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Charbon de bois pour traitement des eaux

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Charbon de bois pour traitement des eaux

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256 86RA

soc~c~ CI EH
~O)~ ~ Ab~ôn01 B.P. 369
TM.: 32-04-33 Tél.: 33-34-76
r
Télex: 295 AMURAL Tél.: 33-35-18
Télex: 5277 B F

RAPPORT DE SYNTHESE DE TRAVAUX


DE RECHERCHE SUR LE CHARBON DE BOlS
POUR LE TRAITEMENT DES EAUX.

par

S. GBALOAN — P. M. ACHIE — K. 1. ATIVON

256—118 15

Novembre 198e
SODECI CIE!-!
01 BP 1843 Abidjan 01 BP 369 Ouagadougou
Té]. 32.,04..33 Tél 33—34.76 & 33..35-18
T~1ex 23 395 ANURAL Télex 5 277 BF

RAPPORT DE SYNTHESE DE PRAVAUX


DE RECHERCHE SUR LE CHARB0~T DE BOlS
POUR LE TRAITEr’~ENTDES EAUX

par
S. GBALOAN — F.J~Z. ACI-!TE - K.L~ ATIVON

;1gjç Noveinbre 1986 /


25G ~Ç~j\
- ~ aa--
S0W~AIRE

Page

1. INTRODUCTIOIJ 1

II. CHOIX DES ESSENCES 2

III. EXPERIMENTATION 3
3.1. Choix du mode d’utilisation du cha~bon
pour le traitement. 3
3.2. Exp~rimentations au laboratoire 4
a) Recherche de la concentration efficace
de la solution de charbon. 4
b) Résultats comparatifs des charbons 5
c) Traktement mixte hypochJorite de alçJ..um
charbon. 7
d) Traitement mjxte sulfate d’a].ugnjii~
charbon. 8
e) Traktement complet hypochiorite —

sulfate d’alumine charbon.


- 9
XV. APPLICATION SUR L’USINE PILOTE D’AGBOVILLE 10
4.1. La station de traktement — Néthodol~g.i~ 10
4.2. Résultats obtenus 11

V. CONCLUSIONS PARTIELLES 13
5.1. Sur le plan efficacité 13
5.2. Sur le plan économique ik

VI. ~STIMATION DES TRAVAtJX QUI PZSTENT A FAIRE i6


6.i. Matières premières 16
6.2. Carbonisation du bois 17
6.3. Etude des caractéristiques du CBNA 17
6.4. Fabrjcatjon du Charbon de Bois Non Actif 18
6.5~ Estimation des coi~ts 19

ANNEXES : COURBES ET TABLEAUX


—1—

1/ INTRODUCTION /

Les NATIONS UNIES ont recomrnandé ~ tous las états


membres, dans le cadre de la décennie internationale de l’eau
potable et de l’assainissement, de rnettre ~ la disposition de
tout im chacun, de l’eau potable en quantité et en qualité
suffisante. Chacun de son côté a engagé des actions qu’il juge
opportunes pour atteindre cet objectif.

La SODECI (Société de Distribution d’Eau en C8te


d’Ivoire) pour sa part, soucieuse de fournir de l’eau de mei)..
leure qualité â ses abonnés tout en minimisant le co1~t de
revient de celle—ci, a entrepris tr~s t6t des actiorts diverses.

La recherche des produits locaux pour Le trajtement


de l’eau a constitué l’une des voies qui lui semblaient la
plus si~repour parvenir ~ cette fin.

La justesse de vue de la SODECI s’est confirmée


lorsqu’une irnportante étude intitulée “ANALYSE CRITIQUE DES
PROCEDES DE TRAITEMENT D’EAU POTABLE EN AFRIQUE CENTRALE ET
OCCIDENTALE” réalisée en 1983 par Ie Comité Interafricain
d’Etudes Hydrauliques (CIEH), a mis en évidence la nécessité
de rechercher des produits locaux de substitution â certains
produits classiques de traitement

Le présent rapport est le fruit d’une franche colla.


boratjon fructueuse entre la SODECI et le dEN. II fait le
point de quelques investigations faites au laboratoire, et en
vraie grandeur sur quelques stations de traiteinent de la
SODECI, en viie de l’utilisatjon du charbon de bois en rempla-
cement éventuel du charbon actif, importé ~ grand frais pour
le traitement de certaines eaux.
—2—

II, CHOIX DES ESSENCES /

Ii est juste et nécessaire de signaler que l’uti—


lJ.sation du charbon de bois pour la purification de l’eau est
pratique ancestrale de nos différentes tribus.

Le laboratoire central de la SODECI, pour déznarrer


zon expérience,a utilisé le charbon de bois commercialisé sur
le marché. Nous avons constaté, que pour les m~mes conditions
expérimentales, les résultats étaient très dispar~tres donc
irreproductibilité des résultats, Cet état de fait était d~I~
l’hétérogénéité des essences de bois qui composent un même sac
de charbon. Ii fallait avoir une démarche plus scientifique
en sériant les essences. A ce sujet le Centre Technique
Forestier Tropical (C.T.F.T.) nous a été d’une grande utilité.
En effet leur documentation scientifique disponible nous a
permis de faire un choix guidé par les considérations
suivantes

* COMMESTIBILITE : Les essences ~ retenir doivent être


alimentaires.

* DENSITE : Ce param~tre est en relation direct avec

la texture du bois qui est elle—même liée


au squelette carboné final que nous obtien—
drons apr~s carbonisation. Nous avons donc
choisi trois plages de clensité avec des
essences correspondantes.

* FACILITE D’APPROVISIOFTNENENT DE L’ESSEIJCE : Nous avons choisi


des essences facilernent disponibles dans nos
zones de savane et de for~t.

