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1 baccalauréat scientifique
MATHÉMATIQUES
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Notions de logique
Réalisé par : Pr. Yassine Aouami
* Pour plus de documents, veuillez visiter notre page G X-Mathématiques
Sommaire
• Notions de logique
[Link] / Opérations sur les propositions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1. Proposition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
2. Négation d‛une proposition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
3. Conjonction de deux propositions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
4. Disjonction de deux propositions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
5. Implication de deux propositions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
6. Équivalence de deux propositions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
B. Fonction propositionnelle / Proposition quantifiée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1. Fonction propositionnelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2. Proposition quantifiée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
C. Loi logique / Méthodes de raisonnements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1. Loi logique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2. Raisonnement par contraposition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
3. Raisonnement par l‛absurde . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
4. Raisonnement par disjonction de cas . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
5. Raisonnement par équivalence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
6. Raisonnement par récurrence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
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ITR NOTIONS DE LOGIQUE
AP
1
CH
A. Proposition / Opérations sur les propositions
1. Proposition
Définition
On appelle proposition (ou assertion) tout énoncé mathématique, noté P, dont on peut dire s‛il est
vrai (V) ou s‛il est faux (F), mais jamais les deux à la fois.
Exemple
1. P1 : ”2 + 2 = 4” est une proposition vraie.
2. P2 : ”25 est un multiple de 7” est une proposition fausse.
3. P3 : ”35 53 ” est une proposition vraie.
∨
4. P4 : ”L‛intersection des deux intervalles 0; 5 et 0; 1 est l‛intervalle 0; 1 ” est une proposition
fausse.
2. Négation d‛une proposition
Définition
On appelle négation d‛une proposition P la proposition notée ”non P ”, qui est vraie lorsque P est
fausse et qui est fausse lorsque P est vraie.
On résume cette définition dans une table de vérité comme suit :
P non P
V F
F V
Remarques
⋄ La proposition non P est aussi notée ¬P ou encore P.
Exemple
1. À partir de la proposition P1 : ”2 + 2 = 4” (qui est vraie), on peut former la proposition non(P1 ) :
”2 + 2 ̸= 4” qui est fausse.
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4
2. À partir de la proposition P2 : ”25 est un multiple de 7” (qui est fausse), on peut former la
proposition non(P2 ) : ”25 n‛est pas un multiple de 7” qui est vraie.
3. À partir de la proposition P3 : ”35 53 ” (qui est vraie), on peut former la proposition non(P3 ) :
∨
”35 ≤ 53 ” qui est fausse.
3. Conjonction de deux propositions
Définition
Soit P et Q deux propositions.
On appelle conjonction de P et Q la proposition notée ”P et Q”, qui est vraie lorsque les deux propo-
sitions P et Q sont simultanément vraies , et qui est fausse quand l‛une au moins des propositions P
et Q est fausse.
On résume cette définition dans une table de vérité comme suit :
P Q P et Q
V V V
V F F
F V F
F F F
Remarques
⋄ La proposition ”P et Q” est aussi notée ”P ∧ Q”.
⋄ La proposition ”Q et P” a la même valeur de vérité que la proposition ”P et Q”.
⋄ Il suffit que l‛une des deux propositions ”P” ou ”Q” soit fausse pour que leur conjonction soit
fausse.
Exemple
1. À partir des deux propositions suivantes : P1 : ”2 + 2 = 4” ; P3 : ”35 53 ”
∨
on peut former la proposition Q : ”2 + 2 = 4 et 35 53 ” qui est vraie, car P1 et P3 sont simulta-
∨
nément vraies.
2. À partir des deux propositions suivantes : P1 : ”2 + 2 = 4” ; P2 : ”25 est un multiple de 7”
on peut former la proposition R : ”2 + 2 = 4 et 25 est un multiple de 7” qui est fausse, car P2
est fausse.
4. Disjonction de deux propositions
Définition
Soit P et Q deux propositions.
On appelle disjonction de P et Q la proposition notée ”P ou Q”, qui est vraie lorsque l‛une au moins des
propositions P et Q est vraie, et qui est fausse quand les deux propositions P et Q sont simultanément
fausses.
