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OS Cours H Complement Superpositionmillman

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Ondes et signaux Complément Chapitre H Superposition et Millman

Complément Chapitre H – Principe de superposition et théorème


de Millman simplifié

I Principe de superposition
I.1 Énoncé
Soit un système entièrement linéaire, c’est-à-dire constitué uniquement de dipôles ou quadripôles linéaires, et
contenant au moins deux générateurs indépendants. Les intensités et tensions dues à l’ensemble des générateurs,
sont les sommes des intensités et tensions dues à chacun des générateurs les autres étant éteints.
Pour éteindre un générateur de courant, on le remplace par un interrupteur ouvert. Pour éteindre un générateur
de tension, on le remplace par un fil.

I.2 Exemple d’application du principe de superposition


On étudie le circuit suivant :

On cherche l’expression de l’intensité I circulant dans la branche centrale AB.


— On éteint E1 , on laisse E2 allumée. On note I 0 l’intensité dans la branche centrale et U 0 la tension aux
bornes de cette branche. Le circuit est alors le circuit de gauche ci-dessous :

A A

I’ I’’
R1 R2 R1 R2
R U’ R U’’

E2 E1

B B

Figure 1 – Les différents circuits obtenus en éteignant à chaque fois toutes les sources sauf une.

R1 E2
I0 =
R1 R2 + RR2 + R1 R
— On éteint E2 , on laisse E1 allumée. On note I 00 l’intensité dans la branche centrale et U 00 la tension aux
bornes de cette branche. Le circuit est alors le circuit de droite ci-dessus. On trouve :
R2 E1
I 00 =
R2 R1 + RR1 + R2 R
Finalement par application du principe de superposition :

R1 E2 + R2 E1
I = I 0 + I 00 =
R1 R2 + RR2 + R1 R

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II Théorèmes de Millman simplifié


II.1 Démonstration
Soit un nœud central A entouré d’un nombre de points périphériques supérieur à 2. Dans chacune des branches
liant le nœud central eux points périphériques, il y a un dipôle passif (pas de sources de courant).
B C
RAB UCA
iAB RAC
UBA A iAC
iAD
UDA
RAD

On applique la loi des nœuds en A :

iAB + iAC + iAD = 0


Si les dipôles sont des résistors, alors on peut appliquer la loi d’Ohm pour chacun d’eux :
UBA UCA UDA
iAB = ; iAC = ; iAD =
RAB RAC RAD
D’autre part, d’après la définition d’une différence de potentiels, et si on note v les potentiels :
uBA = vB − vA ; uCA = vC − vA ; uDA = vD − vA
On peut donc réécrire la loi des nœuds en termes de potentiels :
vB vC vD
vB − v A vC − vA vD − vA + +
+ + =0 ou encore vA = RAB
1
RAC
1
RAD
1
RAB RAC RAD RAB + RAC + RAD

Cette écriture de loi des nœuds en termes de potentiels s’appelle le théorème de Millman (simplifié car il n’y a
pas des sources de courants dans les branches). Il signifie que le potentiel au nœud central est la moyenne des
potentiels aux points périphériques pondérés par les conductances dans les branches (c’est-à-dire l’inverse des
résistances).
Il se généralise à un nombre N > 2 quelconque de branches par :

N
X vj
R ij
pour des résistors en régime quelconque
j=1
vi = N
X 1
j=1
R ij

Remarques :
— on fait bien attention aux conventions d’orientation utilisées pour les dipôles ;
— comme le théorème de Millman manipule des potentiels et que les potentiels sont définis à une constante
arbitraire près, on peut, pour simplifier certains calculs, choisir dans le circuit un point où le potentiel est
nul (choix de la masse) ;
— en régime permanent sinusoïdal forcé, on peut appliquer le théorème de Millman avec n’importe quels
dipôles passifs dans les branches (résistors, bobines, condensateurs), grâce aux grandeurs complexes et
aux impédances :

N
X vj
Z ij
pour des dipôles passifs quelconques en régime permanent sinusoïdal forcé
j=1
vi = N
X 1
j=1
Z ij

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II.2 Exemple d’application du théorème de Millman


On étudie le même circuit que précédemment. Pour préparer l’application du théorème de Millman, on choisit
une masse, généralement sur la ligne basse d’un générateur.

Figure 2 – On cherche l’intensité I du courant circulant dans la branche centrale en fonction de E1 , E2 , R1 , R2 et R.

Définition des différences de potentiel :


— E 1 = vC − vB ;
— E 2 = vD − vB ;
— U = vA − v B .
Théorème de Millman appliqué au point A :
vB vC vD
R + R1 + R2
vA = 1 1 1
R + R1 + R2

En physique, seules les différences de potentiels ont une signification. On peut donc choisir par convention une
origine pour tous les potentiels électriques. On choisit arbitrairement la masse au point B. Bien que ce choix
soit arbitraire, il peut être argumenté : dans la pratique, et pour des raisons de sécurité, le point de potentiel
bas d’un GBF est généralement relié à la Terre qui constitue une masse particulière (point de connexion de
couleur standardisée noire en TP). Par défaut, dans la pratique, on a donc naturellement la masse en B. Ce
choix implique que le potentiel électrique en B est conventionnellement choisi nul : vB = 0.
Ce choix simplifie les expressions en :
— E 1 = vC ;
— E 2 = vD ;
— U = vA .
Et : vC vD
R1 + R2
vA = 1 1 1
R + R1 + R2

On obtient :
E1 E2
U vA 1 R1 + R2
I= = = 1 1 1
R R R R + R1 + R2

Finalement :

R1 E2 + R2 E1
I=
R1 R2 + RR2 + R1 R
qui est évidemment le même résultat qu’avec application du principe de superposition.

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