Les essences retenues sont les suivantes

— Fromager
— Parasolier = Densité = 0,35 D 0,45 Bois dit léger

- Framiré = Densité = 0,45 D 0,65 bois dit moyen


S’
—3--

— P114 Densité = 0,95 D 1,1 bols dit lourd


- AZOBE
Remarque : Les densités sont celles des essences sur pied.

III! EXPERII1ENTATI0I~ /

11 est juste et nécessaire de rappeler que le char—


bon est avant tout un squelette carboné qui par oxydation
possède une porosité qui a la propriété de fixer par des phé-
nomènes d~adsorption des molécules organiques. C’est donc dans
le but d’éliminer ces matière~ organiques dissoutes dans l’eau
souvent responsables des goûts et des odeurs que le charbon
est utilisé.

Dans la recherche d’une efficacité maximale,i~on a


amélioré par iine méthode d’oxydation ménagée la porosité du
charbon, ze traduisant par une surface développée des pores
très importante. Ce charbon ainsi obtenu est appelé “Charbon
Actif”.

Notre but est de cornparer les résultats dans l’abat.


tement des fflatières or~aniques, des goûts et des odeurs du
charbon actif et du charbon de bols utilisé.

Les param~tres retenus pour nos investigations sont ;

- la température
- le pH
— la couleur
— les ïnatières organiaues
— le goût
— les odeurs
— la turbidité.

3.1. Choix du mode d’utilisation du charbon pour le


traitement

Le charbon actif peut ~tre utilisé en percolation


ou en émulsion. L’utilisation en percolation nécessite des
modifications en génie civil tr~s conséquentes dans le cas
rr;

- J

- .nr “‘•3
—4-

station déjâ construite qui a besoin des services du


charbon. Par contre le charbon en poudre en solution,présente
le grand avantage de pouvoir être adapté aisément aux stations
déjâ existantes. L’introduct±on de la barbotine se faisant au
niveau de l’agitation rapide qui disperse le charbon dans
toute la masse d’eau â traiter. Ainsi nous avons choisi d’uti—
liser le charbon sous la forme pulvérulente en solution de
2C g/l ou 20 kg/m3,

3.2. Expérimentations au laboratoire

L’utilisation sous sa forme pulvérulente nous a


permis de travailler directenent sur le matériel classique
des essaies de floculation. L’instrument principal a donc été
mi floculateur type hydrocure FL96 permettant de travailler
en parfaite synchronisation avec six bechers, Ceci a pour
avantage ~ toute erreur de temps de rétention ou
temps de contact pouvant influencer les résultats. En effet,
trois bechers seront affectés au charbon non actif et les
trois autres bechers affectés au charbon actif.

a) aecherche de la concentration efficace de la solution


de charbon

Le choix de la concentration de la barbotine a été


fonction des conditions d’exploitation pouvant être rencon—
trées sur les stations autonomie des bacs de préparation de
la solution de charbon - densité - abrasivité de la solution9

Ce dernier paramètre revêt d’ime importance capitale pour la


sauvegarde du matériel de distribution de la barbotine. Après
expérimentation, la plage de concentration comprise entre
quinze et vingt et cinq grammes par litre permet de satisfaire
tous les paramètres â savoir

— minimiser les risques d’usure de la pompe par


abrasion

— empêcher le bouchage des conduites par une barbo—


tine trop épaisse

— autonomie satisfaisante des bacs.


-rj) -
—5—

Nous avons choisi de travailler avec ijne concentra—


tion de 2C g/l

b) Résultats comparatifs des charbons

Ii est juste et nécessaire de signaler que dans le


souci de tester leur effjcacjté en valeur intrinsèque, les
charbons ont été utilisés sans un autre réactjf de traitement.
Dans wie deuxième phase, les réactifs classiques de traitement
~ savoirsulfate d’alumine et hypochiorite de calcium seront
additionnés au charbon

Commentaires des courbes

Ces courbes représentent le rabattement des matjêres


organiques obtenu en appliquant des taux de traitement de 0 ~
40 g/m3. Les résultats obtenus avec chaque variété de charbon
non actif de bols seront comparés aux résultats du charbon
actif “NORIT”.

Planche 1

Courbe du charbon actif NORIT (cA, NCRIT) et celle


du charbon de bois non actif de FRANIRE (CBNA-Frarniré). Les
allures des courbes de rabatte~ent des matières organiques en
fonctjon des taux de trajternent du charbon actif NCR1T et du
charbon de bois non actif de frarniré sont sembiables. ~~ofl
constate cependant un écart de rabattement de l’ordre de
13,5 % entre le charbon actif et le charbon de bois non activé
de framiré. 11 est rejouissant de remarguer que cet écart
s’il est relativement important dans les faibles taux de trai—
tement (entre 5 et 15 g/m3) s’amenuise dans les taux plus
élevés (entre 15 et 30 g/m3). Ainsi l’écart le plus faible
entre le charbon actif NORIT et le CBNA—framiré se situe â
30 g/m3 et est de l’ordre de 4 en pourcentage de rabattement.

Planche II

- courbe du charbon actif NORIT (CA-NORIT)


— et celle du charbon de bois non activé de fromager.
—6-

Les deux courbes en présence sont de même allure.


Notons que le comportement du charbon de bois non activé de
fromager vis—it—vis des matières organiques se rapproche de
celui de CA-NCRIT. L’écart dans les zones des faibles taux
de traitement (5 ~ 15 g/n3) est de 10 en pourcentage de rabat—
tement. Ii ne sera que de 3 en pourcentage de rabattement
pour un taux de traitement de 30 g/rn3 de charbon.

Planche III

Courbe CA-NORIT et celle du CBflA-AZOBE.


