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Manipppppppp

Ce document décrit une expérience d'électrolyse utilisant différentes solutions. L'objectif est de caractériser l'électrolyse en mesurant la tension seuil et la résistance interne, et d'analyser les produits via des courbes intensité-potentiel.

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Groupe A22

TRAVAUX PRATIQUE DU MODULE


ELECTROCHIMIE

KAjjI MOhAMMED

LAMsAAf MOhAMED

EncADRé PAR : chfAIRA RAchID

ANNEE UNIVERSITAIRE :2021/2022


Groupe A22

Manipulation N°3 :

ELECTROLYSE ET ANALYSE PAR COURBES


INTENSITE-POTENTIEL
I / BUT DE LA MANIPULATION :
Le but cette manipulation est de montrer d’une part, que l’électrolyse est le siège des
réactions d’oxydoréduction non spontanées, se produisant au voisinage des électrodes sous
l’effet d’un courant électrique imposé par un générateur externe. D’autre part, montrer que
chaque électrolyseur est caractérisé par deux paramètres importants la tension seuil U0 et la
résistance interne r de la solution d’électrolyse.
Les courbes intensité-potentiel permettent de bien visualiser les facteurs cinétiques et
thermodynamiques qui interviennent, lors d’une électrolyse et ses réactions principales se
produisant aux électrodes.

Définition d’électrolyse:
Une réaction électrochimique spontanée se produit entre le réducteur le plus fort (ayant
le potentiel standard le moins élevé) et l’oxydant le plus fort (ayant le potentiel standard le
plus élevé).
L’électrolyse est une transformation forcée d’une réaction électrochimique, due à la
circulation du courant imposé par un générateur, le système évoluant en sens inverse de celui
de la transformation spontanée. En en effet, lorsqu’un générateur fournit suffisamment
d’énergie électrique à un système électrochimique, il peut le forcer à évoluer dans le sens
contraire du sens d’évolution spontanée
▪ L’électrode où se produit l’oxydation est appelée anode.
▪ L’électrode où se produit la réduction est appelée cathode.

2.1- Prévisions thermodynamiques :

Envisageons la situation suivante où les deux couples d’oxydo-réduction Ox1/Red1 et Ox2/Red2 sont en
présence et que dans l’échelle des potentiels E1< E2:

Ox1+n1e-⇌Red1; E1 et Ox2+n2e-⇌Red2; E2

La réaction naturelle spontanée est dans ce cas : n1 Ox2 + n2 Red1⇌n2 Ox1 + n1 Red2 L’électrolyse
correspond à la réaction suivante non naturelle : n2 Ox1 + n1 Red2⇌n1 Ox2 + n2 Red1
Groupe A22

II/ PARTIE EXPERIMENTALE:


1/ Electrolyse de la solution de bromure de cuivre:
1-1 Objectifs:
Mise en évidence de la réaction d’oxydoréduction à travers une solution de bromure
de cuivre (II) dans l’électrolyseur avec des électrodes inertes en graphite.
- Mise en évidence d’absence de surtension lors de cette électrolyse due à la différence
assez grande des potentiels standards entre ses les deux couples redox formant ses réactions
principales.
- Caractériser cette électrolyse par les paramètres U0 représentant la tension seuil, à
partir de laquelle le courant commence à circuler dans l’électrolyseur, et r qui est la résistance
interne de cette électrolyseur
- Analyser les produits d’électrolyse par les courbes intensité-potentiel.
1-2 Matériels et réactifs :
Matériels réactifs
-Cuve d’électrolyseur en forme d’un tube en U - Solution aqueuse de sulfate de cuivre (CuSO4)
en verre. de concentration molaire 0,1M.
- Deux électrodes conductrices en graphite
- Générateur de tension continue. - Solution aqueuse de bromure de potassium
- Voltmètre et Ampèremètre. (KBr) de concentration molaire 0,1M.
- pH mètre et conductimètre
1-3 Montage et protocole expérimentale:
Groupe A22

- Schéma du dispositif expérimental utilisé dans l’électrolyse de la solution de


bromure de cuivre.

