UNIVERSITE HASSAN II
Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales- Ain-Chock.
Filière : sciences économiques et gestion
Elément du module : comptabilité nationale
Semestre : 5
Ensembles : 1et 2
Cours de comptabilité nationale
Présenté par le Pr : NABAOUI
Ce cours s’organise en quatre chapitres
Chapitre I : le regroupement des agents : les secteurs institutionnels
Chapitre II : les opérations économiques
Chapitre III : les comptes des secteurs et les principaux agrégats économiques
Chapitre IV : le tableau des entrées-sorties (T.E.S)
NB : le sujet de l’examen portera sur les quatre chapitres et sera présenté sous
forme d’un QCM
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COMPTABILITE NATIONALE
CHAPITRE : I
Le regroupement des agents : les secteurs institutionnels
Une unité institutionnelle est un centre élémentaire de décision économique.
Elle présente en principe l’autonomie de décision pour exercer ses activités,
percevoir ses revenus et en disposer à cumuler du capital prêté et emprunté.
Les unités institutionnelles sont ensuite regroupées au semi du secteur
institutionnel. Celui-ci est défini ainsi comme une unité fondamentale du
système élargi de la comptabilité nationale.
Elle s’assimile à la notion d’agent économique c a d à un secteur économique
ayant un comportement uniforme et effectuant des opérations à titre principal.
On distingue donc les secteurs suivants :
Les sociétés non-financières
Les sociétés financières
Les administrations publiques
Les ménages (y compris les entreprises individuelles)
Les institutions sans but lucratif au service des ménages.
I- Les sociétés non – financières
- Fonction principale : produire des biens et services marchands non-
financiers
- Ressources principales : le montant de la vente
Le secteur des sociétés non financières (SNF) regroupe toutes sociétés quelque
soit leur forme juridique, on trouve des sociétés privées et des sociétés
publiques, ce secteur comprend aussi les quasi-sociétés dont l’activité se traduit
par la vente de service. Il est à noter la distinction entre la société et la quasi-
société fondée sur l’existence ou non de la personnalité juridique.
On distingue dans le secteur :
Les quasi – sociétés privées : elles sont les succursales des entreprises
étrangères (non – résidents) installées sur le territoire national (ou
domestique)
Les quasi – sociétés publiques qui sont des organismes publics de grandes
tailles venant la plus grande partie de leur production du public.
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La nouvelle subdivision des sociétés non – financières proposées par la
comptabilité nationale (ou bien par le système européen des comptes) s’appuie
sur la nature de contrôle exercé au sein de l’entreprise.
On distingue aussi trois sous – secteurs :
Les sociétés non – financières publiques : elles sont contrôlées par une
administration publique
Les sociétés non – financières privées nationales : elles sont contrôlées par une
unité résidente qui n’est pas une administration publique
Les sociétés non – financière sous contrôle étrangé. Elles sont contrôlées par une
unité institutionnels le non – résidente.
II- Les sociétés financières
Fonction principale : financer c'est-à-dire collecter transformer et répartir
des disponibilités financières ou gérer leurs moyens de financement
Ressource principale : les fonds prévenants des engagements financiers
contractés à titre d’exemple « dépôts à vue et à terme, obligation….. etc »
La comptabilité nationale trouve le système européen des comptes décomposé
des sociétés financières en trois secteurs :
1/ les institutions financières
Ce secteur comprend la banque centrale, les autres institutions de dépôts et les
autres intermédiaires financiers :
La banque centrale joue le rôle de la banque des banques
Les autres institutions de dépôts sont des banques inscrites auprès du
conseil national du crédit (BMCI, les banques de 2e ordre)
Les autres intermédiaires financiers sont des institutions qui utilisent les
ressources non monétaires pour financer les crédits tels que les dépôts
transférables, les émissions d’action ou d’obligation.
On trouve dans ce secteur la caisse de dépôt et consignation, les caisses
d’épargne et d’autres institutions de crédit par exemple (SICAV société
d’investissement à capitale variable.
3
2/ Les auxiliaires financiers
On trouve dans ce secteur le groupement d’intérêt économique
3/ Les sociétés d’assurances : la fonction principale consiste à garantir un
paiement en cas de réalisation d’un risque. Elles peuvent avoir une activité
bancaire de même que les banques exerçant de plus en plus une fonction
d’assurance
III – les administrations publiques
- Fonction principale : produire des services non marchands destinés à la
collectivité et effectuer des opérations de redistribution du revenu et des
richesses nationales
- Ressources principales : prélèvement obligatoire comme les dépôts, les
cotisations sociales et obligatoires effectués sur les autres secteurs et reçus
directement et indirectement
On distingue trois sous secteurs :
1/ Les administration publiques centrales : Elles exercent une action dont le
compte et le financement sont nationaux. On trouve l’état et les organismes
divers d’administration centrale.
+ L’état : Il groupe l’ensemble des services administratifs dont les dépenses et
les recettes sont tracées dans les comptes spéciaux de trésorerie. Ces documents
sont publiés tous …. Dans la loi de finance votée par le parlement.
