Cours EM Avancé PDF
Cours EM Avancé PDF
: 2021-2022
Faculté des Sciences et Techniques Filières : PF & TSER (S3)
Département de Physique
44r
†
e-mail : [email protected]
Table des matières
Introduction générale 1
iii
III Résolution des équations de Maxwell et énergie électromagnétique 29
III.1 Introduction des potentiels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
III.1.1 Équations de propagation du potentiel . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
III.1.2 Indétermination des potentiels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
III.2 Équations de Poisson . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
III.3 Solution des potentiels retardés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
III.3.1 Solution des équations de Poisson dans le cas général . . . . . . . . 34
III.3.2 Interprétation physique des potentiels retardés . . . . . . . . . . . . 35
III.3.3 Justification sommaire des potentiels retardés . . . . . . . . . . . . . 35
III.4 Approximation des Régimes Quasi-Permanents (ARQP) . . . . . . . . . . . . 36
III.5 Énergie du champ électromagnétique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
III.5.1 Énergie localisée dans le champ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
III.5.2 Transport d’énergie par le champ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
III.6 Équation de conservation de l’énergie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
iv
Introduction
~F = q(~ v ^~
E +~ B)
1
Introduction générale
Notons que les termes champ magnétique et champ magnétostatique sont synonymes.
En revanche, le terme de champ électrostatique est plus restrictif que celui de champ
électrique permanent : par exemple un faisceau d’électrons animés d’une vitesse constante
est la source d’un champ électrique qui est permanent mais non électrostatique.
Ce cours porte sur la théorie d’électromagnétisme "avancé" et organisé en trois cha-
pitres comme suit : Au premier chapitre nous allons faire une révision des lois de l’élec-
trostatique et de la magnétostatique. Les deuxième et troisième chapitres sont consacrés
respectivement aux équations de Maxwell et sa résolution.
Dr. Mohamed Vall MOULAYE ABDELLA
2
Chapitre I
r , t ) et ~
Soient U(~ V(~
r , t ) respectivement des champs scalaire et vectoriel. Désignons par
(x, y, z), (Ω, ', z) et (r, µ, '), respectivement, les coordonnées cartésiennes, cylindriques et
sphériques d’un point M.
Gradient
°°°!
gradU = ~
rU (I.1)
Coordonnées cartésiennes : @U @U @U
~
rU = ux +
~ uy +
~ uz
~ (I.2)
@x @y @z
Coordonnées cylindriques : @U 1 @U @U
~
rU = uΩ +
~ u' +
~ uz
~ (I.3)
@Ω Ω @' @z
Coordonnées sphériques : @U 1 @U 1 @U
~
rU = ur +
~ uµ +
~ u'
~ (I.4)
@r r @µ r sin µ @'
3
Chapitre I. Équations de Maxwell en régime stationnaire (permanent)
Laplacien
Coordonnées cartésiennes : @2 U @2 U @2 U
¢U = + + (I.5)
@x 2 @y 2 @z 2
µ ∂
Coordonnées cylindriques : 1 @ @U 1 @2 U @2 U
¢U = Ω + 2 + (I.6)
Ω @Ω @Ω Ω @'2 @z 2
µ ∂ µ ∂
Coordonnées sphériques : 1 @ 2 @U 1 @ @U 1 @2 U
¢U = r + 2 sin µ + (I.7)
r 2 @r @r r sin µ @µ @µ r 2 sin2 µ @'2
Divergence
div~ r ·~
V =~ V (I.8)
Rotationnel
°!~ ~ ~
rotV = r ^ V (I.12)
4
I.1. Notions de base
µ ∂ µ ∂ µ ∂
Coordonnées cartésiennes : @Vz @V y @Vx @Vz @V y @Vx
r ^~
~ V= ° ux +
~ ° uy +
~ ° ux
~ (I.13)
@y @z @z @x @x @y
µ ∂ µ ∂ µ ∂
Coordonnées cylindriques : 1 @Vz @V' @VΩ @Vz 1 @(ΩV' ) @VΩ
r ^~
~ V= ° uΩ +
~ ° u' +
~ ° uz
~ (I.14)
Ω @' @z @z @Ω Ω @Ω @'
µ ∂ µ ∂ µ ∂
1 @(sin µ V' ) @(Vµ ) 1 1 @Vr @(r V' ) 1 @(r Vµ ) @Vr
Coordonnées sphériques : r ^~
~ V= ° ur +
~ ° uµ +
~ ° u'
~ (I.15)
r sin µ @µ @' r sin µ @' @r r @r @µ
Règles de produit
° ¢
(d) ~r k f = k (~ r f ).
° ¢
r · k~
(e) ~ A = k (~r ·~A).
° ¢
r ^ k~
(f) ~ A = k (~r ^~ A).
(g) ~
r( f g ) = f ~
rg + g ~
rf .
° ¢
r~
(h) ~ A ·~
B =~ r ^~
A ^ (~ B) + ~ r ^~
B ^ (~ A) + (~ r)~
A ·~ B + (~ r)~
B ·~ A.
r( f ~
(i) ~ r ·~
A) = f (~ A) + ~
A · (~
r f ).
° ¢
r· ~
(j) ~ A ^~B =~ r ^~
B · (~ A) ° ~ r ^~
A · (~ B).
(k) ~r^(f ~ r ^~
A) = f (~ A) ° ~
A ^ (~
r f ).
° ¢
r^ ~
(l) ~ A ^~
B = (~ r)~
B ·~ A ° (~ r)~
A ·~ B +~ r ·~
A(~ B) ° ~ r ·~
B(~ A).
° ¢
(m) ~ r^ ~r ^~
B =~ r(~r ·~
A) ° (~ r)~
r ·~ A.
Soient C un contour (courbe fermée orientée) et S une surface qui s’appuie sur C (notée
par @S = C). La formule de Stokes est donnée par :
I œ
°
! ° ¢ °!
~
A · d` = r ^~
~ A · dS (I.16)
C=@S S
°
! °!
avec d ` est un élément du contour C, d S est un élément de la surface ~
S et ~
A(~
r , t ) est un
champ vectoriel dont les dérivées partielles sont bornées.
5
Chapitre I. Équations de Maxwell en régime stationnaire (permanent)
Formule d’Ostrogradski
” —
°!
~
A · dS = r ·~
~ Adø (I.17)
S=@V V
°!
où d ø est un élément du volume V , d S est un élément de la surface ~
S et ~
A(~
r , t ) est un
champ vectoriel à dérivées partielles bornées.
°!
d S = d Sr ~
ur + d S µ ~
uµ + d S ' ~
u' (I.18)
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avec
1 °°!
~
V= ur ,
~ avec ~
r = OM (I.20)
r2
il s’agit d’un champ radial et dirigé vers l’extérieur ; d’où il doit avoir une divergence non
nulle. Utilisons la formule (I.11) pour calculer la divergence de ~ V:
µ ∂
1 @ 2 1 1 @
r ·~
~ V= 2
r £ 2 = 2 (1) = 0 (I.21)
r @r r r @r
On remarque que l’intégrale précédente est indépendante de r et non nulle ce qui implique
r·~
que, contrairement à ce que l’équation (I.21) indique, ~ V 6= 0 ! En effet, on peut réconcilier
les deux résultats, (I.21) et (I.22), comme suit : l’équation (I.21) est vraie pour tout point
autre que l’origine O. Au point O nous pouvons utiliser (I.22) (puisqu’elle est indépendante
6
I.1. Notions de base
µ ∂
1
~
r· 2
u r = 4º±3 (~
~ r) (I.23)
r
Distribution de Dirac
Soit f une fonction d’essai (arbitraire), la distribution de Dirac (ou fonction ± de Dirac)
à 3-dimensions est définie par :
— (
3 0 0 0
f (~ r 0 =~
r ), si ~ r
• d r f (~
r ) ±(~
r °~
r )= (I.24)
V0 0, r 0 6= ~
si ~ r
• ±(~ r 0 ) = 0,
r °~ r 0 6= ~
8~ r (I.25)
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N
X
r , t )d ø =
±Q = Ω(~ qÆ (I.26)
Æ=1
—
Q(t ) = r , t )d ø
Ω(~ (I.27)
N
X
~
j (~
r , t )d ø = q Æ~
vÆ (I.28)
Æ=1
7
Chapitre I. Équations de Maxwell en régime stationnaire (permanent)
où ~
v Æ est la vitesse de la particule Æ. Si toutes les particules ont la même vitesse ~
v , l’expres-
sion du courant volumique (I.28) devient :
√ !