On résume cette définition dans une table de vérité comme suit :
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P Q P ou Q
V V V
V F V
F V V
F F F
Remarques
⋄ La proposition ”P ou Q” est aussi notée ”P ∨ Q”.
⋄ La proposition ”Q ou P” a la même valeur de vérité que la proposition ”P ou Q”.
⋄ Il suffit que l‛une des deux propositions ”P” ou ”Q” soit vraie pour que leur disjonction soit
vraie.
Exemple
1. À partir des deux propositions suivantes : P1 : ”2 + 2 = 4” ; P3 : ”35 53 ”
∨
on peut former la proposition Q : ”2 + 2 = 4 ou 35 53 ” qui est vraie, car P1 et P3 sont vraies.
∨
2. À partir des deux propositions suivantes : P1 : ”2 + 2 = 4” ; P2 : ”25 est un multiple de 7”
on peut former la proposition R : ”2 + 2 = 4 ou 25 est un multiple de 7” qui est vraie, car P1 est
vraie.
3. À partir des deux propositions suivantes : P2 : ”25 est un multiple de 7” ; P4 : ”1 – π ∈ D”
on peut former la proposition S : ”25 est un multiple de 7 ou 1 – π ∈ D” qui est fausse, car P2 et
P4 sont simultanément fausses.
5. Implication de deux propositions
Définition
Soit P et Q deux propositions.
On appelle implication de P et Q la proposition ”non P ou Q”, notée ”P ⇒ Q”, qui est fausse lorsque
P est vraie et Q est fausse, et qui est vraie dans tous les autres cas.
On résume cette définition dans une table de vérité comme suit :
P Q non P non P ou Q
V V F V
V F F F
F V V V
F F V V
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Remarques
⋄ La proposition ”P ⇒ Q” se lit :
– P implique Q.
– Si P alors Q.
– P est une condition suffisante pour Q.
– Q est une condition nécessaire pour P.
⋄ La proposition ”Q ⇒ P” est appelée implication réciproque de la proposition ”P ⇒ Q”.
⋄ il n‛y a en général aucun lien logique entre une implication et sa réciproque : il se peut que l‛une
soit vraie et l‛autre soit fausse.
Exemple
1. À partir des deux propositions suivantes : P1 : ”2 + 2 = 4” ; P3 : ”35 53 ”
∨
on peut former la proposition Q : ”2 + 2 = 4 ⇒ 35 53 ” qui est vraie, car P1 et P3 sont vraies.
∨
2. À partir des deux propositions suivantes : P1 : ”2 + 2 = 4” ; P2 : ”25 est un multiple de 7”
on peut former la proposition R : ”Si 2 + 2 = 4 alors 25 est un multiple de 7” qui est fausse, car
P1 est vraie et P2 est fausse .
3. À partir des deux propositions suivantes : P2 : ”25 est un multiple de 7” ; P4 : ”1 – π ∈ D”
on peut former la proposition S : ”Si 25 est un multiple de 7 alors 1 – π ∈ D” qui est vraie , car
P2 est fausse.
6. Équivalence de deux propositions
Définition
Soit P et Q deux propositions.
On appelle équivalence de P et Q la proposition ”P ⇒ Q et Q ⇒ P”, notée ”P ⇐⇒ Q”, qui est vraie
lorsque P et Q sont simultanément vraies ou fausses, et qui est fausse dans les autres cas.
On résume cette définition dans une table de vérité comme suit :
P Q P⇒Q Q⇒P P ⇐⇒ Q
V V V V V
V F F V F
F V V F F
F F V V V
Remarques
⋄ La proposition ”P ⇐⇒ Q” se lit :
– P si et seulement si Q.
– P est équivaut à Q.
– P et Q sont équivalentes.
⋄ La proposition ”Q ⇐⇒ P” a la même valeur de vérité que la proposition ”P ⇐⇒ Q”.
⋄ Deux propositions sont équivalentes ont la même valeur de vérité.