+ Les organismes divers d’administrations centrales
Ils produisent des services marchands et non marchands et déposent de
l’autonomie financière leurs ressources sont constituées par les subventions de
l’état ou des constitutions obligatoires comme les taxes fiscales perçues à
l’échelle nationale.
On trouve par exemple : les lycées, les universités, les musés nationaux…. Etc
2/ les administrations publiques locales
Elles regroupent les collectivités comme les régions, les départements, les
communes et les organismes divers d’administrations locales comme les
syndicats, les communiés urbaines, les chambres de commerces et
d’industries… etc. les ressources sont d’origines locales par exemple : taxes
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d’administration, taxes sur la carte grise et le permis de conduire et les taxe
additionnés sur les impôts locaux.
3/ les organismes de sécurité sociale : comme par exemple la CNSS. On trouve
toutes les unités institutionnelles qui distribuent les revenus sous forme de
prestation sociale à partir des cotisations sociale obligatoires ainsi que les
organismes aux quels ces unités fournissent leurs ressources principales comme
les hôpitaux publics.
IV Les ménages (y compris les entreprises individuelles)
-Fonction principales : ils consomment et en tant que producteur individuel, ils
produisent des biens et services marchands non financiers
-Ressources principales : rémunération des facteurs de productions, transferts
effectués par les autres secteurs et le produit de la vente
Le secteur des ménages se divise en ménage ordinaire et ménage collectif
1/ Les ménages ordinaires : Ils sont constitués par l’entreprise des occupants à
une même administration privée
2/ Les ménages collectifs : Ils concernent toutes les personnes vivant dans les
collectivités par exemple : maison de retraite, foyer des travailleur. On classe
également dans le secteur des ménages les entreprises individuelles. Ce sont des
unités produisant des biens et services marchands non financiers au sein d’une
unité économique et ils ne possèdent pas une personnalité juridique. Il s’agit des
médecins, des artisants, des agriculteurs et des petits commerçants.
V – Les institutions sans but lucratif au servie des ménages
Fonction principale : Produire les services non marchands réservés à des
groupes particuliers de ménage et en produire sans but lucratif des services
marchands destinés au ménage
Ressources principales : contribution volontaire effectuée par le ménage et vente
de services marchands. On trouve dans ce secteur toutes les formes d’association
que ce soit musicales ou sportives, les syndicats des travailleurs, les partis
politiques. Ces unités reçoivent des subventions provenant des administrations
publiques.
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VI – Le reste du monde
La comptabilité nationale ou le système européen des comptes ne considère pas
le reste du monde comme un véritable secteur intentionnel. Il s’agit d’un
ensemble de ventes retraçant les flux entre les unités résidents c'est-à-dire
économie nationale ou domestique et les unités non résidentes (étranger). Le
solide globale de ces comptes est la capacité de financement du reste du monde
qui est égale même de signe opposé à la capacité de financement de la nation
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CHAPITRE : 2
Les opérations économiques
Dans la comptabilité nationale ou le système européen des comptes, il y’a trois
opérations :
Les opérations sur produits
Les opérations de répartitions
Les opérations financières
I- Les opérations sur produits
Elles concernent les produits des biens et services crées à partir des
combinaisons de facteurs de production
Ces opérations sont :
La production
La consommation
L’investisseur
L’exportation et l’importation
La valeur ajoutée
A- La production
C’est une activité qui combine les ressources en main d’œuvre et en capital pour
fabriquer les biens et fournir les services. Elle se décompose en trois parties :
La production marchande
La production pour emploi final propre
La production non marchande
1/ La production marchande
C’est la production écoulée on destinée à être écoulée sur le marché. Elle
représente 85% de la production totale et elle comprend :
- Les produits vendus économiquement significatifs c'est-à-dire à un prix
qui couvre au moins les couts de production
- Les produits livrés à un autre établissement pour consommation
intermédiaire
- Les produits cédés comme énumération en nature
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- Les produits ajoutés en stock des biens finis et des travaux en cours
destinés à une ou plusieurs des utilisations précédents. Cette production
est évaluée au prix de base. La recette des producteurs effectuée par une
unité produite c'est-à-dire le montant reçu de l’acheteur pour chaque unité
diminué des impôts sur le produit et augmenté des subventions sur les
produits, les frais de transport sont exclus sur le prix de base
2/ La production pour emploi final propre.
Elle présente 5% de la production total. Elle concerne les biens et services
destinés à une unité institutionnelle pour sa consommation finale ou sa
formation du capital fixe (comme par exemple : comptabilité de logement).
La comptabilité nationale considère cette production non marchande
3/ L’autre production non marchande
Elle concerne les services non marchands fournis par l’administration
publique : l’enseignement, le tourisme, la santé… etc. à l’ensemble de la
collectivité à titre gratuit ou à prise économiquement non significatif c'est-à-
dire il couvre au moins 50% des couts de production. Cette production
représente 10% de la production totale, la comptabilité nationale retient les
couts de production dont la composante la plus importante est constituée par
la rémunération versée au fonctionnaire
B- La consommation
Elle se définit comme la disparition des biens et services. On peut distinguer
trois catégories de consommation :
La consommation finale
La consommation du capital fixe
La consommation intermédiaire
1/ la consommation finale
Elle présente la dépense de consommation finale des ménages. C’est la
valeur de leurs dépenses en produit de consommation comme biens
élémentaires et biens durables. Elle comprend par exemple la part des
dépenses de santé ou d’éducation qu’elle supporte.