Le rabattement maximum de mati~res organiques obtenues avec
le CBNA-AZOBE est de 20 % avec un taux de traitement de plus
de 40 g/m3. Au taux de traitement de 25 g/m3 le rabattement
des matières organiques avec le CBNA-AZOBE est de 11 % tandis
que le CA—NORIT est de 52 % soit une différence de 41 % en
rabattement.

Planche 1V

Courbe CA-NORIT et celle du CBI’TA-PARASOLIER.


Le rabatternent maximum des matières organiques obtenues avec
le CENA-PARASOLIER est de 23 % avec un taux de 25 g/m3. Les
taux au—dessus de 25 g/ni3 n’apportent aucune amélioration.
L’écart entre le CA-NORIT et le CENA-PARASOLIER au taux de
traitement de 25 g/m3 est d’environ 30 % en rabattement.

Planche V

Courbe CA-NCRIT et CBNA-PIN.


Le rabattement en matières organiques est au maximum ~i i6 %
avec un taux de traitement de 30 g/rn3. L’écart entre CA-NORIT
et le CBNA—PIN est de 36 % en rabattement des matières
organiques.

Lorsque l’on consid~re les cinq planches ci—dessus


nous pouvons retenir pour la suite de nos expériences le fro..
mager et le framiré. En effet le comportement de ces deux
essences, se rapproche au mieux du CA—I’IORIT. ~~eX~~nefldes
autres paramètres retenus èt savoir : le pH, la couleur, le go*t,
:2 ‘ 1

14
—7-

les odeurs et la turbidité, vient confirrner celui des rabat—


tements de matières organiques.

La suite de nos expériences se poursuivra avec le


fromager (i) et le framiré (2)~. L’eau brute sur laquelle nous
travaillons est une eau réunissant toutes les caractéristiques
d’une eau de mauvaise qualité, difficile â traiter ~ savoir
eau stagnante â tr~s forte couleur et odeur. Eau très chargée
en rnatière organique d’origine végétale et animale.

Le lieu de prél~vement : barrage sur la rivière AGBO


alimentant la station de la ville d’AGBOVILLE.

c) ~

Les expériences en laboratoire ze sont poursuivies


toujours dans le sens d’une étude comparative entre le charbon
de bols non actif’ des essences retenues et le charbon actif
NORIT. Dans cette deuxième série nous avons mesuré l’efficacité
des charbons vie—â—vis des mati~res organiques apr~s adjonction
d’hypochlorite de calcium.

Rappelons que l’hypochlorite de calcium utilisé au


stade de l’eau brute a pour but d’oxyder les éléments du
milieu. Dans le cas des longues chajnes carbonées aliphatiques,
aromatiques ou mixtes, l’oxydant ainsi introduit opère au décou...
page de ces longues chaînes, les rendant ainsi plus accessibles
aux pores du charbon pour une meilleure adsorption.

Planctie VI

Taux de traitement d’hypochlorite de calcium 15 g/m3.

Courbe CA-NORIT et CBNA-FRA1~IRE.

A un taux de 3C g/m3 de charbon,le rabattement du


CBNA-FRAJ~IRE est ~ 50 %. Pour ce mcme taux,le CA-NORIT perruet
tin rabattement de 60 % soit mie différence de 10 %.

(i) Ceiba pentendra


(2) Terminalja jvorensis.
T —‘
—8—

Planche Vu

Taux de traitement d’hypochlorite de calcium 15 g/m3.


Courbe CA-I~0RIT et C~Î-JA fromager.

Bon comportement du CBI-TA fromager. Au taux de 30


g/m3 de charbon en présence d’hypochlorite de calcium nous
approchons les 60 % de rabattement en matières organiques.

REMA2QUES

Nous insistons sur le fait que l’hypochlorite en


contact avec l’eau brute â traiter trois ~ cinq minutes avant
l’ajout de la barbotine de charbon améliore non seulement
l’effjcacjté de ce dernier, mais évite aussi que le charbon
neutralise par adsorption le chiore, atténuant quelque peu
l’actjon de notre oxydant.

d) Traitement mixte sulfate d’alu~ine — charbon

Lorsque l’on considère le phénomène de floculation


qui a pour but de déstabiliser l’état colloldal de l’eau brute
par des ions métalliques, dans notre cas Al+÷+, lton peut
faire les remarques suivantes

1°!La présence du charbon en barbotine qui ne met en


jeux que des phénom~nes physiques ~ 90 % ne g~nera en rien le
phénom~ne électro—chimique de floculation qui est mie neutra—
lisation des colloïdes par les jOriS Al+++.

2°/Aprés forination des flocs, les grains de charbon


en ze logeant dans ces flocs joueraient tin rôle très bénéflque
en les allourdissant. Les flocs ainsi lestés permettraient iine

meilleure décantation dans les ouvrages.

Planche Vul

Taux de trajtement de sulfate d’alumine 120 g/m3.


Courbe CA-NORIT et CBNA- FRh~IRE.

Le taux de traitement eff’icace et économique en char—


bon est de 30 g/m3. On note tin rabattement des mati~res organiques
—9—

de 75 %. Le charbon actif-Norit est ~ 80 % de rabattement


pour le même taux de 30 g/m3.

Planche IX

Taux de traitement de sulfate d’alumine 120 g/m3.


Courbe CA-NOflfl et CB1JA—FROMAGER.

Le taux de traitement efficace est de 30 g/m3.


Le rabattement des matières organiques obtenu est de 78 %.
Le cliarbon actif pour le même taux de 30 g/m3,a un
rabattement de 80 %.

e)
charbon

Ce dernier stade simule le traitement en usine puisa


qu’il regroupe les trois réactifs â savoir : l’hypochlorite
comme oxydant — le sulfate dtalumisie comme floculant et le
charbon comme adsorbant.

