Secourisme Guide de Reference
Secourisme Guide de Reference
www.sja.ca
GUIDE DE RÉFÉRENCE
Quatrième édition
4e édition — Janvier 2019
Certification
ISBN 978-1-897513-01-9
En bref:
• Les origines d’Ambulance Saint-Jean, créée en 1883 au Canada,
remontent à plus de 900 ans
• Nous délivrons environ 500 000 certificats de secourisme et de
RCR aux Canadiens chaque année
• Nous déployons des efforts en matière de secours humanitaires
au Canada et dans le monde
• Les bénévoles de première ligne d’Ambulance Saint-Jean
fournissent des services dans le cadre de près de 10 000 activités
publiques chaque année
• Nous donnons plus d’un million d’heures de bénévolat aux
collectivités chaque année
• Plus de 100 000 personnes ont reçu l’aide des bénévoles
d’Ambulance Saint-Jean en 2014
• 365 Canadiens ont été officiellement honorés pour leurs efforts
visant à sauver des vies en 2015
• En 2014, près de 3 000 équipes du programme de thérapie
assistée par le chien d'Ambulance Saint-Jean ont donné plus de
200 000 heures de bénévolat
Ce guide de référence a été élaboré conformément au consensus canadien sur les lignes
directrices en matière de premiers soins et de RCR 2016, une série de recommandations
fondée sur des données probantes pour la formation et les normes de pratique en matière
de secourisme et de RCR. Le consensus canadien sur les lignes directrices est publié par la
Fondation des maladies du cœur et de l’AVC, la Croix-Rouge canadienne, Ambulance Saint-
Jean, la Société de sauvetage et la Patrouille canadienne de ski.
Avis de non-responsabilité
L’information (« information ») fournie dans cette publication est d’ordre général et ne contient
pas toute l'information se rapportant à chaque situation. Elle ne saurait remplacer les conseils
des professionnels compétents tels que les médecins. Les utilisateurs reconnaissent et
conviennent qu'Ambulance Saint-Jean n'est pas responsable des actions ou des décisions
de l'utilisateur découlant de l'information (y compris l'information au sujet des médicaments)
qu'elle contient, incluant, sans s'y limiter, le choix de consulter ou non des professionnels de
la santé tels que des médecins.
Ambulance Saint-Jean met en garde les utilisateurs de cette publication contre toute
prescription ou administration de médicaments, y compris les médicaments en vente libre,
sauf lorsque cela est permis par la loi. L’inclusion de médicaments pour le soulagement des
symptômes aux trousses de secourisme en milieu de travail ne relève pas de la présente
publication. L'accès aux médicaments pour le soulagement des symptômes en milieu de
travail et leur administration doivent se faire conformément aux directives de l'employeur et
des lois applicables.
Même si Ambulance Saint-Jean fait tout son possible pour que l'information présentée
au moment de la parution de cette publication soit la plus récente et exacte, elle ne peut
garantir son exactitude ou sa pertinence au moment où elle sera lue ou mise en pratique,
compte tenu de l'évolution de la recherche, des protocoles, des réglementations et des lois
dans le domaine de la santé. Il incombe aux utilisateurs de cette publication de connaître les
changements concernant les pratiques acceptables lorsqu’ils appliquent les procédures de
secourisme, ainsi que les lois et les réglementations en vigueur qui encadrent l’application
des procédures de secourisme.
L'information fournie dans cette publication l'est « telle quelle » et sans garantie ou condition
d'aucune sorte, explicite ou implicite. Dans toute la mesure permise par les lois en vigueur,
en aucun cas, y compris, sans s'y limiter, en cas de négligence, Ambulance Saint-Jean ne
peut être tenue responsable de quelque dommage direct, indirect, accessoire, particulier
ou consécutif découlant de quelque manière que ce soit du fait d'utiliser l'information ou les
réponses fournies dans cette publication ou de s'y fier.
Numéros de téléphone
d'urgence
Police
Pompiers
Ambulance
Centre
antipoison
Contact
d’urgence
Nom
Téléphone
Téléphone de
domicile
Adresse
municipale
Contenu
Chapitre 1 Introduction au secourisme 8
Rôles et responsabilités 8
Le secourisme et la loi 12
Sécurité et protection personnelle 14
Secours en situation d’urgence 20
Signes, symptômes et mécanisme de blessure 21
L’importance d’une bonne communication 25
Blessures et maladies 28
Gestion du stress en situation d’urgence 30
Chapitre 2 Prise en charge d’une situation d’urgence 34
Étapes de la PCSU 34
Examen des lieux 35
Évaluation primaire 35
Évaluation secondaire 44
Soins continus 53
Prise en charge de victimes multiples (triage) 64
Soulever et déplacer 68
Dégagement83
Chapitre 3 Urgences respiratoires 86
Hypoxie86
Respiration efficace et inefficace 87
Urgences respiratoires causées par des maladies 90
Étouffement 97
Chapitre 4 Urgences cardiovasculaires et (RCR) 110
Maladies cardiovasculaires 110
Chaîne de survieMD 113
Angine de poitrine et crise cardiaque 114
AVC et accident ischémique transitoire (AIT) 117
Arrêt cardiaque 119
Réanimation cardiorespiratoire (RCR) 119
Défibrillation externe automatisée (DEA) 129
Chapitre 5 Plaies et hémorragies 136
Pansements, bandages et écharpes 136
Types de plaies 145
Hémorragies148
Hémorragie interne 151
Amputation152
8
Soin des plaies mineures 154
Procédures générales de secourisme
pour les blessures à la main et au pied 155
Blessures thoraciques 161
Blessures abdominales 163
Blessures par écrasement 164
Blessures au cuir chevelu et au visage 165
Blessures aux yeux 169
Brûlures176
Morsures et piqûres 189
Chapitre 6 Blessures aux os et aux articulations 198
Fractures198
Luxation et entorse 199
Blessures à la tête et à la colonne vertébrale 203
Blessures au bassin 211
Blessures thoraciques 211
Attelles213
Procédures de secourisme pour les
blessures aux os et aux articulations. 215
Foulures235
Chapitre 7 Secours d’urgence supplémentaires 238
Diabète238
Crises d’épilepsie et convulsions 240
Surdose d’opioïdes 244
Urgences environnementales 248
Blessures dues au froid 248
Blessures dues à la chaleur 260
Empoisonnement265
Accouchement d’urgence et fausse couche 270
Sensibilisation à la santé mentale 277
Chapitre 8 Compétences en réanimation
des fournisseurs de soins de santé 286
Catégories d’âge pour la réanimation 286
Respiration artificielle 288
Réanimation cardiorespiratoire (RCR) 296
Annex A 308
Annex B 324
Index350
9
Chapitre 1
Introduction au
secourisme
• Rôles et responsabilités
• Le secourisme en milieu de
travail
• Le secourisme et la loi
• Sécurité et protection
personnelle
• Signes, symptômes et
mécanisme de blessure
• L'importance des secours
médicaux
• Gestion du stress en situation
d’urgence
Chapitre 1 Introduction au secourisme
1 Ce guide couvre un large éventail de renseignements qui vous
aideront à répondre de manière appropriée lors d’une situation
de secourisme ou d’urgence médicale. Le chapitre d’introduction
contient des renseignements généraux, des définitions et d’autres
documents liés à l’application des procédures de secourisme. Le
chapitre 2 aborde l'évaluation et la prise en charge d’une victime.
Ce chapitre comprend également des sujets qui sont importants à
comprendre dans les premiers moments critiques d’une situation
d’urgence. Le chapitre 5 traite de questions particulières destinées
aux professionnels de la santé (les intervenants ayant une obligation
spécifique de répondre au sein du système de soins de santé).
Ce guide sert de soutien à l’enseignement des cours suivants et
d’autres cours :
• Secourisme général et secourisme d’urgence
• Secourisme de base et intermédiaire
• RCR (tous niveaux), y compris la formation aux soins de
base pour les secouristes et les fournisseurs de soins de
santé
Certains des contenus de ce guide ne s’appliqueront pas
exactement au niveau de formation que vous avez reçu. À titre
de secouriste, n’oubliez pas de ne jamais outrepasser les limites
de votre formation, ni les règlements et lois de votre province ou
territoire de résidence.
Rôles et responsabilités
Qu’est-ce que le secourisme?
Ce sont les soins d'urgence donnés à une personne blessée ou
soudainement malade, en utilisant le matériel à sa disposition. Un
secouriste est une personne qui prend en charge une situation
d’urgence et qui applique les procédures de secourisme. Une
victime est une personne blessée ou malade.
16
Les trois priorités du secourisme sont les suivantes (par
ordre d’importance) : 1
• Préserver la vie
• Prévenir l’aggravation de la maladie ou de la blessure
• Favoriser le rétablissement
17
Lorsque vous aidez une personne à prendre des médicaments, lisez
1 d’abord l’étiquette et assurez-vous de suivre la règle des 5-Droits
qui suit :
• La bonne personne – le nom
qui figure sur le médicament
est-il celui de la victime?
• Le bon médicament – s’agit-il
du bon médicament dans cette
situation?
• La bonne quantité – quelle est
la posologie?
• La bonne façon – comment le
médicament doit-il être pris
(par voie orale, inhalé, etc.)?
• Le bon moment – est-ce le
bon moment pour prendre ce médicament?
18
Appliquer les procédures de secourisme dans le
cadre de votre travail 1
Lorsque vous appliquez les procédures de secourisme dans le
cadre de votre travail, vous devez agir avec des soins et une
habileté raisonnables, selon votre niveau de formation. Certaines
réglementations protègent les secouristes. Par exemple, dans les
milieux de travail régis par le Code canadien du travail, la section 3
de l’article 126 stipule que :
« L’employé n’encourt aucune responsabilité personnelle pour les
actes – actions ou omissions – qu’il accomplit de bonne foi à la
demande de l’employeur en vue de l’exécution des obligations qui
incombent à ce dernier en matière de premiers soins et de mesures
d’urgence sous le régime de la présente partie. »
Tout lieu de travail au Canada est tenu de posséder une trousse
de secourisme en vertu des règlements fédéraux, provinciaux ou
territoriaux. La taille et le contenu de cette trousse sont établis par
ces règlements. Les secouristes sont encouragés à se familiariser
avec le contenu et l’emplacement de la trousse de secourisme sur
leur lieu de travail, et à inspecter régulièrement cette trousse.
Le secourisme dans le cadre de la santé et sécurité au
travail
Les règles et lois provinciales et territoriales comprennent des
exigences relatives à la formation au secourisme dans la province
ou le territoire où elles s’appliquent. La plupart des règlements
exigent en tout temps la présence d’au moins un secouriste
désigné en milieu de travail. Le niveau de formation requis par le
secouriste dépendra de la taille du lieu de travail, de la distance par
rapport aux services de santé les plus proches et de la dangerosité
du milieu de travail.
Afin d’assurer le respect de la réglementation, il est recommandé
que plus d’une personne formée au secourisme soit présente lors
de chaque quart de travail pour tenir compte des vacances, des
congés de maladie et des pauses.
Législation en matière de santé et sécurité au travail
C’est aux provinces et aux territoires que revient la responsabilité
d’établir leurs propres lois en ce qui concerne la santé et la sécurité
au travail dans le but de protéger les travailleurs. Tous les lieux
19
de travail relevant d’une responsabilité provinciale ou territoriale
1 en la matière sont tenus de respecter les lois et règlements de la
province ou du territoire en question. Les lieux de travail relevant
de la responsabilité du gouvernement fédéral sont assujettis au
Code canadien du travail.
Les lois et règlements comprennent des dispositions visant à
assurer la présence d’un nombre suffisant de secouristes en milieu
de travail, généralement en fonction de l’un ou de l’ensemble des
critères suivants :
• le nombre d'employés
• les risques potentiels
• la distance par rapport aux soins médicaux
Le secourisme et la loi
Veuillez noter qu’Ambulance Saint-Jean ne donne pas de conseils
juridiques. Ce guide n’est pas destiné à remplacer les conseils
donnés par un avocat ou un professionnel du droit.
20
Consentement
Selon la loi, toute personne a le droit de ne pas être touchée par 1
autrui et en tant que secouriste, vous devez respecter ce droit.
Identifiez-vous toujours comme secouriste auprès de la victime et
demandez-lui la permission de l’aider avant de la toucher.
Demandez toujours à la victime si vous pouvez l'aider. Si elle ne
répond pas, vous avez son consentement tacite, et vous pouvez
l’aider.
Si la victime est un bébé ou un jeune enfant, vous devez obtenir le
consentement des parents ou du tuteur. En l’absence des parents
ou du tuteur, la loi tient pour acquis que la victime donnerait son
consentement si elle le pouvait; vous avez donc son consentement
tacite.
Toute personne a le droit de refuser l’aide qui lui est offerte.
Si la victime est consciente, n'appliquez pas de procédures de
secourisme contre sa volonté. Si la victime ne vous donne pas son
consentement, il existe d’autres façons de lui apporter votre aide
sans la toucher – en assurant la sécurité des lieux et en appelant les
secours médicaux, par exemple.
Le secouriste doit être conscient des difficultés qu’il peut y avoir à
communiquer avec une victime :
• malentendante
• parlant une autre langue
• ayant une déficience visuelle
• en bas âge
• éprouvant de la douleur
• présentant des signes de trouble de l’humeur
Soins et habiletés raisonnables
À titre de bon samaritain, vous devez appliquer les procédures de
secourisme avec des soins et une habileté raisonnables, selon votre
niveau de connaissance et de compétence.
Négligence
Ne donnez que les soins pour lesquels vous avez été formé et
agissez toujours dans le meilleur intérêt de la victime.
21
Abandon
1 N'abandonnez jamais une victime dont vous
prenez soin. Restez à ses côtés jusqu’à ce que :
• les secours médicaux prennent la relève
• un autre secouriste prenne la relève
Consulter la
• elle ne désire plus recevoir votre aide,
législation et la
habituellement lorsque la situation n’est
réglementation
plus urgente et que les soins ne sont
du lieu de travail
plus nécessaires
applicables à
votre région.
Appliquer les procédures de
secourisme au Québec
La Charte des droits et libertés de la personne du Québec stipule
que tout être humain dont la vie est en péril a droit au secours. Cela
signifie que vous devez porter secours à une personne dont la vie
est en péril, pourvu qu’il n’y ait pas de risque pour votre vie ou celle
d’autrui.
Prévention de l’infection
Pathogènes transmis par voie aérienne (aéroportés)
Voici des exemples d’infections qui se répandent par voie
aérienne :
• La méningiteest une infection bactérienne ou virale qui
provoque l’enflure de la moelle épinière et du cerveau.
• La tuberculose est une infection bactérienne qui s’attaque
principalement aux poumons, mais qui peut toucher
d’autres parties du corps.
• L’influenza ou « grippe » est une infection virale qui se
répand facilement et dont les conséquences peuvent aller
de légèrement débilitantes à mortelles.
23
Comment enlever les gants
1 Les gants qui ont servi sont contaminés et peuvent propager
l’infection. Enlevez-les en évitant d’en toucher l’extérieur. Procédez
de la manière décrite ci-dessous.
24
Pathogènes transmis par le sang
L'exposition au sang ou aux liquides organiques (vomissures, 1
excréments, etc.) présente un risque pour la santé des secouristes.
Les secouristes doivent connaître trois maladies transmissibles par le
sang :
• Le virus d’immunodéficience humaine (VIH) est le virus
responsable du SIDA. Il n’existe pas de vaccin pour se
prémunir contre ce virus. La meilleure défense demeure une
protection adéquate pour éviter l’infection.
• L’hépatite B est l’une des trois formes courantes
d’hépatite, une maladie virale qui peut gravement
endommager le foie. Certaines personnes porteuses de
l’hépatite B ne présentent pas de symptômes, mais sont
tout de même contagieuses. Il existe un vaccin contre
l’hépatite B.
• L’hépatite C est tout aussi dommageable pour le foie que
l’hépatite B, mais il n’existe pas de vaccin pour prévenir
cette maladie.
Objets pointus et tranchants
Si vous vous coupez ou vous vous piquez avec un objet tranchant
qui est entré en contact avec du sang infecté, vous pouvez
contracter une infection. Les secouristes n’emploient pas d’objets
pointus ou tranchants comme des scalpels ou des aiguilles, mais
ils peuvent être en présence de verre brisé ou d’autres objets
tranchants qui sont entrés en contact avec du sang ou d'autres
liquides organiques. Portez toujours des gants et manipulez ces
objets avec grand soin.
25
instructions du fabricant pour le nettoyage et la désinfection
1 des articles réutilisables. Les masques à usage unique, les valves
unidirectionnelles et les gants doivent être placés dans un sac
double et jetés avec les autres articles contaminés. Si ces articles
sont utilisés en milieu de travail, suivez les protocoles provinciaux et
territoriaux ou ceux de l’entreprise pour la disposition des articles
dangereux.
Des gants jetables empêchent tout contact direct entre la main du
secouriste et la victime. Portez des gants si
vous risquez de toucher à du sang, à des
liquides organiques, à des tissus ou à tout
objet qui pourrait être entré en contact avec
ces substances.
Si un gant est déchiré, lavez-vous les mains
aussitôt que possible et enfilez une nouvelle
paire. Jetez les gants contaminés en les plaçant
dans un sac en plastique scellé, puis dans un
sac double.
Protection du secouriste
Les parties du corps qui pourraient être entrées en contact avec
une victime doivent être lavées à l’eau chaude et au savon, ou
encore avec une solution antiseptique ou un mélange d’eau et
d’eau de Javel (selon un ratio de 1:10). Les déversements doivent
être nettoyés, puis désinfectés à l’aide de cette solution d’eau et
d’eau de Javel pendant 20 minutes.
Toute personne ayant été exposée à des contaminants possibles
doit prendre une douche chaude avec du savon et bien se rincer.
Toute personne ayant été exposée à des contaminants à la suite
d'une blessure par aiguille ou objet tranchant doit consulter un
médecin.
En cas de blessure résultant d’un acte violent ou si le secouriste
ou la victime sont exposés à un risque en raison d’une situation
violente, vous devez vous protéger et appeler les secours. Vos
compétences en tant que secouriste ne sont utiles que si les lieux
sont sûrs.
26
Nettoyage
Après la prise en charge d’une urgence, il est important de nettoyer 1
convenablement les lieux et l’équipement utilisés. Les surfaces
dures doivent être désinfectées. Les tissus doivent être lavés à la
machine, dans la mesure du possible. Les surfaces et les matériaux
poreux qui ne peuvent être lavés doivent être jetés.
• Les articles réutilisables (ciseaux, forceps) doivent être
nettoyés du sang et des liquides organiques qui pourraient
s’y trouver, immergés dans une solution à 10 % de javel (ou
une autre solution désinfectante), rincés et séchés
• Les articles à usage unique (gaze, gants) doivent être
placés dans un sac poubelle, qui devra être fermé
hermétiquement. Ce sac poubelle peut être placé avec les
ordures courantes.
• Les surfaces contaminées de sang ou de liquides
organiques doivent être nettoyées au moyen d’une solution
à base de javel ou d’une autre solution désinfectante
Objets pointus et tranchants
Lors d’une urgence, les objets pointus et tranchants peuvent causer
des blessures ou servir aux procédures de secourisme. Il est
important de disposer correctement de ces objets, tant pour la
sécurité des secouristes que pour celle des autres personnes. Il
peut s’agir d’aiguilles, de couteaux ou de verre brisé. Ces objets
peuvent contenir du sang contaminé et couper le secouriste,
l’exposant à la contamination.
Le ramassage de verre doit toujours se
faire par des moyens mécaniques, par
exemple un balai et une pelle à poussière.
Le verre ainsi ramassé doit être placé dans
un récipient à l’épreuve des perforations,
comme une boîte en carton.
Lorsque vous manipulez un couteau,
saisissez-le toujours par le manche, lame
vers le bas. Les étapes du nettoyage d’un
couteau sont les mêmes que celles qui
s’appliquent au nettoyage des surfaces
dures (voir ci-dessus).
27
Les aiguilles doivent être placées dans un contenant pour objets
1 pointus et tranchants. Ces contenants en plastique sont munis
de parois épaisses et d’un couvercle de sécurité qui empêche
les perforations accidentelles. Les ambulances sont dotées de
contenants pour objets pointus et tranchants et les aiguilles
trouvées ou utilisées sur le site d’une urgence doivent y être
placées. Manipulez toujours les seringues en les tenant par le corps
(la partie en plastique dans laquelle se trouve le piston) et n’essayez
jamais de remettre un capuchon sur l'aiguille.
Les aiguilles ne doivent jamais être jetées avec les ordures
courantes.
28
6. Vous aider à appliquer les procédures de secourisme, selon
vos directives. 1
7. Mettre les effets de la victime en lieu sûr.
8. Prendre des notes.
9. Rassurer la famille de la victime.
10. Diriger le personnel paramédical vers les lieux de l’urgence.
29
Lorsque l’un de ces mécanismes de blessure est apparent, appelez
1 une ambulance aussi vite que possible. En comprenant la cause
d’une blessure, il est possible de prédire les blessures probables
et les blessures improbables, même en l’absence de signes de
blessure apparents ou même si la victime n’est pas en mesure de
décrire ses symptômes.
Signes et symptômes
30
L'importance des secours médicaux
En secourisme, les soins médicaux sont appelés secours médicaux. 1
À moins que la blessure ne soit très mineure, vous devez vous
assurer que la victime reçoit des secours médicaux après que vous
avez appliqué les procédures de secourisme. L’aide médicale peut
être donnée sur les lieux, durant le transport vers un établissement
de soins de santé ou à l'hôpital.
Vous devez connaître le numéro de téléphone des services
médicaux d'urgence de votre communauté. Dans les zones
urbaines, il s’agit souvent du 9-1-1. Si vous êtes en dehors de
votre communauté, vous trouverez les numéros de téléphone des
services médicaux d’urgence en ligne ou dans les premières pages
de l'annuaire téléphonique.
Il est important d’appeler les secours médicaux. La période qui
suit une blessure grave mettant la vie de la victime en danger est
appelée heure critique. Cette période est critique, car plus vite
la victime est envoyée en salle d’urgence ou salle d’opération,
meilleures sont ses chances de survie et de rétablissement.
Vous pouvez demander à un passant d'appeler les secours
médicaux. Donner à la personne :
• le numéro de téléphone nécessaire
• une description de l’état de la victime
• l’itinéraire pour arriver sur les lieux
• des instructions lui indiquant de revenir vous voir pour
confirmer que l’appel a bien été passé
Si vous êtes seul, vous devez décider si vous restez aux côtés de
la victime ou si vous partez chercher de l’aide. La bonne décision
dépend des particularités de la situation. Si vous possédez un
téléphone cellulaire, vous pouvez passer un appel sur les lieux et
appliquer les procédures de secourisme avec l’aide du répartiteur.
Soins médicaux
En tant que secouriste, vous n’êtes pas formé pour diagnostiquer la
nature et l’étendue d’une blessure ou d’une maladie; ces fonctions
sont réservées à un médecin. En règle générale, assurez-vous
que la victime reçoit des soins médicaux après les procédures de
secourisme. Cela peut ne pas être nécessaire pour des blessures
31
mineures. Les soins médicaux sont donnés par un médecin ou sous
1 la supervision d’un médecin. Le personnel paramédical prodigue
des soins médicaux parce qu’ils travaillent sous la supervision d’un
médecin. Les soins médicaux sont donnés dans les hôpitaux, mais
ils peuvent aussi être donnés sur les lieux mêmes ou pendant le
transport vers un établissement de soins de santé.
M – Mécanisme de blessure
I – (Injuries) Blessures ou maladies découvertes
S – Signes et symptômes
T – Traitement (procédures de secourisme) prodigué jusqu’ici
Les principes du bon samaritain ne vous protègent que pendant
l’administration des soins sur les lieux mêmes ou pendant le
transport de la victime, lorsque ce transport est essentiel pour
lui sauver la vie et lorsque des secours médicaux ne sont pas
disponibles. Le transport d’une victime vous rend inutilement
responsable si la blessure s’aggrave suite à un incident ou un
accident durant son déplacement vers un hôpital ou un centre
médical.
32
L’importance d’une bonne communication
La communication est nécessaire dans toute situation d’urgence, 1
quelles que soient les circonstances. Le secouriste est appelé à
communiquer avec de nombreuses personnes – victimes, passants,
membres de la famille, autres secouristes, fournisseurs de SMU et
autres professionnels (p. ex. les policiers, les pompiers, les services
électriques). Une communication efficace l’aidera à évaluer l’état de
la victime, à lui expliquer ce qu’il fait et pourquoi.
Voici quelques règles pour communiquer efficacement :
• être calme et direct
• être respectueux
• ne pas utiliser de termes médicaux
• appeler la victime par son nom
• ne pas poser de diagnostic sur l’état de la victime
• toujours être honnête et rassurant et choisir soigneusement
ses mots
La première chose que fait le secouriste lorsqu’il arrive sur
les lieux d’une urgence est de prendre la situation en main. Il
demeure responsable de la situation jusqu’à ce que des personnes
plus compétentes que lui prennent la relève. Pendant qu’il est
responsable, de nombreuses personnes peuvent lui offrir de l’aide.
En transmettant la responsabilité de la situation à une personne
autre que la victime, décrivez les circonstances complètes de
l’incident et transmettez toutes les notes que vous avez prises.
Veillez à inclure :
• Votre nom
• l’heure de votre arrivée
• les événements entourant la blessure ou la maladie,
incluant les signes et symptômes observés
• les procédures de secourisme appliquées
• les modifications de l’état de la victime depuis que vous
avez pris la situation en main
33
Principes de communication
1 Bien que chaque situation soit différente, les lignes directrices qui
suivent permettent d'améliorer la communication.
Attention
Concentrez-vous sur la victime. Placez-vous à la hauteur de ses yeux
et maintenez un contact visuel.
Terminologie
Évitez d'utiliser des termes médicaux lorsque vous communiquez
avec la victime ou des passants. Vos explications et vos réponses
doivent être claires, concises et faciles à comprendre.
Langage corporel
Évitez d'utiliser un langage corporel qui pourrait être perçu comme
menaçant ou agressif.
Professionnalisme
Faites toujours preuve de professionnalisme. Expliquez tout ce que
vous faites et pourquoi. Si ce que vous faites peut être douloureux,
dites-le à la victime.
34
Difficultés de communication
Même en suivant les principes de communication qui précèdent, 1
certains obstacles peuvent rendre la communication difficile.
• Obstacle linguistique – la victime ou les témoins peuvent
ne pas parler la même langue que le secouriste
• Obstacle physique – la victime ou les témoins peuvent être
atteints d’un handicap auditif, d’un trouble de la parole ou
d’un handicap visuel
• Obstacle cognitif – la victime ou les témoins peuvent ne
pas comprendre les questions ou les demandes
• Obstacle culturel – les différences culturelles en matière
d’interactions entre personnes peuvent nuire à la
communication
• Obstacle environnemental – les situations bruyantes
peuvent rendre la communication difficile
• Obstacle techniquel – la défaillance ou les limites des
dispositifs de communication (radios, téléphones) peuvent
nuire à la communication
Lorsqu’il est confronté à ces obstacles, le secouriste peut devoir
recourir à plusieurs façons de recueillir des renseignements ou de
donner des instructions.
Les secouristes doivent aussi veiller à communiquer en termes
simples, clairs et directs. De longues descriptions employant
des termes compliqués peuvent rendre les choses très difficiles
à comprendre pour la victime ou les personnes présentes. Par
exemple, dites « Passez-moi le DEA » plutôt que « J’ai besoin que
vous me trouviez un défibrillateur externe automatisé pour que je
puisse faire une réanimation cardiorespiratoire ».
35
Blessures et maladies
1 Blessures
Lorsqu’un élément extérieur au corps endommage des tissus,
la zone endommagée s’appelle une blessure. La gravité d’une
blessure dépend des facteurs suivants :
• le type de tissu touché; une blessure touchant un organe,
ou les tissus d’un système vital comme le système nerveux
est une blessure grave
• la complexité de la blessure; par exemple, la fracture d’un
os en deux fragments n’est pas aussi grave que la fracture
en plusieurs fragments
• la superficie touchée; une brûlure à la main peut être plus
grave qu’une brûlure au doigt
Blessures et énergie
Les blessures résultent de l’application d’une quantité excessive
d’énergie sur le corps humain.
Par exemple :
• la brûlure thermique est causée par un excès d’énergie
thermique
• une brûlure par un acide est causée par un excès d’énergie
chimique
• la cécité des neiges est causée par un excès d’énergie
lumineuse
• une fracture osseuse est causée par un excès d’énergie
mécanique
• un arrêt cardiaque dû à un choc électrique est causé par un
excès d’énergie électrique
36
Le corps peut absorber une certaine quantité d’énergie avant
qu’une blessure apparaisse. Cependant, tout excès d’énergie
entraîne une blessure. Trois facteurs déterminent l’apparition d’une
1
blessure. Ce sont :
• l’intensité de l’énergie
• la durée pendant laquelle elle a été appliquée sur le corps
• la partie du corps qui reçoit l’énergie
La plupart des blessures sont attribuables à l’énergie mécanique,
soit un objet qui heurte le corps ou le corps qui heurte un objet. Le
déplacement d’un objet crée de l’énergie mécanique. La quantité
d’énergie mécanique que possède l’objet dépend de son poids et
de sa vitesse de déplacement.
Maladies
Souvent, nous pensons aux procédures de secourisme uniquement
dans le contexte des blessures.
Mais, lorsque quelqu’un est très malade et qu’il y a urgence
médicale, les procédures de secourisme peuvent sauver une vie.
Certaines maladies, comme la crise cardiaque et l'accident
vasculaire cérébral (AVC), surviennent très rapidement. D’autres
maladies se développent plus lentement et il peut être difficile de
déterminer le moment précis où une personne a besoin de soins
médicaux.
37
Demandez des secours médicaux dans les cas suivants :
1 • douleur intense et soudaine dans une partie du corps
• changements soudains de la vision, maux de tête ou
étourdissements
• diarrhée ou vomissements graves ou persistants
• faiblesse soudaine ou trouble d’élocution
• température élevée persistante
• changement dans le degré de conscience
• éruption cutanée d'origine inconnue
• évanouissements à répétition
• dépression évidente, menaces ou tentatives de suicide
• lorsque vous êtes très préoccupé par votre état ou par celui
d’une personne dont vous prenez soin
Si la victime est un bébé, vous devez également appeler des
secours médicaux dans les cas suivants (en plus des cas énumérés
ci-dessus) :
• le bébé a fait des convulsions
• la peau du bébé est bleue ou très pâle
• vous avez l'impression que le bébé a du mal à respirer
• le bébé pleure beaucoup ou pleure sans arrêt
38
Réactions possibles des victimes
Les victimes peuvent réagir aux facteurs de stress de différentes 1
manières et les secouristes doivent observer et s’adapter à ces
réactions, qui peuvent comprendre :
• le déni— la victime peut nier la gravité de la situation et
refuser de l’aide
• l’abandonnement— la victime peut se résigner à mourir,
même si sa vie ne semble pas être en danger, et ne veut
pas faire le moindre effort pour faire ce qui est nécessaire
• l’agressivité— la victime peut être hostile
• l’affirmation— la victime est positive, coopérative et peut
même vouloir prendre en charge ses propres soins, y
compris diriger les secouristes
Gestion du stress
Gérer le stress en situation d’urgence peut faire une grande
différence dans la qualité des procédures de secourisme fournies.
Une préparation mentale appropriée et un exercice régulier des
compétences de secourisme peuvent aider les secouristes à réagir
efficacement face à une situation d’urgence. L’impact négatif
du stress peut être diminué en le comprenant et en prenant
des mesures visant à essayer de le surmonter. Après de graves
incidents, il est important que les secouristes s’occupent de leurs
émotions.
Lorsqu’ils sont confrontés à une situation très stressante, certains
secouristes peuvent ressentir des effets prolongés liés au stress et
doivent demander une aide médicale.
39
Chapitre 2
Prise en charge d’une
situation d’urgence
Étapes de la PCSU
1. examen des lieux : cet examen permet de prendre la
situation en main, de découvrir ce qui est arrivé et de
veiller à ce que les lieux soient sécurisés avant d’évaluer la
victime.
2. évaluation primaire : évaluez chaque victime afin de
déceler les blessures ou les maladies qui mettent la vie
en danger, téléphonez au service 9-1-1 ou demandez
à quelqu’un de le faire, et appliquez les procédures de
secourisme essentielles au maintien de la vie.
3. évaluation secondaire : cette évaluation est une cueillette
de renseignements par étapes qui permet de brosser un
tableau complet de l’état de la victime.
4. soins continus : à cette étape, vous continuez de surveiller
l’état de la victime jusqu’à la prise en charge par les secours
médicaux.
Ces étapes se déroulent généralement dans l’ordre ci-dessus.
L’examen initial des lieux, l’évaluation primaire et les procédures
de secourisme essentielles au maintien de la vie sont entrepris très
rapidement, généralement en l’espace d’une à deux minutes. Il
n'est pas toujours nécessaire d'effectuer une évaluation secondaire.
42
Examen des lieux
• Prendre la situation en main
• Demander de l'aide pour attirer les passants
• Évaluer les dangers et rendre les lieux sûrs 2
• Déterminer les circonstances de l’incident, le nombre de
victimes et les mécanismes de blessure.
• S'identifier comme secouriste et offrir son aide. Obtenir le
consentement.
• Évaluer la faculté de réponse
Envoyer quelqu’un ou aller soi-même chercher des secours
médicaux aussitôt que vous identifiez un problème grave, puis
commencer l’évaluation primaire. Si vous possédez un téléphone
cellulaire, vous pouvez composer le 9-1-1 ou le numéro d’urgence
local et mettre le téléphone en mode mains libres, si possible. Le
secouriste peut ainsi rester auprès de la victime.