N
X
~
j (~
r , t )d ø = qÆ ~
v = Ω(~ v) ~
r , t )d ø~ j (~
r , t ) = Ω(~
r , t )~
v (I.29)
Æ=1
°!
Comme le sens de d S, limitant le volume V , est sortant de V , le taux de transfert de charges
du volume vers l’extérieur est :
” —
dQ ~
°!
= j (~
r ,t) · dS = r~r · ~
~ j (~
r ,t)dø (I.30)
dt S=@V V
La conservation de la charge électrique implique que la charge dans V ne peut être variée
que par un transport à travers ~
S:
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— —
r ,t)
@Ω(~
r~r · ~
~ j (~
r ,t)dø = ° dø (I.32)
V V @t
@Ω
r·~
~ j+ =0 (I.33)
@t
@Ω
r·~
=0) ~ j =0 (I.34)
@t
”
°!
~
j (~
r ,t) · dS = 0 (I.35)
S=@V
8
I.2. Électrostatique
Notons que dans le cas d’une répartition surfacique les charges et les courants surfa-
ciques sont respectivement donnés par :
N
X
r ,t)dS =
æ(~ qÆ
Æ=1
(I.36)
XN
~
j æ (~
r ,t)dS = q Æ~
vÆ
Æ=1
Tandis que celles d’une répartition linéiques, la charge linéique ∏ et le courant (linéique)
~I(~
r , t ) sont définis par :
N
X
r ,t)dl =
∏(~ qÆ
Æ=1
(I.37)
XN
~I(~
r ,t)dl = q Æ~
vÆ
Æ=1
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I.2 Électrostatique
— °°!
1 PM
~
E(~
r)= Ω(P) d øP (I.38)
4º≤0 V PM3
~ r ) = °~
E(~ rV (I.39)
Pour une distribution volumique de charge Ω(P) continue et à support compact VP , on peut
prendre
—
1 Ω(P)
V(M) = d øP (I.40)
4º≤0 V PM
9
Chapitre I. Équations de Maxwell en régime stationnaire (permanent)
r ^~
~ E =~0 (I.42)
En effet
r ^~
~ E =~
r ^ (°~
rV) =~0 (I.43)
Comme nous le verrons ultérieurement cette équation est la restriction au cas des régimes
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qui signifie que le champ E(M) à une circulation (en anglais : line integral) conservative :
I
°
!
E(M) · d l = 0 (I.45)
Le flux ™ du champ E(M) sortant d’une surface fermée S est égal au quotient par la
permittivité du vide du vide ≤0 de la charge :
”
°! Q
™= ~E · dS = (I.46)
≤0
10
I.2. Électrostatique
Ω
r ·~
~ E= (I.49)
≤0
° ¢ Ω Ω
~
r · °~
rV = ) ¢V = ° (I.50)
≤0 ≤0
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qui est appelée l’équation de Poisson. Dans le cas particulier d’une région vide de charge
(Ω = 0), on a
¢V = 0 (I.51)
Théorème de Gauss :
Maxwell-Gauss : ”
°! QV
™= ~
E · dS =
Ω S=@V ≤0
r ·~
~ E= ,
≤0
donc le flux de ~
E n’est pas
conservative en présence de
charge.
~
E est irrotationnel : Circulation conservative :
I
°
!
r ^~
~ E =~0 , ~
E · dl = 0
C=@S
11
Chapitre I. Équations de Maxwell en régime stationnaire (permanent)
I.3 Magnétostatique
— ~ °°!
µ0 j (P) ^ PM (I.52)
~
B(M) = d øP
4º V PM3
avec
r ·~
I.3.2 Équation ~ B=0
En utilisant l’équation (I.52), nous avons :
— √ °°! !
µ0 PM
divM~
B(M) = rM · ~
~ j (P) ^ d øP (I.54)
4º V PM3
Or,
√ °°! ! °°! ≥ √ °°! !
PM PM ¥ PM
rP · ~
~ j (P) ^ 3
= 3
rM ^ ~
· ~ j (P) ° ~
j (P) · ~rM ^ (I.55)
PM PM PM3
rM ^ ~
Mais ~ j (P) = 0 (car ~
j ne dépend pas de coordonnées de M) et
°°! µ µ ∂∂
PM 1 °°! °°! ~ 1
~
rM ^ = ~
rM ^ PM ° PM ^ rM
PM3 PM3 PM3
3 °°! °°!
=~0 ° PM ^ PM =~0 (I.56)
PM5
rM · ~
~ B(M) = 0 (I.57)
12
I.3. Magnétostatique
c’est-à-dire
”
°!
~
B(M) · d S = 0 (I.59)
S=@V
donc le flux de ~
B à travers une surface fermée orientable S est nul (c.-à-d. ~
B est à un flux
conservatif ). Ceci signifie physiquement qu’il n’existe pas de monopole magnétique (charge
magnétique).
~ rM ^ ~
B(M) = ~ A(M) (I.60)
celui-ci est :
— ~
µ0 j (P)
~
A(M) = d øP (I.61)
4º V PM
r^(f ~
~ rf ^~
U) = ~ r^~
U + f £ (~ U) (I.62)
nous avons
0 1
— µ ∂ rM ^ ~
~ j (P)
µ0 B~ 1 C
rM ^ ~
~ A(M) = @rM ^~
j (P) + A d øP
4º V PM PM
— √ °°! !
µ0 PM ~
= ° ^ j (P) d øP = ~
B(~
r) (I.63)
4º V PM3
rM ^ ~
où ~ j (P) = 0 car ~
j (P) est indépendante des coordonnées de M.
Notons que l’équation (I.60) ne définit pas de manière univoque le potentiel vectoriel
~ A(M) et A0 (M) = ~
A. En effet, les champs ~ A(M) + ~
r f (M), avec f (M) est une fonction scalaire
arbitraire, donnent le même champ magnétostatique ~ B(M) :
° ¢
~ A0 (M) = ~
rM ^ ~ rM ^ ~A(M) + ~ rM ^ ~
r f (M) = ~ A(M) + ~
rM ^ ~ r ^~
r f (M) = ~ A(M) +~0 = ~
B(M)
(I.64)
13
Chapitre I. Équations de Maxwell en régime stationnaire (permanent)
r ·~
~ A = 0 (Jauge de Coulomb) (I.65)
La transformation
A(M) ! A0 (M) = ~
~ A(M) + ~
r f (M) (I.66)
où I est positive ~ ~
I (resp. négative)
œ si j et S sont de œmême sens (resp. de sens opposés).
°
! °! °!