?lanche X

CA-NCRIT et CBNA-FRP.F111E

Taux de trajtenaent

— hypochlorite de calciurn : 12 g/m3


— sulfate d’alumine 120 g/m3
La conjugaison de l’hypochlorite de calciujn et du sulfate
~ atnéliore le rendement des charbons.
CA-NORIT a 30 g/m3 92 % de rabattement en M.0
CENA a 30 g/m3 84 % “ “ “

Planche XI

CA-NORIT et CBNA-FROt4AGER

Taux de traitement

- hy-pochlorite de calcium : 12 g/m3


- sulfate d’aluniine : 120 g/m3
- 10 -

Comxne dans le cas du framiré la conjugaison des deux réactifs


améliore le rendement des charbons.
CA-NORIT a 30 g/m3 92 % de rabattement en U.0
CBNA-FROMAGER a 30 g/m3 89 % “ “ “ “

Nous remarquons par les résultats obtenus au labo—


ratoire que les charbons de bois non actif de framiré et de
fromager ont mi comporternent louable dans la lutte contre les
matières organiques. II est juste et nécessaire de faire
remarquer que les eaux en présence ont une pollution essen—
tiellement organique naturelle provenant de la dégradation de
la flore et de la faune. Ce type de matières organiques s’éli—
mme aisément. Nous aurions été en présence de pollutions arti—
ficielles telles que les pesticides, l’écart en rabattement
entre le CA-NORIT et les CEMA-FRAMIRE et FROI’IAGER aurait été
certainement plus grand en faveur du charbon actif.

IV! APPLICATION SUR L’USINE PILOTE D’AGBOVILLE /

4.1. La station de traitement — i’~éthodologie

L’usine de traitement d’eau de la viiie d’Agboville


a l’avantage d’~tre conçue en deux tranches bien distinctes
permettant la comparaison des résultats obtenus. Ainsi flous
avons pu appliquer le traitement au charbon sur la tranche II,
la tranche 1 servant de comparaison pour juger de l’efficacité
du charbon non actif de fromager.

- Débits nominaux

Tranche 1 60 rn3/h
Tranche II : II A : 80 m3/h
II B : 80 m3/h

— Fj1i~re de traitement

1 t 1 t 1 1 t F ILTRATION t
t DEGRILLAGE !—~1FL0CULATI0N t—~! DECANTATION t —DI t
1 t 1 t 1 1 SUR SABLE
t 1
— t
1
~NEUTRALISA- 1 1
ISTOCKAGE TION 1 __________ t STERILISA-
TION 1
— 11 —

L’expérirnentation en grandeur nature a été faite


avec le charbon de f’romager car 11 a montré tin meilleur corn—
portement au laboratoire. 11 fhut aussi signaler que ces essais
en grandeur nature nécessitent mie trés grande quantité de
charbcn pulvérulente.

La confection de deux essences risquait de nous


détourner de notre but essentiel, car très rapidement,nous nous
serions attardés sur des problè~es purernent technologiques qui
ont leur importance mais qui ze situent en aval de ce rapport.

Nous avons travaillé pendant quinze jours d’affilés


sur l’usine d’AGBOVILLE au mois de janvier 1986 ; puis quinze
jours au mois de mal 1986.

Le mois de janvier représentant tin mois de saison


sèche et celul de mal mi mois de saison de pluies.

Les résultats de fonctionnement sont cautionnés dans


deux tableaux. Ces tableaux permettent d’apprécier d’une part
l’axnélioration de l’eau brute par rapport â l’eau traitée sur
les paramètres sujvants : turbidité — couleur — odeur — saveur —
mati~re organique en milieu alcaljn. D’autre part l’on peut
aussi apprécier l’amélioration apportée par le charbon de bols
fromager en exarninant la tranche 1 et la tranche II de l’usine.

4.2. Résultats obtenus

4.2.1. ~

L’eau brute â cette période de l’année se caractérise


par mie très forte couleur et iine forte odeur de vase et de
moisie. En effet, la rivière “AGBO” au niveau du barrage est
enti~rement recouverte de nénuphars et les échanges de la masse
d’eau avec le milieu extérieur se font difficilement. La dégra—
dation de la flore est è son maximum d’oû très forte quantité
de matières organiques,

Lorsque l’on considère le tableau, l’on constate


l’efficacité du traitement d’mie mani~re générale puisque l’on
ze situe après traitenent â des valeurs conformes aux normes
1~—
— 12 —

de potabilité. Mais mie analyse plus fine du tableau permet de


faire les remarques suivantes

Turbidité : léger avantage sur la tranche II, la


tranche au traitement au charbon. L’explicat±on est ~t trouver
dans l’effet d’alourdissement du floc obtenu è cause de la
présence des petits grains de charbon ; donc une meilleure
séparation solide — liquide en parfait accord avec les bis
de décantation.

Couleur : l’appréciation de ce param~tre sur les deux


tranches ~ pas très aisée car ii revêt beaucoup plus de
phénomène chimique ~ savoir : l’oxydation de bongues chaînes
carbonées par l’hypochborite.

Odeur et goût : Ces deux paramètres nécessitent que


l’on fasse un petit tour d’horizon de nos connaissances en la
matière. En effet, ii est juste et nécessaire de signaler que
les pays tropicaux avec la permanence d’une température moyenne
de 37°C sont propices â la prolifération des esp~ces planctoni.—
ques avec des cycles de croissance deux èi trois fois plus
rapide que dans les pays tempérés, Ainsi nous nous trouvons
dans la plupart des cas en milieu de B—mésosaprobe. Cette déno—
mination caractérise mi état d’évolution des eaux naturelles
et dans notre cas précis,une eutrophisation au stade 1. Dans
de telles situations,la majorité des espèces en présence est
connue pour ~tre responsable des nuisances organoleptiques
(go~1ts et odeursL, Ce sont les conséquences directes des
déchets de tnétabolisme des champignons actinomycètes dont les
plus courants sont la GE0SI~’iINE et le 2 méthyl -ISOBORNEOL.
Avec ces deux pararnètres â savoir l’odeur et la saveur, le
charbon apporte tin agrément inégalé en mati~re de traiternent.
En effet, le phénomène d’adsorption de ces substances respon—
sables des goûts et des odeurs est très aisé.