Évaluation primaire
Évaluer les troubles qui mettent la vie en danger (points ABC) :
A = Voies respiratoires (Airway)
B = Respiration (Breathing)
C = Circulation
La séquence d’étapes composant l’évaluation primaire doit être
réalisée sur la victime telle que vous l’avez trouvée, à moins que
cela soit impossible.
L’évaluation primaire doit être réalisée immédiatement après
l’examen des lieux.
Vérifiez les voies respiratoires.
Si la victime est consciente, demandez-lui ce qui est arrivé. La façon
dont la victime répond vous indique si ses voies respiratoires sont
dégagées. Si la victime ne réagit pas, ouvrir les voies respiratoires au
moyen du renversement de la tête avec soulèvement du menton.
En cas de blessure présumée à la tête ou à la colonne vertébrale et si
vous possédez la formation adéquate, utiliser la subluxation de la
mâchoire sans renversement de la tête.
43
Vérifier la respiration
• Si la victime est consciente, lui demander si elle respire
bien.
44
Appliquer les procédures de secourisme pour les
blessures ou les troubles qui mettent la vie en
danger.
• Ouvrir les voies respiratoires au moyen du renversement de 2
la tête avec soulèvement du menton ou placer la victime
qui ne réagit pas, mais qui respire, en position latérale de
sécurité.
• Si la victime ne réagit pas et ne respire pas, ou ne respire
pas normalement (halètement), amorcer la RCR.
• Maîtriser toute hémorragie grave.
• Soutenir les fractures évidentes.
• Traiter l’état de choc en appliquant les procédures de
secourisme aux blessures qui mettent la vie en danger et
en maintenant la température corporelle de la victime.
• Évaluer la situation et décider s’il faut procéder à une
évaluation secondaire.
Procéder à une évaluation secondaire dans les cas suivants :
• la victime a subi plus d’une blessure
• plus de 20 minutes s’écouleront avant l’arrivée des secours
médicaux
• les secours médicaux ne se rendent pas sur les lieux et il
faut transporter la victime
Si on n’effectue pas d’évaluation secondaire, stabiliser et soutenir
les blessures décelées et donner les soins continus jusqu'à l'arrivée
des secours médicaux.
45
1. Allonger le bras le plus proche de soi au-dessus de la tête.
46
4. Soutenir la tête et le cou. Agripper fermement les
vêtements à la taille. Faire rouler la victime.
47
PCSU en cas de blessure possible à la tête ou à la
colonne vertébrale
Si l'on soupçonne une blessure à la tête ou à la colonne vertébrale,
2 il faut empêcher la tête et le cou de bouger. Le mouvement de la
tête ou du cou peut provoquer une invalidité permanente ou la
mort. Adapter les procédures de secourisme de la manière décrite
ci-dessous.
1. Dès qu’on soupçonne une blessure à la tête ou à la colonne
vertébrale, dire à la victime de ne pas bouger.
48
3. Si un passant est présent, lui montrer comment soutenir la
tête et le cou de la victime afin que vous puissiez continuer
votre évaluation.
49
6. Soutenir la tête et le cou (et les pieds, si possible) pendant
l’application des procédures de secourisme, jusqu’à la prise
en charge par les secours médicaux.
50
1. Le premier secouriste au niveau de la tête la soutient; il
pose sa main droite du côté droit de la tête de la victime et
sa main gauche du côté gauche.
2
51
4. Si un troisième secouriste se trouve sur les lieux, lui
demander de soutenir les jambes de manière à prévenir la
torsion du cou et de la colonne vertébrale. S’il y a en a un
quatrième, mettre un secouriste au niveau des épaules et
2 un autre au niveau de la taille.
Évaluation secondaire
L’évaluation secondaire survient après l’évaluation primaire et
toutes les procédures de secourisme essentielles au maintien de la
vie. Cette évaluation est en fait une cueillette de renseignements
par étapes qui permet de brosser un portrait complet de l'état de
la victime. Pendant l'évaluation secondaire, le secouriste tente de
découvrir des blessures ou des maladies qui n’ont pas été décelées
lors de l’évaluation primaire. Procéder à une évaluation secondaire
si :
• la victime a subi plus d’une blessure
• plus de 20 minutes s’écouleront avant l’arrivée des secours
médicaux
• il faut transporter la victime vers des secours médicaux
L’évaluation secondaire comporte quatre étapes :
1. Historique
2. Signes vitaux
3. Examen de la tête aux pieds
4. Procédures de secourisme pour les blessures et maladies
constatées
52
Historique
L’historique SAMMDE permet de connaître les principaux
antécédents médicaux de la victime. Ces renseignements peuvent
être utiles aux professionnels de la santé qui donneront des
soins à la victime par la suite. Si la victime n’est pas en mesure de
2
répondre, un membre de sa famille proche peut le faire à sa place,
pour certains éléments de l’historique.
S = symptômes – demander à la victime les sensations qu’elle
ressent (douleur, nausée, faiblesse, etc.).
A = allergies – demander à la victime si elle souffre d’allergies,
notamment aux médicaments.
M = médicaments – se renseigner sur les médicaments ou les
suppléments que prend normalement la victime, ceux qu’elle a pris
dans les 24 dernières heures, ainsi que toute dose qui n’aurait pas
été prise.
M = maladies antérieures et état médical actuel – se renseigner
sur les antécédents médicaux de la victime, en particulier s’ils sont
apparentés à sa situation actuelle. Demander à la victime si elle
possède un dispositif d’alerte médicale.
D = dernier repas – quel est le dernier repas de la victime et quand
a-t-il été pris? Y a-t-il autre chose que la victime a ingéré par la
bouche?
E = événements ayant mené à l’incident – que faisait la victime
avant de subir une blessure ou d’être malade? Comment la victime
a-t-elle été blessée?
Signes vitaux
Il y a quatre signes vitaux à contrôler sur une
victime :
1. Degré de conscience
2. Respiration Consulter la
législation et la
3. Pouls
réglementation
4. État et température de la peau du lieu de travail
applicables à
votre région.
53
Degré de conscience
La méthode AVPU est l’un des moyens les plus couramment utilisés
pour mesurer le degré de conscience d’une victime. La méthode
AVPU est une échelle de mesure du degré de conscience graduée
2 de la façon suivante : bon (A), moyen (V), faible (P) et nul (U).
A = Alert (consciente) – Une victime consciente a les yeux ouverts
et est capable de répondre à des questions simples. Elle est
consciente de son nom, de l'espace et du temps.
V = Verbal (réponse verbale) – La victime est capable de répondre
quand on s’adresse à elle, mais peut ne pas réussir à communiquer
efficacement. Il se peut aussi qu’elle ne soit pas consciente de son
nom, de l'espace et du temps.
P = Pain (douleur) – La victime ne réagit qu’aux stimulus
douloureux, par exemple quand vous la pincez ou frottez vos
phalanges sur son sternum. Elle peut bouger ou émettre des sons,
mais est incapable de communiquer.
54
Respiration
Pour évaluer la fréquence respiratoire,
examiner soigneusement la victime
pendant 30 secondes. On peut placer
une main sur le haut de l’abdomen 2
pour sentir la poitrine monter et
descendre. Vérifier la qualité de
la respiration. Compter chaque
insufflation sur une période de
30 secondes et multiplier ce chiffre
par deux pour obtenir la fréquence
respiratoire par minute.
55
Rythme cardiaque normal
Âge Pouls normal
Nourrisson 120 à 150
2 Enfant 80 à 150
Adulte 60 à 100
56
• Toujours observer le visage de la victime pour y détecter
des expressions qui pourraient indiquer de la douleur.
• Ne pas interrompre l’examen. Si vous trouvez une blessure,
vous devez la prendre en note et continuer.
• Ne pas enjamber la victime. Si vous devez changer de côté,
2
faites le tour de la victime.
• Lors d’un examen détaillé, rechercher les bosses, les
ecchymoses et les éraflures, ainsi que tout signe anormal.
• Si la victime est inconsciente, rechercher un dispositif
d’alerte médicale (étiquette, bracelet, pendentif, montre ou
autre) pendant l'examen.
• Observer, puis toucher :
Commencer par la tête :
• Examiner le crâne pour détecter la présence d’anomalies.
• Examiner les oreilles pour détecter un écoulement.
• Examiner les yeux : les pupilles sont-elles de la même
taille?
• Examiner le nez pour voir si du liquide s'en écoule.
• Examiner la bouche : les dents sont-elles intactes? Les
lèvres sont-elles bleues ou pâles?
57
Vérifier le cou :
• Les veines du cou sont-elles bombées?
• La victime porte-t-elle un pendentif d’alerte médicale?
2 • Examiner les clavicules.
• Examiner les épaules des deux côtés.
58
Vérifier la poitrine et le haut du dos :
• La victime ressent-elle de la douleur en respirant?
• La poitrine se soulève-t-elle et s’abaisse-t-elle normalement
avec chaque respiration?
2
• Examiner le dos de la victime aussi loin que possible.
59
Vérifier le bassin :
• Placer vos mains au sommet des os du bassin et presser
doucement les hanches pour évaluer la stabilité de la
victime.
2
60
Procédures de secourisme pour les blessures et
maladies constatées
Une fois votre examen terminé, appliquez les procédures de
secourisme appropriées selon la blessure ou la maladie identifiée.
Si la victime souffre de plus d’une blessure, priorisez la blessure la
2
plus grave.
Soins continus
Une fois que la victime a reçu les procédures de secourisme pour
les blessures et les maladies qui ne mettent pas sa vie en danger :
• la victime elle-même ou une autre personne prend la
situation en main et le secouriste n’assume plus aucune
responsabilité
• le secouriste reste responsable de la situation et attend
l’arrivée des secours médicaux qui prendront la relève, ou
• le secouriste reste responsable de la situation et transporte
la victime vers les secours médicaux
61
Le secouriste doit maintenir la victime dans le meilleur état possible
jusqu’à son transfert aux secours médicaux. Pour ce faire, il doit :
• Appliquer les procédures de secourisme pour l’état de
choc.
2 • Placer la victime dans la position appropriée à son état
• Surveiller l'état de la victime.
• Prendre en note les événements.
• Faire un compte-rendu de ce qui s’est passé aux personnes
qui prennent la relève.
Demander à un passant de soutenir la tête et le cou avec ses mains
(si l'on soupçonne une blessure à la tête ou à la colonne vertébrale).
Continuer de stabiliser et de soutenir la tête et le cou avec ses
mains, au besoin.
62
3. Passer une main derrière l’épaule de la victime et la faire
rouler vers soi en tirant sur le genou le plus éloigné.
63
Après avoir confié la victime à quelqu’un d’autre
En secourisme, nous apprenons à prendre soin d’une personne
blessée ou malade. Nous ne pensons pas souvent à ce qui se passe
2 une fois notre intervention terminée Après avoir confié la victime à
quelqu'un d'autre, le secouriste peut avoir plusieurs choses à faire,
par exemple, nettoyer les lieux, corriger la situation dangereuse à
l’origine de la blessure ou préparer un rapport sur l’incident et sur
son intervention.
Ces questions réglées, on s’attend à ce que tout revienne à
la normale. Cependant, il est probable que l’incident et tous
les événements qui l’ont entouré resteront à l’esprit. Après un
événement stressant, bon nombre de personnes revoient les détails
et essaient d’évaluer les actes qu’elles ont posés et ceux qu’elles
auraient pu poser.
Cette revue des événements est tout à fait normale et vous pouvez
vous y attendre. Toutefois, si elle persiste pendant plusieurs
semaines, ou si elle a une influence sur votre quotidien, il est
possible que vous éprouviez les effets négatifs du stress causé par
un incident critique.
Le stress causé par un incident critique est fréquent chez les
personnes qui vivent une situation d’urgence. Il peut nuire à vos
activités quotidiennes; votre travail, vos relations personnelles, votre
tranquillité d’esprit. Si cela se produit, vous devez réagir et obtenir
l’aide nécessaire, qui est facilement accessible. Commencez par en
parler à votre médecin de famille ou rendez-vous dans une clinique
pour consulter un médecin. Un médecin comprendra ce que vous
éprouvez et vous proposera des moyens d’en surmonter les effets.
Les effets du stress causé par un incident critique peuvent
se manifester des semaines, des mois ou des années après
l’événement.
État de choc
L’état de choc est un problème de circulation dans lequel les tissus
ne reçoivent pas suffisamment de sang oxygéné.
L’état de choc est dangereux, car toute blessure ou maladie peut
être accompagnée d’un choc, qui peut évoluer en trouble mettant
la vie de la victime en danger. La douleur, l’anxiété et la crainte ne
provoquent pas l’état de choc, mais elles peuvent l’aggraver ou
64
l’accélérer. C’est pourquoi il est si important de rassurer la victime
et de lui offrir tout le confort possible.
Il ne faut pas confondre le choc médical avec un choc électrique ou
le fait d’être choqué et surpris. L’état de choc de nature médicale
met la vie en danger parce qu’il empêche le cerveau et les autres 2
organes de fonctionner normalement.
Les renseignements suivants présentent certaines des causes
de l’état de choc. Des urgences médicales comme le diabète,
l’épilepsie, l’infection, l’intoxication ou la surdose de médicaments
ou de drogues peuvent aussi entraîner un état de choc grave.
*Chez les victimes à la peau foncée, les changements de couleur
peuvent être observés dans les endroits suivants du corps : les lèvres,
les gencives et la langue, le lit des ongles et les paumes, les lobes
d'oreille et la membrane qui recouvre la face interne des paupières.
65
Signes et symptômes de l’état de choc
Signes Symptômes
• Peau pâle au début, • Agitation
2 devient bleu-gris*
• Lèvres, langue, lobes, • Anxiété
ongles bleu-violet
• Peau froide et moite • Désorientation
• Respiration superficielle • Confusion
et irrégulière, rapide ou
haletante
• Changement dans le • Peur
degré de conscience
• Pouls faible et rapide; • Étourdissement
le pouls radial peut être
absent
• Soif
66
Procédures de secourisme pour l’état de choc
Les interventions suivantes permettent de réduire l’état de choc :
1. Appliquer les procédures de secourisme propres à la
blessure ou à la maladie à l’origine de l’état de choc. 2
2. Rassurer fréquemment la victime.
3. Éviter d’accroître la douleur en manipulant la victime avec
délicatesse.
4. Desserrer les vêtements ajustés au cou, à la poitrine et à la
taille.
5. Garder la victime au chaud, mais sans la surchauffer –
utiliser des vestes, des manteaux ou des couvertures si on
en a.
6. Humecter ses lèvres si elle a soif. Ne rien lui donner à boire
ni à manger. Si on ne peut obtenir de secours médicaux
avant plusieurs heures, lui faire boire de petites quantités
d’eau ou de liquides clairs; noter l’heure et la quantité
absorbée.
7. Installer la victime dans la position la plus appropriée.
Poursuivre les soins continus jusqu’à ce que quelqu’un
prenne la relève.
Les procédures de secourisme énumérées ci-dessus contribuent
également à empêcher l’état de choc de s'aggraver. Chaque fois
que vous le pouvez, ajouter ces procédures aux soins que vous
donnez.
67
Victime dont le degré de conscience est diminué chez qui
on ne soupçonne aucune blessure à la tête ou à la colonne
vertébrale
Placer la victime en position latérale de sécurité. Si le degré de
2 conscience est diminué, les voies respiratoires et la respiration sont
prioritaires – la position latérale de sécurité maintient les voies
respiratoires ouvertes.
Victime consciente présentant une urgence respiratoire
ou une douleur à la poitrine
Si une victime consciente souffre d’une douleur à la poitrine ou a du
mal à respirer, lui demander de prendre une position semi-assise,
ou toute position qui facilitera la respiration.
Blessure possible à la tête ou à la colonne vertébrale
Si l'on soupçonne une blessure à la tête ou à la colonne vertébrale,
stabiliser et soutenir la victime dans la position où elle se trouve.
De cette manière, on prévient d’autres blessures à la tête et à la
colonne vertébrale. Surveillez étroitement les points ABC.
Si les blessures le permettent
La nature des blessures peut vous empêcher de placer la victime
dans la position la plus appropriée. Continuer de soutenir la
tête et le cou et, au besoin, utiliser le renversement de la tête
avec soulèvement du menton pour garder les voies respiratoires
ouvertes. En choisissant une position, toujours garder à l’esprit le
confort de la victime.
68
Évanouissement
Un évanouissement est une perte de conscience temporaire
provoquée par un manque de sang oxygéné dans le cerveau. Voici
les causes courantes d’évanouissement :
2
• peur ou anxiété
• manque d’air frais
• douleur intense, blessure ou maladie
• vue du sang
• problème médical sous-jacent
• fatigue ou faim
• période prolongée passée en position debout ou assise
• excès de chaleur
Une personne qui s’est évanouie n’est pas consciente. Placer la
victime en position latérale de sécurité afin de protéger ses voies
respiratoires et prévenir l'étouffement. Placer la victime dans une
position confortable lorsqu’elle reprend conscience.
69
La sensation d’évanouissement et l’évanouissement
imminent
Lorsque quelqu’un est au bord de l’évanouissement, on peut
2 observer des signes précurseurs. La personne :
• est pâle
• est en sueur
• se sent mal, a des nausées, est étourdie ou a une démarche
instable
70
Un état de mi-conscience ou d’inconscience peut entraîner une
urgence respiratoire chez une victime allongée sur le dos, car la
langue peut tomber dans l’arrière-gorge et obstruer les voies
respiratoires. La salive et les autres liquides peuvent s’accumuler
dans l’arrière-gorge et provoquer l'étouffement. 2
Une perte de conscience progressive indique une aggravation de
l’état de la victime. Toujours surveiller le degré de conscience de la
victime et noter tout changement. Le secouriste peut se servir de
l’échelle AVPU (conscient, réponse verbale, douleur, sans réaction)
pour évaluer et décrire le niveau de conscience.
La diminution du degré de conscience est toujours une situation
d’urgence. La perte de conscience peut survenir très rapidement
et devenir une urgence respiratoire. Lorsqu’on constate une
diminution du degré de conscience, demander des secours
médicaux le plus rapidement possible.
Procédures de secourisme pour une victime
inconsciente
1. Amorcer la PCSU. Effectuer un examen des lieux. Appeler
les secours médicaux ou envoyer quelqu’un les chercher
dès que vous déterminez que la victime ne réagit pas.
2. Procéder à une évaluation primaire.
71
Si, en raison de la nature des blessures, la victime doit être allongée
sur le dos, surveiller constamment sa respiration. Si nécessaire,
maintenir les voies respiratoires ouvertes. S’assurer de garder les
voies respiratoires ouvertes.
2 Desserrer les vêtements trop ajustés au cou, à la poitrine et à la
taille et continuer à donner les soins nécessaires jusqu’à ce que
quelqu’un d’autre prenne la relève. Noter les changements du
degré de conscience et l’heure à laquelle ils sont survenus.
Un degré de conscience diminué exige également des secours
médicaux urgents.
72
2
73
Soins Hémorragie grave hémorragie externe ou interne
immédiats État de choc grave hémorragie, maladie grave,
Circulation empoisonnement
74
Étapes du triage
Amorcer la PCSU
• Déterminer le nombre de victimes sur les lieux
Commencer par la victime la plus proche et s’éloigner 2
progressivement.
• Procéder à une évaluation primaire
• Appliquer les procédures de secourismes pour les
blessures mettant la vie en danger
• S’il est évident que la personne est décédée, passer à la
victime la plus proche.
Répéter l’étape 2 pour chaque victime
• Toujours se rendre auprès de la prochaine victime la plus
proche.
Classer les victimes
• Décider quelles victimes nécessitent des soins immédiats
(priorité 1), des soins d’urgence (priorité 2) ou des soins
courants (priorité 3).
Organiser le transport
• Organiser le transport des victimes les plus prioritaires vers
un établissement de soins de santé aussitôt que possible
Effectuer une évaluation secondaire.
• Commencer par la victime la plus prioritaire. Appliquer les
procédures de secourisme appropriées, puis passer à la
prochaine victime.
Prodiguer des soins continus à chaque victime jusqu’à son
transport.
Si l’incident a fait de nombreuses victimes, il faut sans cesse
évaluer la situation et l’état des victimes et modifier les priorités en
conséquence.
75
Soulever et déplacer
Le secouriste doit essayer d'appliquer les procédures de
secourisme dans la position où se trouve la victime, puis attendre
l’arrivée du personnel paramédical pour la déplacer. Cependant, ce
2 n'est pas toujours possible.
Il peut être nécessaire de déplacer une victime :
• si la vie du secouriste ou celle de la victime est en danger
(par ex. incendie, explosion, fuite de gaz ou d’eau)
• s’il est impossible d'appliquer les procédures de
secourisme essentielles pour les blessures ou autres
troubles médicaux dans la position ou à l’endroit où se
trouve la victime
• La victime doit être transportée dans un établissement de
soins de santé.
S'il faut déplacer immédiatement une victime parce que sa vie est
en danger, il faudra peut-être utiliser une méthode de transport
d'urgence.
Ces méthodes sont employées dans des situations urgentes et
dangereuses où l’on doit déplacer la victime sans pouvoir soutenir
correctement ses blessures. En pareil cas, le choix d’une méthode
appropriée de transport d'urgence réduit le risque d’aggravation
des blessures.
Ne transporter la victime que sur la distance nécessaire pour la
mettre en sécurité et appliquer les procédures de secourisme
essentielles. Demander l’aide des passants et soutenir les blessures
le mieux possible pendant le déplacement. Ne pas s’exposer
inutilement au danger ni y exposer la victime et d’autres personnes.
Civières à roulettes
Si vous utilisez des civières à roulettes pour transporter des
travailleurs blessés sur votre lieu de travail, il est essentiel que vous
suiviez une formation adéquate sur l’utilisation et la manipulation
de ce genre d’équipement avant de vous en servir. À défaut, la
civière pourrait se renverser ou basculer, causant d’autres blessures
à la victime.
76
Risques professionnels
Les travailleurs qui évoluent dans des milieux présentant des
risques professionnels tels que des espaces confinés, des
tranchées, de la machinerie et des gaz dangereux doivent connaître
les protocoles d'intervention. Assurez-vous d’avoir la formation
2
appropriée au type de sauvetage que vous entreprendrez, ainsi que
l’équipement adéquat pour vous protéger lorsque vous porterez
secours à un collègue.
Hélicoptères
Dans certains endroits, un hélicoptère peut être envoyé pour
transporter un travailleur blessé à l’hôpital. Toute personne qui
travaille à proximité d’hélicoptères doit posséder une formation
appropriée et respecter les directives suivantes :
• Ne jamais s’approcher de l’hélicoptère sans la permission
du pilote ou du chef d’équipe
• Toujours suivre les instructions du pilote ou du chef
d’équipe en ce qui concerne la façon de s’approcher de
l’hélicoptère
• Connaître les zones d’accès restreint et les zones
dangereuses autour de l’hélicoptère et rester en dehors de
ces zones, sauf lorsque vous devez y pénétrer
• La queue et le rotor de queue d’un hélicoptère sont
dangereux – évitez de vous en approcher
78
• Se placer tout près de la charge à soulever.
• Plier les genoux et non la taille.
• Incliner la charge de manière à pouvoir glisser une main
sous le coin ou le bord le plus proche de soi.
2
• Placer l’autre main sous le coin ou le bord opposé et bien
saisir la charge.
• Soulever en se servant des muscles des jambes et en
gardant le dos droit.
• S'il est nécessaire de pivoter, tourner d'abord les pieds,
sans torsion du tronc.
Pour déposer la charge au sol, effectuer la manœuvre inverse.
Transports d'urgence
Le transport d'urgence consiste à déplacer une victime sur
une courte distance vers un endroit sûr, un abri ou un moyen
de transport. Choisir le type de transport en fonction des
circonstances.
• la taille et le poids de la victime relativement à ceux du
secouriste
• Le nombre de secouristes pouvant aider
• Le type de blessure
• La distance à parcourir
79
Si possible, demander de l'aide à des passants. Si on obtient de
l’aide :
• rester auprès de la victime
80
Une autre méthode consiste à utiliser une couverture pour soutenir
et trainer la victime.
Comme les traînées risquent
d’aggraver les blessures, ne les
utiliser que dans les situations les 2
plus graves qui présentent un danger
immédiat pour la vie.
Béquille humaine
Dans le cas d’une blessure à la jambe
ou au pied, aider la victime à marcher
sur son autre jambe en soutenant son
côté blessé.
1. Pour porter sur ses propres épaules
le poids du côté blessé, se passer le bras
(du côté blessé) autour du cou et agripper
le poignet fermement.
2. Passer l’autre main dans le dos de
la victime et agripper ses vêtements à la
taille.
3. Demander à la victime de
commencer à marcher avec vous en même
temps en partant du pied qui se trouve
au centre. De cette manière, le secouriste
porte le poids du côté blessé de la victime.
Transport sur chaise
La technique de la chaise permet à
deux secouristes de transporter une victime
consciente ou inconsciente dans un couloir
étroit ou dans les escaliers. Ne pas utiliser cette technique si on
soupçonne une blessure au cou ou au dos. Des chaises de secours
spécialement conçues sont disponibles et doivent être utilisées
pour ce type de transport.
Si la victime est inconsciente ou incapable de s’aider :
1. Placer la victime inconsciente sur la chaise en glissant le
dossier de la chaise sous les jambes et les fesses, le long du
bas du dos.
81
2. Lui attacher le torse et les bras au dossier de la chaise.
82
Transport par les membres
Utiliser le transport par les membres si on ne dispose pas d'une
chaise et si on ne soupçonne aucune fracture au tronc, à la tête ou
à la colonne vertébrale.
1. Un secouriste glisse les mains sous
2
les aisselles de la victime, lui saisit
les poignets et les croise sur sa
poitrine.
2. L’autre secouriste tourne le dos
à la victime, s’accroupit entre ses
genoux et la prend par les jambes
juste au-dessus du genou.
3. Les secouristes partent chacun du
pied opposé : la victime est plus
confortable s’ils ne marchent pas
au pas.
83
2. S’agenouiller à la hauteur de l’épaule de la victime et placer
un autre porteur à la taille pour faire pivoter la victime sur
son côté non blessé. Tourner la victime d’un bloc de façon
à éviter toute rotation du corps.
2 3. Faire pivoter la victime par-dessus la couverture roulée; elle
se trouve alors allongée sur le dos. Dérouler la couverture
et en rouler les bords
de chaque côté du
corps de la victime.
Se préparer à
soulever la victime :
demander aux
porteurs d’agripper
les bords roulés à la
hauteur de la tête, des épaules, des hanches et des jambes.
4. Maintenir la couverture tendue pendant qu’on soulève la
victime et qu’on la place sur la civière.
Avant d’utiliser une
couverture, s’assurer
qu’elle peut porter le
poids de la victime. Ne
pas utiliser cette méthode
si l'on soupçonne une
blessure au cou ou au dos.
Civières
Lorsqu’il est impossible d’appeler les secours médicaux ou lorsque
ceux-ci ne peuvent pas se rendre sur les lieux, la seule solution est
de transporter la victime vers les secours médicaux. Si la victime
est incapable de marcher ou si sa blessure ou sa maladie limite
considérablement ses mouvements, on doit la transporter sur un
brancard. Si la victime est incapable de marcher ou si sa blessure
ou sa maladie limite considérablement ses mouvements, on doit la
transporter sur une civière.
84
• Apporter la civière préparée à l’avance (couverture
et rembourrage) auprès de la victime plutôt que de
transporter la victime vers la civière.
• Le secouriste responsable se place à l’endroit où il pourra
le mieux surveiller la région la plus vulnérable du corps, 2
généralement la tête et les épaules, ou la partie blessée.
• Expliquer clairement aux porteurs ce qu’ils doivent faire. Si
le déplacement s’annonce difficile et si le temps le permet,
il serait bon de pratiquer avec une victime simulée afin
de réduire les risques et de rassurer la victime si elle est
consciente.
• Vérifier la solidité de la civière improvisée en y installant une
personne de poids égal ou supérieur à celui de la victime
qu’on veut transporter.
• Vérifier si on peut circuler avec la civière dans les couloirs,
par les portes et dans les escaliers sans blesser la victime.
Donner des commandes claires pour que le transport se
fasse doucement et de manière coordonnée.
Modèles de civières vendus dans le
commerce
La civière de toile à montants rigides est
le modèle vendu dans le commerce le
plus courant. À chaque extrémité, elle
comporte une barre d’écartement qui
doit être bloquée en position ouverte
avant d’utiliser la civière.
Civières improvisées
Si on ne dispose pas d’une civière
vendue dans le commerce, on peut en
improviser une au moyen de deux longs
bâtons et d’une couverture, de vêtements
ou de sacs à grain. Ne pas utiliser de
civières non rigides si l'on soupçonne
une blessure à la tête ou à la colonne
vertébrale.
85
Civière improvisée avec une couverture
1. Étendre la couverture sur le sol et déposer un bâton au tiers
de sa largeur. Replier le tiers de la couverture sur le bâton.
86
Méthode à quatre porteurs sans couverture
1. Les porteurs posent le genou gauche au sol, trois d’entre
eux se trouvant d’un côté de la victime et le quatrième
se trouvant de l’autre, comme le montre l’illustration. Le
quatrième porteur aide les autres à soulever et à déposer le 2
corps et à glisser la civière sous la victime.
2. Le quatrième porteur prend les mains des porteurs 1 et 2.
Lorsque les quatre porteurs tiennent fermement la victime,
le porteur 1 prévient les autres de se préparer à soulever,
puis donne la commande « Soulevez ». Ils soulèvent
doucement le corps jusqu’à la hauteur des genoux.
87
5. Lorsque tout le monde est en place, le porteur 1 donne les
commandes « Prêts à déposer », puis « Déposez ». L’équipe
place délicatement la victime sur la civière. Immobiliser la
victime sur la civière.
2
Transport de la civière
Une civière doit être transportée par quatre porteurs. Le secouriste
responsable du transport doit décider de la méthode à utiliser et
donner des instructions claires aux porteurs. Une fois que la victime
est attachée sur la civière, le secouriste se place de manière à
pouvoir surveiller la victime tout en dirigeant les porteurs.
Le secouriste place les autres porteurs à chaque bout de la civière.
Les porteurs s’accroupissent près des poignées, en direction du
déplacement.
• Lorsque les porteurs sont bien placés et tiennent
fermement la civière, donner les commandes « Prêts à lever
», puis « Levez ».
• Demander aux porteurs s’ils sont prêts. S’ils le sont, donner
la commande : « Avancez ».
88
• S’il faut s’arrêter, donner les commandes « Halte », « Prêts à
déposer », puis « Déposez ».
Pour rendre le transport le plus confortable possible pour la
victime :
• les quatre porteurs partent ensemble du pied le plus
2
rapproché de la civière et marchent au pas
• les deux porteurs partent du pied opposé et ne marchent
pas au pas
Transport la tête en premier
Il faut généralement transporter les victimes les pieds en premier.
Toutefois, il faut les transporter tête première dans les circonstances
suivantes :
• la victime est blessée aux jambes et il faut effectuer une
longue descente ou descendre un escalier. Dans ce cas, la
position tête première réduit la pression sur les jambes et
diminue la douleur
• la victime n’a pas subi de blessures aux jambes et il faut
monter une pente ou un escalier. La position tête première
réduit l’afflux de sang à la tête et rend le déplacement plus
confortable
• le chargement dans une ambulance ou le transfert dans un
lit. La position tête première est la plus sûre et elle facilite la
surveillance de la victime
Transport sur terrain accidenté
Si le terrain est accidenté, la civière doit être transportée par
quatre porteurs et demeurer aussi horizontale que possible. Les
porteurs doivent ajuster la hauteur de la civière pour compenser les
bosses et les creux du terrain.
89
Franchir un mur
Éviter de franchir les murs, même s’il faut pour cela allonger le
trajet. Si on ne peut faire autrement, procéder comme suit :
90
Dégagement
Le dégagement consiste à libérer une victime qui est emprisonnée
ou enfermée dans un véhicule ou un édifice écroulé et qui ne
peut en sortir par elle-même. Offrir à la victime le meilleur soutien
possible tout au long du dégagement. Si possible, appliquer les 2
procédures de secourisme essentielles et immobiliser ses blessures
avant de la déplacer.
Si la victime court un danger immédiat, si on est seul et s’il faut
sortir la victime d’un véhicule, procéder comme suit:
1. Si les pieds sont coincés dans le
véhicule, les dégager et les déplacer
vers la sortie. Glisser l’avant-bras sous
l’aisselle du côté de la sortie et étendre
le bras pour soutenir le menton.
2. Incliner la tête de la victime
délicatement vers l’arrière de manière à
l’appuyer sur votre épaule tout en
maintenant le cou aussi rigide que
possible.Glisser l’autre avant-bras sous
l’aisselle opposée et saisir la victime par
le poignet, le bras du côté de la sortie.
3. En position d’équilibre, pivoter en
tenant la victime et en maintenant son
cou aussi rigide que possible. Traîner
la victime hors du véhicule sur une
distance suffisante pour l’éloigner du
danger et en prenant soin d’éviter les
mouvements de torsion.
91
Chapitre 3
Urgences
respiratoires
• Hypoxie
• Respiration efficace et
inefficace
• Blessures par inhalation
• Urgences respiratoires
causées par des maladies
• Asthme
• Réaction allergique grave
• Étouffement
Chapitre 3 Urgences respiratoires
Un trouble respiratoire causé par une blessure ou une maladie peut
mettre immédiatement la vie de la victime en danger. En tant que
secouriste, vous devez reconnaître très rapidement une urgence
respiratoire et appliquer les procédures de secourisme appropriées.
La vie de la victime en dépend.