Comme ~
B · dl = r ^~
(~ B) · d S et I = ~
j · d S, le théorème d’Ampère implique
C =@S S S
que :
œ œ
°! °!
r ^~
(~ B) · d S = µ0 ~
j · dS (I.68)
S S
~ B = µ0 ~
r ^~ j (I.69)
14
I.3. Magnétostatique
Conservation du flux de ~
B:
”
°!
~
B · dS = 0
r ·~
~ B=0 ,
S=@V
La circulation de ~
B n’est pas
Équation de Maxwell-Ampère : conservative en présence de
courant :
B = µ0 ~
r ^~
~ j , I œ
°
! °!
~B · d l = µ0 I, où I = ~
j · dS
C=@S
A = °µ0 ~
¢~ j (I.72)
qui est l’analogue, en magnétostatique, de l’équation de Poisson (I.50). Dans le cas particu-
lier d’une région vide de courant (~
j =~0), on a
¢~
A=0 (I.73)
15
Chapitre I. Équations de Maxwell en régime stationnaire (permanent)
I I
dW °
!
e= = ~
Ei · d l (I.74)
C dq C
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œ
°!
©B = ~
B · dS (I.75)
Il ne dépend pas du choix de la surface S qui s’appuie sur le circuit C. On appelle aussi ©B
flux à travers le circuit C.
Loi de Faraday
Cette loi indique que lorsque le flux (I.75) varie au cours du temps, il apparait dans le
circuit C une force électromotrice induite (I.82) ;
I µœ ∂
d ©B °
! d °!
e =° ) ~
Ei · d l = ° ~
B · dS (I.76)
dt C=@S dt
Notons que la variation du flux (I.75) peut être due à une variation du champ magné-
tique ~
B au cours du temps ou à une variation de la forme ou de la position du circuit C (ou
aux divers effets en même temps).
16
I.3. Magnétostatique
Équation de Maxwell-Faraday
@~
B
r ^~
~ Ei = ° . (I.77)
@t
d’autre part on a :
µœ ∂ œ ~
d ©B d °! @B °!
= ~
B · dS = · dS (I.79)
dt dt S S @t
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@~
B
r ^~
~ Ei = ° . (I.81)
@t
I œ
°
! °!
e= ~
Ei · d l = r ^~
(~ Ei ) · d S (I.82)
C C=@S
c’est-à-dire
I
° ¢ °
!
e= ~Ei + ~
V ^~
B · dl (I.84)
C
°
!
où ~
V est le vecteur vitesse de l’élément d l de circuit C.
17
Dr. Mohamed Vall MOULAYE ABDELLA
Chapitre II
Équation de Maxwell-Faraday : @~
B
r ^~
~ E=° (II.2)
@t
Ω
Équation de Maxwell-Gauss : r ·~
~ E= (II.3)
≤0
Équation de Maxwell-Ampère : @~
E
B = µ0 ~
r ^~
~ j + µ0 ≤0 (II.4)
@t
On peut distinguer dans les équations ci-dessus un premier couple ((II.1) et (II.2)) qui
exprime des propriétés intrinsèques du champ électromagnétique alors que le second
couple ((II.3) et (II.4)) exprime le lien entre le champ (~ B) et sa source (Ω, ~
E,~ j ). Montrons
tout de suite que ce second couple des équations de Maxwell contient l’équation de la
conservation de la charge.
En utilisant (II.4) on a :
µ ∂
~
° ¢ r ·~
@(~ E) @ Ω
~ ~ ~ ~
r · j = r · r ^ B ° ≤0 = 0 ° ≤0
@t @t ≤0
@Ω
r·~
) ~ j+ =0 (II.5)
@t
19
Chapitre II. Équations de Maxwell en régime variable
r ^~
~ E =~0 (II.6)
On reconnait dans la dernière expression la dérivée par rapport au temps du flux magné-
tique qui traverse C. Nous avons donc montré que l’équation de Maxwell-Faraday exprime
la relation connue sous le nom de théorème de Faraday :
I
@~
B °
! d©
r ^~
~ E=° , ~E · dl = ° (II.8)
@t dt
Cette relation exprime qu’un champ magnétique dépendant du temps donne naissance à
un champ électrique à circulation non conservative. Alors l’équation de Maxwell-Faraday
rend compte du phénomène d’induction électromagnétique.
20
II.1. Équations de Maxwell
d’Ostrogradski :
” — —
°! ° ¢ 1
™= ~E · dS = ~r ·~
E dø = Ωd ø (II.9)
V ≤0 V
Alors le théorème de Gauss est aussi valide en régime non permanent : le flux du champ
électrique à travers toute surface fermée est égal à la charge contenue dans le volume délimité
par la surface fermée, divisée par la permittivité du vide.
~ B = µ0 ~
r ^~ j (II.11)
~ @~
E
j D = ≤0 (II.13)
@t
21
Chapitre II. Équations de Maxwell en régime variable
Un champ électrique dépendant du temps est, au même titre qu’un courant, une source
de champ magnétique.
1. Noter toutefois que cette analogie est limitée. Notamment, nous verrons que dans la limite des champs
lentement variables, le terme ≤0 @~
E/@t disparait à la différence du terme °@~
B/@t .
22
II.3. Propagation du champ électromagnétique
@Ω
r·~
~ j =° (II.17)
@t
Alors ~
j D doit vérifier :
" #
@~
E ~
µ0~
r · ° ≤0 + jD = 0 (II.19)
@t
@~
E
~
j D = ≤0 (II.20)
@t
Ce choix s’est trouvé ultérieurement, comme nous allons voir dans la section suivante,
justifié par des conséquences vérifiables expérimentalement.
23
Chapitre II. Équations de Maxwell en régime variable
D’autre part
√ ! √ !
° ¢ (II.2) @~
B @ ° ¢ (II.4) @~
j @2~E
~
r^ ~r ^~
E = °~ r^ =° r ^~
~ B = ° µ0 + µ0 ≤0 2 (II.22)
@t @t @t @t
@2~E 1 @~
j
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2
r~
~ E ° µ0 ≤0 = ~
rΩ + µ0
(II.23)
@t 2 ≤0 @t
ce qui donne
2 @2~
B
r~
~ B ° µ0 ≤0 r^~
= °µ0 ~ j (II.25)
@t 2
Alors (II.23) et (II.25) montrent que le découplage complet existant en régime perma-
nent entre un champ ~ B de source ~
E de source Ω et un champ ~ j n’est plus réalisé en régime
variable.
En un point où Ω = 0 et ~
j = ~0, les champs ~
E et ~
B satisfont à la même équation de
propagation :
2 @2~
E
r~
~ E ° µ0 ≤0 =~0 (II.26)
@t 2
2 @2~
B
r~
~ B ° µ0 ≤0 =~0 (II.27)
@t 2
24
II.3. Propagation du champ électromagnétique
2 1 @2~
S
r~
~ S° =~0 (II.28)
v @t 2
2
avec v est la vitesse de propagation de l’onde. Elle admet comme solutions particulières :
° ¢
~
S (x ± v t ) , ~
S y ± vt , ~
S (z ± v t ) (II.29)
° ¢
Les solutions ~S (x ° v t ), ~
S y ° v t et ~S (z ° v t ) sont appelées "ondes progressives" et les
° ¢
~ ~ ~
solutions S (x + v t ), S y + v t et S (z + v t ) sont appelées "ondes régressives".
qui représentent des ondes progressives se propageant avec célérité v respectivement
le long des axes Ox, Oy et Oz.
Nous pouvons nous intéresser aux solutions de (II.28) dont la structure temporelle est
sinusoïdale. De telles ondes sont dites monochromatiques.