Dans la plupart des cas de traitement l’on contourne


le désagrément de ces goi~ts et odeurs par time chloration. Le
goût et l’odeur de chiore viennent dominer les autres. Ainsi,
— 13 —

la tranche II, par la présence de charbon, délivre time eau


pratiquement sans goût particulier et sans odeur. La tranche 1
eau ~ goût et odeur de chlore.

Mati~res organiques les résultats du laboratoire


ze confirment fort bien sur l’usine. Le charbon étant un
réactif ayant time valeur intrinsèque dans ie rabattement des
rnati~res organiques, ii apporte tin plus sur la tranche II
comme i’on peut le constater sur le tableau.

4.2.2. ~

Nous nous bornerons ici ~ expliquer les quelques


différences de comportement de l’eau ~ cette période de l’année.

Ii n’est pas utile,au risque de nous répéter,de


commenter le tableau paramètres par param~tres.

En saison de plules, ii y a tin effet de dilution des


eaux de la retenue doublé d’un effet de turbulence qui vient
donc perturber les classifications en gradiant de concentration
des éléments. Les eaux sont plus chargées â cause des apports
des eaux torrentielles lessivant les sols, Conséquences : nous
avons tin regain de turbidité — de couleur — mais le réactif de
fboculation est plus â l’aise dans son action. Signalons aussi
que l’effet de dilution a ume action bénéfique sur le phénorn~ne
de goot et odeur atténuant par la même occasion la différence
entre la tranche 1 de l’usine et la tranche II.

VI CONCLUSIONS PARTIELLES /

5.1. Sur le plan efficacité

Le charbon de bois non actif de fromager (CBNA -

FRONAGER),apporte time action bénéfique au traitetnent de l’eau.


Dans tous les cas, ±1 faut retenir que le charbon doit ~tre
utilisé en phase d’affinage. Le charbon â lui tout seul ne
pourrait avoir tin résultat sur mie eau brute du type eau de
retenue sur une rivière telle que “L’AGBO”.
— 14 -

Signalons toutefois qu’une étude de ce type gagnerait


~ ~tre épaulée par des moyens d’irwestigations solides et assez
poussés. En effet, le phénomène d’adsoption par lequel le char—
bon agit met en jeux plusieurs paramètres avec des interactions
souvent complexes (origines du charbon — forme des pores avec
leur surface développée - la température - l~e type de polluant
en présence — la granulométrie du charbon avec la notion de
taille effective, etc...).

I~.ais ce rapport a pour but de tester ~ l’état brut,


les variétés de charbon disponibles dans la sous—régiori.
L’utilisation du charbon dans l’affinage de l’eau nous a
toujours été présentée sous la forme évoluée de charbon actif.
L’activation du charbon n’est ni plus, ni moins que la recher.
che d’une solution économique dans le sens de l’augmentation
de l’efficacit& ramenée ~ l’unité de poids de charbon. Au nom
de cette m~me vision économique et compte tenu de la disponi..
bilité de la rnatière première nous nous trouvons en droit de
reconsidérer la question.

5.2. Sur le plan économique

Ii s’agit de coinparer les co~ts d’un traitement au


charbon actif et celul du charbon de bois de fromager.

Ltexploitant peu averti aura tendance ~ pens.r que


l’emploi du charbon permettrait de réduire les taux des autres
réactifs de traitement. Cet état de fait a été suffisamment
démontré et de nombreuses études ont prouvé que les taux habi..
tuels sont généralement maintenus. Le charbon doit ~tre consi..
déré comme un réactif d’affinage permettant de ramener l’eau
aux normes de potabilité vis-â-vis d’un polluant spécifique
ou accidentel. Ilotre étude économique se situera donc uniqu~.
ment au niveau de l’eniploi du charbon actif et du charbon de
bois non activé.

Généralenient le charbon actif que nous utilisens dans


nos pays subit le schéma classique des échanges NOP.D-SUD ~
savoir : — matière première provenance SUD — élaboration de
-~

t’ 1 ‘ ‘-‘

-‘it
— 15 —

cette matiêre première par le NORD — rachat de cette même ma-


tière élaborée par le SUD. C’est le cas par exemple du charbon
actif è~ base de coque de noix de coco. L’on comprend alors
aisément la nécessité de nos jours d’examiner le problètne au
niveau de nos jeunes soclétés de distribution d’eau potable.

Calcul des prix de revient du charbon de bols de fromager

Le charbon de bols de fromager en morceaux grossiers


est disponible sur le marché Ivoirien è la date du 15 avril 1986
~ 3 000 F.CFA le sac de 40 kg soit 75 F.CFA/kg.

La structure de prix serait la suivante

* prix d’achat 75 F.CFA/kg T.T.C.


* d’usinage

— énergie )
— MO.P. ) = 140 F.CFA/kg
— conditionnement )
* marge éventuelle fabriquant 50 FO.CFA
* frais rendu magasin exploitant 25 F.CFA
* divers - imprévu 15 F.CFA

TOTAL...,. 300F.CFA/kg

Ce prix au kilogramme est celui d’une fabrication de


type artisanale se greffant sur la production de charbon de
bois existant sur le marché, ii est entendu que dans le cas
d’une orgaziisation de production industrielie le prix de la
tonne pourrait être divisé faciletnent par deux.