1.4- Observations:
Lors de cette électrolyse, observez à partir d’une certaine tension appliquée, appelée
tension seuil U0:
- Au niveau de l’anode, électrode de graphite reliée au pôle positif du générateur, une
coloration jaunâtre qui devient au fur des mesures brune. Il s’agit de la formation de la
solution de Br2.
- Au niveau de la cathode, électrode de graphite reliée au pôle négatif du générateur,
un dépôt rouge qui caractérise la formation de métal de cuivre.

1.5- Résultats et Discussion :

a. /
-le schéma du montage électrique :

 Les réactions qui se produisent effectivement aux électrodes.

 + ( )
 -Cathode : 𝐶𝑢 ( ) + 2𝑒 ↔ 𝐶𝑢( ) 𝑟𝑒𝑑𝑢𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛

b. / A partir de l'inventaire des espèces chimiques présentes dans la solution


CuSO4/KBr :
- tous les couples redox susceptibles d’être mis en jeu à l’anode et à la cathode
sont :
(Br2/Br-), (Cu2+/Cu) , (S2O82-/SO42-) , (O2 / H2O), (H+/H2)
Groupe A22

 réactions électrochimiques et leurs potentiels thermodynamiques


correspondantes à :
𝐑𝐓
on a X= 11.75 mS/cm et pH=3 et La loi de Nernst E =E°(ox/Red) + ln ([ox]x/[Red]y)
𝐧𝐅
 Anode :
2SO42- ⇌ S2O82- +2e- E°(S2O82-/SO42-) = 2,01 V E(S2O82-/SO42-) = 2,042 V
2H2O ⇌ O2 + 4H+ + 4e- E°(O2 / H2O) = 1,23 V E(O2 / H2O)=0,982V
2Br- ⇌ Br2 + 2e- E°(Br2 /Br-)= 1,087 V E(Br2 /Br-)= 1,147 V

 Cathode :
Cu2+ + 2e- ⇌ Cu E°(Cu2+/Cu) = 0,34 V E(Cu2+/Cu) = 0,31 V
2H+ +2 e- ⇌ H2 E°(H+/H2) = 0 V E(H+/H2) =-0,247 V
- Les réactions principales d’électrolyse et la réaction globale :

+ 𝐴𝑛𝑜𝑑𝑒 ∶ 2𝐵𝑟 ( ) ↔ 𝐵𝑟 + 2𝑒 𝑜𝑥𝑦𝑑𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 ; E(Br2 /Br-)= 1,147 V

- Cathode : 𝐶𝑢 ( ) + 2𝑒 ↔ 𝐶𝑢( ) 𝑟𝑒𝑑𝑢𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 ; E(Cu2+/Cu) = 0,31 V


* la réaction globale :

2𝐵𝑟 ( ) +𝐶𝑢 ( ) → 𝐵𝑟 + 𝐶𝑢( )

-Conclure :

Dans certaines conditions (notamment de tension) , lorsqu’un générateur fournit de l’énergie


électrique à un système , il peut le forcer à évoluer dans le sens contraire du sens d’évolution
spontanée.
-La valeur théorique de la tension seuil minimale U0th à appliquer aux électrodes pour démarrer
l’électrolyse : U0th= E+a - E-c

On a Ec(Cu2+/Cu) = 0,31 V et Ea(Br2 /Br-)= 1,147 V

∆𝐸 = 𝐸 − 𝐸 = U0th = E(Br2 /Br-)- E(Cu2+/Cu) .

AN : U0th =1,147-0,31= 0,837 V.