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2 @2~E 1 @~
j 2 1
r~
~ E ° µ0 ≤0 2
= ~
rΩ + µ0 r~
)~ E° ~ rΩ =~0 (II.30)
@t ≤0 @t ≤0
2 Ω
~
r V=° (II.32)
≤0
2 @2~
B 2
r~
~ B ° µ0 ≤0 2
r^~
= °µ0 ~ r~
j )~ r^~
B + µ0 ~ j =~0 (II.33)
@t
2° ¢ ≥ 2 ¥ ≥ 2 ¥
~
r ~ r ^~
A +~r ^ (µ0 ~
j ) =~0 ) ~ r~
r^ ~ r ^ (µ0 ~
A +~ j ) =~0 ) ~ r~
r^ ~ A + µ0 ~
j =~0 (II.34)
25
Chapitre II. Équations de Maxwell en régime variable
2
r~
~ A = °µ0 ~
j (II.35)
1
v2 = (II.36)
µ0 ≤0
Ceci impliquait que le champ est susceptible de se propager avec une célérité de la lumière
Dr. Mohamed Vall MOULAYE ABDELLA
≤0 µ0 c 2 = 1. (II.38)
26
II.4. Référentiels dans lesquels les équations de Maxwell sont valables
par rapport à lui donc, compte tenu des lois classiques de la cinématique, à lui seul, que
la lumière se propage avec la célérité c. Identifiant ce "référentiel absolu" ou "éther" avec
le référentiel de Copernic. Il devenait naturel de chercher à mettre en évidence le fait
que la lumière doit avoir, dans un référentiel R 0 (relatif) entrainé par rapport à R par le
mouvement orbital de la Terre une célérité c 0 6= c.
Les expériences réalisées Michelson et Morley ne donnèrent pas le résultat attendu.
La solution de ces contradictions fut apportée par les postulats de la relativité restreinte
formulée par Einstein en 1905 : postulat 1) les lois de la physique doivent avoir la même
formulation dans tous les référentiels galiléens ; en particulier, les équations de Maxwell
sont valables dans un référentiel galiléen quelconque, et postulat 2) les ondes électroma-
gnétiques se propagent avec la même célérité c par rapport à tout référentiel galiléen.
Dr. Mohamed Vall MOULAYE ABDELLA
27
Dr. Mohamed Vall MOULAYE ABDELLA
Chapitre III
sous forme de dérivées premières, nous verrons que la liberté qui s’introduit dans le choix
de transformations de jauge permet d’aboutir à des équations différentielles du second
ordre (équations de Poisson) dans lesquelles les sources Ω et ~
j se trouvent découplées,
A(~
d’où la possibilité d’arriver à une solution générale V(Ω) et ~ j ) (solutions des potentiels
retardés) dont on en déduit le champ électromagnétique cherché par des dérivations.
~ r ^~
B =~ A (III.1)
Introduisons ~
A dans (II.1) :
√ !
@ ° ¢ @~
A
r ^~
~ E=° r ^~
~ A )~r^ ~E+ =~0 (III.2)
@t @t
°! °°°!
Or, puisque rot(grad f ) =~0 pour toute fonction f , on établit que si un champ vectoriel est à
rotationnel nul, on peut trouver au moins un champ scalaire © dont il est le gradient, soit
29
Chapitre III. Résolution des équations de Maxwell et énergie électromagnétique
ici :
@~
A
~
E+ =~
r© (III.3)
@t
Pour retrouver des expressions qui s’identifient en régime permanent avec celles de l’élec-
trostatique, on posera © = °V, le champ scalaire V(~
r , t ) est appelé dans le cas général
des régimes non permanents potentiel scalaire. En résumé, le champ (~ E,~
B) "dérive des
potentiels" (V,~
A) par les relations :
@~
A
~ r ^~
B =~ A , ~
E = °~
rV ° (III.4)
@t
¢~
A =~ r ·~
r(~ A) ° ~
r ^ (~r ^~A) = ~r(~r ·~ r ^~
A) ° ~ B
" # " √ !#
@~
E @ @~A
=~
r(~ A) ° µ0 ~
r ·~ j + µ0 ≤0 =~r(~ A) ° µ0 ~
r ·~ j + µ0 ≤0 °~
rV °
@t @t @t
µ ∂
@V @2~A
=~ r ·~
r(~ A) + µ0 ≤0~r + µ0 ≤0 2 ° µ0 ~ j (III.5)
@t @t
∑ ∏
@2~
A @V
¢~
A ° µ0 ≤0 = ° µ0
~
j + ~
r ~
r · ~
A + µ ≤
0 0
(III.6)
@t 2 @t
∑ ∏
@2~
A @V
¢~
A ° µ0 ≤0 ~ ~ ~
=r r · A + µ0 ≤0 (III.7)
@t 2 @t
@ Ω
¢V + r ·~
(~ A) = ° (III.9)
@t ≤0
30
III.1. Introduction des potentiels
@
¢V + r ·~
(~ A) = 0 (III.10)
@t
Soit (~E,~B) un champ dont on connait un couple (V0 ,~ A0 ) de potentiels. Nous voulons
savoir s’il existe d’autres couples de potentiels de ce champ, c’est-à-dire des couples (V,~
A)
autres que (V0 ,~
A0 ) qui vérifient (III.4).
A0 vérifiant (III.4), tout champ :
~
A =~
A0 + ~
r' (III.11)
vérifie également (III.4) car le rotationnel d’un gradient est nul et donc
Dr. Mohamed Vall MOULAYE ABDELLA
r ^~
~ r ^ (~
A =~ A0 + ~ r ^~
r') = ~ A0 = ~
B (III.12)
@~
A @~
A0
°~
rV ° = °~
rV0 ° =~
E (III.13)
@t @t
soit
µ ∂
@ ° ¢ @'
0 =~
r (V0 ° V) ° ~A °~
A0 = ~
r V0 ° V ° (III.14)
@t @t
où nous avons utilisé (III.11). Une solution possible de l’équation précédente est :
@'
V = V0 ° (III.15)
@t
@'
~
A =~
A0 + ~
r' , V = V0 ° (III.16)
@t
31
Chapitre III. Résolution des équations de Maxwell et énergie électromagnétique
Conditions de jauge
1 @V
r ·~
~ A+ =0 (III.17)
c 2 @t
c @t c @t
1 @2
⇤ = ¢° (III.19)
c 2 @t 2
1 @V 1 @V0
r ·~
~ A+ 2
=~
r · A0 + 2 + ⇤' (III.20)
c @t c @t
Nous admettrons qu’un choix convenable du champ ' permet de donner au premier
membre de cette équation la valeur nulle désirée.