3
Hypoxie
Les urgences respiratoires comme l'étouffement entraînent un
manque d’oxygène dans le sang causant un trouble appelé
hypoxie. L'hypoxie peut endommager les tissus vitaux et même
causer la mort. Les causes de l’hypoxie sont regroupées en trois
catégories :
1. Manque d’oxygène — par exemple :
• la faible concentration d’oxygène en haute altitude
• le déplacement de l’oxygène par d’autres gaz comme
l'accumulation de gaz de silos dans un silo à grains
• l’épuisement de l’oxygène dans un espace limité,
comme dans un espace confiné
2. Voies respiratoires obstruées — par exemple :
• l'étouffement causé par un corps étranger, comme de
la nourriture
• l'obstruction des voies respiratoires par la langue
• l'enflure des voies respiratoires résultant d'une réaction
allergique
3. Défaillance des fonctions cardiaques et pulmonaires– le
cœur et les poumons ne fonctionnent pas normalement en
raison :
• d’une maladie, comme la pneumonie ou l’insuffisance
cardiaque congestive
• d'une blessure qui nuit à l'efficacité de la respiration
• d’une surdose de médicament ou de drogue ou d'un
empoisonnement
94
Respiration efficace et inefficace
La fréquence respiratoire normale diffère chez le bébé, l’enfant et
l’adulte. Une fréquence respiratoire trop lente ou trop rapide est
un signe d’urgence respiratoire. Le rythme respiratoire désigne
l’intervalle entre les respirations. Lors d’une respiration normale,
les intervalles sont réguliers et la respiration s’effectue sans effort;
il s’agit d’une respiration régulière. L'amplitude respiratoire
désigne la quantité d’air inspiré et expiré des poumons à chaque 3
respiration. Les signes d’une respiration efficace incluent les
suivants :
• une respiration silencieuse
• les deux côtés de la poitrine se soulèvent également
lorsque la personne inspire
• la personne est alerte et détendue
• la couleur de la peau est normale
• la capacité de parler sans prendre une respiration après
quelques mots
Lorsqu’une personne ne reçoit pas suffisamment d’oxygène, le
corps réagit par des respirations plus rapides et plus profondes. Les
signes d’une respiration inefficace incluent les suivants :
• la victime est essoufflée ou elle halète
• la fréquence respiratoire est trop lente ou trop rapide
• le rythme respiratoire est irrégulier
• la respiration est trop superficielle ou trop profonde
• la respiration est bruyante ou rauque
• la personne est fatiguée par l’effort qu’elle doit faire pour
respirer
• la personne transpire
• diminution du niveau de conscience
• les lèvres, les oreilles et les ongles semblent
bleutées (cyanose)
• le mouvement de la poitrine peut être anormal
95
Procédures de secourisme en cas de respiration
inefficace
Il faut toujours envoyer quelqu’un ou aller soi-même chercher des
secours médicaux dès le premier signe d’une urgence respiratoire.
Les procédures de secourisme en cas de respiration inefficace
comprennent deux parties :
3 1. Appliquer les procédures de secourisme propres à la
blessure ou à l’état et, si possible, placer la victime réactive
en position semi-assise.
2. Si la victime arrête de respirer et ne réagit plus, obtenir
immédiatement des secours médicaux et amorcer la RCR.
Le tableau suivant présente certaines des causes des urgences
respiratoires. Pour appliquer les procédures de secourisme,
déterminez d'abord la cause de l’urgence respiratoire et décidez
ensuite du meilleur traitement à appliquer.
96
blessure à la insuffisance cardiaque
tête congestive
compression emphysème/bronchite
thoracique
qui empêche
l'expansion de
la poitrine
3
Blessures par inhalation
Ce type de blessure survient lorsqu'une personne inhale de la
vapeur ou de l'air chaud (surchauffé), de la fumée ou des produits
chimiques toxiques.
Les blessures par inhalation se manifestent par les signes et
symptômes de l’état de choc :
• étourdissements, agitation, confusion
• pâleur ou cyanose
• fréquence ou amplitude respiratoire anormale
Accompagnés d'un historique de feu et des signes et symptômes
suivants :
• respiration bruyante
• douleur à la respiration
• brûlures du visage, particulièrement de la bouche et du nez
• poils du visage ou cheveux roussis
• haleine qui sent la suie ou la fumée
• maux de gorge, voix et toux rauques, difficulté à avaler
97
3. Si la victime arrête de respirer, amorcer la RCR en
commençant par des compressions.
4. Donner les soins continus jusqu’à la prise en charge par les
secours médicaux.
Asthme
L'asthme est une affection respiratoire réactionnelle caractérisée
par des crises répétées d'essoufflement, accompagnées d'une
toux et d'une respiration sifflante. Une crise d'asthme légère n'est
pas une urgence médicale et peut être traitée par la victime. Par
contre, une crise d'asthme grave peut être mortelle et nécessite
l'application immédiate des procédures de secourisme. La réaction
à un déclencheur provoque la contraction et l'enflure des voies
respiratoires et la formation de mucus.
Voici certains des déclencheurs courants de l'asthme :
• Rhumes, infections des voies respiratoires supérieures
• Squames d'animaux
• Morsures et piqûres d’insectes
• Aliments
• Pollen, peinture et fumée
98
Signes et symptômes de la crise d’asthme grave :
• essoufflement et difficulté respiratoire évidente
• toux ou respiration sifflante
• respiration rapide et superficielle
• la victime tente de respirer assis droit
• coloration bleutée du visage (cyanose) 3
• anxiété, serrement à la poitrine
• pouls rapide, état de choc
• agitation au début, suivie de fatigue
99
Aider la victime à utiliser un aérosol-doseur
L’aérosol-doseur (ou « pompe ») est le mode
d’administration le plus courant pour les
médicaments contre l’asthme.
1. Agiter le contenant et enlever le
capuchon.
3 2. Demander à la victime d’expirer à fond. Consulter la
législation et la
réglementation
du lieu de travail
applicables à
votre région.
100
Tubes d'espacement (AerochamberMD)
Lorsque le médicament sort de l'aérosol-doseur, il peut se déposer
au fond de la gorge sans atteindre les poumons ou la victime
peut haleter et avoir de la difficulté à retenir son souffle. Dans ce
cas, utiliser un tube d'espacement si disponible. Le tube retient
le médicament en aérosol et permet à la victime de l'absorber
complètement en plusieurs inhalations. 3
Le tube d'espacement facilite l'aspiration du médicament et devrait
toujours être utilisé, si disponible. Les petits enfants et les autres
victimes ayant des difficultés de coordination de l’inhalation avec la
libération du médicament auront généralement un tube
d'espacement en leur possession.
101
Réaction allergique grave
Une réaction allergique survient lorsque le système immunitaire
réagit à une substance qui entre dans l'organisme. La plupart des
allergies sont désagréables, mais inoffensives.
L'anaphylaxie est une réaction allergique grave qui survient
lorsqu'un allergène entre dans l'organisme du patient. Elle peut
3 aussi être déclenchée par l’exercice ou n’avoir aucune cause
connue. L’anaphylaxie peut survenir quelques secondes, quelques
minutes ou quelques heures après l'exposition. En règle générale,
plus la réaction est rapide, plus elle est violente. L’anaphylaxie est
une urgence médicale grave qui nécessite des soins médicaux
immédiats.
Les premiers signes et symptômes courants d'une réaction
allergique peuvent comprendre de l'urticaire et des rougeurs sur
la peau, accompagnées de démangeaison, des éternuements et le
nez qui coule, ainsi que de la toux.
Une réaction allergique grave peut être accompagnée d'une
enflure du visage et du cou, en particulier des lèvres et de la
langue. Si l'enflure est interne, la victime peut avoir de plus en
plus de mal à respirer. La victime peut avoir des nausées ou vomir.
Elle peut aussi éprouver de l'anxiété et un sentiment de mort
imminente provoqués par une baisse de pression artérielle et un
état de choc. Il s'agit d'une réelle urgence médicale qui nécessite
l'application immédiate des procédures de secourisme.
Procédures de secourisme en cas de réaction allergique
grave
1. Effectuer un examen des lieux et une
évaluation primaire. Envoyer chercher des
secours médicaux.
2. Placer la victime dans la position où
elle respire le mieux; habituellement en
position assise. Consulter la
législation et la
3. Aider la victime à prendre son réglementation
médicament, généralement un auto- du lieu de travail
injecteur d'épinéphrine. applicables à
4. Donner les soins continus. votre région.
102
Il est important de bien connaître les instructions du fabricant qui
sont indiquées sur le côté et de les suivre.
Vérifier la date de péremption. Si le seul auto-injecteur disponible
est périmé, il peut toujours sauver une vie et doit être administré
comme indiqué si le liquide est encore clair.
Utiliser l’auto-injecteur :
1. Retirer l’auto-injecteur EpiPenMD de l’éprouvette. Le
3
maintenir fermement par l’embout orange vers le bas.
Retirer le dispositif de sécurité bleu.
103
5. Après avoir donné l’injection, garder la victime au chaud et
lui éviter tout effort. Appeler le 9-1-1 dès que vous avez
injecté la première dose.
104
Étouffement
On dit qu’une personne est en train de s’étouffer lorsque ses voies
respiratoires sont partiellement ou complètement obstruées et que
l’apport d’air dans les poumons est réduit ou interrompu. La victime
peut avoir de la difficulté à respirer ou ne pas respirer du tout.
105
Causes de l'étouffement
Corps étrangers Langue Enflure
chez le bébé en position couchée, blessure de
et l’enfant : chute de la langue dans la gorge qui
aliments, jouets, l’arrière-gorge entraîne une
boutons, pièces enflure des voies
3 de monnaie, etc. respiratoires
106
Signes de l’étouffement
Obstruction légère Obstruction grave
capable de parler incapable de parler
signes de détresse – signes de détresse –
expression de peur dans les expression de peur dans les
yeux yeux
toux vigoureuse toux faible ou inexistante
3
sifflement et nausées entre les son aigu ou absence de son
quintes de toux lorsque la personne essaie
de respirer
visage rouge ou visage gris, lèvres et oreilles
« congestionné » bleues
107
4. Former un poing et le placer sur l’abdomen de la victime,
au niveau du nombril, aligné
sur les hanches. Saisir le poing
avec l'autre main et donner
cinq poussées abdominales
vigoureuses vers l'intérieur et
vers le haut.
3 5. Si l’objet n’est pas délogé,
répéter les tapes dans le dos
et les poussées abdominales.
Si la victime est inconsciente
1. L’allonger sur le sol. Appeler
les secours médicaux et obtenir un DEA, si disponible.
2. Amorcer les compressions immédiatement. Après
les 30 premières compressions, vérifier la bouche.
Retirer le corps étranger si vous pouvez le voir. Donner
deux insufflations. Si l'air ne pénètre pas, continuer de
donner des compressions thoraciques et de vérifier la
bouche avant de donner des insufflations.
108
3. Garder les bras à l’horizontale et serrés sous ses aisselles.
4. Poser le poing contre la partie inférieure du sternum, le
pouce vers l’intérieur.
5. Saisir le poing avec l’autre
main. Tirer vers soi avec force.
6. Continuer de donner des tapes
dans le dos et des poussées 3
thoraciques, jusqu’à ce que
l’objet soit délogé ou que la
victime perde conscience.
109
Vous pouvez également utiliser un objet solide, comme le dos
d’une chaise, une table ou l’extrémité d’un plan de travail.
110
Procédures de secourisme pour une victime en
fauteuil roulant qui s'étouffe
S’il est possible de passer les bras autour du fauteuil, donner
des tapes dans le dos selon la procédure habituelle, suivies de
poussées abdominales ou thoraciques. Sinon :
• Appuyer le fauteuil roulant contre un mur.
• Appliquer le frein du fauteuil.
3
111
Si la victime perd conscience, l’extraire du fauteuil roulant.
• Appeler les secours médicaux et obtenir un DEA.
• Tirer la victime vers le soi en la soutenant le mieux possible
et l'allonger sur le sol.
112
Procédures de secourisme pour un nourrisson qui
s'étouffe
La toux, des haut-le-cœur et une respiration sifflante et difficile sont
tous des signes qu'un nourrisson s'étouffe.
1. Effectuer un examen des lieux et une évaluation primaire.
2. S’il peut tousser vigoureusement ou respirer, le laisser
expulser l'objet. Si l'obstruction légère persiste plus de 3
quelques minutes, envoyer chercher des secours médicaux.
113
5. Tenir le bébé la tête plus basse que le tronc et, du talon de
la main, lui donner cinq tapes vigoureuses dans le dos entre
les omoplates.
114
115
Chapitre 4
Urgences
cardiovasculaires
et réanimation
cardiorespiratoire (RCR)
• Maladies cardiovasculaires
• Chaine de survieMD
• Angine de poitrine et crise
cardiaque
• AVC et accident ischémique
transitoire (AIT)
• Arrêt cardiaque
• Réanimation
cardiorespiratoire (RCR)
• Défibrillation externe
automatisée (DEA)
Chapitre 4 Urgences cardiovasculaires et
réanimation cardiorespiratoire (RCR)
Maladies cardiovasculaires
Au Canada, les maladies cardiovasculaires constituent l'une
des principales causes de décès chez les adultes. Si les victimes
recevaient les procédures de secourisme appropriées, un grand
nombre de décès pourrait être évité. Ce chapitre présente les
4 procédures de secourisme propres aux urgences cardiovasculaires,
y compris :
• les procédures de secourisme en cas d’angine de poitrine
ou de crise cardiaque
• les procédures de secourisme en cas d’accident vasculaire
cérébral (AVC) et d’accident ischémique transitoire (AIT)
• les procédures de secourisme en cas d’arrêt cardiaque,
c’est-à-dire la RCR
118
donne pas toujours de signes avant-coureurs; on peut se sentir très
bien et faire de l’hypertension. C’est pourquoi on dit souvent que
l’hypertension est un « tueur silencieux ».
Si vous êtes préoccupé par votre pression artérielle, adressez-vous
à votre fournisseur de soins principal. Les tensiomètres accessibles
en pharmacie peuvent vous aider à surveiller votre pression
artérielle, mais ne peuvent servir à réaliser un autodiagnostic.
Angine de poitrine
L'angine de poitrine survient lorsque les artères sont rétrécies,
endommagées ou obstruées, provoquant une diminution de
119
l'apport sanguin vers le muscle cardiaque. Lorsque le cœur
travaille plus fort et exige plus de sang (par exemple, courir pour
attraper l’autobus ou pelleter de la neige), il ne reçoit alors pas
suffisamment de sang. La personne éprouve de la douleur ou un
inconfort dans la poitrine qui peut s’étendre au cou, à la mâchoire,
aux épaules et aux bras. L'angine de poitrine est habituellement
de courte durée et disparaît si la personne se repose ou prend les
médicaments qui lui sont prescrits.
Crise cardiaque
4 La crise cardiaque survient lorsque l’apport de sang au muscle
cardiaque est interrompu, ce qui cause une nécrose d'une partie
de celui-ci. La crise cardiaque ressemble beaucoup à l’angine
de poitrine, sauf que le repos et les médicaments ne font pas
disparaître la douleur. Si le système électrique du cœur est atteint,
ou si une partie importante du muscle cardiaque est touchée, le
cœur peut cesser de battre. C'est l’arrêt cardiaque.
Facteurs de risque
Plusieurs facteurs augmentent les risques de maladie
cardiovasculaire, de crise cardiaque et d’accident vasculaire
cérébral. Ces facteurs peuvent être divisés en deux catégories :
les facteurs de risque modifiables et les facteurs de risque non
modifiables.
Les facteurs de risque modifiables peuvent mener à la dyslipidémie
(l’accroissement des dépôts de matières grasses), l’obésité, le
diabète et l’hypertension artérielle.
120
Chaîne de survieMD
Lorsque les gens pensent aux procédures de secourisme pour
la crise ou l'arrêt cardiaque, c'est souvent la RCR qui leur vient à
l'esprit. La RCR n'est toutefois qu'une des étapes essentielles. Il y
a cinq étapes importantes pour aider une personne souffrant de
problèmes cardiaques.
121
Angine de poitrine et crise cardiaque
Reconnaissance rapide et déni
La première étape est la reconnaissance de l’urgence
cardiovasculaire. Il n’est pas facile d’accepter qu’une personne soit
victime d’une crise cardiaque et qu’il est possible qu'elle meure très
rapidement, surtout s'il s'agit d’un membre de la famille ou d'un
ami proche. De plus, la victime nie souvent qu’il lui arrive quelque
chose de grave. Il est donc facile de la croire lorsqu'elle nous dit
4 que tout va bien.
En moyenne, il s’écoule plusieurs heures entre l’apparition des
premiers malaises et l’arrivée de la victime à l’hôpital. C’est cette
perte de temps qui nous empêche de sauver de nombreuses
vies. Lorsqu'une personne se plaint de douleurs thoraciques et
d'essoufflement et que sa peau a un aspect inhabituel, il faut
immédiatement penser que la situation est grave – c'est ce qu'on
appelle la reconnaissance rapide – et appeler les secours médicaux
sans tarder. Plus la victime est transportée rapidement à l’hôpital,
plus ses chances de survie sont meilleures.
Si tout va bien, les ambulanciers pourront rassurer la victime. Par
contre, si la situation est grave, vous aurez sauvé une vie.
122
La victime peut éprouver de la douleur ou de l'inconfort dans
la partie supérieure du corps, soit du haut de l'abdomen à la
mâchoire et aux bras, qui se manifeste de la façon suivante :
• lourdeur dans la poitrine
• oppression ou pression dans la poitrine
• serrement ou écrasement de la poitrine
• indigestion, nausées ou vomissements
• douleur à la mâchoire
• douleur à l'épaule ou aux bras 4
Autres signes et symptômes possibles :
• fatigue
• anxiété, qui mène au déni
• douleur au milieu du dos
Le déni est un facteur à ne pas négliger. Si une personne qui
présente des signes de l'état de choc, qui a du mal à respirer et qui
éprouve de la douleur insiste pour dire que tout va bien, méfiez-
vous et prenez les mesures qui s'imposent.
123
4. Aider la victime consciente à prendre son médicament,
généralement de la nitroglycérine. Si la victime n’a pas
de médicament ou si la première dose est inefficace,
demander à la victime si elle est allergique à l’AAS ou si un
médecin lui a déjà recommandé de ne pas en prendre. Si
la victime croit qu'elle peut en prendre, lui recommander
de mâcher un comprimé régulier d’AAS pour adulte (ou
deux comprimés d’AAS pour enfants). Les propriétés
anticoagulantes de l'AAS contribuent à réduire les effets
d’une crise cardiaque.
4 5. Si la victime perd conscience et arrête de respirer, amorcer
la RCR.
125
Suivre la méthode VITE pour vérifier les signes et symptômes d'un
AVC et appeler immédiatement les secours médicaux.
• Visage – affaissement du visage. Demander à la victime
de sourire. Un côté du visage ne bouge pas aussi bien que
l'autre.
• Incapacité. Demander à la victime d'allonger les bras
devant elle, les paumes vers le haut, et de fermer les yeux.
Un des bras pourrait ne pas bouger ou redescendre par
rapport à l'autre.
4 • Trouble de la parole ou de prononciation. Demander à
la victime de répéter une phrase que vous dites. La victime
peut bafouiller, ne pas dire les bons mots ou être incapable
de parler.
• Extrême urgence. Quand les symptômes sont-ils apparus?
Demander à la victime, ou à un membre de sa famille,
aux amis ou aux passants à quel moment les symptômes
ont été observés. Appeler immédiatement les secours
médicaux; plus le délai d'intervention est court, meilleurs
sont les résultats.
Les autres signes et symptômes d'un AVC sont les suivants :
• Vision trouble
• Confusion soudaine
• Étourdissements
• Maux de tête
• Perte d'équilibre
Il est important que le secouriste ne confonde pas les signes et
symptômes d’un AVC avec ceux d’une intoxication.
Procédures de secourisme en cas d’AVC et d’AIT
1. Effectuer un examen des lieux, puis une évaluation
primaire. Procéder à une évaluation selon la méthode VITE.
2. Appeler des secours médicaux.
3. Placer la victime au repos, en position semi-assise.
4. Ne rien lui donner par la bouche, en particulier de l'AAS.
5. Donner des soins continus.
126
Si la victime perd conscience, la placer en position latérale de
sécurité. En cas de paralysie, placer le côté paralysé vers le haut.
afin de réduire les risques de lésions des tissus ou des nerfs du côté
touché.
Arrêt cardiaque
L'arrêt cardiaque se produit lorsque le cœur ne bat pas de manière
efficace. Lorsqu'il n'y a plus de circulation sanguine vers le cerveau,
la victime ne réagit plus et cesse de respirer. Une victime d'un arrêt
cardiaque est essentiellement en état de mort clinique, mais il est 4
possible de ramener le rythme à la normale si la RCR est amorcée
et qu'un défibrillateur est installé sans tarder.
127
RCR chez l’adulte
1. Effectuer un examen des lieux.
2. Évaluer la faculté de réponse.
3. Si la victime ne réagit pas, appeler les secours médicaux
à l'aide d'un téléphone cellulaire, puis utiliser la fonction
mains libres. Envoyer quelqu'un chercher un DEA. Si vous
n'avez pas de téléphone cellulaire à votre disposition,
envoyer quelqu’un ou aller soi-même chercher des secours
4 médicaux et un DEA, si disponible.
4. Effectuer une évaluation primaire.
• Ouvrir les voies respiratoires.
• Vérifier la respiration au moins 5 secondes, mais pas
plus de 10 secondes.
128
6. Donner 30 compressions – Pousser fort et rapidement!
• Appuyer le talon des mains directement sur le sternum.
La profondeur de chaque compression doit être de 5 à
6 cm (2 à 2,4 pouces).
• Relâcher la compression et retirer totalement votre
poids après chaque compression afin de permettre à la
poitrine de reprendre sa position de repos.
• Donner des compressions à un rythme de 100
à 120 compressions par minute. Compter les
compressions à haute voix pour garder le compte et 4
maintenir un rythme régulier.
129
Cela correspond à un cycle de 30 compressions suivies de
2 insufflations (30:2).
9. Poursuivre la RCR jusqu’à ce qu’un DEA soit appliqué, que
la victime commence à répondre, qu’un autre secouriste ou
que les secours médicaux prennent la relève ou que vous
soyez trop fatigué pour continuer. Le DEA doit être utilisé
dès son arrivée sur les lieux.
Respiration agonique
La respiration agonique est un mode respiratoire anormal causé
4 par des réflexes du tronc cérébral et caractérisé par des respirations
haletantes irrégulières parfois accompagnées de sons inhabituels.
Elle se produit lors de l'arrêt cardiaque et peut amener les témoins
à croire que la victime respire. Traiter une victime présentant une
respiration agonique comme vous le feriez pour une victime qui ne
respire pas.
130
6. Si la victime ne respire pas, ou si sa respiration est inefficace
(respiration agonique), placer vos mains au milieu de la
partie supérieure de sa poitrine, les épaules directement
au-dessus des mains. Garder les coudes barrés. Utiliser une
ou deux mains en fonction de la taille de l’enfant.
7. Donner 30 compressions – Pousser fort et rapidement!
131
Cela correspond à un cycle de 30 compressions suivies de
2 insufflations (30:2).
10. Poursuivre la RCR jusqu’à ce qu’un DEA soit appliqué, que
la victime commence à répondre, qu’un autre secouriste ou
que les secours médicaux prennent la relève ou que vous
soyez trop fatigué pour continuer. Le DEA doit être utilisé
dès son arrivée sur les lieux.
132
• Placer deux doigts sur le sternum, juste sous la ligne des
mamelons. Enfoncer le sternum du tiers de la profondeur
de la poitrine du bébé ou environ 4 cm (1,5 po).
• Relâcher complètement la pression en gardant les doigts
133
Chez le nourrisson, l'arrière de la tête a un volume relativement
important par rapport au reste du corps. La tête s’incline donc vers
l’avant lorsque le bébé est couché sur le dos, ce qui obstrue ses
4
voies respiratoires.
La tête du nourrisson s’incline vers l’avant lorsqu’il est couché sur le
dos.
Lorsqu’on pratique la RCR, il peut être utile de glisser un coussin
mince sous les épaules du nourrisson pour garder les voies
respiratoires ouvertes – il ne faut toutefois pas perdre de temps à
en chercher un.
134
Cette méthode ne fournit pas d'oxygène à la victime, mais les
personnes non formées à la RCR conventionnelle et celles qui ne
sont pas certaines de leur aptitude peuvent procéder ainsi.
135
2. Donner 30 compressions, suivies de 2 insufflations. Utiliser
votre propre dispositif de protection au besoin.
136
Pour réaliser la RCR à deux secouristes, le secouriste qui effectue
l'évaluation primaire se place à la tête de la victime. Il garde les
voies respiratoires ouvertes et donne les insufflations après 30
compressions. L'autre secouriste compresse le thorax. Par contre,
pour maintenir des compressions efficaces, les secouristes doivent
se relayer après 5 cycles de compressions et d'insufflations (toutes
les 2 minutes environ).
137
Utilisation d’un DEA (toujours suivre les instructions vocales)
138
Défibrillation – situations et considérations
particulières
Patientes enceintes : le DEA peut être utilisé à tout moment chez
la femme enceinte.
139
Soins post-réanimation et prise en charge par les
SMU
Si la défibrillation est efficace, il se peut que la victime commence
à respirer toute seule, mais ne réagisse toujours pas. Dans ce cas,
placez la victime en position latérale de sécurité et vérifier les
points ABC. Laissez le DEA en place. Il continuera de surveiller le
rythme cardiaque de la victime ou vous pourriez avoir à l'utiliser de
nouveau.
Le personnel médical aura besoin de connaître certains
4 renseignements, comme l’heure à laquelle la victime s’est
écroulée, l’heure à laquelle la RCR a débuté, l’heure à laquelle
le premier choc a été donné et le nombre de chocs. Fournissez
autant de détails que possible et suivez les directives du personnel
médical une fois que celui-ci est sur les lieux.
La réglementation concernant l’obligation pour un lieu de travail de
posséder un DEA, ainsi que les politiques nécessaires en la matière,
sont inscrites dans les lois fédérale, provinciales ou territoriales. Si
aucune réglementation précise n’existe à ce sujet, le lieu de travail
doit avoir une politique établie en ce qui concerne les DEA; cette
politique doit préciser :
• Les exigences en matière de certification et de
recertification
• Les processus d’entretien et d’inspection
• Le processus à suivre après utilisation (téléchargement de
données, réapprovisionnement en électrodes et autres
fournitures, etc.)
• Le remplacement des piles et des électrodes
• Le remplacement de l’appareil au terme de sa vie utile
Dépannage et entretien
Il peut arriver que l’appareil affiche le message « Vérifier
électrodes ». Dans un tel cas, vérifiez la connexion entre le câble
et les électrodes, la connexion entre le câble et l’appareil, et
l’adhérence des électrodes sur la poitrine de la victime.
140
L’appareil indique également si un mouvement est détecté ou si la
pile est faible. Les DEA sont vendus avec un manuel d’instructions
qui décrit les détails du dépannage.
Il est important d’effectuer un entretien régulier des DEA (y compris
des inspections périodiques des appareils) afin de s’assurer
qu’ils sont parfaitement opérationnels au moment de l’utiliser
sur une victime. La plupart des DEA sont dotés d’un système
d’autovérification quotidienne qui indique qu’ils sont prêts à être
utilisés. Il est recommandé d’inspecter l’appareil une fois par mois
pour s’assurer du bon état des électrodes (elles ont une date
d’expiration), de la présence de la trousse de sauvetage et de son 4
contenu, ainsi que de la charge du DEA (le voyant doit être vert).
Suivez toujours les directives et les listes de vérification suggérées
par le fabricant.
141
Chapitre 5
Plaies et
hémorragies
• Pansements, bandages et
écharpes
• Plaies et hémorragies
• Hémorragie
• Reconnaître l'hémorragie
interne
• Blessures thoraciques
• Blessures abdominales
• Blessures par écrasement
• Blessures à la tête et au
visage
• Blessures aux yeux
• Brûlures
• Morsures et piqûres
Chapitre 5 Plaies et hémorragies
Pansements, bandages et écharpes
Pansements
Un pansement est un tissu protecteur appliqué sur une plaie pour
arrêter l’hémorragie, absorber le sang et prévenir la contamination.
Un pansement doit être :
• stérile ou aussi propre que possible
• assez grands pour couvrir la plaie
• très absorbant
5 • compressible, épais et doux
• non adhésif et non pelucheux pour éviter qu'il ne colle à la
plaie
Des pansements de tailles et de formes diverses sont disponibles
dans le commerce. En secourisme, on emploie surtout :
• le pansement adhésif – pansement de gaze stérile posé
sur un ruban adhésif
144
• le pansement pour les plaies – se présente sous la forme
de ruban adhésif et sert à rapprocher les bords de la plaie
pour favoriser la guérison
145
Bandages
Un bandage est un tissu employé pour retenir un pansement,
comprimer une plaie, soutenir un membre ou une articulation,
immobiliser une partie du corps ou retenir une attelle.
Pour utiliser un bandage, veillez à :
• serrer suffisamment le bandage pour arrêter l’hémorragie
ou obtenir l’immobilisation voulue
• vérifier la circulation au-dessous du site de la blessure avant
et après avoir posé bandage. Le bandage peut s'avérer
trop serré ou le devenir en raison de l'enflure.
5 Bandage triangulaire
146
Bandage large
Pour créer un bandage large, ramener le sommet au centre de la
base, en le laissant dépasser légèrement la base.
Plier en deux une seconde fois vers la base.
5
Bandage étroit
147
Pour faire un nœud plat :
• prendre dans chaque main une extrémité du bandage
• croiser l’extrémité droite sur celle de gauche et la passer en
dessous comme pour former la première partie d’un nœud
simple. Les deux extrémités auront changé de main.
• croiser l’extrémité qui se trouve dans la main gauche sur
celle de droite et la passer en dessous pour former la
première partie d’un autre nœud simple. Le nœud ainsi
formé a l’apparence de deux boucles entrelacées
• pour le serrer, tirer les deux boucles l’une contre l’autre ou
tirer sur les extrémités
5 Les nœuds doivent toujours être faits de manière à ne pas
incommoder la victime en pressant sur un os ou dans les chairs,
tout particulièrement quand il s’agit d’un site de fracture ou du cou,
dans le cas d’une écharpe.
Si le nœud est inconfortable, insérer du rembourrage souple en
dessous.
148
Bandage en 8
Le bandage en 8 sert à immobiliser les chevilles et les pieds, à
maintenir une attelle sur la cheville ou le pied ou à soutenir une
blessure de la cheville.
Il se pose comme suit :
• Placer le centre d’un bandage triangulaire large ou étroit
sous la cheville (ou sous les deux chevilles si on attache les
pieds ensemble).
149
Bandage en rouleau
Le bandage en rouleau est généralement fabriqué avec un tissu
élastique semblable à de la gaze et s'emploie pour maintenir un
pansement en place ou fixer une attelle.
Poser un bandage en rouleau en spirale simple. Enrouler le
bandage à partir du point le plus étroit du membre et l'ancrer en
l'enroulant de quelques tours. Continuer d’enrouler le bandage
autour du membre, en faisant chevaucher chaque tour du quart ou
du tiers sur le tour précédent. Pour les deux ou trois derniers tours,
faire chevaucher complètement le bandage et le fixer avec une
épingle de sûreté ou du ruban adhésif; on peut aussi couper le
bandage et le nouer comme démontré. Vérifier toujours la
5 circulation au-dessous du site de la blessure avant et après avoir
posé un bandage. Le bandage peut s'avérer trop serré ou le
devenir en raison de l'enflure.
Écharpes
Il est facile d’improviser une écharpe avec un foulard, une ceinture,
une cravate ou un article assez long pour entourer le cou. On peut
également soutenir le bras en glissant la main à l’intérieur d’une
veste boutonnée ou en épinglant la manche de la chemise ou de la
veste à l’endroit approprié.
150
Écharpe simple
On l’applique comme suit :
1. Soutenir l’avant-bras du
côté blessé en le plaçant
en travers de la poitrine.
Placer un triangle de tissu
déplié entre l’avant-bras et
la poitrine de manière à ce
que le sommet dépasse le
coude et que la base soit à
la verticale.
2. Passer l’extrémité
supérieure autour de la 5
nuque et la ramener vers l’avant du côté blessé. Tout en
soutenant l’avant-bras, passer l’extrémité inférieure du
triangle sur la main et
l’avant-bras et nouer les
deux extrémités au creux
de la clavicule du côté
blessé. Pour le confort de
la victime, insérer du
rembourrage sous le
nœud.
3. Entortiller la pointe au
niveau du coude et la
glisser dans l’écharpe.
4. Ajuster l’écharpe de manière à ce que les ongles soient
visibles afin de pouvoir vérifier la circulation.
151
Écharpe tubulaire Saint-Jean
Elle est utilisée pour les blessures à l’épaule et à la clavicule. Pour
poser une écharpe tubulaire Saint-Jean :
1. Soutenir l’avant-bras du côté blessé en le plaçant en travers
de la poitrine, les doigts pointés vers l’épaule opposée.
152
5. Ajuster délicatement l’élévation du bras en nouant les deux
extrémités de façon à ce que le nœud repose au creux de
la clavicule. Si possible, placer du rembourrage sous le
nœud. Nouer l'écharpe assez serrée pour soutenir le poids
du bras blessé.
Types de plaies
Une plaie est une rupture des tissus mous du corps. Elle
s'accompagne habituellement d'une effusion de sang hors des
vaisseaux dans les tissus avoisinants, les cavités corporelles ou
l’extérieur du corps.
Une plaie est dite ouverte ou fermée :
• plaie ouverte– rupture de la couche externe de la peau 5
• plaie fermée– aucune rupture de la couche externe de la
peau, mais présence d'une hémorragie interne
Le traitement des plaies a pour but d’arrêter l’hémorragie et
de prévenir l’infection. Bien qu’une hémorragie légère puisse
contribuer à nettoyer la plaie, une hémorragie grave doit être
arrêtée immédiatement pour réduire l’état de choc.