Groupe A22

c. / les résultats des mesures intensité-tension appliquée UAC d’électrolyse :


* la courbe correspondante :
E(v) i(mA) 6
0 0

E(v)
0,223 0,123
5
0,526 0,29
0,73 0,402
0,918 0,477 4
1,248 0,631
1,494 0,74 3
1,613 0,774 E(v)
1,93 0,954 Linéaire (E(v))
2
2,15 1,087
2,46 1,267
2,57 1,338 1
2,79 1,466
2,95 1,56 0
3,63 1,948 0 0,5 1 1,5 2 2,5 i(mA) 3
4,22 2,31
4,4 2,41
4,55 2,5
5 *
2,77
d/ à partir de la droite tracée : y = 1,8049X + 0,0949
-la valeur expérimentale de la tension seuil U0 est :
 U0 = 0.0949 V
-celle de la résistance interne r : UAC= U0 + r.I
 r= 1,8049 Ω
On comparer la valeur de tension seuil U0exp avec celle calculée U0th.
On a U0th =0,837 V et supérieur à U0exp=0.0949V
La déférence entre la valeur de tension seuil U0exp et la valeur de tension seuil U0th indique
la présence de surtension lors de cette électrolyse. U0th- U0exp=0.7421 V > 0

e/ à partir la conductivité spécifique mesurée, la valeur de la résistance interne r de la


solution est : on a 𝜎 = 11.75𝑚𝑆/𝑐𝑚 et k=0.475cm-1
𝐊
et on a R= 𝛔 = 0.04 Ω cette valeur et inférieur à celle de la droite tracée Rth << rexp

Conclure : à l’expérience qui on a des valeurs plus précisé on trouve Rth = rexp ou presque
égale dans cette expérience on a Rth << rexp .
Groupe A22

f/ La figure :

-Les réaction d’oxydation :


 2H2O ⇌ O2 + 4H+ + 4e- E°(O2 / H2O) = 1,23 V Ea(O2/ H2O )=1,25V

 2Br- ⇌ Br2 + 2e- E°(Br2 /Br-)= 1,087 V Epa(Br2/ Br- )=0,77V

 Cu ⇌ Cu2+ + 2e- E°(Cu2+/Cu) = 0,34 V Epa(Cu2+/ Cu)=0,1V


-Les réaction de réduction :
 2H+ +2 e- ⇌ H2 E°(H+/H2) = 0 V Epc(H+/ H2)=-0,37V

 Br2 + 2e-⇌2Br- E°(Br2 /Br-)= 1,087 V Epc(Br2 /Br-)=0,7V

 Cu2+ + 2e- ⇌ Cu E°(Cu2+/Cu) = 0,34 V Epc(Cu2+/ Cu)= 0,07V


Il y a la présence de surtension donc la nature de la cinétique des réactions d’électrolyses est
lents .
Groupe A22

2/ Electrolyse de l’eau:
L'électrolyse de l'eau est un procédé électrolytique qui décompose l'eau en dioxygène et
dihydrogène gazeux à l'aide d'un courant électrique.
2.1- Objectifs
Mettre en évidence l'électrolyse de l'eau comme équation bilan de l'électrolyse d'un certain
nombre de solution aqueuse non électroactive tels que H2SO4 (milieu acide), Na2SO4 (milieu
neutre) et NaOH (milieu basique).
Visualiser le volume des gaz dégagés.
Caractériser cette électrolyse par les paramètres U0 représentant la tension seuil et r la
résistance interne de cette électrolyseur.
Analyser les produits d’électrolyse par les courbes intensité-potentiel et mettre en évidence la
notion de surtension.

2.2- Matériel et réactifs :

Matériels : Réactifs :
- Cuve à électrolyse avec électrodes échangeable en Pt. -Solution aqueuse molaire de H2SO4
-Générateur de courant
(1M).

-Ampèremètre et voltmètre

-Tubes à gaz (Eprouvette graduée)

- pH mètre et conductimètre

2.3- protocole et Montage expérimental:


Protocole expérimental:
Remplir la cuve à électrolyse par la solution de H2SO4 (1M) et les tubes à gaz par l'eau.
Ces tubes gradués sont renversés au-dessus de l'électrode en les laissant inclinés et séparés
de celles-ci. Avant l’électrolyse, mesurer le pH et la conductivité spécifique de la solution,
ensuite, et réaliser le montage électrique.
A partir d’un potentiel nul, augmenter progressivement, à l’aide du générateur de tension
continue, la différence de potentiel appliquée aux électrodes jusqu’à une valeur suffisamment
élevée de l’ordre de 5V et on note à chaque tension appliquée l’intensité de courant mesuré.
Ces mesures d’intensité-potentiel permettent de déterminer les paramètres caractéristiques de
cet électrolyseur
Groupe A22

Montage :

La figure suivante
montre le schéma du
dispositif expérimental
utilisé dans l’électrolyse
l’eau en milieu acide
sulfurique entre
électrodes inertes de
platine.