Notons que dans ce choix de jauge les équations (III.7) et (III.10) deviennent
@2~A
¢~
A ° µ0 ≤0 = ⇤~
A =~0
@t 2 (III.21)
@2 V
¢V ° µ0 ≤0 2 = ⇤V =0
@t
µ ∂
@V @ @ @V @2 V
r ·~
car ~ A + µ0 ≤0 = 0 et (~r ·~
A) = °µ0 ≤0 = °µ0 ≤0 2
@t @t @t @t @t
• Jauge de radiation
Revenons à l’équation géérale à laquelle satisfait le potentiel scalaire (III.10) :
@
¢V + r ·~
(~ A) = 0 (III.22)
@t
32
III.2. Équations de Poisson
On peut être tenté de choisir V tel qu’il satisfasse, comme en régime stationnaire, à l’équa-
tion de Laplace dans le vide ¢V = 0. La condition de jauge correspondante est alors la
même que celle que nous avons adopté pour un tel régime (jauge de Coulomb) :
r ·~
~ A=0 (III.23)
Cette condition est particulièrement commode lorsqu’il n’y a pas de charges, c’est-à-
dire lorsque l’on ne s’intéresse qu’aux phénomènes loin des sources. Pour cette raison, on
l’appelle jauge de radiation. Alors un choix possible du potentiel scalaire est V = 0. Dans
ce cas, il suffit d’étudier le potentiel vecteur ~
A, le champ pouvant s’en déduire par simple
dérivation selon
@~
A
~
E=° et ~ r ^~
B =~ A avec V = 0 (III.24)
@t
ce qui donne :
µ ∂
@~r ·~
A @ (III.17) 1 @2 V Ω
° ~ ~
= ° (r · A) = + 2 = ¢V + (III.27)
@t @t c @t 2 ≤0
µ ∂
@V (II.38) 1 @2~
A
~
r ~ r ·~
A + µ0 ≤0 = ¢~ A ° 2 2 + µ0 ~ j (III.28)
@t c @t
° ¢ ° ¢
où nous avons utilisé les relations : ~
r · (~
rV) = ¢V, ~ r ^~
r^ ~ A =~r ~r ·~
A ° ¢~
A et (II.38). En
choisissant la jauge de Lorentz, (III.17) (qui implique que le terme entre parenthèses, de la
seconde équation, est nulle) et en utilisant l’opérateur d’Alembertien (III.19), on obtient
les deux relations locales suivantes :
Ω
⇤V = ° , ⇤~A = °µ0 ~j (III.29)
≤0
qui sont dites équations de Poisson en régime variable (elles généralisent les équations de
Poisson (I.50) et (I.72)).
33
Chapitre III. Résolution des équations de Maxwell et énergie électromagnétique
Remarques
• Ces équations ne sont pas une simple conséquence des équations de Maxwell,
elles "contiennent" aussi la jauge de Lorentz. Une autre jauge donnerait d’autres
"équations aux potentiels".
• En régime permanent, le d’Alembertien ⇤ se réduit au Laplacien ¢ = ~
r ·~
r (puisque
les grandeurs utilisées sont indépendantes du temps) et on retrouve les équations
de Poisson déjà introduites en électrostatique et en magnétostatique (voir (I.50) et
(I.72)) :
Ω
¢V = ° , A = °µ0 ~
¢~ j (III.30)
≤0
r ·~
~ A=0 (III.31)
Dr. Mohamed Vall MOULAYE ABDELLA
V (M, t)
M ˛
A(M, t)
SM
fl(S, t)
S ˛j(S, t)
(D)
O Y
34
III.3. Solution des potentiels retardés
— ° ¢ — ~° ¢
1 Ω S, t ° SM
c µ0 j S, t ° SM
c
V(M, t ) = 0
dø , ~
A(M, t ) = d øS (III.32)
4º≤0 V SM 4º V SM
Ce résultat est particulièrement satisfait pour l’esprit. De toute façon, des expressions
qui auraient fait dépendre des potentiels en M à l’instant t de l’état de S à cette même date
auraient permis une transmission instantanée d’informations de S vers M, en contradic-
tion avec les résultats de la théorie de la relativité restreinte.
Cette équation n’est autre que l’équation de d’Alembert dont une solution particulière est
une onde sphérique divergente à partir de S de la forme :
µ ∂
1 SM
r ,t) =
¢V(~ f t° (III.34)
r c
1 ¢q
r)=
¢V(~ . (III.35)
4º≤0 SM
° SM
¢
1 ¢q t ° c
r ,t) =
¢V(~ (III.36)
4º≤0 SM
35
Chapitre III. Résolution des équations de Maxwell et énergie électromagnétique
d’où, par superposition, l’expression du potentiel scalaire retardé d’une distribution, puis,
par analogie, celle du potentiel vecteur retardé.
Remarques
• Les champs ~
E et ~
B que l’on peut déduire des expressions des potentiels retardés
(en utilisant (III.4)) ne sont solution des équations de Maxwell que si ces potentiels
vérifient la jauge de Lorentz (III.17).
• L’équation de Poisson dans le vide (III.33), ⇤(¢V) = 0, possède également des solu-
tions du type "onde sphérique divergente" :
µ ∂
1 SM
r ,t) =
¢V(~ f t+ (III.37)
SM c
SM
øp = øT (III.38)
c
est connue sous le nom d’Approximation des régimes quasi-permanents (en abrégé
l’ARQP) 1 ou des états quasistationnaires. On peut obtenir les potentiels à l’aide des
mêmes expressions qu’en régime stationnaire, valable à chaque instant,
— — ~
1 Ω (S, t ) µ0 j (S, t )
V(M, t ) = d øS , ~
A(M, t ) = d øS (III.39)
4º≤0 V SM 4º V SM
1. Elle est aussi appelée "Approximation des Régimes Quasi-Stationnaires" (en abrégé l’ARQS).
36
III.4. Approximation des Régimes Quasi-Permanents (ARQP)
@~
A
~ r ^~
B =~ A , ~
E = °~
rV ° (III.40)
@t
Comme
√ ! µ ∂
~
j (S, t ) 1 ≥ ¥ 1
~
rM ^ = ~ ~ ~
rM ^ j (S, t ) + rM ^~ j (S, t )
SM SM SM
√ °°! ! √ °°! !
SM ~
j (S, t ) ^ SM
=0 + ° ^~j (S, t ) = (III.42)
SM3 SM3
— µ ∂ — √ °°! !
1 Ω (S, t ) 1 SM
°~
rM V(M, t ) = ° ~
rM d øS = Ω (S, t ) d øS (III.44)
4º≤0 V SM 4º≤0 V SM3
SM
øp = øT soit SM ø cT = ` (III.45)
c
SM ø ∏0 (III.46)
37
Chapitre III. Résolution des équations de Maxwell et énergie électromagnétique
∏0 = cT étant la longueur d’onde dans le vide. L’ARQP est donc valable pour un tel signal,
si les distances sont faibles devant la longueur d’onde ∏0 .
Exemples
Cette condition est réalisée dans la grande majorité des applications électro-
niques usuelles, même de haute fréquence.
• Dans le cas du courant industriel, de fréquence ∫ = 50 Hz, l’ARQP est valable
pour des circuits de dimensions importantes :
c 3 £ 108 m/s
= 6 £ 106 m = 6000 km
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r ø ∏0 avec ∏0 = = (III.48)
∫ 50 1/s
Cette distance est bien supérieure à la plupart des longueurs des circuits de
distribution.
r ·~
~ B=0 (III.49)
@~
B
r ^~
~ E=° (III.50)
@t
ARQP :
Ω
r ·~
~ E= (III.51)
≤0
~ B = µ0 ~
r ^~ j (III.52)
38
III.5. Énergie du champ électromagnétique
La puissance électromagnétique reçue par les charges dans un volume V fixe est donc
—
PV = ~
j ·~
Ed ø. (III.55)
V
Or
° ¢ ° ¢ ° ¢
r· ~
~ E ^~
B = ~r ^~
E ·~B °~
E· ~r ^~
B (III.57)
39
Chapitre III. Résolution des équations de Maxwell et énergie électromagnétique
donc
— √ °~ ~ ¢ ~ ~ °~ ~ ¢ !
r^E ·B°r· E^B @~
E
PV = ° ≤0 ·~
E d ø. (III.58)
V µ0 @t
— √ ~2 ! ” √ !
@ B E2
≤0~ ~E ^~
B
° + dø = PV + · d~
S (III.60)
@t V 2µ0 2 S=@V µ0
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E2 ~
≤0~ B2
w= + (III.61)
2 2µ0
~
E ^~B
~
¶= (III.63)
µ0
est le vecteur de Poynting (unité : W/m 2 ) et son intégrale sur S est le flux d’énergie électro-
magnétique à travers S (positif s’il y a un flux net vers l’extérieur).