Contusion ou ecchymose
153
Abrasion ou éraflure
154
Plaie perforante
Une plaie perforante est une plaie ouverte causée par un objet
pointu ou tranchant. L’ouverture peut être très petite, mais la plaie
est souvent très profonde. 5
Avulsion et amputation
155
Hémorragies
L’hémorragie est une effusion de sang hors des vaisseaux. Dans le
cas d'une hémorragie externe, le sang s’écoule de la surface de
la plaie vers l’extérieur du corps. Dans le cas d'une hémorragie
interne, le sang s’écoule des tissus vers l’intérieur du corps.
Dans le cas d'une hémorragie artérielle, du sang rouge vif jaillit
d’une artère à chaque battement cardiaque.
156
Procédures de secourisme en cas d’hémorragie
externe grave
1. Effectuer un examen des lieux et une évaluation primaire.
2. Pour maîtriser une hémorragie grave, appliquer une
pression directe sur la plaie.
3. Placer la victime au repos.
4. Une fois l’hémorragie maîtrisée, poursuivre l’évaluation
primaire et rechercher la présence de blessures qui mettent
la vie en danger.
157
premiers répondants militaires, de la police ou en milieu extrême
peuvent contenir des pansements ou des garrots spécialisés pour
maîtriser l'hémorragie.
5
Les blessures et les procédures de secourisme peuvent réduire
ou interrompre la circulation au-dessous de la blessure (appelée
circulation distale) :
• Les fractures et les luxations peuvent pincer une artère.
• L'enflure ou le bandage peut comprimer une artère.
• Un vaisseau sanguin endommagé peut réduire la circulation
du sang dans l'artère.
Si les tissus situés au-dessous de la blessure ne reçoivent pas
suffisamment de sang oxygéné pendant plusieurs heures, ils
peuvent subir des lésions pouvant entraîner la perte du membre.
Vérifier la circulation au-dessous du site de la blessure avant et
après avoir posé un bandage. Le bandage peut s'avérer trop serré
ou le devenir en raison de l'enflure.
158
• Vérifier le pouls au poignet ou à la cheville, puis la
comparer à celle du côté non blessé.
• Effectuer le test de la décoloration de l’ongle; appuyer sur
l’ongle d’un doigt ou d’un orteil jusqu’à ce qu’il devienne
blanc, puis relâcher la pression. Noter le temps nécessaire
au retour de la coloration de la zone blanchie et comparer-
le au côté non blessé.
Hémorragie interne
Il faut soupçonner la présence d’une hémorragie interne :
• si la victime a subi un choc violent ou une plaie pénétrante
au thorax, au cou, à l’abdomen ou à l’aine
• si elle a subi des fractures graves des membres, par
exemple de la cuisse ou du bassin
Signes de l’hémorragie interne :
• saignement du conduit auditif ou du nez
• œil injecté de sang ou yeux au beurre noir (saignement à
l’intérieur du crâne)
• crachats spumeux rouge vif (saignement des poumons)
• présence de sang rouge vif ou ressemblant à du marc de
café dans les vomissures
• présence de sang rouge vif ou noir (semblable à du
goudron) dans les selles
• présence de sang rougeâtre ou brunâtre dans l’urine
• signes de choc sans signes de blessure externe
159
Procédures de secourisme en cas d’hémorragie
interne
1. Effectuer un examen des lieux. Allonger la victime sur le
dos et procéder à une évaluation primaire.
2. Envoyer chercher ou aller chercher des secours médicaux.
3. Donner les soins continus, allonger la victime sur le dos
et appliquer les procédures de secourisme pour l'état de
choc.
Il n’y a pas grand-chose que vous pouvez faire pour maîtriser une
hémorragie interne. Votre intervention se limite à appliquer les
procédures de secourisme permettant de réduire l’état de choc et à
5 obtenir des secours médicaux le plus rapidement possible.
Amputation
L’amputation est la section partielle ou totale d’une partie du corps.
Il faut maîtriser l’hémorragie, s’occuper de la partie amputée et
obtenir des secours médicaux.
160
5. Placer la partie amputée dans un sac de plastique propre et
étanche et le fermer hermétiquement. Mettre le sac dans
un deuxième sac de plastique ou dans un récipient
partiellement rempli de glace concassée. Apposer une
étiquette indiquant la date et l’heure de l’emballage et
apporter le tout aux secours médicaux en même temps que
la victime.
161
Soin des plaies mineures
Prévenir la contamination
Toutes les plaies ouvertes sont, dans une certaine mesure,
contaminées. Dire à la victime d’obtenir des soins médicaux si des
signes d’infection apparaissent.
• Se laver les mains à l’eau savonneuse et enfiler des gants si
possible.
• Éviter de tousser ou de souffler directement sur la plaie.
• Exposer complètement la plaie sans y toucher.
• Rincer délicatement la surface de la plaie pour déloger les
5 corps étrangers superficiels. Laver et assécher le pourtour
de la plaie avec des pansements propres, en procédant des
bords de la plaie vers l’extérieur. Une crème antibiotique
peut être appliquée sur les blessures superficielles et les
éraflures.
• Couvrir la plaie avec un pansement stérile.
162
Les plaies profondes présentent un risque élevé d’infection
tétanique. Conseiller à la personne qui a subi une telle blessure
d’obtenir des soins médicaux. Les symptômes n'apparaissent pas
toujours immédiatement.
163
• Placer le centre d’un bandage triangulaire étroit sur la face
interne du poignet et ramener les extrémités sur le dos de
la main ou enrouler le bandage autour du poignet et
continuer d'enrouler le bandage sur le dos de la main.
5
• Enrouler fermement le bandage autour des doigts et du
poignet.
• Si possible, laisser le pouce à découvert pour pouvoir
vérifier la circulation. Nouer le bandage au poignet et
rentrer les extrémités.
164
Procédures de secourisme en cas d'écrasement d’un
ongle
Lorsque le doigt, le pouce ou l'orteil est écrasé, appelé parfois une
ecchymose de l’ongle, la pression du sang sous l’ongle peut causer
une douleur intense. Vous pouvez soulager la douleur comme suit :
1. Placer la partie blessée sous de l’eau courante fraîche pour
réduire la douleur et l’enflure.
2. Si la douleur est intense et si du sang est visible sous
l’ongle, prendre les mesures suivantes pour relâcher la
pression :
• Redresser un trombone ou un fil pointu et en chauffer
une extrémité sur l’élément d’une cuisinière ou à la 5
flamme d’un briquet. Ne pas utiliser une aiguille, car le
trou serait trop petit pour permettre l’écoulement du
sang.
• Placer l’extrémité chauffée du trombone sur l'ongle
jusqu'à la formation d'un trou d'une taille suffisante
pour permettre au sang de s'écouler
• Une fois la pression relâchée, laver la région à l’eau et
au savon et la couvrir d’un pansement adhésif.
3. Conseiller à la victime de consulter un médecin si des
signes et des symptômes d'infection apparaissent.
165
• comportent un barbillon (comme un éclat de métal ou un
hameçon)
• ne peuvent être retirés facilement
Dans pareils cas, appliquer les procédures de secourisme en cas
d'objet logé dans une plaie.
Retirer un éclat ou une écharde
1. Nettoyer la région atteinte à l'eau.
2. Avec une pince stérile, saisir l’écharde ou l'éclat le plus près
possible de la peau.
3. Tirer en ligne droite dans la direction opposée à l’angle
5 d’entrée.
4. Obtenir des secours médicaux si on n’a enlevé qu’une
partie de l’écharde ou de l'éclat, si la plaie est plus qu’une
simple perforation ou si elle s’infecte.
166
Procédures de secourisme pour les plaies
perforantes
Il faut traiter toutes les plaies perforantes comme des blessures
graves parce qu’elles peuvent s’accompagner de dommages
internes graves et d’une infection des tissus profonds.
1. Effectuer un examen des lieux. Il importe de déterminer le
mécanisme de blessure. Ensuite, procéder à une évaluation
primaire. Exposer la plaie. Même si on voit peu de sang, il
faut soupçonner une hémorragie interne, surtout s’il s’agit
d’une blessure thoracique ou abdominale.
2. Maîtriser l'hémorragie en exerçant une pression sur la plaie,
puis obtenir des secours médicaux. 5
3. Donner les soins continus jusqu’à la prise en charge par les
secours médicaux.
167
Procédures de secourisme en cas d'objet logé dans
une plaie
Dans la mesure du possible, ne jamais retirer un objet qui est logé
dans une plaie, car cela pourrait aggraver l'hémorragie. L'objet
peut contribuer à maîtriser l'hémorragie. Retirer un objet logé,
comme un barbillon d'hameçon, pourrait endommager davantage
les tissus.
1. Exposer la partie blessée et
évaluer la plaie. Vérifier la
circulation au-dessous de la
blessure.
5 2. Pour arrêter l’hémorragie, il faut
exercer une pression autour de
l’objet. Si celui-ci est court, poser
un pansement propre sur l'objet sans trop serrer, de
manière à former une « tente » et à maintenir la plaie
propre. Poser ensuite des pansements épais autour de
l’objet pour l’empêcher de bouger. Ainsi, la pression sera
exercée autour de la plaie.
168
3. Fixer les pansements épais en place avec un bandage étroit
en prenant soin de ne pas exercer de pression sur l'objet.
Pneumothorax
Un pneumothorax survient lorsque de l'air pénètre dans le thorax,
entre les poumons et la paroi thoracique. L'air peut pénétrer de
l'extérieur – pneumothorax ouvert ou plaie pénétrante du thorax.
L'air peut aussi pénétrer par un poumon – pneumothorax fermé
(ou spontané). La victime respire plus difficilement en présence
d'un pneumothorax, car les poumons commencent à s'affaisser.
Demander immédiatement des secours médicaux.
169
3. Placer la victime dans la position où elle respire le mieux,
habituellement en position semi-assise et légèrement
inclinée du côté blessé. Le côté non blessé se trouve alors
placé vers le haut, ce qui facilite la respiration.
4. Couvrir la plaie avec un pansement étanche pour éviter la
contamination, mais ne pas la sceller complètement. Si le
pansement est mouillé, le remplacer par un pansement sec.
5. Donner les soins continus; vérifier souvent la respiration.
Le pneumothorax n’est pas toujours accompagné d’une plaie
ouverte. Un pneumothorax peut toujours devenir une urgence
respiratoire qui met la vie en danger et il nécessite des secours
médicaux dans les plus brefs délais.
5
Procédures de secourisme en cas de blessure par
souffle qui nuit à la respiration
Les Canadiens qui travaillent avec des explosifs dans les domaines
de la construction et de l'industrie minière s'exposent à de grands
dangers sur leur lieu de travail. Une personne peut subir trois types
de blessures à la suite d'une explosion :
• elle peut être frappée par les objets projetés par le souffle
• elle peut être projetée par le souffle
• elle peut subir des lésions aux organes creux, y compris les
poumons, provoquées par l'onde de choc du souffle
La victime peut se plaindre de douleurs thoraciques qui
s'accompagnent de crachats spumeux.
1. Effectuer un examen des lieux. Si la victime a été projetée
par l’explosion, soupçonner la présence d’une blessure à la
tête ou à la colonne vertébrale et prévenir tout mouvement
inutile. Effectuer une évaluation primaire.
2. Si on ne soupçonne pas de blessure à la tête ou à la
colonne vertébrale, placer la victime en position semi-
assise. Envoyer chercher des secours médicaux.
3. Surveiller étroitement la respiration.
4. Donner les soins continus.
170
Blessures abdominales
Les blessures abdominales peuvent être ouvertes ou fermées.
Dans la blessure fermée, la peau de l’abdomen est intacte, mais
les organes internes ont subi des lésions. Dans la blessure ouverte,
la peau est déchirée et les organes peuvent sortir par la plaie.
Parmi les complications des blessures abdominales, on compte
l’hémorragie grave (interne ou externe) et la contamination causée
par la rupture des organes abdominaux.
Pour évaluer une blessure abdominale, exposer la région
blessée et rechercher la présence de plaies ouvertes. Déterminer
l'historique de l’incident et surtout le mécanisme de blessure.
Observer la position prise par la victime; est-ce qu'elle protège
son abdomen? Palper délicatement l’abdomen pour déceler de 5
l’enflure, de la rigidité et de la douleur.
Si on soupçonne une blessure abdominale, on doit également
soupçonner une hémorragie interne qui pourrait être grave.
Appliquer les procédures de secourisme pour une hémorragie
interne grave.
171
3. Panser la plaie. La méthode employée varie selon que des
organes abdominaux sortent ou non de la plaie :
• Si aucun organe ne sort de la plaie, poser un
pansement sec sur l’abdomen et le fixer solidement
avec un bandage.
• Si des organes sortent de la plaie, ne pas essayer de les
repousser à l’intérieur. Poser un pansement humide sur
les organes pour les empêcher de se dessécher, puis le
fixer à l'aide de deux bandages larges sans trop serrer.
4. Donner les soins continus.
172
Lorsqu’un muscle est écrasé, le contenu des cellules musculaires
s'écoule dans le sang. Si la blessure est importante, cet
écoulement peut causer une défaillance des reins ou un syndrome
d'écrasement aussi nommé insuffisance rénale aiguë post-
traumatique.
173
1. Effectuer un examen des lieux et une évaluation primaire.
2. Appliquer un pansement
épais et stérile, puis le fixer
fermement en bandant la tête.
3. Si on soupçonne une fracture
du crâne, appliquer les
procédures de secourisme
appropriées.
4. Si un objet est logé dans la
plaie, poser un pansement pour
comprimer le pourtour de la
plaie, mais non son centre.
5 5. Donner les soins continus.
174
2. Évaluer le saignement. Si le sang est mêlé à du liquide de
couleur jaune pâle, il faut soupçonner une fracture du
crâne; stabiliser et soutenir la tête et le cou. Couvrir
délicatement l’oreille avec un pansement et appliquer les
procédures de secourisme pour la fracture du crâne. Le
pansement absorbe le sang et protège la blessure.
175
2. Évaluer le saignement. Si le sang est mêlé à du liquide
de couleur jaune pâle, il faut soupçonner une fracture du
crâne. Laisser le sang s’écouler et appliquer les procédures
de secourisme pour la fracture du crâne.
3. Si on ne soupçonne pas de blessure à la tête ou à la
colonne vertébrale, placer la victime en position assise,
la tête légèrement penchée vers l’avant. Se pencher vers
l’avant permet au sang de s’écouler du nez et de la bouche
au lieu de s’accumuler dans la gorge et dans l'estomac et
provoquer des vomissements.
4. Dire à la victime de se pincer fermement les ailes du nez
entre le pouce et l’index pendant environ 10 minutes ou
5 jusqu’à l’arrêt du saignement.
176
1. Effectuer un examen des lieux et évaluer le mécanisme
de blessure. Si on soupçonne une blessure à la tête ou à
la colonne vertébrale, dire à la victime de ne pas bouger.
Procéder à une évaluation primaire.
2. Appliquer une pression directe sur l’alvéole de la dent
pour arrêter l’hémorragie. Faire asseoir la victime la tête
penchée vers l’avant pour que le sang puisse s'écouler de
la bouche.
3. Placer la dent arrachée dans une solution saline équilibrée
ou du lait de coco. Si vous n'en avez pas, il est possible
d'utiliser la salive de la victime. Ne pas manipuler la dent
par la racine, mais par la couronne.
4. Donner les soins continus. 5
Saignement de la joue, des gencives ou de la langue
En présence d’un saignement de la gencive ou de la bouche,
évaluer d’abord le mécanisme de blessure pour déterminer s’il
existe une possibilité de blessure grave à la tête ou à la colonne
vertébrale. En cas de saignement de la bouche, s’assurer que les
voies respiratoires ne sont pas obstruées.
Pour maîtriser le saignement de la bouche,
poser sur la plaie un pansement propre, ou
mieux, un pansement stérile, et y exercer
une pression directe. Ne pas rincer la bouche
après l’arrêt du saignement, car cela pourrait
déloger les caillots et provoquer la reprise du
saignement.
177
Signes et symptômes d’une blessure aux yeux
Voici certains des signes et symptômes d’une blessure aux yeux :
• Douleur
• Vision trouble ou double
• Larmoiement excessif
• Impression d’avoir des poussières ou un corps étranger
sous la paupière
• Vaisseaux sanguins endommagés ou taches rouges
• Saignement ou écoulement d’autres liquides de l’œil
5 • Déformation
• Perte de la vue
178
Examen de l’œil
1. Faire asseoir la victime face à la lumière et
lui immobiliser la tête.
2. Demander à la victime de regarder à
gauche, à droite, vers le haut et vers le bas.
Quand une petite lampe est dirigée en Ne pas tenter
travers de l'œil, la lumière crée une ombre d’exami-
ner l'œil en
qui permet de localiser le corps étranger.
présence de
3. Pour examiner sous la paupière inférieure, brûlures ou de
tirer doucement celle-ci vers le bas et blessures sur
demander à la victime de regarder vers la paupière.
le haut. Pour examiner sous
la paupière supérieure, tirer
5
doucement les cils vers le haut
et demander à la victime de
regarder vers le bas. Examiner
sous les paupières avec une
petite lampe.
4. Si le corps étranger est visible,
utiliser le coin humecté d’un
mouchoir, d’un linge propre ou
d’un cure-oreille pour le retirer.
Ne pas essayer de retirer un corps étranger qui est collé
à l'œil ou qui se trouve sur la partie colorée de l'œil. Si la
victime porte des lentilles de contact, la laisser les enlever
avant d'essayer de retirer le corps étranger.
179
3. Fixer le tout sans serrer avec un bandage ou du ruban
adhésif. S'assurer qu'aucune pression n'est appliquée sur
l'œil.
4. Donner les soins continus et obtenir des secours médicaux.
180
Procédures de secourisme pour un objet logé dans
le globe oculaire ou à proximité
Appliquer les procédures de secourisme pour un objet logé dans
le globe oculaire ou à proximité. Comme pour un objet logé dans
toute autre partie du corps, empêcher l’objet de bouger pour ne
pas aggraver la blessure.
1. Effectuer un examen des lieux et une évaluation primaire.
Demander à un passant de soutenir la tête de la victime.
2. Placer des pansements, stériles de préférence, autour de
l'objet logé. Empiler des tampons ou des pansements tout
autour de l'objet pour le stabiliser, à l'aide de la technique
des rondins. S'assurer qu'aucune pression n'est appliquée 5
sur l'œil.
3. Placer la victime sur une civière et la transporter dès que
possible vers un établissement de soins de santé.
181
Procédures de secourisme en cas d’exorbitation du
globe oculaire
L’exorbitation est la sortie du
globe oculaire de son orbite. Ne
pas essayer de replacer l'œil dans
l'orbite.
1. Effectuer un examen des
lieux et une évaluation
primaire. Demander à un
passant de soutenir la
tête de la victime.
5 1. Recouvrir délicatement le
globe oculaire et l’orbite
d'un pansement humide. Retenir le pansement avec du
ruban adhésif et d’autres pansements.
1. Donner les soins continus jusqu’à la prise en charge par les
secours médicaux.
183
Procédures de secourisme en cas de brûlures de l’œil
par lumière intense
Les brûlures aux yeux peuvent être causées par une exposition
prolongée à la lumière intense qui émane de sources telles que la
lumière solaire directe ou indirecte ou par un événement de courte
durée comme le flash d'une soudeuse à arc électrique. La cécité
des neiges en est un exemple. Comme dans le cas d'un coup de
soleil, il est possible que la victime ne se rende compte de rien sur
le moment, mais qu'elle présente des symptômes plusieurs heures
après l’exposition. Les signes et symptômes de ces brûlures sont les
suivants :
• sensibilité à la lumière
5 • douleur
• sensation de corps étranger dans l’œil
Appliquer les procédures de secourisme suivantes :
1. Effectuer un examen des lieux et une évaluation primaire.
2. Bander les yeux de la victime pour les refroidir et
les protéger de la lumière. La victime peut perdre
temporairement la vision, donc il importe de la rassurer
fréquemment.
3. Donner les soins continus.
Brûlures
Les brûlures sont des lésions de la peau et des tissus causées par la
chaleur, le rayonnement ou les produits chimiques. Elles sont une
des principales causes de blessures à la maison. Les jeunes enfants
et les personnes âgées sont plus particulièrement à risque et les
brûlures qu’ils subissent sont plus graves.
184
Types de brûlures
Brûlures par la chaleur (aussi nommées “brûlures
thermiques“)
Les brûlures causées par une application de
chaleur sur le corps sont les plus courantes.
L’échaudure est une brûlure thermique causée
par des liquides chauds ou de la vapeur. Le
frottement peut également provoquer des
brûlures thermiques.
Brûlures chimiques
Les brûlures chimiques sont souvent graves
5
parce que les produits chimiques continuent
à brûler tant qu’ils restent en contact avec la
peau. Des produits chimiques, comme les
acides ou les alcalis, peuvent provoquer des
brûlures.
Brûlures électriques
Les brûlures électriques sont causées par
un contact avec le courant électrique. Bien
que ces brûlures soient en fait causées
par la chaleur, elles sont classées dans
une catégorie distincte en raison des
complications liées à l’électricité.
185
Gravité d’une brûlure
Une brûlure peut être grave, modérée ou mineure selon :
• la profondeur de la brûlure
• la surface corporelle brûlée
• la partie du corps qui est brûlée
• l’âge et l’état physique de la victime
Profondeur de la brûlure
La peau sert à protéger le corps contre les bactéries, à régler la
température corporelle et à conserver les liquides. Si elle est brûlée,
5 il peut y avoir une perte partielle ou totale de ces fonctions.
La profondeur des lésions tissulaires détermine la gravité de la
brûlure. Plus les lésions sont profondes, plus la brûlure est grave.
186
la règle des neuf pour l’adulte
9 % – tête et cou
9 % – chaque bras
18 % – faces antérieures du tronc
18 % – faces postérieures du tronc
1 % – organes génitaux
18 % – chaque jambe
la règle des neuf pour l’enfant
18% – tête et cou
9 % – chaque bras 5
18 % – faces antérieures du tronc
18 % – faces postérieures du tronc
14% – chaque jambe
Autre méthode d’estimation de la surface
brûlée
La paume de la main correspond à un pour cent de
la surface corporelle. Se servir de cette mesure pour
estimer l’étendue des brûlures.
Brûlures graves
Les brûlures graves qui peuvent mettre la vie en danger et
entraîner une invalidité grave et permanente ou une défiguration
comprennent :
• les brûlures qui entravent la respiration, les brûlures par
inhalation
• les brûlures accompagnées d’une fracture ou d’une
blessure grave des tissus mous
• les brûlures touchant les points de flexion de la peau
comme les coudes, le cou, les genoux, etc.
• toutes les brûlures électriques, car elles causent des
blessures internes et des malaises cardiaques
• La plupart des brûlures chimiques
187
• les brûlures survenant chez les moins de deux ans et les
plus de cinquante ans; ces personnes tolèrent mal les
brûlures
• les brûlures survenant chez les personnes atteintes
de diabète, d’épilepsie, d’hypertension, de troubles
respiratoires ou de maladies mentales
188
• haleine qui sent la suie ou la fumée
• maux de gorge, voix et toux rauques, difficulté à avaler
L'objectif des procédures de secourisme en cas de blessures par
inhalation est d'obtenir rapidement des secours médicaux. Placer
la victime consciente en position semi-assise, si possible, et traiter
l'état de choc.
189
Procédures de secourisme en cas de brûlures
thermiques
1. Effectuer un examen des lieux et une évaluation primaire.
2. Refroidir immédiatement la brûlure.
• Dans la mesure du possible, l'immerger dans l'eau
fraîche.
• Si cela est impossible, verser de l’eau fraîche sur la
brûlure ou la couvrir avec un linge mouillé propre.
• Refroidir la brûlure tant que la douleur n’a pas diminué.
La baisse de température réduit les lésions des tissus,
5 l’enflure et la formation d’ampoules, tout en soulageant
la douleur.
190
• Ne pas couvrir la brûlure d’ouate ou de matériel pelucheux.
• Ne pas utiliser de pansements adhésifs.
• Ne pas trop refroidir la victime. Après avoir refroidi la
région brûlée, garder la victime au chaud.
*Sur les coups de soleil mineurs, on peut appliquer des lotions et
onguents prévus à cet effet.
Pansements pour brûlure
Un bon pansement pour brûlures est stérile, non pelucheux et
n’adhère pas à la peau lorsqu’on l’enlève. Si on ne dispose pas d’un
tel pansement, utiliser un linge propre et non pelucheux comme un
drap. Il existe un type de pansement pour brûlures à base d’eau
gélifiée, comme Water-JelMD. Ce pansement stérile est enduit d’une 5
substance gélifiée contenant surtout de l’eau. Il est efficace pour
refroidir la brûlure, la garder propre et soulager la douleur. Suivre le
mode d’emploi figurant sur l’emballage.
191
5. Donner les soins continus.
192
Le passage d’un courant électrique dans l’organisme peut
provoquer un arrêt respiratoire ou cardiaque. Le secouriste est lui
aussi exposé aux blessures électriques.
1. Effectuer un examen des lieux et une évaluation primaire.
S’assurer que le courant électrique ne présente plus de
danger. Appeler les services d’électricité ou les autorités
responsables pour qu’ils rendent les lieux sûrs. S’il s’agit de
fils à haute tension, la seule chose à faire est de ne laisser
personne s’approcher des lieux de l’accident jusqu’à ce
que le courant soit coupé.
193
suivre leurs directives.
• Si on constate ou si on soupçonne que des fils électriques
sont tombés, s’assurer que personne ne s’approche des
lieux. Aviser ensuite les services d’électricité.
• L’énergie transportée par les fils électriques à haute tension
peut être transmise dans le sol avoisinant. Si on ressent des
picotements dans la plante des pieds, c’est qu’on s’est trop
avancé; il faut alors reculer.
• Présumer que le fil électrique tombé au sol est sous
tension. Un fil à haute tension peut se déplacer de façon
désordonnée et être attiré par un objet lui assurant une
meilleure mise à la terre. Se tenir loin de ces fils électriques.
5 • Se rappeler que les véhicules, les glissières de sécurité, les
clôtures métalliques, etc. conduisent l’électricité.
194
6. Si la victime vomit ou fait de la fièvre, appliquer les
procédures de secourisme pour les coups de chaleur et
obtenir des secours médicaux.
195
Se rouler sur le sol — plusieurs fois pour éteindre les flammes
196
Morsures et piqûres
Morsures d'animaux et d'humains
Une lacération ou une plaie perforante causée par une morsure
d’animal ou d’humain peut laisser pénétrer de la salive contaminée
dans l’organisme. Les morsures d'animaux et d'humains sont
dangereuses parce qu’elles peuvent provoquer des infections. Les
morsures d’humains les plus fréquentes chez l’adulte sont celles
des mains. Toute morsure d’animal ou d’humain qui déchire la peau
doit être traitée par du personnel médical.
La rage est une maladie virale aiguë qui attaque le système
nerveux et qui est toujours fatale si elle n’est pas traitée. La rage
doit être soupçonnée chez les animaux domestiques qui ont un 5
comportement anormal ainsi que pour toute morsure d'animal
sauvage (les chauves-souris, les renards, les mouffettes, les ratons-
laveurs, et autres). On peut contracter le virus de la rage si on
manipule un animal mort ou si on touche à une plaie contaminée
par le virus de la rage. En appliquant les procédures de secourisme
pour ce type de morsure, toujours présumer que l’animal avait la
rage, jusqu’à preuve du contraire.
Être particulièrement prudent en appliquant les procédures de
secourisme sur une personne susceptible d’avoir été exposée à la
rage et en manipulant l’animal vivant ou mort. Porter des gants et
(ou) se brosser les mains à fond après le contact afin de réduire le
risque d’infection.
Après un contact avec un animal enragé, l’administration rapide du
vaccin peut prévenir l’apparition de la maladie.
198
Précautions à prendre face aux serpents et aux morsures de
serpents
• la plupart des serpents restent dans un rayon de 10 mètres
du lieu de l’attaque; faire attention
• ne pas laisser marcher une victime qui a été mordue par un
serpent si on peut la transporter par un autre moyen vers
des secours médicaux
• ne pas lui donner de boissons alcoolisées
• ne pas inciser la morsure ni essayer d’aspirer le venin avec
la bouche
• ne pas appliquer de glace; cela pourrait aggraver la
blessure 5
• si on abat le serpent, l’apporter au personnel médical pour
qu’il soit identifié, mais ne pas le toucher directement.
Éviter de lui toucher la tête, car même mort, le serpent
peut avoir le réflexe de mordre.
199
Signes et symptômes d'une réaction anaphylactique à une
morsure ou à une piqûre :
• démangeaisons et urticaire généralisé
• présence d’une bosse blanche, rose, rougeâtre ou
décolorée sur la peau
• enflure généralisée; surtout des voies respiratoires
• faiblesse, maux de tête
• fièvre
• troubles respiratoires parfois graves
• anxiété, crampes abdominales, vomissements
5 Procédures de secourisme pour les morsures ou les
piqûres d’insectes
1. Effectuer un examen des lieux et une évaluation primaire. Y
a-t-il des signes de réaction allergique?
2. Examiner pour voir si le dard est resté dans la peau.
Lorsque les abeilles à miel nous piquent, le dard et le sac
de venin des abeilles restent fixés sur la peau. Ce n'est pas
le cas des autres abeilles et des guêpes. Gratter
délicatement le dard et le sac de venin pour les détacher
de la peau.
200
Tiques
Les tiques sont présentes partout au Canada. Elles tombent du
feuillage, se déposent sur les animaux et les humains, leur piquent
la peau et s’y accrochent par leurs pièces buccales barbelées. Après
s’être gorgée du sang de son hôte (humain ou animal) pendant de
nombreuses heures, la tique peut être assez grosse. À la fin de son
repas, elle se détache de son hôte.
La tique peut transmettre des maladies aux humains. Si on en
trouve une, bien examiner son corps et ses vêtements, car il peut
y en avoir d’autres. Conserver la tique et l’apporter au personnel
médical aux fins d’identification.
201
Sangsues
La sangsue fait une minuscule incision qui peut passer inaperçue
sur le coup et ensuite, elle se colle sur la peau d'un animal ou d'un
humain pour sucer le sang. Si on essaie de l’enlever, on risque de la
défaire en morceaux, ce qui complique son extraction et augmente
le risque d’infection. Les premiers soins des morsures de sangsues
Méduses
Les méduses sont présentes aussi bien dans les eaux salées que
les eaux douces. Plusieurs variétés de méduses sont présentes au
Canada. Les méduses tueuses évoluent en milieu tropical et aucune
n'a été recensée à proximité du Canada. Toutes les méduses
piquent leurs victimes grâce à leurs nématocystes ou dards. Ces
dards peuvent contenir du venin qui peut être nuisible, mais le
plus souvent les piqûres causent une sensation désagréable de
pincement ou de brûlure.
202
Procédures de secourisme pour les piqûres de
méduse
1. Effectuer un examen des lieux et une évaluation primaire.
2. Appliquer autant de vinaigre que possible sur la partie
atteinte. Il empêchera les dards de diffuser le venin.
3. Pour soulager la douleur, immerger la plaie dans une
eau aussi chaude que peut le tolérer la victime pendant
20 minutes.
4. Ne pas appliquer d'eau froide, qui favorise la diffusion du
venin.
5. En présence de signes d'infection, conseiller au patient de
consulter un médecin.
5
203
Chapitre 6
Blessures aux os et
aux articulations
• Blessures aux os
• Blessures aux articulations
• Blessures à la tête et à la
colonne vertébrale
• Commotion et compression
cérébrales
• Blessures à la colonne
vertébrale
• Blessures au bassin
• Blessures thoraciques
• Foulures
• Attelles
Chapitre 6 Blessures aux os et aux
articulations
Les blessures aux os, aux articulations et aux muscles sont
courantes. Elles ne mettent généralement pas la vie en danger,
mais elles peuvent être douloureuses et débilitantes. L'application
des procédures de secourisme appropriées peut réduire la douleur
et prévenir l'aggravation de la blessure.
Fractures
Une fracture est une cassure ou une fêlure d’un os. Elle est dite
ouverte ou fermée :
• dans le cas d’une fracture fermée, la peau n’est pas
déchirée
6 • dans le cas d’une fracture ouverte, la peau est déchirée et
la plaie peut causer une infection grave, même si elle est
très petite
Fracture fermée
Fracture ouverte
206
Une fracture peut être causée par une force directe (comme un
coup de poing ou de pied), une force indirecte (comme une chute)
ou par une force de torsion. Certaines maladies osseuses, telles
que l’ostéoporose, rendent les os très fragiles et susceptibles de se
casser plus facilement.
La fracture peut donner lieu à un ou plusieurs des signes et
symptômes suivants :
• douleur et sensibilité – aggravées par la palpation et le
mouvement
• perte de fonction – la victime ne peut utiliser la partie
blessée
• plaie – des fragments osseux peuvent sortir de la plaie
• déformation – forme ou position anormale d’un os ou
d’une articulation
6
• mobilité anormale
• état de choc – augmente avec la gravité de la blessure
• crépitation – sensation ou bruit causé par le frottement des
fragments osseux l’un contre l’autre
• enflure et ecchymoses – accumulation de liquide dans les
tissus avoisinant la fracture
Luxation et entorse
Les ligaments relient les os entre eux pour former des
articulations, alors que les tendons relient les muscles
aux os. Les ligaments servent à limiter le mouvement,
à soutenir le mouvement de l'articulation et à
prévenir certains mouvements. Les blessures aux
articulations surviennent lorsque le mouvement des
os et des tissus avoisinants dépasse l'amplitude
normale. Dans ce cas :
• les os peuvent se casser; c’est la fracture
• les ligaments peuvent s’étirer ou se déchirer;
c’est l’entorse
• les surfaces articulaires peuvent se déplacer
et perdre leurs rapports naturels; c’est la luxation
207
Entorses
Luxations
Une luxation survient lorsqu'il y a perte de contact entre les os
d'une articulation. Elle est causée par une force qui étire et déchire
la capsule articulaire. Il peut alors arriver que les os compriment les
vaisseaux et les nerfs et entravent la circulation ou les sensations
au-dessous de la blessure. Les articulations les plus sujettes à la
luxation sont celles de l’épaule, du coude, du pouce, des doigts, de
la mâchoire et du genou.
