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La décision d'investissement est cruciale pour une entreprise car elle conditionne son développement futur. Elle nécessite d'évaluer la validité technique, stratégique et financière du projet, notamment sa capacité à créer de la valeur à travers la valeur actuelle nette. Bien que risquée, une décision éclairée cherche à maximiser la valeur de l'entreprise. Les matrices stratégiques comme la BCG aident à analyser le portefeuille d'activités et à définir la politique d'investissement.

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La décision d'investissement est cruciale pour une entreprise car elle conditionne son développement futur. Elle nécessite d'évaluer la validité technique, stratégique et financière du projet, notamment sa capacité à créer de la valeur à travers la valeur actuelle nette. Bien que risquée, une décision éclairée cherche à maximiser la valeur de l'entreprise. Les matrices stratégiques comme la BCG aident à analyser le portefeuille d'activités et à définir la politique d'investissement.

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La décision d'investissement constitue une étape cruciale dans la vie d'une entreprise, marquant le point de

convergence entre ses aspirations de croissance, les impératifs stratégiques et la gestion efficiente de ses
ressources. En effet, au cœur de toute entité économique réside le besoin d'optimiser l'allocation de ses facteurs
de production - capital, ressources humaines et matières premières - afin de créer des biens et services destinés
à satisfaire les besoins d'un marché dynamique. Dans cette perspective, l'investissement se profile comme
l'épicentre de la dynamique entrepreneuriale, conditionnant le développement futur de l'entreprise et mobilisant
des énergies considérables en termes de temps, de compétences et de ressources financières.

À bien des égards, l'investissement émerge comme le moteur incontesté de la création de valeur, cristallisant
un équilibre délicat entre rentabilité et risque. Dans le cadre de toute étude des processus décisionnels en
matière d'investissement, le principe fondamental de maximisation de la valeur de l'entreprise émerge comme
le pivot théorique. Ce principe, axé sur la richesse des actionnaires, s'articule autour des concepts
fondamentaux du temps, de l'actualisation et du risque, formant ainsi la toile de fond de toute évaluation
financière de projet d'investissement.

La décision d'investissement s'inscrit dans une démarche tricéphale, nécessitant des réponses éclairées aux
questions essentielles de la validité technique, stratégique et financière du projet. En particulier, l'évaluation
financière d'un investissement se confronte à la question cruciale de sa capacité à créer ou détruire de la valeur
pour l'entreprise. La valeur actuelle nette (VAN) devient ainsi la boussole, indiquant la rentabilité financière
d'un projet et, par extension, sa capacité à générer de la valeur.

Cette décision d'investissement, au sein des quatre grandes décisions stratégiques auxquelles fait face une
entreprise, joue un rôle prépondérant dans la définition de son avenir. En alignement avec l'objectif de
maximisation de la valeur, un investissement rentable émerge comme un investissement envisageable,
incarnant ainsi la quête incessante de création de valeur au sein de l'entreprise.

Cependant, l'environnement économique n'est pas toujours empreint de certitudes. En contexte d'incertitude, le
risque devient une composante incontournable des processus de choix d'investissement. La variabilité des flux
de trésorerie prévisionnels et des paramètres projetés, à l'exception peut-être de la dépense initiale, crée un
cadre d'analyse réaliste où l'incertitude devient le pendant du temps et de la variabilité des flux. Ainsi, cette
dimension risquée ne fait que renforcer l'importance d'une prise de décision éclairée, où l'entreprise doit
composer avec l'inconnu tout en cherchant à maximiser la valeur.

En résumé, la décision d'investissement, en contexte de certitude, se dessine comme un acte fondateur, reliant
le passé, le présent et l'avenir de l'entreprise. À travers l'examen rigoureux des implications techniques,
stratégiques et financières, elle incarne la quête incessante de création de valeur, tout en faisant face aux défis
posés par l'incertitude inhérente à l'environnement économique.

Définition d'investissement

On définit un investissement, en finance, comme une dépense présente


faite dans l'espoir de recevoir, en retour, des recettes futures, recettes qui seront souvent, mais pas forcément,
échelonnées dans le temps.

Cette définition nécessite plusieurs commentaires:


1. L'investissement est défini uniquement à partir de flux de fonds qui sont des dépenses et des recettes. Il faut
remarquer qu'il n'est pas question de bénéfice ou de résultat comptable.