Le théorème de Poynting traduit la conservation de l’énergie : la variation de l’énergie
électromagnétique dans un volume est due au travail P V des forces électromagnétiques
sur les charges dans ce volume (i.e. la puissance céder à la matière contenue dans V ) ou
(inclusivement) à un échange d’énergie avec l’extérieur par la”
surface de ce volume (i.e. la
puissance évacuée à travers S sous forme de rayonnement) ; ~
¶ · d~
S.
S=@V
40
III.6. Équation de conservation de l’énergie
@w ~
° = j ·~ r ·~
E +~ ¶ (III.65)
@t
@Ω
° r·~
=~ j (III.66)
@t
¶, w) et (~
on remarque que les couples (~ j , Ω) sont analogues, d’où ¶ est la densité de courant
d’énergie (w est la densité volumique d’énergie électromagnétique ; elle est donc l’analogue
de la densité volumique Ω de charges). Notons que cette analogie n’est pas totale ; la
Dr. Mohamed Vall MOULAYE ABDELLA
présence du terme ~j ·~
E en (III.65), qui n’a pas d’analogue en (III.66), provient de ce que
l’énergie n’est pas intégralement conservée sous forme électromagnétique mais peut être
cédée à la matière (contrairement à la charge électrique).
41
Dr. Mohamed Vall MOULAYE ABDELLA
Chapitre IV
e u = Æ~
~ e x + Ø~
e y + ∞~
ez , Æ2 + Ø2 + ∞2 = 1 (IV.1)
Lorsque le champ (~
E,~
B) ne dépend que de u, l’onde est dite plane car, à un instant
donné, le champ à la même valeur en tout point de ce plan :
~
E(M, t ) = ~
E(u, t ) et ~
B(M, t ) = ~
B(u, t ) (IV.2)
@ @ @ @2
~ eu
r =~ , ~ eu
r· = ~ ·~ eu
r^ = ~ ^ , ¢= (IV.3)
@u @u @u @u 2
l’equation d’onde
1 @2 ™
¢™ = (IV.4)
c 2 @t 2
43
Chapitre IV. Ondes électromagnétique dans le vide
@2 ™ 1 @2 ™
° =0 (IV.5)
@u 2 c 2 @t 2
soit
µ ∂µ ∂
@ 1 @ @ 1 @
° + ™=0 (IV.6)
@u c @t @u c @t
c c
u = (w ° v) , t = (w + v) (IV.7)
2 2
Il vient
µ ∂ µ ∂ µ ∂
Dr. Mohamed Vall MOULAYE ABDELLA
@ @ @u @ @t c @ 1 @
= + =° ° (IV.8)
@v @u @v @t @v 2 @u c @t
µ ∂ µ ∂ µ ∂
@ @ @u @ @t c @ 1 @
= + = + (IV.9)
@w @u @w @t @w 2 @u c @t
4 @2 ™
° =0 (IV.10)
c 2 @v@w
soit
@2 ™
=0 (IV.11)
@w@v
@™
= g (v) (IV.12)
@v
d’où
Z
™= g (v)d v + ™° (w) = ™+ (v) + ™° (w) (IV.13)
en intégrant par rapport à v. Alors, la solution générale de l’équation d’onde plane a pour
expression :
≥ u¥ ≥ u¥
™ = ™+ t ° + ™° t + (IV.14)
c c
44
IV.1. Ondes planes et ondes sphériques
u2 u1
t2 ° = t1 ° (IV.15)
c c
d’où la distance u 2 ° u 1 = c(t 2 ° t 1 ) qui sépare ß2 de ß1 : on dit que le signal s’est propagé,
le long de l’axe Ou, de ß1 à ß2 , à la vitesse c : l’onde est progressive dans le sens des u
croissants.
De même, ™° (t +u/c) représente une onde plane progressive se propageant, à la vitesse
c, dans le sens des u décroissants.
Dr. Mohamed Vall MOULAYE ABDELLA
@Eu
r ·~
~ E= =0 (IV.16)
@u
r ·~
Par conséquent, Eu = 0, la solution uniforme étant exclue. De même, l’équation ~ B=0
conduit à Bu = 0.
Le champ (~ E,~B) d’une onde plane dans le vide est donc transverse ; c’est-à-dire que
~
E et ~
B sont orthogonaux à la direction de propagation, ~
u , et donc contenus dans le plan
d’onde. L’onde est dite Transverse Électrique et Magnétique (TEM).
Relation entre ~
E et ~
B pour une onde plane progressive
r ^~
L’équation de Maxwell-Faraday, ~ E = °@~
B/@t , s’explicite selon :
@~
E @~
B
eu ^
~ =° (IV.17)
@u @t
Pour une onde progressive suivant les u croissant, nous avons, puisque @/@u = (°1/c)@/@t :
@~
E 1 @~
E
=° (IV.18)
@u c @t
d’où
1 @ @~
B
e u ^~
(~ E) = (IV.19)
c @t @t
45
Chapitre IV. Ondes électromagnétique dans le vide
et
√ !
@ e u ^~
~ E
~
B° =0 (IV.20)
@t c
~
E
~
B =~
eu ^ (IV.21)
c
eu , ~
Alors, les vecteurs ~ E et ~
B forment un trièdre direct et la norme de B vaut E/c à tout
instant et en tout point. La structure de l’onde plane est schématisée sur la figure ??
Potentiel électromagnétique
r ·~
Dans la jauge de radiation pour laquelle ~ A = 0 et V = 0, nous avons ~
E = —@~
A/@t . Le
~
champ électrique étant transverse, le potentiel vecteur A est donc également transverse :
Dr. Mohamed Vall MOULAYE ABDELLA
@Au
° = Eu = 0 (IV.22)
@u
soit
Au = cste = 0 (IV.23)
en régime variable.
46
IV.1. Ondes planes et ondes sphériques
avec ¡ = ~
k 0 ·~
r + '. Notons que la norme k 0 du vecteur d’onde a la signification d’une
pulsation spatiale. L’onde plane progressive monochromatique est ainsi caractérisée
par une double périodicité, dans le temps et dans l’espace. On introduit généralement
la période (temporelle) T = 2º/! et la période spatiale ou longueur d’onde dans le vide
∏0 = 2º/k 0 .
• Notation complexe
Toute composante monochromatique du champ ou du potentiel électromagnétique
s’ecrit en notation complexe comme suit :
© ™
™ = Re ™ r )e (°i !t )
avec ™ = √(~ (IV.26)
complexe est évident : d’une part les variables spatiales et temporelles sont séparées,
d’autre part toute dérivation par rapport au temps se traduit par une simple multiplication :
@™ @
= °i !™ ) = °i !£ (IV.27)
@t @t
!2
¢√ + √=0 (IV.28)
c2
~
r ) = √m e i (k0 ·~r +')
√(~ avec √m = Cte et ' = Cte (IV.29)
La variation spatiale de toute composante du champ peut alors être étudiée à l’aide de
r = i~
l’opérateur ~ k 0 , puisque les différents opérateurs différentiels s’écrivent symbolique-
ment :
r ! i~
~ k0 r· ! i ~
, ~ r^ ! i ~
k0 · , ~ k0 ^ , ¢ ! °k 02 (IV.30)
47
Chapitre IV. Ondes électromagnétique dans le vide
Il résulte de ce qui précède que, pour une onde électromagnétique plane, progressive,
se propageant dans le vide, les quatre équations de Maxwell donnent :
~ !
k 0 ^~ B , ~
E = !~ B=0 , ~
k0 ·~ k0 ^~ E , ~
B = ° 2~ k 0 ·~
E=0 (IV.31)
c
~
k 0 ^~
E ~
E
~ B=0 , ~
k0 ·~ k 0 ·~
E = 0~
B et ~
B= eu ^
=~ (IV.32)
! c
E = °~
~ k 0 V + i !~
A et B = i~
~ k0 ^~
A (IV.33)
~ ~ ~ i º/2
puisque : E = i !A = !Ae .