2-4. Observations:

Lors de cette électrolyse, observez à partir d’une certaine tension


appliquée, appelée tension seuil U0:

à l’anode : un dégagement (H2) et à cathode : un dégagement (O2)


Observez aussi que le volume de H2 dégagé est le double
de celui de O2 produit à la cathode ; ce qui est accord avec les coefficients stœchiométriques
de la réaction de décomposition de l’eau.

2-5. Résultats et Discussion :

a/ le schéma du montage électrique et Les réactions qui se produisent effectivement aux électrodes :

le schéma du montage électrique :


Groupe A22

Les réactions qui se produisent effectivement aux électrodes :


 –––––––––––––––Anode : il y a deux possibilités –––––––––––––––––––––––––––––––

2SO42(aq)-↔ S2O82-(aq) +2e- et 2H2O(l) ⇌ O2(g) + 4H+(aq) + 4e-
 ––––––––––––––––––––––––Cathode : ––––––––––––––––––––––––––––––––––––––
 4H+ +4 e- ⇌ 2H2

b/ A partir de l'inventaire des espèces chimiques présentes dans la solution de H2SO4 :

tous les couples redox susceptibles d’être mis en jeu à l’anode et à la cathode sont :
O2 / H2O ; H+/H2; S2O82-/SO42 et H2O/H2
les réactions électrochimiques correspondantes et leurs potentiels thermodynamiques :
𝐑𝐓
La loi de Nernst E =E°(ox/Red) + ln ([ox]/[Red])
𝐧𝐅
 Anode :
2SO42- ⇌ S2O82- +2e- E°(S2O82-/SO42-) = 2,01 V E(S2O82-/SO42-) = 2,04 V
2H2O ⇌ O2 + 4H+ + 4e- E°(O2 / H2O) = 1,23 V E(O2 / H2O)=1,14V
 Cathode :
4H+ +4 e- ⇌ 2H2 E°(H+/H2) = 0 V E(H+ /H2)=-0,058 V
 La réaction principale à l’anode est : 2H2O ⇌ O2 + 4H+ + 4e- Ea+(O2 / H2O)=1,17V
 La reaction principale à la cathode : 4H+ +4 e- ⇌ 2H2 Ec-(H+ H2)=-0,09 V
 La reaction globale : 2 H2O (ℓ) = O2 (g) + 2 H2 (g)
Conclure : on retrouve les proportions de gaz dans les volumes de gaz
recueilli dans les tubes .V (H2) = 2 V (O2)
 La valeur la tension seuil U0th : U0th= Ea+ - Ec-
AN : U0th=1,23 V
c/ les résultats des mesures intensité-tension appliquée UAC d’électrolyse :
I(mA) E(v) I(mA) E(v)
0 0 130.5 4.05 6
0 0,181 135.5 4.14
E(v)

0 0,333 148.5 4.3 5


0,001 0,676 160.5 5
0,002 0,862
0,003 1,915 4
0,004 1,949
0,011 1,999 3
y = 0,0213x + 1,5172
0,258 2 E(v)
R² = 0,742
1,136 2,12 Linéaire (E(v))
2
6,9 2,44
8,5 2,5
15,8 2,67 1
39 3,03
54 3,24 0 i(mA)
86,1 3,61 0 50 100 150 200
103,7 3,84
Groupe A22

 les valeurs de pH et de conductivité spécifique mesurées avant l’électrolyse :

