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Exercices de logique et mathématiques avancées

Le document présente plusieurs exercices de mathématiques sur les ensembles, les suites, les quantificateurs et les applications. Il introduit également une blague et une biographie sur le mathématicien Fibonacci.

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Le document présente plusieurs exercices de mathématiques sur les ensembles, les suites, les quantificateurs et les applications. Il introduit également une blague et une biographie sur le mathématicien Fibonacci.

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Prof.

MAMOUNI
[Link]
Prépas MPSI
Devoir Survéille N1
Logie-Ensembles et Applications
Durée : 2 heures

Blague du jour :

Une maman à sa jeune fille :


- Je te conseille d’épouser un archéologue.
- Ah bon ? Et pourquoi ?
- Parce que plus on vieillit, plus il vous aime.

Mathématicien du jour Fibonacci

Leonardo Fibonacci (1175- 1250) est un mathématicien italien, connu en français sous l’équivalent « Léonard
de Pise ». Son éducation mathématique s’est faite en grande partie en Afrique du Nord, pour des raisons
commerciales. Ayant aussi voyagé en Egypte, en Syrie, il en rapporta les chiffres arabes et la notation algébrique

Exercice 1 
On considère la suite réelle (un ) dénie par u0 = 1 , u1 = 8 , et la relation de récurrence :

∀ n ∈ N, un+2 = un+1 + 2un


Démontrer que :
∀ n ∈ N, un = 3 × 2n − 2 × (−1)n

Exercice 2  (Loi de Morgan).


P
Soient Q et deux assertions logiques. Démontrer que : P ∧Q≡P∨Q
Exercice 3  (Quantificateurs).
1/ Ecrire la négation de chacune des deux assertions suivantes (où f désigne une fonction dénie sur R et
à valeurs réelles) :

a/ P :  ∃ M ∈ R, ∀ x ∈ R, f (x) = M 
 ∀ ε > 0, ∃ α > 0, ∀ (x, y) ∈ R , (|y − x| < α) =⇒ (|f (y) − f (x)| < ε)
2
b/ Q :

2/ Exprimer à l'aide de quanticateurs les deux assertions suivantes.

a/ La fonction f est croissante sur R. b/ La fonction f est périodique sur R.

Exercice 4  (Pour finir). On considère la suite réelle (un ) dénie en posant :


 n+1
 ∀ n ∈ N, un+2 = n + 2 un



 u =π et u1 = 1
0
2
1/ Calculer u2 et u3 .
π
2/ Démontrer que : ∀ n ∈ N, (n + 1) un+1 un =
2
Exercice 5
.
A et B sont des parties d’un ensemble E. Montrer que :
.
.1) (A∆B = A ∩ B) ⇔ (A = B = ∅).
.2) (A ∪ B) ∩ (B ∪ C) ∩ (C ∪ A) = (A ∩ B) ∪ (B ∩ C) ∪ (C ∩ A).
.
.3) A∆B = ∅ ⇔ A = B.
.4) A∆C = B∆C ⇔ A = B.

Exercice 6
On considère une application f : E 7→ E vérifiant f ◦ f = f .
 
Q 1 Montrer que f injective ⇐⇒ f surjective .
(i) (ii)


Q 2 Soit une partie A ⊂ E. Montrer que f f (A) = f (A).

Q 3 Soit une partie A ⊂ E. Montrer que f −1 f −1 (A) = f −1 (A).
Corrigé du DS de Mathématiques n 0

Exercice 1 
On considère la suite réelle (un ) dénie par u0 = 1 , u1 = 8 , et la relation de récurrence :

∀ n ∈ N, un+2 = un+1 + 2un

Montrons que : ∀ n ∈ N, un = 3 × 2n − 2 × (−1)n par récurrence double sur n. Notons P (n) l'assertion :
un = 3 × 2n − 2 × (−1)n .
ä Initialisation (n = 0 et n = 1). D'après l'énoncé : u0 = 3 × 20 − 2 × (−1)0 et u1 = 3 × 21 − 2 × (−1)1 .
Les assertions P (0) et P (1) sont donc vraies.

ä Hérédité. Supposons que les assertions P (n) et P (n + 1) sont vraies pour un certain entier naturel n.
D'après l'énoncé on a : un+2 = un+1 + 2un .

On en déduit, par hypothèse de récurrence : un+2 = 3 × 2n+1 − 2 × (−1)n+1 + 2 (3 × 2n − 2 × (−1)n ).

D'où : un+2 = 12 × 2n − 2 × (−1)n = 3 × 2n+2 − 2 × (−1)n+2 .

Cette dernière égalité signie que l'assertion P (n + 2) est vraie, ce qui établit l'hérédité.