208
Les signes et symptômes de la luxation sont semblables à ceux de
la fracture et peuvent comprendre :
• une déformation ou un aspect anormal; la luxation de
l’épaule peut faire paraître le bras plus long
• de la douleur et de la sensibilité accentuées par le
mouvement
• une perte de fonction et un blocage de l’articulation
• une enflure de l’articulation
209
7. Si les secours sont retardés ou s’il faut transporter la
victime, immobiliser la partie blessée. Tenir compte de ce
qui suit dans la prise de décision :
• Y a-t-il d’autres dangers pour la victime? Y a-t-il des
dangers pour vous-même ou pour autrui?
• Si les secours médicaux peuvent se rendre sur les
lieux, dans combien de temps arriveront-ils?
• Dispose-t-on du matériel nécessaire pour
immobiliser correctement la blessure?
• Combien de temps faut-il pour immobiliser la
blessure et combien de temps les secours médicaux
mettront-ils à se rendre sur les lieux?
8. Appliquer du froid sur la blessure, le cas échéant.
211
Parmi les blessures associées à la colonne vertébrale et au bassin,
on compte les fractures, les dommages à la moelle épinière et
l'hémorragie grave. La vessie est l'organe le plus souvent touché
par les blessures du bassin.
Il faut soupçonner une blessure à la tête ou à la colonne vertébrale
si l'incident implique un accident de voiture ou une chute d'une
hauteur de plus de six pieds. C'est également le cas si la victime
présente les signes et symptômes suivants :
• Liquide s'écoulant des oreilles
• Maux de tête
• Ecchymoses à la tête
• La victime se plaint de douleur à la tête et au cou
• La victime vous dit qu'elle ne peut pas bouger ou n'a
6 aucune sensation
Il faut toujours soupçonner une blessure à la tête ou à la colonne
vertébrale si la victime est inconsciente et que l'historique de
l'incident est inconnu.
Blessures à la tête
Les signes et symptômes suivants indiquent une fracture possible
du crâne ou des os du visage, une commotion ou une compression
cérébrale :
• crâne déformé
• enflure, ecchymoses ou saignement
du cuir chevelu
• liquide jaune pâle ou sang
s'écoulant du nez ou des oreilles
• ecchymoses autour des yeux (yeux au
beurre noir) ou derrière les oreilles
• nausées, vomissements, particulièrement chez les enfants
• victime confuse, hébétée, possiblement combative
• victime semi-consciente ou inconsciente
• arrêt respiratoire ou respiration irrégulière
• pouls très lent
212
• pupilles de taille inégale
• douleur au site de la blessure
• bras ou jambes affaiblis ou paralysés
• douleur lors de la déglutition ou du mouvement de la
mâchoire
• plaies dans la bouche
• dents arrachées
• état de choc
• convulsions
Fracture du crâne
6
Les fractures du crâne peuvent être causées par la force directe ou
indirecte qui se transmet par les os. Elles peuvent se produire dans
le crâne, à la base du crâne ou dans le visage. Les fractures faciales
touchent le nez, les os autour des yeux, la mâchoire supérieure
et la mâchoire inférieure. Les fractures de la mâchoire présentent
souvent des complications à cause des plaies dans la bouche.
213
2. Si du sang ou du liquide s'écoule du conduit auditif,
appliquer délicatement un pansement stérile sur l’oreille,
en s’assurant que le liquide peut continuer de sortir.
3. Protéger les enfoncements, les bosses ou les plaies au cuir
chevelu où l'on soupçonne une fracture du crâne sous-
jacente. Éviter de comprimer le site de la fracture.
4. Dire à la victime de ne pas se moucher si du sang ou du
liquide s'écoule du nez. Ne pas restreindre la circulation
sanguine. Essuyer le sang qui coule pour l’empêcher
de pénétrer dans la bouche et entraîner des difficultés
respiratoires.
5. Poursuivre les soins jusqu’à l’arrivée des secours médicaux.
214
Si l'on transporte la victime sur une civière, s'assurer que les
liquides peuvent facilement s'écouler de la bouche et du nez afin
de prévenir l’obstruction respiratoire.
215
La compression cérébrale survient lorsqu'une partie du cerveau
subit une pression excessive. Cette pression peut être causée
par une accumulation de liquides dans la boîte crânienne ou par
une fracture du crâne avec enfoncement où les fragments osseux
compriment le cerveau. Il est très important de surveiller les signes
vitaux de la victime et de rechercher d’autres symptômes après un
coup à la tête.
Les signes et symptômes de la compression cérébrale sont
progressifs et s'aggravent habituellement avec le temps, à mesure
que la pression exercée sur le cerveau augmente.
• Perte de conscience
• diminution du niveau de conscience
• nausées ou vomissements
• pupilles de taille inégale
6 • absence de réaction à la lumière d’une ou des deux
pupilles
Casques
Les casques servent à prévenir les fractures. Ils ne sont pas conçus
pour protéger contre les commotions cérébrales ou les blessures
par compression. Si le casque est endommagé, il faut soupçonner
une commotion cérébrale ou une blessure par compression.
216
Une victime qui présente des signes de compression cérébrale doit
immédiatement recevoir des soins médicaux.
217
• incapacité à bouger les bras ou les jambes d'un ou des
deux côtés du corps
• douleur au site de la blessure
• Signes d'état de choc
218
4. Effectuer l’évaluation secondaire nécessaire.
5. Si les secours médicaux peuvent se rendre sur les lieux,
stabiliser et soutenir la victime dans la position où elle se
trouve et de lui donner les soins continus. Continuer de
stabiliser et de soutenir la tête et les pieds jusqu’à l’arrivée
des secours médicaux.
Blessures au bassin
Les signes et symptômes d’une blessure au bassin sont les suivants
:
• signes de l’état de choc (la victime pourrait avoir une
hémorragie interne)
• incapacité à se tenir debout ou à marcher
• envie pressante d’uriner
• incapacité de la victime à uriner ou urine teintée de sang
6
• douleur aiguë à l’aine et au creux du dos
• douleur accentuée par le mouvement
Blessures thoraciques
Les signes et symptômes sont les suivants :
• douleur au site de la blessure déclenchée par le
mouvement, la toux ou la respiration profonde
• respiration superficielle
• protection de la blessure par la victime
• déformation et décoloration
• présence possible d’une plaie
• possibilité de crachats spumeux
• possibilité de signes de l’état de choc
219
Procédures de secourisme en cas de blessures
thoraciques
Les procédures de secourisme applicables aux blessures aux côtes
et au sternum ont pour but d'en prévenir l'aggravation, de diminuer
la douleur et de faciliter la respiration.
La fracture est très douloureuse et rend la respiration superficielle.
Amorcer la prise en charge d’une situation d’urgence.
1. Exposer la région blessée et rechercher la présence d’une
plaie. Panser toute plaie et obtenir des secours médicaux
rapidement.
2. Si les blessures le permettent, placer la victime en position
semi-assise et légèrement penchée du côté blessé pour
faciliter la respiration. Dans certains cas, un soutien manuel
de la région blessée peut aider le patient à mieux respirer.
6 3. Soutenir le bras du côté blessé à l’aide d’une écharpe
tubulaire Saint-Jean pour restreindre le mouvement.
4. Donner les soins continus et vérifier souvent la respiration.
Obtenir des soins médicaux.
Volet costal
Un volet costal survient lorsque plusieurs côtes sont fracturées à
plus d’un endroit dans la même région. Lorsque la victime respire,
le volet costal se déplace dans la direction opposée au reste de la
poitrine et provoque de la douleur.
Les signes et symptômes du volet costal comprennent :
• mouvement thoracique paradoxal; ce signe indique la
présence d’un volet costal
• respiration très douloureuse et possibilité que la victime
soutienne la région blessée
• ecchymoses au site de la blessure
220
examiner la blessure.
2. Soutenir la région blessée avec sa propre main pour faciliter
la respiration. Si la respiration est inefficace, appliquer les
procédures de secourisme appropriées.
3. Fixer le bras au thorax avec un bandage large pour
l’empêcher de bouger.
4. Poursuivre les soins jusqu’à l’arrivée des secours médicaux.
Pneumothorax
Un pneumothorax est une complication grave liée à une blessure
thoracique qui requiert une attention médicale immédiate.
La cavité pleurale est l’espace compris entre les poumons et la
paroi thoracique qui est rempli par les poumons. Les poumons se
dilatent dans cet espace à mesure que la cavité thoracique prend
du volume en réponse au mouvement du diaphragme et de la
cage thoracique. Toutefois, si de l’air y pénètre, le poumon situé de
6
ce côté ne pourra pas s'y dilater et s’affaissera. Un pneumothorax
survient donc lorsque de l’air pénètre dans la cavité pleurale. Cette
complication met la vie en danger parce qu’elle peut entraîner
l’affaissement des poumons et causer de graves difficultés
respiratoires.
Attelles
221
• bien rembourrée, pour offrir soutien et confort
• suffisamment longue, c’est-à-dire :
• dans le cas d'une fracture située entre deux
articulations, elle doit dépasser celles-ci
• dans le cas d’une blessure à une articulation, elle doit
permettre l’immobilisation de la partie blessée et
empêcher l’articulation de bouger
Attelles commerciales
De nombreux modèles d’attelles sont vendus dans le commerce.
Vous pourriez avoir à les utiliser si l'incident a eu lieu en milieu
de travail, lors d'un événement sportif, etc. Il est important de se
familiariser avec les attelles avant de les utiliser. Toujours suivre les
instructions du fabricant.
Attelles improvisées
N’importe quel objet peut servir d’attelle, pourvu qu’il permette
d’immobiliser la blessure.
On peut aussi utiliser une partie du corps comme attelle; par
exemple, une jambe blessée peut être fixée à l’autre jambe. C’est
ce qu’on appelle l’attelle anatomique.
Autres matériaux nécessaires pour installer une attelle
Pour installer une attelle, vous aurez besoin de matériaux de
rembourrage et des bandages.
Le rembourrage a deux fonctions :
• il remplit les creux naturels entre le corps et l'attelle,
assurant un soutien approprié de la partie blessée
222
• il rend l’attelle plus confortable
Toujours insérer du rembourrage entre l’attelle et le membre blessé
et entre deux parties du corps attachées l’une à l’autre.
Lorsqu’on utilise des bandages :
• s’assurer qu’ils sont suffisamment larges pour soutenir
fermement le membre sans causer d’inconfort
• les faire passer sous les creux naturels du corps; sous les
genoux, le creux du dos, les chevilles
• les nouer suffisamment serré pour empêcher le
mouvement, mais pas au point de couper la circulation.
Toutes les 15 minutes, vérifier la circulation au-dessous des
bandages.
223
Procédures de secourisme en cas de fracture de la
clavicule ou de l'omoplate
1. Vérifier la circulation au-dessous de la blessure. Si la
circulation est entravée, obtenir des secours médicaux
rapidement.
2. Immobiliser le bras dans la
position qui offre le plus de
confort. Une écharpe tubulaire
Saint-Jean peut convenir.
3. Fixer le bras au thorax avec un
bandage large pour l’empêcher
de bouger. Au besoin, placer
du rembourrage sous le coude
pour maintenir le bras dans
6 la position offrant le plus de
confort. Nouer le bandage du
côté non blessé en prenant soin
de ne pas le serrer au point de
déplacer le bras blessé. Pour le confort de la victime,
insérer du rembourrage sous les nœuds.
4. Vérifier la circulation au-dessous de la blessure. Si elle est
entravée, et qu’elle ne l’était pas auparavant, desserrer
l’écharpe et le bandage.
224
Immobilisation d’une luxation
Immobiliser le membre dans la position qui offre le plus de confort
à la victime, soit habituellement la position dans laquelle elle a été
trouvée.
Si le bras fléchit, immobiliser une luxation de l'épaule comme suit :
• poser une écharpe tubulaire Saint-Jean pour déplacer le
poids du bras vers l’autre côté
• se servir de bandages larges pour empêcher le mouvement
• placer du rembourrage sous le coude pour le soutenir
Si le bras ne fléchit pas :
• soutenir le bras au moyen d’un bandage glissé autour du
cou
• fixer le bras au corps avec le bandage pour l’empêcher de
bouger
6
• au besoin, placer du rembourrage sous le coude pour
maintenir le bras dans la position offrant le plus de confort
• il est aussi possible que la victime préfère soutenir elle-
même le membre blessé
L’immobilisation est efficace dans la mesure où elle prévient
le mouvement du bras, qui est douloureux et peut aggraver la
blessure. Une fois que la blessure est immobilisée, appliquer des
compresses froides pour réduire la douleur et l’enflure, à condition
que la victime puisse en tolérer le poids.
Surveiller régulièrement la circulation au-dessous de la blessure;
vérifier la couleur et la température de la peau, le temps de
remplissage capillaire et le pouls. Comparer le côté blessé au côté
non blessé. Si l’immobilisation a entravé la circulation, desserrer les
bandages. Si la circulation ne se rétablit pas, obtenir des secours
médicaux rapidement.
225
Immobilisation du bras
Pour immobiliser une fracture ouverte du bras (humérus) :
1. Exposer la blessure. Couvrir la plaie avec un pansement
stérile et vérifier la circulation.
2. Rembourrer et bander les pansements. Appliquer le
rembourrage sur toute la longueur des deux côtés du
site de la fracture. Le rembourrage doit être assez épais
pour protéger les extrémités osseuses en saillie. Retenir
le rembourrage à l'aide de ruban adhésif, puis bander les
pansements en serrant suffisamment pour maintenir le
rembourrage et les pansements en place.
3. L’écharpe simple offre un soutien complet; les bandages
larges placés au-dessus et au-dessous du site de la fracture
empêchent tout mouvement du bras. Au besoin, placer du
6 rembourrage sous le coude pour maintenir le bras dans la
position offrant le plus de confort.
226
Immobilisation d’un coude blessé
Le coude peut faire l’objet d’une entorse, d’une fracture ou d’une
luxation grave. Dans la mesure du possible, immobiliser la blessure
dans la position trouvée ou dans celle offrant le plus de confort.
1. Exposer la blessure et rechercher la présence de plaies
ouvertes. Vérifier la circulation au-dessous de la blessure et
la comparer avec celle du côté non blessé. Si la circulation
est entravée, obtenir des secours médicaux rapidement.
2. Si le coude est fléchi de sorte que le bras est devant
poitrine, immobiliser le bras dans une écharpe. Ne pas
serrer l’écharpe au niveau du coude. Au besoin, placer du
rembourrage sous le coude pour maintenir le bras dans la
position offrant le plus de confort et utiliser un bandage
large afin de limiter les mouvements.
3. S’il est impossible de fléchir le coude, soutenir le bras à la 6
hauteur du poignet et l’immobiliser au moyen de bandages
larges et de rembourrage. Vérifier la circulation au-dessous
de la blessure et la comparer avec celle du côté non blessé.
Si elle est entravée, et qu’elle ne l’était pas auparavant,
desserrer l’écharpe et les bandages.
227
Immobilisation de l’avant-bras et du poignet
1. Examiner la blessure et déterminer dans quelle position
immobiliser le membre; la meilleure position est
habituellement celle dans laquelle il se trouve. Demander
à la victime ou à un passant de stabiliser et de soutenir le
bras blessé.
2. Poser l’attelle contre le bras indemne pour s’assurer qu’elle
est de la bonne longueur. Rembourrer l’attelle pour le
confort et pour soutenir la fracture. Poser le bras sur
l’attelle en le déplaçant le moins possible.
3. Une fois l’attelle en place, demander
à la victime ou à un passant de la
soutenir pendant qu’on pose les
bandages.
6 4. Commencer au-dessus de la
blessure et bander fermement
l'attelle et le bras sans trop serrer.
Laisser le bout des doigts à découvert
pour pouvoir vérifier la circulation au-dessous de la blessure
et des bandages.
5. Poser une écharpe simple pour soutenir le bras et la main
et prévenir le mouvement du coude. Laisser le bout des
doigts à découvert pour pouvoir vérifier la circulation.
228
Immobilisation d'une blessure à la main
Si l'on soupçonne une fracture de la main :
1. Examiner la main blessée et déterminer dans quelle
position il est préférable de l’immobiliser; c’est
habituellement dans la position de fonction [image].
Demander à la victime ou à un passant de stabiliser et de
soutenir la main blessée. S’il y a des plaies ouvertes, placer
des pansements stériles non adhésifs entre les doigts pour
les empêcher de coller les uns aux autres.
2. Poser l’attelle contre la main et le bras indemnes pour
s’assurer qu’elle est de la bonne longueur.
229
Immobilisation à l'aide d'une planche
• Une planche convient bien à cause de sa rigidité; il faut
toutefois lui ajouter du rembourrage pour garder la main
en position de fonction.
• fixer l’attelle avec un bandage en rouleau. Laisser les doigts
à découvert pour pouvoir vérifier la circulation.
230
Fracture de la cuisse (fémur)
Signes et symptômes
• douleur qui peut être intense
• pied et jambe parfois tournés vers
l’extérieur
• déformation et raccourcissement de
la jambe
Complications possibles
• hémorragie interne pouvant causer un
état de choc grave
232
Immobilisation d'une blessure au genou
Demander à un passant de stabiliser et de soutenir la jambe
blessée. Exposer et évaluer la blessure. Si la jambe est fléchie, la
garder dans la position offrant le plus de confort. Selon la nature
de la blessure, la victime peut être capable d'allonger elle-même
sa jambe avec de l’aide. Ne pas tenter d'allonger la jambe si la
douleur augmente ou si la jambe ne bouge pas facilement. Si la
jambe ne peut être allongée facilement sans augmentation de la
douleur, immobiliser la jambe dans la position où elle se trouve.
Si la jambe est allongée
1. Exposer et évaluer la blessure
233
3. Ajuster le rembourrage pour qu'il épouse les creux naturels
de la jambe
234
2. Placer cinq bandages larges sous la jambe : deux au-dessus
du genou et trois au-dessous.
235
Immobilisation d’une fracture ouverte de la jambe
(tibia ou péroné)
En cas de fracture ouverte, appliquer tout d’abord les procédures
de secourismes pour la plaie, puis immobiliser la fracture.
Appliquer un pansement stérile sur la plaie afin de prévenir toute
contamination ultérieure. Pour arrêter le saignement de la plaie,
exercer une pression autour de la fracture, mais pas directement
dessus. Appliquer un pansement rembourré des deux côtés du site
de la fracture. Fixer le tout avec un bandage large noué assez serré
pour comprimer le rembourrage. Toujours vérifier la circulation
avant et après l’application d’un pansement sur ce type de plaie.
La fracture de la jambe est courante chez les sportifs, et les
fractures ouvertes sont fréquentes. Procéder de la même manière
pour immobiliser une fracture fermée en omettant cependant
6 l’application des pansements et des bandages sur la plaie.
236
2. Montrer à un passant comment stabiliser et soutenir la
jambe. Vérifier la circulation au-dessous de la blessure.
Appliquer les procédures de secourisme pour les plaies de
fracture ouverte. Laisser la chaussure en place, sauf si vous
devez examiner une plaie.
3. Couvrir la plaie avec un pansement stérile.
237
4. Le pansement doit s’étendre au-delà des bords de la plaie.
Poser du rembourrage épais par-dessus le pansement sur
toute la longueur et des deux côtés de la fracture afin de
protéger les extrémités de l’os, puis le fixer avec du ruban
adhésif.
238
6. Immobiliser la jambe. Placer les bandages et les attelles.
Utiliser des attelles rembourrées assez longues pour
s’étendre de l’aine jusqu’au-delà du pied. Le passant ne
doit pas relâcher la jambe avant que le secouriste ne lui
dise de le faire, c’est-à-dire après avoir noué le dernier
bandage. Attacher tous les nœuds sur l’attelle pour plus de
confort. Attacher tous les nœuds sur l’attelle pour plus de
confort. Placer et attacher des bandages larges au niveau
des cuisses, des genoux, au-dessus et au-dessous de la
fracture ainsi qu’aux chevilles.
239
8. Vérifier la circulation au-dessous de la blessure, surélever la
jambe blessée et donner les soins continus. Obtenir des
soins médicaux.
6
En l’absence d’attelle...
• Se servir de la jambe non blessée comme d’une attelle
anatomique en attachant les jambes ensemble.
• Placer le rembourrage entre les jambes (couverture roulée).
• Placer et attacher des bandages larges au niveau des
cuisses, des genoux, au-dessus et au-dessous de la
blessure ainsi qu’aux chevilles. Poser un bandage en 8 au
niveau des chevilles.
• Placer les nœuds sur le rembourrage pour plus de confort.
240
Immobilisation d'une blessure à la cheville
La cheville doit être immobilisée dès qu'une entorse ou une
fracture est soupçonnée. Si la blessure ne semble pas grave, ou
si le transport vers les secours médicaux peut se faire en douceur,
immobiliser la cheville avec un oreiller ou une couverture.
1. Vérifier la circulation au-dessous de la blessure.
2. Desserrer la chaussure et immobiliser la cheville à l'aide
d'un oreiller ou d'une couverture roulée et deux bandages
larges. S'assurer que l’attelle dépasse la cheville.
241
Immobilisation d'une blessure à un pied ou à un
orteil
1. Vérifier la circulation au-dessous de la blessure.
2. Immobiliser la cheville avec un bandage en 8 double.
• Défaire les lacets et nouer le premier bandage en 8 de
la plante du pied vers la jambe.
• Nouer le deuxième bandage en 8 en enroulant les
extrémités autour de la jambe, en croisant devant la
cheville, puis en terminant le nœud sur la plante du
pied. Nouer les extrémités au niveau de la plante.
242
Foulures
Une foulure survient lorsque le mouvement d'un muscle ou d'un
tendon dépasse son amplitude normale, ce qui l'étire ou le déchire.
Les signes et symptômes de la foulure n’apparaissent souvent que
plusieurs heures après la blessure.
• douleur aiguë et soudaine dans le muscle étiré
• enflure des muscles provoquant des crampes graves
• ecchymoses et raideurs musculaires
• perte de fonction possible (la victime ne peut utiliser la
partie blessée)
243
Chapitre 7
Secours d'urgence
supplémentaires
• Diabète
• Crises d’épilepsie et
convulsions
• Blessures dues au froid
• Blessures dues à
la chaleur
• Empoisonnement
• Accouchement d’urgence et
fausse couche
• Urgence impliquant un
trouble du comportement
Chapitre 7 Secours d’urgence
supplémentaires
Diabète
Le diabète est causé par un manque d’insuline dans le sang, ou
par l’incapacité, par les cellules, de l’utiliser convenablement.
L’insuline est une hormone produite par le pancréas qui régule la
quantité de glucose dans le sang. Chez la personne diabétique,
le sucre s’accumule dans le sang et les cellules ne reçoivent pas
l’énergie dont elles ont besoin, ou encore la glycémie atteint un
taux anormalement bas.
Une personne diabétique prend des médicaments sous forme de
comprimés ou d’injection et surveille étroitement son alimentation
(apport énergétique) et son niveau d’activité physique (dépense
énergétique). L’urgence diabétique survient lorsqu’il y a trop ou pas
assez d’insuline dans le sang.
• hypoglycémie: pas assez de sucre et trop d’insuline
7 • hyperglycémie: trop de sucre et pas assez d’insuline
246
Causes, signes et symptômes des urgences
diabétiques
l’hypoglycémie hyperglycémie (besoin
(besoin de sucre) d’insuline)
rapidité apparaît très apparaît en quelques
d’apparition rapidement heures ou quelques jours
cause possible • excès • insuffisance d’insuline
d’insuline ou • excès de nourriture
de édicaments
oraux pour le • moins d’exercice qu’à
diabète l’habitude
• insuffisance de • la victime est malade
nourriture ou et son corps a besoin
vomissements de plus d’insuline
• plus d’exercice
qu’à l’habitude
7
pouls/ forte et rapide/ faible et rapide/profonde
respiration superficielle et soupirante
état de la peau moite, pâle et rouge, sèche et chaude
froide
degré de faiblesse somnolence allant jusqu’à
conscience allant jusqu’à l’inconscience
l’inconscience
autres signes et • mal de tête • soif, puis nausées et
symptômes • confusion, vomissements
irritabilité et • besoin fréquent
agressivité d’uriner
• tremblements, • haleine semblable à
démarche l’odeur du dissolvant
chancelante pour vernis à ongles
• difficulté à (acétone)
s’exprimer
247
4. Si elle n’en a pas, lui donner d’autres types de sucre
alimentaire comme, en ordre de préférence : des bonbons
faits de glucose (p. ex. des Mentos), de sucrose (p. ex. des
Skittles), des bonbons haricots, du jus d’orange, du fructose
(p. ex. de la pâte de fruits) et du lait entier.
5. Donner les soins continus. Envoyer chercher des secours
médicaux.
248
Lors de la phase clonique, des convulsions se produisent, la
respiration est bruyante, de l’écume peut se former à la bouche et
les dents peuvent grincer.
Une crise majeure peut survenir très soudainement, mais dure
rarement plus de quelques minutes.
Une fois la crise terminée, les muscles se relâchent graduellement
et la personne reprend conscience. Après la crise, la personne peut
avoir oublié ce qui s’est passé. Elle peut être étourdie et confuse et
se sentir fatiguée et somnolente.
Signes et symptômes de la crise généralisée
• un cri, un raidissement du corps et une perte de conscience
soudains provoquant la chute
• une respiration bruyante et de l’écume à la bouche
• des secousses du corps
• un arrêt respiratoire ou une respiration irrégulière pendant
une minute – le patient peut devenir cyanotique
• la perte de contrôle de la vessie et des intestins 7
Procédures de secourisme en cas de crise d’épilepsie
et de convulsions
Les procédures de secourisme ont pour but d’empêcher la victime
de se blesser au cours des convulsions et de garder ses voies
respiratoires ouvertes pendant qu’elle est inconsciente.
1. Effectuer un examen des lieux. Rendre les lieux sûrs;
enlever tout objet qui pourrait causer des blessures.
Éloigner les curieux pour assurer à la victime une certaine
intimité.
249
Pendant les convulsions :
• Ne pas restreindre les mouvements de la victime. Prévenir
les blessures.
• Desserrer soigneusement les vêtements ajustés, surtout
autour du cou.
• Glisser quelque chose de souple sous la tête.
• Ne pas essayer d’insérer quoi que ce soit dans la bouche
ou entre les dents de la victime, ni de retenir sa langue.
Lorsque les convulsions ont cessé, effectuer une évaluation
primaire.
• Placer la victime inconsciente en position latérale de
sécurité; lui essuyer la bouche et le nez.
• Effectuer une évaluation secondaire pour déterminer si
les convulsions ont causé des blessures; appliquer les
procédures de secourisme appropriées.
• Donner les soins continus, surveiller la respiration, garder la
7 victime au chaud et la laisser se reposer.
• Ne pas essayer de lui faire boire de liquides pendant ou
immédiatement après la crise.
Appeler des secours médicaux dans les cas suivants :
• si la perte de conscience dure plus de cinq minutes ou
si une deuxième crise majeure survient après quelques
minutes
• s’il s’agit d’une première crise ou si la cause de la crise
est inconnue (demander à la victime lorsqu’elle reprend
conscience)
250
Procédures de secourisme en cas d’urgence causée
par la fièvre chez le nourrisson et l’enfant
1. Effectuer un examen des lieux et une évaluation primaire.
2. Appeler immédiatement un médecin et suivre ses conseils.
Si on ne peut joindre le médecin, donner à l’enfant de
l’acétaminophène (p. ex. du TempraMD ou du TylenolMD) ou
de l’ibuprofène pour enfant (mais non de l’AAS) selon le
mode d’emploi figurant sur le contenant. Ces médicaments
devraient faire baisser la température.
3. Encourager l’enfant pleinement conscient à boire des
liquides clairs.
4. Si la température ne diminue pas, éponger l’enfant avec de
l’eau tiède pendant environ 20 minutes. La température du
corps descend plus rapidement si la peau mouillée est
exposée à l’air.
5. Lui assécher la peau et
lui mettre des vêtements
confortables, mais pas
7
trop chauds. Surveiller
sa température et, au
besoin, répéter les
étapes 3 à 5 jusqu’à ce
qu’on puisse joindre des secours médicaux.
6. Si l’enfant fait des convulsions :
• ne pas restreindre ses mouvements, mais l’empêcher
de se blesser
• desserrer les vêtements ajustés
7. Lorsque les convulsions ont cessé, effectuer une
évaluation primaire.
8. Donner des soins continus; placer l’enfant dans la position
de sécurité la plus appropriée pour son âge. Ne pas donner
d’AAS (p. ex. AspirineMD) aux enfants et aux adolescents,
car ce médicament peut causer le syndrome de Reye, une
maladie qui met la vie en danger.
251
Ne pas utiliser de l’eau froide pour rafraîchir l’enfant, car elle peut
entraîner des problèmes plus graves encore. Utiliser uniquement de
l’eau tiède.
Surdose d’opioïdes
Les opioïdes sont une catégorie de médicaments qui agissent
sur les récepteurs opioïdes du cerveau et produisent un effet qui
s’apparente à celui de la morphine. Souvent prescrits pour soulager
la douleur, ils servent aussi à stopper la diarrhée et la toux.
Les opioïdes les plus courants sont la morphine, l’hydrocodone,
l’oxycodone, la codéine et le fentanyl. Ces médicaments
sont notamment commercialisés sous les noms de VicodinMD,
OxyContinMD et PercocetMD.
Leurs effets secondaires, amplifiés en cas de surconsommation,
sont les suivants :
• Nausée
• Constipation
7 • Dépression respiratoire
• Sédation
• Euphorie
Les opioïdes sont une famille de médicaments souvent
surconsommée par les consommateurs de drogues à usage
récréatif en raison de leurs effets euphorisants.
Le fentanyl est à l’origine de graves problèmes de santé publique
dans plusieurs régions du Canada. Il est 100 fois plus puissant
que la morphine et agit très rapidement, ce qui en fait l’une des
principales causes de surdoses fatales chez les consommateurs de
drogues à usage récréatif. Le fentanyl est généralement utilisé en
médecine d’urgence comme traitement rapide et efficace contre la
douleur.
Mal utilisé, le fentanyl peut provoquer des réactions graves,
même à faible dose. Le fentanyl est un médicament de couleur
blanche inodore et insipide, si bien qu’il ne peut pas être détecté
s’il est mélangé à d’autres substances. Au Canada, le fentanyl
est mélangé (« coupé ») à de nombreuses drogues illicites afin
d’amplifier leur effet. Les drogues les plus souvent mélangées au
252
fentanyl sont l’héroïne et la cocaïne. Le Canada est aussi confronté
à la prolifération de comprimés de contrefaçon contenant du
fentanyl sur le marché noir, le plus souvent vendus comme de
l’OxycontinMD. Par souci de sécurité, les ordonnances doivent
uniquement être exécutées par une pharmacie.
En 2017, Santé Canada a recensé 3 987 décès provoqués par une
surdose d’opioïdes au pays. De ce nombre, 72 pour cent étaient
liés au fentanyl.
Le carfentanil, qui est un opioïde encore plus puissant et plus
mortel, fait aussi partie des drogues à usage récréatif disponibles
au Canada. Cent fois plus puissant que le fentanyl, le carfentanil
est utilisé en médecine vétérinaire. Une minuscule quantité de
carfentanil (l’équivalent d’un grain de sel) peut provoquer une
surdose fatale.
Facteurs de risque
Tout le monde présente des facteurs de risque, mais ceux-ci sont
plus élevés chez certaines populations.
Les consommateurs de drogues à usage récréatif – qui
7
recherchent un effet plus puissant ou consomment, à leur insu, des
médicaments ou des drogues qui ont été coupées avec du fentanyl
afin d’accroître leur effet.
Les jeunes – qui expérimentent différentes drogues en
connaissance de cause, ou consomment, à leur insu, des drogues
ou des médicaments coupés avec du fentanyl.
Les personnes souffrantes – lorsqu’elles ne peuvent plus se
procurer des médicaments sur ordonnance ou développent une
tolérance aux médicaments, certaines personnes se tournent vers
les drogues illicites pour gérer la douleur et l’accoutumance.
Les personnes âgées – les erreurs de médication peuvent mener à
la surconsommation.
253
Signes et symptômes d’une surdose d’opioïdes présumée
Une victime de surdose d’opioïdes peut présenter une partie ou
l’ensemble de ces signes et symptômes :
• L’examen des lieux ou les circonstances de l’incident
indiquent une consommation possible de médicaments ou
de drogue
• Somnolence excessive ou perte de conscience
• Respiration lente ou absente
• Peau froide et moite avec coloration pâle ou bleuâtre
(cyanose)
• Gargouillements ou ronflements
• Pupilles contractées (en pointe d’épingle)
Naloxone
La naloxone (ou NarcanMD) est un inhibiteur des opioïdes. Elle se
lie aux récepteurs du cerveau qui sont normalement stimulés par
7 les opioïdes et bloque le lien entre ces récepteurs et les opioïdes,
annulant ainsi l’effet de ces derniers. La naloxone est offerte sous
forme de pulvérisateur nasal ou sous forme injectable.