La consommation finale effectuée par les ménages est égale à la somme de
leurs dépenses de consommation finale et l’ensemble des dépenses supporté
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par les collectivités. On note que la consommation finale des ménages est
supervisée par leurs dépenses de consommation finale.
La dépense de consommation effective ou collective des administrations
publiques est celle qui bénéficie à l’ensemble de la société.
Par exemple : dépense pour l’administration générale, la justice, la sécurité,
la dépense… etc
La dépense de consommation individuelle des administrations publiques est
composée des produits consommés par les ménages. Il s’agit de 96% de
l’ensemble des transferts versés aux ménages par l’administration publique et
le reste 4% étant versé par les institutions sans but lucratif aux services des
ménages.
La dépense des consommations finales des administrations publiques est la
somme de leurs dépenses de consommation finale effective et individuelle.
2/ La consommation du capital fixe
C’est la consommation productive des biens satisfaisant un besoin par
l’intermédiaire d’un bien final et dont la durée de vie dépasse la durée de
processus de production.
Ces biens peuvent être dans la production de plusieurs biens finals. Ce sont
les biens d’équipement ou de capital fixe par exemple la fabrication d’un
livre comme bien final nécessite entre autre machine, imprimante comme un
bien d’équipement, on considère donc la machine est partiellement
incorporée au livre
3/ La consommation intermédiaire
Elle concerne les produits marchands autres que les biens d’équipement
utilisée dans le processus de production d’un bien final.
Il s’agit des biens intermédiaires. Ils sont entièrement inclus dans le bien par
exemple : le papier comme intermédiaire est complètement incorporé au
livre.
C- L’investissement
1/ La formation brute du capital fixe (FBCF).
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C’est la valeur des biens durables acquis par les unités de production à être
utilisée pendant au moins un an dans le processus de production.
La formation brute du capital fixe(FBCF) comprend essentiellement des
bâtiments, des logements, des machines, d’outillage et du matériel de
transport. Une des rénovations de la comptabilité nationale est la prise en
compte d’une partie de l’investissement immatériel, par exemple : des
logiciels, des œuvres littéraires et artistique, des frais de prospectives
minières et pétrolières ont été intégrer dans la FBCF.
La FBCF des ménages ne concerne que l’achat de logement, l’achat des
autres biens durables par les ménages à l’exception des entreprises
individuelles.
Elles sont comptabilisées dans la consommation finale.
2/ La variation des stocks
C’est la différence de la valeur des stocks enfin d’année et la valeur de stocks
en début d’année. Les stocks comprennent tous les biens sauf les biens
d’équipement détermines à un moment donné par les unités de production si
la variation des stocks est négative, elle représente un déstockage ou un
désinvestissement en stock
D/- L’exportation et l’importation
1/Les exportations
Elles comprennent tous les biens et services qui sortent définitivement du
territoire économique nationale à destination du reste du monde, c'est-à-dire
transfert des unités résidents à des unités non résidents. L’évolution des
exportations des biens et services s’effectue sur la base des facteurs FAB,
c’est à franco à bord ou bien FOB « Free on Bords » au prix du bien exporté.
En ajoute uniquement les frais de transport jusqu’à la frontière du territoire
économique. Les frais d’acheminement à partir de la frontière nationale
jusqu’au destinataire ne sont pas pris en compte.
2/Les importations
Elles représentent la valeur des biens et services par les unités non résidentes
à des unités résidents. Elles s’évaluent sur la base des facteurs CAF (couts,
assurance, frais).
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Elles comprennent la prise des biens importés ainsi que les frais de transport
et d’assurance nécessaire à son acheminent jusqu’à la frontière nationale.
3/ Les indicateurs du commerce extérieur
On distingue trois indicateurs :
Le solde commercial ou la balance commerciale
Le solde extérieur ou la balance extérieure
Le taux de couverture en pourcentage (%)
+ Le solde commercial ou la balance commerciale c’est l’écart entre les
exportations et les importation des biens et services. Si le solde est positif, on
a un déficit commercial et si le solde est nul, on a alors un équilibre
commercial.
+Le solde extérieur ou la balance extérieur.