On pH=1.5 et 𝜎 = 404𝑚𝑆/𝑐𝑚

d/ à partir de la droite tracée, la valeur expérimentale de la tension seuil U0 et celle de la


résistance interne r : UAC= U0 + r.I

 U0=1,52V et rexp=0.0213Ω
On Comparer la valeur de tension seuil U0exp avec celle calculée U0th
th
On a U0 =1,23 V > U0=1,52V
Donc il y a la surtension.
e/ à partir la conductivité spécifique mesurée, la valeur de la résistance interne r de la
solution :

la conductivité mesurée : σ= 404 mS/cm et K = 0,475 cm-1


𝒌
et on a R=𝝈 ; D’ où R= 1.1757Ω r=Rth ≈ Rex
Conclure : Rth > Rex

f/ les réactions d’oxydation et de


réduction montrées dans la courbe
intensité potentiel et leurs valeurs de
potentiel :
 Les réaction d’oxydation :
2H2O ⇌ O2 + 4H+ + 4e-
E°(O2 / H2O) = 1,23 V
Ea(O2 / H2O)=1,45V ɳa=0,22 V
 Les réaction de réduction :
2H+ +2 e- ⇌ H2
E°(H+/H2) = 0 V
Ec(H+/H2)=-0,24V ɳc= -0,24V

expérimental la nature de la cinétique des réactions d’électrolyse :

il y a la présence de surtension donc la nature de la cinétique des réactions d’électrolyses est


lents .
Groupe A22

3- Etude de l’accumulateur au plomb:


3-1. Objectifs :
- Montrer une application importante de l’électrolyse qui est chargement des batteries
avec un exemple d’accumulateur au plomb.
- Déterminer la f.e.m de l’accumulateur au plomb réalisé.
- Caractériser l’électrolyse de cet accumulateur par les paramètres U0 représentant la
tension seuil et r la résistance interne.
3.2- Matériels et réactifs :
Matériels :
- Cuve à électrolyse qui est un simple bécher de 250 ml
- Deux plaques similaires de plomb d’une forme rectangulaire
- Générateur de courant
- Ampèremètre et Voltmètre
- pH mètre et conductimètre
Réactifs :
- Solution concentrée d’acide sulfurique (2M).
3-3. Montage et mode opératoire:
Placer dans le bécher 100 ml d’acide sulfurique (2M) et les deux plaques de plomb placées
parallèlement. Avant l’électrolyse, mesurer le pH et la conductivité spécifique de la solution,
ensuite réaliser le montage électrique. A partir d’un potentiel nul, augmenter progressivement,
à l’aide du générateur de tension continue, la différence de potentiel appliquée aux électrodes
de plomb jusqu’à une valeur suffisamment élevée de l’ordre de 6V (affiché dans le générateur).
Noter à chaque tension appliquée l’intensité de courant mesuré. Ces mesures d’intensité-
potentiel permettent de déterminer les paramètres caractéristiques de cet accumulateur au
plomb.

Laisser l’électrolyse sous 6V pendant 30mn et à la fin mesurer le pH du milieu. Constater le


dégagement de H2 sur la plaque de plomb reliée au pôle négatif du générateur
(cathode) et du dioxygène (O2) sur l’électrode de plomb reliée au pôle positif du générateur
(Anode) : Il s’agit de l’électrolyse de l’eau.
3.4- Fonctionnement de l’accumulateur en générateur :
Débrancher l’alimentation du générateur et mesurer la d.d.p Epile aux bornes des deux
plaques de plomb par le voltmètre existant dans le montage ainsi que le courant débité par
l’accumulateur.
3-5-Observations :
- A la cathode (pôle -) : la plaque de plomb reliée au pôle négatif du générateur n’est pas
modifiée lors de l’opération d’électrolyse (charge).
Groupe A22

- A l’anode (pôle +) : la plaque de plomb reliée au pôle positif du générateur est modifiée
superficiellement. Le dégagement de dioxygène transforme, in situ, le plomb métallique en l’un
de ses oxydes PbO2. On crée ainsi l’accumulateur au plomb.
3-6. Résultats et Discussion :
a/ Le schéma du montage électrique et y faire figurer le sens de déplacement des porteurs de
charge et celui du courant électrique imposé et les réactions qui se produisent effectivement
aux électrodes lors de charge et décharge de l’accumulateur au plomb

Cathode : I I Anode :

Pb Pb2+ + 2e- PbSO4 + 2 H2O ⇌ PbO2 +


A
e- SO42 - + 4 H + + 2 e –
-
PbSO4 + 2 e ⇌ Pb + SO4 2 - I
e- V
e- 2SO42- ⇌ S2O82- +2e-