Si vous êtes en contact avec un groupe à risque, nous vous
recommandons d’avoir une trousse de naloxone comprenant tout
le nécessaire à portée de main et de vous assurer qu’elle n’est pas
expirée. Dans la plupart des provinces, les trousses de naloxone
sont fournies gratuitement. Voyez votre pharmacien ou la clinique
de traitement des dépendances la plus proche pour vous procurer
une trousse de naloxone.
254
Si vous pensez que la victime fait une surdose, suivez la procédure
ci-dessous :
1. Procédez à un examen des lieux. Assurez-vous de la
sécurité des lieux – soyez conscient des risques liés
à la présence d’autres personnes et d’accessoires de
consommation de drogues sur place.
2. Suivez les étapes “SAVE ME”:
S – Stimuler. Touchez la victime et parlez-lui, puis activez les
SMU
A – Voies respiratoires (Airway). Ouvrez les voies
respiratoires
V – Insufflations (Ventilate). Donnez une insufflation toutes
les cinq secondes en vous assurant que la poitrine se
soulève.
É – Évaluer. Les mesures sont-elles efficaces?
M – Médicaments. Préparez et administrez une dose de
naloxone si vous y avez accès et si vous possédez une
formation à cet effet.
7
É – Évaluer. La naloxone fait-elle effet? L’état de la victime
devrait s’améliorer dans les deux à trois minutes.
Si la victime ne respire pas, amorcez la RCR. La respiration
artificielle doit être donnée pour aider une victime de surdose si
elle respire par elle-même, mais plus lentement.
Renseignez-vous sur les protocoles locaux pour savoir si la
naloxone doit être administrée avant ou après que vous ayez
commencé la respiration artificielle.
Si possible, demandez à un autre secouriste de donner la
respiration artificielle pendant que vous préparez et administrez
une dose de naloxone. Si l’état de la victime ne s’améliore pas
après deux ou trois minutes, administrez une deuxième dose de
naloxone.
Mise en garde: La naloxone inverse les effets de la surdose
d’opioïdes; la victime peut donc se montrer agressive ou combative.
La naloxone peut aussi provoquer une crise d’épilepsie, des
vomissements et une accélération du rythme cardiaque. Assurez votre
sécurité et soyez prêt à intervenir si ces symptômes se présentent.
255
Urgences environnementales
Les urgences environnementales englobent les lésions et les
maladies provoquées par des températures extrêmes et/ou
une exposition prolongée à ces températures. L’organisme ne
fonctionne pas convenablement lorsqu’il fait trop chaud ou trop
froid.
Ces urgences comprennent les maladies dues à la chaleur, comme
l’épuisement par la chaleur et les coups de chaleur, et les urgences
liées au froid, comme l’hypothermie et les gelures. Quelle que
soit l’urgence environnementale, l’objectif est de ramener la
température du corps de la victime à des valeurs normales.
256
dommageable pour les tissus lorsque ceux-ci sont froids.
C’est pourquoi il est souvent possible de réanimer une victime
d’hypothermie qui ne montre aucun signe de vie. Cela signifie que
tant qu’il n’y a pas de danger pour vous-même ou pour les autres,
vous devriez vous efforcer de transporter la victime d’hypothermie
vers des secours médicaux.
Hypothermie
Normalement, la température centrale du corps est de 37 OC
(98,6 OF). Si cette température s’abaisse de plus de deux degrés,
les tissus ne peuvent plus fonctionner correctement. Ce
refroidissement général se nomme hypothermie. L’hypothermie,
souvent décrite comme une exposition au froid, tue chaque année
de nombreux Canadiens. Toutefois, si on la reconnaît assez tôt, on
peut prendre des mesures pour la corriger.
Même si tout le monde peut être atteint d’hypothermie, les
groupes suivants y sont plus particulièrement exposés :
• Les personnes âgées, parce que leur circulation et leur
capacité de sentir le froid sont moins bonnes et qu’elles 7
prennent parfois des médicaments qui favorisent la perte
de chaleur
• Les bébés récupèrent plus difficilement d’une hypothermie
légère ou modérée parce qu’ils perdent leur chaleur plus
rapidement et ne la régulent pas aussi efficacement que les
adultes
• Les personnes qui sont déjà affaiblies par une maladie,
des blessures, le manque de nourriture, la fatigue ou la
consommation de drogues ou d’alcool
• Les adolescents, parce que souvent, ils ne se vêtent pas
suffisamment pour se protéger du froid
257
Exemples de pertes de chaleur corporelle et
moyens de les prévenir
Perte de Explication Exemple Moyen de
chaleur prévention
Rayonnement La chaleur Une grande Porter des
irradie du quantité vêtements
corps vers de chaleur chauds.
l’air ambiant. irradie de la
peau.
258
Conduction La chaleur Si on s’assoit Ne pas se
du corps est sur le sol mouiller. Porter
transmise froid ou si des sous-
directement on porte des vêtements
à l’objet vêtements qui absorbent
froid avec mouillés, la l’humidité et
lequel il est chaleur se l’éloignent
en contact. déplace du de la peau
corps vers (polypropylène).
le sol ou les
vêtements.
259
Signes d’hypothermie
Signe Légère Modérée Grave
pouls normal lent et faible faible, irrégulier
ou absent
respiration normale lente et lente ou absente
superficielle
aspect grelottement, grelottement grelottement
difficulté à violent, interrompu
parler maladresse,
trébuchement,
dilatation
des pupilles,
bleuissement
de la peau
état mental sujet confusion, inconscience
conscient, somnolence,
mais attitude irrationalité
7 renfermée ou
insouciance
Signes d’hypothermie
L’hypothermie peut être légère, modérée ou grave; toutefois, il
peut être difficile de déterminer le moment exact auquel la victime
passe d’un stade à l’autre. La température corporelle n’est pas
indiquée parce que le secouriste n’est pas équipé pour prendre la
température centrale.
Les procédures de secourisme ont pour but de déterminer au
plus tôt l’état de la victime et d’empêcher l’hypothermie de
s’aggraver. L’hypothermie vient plus facilement à l’esprit à la fin
d’un jour d’hiver particulièrement froid que lorsque la température
est au-dessus du point de congélation. Penser à la possibilité
d’hypothermie si la température est inférieure à 20 oC, s’il vente
ou s’il pleut ou si la victime appartient à un des groupes à risque.
Pensez aussi à vous; dès que vous commencez à grelotter, dites-
vous que vous devez prévenir une plus grande perte de chaleur.
Si vous ne faites rien, l’hypothermie affectera votre état mental et
vous n’aurez plus la lucidité nécessaire pour prendre les bonnes
décisions.
260
Procédures de secourisme en cas d’hypothermie
Les procédures de secourisme en cas d’hypothermie visent à
prévenir une plus grande perte de chaleur et à obtenir des secours
médicaux.
1. Effectuer un examen des lieux et une évaluation primaire.
2. Prendre les mesures nécessaires pour empêcher que le
patient continue de perdre de la chaleur.
• Retirer la victime de la source de froid. Si on ne peut
l’amener à l’intérieur, la protéger contre le vent.
• Couvrir la peau nue avec un vêtement ou tout autre
article approprié.
• Si on se trouve dans un abri et qu’on dispose de
vêtements de rechange secs, enlever les vêtements
mouillés et les remplacer par des vêtements secs.
Sinon, mettre les vêtements secs par-dessus les
vêtements mouillés.
• Si on ne dispose pas de vêtements secs, tordre les 7
vêtements mouillés pour en faire sortir le plus d’eau
possible et envelopper la victime d’une couche coupe-
vent.
• Isoler la victime des objets froids; la faire s’asseoir sur
une veste roulée ou s’allonger sur une couverture.
3. Si la victime est consciente, lui donner des boissons
chaudes et sucrées.
4. Donner les soins continus et obtenir des secours médicaux.
262
Ne rien donner à boire à une victime d’hypothermie modérée. Les
muscles qui assurent la déglutition peuvent ne pas bien fonctionner
et l’ingestion de liquides pourrait provoquer l’étouffement. Vous
devez réchauffer activement une victime seulement si vous êtes loin
des secours médicaux. Pour ce faire, installez-la près d’une source
de chaleur et placez des contenants d’eau tiède (et non chaude)
en contact avec sa peau (cou, aisselles et aine). Prévenir une plus
grande perte de chaleur et obtenir des secours médicaux dès
que possible.
Précautions applicables aux procédures de secourisme en
cas d’hypothermie
• Manipuler la victime très délicatement et, si possible, la
garder à l’horizontale. Le froid agit sur les influx électriques
qui font battre le cœur. Par conséquent, le cœur d’une
victime en hypothermie est très fragile. Toute manipulation
brusque peut provoquer un arrêt cardiaque.
• Ne pas lui donner d’alcool, de café ou de boissons à base
de caféine et ne pas la laisser fumer, car cela pourrait
augmenter la perte de chaleur.
7
• Ne pas frictionner le corps pour améliorer la circulation, car
le sang froid mis en circulation le refroidirait encore plus.
Gelure
La gelure se rapporte à la congélation des tissus exposés à une
température inférieure à zéro. Il s’agit d’une lésion progressive qui
peut être superficielle ou profonde.
263
Signes et symptômes de la gelure selon le stade
Stade Description Signes et symptômes
Gelure Toutes les couches de la • Peau blanche et
superficielle peau sont gelées. cireuse
• Peau ferme au
toucher, mais
tissus sous-
cutanés souples
• Douleur initiale,
suivie d’un
engourdissement
264
Procédures de secourisme en cas de gelure
superficielle
1. Réchauffer graduellement la partie gelée avec sa propre
chaleur corporelle.
• Entourer les parties gelées (orteils, oreilles, etc.) avec
des mains chaudes.
• Réchauffer les doigts gelés en les plaçant contre une
région chaude du corps comme l’aisselle.
2. Prendre les moyens nécessaires pour empêcher les parties
atteintes de geler à nouveau. Cesser l’activité pratiquée ou
porter des vêtements plus chauds.
265
• Retirer les bijoux de la partie gelée et l’immerger dans
l’eau tiède. Ajouter régulièrement de l’eau tiède pour
maintenir la température constante.
• Garder la partie gelée immergée jusqu’à ce qu’elle
devienne rose ou qu’il n’y ait plus aucune amélioration;
cela peut prendre jusqu’à 40 minutes et causer de la
douleur.
• Assécher délicatement la partie gelée. Appliquer des
pansements stériles sur les plaies et entre les doigts ou
les orteils.
• Élever la partie atteinte et la garder au chaud. Ne pas
crever les ampoules.
• Donner les soins continus.
Les gelures profondes qui dégèlent causent une vive douleur,
de l’enflure et parfois une perte de tissus. C’est pourquoi il est
préférable de transporter la victime vers un établissement de soins
de santé. Si la victime doit marcher ou si elle doit être transportée,
7 ne pas faire dégeler la partie gelée; la douleur et les lésions seront
moindres si elle reste gelée. S’assurer que le reste du corps est
bien protégé du froid et que la victime dispose de suffisamment de
nourriture et d’eau pendant toute la durée du transport.
Précautions applicables aux procédures de secourisme pour
les gelures
• Ne pas frictionner la peau; les minuscules cristaux de glace
présents dans les tissus peuvent aggraver les lésions.
• Ne pas frotter la peau avec de la neige; cela peut faire geler
encore plus la partie atteinte et aggraver les lésions.
• Ne pas appliquer de chaleur directe, car le réchauffement
pourrait être trop rapide.
Pied de tranchée
Le pied de tranchée ou pied d’immersion est un problème causé
par une exposition à des températures froides (mais au-dessus du
point de congélation), généralement dans des conditions humides.
Son nom lui vient des soldats de la Première Guerre mondiale qui
passaient de longues journées dans des tranchées inondées.
266
Plus récemment, le pied de tranchée a été associé à des activités
susceptibles d’impliquer une mauvaise hygiène des pieds :
• Festivals musicaux de longue durée
• Courses de longue distance ou sur plusieurs jours
• Randonnée par temps froid et humide
• Travail prolongé dans des conditions froides et humides
Signes et symptômes du pied de tranchées
• Engourdissement ou sensation de brûlure
• Décoloration de la peau avec pâleur et enflure
• Crampes dans les jambes
• Apparition d’ampoules ou d’ulcères après deux à sept jours
• Odeur provoquée par la nécrose des tissus (à un stade
avancé)
État de congélation
Lorsque la température descend au-dessous de zéro, vous pouvez
découvrir une personne dont le corps est complètement gelé : c’est
267
l’état de congélation. Soupçonner l’état de congélation dans les
cas suivants :
• la victime est trouvée dans un endroit froid et elle ne réagit
pas
• les articulations de la mâchoire et du cou semblent rigides
lorsqu’on tente d’ouvrir les voies respiratoires
• la peau et les tissus plus profonds sont froids et ne peuvent
être comprimés
• le corps bouge en un seul bloc
Si le corps est congelé, ne pas appliquer les procédures de
secourisme en fonction des points ABC. Transporter la victime vers
des secours médicaux si cela ne constitue pas un risque pour les
secouristes. Sinon, se mettre en sécurité et informer les policiers de
l’endroit où se trouve le corps.
Crampes de chaleur
Les crampes de chaleur sont des crampes musculaires
douloureuses qui touchent généralement les jambes et l’abdomen;
elles sont causées par une perte excessive d’eau et de sel par
transpiration. Elles surviennent habituellement après que la victime
ait pratiqué une activité physique intense dans un milieu chaud. La
victime se plaindra de crampes et transpirera abondamment. Par
contre, dans un milieu sec, la transpiration n’est pas apparente, car
elle s’évapore rapidement.
268
Procédures de secourisme pour les crampes de
chaleur
1. Mettre la victime au repos dans un endroit frais.
2. Si la victime est consciente, lui faire boire de l’eau ou des
boissons qui contiennent des électrolytes et des glucides.
Elle peut en avoir autant qu’elle veut.
269
Procédures de secourisme pour l’épuisement par la
chaleur
Les procédures de secourisme pour l’épuisement par la chaleur
consistent à combiner celles pour les crampes de chaleur et celles
pour l’état de choc.
1. Si la victime est consciente :
• si la victime est consciente, lui faire boire de l’eau ou
des boissons qui contiennent des électrolytes et des
glucides. Si elle vomit, ne rien lui donner par la bouche
et obtenir immédiatement des secours médicaux.
• la placer au repos sur le dos dans un endroit frais
• retirer les vêtements superflus et desserrer ceux qui
sont ajustés au cou et à la taille
2. Si la victime est inconsciente :
• la placer en position latérale de sécurité
270
Signes et symptômes du coup de chaleur
• la température corporelle monte rapidement à 40 oC ou
plus; la victime est chaude au toucher
• le pouls est rapide et fort, mais il s’affaiblit par la suite
• la respiration est bruyante
• la peau est rouge, chaude et sèche dans le coup de chaleur
classique et elle est rouge, chaude et moite dans le coup
de chaleur d’effort
• la victime est agitée et peut se plaindre de maux de tête,
de fatigue, d’étourdissements et de nausées
• la victime peut vomir, faire des convulsions ou perdre
conscience
Vous pouvez distinguer l’épuisement par la chaleur du coup de
chaleur en observant l’état de la peau. Dans l’épuisement par la
chaleur, la peau est moite et froide. Dans le coup de chaleur, elle
est chaude et rouge, et peut être sèche ou moite.
7
Procédures de secourisme en cas de coup de chaleur
1. Effectuer un examen des lieux et une évaluation primaire.
En cas de coup de chaleur, le plus urgent est de diminuer la
température corporelle.
• Placer la victime à l’ombre dans un endroit frais.
• Rafraîchir la victime : lui enlever ses vêtements et
l’immerger dans de l’eau fraîche jusqu’au menton; la
surveiller de près. Si cela n’est pas possible :
271
2. Lorsque son corps est frais au toucher, la couvrir avec un
drap sec. Placer la victime consciente dans la position
indiquée pour l’état de choc, et la victime inconsciente en
position latérale de sécurité. Si sa température s’élève à
nouveau, répéter le refroidissement.
3. Donner les soins continus jusqu’à la prise en charge par les
secours médicaux.
272
Empoisonnement
Un poison est une substance qui peut causer une maladie ou
entraîner la mort si elle pénètre dans l’organisme. Nous sommes
entourés de poisons. Les produits toxiques d’usage courant
portent une étiquette sur laquelle figure le symbole de poison.
De nombreuses autres substances toxiques ne portent aucun
avertissement : l’alcool, certaines plantes d’intérieur, les aliments
contaminés et les médicaments pris sans respecter l’ordonnance du
médecin. Un grand nombre de substances qui sont inoffensives en
petites quantités peuvent être toxiques en grandes quantités.
Les poisons sont classés selon leur voie de pénétration dans
le corps :
• empoisonnement par ingestion : par la bouche
• empoisonnement par inhalation : par les poumons
• empoisonnement par absorption : par la peau et
les muqueuses
• empoisonnement par injection : par une aiguille creuse ou
un objet pointu (p. ex. un crochet de serpent) 7
Un élément important des procédures de secourisme en cas
d’empoisonnement consiste à téléphoner au centre antipoison
le plus près pour obtenir des conseils. Avant de téléphoner, le
secouriste doit rapidement recueillir le plus de renseignements
possible sur l’incident. Utiliser l’historique de l’incident, ainsi
que les signes et symptômes manifestés par la victime afin de
pouvoir répondre aux questions posées par le personnel du
centre antipoison.
Historique de l’incident
Avant d’appliquer les procédures de secourisme, il y a
quatre choses à faire :
• identifier le poison : s’il y a des contenants, lire leur
étiquette; sinon, apporter les vomissures au personnel
médical à des fins d’analyse. En sachant quel produit est en
cause, vous pourrez :
• évaluer la façon dont le poison a été introduit dans
l’organisme; les procédures de secourisme varient selon
que le poison a été ingéré par la bouche, absorbé par la
peau, injecté dans le sang ou inhalé par les poumons
273
• évaluer la quantité absorbée, d’après ce qu’on voit ou
ce qu’on nous dit; par exemple, le nombre de pilules
que pouvait contenir la bouteille, la quantité de produits
restant dans le contenant, etc. Évaluer le poids et l’âge de
la victime. Plus la personne est de petite taille, plus la dose
peut être dangereuse.
• établir le temps écoulé depuis la prise du poison: le
temps pendant lequel le poison a séjourné dans le corps
aide à décider des procédures de secourisme et du
traitement
médical nécessaires
Signes et symptômes de l’empoisonnement
Si l’historique de l’incident ne permet pas de déterminer la
nature du poison ni la façon dont le poison a été introduit dans
l’organisme, les signes et symptômes peuvent aider. Les poisons
peuvent modifier le degré de conscience, la respiration et le pouls.
D’autres signes et symptômes peuvent varier selon la façon dont le
7 poison est introduit dans l’organisme. Les poisons qui ont été :
• ingérés causent habituellement des nausées, des crampes
abdominales, de la diarrhée et des vomissements. Ils
peuvent décolorer les lèvres, brûler l’intérieur ou le
pourtour de la bouche ou donner à l’haleine une odeur
particulière
• absorbés par la peau peuvent causer des rougeurs, des
ampoules, une enflure et des brûlures
• injectés à travers la peau causent habituellement une
irritation au point d’entrée
• inhalés peuvent causer de la toux, des douleurs thoraciques
et des difficultés respiratoires.
274
D’autres signes et symptômes associés à la méthode
d’empoisonnement sont les suivants:
• Les poisons ingérés causent habituellement des nausées,
des crampes abdominales, de la diarrhée et des
vomissements. Ils peuvent décolorer les lèvres, brûler
l’intérieur ou le pourtour de la bouche ou donner à
l’haleine une odeur particulière.
• Les poisons absorbés par la peau peuvent causer des
rougeurs, des ampoules, une enflure et des brûlures.
• Les poisons injectés à travers la peau causent
habituellement une irritation au point d’entrée.
• Les poisons inhalés peuvent causer de la toux, des douleurs
thoraciques et des difficultés respiratoires.
Veuillez noter que certains gaz toxiques (comme le monoxyde
de carbone) sont incolores et inodores et peuvent être difficiles
à détecter. Faites preuve de prudence si vous soupçonnez un
empoisonnement par inhalation.
7
Procédures générales de secourisme en cas
d’empoisonnement
1. Effectuer un examen des lieux et une évaluation primaire.
Recueillir le plus de renseignements possible au sujet du
poison en cause.
2. Si la victime réagit, appeler le centre antipoison régional
ou le service d’urgence de l’hôpital et suivre les conseils
donnés.
3. Si la victime ne réagit pas ou si elle subit une crise
d’épilepsie, appeler les secours médicaux.
4. Si la victime ne réagit pas, mais qu’elle respire, la placer en
position latérale de sécurité.
5. Donner les soins continus jusqu’à la prise en charge par les
secours médicaux.
275
Procédures de secourisme en cas d’empoisonnement
par ingestion
1. Effectuer un examen des lieux et une évaluation primaire.
2. Ne pas diluer un poison qui a été ingéré par la bouche
(ne pas donner de liquides), sauf sur les conseils du centre
antipoison.
3. Si la victime est consciente, lui essuyer le visage pour
éliminer les substances toxiques ou corrosives et lui rincer
ou essuyer la bouche.
4. Ne jamais provoquer le vomissement, sauf sur les conseils
du centre antipoison. Certains poisons causent encore plus
de dommages lorsqu’ils sont vomis.
276
Procédures de secourisme en cas d’empoisonnement
par absorption
La plupart des poisons absorbés par la peau causent de l’irritation
au point de contact, mais n’ont aucun effet sur le reste du corps.
L’irritation, nommée dermite de contact, apparaît sous forme de
rougeurs, de démangeaisons et d’ampoules. Cependant, certains
produits chimiques absorbés par la peau exercent un effet sur le
reste du corps et peuvent provoquer une urgence qui met la vie
en danger.
1. Effectuer un examen des lieux et une évaluation primaire.
2. Rincer abondamment la région atteinte à l’eau fraîche. Si la
substance toxique est une poudre, l’enlever avec un linge
sec avant de rincer la peau.
3. Retirer les vêtements qui sont entrés en contact avec le
poison. Ne pas les toucher tant qu’ils n’ont pas été bien
lavés.
4. Bien laver la région atteinte à l’eau et au savon.
7
5. Donner les soins continus jusqu’à la prise en charge par les
secours médicaux.
277
Accouchement d’urgence et fausse couche
Un accouchement d’urgence est la naissance
d’un enfant à un moment ou dans un endroit
imprévu. Il peut survenir s’il y a expulsion
soudaine et prématurée de l’enfant ou
si, après avoir mené sa grossesse à
terme, la mère ne peut se rendre à
l’hôpital pour accoucher. La grossesse
dure normalement 40 semaines.
Si la naissance survient avant la
37e semaine, le bébé est prématuré.
La fausse couche est la perte du
fœtus avant la 20e semaine de
grossesse.
Grossesse et accouchement
L’accouchement comprend trois stades. Le
début du travail peut être difficile à déceler; il est probablement
7 commencé si l’on observe l’un ou l’autre des signes suivants :
• l’utérus se contracte à des intervalles réguliers de dix à
vingt minutes, les contractions étant de plus en plus fortes
et de plus en plus rapprochées.
• du liquide amniotique s’écoule par le vagin, ce qui indique
que le sac amniotique a crevé; cette rupture est aussi
nommée « perte des eaux ». Le liquide peut s’écouler en un
mince filet ou jaillir hors du vagin.
• du sang et du mucus s’écoulent du vagin; cela indique que
le bouchon de mucus s’est détaché du col de l’utérus et
que celui-ci a commencé à s’ouvrir.
Stade 1 : Le travail : ouverture du col de l’utérus
Le travail peut durer jusqu’à dix-huit heures à la naissance
du premier enfant, mais elle peut être beaucoup plus courte
à la naissance du deuxième enfant et des enfants suivants.
Normalement, au début du travail, il reste assez de temps pour
transporter la mère dans un établissement de soins de santé.
Les contractions musculaires peuvent d’abord être ressenties
comme une sensation douloureuse au bas du dos. Lorsqu’elles
s’intensifient, elles sont ressenties comme des crampes dans le bas
278
du ventre. Les contractions font ouvrir, ou dilater, le col de l’utérus.
La dilatation doit atteindre 10 centimètres avant que le fœtus soit
poussé dans le vagin; c’est le début du deuxième stade du travail.
Stade 2 : La naissance du bébé
Le deuxième stade dure habituellement une heure. Il débute
lorsque le col de l’utérus est complètement dilaté et que les
contractions commencent à pousser le bébé hors de l’utérus, dans
le vagin. Une fois que la tête est proche de l’ouverture du vagin,
la mère peut ressentir une très forte envie d’expulser le fœtus.
Habituellement, la tête sort en premier; elle est suivie d’une épaule,
de l’autre épaule et ensuite du reste du corps, qui est expulsé
assez rapidement. Le deuxième stade se termine avec la naissance
du bébé. À ce moment, le bébé est encore relié à sa mère par le
cordon ombilical. Le cordon est lui-même relié au placenta, qui se
trouve toujours dans l’utérus.
Stade 3 : L’expulsion du placenta
Le troisième stade est l’expulsion du placenta qui suit la naissance
du bébé. Les contractions se poursuivent, poussant le placenta hors 7
de l’utérus. Ce stade dure habituellement de dix à vingt minutes.
L’accouchement se termine par l’expulsion du placenta.
Accouchement d’urgence
Dans un accouchement d’urgence, le rôle du secouriste est
d’aider la mère à accoucher, de protéger la mère et le bébé et
de conserver toutes les parties du placenta et du sac amniotique
jusqu’à la prise en charge par les secours médicaux.
Si le deuxième stade est commencé, la naissance surviendra assez
rapidement. On peut reconnaître le deuxième stade par :
• des contractions plus longues et plus fortes, à moins de
2 minutes d’intervalle
• l’expérience de la mère : il faut la croire si elle dit que
l’enfant
va bientôt naître
• le renflement du vagin ou l’apparition de la tête du bébé
• le fait que la mère force, pousse et éprouve le besoin de
soulager ses intestins
279
Lorsque ces signes apparaissent, il est trop tard pour transporter la
mère vers un établissement de soins de santé. Appeler des secours
médicaux, si possible, et se préparer à faire l’accouchement.
Accouchement d’urgence
1. Trouver de l’aide. Rassembler le matériel nécessaire à la
naissance du bébé et à l’expulsion du placenta.
2. Au deuxième stade, c’est-à-dire lorsque l’accouchement
est imminent, allonger la mère sur le dos, les genoux
7
fléchis et la tête appuyée, à moins qu’elle ne préfère une
autre position. La couvrir avec des draps que l’on pourra
facilement soulever pour suivre l’évolution du travail.
3. Lorsque la tête du bébé apparaît, la mère peut pousser
pendant les contractions. Lui dire d’attendre que la
contraction atteigne son maximum pour ensuite respirer
profondément, poser le menton sur la poitrine et pousser
aussi fort et aussi longtemps que possible, tout en retenant
sa respiration. Elle peut être capable de donner deux
poussées à chaque contraction. Se placer de manière à
pouvoir surveiller le bébé.
280
4. Normalement, la tête se présente en premier; une
expulsion trop rapide de la tête peut être dangereuse pour
le bébé. Lorsque la tête sort, dire à la mère de contrôler ses
poussées en respirant rapidement et profondément
(halètement). Durant la naissance, bien soutenir le bébé. Le
nouveau-né est couvert d’une substance blanchâtre qui le
rend très glissant : on doit le tenir délicatement, mais
fermement, et le manipuler avec soin.
281
7. Une fois que le bébé respire, le sécher avec une serviette
en prenant soin de ne pas enlever la substance blanchâtre
qui le recouvre. L’envelopper dans une serviette ou une
couverture sèche pour le garder au chaud. Examiner le
cordon ombilical. Si les pulsations du cordon n’ont pas
cessé, garder le bébé à la hauteur du vagin. Si elles ont
cessé, placer le bébé sur le côté dans les bras de sa
mère, la tête vers le bas, afin de faciliter l’écoulement des
liquides.
8. Vérifier si du sang s’écoule par le vagin. Si le saignement
est abondant, il faut agir rapidement. On doit alors ligaturer
le cordon pour éviter que le bébé perde du sang par le
cordon et le placenta. Ligaturer le cordon, puis garder le
bébé à la hauteur du vagin.
9. Attendre l’expulsion du
placenta. Elle survient
normalement dans les
vingt minutes suivant la
7 naissance, mais peut être
plus longue. Un léger
massage du bas du ventre
accélère l’expulsion du
placenta.
10. Il est normal que du sang
s’écoule par le vagin après l’expulsion du placenta. On
peut habituellement maîtriser le saignement en massant
fermement l’utérus, qui est une masse ronde et dure au bas
du ventre. Des massages abdominaux effectués à quelques
minutes d’intervalle favorisent la contraction de l’utérus et
réduisent le saignement. Donner le sein favorise également
la contraction de l’utérus. Utiliser des serviettes hygiéniques
pour absorber le sang. Rechercher les lacérations de la
peau entre l’anus et le vagin et y exercer une pression avec
des pansements stériles.
282
11. Continuer à donner les soins nécessaires à la mère et au
bébé. Les installer confortablement, les garder au chaud et
les transporter le plus tôt possible vers un établissement de
soins de santé.
283
Procédures de secourisme en cas de fausse couche
Votre principale préoccupation dans l’application des procédures
de secourisme en cas de fausse couche est l’état de choc que peut
provoquer l’hémorragie grave. La femme peut être dans un état de
grande détresse.
1. Effectuer un examen des lieux et une évaluation primaire.
Appeler des secours médicaux.
2. Appliquer les procédures de secourisme pour l’état de
choc : allonger la femme sur le dos ou sur le côté gauche.
3. Assurer son intimité. La rassurer et lui offrir un soutien
affectif.
4. Recueillir les tissus et le sang expulsés (draps et vêtements
souillés, etc.) et les apporter à l’hôpital pour qu’ils soient
examinés par le médecin.
5. Donner les soins continus.
7 Agressions
Une victime d’agression peut éprouver une détresse physique et
émotionnelle. En plus des blessures émotionnelles, une victime
d’agression sexuelle peut aussi présenter des blessures physiques.
Elle peut aussi subir un choc émotif grave pendant ou peu après
l’agression.
Procédures générales de secourisme en cas d’agression
1. Procéder à un examen des lieux : obtenir le consentement
de la victime et veiller à ce que les lieux ne présentent
aucun danger pour le secouriste. Cette situation peut être
difficile du point de vue émotif et la victime peut se sentir
vulnérable.
2. En cas d’agression présumée, veiller à ne pas enlever,
laver, ni jeter les vêtements de la victime afin de laisser les
preuves intactes.
3. Appeler les secours médicaux. Rester avec la victime et la
rassurer jusqu’à l’arrivée des secours médicaux.
284
Considérations relatives à l’alcool et aux drogues
On entend par drogue toute substance produisant un effet
physique ou psychique sur l’organisme. Les drogues comprennent
l’alcool, les médicaments d’ordonnance et les substances illicites.
Leurs effets sont très étendus et parfois imprévisibles. L’état
de la victime dépend de la quantité et de la combinaison de
drogues ingérées (y compris l’alcool). Se tenir prêt à réagir, car le
comportement de la victime peut changer rapidement.
Procédures de secourisme pour une victime sous l’effet de drogues
ou d’alcool :
1. Se montrer calme, professionnel et compatissant et essayer
de gagner la confiance de la victime.
2. Si possible, essayer de découvrir le type et la quantité de
drogue consommée.
3. Si la victime fait des convulsions, vomit ou présente un
degré de conscience faible ou nul, lui maintenir les voies
4.
respiratoires ouvertes et évaluer sa respiration.
Donner les soins continus et obtenir des secours médicaux.
7
5. Si des membres de la famille sont présents, demander si
un médecin a prescrit un médicament à donner en cas de
surdose. Si le secouriste a reçu une formation adéquate et
qu’il a à sa disposition un antidote, il peut aider à le donner.
285
L’Organisation mondiale de la santé définit la santé comme “un
état de complet bien-être physique, mental et social, [qui] ne
consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité”
(OMS). Les problèmes de santé mentale peuvent être liés à la santé
de la personne dans son ensemble.
Certains troubles physiques peuvent présenter des symptômes
semblables à ceux d’un problème de santé mentale ou d’une crise,
comme :
• Les urgences diabétiques
• Les réactions aux médicaments
• Les urgences environnementales (blessures dues à la
chaleur et au froid)
• Les blessures à la tête
• Les infections ou la fièvre
• Le manque d’oxygène
• L’état de choc
7 Si vous avez des préoccupations au sujet du bien-être d’une
victime, appelez le 911. Dans de telles situations, il est plus
important d’obtenir l’aide appropriée que de chercher à déterminer
la raison de l’urgence.
Le continuum de la santé mentale illustre l’étendue des problèmes
touchant la santé mentale. Les personnes aux prises avec une
maladie mentale ou des problèmes de santé mentale peuvent
passer par tous les stades de ce continuum. L’autogestion des
soins, du soutien ou un traitement peut les aider à “retourner dans
la zone verte”. Les comportements des personnes qui souffrent
changent. Observez attentivement ceux de vos proches ou de vos
collègues. Vous pourrez les diriger vers les ressources appropriées.
Il ne s’agit pas d’un outil de diagnostic. Seuls les professionnels de
la santé mentale peuvent le faire.
286
CARE – Intervention en cas de problème de santé mentale
ou de crise
C – Appeler les secours médicaux s’il y a risque de suicide
• Si vous pensez qu’il s’agit d’une urgence qui met la vie
en danger, appeler le 911; il faut agir.
• S’il n’y a pas de risque de suicide, passer à l’étape
suivante.
A – Demander à la personne comment elle se sent et
écouter attentivement ses réponses.
C’est à ce moment que la personne vous dit ce dont elle a
besoin. Il est important de bien écouter et de comprendre
la personne.