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Exemple
1. À partir des deux propositions suivantes : P1 : ”2 + 2 = 4” ; P3 : ”35 53 ”
∨
on peut former la proposition Q : ”2 + 2 = 4 ⇐⇒ 35 53 ” qui est vraie, car P1 et P3 sont vraies.
∨
2. À partir des deux propositions suivantes : P1 : ”2 + 2 = 4” ; P2 : ”25 est un multiple de 7”
on peut former la proposition R : ”2 + 2 = 4 si et seulement si 25 est un multiple de 7” qui est
fausse, car P1 est vraie et P2 est fausse .
3. À partir des deux propositions suivantes : P2 : ”25 est un multiple de 7” ; P4 : ”1 – π ∈ D”
on peut former la proposition S : ” 25 est un multiple de 7 est équivaut à 1 – π ∈ D” qui est vraie
, car P2 et P4 sont fausses.
B. Fonction propositionnelle / Proposition quantifiée
1. Fonction propositionnelle
Définition
On appelle fonction propositionnelle tout énoncé mathématique contenant une (ou plusieurs) va-
riable(s) appartenant à un ensemble E qui devient une proposition, quand on remplace chacune de
ses variables par des éléments particuliers de E.
Remarques
⋄ Une proposition peut être considérée comme une fonction propositionnelle sans variable qui est
toujours vraie ou toujours fausse.
Exemple
1. On considère la fonction propositionnelle P(n) définie sur N par : ” n est un entier naturel
premier”
On a :
a. P(2) : ” 2 est un nombre premier” est une proposition vraie.
b. P(4) : ” 4 est un nombre premier” est une proposition fausse.
2. On considère la fonction propositionnelle P(x) définie sur R par : ”Si x 1 alors x 3”
∨
On a :
√ √ √
a. P( 2) : ” 2 1 ⇒ 2 3” est une proposition fausse.
∨
b. P(5) : ” 5 1⇒5 3” est une proposition vraie.
∨
c. P(–1) : ” –1 1 ⇒ –1 3” est une proposition vraie.
∨
2. Proposition quantifiée
À partir d‛une fonction propositionnelle P(x) définie sur un ensemble E, on peut construire de nouvelles
propositions que l‛on appelle propositions quantifiées, en utilisant les quantificateurs ” quel que soit ”
et ” il existe au moins”.
Définition
Soit P(x) une fonction propositionnelle défini sur un ensemble E.
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1. On appelle quantificateur universel le symbole ”∀”, se lit ” quel que soit ”, qui permet de former
la proposition quantifiée :
” ∀x ∈ E, P(x) ”
qui est vraie si P(x) est vraie pour tous les éléments x de E, et qui est fausse si P(x) est fausse
pour au moins un élément x de E.
2. On appelle quantificateur existentiel le symbole ”∃”, se lit ” il existe au moins”, qui permet de
former la proposition quantifiée :
” ∃x ∈ E, P(x) ”
qui est vraie si P(x) est vraie pour au moins un élément x de E, et qui est fausse si P(x) est
fausse pour tous les éléments x de E.
Remarques
⋄ Si la proposition ” ∀x ∈ E, P(x) ” est vraie, alors la proposition ” ∃x ∈ E, P(x) ” est vraie.
⋄ S‛il existe un seul élément x de E tel que P(x) est vraie , on peut écrire : ” ∃!x ∈ E, P(x) ” qui
se lit ” il existe un unique x de E vérifiant P(x)”.
Exemple
1. La proposition ”∀x ∈ R, x ≥ 0” est fausse.
2. La proposition ”∃x ∈ Q, x – 1” est vraie.
∧
3. La proposition ”∃!x ∈ Z, x + 5 = 1” est vraie.
4. La proposition ”∀x ∈ R, x 1⇒x 3” est fausse.
∨
5. La proposition ”∀x ∈ R, x ≤ 0 ⇐⇒ x2 – 4 = 0” est fausse.
6. La proposition ”il existe un entier naturel premier et pair” est vraie.
Propriété
Soit P(x) une fonction propositionnelle défini sur un ensemble E.