Comparaison CBNA-Fromager - CA-Norit

Le prix du kilogramme du charbon actif rendu magasin


SODECI ABIDJAN est de 1 600 F.CFA/kg,

Ii ne serait pas juste de se limiter uniquement â la


comparaison simpliste des prix au kilogranime.

— charbon act 1f 1 600 F.CFA/kg


— charbon de bois non actif 300 F.CFA/kg
- ‘— - - ,L-i -joc
— 16 —

Les expériences ont montré que pour le m~me type de


pollution â combattre ~ savoir goût et odeur de nioisi dans
~ les taux de traitement efficaces pour le charbon actif
et le charbon de bois non actif sont

- 20 g/rn3 de charbon actif


- 30 g/m3 de charbon de bois non actif.

Les co~1ts du traitement rarnenés au m3 d’eau sont

- pour le charbon actif : 32 F,CFA/m3


— pour le charbon de bois non actif f’romager :
9 F.CFA/m3

1 Pour 1 000 m3 d’eau ~ traiter : 1


1 charbon actif NORIT 32 000 F.CFA 1
1 charbon de bois non actif fromager 9 000 F.CFA 1
1 1
CBNA-FR0i’iAGER 1.
1 Rapport CA-NORIT
3,5 1
1 1
~-

VI! ESTINATION DES TRAVAtJX QUI RESTENT A FAIRE /

L’étude menée sur l’utilisation du charbon de bois


non actif (CENA) de fromager et de framiré pour l’abattement
des matières organiques et autres micro—polluants a été time
êtude purement comparative.

En effet, l’efficacité du CBNA a été comparée au CA


(charbon actif). Les expérimentations au laboratoire et en gram—
deur nature sur la station pilote nous ont permis d’obtenir les
résultats et les conciusions que nous avons mentionnés ci.—
dessu~.Cependant dans l’optique d’une rigueur scientifique, ii
est juste et nécessaire de signaler de nombreuses zonen ~~om~re
que nous aimerions voir lever.

6.1. Hati~res prernières

Au niveau de la sélection des essences, seuls deux


critères de choix nous ont guidé â savoir : la densité du bom
— 17 —

sur pied et le caractère alimentaire des essences. Certains


aspects pourraient nous éclairer davantage

— relation entre texture et type de pore obtenu après


carbonisat lom,

— influence de la zone climatique sur

En effet, après discussion avec quelques spécia—


listes de l’institut de bois, ii sembierait qu’un fromager en
zone de savane aurait des différences avec tin fromager en zone
forestière. Ces diff’érences peuvent avoir des conséquences sur

le pouvoir adsorbant du charbon obtenu.

6.2. Carbonisation du bols

Le charbon de bois non activé, utilisé pour nos expé—


riences nous a été livré par la SODEFOR (Société de Développe-
ment Forestière). Ii serait bénéfique d’étudier la technique
de carbonisation mise en place par la SODEFOR. La maîtrise de
cette technique pourreit nous permettre de l’ainéliorer dans
l’optique de l’utilisation du CBNA dans le traitement des eaux.
11 ne faut pas perdre de viie que le charbon ainsi obtenu par la
SODEFOR est destiné â l’énergie (charbon de chauffe).

Les capacités adsorbantes du charbon étant directe—


ment liées au mode de carbonisation, l’on comprend aisément la
nécessité de se pencher sur eet aspect du probi~me. Le charbon
actif n’est ni plus, ni moins qu’un charbon ~ qui l’on a fait
subir time carbonisation dans des conditions spécifiques qui ont
permis ~~~ccro~tre la quantité et la qualité des pores ramenés
au gramme de charbon.

6.3. Etude des caractéristiques du CBNA

Dans le doniaine de l’utilisation du charbon, chaque


entitée doit ~tre déterminée par un certain nombre de caracté~
ristiques permettant de l’insérer dans une certaine familie.
Ainsi donc, le produit que nous voulons promouvoir souffre de
cette lacune que nous sou.haiterions combier.
(2 -j
— 18 —

Quel type de structure poreuse développe le CBNA de


framiré et de fromager ?

Ii est délivré pour chaque charbon une véritable


pièce d’identitée avec les rubriques suivantes :

1/ VARIETE DE CHARBON : poudre en granulé

2/ ORIGINE

3/ SPECIFICATIONS

* indice d’iode
* humidité è ].‘ensachage
* cendres (pour la poudre)
* refus ~ 80 microns (pour la poudre)
* résistance â la brasion (pour granulé)
* diamétre moyen des particules (granulé)
* granulométrie.

4/ CARACTERISTIQUES I~’iOYENNES
* masse volumique apparente
* inasse voluxnique après mise en oeuvre
* taille effective
* coefficient d’uniforrnité
* surface spécifique.

5/ PLAGE D’UTILISATION

* type de micro polluant ~ éliminer.

Tous ces paraniètres par laquels un charbon doit ~tre


désigné ne peuvent être cernés que dans des laboratoires
spécialisés. Notre souhait serait de pouvoir travailler aux
c8tés des spécialistes en la matière,

6.4. Fabrication du Charbon de Bois Non Actif

Ii. s’agit de mettre sur pied une méthode de trans.


formation depuis les blues de grunie, jusqu’au charbon cendi.
tionné sous ses diverses formes selon leur utilisation.
r
— 19 —

Cette phase des études devrait intégrer les résultats


des investigations sur les méthodes de carbonisation. Ii faut
nécessairement déboucher sur time technologIe assez simple
pouvant alimenter en quantité suffisante, time société des eaux
pour le traitement des eaux brutes nécessitant le charbon.