R – Répondre en présentant les options qui s’offrent à la
personne.
Important : Offrir des options, PAS DES CONSEILS.
Par exemple, le secouriste pourrait dire : « Il existe une
ligne d’écoute pour les personnes en situation de crise 7
qui a aidé d’autres personnes. Voulez-vous qu’on l’appelle
ensemble? » Ou encore : « Voulez-vous appeler une
personne (en qui vous avez confiance ou qui pourrait vous
aider) tout de suite? » Consulter la section Ressource pour
plus d’information.
E – Offrir différents moyens d’aider.
Ce que la personne ressent peut-être est normal et d’autres
personnes ont déjà ressenti la même chose. Un secouriste
peut dire à la personne qu’elle n’est pas seule et qu’elle
peut obtenir de l’aide.
287
Continuum de la santé mentale
Procédures de secourisme en
cas de crise de panique :
• Composer immédiatement le 911.
• Demander à la victime de s’asseoir dans une position
confortable, préférablement dans un endroit tranquille si
possible.
• En attendant l’arrivée des secours, tenter de maîtriser 7
ou de ralentir la respiration d’une victime en état
d’hyperventilation. Voici quelques moyens à utiliser pour
aider une victime à maîtriser sa respiration :
• Demander à la victime d’inspirer en comptant jusqu’à 4,
puis d’expirer en comptant jusqu’à 4.
• Demander à la victime d’inspirer par le nez et d’expirer par
la bouche.
Ne demandez pas à la victime de respirer dans un sac de papier.
Cette méthode est inefficace et peut aggraver la crise.
289
Le traumatisme lié au stress opérationnel se manifeste lorsque des
facteurs de stress légers s’accumulent au point d’engendrer une
crise.
• Signes et symptômes de traumatisme lié au stress
opérationnel
• Perturbation des habitudes de sommeil et fatigue
• Irritabilité
• Perte d’appétit
• Anxiété ou panique, notamment liée au travail
• Perte d’intérêt à l’égard du travail
• Prise de risques accrus au travail
• Isolement par rapport aux collègues
• Comportement agressif
291
Chapitre 8
Compétences en
réanimation des
fournisseurs de soins
de santé
• Introduction
• Le secourisme et la loi
•
• Sécurité Introduction
et protection
• Le secourisme et la loi
personnelle
• Sécurité avec
• Communication et protection
la
victime personnelle
• Help• at the
Communication avec la
emergency scene
• Blessuresvictime
et maladies
•
• Gestion Help at the
du stress enemergency
situation
d’urgencescene
• Blessures et maladies
• Gestion du stress en
situation d’urgence
Chapitre 8 Compétences en réanimation des
fournisseurs de soins de santé
Une RCR de haute qualité inclut des compressions ininterrompues
à une fréquence de 100 à 120 compressions par minute, une
profondeur de compression appropriée en fonction de l’âge de la
victime et qui permet à la poitrine de se détendre après chaque
compression.
Il est important de se rappeler que si les protocoles locaux,
notamment les lois, les instructions médicales et les exigences
professionnelles ou celles des lieux de travail, diffèrent sur ce point,
ils prévalent sur les renseignements présentés dans ce chapitre.
294
Victime de tout âge – deux secouristes
Lorsque deux secouristes sont sur les lieux, le premier reste auprès
du patient et amorce la RCR pendant que le deuxième active le
système des services médicaux d'urgence et obtient un DEA, s'il
n'est pas déjà disponible.
295
Respiration artificielle
La respiration artificielle (RA) est un moyen vous permettant
d’apporter de l’air aux poumons d’une victime qui a un pouls
adéquat, mais dont la respiration est inefficace ou absente. Les
vérifications du pouls et de la respiration doivent être effectuées
toutes les 2 minutes durant au moins 5 secondes et au plus
10 secondes.
Voici les méthodes servant à ventiler une victime qui ne respire pas :
• Bouche à masque avec oxygène d'appoint
• Ballon-masque à deux personnes
En plus des insufflations, il faut également pratiquer des
compressions thoraciques sur un enfant ou un nourrisson dont le
pouls est inférieur à 60 battements par minute et qui présente des
signes de mauvaise perfusion malgré l'apport en oxygène et la
ventilation.
La respiration artificielle peut être pratiquée dans diverses
situations. Dans une situation d’urgence, on doit tenir compte des
éléments suivants :
• On peut entreprendre immédiatement la RA, quelle que
8 soit la position de la victime (il est toutefois préférable
qu’elle soit étendue sur le dos sur une surface plane et
ferme).
• On peut poursuivre la RA pendant que d’autres secouristes
déplacent la victime vers un lieu sûr.
• On peut pratiquer la RA pendant une longue période sans
trop se fatiguer.
• Les méthodes de RA peuvent être employées chez une
victime qui éprouve de graves difficultés respiratoires
Il peut être plus difficile de pratiquer la respiration artificielle
dans certaines situations par rapport à d’autres. En voici
quelques exemples :
• Les blessures graves du nez et de la bouche qui empêchent
un contact étanche autour de la bouche de la victime.
• Le sang ou d'autres liquides organiques qui coulent dans
la gorge et qui bloquent les voies respiratoires; faites votre
296
possible pour que les liquides puissent s’écouler de la
bouche avant d’appliquer la RA.
• L’intoxication de la victime par un gaz toxique comme le
sulfure d’hydrogène; si le secouriste entre en contact avec
la victime, il peut lui-même être intoxiqué.
• La présence d’une substance toxique corrosive sur le visage
ou dans la bouche de la victime, lorsqu’on ne dispose pas
d’un masque facial.
Dans ces situations, on doit faire de son mieux (selon son degré de
compétence) sans mettre sa vie en danger.
297
6. S’il n’y a pas de pouls, amorcer les compressions et
poursuivre la RCR jusqu’à l'arrivée du DEA sur les lieux.
Ballon-masque
Le ballon-masque est un sac autogonflable muni d'une valve
unidirectionnelle sur lequel on peut fixer un masque facial. On peut
également y fixer un sac-réservoir à oxygène. Trois tailles de ballon
sont disponibles : adulte, enfant et nourrisson.
Utilisation d’un ballon-masque
• Une fois les voies respiratoires ouvertes et immobilisées,
sélectionner la taille de masque appropriée selon la taille
de la victime (adulte, nourrisson ou enfant).
• Placer les pouces sur la moitié supérieure du masque, les
index et les majeurs sur la moitié inférieure.
• Placer la partie supérieure du masque sur le nez et la
partie inférieure sur la bouche et le menton. Si le masque
présente une grande manchette ronde autour d’une valve,
centrer la valve sur la bouche.
• Utiliser les annulaires et les auriculaires pour ramener la
8 mâchoire dans le masque.
• Demander à l'autre secouriste de comprimer le ballon à
l'aide des deux mains, de façon à ce qu'il y ait juste assez
d'air pour soulever la poitrine.
Utilisation des dispositifs avancés pour les voies
respiratoires avec des masques
Lors de l’utilisation d’un masque de poche ou d’un ballon-masque,
il est recommandé d’utiliser un dispositif avancé pour les voies
respiratoires. Une formation plus poussée est nécessaire. Si vous ne
disposez pas d’un dispositif avancé pour les voies respiratoires ou
si vous n’êtes pas formé pour l’utiliser, vous pouvez quand même
utiliser un masque de poche ou un ballon-masque; l’utilisation de
l’un ou l’autre sans un dispositif pour les voies respiratoires est
acceptable. Le professionnel de la santé peut être appelé à aider
avec le ballon-masque une fois qu’un secouriste de niveau avancé
a inséré un dispositif avancé pour les voies respiratoires. Il peut être
nécessaire d’utiliser des dispositifs respiratoires supplémentaires
(oral ou nasal) en plus du ballon-masque si la victime ne réagit pas.
298
Respiration artificielle sur un adulte ou un enfant
Ballon-masque – deux secouristes
1. Un secouriste se place au-dessus de la tête de la victime et
place le masque sur le visage de celle-ci.
2. Placer le pouce et l’index de CHAQUE main autour de la
valve en formant un “C“ pour appuyer le masque contre le
visage.
3. Utiliser les doigts restants de CHAQUE main en formant un
“E“ pour soulever la mâchoire et
4. Renverser la tête vers l’arrière afin d’ouvrir les voies
respiratoires. Si l’on suspecte une blessure à la tête ou à
la colonne vertébrale, utiliser la subluxation de la mâchoire
pour ouvrir les voies respiratoires.
5. L'autre secouriste doit comprimer le ballon pour ventiler la
victime. Insuffler l’air pendant une seconde. Vérifier que la
poitrine se soulève.
• Respiration artificielle chez l’adulte : une insufflation
toutes les 5 à 6 secondes
• Respiration artificielle chez l’enfant : une insufflation
toutes les 3 à 5 secondes 8
6. Vérifier le pouls environ toutes les 2 minutes.
299
Respiration artificielle sur un nourrisson
Ballon-masque – deux secouristes
1. Un secouriste se place au-dessus de la tête de la victime et
place le masque sur le visage de celle-ci. Ne pas couvrir les
yeux ni le menton.
2. Placer le pouce et l’index de CHAQUE main autour de la
valve en formant un « C » pour appuyer le masque contre le
visage.
3. Utiliser les doigts restants de CHAQUE main en formant
un « E » pour soulever la mâchoire et renverser la tête
vers l’arrière afin d’ouvrir les voies respiratoires. Si l’on
suspecte une blessure à la tête ou à la colonne vertébrale,
utiliser la subluxation de la mâchoire pour ouvrir les voies
respiratoires.
4. L'autre secouriste doit comprimer le ballon pour ventiler la
victime. Insuffler l’air pendant une seconde. Vérifier que la
poitrine se soulève.
300
Respiration assistée
La respiration assistée aide une victime qui éprouve de graves
difficultés respiratoires à respirer plus efficacement. Dans un
contexte clinique, vous pourriez avoir accès à un appareil de
pression positive continue (CPAP). Elle est plus utile si l’effort
respiratoire est faible ou nul. Si l’effort respiratoire est bon, il
est probable que la respiration autonome soit plus efficace.
Entreprendre la respiration assistée lorsqu’on reconnaît les signes
de graves difficultés respiratoires.
La technique de la respiration assistée est la même que celle de
la respiration artificielle, sauf en ce qui concerne le nombre et
la durée des insufflations. Si la respiration est trop lente, donner
une insufflation à chaque inspiration et une autre entre chaque
inspiration. Donner une insufflation toutes les 5 secondes, soit entre
12 et 15 insufflations par minute.
Si la respiration est trop rapide, donner une insufflation toutes les
deux inspirations. Cela devrait diminuer la fréquence respiratoire de
la victime. Donner entre 12 à 15 insufflations par minute.
Si la victime est consciente, lui expliquer ce que l’on fait et la raison
pour laquelle on le fait. La rassurer fréquemment et l’encourager à
respirer à une bonne fréquence et à une bonne amplitude. 8
Respiration artificielle à une victime qui respire par
un stomate
Certaines personnes respirent par une ouverture pratiquée à la
base du cou. Cette ouverture, nommée stomate, est pratiquée à la
suite d’une intervention chirurgicale, la laryngectomie.
Il est possible que vous ne sachiez pas qu’une personne respire par
un stomate lorsque vous essayez de donner la RA. Si, au moment
de l’insufflation, l’air semble pénétrer dans les voies respiratoires,
mais que la poitrine ne se soulève pas, examiner le cou pour voir si
la victime porte un stomate. En donnant des insufflations, on peut
aussi entendre le bruit de l’air qui sort du stomate.
301
Comment donner la RA à une victime qui respire par
un stomate
La séquence des procédures de secourisme reste la même. Une
fois qu’on a établi que la victime respire par un stomate, procéder
comme suit :
• Dénuder toute la région du cou et enlever tout ce qui
recouvre le stomate. Si un tube est en place dans le
stomate, ne pas l’enlever.
302
• Maintenir l’ouverture propre au moyen d’un linge; ne jamais
utiliser des papiers mouchoirs.
Distension gastrique
Si les insufflations sont données trop rapidement ou avec trop de
force, l’air peut pénétrer dans l’estomac et le faire gonfler. C’est ce
que l’on nomme la distension gastrique. Cette distension nuit à la
ventilation de la victime et augmente le risque de vomissement.
Éviter d’aggraver une distension de l’estomac en prenant les
mesures suivantes :
303
Réanimation cardiorespiratoire (RCR)
Lors de l’évaluation de l’état de la victime, le fournisseur de soins
de santé vérifie la respiration et le pouls avant d’amorcer les
compressions.
Les secouristes doivent effectuer les vérifications suivantes :
Adulte – pouls carotidien
Enfant – pouls carotidien ou fémoral
Nourrisson – pouls brachial ou fémoral
Bradycardie (pouls lent)
Il faut également pratiquer des compressions thoraciques sur un
enfant ou un nourrisson dont le pouls est inférieur à 60 battements
par minute et qui présente des signes de mauvaise perfusion
ou circulation, malgré l’apport en oxygène et la ventilation. Une
fréquence cardiaque lente (inférieure à 60 battements par minute)
ne permet pas une circulation suffisante pour assurer un apport
d’oxygène adéquat aux cellules. En donnant des compressions à
un rythme de 100 à 120 par minute, le fournisseur de soins de santé
aide à rétablir une circulation adéquate chez la victime.
304
RCR/DEA pour un adulte
Vérifier la respiration et le pouls durant au moins 5 secondes et
au plus 10 secondes. Si la victime a un pouls, mais ne respire pas,
commencer la respiration artificielle. Si la victime ne respire pas et
n’a pas de pouls, ou que sa respiration est agonique, commencer
les compressions.
La respiration agonique est un mode respiratoire anormal causé par
des réflexes du tronc cérébral et caractérisé par des respirations
haletantes irrégulières parfois accompagnées de sons inhabituels.
Elle se produit lors de l’arrêt cardiaque et peut amener les témoins
à croire que la victime respire.
305
Secouriste seul – ratio 30:2
1. Donner 30 compressions thoraciques au milieu de la partie
supérieure de la poitrine en utilisant les deux mains.
2. Pousser fort et rapidement (de 100 à 120 compressions par
minute) à une profondeur de 5 à 6 cm (2 à 2,4 pouces). Les
phases de compression et de relâchement sont de même
durée. Relâcher la pression et retirer totalement votre poids
après chaque compression afin de permettre à la poitrine
de reprendre sa position de repos chaque fois. Limiter les
interruptions.
3. Donner 2 insufflations.
4. Continuer les séquences de 30 compressions et de 2
insufflations jusqu’à :
• la mise à disponibilité d’un DEA
• l’arrivée des SMU ou du personnel en soins avancés ou
• l’apparition de signes de rétablissement chez la
victime.
Deux secouristes ou plus – ratio 30:2
8 1. Le premier secouriste donne 30 compressions thoraciques
à une fréquence de 100 à 120 compressions par minute.
2. Le deuxième secouriste donne 2 insufflations suffisantes
pour soulever la poitrine. Limiter les interruptions.
3. Changer rapidement de position tous les cinq cycles
(deux minutes)
4. Si un dispositif avancé pour les voies respiratoires est
en place, il faut donner une insufflation toutes les 6 à
8 secondes, sans pause entre les compressions.
306
Défibrillation
1. Découvrir la poitrine. Mettre en marche le DEA. Suivre les
instructions vocales. Sélectionner et placer les électrodes
pour adultes.
307
RCR/DEA pour un enfant
8
Secouriste seul – ratio 30:2
1. Donner 30 compressions thoraciques au milieu de la partie
supérieure de la poitrine en utilisant une ou deux mains.
2. Pousser fort et rapidement (de 100 à 120 compressions
par minute) à une profondeur d’environ 5 cm (2 pouces),
ou environ le tiers de la profondeur du thorax. Les phases
de compression et de relâchement sont de même durée.
Relâcher la pression et retirer totalement votre poids après
chaque compression afin de permettre à la poitrine de
reprendre sa position de repos chaque fois. Limiter les
interruptions
3. Donner 2 insufflations.
4. Continuer les cycles de 30 compressions et de 2
insufflations.
308
Deux secouristes ou plus – ratio 15:2
1. Le premier secouriste donne 15 compressions thoraciques
à une fréquence d’au moins 100 à 120 compressions par
minute.
2. Le deuxième secouriste donne 2 insufflations suffisantes
pour soulever la poitrine.
3. Changer rapidement de position tous les 10 cycles
(2 minutes).
4. Si un dispositif avancé pour les voies respiratoires est
en place, il faut donner une insufflation toutes les 6 à
8 secondes, sans pause entre les compressions.
Défibrillation
309
RCR/DEA pour un nourrisson
Si la victime est un nourrisson, le secouriste peut entourer sa
poitrine et utiliser les deux pouces côte à côte ou l’un au-dessus de
l’autre pour donner des compressions. La méthode utilisée dépend
de la taille de la victime et des pouces du secouriste.
310
Deux secouristes ou plus – ratio 15:2
1. Le premier secouriste donne 15 compressions thoraciques
à une fréquence d’au moins 100 à 120 compressions par
minute.
2. Le deuxième secouriste donne 2 insufflations suffisantes
pour soulever la poitrine.
3. Changer rapidement de position tous les 10 cycles
(2 minutes).
4. Si un dispositif avancé pour les voies respiratoires est
en place, il faut donner une insufflation toutes les 6 à
8 secondes, sans pause entre les compressions.
Défibrillation
1. Découvrir la poitrine. Mettre en marche le DEA. Suivre les
instructions vocales. Sélectionner et placer les électrodes
pédiatriques. Si des électrodes pédiatriques ne sont pas
disponibles, utiliser des électrodes pour adultes.
2. CHOC conseillé : S’ÉCARTER et donner un choc. Reprendre
immédiatement les compressions thoraciques.
3. AUCUN CHOC conseillé : reprendre immédiatement les
compressions thoraciques. 8
4. Continuer les séquences de 15 compressions et de 2
insufflations pendant 5 cycles (environ 2 minutes). Examiner
le rythme cardiaque et poursuivre avec les RCR/DEA
jusqu’à ce que les secours prennent la relève.
Adresse Allergies
Ville Médicaments
Maladies antérieures
Province Code postal
Dernier repas
Numéro de téléphone Événements précédant l’incident
Victime
Nombre de victimes
Examen de la tête au pied
(utiliser un formulaire individuel pour chaque victime)
Tête
Faculté de réponse de la victime
Cou
A consciente
Examen primaire
inconsciente
Clavicules
Épaules bras/mains
Voies respiratoires Poitrine et haut du dos
dégagées Abdomen et bas du dos
partiellement obstruées Bassin et fesses
complètement obstruées Jambes/pieds
Respiration Premiers soins administrés
oui. . . . efficace inefficace
non
Circulation
Pouls oui non
Hémorragie grave oui non Relève des secours médicaux
État de choc oui non
314
Référence rapide en secourisme
Appelez une ambulance dès que vous déterminez qu’il s’agit d’une
situation d’urgence qui met la vie de la victime en danger:
• perte de conscience
• urgence respiratoire (difficulté ou arrêt respiratoire)
• urgence circulatoire (hémorragie grave, crise cardiaque,
AVC)
Angine de poitrine
Déni, sentiment de mort Placez la victime au repos
imminente Si la victime a son médicament,
Lourdeur, oppression dans la aidez-la à le prendre
poitrine Surveillez les points ABC
Indigestion, douleur à la Obtenez des secours médicaux
mâchoire A
Peau pâle et moite
315
Signes et symptômes Procédures de secourisme
Asthme
Essoufflement accompagné Placez la victime dans la
La victime tente de respirer position offrant le plus de
assis droit toux ou d’une respiration
Coloration bleutée du visage sifflante de confort, en
(cyanose) position assise ou semi-
assise
Anxiété, oppression dans la
poitrine Aidez à la prise de
médicaments
Surveillez les points ABC
Obtenez des secours médicaux
Morsures et piqûres
Douleur au site Placez la victime au repos
Chaleur et enflure au site Retirez le dard si possible
Rougeur, démangeaisons Nettoyez la région atteinte
Éruption cutanée ou bosses sur Surveillez les points ABC
la peau
Hémorragie (externe)
Plaie évidente Exercez une pression
A Sang qui s’écoule à l’extérieur Placez la victime au repos
du corps Appliquez des pansements et
Peau froide et moite des bandages
Agitation et appréhension Vérifiez la circulation avant et
Sensation d’évanouissement, après l’application d’un
étourdissements bandage
316
Signes et symptômes Procédures de secourisme
Hémorragie (interne)
Aucune plaie évidente Position pour l’état de choc, si
Sang qui s’écoule des oreilles, les blessures le permettent
du nez; sang dans l’urine ou Humectez les lèvres si la victime
les selles a soif
Œil injecté de sang ou yeux au Surveillez les points ABC
beurre noir Obtenez des secours médicaux
Toux avec sang ou sang dans
les vomissures
Brûlures
Peau rouge, blanc nacré ou Placez la victime au repos
carbonisée Rafraîchissez la région atteinte
Douleur dans les cas légers; Appliquez des pansements et
aucune douleur dans les des bandages
cas graves Vérifiez la circulation
Ampoules
Peau humide ou peau sèche
avec aspect de cuir dans les
cas graves
Étouffement
Obstruction légère A
Capable de parler Restez auprès de la victime
Signes de détresse Encouragez la victime à tousser
Visage rouge Si l’obstruction n’est pas
dégagée, obtenez des
secours médicaux
Obstruction grave
Incapable de parler Placez-vous de manière à
Toux faible ou inexistante soutenir la victime
Visage gris, lèvres et oreilles Donner 5 tapes dans le dos et 5
bleues poussées abdominales
Préparez-vous, la victime
pourrait perdre conscience
317
Signes et symptômes Procédures de secourisme
Commotion
Perte de conscience partielle Si vous soupçonnez une
ou totale, habituellement blessure à la tête ou à la
de courte durée colonne vertébrale, ne
Respiration superficielle, déplacez pas la
nausées Surveillez les points ABC
Pâleur, transpiration, maux de Obtenez des secours médicaux
tête
Urgence diabétique
Hypoglycémie (besoin de
sucre) Placez la victime au repos
Sueur, pâleur, peau froide Donnez du sucre
Maux de tête, tremblements Surveillez les points ABC
Confusion, irritabilité et Si l’état ne s’améliore pas,
agressivité obtenez des secours
médicaux
Hyperglycémie (besoin
d’insuline) Placez la victime au repos
Peau rouge, sèche et chaude En cas de doute s’il s’agit
Somnolence allant jusqu’à d’hyperglycémie ou
A l’inconscience
Soif, haleine semblable à
d’hypoglycémie, donnez du
sucre
l’odeur du dissolvant pour Surveillez les points ABC
vernis à ongles Obtenez des secours médicaux
Objet logé
Plaie évidente Placez la victime au repos
Objet visible dans la plaie Empilez des pansements autour
(Ne retirez pas un objet logé) de l’objet
Hémorragie au site de la plaie Appliquez les pansements sans
exercer de pression sur
l’objet
Posez un bandage et obtenez
des secours médicaux
318
Signes et symptômes Procédures de secourisme
Accouchement d’urgence
Contractions plus longues et Placez la victime au repos
plus fortes Gardez la victime au chaud
La mère dit que l’enfant arrive Placez une serviette hygiénique
La mère force et pousse propre pour absorber le
Éprouve le besoin de soulager sang
ses intestins Obtenez des secours médicaux
Évanouissement
Pâleur, sueur Placez la victime au repos
Étourdissements et nausées Desserrez les vêtements serrés,
Démarche instable, risque de placez au grand air
perte de conscience Restez auprès de la victime
jusqu’à ce qu’elle se soit
rétablie
Gelure
Peau blanche et cireuse Retirez la victime de la source
Peau ferme, mais tissus sous- de froid
cutanés souples Placez la victime au repos
Peau devenant froide et dure Si la gelure est superficielle,
Douleur suivie d’un
engourdissement
réchauffez la région
atteinte A
Appliquez les procédures de
secourisme pour les plaies
Blessure à la tête ou à la colonne vertébrale
Confusion, étourdissements Dites à la victime de ne pas
Mécanisme de blessure laissant bouger
croire Surveillez les points ABC à ce
Peau pâle, froide et moite type de blessure
Obtenez des secours médicaux
319
Signes et symptômes Procédures de secourisme
Crise cardiaque (voir Angine de poitrine)
Déni, sentiment de mort Si la victime est consciente,
imminente Placez-la au repos
Lourdeur, oppression dans la Si la victime a son médicament,
poitrine aidez-la à le prendre
Indigestion, douleur à la Surveillez les points ABC
mâchoire Obtenez des secours médicaux
Peau pâle et moite Si la victime ne réagit pas et
Perte de conscience ne respire pas,
Ne respire plus Obtenez des secours médicaux
et un DEA
Commencez la RCR
Hypothermie
Augmentation puis arrêt du Retirez la victime de la source
grelottement de froid
Ralentissement ou arrêt de la Placez la victime au repos
respiration Réchauffez la victime
Désorientée, somnolente, uniquement en cas
irrationnelle, peut perdre d’hypothermie légère
conscience Obtenez des secours médicaux
A Épuisement par la chaleur
Transpiration excessive, Retirez la victime de la source
dilatation des pupilles de chaleur
Étourdissements, vision trouble, Donnez à boire à la victime,
maux de tête, crampes autant qu’elle veut
Peau froide et moite, Retirez les vêtements superflus
respiration superficielle Surveillez les points ABC
Possible perte de conscience
320
Signes et symptômes Procédures de secourisme
Coup de chaleur
Température du corps chaude Rafraîchissez la victime
au toucher Retirez les vêtements superflus
Peau rouge et chaude; peut Immersion dans l’eau froide
être sèche ou moite Obtenez des secours médicaux
Agitation, maux de tête,
étourdissements
Vomissements, convulsions,
perte de conscience
Empoisonnement
Par ingestion Placez la victime au repos
nausées, vomissements, Victime consciente – appelez le
décoloration des lèvres, centre antipoison
brûlures Victime inconsciente – obtenez
des secours médicaux
Par absorption Si la substance est une poudre,
Peau rouge, ampoules, enflure, enlevez-la
brûlures Rincez abondamment la région
atteinte à l’eau fraîche
Par injection Surveillez le degré de
conscience et la respiration
Irritation au point d’entrée
Surveillez les points ABC
A
Par inhalation Assurez votre sécurité et celle
Difficultés respiratoires, douleur des autres
thoracique Obtenez des secours médicaux
321
Signes et symptômes Procédures de secourisme
Crise d’épilepsie
Cri soudain N’intervenez pas durant une
Raidissement du corps crise
Perte de conscience entraînant Prévenez les blessures
la chute de la victime Une fois la crise terminée,
Respiration irrégulière ou arrêt placez la victime
respiratoire inconsciente en position
Perte de contrôle de la vessie latérale de sécurité
ou des intestins Surveillez les points ABC
Obtenez des secours médicaux
Perte de conscience
Les yeux ne s’ouvrent pas Obtenez des secours médicaux
A Ne répond pas aux instructions Appliquez les procédures de
secourisme en fonction des
Ne répond pas au toucher
Signale une détérioration de blessures ou de la maladie
l’état actuel Placez la victime en position
latérale de sécurité
Surveillez les points ABC
322
Réanimation cardiorespiratoire
Évaluez la faculté de réponse
Si la victime ne réagit pas, envoyez quelqu’un chercher des secours
médicaux et un DEA. Vérifiez la respiration au moins 5 secondes,
mais pas plus de 10 secondes. Si la victime ne respire pas :
Commencez les compressions
Adulte Enfant Nourrisson
Utilisez deux mains Utilisez une ou deux Utilisez deux doigts
mains
324
Transport dans les bras
Cette méthode s’utilise pour transporter des enfants ou des adultes
légers
1. Posez un genou à côté de la victime.
2. Placez les bras de la victime autour de votre cou et
soutenez son dos et ses épaules.
3. Glissez l’autre bras sous les genoux de la victime et
agrippez ses cuisses
4. Écartez les pieds pour adopter une position stable.
5. Soulevez la victime en vous servant des muscles
de vos jambes et de vos abdominaux et gardez le dos droit.
325
Transport sur les épaules
Cette méthode sert à transporter une victime qui est incapable de
s’aider, mais qui n’est pas trop lourde pour le secouriste.
1. Placez-vous face à la victime allongée sur le dos et appuyez
vos orteils contre les siens. Saisissez les poignets de la
victime et soulevez-la.
2. Continuez d’agripper un des poignets pendant que vous
pivotez pour appuyer le haut du corps
de la victime sur votre épaule. Dans
un mouvement continu et en douceur,
soulevez la victime de la position assise à
une position debout, pour finalement la
porter sur vos épaules.
3. Ajustez le poids sur vos épaules et placez
les jambes de la victime de part et d’autre
de vos épaules.
4. Glissez votre bras entre les jambes de la
victime et agrippez son poignet pour la
stabiliser et ainsi garder une main libre.
326
Siège à deux mains
Cette méthode s’utilise par deux secouristes lorsque
la victime ne peut pas soutenir le haut de son corps.
1. Les secouristes s’accroupissent de chaque côté
de la victime.
2. Chaque secouriste passe un bras derrière le dos de la
victime pour saisir les vêtements du côté opposé.
3. Chaque secouriste passe l’autre bras sous les cuisses de
la victime. En gardant les doigts pliés et en agrippant
un tampon pour se protéger contre les ongles de l’autre
secouriste, agrippez les doigts pliés du second secouriste
pour former un siège solide. Comme solution de rechange,
les secouristes peuvent se tenir les poignets.
4. Les secouristes soulèvent la victime, en se servant des
muscles des jambes et en gardant le dos droit, puis
replacent leurs mains dans la position offrant le plus de
confort. Lorsque la victime est bien en place, les secouristes
se déplacent ensemble en avançant d’abord le pied le plus
près de la victime.
327
Siège à quatre mains
Cette méthode s’utilise par deux secouristes pour trans-porter une
victime consciente, capable de se tenir à l’aide de ses mains et de
ses bras.
1. Chaque secouriste agrippe son poignet gauche avec la
main droite. Chaque secouriste agrippe ensuite le poignet
droit de l’autre secouriste avec la main gauche pour former
un carré.
2. La victime peut s’installer elle-même sur le siège en
passant ses bras autour des épaules des deux secouristes.
Les secouristes glissent « le siège » sous les fesses de la
victime, vers le haut des cuisses pour un meilleur équilibre.
3. Dites à la victime de tenir les secouristes par les épaules
pour garder son équilibre et soutenir le haut de son corps.
4. Les secouristes se déplacent ensemble en avançant
d’abord le pied le plus près de la victime.
328
Utilisation d’une couverture et d’une civière
Cette méthode permet d’envelopper une victime sur une civière
afin de lui fournir un maximum de chaleur sans l’écraser sous le
poids de la couverture. Elle permet aussi au secouriste d’accéder
facilement aux plaies de la victime pendant le déplacement.
1. Glissez la couverture en diagonale sur la civière sous la
victime, une pointe à la tête et l’autre aux pieds.
2. Insérez du rembourrage aux endroits appropriés entre la
couverture et le corps de la victime, de manière à remplir
les creux naturels du cou et du dos. Centrez la victime sur la
couverture.
3. Couvrez les pieds avec la pointe inférieure et ramenez
la pointe supérieure autour du cou et sur la poitrine.
Enveloppez les jambes et le bas du corps avec un pan de la
couverture. Glissez la dernière pointe sous le corps du côté
opposé.
329
Annexe B
Annexe B
Le corps et
son fonctionnement
Introduction à l’anatomie et à la physiologie
En tant que secouriste, vous n’avez pas besoin d’une connaissance
approfondie de l’anatomie et de la physiologie. Vous devez
cependant connaître les grands principes de la structure et du
fonctionnement normal du corps humain. Ce chapitre décrit
la terminologie anatomique qui vous aidera à transmettre une
information précise sur l’état d’une personne.Il comprend
également une courte description des principaux organes et des
principales fonctions de la peau, de l’appareil locomoteur, du
système nerveux (y compris l’œil), et des appareils digestif, urinaire,
circulatoire et respiratoire.
Terminologie anatomique
Voici les termes employés pour situer les différentes parties du
corps et pour indiquer leur interrelation.
332
Peau
La peau est un organe important dont les fonctions principales
sont de protéger l’organisme contre les infections et les dangers
du milieu extérieur, d’éliminer les déchets sous forme de sueur,
de maintenir une température corporelle normale et d’informer le
cerveau des changements de température du milieu ambiant.
épiderme
derme
tissu sous-cutané
muscle
333
Appareil locomoteur
L'appareil locomoteur est la charpente qui renferme les organes
et les systèmes et appareils corporels. Cette charpente comprend
les os, les muscles, les tendons et les ligaments. Les os servent
de levier aux muscles; les muscles se contractent pour produire le
mouvement; les tendons relient les musclesaaux os et les ligaments
relient les os entre eux, au niveau des articulations. L'appareil
locomoteur protège les organes, soutient le corps et permet le
mouvement.
Muscles
Les muscles sont constitués d’un type particulier de tissu qui se
contracte (se raccourcit) sous l’effet de l’impulsion nerveuse. La
plupart des mouvements corporels résultent de la contraction et du
relâchement combinés de plusieurs muscles; certains se contractent
et d’autres se relâchent. Des nerfs transmettent les impulsions
des muscles vers le cerveau et vice-versa. Les muscles sont dits
volontaires ou involontaires. Les muscles volontaires sont soumis
à l’action de la volonté, ce qui signifie que la personne peut les
contracter ou les relâcher à son gré. Les muscles qui assurent le
mouvement du squelette sont des muscles volontaires.
Les muscles involontaires se contractent et se relâchent à un rythme
régulier, sans effort conscient de la part de la personne. Le muscle
cardiaque, qui possède son propre système de régulation, en est
un bon exemple.
