité.
– Pour illustrer la convergence d’une suite de variables aléatoires lorsque n → ∞, les candidats ont souvent
recours à des simulations qui régénèrent tout l’échantillon pour chaque valeur de n choisie (avec par exemple n
variant de 1 à 1000) ; ceci ne permet pourtant pas d’exhiber une convergence trajectorielle. Il est plutôt conseillé
de générer un seul échantillon de grande taille en début de programme.
• Modélisation. Il est rappelé que même si la plupart des textes s’appuient sur des problèmes issus de sciences
autres que les mathématiques, aucune connaissance dans ces domaines n‘est exigée par le jury. Discuter la
modélisation proposée par un texte consiste donc avant tout à dégager les comportements qualitatifs du modèle
mathématique proposé, la manière dont il dépend d’éventuels paramètres et, à un niveau tout à fait élémentaire,
s’il semble apte à rendre compte des phénomènes qu’il est censé représenter. Le jury s’attend à ce que le
candidat ne se contente pas d’un exposé qualitatif et développe, fût-ce partiellement, certains aspects purement
mathématiques du texte. A contrario, les interprétations qualitatives du comportement des modèles sont parfois
absentes des exposés. Pourtant, montrer que l’on comprend un modèle ne se réduit pas à prouver un théorème. »

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