C A
2H2O ⇌ O2 + 4H+ + 4e-

H2SO4 (2M)

b/ A partir de l'inventaire des espèces chimiques présentes dans la solution de H2SO4 :

 tous les couples redox susceptibles d’être mis en jeu à l’anode et à la cathode sont :
Pb2+/Pb; PbSO4/Pb ; PbO2/PbSO4 ;O2 / H2O et S2O82-/SO42-
 les réactions électrochimiques correspondantes et leurs potentiels thermodynamiques :
 Anode(+) :
PbSO4 + 2 H2O ⇌ PbO2 + SO42 - + 4 H + + 2 e - E°(PbO2/PbSO4)=1,69 V
E (PbO2/PbSO4)=1,77 V

2SO42- ⇌ S2O82- +2e- E°(S2O82-/SO42-) = 2,01 V


E(S2O82-/SO42-) = 2,09 V

2H2O ⇌ O2 + 4H+ + 4e- E°(O2 / H2O) = 1,23 V E(O2 / H2O)=1,14V

 Cathode(-) :
Pb ⇌ Pb2+ + 2e-
𝐑𝐓
- E°(Pb2+/Pb)=-0,13V E(Pb2+/Pb)= E°(Pb2+/Pb)=-0,13V + ln ([Ks]/[ SO42-]) avec
𝐧𝐅

[Pb2+] = ([Ks]/[ SO42-]) après AN Ks= 2,15.10-8 E(Pb2+/Pb)= -0,37 V


Groupe A22

PbSO4 + 2 e - ⇌ Pb + SO4 2 - E°(PbSO4/Pb)=-0,36V E(PbSO4/Pb)= -0 ,30 V

Avec PH= 1,5


 La réaction principale à l’anode est : PbSO4 + 2 H2O ⇌ PbO2 + SO42 - + 4 H + + 2 e -
E°(PbO2/PbSO4)=1,69 V E (PbO2/PbSO4)=1,77 V
 La reaction principale à la cathode :
PbSO4 + 2 e - ⇌ Pb (s) + SO4 - - (aq) = PbSO4(s) + 2 e - (g) Pb + SO4 2 –

 La réaction globale : ⇌ 2PbSO4 + 2H2O⇌ PbO2 +2SO42 - + 4 H + + Pb

Conclure : Le système évolue de gauche à droite (sens direct) pendant la charge forcée et

Le système évolue de droite à gauche (sens inverse) pendant la décharge spontanée

 La valeur la tension seuil U0th : U0th= Ea+ - Ec- → AN : U0th=2,13V


c/ les résultats des mesures intensité-tension appliquée UAC d’électrolyse et la courbe
correspondante :

i (mA) E(v) 7
-0,296 0
E(v)

6
-0,3 0
0,36 0,153 5
1,15 0,227
4
1,3 0,332
y = 0,0029x + 1,5164 E(v)
1,35 0,58 3 R² = 0,654
2,66 1,024 Linéaire (E(v))
2
3,9 1,47
4,2 1,946 1
9,5 2,22 0
12,3 2,51 -500 0 500 1000 1500 2000 i(mA)
30 3,06
110 3,24
240 3,39
324 3,64  les valeurs de pH et de conductivité spécifique mesurées avant
420 3,9 l’électrolyse :
600 4,15
pH=1.5 et σ = 434 mS/cm
800 4,42
1130 4,77
1410 5,06
1630 5,29
Groupe A22

 les valeurs de pH et de conductivité spécifique mesurées avant l’électrolyse :


pH=1,5 Et σ = 434 mS/cm
d/ à partir de la droite tracée, la valeur expérimentale de la tension seuil U0 et celle de la
résistance interne r : UAC= U0 + r.I
on a U0 et r ; U0=1.5164V et r= 0.0029Ω
th th ex
U = 2,13 V D’où U - U ≈ 0.6136 V Il y a la surtension
e/ à partir de la conductivité spécifique mesurée, la valeur de la résistance interne r de la
solution : σ = 434 mS/cm et et la constante de la cellule : K = 0,475 cm-1
on a R=𝛔
𝒌
AN ; D’ où R= 1.09 Ω Rth > Rex