1. La négation de la proposition ” ∀x ∈ E, P(x) ” est la proposition ” ∃x ∈ E, non(P(x)) ”.
2. La négation de la proposition ” ∃x ∈ E, P(x) ” est la proposition ” ∀x ∈ E, non(P(x)) ”.
Exemple
1. La négation de la proposition ”∀x ∈ R, x ≥ 0” est la proposition ”∃x ∈ R, x 0”.
∧
2. La négation de la La proposition ”∀x ∈ R, x 1⇒x 3” est la proposition :
∨
”∃x ∈ R, x 1 et x ≤ 3”.
∨
3. La négation de la proposition ”∀x ∈ R, x ≤ 0 ⇐⇒ x2 – 4 = 0 ” est la proposition :
” ∃x ∈ R, x ≤ 0 et x2 – 4 ̸= 0 ou x 0 et x2 – 4 = 0 ”.
∨
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C. Loi logique / Méthodes de raisonnements
1. Loi logique
Définition
On appelle loi logique toute proposition composée de plusieurs propositions (P, Q, R, . . . ) à l‛aide des
connecteurs logiques (∨, ∧, ⇒ et ⇐⇒), qui est vraie quelles que soient les valeurs de vérité qui la
composent.
Exemple
1. La proposition ”P ⇒ P” est une loi logique.
2. La proposition ”P et non(P)” n‛est pas une loi logique.
3. La proposition ”non non(P) ⇐⇒ P” est une loi logique.
Propriété
Soit P, Q et R trois propositions.
1. ” P et Q ⇐⇒ P ou Q ” et ” P ou Q ⇐⇒ P et Q ” sont deux lois logiques (lois de Morgan).
2. ” P ⇒ Q ⇐⇒ Q ⇒ P ” est une loi logique (principe de contraposition).
3 . ” P ⇒ Q et P ⇒ Q ⇐⇒ P ” est une loi logique (principe de l‛absurde).
4. ” P ⇒ Q et P ⇒ Q ⇒ Q ” est une loi logique (principe de disjonction de cas).
5. ” P ⇒ Q et Q ⇒ R ⇐⇒ P ⇒ R ” est une loi logique (principe de transitivité de l‛implica-
tion).
6. ” P ⇐⇒ Q et Q ⇐⇒ R ⇐⇒ P ⇐⇒ R ” est une loi logique (principe de transitivité de
l‛équivalence).
2. Raisonnement par contraposition
Méthode
Soit P et Q deux propositions.
Démontrer que la proposition ”P ⇒ Q” est vraie, par contraposition, consiste à démontrer que la
proposition ”Q ⇒ P” est vraie.
Dans la pratique, on suppose que Q est vraie et on montre que P est vraie.
Exemple
1. Montrons que pour tout entier naturel n, si n2 est un nombre pair alors n est un nombre pair.
Soit n un nombre entier naturel. On va raisonner par contraposition, en démontrant :
n est un nombre impair ⇒ n2 est un nombre impair
On suppose que n est un nombre impair, donc il existe un entier naturel k tel que : n = 2k + 1
2
D‛où n2 = 2k + 1 = 4k2 + 4k + 1 = 2p + 1, où p = 2k2 + 2k
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Par conséquent, n2 est un nombre impair. ce qui démontre que pour tout entier naturel n :
n est un nombre impair ⇒ n2 est un nombre impair
Par contraposition, ceci est équivalent à : ∀n ∈ N n2 est un nombre pair ⇒
n est un nombre pair.
x y
2. Montrons que : ∀x ∈ R+ ∀y ∈ R+ x ̸= y ⇒ ̸= .
y+1 x+1
x y
Soit x et y deux réels positifs. On démontre que : = ⇒x=y
y+1 x+1
x y
On suppose que = , alors x2 + x = y2 + y, d‛où x – y x2 + y2 + 1 = 0
y+1 x+1
Comme x ≥ 0 et y ≥ 0, alors
x + y +1 0, par conséquent x = y
∨
x y
Par contraposition, on a : ∀x ∈ R+ ∀y ∈ R+ x ̸= y ⇒ ̸= .
y+1 x+1
3. Raisonnement par l‛absurde
Méthode
Soit P une proposition.