C’est l’écart entre les exportations et les importations des biens. Il comprend
donc l’ensemble des services échangés :
Par exemple : transport, assurance, services financiers, tourisme…..etc
+Le taux de couverture en % (TC)
C’est le rapport entre la valeur ou le produit des exportations des biens et
services et le produit des importations des biens dont la formule est la
suivante :
𝑒𝑥𝑝𝑜𝑟𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛
𝑇𝐶 = (𝑒𝑛 %)
𝑖𝑚𝑝𝑜𝑟𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛
Un taux de couverture (TC) des importations par les exportations est à 100%
signifie que le commerce extérieur est en équilibre
D- La valeur ajoutée
1/ La valeur ajoutée brute (VAB)
C’est la différence entre la valeur de la production et la valeur de la
consommation intermédiaire (CI)
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𝑉𝐴𝐵 = 𝑃𝑟𝑜𝑑𝑢𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 − 𝐶𝐼
2/ La valeur ajoutée nette (VAN)
C’est la différence entre la valeur ajoutée brute et la consommation du capital
fixe
𝑉𝐴𝑁 = 𝑉𝐴𝐵 − 𝐶𝐶𝐹
𝑉𝐴𝑁 = 𝑃 − 𝐶𝐼 − 𝐶𝐶𝐹
P : Production
CI : Consommation intermédiaire
CCF : Consommation du capital fixe
I- Les opérations de répartition
Elles désignent la distribution et la redistribution des revenus issue de la
production et du patrimoine ainsi que le flux des revenus et de transferts en
capital avec le reste du monde.
On distingue deux catégories d’opérations :
Les transferts courants et les transferts en capital
A- Les transferts courants
1/-La rémunération des salariés
- Salaire et traitement brute
- Cotisation sociale effective à la charge des employés
- Cotisation sociale fictive
Elle représente la contre partie des prestations sociales directement fournies
par les employeurs à leurs salaires en dehors de tout circuit de cotisation
2/- Les impôts liés à la production et l’importation
On trouve les droits de douanes, la TVA, la taxe professionnelle…. Etc
Elles constituent un transfert sans contre partie ou profit des administrations
publiques
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3/ -Les subventions d’exploitation et d’importation
Elles sont versées par les administrations publiques à certaines unités
économiques pour leurs permettre de diminuer leur prix de vente
4/ -Les revenus de la propriété
Ils constituent la rémunération du capital comme les intérêts, les dividendes
et le capital financier comme le revenue de la terre
5/ -Les impôts courant sur le revenu et le patrimoine
6/- Les cotisations sociales des transferts sociaux en nature
7/ -Les autres transferts courants sans contre partie : comme opération
d’assurance
B- Les transferts en capital
Ils s’opèrent à l’occasion des opérations et l’utilisation du capital comme
l’épargne et l’investissement
Ils comprennent :
1/- Les aides à l’investissement de la part des administrations publiques. Ces
aides s’ajoutent à l’épargne des unités concernées pour aider à financer leurs
opérations de formation du capital fixe ou l’achat de logement.
2/- Les impôts en capital : exemple le droit sur les successions
3/- Les autres transferts en capital comme la participation des entreprises à
l’effort de construction des donations, remises des dettes…. Etc
II- Les opérations financières
A l’essu des opérations sur les biens et services et des opérations de
répartitions, certains secteurs économiques sont en mesure de prêter car ils
ont un solde excédentaires, ils dégagent une capacité de financement.
D’autres secteurs au contraire sont contraints d’emprunter car ils ont un
besoin de financement.
Ainsi les secteurs déficitaires doivent en faire appel à des secteurs
excédentaires ou créanciers pour satisfaire leurs besoins.
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Ces opérations financières interviennent donc à ce niveau. Elles portent sur
les actifs financiers (créances) ou sur les passifs financiers (dettes)
On distingue quatre catégories d’opérations financières selon la comptabilité
nationale
Les instruments de paiement
Les instruments de placement
Les instruments de financement
Les réserves techniques d’assurance
A- Les instruments de paiement
Leur caractéristique est d’être directement utilisable pour effectuer un
règlement sur le territoire national ou à l’étranger
1/-Les moyens de paiement international
Ils comprennent l’or monétaire, les devises DTS(droit de tirages spéciaux)
crée par fond monétaire international (FMI) en 1970
2/-Les moyens de règlement en dirhams
Les pièces, les billets et tous les dépôts à vue susceptible d’être transféré par
chèque, virement ou carte de paiement, on traque les fausses monnaies
B- Les instruments de placement
Ils sont classés en quatre catégories :
1/- Les dépôts d’épargne
Ils peuvent facilement être convertis en monnaie sans risque de perte de
capital, ils comprennent :
- Les dépôts à vue
- Les dépôts à terme
2/-Les titres du marché monétaire
Ils comprennent des comptes trésor, des certificats de dépôts émis par les
banques
Ces titres sont émis par des sociétés financières et les billets de trésorerie par
des sociétés non financières
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3/-Les obligations
4/-Les actions et les titres de OPCVM (opération d’organisme de placement
collectif en valeur mobilière). Par exemple :
-SICAV (société d’investissement à capital variable)
-FCP (Fond commun de placement)
C- Les instruments de financement
Ils sont répartis en deux catégories
1/ -Les prêts à court terme
Leurs durées est de 2 ans. Ils sont destinés à financer les besoins de trésorerie
des entreprises et des ménages. Ils sont distribués par les banques.
2/- Les prêts à moyen terme et longs termes
Les prêts et crédits dont la durée est comprise 2 et 5 ans pour le moyen
terme et supérieure 5 ans pour le long terme.