Le diaphragme, un grand muscle en
forme de coupole qui sépare les cavités
B thoracique et abdominale et joue un
rôle dans la respiration, possède les
caractéristiques des muscles volontaires et
celles des muscles involontaires. On peut
le contracter à volonté et ainsi modifier son
rythme respiratoire pendant de courtes
périodes.
334
Squelette
Le squelette forme la charpente osseuse du corps humain et lui
donne sa forme. Il protège également de nombreux organes : par
exemple, le crâne protège le cerveau, les côtes protègent le cœur
et les poumons et les vertèbres protègent la moelle épinière.
Articulations
Les os permettent le os
mouvement du corps en ligaments: relient les os
entre eux
servant de leviers rigides aux
tendons et aux muscles. Les cartilage: coussine les
extrémités osseuses
articulations sont formées
membrane lubrifiante:
par la jonction de deux ou de nourrit et lubrifie
plusieurs os. Les articulations l’articulation
immobiles ne permettent Capsule articulaire: tissu
aucun mouvement : c’est résistant qui enveloppe
le cas des os du crâne de l’articulation
l’adulte. Les articulations
légèrement mobiles
permettent un mouvement limité et se trouvent entre les vertèbres
et entre le bassin et la colonne vertébrale. Les articulations libres
sont recouvertes d’un cartilage lisse pour minimiser le frottement
et sont tenues ensemble par des bandes de tissu résistant, les
ligaments.
Colonne vertébrale Parties de la colonne vertébrale
La colonne vertébrale se divise cervicale 7
en cinq régions, comme l’illustre vertèbres
le diagramme. Elle est composée
de 33 os nommés vertèbres. Les thoracique 12
vertèbres B
vertèbres sont empilées les unes
sur les autres et sont séparées
lombaire 5
par les disques intervertébraux. vertèbres
Souples et résistants, les disques
amortissent les chocs que subit la sacrum 5
colonne vertébrale. Les vertèbres vertèbres
soudées
et les disques comportent
chacun un trou central et leur
superposition forme un canal sur coccyx 4
vertèbres
toute la longueur de la colonne soudées
vertébrale. La moelle épinière, qui
335
transporte l’influx nerveux entre le cerveau et les autres parties du
corps, est contenue dans ce canal. Elle est protégée par la colonne
vertébrale, mais en cas de fracture, des fragments osseux, des tissus
déplacés ou l’enflure peuvent provoquer des lésions irréversibles et
entraîner une invalidité permanente.
Thorax
Le thorax est formé des côtes, des 12 vertèbres thoraciques et
du sternum. Il protège les organes thoraciques, principalement le
cœur et les poumons. Il offre également une certaine protection
aux organes de la partie supérieure de l’abdomen comme le foie
à l’avant et les reins à l’arrière. Les blessures aux os du thorax
menacent les organes qu’ils protègent et peuvent donc mettre la
vie en danger.
côtes: 12 paires fixées aux
vertèbres à l’arrière et au
sternum ou aux autres côtes
à l’avant Les dernières paires
de côtes ne sont fixées qu’aux
vertèbres et sont appelées
« côtes flottantes »
sternum: os en forme de
poignard pointant vers le bas
appendice xiphoïde (extrémité
du sternum): cartilage résistant
Exercer une pression sur ce
cartilage peut endommager les
organes sous-jacents
Crâne
L’ensemble des os de la tête forme le crâne. Celui-ci donne sa
B forme à la tête et protège le cerveau. Une fracture du crâne peut
provoquer des lésions au cerveau.
crâne: les os plats se soudent
au cours de l’enfance et
forment une enveloppe rigide
pour le cerveau
os faciaux: s’imbriquent avec
les os du crâne pour former
les cavités orbitaire et nasale
qui protègent les yeux et le
nez
mâchoire supérieure
(maxillaire)
mâchoire inférieure
(mandibule)
336
Principaux os du squelette
crâne
mandibule
clavicule
côtes
omoplate
humérus
humérus (bras)
sternum
appendice xiphoïde
colonne vertébrale
cubitus (côté de l’auriculaire)
sacrum
métacarpes (os de la paume)
fémur
rotule
337
Système nerveux
Le système nerveux comprend le cerveau, la moelle épinière et
les nerfs. Le cerveau et la moelle épinière forment le système
nerveux central. Les nerfs qui se prolongent vers toutes les parties
du corps sont nommés nerfs périphériques. Le système nerveux
se divise en deux parties : le système nerveux somatique et le
système nerveux autonome. Le système nerveux somatique
règle les fonctions selon la volonté de la personne. Le système
nerveux autonome règle, sans l’effort conscient de la personne, des
fonctions comme le battement du cœur, la respiration, la pression
artérielle, la digestion et la sécrétion glandulaire, par exemple les
hormones.
Les nerfs périphériques qui s’étendent de la moelle épinière vers
toutes les parties du corps sont de deux types : les nerfs moteurs
et les nerfs sensitifs. Les nerfs moteurs règlent le mouvement et
les nerfs sensitifs transmettent au cerveau les sensations tactiles
et gustatives ainsi que les sensations de froid, de chaleur et de
douleur.
Cerveau
Le cerveau, l'organe contrôlant le corps, occupe presque tout
l'espace disponible dans le crâne. Il est le siège de la conscience,
de la mémoire et de la pensée. Il reçoit de l’information et transmet
des influx nerveux à toutes les parties du corps, pour les activités
tant volontaires qu’involontaires.
Yeux
L’œil est l’organe de la vision. Les blessures de l’œil sont graves, car
B elles peuvent entraîner une diminution ou une perte de la vision.
Une intervention rapide et appropriée de la part du secouriste peut
contribuer à prévenir les lésions permanentes de l’œil.
338
paupière : couche pupille : ouverture
cutanée mobile qui qui laisse pénétrer la
protège l’œil lumière dans l’œil
339
Appareils digestif et urinaire
Les appareils digestif et urinaire transforment les aliments et les
liquides en nutriments pour les cellules et recueillent et excrètent
les déchets solides et liquides. Ils comprennent des organes creux
et des organes pleins. Les organes creux ont une forme tubulaire
et ils transportent les matières digestives et urinaires. Les organes
pleins sont des masses de tissus riches en sang.
Si un organe creux subit une blessure, son contenu peut se
déverser dans la cavité abdominale ou pelvienne et provoquer
une infection. Une blessure à un organe plein peut entraîner une
hémorragie interne grave.
Appareil urinaire
L’appareil urinaire extrait et recueille les déchets qui se trouvent
dans le sang et les élimine de l’organisme sous forme d’urine. Il
comprend les reins, les uretères, la vessie et l’urètre.
Appareil digestif
estomac : amorce la
digestion et emmagasine
les aliments jusqu’à ce
foie : contient de nombreux qu’ils soient prêts à être
vaisseaux sanguins; joue déversés dans l’intestin
un rôle très important dans
la production du plasma
(sang), de l’énergie et de la
bile (digestion des graisses)
pancréas :
produit les
sucs digestifs
et l’insuline
qui aident à
B régler le taux de
sucre sanguin
(situé derrière
intestin : organe l’estomac)
tubulaire
constitué de
l’intestin grêle vésicule biliaire :
et du côlon emmagasine
qui absorbe et libère la bile
les nutriments (située sous le
résultant de la foie)
digestion et
recueille les
déchets solides
pour les excréter rectum (voie
d’évacuation des
intestin grêle déchets)
gros intestin
340
reins : une grande vessie : réser-
quantité de sang passe voir qui reçoit
dans les reins, qui en et retient
extraient les déchets l’urine jusqu’à
et produisent environ 2 ce qu’elle soit
500 ml d’urine chaque excrétée
jour Ils sont partiel- urètre : canal
lement protégés à par lequel
l’arrière par les côtes l’urine est
uretères : canaux qui éliminée
conduisent l’urine du
rein à la vessie
Appareil circulatoire
L’appareil circulatoire est une structure complexe formée par le
cœur et les vaisseaux sanguins et qui fait circuler le sang en circuit
fermé dans tout l’organisme. La circulation
sanguine assure la distribution de l’oxygène
et des éléments nutritifs aux cellules ainsi
que la collecte et l’excrétion des déchets
cellulaires.
Cœur
Le cœur est un organe musculaire creux de
la taille du poing. Il est situé dans la cavité
thoracique, derrière le sternum. Il fonctionne
comme une double pompe qui maintient
une circulation constante de sang vers les
B
poumons et les différentes parties du corps.
D’abord, le muscle cardiaque se relâche et
se remplit de sang; ensuite, il se contracte
pour pomper le sang dans les vaisseaux
sanguins. Un système complexe de nerfs
permet un battement efficace du cœur. Ces
nerfs transportent l’influx électrique qui règle
le battement cardiaque.
341
aorte: la plus grosse
des artères; elle
veine cave supérieure: transporte le sang
grosse veine qui ramène vers les différentes
au cœur le sang de la parties du corps
partie supérieure du corps artère
pulmonaire:
transporte le
poumons: paire sang vers les
d’organes qui poumons
oxygène le
sang; le cœur oreillette
pompe le sang gauche:
oxygéné dans reçoit le sang
l’organisme oxygéné des
poumons
oreillette droite:
reçoit le sang
désoxygéné
Vaisseaux sanguins
Le sang circule à l’intérieur de trois grands types de vaisseaux,
soit les artères, les capillaires et les veines. Les artères sont les
vaisseaux les plus résistants et elles transportent le sang sous
pression du cœur vers toutes les parties du corps. Elles se dilatent
B sous l’effet du sang propulsé par l’action du cœur, puis reviennent à
la normale pendant que le cœur se remplit en vue de la contraction
suivante. Le pouls est l’onde de pression ainsi créée.
L’aorte, qui est la plus grosse des artères, émerge à la partie
supérieure du cœur. Les artères coronaires sont des ramifications
de la partie supérieure de l’aorte qui irriguent le cœur. Les plus
petites artères sont les artérioles, qui forment les capillaires.
Les capillaires sont les minuscules vaisseaux sanguins qui
atteignent toutes les cellules vivantes pour apporter de l’oxygène
et des nutriments et recueillir les déchets. Leurs parois très minces
permettent l’échange d’oxygène et de gaz. Les capillaires finissent
342
par s’unir pour former de minuscules veinules et finalement des
veines. Les veines retournent le sang au cœur. Leur paroi, plus
mince que celle des artères, contient des valvules en forme de
coupe qui ne laissent passer le sang qu’en direction du cœur.
Sang
Le sang est le liquide qui circule dans le cœur et les vaisseaux
sanguins. Il apporte oxygène et nutriments aux cellules et les
débarrasse du gaz carbonique et d’autres déchets. Le sang se
compose de plasma, de globules rouges, de globules blancs et de
plaquettes (voir l’encadré).
Circulation sanguine
L’appareil circulatoire est une boucle fermée qui part du cœur et s’y
termine. Il se compose de:
La circulation pulmonaire — qui s’amorce du côté droit du cœur; le
sang est pompé vers les poumons, où il libère du gaz carbonique et
se charge d’oxygène avant de revenir vers le côté gauche du cœur
La circulation générale — qui s’amorce du côté gauche du cœur;
le sang est pompé vers les différentes parties du corps, où il
apporte de l’oxygène aux cellules et se charge de gaz carbonique
avant de revenir vers le côté droit du cœur
Composantes du sang
• Plasma : liquide jaune pâle qui transporte les globules, les
plaquettes, les nutriments et les hormones
• Globules rouges : transportent l’oxygène
• Globules blancs : protègent l’organisme contre les
microbes B
• Plaquettes : contribuent à la formation du caillot sanguin et
à l’arrêt de l’hémorragie
Pression artérielle
La pression artérielle est la pression exercée par le sang contre
les parois internes des vaisseaux sanguins. Chaque battement
cardiaque génère une onde de pression qui se propage dans tout
l’appareil circulatoire. Cette onde de pression est suffisamment
forte pour être perçue à divers endroits du corps, dont le poignet
(pouls radial), le cou (pouls carotidien) et le bras (pouls brachial).
343
Trois facteurs influent sur la pression artérielle :
• Le volume sanguin, c’est-à-dire la quantité de sang
contenue dans l’organisme
• La capacité et l’élasticité des vaisseaux sanguins
• La force du battement cardiaque
Si la pression artérielle est trop faible, les tissus ne reçoivent pas
suffisamment d’oxygène, ce qui peut entraîner un état de choc.
L’hémorragie grave, en réduisant le volume sanguin, exerce donc
un effet sur la pression artérielle. L’organisme essaie de compenser
la perte de sang en contractant les vaisseaux de façon à réduire la
capacité de l’appareil circulatoire. Si l’hémorragie se poursuit, la
compensation devient insuffisante et la pression artérielle chute.
Appareil respiratoire
L’appareil respiratoire fait entrer et sortir de l’air des poumons. L’air
frais que nous inspirons renferme environ 21 % d’oxygène. Dans
les poumons, le sang capte une partie de l’oxygène et libère du
dioxyde de carbone. L’air expiré contient moins d’oxygène (environ
16 %) et plus de gaz carbonique que l’air inspiré.
L’appareil respiratoire comprend trois parties principales : les voies
respiratoires, les poumons et le diaphragme. Les voies respiratoires
permettent le passage de l’air depuis le nez et la bouche vers
les poumons. Dans les poumons, le sang rejette du dioxyde de
carbone et capte l’oxygène. C’est ce que l’on nomme l’échange
gazeux. Le diaphragme est un muscle lisse et plat situé sous les
poumons et qui joue un rôle dans la respiration.
B Contrôle respiratoire
La respiration est commandée par le centre respiratoire du
cerveau situé à proximité de la base du cou. Il surveille la quantité
d’oxygène et de dioxyde de carbone dans le sang. Lorsque le
niveau d’oxygène et de dioxyde de carbone est modifié, le centre
respiratoire change le rythme et l’amplitude de la respiration
Les quantités d’oxygène utilisé et de dioxyde de carbone rejeté
sont liées au degré d’activité physique de la personne. Plus
l’activité physique est intense, plus l’utilisation d’oxygène et
le rejet de dioxyde de carbone s’accroissent. Ainsi, le centre
344
respiratoire augmente le rythme et l’amplitude de la respiration
pour compenser ce phénomène (le rythme cardiaque augmente
également). La respiration ralentit lorsque la quantité d’oxygène
requise diminue et que moins de dioxyde de carbone est produit.
Mécanisme de respiration
Les poumons ne peuvent tirer de l’air eux-mêmes. C’est la
contraction du diaphragme et des muscles intercostaux qui
augmente le diamètre de la cavité thoracique, dilate les poumons
et permet l’inspiration de l’air. Lorsque les muscles respiratoires
se relâchent, le thorax retrouve sa taille et l’air est expulsé des
poumons.
Les poumons sont tapissés d’une membrane lisse et glissante
qui porte le nom de plèvre. Cette membrane continue comporte
deux couches : l’une qui couvre les poumons et l’autre qui tapisse
l’intérieur de la cavité thoracique. La joue le rôle de lubrifiant
qui facilite le mouvement entre la paroi thoracique et les poumons
en plus de faire en sorte que les poumons se dilatent en suivant la
paroi thoracique.
trachée* pharynx* : partie
supérieure de la gorge,
bronche* arrière-gorge et cavité
poumons : formés de milliers nasale
d’alvéoles entourées d’un nez*
réseau de capillaires et
de canaux alvéolaires de bouche*
diverses tailles
larnyx* : contient
les cordes
bronchiole*: vocales La partie
canal relié à supérieure est
l’alvéole protégée par un
couvercle nommé
l’épiglotte, qui
reste ouvert pour B
la respiration, mais
alvéoles : sacs d’air dans se ferme lorsqu’on
lesquels se fait l’échange avale des aliments
gazeux; la minceur des et des liquides
parois de l’alvéole permet diaphragme :
au sang d’échanger * fait partie des voies muscle fort qui
de l’oxygène et du gaz respiratoires sépare la cavité
carbonique thoracique de la
cavité abdominale;
il a la forme d’une
coupole lorsqu’il
est détendu (à
l’expiration) et
est plat lorsqu’il
est contracté (à
l’inspiration)
345
Glossaire Antécédents: renseignements sur
le trouble dont souffre la victime,
notamment les symptômes, les
A événements ayant précédé le trouble,
AAS: acide acétylsalicylique; les maladies ou médicaments
médicament disponible sans applicables, etc.
ordonnance qui soulage la douleur, Aorte: la plus grosse artère du corps;
réduit l’enflure, diminue la fièvre, etc. part du ventricule gauche.
Abandon: le secouriste quitte une Arrêt cardiaque: arrêt soudain de la
victime sans son consentement et sans fonction cardiaque, caractérisé par
la laisser sous les soins d’une personne l’absence de pouls et de réaction.
compétente.
Arrêt respiratoire: cessation de la
Abrasion: éraflure ou écorchure de la respiration.
peau.
Artère: vaisseau sanguin qui transporte
Accident ischémique transitoire (AIT): le sang du cœur vers les tissus.
signes et symptômes temporaires d’un
Artère carotide: artère principale du
accident vasculaire cérébral (AVC)
cou; sert à évaluer le pouls carotidien.
provoqué par un apport insuffisant
d’oxygène au cerveau. Artère coronaire: vaisseau alimentant le
muscle cardiaque.
Accident vasculaire cérébral (AVC):
arrêt soudain de la circulation dans une Artère pulmonaire: principale artère
partie du cerveau. qui sort du ventricule droit; elle
transporte le sang désoxygéné aux
Aigu: désigne un état qui survient
poumons.
rapidement et de courte durée qui
s’accompagne de symptômes graves. Artériosclérose: nom donné à
plusieurs affections qui provoquent un
AIT: accident ischémique transitoire; un
épaississement, un durcissement et une
mini AVC.
perte d’élasticité des parois artérielles.
Alerte médicale: système
Articulation: jonction de deux ou
d’identification (généralement
plusieurs os.
un bracelet ou un pendentif) qui
permet de reconnaître les personnes Asthme: crise de difficulté respiratoire
nécessitant des soins particuliers. accompagnée d’une respiration
sifflante ou d’une toux, souvent
Allergènes: substances qui
provoquée par des allergènes.
déclenchent une réaction allergique
dans le corps. Athérosclérose: forme
d’artériosclérose provoquée par
G Alvéoles: sacs d’air des poumons.
Amputation: ablation complète d’un
des dépôts de graisse sur les parois
artérielles.
appendice (jambe, bras, doigt, etc.).
Attelle: support rigide et rembourré
Anaphylaxie: réaction allergique grave utilisé pour empêcher le mouvement
et potentiellement mortelle. d’un os ou d’une articulation en cas de
Anatomie: structure du corps. blessure.
D E
DEA: défibrillateur externe automatisé; Ecchymose: rupture des vaisseaux
appareil qui produit un choc sanguins sous la peau.
G permettant de faire battre à nouveau
un cœur qui s’est arrêté.
Écharpe: support habituellement passé
autour du cou pour soutenir le bras ou
Décapitation: section traumatique de l’épaule.
la tête.
Embole: tout corps étranger, comme
Défense musculaire: contraction des un caillot, une boule de graisse ou une
muscles abdominaux survenant au bulle d’air, qui est transporté dans le
moment de la palpation chez une flux sanguin.
victime qui éprouve des douleurs à
Émétique: substance utilisée pour
l’abdomen.
provoquer le vomissement.
348
Emphysème: maladie chronique des
poumons caractérisée par la dilatation F
des parois alvéolaires. Voir MPOC. Fausse couche: terme familier pour
Entorse: étirement ou déchirement, l’avortement spontané; perte du
partiel ou complet, des tissus qui produit de la conception.
soutiennent une articulation (comme Fémur: os de la cuisse.
les ligaments).
Fibrillation: contractions non
Épiderme: couche externe de la peau. coordonnées du muscle cardiaque
Épiglotte: languette de tissu qui n’entraînant pratiquement aucun débit
protège l’entrée du larynx. sanguin.
350
Manœuvre de Heimlich: poussées
abdominales exercées pour dégager O
une obstruction des voies respiratoires. O2: symbole chimique de l’oxygène.
Mécanisme de blessure: la force qui Objet empalé: objet qui demeure
cause la blessure et la façon dont elle coincé dans une plaie.
agit sur le corps.
Objet logé: objet coincé à la surface
Membrane muqueuse: mince couche (généralement sur l’œil) ou planté dans
transparente et luisante qui recouvre des tissus.
les cavités corporelles s’ouvrant sur
Obstruction des voies respiratoires:
l’extérieur; partie interne de la bouche,
blocage des conduits amenant l’air aux
du nez, des yeux, des oreilles, du
poumons.
rectum, etc.
Omoplate: os de l’épaule.
Métacarpes: os de la paume de la
main. Oxygène: gaz incolore et inodore
indispensable à la vie.
Métatarses: os de l’arche du pied;
entre la cheville et les orteils.
Microorganismes: microbes qui
P
peuvent provoquer des maladies. Pancréas: organe situé sous l’estomac
et produisant des enzymes digestives
Monoxyde de carbone (CO): gaz
et des hormones qui régulent le taux
dangereux, incolore et inodore, qui
de sucre dans le sang.
remplace l’oxygène transporté par les
globules rouges. Pansement: couverture appliquée sur
une plaie pour arrêter une hémorragie
MPOC: maladie pulmonaire obstructive
et prévenir une contamination.
chronique (voir plus haut).
Paralysie: perte de la fonction motrice
Muscle involontaire: muscles
dans une partie du corps.
indépendants de la volonté; par ex., le
cœur, les intestins, etc. PCSU: prise en charge d’une situation
d’urgence; séquence d’interventions
N qu’un secouriste doit suivre pour
assurer l’application sécuritaire des
Négligence: faute consistant à ne procédures de secourisme appropriées.
pas appliquer les procédures de
Péroné: os de la jambe du côté du
secourisme comme le ferait une autre
petit orteil.
personne disposant d’une formation et
d’une expérience semblables. Phalanges: os des doigts et des orteils.
Nerf: cordon composé de fibres qui Pharynx: partie située à l’arrière de la
transmettent des impulsions nerveuses
en direction et à partir du cerveau.
bouche et au-dessus du larynx; conduit
pour l’air et les aliments.
G
Nitroglycérine: médicament utilisé Phase clonique: désigne une
pour réduire la charge de travail du convulsion pendant laquelle se
cœur; les personnes souffrant d’angine succèdent des périodes de raideur et
de poitrine en ont souvent en leur de relâchement.
possession sous forme de comprimé ou
Phase tonique: première phase d’une
de vaporisateur.
convulsion dans laquelle les muscles se
raidissent.
351
Physiologie: étude des fonctions du Position de fonction: se rapporte à la
corps. position donnée à une main blessée au
moment de la pose d’un bandage ou
Placenta: organe relié à l’utérus qui
d’une attelle (ou des deux); les doigts
fournit des nutriments au fœtus.
sont légèrement courbés, la paume
Plaie aspirante au thorax: plaie qui vers le bas.
permet l’aspiration d’air dans la cavité
Pouls: expansion et relâchement
thoracique à travers la paroi du thorax;
rythmés des artères causés par
elle peut causer un affaissement du
la contraction cardiaque; il est
poumon.
normalement palpé à un point où une
Plaie fermée: plaie où la peau est artère croise un os à la surface de la
intacte. peau.
Plaquette: petite cellule sanguine Pouls brachial: pouls pris sur la face
qui joue un rôle important dans la interne du bras, généralement pour les
coagulation du sang. nourrissons.
Plasma: liquide jaune pâle contenant Poussées abdominales: manœuvre de
des cellules sanguines, des nutriments, Heimlich; poussées manuelles exercées
des gaz et des hormones. pour créer une pression pour dégager
Plèvre: membrane lisse recouvrant une obstruction des voies respiratoires.
la surface externe des poumons et la Poussées thoraciques: série de
partie interne de la cavité thoracique poussées manuelles exercées sur la
(thorax). poitrine pour dégager une obstruction
Pneumonie: inflammation des des voies respiratoires.
poumons. Présentation par le siège:
Pneumothorax: accumulation d’air accouchement dans lequel le bébé se
dans la cavité pleurale. Normalement, présente par les fesses ou les pieds, au
il existe une pression négative ou un lieu de la tête.
vide dans cette cavité; lorsque l’air y Pression artérielle: pression
pénètre, le poumon s’affaisse. exercée par le sang sur les parois
Pneumothorax spontané: entrée d’air internes des vaisseaux sanguins.
dans la cavité pleurale due à la rupture Pression directe: force exercée
inexpliquée du poumon. directement sur une plaie pour arrêter
Pneumothorax suffocant: une hémorragie.
accumulation d’air dans la cavité Protocole RICE:
pleurale qui exerce une pression sur le R = repos,
cœur et les vaisseaux et entrave leur I = immobilisation,
G fonctionnement.
Points ABC: un acronyme signifiant
C = froid (cold),
E = élévation Procédures de
A = "Airway" (voies respiratoires); secourisme pour les blessures aux os et
B = "Breathing" (respiration); aux articulations.
C = "Circulation" (circulation). Proximal: indique la partie la plus
Pomme d’Adam: protubérance située proche du point d’attache d’une jambe,
sur la partie avant du cou constituée d’un bras, d’un doigt, d’un orteil ou de
par une partie du larynx. l’intestin.
Q
352
352
R Secouriste: personne qui prend en
charge une situation d’urgence et qui
Radius: os de l’avant-bras du côté du applique les procédures de secourisme.
pouce. Secours médicaux: traitement
Rate: organe du système lymphatique donné par un médecin ou sous la
qui débarrasse le sang des corps supervision d’un médecin, par ex. par
étrangers et agit comme réservoir de un ambulancier.
sang. Sida: syndrome d’immunodéficience
Réaction allergique: réaction acquise; maladie mortelle provoquée
d’hypersensibilité du système par le virus d’immunodéficience
immunitaire à un allergène. humaine ou VIH.
Règle des neuf: méthode d’estimation Signe: manifestation objective d’une
de l’étendue des brûlures corporelles. maladie ou d’une blessure.
Reins: paire d’organes qui filtrent le Signes vitaux: les quatre signes
sang et produisent l’urine. qui indiquent l’état de la victime,
notamment le degré de conscience,
Renversement de la tête et
la respiration, le pouls, l’état et la
soulèvement du menton: méthode
température de la peau (la définition
d’ouverture des voies respiratoires qui
des signes vitaux peut varier selon les
consiste à renverser la tête de la victime
ouvrages consultés).
vers l’arrière et à lui soulever le menton.
Sirop d’ipéca: émétique utilisé pour
Rétine: membrane recouvrant la partie
provoquer le vomissement.
postérieure du globe oculaire; elle
transforme les rayons lumineux en SMU: services médicaux d’urgence;
influx nerveux. groupe de services d’une communauté
qui interviennent en cas d’urgence, y
Rotule: os du genou.
compris les policiers, les pompiers et le
personnel paramédical.
S Soins de base: maintien des points
Sac amniotique: sac contenant le ABC sans l’aide d’équipement (à
liquide enveloppant le fœtus dans l’exclusion des moyens de protection).
l’utérus.
Sternum: os situé sur la partie avant de
Sacrum: os composé de cinq vertèbres la cage thoracique.
fusionnées; il forme la partie arrière du
Stomate: ouverture pratiquée dans le
bassin.
cou par laquelle une personne respire.
Sang désoxygéné: sang contenant une
Superficiel: sur la surface corporelle;
faible concentration d’oxygène.
l’inverse de profond.
Sclérotique: blanc de l’œil; couche
Symptôme: indication d’une maladie
épaisse et opaque qui entoure le globe
ou d’une blessure éprouvée par une
oculaire.
Secourisme: soins d’urgence
victime; un observateur ne peut le
déceler sans interroger la victime. I
donnés à une personne blessée ou
soudainement malade, en utilisant le
matériel à sa disposition.
353
353
Syndrome de Reye: maladie rare mais Tétanos: type de bactérie pénétrant
grave chez l’enfant et l’adolescent qui dans les plaies; peut provoquer de
a été liée au traitement d’infections graves spasmes musculaires.
virales par l’AAS. Le syndrome de Reye
Tibia: os de la jambe situé du côté du
touche le cerveau, le foie et le sang.
gros orteil..
Il peut causer des lésions cérébrales
permanentes et entraîner la mort. Trachée: conduit d’air maintenu ouvert
par des anneaux cartilagineux et situé
Système circulatoire: le cœur et les
entre le larynx et les bronches.
vaisseaux sanguins.
Traction: action de tirer délicatement,
Système lymphatique: système
mais fermement sur un membre, au-
formé de vaisseaux, de ganglions et
dessous du site de la fracture, pour le
d’organes qui récupère les protéines
réaligner.
s’échappant des vaisseaux sanguins
et évacue les microbes et les corps Traumatisme: toute blessure physique
étrangers hors de l’organisme. ou psychologique.
Système musculo-squelettique: Travail: contractions musculaires de
l’ensemble des os, des muscles et l’utérus destinées à expulser le fœtus.
des tissus conjonctifs qui permet la Triage: système servant à déterminer
locomotion (mouvement du corps). les priorités des premiers soins et (ou)
Système nerveux: le cerveau, la moelle du transport dans le cas de victimes
épinière et les nerfs qui contrôlent les multiples.
activités du corps.
Système nerveux autonome: partie U
du système nerveux qui régule les Urètre: canal amenant l’urine de la
fonctions involontaires (non contrôlées vessie vers l’extérieur.
par la pensée consciente), comme le
pouls, la respiration, la digestion, la Utérus: organe musculaire en forme de
sécrétion hormonale, etc. sac qui contient et protège le fœtus.
Système nerveux central: partie du
système nerveux constituée du cerveau V
et de la moelle épinière. Veine: vaisseau sanguin qui transporte
le sang vers le cœur.
T Veine cave supérieure: une des deux
Tapes dans le dos: tapes brusques plus grosses veines; elle ramène vers
données dans le dos afin de dégager l’oreillette droite le sang désoxygéné
une obstruction des voies respiratoires. en provenance des bras et de la tête.
Temps de remplissage capillaire: Ventricules: cavités musculaires
méthode permettant d’évaluer l’état inférieures du cœur qui pompent le
de la circulation vers les membres; elle sang dans les artères.
354
Volet costal: causé par la fracture de
plusieurs côtes à deux endroits ou plus,
créant un segment mobile instable.
Volume sanguin: quantité totale de
sang contenue dans le cœur et les
vaisseaux sanguins.
X
Appendice xiphoïde: extrémité
cartilagineuse sur la partie inférieure du
sternum.
355
Index
Bandages 145
Étroits 146
Symbols Larges 146
5-Droits 10 Rouleau 149
Bandage triangulaire 145
A
Béquille humaine 80
Abandon 14
Blessure à la joue 176
Accident ischémique
transitoire (AIT) 124 Blessure à la langue 176
356
Blessures des articulations 222 Contusions 152
Blessures dues à la chaleur 260 Convulsions 240
Blessures dues au froid 248 Coup de chaleur 262
Blessures par écrasement 171 Coup de soleil 186
Blessures par inhalation 96 Crampes de chaleur 260
Blessures thoraciques 168, 218 Crise cardiaque 119
Bon Samaritain 12 Signes et symptômes 121
Brûlures 183 Crise d’épilepsie 240
Brûlure (thermique) 183
D
Chimiques 184
DEA 136
Électriques 184
Défibrillation externe
Inhalation 187
automatisée See DEA
Rayonnement 184
Dégagement 89
Brûlures chimiques 184
Degré de conscience 52
Brûlures électriques 184
Diminué 69
Brûlures par la chaleur 183
Dent arrachée 175
Brûlures par rayonnement 184
Déplacer la victime 49
C Diabète 238
359
Plaies 143, 152 Respiration artificielle 288
Abrasions 153 RICE 209
Avulsions 154
S
Contusions 152
Saignements de nez 174
Ecchymoses 152
Saignement vaginal 275
Éraflures 153
SAMMDE 52
Incisions 153
Sangsues 201
Infection 161
SAVE ME 247
Lacérations 153
Secourisme 8
Mineures 160
Accident ischémique
Perforation 154 transitoire (AIT) 125
Pneumothorax 168, 220 Accident vasculaire
Position latérale de sécurité 61 cérébral (AVC) 125
Pouls 54 Âge 10
Prévention de l’infection 15 Amputations 159
Prise en charge d’une situation Anaphylaxie 101
d’urgence 41 Angine 122
protection personnelle 14 Articulations 208
Q Asthme 98
Attelle 164
Québec 14
Blessure à la tête 212
R Blessure par balle 166
Rage 196 Blessure par souffle 169
RCR à deux secouristes 135 Blessures 173
RCR pratiquée sur un adulte 127 Blessures aux yeux 176
RCR pratiquée sur un enfant 129 Blessures par écrasement 171
Réanimation Blessures thoraciques 219
cardiorespiratoire. See La RCR
Blessure thoracique 168
I Règle des neuf 185
Brûlures 189
Respiration 53
Contusion 165
Inefficace 94
Crise cardiaque 122
Urgence 93
Crises 240
360
Cuir chevelu 172 Crise d’angoisse ou
Dent 175 de panique 279
Hémorragie 156 T
Hémorragie interne 159 Température 55
Hypothermie 249 Tétanos 161
Joue 176 Tiques 200
Langue 176 Tourner la victime 44, 49
Mains et pieds 162 Transport d’une victime 76
Morsure de serpents 197 Transport par les membres 81
Morsures 196 Transports d'urgence 78
Objets logés 167 Transport sur chaise 80
Os 222 Traumatismes liés au stress
Plaie perforante 166 opérationnel 281
Plaies abdominales 170 Triage 71
Respiration inefficace 95
U
Rôles 8
Urgences respiratoires 93
Saignements de nez 174
Surdose 244 V
Secours médicaux 23 Victimes multiples 71
Sensibilisation à la santé VITE 125 I
mentale 277 Volet costal 219
CARE 279
Continuum de
la santé mentale 280
361
Remarques
Remarques
Remarques