1 @2 ™
¢™ = (IV.34)
c 2 @t 2
1 @2 1 @2 ™
(r ™) = (IV.35)
r @r 2 c 2 @t 2
soit
@2 1 @2
(r ™) = (r ™) (IV.36)
@r 2 c 2 @t 2
48
IV.1. Ondes planes et ondes sphériques
et donc
1 ≥ r¥ 1 ≥ r¥
™ = S+ t ° + S° t + (IV.38)
r c r c
Cette solution s’interprète comme la somme de deux ondes sphériques, l’une divergente
fonction de (t —r /c), l’autre convergente fonction de (t + r /c) se propageant de manière
isotrope à la vitesse de la lumière. Contrairement à une onde plane, ces ondes se déforment
puisqu’elles s’atténuent avec la distance r (figure IV.1). L’onde divergente S + (t —r /c)/r est
aussi une onde TEM ; en tout point et à tout instant la relation ~ B =~e r ^~
E/c est vérifiée.
Dr. Mohamed Vall MOULAYE ABDELLA
F IGURE IV.1
49
Dr. Mohamed Vall MOULAYE ABDELLA
Chapitre V
51
Dr. Mohamed Vall MOULAYE ABDELLA
Chapitre VI
VI.1 section 1
VI.1.1 sous-section 1
Dr. Mohamed Vall MOULAYE ABDELLA
53
Dr. Mohamed Vall MOULAYE ABDELLA
Annexe A
A.1 Électrostatique
XN q q r b °~ra
~F = a b ~
(A.1)
a=1 4º≤0 |~
r b °~r a |3
a6=b
avec
XN q ~r °~ra
~ a
E(~
r)= (A.3)
a=1 4º≤0 |~
r °~r a |3
~F = q b~
E(~
rb ) (A.4)
si l’on calcule ~
E(~
r ) au point ~
r b par passage à la limite ~
r !~
r b en convenant de poser
r °~
~ rb
lim = 0. (A.5)
r !~
~ rb r b |3
r °~
|~
55
Annexe A. Rappel sur les régimes stationnaires (permanents)
~ r ) = °~
E(~ rV (A.7)
prendre
—
1 r 0)
Ω(~
V(~
r)= d ø0 (A.8)
4º≤0 V r °~
|~ r 0|
Remarque
°!~ ~
rotE = 0 (A.10)
En effet
r ^~
~ E =~
r ^ (°~
rV) =~0 (A.11)
Comme nous le verrons ultérieurement cette équation est la restriction au cas des
régimes stationnaires (permanents) de l’équation de Maxwell-Faraday.
• Ainsi, en utilisant l’équation (A.10), nous avons :
œ I
°!~ °! ~
°
!
0= rotE · d S = E(~
r ) · dl (A.12)
56
A.1. Électrostatique
Le flux ™ du champ ~
E(~
r ) sortant d’une surface fermée S est égal au quotient par la
permittivité du vide du vide ≤0 de la charge :
”
°! Q
™= ~E · dS = (A.14)
≤0
Dr. Mohamed Vall MOULAYE ABDELLA
Q ~ r
~
E= (A.15)
4º≤0 r 3
on a
” ” ”
°! Q ~r ° ¢ Q ~r ° 2 ¢
~E · dS = d S e
~
r r + d S e
~
µ µ + d S e
~
' ' = r sin(µ)d µd '~
er
4º≤0 r 3 4º≤0 r 3
Q
= (A.16)
≤0
Ω
r ·~
~ E= (A.19)
≤0
57
Annexe A. Rappel sur les régimes stationnaires (permanents)
restent valables. Alors l’équation de Maxwell-Gauss se révèle plus générale que la loi de
Coulomb.
° ¢ Ω Ω
~
r · °~
rV = ) ¢V = ° (A.20)
≤0 ≤0
qui est appelée l’équation de Poisson. Dans le cas particulier d’une région vide de charge
(Ω = 0), on a
¢V = 0 (A.21)
suivant :
Théorème de Gauss :
Maxwell-Gauss : ”
°! QV
™= ~
E · dS =
Ω S=@V ≤0
r ·~
~ E= ,
≤0
donc le flux de ~
E n’est pas
conservative en présence de
charge.
~
E est irrotationnel : Circulation conservative :
I
°
!
r ^~
~ E =~0 , ~
E · dl = 0
C=@S
58
A.2. Magnétostatique
A.2 Magnétostatique
I
µ0 r 0 ^ (~
Id~ r 0)
r °~
~
B(~
r)= (A.22)
4º C r 0 |3
r °~
|~
°°! °!
avec ~ r 0 = d OP est un élément de longueur du fil (donc O et P sont
r = OM (où M 2 C), d~
deux points du fil) et
— ~ 0
µ0 j (~
r ) ^ (~ r 0)
r °~
~
B(~
r)= d 3r 0 (A.24)
4º V r 0 |3
r °~
|~
qui s’écrit dans le cas d’une distribution de courant surfacique comme suit :
œ~ 0
µ0 j æ (~
r ) ^ (~ r 0)
r °~
~
B(~
r)= dS (A.25)
4º S r 0 |3
r °~
|~
°
!
~ r )d 3 r 0 = Id l = Id~
j (~ r0 (A.26)
et que le calcul d’un champ magnétique crée à l’extérieur d’un circuit, dont la section
p
s est faible devant sa longueur, à une distance ||~ r 0 || ¿ s, peut être mené en faisant
r °~
l’approximation d’une distribution linéique, c.-à-d. en utilisant (A.22).
On remarque que lorsque V est compact le champ ~ B(~
r ) est continu, borné et tend vers
0 lorsque ~
r ! 1.
59
Annexe A. Rappel sur les régimes stationnaires (permanents)
A.2.2 Flux de ~
B
En utilisant l’équation (A.24), nous avons :
— µ ∂
µ0 (~r °~r 0) 3 0
div~r ~
B(~
r)= r~r · ~
~ r 0) ^
j (~ d r (A.27)
4º V |~r °~r 0 |3
Or,
µ ∂ µ ∂
~ 0 (~r °~r 0) (~r °~r 0) ≥ ~ 0
¥
~ 0 (~r °~r 0)
~
r~r · j (~
r )^ = · ~
r ^ j (~ r )· ~
r ) ° j (~ r~r ^ (A.28)
|~r °~r 0 |3 |~r °~r 0 |3 |~r °~r 0 |3
°! °°!
Mais ~ r 0 ) = 0 (car ~
r~r ^ J(~ r 0 = OP et donc ~
j ne dépend pas des coordonnées de ~
r = OM) et
µ ∂
(~ r 0)
r °~ ~
r~r ^ (~ r 0)
r °~ 1
~
r~r ^ = +~
r~r ^ (~ r 0)
r °~
|~ r 0 |3
r °~ r 0 |3
r °~
|~ r 0 |3
r °~
|~
3
=~0 ° (~ r 0 ) ^ (~
r °~ r 0 ) =~0
r °~ (A.29)
r 0 |5
r °~
|~
Dr. Mohamed Vall MOULAYE ABDELLA
r ·~
~ B=0 (A.30)
c’est-à-dire
”
°!