Ils sont généralement motivés par les investissements en bien d’équipement
ou logement. Ils sont distribués par les organismes des crédits spécialises
D-Les réserves techniques d’assurance
En contre partie, les primes qu’elles encaissent les sociétés d’assurance sont
tenues de constituer des réserves qui leurs permettent d’effectuer les
versements correspondant aux indemnités futurs.
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CHAPITRE III
Les comptes des secteurs et les principaux agrégats économiques
I- Les comptes des secteurs
Ces comptes regroupent l’ensemble des opérations effectuées par un secteur
déterminé à savoir la société financière et non financière. Les opérations de
secteur sont regroupées en six comptes d’une part les opérations non
financière :
- Compte de production
- Compte d’exploitation
- Compte revenue
- Compte d’utilisation des revenus
- Compte capital
Et d’autre part, les opérations financières :
- Compte financier
A- Le compte de production. Il décrit :
- En ressource : la production de la période
- En emploi : la consommation intermédiaire de cette période
- Le solde de compte est la valeur ajoutée brute
B- Le compte d’exploitation :
Il a pour objectif l’enregistrement des opérations liées à la production. Il
retrace :
- En ressources : la valeur ajoutée brute et les subventions d’exploitation
- En emploi : la rémunération des salaires plus les impôts liés à la
production
- Le solde de ce compte est l’excédent brut d’exploitation
Ce solde mesure le résultat de l’activité de production des sociétés non
financière après paiement des charges salariales et les versements des impôts
liés à la production. Il est indépendant de l’origine de la rémunération des
capitaux.
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C- Le compte revenu
Il a pour objectif l’enregistrement des opérations de répartition non
directement liées à la production.
Il comporte :
- En ressources : l’excédent brut d’exploitation
- En emploi ou en ressource : Revenue de la propriété et de l’entreprise plus
opération d’assurance dommage plus les transferts courant sans
contrepartie
- Le solde de ce compte est le revenu disponible brut
Il représente le revenu dont dispose les secteurs institutionnel, une fois
effectué l’ensemble des opérations de répartition.
Il est à noter que le terme « profit »n’est pas utilisé en comptabilité national
D- Le compte d’utilisation du revenu
Il décrit par les ménages et les administrations l’affectation du revenu
disponible soit à la consommation soit à l’épargne
E- Le compte capital
Il enregistre les opérations d’investissement celles-liées à l’acquisition d’actif
réel. Ce compte décrit :
- En ressources : épargne brute, transfert en capital reçu
- En emploi . Formation brute du capital fixe (FBCF)
. Variation des stocks
. Acquisition nette de terrain et d’actif incorporel
Remarque : par convention, le solde du compte est toujours comptabilisé en
emploi. Si il est positif il correspond à une capacité de financement, si il est
négatif il correspond à un besoin de financement.
Dans le cas général des sociétés non financières (SNF), ce solde est en principe
négatif. En effet, les ressources non financières des entreprises sont insuffisantes
à financer les besoins nés des opérations en capital.
Pour répondre à cette insuffisante des ressources non financières par rapport à
un besoin financier, les entreprises reçoivent des ressources aux autres secteurs
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institutionnels sous forme d’opération financière. Les modalités de satisfaction
de ce besoin de financement font l’objet du compte financier
F- Le compte financier
Il regroupe toutes les opérations financières du secteur considère en vue de
montrer
- Comment le besoin de financement à été satisfait ?
- Comment la capacité de financement à été utilisée ?
Ce compte présente deux différences essentielles par rapport au compte
précédent
1/- Le principe d’enregistrement des comptes n’est pas le même :
La satisfaction des besoins de financement pour prendre deux formes :
- Augmentation des dettes
- Réduction des placements financiers
Un enregistrement en emploi et ressources se substitue en un enregistrement
flux net de créances et en flux nets de dettes
2/-Le solde du compte capital n’est pas repris dans le compte financier
Le solde du compte financier est le solde des créances et des dettes suivant le
cas positif ou négatif
Compte financier
Variation des créances Variation des dettes
Capacité de financement Besoin de financement
II- Les principaux agrégats de production
Les agrégats sont des grandeurs synthétiques ils mesurent le résultat de
l’ensemble de l’activité économique on distingue :
- Les agrégats de production (PIB)
- Les agrégats de revenu national brut (RNB)
A- Le produit intérieur brut
Il est le principal agrégat de la comptabilité nationale. Il peut être classé selon
trois optiques :
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1/- optique de la production
PIB = la somme des valeurs ajoutées + TVA et droit de douane-subvention à
l’importation
2/- optique de revenu
PIB= rémunération des salariés+excédent brut d’exploitation+impôts liés à la
production-subventions d’exploitation et à l’importation reçues
3/- optique de la dépense
- PIN=PIB-consommation du capital fixe
PIN=PIB-CCF
- Selon les branches marchands ou non marchands
PIB=PIB marchand+ PIB non marchand
- Selon l’optique de dépense
PIB=CF+FBCF+variation des stocks+exportation-importation
CF : consommation finale
B- Les agrégats de revenu
1/- Le revenu national brut (RNB)
- En économie fermée, le revenu national brut est égal au produit intérieur
- En économie ouverte, le revenu national tient compte des relations entre
unité résidente et le reste du monde. Il est défini de la façon suivante :
+RNB=PIB+subvention d’exploitation reçue du reste du monde impôts
liés à la production et à l’importation versée du reste du monde
+RN=RNB- consommation du capital fixe
2/ - Le revenu national disponible brut : RNDB
Le RNDB est la somme des revenus disponible des différents secteurs résidents.