6.5, Estimation des coilts

1/ ~

Relation densité - texture - type de pore du charbon —

échantillonnage sur le terrain — contacte avec spécialistes —

expédition d’échantillon - analyse dans des laboratoires


spéc ialisés.
Col~testimatif ............. 3000000F.CFA

2/ Carbonisation du bols

Carbonisation méthode artisanale — analyse sur résul—


tats avec les diverses essences sélectionnées — détermination
des structures des pores obtenus avec toutes les spécifications,
Mise en place d’une méthode de carbonisation améliorée —

analyses des structures des pores obtenus avec toutes les spé—
cifications et ceci pour les diverses essences retenues.
Coût estimatjf ..,.,,.............,•..~. 4500000F.CFA

3/ ~

Essence sélectionnée — mode de carbonisation déter—


rniné. Chaque type de charbon doit avoir sa spécification. Toutes
les spécifications précitées seront obtenues dans des labora—
toires spécialisés.
Coût estimatif •0~00 ........ 4 500 000 F.CFA

4/ Technologie de fabrication

Recherche d’une technologie adaptée — étude — essais —

modification — fabrication — usinage de pièces — montage


d’unité de fabrication pilote, etc...
Coût estitnatif .. 15 000 000 F.CFA
TOTAL GENERAL ~ 27 000 000 F.CFA
ANNEXE S
ELEI~ITTS D’lI-TTERPRETATICN DES
1 RESULTATS !
1

1/ ~
1) Saison sèche mois de j anvier 1986

Temp érature
30°C
pH 6,4
Turbidité 120 gouttes de mastic
Couleur
: 250 mg/L PT, co
TAC
6°F
THT
6°F
THCA 4°F
THI4g 2°F
i~iat. Org. 20 mg/l
Fer
2 mg/l
Chiorure 4 mg/l
0,2 rng/l
C02 libre 48 mg/l

Nitrates 2 mg/l
Silice 21 mg/l
Phosphates (P2o5) 3,75

Odeur moisi seuil 20

Goût vase seuil 20


2) Saison de pluies mom de mai 1986

Température 28°C

pH 7,1
Turbidité 150 gouttes de mastic
Couleur 200 rng/l PT, CO
TAC 6,50F
TNT : 960F

THCA : 5,2°F
TNI’ig : 4,7°F
Mat. organiques 19,6 mg/l
Fer 4,5 mg/l
Mii 0,l5mg/l
C02 libre 16 mg/i

6,7 mg/l
C02 dissout

Nitrates : 2 mg/1
S iiie e 22 mg/1

Phosphates (P205) : 3 mg/l

Odeur moisi. seuil 15


Goût vase seuil 15
II, APP~ECIATION DES GOUTS ET DES ODEURS

La subjectivité de ces paramètres nous a poussé â

rechercher une rnéthode pormettant de quantifier les mesures


effectuées. Nous avons travajilé en seuil. Le seuil étant
défini comme l’inverse de la dilution opérée sur l’eau brute
jusqu’~ disparition des go~ts et odeurs

Exemple : 11 a fallu diluer 1 cm3 d’eau brute dans


10 cm3 d’eau distillée pour obtenir la disparition des go~ts
et odeurs. Nous dirons que le seuil du goilt est de 10.

III, ~

Soit CO : la concentration des matières organiques


de l’eau brute

C : la concentration des matières organiques


apr~s traitement.

Le critère d’efficacité du traitement sur les


matières organiques est

— c,’co
! 1

L’expression 1 — C/CO - 0 lorsquo C/CO auginente


c’est—~—dire lorsque C se rapproche de CO, en d’autre terme
lorsque le charbon ne réduit pas assez les matières organiques
de l’eau brute.

1 - C/CO -,> 1 lorsque C/CO diminue c’est-~-dire


lorsque la différence entre C et CO est grande, en d’autre
terme lorsque le charbon réduit beaucoup les matières organiques
de l’eau brute.
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TABLEAL 1 USINE D’AGBOVILLE J.ANVIER 1986

TRANCEE 1 TRANCHE II
CBNA Fromager 30 gtm3
EYPO 12 g/m3 HYPO 12 g/m3
SA 120 g/ni3 SA 120 g/n~3

dité couleur odeur goût M.0/AL turbidité couleur odeur goût M. 0/AL
~.ast~c mg/ICO.p’r seuil seuil cig/1 DATES gttestiast ~c mq/1CO.P seuil seutJ 1
ET EB ET EB ET EB ET EB E’r EB ET EB ET - EB ~ y~r -~ ~2T~

15 250 ID 20 6 20 6 20 3,2 10/ 1/~6 100 5 250 10 20 20 2 20 1,95


2
260 15 25 6 20 6 20 3 11/1/86 100 5 260 10 25 2 20 2 20 1,8
10 250 15 20 6
20 6 20 2,5 12/1/86 100 5 250 5 20 2 20 2 20 1,8
15 250 15 20 6 20 6 23 2,8 13/ 1/86 l00 10 250 10 20 2 20 2 23 1,8
18 260 10 20 6 6
20 22 3 14/1/8~ 100 10 260 5 20 2 20 2 22 1,6
15 260 15 25 6 20 6 20 3,1 15/1/86 100 10 260 10 25 2 20 2 20 1,6
15 260 15 20 6 6
20 22 3,2 16/1/86 100 10 260 10 20 2 20 2 22 1,5
15 15 20 6 6
250 20 18 2,8 17/1/ 86 go 5 250 10 20 2 20 2 15 1,5
16 250 15 20 6 6
20 20 2,9 18/1/86 80 5 250 5 20 2 20 2 20 1,2
15 250 20 20 6 20 6 25 3,2 19/1/86 70 10 250 S 20 2 20 2 25 4
10 250 15 20 6 20 6 20 3 20/1/ 86 100 5 250 10 20 2 LU 20 1,8
250 15 20 6 6
20 22 1,9 2 1/1/86 90 5 250 10 20 1 2~ . 1 22 1,8
:5 260 15 20 6 20 6 20 1,9 22/1/86 100 10 260 10 20 1 20 1 20 1,9
250 15 20 6 20 6 20 1,9 23/ 1/86 100 10 250 5 20 1 20 1 20 1,9
250 15 20 6 20 6 30 2 24/1/86 100 10 250 5 20 1 20 1 20 1,8
17 15 6 6
260 20 20 20 2,5 25/1/86 100 10 260 5 20 1 20 1 20 1,9
USINE D’AGBOVILLE MAl 1986
TABLEAU II