~
B(~
r ) · dS = 0 (A.32)
S=@V
donc le flux de ~
B à travers une surface fermée orientable S est nul (c.-à-d. ~
B est à un flux
conservatif ). Ceci signifie qu’il n’existe pas de monopole magnétique (charge magnétique).
~ r ^~
B =~ A (A.33)
60
A.2. Magnétostatique
r^(f ~
~ rf ^~
U) = ~ r^~
U + f £ (~ U) (A.35)
nous avons
0 1
— µ ∂ r~r ^ ~
~ r 0)
j (~
µ0 B~ 1 C 3 0
r~r ^ ~
~ A(~
r)= @r~r ^~ r 0) +
j (~ Ad r
4º V r °~
|~ r 0| r 0|
r °~
|~
—µ ∂
µ0 (~ r 0)
r °~
= ° 3
^ ~
j (~
r 0
) d 3r 0 = ~
B(~
r) (A.36)
4º V r 0|
r °~
|~
Dr. Mohamed Vall MOULAYE ABDELLA
r~r ^ ~
où ~ r 0 ) = 0 car ~
j (~ r 0 ) est indépendante de ~
j (~ r.
Notons que l’équation (A.33) ne définit pas de manière univoque le potentiel vectoriel
~ A(r ) et A0 (r ) = ~
A. En effet, les champs ~ A(r ) + ~
r f (~
r ), avec f (~
r ) est une fonction scalaire
arbitraire, donnent le même champ magnétostatique ~ B:
° ¢
~ A0 (r ) = ~
r ^~ r^ ~A(r ) + ~ r ^~
r) =~
r f (~ A(r ) + ~
r ^~ r ^~
r) =~
r f (~ A(r ) +~0 = ~
B (A.37)
r ·~
~ A = 0 (Jauge de Coulomb) (A.38)
La transformation
A(r ) ! A0 (r ) = ~
~ A(r ) + ~
r f (~
r) (A.39)
61
Annexe A. Rappel sur les régimes stationnaires (permanents)
sur ce contour :
I
°
!
~
B · d l = µ0 I (A.40)
C
où I est positive ~ ~
I (resp. négative)
œ si j et S sont de œmême sens (resp. de sens opposés).
°
! °! °!
Comme ~
B · dl = r ^~
(~ B) · d S et I = ~
j · d S, le théorème d’Ampère implique
C =@S S S
que :
œ œ
°! °!
r ^~
(~ B) · d S = µ0 ~
j · dS (A.41)
S S
~ B = µ0 ~
r ^~ j (A.42)
vation du flux de ~
j car ~ r^~
r·(~ r· ~
B) et donc ~ j = 0. En régime variable, on doit donc modifier
l’équation de Maxwell-Ampère et celle-ci n’est valide qu’en régime permanent.
En effet, dans le cas d’un régime permanent, d’après l’équation (A.24), nous avons :
— µ ∂
°! ~ µ (~r °~r 0) 3 0
r)= 0
rot~r B(~ r~r ^ ~
~ r 0) ^
j (~ d r (A.43)
4º V |~r °~r 0 |3
Or,
µ ∂ µ ∂
~ 0 (~r °~r 0) (~r °~r 0 ) ~ 0 ≥~ 0 ¥ (~r °~r 0)
~
r~r ^ j (~
r )^ = ~
r r
~ · j (~
r ) ° j (~
r ) · ~
r r
~ (A.44)
|~r °~r 0 |3 |~r °~r 0 |3 r °~
|~ r 0 |3
r~r ~
Mais ~ r 0 ) = 0 et donc
j (~
µ ∂ µ ∂
(~r °~ r 0) ~ 0 ~ 0 (~r °~ r 0 ) (??) ~ 0 ° 0
¢
~
r~r · j (~
r ) = j (~
r ) ~
r r
~ · = j (~
r ) 4º±(~
r °~r )
|~r °~ r 0 |3 |~r °~ r 0 |3
=4º~ j (~r 0 )±(~ r °~ r 0) (A.45)
—≥ ¥ (~ — µ ∂
~ 0 ~ r °~ r 0) 3 0 ~ 0 ~ (~r °~ r 0) 3 0
j (~
r ) · r~r d r =° j (~r ) · r~r 0 d r
V r °~
|~ r 0 |3 V |~r °~ r 0 |3
—∑ µ ∂ µ ∂ ∏
(~r °~ r 0) (~r °~ r 0)
=° r~r 0 ·~
~ j (~r 0) £ ° r~r 0 · ~
· ~ r 0)
j (~ d 3r 0
V |~r °~ r 0 |3 |~r °~ r 0 |3
”
(~r °~ r 0 ) ~ 0 °!
=° ( j (~r ) · d S) = 0 (A.46)
S=@V |~ r °~ r 0 |3
62
A.2. Magnétostatique
c’est-à-dire
~ B = µ0 ~
r ^~ j (A.48)
Les lois locales et intégrales du magnétostatique sont résumées dans le tableau récapi-
tule suivant :
Conservation du flux de ~
B:
”
°!
~
B · dS = 0
r ·~
~ B=0 ,
S=@V
La circulation de ~
B n’est pas
Équation de Maxwell-Ampère : conservative en présence de
courant :
~ B = µ0 ~
r ^~ j ,
Dr. Mohamed Vall MOULAYE ABDELLA
I œ
°
! °!
~B · d l = µ0 I, où I = ~
j · dS
C=@S
A = °µ0 ~
¢~ j (A.51)
qui est l’analogue, en magnétostatique, de l’équation de Poisson (A.20). Dans le cas parti-
culier d’une région vide de courant (~
j =~0), on a
¢~
A=0 (A.52)
63
Annexe A. Rappel sur les régimes stationnaires (permanents)
induit ~
Ei (c-à-d. produit par une f.e.m) :
I I
dW °
!
e= = ~
Ei · d l (A.53)
C dq C
ne dépend pas du choix de la surface S qui s’appuie sur le circuit C. On appelle aussi ©B
flux à travers le circuit C.
Loi de Faraday
Cette loi indique que lorsque le flux (A.54) varie au cours du temps, il apparait dans le
circuit C une force électromotrice induite (A.53) ;
I µœ ∂
d ©B °
! d °!
e =° ) ~
Ei · d l = ° ~
B · dS (A.55)
dt C=@S dt
64
A.2. Magnétostatique
Notons que la variation du flux (A.54) peut être due à une variation du champ magné-
tique ~
B au cours du temps ou à une variation de la forme ou de la position du circuit C (ou
aux divers effets en même temps).
Équation de Maxwell-Faraday
@~
B
r ^~
~ Ei = ° . (A.56)
@t
d’autre part on a :
µœ ∂ œ ~
d ©B d °! @B °!
= ~
B · dS = · dS (A.58)
dt dt S S @t
@~
B
r ^~
~ Ei = ° . (A.60)
@t
c’est-à-dire
I
° ¢ °
!
e= ~Ei + ~
V ^~
B · dl (A.62)
C
°
!
où ~
V est le vecteur vitesse de l’élément d l de circuit C.
65
Annexe A. Rappel sur les régimes stationnaires (permanents)
Loi de Lenz
Loi de Lenz
La force électromotrice induite tend à produire un courant de sens tel que le flux qu’il
envoie à travers le circuit s’oppose à la variation du flux qui lui donne naissance.
Alors si, par exemple, ©B décroit, la force électromotrice induite est positive e > 0. Elle
tend à faire circuler dans le circuit C un courant d’intensité positive. Un tel courant envoie
un flux à travers le circuit C (ou la surface S) qui est positif et s’oppose à la décroissance de
©B .
Dr. Mohamed Vall MOULAYE ABDELLA
66