RNDB=RNB+opération d’assurance dommage
+ Transferts courants sans contre partie reçu du reste du monde opération
d’assurance dommage et transfert courant sans contrepartie versé au reste du
monde
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III- Exercices d’application
Exercice : 1
Le secteur des sociétés non financière ou des sociétés quasi-société à réalisé au
cours de l’année les opérations suivants :
Consommation intermédiaire…………………………………………1200
Rémunération des salariés ……………………………………………600
Intérêt versé ……………………………………………………………10
Intérêt reçu ………………………… ………………………………….30
Subvention d’exploitation ………………………………………………35
Formation brute de capital fixe ……………………………………….200
Impôts directs …………………………………………………………50
Indemnité d’assurance dommage ……………………………………….15
Prime d’assurance dommage ……………………………………………20
Variation des stocks ………………………………………………………25
Production ……………………………………………………………….2000
Impôts liés à la production …………………………………………………90
Subventions d’investissement ……………………………………………..18
Dividende versé ……………………………………………………………..60
Dividende reçu ………………………………………………………………15
Le travail à faire : établir les différents comptes de ce secteur.
Solution de l’exercice : 1
1- Compte de production
Emplois Ressources
CI : 1200 Production : 2000
VAB : 800
2- Compte d’exploitation
Emplois Ressources
Rémunération des sol : 600 VAB : 800
Impôts liés à la production : 90 Subv d’exploitation : 35
Excédent brut d’exploi
145
3- Compte revenu
Emploi Ressources
Divid versé……………………..60 Ixced brut d’exploi : 145
Intérêt versé…………………….10 Divid reçu : 15
Prime d’assur……………………20 Intérêt reçu : 30
20
Impôts directs ……………………50 Indemm d’assur : ……..15
Revenu disp brut : 65
4- Compte d’utilisation du revenu
Emplois Ressources
Cou finale : 0 RBE : 65
Epargne brute :65
5- Compte capital
Emplois Ressources
FBCF : 200 Epargne brute : 65
…..Stocks : 25 Subs dinvert : 18
Besoin de financement : 142
6- Compte financier
Variation des créances Variation des dettes
Capacité de financement Besoins de financement : 142
Exercice : 2
On considère des opérations suivantes réalisées au cours d’une année pour le
secteur des ménages :
Valeur ajoutée brute…………………………………………………………2000
Salaire brute versé aux ménages……………………………………………..350
Cotisation sociale effectue……………………………………………………100
Dont la rémunération de salaire……………………………………………….250
Impôts liés à la production……………………………………………………..40
Impôts directs…………………………………………………………………250
Intérêts versés…………………………………………………………………160
Consommation intermédiaire……………………………………………….1000
Formation brute du capital fixe………………………………………………300
Variation des stocks……………………………………………………………50
Revenu de la propriété versé…………………………………………………15
Dividende reçu………………………………………………………………160
Intérêt reçu……………………………………………………………………110
Consommation finale brute………………………………………………….355
Prestation sociale reçue…………………………………………………….1000
Cotisation sociale à la charge des salaires…………………………………..250
Travail à faire : établir les comptes de ce secteur
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Solution de l’exercice :2
1- Compte de production
Emplois Ressources
CI : 1000 Production : 3000
VAB : 2000
2- Compte d’exploitation
Emplois Ressources
Rémunération : 250 VAB : 2000
CS effectue :100
Impôts liés à la production : 40
Excédent brut d’exploi
1610
3- Compte revenu
Emplois Ressources
CSE …………………………..100 Excédent brut : 1610
CS à la charge des salaries……….250 Rémunération salariale :250
Intérêt versé…………………….160 CSE : 100
Revenu de la propriété versé …15 Prestation sociale reçue : 1000
Impôts directs ……………………250 Divid reçu : 160
Intérêt reçu : 110
Revenu disponible brut : 2455
4- Compte d’utilisation du revenu
Emplois Ressources
Consommation brute : 355 Revenu disponible brut : 2455
Epargne brute : 2100
5- Compte capital
Emplois Ressources
FBCF : 300 Epargne brute : 2100
Variation des Stocks : 50
Capacité de financement : 1750
6- Compte financier
Variation des créances Variation des dettes
Capacité de financement : 1750
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Exercice : 3
En vous donne des infirmations relatives au secteur des administrations
publiques :
Rémunérations des salaries…………………………………………….400
Intérêts versés…………………………………………………………..100
Intérêts reçus……………………………………………………………..30
Impôts liés à la production………………………………………………..20
Impôts directs……………………………………………………………..1000
Production…………………………………………………………………900
Subvention d’exploitation verseé…………………………………………..100
Consommation intermédiaire………………………………………………..200
Consommation finale…………………………………………………………810
Formation brute du capital fixe………………………………………………250
Variation des stocks……………………………………………………………60
Etablir les comptes de ce secteur
Solution de l’exercice :3
1- Compte de production
Emplois Ressources
CI : 200 Production : 900
VAB : 700
2- Compte d’exploitation
Emplois Ressources
Rémunération des sal: 400 VAB : 700