ä Conclusion. ∀ n ∈ N, un = 3 × 2n − 2 × (−1)n

Exercice 2  (Loi de Morgan).


Soient P et Q deux assertions logiques. On a la table de vérité suivante :

P Q P ∧ Q P ∧Q P ∨Q
V V V F F

V F F V V

F V F V V

F F F V V

Conclusion. P ∧ Q ≡ P ∨ Q
Exercice 3  (Quantificateurs).
1/ a/ La négation de  ∃ M ∈ R, ∀ x ∈ R, f (x) = M  est ∀ M ∈ R, ∃ x ∈ R, f (x) ̸= M
b/ La négation de  ∀ ε > 0, ∃ α > 0, ∀ (x, y) ∈ R2 , (|y − x| < α) =⇒ (|f (y) − f (x)| < ε)

est : ∃ ε > 0, ∀ α > 0, ∃ (x, y) ∈ R2 , (|y − x| < α) ∧ (|f (y) − f (x)| > ε)

2/ a/ L'assertion  f est croissante sur R peut se traduire par : ∀ (x, y) ∈ R2 , (x 6 y) =⇒ (f (x) 6 f (y)) .

b/ L'assertion  f est périodique sur R peut se traduire par : ∃ T ∈ R∗ , ∀ x ∈ R, f (x + T ) = f (x) .

Exercice 4  (Pour finir). On considère la suite réelle (un ) dénie en posant :


 n+1
 ∀ n ∈ N, un+2 = n + 2 un



 u =π et u1 = 1
0
2

1 π 2 2
1/ D'après l'énoncé : u2 = u0 d'où u2 = . Et u3 = u1 d'où u3 = .
2 4 3 3
π
2/ Pour tout n ∈ N, notons P (n) l'assertion : (n + 1) un+1 un = .
2
π
ä Initialisation (n = 0). D'après l'énoncé : (0 + 1) u1 u0 = . D'où P (0) est vraie.
2
ä Hérédité. Supposons P (n) vraie pour un certain entier naturel n.
n+1
On a alors : (n + 2) un+2 un+1 = (n + 2) un un+1 (d'après l'énoncé)
n+2
D'où : (n + 2) un+2 un+1 = (n + 1) un un+1
π
D'où, par hypothèse de récurrence : (n + 2) un+2 un+1 =
2
Ce qui signie que l'assertion P (n + 1) est vraie, et établit l'hérédité de la propriété.

π
Conclusion. ∀ n ∈ N, (n + 1) un+1 un =
2
Exercice 6

Q1

(i) ⇒ (ii) : soit y ∈ E. Puisque f ◦ f = f, f(y) = f f(y) . Or f est injective, donc y = f(y). Posons
x = f(y), on a y = f(x).
(ii) ⇒ (i) : soient (x1 ,x2 ) ∈ E 2 tels que f(x1 ) = f(x2 ). Comme f est surjective,
 il existe (x01 ,x02 ) ∈ E 2
tels que x1 = f(x01 ) et x2 = f(x02 ). On a donc f f(x01 ) = f f(x02 ) . Puisque f ◦ f = f, on
en tire que f(x01 ) = f(x02 ) c’est à dire x1 = x2 .
Q2
⊂ : soit y ∈ f(A).
 Par définition de l’image directe, ∃x ∈ A tel que y = f(x). Comme f ◦f = f,
y = f f(x) . Posons z = f(x). On a x ∈ A avec z = f(x), et donc z ∈ f(A) (définition
 de
l’image directe). Puisque y = f(z) avec z ∈ f(A), on en déduit que y ∈ f f(A) (définition
de l’image directe).

⊃ : soit z ∈ f f(A) . Par définition de l’image directe, ∃y ∈ f(A) tel que z = f(y). Comme
y ∈ f(A), ∃x ∈ A tel que y = f(x) (définition de l’image directe). Alors z = f f(x) =
f ◦f(x). Mais puisque f ◦f = f, on a z = f(x). Comme z = f(x) avec x ∈ A, on en déduit
que z ∈ f(A) (définition de l’image directe).
Q3

⊂ : soit x ∈ f −1 f −1 (A) . Par définition de l’image réciproque, on a f(x) ∈ f −1 (A). Par
définition de l’image réciproque, on a donc f(f(x)) ∈ A. Mais comme f ◦ f = f, on en tire
que f(x) ∈ A, c’est à dire x ∈ f −1 (A) (définition de l’image réciproque).
⊃ : soit x ∈ f −1 (A). Par définition de l’image réciproque, f(x) ∈ A. Puisque f ◦ f = f, on
en tire que f(f(x)) = f(x) ∈ A. Par conséquent, f(x) ∈ f −1(A) (définition de l’image
réciproque) et ensuite x ∈ f −1(f −1 (A)) (définition de l’image réciproque).

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