Démontrer que la proposition ”P” est vraie, par l‛absurde, consiste à supposer que ”P” est vraie et on
montre que cela entraîne une contradiction.
Remarques
⋄ Pour montrer, par l‛absurde, que la proposition ”P ⇒ Q” est vraie, on suppose que ”P” et ”nonQ”
sont vraies et on montre que cela conduit à une contradiction.
Exemple
x2 + 2
1. Montrons que pour tout x de R : ̸= 1.
x2 + 1
Supposons par l‛absurde que l‛énoncé soit faux. Dans ce cas, il existe un réel x de R tel que :
x2 + 2
= 1 ⇐⇒ x2 + 2 = x2 + 1 ⇐⇒ 2 = 1, ce qui est absurde (contradiction)
x2 + 1
x2 + 2
Donc ∀x ∈ R, 2 ̸= 1.
x +1
2. Montrons que pour tout entier naturel n, si n2 est un nombre pair alors n est un nombre pair.
On suppose qu‛il existe un entier naturel n tel que :
”n2 est un nombre pair” et ”n est un nombre impair”
Comme n est un nombre impair, donc il existe un entier naturel k tel que n = 2k + 1
2
On a alors n2 = 2k + 1 = 4k2 + 4k + 1 = 2p + 1, où p = 2k2 + 2k
Par conséquent, n2 est un nombre impair, ce qui contredit l‛hypothèse que n2 est un nombre pair
Donc pour tout entier naturel n, si n2 est un nombre pair alors n est un nombre pair.
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4. Raisonnement par disjonction de cas
Méthode
Soit P(x) une fonction propositionnelle définie sur un ensemble E .
Démontrer que ”P(x)” est vraie pour tout élément x de E, par disjonction de cas, consiste à séparer
le raisonnement suivant toutes les valeurs que peut prendre x.
Exemple
n(n + 1)
1. Montrons que pour tout entier naturel que ∈ N.
2
On considère deux cas : ”n est pair” et ”n est impair”
a. Si n est pair alors il existe un entier naturel k tel que : n = 2k
n(n + 1)
d‛où = k(2k + 1) qui est un entier naturel.
2
b. Si n est impair alors il existe un entier naturel k tel que : n + 1 = 2k
n(n + 1)
d‛où = (2k + 1)k qui est un entier naturel.
2
n(n + 1)
On a bien montré que pour tout entier naturel que ∈ N.
2
2. Montrons que pour tout x de R : x – 1 x2 + 2.
∧
On peut distinguer deux cas :
a. Si x ≥ 1 alors x – 1 = x – 1
d‛où x2 + 2 – x – 1 = x2 – x + 3 0, car son discriminant est : ∆ = –11
∨
Ainsi x – 1 x2 + 2.
∧
b. Si x 1 alors x – 1 = 1 – x
∧
d‛où x2 + 2 – x – 1 = x2 + x + 1 0, car son discriminant ∆ = –3
∨
Ainsi x – 1 x2 + 2.
∧
Dans tous les cas, on a démontré que : ∀x ∈ R, x – 1 x2 + 2.
∧
5. Raisonnement par équivalence
Méthode
Soit P, Q et R trois propositions.
Pour montrer que la proposition ”P ⇐⇒ Q” est vraie, On distingue deux méthodes :
1. On établit une suite d‛équivalence entre P et Q, en préservant les équivalences à chaque étape,
alors on procède comme suit : P ⇐⇒ · · · ⇐⇒ · · · ⇐⇒ Q.
2. On raisonne généralement par double implications : on montre que ”P ⇒ Q” et vraie, puis que
”Q ⇒ P” l‛est aussi.