Impôts liés à la production : 20
Excédent brut d’exploi : 280
3- Compte revenu
Emplois Ressources
Subvention d’expl verseé………..100 Excédent brut d’exploi: 280
Intérêt versé…………………….1à0 Intérêt reçu : 30
Impôts directs : 1000
Revenu disponible brut : 1110
4- Compte d’utilisation du revenu
Emplois Ressources
Consommation final : 810 Revenu disponible brut : 1110
Epargne brute : 300
23
5- Compte capital
Emplois Ressources
FBCF : 250 Epargne brute : 300
Variation des Stocks : 60
Besoin de financement : 10
6- Compte financier
Variation des créances Variation des dettes
Besoin de financement : 10
Exercice : 4
Les informations concernant une économie donnée pour l’année 2000 sont les
suivantes :
Somme des valeurs ajoutées………………………………………6456176
Rémunération des salariés……………………………………….3671382
Consommation finale…………………………………………….5528292
TVA et droit de douane………………………………………….531046
Excédent brut d’exploitation……………………………………..2454865
FBCF……………………………………………………………..1395182
Subvention à l’importation……………………………………1012375
Impôts liés à la production…………………………………………1012375
Subvention d’exploitation et à l’importation reçu………………….151401
Exportation………………………………………………………………1429068
Importation………………………………………………………………1526402
Variation des stocks………………………………………………………161081
Travail à faire : déterminer le montant de la PIB selon les différentes optiques
1- Optique de la production
𝑃𝐼𝐵 = ∑ 𝑉𝐴 + 𝑇𝑉𝐴 𝑒𝑡 𝑑𝑟𝑜𝑖𝑡 𝑑𝑒 𝑑𝑜𝑢𝑎𝑛𝑒 − 𝑠𝑢𝑏𝑣𝑒𝑛𝑡𝑖𝑜𝑛 à 𝑙′𝑖𝑚𝑝𝑜𝑟𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛
PIB=6456178+531046-1=6.987.221
2- Optique du revenu
PIB=Rémunération des salariés+excédent brut d’exploitation+impôts liés à la
production-subvention d’exploitation et à l’importation reçue
PIB=3671382+2454865+1012375-151401=6.987.221
3- Optique de la dépense
PIB=CF+FBCF+∆ stock+Expor-Import
PIB=5528292+1395182+161081+1429068-1526402=6.987.221
24
Chapitre IV
Le tableau des entrées-sorties (TES)
Les premiers TES appelés tableau d’input-output ont été inventés dans les
années trente par wassili-leoutief, un économiste American d’origine russe.
Il les utilisa d’abord pour analyser l’évolution de l’économie américaine ensuite
pour la prévision et la simulation.
Le TES permet une description des structures économiques et de leur évolution.
Il permet surtout une présentation des équilibres.
Ressource –Emplois pour chacun des produits d’une économie simplifiée
-Total des emplois=Emplois intermédiaires+emplois finals
P=CI+CF
Production=Consommation intermédiaires+consommation finale
- Total des ressources=consommation intermédiaires+Valeur ajoutée
P=CI+VA
Ainsi Ressources=emplois
Offre=demande (identité comptable)
On présentera ainsi ce principe à partir d’un exemple d’une économie simplifiée
à deux branches A et B et donc deux produits (ou secteurs) sans relation avec le
reste du monde, les coefficients supposés constants au cours du temps
(hypothèse de LEONTIEF)
I-Exemple d’un TES
Branches A B Total CI Emplois Total des
produits Emploi Int finales ou emploi ou
CF produit
Secteur A 20 75 95 105 200
0,1 0,25
Secteur B 60 45 105 195 300
0,3 0,15
Total CI 80 120 200 300 500
25
VA 120 180 300
Total 200 300 500
ressources
produits
A léquilibre=ressources=emplois
=500
A- Lecture du tableau
- Production de la branche A
-PA=valeur ajoutée de la branche A+consommation intermédiaire de la branche
A total
PA=VAA+CIA=120+80=200
-Production de la branche B
PB=valeur ajoutée de la branche B+consommation intermédiaire de la
branche B total
-PB=VAB+CIB=180+120=300
-Production totale (ressources)
PT=PA+PB=200+300=500
-Emploi de la production du secteur A :
Emploi de la production du secteur A=emploi final du secteur +emploi
intermédiaire (ou CI) du secteur A
EA=105+95=200
-Emploi de la production du secteur B
Emploi de la production du secteur B=emploi final (CF) du secteur B+emploi
intermédiaire (ou CI) du secteur B
EB=195+105=300
-Total des emplois de l’économie (emploi)
ET=EA+EB=200+300=500
26
-L’équilibre de l’économie
Ressources=Emplois
500=500
B- Détermination des coefficients de la matrice technique :
𝐶11 𝐶12
| |
𝐶21 𝐶22
- C11=consommation intermédiaire de la branche A du secteur A sur
emploi total de secteur A
=CIA/ETA=20/200=0,1
- C12=consommation intermédiaire de la branche B du secteur A sur
emploi total de secteur A
=CIB/ETB=75/300=0,25
- C21=consommation intermédiaire de la branche A du secteur B sur
emploi total de secteur A
=CIA/ETA=60/200=0,3
- C22=consommation intermédiaire de la branche B du secteur B sur
emploi total de secteur B
=CIB/ETB=45/300=0,15
La matrice des coefficients techniques est le suivante :
0,1 0,25
| |
0,3 0,15
C- Les utilisations du TES
-Une estimation du PIB peut être déterminée par la valeur ajoutée constituant
un élément central du TES
- Si on connait l’évolution de la demande, on pourrait calculer la production de
chaque branche d’activité nécessaire pour déterminer la variation de la demande
attendue.