f/ la valeur expérimentale de Epile mesurée aux bornes des deux plaques de plomb ainsi que le
courant débité par l’accumulateur :
Epile=1.93V
- l’expression théorique de la f.e.m de l’accumulateur au plomb fonctionnant comme générateur
en fonction du pH du milieu :
𝐑𝐓
on a la loi de Nernst E =E°(ox/Red) + ln ([ox]/[Red]) et ([H+]=2[SO42-]) et
𝐧𝐅
PH=-log[H+]
La réaction principale à l’anode est : Pb + SO4 2 - ⇌ PbSO4 + 2 e - Ea =E°(
PbSO4/Pd) -0,03log([H+]/2)= E°( PbSO4/Pd) -0,03 log([H+]/2)
La reaction principale à la cathode : PbO2 + SO42- + 4 H + + 2 e - ⇌ PbSO4 + 2 H2O
𝐑𝐓
Ec =E°(PbO2 /PbSO4) + ln ([H+]4[H+]/2)= E°(PbO2 /PbSO4) +0,03log([H+]4[H+]/2)
𝟐𝐅
Δ Epileth = Ec – Ea = E°(PbO2 /PbSO4) - E°( PbSO4/Pd)+ 0,03log([H+]6/4=) E°(PbO2 /PbSO4) -
E°( PbSO4/Pd) +0,03log(4)-6. 0,03pH
Δ Epileth =2,032-0,18PH avec pH = 1.36 donc Δ Epileth =1.762 V → D’ où Epileth ≈ Epileex

Conclure : Epileth et Epileex presque la même et pH

- le temps de charge de l’accumulateur :


t=30 min
la capacité de charge électrique de cet accumulateur ainsi que son énergie stockée :
- On a Qmax=I.t et I= U/R→ Qmax =1.77A après 30min Qmax=3186 C
- Estockée= Qmax ×U =3.42 Wh =2,72×30x60 → Estockée =6148.98 j → Estockée ≈6.15 Kj
Groupe A22

- g/ Donner les réactions d’oxydation et de réduction montrées dans la courbe


intensité-potentiel et leurs valeurs de potentiel expérimental :

on a E°(Pb2+/Pb)=-0,13V ; E°(PbSO4/Pb)=-0,36V, E°(PbO2/PbSO4)=1,69 V


E°(O2 / H2O) = 1,23 V ; E°(S2O82-/SO42-)=2,01 V
Anode :

Pb + SO4 2 -⇌ PbSO4 + 2 e - E°(PbSO4/Pb)=-0,36V Eaex(PbSO4/Pb)= -0 ,66V

2SO42- ⇌ S2O82- +2e- E°(S2O82-/SO42-) = 2,01 V Ea(S2O82-/SO42-) = 2,3 V


2H2O ⇌ O2 + 4H+ + 4e- E°(O2 / H2O) = 1,23 V Ea(O2 / H2O)=2V
Cathode :

PbSO4 + 2 e - ⇌ Pb + SO4 2 - E°(PbSO4/Pb)=-0,36V Ec(PbSO4/Pb)= -0 ,66 V

2H+ +2 e- ⇌ H2 E°(H+/H2) = 0 V Ec(H+/H2)=-1,2V

- Pb + SO4 2 - ⇌ PbSO4 + 2 e - Eath =E°( PbSO4/Pd) -0,03log(SO42-)= E°( PbSO4/Pd) -


0,03 log([H+]/2)=-0,66V Donc Eaex = Eath pas de suetension et donc décharge (
rapide )
PbSO4 + 2 e - ⇌ Pb + SO4 2 –
E°(PbSO4/Pb)=-0,36V ; Ec(PbSO4/Pb)= -0 ,66 V
Eath =E°( PbSO4/Pd) +0,03log(SO42-)= E°( PbSO4/Pd) +0,03 log([H+]/2)=-0,63V Donc Eaex
different de Eath alors il y a de suetension et donc charge ( lent )

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