2. La définition est donnée en termes très généraux et ne fait pas allusion à la nature de la dépense, ni à
l'origine des recettes. On ne fait pas ici de distinction entre investissement matériel, comme installation d'une
usine ou acquisition de machines et investissement immatériel, comme acquisition d'un brevet de fabrication
ou installation d'un réseau commercial. On ne distingue pas entre dépenses visant à augmenter la capacité de
production et dépenses visant à améliorer la qualité des produits.
Toutes les recettes générées par la dépense initiale sont également prises en compte, non seulement les ventes
de produits et de services mais la revente du matériel acheté, l'abandon total ou partiel du projet…

3. La définition est sans relation avec les règles comptables et fiscales relatives aux investissements. On ne
limite pas la définition d'un investissement, en finance, aux seules dépenses qui sont constitutives de valeurs
d'actif amortissables. Ainsi une campagne de publicité dont la conséquence sur les ventes futures est
vraisemblablement durable est un investissement, même si, en comptabilité, elle doit être considérée, tout
entière, comme charge de l'exercice. Des dépenses de formation du personnel visant à accroître de celui-ci à
l’avenir et donc les recettes futures sont un investissement, même si, en comptabilité, il s’agit de charges de
l’exercice.

En résumé, un investissement est défini en finance de façon très générale : c’est une dépense présente engagée
dans l’espoir de recettes futures.
Naturellement l'investissement pourra nécessiter également des dépenses futures (frais de personnel, achat de
matières premières, de sources d'énergie, entretien et réparation…)
Mais on espère que le solde entre les recettes et les dépenses futures fera apparaître suffisamment de recettes
nettes futures pour justifier la dépense initiale .

On peut représenter un projet d'investissement par un schéma simple sur lequel figurent les flux de fonds
prévisionnels (graphique 6.1). Une droite horizontale représente le temps. Celui-ci est divisé en périodes (par
exemple des années) séparées par des moments : to est le moment présent, t1 le moment à la fin de la 1ére
période... tn le moment à la fin de la nième période. Les dépenses sont portées au-dessus de la ligne les recettes
au-dessous. Les dépenses comme les recettes sont discrètes et non pas continues. On suppose qu'elles ont lieu
en fin de période.

Graphique 6.1 flux de fonds relatifs à un projet d’investissement

Depenses

Diagnostic stratégiques des politiques d’investissement


Les matrices stratégiques sont des instruments d'analyse qui représentent les portefeuilles d'activités des
entreprises en se basant sur des critères financiers ou économiques, tels que les matrices BCG 1 et 2, ADL, Mc
Kinsey, le modèle de General Electric, etc. Certaines de ces matrices accordent une importance significative à
la politique d'investissement, comme c'est le cas de la matrice BCG 1 conçue par Henderson et Zakon.

Le modèle développé par le Boston Consulting Group vise à identifier les domaines d'activités de l'entreprise
sur une matrice de croissance/part de marché. La matrice BCG 1 prend en compte deux variables clés :

La position concurrentielle (atout), qui évalue la part de marché relative de l'entreprise par rapport à ses
principaux concurrents ou au concurrent le plus puissant.
Le taux de croissance annuel du segment d'activité (attrait).
À partir de ces critères, une grille d'analyse est élaborée, positionnant les domaines d'activités stratégiques
(DAS) dans quatre catégories (voir schéma). Dans la perspective de la pérennité de l'entreprise, qui découle de
la logique économique, il est important d'ajouter aux critères marketing des critères financiers tels que la
rentabilité et les flux de trésorerie (dégagement de liquidités).

Ces critères simplifient la compréhension de chaque situation particulière. Les taux fournis en coordonnées
sont des exemples et peuvent varier selon les secteurs d'activité.
Sur cette matrice spécifique, l'axe vertical représente le taux de croissance du marché associé au secteur
d'activité en question. En règle générale, un taux dépassant 10% est considéré comme élevé, tandis qu'un taux
inférieur à ce seuil est jugé bas.

L'axe horizontal mesure la part de marché relative détenue par l'entreprise par rapport à son concurrent le plus
puissant. Un chiffre d'affaires de 0.5 indique ainsi que, dans le secteur d'activité considéré, l'entreprise détient
une part de marché équivalente à 50% de celle détenue par le leader. Contrairement à la part de marché
absolue, la part de marché relative exprime la puissance de l'entreprise par rapport à ses concurrents.

Analyse du portefeuille

Des observations empiriques indiquent qu'un portefeuille est considéré comme équilibré et prometteur pour
l'avenir, c'est-à-dire capable de générer des liquidités stables assurant la survie à long terme de l'entreprise,
lorsque les proportions suivantes sont respectées (exprimées en pourcentage du chiffre d'affaires total de la
société) :

Vedettes : 30%
Dilemmes : 20%
Vaches à lait : 40%
Poids morts : 10%

Il est important de souligner que seul un engagement délibéré dans des actions commerciales permet à un
couple produit/marché, et donc au portefeuille de produit/marchés, d'évoluer à chaque phase. L'objectif de
cette analyse est de classer les différents produits/marchés de l'entreprise dans divers systèmes concurrentiels,
offrant ainsi aux dirigeants la possibilité de déduire une stratégie, que ce soit le renforcement d'une activité
spécifique ou l'abandon d'une autre.

Cet équilibrage conduit à une évolution spécifique du portefeuille.

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