𝑎11 𝑎12
Soit A=| 𝑎
21 𝑎22 | la matrice technique
Y : la demande finale ou emploi final
X : la production
27
On a alors AX+Y=X
AX : consommation intermédiaire ou emploi intermédiaire
(I-A)X=Y
1 0
I matrice unitaire=| |
0 1
Ainsi la production :
X=(I-A) -1Y
La résolution de cette équation va permettre de déterminer les valeurs de
production de chaque branche si on connait les valeurs de la demande finale Y
II- Exercice
Soit une économie composée de deux branches A et B produisant les produits A
et B selon le TES suivant :
Branche A B Cons-inter Con-finale Total des empl
Ou Ou Ou
produit Emplo-inte Emplo-fina Total des produits
Secteur A 30 50 80 20 100
Secteur B 60 80 140 60 200
CI
VA
T des ress
1- Compléter le tableau des entrées- sorties(TES)
2- Calculer la matrice des coefficients techniques
3- On suppose que la demande finale Y ou emploi final est de 30 pour le
secteur A et 80 pour le secteur B. déterminer la production de la branche
A et celle de la branche B
Solution de l’exercice
1- Compléter le tableau
Branche A B Cons-inter Con-finale Total des empl
Ou Ou Ou
produit Emplo-inte Emplo-fina Total des produits
Secteur A 30 50 80 20 100
C11 C12
Secteur B 60 80 140 60 200
28
C21 C22
CI 90 130 220 80 300
VA 10 70 80
T des ress 100 200 300
Ou
produit
A l’équilibre : ressources=emplois=300
2- La matrice des coefficients techniques
𝐶11 𝐶12
C=| |
𝐶21 𝐶22
C11=CI de la branche A du secteur sans emploi total du secteur A
C11=30/100=0,3
C12=CI de la branche B du secteur A sur emploi total du secteur B
C12=50/200=0,25
C21=CI de la branche A du secteur B sur emploi total du secteur A
C21=60/100=3/5
C22=CI de la branche B du secteur B sur emploi total du secteur B
C22=80/200=2/5
La matrice des coefficients techniques
0,3 0,25
C=| |
3/5 2/5
3- Déterminer la production de la branche A et celle de B
X est le vecteur de la production totale dont les composants sont x1 (production
du secteur A) et x2 (production du secteur B)
𝑥1
Alors X=|𝑥 |
2
Y est le vecteur de l’emploi final dont les composants sont y1 (emploi final ou
consommation finale de secteur A) et y2 (emploi final ou consommation finale
du secteur B) alors
29
𝑌
Y=| 1 |
𝑌2
A n’est que la matrice technologique
𝐶11 𝐶12
C=| |
𝐶21 𝐶22
Ainsi on a
AX+Y=X
Y=X-AX=(I-A)X
D’où la production totale : X=(I-A) -1y
𝑥1 𝑌
Ou |𝑥 |=(I-A) -1| 1 |
2 𝑌2
1 0
I=| | est la matrice unitaire
0 1
3/10 1/4
A=| | est la matrice des coefficients techniques
3/5 2/5
7
1 0 3/10 1/4 − 1/4
I-A=| |-| |=| 10 |
0 1 3/5 2/5 −3/5 3/5
7
-1 − 1/4
X=(I-A) .Y=(| 10 |) -1Y
−3/5 3/5
Le déterminant ∆=7/10.3/5-(-3/5-1/4)
=21/50-3/20
=270/100
30 𝑥1
Alors Y= | | et X=|𝑥 |
80 2
7
𝑥1 − 1/4 -1 30
Donc |𝑥 |=(| 10 |) | |
2 −3/5 3/5 80
30 −1/4 30.3 80.1
| |) +
80 3/5 5 4
X1= =
Δ 270/100
30
=338.100/27=14,07
X1=14,07
7/10 30 7 3
| |) +
−3/5 80 10.80 5.30
X2= =
Δ 270/100
=75.100/270=27,40
X2=27,40
𝑥1 14,07
X=|𝑥 | = | |
2 27,40
La production du secteur A est de 14,07 pour satisfaire une demande de
consommation de 30 pour le secteur A
La production du secteur B est de 27,40 pour satisfaire une demande de
consommation de 80 pour le secteur B
31