Exemple
√
1. Montrons que pour tout x de R+ : x – 2 = x ⇐⇒ x = 4.
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Soit x ∈ R+
√
x–2= x ⇐⇒ (x – 2)2 = x et x – 2 ≥ 0
2
⇐⇒ x – 5x + 4 = 0 et x ≥ 2
⇐⇒ (x – 4)(x – 1) = 0 et x ≥ 2
⇐⇒ x = 4 ou x = 1 et x ≥ 2
⇐⇒ x = 4 et x ≥ 2 ou x = 1 et x ≥ 2
⇐⇒ x = 4
√
On a bien montré, par une succession d‛équivalences, que pour tout x de R+ : x–2 = x ⇐⇒ x = 4.
2. Montrons que pour tous x et y de R : x2 + y2 = 0 ⇐⇒ x = y = 0. Soit x; y ∈ R2
a. Montrons d‛abord que : x = y = 0 ⇒ x2 + y2 = 0
si x = y = 0, alors on a : x2 + y2 = 02 + 02 = 0.
b. Montrons que : x2 + y2 = 0 ⇒ x = y = 0
si x2 + y2 = 0, alors x2 = –y2 ≤ 0
Comme x2 ≥ 0, on en déduit que x2 = y2 = 0, donc x = y = 0.
On a bien montré, par double implication, que : ∀ x; y ∈ R2 x2 + y2 = 0 ⇐⇒ x = y = 0.
6. Raisonnement par récurrence
Méthode
Soit n0 un entier naturel et P(n) une fonction propositionnelle définie sur l‛ensemble N .
Démontrer que ”∀n ≥ n0 , P(n)” est vraie, par récurrence, consiste à procéder en deux étapes :
1. On démontre que P(n0 ) est vraie.
2. On fixe n ≥ n0 et on suppose que P(n) est vraie, on démontre alors que P(n + 1) est aussi vraie.
Ces deux étapes suffisent à démontrer que ”∀n ≥ n0 , P(n)” est vraie.
Exemple
1. Montrons que pour tout n de N, le nombre 10n – 1 est divisible par 9.
Pour tout n de N, on pose P(n) : ”10n – 1 est divisible par 9”
a. Pour n = 0, on a 100 – 1 = 0 est divisible par 9, donc P(0) est vraie.
b. Soit n ∈ N. Supposons que P(n) : ”10n – 1 est divisible par 9” est vraie
et montrons que P(n + 1) : ”10n+1 – 1 est divisible par 9” est vraie
On a ”10n – 1 est divisible par 9”, c‛est à dire qu‛il existe un entier naturel k tel que :
10n – 1 = 9k
c‛est à dire ∃k ∈ N 10n = 9k + 1
D‛où ∃k ∈ N 10n+1 – 1 = 10 9k + 1 – 1 = 9 × 10k + 10 – 1 = 9 10k + 1 , avec 10k + 1 ∈ N
On en déduit que P(n + 1) : ”10n+1 – 1 est divisible par 9” est vraie.
On a bien montré, par récurrence, que pour tout n de N, le nombre 10n – 1 est divisible par 9.
n
X n n+1
∗
2. Montrons que pour tout n de N , k = 1 + 2 + 3 + ··· + n = .
2
k=1
n
X n n+1
∗
Pour tout n de N , on pose P(n) : ” k = 1 + 2 + 3 + ··· + n = ”
2
k=1
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X
1
1 1+1
a. Pour n = 1, on a k = 1 et = 1, donc P(1) est vraie.
2
k=1
n
X n n+1
b. Soit n ∈ N∗ .
Supposons que P(n) : ” k = 1 + 2 + 3 + ··· + n = ” est vraie
2
k=1
n+1
X n+1 n+2
et montrons que P(n + 1) : ” k = 1 + 2 + 3 + ··· + n + 1 = ” est vraie
2
k=1
On a
n+1
X
k = 1 + 2 + 3 + ··· + n + 1
k=1
+ · · · + +n} + n + 1
= 1| + 2 + 3 {z
n n+1
= + n+1
2
n n+1 +2 n+1 n+1 n+2
= =
2 2
On en déduit que P(n + 1) vraie.
n
X n n+1
On a bien montré, par récurrence, que : ∀n ∈ N∗ k = 1 + 2 + 3 + ··· + n = .
2
k=1
Pr. Yassine Aouami G X-Mathématiques