TRANCHE 1 TRANCEE II 30 g/m3


CBN Fromager
BYPO 12 g/in3 HY P0 12 g/m3
SA 120 g/m3 SA 120 g/m3

urbidité couleur odeur goüt 14.0/AL turbidité couleur od~ur goüt M.0/AL
ttes mas~ mg/1CO.PT seui]. se”il mg/l.____ DATES gtte mas ~/1CO.PT ~e»iL ~eItij n~g,L~~__

EB ET - EB ET EB — ET EB ET EB ET EB ET EB ET E ~_ -____ EB ET_ —

5. 3,96 5/05/86 150 5 280 5 15 2 15 2 19,8 1,6


50 5 280 15 5 15 5 19,8
3,5 150 5 300 5 15 2 15 2 19 1,5
.50 5 300 5 15 5 15 5 19 6/05/86

3,8 7/05/8(’ 150 5 300 10 15 2 15 2 20 1 ,8


10 300 ie 15 S 15 5 20
S 19,8 3,8 8/05/86 160 5 250 10 15 1 15 1 29,8 1,4
- 00 10 250 10 5 15
10 15 5 19,5 3,6 9/05/86 160 5 250 10 15 1 15 1 19,5 2
•o0 250 15 15 5
10 15 5 20 3,6 10/5/86 160 10 250 5 15 2 15 2 20 2
250 20 15 5
10 11/5/86 160 10 250 10 15 2 15 2 19,2 1 .8
30 250 15 15 S 15 5 19,2 3,4
3,9 160 5 250 5 15 2 15 2 20 2
30 10 250 10 15 5 15 5 20 12/5/86

5 20 3,9 13/5/86 160 5 250 10 is 2 15 2 20 1


10 250 15 15 5 15
3,6 14/5/86 150 5 250 15 15 2 15 2 19,0
15 250 20 15 5 25 5 19,8
S 15 5 19,8 3,7 15/5/86 150 10 250 20 15 2 is 2 19,8
15 250 20 15
5 19,2 3,2 16 / 5/86 150 5 250 15 15 2 15 2 19,2
10 250 15 5 15
5 20 3,8 17/5/86 150 10 250 15 15 2 15 2 20
15 250 15 15 5 15
5 15 5- 19,8 ~3,5 18/5/86 140 10 250 15 15 2 15 2 19,8
10 250 15 15
4 19/ 5/86 140 5 250 15 15 2 15 2 20
15 250 10 15 5 15 5 20,0
15 5 20 3,6 20/5/86 140 5 250 10 15 2 15 2 20
250 10 15 5
10
U5INE D’AGBOVILLE MAX 1986
TABL.EAU II

TRANCHE 1 TRANCEE II
CBN Froniager 30 g/m3
HYPO 12 g/m3 HYPO 12 g/m3
SA 120 g/m3 SA 120 g/m3

urbidité couleur odeur goOt 14.0/AL couleur od~ur goOt 14.0/AL


1turbidité
:ttes znas. mg/1CO.PT seui]. seiiil ~g/’.___ DATES jgtte mas mq/1ÇO~T ~a.ai

EB ET EB ET EB ET EB T EB ET EB — ET EB ET EB — EB ET EB

5. 5 19,8 3,96 5/05/86 150 5 280 5 15 2 15 2 19,8 1,6


5 280 15 5 15
3,5 6 /0 5/86 150 S 300 S 15 2 15 2 19 1,5
5 300 5 15 5 15 5 19
5 20 3,8 7/05/86 150 5 300 10 15 2 15 2 20 1,8
10 300 ie IS 5 15
3,8 8105/86 160 5 250 10 15 1 15 1 19,8 1,4
10 10 1.5 5 15 5 19,8
250
10 S 19,5 3,6 9/05/86 160 5 250 10 15 1 15 1 19,5 2
250 15 15 ç 15
10 20 3,6 10/5/86 160 10 250 5 15 2 15 2 20
250 10 15 5 15
3,4 11/5/86 160 10 250 10 15 2 15 2 19,2 1 ,8
00 10 15 15 5 15 5 19,2
250
160 5 250 S 15 2 15 2 20 2
30 10 250 10 15 5 15 S 20 3,9 12/5/86
3,9 160 5 250 10 15 2 15 2 1,9
0
-~ 10 250 15 15 5 15 5 20 13/5/86
150 5 250 15 15 15 2 19,0 1,9
-fl 15 20 15 S 15 5 1918 3,6 14/5/86
250
5 19,9 3,7 15/5/86 150 10 250 20 15 2 is 2 19,8 1,8
:0 ~15 250 20 15 5 15
3,2 16 / 5/86 150 5 250 15 15 2 15 2 19,2 1,6
15 15 5 15 5 19,2
10 10 250
5 20 3,8 17/5/86 150 10 250 15 15 2 15 2 20 1,9
50 15 250 15 15 5 15
140 10 250 15 15 2 15 2 19,8 2
15 15 5 15 5 19,8 3,5 18/5/86
20 10 250
S 20,0 4 19/5/86 140 5 250 15 15 2 15 2 20
15 250 10 15 5 15
5 20 3,6 2 0/5/86 140 5 250 10 15 2 15 2 20
250 10 15 5 15
20 10
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